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Livre I en Français - Christian Grey et Anastasia Steele

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Livre I en Français - tous les chapitres (1-30) - Christian Grey et Anastasia Steele Fanfiction

sur la base de: Cinquante Nuances de Grey
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  • PREMIERE RENCONTRE CHAPITRE 1 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. Alors que je congédie Claude Bastille, il se dirige vers la porte, se retourne, sourit, et me dit :" Golf cette semaine Grey" conscient de ce qu'il peut aussi me botter les fesses sur le terrain de golf. Il est l'un des meilleurs instructeurs d'arts martiaux mixtes et m'entraîne à la perfection, et je le paie bien. Il me botte les fesses sur le tatami aussi souvent que je le demande mais je lui donne du fil à retordre. C’est un ancien athlète qui a participé aux jeux olympiques. Je me suis entraîné tous les jours ces deux derniers mois car j'ai besoin d’évacuer mon excès d’énergie. Auparavant il me bottait les fesses cinq fois par semaine, et je me réservais d'autres activités physiques pour le week-end. Si je pouvais arriver à lui botter le cul au moins une ou deux fois la semaine, ça illuminerait mes journées.
  • Bien que je n'aime pas le golf, je m’efforce d’être bon car c'est le sport des hommes d'affaires, et de nombreuses transactions commerciales se réalisent sur le green. Je grimace et regarde dehors du haut de mon vingtième étage. Le temps est aussi gris que mon humeur est détestable. J'ai tout sous contrôle mais mon existence a été morne ces temps-ci. Je n'ai pas eu de distraction au cours des deux derniers mois, aucun défi passionnant et rien n'a retenu mon intérêt. Tout est en ordre, toutes mes affaires sont sous contrôle. Le téléphone sonne : "oui Andréa ?" "M. Grey, Mlle Anastasia Steele pour Miss Katherine Kavanagh est ici. "Je déteste les surprises. Je ne souhaitais pas donner une interview au magazine de l’université, mais Mlle Kavanagh a été tellement insistante. Elle vient d’une famille d’entrepreneurs et je pourrais aisément faire des affaires avec son père en échange de cette faveur. Mais quelqu'un d'autre se présente à sa place? Je bougonne comme un gamin auprès d'Andrea. «Je ne m'attendais pas à une Mlle Steele. J'attendais Katherine Kavanagh ! " «C'est Mlle Steele qui est ici, Monsieur," dit-elle. Je grogne: «Très bien ! Faites la venir ! " Moins d'une minute plus tard un enchevêtrement indistinct de cheveux bruns, de bras, de jambes s’étale sur la moquette de mon bureau tête la première.
  • Bien que je déteste la maladresse, la courtoisie exige que je lui porte assistance. Je lui tends donc la main et l'aide à se relever en saisissant ses épaules minces. Alors qu'elle se redresse, je croise les yeux bleus les plus lumineux et les plus timides. Je suis captivé. A cet instant une décharge d'électricité me traverse. Son regard me transperce comme s'il sondait mon âme. Ce regard me trouble, c'est comme s'il allumait une flamme au plus mon profond de mon être et la remontait vers la surface. Elle cligne des yeux, et rougit. Je grimace puis je souris, très rapidement. C'est toujours la même chose, les femmes réagissent toutes de la même manière quand elles me voient : elles restent muettes. Je lui tends la main bien décidé à m'amuser. "Miss Kavanagh, je suis Christian Grey. J'espère que vous allez bien. Voulez vous vous asseoir ? Sa peau diaphane rougit jusqu'à la racine des cheveux et elle baisse les yeux. Sa queue de cheval s'est à moitié défaite durant sa chute, elle se met à bredouiller alors que je saisis sa petite main dans la mienne. Je ressens une décharge d'électricité à son contact ! Woah ! Elle doit ressentir la même chose car elle semble choquée et retire brusquement sa main en soupirant. "Mademoiselle Kavanagh est malade. Elle m'a envoyée à sa place. Je suis désolée pour ce changement de dernière minute Monsieur Grey. Sa voix est mélodieuse, ses longs cils jettent une ombre sur ses yeux bleus qui sont à nouveau timidement baissés. Je lui demande d'un ton caressant "Et vous êtes?"
  • "Oh, je suis Anastasia Steele. J'étudie avec Kate... heu… Katherine, heu... Miss Kavanagh à l’université de Washington. Elle bégaie et trébuche sur les mots. Je suis amusé. Il ya quelque chose en elle. Et en plus elle est brune. Alors qu'elle baisse encore les yeux, je sens qu'elle est nerveuse et extrêmement timide. Elle est incapable de croiser mon regard, elle regarde partout, n'importe quoi mais pas moi. Je la fixe. Sa tenue vestimentaire bon marché me déplait, sa jupe est mal coupée, son chemisier est informe et ses bottes sont de qualité médiocre. Je l'imagine vêtue de soie et de satin, je ne sais pas d'où me vient cette pensée. Je ne peux pas croire un instant qu'elle soit journaliste compte tenu de sa timidité. Il n'y a pas une once de dureté ni d'opiniâtreté en elle. Elle est trop timide, trop conciliante, trop réservée... trop soumise. J'inspire profondément. Mon esprit s'interroge et, avant que je puisse lui désigner un siège elle fixe son regard sur le tableau au mur et l'observe avec admiration. Je lui dis : "un artiste local" j'ajoute "Trouton" je ne sais pas pourquoi je me sens obligé de lui donner ces informations. En temps normal je ne le fais jamais. « Charmant » dit-elle doucement, l’ordinaire devient extraordinaire”. Je suis étonné d’entendre ses mots, à la fois si simples et éloquents car c’est précisément ce que j’ai pensé en achetant ce tableau. D’une certaine manière cette fille est extraordinairement peu banale. «Je m’entends lui répondre « oui » tout en la fixant intensément. Elle rougit à nouveau et je me demande comment son cul rougirait si je le
  • fessais. J’ignore d’où me vient cette pensée. Je penche légèrement la tête pour l’observer alors qu’elle tente d’installer son enregistreur d’un autre âge faisant tomber l’appareil à plusieurs reprises sur ma table basse hors de prix. En général, je trouve la maladresse particulièrement énervante mais je trouve la sienne attachante. J’esquisse un sourire que je tente de dissimuler sous mon index. Bon sang, je n’avais pas remarqué cette bouche. Frustrée de ne pas arriver à faire marcher son vieil enregistreur, elle se mord la lèvre inférieure. Qu’est ce que j’aimerais faire à ces lèvres ! Je ne peux pas en détacher mon regard et mes pensées s’éparpillent en tout sens. J’ai envie de mordre cette lèvre ! Je ferme les yeux et inspire doucement. Elle arrive enfin à mettre son engin en marche. Je m’en veux de m’emballer comme un adolescent. Elle s’excuse de ne pas savoir utiliser correctement l’appareil. Je me fiche complètement de son vieux truc. Je suis bien trop occupé à scruter sa lèvre inférieure. Je lui dis de prendre son temps ce qui va me permettre de rassembler mes pensées. Une fois que l’appareil est en route je suis déçu par les questions qu’elle me pose. Elles sont banales, sans intérêt. Pourquoi perdre mon temps à répondre à de telles questions ? Elle rougit à nouveau quand elle remarque mon irritation et ma déception. Je réponds à sa question et elle marmonne « Vous avez l’air d’être un obsédé du contrôle ». Bordel ! Comme tu as raison bébé ! Si seulement tu savais à quel point tu as raison. Je lui réponds « Oh oui, je contrôle tout Miss Steele »
  • Comme j’aimerais te faire fermer ta grande gueule ! Elle rougit, en mordillant encore sa lèvre. Elle me pose une question sur le pouvoir. Je sais qu'elle me trouve arrogant. Ma réponse la laisse bouche bée. Elle poursuit en me demandant quels sont mes centres d'intérêt "pour me détendre" en dehors du travail. J'énonce la plupart d'entre eux excepté mes deux préférés auxquels j'aimerais beaucoup la voir participer séance tenante. En fait, je la verrais bien attachée au lit à baldaquin qui se trouve dans ma salle de jeux... Quel bordel, mais où je vais chercher ça ? Elle me pose quelques autres questions dont les réponses sont de notoriété publique. Elle n'a donc pas travaillé sur mon dossier avant de venir ? C'est ridicule ! Elle poursuit en me posant une question que même dans ma famille on n'a jamais osé. Cela est dans toutes les têtes mais personne n'a jamais eu le culot de l'exprimer. "Etes-vous homosexuel Monsieur Grey?" C'est tellement énorme que j'en ai les yeux qui sortent de la tête. Bordel de merde comment ose t'elle ? J'ai envie de la renverser sur mes genoux et de frapper jusqu'à ce que toute la merde qu'elle a déversée sur moi avec sa question lui sorte du corps.
  • Je blêmis puis me ressaisis aussitôt. Je réponds fermement "Non Anastasia je ne le suis pas." Elle a la décence de paraître sincèrement désolée. "Je suis tellement confuse Monsieur Grey. C'est... heu... la question était écrite... juste là" et elle pointe son doigt sur la feuille qu'elle tient devant elle. "Vous n'avez pas préparé les questions ?" Elle semble contrariée et me répond en rougissant : "Non Monsieur Grey. C'est Kate, heu..., c'est Miss Kavanagh qui l'a fait" "Cela explique les questions. Dites moi, comment pensiez vous réussir cet interview si ces questions sont celles de Mademoiselle Kavanagh ?" "Heu... Kate m'a désigné d'office; C'est ma colocataire et elle est vraiment malade" Je me sens mieux. "Bien, alors laissez moi vous poser quelques questions à mon tour. C'est de bonne guerre après votre question particulièrement indiscrète". Elle rougit à nouveau et se met à gigoter dans son fauteuil. Je la regarde fixement. Ouais, j'adore te déstabiliser et te dominer bébé ! Elle recommence à mordiller sa lèvre inférieure. Ca me démange de m'emparer de son menton pour qu'elle arrête tout de suite ou bien je vais la baiser tout de suite sur la table basse... Intérieurement je me dis"Calme-toi Grey" Je retourne m'asseoir et caresse ma lèvre inférieure avec mon index. Elle s'agite encore plus. Ok elle n'est pas lesbienne et n'est pas indifférente à mon charme.
  • Andréa frappe à la porte et entre "Monsieur Grey votre prochain rendez-vous est dans 2 minutes" "Annulez mon prochain rendez-vous Andréa !" Elle est pétrifiée sur place "mais Monsieur?" Je tourne la tête vers elle. "Je vous ai dit de l'annuler". Elle reste bouchée bée, son visage a viré tomate. Anastasia se prépare à partir et range ses affaires en disant "Je ne veux pas perturber votre emploi du temps Monsieur Grey" Andréa se décide finalement à comprendre mes ordres par un "oui Monsieur" "Ne partez pas tout de suite Mademoiselle Steele, je vais vous faire faire le tour du propriétaire si vous voulez" Elle est sur le point de se sauver. Elle murmure : "Oh non vous n'êtes pas obligé de faire cela pour moi Monsieur Grey" "Mademoiselle Steele, Que projetez vous de faire après l'obtention de votre diplôme ?" "Je n'y ai pas vraiment pensé. Pour le moment j'essaie de me concentre sur mes examens de fin d'études" Je me surprends à lui offrir un job, je n'ai jamais fait ça auparavant "Vous pouvez postuler pour un stage ici." Bon sang qu'est ce qui m'arrive ? Elle est trop jeune et j'ai pour principe de ne jamais baiser le personnel. Ceci dit elle ne fait pas encore partie du personnel. Elle repousse mon offre. Mais qu'est ce qu'elle a contre ma compagnie?
  • Je lui demande "et pourquoi pas ?" Elle répond "c'est évident !" comme si c'était de notoriété publique, elle attrape son sac et se lève. Ca n'est pas évident pour moi ! Je me redresse et me dirige calmement vers la porte pour lui ouvrir. Je ne souhaite pas la voir trébucher à nouveau et me poste donc près de la porte. Elle me remercie de cette attention en me décrochant un sourire à contre cœur. Andréa et la stagiaire sont stupéfaites de me voir raccompagner Mademoiselle Steele. Je lui demande si elle portait une veste et la stagiaire se précipite pour la lui rapporter. Je la lui prends des mains et me tient derrière elle pour qu'elle puisse l'enfiler. Ma main s'éternise une seconde de trop sur son épaule et je suis traversé par une nouvelle décharge d'électricité. Je sais qu'elle aussi. "Au revoir Anastasia" "Au revoir Christian" Les portes de l'ascenseur se referment. Je tourne les talons et ordonne à Andréa "Passez-moi Welch tout de suite !" Une minute plus tard il est en ligne; "Welch je veux que vous fassiez une recherche" "Oui Monsieur, quel nom?" "Anastasia Steele, j'en ai besoin aussi vite que possible" "Oui Monsieur."
  • Je raccroche. Maintenant j'attends. J'ai horreur d'attendre. Il me faut pourtant du temps pour voir si j'aurai toujours envie d'elle dans un jour ou deux. Elle est trop jeune, et elle semble inexpérimentée, mais qu'est ce que ça serait drôle de lui apprendre. J'ai horreur d'attendre. Deux jours plus tard je reçois les informations la concernant. Elles sont incomplètes. Elle a 21ans, travaille à temps partiel dans une droguerie, elle a la note maximale à l'université. En revanche il n'y a aucune indication sur son passé et sur ses relations. Bien que plusieurs jours soient passés depuis l'interview, je n'arrive pas à la sortir de ma tête. Je dois enquêter. J'appelle mon assistante. "Andrea, réservez moi un billet pour Portland, je pars demain" "Oui Monsieur" J'ai horreur d'attendre, je n'attends jamais ! J'ai la trouille, mais je dois fouiner dans sa vie. Je n'ai jamais cavalé derrière une femme. C'est la première fois. Je ne connais même pas son orientation sexuelle. Elle semblait sensible à mon charme. Et si elle n'est pas seule ? Merde ! Cette pensée ne m'a jamais traversé l'esprit. Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir. Si elle n'est pas seule alors je rentrerai et me dépêcherai d'oublier toute cette stupide aventure. Mais pour le moment, je deviens dingue, ça me démange d'en savoir plus. J'ai sans cesse devant les yeux l'image de cette lèvre qu'elle mordille, ça me donne des frissons dans tout le corps, on dirait un crétin d’ado. Demain. Je la reverrai demain.
  • DEUXIEME RENCONTRE CHAPITRE II Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov Me voilà planté comme un idiot devant le magasin de bricolage. Elle travaille aujourd'hui. J'inspire profondément et la localise en moins de 30 secondes. Elle est derrière un comptoir, devant un ordinateur. Elle est absorbée par sa tâche tout en mangeant un bagel. Elle ôte les miettes sur ses lèvres en y passant indifféremment sa langue ou son index. J'ai envie de gober le morceau de bagel qu'elle porte à sa bouche, m’en saisir directement sur ses lèvres. Elle est aussi adorable que dans mon souvenir, en fait elle est beaucoup mieux en jean et en tee shirt. Beaucoup beaucoup mieux... Elle lève la tête et croise mon regard, sa respiration s'accélère. Je suis content, elle aussi est troublée en ma présence. Donc elle n'est pas homosexuelle. Elle est tellement surprise qu'elle en écarquille ses yeux bleus.
  • "Melle Steele, quelle agréable surprise." Elle examine ma tenue: mon sweat, mes boots de randonnée, ses yeux s'attardent un peu trop longtemps sur mon jean. J'en suis ravi. "Mr Grey", elle essaye de contrôler sa respiration, son regard est étonné. "J'étais dans le coin. J'ai besoin de quelques articles." Ca suffira en guise d'explication. Elle mordille encore sa lèvre. Elle rougit. "Bien sûr Mr Grey," elle commence par bégayer puis dégaine son sourire commercial et me demande "En quoi puis-je vous aider?" Je réponds tout sourire "J'ai besoin de liens de serrage" Je pourrais te faire bien des choses avec ces liens." Je plisse les yeux à cette pensée. Toujours rougissante elle me guide dans le rayon. Là, elle m'aide à trouver du ruban adhésif et de la corde. Elle me demande si je refais la décoration. Je souris intérieurement "non bébé, je ne fais pas de travaux, j'ai des gens qui s'en chargent. Ces articles sont destinés à faire des choses que tu n'as probablement jamais essayées. Ca m'éclaterait de te les faire découvrir! Je la dévisage, elle devient écarlate. Elle est aussi émue par ma présence que je le suis par la sienne. Je dois lui demander autre chose pour qu'elle continue à s'occuper de moi. "Vous travaillez ici depuis longtemps?"Je connais déjà la réponse : 4 ans à temps partiel. Elle répond par l'affirmative, les yeux toujours timidement baissés. Elle me montre deux sortes de ruban adhésif. Je choisis le plus large. "Il vous faut autre chose Mr Grey?" demande-t-elle la voix hésitante. Elle est vraiment émue par ma présence. Je lui réponds d'une
  • voix douce. Elle coupe la corde avec aisance, je lui demande si elle a été scout en la regardant droit dans les yeux. Elle rougit à nouveau, baisse la tête, et réalise qu'elle frotte nerveusement ses mains l'une contre l'autre. "Non Mr Grey, les activités de groupe ne sont pas mon truc". Elle me jette un coup d'oeil furtif sous ses longs cils. Elle a du mal à se dévoiler, c'est très frustrant. "C'est quoi exactement votre truc Anastasia?" ma voix est doucereuse. Elle soupire légèrement. Je crois que je connais déjà la réponse, Je parie que ce sont les livres. Elle murmure "les livres", mais son regard passionné en dit long. Brontë et Jane Austen j'en suis sûr ! "Quel genre de livres?" j'ai l'air intéressé bien que je connaisse déjà la réponse. Elle répond à voix basse: "Les classiques Anglais". Je me dis qu'elle est du style "fleur bleue", le genre qui veut des fleurs et des cœurs. Est ce mon genre ? Je ne fais pas dans la dentelle, les fleurs et les cœurs c'est pas mon truc. Je me frotte le menton en méditant sa réponse. Bon, d'accord, mais si ça marche on va bien s'amuser. J'aimerais vraiment tenter le coup. Elle change de sujet en reprenant son ton commercial. "Vous faut-il autre chose Mr Grey?" Il faut que j’alimente la conversation. Je suis sous le charme. Je ne peux pas cesser de la regarder. Tout ce qu'elle fait, mordre sa lèvre, gigoter, tordre ses doigts, tout me donne envie de la toucher, de lui attacher les mains, de m'emparer de cette lèvre et de donner une bonne leçon à sa bouche.
  • Puis j'entends un type qui l'appelle, "ANA!" C'est un gars "bon chic bon genre" en provenance directe d'une université hors de prix. Il se dirige droit vers elle. C'est son petit ami ? Je frissonne, j'ai une envie pressante de casser la gueule de ce mec. Bon sang c'est qui ? Elle s'excuse et va à sa rencontre. J'observe attentivement. J'ai peut-être fait une erreur en venant ici. Il l'embrasse et la serre fermement dans ses bras, elle reste immobile. Mon regard est glacial.Peut être n'y a t'il rien entre eux. Elle revient vers moi en ramenant le connard. Son appréhension est palpable : "Mr Grey, je vous présente Paul. Son frère est le propriétaire de la boutique. Je le connais depuis très longtemps, mais on ne se voit pas souvent car il est à Princeton où il fait des études de Management." Je laisse échapper un soupir de soulagement.Cet enfoiré n'est pas son petit ami mais juste le frère du proprio. Pendant qu'on se dévisage le connard et moi, elle poursuit, "Paul je te présente Christian Grey." En une seconde il réalise qui je suis je le sens à la fois admiratif et terrifié.Ouais connard, maintenant tu la lâches et tu te casses! Il me demande si j'ai besoin de quelque chose. "Anastasia a fait le nécessaire." Il se décide finalement à partir. Je ne sais pas pourquoi je ressens un pincement au cœur, c'est de la jalousie. Je ne suis pas un familier de cette émotion que je trouve désagréable. Je suis jaloux et possessif envers elle mais pourquoi? Elle n'est rien pour moi. Enfin, pour le moment... mais j'aimerais beaucoup que ça change. "Désirez- vous autre chose Monsieur?" J'ignore sa question. "Où en est la rédaction de l'article Anastasia ?" Elle semble surprise et lève les yeux vers moi. Je ne veux pas qu'elle me plante là, je veux continuer à parler avec elle. "Oh Kate...je veux dire Miss Kavanagh, ma colocataire est en train de l'écrire. Elle est très déçue de n'avoir pas pu venir pour vous interviewer.
  • Elle aimerait avoir quelques photos de vous." Voilà qui me donne une occasion de revoir Anastasia. Mon regard s’illumine. "Vraiment? Je serai peut être disponible demain. Je réside ici." Je sors ma carte de crédit et lui tends. Nos mains s'effleurent brièvement et je ressens encore une décharge électrique qui me coupe le souffle. Je plisse les paupières. Je lui fais le même effet. "Vous devez me téléphoner demain matin avant 10 heures." Elle est à la fois surprise et contente car elle me décroche un immense sourire qui illumine son regard et éclaircit un peu plus le bleu de ses yeux pâles. Elle a vraiment le plus beau des sourires. "Oui nous vous téléphonerons. Kate sera tellement contente ! dit-elle enthousiaste. Je paie mes achats, elle a les yeux baissés, je veux bien mourir pour qu'elle me regarde à nouveau. Je deviens débile ! Son simple contact me remue les tripes ! A nouveau elle lève ses yeux vers moi et me rend ma carte American Express. Nos regards se croisent encore. Quand j'ai terminé, j'attrape le sac et me tourne vers elle, "Oh Anastasia, je suis content que ce soit vous qui m’ayez interviewé et pas votre colocataire." Je veux qu'elle sache qu'elle m'intéresse. J'entends sa respiration rapide, elle partage mes sentiments. Je quitte le magasin mon objectif en tête. Ca va marcher. Taylor attend sur le parking. “On y va”. Il me reconduit à l’hôtel Heathman. Je rentre dans ma suite et pose mes achats sur une chaise. Je me jette dans le travail en espérant qu’elle va téléphoner. Si elle n’appelle pas je laisserai tomber et je partirai demain.
  • J’espère qu’elle va téléphoner. Je descends faire un footing pour évacuer le stress. Son sourire ne me quitte pas. Je cours pendant des heures. Je rentre à l’hôtel et je prends une douche. Je ne cesse de penser à Anastasia et à ses lèvres. Si elle n’appelle pas, comment vais-je faire pour la revoir ?J’échafaude des plans dans ma tête. Quand j’ai un but, je l’atteins, encore faudrait-il qu’elle accepte. Elle est trop jeune pour ce que j’ai en tête, et peu expérimentée. Pourquoi elle n’appelle pas ? Merde! Je décide de répondre à quelques mails au moment même ou mon téléphone sonne. Je ne reconnais pas le numéro.Putain qui c'est? Je suis de mauvais poil. Je réponds sèchement:"Grey." "Hmm...Monsieur Grey? C'est elle! C'est Anastasia Steele qui parle d'une voix timide et nerveuse. Mon cœur s'arrête puis s'emballe et je réponds de ma voix profonde et douce. "Melle Steele. Quel plaisir de vous entendre." Je commençais à penser qu'elle n'appellerait pas. Je suis soulagé. Je l'entends inspirer et expirer profondément, en cadence. Je suis ravi de lui faire cet effet là. Je souris bêtement. Je lui dis que je suis à l'hôtel Heathman à Portland. Nous décidons d'y faire les photos le lendemain à 9h30. "Ok on se voit demain" dit-elle toute essoufflée et émue. Mes paupières se plissent et je me sens incapable d'attendre jusqu'à demain. D'un ton charmeur je lui réponds: "Je suis impatient d'y être Mademoiselle" Mon subconscient dit "tu es à moi"
  • L'attente jusqu'au lendemain est jalonnée de rêves érotiques d'Anastasia menottée, en bas de soie, ses yeux bleus languissants. Je murmure son prénom comme une prière "Anastasia," en écho elle chuchote "Christian". Le son de sa voix suffit à me faire perdre la tête. Je me réveille en sueur, son nom sur mes lèvres. J'ouvre péniblement les yeux et fixe le plafond. Un autre prénom pourrait-il me faire le même effet? Janet, Mary, Angie ? Je ne crois pas. Anastasia. Ce nom est une caresse sur mes lèvres, il est magique, vivant. Je suis séduit, ensorcelé, aspiré dans son sillage. Je me lève et je descends faire un footing pour passer le temps. A mon retour, je prends une longue douche puis enfile une chemise blanche dont je laisse le col ouvert. Je mets un pantalon en flanelle dont la taille basse repose élégamment sur mes hanches. J'avale rapidement mon petit déjeuner. Je laisse mes cheveux sécher à l'air libre et se coiffer tout seuls. Elle téléphone pour m'informer qu'ils sont installés dans une autre suite de l'hôtel pour réaliser le shooting. Taylor attend près de la porte. Je pénètre dans la suite et la cherche aussitôt du regard. La voilà, debout, vêtue d'un jean taille basse qui épouse parfaitement ses courbes et d'un chemisier blanc divinement moulant. Sa respiration devient plus rapide dès que nos regards se croisent et d'un coup d'œil furtif elle me reluque de haut en bas. "Comme on se retrouve Melle Steele" je lui tends la main et m'empare de la sienne. A son contact une décharge d'électricité me traverse encore. Je sais qu'Anastasia la ressent aussi car ses paupières papillonnent aussitôt. Elle rougit et sa respiration devient irrégulière. Elle retire sa main avec précipitation et me présente sa colocataire qui,
  • comme je m'en doutais semble autoritaire, sûre d'elle-même et dominatrice. Comme moi. "L'obstinée Miss Kavanagh ! Comment allez-vous ?" tout en prononçant ces mots je remercie ma bonne étoile que ce soit Anastasia qui soit venue et non sa colocataire. Elle est assez jolie, mais elle ne me plait pas du tout. Puis Anastasia me présente le photographe. "Voici José Rodriguez, notre photographe." Elle lui sourit tendrement, il lui sourit aussi le regard possessif... La moutarde me monte au nez. C'est ce connard là son amoureux? "Monsieur Grey," le connard me salue d'un signe de tête. Je réponds d'un ton glacial "Monsieur Rodriguez". Je m'assieds et pose sans cesser de regarder Anastasia . Je dois découvrir si elle sort avec l'un des deux connards. Ils sont tous les deux possessifs envers elle. Une demi-heure plus tard c'est terminé et nous échangeons des amabilités avec Miss Kavanagh. Puis je me tourne vers Anastasia et demande "Voulez vous marcher avec moi Melle Steele?" "Bien sûr" dit-elle anxieuse alors que sa copine fait une grimace suspicieuse et que l'enfoiré de photographe commence à faire la gueule. "Petit ami" résonne dans ma tête. Je dois découvrir la vérité. Je ne suis pas du genre à partager. Elle doit être à moi. J'ouvre la porte et la laisse passer. "Accepteriez-vous de prendre un café avec moi?" Mon regard est indifférent, je sens que les battements de son coeur s'accélèrent et son visage rosit. Oui bébé, c'est un rencard. (←Glad you came - by The Wanted) Elle répond, navrée, qu'elle doit reconduire toute l'équipe.Oh, Je vais régler ça bébé !
  • "TAYLOR !" "Vous raccompagnez Miss Kavanagh, le photographe et tout l'équipement s'il vous plait." Je la regarde, "voilà c'est réglé." "Oh mais Taylor n'a pas à faire ça Monsieur Grey. On peut échanger les voitures avec Kate." Elle retourne dans la suite, discute brièvement avec sa copine et revient. "Ok, allons boire ce café" dit-elle en devenant rouge écarlate. Je souris comme le chat du Cheshire dans Alice au pays des merveilles. Nous échangeons des banalités en allant prendre l'ascenseur. Les portes s'ouvrent, à l'intérieur deux amoureux se dévorent des yeux, indifférents au monde extérieur. Qu'est ce qui se passe avec les ascenseurs? Anastasia est embarrassée. Je la regarde, son visage timide s'empourpre à nouveau. Je me retiens de sourire...de justesse. L'ascenseur atteint le premier étage, j'empoigne la main d'Anastasia et l'entraîne au dehors. On entend le couple pouffer de rire derrière nous et je marmonne "mais qu'est ce qui se passe avec les ascenseurs ?" Nous traversons la rue, main dans la main, la décharge électrique est constante entre nous. Nous entrons dans le café, je la laisse choisir la table et lui demande ce qu'elle désire. "English breakfast tea en sachet." Cela m'étonne. Donc elle ne prend pas de café, elle explique qu'elle n'aime pas ça. Je vais commander les boissons et un truc à grignoter. Je la surprends en train de m'observer à la dérobée. De temps à autre elle mord ses lèvres. Quand je reviens à notre table, elle baisse les yeux et regarde ses doigts en rougissant. J'aimerais bien savoir ce qui la fait rougir comme ça. J'espère que c'est moi.
  • "Un sou pour vos pensées ?" Elle devient aussi rouge que le drapeau Chinois! Je pourrais t'en faire des choses pour savoir ce que tu penses ! Je pose le plateau et étend mes jambes sous la table; Je me suis assis en face d'elle afin de pouvoir contempler son beau visage timide. D'une voix doucereuse je lui demande "A quoi pensez-vous ?" elle ne veut pas répondre. Puis elle dit : "C'est mon thé préféré, je l'aime noir et peu infusé". Je n'en peux plus mais je dois me contenter de cette réponse. « Je vois … Le photographe, c'est votre petit ami ? » Elle s'exclame "Non, c'est juste un bon copain, il fait presque partie de la famille" « Je vois… Et le gars de la boutique ?" Je vais droit au but. "Non lui non plus, je vous l'ai dit hier." Intérieurement je pousse un soupir de soulagement. "Pourquoi me demandez-vous ça ?" "Vous êtes nerveuse avec les hommes." Elle baisse la tête et regarde ses doigts qu'elle triture en tout sens. Elle rougit encore. "Je vous trouve intimidant", elle a fait cet aveu sans réfléchir. J'inspire profondément, elle se met à rougir jusqu'aux cheveux. Elle est émue en ma présence. Cette pensée me plaît et me fait sourire. "Je suis intimidant, mais je vous en prie ne baissez pas les yeux. J'aime regarder votre visage," et embrasser cette bouche que tu mords. Elle relève la tête.
  • "J'aimerais savoir ce que vous pensez Anastasia, vous êtes très secrète." Elle semble déconcertée. Je lui explique que lorsqu'elle rougit je sais qu'elle pense à quelque chose mais je ne sais pas à quoi. Elle me demande si je fais toujours des remarques personnelles. Je ne pensais pas que c'était le cas. N'a t'elle pas fait des remarques personnelles me concernant lors de l'interview ? Je suis stupéfié de l'entendre me dire que je suis autoritaire. Comme tu as raison bébé ! "J'obtiens toujours ce que je veux Anastasia... en toutes choses" Je l'interroge sur sa famille. Elle me pose des questions sur la mienne, moi ce qui m'intéresse c'est de la connaître elle, mais elle ne révèle pas grand chose. Je lui raconte que ma sœur Mia est à Paris. "C'est une ville magnifique" dit-elle avec envie. Je lui confirme que c'est très beau et j'en profite pour lui demander si elle y est déjà allée." Elle n'a jamais quitté le pays. Je lui demande si elle aimerait s'y rendre, "A Paris ? Bien sûr, mais c'est l'Angleterre que je voudrais vraiment visiter." Je parie que je devine pourquoi. Mon index caresse ma lèvre inférieure. Elle semble sur le point d'arrêter de respirer. "Pourquoi ?" ma voix est câline. "Austen, Brontë, Shakespeare, Hardy. J'aimerais voir les endroits qui ont inspirés mes auteurs favoris. Des cœurs et des fleurs comme je m'en doutais ! Elle consulte sa montre. Elle voudrait rentrer pour travailler ses examens. Je lui propose de l'accompagner jusqu'à la
  • voiture de Miss Kavanagh. Elle me remercie pour le thé. Oh mais tout le plaisir était pour moi, je souris. Je lui tends ma main et elle s'en saisit automatiquement. Une fois encore le courant passe entre nous. Nous nous dirigeons vers l'hôtel chacun perdu dans ses pensées. Je trouve que son cul est terrible dans ce jean. Je lui demande, "Portez- vous toujours des jeans?" "Oui, la plupart du temps."Ca lui va bien, très très bien. Alors que nous approchons du parking elle laisse échapper:" vous avez une petite amie ?" Elle rougit immédiatement. Je crois qu'elle a pensé tout haut. Je souris en biais et réponds doucement : "Non Anastasia, je ne suis pas du genre à avoir une petite amie." Elle est embarrassée, bien sûr, mais ne dit pas un mot. La déception se lit sur son visage. Elle accélère, tête baissée en avant, essayant de lâcher ma main. Brusquement, un cycliste surgit de nul part et manque de la heurter, j'ai juste le temps de tirer violemment sur sa main pour plaquer son corps contre le mien. Je crie "Merde Ana !" Le cycliste a déjà disparu. Ses cheveux et sa peau exhalent de douces effluves. Je remarque qu'elle inhale mon odeur comme pour s'en empreigner. . Je ferme les yeux et murmure à son oreille "Ca va ?". Je l'enlace d'une main tout en caressant son visage de l'autre pour m'assurer qu'il est intact. Je caresse sa lèvre inférieure avec mon pouce, un frisson me parcourt le corps. Elle cesse de respirer. Nous nous regardons, elle m'observe attentivement, son regard et son corps disent "embrasse- moi." Elle est charmante, et je lutte intérieurement contre mon envie de la serrer d'avantage et de l'embrasser. Je ferme les yeux, quand je les rouvre je suis déterminé. Elle est trop jeune, trop innocente, trop adorable. Elle n'est faite pas pour mon monde.
  • Je murmure "Vous devriez m'éviter Anastasia. Je ne suispas l'homme qu'il vous faut." Elle a l'air complètement sonné. Je préfère qu'elle pense que je la rejette sinon je vais lui faire du mal. "Respirez Anastasia, d'accord ? Je vais vous lâcher" La déception et la peine se lisent sur son visage. Elle ouvre ses yeux bleus aussi largement que possible comme pour retenir les larmes qui tentent de s'échapper. "J'ai compris, merci Monsieur Grey." "Pourquoi ?" Elle répond les larmes au bord des yeux: "Pour m'avoir sauvée". Je suis en rage après ce crétin de cycliste qui l'a presque renversée. "C'était la faute de cet imbécile pas la vôtre ! Voulez vous allez vous asseoir dans l'hôtel ?" "Je vais bien" me dit-elle la voix brisée. "Merci d'avoir fait les photos," elle essaye désespérément de ne pas pleurer. Je me bats avec des émotions inconnues. Je suis sur le point de lui avouer que je suis un putain de salopard, et que ce qu'elle voudrait faire avec moi la rendrait malheureuse. C'est une fille du genre "des fleurs et des cœurs" et les 50 nuances de folie de Christian Grey ne font pas dans la romance. "Anastasia... Je ..." Une bataille intérieure se joue en moi, je balance entre mon désir pour elle et le désir de ne pas lui faire de mal. Je suis tiraillé. Voir de la tristesse sur son visage m'est insupportable. "Quoi Christian ?" Sa voix est suppliante. Non, je ne peux pas lui faire ça. Je respire un grand coup et dit, "Bonne chance pour vos examens. "Merci !" Elle est sur le point d'éclater en sanglots. Elle s'éloigne. La dernière chose que je vois c'est sa main qui repousse les larmes coulant sur son visage.
  • Je voudrais me botter le cul. "Merde ! Merde ! Merde ! Je me dirige vers l'hôtel. Je dois cogner sur quelque chose ou sur quelqu'un... Je suis parcouru par des émotions que je ne connais pas. Je ne peux cesser de penser à elle. Son regard... Sa peine... Bordel ! Tout est de ma faute... Je ne fais pas les trucs des amoureux et elle n'est pas le genre de fille à faire ce dont j'ai envie ! Je suis une putain d'énigme, j'ai un désir et une attirance pour elle et je ne veux pas lui faire de mal. Elle sera blessée. Elle est trop innocente. Ca ne marchera pas avec elle! La bataille fait rage dans ma tête. Comment puis-je savoir que ça ne marchera pas si je n'essaye pas ? Putain! Je vais me donner encore un jour. Voir si je peux sortir ce désir de ma tête. Merde ! J'appelle Claude Bastille et je lui demande de ramener ses fesses à Portland. J'ai sérieusement besoin de me dépenser. Demain. Je me donne jusqu'à demain.
  • MERDE POUR LA PAPERASSE! CHAPITRE 3 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov Je n'arrive pas à sortir son visage de mon esprit. Elle avait l'air accablé et le cœur brisé comme si elle venait d’apprendre le décès d’un proche. Je ne peux pas retirer ce que j'ai dit. C'est pour son bien. Elle est trop innocente et trop adorable. Elle mérite plus que ce que je peux lui offrir. Pourtant elle m’attire. Je suis écartelé entre une myriade d'émotions. Je ne dois pas la faire entrer dans mon monde ténébreux ! Elle mérite mieux; Elle a besoin de quelqu'un qui l'adore, qui la couvre de cœurs et de fleurs comme elle le souhaite. Mais l'idée que quelqu'un d'autre puisse la toucher m'est insupportable Roberta Flack - Killing Me Softly Je déteste ce sentiment nouveau qui me bouffe de l'intérieur et blesse mon âme. Je déteste être comme ça. Je suis brusque avec tout le
  • monde. Même Taylor généralement impassible se met à sursauter quand je lui parle. Je suis trop nerveux. Ca a été une sale semaine. Je l'observe de loin comme un adolescent ! Elle va en cours ou va travailler pendant que je gère mes affaires depuis l'hôtel Heathman à Portland. Je reste ici jusqu'à la remise des diplômes que je me suis engagé à remettre aux étudiants de l'Université. A elle aussi... Anastasia. Pourquoi ne puis- je pas cesser de penser à elle ? Je suis devenu un putain de crétin ! Une diversion... Oui j'ai besoin d'une diversion. Mais rien ne m'attire à part elle. Son corps, son esprit, tout m'attire.Je ne peux pas lutter! Notion by Kings of Leon Je dois trouver quelque chose pour lui prouver que je la veux, mais je dois aussi la mettre en garde. Elle aime la littérature anglaise, elle a cité Thomas Hardy. Je décide de lui faire parvenir une première édition de Tess d'Urberville, je suis sûr qu’elle l’a lu, j’y joindrai un mot. Je veux qu'elle se tienne éloignée mais pas qu'elle disparaisse. Au moins lui donner un avertissement. Si elle me repousse je pourrai sans doute partir. Peut être... J'écris une note manuscrite : Pourquoi ne m'avez vous pas dit qu'il y avait du danger ? Pourquoi ne m'avez vous pas avertie. Les dames savent contre quoi se défendre Parce qu'elles lisent des romans qui leur parlent du danger... Je commande la 1ère édition du livre et l'envoie chez elle avec mon mot d'avertissement. J'espère qu'elle en tiendra compte, secrètement je souhaite qu'elle l'ignore. Je n'ai jamais désiré quelqu'un aussi intensément et pourtant j'ai possédé de nombreuses femmes.
  • Je peux avoir toutes les femmes que je veux. Presque toutes ! Mais je ne veux pas n'importe laquelle Je la veux elle ! Si je tiens le coup jusqu'à la remise des diplômes, et si je la vois là bas, peut être que je pourrais lui offrir ma main. Bordel je perds la boule ! Elle m'a ensorcelé corps et âme ! Je ne veux pas être loin d'elle!! Bruce Springsteen - I'm on Fire Vendredi soir je dîne dans ma chambre avec mon frère Elliot, il m’a apporté des vêtements car je ne devais pas rester aussi longtemps à Portland. Mon téléphone sonne, son nom apparaît, c’elle elle ! Anastasia ! Je réponds à la seconde sonnerie: “Anastasia?” Elle n’a pas l’air en forme, est elle malade ? Je m’inquiète car sa voix est pâteuse. « Grey… » elle semble éteinte, « Pourquoi m’avez voooous, » hips « envoyé ces livres ? » Je suis inquiet. J’adopte un ton protecteur car elle n’est pas bien. Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas ! « Anastasia ? Est-ce que ça va ? Votre voix est bizarre… » Elle ricane. « Grey c’est vous qui êtes bizarre pas moi ! » Elle est ivre ! « Avez-vous bu Anastasia ? » “Ca ne vous regarde pas ! Pourquoi ça vous re… re …” elle a du mal à finir sa phrase, ”re…garderait ?” « Je veux juste savoir. Dites-moi, où êtes vous ? » Elle pouffe de rire. « Dans un bar ! »
  • “Lequel?” “Heu..un bar dans Portland” « Comment allez-vous rentrer Ana ? » “J’en sais rien” Hips “je verrai.” « Dans quel bar êtes-vous Anastasia ? » « Bordel de merde pourquoi m’avez-vous envoyé Tess d’urbe… d’Urberville Christian ? » « Anastasia… » Je parle calmement alors que je bouillonne. « Dites moi où vous êtes ! » ma voix est calme mais ferme. « Vous êtes tellement autoritaire, tellement maniaque du contrôle… » « Putain où êtes vous Ana ? Je le saurai de toute façon ! » « Oh tellement loin de…de…de là où vous êtes. Ouais loin de Seattle. » « Ana s’il vous plait… Où êtes-vous ? » “Bonne nuit Christian !” Elle raccroche. Elle me raccroche au nez ! Je crie « Taylor ! ». Mon frère me regarde amusé. Il ne m’a jamais vu courir derrière une fille, et il se régale du spectacle. Taylor rapplique « Oui Monsieur » « Tracez le téléphone portable d’Anastasia Steele. Trouvez où elle est ! Tout de suite ! » “Oui Monsieur” Il possède un équipement qui permettrait de contrôler une mission dans l’espace alors pour trouver une demoiselle Anastasia Steele…
  • Quelques minutes plus tard j’ai l’information. Elliott ouvre la bouche pour dire quelque chose et je l’arrête d’un geste. Il sourit en levant les mains en guise d’abandon. « On y va Taylor », Elliott attrape sa veste. Je le regarde médusé. Il rigole et me dit « hé frérot, j’ai toujours pensé que tu étais PD ! Je veux voir ça » Je serre les dents mais je le laisse venir. On fonce dans la nuit en direction du bar. Je rappelle Ana. « Oui » sa voix est craintive. C’est parfait ! Tu as raison d’avoir peur. « Je viens vous chercher ! » et je raccroche. Ce n’est pas loin de l’hôtel et nous arrivons en moins de 10 minutes. Je la repère devant le bar. Le photographe lui fait du rentre dedans, elle tente de le repousser mais semble trop faible pour y parvenir. Ce fumier va regretter d’être né ! Elliot est à côté de moi, je lui dis « cherche sa colocataire, elle s’appelle Kate Kavanagh ». « Ca sera un plaisir si elle est elle mignonne et blonde » il se dirige lentement vers le bar en souriant. « Je crois que la demoiselle a dit non ! » Les mots sifflent entre mes dents alors que je sors de l’obscurité. Je me retiens pour ne pas lui sauter dessus et lui casser la gueule. Il la lâche. A cet instant, Anastasia vomit sur le patio en béton, éclaboussant le salopard qui fait un bond en arrière en maugréant un truc en espagnol. Elle tient à peine debout. Je me précipite pour attraper sa tête et retenir ses cheveux en arrière. Je la dirige vers le bac à fleurs dans lequel elle peut continuer à vomir.
  • « Si vous devez vomir faites le ici ». Elle vomit encore, et même après avoir déversé tout le contenu de son estomac elle continue d’avoir des hauts le cœur. Je lui tends mon mouchoir. Elle le prend, gênée, tandis que le salopard se tient dos à la porte. Il murmure qu’il la verra à l’intérieur et se casse ! Il se casse ! Quel sorte d’ami essaye de draguer une fille et l'abandonne ensuite avec un parfait inconnu alors qu’elle est malade ? Ana parvient à murmurer « Je suis désolée. » « De quoi êtes vous désolée Anastasia ? » « Vous voulez une liste ? pour le coup de téléphone… pour avoir vomi… mais surtout pour le coup de fil » Elle à l’air vraiment honteuse, le regard rivé sur ses mains. « Ca nous est arrivé à tous, un jour ou l’autre, mais sans doute de façon moins spectaculaire, » Elle me regarde comme si je l’avais giflé. J’en rajoute une couche « C’est dans vos habitudes de repousser vos limites? Je suis d’accord pour qu’on repousse ses limites mais pas de cette manière. » Elle est en colère contre moi, et rebelle. « Je n’ai jamais été ivre avant et… » elle prend sa tête entre ses mains comme pour se maintenir droite « je n’ai pas l’intention de l’être à nouveau.» Elle titube, je l’attire vers moi et la maintiens contre ma poitrine maintenant qu’elle a cessée de se répandre. « Venez, je vous raccompagne. » « Comment m’avez-vous trouvée ? » « J’ai tracé votre téléphone »
  • Elle à l’air aussi consternée qu’amusée « Je dois récupérer ma veste et mon sac. » Elle veut également dire à sa colocataire qu’elle s’en va. Je lui explique que mon frère Elliott est à l’intérieur et qu’il danse avec Kate. Elle est étonnée, je la suis dans le bar. Je ne veux pas qu’elle soit encore plus malade qu’elle ne l’est déjà. Je lui sers un grand verre d’eau glacé. Je l’oblige à le boire, en entier. Je lis dans son regard qu’elle me trouve tyrannique, je trouve ça assez érotique. Une fois qu’elle a bu je l’attire vers moi elle exhale un mélange de vanille, de savon et d'air frais. D’une certaine manière ce mélange est enivrant. Je me retiens de la toucher. Je l’emmène sur la piste de danse où nous retrouvons mon frère Elliot et Kate qui dansent serrés l’un contre l’autre semblant passer un très bon moment. Ana dit à Kate que je vais la ramener, Kate nous regarde avec un sourire entendu. Alors que nous nous dirigeons vers la sortie Ana se met à tituber. Je n’ai pas le temps de réagir: « Merde ! » Elle est tombée tête la première. C'est la troisième fois. Je passe mon temps à la ramasser par terre ! D'un côté ça me plait bien, de l'autre je crains qu'elle finisse par se faire mal. Je la prends dans mes bras et vais la déposer dans l'Audi SUV. Taylor nous conduit jusqu'à l'hôtel. Je la porte comme si elle était le plus précieux des chargements, comme on porte un enfant. Je regarde son beau visage. Elle est fascinante. Mon seul désir est de passer mes mains dans ses cheveux, sur son visage et de la contempler. J'entre dans ma suite et je la porte directement dans la chambre. Je suis envoûté par cette gamine innocente. Complètement. Je suis sans défense face à cette belle endormie.
  • "Ca sera tout Taylor merci" "Bonne nuit Monsieur" J'allonge Anastasia sur le lit après avoir repoussé la couette. Je la regarde pendant des minutes, des heures; Je ne sais pas. Je ne peux pas détacher mes yeux, elle est si sereine. Je m'agenouille et dénoue les lacets de ses Converse. Je les lui ôte ainsi que ses chaussettes. Je dézippe son jean et lui enlève, révélant ses longues jambes parfaites. Je recouvre son corps avec le duvet, et je m'assieds sur une chaise. Je la regarde dormir comme un bébé, sa respiration est paisible. Cette vision m'apporte une paix que je n'ai pas ressentie depuis très longtemps. J'ai envie de me coucher à côté d'elle et de la tenir dans mes bras toute la nuit... j'ai envie de dormir avec elle. C'est une première. Je me déshabille, j'enfile un tee-shirt et éteins la lampe de chevet. C'est la première fois de ma vie que je dors d'un sommeil tranquille sans faire de cauchemars de la putain camée qu'était ma mère ou de son mac. Je rêve d'Anastasia. Comme je suis matinal, je me réveille tôt après ce qui me semble avoir été la nuit la plus reposante de ma vie, à côté de la belle Anastasia. Je pourrais la regarder durant des heures, mais il faut que j'aille courir pour calmer ma libido. J'enfile mon sweat et dépose sur la table de chevet un verre de jus d'orange, pour un apport de vitamines et deux comprimés d'Advil, pour la débarrasser de la gueule de bois. Je cours comme un forcené, la sueur me dégouline de partout. Après ce qui me semble une éternité, je rentre à l'hôtel et frappe à la porte de ma chambre avant d'entrer. Elle est réveillée. Ses yeux s’immobilisent sur les tâches de sueur sur mon pantalon, sa respiration s'accélère, je bande. "Bonjour Anastasia, comment vous sentez vous?"
  • "Mieux que je ne le mérite" répond-elle timidement en levant ses yeux bleus vers moi. Alors que je retire la serviette de toilette qui était autour de mon cou elle me regarde fixement et demande " Comment suis-je arrivée ici ?" Je m’assied au pied du lit. Je suis assez près d'elle pour pouvoir la toucher mais je ne le ferai pas. Je ne veux pas lui dire que j'ai passé une partie de la nuit à la regarder en me demandant si je la veux ou pas. J'opte pour une explication franche. Imperturbable je lui dis: "Comme vous aviez entrepris de souiller les alentours du bar, je n'ai pas voulu prendre de risque avec les sièges en cuir de ma voiture. Je vous ai donc amenée ici, c'était plus proche." Elle mord sa lèvre je retiens mon souffle "C'est vous qui m'avez couchée?" "Oui" je reste impassible. "Vous m'avez déshabillée ?" sa voix est presque inaudible et elle continue de mordiller sa lèvre. "Oui" je fixe ses lèvres. "Est ce que nous avons... heu ?" elle fronce les sourcils et rougit violemment avant de baisser les yeux. Je lui réponds sèchement: "Non Anastasia. Vous étiez complètement dans le coma. La nécrophilie n'est pas mon truc. J'aime qu'une femme soit consciente et réceptive." Elle devient écarlate. C'est vrai que j'y vais fort ! "Mais c'était une expérience très intéressante de vous avoir dans mon lit." " Vous avez dormi avec moi?"
  • Ironiquement je réponds "C'est mon lit, " Puis sérieusement j'ajoute "ce fût un vrai bonheur que je ne suis pas prêt d'oublier" je n'oublierai jamais... Elle m'interroge sur mes tendances au harcèlement. Elle affiche une moue de désapprobation mais en fait elle à l'air ravie. "Vous devriez être contente que j'ai tracé vos appels et que je sois venu vous chercher, sinon vous vous seriez réveillée dans le lit de ce photographe qui vous poursuivait de ses assiduités, ça n'avait pas l'air de vous enchanter," Ce souvenir me déplaît et fait remonter ma fureur contre ce connard. "Vous parlez comme un preux chevalier" dit-elle. Sa vision totalement fausse de ce que je suis me renvoie à mes angoisses. Comme tu me connais mal. Il n'y à rien de lumineux en moi bébé. Je suis sombre et merdique. "Je ne crois pas Anastasia, ou peut être un chevalier noir." Elle a l'air sceptique. Je lui décroche un sourire ironique. Il est trop tôt pour parler de mon âme noire... si j'en ai une. Je change de sujet. "Aviez vous mangé hier soir?" Elle secoue la tête négativement. Je suis consterné. "Anastasia, c'est pour ça que vous avez été aussi malade ! Il faut toujours manger surtout avant de boire !" Je suis exaspéré. Elle sursaute et répond "Vous avez l'intention de m'engueuler toute la matinée?" "Je vous engueule?" "Oui je crois" me répond-elle enjouée.
  • Bon, je sens que mes mains me démangent "Estimez vous heureuse que je me contente de cela; Si vous étiez à moi vous ne seriez pas capable de vous asseoir pendant une semaine après ce que vous avez fait hier soir!" "Mais qu'est ce que j'ai fait?" "Qu'est ce que ça peut vous foutre d'abord ?" "Qui vous a demandé de rappliquer et de me sauver?" Sa réponse est blessante, c'est encore un sentiment nouveau. "Vous avez mal agi. Vous n'aviez pas mangé, Vous avez bu jusqu'à en être malade, vous auriez pu être enlevée par ce que vous appelez un ami. Vous vous êtes mise en danger !" Elle baisse à nouveau les yeux, peinée. "José est mon ami, il ne m'aurait jamais fait de mal, peut être a t'il un peu dépassé les bornes à cause de l'alcool." "Il faudrait qu'il apprenne les bonnes manières !" J'ai du mal à me contenir. Je pourrais lui donner une leçon qu'il n'oubliera jamais ! Elle me regarde droit dans les yeux. "Vous êtes un obsédé de la discipline Monsieur Grey !" Je souris. Tu n'as pas idée à quel point bébé ! "Oh Ana, si vous saviez à quel point vous avez raison !" mon sourire s'élargit. Parfois elle voit clairement en moi. Je me lève et me dirige vers la salle de bains. "Je vais prendre une douche sauf si vous voulez passer la première..." Elle retient son souffle, je vais jusqu'à elle. Je caresse sa joue et sa lèvre inférieure avec mon pouce. Je ressens à nouveau une décharge d'électricité à son contact. J'ai envie de la renverser et de la prendre ici et maintenant ! Au lieu de ça, je murmure "Respire bébé !" Je sens son regard fixé sur moi alors que je me dirige vers la salle de bains. Je suis accro.
  • Je me douche aussi vite que possible pour ne pas perdre une minute passée avec elle. En fait, je prends la douche la plus rapide de ma vie, et ressort calmement, une serviette enroulée à la taille. Elle est sortie du lit, et elle inspecte les lieux. Elle est troublée en me regardant et je le suis tout autant de la voir presque nue. Une fille si innocente, belle à couper le souffle, inconsciente de sa beauté. Je l'informe que son jean est au nettoyage et que j'ai envoyé Taylor lui acheter des vêtements tôt ce matin. Ses yeux s'illuminent, elle tente de dissimuler son regard. Elle murmure "Heu... je vais prendre ma douche." et se dirige vers la salle de bains. J'enfile un pantalon et une chemise en lin blanc. Je prends mon journal pour le lire en attendant que le petit déjeuner arrive. Dix minutes plus tard on frappe à la porte. C'est le room service; Je laisse le serveur installer la nourriture sur la table; Après son départ je me dirige vers la salle de bains et frappe à la porte. Je dis à Anastasia que le petit déjeuner est servi. Elle bredouille un "OK" qui me fait sourire. Elle est vraiment mal à l'aise avec les hommes. Très inexpérimentée. D'une certaine manière ça me plaît. Quand elle sort, elle est magnifique, innocente mais je fronce les sourcils en voyant que ses cheveux sont mouillés. J'ai besoin de la protéger même d'elle même. Je la gronde: "Vous n'avez pas séché vos cheveux" "Je n'ai pas trouvé le sèche cheveux." Je plisse les yeux.Elle n'est pas à moi... Elle n'est pas à moi... Elle n'est pas à moi ... Pas encore ... Mais je voudrais qu'elle le soit. "Cette couleur vous va bien." Mes yeux sont fixés sur elle, je suis incapable de détacher mon regard. Elle rougit. "Merci pour les vêtements Christian," Elle mordille sa lèvre. "Je vais vous rembourser."
  • Je fronce les sourcils. Je ne veux pas qu'elle me rembourse ! J'ai les moyens de les lui offrir. J'ai besoin de prendre soin d'elle. "Vous devriez apprendre à accepter gentiment les cadeaux Ana," mon ton est ferme. "Je ne peux pas, voyez vous, vous m'avez offert des livres très chers" elle ajoute, "que je vais vous rendre bien sûr, mais les vêtements, je ne sais pas. Je dois les payer. Je sais que je n'ai pas les moyens pour les livres, mais les vêtements je peux les payer." "J'ai les moyens de vous les offrir Anastasia ! Vous n'avez pas besoin de me rembourser," Cette fille est non seulement belle mais obstinée. "Je sais que vous pouvez Christian. Ce n'est pas le sujet. Je me sentirais mieux si je payais c'est tout," elle regarde ses doigts comme si une quelconque réponse était écrite dessus. Puis elle lève les yeux et me demande "Pourquoi m'avez vous offert ces livres Christian ?" Je ferme brièvement les yeux et respire, "Parce que je ressentais la nécessité de vous mettre en garde. Quand vous avez failli vous faire renverser par le cycliste et que je vous serrais contre moi votre regard me suppliait de vous embrasser et … Je passe nerveusement mes mains dans mes cheveux. C'est la première fois depuis longtemps que j'ai du mal à trouver mes mots, je rassemble mes pensée et poursuis "Et, voyez vous, je ne suis pas le genre de type à offrir des cœurs et des fleurs. C'est pas mon truc. Mes goûts sont très particuliers. Vous devriez vous tenir éloignée de moi si vous savez ce qui est bon pour vous. Dieu sait que je n'arrive pas à m'éloigner de vous..." Je la regarde en espérant qu'elle va rester, j'espère aussi qu'elle va partir. J'éprouve des émotions confuses et contradictoires. Je ferme les yeux pour repousser ces émotions. Je suis nul en émotions, et si je savais ce qui est bon pour moi je me tiendrais éloigné d'elle! Sa présence est envoûtante, captivante, elle
  • m'attire comme un aimant, je ne peux m'y soustraire. Je suis comme un papillon attiré par sa lumière. Le combat est perdu d'avance. Même les yeux fermés, je la vois. Elle murmure "Alors ne vous éloignez pas de moi..." Je sais que je dois la protéger de mes 50 nuances de folie incurable. Je ne veux pas la voir souffrir. Elle est plus innocente que toutes celles que j'aie connues, et j'en ai connu beaucoup. Je ferme à nouveau les yeux. "Anastasia, vous ne savez pas ce que vous dites !" "Alors expliquez-moi !" le ton est suppliant. "Je devine que vous n'avez pas fait vœu de chasteté." Je sors de mes pensées confuses, mon désir et ma passion ne cessent de croître. Je lui décroche un sourire sensuel . "Non, Anastasia, je ne suis pas chaste." J’entends les battements de son cœur. Elle me rend complètement dingue. Je ne peux pas la laisser partir. Je dois essayer. Contre vents et marées ! Ma décision est prise. "Quels sont vos projets pour les prochains jours ?" Elle me répond qu'elle travaille cet après-midi. "Et demain?" je me penche vers elle. "Je travaille toute la semaine, et nous sommes supposées faire nos cartons Kate et moi puisque nous partons nous installer à Seattle." "Vous avez trouvé un appartement?
  • "Oui, dans le quartier de Pike Market." Je souris de satisfaction : c'est juste à côté de chez moi. "J'ai postulé dans plusieurs sociétés, j'attends les réponses." "Avez vous postulé dans ma compagnie ?" "Non, je ne l'ai pas fais" répond-elle visiblement embarrassée. "C'est quoi le problème avec ma compagnie ?" Elle sourit "votre compagnie ou votre compagnie ?" Mon Dieu je l'adore, elle a une grande gueule comme aucune autre. C'est une bouffée d'oxygène. Elle n'a pas peur de me dire ce qu'elle pense. "Etes-vous en train de vous moquer de moi ?" Elle mord sa lèvre. Je n'en peux plus et je marmonne "Dieu que j'ai envie de mordre cette lèvre !". Sa bouche s'entrouvre, sa respiration est rapide et elle se dandine sur sa chaise. Je parie qu'elle est toute mouillée. Cette pensée m'excite mais pas autant que le défi qu'elle me lance: "Qu'est ce qui vous en empêche ?" Il faut qu'elle connaisse mes conditions. Je me jette à l'eau : "Parce que je ne vous toucherai pas tant que je n'aurai pas votre consentement écrit Anastasia," je souris. "Que voulez vous dire ?" "C'est assez clair ! Je vous montrerai. A quelle heure finissez-vous ?" "A vingt heures." Je lui propose de l'emmener à Seattle ce soir pour lui expliquer.
  • "Pourquoi ne pas le faire tout de suite?" "Parce que j'apprécie votre compagnie et que je ne veux pas que pour partiez en courant." Elle semble perplexe, je m'y attendais. Son visage exprime des émotions diverses mais finalement elle semble déterminée et dit "d'accord". Aussitôt, je réserve un pilote de veille pour Charlie Tango. Je crains qu'elle n'accepte pas ce que je vais lui proposer et qu'elle veuille rentrer chez elle. A mon désespoir cela sera la fin de notre relation. J'espère que ça ne sera pas le cas. "Vous êtes très autoritaire," me dit-elle quand je raccroche. Comme elle a raison! Elle ne sait pas à quel point elle a raison. Elle n'en a pas la moindre idée ! Elle est incapable de finir sa nourriture, par nervosité ou excitation, je ne supporte pas qu'on gâche les aliments, et je lui demande donc de terminer son assiette, c'est plus fort que moi. Ne sait-elle donc pas qu'il y à des gens qui crèvent de faim tous les jours ? Son petit déjeuner enfin terminé, elle file dans la salle de bains. Quand elle en sort je suis en communication. Deux minutes plus tard, je raccroche, j'attrape sa main et nous sortons. Je suis irrésistiblement attiré vers elle. J'appuie nerveusement sur le bouton d'appel de l'ascenseur. Quand nous entrons l'air se charge d'électricité qui passe aussitôt entre nous. Nerveusement elle mord sa lèvre. Nous nous regardons les yeux dans les yeux, passionnément. Je bande. "Oh et puis merde pour la paperasse!" Je me jette sur elle et la pousse contre le mur de la cabine. D'une main j'attrape ses poignets pour les maintenir au dessus de sa tête, mes hanches immobilisent son corps contre la paroi. De ma main libre je tiens ses cheveux, lui bloquant la tête en arrière et ma bouche explore la sienne. Quelle délicieuse exploration ! Elle gémit lorsque nos langues se rencontrent, entamant
  • une danse érotique, se caressant et s'effleurant. Elle me veut et je la veux! "Vous - êtes - adorable!" Je détache chaque mot. J'ai perdu le contrôle, je m'apprête à la baiser dans cet ascenseur quand soudain il stoppe. Je m'écarte instantanément. J'arbore un visage impassible alors qu'Ana est ébouriffée et à bout de souffle. Trois hommes d'affaires entrent à leur tour. Je la regarde de ma vison périphérique tout en évacuant calmement toute cette énergie sexuelle refoulée. Les hommes d'affaires ricanent quand nous descendons au premier étage. Je prends sa main et marmonne pour moi même "Mais c'est quoi le truc avec les ascenseurs ? Elle a utilisé ma brosse à dents, sa bouche à un goût de menthe fraîche. Je lui pose la question. En guise de réponse elle me gratifie d'un sourire mutin. Elle est unique en son genre. Nous quittons l'hôtel. Je deviens vulnérable en sa présence, si seulement elle savait. Soudain je suis heureux. Je n'ai que 27 ans, et pour la première fois, grâce à Anastasia, je me sens jeune. Nous sommes jeunes !
  • Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov Pour les lectrices francophones qui ne connaîtraient pas l'oeuvre de Thomas Hardy vous trouverez en bas du chapitre le lien Wikipedia pour Tess d'Urberville. A la lecture de ce résumé vous pourrez mieux appréhender les deux alternatives qui sont proposées à Anastasia. EM LE CONTRAT CHAPITRE 4 J'ouvre la porte de l'AUDI SUV noire côté passager et Anastasia se glisse à l'intérieur. Je prends le volant. Je la regarde en biais. Je vois une multitude d'expressions passer sur son visage. Elle a l'air perdu. A deux reprises elle semble sur le point de parler mais s'abstient. Elle est troublée par notre baiser. Cela ne doit pas se reproduire spontanément. Perdre le contrôle n'est pas dans mes habitudes. Je fais marche arrière pour sortir la voiture de son emplacement et je mets la sono en route. Le duo des fleurs de Delibes envahit l'habitacle. Ses yeux s'illuminent et elle me sourit. "C'est quoi ce morceau Christian? C'est magnifique!"
  • Delibes – Flower Duet "Oui ça l'est. C'est un extrait de l'opéra Lakmé". Elle souhaite le ré écouter et je mets le lecteur MP3 en mode répétition. Elle me demande si j'aime la musique classique, ce qui est le cas, mais mes goûts sont variés. "Mes goûts sont éclectiques Anastasia. Ils changent selon mon humeur. La musique classique, moderne, choeurs d'église, Tudor, tout... cela dépend de mon état d'esprit. Et vous?" Elle s'exclame "Moi c'est la même chose!" Le morceau suivant est "Sex on Fire"(←by Kings of Leon) et elle sourit en le reconnaissant. Mon téléphone sonne et je retourne en mode "business". J'appuie sur le bouton bluetooth du volant, je réponds d'un ton sec "Grey". C'est Welch. Il dit qu'il a l'information que j'aie demandé. Ca doit être les détails du contrat que je veux qu'Ananastasia lise et accepte, en tout cas je l'espère. "Bien, mailez-le. Vous n'avez rien d'autre à ajouter ?" "Non Monsieur." Je raccroche et la musique reprend. Elle m'adresse son regard "Qu'est ce que vous êtes autoritaire" que j'ai appris à reconnaître. Le téléphone sonne à nouveau. Cette fois c'est Andréa. "L'accord de confidentialité vous a été mailé Monsieur Grey" "Bien. Merci Andréa", je raccroche et le téléphone sonne encore. C'est mon frère Elliot. "Salut frangin ! Alors tu t'es envoyé en l'air la nuit dernière ?"
  • "Salut Elliot, tu es sur haut parleur et je ne suis pas seul dans la voiture," Je laisse échapper un soupir exasperé. "C'est qui avec toi?" "C'est Anastasia". Il s'agite à l'autre bout de la ligne et salue Anastasia comme s'il la connaissait depuis toujours. "Salut Ana !" Timidement elle lui répond "Coucou Elliot" "Kate m'a beaucoup parlé de toi Ana !" Il rayonne et j'imagine son sourire au téléphone. "J'espère que c'est en bien Elliot" dit Anastasia "Ouais !" "Je vais déposer Anastasia chez elle. As tu besoin que je te conduise quelque part?" "Ouais" "Je te verrai donc là bas." Je n'ai pas envie qu'il drague Anastasia. Je ressens un soudain accès de jalousie. Elle me demande pourquoi je l'appelle toujours par son prénom entier. J'adore son prénom, mais je préfère répondre plus simplement que je l'appelle Anastasia parce que c'est son nom ! Elle préfère Ana. Mais mes pensées sont occupées. Je dois lui faire savoir que j'ai des principes dont j'entends qu'ils soient respectés. Alors que je m'approche de son appartement je me tourne vers elle et lui dit "Ce qui s'est passé dans l'ascenseur ne se reproduira pas sans préméditation Anastasia." Bien sûr que j'aurais aimé en faire d'avantage mais en respectant mes propres règles. J'en aurais fait beaucoup beaucoup plus... Elle semble peinée et
  • déçue. Nous voici arrivés. Je me gare. Elle boude en silence. Soudain elle rougit violemment quand elle s'aperçoit que je l'observe fixement. Qu'est ce que je ne paierais pas pour savoir ce qu'elle pense ! Je lui décroche un sourire séducteur et je vais lui ouvrir la porte. Elle sors et murmure,"J'ai vraiment aimé l'expérience de l'ascenseur," je suis tellement surpris que j'en ai le souffle coupé. Puis elle me plante là troublé et immobile et elle se dirige vers son appartement. Je rassemble mes esprits puis reconnecte mon cerveau avec mes pieds pour pouvoir cavaler derrière elle et la rattraper. The Way You Make Me Feel - by Michael Jackson and Britney Spears Nous rejoignons sa colocataire et mon frère dans l'appartement. Les deux semblent s'entendre à merveille, ils sont hirsutes et se sourient niaisement. La coloc m'adresse un regard suspicieux de mère poule. J'approuve son attitude protectrice envers Ana même si son comportement empiète sur mon exclusivité envers elle. "Bonjour Ana chérie !" Kate est rayonnnante, mais la seconde suivante la température tombe de plusieurs degrés quand elle se retourne pour me saluer. Je réponds d'un courtois: "Melle Kavanagh" Mon frère en bon animal social m'invite à l'appeler "Kate," puis se tourne tout sourire vers Anastasia "Ah Ana" et il la sert dans ses bras ce qui me rend immédiatement fou de jalousie. Anastasia tente maladroitement de lui rendre son étreinte tout en mordillant sa lèvre. Ca me fait de l'effet d'autant plus qu'elle vient quasiment de se faire peloter par mon frère même si je sais que ce n'était pas l'intention d'Elliot. Son excès de familiarité avec elle m'irrite au plus haut point. "On ferait mieux d'y aller Elliot," mon ton est pressant. "D'accord," et il se tourne vers sa petite amie, la renverse en arrière comme Humphrey Bogart dans Casablanca et
  • l'embrasse longuement. Je vois qu'Anastasia est envieuse de ce baiser cela me dérange puis elle me jette un regard timide sous ses long cils. Le signal du départ est lancé quand Elliot dit à Kate "A plus bébé !" Je me dirige lentement vers Anastasia et cale une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle est touché par ce contact et je ressens à nouveau le courant qui passe entre nous. Je voudrais la prendre dans mes bras et je prends sur moi pour ne pas lui donner un baiser qu'elle ne serait pas prête d'oublier, laissant ses lèvres douloureuses lui rappeler où j'ai pris possession d'elle. Là je me contente de caresser sa lèvre inférieure avec mon pouce. Ce bref rapprochement me fait de l'effet : je bande. Je ne vais pas l'embrasser car si je le fais je vais perdre le contrôle. Copiant sur Elliot je murmure "A plus bébé." Elle sourit. "Je passe vous prendre à 20 heures." Elle acquiesce. Mon idiot de frère souffle un baiser en direction de Kate comme un godelureau. Je distingue une pointe de jalousie sur le visage d'Anastasia avant qu'elle ne tourne le dos. Ce soir, si tu acceptes mes conditions, tu auras bien plus qu'un baiser. Attends... encore un petit peu... Pendant qu'Elliot et moi marchons pour rejoindre ma voiture, il affiche un large sourire qui va d'une oreille à l'autre. "Je suis amoureux ! Kate est fabuleuse !" J’acquiesce sans me donner la peine de répondre. Elliot qui a couché avec la plupart des filles de Seattle serait amoureux?J'ai du mal à le croire. Sans attendre ma réponse il poursuit, "aloooors ?" le regard interrogatif. "Tu t'es envoyé en l'air ?" Je réponds fermement que non !
  • "Hmm tu m'avais convaincu que tu n'etais pas PD la nuit dernière !" dit-il sans honte "Je ne le suis pas ! Mais elle était ivre ! Je ne profite pas de filles qui ne sont pas conscientes." Il sourit... "Donc il y à encore de l'espoir pour vous deux ?" "Peut-être. C'est trop tôt pour le dire." "Je t'ai entendu dire que tu viens la chercher à 20 heures," il sonde. "Oui" "Hé frangin arrête d'être pudique ! J'approuve !" "Comme si j'avais besoin de ton avis," je souris. Je change de sujet, "Alors comment était la coloc ?" "Délicieuse ! Merveilleuse ! Magnifique ! Je suis amoureux !" ses yeux étincellent. "Déjà ?" Je suis sceptique. "Et bien oui. Aucune fille ne m'avait autant captivé avant." Son expression est sérieuse. Ce sont exactement les sentiments que j'éprouve pour Anastasia mais je n'en dis rien. Elliot ajoute: "Je vais la revoir !". Mes pensées dérivent vers Anastasia. Je suis impatient d'être à ce soir. Nous rejoignons l'hôtel en silence, chacun perdu dans ses pensées. J'ai beaucoup de travail à faire, des directives à donner, mais je n'ai pas la tête à ça aujourd'hui. Je dois bouger, être actif pour faire passer le temps. J'écris à mon bras droit Ros en lui signalant quels sont les dossiers que je souhaite qu'elle termine. J'appelle mon assistante Andréa et lui indique qu'elle ne pourra pas me joindre de toute la journée et qu'elle doit donc prendre mes messages ...
  • Je demande à Elliot quels sont ses projets pour la journée. "Je n'ai rien prévu et toi ?" Je lui réponds que j'ai l'intention de faire une randonnée dans le parc du comté de Riverside. "Je suis partant bien sûr" dit-il. L'attente va être longue et je veux occuper mon esprit, faire travailler mon corps. Je suis impatient d'y aller. ***** Nous rentrons de randonnée vers 18 heures. Je prends une douche. Une fois qu'Elliot est prêt nous descendons manger quelque chose. Une fois le repas terminé nous retournons dans ma chambre. Je vais bientôt partir chercher Anastasia. Je demande à Elliot s'il rentre à Seattle, Il sourit, "tu es pressé de te débarasser de moi. Mais oui, je dois rentrer pour le boulot. Je reviendrai samedi." j'acquiesce d'un signe de tête. "Tu es trop tendu frangin ! Débrouille-toi pour t'envoyer en l'air ce soir ! Ca te détendra." Il m'adresse un immense sourire. S'il savait, mais ça ne le regarde pas. Elliot rassemble ses quelques affaires et on se sert la main "Merci frangin de m'avoir apporté des fringues et accompagné en ballade !" "Quand tu veux mec ! Ca valait le détour !" Il me décroche un sourire enfantin, me tape sur l'épaule et repart pour Seattle. Taylor et moi irons récupérer Anastasia à son travail puis nous nous rendrons à l’héliport. Nous arrivons tôt devant la droguerie et nous attendons qu’elle termine sa journée. Elle sort par la double porte
  • coulissante quelques minutes après 20 heures. Dès qu’elle apparaît je sors de la voiture tout sourire et je vais à sa rencontre. Elle est magnifique dans son pantacourt en jean noir et un chemisier pastel. Si simple et pourtant très classe. Je lui ouvre la porte arrière de la voiture puis prends place à côté d'elle. Elle salue poliment Taylor je prends sa main et donne une légère pression sur le dos de celleci. Je sens tout comme elle, le courant qui passe entre nous. Je lui demande comme s'est passée sa journée "trop longue" sa voix est presque inaudible. "Ca a été une très longue journée pour moi aussi" Mon regard est si fixement bloqué sur elle, qu'elle finit par me demander ce que j'ai fait de ma journée afin de faire diversion. Je lui raconte que nous sommes allés en randonnée avec Elliot, tout en caressant ses doigts et rien d'autre afin de ne pas faire monter la pression. Je sens les pulsations de son pouls et sa respiration forte et profonde. Nous arrivons à l'héliport et Taylor gare la voiture. J'ouvre la porte à Anastasia en lui offrant ma main, elle s'en saisit pour s'extraire plus aisément de la voiture. "Prête ?" Elle hoche la tête incapable d'articuler le moindre mot. Elle semble à la fois excitée et nerveuse. Taylor repart avec la voiture tandis que je prends la main d'Ana et nous nous dirigeons vers l'ascenseur afin de rejoindre l'hélipad. Alors que nous attendons, le souvenir de ce matin refait surface et un courant constant passe entre nous à travers nos mains jointes. Nous montons dans l'ascenseur. Sa respiration est rapide, je sais qu'elle aussi pense à ce matin et combien elle a aimé ça. Je lui adresse un petit sourire lorsque nos regards se croisent. J'ai envie de la prendre là, tout de suite, mais je réussis à me contenir. "Il n'y a que trois étages," lui dis-je. Quelques instants plus tard nous sommes arrivées sur le toit. Je me rends dans le bureau afin de m'assurer que tous les contrôles en amont sont faits Le vieux Joe est assis à la réception et m'informe que tout est bon. Je lui sourit et le
  • remercie. Anastasia semble surprise par ce petit échange entre le vieux Joe et moi. "On y va," nous nous dirigeons vers Charlie Tango sur lequel le nom de ma compagnie est inscrit en bleu sur le côté : GREY ENTREPRISES HOLDINGS INC. J'ouvre la porte et le siège d'Anastasia . Je lui demande de s'asseoir et de ne toucher à rien. Je m'installe au siège pilote, me tourne vers Anastasia et je lui passe un harnais à quatre points d'attache. Je serre les deux sangles supérieures en même temps et je ressens à la fois une énorme satisfaction et une incroyable excitation de la voir entièrement attachée. Je suis si proche d'elle que je respire et bois son odeur de vanille, d'air frais et de femme. Elle me regarde en m'interrogeant du regard et je lui souris, la passion brûlant dans mes yeux. Elle ferme ses paupières afin d'échapper à son propre désir. Je lui murmure à l'oreille: "Maintenant tu es en sécurité, tu ne peux pas t'échapper." Sa respiration s'emballe après avoir croisé mon regard passionné. "Respire Anastasia," Je caresse sa joue. Je voudrais m'attarder, mais je me contente de déposer un petit baiser chaste sur ses douces lèvres pulpeuses. Je murmure "j'aime ce harnais," elle me regarde embarassée. J'espère qu'elle va l'aimer aussi. Je le saurai ce soir. Je désigne les écouteurs et lui indique qu'elle devra les porter durant le vol. Je passe tous les contrôles de pré-vols, les autorisations de décollage avec la tour et je décolle en direction de Seattle. Je vois qu'Anastasia est un peu nerveuse, elle me regarde, ses grands yeux bleus sont interrogateurs. "Vous savez vraiment ce que vous faîtes Christian ?"
  • Je souris. "J'ai ma licence de pilote depuis quatre ans. Vous êtes en sécurité avec moi Anastasia," J'ajoute "en tout cas tant que nous sommes dans les airs. Et je lui décroche un clin d'oeil. Elle me répond d'un sourire ébouissant à vous couper le souffle. Elle m'interroge sur la durée du vol, je réponds qu'il y en à pour une heure avant de rejoindre Seattle. Elle s'inquiète sur les dangerds des vols de nuit. Je la rassure en lui expliquant que nous volons à bord d'un EC135 Eurocopter, qui est équipé spécifiquement pour les vols de nuit et qui est un des appareils les plus sûrs dans sa catégorie. "Il y a une hélistation sur l'immeuble dans lequel je vis, c'est là que nous allons nous poser" "Oui, bien sûr" murmure t'elle à voix basse tristement, sa réaction me surprend. Pourquoi trouve-t-elle cela contrariant ? Elle me regarde latéralement, elle fixe mon visage, comme si elle n'allait plus le voir avant longtemps, comme pour le mémoriser. Il y a du désir dans son regard, du désir ardent. Cette pensée et les perspectives qu'elle augure me rendent très heureux. Je me tourne vers elle "Est ce que tout va bien Anastasia ?" "Oui." Je lui désigne un point lumineux au loin, c'est Seattle qui émerge dans la nuit. "Vous vous y prenez toujours ainsi pour impressionner les femmes avec votre hélicoptère ?" Ah c'est cela qui la turlupinait. Sa question me prend de court. En fait à ce jour, je n'ai fait monter aucune femme dans mon hélicoptère, elle est la première, comme elle est la première avec laquelle j'ai dormi ou qui ait dormi dans mon lit. "Non je n'ai jamais emmené de femme à bord de Charlie Tango. Je veux dire à bord de mon hélicoptère. Vous expérimentez encore une première
  • Anastasia." Tout en lui répondant je la regarde avec une inclination respectueuse. "Etes vous impressionnée ?" Je lui pose la question sans m'en rendre compte "Christian, je suis emmerveillée. En fait, je suis stupéfaite !" "Stupéfaite ?" je veux en savoir d'avantage. Elle a piqué ma curiosité. "Oui," vous êtes incroyablement qualifié..., si... tellement compétent" Je suis aux anges, je m'entends lui dire " Merci Melle Steele. Nous aimons vous satisfaire," je souris niaisement. Elle semble heureuse. Elle me dit que ça se voit que j'aime piloter. "Oui, énormément. Parce que cela nécessite beaucoup de concentration et de self control. Comment pourrais-je ne pas aimer cela ?" Mais je lui explique que ce que j'aime par dessus tout c'est faire du planeur. Seattle est magnifique dans les lumières de la nuit, je vois dans son regard qu'elle trouve la situation romantique. Je ressens une douleur au fond de moi qui vient me rappeler que je ne fais pas dans la romance. Je survole des immeubles en me dirigeant vers Escala. Quelques minutes plus tard nous nous posons sur le toit d'Escala, mon immeuble. "Nous sommes arrivés," lui dis-je doucement. Dans cet étroit espace clos, l'atmosphère est passionnelle entre nous. Elle semble nerveuse, agitée, timide et sa respiration est irrégulière, ce qui la rend encore plus désirable. Je me penche et lui retire ses écouteurs. Je décroche mon harnais puis le sien. Mon excitation et mon désir pour elle sont difficiles à contenir. Je serre la mâchoire et mes yeux se ferment dans un effort pour contenir mon émotion. Je la veux, mais je veux aussi la protéger. "Vous n'êtes pas obligée de faire ce que vous ne voulez pas faire. Vous le savez Anastasia ?" Ma voix est fervente. D'une certaine manière je suis
  • désespéré à l'idée qu'elle dise non et qu'elle parte, parce que Dieu sait que je suis incapable de le supporter. Je suis accro, elle m'a ensorcelé de tout son être. Si elle pouvait savoir à quel point je la veux... Je n'arrive pas à dissimuler le désir que j'ai pour elle ni dans ma voix ni dans mon regard. "Je ne ferai rien que je ne veuille pas faire Christian." Je hoche la tête, intérieurement je soupire de soulagement et dis "Ok" Je suis tiraillé entre l'envie de la garder ici sans la laisser repartir, ou la ramener tout de suite à Portland, en laissant son innocence intacte, ignorante de mon côté obscur. Mais je n'ai jamais désiré quelqu'un autant que je la désire ! Elle me coupe le souffle. Elle me regarde pleine d'espoir, ses yeux bleus déterminés, ce qui anéantit mes dernières réticences et je fonds. J'ouvre ma porte et saute hors de l'habitacle. Je me dirige rapidement de son côté et ouvre sa porte, je la prends dans mes bras afin de l'extraire de l'appareil. Il y ades bourrasques de vent sur le toit et je dois crier pour me faire entendre. "Venez!" Le vent est si fort que je dois l'enlacer pour aller jusqu'à l'ascenseur. Je tape mon code d'accès, les portes s'ouvrent. Dans la cabine je dois encore taper le code privé d'accès à mon appartement. Elle fixe les parois en miroirs de la cabine, regardant notre image se réfleter à l'infinie avec admiration et crainte. L'ascenseur rejoint mon appartement en un temps très court. Nous entrons dans mon vestibule tout blanc décoré d'une table en bois sombre ornée d'un immense bouquet de fleurs. J'ai fais le choix de recouvrir les murs de nombreux tableaux de "Vierge à l'enfant". Elle les regarde comme elle le fit avec mon tableau dans mon bureau le jours de l'interview. J'ouvre la double porte et entre dans le salon. Compte tenue de sa taille c'est plus une salle d'exposition qu'un salon comme on l'entend généralement. Les murs ont une double hauteur de plafond, sont blancs, il y à un mur de verre qui permet l'accès à une terrasse qui domine Seattle.
  • Je possède un immense canapé en U qui fait face au coin cuisine. Un feu est allumé dans la cheminée diffusant une ambiance chaleureuse et sensuelle. "Puis je prendre votre veste Anastasia ?" Elle secoue négativement la tête, elle semble avoir encore froid. Je voudrais la réchauffer mais je me contente de lui demander si elle veut boire quelque chose. Elle semble à la fois amusée et confuse. Je hausse les sourcils et lui dis que je vais me servir un verre de vin blanc. Je lui demande si elle en veut se joindre à moi. Elle répond timidement par l'affirmative. Je lui propose un vin et lui demande si ce choix lui convient. "Christian, je n'y connais rien en vin. Quel que soit celui que vous choisirez ce sera parfait," Elle est vraiment innoncente et inexpérimentée dans tous les domaines. Je hoche la tête et lui sers un verre. Elle est trop silencieuse. Aurait -elle des doutes ? Une partie de moi espère que oui et l'autre partie la désire plus que tout au monde. Mais je dois lui demander et cela sera son choix. "Vous êtes très silencieuse Anastasia, et vous êtes pâle. Est ce que vous allez bien ? Vous avez faim ?" Elle secoue la tête négativement. "C'est très grand. C'est immense chez vous Christian". Elle a l'air absent. "Grand ?" j'acquiesce amusé "Oui, très," Puis elle remaraue le piano et me demande si je joue. "Oui" mon regard est rivé sur elle. Je suis résolu, désireux, et amoureux. "Y a-t'il des choses que nous ne puissiez faire ?" sa voix est empreinte d'une certaine tristesse, comme si j'étais inaccessible.
  • "Quelques choses..." "Voulez vous vous asseoir Anastasia ?" je lui désigne le canapé. Elle s'assied puis sourit avec une petite lueur dans le regard. Je serais curieux de savoir ce qui lui traverse la tête. Elle est si proche de moi. Je travaille dur pour déchiffrer le language de son corps. Elle est comme personne que je connaisse. "Qu'est ce qui vous amuse Anastasia ?" je pose la question calmement, assis si près d'elle que je pourrais la toucher. "Pourquoi m'avez vous offert Tess d'Urberville Christian ?" Il y a de l'intensité dans sa voix. Sa question me prend de court. "J'ai voulu vous faire plaisir car vous avez dit aimer Thomas Hardy mais également vous mettre en garde contre moi. C'est le seul moyen que j'ai trouvé. Je pourrais aussi bien vous mettre sur un piedestal comme Angel Clare ou vous avilir complètement comme Alec d'Urberville" Darcy and Elizabeth dance scene and music J'ai parlé doucement, l'oeil brillant de mon désir sombre. "Si vous ne me proposez que deux alternatives Christian, je choisirai l'avilissement." Je suis sous le choc, elle a murmuré ces mots calmement tout en mordillant sa lèvre. Ses paroles, cette lèvre, mes sens s'affolent, ma respiration s'accélère. Je dois inspirer profondément pour retrouver mes esprits. Je suis en admiration devant elle. Je secoue la tête et parle fermement. "S'il vous plait arrêtez de mordiller cette lèvre Anastasia ! Cela me déconcentre. Vous ne savez pas de quoi vous parlez." J'espère encore qu'elle va refuser. "Je suis là pour ça non ?"
  • Je suis incapable de lui résister d'avantage et tends mon doigt vers elle . "Voulez vous patienter un instant s'il vous plait ?" Elle a fait son choix et je suis déjà un jouet entre ses mains. Je me rends dans mon bureau et imprime l'accord de confidentialité que mon assistante Andréa m'a mailé plus tôt dans la journée. Je retourne dans le salon avec le document et je lui tends en disant : "Ana ceci est un accord de confidentialité. Mon avocat tient à ce qu'il soit signé." Je la regarde avec détermination et j'ajoute : "Si vous optez pour l'avilissement vous devez le signer." "Et si je ne veux pas signer il se passe quoi ?" Elle me provoque. Avec une pointe de déception je réponds " Dans ce cas ce sera le piedestal d'Angel Clare" "Que signifie cet accord de confidentialité? je ne comprends pas son utilité." "Cela signifie simplement que vous ne pourrez rien révéler de nos relations, à personne. Jamais." Son visage est traversé d'expressions diverses, l'incrédulité, la surprise, la peur et finalement la curiosité. "D’accord je vais signer," dit-elle en tendant la main dans ma direction. Je lui offre mon stylo, médusé. "Vous ne lisez pas avant de signer?" Je ressens le besoin de la mettre en garde, il est imprudent de signer un document sans l'avoir lu. "Anastasia vous devez toujours lire avant de signer !" "Clairement Christian, ce bout de papier semble beaucoup compter pour vous et pour votre Avocat - auquel il semble que vous ayez parlé de moi - alors que pour moi il ne signifie rien. Je n'avais pas l'intention de parler de nous à quiconque. Donc pour moi signer ce papier est sans objet puisque je ne parlerai pas ! Pas même à ma meilleure amie Kate,"
  • Sa tirade me laisse totalement sidéré. "Bien vu Anastasia," je suis sous le charme. Elle signe dans l'espace prévu à cet effet, écrivant son nom dans des caractères exagérement grands, puis elle me tend l'accord. Elle boit une grande gorgée de vin, vidant presque entièrement son verre. Je comprends qu'elle tente de se donner du courage avant de dire ce qu'elle a en tête : "Maintenant que j'ai signé votre accord, cela signifie t'il que vous allez me faire l'amour ce soir Christian?" elle regrette immédiatement ce qu'elle vient de dire et rougit violemment. Je suis tellement stupéfait que j'en reste bouche bée. Elle a décidé de me choquer ou quoi ? Christian Grey qui ne s'en laisse pas facilement compter est scandalisé par les mots d'une gamine innocente! Une fois de plus je dois reprendre mes esprits avant de répondre : "Non Anastasia; Laissez moi vous expliquer quelque chose. Je ne fais pas l'amour. Jamais. Je baise...brutalement. Par ailleurs il y à encore des papiers à signer, et vous ne savez pas à quoi vous vous engagez." Je la dévisage. "Une fois que vous saurez, je crains que vous ne preniez vos jambes à votre cou pour courir aussi loin de moi que possible. Je dois vous montrer de quoi il s'agit. Venez voir ma salle de jeux." Je me dis que le sort en est jeté. "Salle de jeux? Vous voulez jouer avec votre wii ou votre Xbox? elle semble stupéfaite par ma proposition. Je ne peux me retenir et éclate de rire. Jouer avecla Xbox est bien la dernière chose que j'aie en tête. "Non Ana, rien de tout ça. Venez et vous verrez," main dans la main nous prenons l'escalier vers l'étage supérieur où se trouve ma salle de jeux dont la porte est toujours verrouillée . Je prends une grande inspiration
  • et lui donne un dernier avertissement, "Vous pouvez encore partir Anastasia. Si vous le désirez je peux vous faire conduire où bon vous semblera , mon hélicoptère est en stand-by. Vous pouvez aussi rester dormir ici et repartir demain matin; c'est vous qui décidez. Elle m'adresse un regard exaspéré. Agacée elle dit : " Oh fermez là Christian et ouvrez cette satanée porte!" j'en reste sans voix. J'ouvre la porte et je la laisse pénétrer à l'intérieur. http://fr.wikipedia.org/wiki/Tess_d%27Urberville
  • Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov LA SITUATION A RECTIFIER CHAPITRE V Elle entre, imperturbable. Elle hume l'odeur de cuir, de bois et de cirage citronné comme si c'était une fragrance enivrante. Son regard fait le tour de la pièce spacieuse bordeaux foncé et se pose un instant sur le vieux parquet en bois ciré. Puis elle voit la croix en bois en forme de X et les menottes qui y pendent aux quatre extrémités. Elle observe le plafond et la grille de suspension qui y est fixée. Elle avance dans la pièce et touche les cordes, les chaînes et les fers. Elle se dirige vers l'ensemble de cravaches, de palettes et de fouets. Elle regarde les tiroirs dans lesquels je range divers ustensiles, en ouvre un, jette un œil sur le contenu puis le referme vivement. Son visage n'exprime toujours aucun sentiment. Elle examine, regarde mais ne dit rien. Je ne peux lire aucune émotion sur son visage. Elle se dirige vers le grand lit à baldaquin recouvert d'une couverture de cuir rouge. Elle observe les menottes et les chaînes qui sont
  • suspendues à la voûte. Ses yeux se posent sur la grande table en bois ciré. Elle reste imperturbable, je suis fou de curiosité. Elle regarde les mousquetons au plafond. Elle repère le martinet avec de fines lanières en daim, terminées par des petites perles de plastique. Ses doigts le caresse doucement. Ses yeux brillent de curiosité pour la première fois. D'une voix calme et douce je dis « ça s'appelle un martinet ». Elle répond d'un évasif « Hmmm... » le regard fixé sur le martinet. Elle semble en état de choc. Ses yeux se posent sur moi, puis font à nouveau le tour de la pièce. Son visage est impassible mais je crois distinguer de la peur, elle a l'air abattue. «Dites quelque chose, » ma voix est douce mais suffisamment ferme pour appeler une réponse de sa part. Fireworks - Kathy Perry «Vous faîtes ça aux autres ou ce sont les autres qui vous le font ? » me demande t'elle. Je me sens soulagé et souris. « Je fais ça aux femmes consentantes » j'attends et j'espère une réponse. « Je vois. Il semble que vous ayez des volontaires. Je ne comprends donc pas ce que je fais là, pourquoi suis-je là ? » « Parce que j'ai très très très envie de faire ça avec vous » ma voix est presque suppliante à présent. Elle laisse échapper un « oh » de surprise. J'espère qu'elle va se ruer à la porte, mais elle continue d'arpenter la pièce en observant les palettes. Son regard est triste, elle demande « êtes-vous un sadique Christian ? » Sa voix se brise dans un sanglot.
  • « Je suis un dominant Ana. » « Dominant... » elle balbutie ce mot inconnu à ses lèvres. Elle secoue la tête. « Je n'ai aucune idée de ce que cela signifie Christian, et je ne sais pas quelle est la différence entre un dominant et un sadique. Mais j’ai le sentiment que c'est quelque chose de mauvais. » Sa voix est faible, elle est manifestement accablée et déçue. « Cela signifie simplement que vous vous soumettrez volontairement à moi, en toutes choses » ma voix est implorante, je suis en train de la supplier de comprendre. Elle fronce les sourcils « et pourquoi ferais-je une chose pareille ? » je suis pris de court. Elle me plaît vraiment. Parfois lorsqu'elle me regarde, j'ai le sentiment qu'elle lit en moi, qu'elle touche mon âme perdue depuis bien longtemps. Je n'ai jamais connu cela avant et c'est si réconfortant, si exaltant, si stimulant. Je la veux plus que tout ce que j'ai pu désirer dans ma vie ! Je penche ma tête vers mon épaule et chuchote : « Pour me faire plaisir, » j’esquisse un petit sourire. Elle en reste bouche bée. Son visage exprime différentes émotions et je suis heureux de constater que la tentation est l'une d'elles. « Vous faire plaisir ? » sa curiosité est piquée à vif. « Et je m'y prends comment ? » murmure t'elle. Je ferme les yeux pour savourer sa curiosité teintée de désir. Sans doute veut-elle rejoindre mon monde et je suis impatient de lui apprendre. J'ouvre les yeux « j'ai des règles et je tiens à ce que vous vous y soumettiez »
  • « Des règles ? Pourquoi faire ? » Elle semble désorientée. « Les règles sont pour votre bien et pour mon plaisir. Si je suis satisfait de la façon dont vous obéissez, vous serez récompensée. Si vous désobéissez je vous punirai et vous apprendrez à les respecter » Elle n'a pas pris ses jambes à son cou. Elle est toujours là, Attentive. Elle balaie la pièce d'un geste de la main et demande « Ca sert à quoi tous ces trucs ? Ca fait partie de vos phantasmes ? « Ca fait partie de la prime de motivation. A la fois comme récompense et comme punition. » Elle semble sceptique « récompense et punition? Vous prendrez votre pied en me contrôlant, en m'imposant votre volonté ? » Elle semble calme mais je devine qu'intérieurement elle est terrorisée. « Il s'agit de gagner votre confiance et votre respect afin que vous souhaitiez que je vous domine. En retour, votre soumission m'apportera de la joie et du plaisir. C'est très simple : plus vous vous soumettrez, plus mon plaisir sera intense. » Elle semble intéressée, prête à étudier la proposition et peut être même à faire une contre-proposition. « Donc ma soumission vous apportera un plaisir intense, et moi j'y gagne quoi ? » Je l'adore, c'est une négociatrice tenace. Elle aura peu, je le sais. Je me considère comme un homme sans âme, une coquille vide, en dehors de son propre plaisir elle n’aura donc pas grand chose.
  • Je hausse les épaules et embarrassé je réponds : « Vous m'aurez moi » Elle me regarde semblant évaluer ce qu'elle a à offrir avec ce qu'elle peut obtenir. Mais son visage reste imperturbable. Je deviens nerveux. Je ne veux pas qu'elle me file entre les doigts. Je la veux désespérément. J'ai besoin d'elle Tout de suite ! « Anastasia, s'il vous plaît. Vous ne montrez pas ce que vous ressentez. Je ne sais pas ce que vous pensez, vous ne laissez passer aucune émotion. Ca merend dingue, Je passe ma main dans mes cheveux, c'est un signe de nervosité chez moi, et je lui demande : « peut être pourrions nous descendre. Votre présence ici me déconcentre. Je n'arrive pas à avoir les idées claires.» Crazy - Gnarls Barkley Le regard qu'elle me jette en dit long, je suis un homme dangereux, je suis un risque pour sa santé, voilà ce qu'elle pense. Non, non ! Je vois dans son regard qu'elle à envie de fuir. Je ne veux pas qu'elle ait peur de moi. Je l'aime trop, sans doute plus que je ne le devrais. Je lui tends la main mais elle est hésitante à la prendre, effrayée. «Je ne vais pas vous faire de mal Anastasia, s'il vous plaît» je négocie avec elle posément. Elle prend ma main, et le courant familier passe à nouveau entre nous. Je la guide vers la sortie et décide de lui changer les idées. Nous prenons le couloir et je lui montre une chambre immaculée, «Si vous décidez d'accepter, ce sera votre chambre. Vous pourrez la décorer comme bon vous semblera.» Elle semble surprise. «Comment ça ma chambre ? Vous pensez que je vais venir habiter ici ?» Elle est horrifiée. Je le voudrais si elle acceptait ma proposition, mais je dois abaisser mes prétentions.
  • «Peut être pas tout le temps, mais au moins du vendredi jusqu'au dimanche,» j'affiche une tête de représentant de commerce en train d’essayer de fourguer sa marchandise. «Vous voulez que je dorme dans cette chambre?» «Bien sûr» «On ne dormira pas ensemble ?» «Non. Pas avec moi. Je vous l'ai déjà dit; je ne dors avec personne. Sauf bien sûr avec vous quand vous êtes complètement ivre,» Mécontente, elle pince fortement ses lèvres. «Où dormez-vous ? » « Je dors en bas dans ma chambre. Descendons, je suis sûr que vous avez faim. » « Pas vraiment, j'ai perdu l'appétit. » Je ne supporte pas qu'elle ne mange pas. « Vous devez manger Ana, » je la gronde gentiment tout en prenant sa main. Nous descendons. Quand nous entrons dans le salon elle se tourne vers moi et ne dit rien. Le regard qu'elle me lance est affolé. Je ne veux pas qu'elle ait peur. « Ecoutez Anastasia, je sais que ce que je vous propose est inhabituel. Sans doute est-ce une voie obscure pour vous. Alors s'il vous plaît réfléchissez-y. Comme vous avez signé un accord de confidentialité vous pouvez me demander ce que vous voulez. Je suis prêt à répondre à toutes vos questions. » Je l'emmène jusqu'au coin cuisine et lui désigne un tabouret. « Asseyez-vous. » Elle me je jette un regard de défi mais s'assied.
  • « Vous avez parlé d'autres papiers, de quoi s'agit-il ? » elle reste dans le sujet. « C'est un contrat qui fixe les limites Anastasia. J'ai les miennes et je dois connaître les vôtres. Il s'agit de rapports consensuels. » Elle semble perdue. « Et si... » Elle commence sa phrase en tentant de mettre de l'ordre dans ses idées, « Et si je refuse, que se passera t'il ? » « Pas de problème, » je prononce ces mots l'air indifférent alors que cette perspective me ravage. « Aurons-nous d'autres relations si je refuse ? » sa voix est calme et posée. « Non. » « Pourquoi ? » «Parce que c'est le seul genre de relation qui m'intéresse. » « Vraiment ? Pourquoi ? » « C'est comme ça.» « Je vois. Comment êtes vous devenu comme ça ? » « Y à t'il vraiment une raison pour laquelle nous sommes ce que nous sommes ? Difficile de répondre car chacun aime une chose différente. C'est ce que j'aime, ce que je veux. Voulez vous manger quelque chose ? » Elle semble étonnée mais déterminée à poursuivre la conversation nonobstant ma tentative de diversion. « Quelles sont les règles que vous voulez que je suive? »
  • « Nous regarderons le document après le diner. » Manifestement désorientée elle répond tout doucement « J’ai perdu l’appétit » Avec autorité je luis dis: « vous devez manger Anastasia. » Je me radoucie en lui demandant si elle veut un verre de vin. Elle accepte. Je rapproche la coupe de fruits, elle prend du raisin. « Depuis combien de temps êtes-vous… » Elle cherche ses mots « adepte de ces pratiques ? » J’esquisse un sourire. « Ca fait un moment. » « Y A t’il beaucoup de femmes volontaires ? » « Vous seriez étonnée. » Elle hausse les épaules ce qui me désarme une fois de plus. « S’il y en à tant que ça et sachant que je n’ai rien, mais vraiment rien à voir avec ces pratiques, pourquoi me demander cela à moi Christian ? Clairement vous pourriez faire votre choix parmi ces nombreuses volontaires. » Sa question est pleine de bon sens, je soupire. « Il y a quelque chose en vous qui m’attire irrésistiblement Anastasia. Comme un papillon est attiré par la flamme. Je vous désire intensément, je n’y peux rien, surtout maintenant que vous avez recommencé à vous mordiller la lèvre, » j’inspire profondément, j’ai la gorge nouée. « Je pense que je suis le papillon et vous la flamme Christian, c’est moi qui vais me bruler, » elle parle si bas que je ne suis pas sûr d’avoir bien entendu.
  • « Mangez ! » Elle me regarde effrontée, « Non Monsieur Grey. Je n’ai encore rien signé alors je vais encore profiter un peu de ma liberté. » Vraiment je l’aime bien. Elle négocie point par point avec moi. « Comme vous voulez Anastasia. » Elle regarde ses mains, formulant une question dans sa tête, elle semble décider que l’attaque directe est la meilleure approche. Elle me regarde droit dans les yeux et demande, « Combien de femmes? » « Quinze » « Pour de courtes ou de longues périodes ? » « Parfois longtemps » « Est-ce que vous avez déjà fait mal à certaines d’entre elles ? » « Oui. » la peur réapparait dans ses yeux. « Très mal ? » « Non. » « Allez-vous me faire mal ? » Elle ferme les yeux en posant la question. Je suis surpris, je ne veux pas lui faire de mal. « Que voulez vous dire ? » « Je veux simplement savoir si vous avez l’intention de me faire souffrir physiquement. » « Quand vous le mériterez je vous punirai et ça sera douloureux. » Elle déglutit, écarquille les yeux puis avale une gorgée de vin.
  • Elle me demande si on m’a déjà fait mal, et me rappelant l’époque avec Madame Lincoln je réponds par l’affirmative. Elle m’a fait souffrir physiquement mais je ne le dis pas à Anastasia. Je propose de poursuivre la conversation dans mon bureau et prends sa main. C’est exactement comme discuter un accord commercial et elle est une négociatrice redoutable. Quand nous entrons dans mon bureau je lui tends le contrat sur lequel sont listées les règles. Elle hausse les sourcils en voyant le nombre de pages. Obéissance En tant que dominant, je veux qu’elle obéisse immédiatement et avec enthousiasme à tous les ordres que je lui donnerai. La soumise devra accepter sans hésitation toute activité sexuelle que je jugerai opportune à l’exception des activités figurant dans la liste des limites à ne pas franchir. Sommeil La soumise devra dormir au moins sept heures par nuit. Nourriture Elle devra se maintenir en bonne santé en mangeant uniquement les aliments recommandés. La soumise ne sera pas autorisée à grignoter entre les repas. Vêtements Elle devra porter les vêtements approuvés par le dominant, à cet effet, un budget lui sera alloué pour acheter le genre de vêtements que je trouve seyants. Exercice
  • Elle devra faire du sport 4 fois par semaine, chaque session ne pourra être inférieure à une heure. L’entraineur personnel me rendra compte des progrès réalisés par la soumise. Hygiène personnelle-Beauté La soumise sera toujours propre et épilée. Elle devra se rendre dans un institut désigné par le dominant et se soumettra à tous les traitements que je jugerai opportuns. Sécurité personnelle La soumisse n’abusera pas de l’alcool, ne fumera pas et ne prendra aucune drogue. Elle ne se mettra pas en situation de danger inutile. Comportement La soumise n’aura pas de relations sexuelles avec un autre que le dominant. Elle devra adopter une attitude pudique et respectueuse en toute circonstance. Le non respect d’une règle entrainera une punition immédiate dont la nature sera déterminée par le dominant. Mes yeux ne la quittent pas du regard pendant qu’elle lit le contrat. Finalement elle redresse la tête et demande, « Qu’entendez-vous par limites à ne pas franchir ? » C’est bien, elle étudie les possibilités. « Ce sont les limites qui seront spécifiées dans le contrat. Ce que vous ne voulez pas faire et ce que je ne veux pas faire. » Elle hoche la tête.
  • « Je ne veux pas que vous me donniez de l’argent pour acheter des vêtements. Puis d’une voix presque inaudible elle ajoute « Ca me fait penser à une pute, » j’en ai le souffle coupé. « Non vous ne devez pas penser cela Anastasia ! Je veux vous gâter, vous acheter des vêtements. Lorsque vous m’accompagnerez dans des soirées, il conviendra que vous portiez des vêtements coûteux, et même lorsque vous aurez un emploi vous ne pourrez pas vous offrir les vêtements que je souhaite vous voir porter. S’il vous plait laissez-moi vous les acheter. » Elle réfléchit puis répond: « Si je ne suis pas obligée de les porter quand je ne serai pas avec vous je peux les considérer comme une sorte d’uniforme. C’est d’accord, » Puis déterminée elle ajoute « je refuse de faire du sport 4 fois par semaine, » « Non Anastasia il le faut. Vous devez être en forme pour faire ce que j’ai en tête. Croyez- moi quand je dis que c’est nécessaire. » « Pas 4 fois par semaine. Je propose 3 heures, » dit-elle très sérieusement. « Je préfère 4 » « Non ! Je croyais que nous devions négocier ? Mais vous ne me laissez pas faire. » Elle marque un point. « Bien vu Anastasia. Et si on coupait la poire en deux ? Trois heures et demi… » « Pas de discussion. Trois jours, trois heures. Il semble que vous allez me faire faire assez d’exercice comme ça. » Elle me désarme une fois
  • de plus ce qui me rend instantanément fou de désir. Je souris malicieusement avec soulagement. « Oui, d’accord, j’accepte. Je pense vraiment que vous devriez bosser pour moi. Vous êtes une négociatrice acharnée !» Je suis complètement stupéfait par cette jeune femme qui marchande avec moi, Christian Grey « l’homme de fer ». « Merci mais ça n’est pas une bonne idée, » « Voici mes limites, » lui dis-je en lui tendant la liste. LIMITES A NE PAS FRANCHIR Aucun acte impliquant le feu. Aucun acte impliquant la miction ou la défécation. Aucun acte impliquant les épingles, les couteaux, le Piercing ou le sang. Aucun acte impliquant des instruments médicaux gynécologiques. Aucun acte impliquant des enfants ou des animaux. Aucun acte qui laisserait sur la peau des marques permanentes. Aucun acte impliquant la suffocation. Aucune activité impliquant un contact direct du corps avec un courant électrique ou des flammes. Puis je lui demande s’il y à quelque chose qu’elle souhaiterait ajouter à cette liste. Elle semble confuse et perdue. « Je n’en ai aucune idée » murmure t’elle. « Que voulez vous dire? » « Je n’ai jamais rien fait de ce genre, alors je ne sais vraiment pas. » « D’accord, » je décide de l’aider, « Y a t’il des choses que vous n’aimez pas faire lors des relations sexuelles ? Je suis sûr qu’il y a des choses
  • que vous aimez et d’autres qui vous déplaisent. » Elle rougit et se tortille sur sa chaise. J’ai besoin qu’elle me le dise. Elle est trop timide. « Anastasia, vous devez parler librement avec moi si vous voulez que notre accord fonctionne, » mon ton est suppliant. Elle regarde ses doigts en rougissant, puis les triture nerveusement. « Ce n’est pas ça, » « Alors dîtes moi s’il vous plait, » le doute est en train de me tuer. Y a t’il quelque chose de mal qu’elle dissimule sur son passé ? « Je n’ai jamais eu de relations sexuelles alors je n’ai aucune idée de ce que j’aime ou pas, » ses mots prononcés d’une toute petite voix me laissent en état de choc. Je ferme les yeux. Non, ce n’est pas vrai, ce n’est pas possible. Je chuchote « jamais? » Je tente de contrôler ma fureur, j’ai du mal à respirer. Non, elle secoue la tête. « Etes-vous vierge ? ». Elle hoche la tête, elle devient écarlate. Un…Deux…Trois…Quatre…Cinq…Six…Sept…Huit…Neuf…Dix… Respire Grey. Merde ! Je suis en rage ! « Mais Putain pourquoi vous ne m’avez rien dit ? » Je hurle. Elle sursaute.
  • Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov SAVEUR VANILLE Chapitre 6 J’arpente la pièce en me passant les deux mains dans les cheveux. Je suis doublement exaspéré. Je m’arrête et demande, « Pourquoi Anastasia ? » je recommence à faire les cent pas. « Vous auriez du me dire que vous êtes vierge ! » « Je suis désolée Monsieur Grey ! Mais je n’ai pas l’habitude de signaler mon statut sexuel à toutes les personnes que je rencontre. De toute façon nous n’avons jamais abordé le sujet et je ne vois pas comment il aurait pu tomber sur le tapis, je vous connais à peine. Vous auriez voulu que je vous dise ça comment ? « Bonjour Monsieur Grey, ravie de vous rencontrer. Mon nom est Anastasia Steele et je suis vierge ! » Elle baisse les yeux, elle est à la fois énervée, déçue et vexée. D’une voix sourde elle ajoute « Pourquoi êtes vous fâché ? » Spanish Tango-Zorro
  • Je soupire. « Parce que vous en savez tellement sur moi maintenant. Et je suis fâché contre moi, pas contre vous. Je savais que vous étiez inexpérimentée, mais vierge! »Mon Dieu, je suis embarrassé. J’ouvre, referme, et rouvre ma bouche incapable de trouver mes mots. Ca m’arrive souvent avec elle. « Je viens juste de vous montrer… » Je pointe du doigt l’étage supérieur. « Oh Seigneur ! Pardonnez-moi ! Avez- vous déjà été embrassée par un jeune homme, je veux dire par un autre que moi ? » Est-ce que je suis aussi le premier à l’avoir embrassée ? « Evidemment ! » répond-elle manifestement offensée. « Mais vous êtes une très jolie jeune femme ! Aucun garçon ne vous a fait perdre la tête et ne vous a demandé... » Je suis hors de moi. « Je n’en ai rencontré aucun qui me plaise assez… Je n’ai jamais rencontré de prince charmant… » dit-elle en contemplant ses mains. Puis en me regardant de ses beaux yeux innocents et tristes elle ajoute: « Pourquoi vous me criez dessus Christian ? » Je me radoucis, « Mais non, je ne crie pas sur vous, je suis en colère contre moi, j’avais supposé… » Soudain je suis saisi du sentiment insupportable qu’elle va me filer entre les doigts, mais je ne veux pas abuser d’elle. Elle est bien plus innocente que je ne le pensais. Je murmure « Voulez vous partir ? » Elle relève la tête, « Non, sauf bien sûr si vous souhaitez que je parte » elle semble peinée. J’ai du mal à respirer.Non je ne veux pas qu’elle parte. Jamais. « Je ne veux pas… que vous partiez. J‘aime que vous soyez ici. En plus vous recommencez à mordre votre lèvre. » Timidement elle répond « Je suis désolée » « Vous n’avez pas à vous excuser Anastasia. J’ai envie de mordre cette lèvre… fort… depuis la première fois. » Je suis comme un gamin devant
  • elle. Je lui tends une main qu’elle saisit instantanément, « Venez avec moi, nous allons rectifier la situation. « Quelle situation ? » « Votre virginité. Je vais vous faire l’amour Anastasia. » « Je suis une situation maintenant ? » dit-elle interloquée. « Je ne veux rien vous imposer bien sûr, si vous ne voulez pas nous ne le ferons pas. » « Je croyais que vous ne faisiez jamais l’amour, que vous baisiez brutalement ? » Décidément ses remarques percutantes me désarment et font redoubler mon désir. Je lui décroche un sourire salace et fiévreux. « Je vais faire une exception à la règle ou peut être combiner les deux. Je veux vous faire l’amour Ana, tout de suite ! Vous n’imaginez pas combien je vous désire, combien je vous veux depuis le jour ou vous avez atterri à quatre pattes dans mon bureau. » Je ne veux pas qu’elle croit pour autant que je suis un gars romantique. Elle doit être informée de ce que je veux et de ce que j’espère. « Je ne fais pas dans les fleurs et les cœurs et ceci n’est pas une déclaration d’amour mais le début de votre initiation. Je veux que notre accord marche et j’espère que vous le souhaitez aussi.» Elle rougit jusqu’à la racine des cheveux. « Mais Christian, je n’ai rien fait de ce que vous exigez dans votre liste de règles et je ne sais pas ce que je dois faire pour vous satisfaire. Je ne sais pas si je suis… capable de faire ce que vous voulez, ce dont vous avez besoin… » Elle baisse les yeux.
  • « Oh vous êtes plus que capable de faire ce que je veux. Ce soir on se fout des règles, putain j’en ai envie et vous aussi, je le sais sinon vous seriez déjà partie depuis longtemps ! » Sa respiration haletante confirme mes soupçons. « S’il vous plaît Anastasia, laissez moi vous faire l’amour. Passez la nuit avec moi. » Je lui tends la main en espérant qu’elle va dire « oui ». Elle a l’air stupéfiée, choquée, impatiente mais incapable de faire le moindre mouvement. Pour la convaincre de mon désir, je la prends dans mes bras et la serre contre moi. Sa proximité est enivrante, grisante. Je suis submergé de désir alors que je passe mes doigts dans ses cheveux puis descends le long de sa nuque. Par timidité, elle baisse ses jolis yeux. Je veux voir ses yeux ! J’attrape ses cheveux d’une main et brusquement je les tire en arrière l’obligeant à redresser la tête et à me regarder dans les yeux. Je veux qu’elle y lise l’intensité de mon désir. Je vois qu’elle me désire aussi. Nous nous regardons fixement. Elle mordille distraitement sa lèvre et je me penche vers sa bouche. Je suce sa lèvre puis la mordille doucement, elle gémit. Je l’embrasse, ma langue envahit sa bouche, sa langue vient à la rencontre de la mienne et nous restons ainsi un long moment perdus l’un dans l’autre. Je presse mon sexe en érection contre son corps, je n’en peux plus. « S’il vous plait Anastasia, laissez moi vous faire l’amour. » Elle murmure « oui ». Mon cœur bat à tout rompre et je ferme les yeux. Quand je les rouvre, ils expriment tout ce que j’éprouve : désir, besoin, obscénité et lubricité...pour elle.
  • Je prends sa main et sans la quitter du regard je la conduis à ma chambre. C’est une grande pièce dont les fenêtres vont du sol au plafond permettant une vue imprenable sur la ville de Seattle. Ma chambre est ultra moderne, les murs sont entièrement blancs et les meubles bleu clair. J’ai un lit en bois flotté gris avec quatre colonnes et sans ciel de lit. Sur les murs il y a un tableau représentant l’océan. Elle regarde distraitement mais tremble comme une feuille. Sa respiration est courte et rapide comme celle d’un petit animal effrayé. Je veux qu’elle se détende, qu’elle se sente bien. Je lâche sa main et retire ma montre puis la pose sur la commode. J’ôte ma veste et la pose sur une chaise avec soin, lentement. Elle ne me quitte pas des yeux. Je vais continuer comme ça, je sais combien cela la bouleverse. Elle regarde ma chemise en lin blanc puis mon jean. Ses yeux parcourent mon torse jusqu’à mes cheveux. Je laisse ma chemise pendre hors de mon jean, nos regards se croisent. Je me baisse pour enlever mes converse puis j’ôte mes chaussettes très lentement. Elle me dévore des yeux. Je me redresse et la regarde tendrement. Je dois me souvenir d’une chose importante : je ne veux pas la heurter pour sa première fois. « Bien sûr vous ne prenez aucun moyen contraceptif n’est-ce pas Anastasia ? » En rougissant elle répond par la négative. J’acquiesce, c‘est bien ce que je pensais. Je lui demande si elle préfère que je baisse les stores, elle répond que ça lui est égal. Elle est extrêmement tendue. Je pense qu’elle n’aurait pas répondu autrement si je lui avais demandé de faire l’amour sur le balcon. Elle ajoute: «je croyais que vous ne laissiez personne dormir dans votre lit ? »
  • Mais j’ai bien d’autres choses en tête et dormir est la dernière de mes préoccupations. « Je ne pense pas que nous allons dormir » dis-je en lui jetant un regard moqueur. Elle inspire profondément. C’est maintenant ou jamais. L’attente n’a que trop durée et je suis prêt à exploser. Je marche vers elle, je sens son excitation et son désir. Je plonge mon regard dans le sien. Elle est l’incarnation de la beauté innocente. Je décide de la déshabiller en commençant par sa veste, lentement, mes yeux toujours plongés dans les siens. « Savez-vous à quel point j’ai envie de vous Anastasia ? » toutes ses défenses s’effondrent devant moi. Je ne suis qu’une onde de désir pour cette fille superbe. Je me noie dans ses magnifiques yeux bleus puis me penche pour l’embrasser lentement. Mes lèvres deviennent plus exigeantes, plus fermes. Elle s’abandonne complètement. Je suis totalement, absolument et désespérément accro à elle. En proie au désir le plus violent j’ai envie de caresser sa joue, ses lèvres, son cou. Je m’entends murmurer « tu n’imagines pas à quel point j’ai envie de te faire l’amour. » Je dépose de légers baisers sur son menton, ses lèvres son cou et elle ferme les yeux. Je retire son chemisier. Elle est debout devant moi dans un soutien gorge bleu ciel et un jean noir, elle me parait encore plus belle et plus innocente que la vénus de Botticelli. Sa peau est si pâle et si douce que j’ai envie de toucher et d’embrasser chaque centimètre de son corps. Elle me regarde timidement, les yeux grands ouverts, haletante.
  • Je caresse ses cheveux châtains et murmure: « J’aime les brunes. » Je caresse ses joues ressentant à nouveau le courant familier. Son désir est palpable. Je prends son visage entre mes mains et je l’embrasse passionnément, forçant ses lèvres, ma langue prenant possession de sa bouche. Timidement, sa langue vient à la rencontre de la mienne. Je gémis. Ma main descend le long de son dos je l’enlace et l’attire plaquant son corps contre le mien. Je continue mon exploration caressant et malaxant ses fesses, elle laisse échapper un gémissement de plaisir. Je bande si fort que mon sexe cherche à se faire la malle. Je l’embrasse encore, elle agrippe vigoureusement le haut de mes bras. Bien que le contact physique soit une limite à ne pas franchir pour moi, j’ai à peine le temps d’y réfléchir que ses mains caressent déjà mes cheveux puis descendent explorer chaque contour de mon visage. Mon désir est à son comble et je la pousse vers le lit. Elle est debout, dos au lit et j’entreprends l’exploration de son corps caressant son buste puis ses hanches. Je me mets à genoux, agrippe ses hanches puis fait courir ma langue autour de son nombril. Je dépose de petits baisers le long de son ventre. S’abandonnant au plaisir elle agrippe mes cheveux et tire dessus, je trouve sa réaction infiniment érotique. Je ne la quitte pas du regard, elle ferme les yeux, étire sa tête en arrière en gémissant ce qui a pour effet d’accroitre un peu plus mon désir. Je me penche et entreprend de délacer puis de retirer ses converse l’une après l’autre. Lentement j’enlève ses chaussettes sans la quitter des yeux. Mes mains remontent le long de ses cuisses. Je défais le bouton de son jean et tire lentement sur la fermeture éclair. J’insinue mes mains dans son pantalon et d’un geste lent je fais descendre son jean le long de ses hanches. Sa respiration s’accélère, ses yeux bleus étincellent. J’ôte son jean puis caresse ses jambes nues.
  • J’agrippe ses hanches et approche mon visage de son sexe en inhalant son odeur. Je lui dis combien elle sent bon. Son intimité est enivrante. Je l’allonge sur le lit puis j’attrape son pied et je passe mon ongle sur la cambrure. Elle se redresse pour me regarder, je lui souris puis fais courir ma langue le long de la cambrure sans la quitter des yeux. Elle gémit et retombe sur le lit en râlant. Je pourrais la faire jouir juste comme ça, je trouve cela drôle. Elle est vraiment prête. Mes mains caressent lentement ses jambes. Elle ne porte plus que sa culotte et son soutien gorge. C’est vraiment une jolie fille, timide et innocente. Je murmure:« Anastasia, tu es superbe. J’ai hâte d’être en toi.» Elle est complètement sous mon emprise et je suis dépendant d’elle. Je lui demande de me montrer comment elle se fait jouir. A ma grande surprise elle répond qu’elle n’a jamais fait ça. Encore une chose qu’il faudra lui apprendre, je suis stupéfait et ravi. Je défais mon jean. J’attrape ses chevilles et d’un coup sec écarte ses cuisses puis me glisse entre ses jambes. Je les maintiens pour lui faire comprendre qu’elle ne doit pas bouger, « ne bouge pas Ana, » et je la dévisage avec passion. Je commence par embrasser l’intérieur de ses cuisses et remonte jusqu’à sa petite culotte. Elle se tortille sous moi. « Oh bébé, il va falloir apprendre à te tenir tranquille » je dépose maintenant une multitude de baisers sur son ventre et enfin ses seins. Elle agrippe les draps lorsque j’abaisse une première bretelle de son soutien gorge libérant un sein qui se dresse sous mon nez, je le prends dans ma main. J’opère de la même manière avec la seconde bretelle. Mes mains caressent à présent ses deux seins, je sens les mamelons durcirent sous mes doigts. Je me penche et passe ma langue sur un sein puis je souffle très doucement dessus. Je fais rouler l’autre mamelon entre mon pouce et mon index.
  • La pensée qu’elle n’a aucune expérience me donne une idée. J’ai soudainement envie de la faire jouir comme ça, sous mon contrôle. Je veux qu’elle connaisse son premier orgasme, le tout premier sous mes caresses. Je murmure: « je veux te faire jouir comme ça. » Elle est haletante, le souffle court. Je caresse, embrasse, aspire ses tétons. Ma langue et mes doigts ne leur laissent aucun répit. Elle renverse sa tête en arrière et me supplie en gémissant « S’il te plaît Christian… » « Laisse venir bébé, jouis pour moi ! » je referme mes lèvres autour d’un mamelon et j’aspire frénétiquement tandis que mon pouce et mon index continuent leur assaut sur l’autre téton. Elle se cambre sous mes caresses, son orgasme ondule à travers tout son corps si violemment que je m’empare de ses lèvres et l’embrasse profondément, étouffant ses gémissements dans ma bouche. Mes mains caressent ses hanches et ses seins. Elle est très réceptive ce qui me ravie mais il va falloir lui apprendre à se contrôler et je sais maintenant que je vais adorer lui enseigner à le faire. Je glisse mes doigts sous la dentelle de sa culotte. Mon index et mon majeur s’insinuent en elle, je presse la paume de ma main contre son clitoris. Elle est trempée, si prête que j’ai hâte de la pénétrer enfin. Je lui arrache sa culotte puis j’enlève mon jean et mon caleçon libérant mon sexe en érection. A sa vue elle écarquille les yeux. Mes doigts la pénètrent à nouveau. « Tu es incroyablement trempée Ana ! Mon Dieu ! J’ai envie de te prendre, maintenant ! » Son regard rivé sur mon sexe exprime à la fois du désir et de la peur. Je l’apaise en lui expliquant qu’elle aussi s’agrandit.
  • Je veux être sûr qu’elle a envie de moi, qu’elle a envie de faire l’amour avec moi. Je la veux et je veux qu’elle me désire. C’est maintenant qu’elle va sauter le pas, avec moi. Je la veux tellement, mon désir est si fort que j’en ai mal ! « Es tu sûre Ana ? Veux-tu vraiment le faire ? » « Oui Christian. S’il te plaît ! Ne me demande pas de te supplier… » Je relève ses jambes, je déchire l’emballage du préservatif, pince le bout et le déroule sur mon sexe. Mes yeux brûlants sont plongés dans les siens, « Maintenant je vais te baiser bébé, brutalement… » et d’un coup de rein je m’enfonce profondément en elle. Elle crie. Mon sexe transperce son hymen, c’est une première pour moi. Aussitôt, je ressens un sentiment inconnu, elle m’appartient corps et âme et je ne peux pas, je ne vais pas la lâcher. Elle est à moi et à personne d’autre. Tout mon être la revendique, je veux l’aimer, lui faire l’amour, la baiser parce qu’elle est à moi. Je stoppe et attends qu’elle s’habitue à ce corps étranger qui l’envahit. Je ressors lentement, la regarde, elle acquiesce, prête à me recevoir. Je m‘enfonce à nouveau. Elle gémit doucement, son corps m’accepte. Je stoppe et la regarde encore une fois. Elle en veut d’avantage, je le vois. Je lui demande : “Encore ?” « Oui, oui !”. D’un coup de rein je m’enfonce profondément en elle en un va et vient d’abord lent puis j’accélère et la pilonne à un rythme acharné, la déclarant mienne, complètement, totalement, définitivement. Ses hanches viennent à la rencontre de mes coups de reins s’adaptant à ma cadence et nous trouvons notre rythme. Je caresse son visage, ma
  • bouche s’empare de la sienne, l’envahit, ce soir je ne fais pas de quartier. Je la veux de toutes les manières possibles. Nos corps s’accordent parfaitement, inondés de sueur, recevant, donnant, ivres de désir et de sexe. La tension monte d’un cran et je sens son corps se raidir de plaisir. Je grogne « Laisse venir bébé ! » et nous jouissons ensemble. « Oh Ana ! » je crie son nom en m’effondrant sur elle. Nos cœurs battent à tout rompre, mon souffle est tout aussi irrégulier que le sien. Je l’embrasse en me retirant. Elle grimace. Je lui demande si je lui ai fait mal. Elle rougit en mordillant sa lèvre. « Réponds- moi Ana. » D’un doigt je caresse cette lèvre qu’elle mordille. « Jamais…jamais…je ne me suis…sentie aussi bien » murmure t’elle timidement. Je souris et sans pudeur je demande: « Tu le referas ? » « Sans hésitation Christian » « Vraiment ? » Je suis ravi. Je la taquine gentiment “Quelle petite créature exigeante tu es Ana ! » Je lui demande de se mettre sur le ventre et lui dégrafe son soutien gorge. Je caresse sa peau superbe. Elle remarque que j’aie gardé ma chemise et me questionne. Je ne veux pas qu’on me touche mais je ne veux pas lui parler de tout le bordel que je trimballe. Je retire ma chemise en restant allongé dans son dos. Je murmure à son oreille: « Alors comme ça miss Steele, vous voulez que je vous baise encore. » J’effleure ses hanches et ses seins, puis ma main s’immobilise sur son sexe. Je dépose une trainée de petits baisers sur son oreille et dans sa nuque. Je n’en ai pas fini avec elle.
  • Je murmure à son oreille que je vais la prendre par derrière. Je mets un préservatif puis je relève sa jambe et la pénètre doucement. D’une main je la plaque contre mon corps pour qu’elle ne puisse pas bouger et je commence un va et vient délibérément lent, la déclarant mienne à chaque poussée: « Tu…es…à…moi… » Je veux l’imprégner de mon odeur, la tatouer avec mon corps, la marquer avec mon sexe parce qu’elle est à moi. Avec mon pouce je caresse son clitoris tout en continuant mon lent va et vient. D’une voix douce je demande « Tu aimes ça ? » Elle répond d’un gémissement. Je glisse mon pouce dans sa bouche, je veux qu’elle se goûte. Elle suce mon doigt énergiquement. Un nouveau désir monte en moi « Je veux te baiser la bouche Ana et je le ferai bientôt. » Je continue mes pénétrations lentes, cette torture exquise la rend folle. Elle est prête à partir mais je ne veux pas qu’elle jouisse maintenant. J’en veux plus, je veux rester en elle. « Doucement bébé… pas tout de suite… » Elle me supplie: « Christian…s‘il te plait. » « Non bébé, je veux que tu aies mal. Si mal que demain à chaque pas tu te souviendras que j’étais en toi ! » Elle gémit « Oh s’il te plaît je n’en peux plus! » « Que veux- tu bébé ? Dis- moi Ana.» Elle crie: « Je te veux Christian ! » C’en est trop. J’accélère le rythme, vite, vite, de plus en plus vite jusqu’à l’explosion. Je crie « Tu. Es. A. Moi » puis je m’effondre le visage dans ses cheveux.
  • « Putain Ana ! » je suis rassasié. C’est ma première baise vanille et c’était bien mieux que ce que j’imaginais. Cette fille va causer ma perte, elle est si captivante, si innocente, si paisiblement endormie dans mes bras, épuisée. Elle l’a fait. Elle a franchi le pas avec moi. J’ai conquis son corps et son âme. Elle est épuisée et elle m’appartient. Je la regarde dormir, si sereine. Des émotions inconnues me submergent. Elle est à moi ! Complètement. Je ne peux plus la laisser partir maintenant parce qu’elle m’appartient. Ses mains me cherchent. Je les attrape et les prend dans les miennes. Je ne sais pas pendant combien de temps je la regarde dormir. Puis, finalement, la tristesse m’envahit. Elle est si innocente, est elle prête pour affronter mon monde ? Je suis submergé d’émotions diverses. Tu veux la salir ! Hein c’est ça que tu veux ! Tu veux la pervertir ? C’est le bordel dans ma tête. Jamais je ne me suis mis dans un état pareil. Pour personne. Jamais ! Doucement je repose ses bras sur le lit. Je la recouvre avec la couette puis j’enfile le bas de mon pyjama et à pas feutrés je quitte la chambre. Je vais dans le salon et m’assieds au piano. Distraitement je commence à jouer un morceau aussi triste que moi. Je joue le même morceau encore et encore, la mélancolie ne me quitte pas. Je sens sa présence avant même de la voir. Elle est là, debout à la porte. Je cesse de jouer. « Je suis désolée Christian...je… je ne voulais pas te déranger. » « C’est moi qui te dois des excuses, je t’ai réveillée. » je la gronde gentiment: « Tu devrais être au lit. » Elle me demande ce que je jouais « C’est une transcription par Bach d’un concerto pour hautbois, on l’appelle le Marcello du nom de son
  • auteur. » Elle veut savoir depuis combien de temps je pratique le piano. « Depuis l’âge de 6 ans. » Je la regarde « Comment te sens-tu ? » elle répond qu’elle va bien. « Viens, » je prends sa main et la raccompagne jusqu’à la chambre. Je soulève la couette laissant apparaître une tâche de sang. La preuve irréfutable de sa virginité perdue macule mes draps blancs. Elle rougit et baisse les yeux. Je souris, j’imagine que demain madame Jones, ma gouvernante, va avoir de quoi cogiter. Je demande à Anastasia de se recoucher et je m’allonge à côté d’elle. Pour elle, je fais encore une entorse à mes règles, et c’est bizarre mais j‘en suis tout heureux. Je me couche en cuillère contre elle et tout en lui caressant les cheveux je murmure « Dors bébé, dors » et nous fermons les yeux. C’est la première fois depuis très très très longtemps que je m’abandonne à un sommeil profond et paisible.
  • Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov LES PRESENTATIONS CHAPITRE 7 Je me réveille alors que le soleil rayonne déjà dans ma chambre. Ce qui m’a vraiment réveillé c’est l’absence d’Anastasia dans mon lit. Je m’assieds. Est-elle partie sans rien dire ? Où pourrait-elle aller ? Je regarde autour de moi et je vois ses vêtements. Je pousse un soupir de soulagement. Comment ai-je pu m’habituer à sa présence dans mon lit alors que nous n’avons dormi que deux fois ensemble ? C’est étrange mais je n’ai pas rêvé de la pute camée ni de son mac, je n’ai pas fait de cauchemar, aucune des deux fois, est-ce un hasard ? Je me sens tellement bien, détendu et heureux. Merde ! Je l’ai déjà dans la peau.
  • Il faut que je me lève, j’ai trop envie de la voir et de la prendre dans mes bras. J’enfile juste mon pantalon de pyjama car j‘ai dormi avec mon tee-shirt. Je la trouve dans la cuisine. Elle prépare le petit déjeuner. Mon ipod est planté dans sa poche, les écouteurs sont enfoncés dans ses oreilles et elle cuisine tout en dansant. La scène est incroyablement joyeuse. Je suis amoureux. Lentement je me dirige vers un des tabourets de bar et m’assieds en la regardant. Elle est complètement inconsciente de ma présence. Elle porte un de mes tee-shirts. Elle s’est fait deux tresses ce qui lui donne un air encore plus juvénile et innocent. Cette vision d’elle dansant en fouettant les œufs me donne un sentiment de confort domestique… Bizarrement, sa présence dans ma cuisine, les pieds nus, avec ces putains de tresses et sa pétulance me fait du bien. Quand elle me voit elle s’immobilise, pétrifiée et rougit. Elle déglutit et ôte les écouteurs de ses oreilles. Sa réaction d’enfant me touche et je souris bêtement. « Bonjour Mademoiselle Steele. Vous semblez très en forme ce matin. » Mon ton est un peu sec, je suis déçu qu’elle ne soit pas complètement exténuée par nos ébats de la veille. Elle bredouille « J’ai super bien dormi, » en se retenant de sourire. Donc j’ai raison, elle n’est pas fatiguée ! « Je ne vois pas pourquoi, » dis-je en pensant combien mon sommeil a été paisible, «Moi aussi j’ai bien dormi après être retourné me coucher. »
  • « Est-ce que tu as faim ? » me demande-t-elle. Je suis submergé par des émotions d’une incroyable intensité dont j’ignorais l’existence et que je suis incapable d‘identifier. Cette gamine innocente, pieds nus, vêtue de mon tee-shirt me pose une question simple et ça me bouleverse. Elle a fait naître en moi tout un tas de sentiments inconnus qui surgissent pour un oui ou un non : un de ses regards, une de ses questions ou un simple frôlement. Il y a quelque chose en elle qui me pousse, m’élève, m’entraîne… mais quoi ? Je parviens à répondre : «Oui, je suis affamé. » en la regardant intensément, le message est clair : j’ai faim… d’elle. Elle pige instantanément et rougit. « Des oeufs au bacon et des pancakes ? » « Ca sera parfait Mademoiselle Steele » Elle regarde autour d’elle un peu troublée « Euh, je ne connais pas ta cuisine. Où sont rangés les sets de table ? » Je souris, « je vais m’en occuper pendant que tu prépares le petit déjeuner. Est-ce que tu veux que je mette de la musique pour que tu puisses continuer à euh… à danser ? » Elle passe d’écarlate à pourpre en regardant ses doigts. Puis pour se donner une contenance elle entreprend de battre les œufs avec une énergie peu commune. C’est à la fois amusant et super sexy à regarder. Je me rapproche, saisis ses nattes dans ma main, mon désir monte et ce ne sont pas ses deux tresses qui vont la protéger. Je chuchote à son oreille : « J’adore les tresses mais elles ne te protégeront pas de moi.»
  • Je sais que je suis un danger pour elle. Elle soupire en cessant de battre les œufs. « Comment aimes-tu tes œufs ? » me demande-t-elle sèchement. « Bien fouettés, » je lui décroche un petit sourire narquois. Je trouve le tiroir dans lequel madame Jones range les sets de table et j’en place deux sur le bar. Je la regarde en biais, elle retourne le bacon sur le grill et verse les œufs. Bon sang ça m’excite d’avoir ma nana dans ma cuisine ! Je sers deux verres de jus d’orange et me prépare un café. « Anastasia veux-tu un thé ? » « Oui s’il te plait si tu en as. » Au moment où je prends un sachet dans le placard, je la vois plisser les yeux. « Tu savais qu’on allait conclure n’est ce pas, c’était prévu ? » « Tu crois ? Je ne suis pas certain que nous ayons conclus quoi que ce soit Miss Steele. » Mon contrat est toujours en négociation, rien n’est signé, nous avons simplement réglé le problème de base. Il y a encore tant de choses que je souhaiterais préciser. Les négociations sont toujours en cours. Elle semble troublée par ma remarque mais ne dit rien. Elle prend le sirop d’érable dans le réfrigérateur. En se retournant elle me voit, juché sur un tabouret. Je l’attends. « Anastasia » je lui désigne un tabouret. « Christian » elle s’assied en grimaçant. Cette réaction me remplit de joie. Oui bébé, j’étais là et je t’ai prise et maintenant tu es à moi ! Je
  • n’ai jamais éprouvé un tel sentiment de possession auparavant. C’est encore une première pour moi. « Tu as très mal ? » Elle rougit et baisse les yeux. Mon Dieu, pourquoi sa réaction est elle aussi troublante ? Je suis son premier et je serai le seul. Aucun autre ne la possèdera, c‘est hors de question. Elle semble irritée par mon indiscrétion et répond « Et bien Monsieur Grey, je n’ai aucun élément de comparaison, » elle se radoucit « tu veux t’excuser ? ». Elle est adorable, sexy et mutine, et elle est à moi. J’essaye de contenir un sourire mais c’est impossible. « Non pas du tout, seulement je me demandais si nous allions pouvoir continuer ta formation de base. » Je suis infoutu de dissimuler mon désir. « Oh ! » sa fourchette reste suspendue, elle me regarde stupéfiée, le souffle coupé, immobile. Mon Dieu je ne me lasserai jamais de ses réactions surprenantes. D’un ton cajoleur je lui demande de manger, mais elle a faim d’autre chose. Elle me veut. J’aime faire monter le désir, car le résultat final est bien plus jouissif. « C’est délicieux » mon petit sourire indique que je ne parle pas que de son omelette. Elle picore, les yeux posés sur moi, mordillant distraitement sa lèvre. Argh ! « Anastasia, arrête de mordiller ta lèvre. C’est très troublant. Comme je sais que tu ne portes rien sous mon tee-shirt, je suis doublement troublé. »
  • Elle libère sa lèvre. Elle fait infuser son sachet de thé. Sans quitter sa tasse des yeux, elle me demande d’une voix haut perchée preuve de son trouble : « Hmm, qu’entends tu par entraînement de base ? » Sa respiration s’accélère bien qu’elle veuille paraître détachée et nonchalante. La tension monte entre nous. Elle croise ses jambes en les serrant l’une contre l’autre. Elle essaye de contenir son désir naissant. Je lis dans son corps comme dans un livre ouvert. Depuis deux jours j’ai appris à le connaître, j’adore ça. Elle essaye de rester calme et naturelle en portant sa tasse à ses lèvres. Elle ferme brièvement les yeux pour tenter de se calmer. Elle souffle doucement sur son thé et lorsqu’elle porte à nouveau la tasse à sa bouche je me décide à parler. « Et bien comme tu as mal, je pensais que nous pourrions travailler l’oral. » Elle avale son thé de travers ! Elle se tourne vers moi, ses beaux yeux bleus écarquillés, bouche bée. Sa réaction m’excite au plus haut point. Je lui tapote dans le dos jusqu’à ce qu’elle cesse de s’étouffer et lui passe son verre de jus d’orange. Je ne sais pas ce que je dois comprendre à la voir s’étouffer de la sorte. Est-ce qu’elle veut partir ou rester ? J’espère qu’elle va rester mais cela doit être son choix. « C’est le programme si tu décides de rester Ana. » Elle essaye de lire sur mon visage mais je ne veux rien laisser paraître de mes souhaits. Elle me plaît tant que je ne veux pas l’influencer. Je la veux. Je suis un égoïste mais pas quand il est question d’elle. Cela doit être sa décision, prise librement, sans manœuvres de ma part. Je le lui dois. Elle semble énervée par mon visage impassible sur lequel elle ne peut rien deviner.
  • Elle ferme les yeux un bref instant puis les rouvre. Finalement elle parle: « J’aimerais rester aujourd’hui Christian. Du moins si tu es d’accord. » Elle fait une courte pause et ajoute « mais je dois aller travailler demain. » « A quelle heure dois-tu être au boulot ? » « A 9 heures. » « Je peux te déposer ». Elle fronce les sourcils. « Je dois rentrer chez moi ce soir afin de changer de vêtements. » Je n’ai pas envie qu’elle parte surtout pour une histoire de fringues. On peut faire venir ses vêtements ici. Je peux envoyer Taylor les lui chercher si elle le souhaite. « On peut aller t’acheter des fringues » Je n’ai pas envie qu’elle parte ce soir. J’ai besoin d’elle ici. Je veux qu’elle reste ici. Bon sang mais qu’est-ce qui m’arrive ? Elle a entendu mais je vois que quelque chose d’autre la préoccupe. La voilà qui emprisonne encore sa lèvre avec ses dents. Ca me déconcentre. J’attrape son menton et tire dessus pour qu’elle libère sa lèvre. Je sais que quelque chose la contrarie. Je veux savoir ce que c’est. « Qu’est-ce qu’il y a ? » Elle ferme les yeux et répond : «Je dois rentrer chez moi ce soir. » Cette perspective me déplaît. Je déteste qu’on me contredise. Ceci dit elle n’a pas signé le contrat de soumission donc je ne dis rien. Je sers les dents pour dissimuler ma colère et mon malaise. « D’accord comme tu veux. » Puis d’un ton sec je lui ordonne de manger son petit déjeuner. Mais elle ne mange pas. De toute façon elle mange
  • très peu et ça me tracasse. Je lui rappelle qu’elle n’a rien mangé hier soir. Il faut qu’elle prenne son petit déjeuner. « Je veux que tu finisses ton petit-déjeuner. » Je ne supporte pas qu’on gaspille la nourriture, c’est plus fort que moi, il y a tant de gens qui crèvent de faim dans le monde. J’ai été l’un d’entre eux. « Mais c’est quoi cette obsession de la bouffe ? » Elle est énervée. Je grimace, mes traits se durcissent. « Je n’aime pas qu’on gâche la nourriture Anastasia, ça m’insupporte alors mange maintenant ! » Elle regarde son assiette et commence à manger, très lentement. Je suis content qu’elle fasse un effort, ça me décontracte. Parfois elle se comporte comme un bébé. Mais je suis heureux qu’elle n’ait pas enduré ce que j’ai vécu, qu’elle n’ait jamais eu faim. Je termine avant elle et je la regarde manger. Quand elle a terminé je retire son assiette. Je lui dis que puisqu’elle a cuisiné le petit déjeuner je vais débarrasser la table. Quand je suis avec elle, je me surprends à faire des choses que je ne fais jamais et débarrasser la table n‘est vraiment pas mon genre. « Quand j’aurai terminé nous irons prendre un bain. » Son téléphone sonne et elle répond d’un timide « salut » puis se dirige vers le balcon pour discuter en privé. Je lui jette un regard d’aigle, la jalousie s’empare de moi. Est-ce que c’est le photographe ? Ou le connard du magasin ? Je plisse les yeux. Je ne partage pas ! Puis je l’entends dire « Kate. » C’est la coloc ! Je soupire de soulagement. J’aimerais être sûr qu’elle ne parle pas de nous deux. Je continue de m’affairer en cuisine. Elle revient après avoir terminé. Elle a l’air embarrassé. Elle veut partir ?
  • « Euh Christian. Est-ce que le contrat de confidentialité couvre tout ? » Qu’est-ce qui la chagrine? Je range le thé dans le placard tout en lui demandant « Pourquoi ? » puis je me tourne vers elle afin de lui accorder toute mon attention. « Parce que… » Elle soupire, « J’ai quelques questions… » Elle baisse les yeux à présent, « à propos du sexe, et j’espérais pouvoir les poser à Kate. ». Elle triture ses doigts. Mon regard s’adoucit et gentiment je lui réponds, « Tu peux me les poser à moi Ana. » Je veux être son seul professeur. C’est comme ça, je n’y peux rien. « Christian, je ne peux pas… je veux dire, sans vouloir te vexer… » Elle a le regard dans le vague. « Tu es trop impliqué. Je voudrais juste poser des questions d’ordre technique. » Et très vivement elle ajoute : « Je ne parlerai pas de la chambre rouge de la douleur. » Je suis scotché. Je n’ai jamais songé à ma salle de jeux comme à un lieu de souffrance. « La chambre rouge de la douleur ? C’est ce que tu penses ? Il s’agit surtout de plaisir Anastasia, crois moi. » Elle a des à priori qu’il faudra tempérer. Durcissant le ton j’ajoute : “En outre, ta coloc s’envoie en l’air avec mon frère. Je préfèrerais vraiment que tu t’abstiennes de l’interroger. » Je n’ai pas du tout envie que Kate se précipite pour raconter à Elliott que nous avons un accord Ana et moi. J’entends que ma vie privée reste privée y compris pour ma famille. Ana rebondit sur le sujet et demande : « Est ce que tes proches sont au courant de … de tes… penchants… ?
  • « Non. Bien sûr que non ! Ca ne les regarde pas. » Je me plante devant elle. Si elle a des questions, je veux être le seul à y répondre. Je veux être son seul professeur, son seul maître et son seul amoureux. Je caresse son visage, elle baisse les yeux. Je veux voir ses beaux yeux, je veux y lire ce qu’elle pense. J’appuie sous son menton la forçant à redresser la tête. Je veux l’obliger à me regarder dans les yeux. Je veux que nous soyons à nouveau connectés l’un avec l’autre. « Que veux-tu savoir Anastasia ? » Elle se dandine. Elle murmure tout bas : « Rien de précis pour le moment » « En ce cas je vas te poser une question. Pour toi, c’était comment la nuit dernière ? ». Je veux le savoir. Il faut que je le sache, je le veux, je le veux, je le veux. Elle est ma première vierge. Ma première vanille. La première dans mon lit. La première qui dort avec moi. La première dans mon hélicoptère. Elle est beaucoup de premières pour moi et je veux savoir ce qu’elle éprouve pour moi. Ca me démange de savoir… en même temps ça m’angoisse. Mes yeux brûlent de curiosité. Elle chuchote : “C’était bon”. Sa réponse m’enchante. J’ai envie de sourire mais je m’abstiens. “Pour moi aussi c’était bien, je n’avais jamais pratiqué le sexe vanille auparavant. En fait, c’est bien plus agréable que je ne le pensais, mais c’est peut être parce que j’ai découvert ça avec toi. » Mes doigts caressent son menton et s’immobilisent sur sa lèvre inférieure. Elle a le souffle court. J’ai envie d’elle, je la veux, tout de suite ! « Viens, on va prendre un bain. » je l‘embrasse. Je sens son désir naissant. Notre baiser se fait plus intense. Woah. Il faut que je la baise. Je prends sa main, “Viens avec moi. S’il te plait…”
  • Je la conduis dans ma spacieuse salle de bains et lâche sa main juste le temps d’ouvrir l’eau pour remplir la grande baignoire. Ce n’est pas une baignoire ordinaire, elle est très profonde et en forme d’œuf. Très design. Je verse de l’huile parfumée. Je me redresse et la regarde les yeux impatients. Une fois de plus elle regarde le sol, trop timide pour soutenir mon regard de braise. Qu’est ce qu’elle est désirable ! « Anastasia. » je lui tends la main. Elle est à la porte, les bras croisés devant elle, sur la défensive. Elle vient lentement vers moi et prend ma main. Je la fais entrer dans la baignoire toujours vêtue de mon tee-shirt. D’une voix douce je lui demande de se retourner et de me faire face. Elle s’exécute, je soupire devant cette beauté qui mordille à nouveau sa lèvre. « Oh Ana je sais, pour l’avoir goûté, combien cette lèvre est délicieuse, mais pourrais tu cesser de la mordiller ? Ca me perturbe ». Je sers les dents. Elle semble troublée. Je me radoucis et ajoute: « quand tu mordilles ta lèvre ça me donne envie de te baiser et je ne peux pas parce que tu as mal tu comprends ? » Elle libère sa lèvre et reste bouche bée. « Ouais, c’est parfait bébé, tu as compris » J’enlève l’ipod de la poche et je lui retire le tee-shirt que je jette dans un coin. J’ai la « naissance de Vénus » devant moi, encore plus belle que celle de Botticelli. Ana devient encore plus rouge que le drapeau chinois et baisse les yeux. Je veux qu’elle se sente à l’aise avec son corps, pas
  • intimidée et certainement pas gênée. C’est un corps magnifique qui mérite d’être adoré. Je l’attrape par le menton et l’oblige à me regarder dans les yeux ? « Tu ne dois pas être mal à l’aise avec ton corps. Tu es une très belle femme. Je déteste te voir baisser la tête comme si tu avais honte. Tu n’as aucune raison d’avoir honte, bien au contraire tu devrais être fière. D’accord? » Elle se baisse pour s’asseoir dans la baignoire. Elle grimace au moment où son cul magnifique entre en contact avec l’eau. C’est parfait ! Elle a mal. C’est un petit souvenir de son expérience d’hier et de ce celui qui l’a prise. L’eau chaude fini pas adoucir la douleur et elle se relaxe. J’observe chacun de ses gestes incapable de faire autre chose. Puis elle finit par lever les yeux et me demande : «Tu ne viens pas avec moi Christian ? » Je souris. Oh que oui je vais venir, avec joie. « Pousse toi, je vais te rejoindre. » Je me déshabille et enjambe la baignoire. Je m’assieds derrière elle et allonge mes jambes sur les siennes en les maintenant prisonnières. Je place mes genoux sur les siens et glisse mes chevilles à l’intérieur de ses jambes. Puis j’écarte brusquement mes jambes de part et d’autre, en entraînant les siennes. Elle pousse un cri ce qui me fait sourire. J’enfouis mon nez dans ses cheveux pour renifler leur parfum délicieux. « Tu sens tellement bon Ana » et le désir monte en moi alors que j’inhale son odeur. Elle frissonne. J’attrape le gel douche et j’en verse un peu dans mes mains puis je frotte mes mains l’une contre l’eau pour obtenir une mousse onctueuse. J’entreprends ensuite de lui masser le cou et les épaules. Elle penche sa tête en arrière et râle de plaisir ce qui me fait bander d’avantage. J’ai envie d’elle. Je lui murmure à l’oreille : «Tu aimes ça ? »
  • J’obtiens un « hmmm » pour toute réponse, elle est plongée dans une totale félicité. Mes mains descendent le long de ses bras, passent sous ses aisselles, glissent vers ses seins que je caresse doucement. Mes doigts effleurent ses mamelons que je malaxe avec douceur, je sais qu’ils sont encore douloureux du traitement que je leur ai fait subir hier. Puis mes mains descendent sur son ventre. Sa respiration s’accélère. Je sens son cœur qui bat à tout rompre, si fort qu’il résonne contre ma poitrine. Ca me donne un plaisir intense. Mon sexe en érection est contre ses fesses. Il est énorme. D’un rapide mouvement en arrière elle le plaque contre elle. Elle a très envie de moi, le message est clair. Je pourrais la faire jouir comme ça. Cette pensée me donne des tas d’idées. J’aime l‘éduquer ! Je prends le gant de toilette et verse du gel douche dessus. Elle est déjà haletante, ses mains agrippant fermement mes cuisses. Je place délibérément le gant de toilette sur son sexe et le masse lentement à travers l’étoffe. Sa respiration va crescendo comme si l’air manquait dans ses poumons. Elle est incroyablement réceptive à mes caresses. La pression monte, elle se cambre, la tête renversée sur mon épaule, la bouche ouverte, elle gémit. Je murmure à son oreille « Vas y bébé ! » et je titille son lobe avec mes dents. Tout son corps se raidit. Elle est prête à jouir, elle supplie « S’il te plaît... Christian … » Je ne veux pas qu’elle ait un orgasme tout de suite, je souris et cesse mes caresses. « Je crois que tu es assez propre maintenant. » Elle gémit. “Quoi ? Pourquoi tu t’arrêtes ?” Je souris, satisfait. “Parce que,” je dépose un petit bisou dans son cou, « J’ai d’autres projets pour toi. » « Retourne toi, moi aussi je dois de me laver. » C’est l’heure de faire les présentations. Elle me fait face à présent. Je tiens mon érection bien
  • en main, elle est stupéfiée par sa taille. « Anastasia, je veux te présenter la partie de mon corps que je préfère. Je l’aime beaucoup et je veux que toi aussi tu l’aimes. Mon sexe émerge fièrement de l’eau. Elle déglutit puis sourit malicieusement. Elle attrape le gel douche et en verse dans sa main. Elle fait tout un cinéma en frottant ses mains l’une contre l’autre, les lèvres entrouvertes, inspirant et expirant fortement. Non ! Elle mordille sa lèvre ! La bougresse sait l’effet que ça me fait… Je me retrouve comme un con, pantelant de désir devant cette gamine inexpérimentée qui me manipule comme un jouet. Soudain elle se penche et enserre ma queue avec ses deux mains. Elle reproduit les mouvements de haut en bas que j’effectuais quelques instants plus tôt. Je pose mes mains sur les siennes, je ferme les yeux. Quand je les rouvre, mon désir est ardent et plein de tendresse pour elle. Je retire mes mains et la laisse continuer seule. « C’est bien bébé. » Ses petits doigts tiennent fermement mon sexe et maintiennent la cadence. Je gémis. Putain ! Elle apprend vite et bien, c’est génial. Je renverse ma tête en arrière, les yeux clos, je savoure l’exquise caresse. Soudain elle fait une chose incroyable et totalement inattendue… Ses lèvres viennent de s’emparer de mon sexe ! Elle ne cesse pas de me surprendre, et de me choquer à l’occasion. Le sexe est une chose tout nouvelle pour elle, mais elle est réellement désireuse d’apprendre et de participer. Je suis impressionné. Elle est penchée en avant, les yeux clos, les cheveux en cascade autour de mon sexe. Elle me suce goulûment, sa langue titille le bout de mon gland.
  • J’empoigne de toutes mes forces les rebords de la baignoire et je crie : « Oh Putain Ana ! » Sa tête monte et descend en cadence, sa bouche engloutit mon sexe jusqu’à la garde. Je suis stupéfait. Merde ! Elle n’a même pas de haut le cœur ! Elle me baise avec sa bouche ! Putain c’est sacrément excitant. Elle pompe de plus en plus avidement. Je serre les poings, mes jambes se raidissent. “Oh… bébé... c’est ... bon”. J’aperçois brièvement ses jolies dents blanches recouvrir mon sexe, je gémis : « Mon Dieu, Ana, tu peux aller loin comme ça ? » Sa langue titille et lèche mon gland avec agilité et expertise. Mon plaisir est à son comble et je ne vais plus pouvoir me retenir. Je siffle entre mes dents serrés : « Ana, je vais jouir dans ta bouche, si tu ne le veux pas arrête tout de suite bébé. ». Je donne un coup de rein, j’en ai besoin, j’ai besoin d’elle. Putain elle n’arrête pas. Merde ! J’empoigne ses cheveux, elle continue de me pomper, je crie en explosant dans sa bouche. A ma plus grande surprise elle avale tout. Je la regarde admiratif. Je suis saisi du sentiment le plus étrange, celui d’être lié à cette femme par un puissant attachement. Je crois que je suis amoureux d’elle. Bordel de merde ! Non ! C’est impossible. Je n’aime pas. Je peux éprouver de la passion, du désir, de l’enthousiasme, du respect même, mais pas de l’amour. Mon subconscient me dit « Ce n’est pas de l’amour ! » Non, c’est indiscutable, c’est sûr et certain car Christian Grey n’aime pas ! Elle ouvre les yeux, essuie ses lèvres avec sa langue. Je la regarde. Putain ! Maintenant je la veux encore plus qu’avant. Je me penche vers elle et je colle mes lèvres contre les siennes. Je l’embrasse et je me goûte dans sa bouche. Je l’avais prise et elle vient de me rendre la politesse. Je me perds en elle et je suis perdu sans elle !
  • « Seigneur, Ana… c’était bon, inattendu, mais bon. Tu n’arrêtes pas de m’étonner. » Elle sourit. La jalousie pointe le bout de son nez. Merde ! Elle n’aurait pas déjà fait ça à un connard ? Je veux le savoir. D’un ton inquisiteur je demande: « Tu as déjà fait ça ? » « Nan ! » elle sourit. « Tu es mon premier. » Je soupire plus que soulagé, « Bien. ». Elle est totalement à moi, personne ne l’a jamais touchée, je suis le seul. « Alors c’est encore une première Mademoiselle Steele » j’ajoute « Vous êtes reçue à l’oral, mention excellent. Maintenant on va au lit, je te dois un orgasme. » Je sors du bain et me drape dans une serviette. Je prends sa main, lorsqu’elle se redresse, l’eau coule en cascade sur son corps, on dirait un ange qui émerge. C’est adorable. Je l’enveloppe dans une serviette chaude, je ne peux pas me retenir et je l’enlace en l’embrassement fougueusement. Nos langues se rejoignent et reprennent leur danse langoureuse. Cette femme me fascine. Je la veux. J’ai besoin d’elle. Je ne peux pas la laisser partir. Je ne suis jamais rassasié d’elle… j’ai besoin qu’elle fasse partie de ma vie. Je la regarde presque suppliant, « S’il te plait dis oui » Elle fronce les sourcils, elle ne comprend pas. « Oui à quoi ? » « Dis oui pour notre accord. Dis que tu veux être à moi. S’il te plait bébé ! Je t’en prie Anastasia ! »
  • Je reprends mon étreinte et je l’embrasse encore, lentement et passionnément. Je prends sa main pour la conduire dans la chambre. Elle me suit. Je regarde cette beauté qui est face à moi. En silence je remercie Dieu d’avoir envoyé cette femme dans mon bureau. « Tu me fais confiance ? » Elle hoche la tête, son regard est serein, confiant et il y a autre chose mais je n’arrive pas à mettre un nom dessus. Je murmure « Gentille fille » en passant mon pouce sur sa lèvre inférieure. Je vais dans mon dressing et ouvre le tiroir dans lequel sont rangées mes cravates. Je choisis celle en soie grise. Elle fera une entrave parfaite. Je retourne dans la chambre la cravate à la main. « Tends les mains devant toi. » J’arrache la serviette de bains. Elle est debout, devant moi, dans sa nudité rayonnante, elle est ma déesse, mon Aphrodite. Une fois que ses mains sont tendues devant elle, j’emprisonne ses poignets avec ma cravate en la nouant fermement. Je suis excité, d’autant plus excité qu’elle est prête à jouer avec moi. Je tire sur le nœud pour m’assurer qu’il est bien solide. C’est parfait. Son pouls s’affole, son cœur bat la chamade. Mes doigts effleurent ses tresses. Je caresse ses cheveux un instant. Je chuchote « tu as l’air si jeune avec tes nattes » Je la fais reculer jusqu’à ce que ses genoux touchent le lit. Je la dévisage en ôtant ma serviette, les yeux brillant d’excitation. « Oh Ana, sais tu combien je te désire? » Elle hoche doucement la tête. Je ferme les yeux et murmure : « Plus que tout. » Je l’allonge sur le lit. « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir te faire bébé ? » Je m’étends à côté d’elle et je relève ses bras au dessus de sa
  • tête. Je ne veux pas qu’on me touche et de cette manière je maintiens ses mains à bonne distance de mon torse. Ca me permet de garder le contrôle ce qui, en prime, m’excite énormément. « Tu laisses tes mains où elles sont et tu ne bouges pas, tu as compris ? » Elle est excitée, à bout de souffle et sans voix. « Réponds-moi. » « Je ne bougerai pas » sa voix est presque inaudible. « Gentille fille. » Je passe délibérément ma langue sur ma lèvre supérieure, les yeux toujours fixés sur elle. Elle me regarde attentivement. Je me baisse et dépose un petit baiser sur ses lèvres. « Je vais t’embrasser Anastasia… Partout… » Je commence par son menton. Elle bascule sa tête en arrière, je descends le long de son cou, j’embrasse, mordille et suçote sa peau. Son corps frémit de plaisir et de désir. Sa température monte, tout son corps rougit. Elle frotte ses jambes l’une contre l’autre signe de son intense excitation. Elle gémit ce qui accroit ma lubricité. Elle passe ses mains dans mes cheveux. Je sais qu’elle veut me toucher mais je ne la laisserai pas faire, je ne veux pas qu’on me touche. Je m’arrête et lui jette un regard furieux et je prononce un « non » qui est sans appel. Je remets ses mains en place D’un ton moqueur je la mets en garde : « Si tu bouges encore tes mains, je devrai tout recommencer, tout… depuis le début. » Elle veut me toucher c’est ma limite à ne pas franchir. Je recommence à l’embrasser en partant de son menton jusqu’à son cou. Mes mains caressent ses seins, je les embrasse et les mordille, je suce
  • ses mamelons. Elle a du mal à garder ses mains en place mais y parvient. Elle gigote, prête à me recevoir, je lui interdis de bouger. Mes lèvres atteignent son nombril dans lequel j’introduis ma langue. Elle se cambre en gémissant. « Ta peau est merveilleusement douce Anastasia » mon nez effleure son ventre. Doucement mes mains caressent son abdomen et s’immobilisent sur son pubis que je mordille gentiment. Puis je m’agenouille, j’attrape ses jambes et les écarte. Je m’empare de son pied gauche et tout en la regardant j’entreprends de suçoter son gros orteil. Je mordille ensuite tous ses orteils, quand j’atteins le petit je mords plus fort et le suce un moment. Elle se convulse en gémissant. Mes lèvres effleurent la cambrure de son pieds et remontent le long de son mollet jusqu’à son genou. Toutes ces stimulations l’excitent au plus au point, elle a du mal à se contrôler. Je ne veux pas qu’elle jouisse tout de suite, pas comme ça. Je prends à présent son pied droit et reproduis le même cérémonial érotique. Elle se cambre, les yeux exorbités et commence à me supplier, « Christian, s’il te plaît ! » « Chaque chose en son temps bébé. » Cette fois je n’arrête pas la course de mes lèvres à son genou et je remonte le long de sa cuisse. J’écarte un peu plus ses jambes. Je procède de la même manière sur l’autre cuisse, j’embrasse, je suce, je lèche, je mordille, lentement, délicatement. Je remonte ainsi jusqu’à son sexe. Je souffle doucement sur son pubis. Elle se tord de plaisir. J’ai besoin qu’elle reste calme, je dois le lui apprendre. J’attends qu’elle se détende. Je m’approche à nouveau de son sexe et j’inspire profondément. Elle gémit. D’une voix douce je lui demande si elle sait à quel point son odeur est enivrante. Je souffle à nouveau sur son pubis.
  • Je caresse ses poils. Finalement je les aime bien. On va peut être les garder. « S’il te plaît Christian, Oh s’il te plaît… » Je souris. Sa complainte m’excite. « J’aime quand vous me suppliez Miss Steele » Je souffle sur son sexe. « Normalement ce n’est pas mon genre de rendre la pareille, mais… » je marque un temps d’arrêt, « mais comme vous m’avez comblé aujourd’hui vous méritez une récompense. » J’en salive d’avance. Ma langue experte encercle son clitoris. C’est son premier cunnilingus, elle se tord et convulse sous la caresse. Je fais tournoyer ma langue encore et encore, sans relâche. Elle se raidit. Je glisse mon majeur en elle, elle est complètement trempée. Putain ! Elle est vraiment prête pour moi. Ma langue s’active à nouveau sur son clitoris. Elle crie et supplie. Je mets un préservatif et la pénètre. Je sais qu’elle a mal mais j’ai trop envie d’elle. Je ne veux pas qu’elle souffre car je veux lui donner autant de plaisir qu’elle m’en a donné. « Ca va ? » « C’est bon ». Je commence à bouger, doucement d’abord puis de plus en plus vite jusqu’à la pilonner encore et encore. Nous atteignons le point culminant je murmure à son oreille : « Jouis pour moi bébé » et nous jouissons ensemble. « Putain Ana ! » je me fige et m’effondre sur elle.
  • Je l’ai prise, sentie, possédée corps et âme. Je ne peux pas perdre cette intimité qui s’est créée entre nous, je ne veux pas que ce lien se brise. Elle me correspond, elle me plaît, elle a conquis les profondeurs de mon être sans même s’en rendre compte. Je ne veux pas la perdre, jamais ! Je m’accoude pour rester au dessus d’elle et admirer cette jeune femme si belle, cette adorable magicienne. Mon regard est intense, je cherche à lire en elle. Mes yeux l’implorent d’être à moi. Pour toujours. « Tu vois à quel point c’est bon entre nous Ana. » Je veux qu’elle se soumette à moi. En toutes choses. Je veux qu’elle m’appartienne sans se poser de questions. “S’il te plait Ana. Je veux que tu te donnes à moi, si tu le fais ça sera encore meilleur. Fais-moi confiance. Je peux te faire découvrir des lieux dont tu ne soupçonnes même pas l’existence. » Son regard exprime de la curiosité et du désir. Je frotte mon nez contre le sien. Elle reste sous le choc de son orgasme, à demi consciente. Nous sommes encore enlacés lorsque nous entendons de l’agitation et des bruits devant la porte de la chambre. « Mais s’il est encore au lit c’est qu’il doit être malade. Christian ne fait jamais la grasse matinée. Il s’est toujours levé tôt. » C’est une voix de femme. « Madame Grey, s’il vous plaît. » C’est la voix de Taylor. « Taylor ! Vous ne pouvez pas m’empêcher de voir mon fils ! » « Madame Grey, s’il vous plaît. Il n’est pas seul dans sa chambre, je vous en prie ! »
  • « Qu’est ce que vous racontez Taylor ? Il n’est pas seul ? » « Non, il y a quelqu’un avec lui. » « Oh… » Il y a de l’incrédulité dans sa voix. Elle a toujours pensé que j’étais un homosexuel esseulé. Oh la la, ça va être le pied de lui prouver le contraire. Je suis tout à la fois perplexe et amusé devant cette situation. Décidément j’enchaine les « premières » avec Ana. Cela cessera t’il un jour ? Ma mère surgissant ici c’est juste épouvantable et terriblement drôle. « Merde, c’est ma mère » dis-je en me retirant d’Anastasia. Le temps est venu pour Mademoiselle Steele de faire une nouvelle rencontre. Je vais la présenter à ma mère.
  • Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov LES DETAILS Chapitre 8 Je m’assieds et retire le préservatif que je jette dans la poubelle. Je me tourne vers Anastasia qui me regarde moitié surprise-moitié horrifiée par l’arrivée de ma mère. Je devine qu’elle s’inquiète de ce que ma mère pourra penser d’elle en la trouvant couchée dans mon lit. Je lui fais un petit sourire moqueur, « Debout bébé, il faut qu’on s’habille, tu vas faire la connaissance de ma mère. » Je sors du lit et enfile mon jean à même la peau. Anastasia est toujours au lit, ses mains entravées. Elle essaye de bouger ce qui est malcommode. Elle renonce et m’interpelle, elle est manifestement embarrassée: « Christian, je ne peux pas bouger… »
  • Je souris en lui déliant les mains, bien que j’eusse aimé jouer avec elle un peu plus longtemps. Ce n’est sans doute que partie remise… J’aime cette image d’elle attachée dans mon lit et à ma merci. C’est chaud bouillant ! Comme elle a lutté pour essayer de me toucher, la cravate a imprimé des marques sur ses poignets. C’est sexy en diable à regarder et ça m‘excite. Merde ! Je ne vais quand même pas bander juste avant d’aller voir ma mère pour lui présenter la fille qui partage mon lit. Je lui fais un bisou et je ferme les yeux. Je n’ai pas le temps de la baiser… surtout pas avec ma mère qui attend dans le salon. Je n’ai jamais essayé de présenter une femme à un membre de ma famille mais elle, elle connait déjà mon frère et maintenant elle va rencontrer ma mère. J’ai envie de présenter Anastasia. C’est bizarre, j’éprouve une sorte de fierté à le faire. Ce n’est pas uniquement parce que je l’ai conquise, il y a autre chose. De toute façon, je l’ai possédée de toutes les manières possibles. En la présentant je me l’approprie encore un peu plus. Je reconnais que j’aime cette idée « Encore une première. » D’un doigt je pointe les tiroirs et je lui dis qu’elle y trouvera des vêtements propres qu’elle peut utiliser. Elle regarde en tous sens, elle est paniquée. Comme je suis le premier homme dans sa vie, je sais qu’elle n’a jamais été présentée à la mère de quiconque en qualité de petite amie. « Peut être que je pourrais rester ici » dit-elle complètement cramoisie. Elle ne se remet pas de la frousse qu’elle a eue à l’idée de voir ma mère surgir dans la chambre. « Oh non, tu ne restes pas dans la chambre, tu cherches dans les tiroirs et tu enfiles quelque chose. »
  • Je mets un tee-shirt blanc et passe mes doigts dans mes cheveux en pétard. Je suis prêt mais je veux qu’Anastasia vienne aussi. J’ai une irrésistible envie de la montrer, de l’exhiber à mon bras. Je hoche la tête à cette pensée. De son côté Anastasia est toujours assise sur le lit avec un air de lapin effrayé. Gentiment je lui dis « Bébé tu pourrais mettre un sac à patates tu serais ravissante quand même ! Enfile un de mes tee-shirts, tu as 5 minutes » j’ajoute d’un ton menaçant « Si tu n’es pas là dans 5 minutes je viens te chercher même si tu es à poil. » Elle plisse les yeux. Je lui désigne le tiroir dans lequel j’ai pris mon tee-shirt et je lui dis que les chemises sont dans le dressing. Je lui montre les 5 doigts de ma main droite pour lui rappeler qu’elle a 5 minutes. C’est un avertissement. Bon sang, je tiens vraiment à ce qu’elle rencontre ma mère. Je lui jette un dernier regard, j’ai envie de lui sauter dessus. Putain c’est chaud ! Au lieu de cela je lui adresse un sourire plein de tendresse. Comme Madame Grey attend dans le salon, le mieux est d’y aller au plus vite. Ma mère est debout avec Taylor. Quand elle me voit, je distingue une lueur de curiosité dans ses yeux. Je dépose un rapide baiser sur sa joue. On ne se touche pas. Elle sait que je n’aime pas qu’on me touche et elle ne l’a jamais fait depuis mon enfance. « Bonjour Maman » « Bonjour Christian. » Elle semble mal à l ‘aise et je devine pourquoi. Elle pense qu’il y a un type dans mon lit. Comme elle me connait mal quand il s’agit de ma vie privée ! Elle tente de garder un air naturel. «Je ne t’ai pas vu depuis 2 semaines et je commençais à me faire du souci.
  • J’ai donc décidé de passer voir si tu avais envie que l’on déjeune ensemble. » « Merci Maman, j’aurais aimé mais j’ai d’autres choses de prévues aujourd’hui, j’ai de la visite ». Je vois que sa curiosité est piquée à vif. C’est une personne bien éduquée, elle attend donc que je parle. Ma mère est une femme très élégante, elle est vêtue d’une robe couleur camel avec les chaussures assorties. Elle est impeccablement manucurée, comme toujours. Elle est légèrement maquillée et ses cheveux sont relevés en un élégant chignon. On dirait qu’elle sort d’un institut de beauté. « Il y a quelqu’un d’important qui est ici avec moi. » J’observe ma mère attentivement, scrutant sa réaction. « Je vais te la présenter, elle sera là dans quelques instants. » Je l’accompagne jusqu’au canapé. La réaction de ma mère est instantanée, elle se tourne vers moi les yeux écarquillés elle crie presque: « Elle ? » Voilà c’est bien ce que je pensais, elle me croyait PD. Je suis impatient de lui donner tort, j’ai hâte de voir sa tête quand elle découvrira Anastasia. A point nommé, la voici qui sort de la chambre, portant son tee-shirt de la veille, son jean et ses converse. Sa veste recouvre ses poignets cachant les marques laissées par ma cravate. Elle est futée ! Ses cheveux sont en bataille bien qu’elle les ait attaché en queue de cheval, on devine aisément qu’elle était en train de baiser. J’adore ! De toute façon, je suis content de la présenter à ma mère, c’est une façon supplémentaire de me l’approprier. En la voyant arriver, tout mon être la désire, je me lève pour aller au devant d’elle, « La voici » dis-je en m’adressant à ma mère, ma voix est
  • étrangement teintée de fierté et ça se reflète dans le chaleureux sourire que j’adresse à Anastasia. Mon Dieu qu’elle est jolie ! Comment pourrais-je un jour me lasser d’elle ? Ma mère tourne la tête en direction de la chambre. Je peux voir une lueur de satisfaction dans ses yeux. Mais j’y vois aussi un certain soulagement. Elle a du penser que je resterai seul toute ma vie. Si elle savait ! Lorsqu’Anastasia se rapproche de moi je lui prends la main et passe mon bras dans son dos pour la tenir serrée contre moi. Ma mère n’en loupe pas une miette et je la sais surexcitée à l’idée de raconter tout ça au reste de la famille. Elliott n’a pas été voir mes parents sinon il leur aurait parlé d’Ana et moi. Cette pensée m’émeut, « Ana et moi » ça veut dire « nous.» Au fond de moi je jubile, puis je me tourne vers ma mère pour faire les présentations dans les formes. « Maman je te présente Anastasia Steele. Anastasia, je te présente ma mère, Grace Trevelyan-Grey. » Ma mère tend sa main vers Anastasia et se comporte comme n’importe quelle mère à laquelle son fils présente sa première petite copine en disant « Quel plaisir de vous rencontrer Anastasia ! » c’est un véritable cri du cœur. En fait, elle rayonne de fierté comme une jeune mère dont le bébé vient de prononcer son premier mot ou de faire son premier pas. D’une certaine manière c’est un peu mon premier pas. C’est la première fois qu’elle rencontre une femme qui est dans ma vie et dont j’espère qu’elle va y rester. La première fois ! Il y aurait beaucoup à dire à ce sujet et sa réaction me rend profondément heureux, mais je ne laisse rien paraître. Anastasia la salue timidement : « Dr. Trevelyan-Grey. » Ma mère semble stupéfiée par cette beauté timide. Elle s’attendait à quoi ? Sans doute à un petit copain volubile et haut en couleur. Ca lui apprendra !
  • Ce qu’elle voit c’est une jeune femme d’une grande beauté, calme et timide et le Dr Grey est plus qu’enchantée de la rencontrer. A mon grand étonnement, ma mère qui est toujours très réservée lui dit: « Je vous en prie, appelez moi Grace. » Je fronce les sourcils. Elle n’a jamais autorisé une nouvelle connaissance à l’appeler par son prénom. Non pas que ce soit une personne froide, mais elle est toujours très professionnelle et un peu distante. Puis elle ajoute: « Je suis le Dr Trevelyan pour mes patients, et c’est ma belle mère qu’on appelle Madame Grey. Je suis Grace pour mes amis. » Son visage rayonne d’un large sourire et elle fait un clin d’œil, à Anastasia ! Comment fait-elle pour séduire tous ceux qu’elle rencontre ? Puis ma mère, incapable de contenir sa curiosité nous demande : « Comment vous êtes vous rencontrés tous les deux ? » « Oh… Maman ! Anastasia est venue m’interviewer pour le journal de l’université. C’est comme cela que nous nous sommes rencontrés. Je dois remettre les diplômes cette semaine. » Ma mère s’adresse à Anastasia « Allez vous être diplômée ? » Anastasia répond par l’affirmative d’une voix douce. Son téléphone sonne et elle s’excuse avant de répondre. Je la regarde fixement en contenant difficilement ma jalousie. Qui l’appelle ? Je l’entends dire « Kate ? ». Elle part s’isoler mais j’ai le temps d’entendre distinctement « Ecoute José, ce n’est pas le bon moment. » Putain ! C’est l’apprenti violeur qui lui téléphone. Pourquoi il ne lui fout pas la paix ? Ma mère me parle mais je ne l’écoute pas. Mon esprit carbure à fond de train. Ana va sur la terrasse, et j’observe chacun de ses mouvements tel un fauve guettant sa proie, les yeux plissés. « Christian ? »
  • « Je suis désolé Maman. Tu disais ? » « Elle est superbe ! Elle me plait beaucoup ! » Elle est enthousiaste, cela me distrait un instant car jamais je n’ai vu ma mère se lâcher comme ça. Je lui adresse un sourire triste. « Merci » dis-je en continuant à scruter Anastasia toujours au téléphone. Elle va m’entendre, je vais lui faire comprendre que je ne suis pas du genre à partager. Je ne veux pas qu’elle voit d’autres mecs. Elle est à moi et à personne d’autre. Elle est à moi ! Elle doit être à moi ! Mon Dieu, je crève de jalousie. Tout ce que je veux c’est que ma mère s’en aille pour baiser Anastasia. Comme ça elle saura à qui elle appartient. Elle est à moi. Elle va lui parler longtemps comme ça ? Raccroche tout de suite ! Putain ! Je ne tourne pas rond ! Quand finalement la conversation s’achève, je soupire de soulagement, je ne la quitte toujours pas des yeux. Elle revient vers moi, ma mère est en train de raconter un truc à propos d’Elliot. « … Quoi qu’il en soit, Elliot a téléphoné pour dire que tu étais dans le coin… Je ne t’ai pas vu depuis deux semaines chéri. » Elliot a téléphoné. Hmmm ! Lui aurait-il parlé d’Anastasia ? Est-ce pour cela qu’elle est venue ? « Vraiment ? » dis-je en admirant Anastasia. Mon visage est de marbre, parfaitement impassible. Ma mère poursuit: « Comme je te le disais tout à l’heure, je voulais te proposer de déjeuner avec moi mais je pense que vous avez d’autre projets, » elle sourit. « Je ne veux pas contrarier vos plans. » tout en parlant elle attrape son manteau et semble prête à partir, toujours
  • souriante elle me tend sa joue pour que je l’embrasse. Je lui donne un petit bisou rapide. « J’ai été content de te voir Maman, mais je dois raccompagner Anastasia à Portland. » « Bien sûr chéri » dit-elle en se tournant vers Ana sans cacher son enthousiasme et sa satisfaction, « Anastasia ça a été un réel plaisir de faire votre connaissance, j’espère vous revoir bientôt ! ». Puis elle lui tend chaleureusement une main dont Anastasia se saisit timidement. Taylor arrive sachant que ma mère va partir, il la raccompagne à la porte, elle le remercie poliment. Dès qu’elle n’est plus à portée d’oreille je me tourne vers Anastasia et lui adresse un regard furieux. « Alors le photographe a téléphoné ? » Elle semble un peu effrayée. « Oui » dit-elle à voix basse. « Qu’est-ce qu’il te voulait ? » j’adopte un ton distant. Si ce connard était là je lui donnerais une leçon qu’il ne serait pas prêt d’oublier. I'll be Watching You - The Police « Il voulait s’excuser, tu sais…pour vendredi. » « Je vois. » As t’elle accepté ses excuses ? Bien sûr qu’elle les a acceptées ! Et voilà, il s’excuse et elle pardonne et à nouveau ça roule ma poule avec l’apprenti violeur !. Je tente de mettre de l’ordre dans mes pensées afin de lui poser d’autres questions. C’est à ce moment que Taylor revient et me dit qu’il y a un problème avec la livraison pour le Darfour. Il fait un signe de tête à Anastasia. Elle répond d’un sourire. Ma jalousie pointe encore le bout de son nez. Je ne veux pas qu’elle sourit à tous les types qu’elle rencontre. Même si c’est juste une question de politesse
  • élémentaire. Elle ne voit donc pas qu’elle m’appartient ? Merde ! Pas encore. Mais il faut qu’elle le sache. C’est pour cela que je veux qu’elle signe le contrat. Comme ça elle n’aura pas besoin de penser par elle- même. Elle n’aura qu’à faire ce que je lui dirai et à suivre mes instructions. Et je ne serai plus contrarié. Elle me sort de mes pensées en me demandant : « Est-ce que Taylor habite ici ? » « Oui. » je réponds d’un ton sec. Elle me regarde interloquée. Je vais m’occuper d’elle dans une minute. Dans l’immédiat je dois régler l’affaire du Darfour. Je prends mon Blackberry sur le comptoir de la cuisine et téléphone à Ros mon bras droit. « Ros, quel est le problème ? » Elle m’explique que le problème du chargement de nourriture vient des chefs de guerre qui sont connus pour détourner les convois mettant en danger à la fois les équipages américaines et les intervenants locaux. J’écoute Ros tout en regardant fixement Anastasia. Il va falloir que je la baise pour lui rappeler à qui elle appartient. Elle semble désolée et perdue. Elle a l’air si petite dans cette grande pièce. Elle baisse de nouveau les yeux en triturant nerveusement ses mains. J’écoute distraitement Ros, car mon esprit est essentiellement occupé à regarder et à penser à Anastasia. Puis Ros me demande « Quels sont vos ordres Monsieur Grey ? » m’obligeant à reprendre mes esprits. « Je ne veux pas faire courir le moindre risque à l’équipage. » « Voulez vous qu’ils essayent un autre itinéraire ? » « Non, on annule l‘opération… pour le moment, on va parachuter la cargaison… » « Comme vous voulez Monsieur. »
  • « Bien. » je coupe l’appel sans avoir quitté Anastasia des yeux ne serait- ce qu’une seconde. Les quelques minutes passées au téléphone à régler un autre problème ne m’ont pas aidé à me calmer, je suis toujours en colère. Si Anastasia avait signé le contrat elle aurait été immédiatement punie pour avoir reçu un appel du salopard. Mais elle ne l’a pas fait. Il faut donc qu’elle lise le contrat au plus vite. Je la regarde puis je vais dans mon bureau. J’en ressors avec un exemplaire imprimé que je lui tends vertement. « Voici le contrat, je veux que tu le lises. On en discutera le week-end prochain. Je te suggère de te documenter pour mieux comprendre ce que cela implique. » Je reprends ma respiration. « Si tu acceptes, » je hoche la tête, mais l’angoisse me tenaille à l’idée qu’elle puisse refuser, mon regard s’adoucit et, lorsque je poursuis, ma voix est devenue suppliante, « j’espère vraiment que tu vas accepter Anastasia… » « Me documenter ? Mais comment ? » demande-t’elle. « Tu peux trouver un tas d’informations sur le net. » Soudain son visage s’assombrit. Elle ne veut pas de notre accord ? Qu’est-ce qui ne va pas ? L’expression de son visage me contrarie. Elle me trouve trop autoritaire et elle va refuser. « Qu’est-ce qui ne va pas ? » « Je n’ai pas d’ordinateur. Je vais demander à Kate si elle peut me prêter son portable. » C’est un problème que je peux facilement régler. Je lui tends la grande enveloppe contenant le contrat. Connaissant sa réticence à recevoir des cadeaux je lui dis : « Je peux t’en prêter un. Prends tes affaires, je te raccompagne à Portland, on s’arrêtera pour manger quelque chose sur la route. Maintenant excuse moi je vais me préparer.»
  • Elle murmure: « Je vais passer un coup de fil. » Je fronce les sourcils. Est-ce qu’elle va l’appeler ? Je dois le savoir. La mâchoire serrée je demande : « Au photographe ? » Elle cligne des yeux et semble ennuyée. J‘ajoute avec fermeté « Souvenez vous d’une chose Miss Steele, JE. NE. PARTAGE. PAS.» Elle est stupéfaite, son regard semble dire : « C’est quoi ton problème ? » Je reste immobile. « Ne l’oublie pas » ma voix est menaçante. Je la laisse plantée au milieu du salon, bouche bée, tétanisée par mon accès de colère. De retour dans ma chambre, je mets quelques vêtements dans mon sac de voyage car je vais rester à Portland jusqu’à la cérémonie de remise des diplômes. Je me change rapidement, je ne décolère pas. J’attrape mon sac et retourne dans le salon. Mon esprit est toujours sous le choc. Elle n’a pas encore signé. Si elle l’avait fait j‘aurais la main mise sur la situation. Mais là je n’ai aucun contrôle sur elle. Je suis en pétard mais je fais de mon mieux pour rester poli. Elle n’a pas bougé d’un pouce, immobile. Ce sentiment de n’avoir aucun pouvoir ni sur elle ni sur sa vie me met atrocement mal à l’aise. Je veux qu’elle connaisse mes règles, qu’elle les apprenne et qu’elle s’y conforme. Si elle sort des lignes comme elle l’a fait aujourd’hui en parlant à l’autre enculé, je pourrai corriger son comportement en la punissant pour ma plus grande satisfaction. Comme ça elle apprendra à respecter mes règles. Je suis devant la porte et je lui jette un coup d’œil. « Prête ? ». Elle hoche la tête hésitante et le regard fuyant. J’ai mis mon blouson en cuir et un jean ample. Je vois qu’elle m’observe. J’approuve. Elle soupire
  • doucement. Je me suis calmé mais je n’en montre rien. Elle fronce les sourcils. « A demain » dis-je à Taylor qui doit venir me retrouver à Portland. « Oui monsieur. Quel véhicule prenez-vous ? » « La R8 » « Bon voyage Monsieur Grey. Mademoiselle Steele, » Taylor a une façon étrange de regarder Anastasia, ce qui me chiffonne. Sans doute s’en est-il lui aussi entiché en un rien de temps. Il est difficile de ne pas l’aimer. Connaissant mes goûts déviants, il doit avoir son opinion sur mon style de vie mais je me fous de ce qu’il pense. Il fait partie de mon personnel. Je suis son patron. Il est à mon service depuis 4 ans. Il sait à quoi sert ma salle de jeux, et il a connu presque toutes mes soumises. Mais il sait aussi que les relations entre un dominant et une soumise relèvent d’un choix librement consenti. Je me sens coupable qu’il n’en soit pas de même pour Anastasia. Elle n’a jamais eu de vie sexuelle avant moi et encore moins des relations comme celles qui m’intéressent. Taylor nous ouvre la porte le visage impassible. J’appelle l’ascenseur. Anastasia est pensive. Elle est en train de ruminer quelque chose. Depuis deux jours, j’ai appris à connaître cet aspect de sa personnalité. C’est une contemplative. Mais je ne peux pas la laisser cogiter comme ça puis décider de me quitter sans avoir mon mot à dire. Il faut qu’on discute. Je veux tellement que ça marche. J’en ai besoin… Jamais dans ma vie je n’ai autant désiré quelque chose, c’est un besoin vital ! Et puis il y a toutes ces émotions inconnues qui s’emparent de mon corps et de mon esprit… Ce que je sais c’est que je la veux éperdument. Je ne peux pas rester
  • dans l’expectative et demande : « Qu’est ce qu’il y a Anastasia ? A quoi penses- tu ? » Elle semble étonnée que je sache qu’elle rumine quelque chose. Woah ! Cette lèvre délicieuse est de nouveau prisonnière de ses dents. Je soupire et attrape son menton pour libérer sa lèvre. « Arrête de mordiller cette lèvre Anastasia ou je vais te baiser dans l’ascenseur et peu importe si on nous voit ! » Tonight - Enrique Iglesias Elle rougit violemment. Pourquoi sa réaction est elle aussi bandante ? Elle semble soudain plus jeune, plus innocente. Je sens que je m’attache encore plus à elle. Un regard, un rougissement et elle peut faire changer mon humeur qui passe du désespoir le plus profond à l’euphorie. Santana - Black Magic Woman C’est une ravissante petite sorcière. Je suis en admiration devant elle ! Elle se décide à parler de ce qui la tracasse: « Christian, j’ai un problème.” Un problème ? Je suis tout ouïe. Quel genre de problème ? « Oh ? » je retiens ma respiration. Quand l’ascenseur arrive je la laisse passer la première, attendant toujours qu’elle me dise quel est son problème. Pendant la descente vers le rez-de-chaussée, je l’incite à parler. « S’il te plaît, poursuis. » « Euh… Et bien, voilà… » Elle s’interrompt et scrute ses mains comme si celles-ci contenaient une recette secrète qui pourrait lui venir en aide. Puis elle trouve le courage de parler et reprend : « Ecoute, j’ai vraiment besoin de parler à Kate. J’ai besoin de lui poser des questions à propos
  • du sexe et tu es trop impliqué, ce n’est pas une bonne idée que je te pose ces questions. Tu veux que je fasse une liste et que je … je…» Elle s’interrompt à nouveau, écarlate et cherchant ses mots. Mes yeux sont plongés dans les siens, attentifs, cherchant à traduire ce qu’elle vient de dire et à deviner ce qu’elle à omis. Prenant son courage à deux mains, elle continue : « J’ai simplement besoin de lui parler. Je n’ai aucune expérience, aucun point de comparaison, et toi tu ne me laisses parler à personne sauf… enfin sauf à toi, ça ne m’aide pas… ». Elle a l’air désespérée. « J’ai vraiment besoin de son aide. On pourrait parler entre filles. Non tu ne vois pas ce que je veux dire. Mais il faut que je lui parle…S’il te plait. » Mon Dieu ! Comment pourrais-je dire non à ce qu’elle demande? Je lève les yeux au ciel. Si c’est si important que ça ! J’acquiesce. « D’accord, tu peux parler avec elle si tu veux. » Franchement il y a des moments ou elle m’exaspère. Je lui rappelle qu’Elliot sort avec sa colocataire. Elle ne doit rien raconter à mon frère. « Kate ne ferait jamais cela ! D’ailleurs si elle me racontait quelque chose à propos d’Elliot je ne viendrais pas en courant te le raconter. » Elle défend sa colocataire, sa meilleure amie, elle est comme une mère poule avec elle. J’approuve cela, elle est loyale ! Je hoche la tête. « Ecoute je me fiche de la vie sexuelle de mon frère, avec qui et comment il baise. En fait, ce qu’il fait ne m’intéresse pas. En revanche lui est très curieux de ce que je fais. Mon frère est un putain de bâtard et je peux t’assurer que ça lui plairait de savoir ce que nous avons fait et ce que nous pourrions faire. » Je la mets en garde. Puis doucement j’ajoute : « Si Kate savait ce que je prévois de faire avec toi elle me couperait les couilles. » Sa coloc est comme moi, déterminée, logique et casse couilles.
  • « Ok, d’accord. » Elle acquiesce en hochant la tête. Sa réponse me fait sourire. Plus vite elle acceptera de se soumettre, plus tôt je pourrais lui dire quoi faire au lieu de négocier avec elle ce qui m’exaspère au plus haut point. Je suis très en colère à présent ! Je veux qu’elle signe ce contrat et vite ! « Le mieux serait que tu te soumettes au plus vite, comme ça on pourra arrêter tout ce cirque. » dis je calmement. « Quel cirque ? » Comment pourrait-elle ignorer ce qu’elle est en train de faire ? Elle va à l’encontre de ma volonté alors que je lui ai dit que je veux être le seul à qui elle pose des questions. Je veux être son prof, son coach. Elle a signé un accord de confidentialité par lequel elle s’engage à ne parler de rien à personne, et la voilà maintenant qui veut parler avec sa coloc de choses pour lesquelles elle s’était engagée à ne rien dire. Elle est énervante. Je soupire. « Comme ça tu arrêteras de me défier ! » Elle semble perplexe et embarrassée. Je me penche, lui soulève le menton et dépose un petit baiser sur ses lèvres. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent, nous avons rejoint le rez-de-chaussée. Je prends sa main et nous sortons de l’ascenseur. Je l’entraîne vers ma R8 noire. « Belle voiture. » dit-elle sèchement. Est-ce qu’elle se fout de moi ? J’aime sa façon de plaisanter. Ca me fait quelque chose que je ne peux pas expliquer. Je souris : « Je sais. » C’est mon autre bébé après Anastasia bien sûr. Peu importe qu’elle me fasse sortir de mes gonds avec sa façon de me défier. Ses remarques insouciantes et son comportement innocent me font du bien. Je me sens différent avec
  • elle. Juste moi, Christian… sans tout le merdier hérité de mon putain de passé. We are Young - Fun ft. Jeanelle Monae Là je suis juste un jeune homme qui part faire un tour en bagnole avec une jeune fille. C’est si évident, si simple… Si ordinaire. J’ai soudain envie de tout lui faire découvrir. J’ai envie de déposer le monde à ses pieds. Je lui ouvre la porte côté passager. Elle s’assied et elle s’exclame « Woah. » trouvant la voiture très basse. Je souris. C’est une voiture de sport bébé, le centre de gravité est bas pour avoir de la vitesse. Je me dirige côté conducteur et pénètre dans la voiture. « C’est quoi comme voiture ? » « C’est une Audi R8 spider. Comme c’est une belle journée on va décapoter. J’ai deux casquettes de base-ball dans la boite à gants. Peux-tu les sortir s’il te plaît ? » J’ajoute « tu peux utiliser les lunettes de soleil si tu veux. » Elle ouvre la boite à gants et prends les casquettes. Je démarre la voiture, le lecteur MP3 s’allume et diffuse une chanson de Bruce Springsteen. Quelle jolie chanson, quelle belle journée et quelle adorable gonzesse. Je souris de contentement en disant : ”J’aime Bruce” et je sors la voiture du garage. C’est une belle matinée de Mai à Seattle. Je suis perdu dans mes pensées. Je pense à elle, à cette belle femme qui est assise à côté de moi. Si proche et si éloignée. Que va-t-elle penser des détails du contrat ? Va-t-elle accepter ? Va-t-elle être effrayée et s’enfuir ? Je secoue la tête à cette pensée et me concentre sur la chanson de Bruce. Bruce Springsteen - I'm on Fire Je prends la I-5 en direction de Portland.
  • Le vent souffle au dessus de nos têtes. Quand Bruce chante : « Je peux t’élever… Oh je suis dingue de toi » je me tourne vers Anastasia. Elle ne peut pas savoir combien cette chanson exprime mes sentiments pour elle. Moi aussi je me réveille au milieu de la nuit, les draps trempés de sueur à cause des cauchemars dus à mon passé, exactement comme il le décrit : « comme si un train me passait dans la tête » Anastasia n’a-t- elle pas apaisé mon esprit ? Comment pourrais-je la laisser partir ? Est- ce qu’elle réalise à quel point je la désire ? Comment quelqu’un que je viens à peine de rencontrer peut il compter autant pour moi ? Comment pourrait-elle trouver sa place dans mon monde ténébreux, elle qui s’est fait une place en moi si vite ? Comment quelqu’un d’aussi innocent pourrait-elle le faire ? Je suis dingue d’elle. Si seulement elle savait ! Bon sang ! Tout ce que j’arrive à faire c’est à la regarder. J’ai besoin d’elle, je la désire, je suis fou d’elle. Je tends ma main droite et la place sur son genou en donnant une petite pression douce. Sa réponse est automatique. Dès qu’on se touche ou qu’on entre en contact par quelque moyen que ce soit, le courant passe entre nous. “As-tu faim ?” “Pas vraiment.” Ca me déplaît car elle mange vraiment peu. Ca fait partie de mes règles, elle doit manger suffisamment pour se maintenir en bonne santé. Je lui rappelle qu’elle doit manger. « Je vais te conduire dans un restaurant très sympa près d’Olympia. » Elle acquiesce, je lui fais un petit sourire et presse à nouveau son genou pour voir sa réaction. Sa respiration s’accélère. Elle en veut d’avantage. Je retire ma main et la repose sur le volant. L’attente c’est la moitié du
  • plaisir. Le plaisir sexuel en est amplifié. C’est aussi un excellent moyen de contrôle. Un de ceux que je maîtrise parfaitement bien. J’appuie sur l’accélérateur et fonce sur l’autoroute. Anastasia me jette un regard affamé d’autre chose. Nous arrivons au restaurant. C’est un endroit charmant assez rustique dont les chaises et les nappes sont dépareillées. La nourriture y est bonne bien qu’aussi simple que le décor. « Quel genre de plats servent-ils ici? » me demande t’elle méfiante. « Oh ça dépend de la pêche et de la cueillette du jour. Mais c’est bon. » Je m’amuse à faire une grimace de dégoût ce qui la fait éclater de rire. Son rire est si beau, si insouciant, si jeune. Je l’adore! La serveuse vient pour prendre la commande des boissons. Elle cache ses yeux derrière sa longue frange blonde tout en essayant d’attirer mon attention. Je ne la regarde même pas. En revanche, Anastasia scrute à la fois son manège et mon attitude. J’approuve ! Elle est jalouse et ça me fait quelque chose. D’ailleurs je sens un début d’agitation dans mon jean. Sachant qu’Anastasia ne connait pas grand-chose en vin je commande deux verres de Pinot Gris, mais elle pince ses lèvres comme si elle désapprouvait ce choix. Je suis désappointé. Je m’y connais en vin et elle pas du tout. Sans même réfléchir je crie « Quoi ? » Elle sursaute, baisse les yeux, elle semble peinée, «Je voulais un coca light » murmure t’elle. Non, ce n’est pas un choix judicieux. D’abord ça contient de la saccharine qui donne le cancer. Ensuite mon choix de vin est très convenable et ça va avec tout ce qu’on peut manger ici. Je le lui explique. Elle acquiesce. « Tu as plu à ma mère, » lui dis-je en changeant de sujet. Elle a l’air étonnée de l’apprendre.
  • « Vraiment ? » son visage s’empourpre. Elle du mal à accepter les compliments, même quand elle les mérite. « Oui. » je souris, « ma mère a toujours pensé que j’étais gay, et je pense qu’elle s’attendait à voir sortir un type de ma chambre. Elle fronce les sourcils. « Mais bon sang pourquoi ta propre mère pensait-elle que tu étais gay ? » elle semble abasourdie. « Parce qu’elle ne m’a jamais vu avec une fille. » Elle redresse la tête : « Aucune des quinze ? » Je souris. Elle se souvient du nombre, elle était sacrément attentive. « Non, aucune des quinze. C’est une première. Tu es la toute première qu’elle rencontre. Tu sais Ana, cette semaine a été celle de beaucoup de premières pour moi. » Intérieurement je me demande ce que toutes ces premières peuvent bien signifier. En toute innocence elle s’exclame : «Vraiment ! » « Oui, tu es la première avec qui j’ai dormi. Tu vois ce que je veux dire, vraiment dormir et pas autre chose, » en souriant j’ajoute : « la première avec qui j’ai fait l’amour dans mon lit, » et pris d’un irrésistible désir pour elle je poursuis : « la première qui a voyagé à bord de charlie tango, la première que j’aie présentée à ma mère. Qu’est ce que tu me fais ? Tu m’as complètement ensorcelé ! » Je suis désarmé. Pourrais-je seulement imaginer vivre sans elle? Mon subconscient me répond : « Non tu ne peux pas. » Hard to Say I'm Sorry - Boyz to Men
  • On nous apporte les vins, elle en avale une gorgée pour trouver le courage de me dire quelque chose qu’elle a sur le cœur. Je la regarde fixement. Elle murmure : « J’ai beaucoup apprécié ce week-end Christian ». L’effet est immédiat : ma respiration part à cent à l’heure. Comment réussit-elle à me mettre dans un état pareil avec une simple phrase ? Pourquoi mon prénom prononcé par elle devient-il aussi diablement sexy ? Elle mordille distraitement sa lèvre. “Arrête de mordre ta lèvre Anastasia. » Je rouspète sachant très bien l’effet que ça me fait surtout avec mon érection naissante. Elle soupire et libère sa lèvre. « Moi aussi j’ai passé un excellent week-end. » « Euh Christian, puis je te demander quelque chose ? » Elle chuchote comme si elle voulait que personne d’autre ne l’entende. « Oui, bien sûr. » Sa voix descend d’une octave : “C’est quoi le sexe vanille ? » J’affiche un sourire radieux. « C’est le sexe tout simplement, sans jouets ni accessoires. Tu vois… » Non elle ne voit pas, cette pensée me comble de bonheur. Je suis son premier. “Non tu ne sais pas. Mais c’est ça que ça veut dire. » « Oh. » je vois que quelque chose mouline dans sa tête. Quand les plats arrivent, j’ignore totalement la serveuse. Comment pourrais m’intéresser à une autre qu’Anastasia ? La serveuse s’éclipse et Anastasia pouffe de rire. C’est sans doute le plus joli son que je connaisse. Si insouciant, si mélodieux, si elle. Parfaitement adorable ! “Christian, pourquoi n’as tu jamais pratiqué le sexe vanille ? As-tu toujours …tu vois, as-tu toujours eu des goûts particuliers ? »
  • J’acquiesce en silence puis soupire. Comment lui expliquer qu’Elena m’a séduit quand j’étais très jeune et que je n’ai jamais rien connu d’autre ? Elle attend une réponse en me fixant. Je décide de lui dire la vérité : « Une amie de ma mère m’a séduit quand j’avais quinze ans. » Elle en reste bouchée bée, son visage s’assombrit. Dans un soupir elle laisse échapper : « Oh. » Je lis sur ses lèvres “Mon Dieu !” mais pas un son ne sort de sa bouche. Son regard change. “Elle avait des goûts très particuliers. J’ai été son soumis pendant six ans. » Je hausse les épaules, ce qui est fait est fait, c’est du passé. Sa bouche est toujours béante. Pour une fois elle ferme sa grande gueule. « Ce qui veut dire que je sais ce que je te demande Anastasia et ce que cela implique. » Elle continue de me regarder incapable de digérer la nouvelle. Je crois que ça la rend malade. « Tu vois Anastasia, je n’ai pas eu une initiation au sexe normale » Elle sort de sa torpeur: “Permets moi de te poser une question, n’es tu jamais, jamais sorti avec une fille au collège ? » « Non. » je secoue la tête. « Mais pourquoi ? » Je ne suis pas sûre qu’elle ait envie d’entendre la réponse. Mais je lui demande quand même. « Veux-tu vraiment le savoir ? » « Oui ! » c’est un cri du cœur, elle veut vraiment me comprendre.
  • « Je n’en avais tout simplement aucune envie. Elle était tout ce que je désirais, tout ce dont j’avais besoin. De toute façon, si je l’avais fait elle m’aurait cassé la gueule. » Je souris avec tendresse à ce souvenir. Elle m’aurait tellement piétiné que j’aurais pu servir de pont entre Seattle et Hong-Kong. Ses yeux s’assombrissent de colère. Ses mâchoires sont serrées mais elle parle calmement : « Tu as dit que c’était une amie de ta mère, quel âge avait-elle ? » Qu’est ce que ça peu lui faire ? Oh et puis peu importe je décide de lui répondre. « Oh, elle était suffisamment âgée pour savoir ce qu’elle faisait. » Puis elle se décide à poser la question qui lui brûle les lèvres : « Tu la vois encore ? » « Oui. » Je lis de la déception dans ses yeux et de l’inquiétude aussi. « Est-ce que vous faîtes… euh… encore ? » Son visage est rouge tomate, son regard est inquiet. Je ne l’avais jamais vu malade comme ça depuis le jour ou elle a arrosé le bac à fleurs devant le bar. « Non, c’est juste une bonne copine. » Je suis content que l’idée qu’il puisse y avoir de la rivalité la rende jalouse. Puis elle me pose une question débile, encore plus débile que « êtes vous homosexuel Monsieur Grey ? » « Hmm. Est-ce que ta mère est au courant ? » « Bien sûr que non. » Mais qu’est ce qu’elle croit ? Oh Maman, au passage je te signale qu’une de tes amies m’a séduit quand j’avais quinze
  • ans et nous avons baisé ensemble pendant six ans. Maintenant nous sommes juste de bons amis. Ma mère serait incapable de comprendre la complexité de cette relation. De nouveau elle se plonge dans le mutisme. Elle réfléchit, elle cogite. Elle ressasse ce qu’elle a entendu et qui lui déplaît. Elle boit une gorgée de vin. Les plats arrivent. Elle regarde son assiette comme si la serveuse nous avait apporté de la merde. « Mais ce n’était pas tout le temps ? » « De quoi ? » « Est-ce que tu étais son soumis tout le temps ? » Oh… « Oui, mais je ne la voyais pas souvent. C’était difficile. D’abord j’étais très jeune et j’allais au lycée, ensuite je suis allé à l‘université.” Elle me regarde toujours totalement muette. « Mange Anastasia, s’il te plaît » Elle répond d’un ton glacial : « Je n’ai pas faim Monsieur Grey. » « Mange ! » dis-je avec fermeté. Elle se contente de me regarder. Elle semble se foutre royalement de mon ton menaçant. « J’ai besoin d’une minute. » Sa remarque est justifiée. Elle a trop d’informations à digérer en même temps. J’acquiesce : « Bien sûr.» De nouveau elle est plongée dans ses pensées. Elle rumine. Je ne veux pas que mon passé de merde affecte sa décision. Elle semble soucieuse. J’attends qu’elle parle. Elle lève finalement les yeux.
  • “Est-ce que nos… euh… » Elle cherche ses mots, « … relations seront comme ça? Toi qui me dis ce que je dois faire, qui me donne des ordres en permanence? » « Oui. » Je confirme. Mais c’est plus que cela. « Je vois. » dit-elle fermement. « C’est plus que cela Anastasia… Quand tu commenceras à te soumettre à moi tu le désireras vraiment » il y a des accès de ferveur dans ma voix. Elle est perplexe. Son visage exprime quelque chose comme « Ouais c’est ça mon œil.» Elle a baissé les yeux et fixe ses petites mains qui sont immobiles, incapables de faire le moindre mouvement, perdues, tout comme elle. « C’est un grand pas à franchir pour moi. » dit-elle d’un air absent. Puis elle avale une bouchée. « Je sais. » Je ferme les yeux, j’ai peur qu’elle refuse. Elle va me filer entre les doigts. Je ne veux pas l’influencer et faire pencher la balance dans un sens plutôt qu’un autre. Elle mérite mieux que cela. Elle doit prendre la décision finale. « Ecoute Ana, tu dois te renseigner, lire le contrat et suivre ton instinct. S’il y a quelque chose que tu ne comprends pas je serai là pour t’éclairer. Je vais rester à Portland jusqu’à vendredi. Si tu veux qu’on en parle tu n‘auras qu‘a m‘appeler. » Je suis nerveux. Elle n’est pas seulement belle, intelligente et talentueuse, c’est aussi une négociatrice coriace. Elle a l’air soumise alors qu’en réalité elle est très indépendante, trop indépendante.
  • « Tu m’appelleras Anastasia ? On pourrait dîner ensemble mercredi. » Elle ne dit rien, n’exprime rien. Elle a le regard dans le vague. Elle est bien plus impassible que je ne le suis en ce moment même. Merde ! Et si elle a décidé de refuser ? Je ne suis pas d’accord. Elle doit au moins y réfléchir. « Anastasia ? Je veux vraiment, vraiment, vraiment que ça marche entre nous. Je n’ai jamais autant désiré quoi que ce soit même quand j’ai créé mon entreprise. » Bon sang c’est elle ! Je sais que c’est elle ! Cette femme m’appartient. Je la veux. J’ai besoin d’elle ! « Dis quelque chose Ana… » « Qu’est il arrivé aux quinze ? » Sa question me désarçonne. « Différentes choses… Ca se résume à ça Anastasia….nous étions incompatibles. » C’est la vérité. Je n’étais compatible avec aucune d’entre elles. Je vois de l’angoisse dans ses yeux. Pourquoi ? « Si tu n’étais pas compatible avec des soumises confirmées, et quinze d’entre elles qui plus est, qu’est-ce qui te fais croire… » Sa voix est basse presque inaudible « qu’avec moi, qui n’y connait rien, ça puisse marcher ? » « Je le sais, crois moi je le sais! » Je veux qu’elle le sache et qu’elle me croit parce que c’est la vérité. « Tu en revois certaines ? » je distingue une pointe de jalousie dans sa voix. Elle m’aime encore malgré toutes mes révélations. « Non Anastasia, je n’en revois aucune. Je n’ai que des relations monogames. » Je veux qu’elle sache qu’elle sera la seule, il n’y aura qu’elle. Elle ne montre rien puis murmure: « Je vois. » Est-elle soulagée ?
  • « Fais des recherches, tu auras une idée plus précise. » Elle pose sa fourchette. Je ne supporte pas qu’elle ne mange pas. Elle n’a quasiment rien mangé les deux derniers jours. Je me demande comment elle peut fonctionner en n’avalant presque rien. Voilà une bonne raison pour qu’elle signe le contrat, je pourrai prendre toutes les dispositions pour qu’elle prenne soin d’elle. « C’est tout ce que tu comptes manger ? » je suis furieux. Elle hoche la tête sans rien dire. Je dois y aller en douceur avec elle et établir des priorités. La nourriture n’est pas en haut de la liste pour le moment. Je termine mon assiette pendant qu’elle se tortille sur sa chaise, mal à l’aise. Elle a des idées plein la tête, et je sais qu’elle est en train de se repasser le film de mes révélations. Son visage est traversé d’expressions diverses. Et elle se tortille… très mal à l’aise. C’est peut être la conséquence de nos ébats. « Je donnerais n’importe quoi pour savoir ce que tu penses. » Elle rougit jusqu’à la racine des cheveux. Je vois. Voilà à quoi elle pense : Où et comment je l’ai prise, et ça me ravi de voir que je lui fais cet effet là. Je lui souris d’un air malicieux. « Je devine ce que tu penses Anastasia. » « Ca m’étonnerais que tu puisses lire dans mes pensées. » « Pas dans tes pensées, mais dans ton corps. J’ai appris à le connaître ces deux derniers jours tu t’en souviens ? Je le connais bien maintenant. » Je veux cette femme. Moi aussi je me souviens de nos ébats. Elle n’est pas la seule à être troublée, je le suis aussi ! Je demande l’addition, je paie et on lève le camp. Je lui tends la main. Quand nos doigts se touchent le courant est immédiatement rétabli entre nous. Nous retournons à la voiture et je lui ouvre la portière côté
  • passager. Elle est calme à présent. Je pense qu’elle médite encore sur toutes mes révélations de ce matin. Je veux que ça marche. Et si elle dit non ! Est-ce que je la laisserai partir ? Vais-je supporter qu’elle sorte avec n’importe quel connard comme le photographe ou le gugusse Princetonien du magasin, ou un bouffon dans le même genre ? Je voudrais qu’elle se décide, je crève de jalousie. Mon Dieu ! Je lui jette un œil en biais. L’air est chargé d’électricité et son parfum est enivrant, pur, intime, féminin. C’est Anastasia ! Je sors de l’autoroute. J’arrive dans sa rue et me gare devant son immeuble, je coupe le moteur. Nous nous regardons un moment en silence. Puis elle me dit: « Veux-tu monter Christian? » Est-ce de la politesse ? du désir ? « Je ne peux pas. Je dois aller bosser. J’ai beaucoup de travail en retard. » Je voudrais monter mais je me sais incapable de rester seul avec elle. Il faut que je la laisse respirer et j’ai moi-même besoin d’air. Il faut que je m’impose cette épreuve. Il faut que je teste ma volonté. Il faut que je sache si c’est un désir véritable, un besoin ou autre chose. Elle est trop envoûtante pour que je monte. Ma réponse l’attriste et elle baisse les yeux pour cacher son émotion. Sacrée bonne femme ! Je ne peux pas me retenir. Je m’empare de sa main droite et y dépose un baiser. Pour elle je fais décidément des choses que je ne fais jamais. Elle est émue par mon geste. Nous restons plantés les yeux dans les yeux sur notre petit nuage. Mon cerveau décide de se reconnecter avec le reste de mon corps et je retrouve l’usage de mes jambes. Je sors de la voiture et me dirige côté passager. J’ouvre la porte et lui tends la main. Elle l’accepte. Je suis une fois de plus submergé par ces émotions étranges.
  • « Encore merci pour ce week-end Anastasia, ça a été merveilleux. » Oui vraiment merveilleux. Ce fut le meilleur week-end de ma vie. De toute ma vie ! « Pour mercredi, je viendrai te prendre au boulot, fais moi savoir si tu veux que je te récupère ailleurs... » « A mercredi Christian » Je lui fais un nouveau baisemain. Elle tourne la tête de côté. Elle aussi est troublée. Elle semble désolée, désemparée et malheureuse. Elle me tourne le dos pour partir et cacher son joli museau triste. Ca me rappelle la façon dont elle est partie après la séance photo. Qu’est-ce qui ne va pas ? Elle s’éloigne puis se retourne en me regardant avec une idée derrière la tête. « Au fait Christian, » elle me sort de mes pensées, « Je porte un de tes caleçons » et la voilà qui tire sur l’élastique de mon boxer. J’en reste coi, complètement sonné ! Elle me choque encore une fois ! Elle, dans mon caleçon, putain c’est chaud ! Si je n’avais pas autant de boulot à faire et si nous n’étions pas au milieu du trottoir je la baiserais séance tenante sur le capot de ma bagnole ! I don't Wanna Fall in Love - Chris Isaac Elle sourit malicieusement en voyant ma tête et part en me plantant là avec mon regard d’ahuri. Je suis en état de choc, finalement je retourne dans ma voiture et je prends la direction de l’hôtel Heathman où Taylor doit déjà m’attendre. A mon arrivée le voiturier se précipite et je lui confie les clés. Je suis salué par le portier. Je dégaine mon Blackberry et j’appelle Taylor qui répond instantanément. « Oui monsieur. »
  • « Je suis arrivé. » « Oui monsieur, votre suite est prête. J’ai apporté tout ce que vous aviez demandé. » « Je vous verrai plus tard, je dois d’abord me renseigner sur ce qui se passe au bureau. » Je coupe. Encore une semaine à attendre. Merde ! J’ai horreur d’attendre. Mais cette fois ci j’ai goûté à Mademoiselle Steele et ça va être beaucoup plus dur d’attendre jusqu’à mercredi. Je pénètre dans l’hôtel en pensant à elle. Elle me manque déjà. Putain ! Je déteste attendre. Ce n’est pas du tout mon genre. Mercredi… Il faut que j’attende jusqu’à mercredi ! Je dois trouver un moyen pour rester en contact avec elle. Je crève déjà de ne pas savoir ce qu’elle fait et avec qui elle parle. Je ne peux pas la laisser seule. Peu importe que je veuille être honnête avec elle. Elle me voulait autant que je la désirais. Pour le moment tu dois prendre sur toi Grey ! Je traverse le hall et rejoins les ascenseurs. Je la revois dans cet ascenseur. Les choses sont claires dans mon esprit. Si je la perds je perdrai aussi la tête. Je sombrerai inexorablement dans la folie. Pour le moment, j’ai un nœud dans la gorge. Respire Grey, respire.
  • Je monte dans l’ascenseur, les portes se referment sur moi et sur mes rêves d’Anastasia. Principles of Lust - Enigma
  • Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov VA CHIER MRS ROBINSON Chapitre 9 Comme convenu, Taylor m’attend dans ma suite. Il me salut d’un signe de tête : « Monsieur Grey. » « Taylor. » dis-je d’un ton sec. « J’ai besoin de vous. » « Oui Monsieur. » « Je veux que vous commandiez un MacBook Pro pour Mademoiselle Steele. Le top du top, même s’il n’est pas dans le commerce. Il faut la meilleure carte graphique, la meilleure carte mère et le disque dur de la plus grande capacité. Il faut aussi qu’il soit équipé de l’accès internet le plus rapide. Même si elle doit se rendre dans les coins les plus reculés
  • d’Afrique ça doit marcher. Il devra être livré avec un compte mails opérationnel. Je veux que tout soit installé et livré aux aurores demain matin dernier délai. Je suis certain que leur usine de Cupertino a ce que je demande, qu’ils le fassent venir de là bas s’il le faut. Sinon qu’ils le fabriquent dans la nuit. Je veux que cet ordinateur dispose de fonctionnalités qui puissent rivaliser avec celles du vôtre. Je sais pertinemment que son matos pourrait non seulement contrôler une navette spatiale mais qu’il est aussi équipé pour faire de la surveillance pointue. « Je veux aussi que son compte mail soit créé aujourd’hui, que le portable lui soit livré à domicile et que tout soit opérationnel pour qu’elle puisse s’en servir immédiatement. » « Oui Monsieur, autre chose ? » « Oui, je veux qu’elle ait un Blackberry. Le dernier modèle. » « Bien Monsieur. Autre chose Monsieur? » « Est-ce que Charlie Tango est de retour à l’aéroport de Seattle ? » « Oui Monsieur. » « Gayle est elle partie voir sa sœur pendant que je séjourne ici ? » « Oui Monsieur. Voulez vous qu’elle rentre plus tôt ? » « Non pas pour le moment, je verrai. » « Bien Monsieur. » Mon regard « C’est moi le patron » s’adoucit un peu et je demande « Taylor, comment va votre fille ? Sa mère et vous êtes vous satisfaits de son école ? »
  • Ses yeux s’illuminent à l’évocation de sa fille. « Elle va très bien Monsieur. Merci de vous en soucier. Nous sommes très contents de son école. C’est l’une des meilleures. Nous vous remercions d’avoir pris en charge ses frais de scolarité. Nous vous en sommes très reconnaissants Monsieur. » J’acquiesce. Je ne suis pas du genre complaisant. Si je paie l’école privée de la fille de Taylor c’est une gratification pour m’assurer qu’il restera à mon service. Je suis sans doute un patron exigeant, un esclavagiste si ça vous chante, un obsédé du contrôle comme le dirait Miss Steele mais je ne suis pas un ingrat. Si l’employé est précieux je le récompense généreusement. En échange j’exige une loyauté totale et une disponibilité permanente. Dans le vieux Ouest on appelle ça « porter la marque. » Vous mangez, dormez, respirez, travaillez, vivez et mourez pour le ranch et sa marque . Je n’en attends pas moins. S’ils ne sont pas prêt à le faire, ou s’ils font défaut je leur botte le cul. C’est tout et c’est comme ça. On ne parvient pas là où je suis, c’est-à-dire au sommet, si on n’exerce pas un contrôle total et permanent. Je ne pardonne pas les erreurs. Elles me coûtent de l’argent, elles donnent une mauvaise image de ma société et accessoirement de moi car j’en suis à la fois le créateur, le propriétaire et le seul et unique administrateur. Les erreurs sont corrigées dans les plus brefs délais et le responsable est viré dans l‘heure. Les gentils ne gagnent jamais. Taylor est un employé exceptionnel trié sur le volet parmi des centaines voire des milliers de candidats possibles. Il mesure plus d’1m90, allure militaire, cheveux coupés en brosse, et une mâchoire carrée, 100 kilos de muscles, avec des yeux verts et un calme olympien.
  • Il peut conduire et piloter n’importe quel engin du M-4 Sherman au F-16 pour les bateaux amphibies. Il était dans la Delta force, unité très secrète des forces spéciales de l’Armée Américaine. Même l’armée refuse de reconnaître son existence. Elle est constituée de soldats d’exception. Il faisait partie d’une unité chargée de missions spéciales qui a menée des actions bien connues et d’autres dont vous n’avez jamais entendu parler mais grâce auxquelles vous pouvez encore dormir tranquille. C’est un garde du corps imposant. A 35 ans, il est responsable de ma sécurité rapprochée. Ayant participé à des missions d’assauts et à des missions de sauvetages périlleuses, il est parfaitement aguerri et inébranlable dans les situations difficiles. Je l’ai vu à l’œuvre, il est rapide comme un serpent, discret comme une ombre et particulièrement efficace. Je ne suis pas facilement impressionné néanmoins je l’ai été dès que je l’ai vu. Un homme peut-il être tout cela ? Taylor le peut. Je ne recrute que les meilleurs. Il est un des meilleurs parmi les meilleurs. Je l’ai trouvé grâce à un copain de collège et associé dans mes affaires Alex Pella à qui j’ai acheté mon jet et qui m’a aidé à mettre la main sur Charlie Tango. C’est lui qui m’a recommandé Taylor. Alex et moi sommes similaires pour ce qui est de la gestion des affaires et je soupçonne que dans l’intimité aussi. Je reconnais en lui un autre « obsédé du contrôle » comme dirait Miss Anastasia Steele. Alex Pella a la plus grande compagnie privée de ventes, locations et de courtages d’avions de Los Angeles. Mais il met son nez un peu partout en développant des activités connexes. Il s’agit de fournir de luxueux avions commerciaux pour de riches clients, comme moi, ou pour des compagnies. Il a des clients partout dans le monde, USA, Amérique du
  • Sud, Asie, Europe, Afrique. Il est à l’aise n’importe où. Dans certains pays il vaut mieux arriver avec son armée privée. Alex a donc une équipe de professionnels dont il peut offrir les services. C’est pourquoi il a recruté certains membres de l’équipe à laquelle appartenait Taylor et il l’aurait volontiers recruté aussi. Travailler pour Alex nécessite de fréquents déplacements à l’étranger souvent pour de longues périodes. Il se trouve qu’Alex est encore plus mégalomane que moi et refuse que les membres de son équipe de sécurité aient des attaches familiales quelles qu’elles soient. Malgré son CV et ses états de service exceptionnels, Taylor n’aurait pas fait l’affaire car il a une petite fille. Néanmoins je pense qu’Alex aurait fait une exception compte tenu des compétences de Taylor du moins si ce dernier avait vraiment voulu le poste. Il y a quatre ans je cherchais quelqu’un comme Taylor et il est tombé du ciel. Ca se passe très bien entre nous. Il est calme, évalue précisément les risques bien que parfois je le trouve un peu surprotecteur. Pendant un temps il a fait partie d’une milice privée mais il souhaitait rester près de sa famille ce qui n’a pas empêché son mariage de sombrer. C’est souvent le cas pour un soldat dans sa position dont l’obligation première est de faire de l’armée sa petite amie, sa femme, sa famille et son enfant. Travailler pour moi lui permet de prendre soin de son ex et de sa fille et d’aller la voir souvent. Taylor aime ses armes, c’est un point de désaccord entre nous. J’ai été élevé dans une maison dans laquelle on les a en horreur car ma mère, médecin, a souvent dû rafistoler des blessés par balles. Je suis pour le contrôle des armes, d’ailleurs j’apporte mon soutien financier à deux associations militant pour le contrôle des armes dans l’état de Washington. Sur le sujet du contrôle des armes nous sommes donc lui et moi en parfait désaccord. Je ne voulais pas qu’il porte une arme mais il a
  • âprement négocié ce point lors de son embauche. C’était sa limite à ne pas franchir. Or ces limites là je suis bien placé pour les comprendre. Il a besoin de posséder des armes et sachant que c’était un employé exceptionnel j’ai cédé. On dit communément qu’on peut rencontrer l’amour n’importe où, y compris dans des endroits invraisemblables, c’est incontestablement vrai pour Taylor. Juste après avoir commencé à travailler pour moi, il a trouvé l’amour dans ma cuisine en la personne de Madame Jones, ma gouvernante, qui est veuve. Elle aussi est une employée remarquable, elle a quelques années de plus que Taylor, mais après tout certains hommes préfèrent les femmes mûres. La pensée que l’amour peut surgir n’importe où m’amène à penser à Mademoiselle Steele. Quel est le sentiment que j’éprouve pour elle? J’ai peur de le nommer. Moi, Christian Grey qui n’ait peur de rien, je suis effrayé par les sentiments que j’éprouve pour une innocente jeune fille. Ce que je ressens pour elle me terrorise ! Icare volant trop près du soleil. Elle va me brûler mais je ne peux plus échapper à son attraction. Taio Cruz - Break Your Heart Taylor me sort de mes rêveries: « Si vous avez terminé, Monsieur, je vais prendre les dispositions pour l’ordinateur de Miss Steele. » j’acquiesce, il part. J’ai plein de dossiers à voir aujourd’hui, je me jette dans le travail sur mon portable. Je ne vois pas le temps passer, quand j’émerge il est déjà 18 heures. Je vais courir une petite heure puis je rentre à l’hôtel, je prends rapidement une douche et je commande le dîner en pensant à Anastasia. A-t-elle déjà lu le contrat ? A-t-elle pris ses jambes à son cou ? Que vais-je faire si c’est le cas ? Pourrais-je le supporter ? J’ai besoin d’un plan B pour la convaincre. Que faire si elle ne veut pas de cet accord ?
  • Je la veux absolument. Je n’ai jamais autant désiré quelque chose ! Après toutes ces années, toutes ces femmes, aucune ne m’a jamais vraiment satisfait et la voici qui surgit, un diamant brut, mais un diamant tout de même. Ce que certains attendent toute leur vie est à portée de ma main. Je ne pourrai plus me contenter d’une autre après avoir l’avoir enlacée, goûtée aimée, baisée et conquise. Mon subconscient murmure « Elle est à moi ! » J’en crèverais c’est sûr si je la voyais dans les bras d’un autre, si un autre prenait soin d’elle, quelqu’un qui ne l’estimerait pas autant que moi. Je dois la posséder à 100 % et ça ne sera pas possible sans qu’elle accepte le contrat. Je ne vois aucune alternative. Je ne peux pas accepter qu’elle me défie tout le temps comme ça. Elle n’a aucune notion d’auto protection ! Je l’ai bien vu quand elle a bu exagérément, quand elle a accepté de parler avec l’apprenti violeur sachant les sentiments qu’il éprouve pour elle, et elle continue à rester en contact avec lui au nom de je ne sais quelle amitié à la noix. Et en plus elle ne mange pas ! Qu’est-ce qu’elle a ? Non, une fois qu’elle aura accepté les termes et signé le contrat, je surveillerai cela de près. Si jamais elle sort des lignes je me ferai un plaisir de la remettre dedans. Cette idée me faire sourire. Mes paumes s’agitent déjà à cette pensée et ça me remue à l’intérieur. Je dîne dans ma suite; Taylor entre et s’éclaircit la voix. « Monsieur Grey ? » « Oui Taylor. » « L’ordinateur de Miss Steele est en route depuis Cupertino. Il sera livré à la première heure demain matin à son appartement. Un technicien assure la livraison et l’installation. » « Et son compte mail ? »
  • « Il est déjà créé Monsieur. Les informations de connexion vous ont déjà été mailées Monsieur » « Et le Blackberry ? » « Le modèle que vous avez demandé sera livré dans les prochains jours bien qu‘il ne soit pas encore commercialisé. » « Vous me direz quand il sera arrivé. C’est tout Taylor, vous pouvez disposer. » « Bonne nuit Monsieur. » J’acquiesce. J’allume mon portable et me rue sur ma boite mails, excité comme un gosse qui va envoyer son premier email à une fille. Je ne sais pas ce qui cloche chez moi. Je ne peux pas m’empêcher de sourire jusqu’aux oreilles. Je me sens apaisé quand je pense à elle. J’ai le sentiment qu’elle est tout ce que je veux, tout ce dont j’ai besoin et tout ce que je désire. En sera-t-il toujours ainsi ? Je regarde les informations de son compte et je lui écris un email : _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Ton nouvel ordinateur Date: 22 Mai 2011 23:36 À: Anastasia Steele Chère Mademoiselle Steele J‘espère que tu as bien dormi. Je te remercie de te servir de cet ordinateur et d’en faire bon usage comme nous en avons discuté. J’attends avec impatience notre dîner de mercredi. Si tu as des questions avant, tu peux me les envoyer par mail, je serais ravi d’y répondre. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _______________________________________________ Je vais me coucher. Mon cerveau surchauffe en pensant à Anastasia. Je ne peux pas dormir. Je me tourne et me retourne dans mon lit. Putain
  • mais qu’est-ce qui cloche ? Ca doit être un hasard. J’attrape mon Ipad et je fais défiler la liste de mes livres électroniques. Je tombe sur Tess D’Urbervilles. Je fais défiler les chapitres. Elle a choisi l’avilissement. Brave fille… « … et il se précipita vers elle le désir dans les yeux, il s’agenouilla et la pris dans ses bras… » Bon sang ! C’est exactement ce que j‘aimerais faire en ce moment même. Je continue de faire défiler les pages. Je ferme les yeux et quand je les rouvre je lis le passage sur lequel je tombe au hasard: « C’est ainsi que les choses ont commencé Si elle avait pu imaginer l’importance de cette rencontre, elle aurait demandé pourquoi elle était condamnée à être vue et convoitée par le mauvais homme et non par un autre, celui qui était désiré à tous les égards… » Ne suis-je pas la bonne personne pour elle ? J’aimerais l‘être. Je la veux tellement. Que se passera-t-il si je lui fais du mal ? Pas physiquement mais psychologiquement. Elle ne connait rien de mes voies obscures et de mon âme sombre. Mais quand je la vois, je vois le soleil. Je me sens jeune. Je sens sa présence corps et âme ! D’une certaine manière j’oublie le monde bien que mes cinquante nuances de folie soient discrètement planquées sous le vernis. Je continue de faire défiler et je tombe sur une citation qui me donne froid dans le dos : « Hors de la poêle à frire dans le feu ! » Merde ! Ce n’est pas ce que je veux lui faire. Si elle lit le contrat et le comprend bien cela ne lui arrivera pas ! C’est une adulte pour l’amour de Dieu ! Elle est apte à prendre des décisions. Pourquoi le sommeil ne vient pas ? Est-ce que je préfèrerais faire des cauchemars de la pute camée qu’était ma mère et de son odieux souteneur ? Je vis un calvaire !
  • « Ma vie a été gâchée par manque de chance ! Quand je vois ce que tu sais, ce que tu as lu, et vu, et pensé, je constate à quel point je ne suis rien ! » Oh Merde ! Deux fois Merde ! Que va-t-elle penser de moi quand elle lira le contrat en entier ? Vais-je la dégoûter ? Va-t-elle me haïr ? Est- ce qu’elle comprendra ? Me laissera-t-elle une chance d’essayer ? Je continue de faire défiler les chapitres et par hasard je lis : « J’accepte les conditions Angel, parce que c’est toi qui sait le mieux ce que ma punition doit être, seulement-seulement- ne me fais pas subir plus que je ne peux le supporter ! » Ma respiration s’accélère. Une étrange lueur d’espoir me saisit. Elle était d’accord pour l’avilissement alors elle peut, oui elle peut accepter mes conditions, c‘est parfaitement possible. Mon cœur explose en morceaux rien qu’en pensant à elle, je n’y peux rien. Je ferme les yeux et enlace mon Ipad comme si c’était Anastasia, et doucement je m’enfonce dans le sommeil. ****** « Je te veux » murmure Anastasia, ses yeux bleus brûlant de passion. Ma respiration est chaotique. Elle me veut, moi ? Mon subconscient s’interroge. Moi ? Même si je suis complètement cinglé elle me veut quand même ! Je tends mes mains vers son visage, mon regard fixé sur elle, regardant, observant, scrutant essayant de déchiffrer cette belle jeune femme. Elle me veut ! Moi ! Je suis l’ombre d’un homme et je ne la mérite pas. « Pourquoi Anastasia ? Pourquoi me veux-tu ? » Elle murmure : « Parce que je t’aime Christian ! » puis elle baisse les yeux et regarde ses petites mains. Je suis incapable de respirer pendant une minute, comme si quelqu’un avait aspiré tout l’air de la pièce. Je ferme les yeux pour savourer cet instant.
  • Pourquoi m’aimes-tu ? Tu ignores à quel point je suis un putain de désaxé. Tellement que ça me dégoûte ! Chacune de mes cinquante nuances me dégoute ! Je ne suis rien… » « Non Tu n’es pas rien ! » elle parle avec ferveur. « Pour moi tu es l’air et le soleil. Et d’une certaine manière j’étais endormie jusqu’à ce que tu arrives dans ma vie en balayant tout par ta présence. Tu es un homme BON Christian et maintenant que tu es dans ma vie, je me sens éveillée pour la première fois. S’il te plaît ne me renvois pas au néant Christian ! » Comment pourrais-je lui résister quand elle parle comme cela ? Mon regard est empli de tristesse. « Anastasia, je suis juste l’ombre d’un homme, je ne peux pas te donner ce que tu veux. Je ne sais pas comment… Je ne sais pas si je suis capable de te donner plus. Je suis un être brisé à l’intérieur. Si profondément brisé que c’est sans doute irréparable. » « Je m’en fous ! Je te prendrai de toute façon ! » Toute ma résistance tombe en entendant ses paroles. En une fraction de seconde je m’empare de sa bouche en un baiser fougueux. Je la dévore, je la savoure, je me l’approprie mais ce n’est pas assez ! Mes mains sont partout. Mes doigts sont emmêlés dans ses cheveux les tirant vers le bas, la forçant à redresser la tête, pour se livrer à moi, à ma volonté et à mon sexe. Aaah ! Je gémis. Je la soulève du sol sans rompre le baiser, instantanément elle enroule ses jambes autour de mes hanches. J’aime ça. Je me déplace, elle est enroulée autour de moi comme un enfant, je la porte tout en marchant l’embrassant et la caressant, je l’adosse contre le mur.
  • Elle s’empare de ma lèvre inférieure avec ses dents. Elle la suce ardemment ! Je suis sur le point de perdre pied. « Anastasia si tu continues, je vais te baiser que tu le veuilles ou pas ! Tu comprends ? » Elle suce encore plus fort, ignorant totalement ma menace! Quelle femme ! Quelle petite exigeante ! Je lui retire son tee-shirt, puis son soutien gorge, ses seins jaillissent. Mes yeux brûlent de désir. Je caresse ses seins, puis je capture un téton avec mes dents. Elle gémit de plaisir. Je lèche et souffle doucement. Elle étire sa tête en arrière, ses yeux sont exorbités. J’emprisonne l’autre mamelon entre mon pouce et mon index, ma bouche continue sa douce torture. Elle crie : « Christian Prends-moi s’il te plaît! » Je chuchote: « Tout vient à point bébé… » Elle enserre mes hanches avec une force incroyable. Elle essaie de toucher mon torse. D’une main j’emprisonne les siennes. « Hmm… » Je souris. Il va falloir qu’on remédie à ça. Je la porte et la dépose sur mon lit. Elle s’allonge. Je m’agenouille et lui retire ses chaussures et ses chaussettes. Je lui arrache presque son jean et sa culotte. J‘ordonne : « Cambres toi ! » Elle semble embarrassée. « Anastasia, Cambres toi ! » « Ok. » répond t’elle précipitamment.
  • Elle arque son dos, prenant appui sur ses coudes et ses fesses. La pensée que je vais bientôt être en elle amplifie mon érection. Je m’allonge et promène mes ongles sur ses mamelons, elle gémit sous ma caresse. Mes ongles cheminent jusqu’à son nombril. De deux doigts, j’en pince doucement les bords pour lui faire comprendre ce qui l’attend et augmenter son désir pour moi. Puis mes doigts descendent jusqu’à sa toison. « Oh s’il te plaît n’arrête pas Christian ! Je t’en supplie ! » Je souris vicieusement. « Oh bébé, ce n’est plus l’heure de s’arrêter. Je n’arrêterais pas même si tu me suppliais… » Ma paume s’empare de son sexe qu’elle épouse parfaitement, Ana courbe d’avantage le dos. Je lui écarte violemment les jambes. Mon jean et mon boxer gisent déjà au sol, mon sexe énorme rêve de s’introduire en Miss Steele afin de se l’approprier une nouvelle fois ! J’inhale son odeur intime comme s’il s’agissait du parfum de fleurs rares, ce parfum est celui de ma marque préférée… Ma langue la goûte, elle est délicieuse. Elle gémit en balançant ses hanches. Mes mains passent dans son dos et s’emparent de son fabuleux derrière. Je presse chacune de ses fesses. Puis je me penche et ma langue envahit son intimité, Ana n’est plus qu’une onde de plaisir. Ma langue experte la fouille, puis j’insère deux doigts, elle est trempée. Elle crie « Christian, je t’en supplie !! S’il te plaît je n’en peux plus ! » «Bébé, je vais te prendre et je n’arrêterai pas ! Es-tu prête ?» « Oui, ferme la et baise moi ! » Je souris jusqu’aux oreilles : « bien Madaaaame ! » King of Leon - Sex on Fire
  • « Ecarte bien tes jambes bébé ! » Elle s’exécute et les écarte aussi largement que possible. A présent je m’agenouille et je mets un préservatif. Je m’enfonce en elle. Je la prends, la tire, la cambre, mon sexe est affamé du sien. « Je vais te faire mal bébé et tu vas adorer ça ! » Je la pilonne avec frénésie la déclarant mienne encore et encore. Puis soudain, je me retire, je lui saisis les jambes et la retourne. Je soulève son cul qui est prêt à m’accueillir à nouveau. Je ne suis jamais repu de cette femme et je m’enfonce à nouveau en elle. « Oh bébé ! C’est si intense, si profond ! Oh putain! » Je fusionne avec elle, je n’en ai jamais assez, je la pilonne toujours plus brutalement. Elle gémit de plus en plus fort. Je crie : « Jouis pour moi bébé ! » et nous jouissons ensemble, intensément. Sans me retirer je fais basculer nos corps sur un côté, je suis allongé en cuillère contre elle. Mes mains caressent ses seins et ses hanches. Nous sommes couverts de sueur. Elle relève son bras vers l’arrière et caresse mon visage. Je ferme les yeux pour savourer cette caresse puis j’embrasse la paume de sa main. Je devine son sourire fatigué. Je murmure : « Dors douce Anastasia… » Je la tiens serrée contre moi. Je me retire et jette le préservatif parterre, puis je remonte les draps sur nous. Je l’effleure et ressens immédiatement le courant familier qui passe entre nous. Je caresse ses cheveux et j’inhale leur odeur, intensément. Cette odeur est celle de la féminité, du savon et de la vanille c’est mon Anastasia ! Je me tourne et ma main glisse le long du lit. J’entends un grand bruit… Bing ! Le bruit résonne dans ma tête et j’ouvre brusquement les yeux.
  • Merde ! J’ai fait tomber l’Ipad. Je tâtonne machinalement à côté de moi et découvre qu’Anastasia n’est pas là. Je regarde autour de moi. « Etait-elle là hier soir ? » Je grogne en réalisant ma méprise. Elle envahit aussi mes rêves ! Elle a ensorcelé mon corps et mon âme Putain je viens de faire le rêve érotique le plus chaud de ma vie ! Je regarde l’heure, il est 6h12. Elle doit probablement encore dormir. Je relève les draps. Normalement je ne prends pas de douche avant d’aller courir mais compte tenu de la nuit particulièrement torride que je viens de passer avec Miss Steele, même en rêve, une douche s’impose. « Ainsi que des draps propres ! » susurre mon subconscient. Après ma douche je descends dans la salle de gym. Je cours 15 kilomètres, soulève des poids et travaille aussi dur que possible pour évacuer mon trop plein d’énergie. Où que je regarde je crois la voir et cela augmente encore les sentiments que j’éprouve pour elle et mon putain de désir qui semble ne jamais vouloir se calmer. Après mon dur entraînement je retourne dans ma suite et prends une autre douche. J’enfile mon pantalon en flanelle et ma chemise blanche. Je chausse mes converse. On m’apporte le petit déjeuner. Je lis le journal en déjeunant. Taylor arrive pour prendre connaissance du programme du jour. Au moment où je m’apprête à lui répondre mon téléphone vibre annonçant l’arrivée d’un email. D’un doigt je fais signe à Taylor de patienter une minute, je suis un peu énervé par cette interruption. Mon visage s’illumine dès que je vois le nom de l’expéditeur. « Allez-y Taylor. Je vous appellerai dès que j’aurais terminé avec cette affaire. » J’ai l’air impassible. « Bien Monsieur. » Anastasia vient de m’envoyer un email avec son nouveau portable ! Nerveusement j’ouvre le message. Je fronce les sourcils. Elle est
  • incorrigible Pourquoi est-elle incapable d’accepter un cadeau ? Pourquoi prend-elle le mors aux dents ? _______________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Ton nouveau portable (prêté) Date: 23 Mai 2011 08: 18 À: Christian Grey Cher Monsieur, J‘ai parfaitement bien dormi, on se demande pourquoi ? Il me semble qu’il avait été convenu que cet ordinateur me serait prêté. Donc il ne m’appartient pas. Ana _______________________________________________ Bon, à son ton je comprends qu’elle a lu le contrat ou qu’elle y a au moins jeté un œil. Je suis content. Dans ma précipitation à courir vers mon portable pour taper une réponse j’ai faillit renverser le chariot de nourriture. Je n’ai pas envie de perdre mon temps à taper avec les petites touches du Blackberry. _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Ton nouveau portable (prêté) Date: 23 Mai 2011 08:21 À: Anastasia Steele Le portable est prêté pour une durée indéfinie Anastasia. Je crois comprendre que tu as lu le contrat que je t’ai donné. As-tu déjà des questions ? Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _______________________________________________ J’attends impatiemment sa réponse. Elle m’a contacté, c’est bon signe. Elle ne part pas en courant. Ca me donne l’espoir qu’elle va étudier la question. Je vais perdre ma putain de tête à attendre comme ça. « Prends sur toi Grey et arrête de te comporter comme un p’tit con ! » Mon subconscient m’engueule. ______________________________________________ De: Anastasia Steele
  • Objet: curiosité Date: 23 Mai 2011 08:24 À: Christian Grey J‘ai pas mal de questions Monsieur, mais elles ne peuvent être posées par email. Certains d’entre nous doivent travailler pour gagner leur vie. Le savez- vous ? Je ne veux ni n’ai besoin d’un portable indéfiniment mon bon Monsieur. Je vous souhaite une bonne journée Monsieur Grey. A plus. Ana _______________________________________________ Oh la moqueuse ! Sale gamine ! Qu’est ce que j’aimerais faire à ta grande gueule ! Je tape une réponse immédiatement. _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Ton nouvel ordinateur (prêté) Date: 23 Mai 2011 08:27 À: Anastasia Steele A plus bébé ! PS: Moi aussi je travaille pour gagner ma vie. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _______________________________________________ Elle va bientôt partir travailler. J’ai terminé mon petit déjeuner et je suis encore assis à table. « Taylor » Il arrive immédiatement. “Oui Monsieur.” “Où en est-on avec le blackberry pour Miss Steele?” « Pas de date de livraison annoncée Monsieur. » Mon Dieu, il dit ça comme s’il s’agissait d’une mission de sauvetage ! « Mais c’est quoi ce bordel ! Ils ne sont pas capables de fabriquer un téléphone ? »
  • « Il n’est pas encore sorti Monsieur, et de plus il doit être expédié depuis l’usine. » « Bien, » dis-je carrément irrité. « Vous me préviendrez dès que vous saurez la date d’expédition l’adresse email devra être préinstallée ainsi que toutes mes coordonnées. » « Comme vous voulez Monsieur. » « Aujourd’hui j’ai prévu d’aller voir le projet de ferme de l’université de Washington. Venez me chercher dans ½ heure dans le hall. » C’est pour lui le signe du départ. Je passe le reste de la journée à me consacrer à des affaires chiantes. Je contrôle et dirige les activités de responsables d’associations pour lesquelles je verse d’importantes donations. Je sais qu’elle est au boulot. Je pense sans cesse à elle, sans savoir à qui elle parle, si le frère du propriétaire s’accroche à ses basques ou si le connard de photographe est venu pour la voir. J‘ai la tête en vrac. Je dois pouvoir entrer en contact avec elle à n’importe quel moment. A la fin de ma journée de travail je décide de lui adresser un email. Elle aussi ne devrait pas tarder à rentrer du moins si elle n’est pas allée traîner Dieu sait où ? Elle a une montagne de documents à lire. Elle ferait mieux de rentrer chez elle et d’étudier sérieusement ces documents! Je me précipite pour lui écrire un email. Bon je lui dis quoi ? Ca mouline dans ma tête. « Chère Anastasia, Tu m’as manqué toute la journée. Je ne pouvais pas attendre que tu rentres. »
  • Non je raye ! On dirait le mail d’un gamin ! « Coucou Ana, Comment s’est passée ta journée au boulot? J’ai pensé à toi toute la journée. Je n’arrivais pas à me concentrer. » Bordel de merde, qu’est-ce qui cloche chez moi ? Règle n°1. Ce sont des choses que tu ne dis pas dès maintenant à une fille même si c’est-ce que tu ressens. Essaye autre chose: _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Travailler pour gagner sa vie Date: 23 Mai 2011 17:20 À: Anastasia Steele Chère Mademoiselle Steele, J’espère que ta journée de travail s’est bien passée. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _______________________________________________ Voilà c’est mieux. Simple, attentionné mais pas plus que ça. J’envoie. 10 minutes… Pas de réponse. N’est-elle pas encore rentrée chez elle ? Bon sang de bon soir il en est ou son putain de Blackberry ? Ils sont en train de le réinventer ou quoi ? 20 minutes… Je fais les 100 pas dans ma suite, ce qui rend Taylor nerveux. Il sait que je suis à cran. 25 minutes… J’ouvre le mini bar. Je prends du vin blanc et m’en sers un verre, je continue d’arpenter ma suite. 27 minutes… Mon blackberry vibre annonçant l’arrivée d’un email. Du coin de l’œil je vois Taylor soupirer de soulagement. Mon Dieu ! Cette femme rend tous les hommes nerveux y compris mon garde du corps qui a pourtant fait une vraie guerre !!
  • Taylor quitte la chambre quand il voit le soulagement sur mon visage dès que j’ai lu le nom de l’expéditeur. Je lis : _______________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Travailler pour gagner sa vie Date: 23 Mai 2011 17:47 À: Christian Grey Cher Monsieur… J’ai passé une très bonne journée. Merci de votre sollicitude. Ana _______________________________________________ Je souris d’une oreille à l’autre! Puis je gémis à voix haute. Mais qu’est- ce qu’elle me fait Comment deux petites phrases de rien du tout peuvent elles m’enflammer à ce point ? Argh ! Ana, lis les documents, signe le contrat et libère moi enfin de mes angoisses ! _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Au boulot! Date: 23 Mai 2011 17:49 À: Anastasia Steele Chère Mademoiselle Steele, Je suis ravi que vous ayez passé une bonne journée. Pourriez vous je vous prie faire vos recherches. Vous ne pouvez pas le faire si vous m’envoyez des messages. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _______________________________________________ J‘envoie. Moins de cinq minutes plus tard mon Blackberry vibre à nouveau ! _______________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Parasite Date: 23 Mai 2011 17:52 À: Christian Grey Monsieur Grey, il y a un parasite qui ne cesse pas de m’envoyer des emails et m’empêche de faire mes devoirs. Il faut vraiment qu’il arrête. Je voudrais décrocher une autre mention « excellent » Ana _______________________________________________
  • Qu‘est-ce que c‘est que ce bordel ? Elle me provoque ! Je souris si largement que ma bouche me fait mal. Si elle était là je lui arracherais ses fringues, je l’attacherais et je lui ferais son affaire. Pour le moment elle a décidé de me torturer. Oh ! Ma vengeance sera terrible… Anastasia bébé, tu n’imagines pas ce que je peux te faire… Je vais t’allumer, te torturer comme tu le fais en ce moment. Tu seras obligée de me supplier bébé. Vilaine petite allumeuse… _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Impatient Date: 23 Mai 2011 17:54 À: Anastasia Steele Chère Mademoiselle Steele Je vous prie de cesser de m’écrire et de faire vos devoirs. Plus tôt vous aurez terminé, plus tôt je pourrai vous décerner une nouvelle mention « excellent ». Je suis encore sous le choc de la première qui était amplement méritée. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _______________________________________________ Prends ça dans les dents Miss Steele. On peut jouer à ce jeu là… Mo n Blackberry vibre à nouveau…. Tu me tues bébé ! _______________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Recherches sur le sujet Date: 23 Mai 2011 17:58 À: Christian Grey Monsieur Grey, Je suis paumée. Quel mot-clé dois- je entrer dans le moteur de recherches ? Ana _______________________________________________ Oh ! Elle a besoin d’aide pour faire ses devoirs. Super, je peux l’aider. _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Impatient Date: 23 Mai 2011 18:00 À: Anastasia Steele
  • Chère Mademoiselle Steele Commence par Wikipedia. Tu y trouveras beaucoup d’informations. Et tu ne m’envoies plus de mails tant que tu n’as pas de questions d’accord ? Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _______________________________________________ Mon Blackberry vibre encore. Mon Dieu ! Elle ne fait jamais ce qu’on lui dit. Pourra t’elle être une soumise ? Juste un tout petit peu ? Un minuscule tout petit peu de rien du tout ? _______________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Autoritaire! Date: 23 mai 2011 18:02 À: Christian Grey Qu’est-ce que tu es autoritaire… ! Oui Monsieur ! D’accord Monsieur ! Ana _______________________________________________ Elle est sur la même longueur d’onde. Elle aime plaisanter. Je suis mis en boîte par une gamine de vingt et un ans ! J’aimerais lui rendre la pareille, je le ferai quand elle aura terminé ses devoirs, si elle les termine… Je clique sur « répondre. » _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Autoritaire Date: 23 Mai 2011 18:04 À: Anastasia Steele Bébé, Tu n’as pas idée. Enfin sans doute un peu maintenant. Fais tes devoirs ! Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc _______________________________________________ Maintenant j’attends, encore… J’ai horreur d’attendre. J’essaye d’occuper mon esprit en travaillant, j’étudie de nouvelles possibilités d’acquisitions et je réfléchis à de nouvelles activités à mettre en place. Je bosse pendant deux heures et demie puis je bondis quand mon Blackberry vibre à nouveau.
  • Ah enfin ! Elle a une question à me poser. Elle a du trouver pas mal d’informations. Avec fébrilité j’ouvre son message. Putain j’y crois pas ! _______________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Choquée Date: 23 Mai 2011 20:33 À: Christian Grey D’accord, je crois que j’en ai assez vu. C’était sympa de faire ta connaissance. Ana _______________________________________________ Quoi ?!? Non, Non, Non ! Je suis doublement exaspéré, je passe mes deux mains dans mes cheveux. Elle ne peut pas me laisser tomber sans me donner une explication ! Bon d’accord il y a une raison. Elle ne doit pas être prête à faire ce que je lui demande, mais je ne veux pas qu’elle me largue par email. Elle fout le camp ! Ce n’est pas possible ! J’ai passé une journée de merde de ne pas la voir. Je n’ai pas arrêté de flipper et j’ai démoralisé Taylor avec ma nervosité. Mon Dieu non !! Je suis oppressé, je ne peux plus respirer ! Je veux qu’elle me dise en face qu’elle ne veut plus de moi. Je ferais bien de lui rappeler combien c’était sacrément bon de me connaître. Si après ça elle ne veut vraiment plus de moi j’en aurai fini avec elle… Non je refuse d’y penser. Il faut qu’elle sache à quel point nous sommes bien ensemble. Que nous sommes faits l’un pour l’autre ! J’appelle Taylor qui répond dès la première sonnerie, « Je vais chez Mademoiselle Steele. » Je suis à cran. Il s’inquiète en entendant le ton de ma voix, « Est ce que ça va Monsieur ? Est-ce qu’elle va bien ? » Pourquoi est-il soucieux et gaga quand il s’agit d’elle ? Je siffle entre mes dents : « Oui » et je raccroche. Je suis chez elle en moins d’un quart d’heure. Je sonne et sa coloc entre baille la porte. Elle plisse les yeux en me voyant : « Grey, » me dit-elle
  • en guise de salutation. « Miss Kavanagh, » dis-je sèchement. « Je suis venu voir Anastasia. » “Elle est dans sa chambre” répond-elle en ouvrant pour me laisser passer. Nerveusement je fais tournoyer les clés de ma voiture. Lentement je me dirige vers la chambre d’Anastasia. J’ouvre doucement la porte pour ne pas la déranger. Elle est assise à son bureau, elle s’est fait deux nattes, ma respiration part en roue libre. Elle a les écouteurs de son ipod plantés dans les oreilles et elle lit le contrat que je lui ai donné ! Mon cœur bondit et je soupire de soulagement. Elle étudie encore la question. Je dois la persuader d’accepter. Elle sent ma présence et lève les yeux. Lentement elle retire les écouteurs, elle est complètement sidérée de me voir. « Bonsoir Anastasia » dis-je d’un ton glacial. Mon visage est impassible. J’ai appris à composer ce faciès indéchiffrable mais à l’intérieur je suis un volcan en éruption. Ma respiration est calme. Elle semble exténuée, en sueur, serait-elle allée courir ? Je suis content. Déconcerté mais content. Elle a fait du sport, c’est intéressant. Elle ne dit rien. J’avance de quelques pas dans la chambre. « J’ai jugé que ton email méritait une réponse de vive voix, » mon ton est toujours glacial. « Ah » murmure-t-elle dans un souffle. Elle est toujours muette, stupéfaite et complètement chamboulée par ma présence. « Puis-je m’asseoir ? » dis-je en désignant le lit. Ca me fait quelque chose de voir l’expression de sa frimousse qui à l’air de dire : « pour une fois j’ai perdu ma grande gueule » J’ai une lueur malicieuse dans les yeux. Oh bébé j’ai plein de choses en tête que je voudrais te faire ! D’un air indifférent je jette un regard circulaire dans la pièce. Je me demandais à quoi ressemblais ta chambre Anastasia. » C’est une
  • chambre simple, fonctionnelle et intime. Il y a des meubles en rotin, un petit lit et un couvre lit matelassé. C’est propre, clair et reposant. “C’est très serein et paisible ici,” dis je distraitement. Elle regarde en tout sens cherchant un moyen de s’échapper. Bébé, tu n’es pas assez rapide pour moi ! Je pourrais te rattraper même en dormant ! Tu ne m’échapperas pas ! Pas avant que je te fasse la totale. On verra bien après si tu as toujours envie de me quitter ! « Comment ? » elle chuchote mais est incapable de terminer sa phrase. Je lui souris. « Je suis toujours en ville, à l’hôtel Heathman. » Je rêve ou elle vient de lever les yeux au ciel ? Elle secoue la tête et demande : « Tu veux boire quelque chose ? » « Non merci Anastasia, » dis-je en souriant. Sa respiration est irrégulière. Je penche ma tête de côté. Nous allons passer aux choses sérieuses Miss Steele. « Alors c’était sympa de me connaître ? » Je ne sais pas ce qu’elle lit sur mon visage. Ai-je l’air peiné ? J’espère que non. J’ai appris à dissimuler mes émotions, il y a longtemps. Elle baisse les yeux et scrute ses petites mains. « Je pensais que tu me répondrais par mail » dit-elle penaude. Elle mordille sa lèvre. Bon sang, elle essaye encore de me torturer ou quoi ? Si c’est le cas elle fait ça très bien. D’abord elle m’envoie un email pour me dire que c’était sympa de faire ma connaissance comme si elle ne voulait plus me voir, et quand je rapplique, elle utilise toutes les ruses féminines avec un naturel confondant dans l’intention de me torturer. Et voilà que maintenant elle mordille sa lèvre, elle veut que je la baise ? Elle sait l’effet que ça me fait ! Pourquoi est elle aussi charmeuse ?
  • « Tu le fais exprès de mordiller ta lèvre ? » mon regard est noir à présent. Elle déglutit et lâche sa lèvre. « Oh je suis désolée, je ne m’en étais pas rendue compte » murmure t’elle doucement. Dans cette petite chambre, avec elle si proche, l’air se charge d’électricité statique et de passion. C’est pire que dans l’ascenseur de l’hôtel Heathman ! J’ai du mal à me contenir. Elle est si proche que je pourrais la toucher. Je m’assieds, jambes étendues et écartées pour qu’elle constate l’effet qu’elle me fait. Sa respiration est forte et cadencée. Putain ! Je n’en peux plus. Je me penche et attrape ses tresses. Doucement je fais glisser les élastiques. Libérés, ses cheveux tombent en cascade sur ses épaules. Je passe mes doigts dans ses cheveux. “Alors comme ça tu as décidé de te mettre au sport, » Elle ne peut ignorer mon ton satisfait. Je cale ses cheveux derrière ses oreilles. Je veux savoir pourquoi elle veut me quitter. Pourquoi elle a décidé de rompre. Me juge t-elle si néfaste pour elle ? « Pourquoi Anastasia ? » je murmure afin de dissimuler mon inquiétude. Doucement mes deux mains se posent sur ses oreilles puis je caresse et tire doucement sur ses lobes. Elle incline sa tête contre une de mes mains. “J’avais besoin de réfléchir.” Je discerne du désir dans ses yeux. Suis- je comme Icare volant volontairement trop près du soleil ? Est ce qu’elle en à conscience ? Parce que c’est exactement ce que je ressens… Que je ne peux pas échapper à son attraction. Comme un papillon est attiré par la lumière. Je suis prêt à brûler pour elle ! Ne le sait-elle pas ?
  • « A quoi veux-tu réfléchir Anastasia ? » « À toi. » J’esquisse un sourire triste. « Et tu as décidé que ça avait été sympa de me connaître ? Tu l’entends au sens biblique ? » Elle rougit en pensant à tout ce que nous avons fait ensemble. Comme on est bien ensemble, comme on baise bien ensemble, comme nous pouvons atteindre des lieux qu’aucun de nous ne peut atteindre seul ou avec quelqu’un d’autre. Elle se souvient. Et moi ? Je ne pourrai jamais l’oublier, même en rêve. “Je ne savais pas que tu avais lu la Bible Christian.” « Je suis allé au catéchisme Anastasia. On y apprend beaucoup. » « Vraiment ? Dans quelle version de la Bible est-il question de pince à seins et de plug anal ? Je devine que tu as lu la version réformée. La mienne était assez vieillotte comparée à la tienne. » Sa grande gueule est sacrément vivifiante, je ne m’en lasse pas. Je l’aime ! Elle se tient debout devant moi en rougissant jusqu’aux oreilles. Je ne peux pas, je ne vais pas, je ne veux pas la quitter. Elle ne peut pas me quitter. Nous sommes si bien ensemble ! Mon sourire est aussi large qu’obscène. Je me penche à son oreille et murmure, « Bien Anastasia, je suis venu en personne pour te rappeler combien c’était sympa de faire ma connaissance… » J’enfouis mon nez dans ses cheveux, puis je le fais glisser le long de sa joue, je remonte lentement, nous sommes finalement nez à nez. « Qu’en dites vous Mademoiselle Steele ? » Mes yeux sont plantés dans les siens, je viens de jouer mon va-tout. Mes lèvres sont entrouvertes. Je la désire tant que si elle m’effleure je
  • perdrai le contrôle. Je suis comme un cobra prêt à l’attaque. Son regard s’emplie de désir. Elle non plus ne peut y échapper. Nous sommes faits l’un pour l’autre. Elle me veut. Oh bébé, que vais-je bien pouvoir te faire ce soir ? Je lis dans ses yeux qu’elle ne peut pas contenir son désir, elle est prête à me sauter dessus et ça me ravit. Comme ça tu veux attaquer ? Au moment ou elle se jette sur moi, j’esquive et la renverse sur le lit. Je plaque mon corps contre le sien. D’une main j’emprisonne les siennes et les relève au dessus de sa tête, de l’autre je maintiens son visage et ma bouche prend possession de ses lèvres. Ma langue est impitoyable, elle s’insinue dans sa bouche, la revendique, je me l‘accapare une fois de plus. J’emploie toute ma volonté, tout mon désir et toute ma force. Mon érection est serrée contre elle. Je la veux tellement que je vais me consumer si je ne l’ai pas. J’ai besoin d’elle. C’est le seul moyen que je connaisse pour lui montrer la force du désir qu‘elle m‘inspire. Mes yeux sont incandescents. Je la regarde. Je veux qu’elle me fasse confiance. Je veux lui montrer à quel point nous sommes faits l’un pour l’autre. Je veux lui montrer jusqu’où nous pouvons aller ensemble. Lui montrer ce que nous ne pourrions faire seul ou avec quelqu’un d’autre. Je veux qu’elle voie jusqu’où je peux l’emmener. « Tu me fais confiance Ana ? » Elle acquiesce, ses beaux yeux grands ouverts. Nos cœurs vont bondir hors de nos poitrines pour se rejoindre et entamer une danse dont-ils ont le secret. Passion del Tango Je sors ma cravate en soie grise de ma poche, c’est celle avec laquelle je l’ai attaché la première fois. Je suis devenu fan de cette cravate qui est imprégnée de son parfum. A califourchon sur elle je lui attache rapidement les poignets puis je noue le bout de la cravate à la tête de
  • lit en fer forgé, comme ça elle ne peut pas bouger. Le nœud est solide. Je la regarde. Elle est incroyablement excitée. Je suis prêt à la prendre et à me l’approprier à nouveau. Mais en attendant ça va être : œil pour œil, dent pour dent. Elle m’a fait souffrir toute la journée, maintenant c’est son tour. Je glisse sur elle et me tient debout à côté du lit, j’ai intensément envie de la prendre là, tout de suite. Mais je dois garder le contrôle. Je me sens victorieux et soulagé qu’elle veuille encore de moi. Je ne suis peut être pas une cause perdue après tout. Je murmure : « Voilà qui est parfait » j’esquisse un petit sourire cruel. Je me penche lentement et lascivement j’entreprends de lui défaire ses lacets puis ses baskets. Elle sait ce que je vais faire . Oh ! Qu’est-ce que je vais bien pouvoir te faire Miss Steele ? Elle donne un coup de pieds. Je m’arrête et souris. « Oh bébé, arrête de te débattre, sinon je te ligote les pieds. Et si tu fais le moindre bruit chérie, je te bâillonne. Reste tranquille. Ta coloc est probablement en train de nous écouter. » Elle est stupéfaite et se calme aussitôt. Une fois que j’ai ôté ses chaussettes et ses baskets, je fais doucement glisser son pantalon de survêtement. Je soulève son joli cul afin de repousser le dessus de lit et les draps, puis je repose son derrière sur le lit. Oh quelle jolie vue ! « Bon alors, » dis-je en me léchant les lèvres. Elle a recommencé à se mordiller sa lèvre. « Oh bébé ! Tu te mordilles encore ! Tu sais ce que ça me fait… » Elle halète et gémis. Je mets un doigt sur ses lèvres en guise d‘avertissement. Je retire mes chaussures et mes chaussettes, en lui sortant le grand jeu de la sensualité. Elle est étendue sans défense. Elle me veut, me désire, elle voudrait me sauter dessus mais ne peut pas. Lentement je
  • défais ma ceinture sans retirer mon pantalon. J’ôte ma chemise et la mets de côté. « Je pense que tu en as assez vu bébé. » J’éclate de rire, elle me veut, m’espère, elle est en manque de moi. Je relève son tee-shirt en laissant dégagés sa bouche et son nez, seuls ses yeux sont recouverts. C’est sacrément chaud ! J’adore la tête qu’elle fait… Black Eyed Peas - I got a Feeling « C’est de mieux en mieux. Hmmm tu es à croquer… Je vais chercher à boire. » Je grimace vicieusement, sachant qu’elle est tétanisée. Je fais volontairement du bruit en marchant à travers la chambre, puis en ouvrant la porte. Je vais dans le salon. La coloc est étonnée de me voir à moitié à poil. Kate m’évalue du regard en connaisseuse. Elle sait qu’Ana est en train de s’amuser. Je ne montre rien. « Kate, avez-vous du vin ? » Elle semble étonnée mais hoche la tête, « Oui il doit y avoir du vin blanc dans le réfrigérateur. » « Et des glaçons ? » « Le réfrigérateur est équipé d’un distributeur automatique de glaçons. » Elle sourit et retourne vaquer à ses occupations. Je prends la bouteille de vin, un verre d’eau et je verse des glaçons dans un autre verre. Je retourne dans la chambre d’Anastasia. Elle sait que je suis de retour car je fais exprès de faire craquer le parquet. Je pose mes emplettes sur la table de chevet et retire mon pantalon. Je suis maintenant complètement nu. Je mets des glaçons dans le verre d’eau en faisant du bruit pour qu’elle entende. Puis doucement je verse du vin blanc. Je prends le verre et grimpe sur le lit puis je m’assieds à califourchon sur Anastasia.
  • Son désir est à son comble et le fait de ne pas voir ce que je fabrique décuple ses émotions. Kathy Perry - Fireworks « As-tu soif Anastasia ? » mon ton est moqueur. Œil pour œil bébé Tu vas me supplier de te baiser. « Oui. » dit elle dans un souffle. Je touille le verre pour que les glaçons refroidissent encore plus le vin. Elle entend tinter les glaçons dans le verre. J’en prends une gorgée dans ma bouche, je me penche, l’embrasse et verse le vin glacé dans sa bouche. Je murmure « Encore? » Elle acquiesce. Je lui verse une autre gorgée de bouche à bouche. Elle se tortille de plaisir. « Assez, je sais que tu ne tiens pas l’alcool bébé. » Ses jolies lèvres sourient. Je me couche à côté d‘elle, mon sexe en érection contre sa hanche, elle ne peut pas ignorer mes intentions charnelles. Je susurre à son oreille : « Et ça c’est sympa? » Elle est tendue de désir. Je prends une autre gorgée de vin avec des petits morceaux de glace, je l’embrasse tout en déversant le vin dans sa bouche. Puis je dépose une trainée de petits baisers gelés de la base de son cou jusqu’à son ventre, en cheminant entre ses seins, lentement, cruellement, à mon propre rythme. Je dépose un peu de vin et un fragment de glaçon dans son nombril. « Maintenant tu vas te tenir tranquille bébé, car si tu bouges tu vas renverser du vin sur ce lit ravissant. » Ses hanches ondulent automatiquement. « Oh non bébé ! Si vous renversez le vin je vous punirai. »
  • Elle geint et tire sur les liens. Elle est prête à supplier. Je souris intérieurement. D’un doigt je rabats les bonnets de son soutien gorge libérant ses seins désormais exposés et à mon bon vouloir. Avec mes lèvres froides j’embrasse et tire chacun de ses mamelons. Elle voudrait se cambrer sous la caresse, mais elle ne doit pas renverser le vin… « Et ça c’est sympa bébé ? » je souffle sur un de ses tétons. Je prends un autre morceau de glaçon et le fais glisser autour d’un mamelon tandis que mes lèvres tire et embrasse l’autre. Cette exquise torture la fait gémir, elle tire à nouveau sur les liens. « Si tu renverses le vin je ne te laisserai pas jouir Anastasia. » Elle commence à supplier, « Oh …Christian…S’il te plait…Monsieur…S’il vous plait…J’ai envie de toi…S’il te plait. » Elle devient folle. Je souris. Oui bébé. C’est dans cet état là que tu m’as mis aujourd’hui. Désarmé, enflammé, affamé et insatisfait. Toute cette attente, tout ce désir sans pouvoir te posséder ! Voilà ce que tu me fais ! Tu me tortures sans cesse depuis que je t’ai rencontré et tu ne le sais même pas ! L’éclat de glaçon commence à fondre au contact de son corps. Elle est brûlante, elle est glacée, elle est impudique, elle est avide. Elle veut mon sexe ! Mes doigts parcourent langoureusement son ventre. Sa peau est hyper sensible et par réflexe elle remue les hanches. Le vin coule de son nombril le long de son ventre. En un éclair ma langue lape le vin puis je l’embrasse, suce, mordille et suce encore et encore. « Oh bébé, tu as bougé. Que vais-je faire de toi ? »
  • Elle halète, son corps est hyper sensible. Elle se tortille sous moi, je glisse mes doigts dans sa culotte puis j’enfonce deux doigts dans son intimité. Je constate à quel point elle mouille pour moi ce qui m’excite au-delà de l’imaginable. « Oh bébé tu es tellement prête. » Elle avance ses hanches pour aller au devant de mes doigts. Son désir est contagieux, je brûle à l’intérieur, j’ai envie de la baiser comme une bête. Michael Jackson - You Rock my World Je la gronde gentiment : « Tu es une petite gourmande », mes doigts encerclent son clitoris. Elle gémit et soulève ses hanches, son corps se cambre sous moi. « S’il te plait Christian, j’ai envie de te toucher. » « Je sais bébé. » Je sais ce qu’elle veut, j’aimerais qu’elle me touche mais je serais incapable de le supporter parce que je suis complètement taré ! Je n’ai pas envie de discuter de toute cette merde pour le moment. J’ai juste envie de l’avoir, de la baiser, de la posséder, de me l’approprier, de la tatouer à mon nom ! Putain, voilà à quel point je la désire ! J’empoigne ses cheveux pour maintenir sa tête et je m’empare de sa bouche. Tandis que mes doigts experts caressent son clitoris, ma langue leur fait écho dans sa bouche, tournant, dansant se l’appropriant. Je suis imprégné de cette femme, je l’ai dans la peau ! Je poursuis mon assaut dans sa bouche et sur son sexe, sans relâche.
  • « Voilà ta punition, si près et pourtant si loin. C’est sympa ça ? » Elle m’a tourmenté et je lui offre à présent une dégustation de ses propres méthodes. Elle supplie : « S’il te plait Christian ! » Je commence à prendre pitié d’elle: « Comment vais-je te baiser Anastasia ? » « Christian s’il te plait… » Je relève complètement son tee-shirt et elle peut me voir à présent. « Que veux-tu Ana ? » Elle crie : “ Toi…maintenant!” Je continue de la faire languir :” Il y a tant de façons de faire, Ana, vais-je te baiser comme ceci ou comme cela Le choix est infini.” Je prends un sachet et je m’agenouille entre ses jambes. Très lentement je fais glisser sa culotte. Le panorama devant moi est magnifique. Je ne peux plus me retenir plus longtemps et déroule le préservatif sur mon sexe. Puis je lui offre une nouvelle séance de cinéma lui montrant ce qu’elle pourrait avoir, si proche mais inaccessible. « Et ça c’est sympa ? » dis-je en me caressant. « S’il te plait Christian ! C’était une blague. » Je lis dans ses yeux « Baise moi tout de suite ! » Elle m’a tourmenté avec une plaisanterie ? J’étais dans tous mes états et c’était juste une blague ? « Une blague ? » dis-je d’une voix doucement menaçante.
  • « Oui, c’était juste une blague. S’il te plait Christian ! » « Et tu trouves ça drôle ? » « Non, » elle pleurniche à présent. Des dizaines d’émotions me traversent la tête. Je suis tellement dépendant de son attraction sexuelle. Je n’étais qu’un jouet entre ses mains. Bien je vais t’administrer la première partie de ta punition Miss Steele ! Brusquement je la retourne, soulève ses genoux pour qu’elle se tienne fesses bien en l’air et je claque son cul aussi fort que je peux. Avant même qu’elle puisse émettre le moindre son je la pénètre. Elle crie sous la violence de mon assaut. Je la baise encore et encore la faisant jouir plusieurs fois ! Encore, encore, encore ! Je n’arrête pas. C’est sa putain de punition ! Elle pousse ses hanches à ma rencontre avide de tout ce que je peux lui donner… « Viens Anastasia, encore ! » je grogne entre mes dents serrées, elle convulse sous moi, son orgasme est spectaculaire. Je jouis à mon tour, à bout de souffle. Je siffle entre mes dents : « Et ça c’était sympa ? » Je suis toujours en elle, nous restons là, allongés, pantelants, épuisés. Je suis au sommet du plaisir et par-dessus le marché je lui ai donné une belle correction, je n’en ai jamais assez. Je ne peux pas me lasser d’elle. Je ferme les yeux et lentement je me retire. Immédiatement je sors du lit et m’habille. Je m’agenouille sur le lit et lui détache les mains. Elle remet son soutien gorge, je la recouvre avec la couette. Elle me regarde perplexe et hébétée. Son expression me fait esquisser un petit sourire satisfait.
  • « C’était très sympa » dit-elle à voix basse. Quelle chieuse ! Je lui ai donné le meilleur de moi et c’était juste « sympa » « Encore ce mot. » « Quel mot ? » « Sympa. » « Tu ne l’aimes pas ? » « Nan, pas du tout. » dis-je sèchement. « Oh, je ne vois pas pourquoi, il me semble qu’il a pourtant eu sur toi un effet bénéfique. » Ben voyons, continue. Tu ne pourrais pas m’insulter d’avantage ? « Je suis un effet bénéfique maintenant ? Vous blessez mon amour propre. »
  • « Monsieur Grey, rien ne pourrait blesser votre amour propre. » « C’est-ce que vous pensez Miss Steele ? » lentement je m’allonge tout habillé à côté d’elle. « Pourquoi n’aimes-tu pas être touché Christian? » « Je n’aime pas c’est tout » dis-je brusquement. Pour adoucir sa peine je dépose un baiser sur son front. « Donc cet email c’était une plaisanterie ? » Elle sourit penaude et hausse les épaules. « Ca veut dire que tu étudies encore ma proposition ? » « Vous voulez dire votre proposition indécente Monsieur Grey ? » Elle sourit puis son ton devient sérieux, « Oui, j’y réfléchis, mais j’ai des questionnements. » Ca me va. Un contrat peut être négocié. La seule chose que je veux c’est qu’elle ne me quitte pas. « Anastasia, j’espérais que tu aurais des questions. J’aurais été déçu que tu n’en aies pas. » « J’allais te les envoyer par mail quand tu m’as interrompu. » Elle sourit gênée. « Coïtus interromptus, » dis-je. Son visage s’illumine d’un franc sourire. « Je savais que tu avais le sens de l’humour, même si tu le caches bien.» Je redeviens sérieux. Il y a des choses qui sont drôles. Qu’elle me quitte ne l’est pas du tout ! Je ne peux pas le supporter ! C’est comme si on m’arrachait le cœur en se bidonnant. « Il y a des choses qui sont drôles. Mais là, j’ai cru que tu me disais un « non » définitif sans discussion possible. Pour moi quand on dit non
  • c’est définitif Ana. » Ma voix se brise, je suis incapable de cacher mon chagrin. Enigma - Sensual Mix « Je n’ai pas encore pris ma décision Christian. Je ne sais pas. Tu comptes me tenir en laisse ? » Je hausse les sourcils, elle a bien étudié le contrat. « Tu as bien bossé Ana ! Je ne sais pas, je n’ai jamais tenu quiconque en laisse. » « Et toi, as-tu été tenu en laisse ? » sa question me prend au dépourvu. « Oui. » Je lui dis la vérité. Je ne veux rien lui cacher. « Par Madame Robinson ?» « Madame Robinson ? J’éclate de rire. Je suis sur le cul. Elle a vraiment le don de me la couper avec ses remarques innocentes. Elle se met à rire aussi. « Je vais lui répéter ce que tu viens de dire. » Etonnée et déçue elle me demande : « Tu la vois toujours ? » « Oui. » Qu’est ce qu’elle a en tête ? Elle semble perturbée et jalouse. « Je vois, » dit-elle sèchement, elle ajoute : « C’est quand même drôle que Monsieur Grey puisse parler de son mode de vie alternatif avec quelqu’un et que je ne sois pas autorisée à en faire autant. » Elle a vraiment un don ! L’air de rien elle fiche les pieds dans le plat et elle répand toute la merde. Adele - Rolling in the Deep
  • « Je ne vois pas les choses comme cela. Je te le répète Ana, Madame Robinson est une adepte de ce style de vie. C’est juste une bonne copine maintenant. Je peux te la présenter si tu veux. » Je veux tout faire pour faciliter son initiation. Elle me fusille d’un regard dans lequel je peux lire « Non mais t’es complètement maboul ! C’est quoi ces conneries ?» Elle n’a vraiment pas besoin de dire un mot, le message est assez clair. Putain elle est très expressive ! « Tu plaisantes ? » “Non Ana j’essaie de t’aider.” « Oublie, je me débrouillerai seule. » Elle est vexée et au bord des larmes. Elle remonte la couette jusqu’à son menton comme pour se protéger. Je regarde mes pompes. J’aurais mieux fait de tourner sept fois ma langue dans ma bouche. Je ne sais plus quoi dire. Je dois m’excuser mais comment faire ? « Anastasia, je… » Je suis paumé. Putain, complètement paumé ! Je me botterais le cul. Un vrai trouduc ! Quel con je fais ! « Je ne voulais pas t’offenser. » « M’offenser ? Mais je ne suis pas offensée ! Je suis consternée. » Quoi ? Pourquoi ? Qu’est ce qu’elle raconte ? « Tu es consternée ? » « Je vais te mettre les points sur les i Monsieur Grey ! Je n’ai pas l’intention de parler à une de tes ex copines, esclaves, soumises… peu
  • importe comment tu les appelles. Et encore moins à ta pédophile ! Je ne veux pas en entendre parler alors oublie ! » Je suis surpris par la violence de ses propos. Elle a des sentiments pour moi. Elle est jalouse. C’est chaud bouillant ! « Anastasia Steele seriez-vous jalouse ? » Je suis incapable de dissimuler ma satisfaction. Elle devient rouge tomate. « Tu restes ? » « Je ne peux pas, j’ai une réunion demain matin à l’hôtel Heathman. De plus, je te l’ai déjà dit je ne dors pas avec mes petites amies, esclaves, soumises, avec personne. Vendredi et Samedi c’était exceptionnel. Ca ne se reproduira pas. » Mon ton est sans appel. Elle boude. “Bon. Je suis fatiguée. Tu peux partir. La porte est là.” Puis elle me tourne le dos. Amusé je lui demande : « Tu me fous à la porte ? » « Chapeau ! T’as trouvé ça tout seul Sherlock ? Oui je te fiche dehors. » « C’est encore une première pour moi Ana. On ne m’avait encore jamais mis à la porte. Tu veux discuter du contrat ? » « Toi mon p’tit bonhomme tu peux te vanter de savoir m’offrir du bon temps en ramenant ça sur le tapis. NON ! »
  • « Mon Dieu que j’aimerais te donner une bonne correction ! Ca te calmerais et moi aussi par la même occasion ! Tu me rends fou ! » dis-je exaspéré « Tu ne peux pas…Je n’ai encore rien signé. » « On peut toujours rêver Anastasia. » je me penche et saisis son menton. Je murmure à son oreille : « A mercredi ? » « Oui à mercredi, s’il te plait passe-moi mon pantalon. » Je le ramasse par terre « Oui Madaaaame » je le lui tends. Elle plisse tellement les yeux en me regardant qu’on pourrait les lui bander avec du fil dentaire ! Elle enfile son pantalon. Nous sortons de la chambre, elle passe devant moi, traverse le salon et m’ouvre la porte d’entrée. J’ai le sentiment que quelque chose ne va pas. « Ca va ? » je caresse sa lèvre inférieure. «Oui. » répond elle doucement d’un ton triste. «A mercredi. » Je l’embrasse tendrement. Il y a vraiment quelque chose qui cloche, je le sens. Je veux qu’elle sache que je la veux, que je la désire, que j’ai besoin d’elle. Mon baiser devient plus empressé, plus profond. Nos respirations s’accélèrent. A bout de souffle je romps le baiser, j’appuie mon front contre le sien. Je suis complètement ensorcelé et désorienté, je ne suis plus moi même quand je suis près d’elle. « Qu’est ce que tu me fais Anastasia ? » « Je pourrais t’en dire autant. » A nouveau je dépose un baiser sur son front puis je me dirige vers ma voiture en lui jetant un dernier regard.
  • Elle a un sourire triste. Ca me met très mal à l’aise mais je monte dans ma voiture et démarre.
  • Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov BORDEL DE M…AJUSCULES Chapitre 10 Je m’éloigne de l’immeuble d’Anastasia. Je suis saisi d’un désagréable sentiment de malaise. Elle semblait triste. Quelque chose lui aurait déplu ? C’est dur de savoir parce qu’elle n’exprime pas ses sentiments. Son humeur change si vite, passant de la gaité à la tristesse, je n’arrive pas à la suivre ! Hot n Cold by Kathy Perry Il faut qu’elle communique d’avantage. Elle est si rigide que j’ai du mal à comprendre Peut-être est-ce mon caractère sévère qui déteint sur elle ?
  • J’ai connu bien des femmes mais je n’ai jamais été confronté à leurs sautes d’humeur puisque j’exerçais un contrôle total sur elles. Quand elles n’ont pas à penser et à réfléchir et qu’elles acceptent les décisions prises pour elles, elles renoncent à leurs sautes d‘humeur. Une fois qu’elle aura signé le contrat, je voudrais qu’elle soit un peu plus conciliante. Mais j’aime sa grande gueule. Je l’aime telle qu’elle est. La façon dont elle me regarde, la façon dont elle me parle en faisant des mimiques et sa façon de se comporter. Et la façon dont elle m’a fichu à la porte ! Personne, PERSONNE ne m’avait jamais foutu dehors ! Jamais ! C’est sacrément chaud ! Si j’étais moins maître de moi, je ferais marche arrière et je retournerais la prendre séance tenante. Mais j’ai une réunion demain matin et je ne peux pas me permettre de perdre le contrôle. Pourquoi est-ce que je l’aime autant ? Quand je ne suis pas en sa compagnie, je ne pense qu’à elle, exactement comme si elle était avec moi. Quand j’ai essayé de rester éloigné d’elle, quand j’ai tenté de ne pas entrer en contact avec elle, j’étais malheureux comme s’il me manquait une partie de moi-même. Je m’étais donné cinq jours après l’avoir rencontrée mais je la voyais à chaque coin de rue ! Même après que j’ai commencé à la draguer j’ai essayé de m’éloigner d’elle, sachant qui je suis, connaissant mes préférences. Sachant à quel point elle était innocente, j’ai essayé de la protéger de moi… Pourtant il m’est impossible de rester éloigné de son enchantement. Quand je ne suis pas près d’elle je suis malheureux, méchant, nerveux et odieux avec tout le monde. Dieu m’est témoin que j’ai essayé de rester éloigné ! J’ai essayé de l’oublier. Pourtant elle m’attirait comme
  • un aimant. Et quand je suis avec elle, elle est comme le soleil, captivante à la fois par son charme et son sérieux. Quand je la vois, j’ai envie de la toucher. Il me suffit d’effleurer à peine le bout de ses doigts et elle m’ensorcelle, je deviens un jouet entre ses mains et je fais tout ce qu’elle veut. Si seulement elle savait ! Je suis tourmenté à l’idée qu’elle puisse appartenir à un autre parce que j’ai affreusement peur qu’elle me file entre les doigts. Mais si elle signe, ce sera comme si elle me donnait sa parole, même si cet accord n’a aucune valeur légale. Cela prouverait notre entente. Le contrôle est la seule chose que je connaisse, que je comprenne et que je sache faire. Je ne connais rien d‘autre. C’est le contrôle qui m’a mené là ou j’en suis. Mais là, elle m’attache et m’emprisonne avec un seul de ses regards… en un seul mot elle peut balayer toute la merde. Elle est à la fois exaspérante et vivifiante. A la fois le poison et l’antidote que je prends de bon cœur… A la fois la douleur et le plaisir que je comprends si bien… Personne ne m’a jamais fait cet effet là ! Essayer de l’arrêter est aussi vain que de tenter d’empêcher le vent de souffler. Ca me fout la trouille, car je sais qu’elle peut me filer entre les doigts. Je crèverai si je la perds, ou si je ne l’ai pas totalement à moi, ou si elle part avec un autre ! J’ai un sentiment de possession à son égard, mais ce n’est pas que je la considère comme un bien qui m’appartient. Non, ce sentiment va au-delà de toute forme de
  • propriété. C’est l’union de nos âmes pour n’en faire qu’une qui ne pourrait plus jamais être séparée. Quand je la vois, je vois au-delà de son visage. Je vois au fond de son âme. Je ne peux la comparer à personne. Comme ce que j’éprouve pour elle, la puissance de mon désir pour elle ! Ce n’est pas simplement de la convoitise, même si Dieu sait combien je la désire. C’est bien au-delà de ça. Je me sens vivant ! Je me sens capable d’assumer n’importe quoi, de m’attaquer à n’importe quoi, de faire n’importe quoi, de réussir n’importe quoi et pourtant d’être sans défense parce qu’elle est une incroyable force de vie à elle seule ! Elle a l’air d’une brise de printemps mais bon Dieu c’est un Tsunami dans ma vie, semant le chaos dans mon âme déjà tourmentée ! J’ai peur de la moindre chose qui puisse lui faire du mal. Comme cet apprenti violeur qu’elle autorise à lui téléphoner, ou le frère de son patron qui la surveille comme le lait sur le feu, prêt à lui sauter dessus entre les fils électriques et les accessoires de plomberie, ou quand elle boit trop, ou quand elle avale trois bouchées en deux jours ! La pensée qu’elle puisse être blessée sans que je puisse la protéger me rend complètement fou ! C’est-ce que dit Catherine Ernshaw à propos d’Heathcliff dans les hauts de Hurlevent, « Ma grande raison de vivre c’est lui, si tout le reste périssait et que lui demeurât, je continuerais d’exister, mais si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, l‘univers me deviendrait complètement étranger, je n’aurais plus l’air d’en faire partie. » Je
  • voudrais mourir ! Je ne voudrais pas faire partie d’un monde dans lequel elle n’existe pas. Je veux être là où elle est ! Pourquoi ai-je autant de désir pour elle ? Pourquoi je l’aime tant ? Est-ce que Catherine Earnshaw peut me le dire ? Peu importe de quoi nos âmes sont faîtes, la sienne et la mienne sont les mêmes. « Nelly, je suis Heathcliff ! Il est toujours, toujours dans mon esprit, non comme un plaisir, pas plus que je ne suis toujours un plaisir pour moi-même, mais comme mon propre être. » C’est exactement ce que je ressens pour Anastasia. Elle est moi, non pas parce que nous sommes semblables mais parce qu’elle est ma pièce manquante. La pièce qui fait de moi une personne à part entière hors de mes cinquante putains de nuances de folie… C’est elle qui me complète ! Jusqu’au jour où elle a propulsé son mètre soixante dix dans mon existence, je n’aurais jamais imaginé qu’elle puisse être ce qui manquait à ma vie. Maintenant que je l’ai vue, goûtée, possédée, aimée, baisée, il n’y a plus d’issue et pas de retour en arrière possible pour moi. La perdre serait la torture de trop pour mon âme déjà tourmentée. Si seulement je savais ce qu’elle veut ! J’aimerais qu’elle parle et communique avec moi de façon plus explicite. Quand je tente de la faire parler j’ai l’impression de lui arracher une dent. Il faut que je fasse preuve d’habileté pour arriver à la faire communiquer. Je dois lire dans sa gestuelle, dans ses mimiques et recouper avec ses paroles afin de
  • comprendre le sens de ce qu’elle dit parce qu’elle est vraiment énigmatique. Je retourne à l’hôtel Heathman, l’esprit troublé comme toujours quand je pense à elle. Le voiturier attend, prêt à garer ma voiture. Je lui donne les clés. Je me dirige vers l’ascenseur et appuie sur le bouton d‘appel. Quand les portes s’ouvrent, je monte et elle est là, encore, dans ma tête ! Je garde les yeux fermés jusqu’à ce que j’arrive à mon étage et ne les rouvre qu’en entendant la sonnerie de l’ascenseur. Je rentre dans ma suite et adresse un SMS à Taylor pour lui faire savoir que je suis de retour et qu’il peut venir. Il m’envoie un texto immédiatement « Merci Monsieur. » Je vais me chercher du vin blanc dans le réfrigérateur et le verse dans un verre en cristal. Je prends une gorgée et la savoure. Le vin me laisse un arrière goût agréable. Je me dirige vers mon portable. Je veux lui envoyer un mail, mais sans être lourd. J’écris: _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Ce soir Date: 23 Mai 2011 23: 18 À: Anastasia Steele Chère Miss Steele, J’attends vos remarques sur le contrat. D’ici là, bonne nuit bébé.
  • Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holding Inc. _______________________________________________ J’inspire profondément et je vais m’asseoir au piano. Je joue le prélude n°4 « Suffocation » de Chopin. Je le joue encore et encore… Répétitivement… Jusqu’à ce que je me perde dans la musique. Prelude in E-Minor-op.28 no.4 by Frederic Chopin J’entends la sonnerie annonçant l’arrivée d’un email. J’ai envoyé le message à Anastasia il y a environ ¼ d’heure. Il vaudrait mieux que ce ne soit pas elle ! Elle ferait mieux de dormir. Elle doit travailler demain ! Il faut qu’elle prenne soin de sa santé. En quelques enjambées je suis devant mon portable. J’y crois pas ! C’est elle ! _______________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Problèmes Date: 23 Mai 2011 00: 03 À: Christian Grey Cher Monsieur Grey, Voici la liste de ce qui me pose problème dans le contrat. J’espère que nous pourrons en discuter lors de notre diner de mercredi. Les numéros renvoient aux clauses du contrat : 2 : Cette clause établit que l’objet de ce contrat est de permettre à la Soumise(moi) d’explorer sa sensualité et ses limites. Mouais ! En quoi Est-ce pour MON bien? Je suis certaine de ne pas avoir besoin d’un contrat de 10 pages pour ça !! Il me semble que c’est pour votre bien à vous.
  • 4 : S’agit-il d’un contrat type que vous donnez à chaque soumise ? Car cette clause prévoit que le Dominant et la Soumise garantissent ne pas souffrir de maladie sexuellement transmissibles. Monsieur Grey, essayez vous de m’insulter ? Vous savez parfaitement bien que vous êtes mon premier et unique partenaire sexuel. Je ne me drogue pas et je n’ai jamais eu de transfusion sanguine. Je suis une partenaire plus que saine. Pouvez-vous en dire autant ? 8 : OK, je peux résilier dès que je constate que vous ne respectez pas les limites convenues ? Ça me va. 9 : C’est quoi ce bordel ? La Soumise obéira au Dominant et le servira en toute chose ? Et par-dessus le marché elle acceptera sans hésitation votre discipline ? Alors là je ne suis pas d’accord. Il faut qu’on en discute. 11 : Période d’essai d’un mois pas trois. 12 : Je ne peux pas me rendre disponible tous les week-ends. J’ai une vie, en tout cas j’aimerais en avoir une. Je propose trois week-ends sur quatre. 15.2 : Le dominant pourra faire usage du corps de la soumise à n’importe quel moment, de n’importe quelle manière qu’il jugera opportun, sexuellement ou autrement. Vous parlez de mon corps, merci donc de définir « autrement. » 15.5 : J’ai un gros problème avec toute cette clause de discipline. Je ne souhaite pas, je ne veux pas et je n’ai aucunement envie d’être fouettée, flagellée ou de subir un châtiment corporel. Je suis certaine que ce serait une violation des clauses 2 à 5 du contrat. Par ailleurs qu’entendez vous par « et pour toute autre raison »? C’est de la pure méchanceté ! Vous m’avez pourtant dit que vous n’étiez pas sadique. 15.10 : Cette clause est intéressante car elle précise que le Dominant ne prêtera pas sa Soumise à un autre Dominant. On croit rêver ! Croyez vous vraiment que c’était une option que j’aurais acceptée ? Mais je suis contente que ça soit écrit noir sur blanc.
  • 15.14 : Cette clause renvoie à la liste des « Règles » nous y reviendrons plus tard. 15.19 : La Soumise ne se touchera pas et ne se masturbera pas sans l’accord du Dominant. Pas sans votre permission ? Qu’est-ce qu’il y a de mal à ça ? Vous savez parfaitement que je ne le fais pas de toute façon. 15.21 : Discipline – voir la clause 15.5 ci dessus. 15.22 : Bizarre ! Je ne peux pas vous regarder dans les yeux sans votre accord ? Pourquoi ? 15.24 : Je ne dois pas vous toucher sans votre accord express. Pourquoi ne puis-je pas vous toucher ? LES REGLES : Sommeil : D‘accord pour 6 heures. Pas plus. Aliments : Je refuse de manger ce qui est indiqué sur une liste. C’est une clause rédhibitoire. C’est cette clause ou moi. Vêtements : Si je ne dois les porter qu’en votre compagnie c’est d’accord. Je les considèrerai comme des uniformes. Sport : Je croyais que nous étions d’accord pour 3 heures. Ce contrat parle encore de 4 heures. LIMITES NEGOCIEES :
  • Nous devrons revoir cela ensemble. Le Fisting est hors de question. Suspension ? Ça consiste en quoi ? Je n’en ai aucune idée. Pinces génitales ! Argh ! Vous plaisantez j’espère ? Pourriez-vous me dire s’il vous plait comment on fait pour Mercredi ? Je travaille jusqu’à 17 heures. Bonne nuit Ana _______________________________________________ Oh Mon Dieu ! Elle est restée debout pour taper cette liste interminable ? Mais pourquoi est-elle si longue ? Qu’est-ce qui lui pose problème là dedans ? Elle doit aller se coucher. J’ai des règles pour son bien et pour notre plaisir à tous les deux. Elle ne devrait pas être debout. Elle devrait être couchée et déjà dormir. Elle est en infraction avec la règle relative au sommeil. Il faut qu’elle se lève tôt demain matin. Elle a besoin d’un avertissement ! _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Ce soir Date: 23 Mai 2011 00:08 À: Anastasia Steele Mademoiselle Steele, Cette liste est très longue. Pourquoi n‘êtes vous pas encore couchée ? Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holding Inc. _______________________________________________
  • A peine quelques minutes après l’envoi de mon message elle me répond au lieu d’aller se coucher ! Elle devrait vraiment être fessée pour sa désobéissance. _______________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: A la bougie Date: 23 Mai 2011 00:11 À: Christian Grey Cher Monsieur, Vous vous souvenez peut être que ce soir, je travaillais à cette liste lorsque j’ai été distraite et culbutée par un maniaque du contrôle de passage dans le coin. Bonne nuit, Ana _______________________________________________ Je souris d’une oreille à l’autre tandis que mon cœur fond comme neige au soleil. Elle l’a encore fait ! Ses mots me captivent, me confondent et me lient à elle. Je lui écris une réponse séance tenante. _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: A la bougie Date: 23 Mai 2011 00:13
  • À: Anastasia Steele AU LIT ANASTASIA ! Christian Grey PDG, & maniaque du contrôle survolté, Grey Enterprises Holding Inc. _______________________________________________ « Prends ça dans les dents Miss Steele, » dis-je en souriant d’une oreille à l’autre. Moi aussi je devrais aller me coucher. J’ai un petit déjeuner de travail demain matin. Lentement je me dirige vers ma chambre, je me déshabille ne gardant que mon boxer. Je vais dans la salle de bains, me brosse les dents en me souvenant qu’Anastasia avait utilisé ma brosse à dents dans cette même pièce, je sens son goût dans ma bouche. Ses lèvres, ses seins, son corps, son sexe… Bon sang Anastasia ! Je ne peux pas t’oublier ne serait-ce qu’une minute en me brossant les dents ! Je vais me coucher en hochant la tête. Je prends mon ipod avec moi et m’enfonce les écouteurs dans mes oreilles, et je commence à écouter « O mio babbino caro » de Puccini. O Mio Babbino Caro - Puccini Je regarde le plafond comme si je pouvais y lire les secrets de l’univers et les raisons de mon attachement pour Anastasia. Je ferme doucement les yeux en pensant à elle. *****
  • Je prends un martini avec des olives au bar de l’Hôtel Heathman. Je sens son regard sur moi avant même de l’apercevoir. Je tourne doucement la tête pour planter mes yeux dans les siens : gris contre bleus. Ma respiration s’accélère en la voyant. Elle est à couper le souffle. Elle porte une robe dos nu en dentelle noire, ses cheveux sont relevés formant en chignon élégant qui met en valeur son long cou. La robe descend jusqu’à ses genoux. Elle porte des escarpins à talons hauts de chez Christian Louboutin, ses jambes sont magnifiques. Son maquillage est si léger que l’on pourrait croire qu’elle n’en porte pas. Mon subconscient me rappelle qu’il faut respirer. Je me lève d’un bond et je vais à sa rencontre. Sans un mot je lui tends la main, elle s’en empare, silencieuse. Nos respirations sont courtes. “Je n’espérais pas te voir aujourd’hui” dis-je après avoir retrouvé l’usage de ma voix. « Mais c’est la plus agréable des surprises Anastasia ! » Mon regard passionné la transperce. Elle hoche la tête et baisse timidement les yeux vers nos mains jointes. “As-tu mangé ? Veux-tu boire quelque chose ? » “Pas à manger, mais je voudrais bien un verre de vin blanc.” Ses mains tremblent comme des feuilles. « Quelque chose ne va pas ?, tu trembles comme une feuille Anastasia. » J’essaye de déchiffrer l’expression de son visage.
  • « Viens t’asseoir. » Je prends sa main et je demande à un serveur de nous trouver une table dans un coin tranquille. « Je ne peux pas rester longtemps Christian. » son ton est ferme. « Mais tu es là, pourquoi ne peux tu pas rester ? » mon cœur fait des bonds dans ma poitrine. « Je… » Elle baisse à nouveau les yeux et regarde ses mains. Je l’emmène à la table que le serveur nous indique dans une partie calme du restaurant. Je la regarde avec curiosité, inquiétude et angoisse. Est-elle venue pour m’annoncer une mauvaise nouvelle ? « Anastasia ? » Je voudrais savoir. « Christian je… » Elle s’interrompt, elle cherche les mots pour formuler ses pensées. « Je ne peux pas le faire… Je suis désolée, mais je ne peux pas accepter tes règles. Elles sont trop dures. Trop éloignées de se que je voudrais dans la vie. Je ne juge pas, cela doit être acceptable pour d’autres, mais pas pour moi ! Je veux plus que cela… Plus que cela dans ma vie… Plus que cela dans une relation…. Plus… » Elle s’écarte.
  • « Anastasia, je… » Je reste sans voix. « Je ne sais pas faire autrement. Je ne connais rien d’autre. » Je suis nerveux et bouleversé car elle est en train de me filer entre les doigts. « Mais tu es là ! Dans cette tenue ! » Je fais un grand geste de la main pour désigner la robe qui semble avoir été coulée sur elle. J’aimerais poser ma main au bas de son dos, et faire courir mes doigts le long de ses jambes. Mais je ne le fais pas. Mes doigts se contentent d’effleurer son menton, sa respiration est saccadée, elle ferme les yeux. « Arrête Christian. » « Pourquoi ? Je peux te faire changer d’avis ! » « Je sais que tu le peux, mais je dois partir. Tout ceci n’est pas pour moi. Je vais souffrir. » Elle se lève pour partir. « S’il te plait Ana ! » C’est tout ce que j’arrive à dire d’une voix suppliante ! Je ne peux pas la laisser partir ! Je ne veux pas ! Je tiens tellement à elle. Je ne pense pas pouvoir continuer sans elle !
  • « Laisse moi au moins te raccompagner jusqu’à ta voiture. » Elle accepte d ‘un signe de tête. Elle tend son ticket au voiturier et nous restons debout attendant en silence, je ne la quitte pas des yeux. Je voudrais la toucher, l’aimer, la posséder, l’adorer. Au lieu de cela je la regarde. Je m’approche. Elle recule d’un pas. « Non s’il te plait ! » elle a parlé doucement. « Pourquoi pas ? » « Je n’ai pas le droit de te toucher, pourquoi en serait-il autrement pour toi ? » Sa voix est douloureusement triste. « Ana…Je… » Je suis incapable d’expliquer ce qui cloche en moi. « Je suis cinquante nuances de folie bébé ! Je ne veux pas te mêler à ça. » « Je sais. C’est sans doute mieux. » dit-elle sans conviction. « Puis-je au moins t’embrasser ? » Elle ferme les yeux, elle lutte entre ses émotions et ses désirs.
  • « Non, car si tu le fais, je serais incapable de partir ! » elle est au bord des larmes. The Scientist - Coldplay Je suis à la fois exaspéré, effrayé et bouleversé. Je passe mes deux mains dans mes cheveux. « S’il te plait Ana ! » je l’implore à voix basse; « Ne pars pas ! Ne fais pas ça ! On est si bien ensemble ! » « Je ne peux pas rester ! » « Mais pourquoi ?!? Pourquoi Anastasia ? Pourquoi ne veux tu pas de moi ? » « Parce que tu vas me brûler. Parce que tu me fais peur avec ta force, ton pouvoir et ta richesse, et je sais que tu me feras du mal ! Si ce n’est pas physiquement ça sera affectivement ! » Elle est en larme à présent et elle part, elle me quitte ! Elle s’éloigne. Loin de moi ! Lost - Michael Buble Mes pieds restent cloués au sol, je suis incapable de faire un pas. Elle est sur le point de sortir de ma vie et mes putains de pieds sont congelés sur place incapable de se mouvoir ! J’arrive à rassembler mes pensées et à les reconnecter avec mon cerveau pour courir derrière elle.
  • L’employé lui amène sa voiture, je suis sous le choc. C’est une vieille guimbarde qui semble incapable de rouler jusqu’à la sortie du parking et à fortiori de la ramener chez elle. Elle monte dans sa voiture. « S’il te plait Anastasia ! Ne pars pas ! Cette voiture n’est pas en état de rouler ! S’il te plait, il faut qu’on parle ! » « Non, tu vois ! Comment pourrais-je rivaliser avec toi Christian ? Tu as tout ! Tu critiques ma voiture alors que je ne peux pas m’offrir mieux que ça. Tu te lasseras de moi comme d’un vieux jouet et tu me quitteras. Je ne veux pas vivre ça ! » « Ana ! Non ! » Elle part au volant de son tas de ferraille, le visage inondé de larmes. J’appelle Taylor : « Amenez la voiture aussi vite que possible ! » Je ne vais pas la perdre ! Je ne le veux pas ! Je suis le fils d’une putain camée… S’il n’y avait pas eu le Dr Grace Trevelyan Grey qui sait ce qu’il serait advenu de moi ? Je ne suis pas meilleur qu’un autre ! Et certainement pas plus qu’Anastasia ! Elle ne peut pas me reprocher ma fortune. On est en Amérique pour l’amour de Dieu ! Quiconque à assez d’ambition peut réussir ! Je vais la faire revenir! Everything - Michael Buble J’entends le crissement de l’Audi SUV dans la nuit. Taylor bondit pour ouvrir la porte côté passager. « Roulez ! Miss Steele vient de partir dans un vieux tacot. Je veux être certain qu’elle rentre chez elle saine
  • et sauve. » Il acquiesce sans dire un mot. Heureusement la circulation est assez fluide. « C’est elle ! La Coccinelle jaune ! » Je la montre du doigt à Taylor. Elle est environ 6 voitures devant nous, elle essaye de passer sur la voie rapide. « Mais qu’est-ce qu’elle fiche ? » Cette voiture ne devrait même pas atteindre les 80 kms heure, et elle la pousse à 130 ! Elle était bouleversée, je n’aurais jamais dû la laisser partir dans cet état. « Taylor, prenez la voie réservée aux voiture multi occupants ! Nous arriverons sûrement à la rattraper ! Elle emprunte la voie rapide. » Il hoche la tête et prend la voie réservée aux voitures à fort taux d’occupation. Elle est maintenant 8 voitures devant nous. Mais pourquoi conduit-elle si vite ? Nous accélérons car elle est toujours devant nous ! Mais comment fait- elle ça avec cette vieille guimbarde ? « Taylor ! Vous pouvez conduire un tank mais vous êtes incapable de rattraper une vieille coccinelle pourrie ? Il devient écarlate, les yeux concentrés sur la route, il se faufile dans la circulation en accélérant. Finalement nous la rejoignons. J’ouvre ma fenêtre et je lui fais signe d’ouvrir la sienne ; « Anastasia. » j’essaye de rester aussi calme que possible. Elle pleure tellement que je me demande comment elle peut voir la route à travers ses larmes. « Je veux que tu sortes de l’autoroute bébé ! Maintenant… » J’arrive à garder mon sang froid. « Allez chérie ! On peut parler…Et si… » J’ai la gorge nouée. C’est si dur
  • à dire. “Et si vraiment tu ne veux plus de moi, je te laisserai partir…D’accord ?” Elle ne dit rien. Les yeux rivés sur la route, les joues ruisselantes de larmes, elle arrive à hocher la tête. Elle ralentit un peu. Elle met le clignotant pour indiquer qu’elle va sortir de l’autoroute. Je soupire de soulagement. Je fais un signe de tête à Taylor qui signale lui aussi qu’il va quitter l’autoroute. Anastasia s’apprête à prendre la voie la plus à droite pour la prochaine sortie. Juste à ce moment là sa voiture est violemment percutée par une Chevrolet Impala qui est arrivée comme une bombe ! La vieille Coccinelle d’Ana fait trois tonneaux avant de s’immobiliser sur la voie de droite. La circulation est immédiatement interrompue. La situation est surréaliste ! J’ai l’estomac au bord des lèvres, mes mains tremblent et mon visage est déformé par la rage. J’en veux au monde entier ! Taylor accélère pour placer la voiture devant celle d’Ana. Je saute de la voiture avant même qu’elle s’arrête et je cours jusqu’à Anastasia. Elle est affaissée sur le volant, du sang coule de sa tempe. Elle est immobile. Mon cœur s’arrête de battre ! La porte de la voiture est bloquée et je ne peux pas l’ouvrir. « Taylor ! Donnez-moi un coup de main !» Il prend la clé du coffre et s’en sert pour briser la vitre. Il enroule sa veste autour de sa main et arrache la porte de ses gonds. Je le bouscule pour sortir le corps sans vie d’Ana. Je la secoue en pleurant.
  • « Pourquoi bébé ? Pourquoi me quittes-tu Ana ?” Je la tiens dans mes bras en la berçant. Ma chemise blanche est maculée de son sang, je m’en fous. Je ne veux pas vivre sans elle. Without You - Wuthering Heights « Putain ! Je ne pouvais pas deviner qu’elle allait passer devant moi !» grogne une voix manifestement éméchée. Puis cette voix se mue en une autre, familière et dégoûtante : « Ah c’est toi sous merde ! Tu vas pas t’arrêter de pleurer fils de pute ! J’en ai marre de t’entendre. » Je lève les yeux pour voir cet homme. C’est lui ! C’est le maquereau de la pute camée « Elle aurait dû t’abandonner dans la rue et dans le froid comme ça je n’aurais pas à supporter une mauviette pleurnicharde comme toi sale petit con ! » Je suis désorienté et en colère. Je veux descendre ce type qui a tué la seule femme que j’ai aimée ! Je vois le visage de Taylor se décomposer. Rapide comme un cobra il lève son coude et saute sur le maquereau en le frappant aussi fort que possible, et il le frappe encore et encore tandis que je reste immobile et hagard sur le bord de l’autoroute, couvert du sang d’Anastasia et sanglotant de façon incontrôlable.
  • Mes larmes ruissellent et inondent le visage d’Ana en diluant son sang. Les secours arrivent et tentent de l’arracher à moi. Je ne veux pas la lâcher ! « Monsieur, vous devez la laisser. » Taylor tente de me raisonner, “Monsieur s’il vous plait.” « Elle est morte Taylor ! Elle est morte et c’est de ma faute ! Le souteneur de la pute camée a tué mon Ana !”
  • Je ne cesse de sangloter… Je suis réveillé par mes propres cris. Je suis dans ma suite de l’hôtel Heathman. Je ferme les yeux et je soupire de soulagement. C’était un cauchemar. Oh mon Dieu, je suis à bout de souffle, le visage inondé de larmes. « Merci mon Dieu ! Merci mon Dieu ! Merci mon Dieu ! C’était un cauchemar !» Il est 4h40 du matin et je ne veux pas me rendormir. C’est le pire cauchemar que j’ai jamais fait. Je dois téléphoner à John, au moins je pourrai lui parler. Je lui raconterai après ma réunion. Je m’assieds dans mon lit, la tête dans mes mains et les mots d’Heathcliff me reviennent à l’esprit après qu’il ait attendu toute la nuit des nouvelles de Catherine Earnshaw pour finalement la découvrir morte. Il tient son corps sans vie et hurle ivre de douleur : « Et moi je fais une prière… Je la répète jusqu’à ce que ma langue s’engourdisse… Catherine Earnshaw, puisses tu ne pas trouver le repos tant que je vivrai ! Tu dis que je t’aie tuée, hante-moi, alors ! Les victimes hantent leurs meurtriers, je crois. Je sais que des fantômes ont erré sur la terre. Sois toujours avec moi… Prends n’importe quelle forme… Rends- moi fou ! Mais ne me laisse pas dans cet abîme, où je ne puis te trouver. Oh ! Dieu ! C’est indicible ! JE NE PEUX PAS vivre sans ma vie ! JE NE PEUX PAS vivre sans mon âme ! » Heathcliff - Wuthering Heights
  • Je ne veux pas qu’il arrive de mal à Anastasia et, comme Heathcliff, je ne peux pas vivre sans mon âme. Elle m’a rendu mon humanité, elle me donne mon âme. Oh, Anastasia ! Qu’est-ce que tu me fais ? Que puis- je faire pour te garder, pour assurer ta sécurité, pour que tu restes mienne ? Mon cœur saigne dès que je pense à elle. Mon âme se languit d’elle. Mon esprit est sans cesse occupé à penser à d’elle. C’est comme si rien n’avait existé avant Anastasia. C’est comme si j’étais une planète perdue qui a retrouvé son soleil. C’est comme si nous sommes faits pour être ensemble. Oui, nous sommes faits pour être ensemble. Pour toujours. The Lion Fell in Love with the Lamb - Carter Burwell
  • Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov CONFESSIONS AU DOCTEUR Chapitre 11 Comme je suis debout je vais m’installer devant mon portable pour lire et relire maintes et maintes fois le dernier email d’Anastasia. Strange Love - Depeche Mode Elle communique beaucoup plus aisément par ce moyen que lorsqu’elle est en face de moi. Je dois l’impressionner beaucoup plus que je ne le pensais. Puisque nous sommes en pleine négociation j’ai composé ma tête de « business man » et je lui écris une réponse : _________________________________________ De: Christian Grey Objet: Vos questions Date: 24 Mai 2011 04:58 À: Anastasia Steele Chère Miss Steele
  • J‘ai soigneusement étudié vos questions et j’éprouve le besoin d’attirer votre attention sur la définition du mot « soumis. » soumis [su.mi], participe passé, adjectif 1. enclin ou disposé à se soumettre; humblement obéissant: domestiques soumis. 2. caractérisé par, ou indiquant la soumission: une réponse soumise. Etymologie: première moitié du XIIème siècle; de suzmetre « mettre dans un état de dépendance (par la force)» Synonymes :1. docile, obéissant, accommodant, souple. 2. passif, résigné, patient, dompté, subjugué. Antonymes: rebelle, désobéissant. J‘aimerais que vous l‘ayez en tête pour notre réunion de mercredi. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _________________________________________ Alors qu’est-ce qu’elle dit de ça Miss Steele? Je veux qu’elle se soumette à moi pour que je puisse prendre soin d’elle, parce que je pourrai la protéger lorsqu’elle découvrira les profondeurs et l’intensité de sa sensualité. Je peux l’emmener dans des lieux dont elle ignore l’existence, lui faire découvrir des plaisirs qu’elle croit inaccessibles. Cela n’est pas possible sans qu’elle se donne à moi complètement. Une confiance totale et réciproque est indispensable. Il s’agit essentiellement de faire confiance à la personne qui contrôle. Elle tombe, je la rattrape, c’est de ça dont elle ne doit jamais douter. Je veux, non, j’ai besoin qu’elle ait confiance en moi pour que notre accord marche. Je dois exercer le contrôle. C’est la seule chose que je connaisse, c’est-ce qui me convient, c’est-ce qui me fait tenir lorsque le chaos règne autour de moi. Je décide d’aller m’entraîner. Je cours plusieurs kilomètres, je soulève des poids et frappe dans un punching-ball pour évacuer mes frustrations de la nuit. Au cours des deux dernières nuits, penser à Mademoiselle Steele a eu deux effets : 1) j’ai fait le rêve érotique le plus chaud et le plus humide de ma vie 2) j’ai fait le pire cauchemar de mon existence.
  • Elle est à la fois le poison et l’antidote. Elle me perturbe jusque dans mon sommeil. Il est impossible d’échapper à son attraction. Elle me torture d’un regard, d’une expression, d’un de ses traits d’esprit. Pourquoi Anastasia, pourquoi me tortures tu autant ? Bien que j’aime son humour et la façon dont elle me résiste, j’aimerais aussi mater sa grande gueule. Parce que je suis terrorisé ! Terrorisé qu’elle puisse partir. Terrorisé qu’elle puisse être blessée sans que j’ai le pouvoir de l’éviter. Parce qu’elle est insaisissable comme le vent. Taylor entre dans la salle de gym pour s’entraîner lui aussi. Il me voit taper comme un enragé sur le punching-ball. Il a l’intelligence de ne rien dire mais hoche la tête et me salue « Monsieur Grey, » et il commence ses exercices. Une fois que j’ai terminé je dis à Taylor que je remonte dans ma suite. « Voulez vous que je vous y retrouve Monsieur ? » « Non, retrouvez-moi en bas, au restaurant à 7 heures30. » « Bien Monsieur. » Je retourne dans ma suite, prends une douche et enfile un pantalon et une chemise blanche et je descends au restaurant; Taylor est déjà là, discret mais vigilant. Il peut sembler indifférent, cette impression est trompeuse; De même qu’il peut donner le sentiment d’être distrait ou de regarder ailleurs. Mais en réalité il surveille attentivement les gens avec lesquels j’ai un petit déjeuner de travail. La réunion se passe sans problème. Une heure plus tard je suis de retour dans ma suite en compagnie de Taylor qui se fait discret. J’appelle John Flynn. « Hello Christian. »
  • « John. » « Je ne t’ai pas vu cette semaine. Tu devais être très occupé, » dit-il. C’est sa façon de tâter le terrain pour savoir ce qui se passe. « Je suis à Portland. » « Ah » ce qui chez lui veut dire « quoi de neuf ? » « Je vais remettre les diplômes à la cérémonie de fin d’année universitaire jeudi prochain. » « Je suppose que tu n’es pas parti une semaine plus tôt et que tu n’as pas annulé notre rendez-vous pour cette cérémonie quand même ? C’est de ça que tu veux me parler ? » « Oui. » « Christian, depuis tout le temps que je te connais à la fois comme ami et comme patient, tu n’as jamais été aussi hermétique. Pourquoi es tu bouche cousue ? » « J’ai rencontré quelqu’un, c’est à cause d’elle que je suis là bien en avance. » J‘entends des bruits bizarres. On dirait qu’il s’étrangle au bout du fil. « Tu vas bien ? » je suis un peu inquiet pour lui. Il répond avec une voix de fausset un « oui » strident. Puis il se racle la gorge et m’interroge d’un ton un peu plus viril « Oui, je vais parfaitement bien Christian. J’étais heu… peu importe, tu disais ? » Il est manifestement enthousiaste et fortement intéressé alors que d’habitude il me parle toujours sur un ton très professionnel lorsque nous sommes en consultation. Compte tenu de mon style de vie, il n’y a pas grande chose qui l’étonne me concernant. Il connait tout de mes
  • soumises, il sait que je suis un dominant et que je ne veux que des relations de ce genre, il sait aussi que je n’ai rien expérimenté d’autre. « J’ai rencontré une fille complètement par hasard. Elle est venue m’interviewer pour le journal de l’université. Elle n’était même pas supposée le faire. C’est sa colocataire qui devait venir, elle est tombée malade tu vois, une grippe, un rhume bref une merde dans ce genre là… Et je suis vraiment content qu’elle n’ait pas pu venir ! Non pas que je sois content qu’elle soit tombée malade mais qu’elle ne puisse pas venir, parce qu’elle a demandé à sa colocataire Anastasia. » Il y a de la vénération dans ma voix en prononçant son nom ce qui est très inhabituel de ma part. John le note immédiatement car il émet encore un son bizarre. Il faudrait que je lui fasse le coup plus souvent car rien ne le surprend jamais de ma part. « Et c’est Anastasia qui est venue m’interviewer. » je m’interromps pour reprendre ma respiration. John, le Docteur Flynn pour ses patients, profite de ma pause pour m‘interroger. « Je suis ravi que tu sois aussi loquace avec moi Christian. Et tu as découvert que cette Anastasia est une soumise ? Est elle aussi une adepte de ton mode de vie? » Il semble vraiment intéressé par mes propos. J’aurais pété la gueule de n’importe quelle autre personne qui m’aurait posé cette question, mais je paie le Dr John Flynn une petite fortune pour me demander de telles choses. Il a signé un accord de confidentialité il n’a donc aucune raison d’avoir peur de m’interroger, du moins si je veux vraiment qu’il m’aide. « Non, elle ne l’est pas, » dis-je d’un air détaché comme si c’était une évidence.
  • Il tousse encore, on dirait qu’il s’étouffe. « Dr Flynn…John tu es sûr que ça va ? Dois-je prévoir un rendez-vous avec toi ? Franchement ça ne m’arrange pas, » je ne le ferai pas de toute façon et il le sait. Je ne suis pas du genre accommodant. J’ai l’habitude de faire comme bon me semble. « Franchement je ne préfère pas sauf si tu considères que je suis un cas d’urgence médicale puisque j’ai noté que tu n’as pas cessé de t’étouffer depuis que j’aie commencé à te parler » dis-je sèchement. Je poursuis, « Parce que j’ai vraiment besoin de te parler de ça maintenant ! J’ai passé une mauvaise nuit… Des cauchemars, mais cette fois ci Anastasia était impliquée. » On dirait que le Dr Flynn a reçu un électrochoc, une sorte d’orgasme freudien en entendant mon récit. Je sens que son cerveau est ébranlé par toutes mes révélations qui arrivent en rafale à 250 km/heure! « Je n’ai pas l’intention de raccrocher le téléphone Christian, car je pense que tu viens peut être de faire un progrès considérable. Toutefois je veux éclaircir un point capital. Ce n’est pas cette jeune fille qui t’a dragué en premier ? » Je confirme que non. « Donc tu es allé à Portland… » il s’arrête, « depuis Seattle, pour courir derrière cette jeune femme ? » « Oui. » « Et cette jeune femme ne partage pas ton style de vie si j’ai bien compris. » « Non pas pour le moment mais j’espère que ça va changer. » « Je vois… » il s’interrompt encore. « Cependant est elle un peu au courant de ce mode de vie auquel tu essaies … de l’initier ? »
  • « Non elle n’en avait aucune idée. Elle est… » Je rectifie ce que j’allais dire, « elle était vierge. » J’entends un drôle de bruit de gorge suivi d’une toux bruyante. Cette fois ci j’attends. Je ne veux pas causer la mort du meilleur psy que je connaisse. Toutefois, je suis vraiment inquiet et je m’aventure à lui demander « Est-ce que ça va John ? » Il continue à tousser mais il s’est éloigné du téléphone. J’entends sa voix lointaine et à moitié étranglée, «ELéonore, pourriez vous m’apporter un verre d’eau s’il vous plait ? » Il tousse encore. J’entends la voix de l’assistante un peu paniquée, « Tout de suite Docteur Flynn ! » Moi j’attends. Ca risque de durer un moment. Je l’entends qui tousse encore. Fort. Quelques minutes plus tard, remis de sa quinte de toux il me reprend au téléphone. « Je suis désolée Christian. Tu viens de m’apprendre une sacrée nouvelle. Durant toutes ces années de thérapie je n’aurais jamais imaginé qu’un jour tu puisses tenir de tels propos. Toi, tu courtises une vierge ! » Il a du mal à cacher son incrédulité. Tu as des goûts particuliers pour le choix de tes partenaires, et une jeune femme inexpérimentée, non soumise et vierge par-dessus le marché ne devrait pas te convenir. Je serais curieux de savoir ce qui te fait penser le contraire. » « Nous avons rectifié la situation. Elle n’est plus vierge. » « Je vois, » dit-il pensif. « Et que pense t’elle de tes pratiques sexuelles hardcore ? »
  • « La première fois on a juste fait l’amour. Sans jouets… » puis je me ravise, « enfin si on ne compte pas ma cravate en soie grise. En fait c’était ma première vanille » dis-je calmement. Le voilà repris d’une quinte de toux. Quand il cesse de tousser je suis exaspéré, « John, dis moi, tu penses qu’on va pouvoir continuer cette conversation sans que tu meurs à l’autre bout du fil ? » « Mais bien sûr. C’est juste que tu n’as jamais révélé que tu éprouvais de l’intérêt pour le sexe vanille. Enfin… pour faire l’amour avec ou sans jouets. Tu as tout un tas de règles que tu veux que tes partenaires respectent, » je lui coupe la parole. « Et c’est le cas ! Elle ne fait pas du tout l’affaire ! Si ce n’est qu’elle est brune. Sinon en dehors de ça, même si je pensais qu’elle avait un bon potentiel pour devenir une soumise, parce qu’elle disait tout le temps « oui Monsieur », « non Monsieur » et qu’elle est très timide, il s’avère qu’elle n’a pas une goutte de soumission en elle ! Et avant que tu t’étouffes à nouveau je t’informe que j’ai d’autres révélations à te faire. » « J’écoute, » dit-il en retenant sa respiration. « Elle a dormit avec moi trois fois dans mon lit. Tu vois le genre…Dormir, dormir. Nous avons aussi fait l’amour dans mon lit. Et je pense aussi à elle à chaque minute de chaque jour, c’est-à-dire à peu près tout le temps quand je suis éveillé. Et la nuit je rêve d’elle ! » « Etrange ! » énonce le Dr Flynn avec son accent londonien. « Quel genre de rêves as-tu fait ? » « L’avant dernière nuit j’ai fait le rêve érotique le plus génial et le plus mouillé. Elle était sacrément réelle ! Je ne pouvais ni savoir, ni penser ni même comprendre que c’était un rêve ! »
  • « Très intéressant » dit-il. Sa remarque me laisse à penser qu’il est en train de prendre des notes dans son cahier. « Continues Christian. » « La nuit dernière, j’ai fait le pire cauchemar de tous mes cauchemars. » « As-tu rêvé du proxénète ? » « Oui » ma respiration s’accélère sans que je puisse la contrôler, « dans mon rêve, il causait la mort d’Anastasia et j’étais dévasté. C’était une perte plus terrible que toutes celles que j’ai pu connaître. Je ne peux rien comparer à cela. Je ne crois pas que je pourrais ressentir une telle douleur et une telle détresse si je perdais quelqu’un de ma famille. » J’éprouve un sentiment de culpabilité d’avouer cela, ma voix en est presque inaudible. « Tu l’aimes. » Son ton est catégorique. D‘un ton sec et avec cynisme je lui rétorque: « C’est ton diagnostic ? Bravo, j’ai pensé la même chose.» Le Docteur Flynn reste imperturbable. « A ton avis, que ressens tu pour elle Christian? » « Ce n’est pas de l’amour ! » Il y a de la ferveur dans ma voix, j’essaye de me persuader de ce que je raconte. « C’est très intéressant que tu dises cela. Et d’où tires tu cette conclusion ? » « Mais je n’aime pas John ! Je pense que c’est un mélange, je l’aime, je l’adore, je l’admire, je la désire, je la convoite, je l’aime… » Il me coupe le sifflet : « Tu l’as dit. »
  • « Quoi ? » « Que tu l’aimes, tu l’as même dit deux fois. » Bon et alors où veut-il en venir ? Je suis exaspéré. « Oui je l’aime. Beaucoup. En fait je me surprends à penser à elle, à rêver d’elle, je la veux, je la désire toujours autant, non, je la désire de plus en plus ! Et cela en dépit du fait que je sais qu’elle n’a pas une seule goutte d’obéissance et de soumission dans tout le corps. » « Et pourtant tu as quand même envie d’être avec elle… Etrange ! » Il dit ça comme s’il était en train de mater son épisode préféré de « Freud, les mabouls et moi. » « Parle-moi de ton cauchemar. » Je lui raconte en détail. « As-tu peur qu’elle te quitte ? » « J’ai cru qu’elle me quittait sans un mot il y a deux jours. Elle m’a envoyé un mail disant que ça avait été sympa de me connaître ! » Ma voix monte d’un cran. « Et qu’as-tu ressenti ? » Je lève les yeux au ciel car c’est la question favorite des psys. « De la terreur ! Comme une perte… Je n’ai aucun point de comparaison. Je n’ai jamais ressenti cela avant ! » J’en suis encore tout ému ce qui s’entend dans ma voix. « Certes, mais tu as eu des soumises avec lesquelles tu n’étais pas compatible, ou qui voulaient plus que ce que tu pouvais offrir. Et pourtant tu as rompu sans états d’âmes et sans y réfléchir à deux fois. Es tu amoureux de cette jeune femme ? » Sa question me prend complètement au dépourvu.
  • Je regarde mon téléphone, perplexe, « Non ! » j’ai des accents de sincérité dans la voix. « Je ne fais pas dans les trucs d’amour ! Je ne peux pas aimer. Je suis mauvais pour elle mais je ne peux pas m’en détacher ! Et elle c’est pareil vis-à-vis de moi ! C’est comme le papillon qui est attiré par la flamme. » J’inspire profondément en me passant une main dans les cheveux. « Mais tu viens encore de dire que ce n’est pas de l’amour. Ta peur de la perdre se manifeste dans tes cauchemars dans lesquels en général le souteneur de ta mère biologique joue un rôle primordial. Il est présent dans la plupart de tes cauchemars, c’est une peur résiduelle de ton enfance si tu veux, mais là il a réussi à s’intégrer à ta plus grande frayeur : la peur de perdre cette jeune femme d’une manière définitive. C’est ton subconscient qui te dit que tu devras changer tes habitudes qui découlent des souffrances que tu as endurées dans les toutes premières années de ta vie, en tout cas si tu souhaites continuer à établir une relation avec elle. » « Tu as peut être raison. Mais je ne suis intéressé que par une relation dominant/soumise et rien d’autre. » Tes paroles le disent, mais tes actes prouvent le contraire, puisque tu es prêt à faire ce dont elle a besoin dans une relation comme lui faire l’amour… » Je lui coupe la parole. « C’était le seul moyen pour atteindre un but. Comme ça on pouvait passer à l’étape suivante de son initiation. » « Et qu’en pense t’elle ? » « Elle négocie ses conditions avec moi. » J’entends à nouveau qu’il s‘étouffe. « John es tu en train de manger? Je trouve que tu t’étrangles beaucoup. »
  • « Hypoglycémie. Des petits repas et souvent. » Dit-il après s’être éclairci la voix. « Pour être honnête Christian, tu as réussi à me choquer ce matin, et à plusieurs reprises! » «Ce n’est pas de ma faute, c’est de la sienne ! Elle arrive même à rendre nerveux mon garde du corps parce que je suis toujours sur les dents à ne jamais savoir comment elle va se comporter !» «Regardons les choses en face Christian. S’il s’agissait de n’importe quelle soumise ou de n’importe quelle autre femme tu n’aurais jamais toléré cela parce que comme tu le dis, tu as des règles. Mais là, tu te plies aux volontés d’Anastasia et tu t’accommodes de ses besoins et en plus tu la laisses négocier ses conditions avec toi. » « Je n’ai pas encore mis un nom sur ce sentiment ; elle est comme le soleil, et je suis comme une planète incapable de sortir de son sillage.. » dis-je impuissant; « Oui, l’amour te fais cet effet là. « L’amour tue l’intelligence. Le cerveau fait sablier avec le cœur. L’un ne se remplit que pour vider l’autre.*» » « John, » dis-je sèchement « Tu philosophes maintenant? Mais j’ai une objection à lui servir: « On n’aime que ce qu’on ne possède pas tout entier. ** » All About Us - T.A.T.U. « Tu veux la posséder Christian? » « Dans un sens oui. Mais je ne suis pas sûr qu’on puisse la posséder. Comment peux-tu maîtriser un Tsunami ? » « Admettons que tu arrives à la posséder et alors il se passe quoi ? »
  • « D’abord j’aimerais lui flanquer une bonne fessée pour lui apprendre à me défier à tout bout de champ ! » Je suis énervé. « Intéressant, mais crois tu vraiment qu’elle te défie ou n’est-ce pas plutôt sa façon d’être ? » « C’est la même chose. » Je suis catégorique sur ce point. « Mais tu l’aimes telle qu’elle est : expressive et grande gueule comme tu le disais tout à l’heure. Que ressentirais-tu si tout cela disparaissait ? Il ne resterait qu’une coquille vide d’une femme qui fût Anastasia. Est-ce cela que tu veux ? » Maintenant c’est moi qui m’étrangle. « Non ! J’essaye seulement de la protéger ! D’elle-même ! J’aime sa ténacité et sa grande gueule, et j’aime sa façon de négocier, mais parfois elle est imprudente car elle n’a aucun sens d’auto protection ! C’est de cela que j’essaye de la protéger. C’est sans doute cette peur qui s’est manifestée dans mon rêve » dis-je saisi d’une fulgurance. « Ou bien ta peur est si grande qu’il lui arrive quelque chose que ta surprotection porte atteinte à son bien être. Ta peur s’est manifestée dans ton rêve comme un avertissement de ton subconscient. Parce que tu sais que ça peut la faire fuir et qu’elle pourrait en être blessée. ». Je reste silencieux puis je crie: « Je déteste ton raisonnement ! » Il rit. « Donc la question devient : comment vas tu réagir ? Comment vas-tu t’adapter à sa personnalité ? »
  • « J’aime sa personnalité. Mais je n’aime pas qu’on me défie. Tu sais que j’aime contrôler. Je suis un putain de sadique » dis-je avec de l’amertume dans la voix. « Nous sommes en désaccord sur ce point Christian. Tu n’es PAS un sadique. Tu es un jeune homme qui a enduré d’horribles sévices dans les plus jeunes années de sa vie. Mais nous ne devons pas revenir sur le passé car nous ne pouvons rien y changer. En revanche nous pouvons viser l’avenir et définir ton idéal, ce que tu as envie d’être, avoir cet objectif et travailler pour l’atteindre. Ton mode de vie tu ne l’as pas choisi on t’a initié quand tu étais très jeune et tu n’as rien essayé d’autre, tu n’en a d’ailleurs jamais éprouvé le désir jusqu’à ce que tu rencontres cette jeune femme. Mais cette dernière semaine tu as essayé des tas de choses qui sont contraires à tes habitudes et tu as découvert que tu aimais ça et avec une gamine innocente par-dessus le marché. Je pense que cette jeune personne t’as administré le traitement que j’ai essayé de te faire prendre depuis deux ans ! Je suis en admiration devant elle. J’aimerais beaucoup la rencontrer ! » Il est tout excité. Super ! Je fais la gueule… Encore un admirateur ! Cessera-t-elle un jour de me surprendre et d’étonner tout le monde? Elle n’a même pas besoin de faire un petit effort pour les impressionner. Je sens la jalousie qui monte en moi, alors que mon subconscient sait parfaitement bien que je n’ai aucune raison de m’inquiéter car le Dr Flynn est heureux en ménage et très amoureux de sa femme. « On se voit la semaine prochaine alors ? » « Oui, » je raccroche. Je passe le reste de la journée à bosser, mon blackberry sonnant sans cesse car Ros et mon assistante Andréa m’envoient des mails en rafale. Mon esprit est préoccupé en permanence par Anastasia, je me demande
  • ce qu’elle fait, je voudrais savoir avec qui elle parle. Va-t-elle rencontrer un autre type aujourd’hui, quelqu’un qui ne souffre d’aucune de mes putains de névroses et qui va lui plaire? Ca me fait bouillir, je suis sous pression comme une cocotte minute, alors je fais les cent pas dans ma suite. Taylor vient m’annoncer que Claude Bastille est là. Je le regarde interrogatif. « Vous m’avez demandé qu’il se réserve du temps pour vous voir cette semaine, et je l’ai donc fait venir aujourd’hui. » Il sait que je suis sur les nerfs et que j’ai besoin d’entraînement pour évacuer toute cette énergie qui ne sert à rien et qui s’accumule. J’acquiesce. Tout en muscles Claude Bastille entre. Il est prêt à me faire transpirer et à me botter le derrière. Il est souriant et me tend la main pour me saluer. « Bastille, on se retrouve dans la salle de sport » je fais un sourire plutôt grimaçant. Après les horreurs de la nuit dernière, c’est peut être enfin aujourd’hui que je vais arriver à lui botter le cul sur le tatami. Taylor me comprend si bien ! Parfois je n’ai rien à dire et il sait quoi faire. Il prouve encore qu’il est un employé exceptionnel à plus d’un égard. Durant les deux heures qui suivent je m’entraîne très dur ce qui me procure une intense satisfaction. Ensuite, je prends une douche et je commande le dîner pour le prendre dans ma chambre car j’ai encore du travail à finir. Je n’ai pas encore reçu de réponse à mon mail de la nuit dernière. Qu’est-ce qu’elle peut bien fabriquer ? Est-elle sortie avec quelqu’un ? Cette pensée me rend jaloux et me donne envie de cogner sur quelque chose et de débarquer chez elle pour lui rappeler comment je m‘appelle. Mais j’arrive à contrôler mes impulsions. Elle doit probablement dîner. Je ne veux pas qu’elle m’écrive avant d’avoir mangé quelque chose, elle mange si peu. Je reprends mon boulot.
  • J’entends la sonnerie m’annonçant l’arrivée d’un mail. Je me propulse pour ouvrir ma boite mails et à ma grande déception c’est un message de Ros. Bon Dieu ! Je suis comme un adolescent qui attend un simple signe de sa petite amie. Pendant que je lis le mail de Ros à propos d’un chantier naval que nous envisageons d’acquérir, la boite mails sonne à nouveau et cette fois ci c’est Anastasia. Je laisse tomber la réponse que je tapais pour Ros et passe au message d’Ana. _________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Mes problèmes? Et les VOTRES alors ? Date: 24 Mai 2011 18:30 À: Christian Grey Cher Monsieur, A-t-il échappé à votre attention que la date de la définition que vous m’avez transmise remonte au 12 ème siècle. Je me permets respectueusement de vous rappeler que nous sommes en 2011. Au cours du dernier millénaire beaucoup de choses ont changé. Puis-je me permettre à mon tour de vous proposer une autre définition à prendre en considération en vue de notre réunion de mercredi : compromis [ko-promi] substantif masculin 1. action qui implique des concessions réciproques ; transaction : La vie en société nécessite des compromis. 2. Moyen terme, état intermédiaire, transition: Cette attitude est un compromis entre le classicisme et le modernisme. 3. Convention par laquelle les parties dans un litige soumettent l’objet de celui ci à un arbitrage. 4. Participe passé de compromettre : Exposer quelque chose à un danger, à une atteinte, à un risque, diminuer les possibilités de réussite de quelque chose ou de quelqu’un : Compromettre sa réputation. Ana _________________________________________ Bon sang ! Comment fait-elle ça ? J’aime sa grande gueule ! J’aime qu’elle s’intéresse et qu’elle négocie avec moi. Personne ne l’a jamais fait ! En tout cas pas sans que je les autorise à le faire … C’est tout elle ! Elle fait tout ça pour moi ! Je tape une réponse séance tenante. _________________________________________ De: Christian Grey
  • Objet: Et mes problèmes alors? Date: 24 Mai 2011 18:33 À: Anastasia Steele Bien vu comme toujours Miss Steele. Je te prendrai à ton appartement à 19 heures demain. Christian Grey CEO, Grey Enterprises Holdings Inc. _________________________________________ Sa réponse arrive quelques minutes plus tard ________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Année 2011 – Les femmes conduisent Date: 24 Mai 2011 18:41 À: Christian Grey Cher Monsieur, J‘ai une voiture et un permis de conduire, j’ai donc légalement le droit de prendre le volant. Je préfèrerais vous rejoindre quelque part. Où souhaitez-vous que je vous retrouve ? A votre hôtel à 19 h ? Ana _________________________________________ De quoi ? Pourquoi ? Elle prévoit un moyen de s‘enfuir. Si j’allais la chercher elle serait dépendante de moi pour rentrer. Pourquoi me défie-t-elle sans cesse ? Je suis exaspéré et je passe de nouveau une main dans mes cheveux. Je tape une réponse. _________________________________________ De: Christian Grey Objet: Jeune femme obstinée et exaspérante Date: 24 Mai 2011 18:44 À: Anastasia Steele Chère Mademoiselle Steele, Pourriez vous je vous prie reprendre la définition jointe à mon mail du 24 Mai 2011 envoyé à 04:58 et la relire une nouvelle fois ? Pensez vous être un jour capable de faire ce qu’on vous dit de faire ? Christian Grey CEO, Grey Enterprises Holdings Inc. _________________________________________ Elle n’est pas du tout soumise même si elle en a le comportement de par sa timidité. Elle me déconcerte, elle me défie à tout bout de champ mais je ne peux pas échapper à son attraction. Pourquoi me tortures-tu ainsi Anastasia ? Pourquoi n’écoutes-tu jamais ?
  • _________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: les inflexibles Date: 24 Mai 2011 18:50 À: Christian Grey Cher Monsieur Grey, J‘aimerais beaucoup conduire. S’il vous plait. Ana _________________________________________ Comment peut-elle être aussi exaspérante ? Elle devrait vraiment bosser pour moi. C’est une satanée négociatrice ! Elle me fait céder non sans m’avoir d’abord rendu dingue. Si elle était mienne je fesserais son ravissant cul jusqu’à ce que mes mains soient aussi rouges et douloureuses que ses fesses ! _________________________________________ De: Christian Grey Objet Pas si inflexibles que ça Date: 24 Mai 2011 18:52 À: Anastasia Steele Bon d‘accord. A mon hôtel à 19h00. Je te rejoindrai au Marble Bar. Christian Grey CEO, Grey Enterprises Holdings Inc. _________________________________________ Même ma réponse reflète ma mauvaise humeur. Elle me rend fou ! Elle n’écoute jamais rien. Ne fait jamais ce qu’on lui dit ! Si elle était n’importe quelle autre femme ou soumise que j’aie eu, je la larguerais. Mais la simple pensée de la quitter, ou pire qu’elle me quitte déchire mon cœur pourtant endurci. J’entends la sonnerie qui annonce sa réponse. _________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Pas si inflexibles que ça Date: 24 Mai 2011 18:55 À: Christian Grey Merci. Ana x _________________________________________
  • Mon putain de cœur fond en lisant sa réponse. Un simple merci et un x pour indiquer un bisou. C’est quoi exactement ce que je ressens pour elle ? Argh ! _________________________________________ De: Christian Grey Objet: Les exaspérantes Date: 24 Mai 2011 19:00 À: Anastasia Steele De rien. Christian Grey CEO, Grey Enterprises Holdings Inc. _________________________________________ Je suis impatient de la voir… Demain. * Jules Renard - journal- 23 mars 1901 * * Marcel Proust - La prisonnière (A la recherche du temps perdu)
  • LE DINER Chapitre 12 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov Le jour suivant j’ai le cœur oppressé toute la journée. Je suis agité, excité, nerveux, heureux, ai-je précisé que je suis nerveux ? Je remarque que mon humeur déteint sur Taylor : il est fébrile. Je suis brusque et émotif. Je dois trouver un moyen pour faire passer le temps. Je veux la garder avec moi ce soir. Je veux lui faire l’amour. La baiser. L’embrasser. La tenir dans mes bras. Comme je n’ai qu’un lit et que je ne suis pas à l’Escala, elle pourra dormir dans mon lit. D’accord c’est encore une entorse à mes règles ! Elle est mon talon d’Achille ! De toute façon il n’y a pas d’autre lit et je ne vais pas aller dormir dans le canapé surtout avec elle juste à côté. Mon subconscient me dit « continues de te mentir tu vas peut être finir par y croire » je lui fais
  • fermer sa gueule. Peut être qu’on ne dormira pas du tout. Qu’est-ce que tu dis de ça ? Mon Dieu ! Ca fait trois jours depuis la dernière fois et ça me tue… être à peine à 10 kms d’elle sans la goûter, lui faire l’amour, la baiser ! A bout de nerfs j’appelle « Taylor! » « Oui Monsieur. » « J’ai besoin d’entraînement. On va courir. » « Oui Monsieur. » D’ici je pourrais facilement courir jusqu’à chez elle sans pour autant être fatigué en revenant. Toute cette énergie refoulée me rend dingue et je cherche n’importe quel motif pour sortir. Mais bien sûr je n’irai pas à son appartement car je dois garder le contrôle, de plus j’aurai besoin d’être en pleine possession de mes moyens quand elle sera là. Donc on va juste courir. Et on court intensivement pendant plusieurs kilomètres. A notre retour, je prends une douche. Je n’ai pas évacué toute mon énergie accumulée, je pourrai en avoir besoin ce soir. J’enfile mon habituelle chemise en lin blanc, un jean noir, une cravate noire et une veste noire. Je veux être parfait comme ça elle sera incapable de partir. Je passe mes doigts dans mes cheveux, les laissant légèrement ébouriffés dans le genre « après baise. » Tu vas en prendre plein les yeux Miss Steele ! Je descends au bar de l’hôtel. Je me commande un verre de vin blanc. Je suis nerveux comme jamais et je ne suis pourtant pas du genre nerveux. Je n’éprouve que peu d’émotions car j’exerce toujours le contrôle. Le contrôle m’apporte la sérénité or Anastasia amène le chaos dans mon esprit déjà tourmenté ! Je regarde ma montre il est 18 h 56. Va-t-elle venir? Je commence nerveusement à taper du pied. J’arrête. Je me penche pour boire une autre gorgée de vin. Elle est là ! Je sens son regard dans mon
  • dos ! Je ne sais pas comment c’est possible mais quand elle est dans les parages je la sens comme si nous étions connectés. Je jette un regard circulaire et je la vois, debout à l’entrée du bar. Elle me reluque ! Mon cœur fond comme neige au soleil à chaque fois qu’elle me regarde comme ça. Elle est absolument ravissante dans une robe violette. Je cligne plusieurs fois des yeux pour être certain que c’est bien elle. Elle est superbe ! Je lui décroche mon sourire « spécial Anastasia », un sourire obscène qui reflète mon désir et mon affection pour elle. Elle porte une jolie robe et des stilettos, oh putain ! J’ai un penchant pour les talons hauts ce qui me donne envie de la prendre là tout de suite ! Peut être que je peux le faire, après tout j’ai réservé un salon particulier. Elle vient vers moi et par réflexe je me lève et me dirige vers elle. Can't Take my Eyes off of You - Frank Sinatra Je suis tout juste capable de bredouiller: « Anastasia tu es magnifique ! » et je dépose un baiser sur sa joue. « Tu portes une robe ! j’approuve Mademoiselle Steele. » Je lui offre mon bras et je la conduis vers un box privé. Je fais signe au serveur et je demande à Ana ce qu’elle souhaite boire. Elle me sourit malicieusement et dit : « Je prendrai la même chose que toi. » Je commande un verre de sancerre et m’assieds en face d’elle. La pensée qu’elle puisse être d’humeur docile me donne le vertige. Je penche ma tête de côté et je trouve un truc à dire : « Ils ont une excellente cave ici. » Je ferme les yeux une seconde juste pour voir si je peux échapper à son attraction, mais non j’en suis incapable. Je place mes mains l’une contre l’autre et me penche vers Ana. Mon cœur est prêt à éclater. Mon regard est si intense qu’elle détourne la tête. Elle sent la tension entre nous. « Nerveuse ? »
  • « Oui » Je me penche plus près d’elle. « Je vais te dire un secret, » et j’ajoute avec un air de conspirateur : « Moi aussi je suis nerveux. » Elle est si étonnée qu’elle cligne des yeux. Il y a longtemps que je maîtrise l’art du contrôle, mais ma nervosité est incontrôlable en sa présence. Je souris. Le serveur arrive avec le vin, des olives et des amandes. Elle va droit au but. « Bon Christian, on fait comment ? Veux tu qu’on reprenne mes observations une par une ? » « Impatiente comme toujours Mademoiselle Steele. » Puis elle dit une chose d’une banalité totale mais qui me choque au delà de tout parce qu’elle se fout de ma gueule. Et ça c’est le truc le plus excitant du monde ! « Bien Monsieur Grey en ce cas voulez vous qu’on parle de la pluie et du beau temps ? » Ses beaux yeux bleus sont attentivement fixés sur moi et ça me fait sourire. On peut jouer à ce jeu là si tu veux Miss Steele. Je commence à faire tout un cinéma en étendant calmement ma main pour aller piquer une olive et la lancer dans ma bouche. Elle observe ma bouche et je sais exactement ce qu’elle est en train de penser. Elle est nerveuse et se tortille sur son siège. Quand elle a envie de moi elle devient écarlate et regarde ses mains. Elle doit être sacrément excitée parce qu’elle regarde fixement ma bouche, incapable de détourner les yeux. Sa respiration est rapide. Elle serre ses jambes l’une contre l’autre, je le sais car elle a involontairement fait bouger la nappe. Elle
  • me veut et son désir fait émerger en moi des sentiments inconnus. Je veux les explorer. « Je trouve que le temps a été particulièrement inintéressant aujourd’hui Miss Steele. » dis-je avec un sourire de satisfaction. Blue Skies - Ella Fitzgerald « Vous moquez vous de moi Monsieur Grey ? » «Mais absolument Miss Steele. » Tiens prends ça dans les dents Anastasia ! Elle se penche vers moi et murmure : « Vous savez que ce contrat n’a aucune valeur légale Monsieur Grey. » Ca fait changer mon humeur et je lui réponds « J’en suis pleinement conscient Miss Steele. » Elle s’adosse à son fauteuil et croise les bras, elle se referme comme une huitre. « Tu comptais m’en parler un jour ? » Elle ne me fait pas confiance ou quoi ? Est-ce qu’elle croit que je veux profiter d’elle ? Je fronce les sourcils. A-t’elle donc une si mauvaise opinion de moi ? « Anastasia, crois tu vraiment que je t’obligerais à faire quelque chose que tu ne veux pas faire en te faisant croire que tu y es contrainte par la loi ? » « Et bien… Oui. » Contre toute attente sa réponse me blesse. Je ne suis jamais blessé ! D’où sort ce sentiment à la con ? Deux petits mots de rien du tout qui transpercent mon cœur comme le ferait un couteau. « Tu n’as pas une haute opinion de moi Anastasia. » J’essaye de dissimuler la peine dans ma voix, « Pourquoi ? » « Monsieur Grey, vous n’avez pas répondu à ma question. Vous ne pouvez pas répondre à une question par une autre question. » J’acquiesce, elle a droit à une réponse.
  • « Anastasia, l’objet de ce contrat n’est pas de savoir s’il est juridiquement exécutoire ou pas. Il représente un arrangement que j’aimerais conclure avec toi. Il établit ce que j’attends de toi et ce que tu peux attendre de moi en des termes clairs. Si cela ne te convient pas-tu ne signes pas. Mais si tu signes, et que par la suite tu changes d’avis, tu peux simplement arrêter car j’ai prévu de nombreuses clauses de ruptures anticipées. Et même s’il y avait une possibilité de rendre ce contrat exécutoire, crois tu que je te traînerais devant les tribunaux si tu décidais de partir ? » Elle me regarde un moment pensive et sans me quitter des yeux elle boit une grande gorgée de vin. Je veux qu’elle me fasse confiance. Toujours ! Je ne l’aurais jamais couillonnée. Par-dessus tout j’éprouve le curieux désir de prendre soin d’elle. Nous devons avoir confiance l’un en l’autre si nous voulons que cet arrangement marche. « Ce genre de relation, en fait toutes les relations sont basées sur l’honnêteté et la confiance. Si tu ne me crois pas capable de savoir jusqu’où je peux aller avec toi … » Je me penche vers elle et les yeux dans les yeux, avec ferveur, j’ajoute : « Si tu ne peux pas être franche avec moi alors nous n’irons pas plus loin. » Le regard brûlant je l’implore d’être honnête avec moi. « Tu vois, Anastasia, ça se résume à ça : as-tu confiance en moi ou pas ? » A matter of Trust - Billy Joel Elle se penche et me déstabilise complètement en me demandant : « As-tu déjà eu cette discussion avec, euh… les quinze ? » « Non. » « Pourquoi pas ? »
  • « Parce qu’elles étaient toutes des soumises, elles savaient ce que j’attendais d’une relation. Il ne restait qu’à affiner les détails du contrat. » Elle hoche la tête. « Y a-t’il endroit dans lequel tu fais ton shopping de soumises ? Tu sais un truc genre catalogue « soumises » de la Redoute, ou le rayon « soumises » des Galeries Lafayette ? Je ris, « non, pas vraiment. » je suis complètement déboussolé. « Alors comment les trouves tu ? » « Anastasia, c’est ça dont tu veux parler ou on passe aux choses sérieuses c’est-à-dire ta liste de « problèmes ? » Elle déglutit et regarde ses mains. Il faut que je l’empêche de cogiter. Elle cogite tout le temps. « As-tu faim? » Elle lève les yeux, « Non » répond-elle doucement. Je parie qu’elle n’a rien mangé. Elle ne mange presque rien. « As-tu mangé aujourd’hui? » « Non. » Sa voix est à peine audible. Je plisse les yeux. Pourquoi elle ne mange jamais rien ? « Tu dois manger Anastasia. On peut dîner dans ma suite ou ici. Que préfères-tu ? » « Je crois qu’on devrait rester en terrain neutre, dans un lieu public. » Je lui adresse un sourire sardonique.« Anastasia, crois tu qu’être dans un espace public m’arrêterait ? » ma voix est douce, sensuelle et mes yeux brûlant de désir. Même pas en rêve ! J’ai cru mourir de ne pas la
  • voir ces trois derniers jours ! Elle écarquille les yeux, déglutit à nouveau et murmure : « Je l’espère. » « Viens, j’ai réservé un salon privé. » Je me lève et lui prend la main. Un employé nous conduit dans la salle à manger privée. C’est une petite pièce très luxueuse avec des boiseries. L’employé fait glisser une chaise pour qu’Anastasia puisse prendre place. Je m’assieds en face d’elle. Elle se décide à me regarder sous sa longue frange de cils. Je ferme les yeux un bref instant et murmure :« Ne mordille pas ta lèvre. » Elle me regarde étonnée. « J’ai déjà passé la commande. J’espère que ça ne te gêne pas. » « C’est parfait. » Son approbation me fait soupirer de soulagement. Elle est capable de docilité. « Où en étions-nous ? » « Aux choses sérieuses » répond t’elle automatiquement avant d‘avaler une gorgée de vin. « Oui tes problèmes, » dis-je en sortant son email de ma poche. « Clause 2. Je suis d’accord c’est pour notre bien à tous les deux. Je vais corriger. » Elle me regarde et décide d’avaler une nouvelle gorgée de vin comme s’il avait le pouvoir de lui rendre le courage qu’elle a perdu en entrant dans l’hôtel. « Concernant les maladies sexuellement transmissibles, toutes mes précédentes partenaires ont fait des test sanguins, et je fais des tests tous les six mois pour tous les risques énoncés dans le contrat. Tous mes tests sont négatifs. Je n’ai jamais pris de drogues, d’ailleurs je suis résolument anti-drogue. De fait, j’applique une politique de tolérance zéro dans mon entreprise et je soumets mon personnel à des tests anti drogue de façon aléatoire. » Elle reste bouche bée, son visage affiche
  • un air consterné qui semble me dire « T’es vraiment un barge du contrôle toi ! » Je poursuis « Je n’ai jamais eu de transfusion sanguine. C’est bon pour cette clause ? » Elle acquiesce impassible. « Nous avons déjà évoqué la clause suivante. Oui, tu peux partir quand tu veux Ana. Je ne t’en empêcherai pas.» J’ai le cœur en morceaux en disant cela. « Toutefois, si tu décides de partir tout sera terminé entre nous. Je veux que ça soit bien clair. » « D’accord. » Les huitres arrivent. « J’espère que tu aimes les huitres. » dis-je doucement. Elle me dit qu’elle n’en a jamais mangé. « Vraiment Tout ce que tu as à faire c’est pencher la coquille et avaler. Je pense que tu feras cela très bien, » dis-je en repensant à ses exploits à l’oral. Elle devient écarlate. Je lui souris en guise de réponse tout en versant du jus de citron sur mon huitre puis en l’avalant. Je l’encourage à en faire autant. « Je ne dois pas la mâcher ? » demande t’elle en toute innocence. J’adore ça chez elle ! Quand elle est comme ça, tout disparaît, toute la merde, tous les soucis, il y a juste Anastasia et moi. « Non, tu ne mâches pas Anastasia. » Elle mordille encore sa lèvre ! Quelle chieuse ! Est-elle en train de m’allumer Je lui adresse un regard d’avertissement; Elle fait comme moi en arrosant son huitre de jus de citron, puis elle fait basculer la coquille et avale. Elle lèche ses lèvres ce qui a pour effet de faire monter mon désir, mes yeux s’assombrissent. « Alors »
  • « Je vais en prendre une autre » Je suis si fier d’elle. Elle est toujours prête à découvrir des choses et désireuse d’apprendre à les apprécier. Ca me donne de l’espoir pour nous deux. « Bravo ma jolie. » « Tu as fait exprès de commander des huitres ? Après tout elles sont réputées être aphrodisiaques. » Je réponds honnêtement que non. Ai-je besoin d’aphrodisiaque quand je suis en sa compagnie? « C’était le premier choix sur le menu et tu sais pertinemment que je n’ai pas besoin d’aphrodisiaque avec toi.» dis-je en prenant une autre huitre. « Bon, où en étions nous ? » « Ah oui, m’obéir en toute chose. Oui je veux que tu le fasses. J’ai besoin que tu le fasses. Considère ça comme un jeu de rôle Anastasia. » Je dois avoir le contrôle. Elle est trop provocante, et c’est le seul moyen que je connaisse. « Christian… » Elle me regarde effrayée, « J’ai peur que tu me fasses mal. » Je suis étonné par sa crainte. « Te faire mal mais comment ? » « Physiquement » dit-elle, son regard en dit long. Je la gronde, « Ana ! Me crois-tu capable de faire cela ? Crois tu que j’irai au-delà des limites de ce que tu peux supporter ? » « Mais tu as dit que tu as déjà fait du mal à quelqu’un. » « Oui c’est vrai mais c’était il y a très longtemps. » « Comment lui as-tu fait mal ? »
  • « Je l’ai suspendu au plafond de ma salle de jeux. D’ailleurs c’est une de tes questions la suspension. C’est à ça que servent les mousquetons. C’est un jeu avec les cordes vois-tu. Une des cordes était trop serrée. » Elle lève sa main pour ne pas en entendre d’avantage. « Je ne veux pas savoir. Je ne veux pas être suspendue. Tu ne vas pas me suspendre n’est-ce pas ? » « Non pas si tu ne le veux pas. Ca peut être une limite à ne pas franchir. » « D’accord. » Elle respire, elle était manifestement terrifiée. « L’obéissance tu penses pouvoir y arriver ? » S’il te plait, je la supplie intérieurement. J’en ai besoin. Je dois exercer le contrôle. Elle me regarde, en essayant de lire mes pensées. Puis elle murmure « J’essaierai. » « Bien. » Je souris. Intérieurement je pousse un soupir de soulagement. « Un mois d’essai au lieu de trois ce n’est rien du tout Anastasia. Si tu ne veux pas un des week-ends on peut se mettre d’accord pour se voir pendant la semaine. Je ne pense pas être capable de me passer de toi si longtemps. J’ai déjà assez de mal maintenant. » Je la regarde. Elle est manifestement angoissée. « Qu’en dis tu, je te laisse un week- end mais en échange je prends un jour de la semaine ? Ca te semble possible? » « D’accord » « Et puis, je t’en prie on peut essayer pour trois mois Anastasia. Si ça ne te convient pas tu pourras partir quand tu veux. S’il te plait ? »
  • « Trois mois? » elle dit ça comme si les mots lui laissaient un goût amer dans la bouche. Elle semble contrariée. Elle boit nerveusement une autre gorgée de vin. Elle prend une huitre, je crois qu’elle cherche à combler le silence dont elle a besoin pour réfléchir. Je continue, « La propriété c’est juste une histoire de terminologie qui ramène à la notion d’obéissance. C’est pour que tu sois dans l’état d’esprit qui convient. Je veux que tu comprennes une chose: Au moment où tu franchiras mon seuil en tant que soumise, je ferai ce que je veux de toi. Tu dois l’accepter de ton plein gré. C’est pour ça que j’ai besoin que tu me fasses confiance. Je vais te baiser à n’importe quel moment, où je veux et de la manière qui me plaira. Comme je sais que tu n’as jamais fait cela avant j’irai doucement et nous élaborerons divers scenarii. Tu dois me faire confiance et je sais que je dois mériter ta confiance. Et crois moi j’y arriverai. Le sexuellement « ou autrement » c’est pour te mettre dans l’état d’esprit, ça veut dire que tout peut arriver. » J’ai des accents passionnés dans la voix. Elle me regarde fixement totalement silencieuse. « Ana, tu es toujours avec moi ? » ma voix est chaude et séductrice. Quand le serveur revient, je lui demande si elle veut encore du vin mais elle commande de l’eau pétillante car elle doit conduire. « Tu es très silencieuse Anastasia. » « Et toi tu es très loquace Christian. » Je souris « La clause de discipline. Anastasia tu dois comprendre que la limite est imperceptible entre le plaisir et la douleur, ce sont les revers de la même médaille, l’un n’existe pas sans l’autre. Je veux te montrer combien la douleur peut être un plaisir. Peut être as-tu du mal à me croire et c’est pour ça que j’ai besoin de ta confiance. Il y aura de la
  • douleur mais rien que tu ne puisses supporter. Tu me fais confiance Ana ? » Elle lève les yeux et spontanément répond « Oui. » Elle me fait confiance ! Mon soulagement est inimaginable. « Ok, alors le reste ne sont que des détails. » « Oui, mais ce sont des détails importants. » Le serveur revient avec les plats : asperges, morue noire, pommes vapeur sauce hollandaise. J’espère qu’elle va aimer. « Parlons de la nourriture, tu dis que c’est une clause rédhibitoire. » « Oui. » « Et si je modifie le contrat en disant que tu dois manger trois repas par jour. » « Non. » Elle a répondu spontanément et avec vigueur. « J’ai besoin de savoir que tu n’es pas affamée Anastasia. » « Tu devras me faire confiance. » Sa réponse me laisse abasourdi. Je la regarde oui je lui fais confiance. Cette pensée m’apaise. « D’accord, je cède sur la nourriture et le sommeil. » « Je veux savoir pourquoi je n’ai pas le droit de te regarder. » « Ca fait partie de la relation dominant/soumise. Tu t’y habitueras. » Elle semble perplexe. Puis elle me regarde avec l’intention de me défier et demande : « Pourquoi je ne peux pas te toucher ? »
  • Comment puis-je lui expliquer que je suis un type complètement merdique ? « Parce que tu ne peux pas. » « C’est à cause de Mrs Robinson? » Sa question me surprend. Bien sûr que non ! « Pourquoi crois tu ça ?, Tu penses qu’elle m’a traumatisé ? » Elle acquiesce ! « Non Anastasia, elle n’a rien à voir avec ça. D ‘ailleurs elle n’aurait jamais accepté que je fasse ce genre de caprice. » Elle boude. « Donc ça n’a rien à voir avec elle… ? » « Non, et je ne veux pas que tu te touches non plus. » « Par curiosité, pourquoi? » Je me penche vers elle avec passion, « Parce que je veux tout ton plaisir, » Mon ton est ferme. « Tu as beaucoup à penser. » « Oui tu m’as donné beaucoup à réfléchir. » convient-elle. « Veux tu qu’on passe aux limites à négocier ? » Elle a l’air malade. « Pas pendant le dîner. » Sa réponse me fait sourire. « Etes vous dégoûtée Miss Steele ? » « Oui tu peux le dire. » « Tu n’as pas assez mangé. » « Je n’ai plus faim. » Je sais ce qu’elle a mangé. J’ai tout mémorisé. Trois huitres, quatre bouchées de poisson, une asperge et c’est tout. Quand je le lui dis, elle semble outrée que je puisse me rappeler tout ce qu’elle a mangé.
  • « Tu as dit que je pouvais te faire confiance. » Je la regarde droit dans les yeux. « Christian, ce n’est pas tous les jours que j’ai une conversation comme celle-ci. J’aimerais qu’on fasse une pause s’il te plait. » Ce n’est pas une raison suffisante. Elle doit rester en bonne santé. « Je veux que tu sois en forme et en bonne santé Anastasia. » Elle murmure : « Je sais. » et mordille encore distraitement sa lèvre. Je ferme les yeux et inspire longuement, quand je les rouvre ils sont fiévreux. « Maintenant Anastasia, la seule chose dont j’ai envie c’est de t’enlever cette robe. » dis-je la voix basse. Elle déglutit et se tortille. Je vois qu’elle me désire aussi. « Ca ne serait pas une bonne idée Christian, » elle est étrangement calme. « D’ailleurs nous n’avons pas encore pris le dessert. » Incrédule je lui demande : « Tu veux un dessert ? » « Oui. » Je lui décroche à nouveau un sourire salace. D‘une voix suggestive je murmure : « Tu pourrais être le dessert. » Mon Dieu ! J’ai tellement envie d’elle. Quand elle est assise en face de moi dans cette robe violette, avec ces cheveux, ces jambes, ces lèvres, se tortillant, ça me rappelle la façon dont elle se tortille sous mes caresses, et combien elle est réceptive. Je suis si près d’elle, ça me rend dingue ! Je suis en train de perdre la tête… Elle est si proche et pourtant si lointaine ! Je la veux, j’ai besoin d’elle, ici et maintenant !
  • Elle susurre : « Je crois que je ne suis pas assez sucrée Christian. » Oh je ne suis pas d’accord Miss Steele! Je vous ai goûtée et vous êtes l’être le plus délicieux que j’aie jamais eu ! « Anastasia, tu es la créature la plus délicieuse que j’aie jamais goûtée ! » « Christian, tu te sers du sexe comme une arme, ce n’est pas juste. » Elle regarde ses petites mains. Puis elle lève ses superbes yeux bleus et les plonge dans les miens, elle les transperce. Son regard me surprend. Elle peut voir à travers toute la merde qui m’entoure. Elle a la capacité de voir qui je suis vraiment. Je hausse les sourcils étonné. Je réfléchis, elle a raison bien sûr. « Tu as raison Ana, dans la vie on tire parti de ses talents. C’est le mien. C’est mon outil, mon arme, ma mine d’or, mon arsenal. Mais ça ne change rien au fait que je te désire et que je te veux ! Ici et maintenant ! » Mon regard n’a jamais quitté le sien, je vois son désir croitre. Ca me donne une idée. « J’ai envie d’essayer quelque chose. » dis-je doucement. Elle fronce les sourcils, interrogative et sur la défensive. Je me penche lentement vers elle, et sur un ton enjôleur j’ajoute : « Si tu étais ma soumise, tu n’aurais pas à penser à ça. Tu n’aurais jamais à te demander si tu prends la bonne décision, ou si tel endroit est approprié. Toutes ces décisions seraient prises pour toi. C’est moi, en tant que dominant qui m‘en chargerait. Tu vois Anastasia, je sais avec certitude qu’en ce moment tu as envie de moi. » Son visage exprime la surprise. Elle veut savoir comment je le sais. « Bébé je le sais parce que ton corps parle, il te trahit. Tu rougis parce que ça survient comme un signe de ton désir. Ta respiration change pour s’adapter à tout ce sang qui monte à la surface de ta peau. Et en ce
  • moment même tu serres les cuisses pour tenter de supprimer le désir que tu as de moi. » Je lis dans ses yeux : C’est quoi ce bordel ? « Comment tu sais pour mes cuisses? » « Il suffit d‘être attentif. Je vois la nappe qui bouge et j’ai bien appris à lire le langage corporel. Tu sais Ana, j’ai des années d’expérience. J’ai raison n’est-ce pas ? » Elle rougit d’avantage et fixe ses mains. Timidement elle dit « Je n’ai pas terminé mon poisson. » « Entre moi et le poisson, c’est le poisson froid que tu préfères ? » Elle redresse la tête brusquement et me fusille du regard, je la dévisage les yeux brulant de désir. « Mais tu as dit que tu voulais que je mange toute mon assiette. » En ce moment ai-je vraiment l’air de m’intéresser à ce qu’elle mange ? Je suis en train de me consumer devant elle ! Elle me torture ! Elle me contredit ! Elle me rejette ! C’est à la fois extrêmement excitant et terriblement frustrant ! Elle est mon poison et mon antidote ! Il faut que je la possède. Je sais qu’elle a envie de moi ! Pourquoi ne veut elle pas de moi ? « Christian, tu ne te bats pas à la loyale. » Je sais bébé ! Je ne sais pas faire autrement. Je dois gagner. C’est dans ma nature. « J’ai toujours été comme ça. » Je suis le maître de mon jeu. Je sais comment y jouer, et je l’ai très bien appris. Elle est si innocente et si inexpérimentée, elle ne sera pas en mesure de résister à ce que j’ai à offrir. Putain ! J’ai trop envie d’elle. Je pourrais la baiser sur la table si elle acceptait Elle fronce les sourcils et ses paupières se referment un peu sur ses yeux. Elle va lancer une contre offensive ! Elle prend une asperge. Lentement et délibérément elle mord sa lèvre en me regardant
  • droit dans les yeux ! Puis elle porte l’asperge à sa bouche et la suce ! Elle cherche à me tourmenter ! Elle essaye de me battre à mon propre jeu. J’écarquille les yeux. « Anastasia tu fais quoi ? » dis-je en serrant les dents. Elle sourit gentiment et mord la pointe. « Je mange mon asperge. » Mon désir monte en flèche dans mon pantalon et je déglutis. Elle va me faire jouir sans même me toucher. Je me déhanche sur mon siège pour faire de la place à mon érection incontrôlable. Je me penche et murmure « Je pense que tu es en train de faire joujou avec moi. » Comme toujours, elle papillonne des cils et me regarde innocemment comme une bonne fille du sud, elle susurre « Je finis mon repas Monsieur Grey. » Le satané serveur entre juste à ce moment là et me regarde. Je suis très mécontent de son arrivée et il le voit. Je lui fais un signe de tête pour qu’il débarrasse la table. J’ai envie d’elle. Je meurs de désir et je ne vais pas tarder à me consumer. Il faut que je la prenne ici ou dans ma suite. Je ne pense pas être capable d’attendre d’être dans ma chambre. Je vais la baiser dans l’ascenseur ! Je demande à Ana si elle veut un dessert. « Non merci Christian. » répond-elle poliment puis elle ajoute en me brisant le cœur : « Je pense que je ferais mieux de rentrer. » Non, non ! Cette scène était dans mon rêve ! « Rentrer ? Pourquoi ? » Je suis incapable de cacher mon émotion et ma surprise. Le serveur se tire en toute hâte effrayé par ma réaction. « Oui, je dois renter. » Mon désir pour elle transpire par tous les pores de ma peau. J’ai viscéralement besoin d’être avec elle !
  • « Nous avons tous les deux la cérémonie de remise des diplômes demain » dit-elle timidement. Je me lève et en me penchant vers elle je murmure : « Je ne veux pas que tu partes ! » « S’il te plait Christian, il le faut. » « Pourquoi ? » Pourquoi me quitte-t-elle ? Je suis en panique. Je me souviens avoir vécu cette scène dans le plus horrible de mes cauchemars. « J’ai beaucoup de choses à penser, tu m’as donné beaucoup à réfléchir. Je crois que j’ai besoin de recul pour y voir clair. » Elle regarde ses mains. « Je peux te forcer à rester. » Je la menace comme je le faisais dans mon rêve. Est-ce encore un rêve ? « Je sais que tu pourrais… Très facilement… » Elle me regarde suppliante. Elle aussi me désire, pourquoi veux-tu partir bébé ? Pourquoi me refuses-tu ? « Mais je ne veux pas que tu m’en empêches. » Je suis mortifié. Je passe une main dans mes cheveux. Puis je la regarde. Après ces deux jours très durs sans la voir et la séance de ce matin avec John je dis « Anastasia quand tu as déboulé dans mon bureau, toute timide, répétant sans cesse ‘oui monsieur’, ‘non monsieur’ j’ai pensé que tu étais soumise de nature. Mais j’en doute à présent, en fait je découvre que tu n’as pas un gramme de soumission dans ton corps délicieux. » Je suis tendu. Je ne sais pas comment elle va prendre mon honnêteté. Ai-je envie de continuer à la poursuivre ? Elle a le regard baissé puis lève à nouveau les yeux vers moi. « Tu as sans doute raison Christian. » A ce moment précis ma décision est prise. Je la veux. A TOUT PRIX ! Je veux tenter ma chance avec
  • elle ! Pourquoi tout est contre moi ? Ne voit elle pas combien je la désire ? « Anastasia, je veux tout de même avoir la chance d’explorer cette éventualité. Tu as peut être cette prédisposition. » Son visage est traversé d’émotions diverses. Je sais qu’elle me veut ! Je sais qu’elle me désire. Je sais qu’elle est incapable de rester là devant moi parce qu’elle sait que notre attirance est inévitable, inéluctable, que nous seront incapable de nous séparer si nous nous touchons. Mais elle a décidé de partir. Elle en veut « plus » comme dans mon rêve. Je le vois dans son attitude. Je baisse les yeux vers elle, je caresse son menton et sa lèvre inférieure que j’aime tant. « Je ne connais rien d’autre Ana. Voilà qui je suis. Je suis fait comme ça. » « Je sais. » dit-elle tristement, le regard affligé. Encore une scène de mon rêve. Je me penche pour l’embrasser. Je la veux tellement, je me consume. Je suis en feu ! Je la contemple, cherchant son approbation, sa permission. Ses lèvres viennent à la rencontre des miennes. Je commence à l’embrasser. Ses mains caressent mes cheveux comme pour se fondre en moi. D’une main, je lui tiens la nuque, de l’autre je caresse le bas de son dos, nous sommes plaqués l‘un contre l‘autre. Nos bouches s‘explorent, se fouillent, se caressent. Avec ce baiser nous ne sommes plus qu’un seul être, la tension monte. Je la veux ! J’ai besoin d’elle. Je dois la posséder. Elle ne peut pas partir. Entre deux baisers je chuchote: « Je ne peux pas te convaincre de rester ? S’il te plait ! » You Give me Something - James Morrison « Non. » répond-elle fermement. « S’il te plait reste. Passe la nuit avec moi Ana. »
  • « Sans pouvoir te toucher ? Non je ne peux pas. » Je gémis. « Bébé tu es impossible. » En me redressant je distingue une expression différente sur son visage. Elle fout le camp ! Elle me quitte. « Anastasia ? Pourquoi ai-je l’impression que tu me quittes? » J’étais là, j’ai déjà vécu ce moment. La nuit dernière ! Et elle est morte dans mes bras ! Mon angoisse monte d’un cran. « C’est parce que je m’en vais. » Je ne suis pas du tout convaincu. Je me penche, les dents serrées : « Ce n’est pas ce que je veux dire et tu le sais très bien ! » Elle ferme les yeux et respire profondément. Oh mon Dieu ! La nuit dernière ! J’ai vécu ce moment la nuit dernière ! « Christian, j’ai besoin de réfléchir. Je ne sais pas si je peux le faire. Je ne sais pas si ça peut marcher. Je ne sais pas si je peux accepter le genre de relation que tu me proposes. » Je ferme les yeux. Je n’ai pas envie de revivre le rêve de la nuit dernière. Je ne vais pas lui courir après. Je la veux vivante, croquant la vie, heureuse. J’appuie mon front contre le sien et nous laissons la tension retomber. J’embrasse son front, je respire son parfum, je plonge le nez dans ses cheveux et inspire profondément pour mémoriser leur odeur, pour me souvenir d‘elle. Je veux me souvenir d‘elle. Finalement je la lâche et je recule d‘un pas. « Comme vous voulez Miss Steele, je vous raccompagne à la réception. » Elle a donné ses conditions et j’ai donné les miennes. Je ne fais pas dans les histoires d’amour, et je ne fais pas « plus ». Elle a sans doute raison, ça ne convient peut être pas pour l’un de nous. Je lui offre ma main. Je
  • lui demande le ticket du voiturier, elle le cherche dans son sac et me le tend. « Merci pour ce dîner Christian. » « Ce fut un plaisir comme toujours Anastasia. » Mon cerveau carbure à fond de train. Est-ce que je la laisse partir ? Juste ce soir ? Que dois- je faire ? Putain c’est quoi cette blague ? Je la VEUX et c’est ça l’essentiel. Depuis quand moi, Christian Grey, je renonce à un défi parce que c’est difficile ? Ce n’est pas dans ma nature ! Je vais régler ça. Je ne vais pas la laisser me filer entre les doigts. Les limites peuvent toujours être renégociées. Elle lève les yeux et me regarde comme si c’était la dernière fois. Elle me veut, elle me désire ! On doit essayer, ça doit marcher ! Mon cœur se brise en mille morceaux ! Je meurs à chaque seconde à l’idée qu’elle est peut être en train de sortir de ma vie. La pensée de ne plus la posséder, ne plus la voir, ne plus la sentir et de ne plus l’entendre est un coup de poignard dans mon cœur ténébreux. Nos regards se croisent, intenses, brûlants. « Tu as dit que tu déménages cette semaine à Seattle. Si tu prends la bonne décision on pourrait se voir dimanche ? dis-je hésitant. C’est la première fois que mon contrôle se fissure. « On verra. Peut être. » Je suis un peu soulagé en réalisant qu’elle garde l’esprit ouvert. Mais elle frissonne. « Anastasia il fait frisquet, tu n’as pas de veste ? » « Non. » Je retire la mienne et la pose sur ses épaules. « Je ne veux pas que tu sois malade. » Je la vois brièvement fermer les yeux et inhaler ma veste. Mon cœur bat la chamade. Elle me veut !
  • Puis j’ai le choc de ma vie lorsque l’employé lui amène sa voiture. C’est la coccinelle pourrie de mon rêve ! J’en reste bouche bée de surprise. « C’est ta voiture ? » Je suis consterné. Je donne un pourboire au voiturier. Comme je l’avais fait dans mon rêve je ne peux pas m’empêcher de dire : « C’est en état de rouler ce tas de ferrailles ? » « Oui. » Quelque chose est différent mais le mauvais pressentiment ne m’a pas quitté. « Mais ça peut te ramener saine et sauve ? » « Bien sûr. » dit-elle exaspérée. Oh non nous y voilà ! « Je sais qu’elle est vieille, mais elle est à moi et elle est en état de rouler. C’est mon beau-père qui me l’a offerte. » Je peux facilement arranger ça. Elle n’a pas à rouler dans cette poubelle, c’est un danger mortel ce truc ! Je me ferais du souci pour elle-même si elle n’était pas avec moi. « Oh Anastasia, on peut faire mieux que cela. » « Qu’est-ce que tu essayes de me dire?, tu ne vas pas m’acheter une voiture, c‘est hors de question ! » Je la regarde émerveillé. Comme tu me connais mal bébé ! Pour ça tu ne peux pas te mesurer à moi. Je suis un homme qui n’en fait toujours qu’à sa tête. « On verra. » Je lui ouvre la porte côté conducteur. Elle retire ses chaussures, il n’y a quasiment pas d’espace la dedans. Ok je vais t’acheter une voiture ! Ce tas de merde est incapable de rouler. L’angoisse assombrit mes yeux. Si elle avait signé le document elle ne serait pas en train de partir dans ce cercueil roulant ! Pour le moment je suis pieds et poings liés totalement impuissant.
  • « Sois prudente. » « Au revoir Christian. » dit-elle d’une voix sourde, elle est désespérée. « Non, non ! Ce n’est pas mon cauchemar. Ca va aller, tout ira bien. » Je me parle à moi-même. Elle avait l’air abattue et malheureuse. Je l’ai profondément dans la peau ! Elle s’est si profondément ancrée en moi que je ne peux pas m’en défaire ! Putain je suis en train de me faire baiser !Et je suis infoutu de réagir. Je passe mes deux mains dans mes cheveux, signe que je suis doublement exaspéré, en regardant s’éloigner son vieux tas de ferraille. Je tourne le dos avec l’envie pressante de me ruer dans ma suite, mais d’abord je me compose un visage impassible, et lentement je me dirige vers les ascenseurs. Le souvenir d’elle dans cet ascenseur est encore frais dans ma mémoire. Elle me défie, elle me prend à mon propre jeu et pourtant… Putain je l’aime infiniment ! Je la veux plus que tout ce que j’ai pu vouloir dans ma vie ! Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ? J’entre dans ma suite et mes pas me portent directement à mon ordinateur. J’envoie un mail. Je veux savoir pourquoi elle est partie, pourquoi elle n’a pas voulu de moi alors qu‘elle me désirait, ardemment ! _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Ce soir Date: 25 Mai 2011 22:02 À: Anastasia Steele Je ne comprends pas pourquoi tu t’es enfuie ce soir. J’espère sincèrement avoir répondu à toutes tes questions. Je sais que ce n’est pas simple pour toi et que tu as beaucoup à réfléchir, mais j’espère vraiment que tu prendras sérieusement en considération ma proposition. Je veux ardemment que ça marche entre nous. Nous irons doucement. S’il te plait fais-moi confiance. Christian Grey CEO, Grey Enterprises Holdings Inc. _______________________________________________
  • Je dois trouver un moyen pour la convaincre. Je n’ai jamais renoncé devant un défi. Je la veux c’est tout ! C’est un fait que rien ne peut changer. La question désormais est de savoir à quel point je la veux. Suis-je prêt à atteindre des extrémités pour elle ? Il n’y a qu’une réponse : « Oui ! ». Elle est le plus grand désir de ma vie ! Je sais qu’elle a peur, mais c’est seulement parce qu’elle ignore qu’elle peut atteindre les sommets du plaisir. Comment la convaincre ? Mon cauchemar est presque devenu réalité, parce qu’elle a peur de ce que je lui demande et qu’elle veut plus. La question du Dr Flynn résonne dans ma tête : « Veux-tu la posséder ? » Ca ne sera pas facile, voire impossible, mais je veux la posséder. Je veux qu’elle m’appartienne corps et âme comme je lui appartiens. Mais jusqu’ou suis-je prêt à transiger ? Et voilà à nouveau il y a ce mot : « compromis. » Puis-je déplacer les limites de mes règles pour elle ? Peut être que je peux essayer. Pour elle ! Mais qu’est-ce qu’elle me fait ? Je suis en train de balancer toutes mes règles pour une jeune femme innocente. Mais je l’imagine m‘ayant quitté et possédé par un autre, dans les bras d’un autre, aimé d’un autre, baisé par un autre et ça me tue ! Je fais les cent pas dans ma suite. Je suis hors de moi et sexuellement frustré. Elle m’a défié, refusé. Les négociations sont en panne. Il va falloir faire de nouvelles concessions, au moins les négociations ne sont pas rompues. Et tout ça à cause d’une jeune femme qui n’avait aucune expérience sexuelle et qui s’est fait dépuceler par qui déjà ? Par votre serviteur ! Elle n’avait pas de petit copain, je soupçonne aussi qu’elle n’avait pas eu de véritable baiser. Et elle a ce don inné de m’embrouiller.Moi ! Christian Grey l’homme auquel les autres se soumettent. Demain la cérémonie de remise des diplômes sera une étape cruciale. Elle sera obligée de me voir. A moi de me débrouiller et d’abattre mon jeu.
  • J’attends qu’Anastasia me réponde. Je veux être sûr qu’elle est bien rentrée. Je lui envoie un texto : * Es tu bien rentrée?* 10 minutes passent, pas de réponse. Je renvoie un texto. *Appelle moi* J’attends, j’attends. Pas de réponse. Je l’appelle. Elle ne répond pas. Je rappelle. Elle ne répond toujours pas. Est-ce qu’elle est bien rentrée dans son épave ? Je suis nerveux. Je n’aurais jamais du la laisser partir. Ou j’aurais du la suivre pour être sûr qu’elle rentre saine et sauve. Non ! Ca me rappelle mon cauchemar. Je décide de lui renvoyer un mail : _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Ce soir Date: 25 Mai 2011 23:59 À: Anastasia Steele Anastasia, Je suis inquiet, es tu bien rentrée ? Fais moi signe que je sache que tu vas bien. Christian Grey CEO, Grey Enterprises Holdings Inc. _______________________________________________ Je reste debout encore un moment pour peaufiner le discours que je prononcerai demain à la cérémonie. J’attends un mail ou un SMS mais je ne reçois rien. Je l’appelle une dernière fois avant d’aller me coucher; Je suis inquiet. Elle ne répond pas. Est-ce qu’elle va bien ? Est-elle rentrée et refuse de me répondre ? Du moment qu’elle est rentrée ce n’est pas grave qu’elle m’ignore. Mon désir pour elle croit de plus en plus. Je pense à elle en permanence, le jour comme la nuit. Comment fait-elle pour me déstabiliser autant ? Tu me perturbes Ana ! Je vais dans ma chambre, me déshabille en ne gardant que mon boxer. Je m’allonge en regardant le plafond en pensant à Anastasia.
  • ***** Le photographe est enroulé autour de sa taille comme un tissu chargé d’électricité statique qui vous colle au corps. A la fois irritant et inesthétique ! Je plisse les yeux. « Pourquoi lui Ana ? » « Parce qu’il est prêt à me donner plus Plus que toi. » « Elle a besoin d’autre chose que ton fric et tes déviances sexuelles connard ! » crache le photographe. Je l’ignore royalement. « Que veux-tu Anastasia ? Dis-moi ! » Je la supplie. « Plus que ce que tu es prêt à me donner Christian. Plus que le sexe, plus que la douleur et le plaisir, plus qu’un dominant qui veut me posséder ! Je veux un petit ami qui m’aime ! » « Et tu crois que cette sous merde peut t’aimer autant que moi ? » Elle écarquille les yeux tandis que lui me fusille du regard, il se met à hurler: « Bien sûr que je l’aime tête de nœud ! Qu’as-tu à lui offrir d’autre que ce que tu as déjà donné? Hmmm qu’est-ce que ça pourrait être ? Mais c’est bien sûr, une dose concentrée de malheur ! » Je continue de l’ignorer. Je me tourne vers Anastasia en attrapant son bras, prêt à l’attirer vers moi. « Tu ne m’aimes pas Christian ! Tu désires seulement mon corps. Je ne peux pas me contenter de ça ! »
  • « Tu veux des cœurs et des fleurs? » « Oui. Et plus encore, je veux de l’amour… Parce que je t‘aime ! Mais tu n’es pas prêt à m’aimer. » Sa dernière phrase signe ma perte. Je lui déclare mon amour en utilisant les mots d’Heathcliff. « Même s’il t’aimait de toutes les forces de son être il n’arriverait pas à t’aimer en une vie autant que moi en un seul jour. » dis-je enfiévré. « Personne ne peut t’aimer autant que moi et surtout pas cette sous merde ! » « Alors pourquoi tu ne me le montres jamais ? » dit-elle, ses grands yeux bleus plantés dans les miens. Je la prends dans mes bras, et nous nous consumons dans un baiser.
  • LA REMISE DES DIPLOMES Chapitre 13 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov Au réveil je suis encore plus déterminé : Anastasia Steele tu vas être mon challenge du jour bébé ! Quand je veux quelque chose, je l’ai. Et actuellement il n’y a rien que je désire plus, pas une acquisition plus importante, pas une entreprise plus valorisante, pas une femme plus séduisante. Je n’ai d’yeux que pour toi ! For Your Eyes Only - Sheena Easton Je ne vais pas renoncer surtout maintenant que je sais que tu me désires aussi. Je ne peux pas laisser des détails dicter l’avenir de notre relation. Je vais abattre toutes mes cartes non sans garder quelques trucs dans ma manche au cas où. Je ne veux absolument pas la perdre ne serait-ce qu‘une minute. Rien que cette idée me pétrifie.
  • Si elle n’avait pas partagé mes sentiments. Si elle ne me désirait pas autant que je la désire. Si elle n’était pas mon soleil. Si elle ne m’avait pas embrassé aussi passionnément. Si elle ne m’avait pas fait l’amour aussi éperdument. Si elle n’avait pas ces yeux là quand elle me désire. Si elle n’avait pas ce regard triste quand elle est prête à renoncer. Si elle n’était pas fidèle à ses principes qui priment sur ses sentiments. Alors j’aurais arrêté de la poursuivre malgré mon désir ardent. Mais voilà Anastasia est tout ça et je ne peux pas me soustraire à son attraction. Je suis pour elle ce qu’elle est pour moi. Elle n’est pas seulement belle et intelligente, elle a aussi des principes. Elle sait ce qu’elle veut. Elle est peut être inexpérimentée mais quand elle éprouve un sentiment il est puissant. Elle prend ses décisions bien qu’elle puisse en être blessée à mort. Elle restera fidèle à ses principes même si ça doit lui briser le cœur et le mien par la même occasion. C’est le truc le plus sexy que je connaisse. Elle est ma douleur et mon plaisir… Je l’aime, je la veux, je la désire, j’éprouve pour elle des sentiments auxquels je ne suis pas familier et que je suis même incapable de définir mais je sais qu’ils sont très forts. Je ne suis sans doute pas un gentleman, je ne suis sans doute que le fils d’une putain camée, je suis sans doute un obsédé du contrôle, un esclavagiste, un mégalomane, mais je suis un homme d’honneur ! Et j’en suis fier parce que ça nécessite une bonne dose de contrôle pour y parvenir. C’est un principe pour lequel j’éprouve la plus haute estime et je le reconnais en elle, c’est une femme d’honneur ! Ses actes en font foi et j’en suis complètement et totalement fasciné. C’est une femme extraordinaire et je dois l’admettre. Seule une personne digne d’elle peut la conquérir. Comme je suis chanceux d’avoir pu y parvenir alors même que je n’avais pas encore appréhendé sa valeur. Mais elle ne peut pas être domptée. I’m Your Man - Michael Buble
  • Je veux être digne d’elle. Elle me donne envie de devenir meilleur. Elle peut être une tornade dans mon âme, mais j’adore ce qu’elle éveille en moi. Je suis sur le fil du rasoir à ne jamais savoir ce qu’elle va bien pouvoir dire ou faire. Une partie de moi aimerait la maîtriser dans certaines limites, ZOB, non je rigole, j’aimerais carrément la mater, pas tout le temps mais par moment. Je dois donc accepter de faire des compromis, cela permettra à la fois de préserver sa personnalité tout en lui apprenant à filer doux. Je vais utiliser tous mes talents de négociateur pour finaliser ça aujourd’hui. Que le spectacle commence Miss Steele…. Je suis l’homme qu’il te faut ! Je descends très tôt m’entraîner avec Taylor. Il tient le sac de frappe tandis que je tape dessus comme un malade. Il sait que je frappe pour évacuer ma colère et mon désir refoulé. « Allez-vous voir Mademoiselle Steele aujourd’hui ? » « Oui, enfin ce n’est pas sûr mais je vais essayer de la voir. » « Bonne chance Monsieur ! » dit-il comme si je partais en mission de sauvetage derrière les lignes ennemies ! Je fais une pause quelques instant en me retenant de sourire. Je tape un dernier coup dans le sac. Une demi-heure plus tard je suis de retour dans ma suite, commande le petit déjeuner et prends une douche. J’enfile mon costume gris et mets ma cravate grise qui est devenue ma préférée. Taylor me conduit à l’université. Alors que je me dirige vers le bureau du Recteur j’entends Taylor murmurer dans sa barbe « Allez y Monsieur et ramenez la ! » Je me retourne, son visage est parfaitement impassible. Je hoche la tête en guise de réponse. Il est comme moi, cette attente lui tape sur les nerfs.
  • Le recteur jacasse en faisant des plaisanteries. Il me présente au reste de son équipe. Je salue rapidement. Je demande à me rendre à la tribune afin de revoir mon discours une dernière fois. En réalité je n’en ai absolument pas besoin car j’ai une excellente mémoire. Le Recteur sollicite son assistante pour qu’elle m’escorte mais je dis « Je sais que Mademoiselle Kavanagh doit prononcer le discours d’adieu. J’aimerais beaucoup qu’elle m’accompagne à ma place. » Le recteur semble étonné, en guise d’explication j’ajoute : « Mademoiselle Kavanagh est une amie de la famille. » Comme elle est issue d’une riche famille le Recteur n’est pas étonné que nous nous connaissions. Il demande à son assistante d’aller chercher Kate. En arrivant elle m’adresse un sourire narquois. Qu’est ce qu’elle mijote ? « Bonjour Christian. » Son aisance convainc le Recteur de notre intimité et du coup Kate monte d’un cran dans son estime ! « Bonjour Kate.” Elle me tend sa joue droite sur laquelle je dépose un baiser amical. Le Recteur, son adjoint et son assistante sont impressionnés par cet échange et avec une pointe de déférence dans la voix le Recteur propose à Kate de m’accompagner à la tribune. Dès que nous ne sommes plus à portée d’oreilles je me tourne vers elle et lui demande avec anxiété : « Est-ce qu’Anastasia est rentrée hier soir ? » « Oui. » répond-elle sèchement. Je fronce les sourcils « C’est bien vrai ? » « Bien sûr que c’est vrai, je l’ai vue ce matin. Elle a écouté mon discours en boucle. Pourquoi posez-vous la question ? »
  • « Comme ça, je voulais être sûr qu’elle était bien rentrée mais elle ne m’a pas appelé. » Elle plisse les yeux et me dévisage avec son regard de journaliste fouineuse. « Anastasia est ma meilleure amie, est-ce que vous la traitez bien ? » Il y a un soupçon de menace dans sa voix. « Oui. » « En ce cas pourquoi avait-elle l’air bouleversée ce matin ? » « Elle était bouleversée ? » ma voix grimpe d’un ton. « Oui elle l’était. Elle a utilisé sa technique habituelle pour essayer de m’embourber mais quand on vit avec quelqu’un depuis quatre ans on détecte tout de suite quand quelque chose ne va pas. Qu’est ce que vous lui avez fait pour la mettre dans un état pareil ? » Elle se rapproche de moi menaçante. Je soutiens son regard. « Qu’est ce qu’elle a dit ? » « Et pourquoi je vous le dirais ? » dit-elle en pointant son index vers ma poitrine. « Parce que j’étais inquiet de la voir partir dans le tas de ferrailles qui lui sert de voiture et que je voulais être sûr qu’elle soit rentrée saine et sauve. Si vous étiez une véritable amie qui se soucie de son bien être, vous seriez sur la même longueur d’onde que moi ! dis-je en repoussant son doigt.
  • « Je suis désolée Christian. Bien sûr que je m’inquiète pour elle quand elle conduit cette voiture mais vous devez comprendre. Elle ne roule pas sur l’or comme certaines personnes. Vous ne devez pas la critiquer ainsi, ça lui donne une très mauvaise image d’elle-même. » Je sais que ma remarque a déstabilisé Kate car elle est devenue très loquace au sujet d’Anastasia, sinon elle ne dirait rien. « Quelque chose a du la contrarier, mais Ana est comme ça, Je pensais qu’elle avait la frousse à cause de la cérémonie. Elle est très secrète quand il s’agit de ses sentiments, elle a détourné mon attention et comme j’étais préoccupée par mon discours, je n’ai pas fais gaffe. » J acquiesce. Nous sommes arrivés à la tribune. La salle est bondée et nous devons élever la voix pour nous entendre. Les étudiants et leurs parents cherchent leur place dans un brouhaha indescriptible. « Pourriez-vous me faire une faveur à la fin de la cérémonie ? » « Ca dépend de ce que vous voulez. » « Je vous explique : Après la clôture de la cérémonie, j’aimerais que vous alliez chercher Anastasia et que vous me l’ameniez. » Mon regard la transperce. Je dois admettre qu’elle ne cille pas. « Et pourquoi ferais-je cela pour vous ? « Ce n’est pas pour moi. Vous allez le faire pour votre meilleure amie qui sera bien plus malheureuse si elle ne parle pas avec moi. » « Pourquoi serait-elle malheureuse ? Vous allez lui faire du mal ? Elle me fusille du regard. Je suis stupéfait. « Bien sûr que non ! » Elle s’est mise en mode mère poule.
  • « Parce que si jamais vous lui faites du mal Grey, de quelque manière que ce soit, je vous couperai les couilles ! » Cette menace est totalement inattendue dans la bouche d’une jeune et jolie femme, inoffensive en apparence. «Si, dis-je en insistant, vous ne m’aidez pas à lui parler après la fin de la cérémonie, alors elle sera malheureuse et pas par ma faute ! Tout est entre vos mains Kate. Je suis censé rentrer à Seattle. Nous pourrions vivre quelque chose tous les deux, mais elle est sans doute effrayée par ce que je représente, par ma fortune. Je veux qu’elle passe outre. Mais si elle ne le fait pas » et là je tente un coup de bluff, « Je partirai. Je suis un homme très occupé Katherine, je n’ai pas de temps à perdre. » Je n’en dis pas plus. Je vois que ça fume dans sa tête. « Amenez là moi après la fin de la cérémonie, c’est tout ce que je vous demande. » « D’accord. Je le ferai. Mais ma menace est toujours valable. Si vous lui faites du mal vous y laisserez vos couilles. » « Nous devons attendre que chacun ait rejoint sa place. » dit-elle en changeant de conversation. A onze heures précise le Recteur et le Vice Recteur font leur apparition et prennent place. Puis ce sont les professeurs. Katherine et moi nous retrouvons dans la dernière rangée. Nous nous asseyons. Les étudiants ont pris place devant nous dans la salle, leurs parents et amis sont assis dans les gradins. Une fois que tout le monde est installé, les élèves se lèvent et conformément à la tradition ils applaudissent le corps enseignant. Une fois que les applaudissements se tarissent nous nous rasseyons.
  • Je déboutonne ma veste de costume afin de révéler ma cravate grise. Si d’aventure les yeux de Miss Steele se posent sur moi et qu’elle me reluque elle comprendra. Le Recteur se lève, il se dirige vers le pupitre puis commence son discours d‘introduction. Je la cherche discrètement dans cette foule d’étudiants tous vêtus de la même robe longue et du même chapeau. Je la cherche comme une planète perdue cherche son soleil. Non ce n’est pas elle… Non, ce n’est pas cette brune. Ce n’est pas elle… Je scrute les visages un par un l’air indifférent et décontracté. Elle est là ! Nos regards se croisent. Elle essayait de se planquer dans son siège ! Pourquoi ? Je la regarde impassible, le regard vide. Mais en proie au doute. Même à cette distance je sais que j’ai trouvé mon soleil. J’ai trouvé ma place. J’ai trouvé mon âme. Elle est là. C’est à la fois un soulagement et un désagrément. Elle va bien mais elle n’a pas répondu à mes mails ni à mes appels téléphoniques. Pourquoi a-t-elle fait ça ? Pourquoi essaye t’elle de me quitter alors que je la vois se tortiller sur sa chaise même quand je suis à cette distance. Je sais qu’elle me veut. Nous avons le même effet l’un sur l’autre ! Nous sommes perdus l’un sans l’autre ! C’est dans l’autre que nous trouvons la plénitude. Son regard descend sur ma cravate qui a l’effet que j’escomptais. Ce n’est que le flush bébé. J’ai encore mon plan B avec un full, un carré de rois et une quinte flush.Oui j’ai l’intention de gagner aujourd’hui ! J’esquisse un sourire en la voyant se tortiller de plus en plus sur sa chaise bien qu’elle essaye de se contenir. Elle est en train de se remémorer tout ce que nous avons fait à l’aide de cette petite cravate qui est devenue mon arsenal de guerre préféré. Ceci dit ses tortillements produisent leur effet sur moi et je sens que je ne vais pas tarder à bander.
  • Putain ! Faut arrêter ça tout de suite compte tenu de l’assemblée qui m’entoure. Je ferme brièvement les yeux en essayant d’échapper à son enchantement. Car si je la regarde je vais me retrouver à faire mon discours avec le perchoir dressé dans mon pantalon ! Quand je rouvre les yeux, mon regard impassible a fait son retour et j’observe le Recteur dont je suis sûr que la vue va immédiatement calmer mes ardeurs. Je cherche à me focaliser sur des choses inintéressantes et je choisis de me concentrer sur le drapeau de l’université qui se trouve suspendu au dessus de la porte d’entrée. Je ne dois absolument plus la regarder au risque de ressentir de dangereux effets secondaires dus à mes désirs sexuels refoulés depuis des jours et à mon échec de la nuit dernière. Je ne peux pas prendre ce risque. J’ai tout simplement envie d’être avec elle, de la posséder, de lui faire l’amour- bon ça va peut être se faire plus tard- j’ai besoin de la baiser de toutes les manières possibles durant un jour et une nuit juste pour apaiser un peu ce putain de feu qui me consume ! Donc j’évite de la regarder. Je suis tiré de mes pensées en entendant le nom de Katherine Kavanagh qui est appelée pour prononcer le discours d’adieu. Elle captive l’auditoire ce qui ne me surprend pas, elle sait manier la foule et elle est incontestablement la digne fille de son père. Néanmoins sa prestation m’impressionne. A la fin de son discours l’assistance est en délire et elle a droit à une standing ovation y compris par ses pairs. Puis vient mon tour. Le Recteur prend la parole : « Je voudrais maintenant vous présenter un jeune homme d’affaires qui a réussit à trouver sa place non seulement dans l’état de Washington mais dans l’ensemble des USA ainsi que sur la scène internationale. Il est aussi un mécène très généreux de notre université. Je vous prie d’accueillir
  • Christian Grey. » En entendant mon nom le public applaudit poliment. Je prends place au pupitre. « Je suis profondément touché et reconnaissant de l’honneur que me fait aujourd’hui le Recteur de la Washington State University. Merci ! Cela me donne l’opportunité de parler du travail impressionnant réalisé par le département des sciences de l’environnement ici même. Nous cherchons à mettre au point des méthodes agricoles viables et écologiquement durables dans les pays en voie de développement, afin d’aider à éradiquer la faim et la pauvreté dans le monde… » Je continue à parler des pays d’Afrique, d’Afrique Sub-Saharienne et d’Amérique du Sud dans lesquels les destructions écologiques font des ravages et provoquent la famine. Brièvement j’évoque la faim que j’ai connue avant mon adoption. Je le dis pour Anastasia. Certes je le révèle aux autres mais je veux qu’elle sache qu’en fin de compte je suis quelqu’un d’accessible, qu’il y a des choses plus importantes à mes yeux que ce que je fais dans ce qu’elle appelle La Chambre Rouge de la Douleur. Que je n’ai pas toujours été riche, que j’ai tracé ma route. Je me suis fais tout seul, je n’ai hérité de rien, il faut qu’elle sache que j’ai travaillé comme un forcené pour en arriver là. Parce que je ne veux plus connaitre la pauvreté et la faim. Plus jamais ! Je veux qu’elle comprenne pourquoi je suis un obsédé du contrôle et pourquoi je lui demande de manger et de finir son assiette. Everything I Do - Bryan Adams Voilà cette révélation est un compromis que je fais pour elle. Bien qu’il soit de notoriété publique que j’ai été adopté, les détails sur mon passé ne le sont pas et ils sont presque impossibles à découvrir sauf pour un sale petit fouineur. Cette partie de mon passé m’appartient et libre à moi d‘en parler. Tu vois Miss Steele, je peux être communicatif… Pour toi, j’étale une partie de mon sinistre passé... Moi, Christian le givré je te révèle la genèse de ma folie merdique ! Prends-moi comme je suis. En
  • temps normal je n’aime pas parler de ce que je fais pour les autres. Peut être que je tente encore de supprimer la faim du petit garçon que j’étais mais mon équipe me dit que c’est une bonne chose pour l’université qu’un homme dans ma position soit en première ligne pour lutter contre la famine et que ça attire d‘autres donateurs. Je conclus mon discours en disant : « C’est une journée très importante pour moi… » je la regarde discrètement. Je souris à l’auditoire après avoir terminé et même Miss Kavanagh la trancheuse de couilles m’applaudit avec ferveur. C’est maintenant l’heure de la remise des diplômes. Il y a près de 400 diplômes à remettre et, oh mon Dieu ! Son nom commence par la lettre ‘S’. Une heure plus tard, après avoir serré un nombre incalculables de mains et remis je ne sais combien de diplômes, j’entends enfin son nom. Mon cœur palpite. Je suis soulagé de la voir enfin. Mon regard se réchauffe mais je reste réservé. Elle vient vers moi, je tiens son diplôme. Dès que nos mains se touchent la décharge familière nous parcourt tous les deux. « Félicitations Melle Steele » dis-je en lui serrant la main et en la pressant doucement. Je me penche légèrement, « Ton ordinateur est en panne ? dis-je tout en lui tendant son diplôme. « Non. » elle fronce les sourcils, perplexe; « Donc tu ignores mes messages? » je suis peiné, mais je repousse cette émotion et la cache bien. « Je n’ai vu que celui concernant la fusion-acquisition en cours. » Qu’est-ce qu’elle raconte ? Je suis embrouillé ! J’y suis ! Elle parle du mail que j’ai envoyé hier soir. Donc elle n’avait pas vu mes autres mails. Voyant que la file des étudiants s’allonge je lui dis « à plus » et elle avance. Une heure passe encore à serrer les pinces de mâles et
  • femelles ébahis. Enfin tous les diplômes ont été remis et je prends garde à ne prêter aucune attention à Miss Steele. Elle va me désirer encore plus et me suppliera avant la fin de la nuit. Je quitte la tribune avec Kate Kavanagh et tous les professeurs sans jeter un regard vers Ana. La cérémonie étant terminée je prends congé du Recteur et m’excuse un instant afin de m’entretenir avec Miss Kavanagh. « Kate ! Il faut que vous alliez chercher Anastasia tout de suite ! » Elle me fusille du regard mais acquiesce et part à sa recherche. Pendant son absence je suis à nouveau accaparé par le Recteur et par deux professeurs qui piaffent d’envie de m’être présentés. Je sens son regard dans mon dos alors qu’elle arrive avec sa copine. Je me tourne, elle est là. « Veuillez m’excuser Messieurs. » Je souris à Kate et la remercie, et sans attendre une éventuelle réponse de sa part je saisis le coude d’Anastasia ayant épuisé toute la patience dont j’étais capable et je l’entraine hors de la foule à la recherche d’un endroit tranquille. Au final je jette mon dévolu sur le vestiaire des garçons, je la pousse à l’intérieur, m’assure qu’il n’y a personne et je verrouille la porte. Puis je me tourne vers elle en la regardant sévèrement, j’ai accumulé trop de frustrations cette semaine. « Pourquoi n’as-tu pas répondu à mes mails ni à mes SMS ? » Elle semble étonnée. « Je n’ai allumé ni mon ordinateur ni mon téléphone aujourd’hui, j’étais occupée à me préparer. » Puis elle change de sujet, « En tout cas ton discours était très bien Christian. » Just Another Day Without You - John Secata
  • « Merci. » dis-je par automatisme. « Maintenant je comprends tes problèmes avec la nourriture. » Je suis content que mes efforts aient portés leurs fruits mais à l’instant présent je m’en fous car je suis à moins de cinq centimètres d’elle et dans un état d’extrême nervosité. Je passe mes deux mains dans mes cheveux car je suis doublement exaspéré. N’est-elle pas fichue de comprendre combien j’étais inquiet de la voir conduire cette épave ? Elle n’a ni écrit ni téléphoné ni envoyé un SMS… Elle est irresponsable ! Je n’avais aucune prise sur elle et il a fallu que j’aille trouver Kate Kavanagh pour savoir si elle était vivante ! Elle me met sur le grill et elle me torture ! Je fais quelques pas dans l’espace réduit afin de me calmer et je me retourne vers elle une fois que j’ai repris le contrôle de mes nerfs. « Anastasia, je n’ai pas envie de parler de mon passé pour le moment. » Je ferme les yeux, je souffre de ne pas la posséder, de ne pas avoir mon mot à dire pour sa sécurité, qu’elle me défie et de ne rien pouvoir faire pour l’en empêcher et tout cela me tourmente énormément. Je la regarde sans chercher à dissimuler l’intensité de ma souffrance : « J’étais malade d’inquiétude Ana ! » « Pourquoi? » Voilà elle ne m’a pas écouté hier soir ! « Parce que tu roules dans une épave ! N’est-ce pas une raison suffisante ? » « Quoi ? Wanda ! Ma voiture n’est pas une épave. José l’entretient régulièrement ! » De quoi de quoi ? L’apprenti violeur est aussi son garagiste ? Cet enculé qui m’a tourmenté dans mon cauchemar la nuit dernière ? Mes yeux deviennent aussi froids que des glaçons. J’ai du mal à me contenir. Je sens la jalousie m’envahir en quelques secondes.
  • « José ? Serait-ce le photographe ? L’apprenti violeur ? Dis-je en plissant les yeux. « Oui c’est lui. Il connait parfaitement la voiture c’était celle de sa mère. » Elle a débité sa phrase à toute allure pour tenter d’apaiser ma colère qui monte en flèche. « Bien sûr, c’est sans doute un héritage familial transmis depuis son arrière arrière arrière grand-mère ! Cette voiture est dangereuse ! Dis-je la voix cassée sous le coup d’une émotion inconnue. « Christian tu dramatises, je conduis cette voiture depuis trois ans. Je suis sincèrement désolée de t’avoir causé autant d’inquiétude. Ce n’était pas mon intention. Pourquoi ne m’as-tu pas téléphoné ? » Ca serait débile de m’asseoir là et de lui expliquer que j’ai téléphoné, envoyé des mails et des textos un nombre incalculable de fois. J’ai besoin d’avoir une réponse avant de m’embraser devant ses yeux. Je suis en train de perdre le contrôle. La situation m’échappe et elle est si proche que je ne suis pas sûr de tenir le coup. Je prends deux grandes inspirations en fermant les yeux pour retrouver mon équilibre. Il semble que je perde tout contrôle en sa présence. De toute façon son absence me fait le même effet. En pire ! Bon sang mais qu’est-ce qu’elle me fait ? Je rouvre les yeux et la dévisage : « Anastasia, j’ai besoin que tu me répondes. Cette attente me rend fou. » I'm on Fire - Bruce Springsteen « Christian… écoute j’ai laissé mon beau-père tout seul et il m’attend. » « OK, tu as jusqu’à demain. Je veux…, j’ai besoin d’avoir ta réponse d’ici demain. »
  • « D’accord tu auras ma réponse demain. » Je veux être sûr qu’elle est sincère et pas en train de se moquer de moi. Je fais un pas en arrière et la regarde. Son attitude me laisse penser qu’elle dit la vérité ce qui me soulage. Instantanément je me relaxe, je ne m’étais même pas rendu compte que tout mon corps de mes orteils jusqu’aux épaules était tendu. « Tu restes prendre un verre ? » « Ca dépend de ce que Ray a envie de faire. » Pour la première fois depuis que j’ai commencé à me détendre je réalise que son beau père est là. J’aimerais le rencontrer, ça pourrait me permettre de mieux connaître Anastasia. « J’aimerais que tu me le présentes. » Elle tire la gueule. « Christian, je ne crois pas que ce soit une bonne idée. » Sa remarque me blesse au plus profond de moi. « Tu as honte de moi ? » « Non ! » « Alors pourquoi pas? » « Christian je te présente comment ? ‘Papa je te présente l’homme qui a défloré ta fille et qui veut entamer une relation sado-maso avec elle. Voici mon éventuel futur dominant. ’ Et bien j’espère que tu cours vite. » J’aime bien être en colère après elle, mais je me surprends à esquisser un sourire que je suis incapable de dissimuler. « Sache que je cours très vite en effet, » dis-je en souriant. « Pourquoi ne me présentes tu pas juste comme un ami ? »
  • Je déverrouille la porte et nous sortons. Je rejoins le Recteur, les trois Vice-Recteurs, quatre professeurs et Katherine. Nous sommes tous surpris de voir Anastasia passer en courant comme si elle avait tous les démons de l’enfer à ses trousses. Moins de cinq minutes plus tard je la vois marcher bras dessus dessous avec son beau-père. Mais tout d’un coup surgit de nulle part une espèce d’enculé qui la soulève de terre et la fait tournoyer dans ses bras. C’est un type blond, élégant et manifestement sûr de lui. Katherine remarque que j’observe la scène mais avant même qu’elle ait pu dire quelque chose je m’excuse et je fonce en direction d’Anastasia. Katherine est sur mes talons. Mon regard glacial est rivé sur Anastasia qui est enlacée par ce connard de blondinet. Si un regard pouvait tuer ce salopard serait déjà mort. Kate m’a rejoint alors que j’approche du trio, mes yeux ne peuvent se décoller des mains qui enlacent Anastasia. Ce type peut la peloter comme il veut mais moi elle ne veut pas me présenter à son père ! Kate me surprend car elle va directement saluer Ray et l’embrasse sur les joues. « Hello Ray ! » dit-elle chaleureusement. Puis elle lâche sa bombe « Vous connaissez le petit ami d’Ana ? Christian Grey ? » La tronche d’Anastasia… Faut voir ça une fois dans sa vie ! Ca n’a pas de prix. Je sais ce qu’elle pense : « Quatre années d’université = 100.000 $, Robe et Chapeau pour la remise des diplômes = 200 $, ta meilleure amie présente ton éventuel futur dominant à ton père le jour de la remise de ton diplôme = ça c’est cadeau ! » On dirait qu’elle hyper ventile, d’ailleurs elle n’a même pas pris soin de ramasser sa mâchoire qui dégringole jusque sur le gazon. Je pense que si Ray n’était pas là ça serait Katherine qui devrait courir vite. En fait je suis content d’être présenté comme son petit ami. Logiquement le connard devrait retirer ses mains mais il ne le fait pas.
  • « Monsieur Steele c’est un plaisir de faire votre connaissance. » dis-je en tendant la main à son beau père. « Monsieur Grey. » il semble se remettre du choc qu’il vient de subir. Puis Katherine rouvre son bec : « Et voici mon frère, Ethan Kavanagh. » Je le salue froidement puis je tends la main vers Anastasia « Viens bébé. » et je la tire pour l’éloigner des griffes de ce sale con. Involontairement sa sœur m’a filé un coup de main pour délimiter mon territoire et je suis étonnement satisfait du nouveau titre que je porte. Je me le répète dans ma tête histoire de voir la gueule que ça a : « Petit ami. Le petit ami d‘Anastasia. Voici le petit ami d’Anastasia. Son petit ami. » Ca me plaît bien ! Sans doute plus que ça ne devrait… Je prends Ana dans mes bras. Comme par hasard Katherine dit : « Ethan, papa et maman voudraient nous parler » et elle entraine son frère qui se retourne pour nous observer Anastasia et moi. Le beau père nous jette un regard inquisiteur et demande : « Alors les jeunes vous vous connaissez depuis longtemps ? » Il s’attache à garder un air impassible et taciturne mais je connais cette posture que j’ai appris à contrôler. Il a envie de poser des milliers de questions mais pour le moment il veut surtout savoir si sa fille est entre de bonnes mains. Anastasia est lovée dans mes bras, elle a ôté sa robe d’universitaire, elle porte une robe dos nu. J’approuve ce choix, mes doigts caressent son dos. Je réponds calmement à son beau père : « Environ deux semaines, nous nous sommes connus quand Anastasia est venue m’interviewer pour le journal des étudiants. » « Tu ne m’as jamais dit que tu travaillais pour le journal des étudiants Ana. » Il y a du reproche dans sa voix et il soupçonne un mensonge.
  • « Kate était malade, j’y suis donc allée à sa place. » Le beau-père acquiesce. Puis il s’adresse à moi très aimablement : « Vous avez fait un très beau discours Monsieur Grey. » « Je vous remercie Monsieur, » je décide de lui faire mon numéro de charme « J’ai cru comprendre que vous aimiez la pêche. » et c’est dans la poche, il accroche. « Oui, j’adore la pêche ! » dit-il enthousiaste. « Vous êtes pécheur ? » « Aussi loin que je me souvienne, mon père, mon frère et moi avons toujours été pécher. Vous savez… entre hommes… » Et il sourit, il comprend parfaitement. Nous parlons hameçons, appâts et eaux poissonneuses. Dans mon angle de vision je vois qu’Anastasia est étonnée de la tournure familière que prend cette conversation autour de la pêche mais aussi que ça l’emmerde copieusement. D’ailleurs elle s’excuse et file retrouver sa colocataire. Son absence me donne l’occasion de parler franchement avec son beau père. « Monsieur, je vous en prie, je suis le petit ami de votre fille alors appelez moi Christian. » Il sourit d’une oreille à l’autre. « Christian. » dit-il, un homme qui aime la pêche est un ami, appelez moi Ray ! » Je vois qu’il le pense vraiment et voilà c’est fait nous sommes potes. « Je suis si content de vous rencontrer Monsieur. » dis-je avec sincérité. « Pourrais-je vous parler de la sécurité d’Ana, il y a quelque chose qui me préoccupe. » il est tout ouïe. « Sa sécurité ? Serait-elle en danger ? » Il est gagné par l’inquiétude.
  • « Je le pense, mais ce n’est pas ce que vous croyez. J’ai vu la voiture qu’elle conduit et je la juge dangereuse. Mais il semble qu’elle y soit attachée parce que c’est vous qui lui avez offert. Je pourrais facilement arranger cela car je ne me pardonnerais jamais qu’il lui arrive quelque chose. Aussi je vous demande si vous n’avez pas d’objection à ce que je remplace son véhicule actuel par un autre muni de tous les équipements modernes de sécurité. Cela me tranquilliserai et vous aussi j’en suis certain. « Christian c’est une offre très généreuse, mais je ne pourrai pas vous rembourser… » Je lève la main pour l’interrompre. « Monsieur, il ne s’agit pas d’un emprunt, mais d’un cadeau pour l’obtention de son diplôme. Je n’ai pas envie de lui acheter quelque chose dont elle n’a pas besoin quand je peux nous offrir à tous les deux la tranquillité de savoir qu’elle conduit en sécurité. Je me fais beaucoup de soucis pour elle, elle semble être très imprudente ce qui augmente mon anxiété quand je la sais dans cette voiture. » Quand Ray m’entend évoquer les problèmes d’imprudence d’Anastasia il sait de quoi je parle et en souriant il répond : « En ce cas Christian vous avez ma bénédiction. Allez-y. Je serai plus tranquille aussi ! » « Merci Monsieur, je vous serais reconnaissant de ne pas lui en parler car je veux lui faire la surprise. » Il me tape dans le dos en guise d’approbation. Juste au moment ou nous terminons cette conversation, Ana réapparait. Son beau-père demande où sont les toilettes et Anastasia lui indique la direction. « Bon les enfants je vous rejoins plus tard. Amusez-vous bien. » Anastasia me regarde inquiète. Un photographe s’approche et nous demande s’il peut prendre un cliché. Je souris intérieurement. J’ai encore eu trois premières aujourd’hui. J’ai rencontré le père d’Anastasia - c’est la première fois que je rencontre le père d’une fille, d’une soumise ou d’une esclave, puis je lui ai demandé l’autorisation de
  • lui acheter une voiture et maintenant nous avons été pris en photo ensemble. Jamais je n’avais été pris en photo en compagnie d’une femme. « Je vois que tu as aussi fait ton numéro de charme à mon père.. » Je me concentre sur ce qu’elle n’a pas dit. L’ai-je charmé elle aussi ? « Aussi ? » dis-je en haussant les sourcils Elle rougit. Intimidée. Mais ça n’est pas seulement ça. Elle rougit plus souvent parce que son désir pour moi a grimpé de plusieurs crans. Je soulève son menton et caresse sa joue. « Je donnerais n’importe quoi pour savoir ce que tu penses ? » Nous nous regardons les yeux dans les yeux. Sa respiration s’accélère. Bien que la tente soit bondée tout d’un coup nous sommes inconscients de la présence des autres. Il n’y a plus qu’elle et moi. « Pour le moment je pense que tu as une bien jolie cravate. » Je ris aux souvenirs que cette cravate évoque pour nous deux. « Oui elle est chouette et depuis peu de temps elle est devenue ma préférée. » All I Want is You - U2 Elle devient écarlate. Elle est adorable ! Elle est à point, elle me veut, elle a envie de faire l’amour avec moi là tout de suite. Son regard et sa gestuelle en disent long comme le fait qu’elle ignore tout ce qui nous entoure. La tension entre nous devient palpable. « Tu sais que ça sera bon toi et moi bébé non ? » Elle ferme les yeux et murmure : « Mais je veux plus. » Je sais qu’elle veut plus. Je le vois dans mes rêves depuis des jours. Elle veut des fleurs et des cœurs. « Tu veux des fleurs et des cœurs. » Elle hoche la tête. « Plus. » dis-je. Ce mot a un goût bizarre dans ma bouche. Je l’ai déjà utilisé et je ne l’aime pas. Je l’ai toujours refusé. Mais je suis là pour
  • faire des compromis avec Anastasia. Je ne peux pas échapper à son enchantement. Je ne sais pas si je suis capable de le faire. Je dois être franc avec elle. Avec difficulté j’arrive à murmurer : « Anastasia, je ne sais pas faire ça bébé. » « Moi non plus. » Mon cœur fond. C’est mon bébé… je souris. « Bébé tu ne connais pas grand-chose à l’amour. » Et le peu qu’elle sait elle l’a appris dans les bras de votre serviteur. « Et ce que tu connais ce sont les mauvaises choses. » Pourquoi pense-t- elle ça ? « Mauvaises ? Elles ne sont pas mauvaises pour moi, je t’en prie essaye. » Je penche ma tête de côté et je lui décroche le sourire spécial Anastasia. Je la mets au défi d’oser franchir le pas. Elle soupire puis me regarde intensément. J’ai peur qu’elle dise « Non ! » et qu’elle parte en courant. Mais je manque de faire un infarctus quand je l’entends dire : « D’accord » Je n’en crois pas mes oreilles ! J’essaye de lire dans ses yeux pour être sûr de ne pas me méprendre. Elle déglutit. « Hein ? Quoi ? » « J’ai dit d’accord… je vais essayer. »
  • Je n’ai jamais été aussi heureux de toute ma vie. Mais je ne veux pas me faire de fausse joie au cas où j’aurais mal compris. Mon cœur n’y résisterait pas ! « Tu acceptes notre accord? » Il y a de l’incrédulité dans ma voix. « Oui, sous réserve des limites à négocier. Mais oui, j’essaierai. » dit elle d’une petite voix. La troisième fois c’est la bonne ! J’exulte. C’est mon anniversaire, c’est Noël, c’est un cadeau à la fois inattendu et désiré. Je la prends dans mes bras et je ferme les yeux. « Mon Dieu Ana, tu es imprévisible. Tu me coupes le souffle. » Je suis en admiration devant elle. Je ne sais pas si je dois la garder dans mes bras, l’embrasser ou tout simplement l’emmener loin d’ici pour être seul avec elle. Il n’y a pas de mot pour exprimer mon bonheur. Je suis comblé. Take my Breath Away - Berlin Son beau père réapparait alors que je suis empêtré dans mes pensées. Je suis si content que je suis incapable de cacher mes sentiments et même si le pape débarque en personne pour me houspiller je m’en fiche. Mes yeux brillent avec l’éclat d’un bonheur non dissimulé. « Annie, on pourrait manger quelque chose? Je meurs de faim. » « D’accord. » dit-elle en tentant de recouvrer ses esprits. Ray s’adresse à moi et me propose de me joindre à eux pour déjeuner. Anastasia me jette un regard affolé à l’idée de se retrouver sous la surveillance des deux hommes de sa vie. Cette pensée me rend encore plus heureux. C’est moi l’homme de sa vie maintenant ! Moi ! Putain ! Je ne crois pas qu’un empereur victorieux puisse être aussi fier et heureux que je le suis en ce moment. Donc je vais te laisser seule avec
  • ton père Miss Steele. A partir de maintenant je peux accepter de me passer un peu de toi sachant que tu reviendras dans mes bras, là où est ta place… « Je vous remercie Monsieur Steele, mais je suis déjà pris. J’ai été honoré de vous rencontrer. » « Moi de même Christian, prenez soin de ma petite fille. » dit-il avec un regard de conspirateur. Ca me fait sourire. « J’en ai bien l’intention Monsieur Steele. » On se serre la main puis je regarde Anastasia. Elle me coupe le souffle. Je prends sa main et la porte à mes lèvres. Je murmure à son oreille : « A plus tard Miss Steele, » d’une voix chargée de promesses que j’ai la ferme intention de tenir. Just Died in Your Arms - Cutting Crew ***** Comme toujours, quand il est temps de partir, Taylor vient me trouver. Il me regarde, son visage reste parfaitement impassible mais je l’entends pousser un discret soupir de soulagement puis murmurer « Félicitations Monsieur ! » Comme si j’avais réussi une mission périlleuse sans la moindre égratignure. Je hoche la tête en guise de réponse, je suis encore complètement sonné. « Où allons-nous Monsieur ? » « Ramenez-moi à l’hôtel Heathman. » J’ai besoin de déjeuner et de travailler maintenant que j’ai réussi à la conquérir. Je passe la commande et je me mets au boulot. Dans la soirée nous sortons courir avec Taylor qui a retrouvé sa bonne humeur. Bon sang ! Cette femme n’a qu’à remuer le petit doigt pour faire perdre la tête aux hommes. Elle va me tuer, ma jolie sorcière… En rentrant je prends
  • une douche. J’enfile rapido mon tee-shirt blanc et un jean puis je me propulse sur mon portable pour envoyer un mail à Anastasia. _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Limites à négocier Date: 26 Mai 2011 17:23 À: Anastasia Steele Que puis-je dire de plus que ce que j’ai déjà dit ? Je serai ravi d’en discuter quand tu voudras. Tu étais ravissante aujourd’hui. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _______________________________________________ Putain j’ai du mal à me contrôler. Sa réponse est instantanée. Je clique dès que j’entends le signal d’arrivée de l’email. Mes mains tremblent. _______________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Limites à négocier Date: 26 Mai 2011 17:24 À: Christian Grey Je peux passer ce soir pour en discuter si tu veux. Ana _______________________________________________ Si je veux ? Bébé, de toi j’ai attendu depuis un bout de temps un simple hochement de tête ! J’ai été privé de ton affection. Si elle ne sait pas se servir du sexe pour punir ou s’il elle n’a pas un don inné pour le faire je veux bien changer mon nom ! Je suis prêt à exploser. Mais primo je ne veux pas qu’elle conduise son tas de ferrailles et secondo si elle vient avec, elle pourra partir quand bon lui semblera. Je veux poser mes conditions. Je lui envoie une réponse. _______________________________________________ De: Christian Grey Objet: Limites à négocier Date: 26 Mai 2011 17:28 À: Anastasia Steele
  • Anastasia, c‘est moi qui vais venir. S’il te plait crois-moi quand je dis que j’ai peur que tu conduises cette voiture. J’arrive tout de suite. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _______________________________________________ « Taylor ! » « Oui Monsieur. » « Deux choses : Appelez le bar et demandez leur une bouteille de Bollinger grande année rosé 1999, le champagne doit être frais. Que la SUV soit prête dans dix minutes pour me conduire chez Mademoiselle Steele. Vous me déposez et passerez me reprendre à 21 heures. « Oui Monsieur. » J’imprime une copie de l’email d’Anastasia et une copie du contrat. Je plie les documents et les glisse dans ma poche. Quelle drôle de petite bonne femme tu es Anastasia ! Tu mets les hommes à genoux d’un simple regard et tu ne t’en rends même pas compte ! She's Always a Woman - Billy Joel Je ferme la porte de ma suite et je descends rejoindre Taylor.
  • Attention, ce Chapitre contient des passages un peu durs. Ames sensibles s’abstenir ! Pour les autres ce chapitre « bonus » est proprement génial. Il fourmille de détails nous permettant de comprendre certaines « manies » de Christian (lever les yeux au ciel, la négation du sentiment amoureux etc.. mais aussi les raisons de son obsession pour son fameux contrat. Ici Eminé Fougner comble les vides de l’œuvre originale. Merci aux francophones de lui laisser un commentaire parce qu’elle a fait un travail qui ne peut que satisfaire les accros à Fifty . Perso j’adore ! EM LA REDEMPTION DE CHRISTIAN Chapitre Bonus Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov « Assieds-toi ! ordonne-t-elle. Ses cheveux blonds impeccablement coiffés ne bougent pas d’un pouce. Elle baisse les yeux vers moi. Je sentais toujours son regard sur moi. Ma tête est inclinée, je suis assis sur mes genoux, les doigts écartés sur mes cuisses, mon visage est inexpressif, ma tête vide, attendant ses ordres. Je n’oserais pas lever les yeux vers elle, surtout pas ici à cet endroit. Elle est assise dans la méridienne et tend son pied gauche vers moi. « Suce ! » elle aboie un autre ordre. Sans réfléchir je saisis son pied docilement. Je commence par le gros orteil, puis le second, puis celui du
  • milieu. C’est celui là qui lui donne le plus de plaisir puis je passe aux deux autres. Elle aime que son coup de pied soit léché et mordillé, la sensation de plaisir remonte jusqu’à l’aine. Elle cambre son pied et je déplace mes lèvres sur sa cambrure, de mon plein gré sans me poser de question. Elle s’étire en arrière, je le sais, bien que je n’ose pas la regarder. J’ai l’habitude. Son sein gauche doit être dénudé à présent. J’entends une autre voix féminine : « Tu peux utiliser mon soumis si je peux emprunter le tien une fois que tu auras été satisfaite. » Elle ne répond pas mais elle a du acquiescer d’un signe de tête car je vois le pied nu d’un autre soumis. Il commence à lui sucer le mamelon. Je m’arrête un court instant, la colère me gagne. Je ne veux pas la partager avec un autre soumis ! Mais que puis-je faire ? Je me dis que je ne dois pas réfléchir. Je dois m’en rappeler. Je dois apprendre à maîtriser et à contrôler mes émotions. Ma pause a duré un peu trop longtemps et elle s’en rend compte. Son ton est tout sauf bienveillant. « Que se passe-t-il ? » dit-elle d’une voix de velours. « Tu es inquiet d’avoir de la concurrence ? » elle semble ravie. Mais je n’ai aucune confiance dans son ton. Vous savez comme on dit : « Il n’est pire eau que l’eau qui dort » il ne faut jamais se fier aux apparences avec Maîtresse Elena. Plus elle a l’air calme, plus elle punie sévèrement… Comme la fois où elle m’a puni en versant de la cire chaude sur mon torse, sachant combien je déteste être touché. Pour elle je ne suis qu’une merde. Rien d’autre ! C’est elle qui commande. Pour elle le plaisir et la douleur sont exactement la même chose. Peu importe. Elle peut avoir un orgasme en me frappant pour me punir ou simplement parce qu’elle se délecte de me voir souffrir.
  • Pour le moment je ne bouge pas. Je ne lève pas les yeux. Je ne pense à rien. Je suis un soumis et je dois faire ce qu’on me dit de faire sans réfléchir. Elle extrait son pied de ma main glacée, se décale dans son siège et caresse la tête de l’autre soumis ce qui me rend encore plus jaloux. Je ne suis pas censé l’être pas plus que je ne suis censé penser. Elle se dresse devant moi. Elle agite la chaine de mon collier. « Voyons voir… Comment vais-je te punir pour cette infraction Christian ? dit-elle d’une voix doucereuse. Je déglutis. Ca peut être n’importe quoi. Elle pourrait m’entraver avec des cordes et me suspendre, m’attacher sur la croix et me fouetter, me bâillonner et me frapper, me faire porter des poids, utiliser des pinces génitales… Ses options sont infinies. Je reste silencieux. Je ne pense à rien. J’attends qu’elle décide de la punition tout aussi effrayé qu’impatient. Elle peut me faire du mal et rendre cela agréable. Pour elle je ne suis qu’un esclave. J’ai cinq ans d’expérience et je suis son soumis depuis tout ce temps. Elle m’a infligé une punition à chaque fois qu’elle a jugé que j’avais franchis la ligne rouge et elle l’a fait souvent. J’ai du la baiser de toutes les manières possibles et parfois de façon insensée. « Maîtresse Stark, vous devrez sans doute partager mon soumis pour cette séance punitive. » Elle s’adresse à la propriétaire de l’autre soumis qui est maintenant par terre, assis sur ses talons, à poil, et qui regarde ses mains avec un visage serein. « Tu vas être ligoté, j’ai envie de te suspendre aujourd’hui. Qu’en dis-tu ? » Elle me parle calmement mais avec un fond de menace dans la voix. Je reste calme et immobile. Elle tire sur la chaine de mon collier, me forçant à lever la tête et à la regarder. « Tu réponds quand je te pose une question ! Alors qu’en dis-tu ? » Son ton est maintenant carrément menaçant.
  • « Oui Maîtresse. » Je la regarde avec convoitise. « Gentil Garçon ! » Ici je suis toujours le garçon, c’est comme ça depuis cinq ans même si je suis un homme de vingt ans. « Debout ! » elle ordonne tout en tirant la chaine d’un coup sec me forçant à me relever. Les deux maîtresses entrelacent les cordes autour de mon torse, tandis que je reste immobile. La dernière boucle passe autour de mon cou et est bien ajustée. Ceux qui sont dans la grande salle lèvent à peine les yeux occupés qu’ils sont à leurs propres plaisirs. C’est là qu’on apprend à être soumis ou dominant. Elles me font allonger sur le lit. L’inclinaison de la corde autour de mon cou est bizarre et ma tête ne peut pas reposer sur le lit, elle est en permanence relevée. Si je devais baisser la tête, ma trachée serait obstruée. Je suis exposé mais depuis cinq ans j’y suis habitué. Elles abaissent une poulie qui est située au dessus de lit et me retourne. J’ai les mains attachées dans le dos et tout mon corps est recouvert de cordes entrecroisées. Quand je suis basculé je dois redresser la tête parce que j’ai du mal à respirer. Elles attachent la poulie à la corde qui est dans mon dos et je suis hissé à un mètre au dessus du lit. Je suis exposé, complètement impuissant à la merci de deux maîtresses. Il lui arrive de me partager avec d’autre maîtresses, et en échange elle emprunte leurs soumis comme elle le fait aujourd’hui. Maîtresse Elena me tire par les cheveux. « Ca va ? » me demande t’elle d’un air indifférent. « Oui Maîtresse. » « Quel est le mot d’alerte ? » « Diamant. » Je réponds en tentant de maintenir ma tête relevée.
  • « Bien, Maîtresse Stark commencera la première, je le lui dois et toi, tu dois lui donner du plaisir et la satisfaire. » Je reste silencieux. Elle tire mes cheveux en secouant ma tête brutalement. « Qu’est-ce que tu réponds ? » Je parviens à articuler : « Oui maîtresse. » en tentant de gérer la douleur. « Le soumis de Maîtresse Stark va s’occuper des cordes, il va te faire descendre jusqu’à elle. C’est compris ? » « Oui Maîtresse. » Maîtresse Stark est allongée sur le lit, jambes écartées. Elle veut du plaisir et ma maîtresse m’a ordonné de la combler. Le soumis de maîtresse Stark descend la corde de façon à ce que je puisse atteindre son clitoris. Maîtresse Elena est allongée de l’autre côté et commence à me sucer pour me motiver. Ma tête monte et descend ce qui me fait souffrir car j’ai du mal à respirer, mais, comme maîtresse Elena me donne du plaisir j’ai envie de continuer. La situation est inextricable. Je veux arrêter parce que je ne veux pas être partagé avec une autre maîtresse. Mais j’ai aussi envie de continuer parce que maîtresse Elena me donne du plaisir. Maîtresse Stark soulève ses hanches pour obtenir son dû, mais la corde qui passe autour de mon cou restreint ma capacité à lui donner la jouissance totale que lui a promise ma maîtresse. Et puis mon cou me fait souffrir à chaque fois que je baisse la tête à cause de l’inclinaison bizarre de la corde, cela gêne ma respiration. « Plus vite ! » ordonne Maîtresse Stark qui n’est pas complètement satisfaite. Je suis sur le point de m’évanouir mais je ne veux pas embarrasser ma maîtresse en me montrant un soumis incompétent. Ma respiration devient presque impossible alors que je plonge à nouveau mon visage entre ses jambes, et la dernière chose dont je me souvienne c’est d’avoir levé les yeux au ciel puis plus rien.
  • ***** “Christian, tu sais que tu dois être puni, » dit-elle calmement. « Tu n’as pas utilisé le mot d’alerte et pire encore cela a donné une très mauvaise image de moi. Tu connais mes règles, je veux que tu sois absolument parfait surtout quand nous sommes dans notre communauté. » Elle me jette un regard dur et plein de reproches. Je ne sais pas précisément ce qu’elle a en tête mais à la douceur de sa voix je ne doute pas un instant qu’elle va me punir très sévèrement. Elle peut trouver une façon originale et créative de se venger, me priver d’assistance et exercer un contrôle total et absolu sur moi. Je suis agenouillé sur le sol. J’aurais aimé qu’elle ait des sentiments pour moi, plus que juste les punitions et la baise. Mais elle dit : «L’amour c’est pour les imbéciles ! C’est une émotion inutile. C’est insupportable, c’est une tare humaine. On doit avoir le contrôle pour maîtriser son destin, or l’amour prend le contrôle. » Je me suis toujours demandé quel effet ça me ferait d’être embrassé par Elena. Vous savez un baiser avec des sentiments, avec du désir qui vous coupe le souffle, un baiser qui vous donnerait envie de faire n’importe quoi pour l’autre. Non pas que je ne n’en ai pas envie, mais, elle… Elle ne m’a jamais montré la moindre affection. Elle n’en a jamais eu pour moi… « Maintenant tu vas recevoir ta punition. » « Oui Maîtresse. » « Sais-tu pourquoi tu vas être puni Christian ? » « Oui Maîtresse. Je n’ai pas utilisé le mot de sécurité, et j’ai donné une mauvaise image de vous devant une autre Maîtresse en ne lui donnant pas entière satisfaction et en m’évanouissant. »
  • Elle m’attache jambes écartées sur la croix. Je ne peux pas bouger et je déteste cette posture. Elle passe lentement son martinet sur mon corps mais je ne suis pas dupe. L’instant suivant les lanières du martinet s’abattent sur mes bijoux de famille. C’est à la fois douloureux et agréable. Je suis bâillonné donc je ne peux que gémir. Elle fait le tour de la croix et me frappe sur les fesses, elle revient devant moi et s’acharne sur mon sexe encore et encore. Puis elle sort un morceau de papier, c’est une sorte de papier-émeri. Je déteste ça car ça arrache la peau mais pas suffisamment. Le sang afflue à la surface, et vous ressentez du plaisir mais la douleur est intense. Elle enroule ce papier autour de mon sexe et commence à le frotter avec une lueur dans les yeux. « C’est ta punition Christian ! Tu ne me désobéiras plus ! C’est compris ? Je hoche la tête mais la douleur est bien supérieure au plaisir et je dois renoncer. La douleur est si intense que j’arrive à peine à secouer ma main et comme je suis bâillonné et qu’elle est concentrée sur la punition qu’elle m’inflige, je suis obligé d’agiter mon corps pour qu’elle note mon signe de la main. Elle est excitée et haletante et se décide enfin arrêter la punition. Elle me détache rapidement et je m’effondre sur le sol en position fœtale pour mieux absorber la douleur. Elle s’approche de moi et me frotte les bras là où elle sait qu’elle peut me toucher. De toute façon elle me touche où elle veut, elle n’en a rien à foutre… Si j’osais seulement lui dire « non » elle me filerait une raclée. « Et bien voilà ta punition pour l’une des infractions est terminée. Mais je n’en ai pas encore fini avec toi Christian. » dit-elle sans émotion ni réconfort dans la voix. Mais c’est doux et mélodieux, hypnotisant. Je roule sur mon dos. J’ai mal mais c’est le cadet de mes soucis. Je la regarde dans les yeux et lui dit d’une voix presque inaudible à cause de la douleur :
  • « Je ne veux plus être votre soumis ! » Je vois la surprise dans ses yeux; « Christian c’est la douleur qui te fait parler ainsi, tu sais que tu aimes ça ! Cela te discipline, cela te donne un but, cela te permet de garder le contrôle et de maîtriser la situation. » Elle s’exprime avec ferveur. Je secoue la tête. Je connais mes limites et je connais mes goûts. Ce n’est pas ça ! Je ne veux pas partager, pas plus que je ne veux être partagé. J’aime contrôler et ne pas être contrôlé. A partir de maintenant je vais être le dominant. Je ne serai plus dominé par personne, pas même par Elena ! Elle ne mérite pas les sentiments que j’éprouve pour elle. Elle ne me prend même pas dans ses bras après m’avoir martyrisé ! « Quand tu te sentiras mieux nous en discuterons. Je te laisse. » La dernière chose que je vois ce sont ses bottes noires qui sortent de la pièce. Je me tiens les couilles. Je suis plié en deux. J’étire mes jambes pour atténuer la douleur et je roule sur mon dos d’un côté vers l’autre encore et encore. Les larmes coulent toutes seules. La douleur est immense et il n’y a plus de plaisir. Je souffre atrocement, alors je roule frénétiquement sur moi-même comme une toupie. « Aïe ! » Je suis tombé de mon lit à l’Hôtel Heathman ! Mon cœur bondit dans ma poitrine à cause de ce cauchemar. Il se situait le dernier jour où j’ai été un soumis, pour Elena ou pour quiconque. Je suis assis parterre sur mon cul endolori, dans le noir, mes coudes en appui sur mes genoux repliés. Je me passe les mains sur le visage puis dans les cheveux. Pourrais-je un jour échapper à toute cette saloperie ? Je ne suis pas libre, pas même dans mes rêves. C’est la raison pour laquelle j’ai écrit mes règles. C’est pour ça que je suis attentif aux désirs de mes partenaires, à ce qu’elles aiment et à ce qui leur déplaît, comme ça je ne fais de mal à personne. Je ne fais pas ce qu’on m’a fait.
  • Anastasia a dit qu’elle craignait que je lui fasse du mal. Je ne lui ferais jamais ça ! Maintenant elle veut des fleurs et des cœurs. Putain ! Je ne sais pas comment faire ça. Dieu sait combien je la veux et je la désire. Que dois-je faire? Comment puis-je faire? Comment faire pour que ça marche malgré toute cette merde qui me perturbe jour et nuit ? Je veux que ça marche. Il n’y a rien que je désirais aussi intensément, aussi profondément, aussi fermement, aussi vigoureusement ! Mais quand il s’agit d’Anastasia tout est possible. Dans un coin de mon âme sombre, je sais déjà qu’elle est « plus » pour moi. Je n’ai jamais été autre chose qu’un soumis ou un dominant durant la dernière année de ma relation avec Elena, et après cela nous sommes juste restés bons amis parce que nous partageons un passé. Mais Anastasia est différente. Elle ne ressemble à personne. Je pense qu’elle serait capable de botter le cul d’Elena, parce qu’elle ne peut pas la blairer à cause de notre histoire. Elle est timide mais il y a un tigre qui sommeille en elle. Duettino Sull’aria Le nozze di Figaro - Mozart L’année qui a suivit cet incident, j’ai quitté l’université pour créer mon entreprise au grand désespoir de ma famille. Je savais que je ne pourrais jamais travailler pour quelqu’un car je déteste être aux ordres. Je voulais être mon propre patron. Ce jour là je me suis juré d’être le maître de mon destin. Que nul ne me dirait ce que je dois faire mais que c’est moi qui donnerai les ordres. Je me suis fixé des objectifs et je les ai atteins. Des objectifs à court et à long terme. Comme un joueur d’échecs. J’ai calculé le coup suivant 5 parfois 6 coups en avance. J’ai juré de ne jamais être à la merci d’autrui, ami ou ennemi. Je suis franc, je voulais réussir. Absolument !Je voulais être digne de l’affection de ma famille. Mais je ne sais pas si je pourrai un jour être à égalité avec eux, sachant combien je suis givré depuis ma naissance et ça me dégoûte. J‘ai le
  • dégoût et l‘horreur de moi même. Peut être est ce ainsi que j’essaye de racheter mon âme irrécupérable. Je n’ai trouvé du réconfort que dans la musique et le piano. J’ai souvent entendu des gens dirent qu’ils souhaiteraient gagner au loto, ou se lancer dans les affaires, ou faire un héritage, bref devenir riche, mais aucun d’entre eux n’avait des objectifs réalistes. Je voulais que mes objectifs soient quantifiables et mesurables avec un planning et une date butoir de réalisation. Je savais déjà comment prendre le contrôle en ayant observé celles - j’entends par là ma Maîtresse et celles auxquelles elle me prêtait - qui m’avaient contrôlé durant toutes ces années. Je n’ai pas de rancœur contre Elena. D’une certaine manière je lui suis reconnaissant parce qu’elle a cru en moi, pour ce qu’elle m’a apporté et parce qu’elle est restée mon amie. Mais je ne retournerai jamais en arrière. J’ai appris à contrôler mes émotions, mes rêves et mon business afin d’atteindre mon objectif final- peu importe ce que sera le suivant- mais il y a toujours un nouvel objectif à atteindre. C’est pareil avec les femmes. Mais avec tout ce que je ressens maintenant, j’ai l’intuition qu’il n’y en aura pas d’étape suivante, je ne passerai pas à quelqu’un d’autre, parce qu’il y a Anastasia. Elle est en permanence dans mes pensées ! Always on My Mind - Michael Buble Que ce soit dans mes affaires, dans ma vie privée ou pour mes entraînements, j’ai fixé mes objectifs à long terme qui sont à réaliser au cours des cinq prochaines années. Pour certains je me suis même donné dix ans pour les accomplir. Je souhaite que mes objectifs à court terme soient atteints en un an. Ils sont mesurables, écrits et flexibles. Si je parviens à réaliser un objectif avant le délai fixé je modifie mon planning et j’élève mes prétentions en fixant un nouvel objectif à atteindre.
  • Si jamais ça progresse moins vite que prévu, je modifie la finalité à atteindre et je repousse la date de réalisation. Je n’engage que les meilleurs et j’attends d’eux qu’ils se défoncent au boulot. Je planifie bien, j’organise parfaitement mon emploi du temps ce sont des composantes essentielles pour la réussite de mes visées à long terme. Je n’ai pas à réfléchir à deux fois pour savoir ce que je dois faire dans l’immédiat puisque je sais déjà quelles seront mes futures actions. Alors pourquoi suis-je incapable de procéder ainsi quand il s’agit d’Anastasia ? Quand elle est près de moi tout peut arriver. Quand elle est loin de moi, comme c’est le cas en ce moment, je pense sans cesse à elle comme si mon cerveau n’avait rien d’autre à faire ! Elena m’a bourré le crâne avec l’amour qui est une émotion inutile. Ce que je ressens pour Anastasia ne peut donc pas être de l’amour. Parce que quand je suis auprès d’elle j’ai un sentiment d’achèvement. Si l’amour est une émotion inutile alors je ne devrais pas ressentir cette plénitude. Souvent, lorsque je suis avec elle je me sens paumé… je ne sais pas ce qu’elle va dire ou faire ni même comment elle va réagir face à une situation simple ou complexe. Mais j’aime çà, j’aime l’imprévu. Je me sens vivant ! Je respire mieux. Je trouve mon équilibre. Je ne suis plus perdu. Le jour où elle a débarqué dans mon bureau en s’étalant par terre, le ciel de Seattle était sombre et gris comme mon humeur. J’avais réussi à atteindre mes objectifs et rien ne m’apportait de satisfaction, je n’espérais rien. Aucune nouvelle acquisition, aucune conversation avec Elena, aucune visite à ma famille ne réussissait à combler le vide de mon existence, le vide de mon âme sombre ! Seules mes deux passions : voler et naviguer me permettaient de combler ce vide, mais comme un cautère sur une jambe de bois. Il me manquait
  • quelque chose, il me manquait une âme et je l’ai trouvée par Anastasia. Comment pourrais-je la laisser partir ? Elle est ma conscience. C’est elle mon nouveau but dans la vie. Elle me libère de mes chaînes. Anastasia est une tornade blanche qui m’apporte la liberté même si elle me fait souffrir au passage. Comment pourrais-je laisser ma conscience s’envoler alors qu’elle m’interpelle en permanence ? Elle est mon âme. Mon but dans la vie. Elle comble l’abîme au fond de moi. Elle est une partie de moi. Comment pourrais-je laisser s’échapper une partie de moi, une partie de mon âme ? Je pense au poème de William Ernest Henley * qui décrit parfaitement mes sentiments : INVICTUS ** Dans la nuit qui m'environne, Noire comme le royaume de l’enfer, Je loue les Dieux qui me donnent Une âme, à la fois noble et fière. Prisonnier de ma situation, Je ne veux pas me rebeller. Meurtri par les tribulations, Je suis debout bien que blessé. En ce lieu d'opprobres et de pleurs, Je ne vois qu'horreur et ombres Les années s'annoncent sombres Mais je ne connaîtrai pas la peur. Aussi étroit soit le chemin, Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme Je suis le maître de mon destin, Le capitaine de mon âme. Mon âme c’est Anastasia. You're in My Heart - Rod Stewart
  • NDT : « the last thing I remember is my eyes rolling back in my head… » La traduction appropriée de cette phrase aurait du être : - la dernière chose dont je me souvienne ce sont mes yeux qui se révulsent… Toutefois, comme ce passage permet de comprendre la raison pour laquelle Christian déteste qu’on lève les yeux au ciel devant lui, j’ai volontairement choisi de traduire par: « la dernière chose dont je me souvienne c’est d’avoir levé les yeux au ciel… » * William Ernest Henley (1849-1903) Ce poème a été écrit en 1875 alors qu’Henley était immobilisé sur un lit d’hôpital suite à l’amputation d’un pied. L’auteur souhaitait, à travers ce poème, laisser un témoignage de sa résistance à la douleur. Ce poème est réputé avoir été le préféré de Nelson Mendela durant ses longues années de d’incarcération. ** Du latin Invictus traduction française = Invincible Une autre traduction est disponible ici http://metrofrance.com/blog/nouvelleracaillefrancaise/2011/05/01/invictus-le-poeme-prefere-de- nelson-mandela/
  • LA PRISE DE POSSESSION Chapitre 14 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov L’air est un peu frais ce soir, mais vu l’état d’excitation dans lequel je suis, je n’aurais même pas du mettre ma veste en cuir. Mais tant d’années à toujours prendre soin de moi et à me présenter sous mon meilleur jour m’ont donné des habitudes et je sors de la voiture vêtu de ma veste et la bouteille de champagne à la main. Je frappe à sa porte avec une joie non dissimulée. Elle ouvre. A sa vue mon cœur s’emballe. La voir c’est comme décrocher un morceau de paradis. Heaven - Frank Sinatra « Salut, » dit-elle timidement. Elle me reluque et semble approuver. « Salut. » Elle ouvre largement la porte et m’invite à entrer.
  • « Si je peux. » dis-je en plaisantant. « Je me disais que l’on pourrait trinquer à ta nouvelle situation. Rien ne vaut un bon Bollinger. » Je soulève la bouteille devant elle. « Intéressant comme choix de vocabulaire » « J’aime vraiment ton esprit Anastasia. » « Christian nous avons tout emballé. Il ne reste que des tasses à thé. Ca ira ? « « Des tasses à thé ? Ca sera parfait. » Elle part dans la cuisine pour aller chercher les tasses. Quand j’entre dans le salon, je vois un paquet emballé dans du papier kraft posé sur la table basse, il y a un mot collé dessus. Je l’aurais reconnu entre mille, car cette citation écrite sur un bout de papier était dans mes rêves. « J’accepte les conditions Angel, parce que tu sais mieux que quiconque ce que doit être ma punition, seulement-seulement- ne la rends pas plus dure que je ne pourrais le supporter! » Quand elle revient, elle me trouve regardant fixement la citation. « C’est pour toi. » dit-elle hésitante. « Hum, je m’en doutais, très bien trouvé cette citation. » mes doigts caressent les lignes. Je lève les yeux vers elle. « Mais je pensais que j’étais d’Urberville pas Angel. Tu as opté pour l’avilissement dis-je avec un sourire prédateur. Tu as su choisir le passage approprié. » « Mais c’est aussi ma supplique. »
  • « Une supplique? » je suis étonné. « Pour que j’y aille doucement avec toi? » Je parle d’une voix douce. Elle hoche la tête. « Anastasia, je les ai achetés pour toi. » J’essaye de ne pas montrer ma déception ? Je veux qu’elle accepte mes cadeaux. Je ne sais pas pourquoi j’ai besoin de prendre soin d’elle, de lui offrir des choses. « Si tu les acceptes, j’irai doucement avec toi. » « Christian, je ne peux pas les accepter. Ils sont d’une trop grande valeur. » « C’est bien ce que je disais Anastasia, tu passes ton temps à me défier. Je veux que tu les gardes un point c’est tout. C’est très simple. Tu n’as pas à réfléchir. En tant que soumise tu dois juste m’être reconnaissante. Tu dois te contenter d’accepter ce que je t’achète parce que ça me fait plaisir. » « Christian, je n’étais pas ta soumise quand tu me les as offerts. » Ca me soucie qu’elle puisse changer d’avis. Je ne peux pas le tolérer. « Non, tu ne l’étais pas Anastasia, mais tu as accepté. » Elle soupire. Elle est en train de mouliner quelque chose dans sa tête et je peux le lire sur son visage. « Tu as dit que je peux en faire ce que je veux ? » je plisse les yeux sachant qu’elle a une idée bien précise dans sa petite tête mais j’acquiesce. « En ce cas j’aimerais en faire don pour une association qui vient en aide au Darfour puisque tu es sensible au sort de cette région du monde. Ils pourront probablement les mettre aux enchères. » Depuis que je lui ai offert ces livres, elle n’a eu de cesse de les refuser et pour y parvenir elle a échafaudé cette idée et je n’ai pas mon mot à
  • dire ! Je suis mécontent. Elle a trouvé une faille dans mes règles, même une chose aussi simple qu’un cadeau elle le refuse. Ca me fait de la peine. « Si tu y tiens. » Mon mécontentement peut se lire sur mes lèvres qui sont effilées comme un couteau. Elle rougit en comprenant ma déception. « Bon je vais y réfléchir. » dit-elle « Anastasia, s’il te plait ne réfléchis pas, pas à ça ! » Nous sommes maintenant tendus tous les deux. Elle regarde ses doigts. Je l’aime, beaucoup. Particulièrement lorsqu’elle est intimidée comme en ce moment. Il y a quelque chose qui m’attire vers elle. J’étends ma main et lui attrape le menton pour relever son visage et la regarder dans les yeux, l’air grave. Je veux prendre soin d’elle, je veux faire des choses pour elle, je veux lui offrir des choses somptueuses. Je veux qu’elle s’y habitue. Je prends soin de ce qui m’appartient ! « Anastasia, je vais t’acheter des tas de choses. Il faut que tu t’y fasses. J’en ai les moyens, je suis un homme très riche. » Je me penche et dépose un chaste baiser sur ses lèvres. « S’il te plait bébé. » dis-je en me redressant. « Je suis une fille ordinaire. J’ai honte, j’ai l’impression d’être une pute » murmure t’elle ce qui me fiche en rogne. Je passe ma main dans mes cheveux. « Anastasia, ne dis jamais ça, tu ne dois pas penser comme ça. Arrête de cogiter ! Tu place un vague jugement moral sur toi-même en fonction de ce que les autres pourraient penser. Je ne veux pas que tu perdes
  • ton temps à ça. C’est parce que tu as des idées préconçues sur notre accord, et que tu ne sais pas vraiment dans quoi tu t’embarques. » Elle fronce les sourcils et se perd dans ses pensées. Oh non… elle rumine encore et elle mordille sa lèvre. Je tends la main et libère sa lèvre. « Tu arrêtes ça d’accord ? Personne ne peut dire que tu es ordinaire. Il n’y a rien d’ordinaire en toi. Et je ne veux plus jamais t’entendre dire que tu es une pute. Tu es une grande dame ! Tu réfléchis trop. Ce ne sont que de vieux livres, je pensais que ça te ferais plaisir de les posséder parce qu’ils évoquent quelque chose pour toi. Bon, on le boit ce champagne ? » Elle me sourit et son visage rayonne à nouveau. « Voilà j’aime mieux ça. » J’ouvre la bouteille et la sert, elle est étonnée par la couleur du champagne. « Christian, il est rose ! » dit-elle les yeux écarquillés. Et ça c’est encore une chose que j’aime chez elle. Je ne sais jamais comment elle va réagir ou répondre quel que soit le sujet. » « Oui. C’est du Bollinger grande année rosé 1999, un excellent cru. » « Un si grand vin servi dans des tasses à thé. » Elle me fait sourire. « Oui les tasses à thé sont un excellent choix. Félicitation pour ton diplôme Anastasia. » Je tends ma tasse vers la sienne. Nous trinquons. « Merci. » dit-elle en ajoutant : « On passe aux limites à négocier ?» Miss Steele est toujours impatiente. Elle rougit. Je prends sa main et la conduit au canapé. « Toujours aussi impatiente » dis-je en l’attirant près de moi.
  • Mais d’abord je veux qu’elle boive un peu de champagne car elle est toujours trop réservée. Si je veux qu’elle s’exprime franchement avec moi il faut qu’elle se lâche un peu. Comme on dit « In Vino Véritas. » « Ton beau-père n’est pas un bavard. » Elle a l’air étonnée. « Néanmoins, tu t’es débrouillé pour qu’il te mange dans la main. » « C’est seulement parce que je m’y connais en pêche à la ligne. » « Oui, j’allais justement te poser la question. Comment a tu su qu’il est pêcheur ?» « C’est toi qui me l’a dit quand on a pris un café. » Ma réponse la surprend encore plus. Elle ne se souvient pas me l’avoir dit mais elle est contente que je m’en souvienne. Elle me demande si j’ai goûté le vin servi à la réception. Je réponds que oui mais qu’il était dégueulasse. « En le goûtant j’ai pensé à toi. Comment se fait-il que tu t’y connaisses si bien en vin ? » « Je ne suis pas un connaisseur. Je sais ce qui me plaît. » C’est pareil pour tout, je me fie à mes goûts, à ce que j’aime. Sa tasse est presque vide. Je tends la bouteille et l’incite à en reprendre. Elle lève sa tasse et je la remplie. Nous parlons de son déménagement à Seattle. Je veux laisser au champagne le temps d’agir. Elle me raconte que demain ce sera son dernier jour à la droguerie. La semaine est presque terminée et on n’a toujours aucune nouvelle de son Blackberry, aucune date de livraison. Il faut que je demande à Taylor de leur mettre la pression. Il faut que ce téléphone soit livré demain. « J’aurais aimé t’aider pour ton déménagement, mais ma sœur Mia revient de Paris et je dois aller la chercher à l’aéroport. Mais j’ai
  • entendu dire qu’Elliot viendra vous donner un coup de main à toutes les deux. » Elle sourit. « Oui il va nous aider. Kate est ravie. » La pensée que Kate, la trancheuse de couilles sort avec mon frère me chiffonne un peu. Je secoue la tête, « drôle d’association, qui l’eut cru ? » Involontairement, je fais une drôle de tête. « Et pour le boulot, que comptes tu faire? » J’attends toujours que le vin fasse son effet. Mais sa réponse me surprend. « J’ai deux entretiens de stage. » Je plisse les yeux, étrangement, cette information anodine me bouleverse. Pourquoi suis-je le dernier à l’apprendre ? « Tu comptais me l’annoncer un jour ? » « Je viens de le faire. » Elle est taciturne comme son beau père. C’est pour ça que j’ai besoin du champagne. Pour qu’elle me parle ouvertement il faut qu’elle se détende. « Où ? » « Dans deux maisons d’édition. » « Tu veux bosser dans l’édition ? » Elle acquiesce. « Et bien ? » « Et bien quoi ? » « Oh ça va Anastasia. Arrête de faire la nouille. Dans quelles maisons d’édition ? » « Des petites. » Elle ne veut pas me le dire. Pourquoi ? « Anastasia, pourquoi ne veux-tu pas me le dire ? »
  • « Je ne veux pas que tu les influences Christian. » Je fronce les sourcils. Elle me regarde de ses grands yeux bleus en cherchant à lire sur mon visage. « Oh, je pense que c’est toi qui fait la nouille maintenant. » dit-elle en me faisant rire. « J’ai l’air d’une nouille ? Mon Dieu quelle insolence. On reprend du champagne et on parle de ces limites. » Elle finit toute sa tasse et lorsque je lui en propose à nouveau elle accepte. Je suis ravi. Je sais parfaitement qu’elle devient loquace quand elle boit trop. C’est justement parce qu’elle était soûle qu’elle m’a téléphoné la première fois et que je suis venu la chercher dans ce fameux bar. Mais je me souviens aussi qu’elle a vomit partout sur le trottoir et dans le bac à fleurs parce qu’elle n’avait rien mangé. « As-tu mangé aujourd’hui ? » « Oui ! » Elle lève les yeux au ciel. « Entrée, plat et dessert avec mon beau-père. » dit-elle toute fière. Oh bébé ! Tu viens juste de lever les yeux au ciel. Je me penche et attrape son menton, je soupire. « Bébé, la prochaine fois que tu lèves les yeux au ciel devant moi, je t’allongerai en travers de mes genoux pour te donner une fessée. » En réalité c’est une promesse. « Oh ! » elle émet un gémissement de surprise.
  • En écho je fais de même « Oh !». Je suis surexcité. Et oui ce sont les règles bébé. « Maintenant ça commence bébé. » Je remplis à nouveau sa tasse dont elle engloutit tout le contenu en me regardant fixement. « Tu m’écoutes maintenant ? » Elle acquiesce. « Je veux que tu me répondes. » dis-je fermement. « Oui je t’écoute. » «Bien. Alors : Actes sexuels. On a déjà fait presque tout ce qui est indiqué, » dis-je en regardant la liste des limites à négocier. Elle se rapproche de moi sur le canapé et la regarde elle aussi. J’adore être à côté d’elle. J’adore ! On fait le tour pour voir ce qu‘elle veut bien faire. En fait elle a aimé tout ce qu’on a déjà fait. En regardant le document elle ferme les yeux comme si elle était dégoûtée par ce qu’elle lit. « Pas de fisting, d’aucune sorte. » dit-elle avec conviction. « D’accord, d’autres objections ? » « La pénétration anale ne me tente pas non plus. En fait elle ne me tente pas du tout. » Oh non bébé pas avec le cul que tu as ! « J’accepte de laisser tomber le fisting, mais j’ai vraiment, vraiment envie de t’enculer Anastasia. De toute façon pour ça on peut attendre, ça ne s’improvise pas. Il faut que ton cul soit bien préparé. « Préparé !! Pourquoi ?» « Oui bébé, il faut le préparer soigneusement. La pénétration anale peut être très agréable, crois moi. Mais si on essaye et que ça ne te plait pas on ne le refera pas. » Je lui souris.
  • Elle plisse les yeux semblant douter que ça puisse être marrant. « Tu as déjà essayé » « Oui. » Elle soupire. « Avec un homme ? » « Non. Je n’ai jamais eu de relations homosexuelles. Ce n’est pas mon truc. » Je lui réponds honnêtement. Elle semble un peu soulagée. « Avec ta… » Elle s’arrête manifestement chagriné, « ta… Mrs Robinson ? » Je l’observe et je distingue de la jalousie dans ses yeux. « Oui. » Puis je passe immédiatement à autre chose. « Bon voyons voir, l’oral. » Je souris, « Je me souviens que tu as obtenue une mention excellent à l’oral. » Elle rougit. Elle avale son champagne d’une seule traite comme s’il lui donnait le courage de poursuivre cette discussion. Elle va sans doute avoir besoin d’un peu plus de courage si on continue comme ça. « Tu en veux encore ? » « Oui s’il te plait. » dit-elle en tendant sa tasse. On regarde la liste des sex toys. Quand elle voit plug anal, elle écarquille les yeux et fronce son nez comme si tout d’un coup ça ne sentait pas très bon. « Plug anal ? Est-ce que ça fait ce que son nom indique ? demande-t-elle avec un air dégoûté. « Oui. C’est la même chose que la pénétration anale. Ca fait partie de la préparation. »
  • Elle continue d’examiner la liste. La soumise consent-elle à l’usage des accessoires suivants: Vibromasseur Godemichet Plug anal Autres Elle lève les yeux vers moi et demande: « Ca implique quoi « autres ? » » « Des boules de geisha, des œufs, ce genre de choses. » « Des œufs ? C’est quoi ça des œufs ? » « Ce n’est pas ce que tu crois. Ce ne sont pas des vrais. » Dis-je en éclatant de rire. Son ignorance est adorable. « Je suis ravie que tu me trouves drôle. » dit-elle manifestement vexée. Ca me coupe dans mon élan et je cesse de rire en tentant de prendre une mine sérieuse et de me faire pardonner ma maladresse. Je ne veux vraiment pas lui faire de la peine. « Je suis désolée Miss Steele. » Elle semble toujours peinée. « Je suis vraiment désolé Anastasia, crois moi. Alors les jouets ça te pose problème ? » « Non ! » dit-elle froidement. J’essaye de rattraper le coup. «Anastasia, je suis vraiment profondément désolé. Crois-moi s’il te plait. Je n’ai jamais voulu me moquer de toi. Je n’ai jamais eu ce genre de conversation avant, enfin je veux dire en entrant autant dans les
  • détails, avec personne. C’est parce que tu es vraiment inexpérimentée. Je suis désolé… d’accord ? » Elle peut voir sur mon visage que je suis sincèrement désolé car je le suis vraiment. Son visage se radoucit. Puis nous abordons le sujet du bondage. Elle a déjà dit que la suspension est une limite à ne pas franchir. Comme je ne l’aurai avec moi que pour de courtes périodes, il est inutile de se lancer dans des choses qui nécessitent beaucoup de préparation. Elle regarde la liste et tique puis elle demande : « S’il te plait ne te moque pas de moi mais c’est quoi une barre d’écartement? » Je n’aime pas me répéter. J’ai lui ai déjà présenté des excuses, pourquoi doute t’elle de ma sincérité ? « Anastasia, je me suis déjà excusé deux fois. J’ai promis de ne pas rire. Ne m’oblige pas à me répéter. » Je lui jette un regard d’avertissement. Elle pige le message car elle se recroqueville et je lis dans ses yeux qu’elle me trouve autoritaire. « La barre d’écartement sert à menotter les chevilles et/ou les poignets. C’est marrant j’adore. » Elle semble perplexe mais me croit sur parole. « D’accord… Pour ce qui est de me bâillonner… Je ne veux pas. J’ai peur d’étouffer. » Ma respiration s’accélère. J’en sais quelque chose j’ai connu ça. « Moi aussi j’aurais peur si tu ne pouvais pas respirer. Je n’ai pas l’intention de t’étouffer. » « Et comment je ferai pour utiliser le mot d’alerte si je suis bâillonnée ? » Je réfléchis un instant. Je n’ai pas l’intention d’aller aussi loin, je ne veux pas qu’elle ait besoin d’utiliser le mot d’alerte. « Premièrement, j’espère que tu n’auras jamais besoin d’utiliser le mot d’alerte. De toute façon si tu es bâillonnée on communiquera par signe. » Elle cligne des yeux devant ma nonchalance.
  • « J’ai quand même peur d’être bâillonnée. » dit-elle avec dégoût. « Très bien. J’en prends note.» Puis elle me regarde, on dirait qu’un truc vient de s’allumer dans sa tête, ça illumine tout son visage. « Est-ce que tu ligotes tes soumises pour qu’elles ne puissent pas te toucher? » « C’est une des raisons. » « C’est pour ça que tu m’as attaché les mains ? » « Oui. » dis-je en sombrant dans le mutisme. « Tu n’aimes pas parler de ça. » « Non. Tu veux encore un peu de champagne. Ca te donne du courage et il faut que je sache comment tu réagis à la douleur. » Elle écarquille les yeux. Je remplis sa tasse et elle boit une gorgée. « Comment vis-tu la douleur ? » Soudain elle devient timide et elle mordille sa lèvre. Je la mets en garde vertement. Aussitôt elle libère sa lèvre et elle rougit en regardant ses mains. « As-tu subi des punitions corporelles quand tu étais petite ? » « Non. » « Ce n’est pas aussi terrible que tu le crois. Ton imagination est ta pire ennemie en la matière. » « Tu y tiens vraiment ? » « Oui. » « Pourquoi ? »
  • Je me dis que c’est parce que je suis un salopard de fils de pute. « Ca fait partie du processus Anastasia. Je suis comme ça. Je vois bien que tu es nerveuse à ce propos. Bon passons aux méthodes. » Elle regarde la liste, sa respiration s’accélère et ses yeux sont exorbités. Fessée Morsure Palette Fouet Canne Pinces à lèvres vaginales Pinces à seins Glace Cire chaude Autres types/Méthodes de douleur Elle blêmit en regardant la liste des accessoires. « Tu as dit que tu ne voulais pas des pinces vaginales c’est noté, la canne c’est ce qui fait le plus mal. » Elle devient blanche comme un linge. « On peut y aller progressivement. » « Ou ne pas le faire du tout. » murmure t’elle. Ah non, je le veux. J’ai besoin de lui infliger de la douleur. Ca satisfait le putain de monstre qui est en moi. « Bébé, ça fait partie de l’accord, mais on ira doucement. Je ne veux pas te pousser trop loin Anastasia. »
  • « Ce sont les punitions qui me font le plus peur. » dit-elle d’une petite voix. Je suis content qu’elle me le dise car ainsi on ira graduellement avec les punitions ou même en laisser carrément tomber certaines. « Bien. Je suis content que tu me le dises. On retire la canne de la liste pour le moment. Pour que tu t’habitues on augmentera progressivement l’intensité mais on commencera tout doucement » dis-je en tentant d’apaiser ses angoisses. Elle déglutit en me regardant, perplexe. Je me penche et l’embrasse sur les lèvres. « Voilà, ce n’était pas si terrible n’est ce pas ? » En guise de réponse elle hausse les épaules. « Il y a encore une chose que je veux voir avec toi et ensuite on va au lit. » « Au lit ? » elle cligne des yeux et rougit. « Voyons Anastasia, cette conversation m’a donné envie de te baiser non stop jusqu’à la semaine prochaine. Ca a du te faire de l’effet aussi. » Elle se met à gigoter dans le canapé ce qui me fait sacrément plaisir. Tonight - Enrique Iglesias « Tu vois ? D’ailleurs il y a un truc que je voudrais essayer. » « Ca fait mal ? » « Non. Arrête de voir de la douleur partout. C’est surtout du plaisir. T’ai-je déjà fait mal ? » Elle est écarlate maintenant. « Non. »
  • Voilà, c’est maintenant que je vais faire un compromis, ça sera ma concession pour Anastasia. « Bon, écoute, tout à l’heure à l’université tu as dit que tu en voulais plus. » Je m’interromps un instant. Je n’ai jamais fait ça. Je n’ai jamais fait la moindre concession. Ai-je envie de le faire ? Elle me regarde un peu inquiète. Ma décision est prise. Je prends ses mains et la regarde dans les yeux. « En dehors des moments où tu es ma soumise, on pourrait peut être essayer… » Je ne suis pas sûr de moi, je n’ai pas l’habitude. « Je ne sais pas si ça marchera, je ne sais pas comment on pourra séparer les deux. Peut être que ça ne marchera pas mais je suis prêt à tenter le coup. On pourrait essayer une nuit par semaine. Je ne sais pas. » Elle est tellement stupéfaite que pour une fois elle n‘a rien à dire. Je profite de son mutisme pour ajouter « Mais à une condition. » « Laquelle? » dit-elle, prête à accepter n’importe quoi. « Tu acceptes gentiment le cadeau que je t’offre pour ton diplôme. » « Oh !» son visage s’allonge. Je la regarde en essayant de jauger sa réaction. Je lui tends la main et murmure : « Viens. » Je me lève et l’emmène avec moi. Je retire ma veste et la pose sur ses épaules. Nous sortons. Je suis curieux de voir sa réaction quand elle va découvrir son Audi compacte à deux portes. « C’est pour toi. Félicitations. » Je l’attire dans mes bras et j’embrasse ses cheveux; Je me recule pour la regarder. Un tas d’émotions traversent son visage. Joie, surprise, colère, désespoir, incompréhension… Elle est encore en train de cogiter. Je prends sa
  • main dans la mienne et je la conduis vers sa nouvelle voiture flambant neuve. « Anastasia, ta coccinelle est vétuste et franchement dangereuse. S’il t’arrivait quelque chose je ne me le pardonnerais jamais alors qu’il m’est si facile de rectifier la situation. » Je veux qu’elle soit contente. Est-ce trop demander ? Je veux déposer le monde à ses pieds… Pourquoi veut-elle m’empêcher de le faire ? Je la regarde, elle est toute timide, la tête baissée, puis elle se tourne vers l’Audi rouge. « J’en ai parlé à ton beau-père. Il était d’accord. » Elle se retourne et me foudroie du regard. « Tu en as parlé à Ray ? Mais de quel droit ? » Elle est hors d’elle, elle en a du mal à parler. Elle semble mortifiée. « C’est un cadeau Anastasia. Ne peux-tu pas simplement dire merci ? » Je suis exaspéré. « Mais Christian, tu sais très bien que c’est trop ! » « Pour moi ça ne l’est pas. Ce n’est rien comparé à ma tranquillité d’esprit. » Elle fronce les sourcils à bout d’arguments. Elle se tourne vers la voiture puis de nouveau vers moi et dit : « Je suis contente que tu me prêtes cette voiture comme le portable. » C’est donc si difficile de lui faire accepter quelque chose. Je soupire bruyamment. « D’accord je te la prête pour une durée indéfinie. » dis-je prudemment.
  • « Non, pas pour une durée indéfinie, mais pour le moment. Merci » dit- elle. Je fronce les sourcils. Puis elle fait un truc inattendu et tellement mignon. Elle se hisse sur la pointe des pieds et me fait un petit bisou sur la joue en disant: « Merci pour la voiture Monsieur. » Avec ce petit geste elle fait tomber toutes mes réserves et ma passion s’envole comme une fusée. Je l’attrape brusquement et l’attire contre mon corps, une main dans son dos et l’autre dans ses cheveux. « Tu es une femme compliquée Ana Steele ! » et je l’embrasse passionnément, forçant ses lèvres avec ma langue, sans ménagement. Sa passion rivalise avec la mienne et elle me retourne mon baiser. Je suis prêt à m’enflammer et à la prendre là sur le parking de son immeuble. « Anastasia, j’ai besoin de tout mon sang froid pour ne pas te baiser, tout de suite, là sur le capot de cette voiture juste pour te prouver que tu es à moi et que si j’ai envie de t’acheter une putain de bagnole, je t’achète une putain de bagnole ! Maintenant on rentre et on se met à poil. » Et je lui plante un baiser rapide sur les lèvres. Ma colère se métamorphose en énergie sexuelle primitive. J’attrape sa main et je la traîne dans son appartement en fonçant directement dans la chambre. J’ai assez attendu comme ça ces derniers jours, et je suis prêt à prendre possession de ce qui m’appartient une fois pour toute. J’allume la lampe de chevet. Je me retourne, m’arrête sur ma lancée pour l’observer un moment; « S’il te plaît ne soit pas fâché contre moi » murmure t’elle avec son air de bébé. Elle n’a donc aucune idée de l’état dans lequel elle me met ? Je la regarde impassible, de ce regard qui me permet de planquer toutes mes émotions. Mes yeux sont à la fois fiévreux et glacés Je ne dis rien. J’ai du mal à me retenir de lui sauter dessus.
  • « Je suis vraiment désolée pour la voiture et pour les livres. » dit-elle en regardant ailleurs. Je demeure silencieux, je mène un combat intérieur pour juguler toutes mes émotions. Elle lève les yeux vers moi puis chuchote : « Tu me fais peur quand tu es en colère. » She's So High - Tal Bachman Je ne veux pas qu’elle ait peur de moi. Je ferme les yeux pour recouvrer mon calme, je secoue la tête comme pour évacuer les émotions de ma tête. Quand je les rouvre je suis apaisé et ça adoucit mon regard. J’inspire profondément. Elle est irrésistible et j’ai envie de me concentrer sur elle et pas sur ma colère. « Tourne-toi. » J’ajoute : « Je vais te retirer cette robe. » Elle se retourne, silencieuse. Enfin un signe d’obéissance de sa part ! Je me rapproche d’elle et d’une main je ramasse ses cheveux pour les placer sur son épaule. J’entends son cœur battre comme les ailes d’un petit colibri. Je place mon index à la base de son cou et doucement je fais glisser mon ongle le long de son dos. Comme j’aime son corps ! Que j’aime son corps enveloppé dans cette robe ! « J’aime cette robe, j’aime regarder ta peau magnifique. » Mon doigt a atteint la lisière de sa robe dos nu, je le glisse sous la bordure du tissu pour attirer son corps contre moi. Elle est collée à moi à présent, elle rougit. Je me penche pour sentir ses cheveux. « Tu sens divinement bon Anastasia. C’est délicieux. » Mon nez effleure son oreille et descend jusqu’à son cou puis son épaule. Je dépose de
  • petits baisers légers et sensuels sur le parcours. Sa respiration devient haletante, son corps est dans l’attente. Ma main trouve la fermeture éclair que je commence à descendre tout en embrassant, mordillant, léchant son épaule. Elle a tellement envie qu’elle se tortille sous mes caresses. « Toi. Bébé. Tu. Vas. Apprendre. A. Te. Tenir. Tranquille.” Je continue à déposer de petits baisers sur sa nuque. Puis je tire sur le cordon qui est noué autour de son cou et la robe tombe en corolle à ses pieds. Pas de soutif ? Oh mon Dieu ! « Pas de soutien gorge Miss Steele ? J’approuve !” Mes mains encerclent son corps et se saisissent de ses seins, puis de ses mamelons qui se gonflent au contact de mes doigts. Je me penche et murmure dans son cou : « Lève les bras et mets les autour de ma tête. » Elle obéit, ses seins sont dressés dans mes mains, les mamelons pointent. Elle caresse mes cheveux puis les tire en douceur tout en penchant sa tête de côté pour me donner libre accès à son cou. Putain c’est chaud ! Je gémis à son oreille et j’entreprends d’exciter d’avantage ses tétons, elle caresse toujours mes cheveux. Elle est trop excitée pour se retenir. « Est-ce que je vais te faire jouir comme ça ?» Elle arque son dos en guise d’approbation. « Tu aimes ça n’est ce pas Miss Steele ?» Elle gémit. “Réponds- moi.” Dis-je tout en continuant ma douce torture sur ses mamelons.
  • « Oui. » Il est temps de commencer son éducation, « Oui qui ? » « Oui Monsieur. » « Gentille fille. » dis-je en pinçant fortement ses tétons, elle se tord dans un éclair de plaisir et de douleur qui la laisse haletante. Je bande à mort et je frotte mon sexe contre elle. Elle gémit bruyamment tout en tirant plus fortement sur mes cheveux. The Way You Make Me Feel - MJ and Britney Spears Je murmure : « Je ne crois pas que tu sois prête. » Je mordille le lobe de son oreille en tirant doucement dessus. « En plus tu m’as mécontenté. Peut être que je ne te laisserai pas jouir après tout.» Mes mains poursuivent leur douce torture sur ses mamelons, je les étire, les tord, les malaxe inlassablement. Elle se dandine de droite à gauche en se frottant contre mon érection. Ca me fait sourire. Elle est toujours prête pour moi. Mes mains descendent le long de ses hanches. Je glisse mes doigts dans sa culotte, je les étire et déchire l’étoffe que je jette devant elle pour qu’elle voie. Ma main se déplace vers son sexe et par derrière j’insinue un doigt. « Oh oui. Je vois que ma mignonne est prête. » Je la fais tourner pour qu’elle soit face à moi. Elle m’excite, ma respiration s’accélère. Je mets mon doigt dans ma bouche pour la goûter. « Vous avez un goût délicieux Miss Steele. » dis-je en soupirant. D’une voix douce j’ordonne : « Maintenant déshabille moi ! » Elle regarde ses pompes à hauts talons ne sachant comment s’y prendre. « Tu peux le faire. » Je l’encourage tendrement. Elle papillonne des yeux ne sachant par où commencer. Elle tend ses mains vers mon tee-
  • shirt mais je les retiens en faisant non de la tête et en souriant malicieusement. « Non, non… pas le tee-shirt, tu vas peut être devoir me toucher pour ce que j’ai prévu. » dis-je excité. Je prends une de ses mains et la pose à l’emplacement de mon sexe, je veux qu’elle touche mon érection à travers l’étoffe. « Voilà l’effet que tu as sur moi Miss Steele. » Elle referme sa main sur mon sexe. « J’ai envie d’être en toi. Enlève mon jean. C’est toi qui commande. » Elle en reste bouche bée. Je décide de la taquiner : « Que vas-tu me faire ? » Elle prend son courage à deux mains et me pousse sur le lit, je ris en tombant sur le matelas. Elle baisse les yeux sur moi avec l’air d’avoir remporté une grande bataille. Elle ôte une de mes chaussures, puis ma chaussette, son excitation et sa maladresse rendent la scène encore plus sexy. Elle procède de la même manière pour l’autre pied. Mon désir est à son comble. J’ai réussit à obtenir son accord ! Je me sens victorieux. Elle grimpe sur le lit puis s’assied à califourchon sur moi pour défaire mon jean. Mon Dieu ! J’ai ses seins sous le nez. Elle glisse un doigt sous ma ceinture. Ses doigts effleurent mon pubis, ce qui m’excite et me relaxe à la fois. C’est un paradoxe. Je ferme les yeux et bascule mes hanches vers elle. « Vous allez devoir apprendre à vous tenir tranquille Monsieur Grey. » Elle me gronde en tirant sur mes poils. « Oui Miss Steele. » mes yeux de braise sont remplis de passion pour elle.
  • Je n’en peux plus, cette attente me tue, il faut que je la prenne, sinon je vais imploser ! Je chuchote : « Dans ma poche, capote. » Elle introduit lentement sa main dans ma poche et fouille sans se presser… Et son contact provoque un plaisir intense. La félicité me fait ouvrir involontairement la bouche. Elle finit par extraire les deux préservatifs et les pose sur mes hanches. Ses doigts tentent nerveusement d’ouvrir le bouton de mon pantalon, elle est si excitée qu’elle tâtonne maladroitement, tout comme moi quand je la déshabille. « Vous êtes toujours aussi impatiente Miss Steele. » Elle descend la fermeture éclair. Elle essaye de me retirer mon pantalon mais comme mon cul est bien plaqué contre le lit elle n’y arrive pas. Frustrée, elle mordille sa lèvre, aussitôt ma libido monte en flèche. Elle fronce les sourcils. Elle se penche, ses seins sont dans ma ligne de mire tandis que sa lèvre est torturée par ses dents juste sous mon nez ! J’en ai assez vu comme ça ! « Je ne peux pas rester tranquille si tu continues à mordiller cette lèvre. » Puis je soulève mes hanches pour qu’elle puisse faire glisser mon pantalon et mon boxer, ce qu’elle fait libérant mon sexe en érection. D’un coup de pied je balance mes fringues sur le sol. On dirait une gamine en train de découvrir ses cadeaux le matin de noël. Je suis aux anges. « Maintenant que vas-tu faire de moi ? » Elle se redresse et s’empare de ma bite. A son contact le courant familier me traverse le corps avec une intensité accrue. Ma bouche forme un O. Elle se penche, ses cheveux tombent en cascade autour de son visage et elle commence à me sucer. Fort ! C’est exquis, je ferme les yeux.
  • Je gémis « Mon Dieu, Ana, doucement. » Je suis prêt à jouir mais je ne le veux pas. Je veux la baiser ! « Arrête, Ana, arrête. Je ne veux pas jouir maintenant. » Elle semble déçue. « Bébé ton innocence et ton enthousiasme sont très désarmants. »J’ai le souffle court. « Toi, sur moi…. On va faire comme ça. » Je lui tends une capote : « Tiens, mets moi ça. » Elle déchire l’emballage. « Pince le bout et déroule la. Il ne faut pas qu’il reste de l’air. » Elle est ultra concentrée et avec précaution, tout doucement, elle déroule le préservatif en m’achevant au passage. Je vais exploser rien qu’à la regarder. « Putain, tu me tues là Anastasia. » Elle regarde son œuvre, elle aussi semble très excitée, elle se lèche involontairement les lèvres. « Maintenant je veux te pénétrer. » Elle me regarde intimidée. Tout d’un coup je me redresse et je m’assieds, nous sommes maintenant nez à nez. « Comme ça. » dis-je en saisissant ses hanches magnifiques. Je la soulève légèrement puis je me positionne sous elle et très lentement je la fais glisser sur mon sexe. Elle gémit. Elle s’empale profondément et ouvre la bouche, surprise par cette exquise sensation.
  • Elle gémit : « S’il te plait… » « C’est ça bébé, prends moi, prends tout. » Je ferme les yeux en soulevant mes hanches. Je suis enfoncé jusqu’à la garde et je la maintiens quelques instants pour capter ses sensations et savourer ma conquête, ma prise de possession. Ma femme est sur moi ! Elle est à moi ! Me dit mon subconscient. « Comme ça c’est bien profond. » Je bascule mes hanches en décrivant des cercles en cadence, elle gémit de plaisir. « Encore murmure-t-elle. » Ce qui me fait sourire. Vous satisfaire est notre priorité bébé… Elle gémit plus fort et rejette sa tête en arrière, ses beaux cheveux fouettent le bas de son dos. Très lentement je me rallonge sur le lit. « Maintenant tu bouges Anastasia, tu montes et tu descends comme tu veux, prends ma main. » dis-je la voix rauque et le souffle court. Elle attrape mes mains, se soulève et se rassied en cadence. Mon regard est brûlant, ma respiration aussi irrégulière que la sienne. Alors qu’elle se rassied, je soulève mes hanches pour la faire rebondir, nous créons notre propre rythme. Monter, descendre, monter, descendre… encore et encore. Elle halète, je suis sur le point d’exploser. Nos regards sont vissés l’un dans l’autre. Il y a de l’étonnement dans mes yeux. Elle a éveillé quelque chose en moi dont j’ignorais l’existence. C’est une véritable prise de conscience : Je ne peux pas vivre sans elle ! Elle m’appartient et en ce moment même elle prend possession de moi, elle me baise, elle m’aime. Je n’ai jamais été aimé
  • auparavant, sauf par elle. Cette pensée me mène au paroxysme du plaisir. J’agrippe ses hanches en fermant les yeux. Puis, je renverse ma tête en arrière, la mâchoire crispée et je jouis silencieusement, émerveillé et enveloppé d’émotions inconnues. Elle s’effondre sur ma poitrine, submergée. Nous avons franchit la frontière qui sépare l’amour de la baise. Ce n’est plus qu’une zone floue à présent. Pourrais-je revenir en arrière ? Ai-je seulement envie de revenir en arrière ? A partir de maintenant elle est à moi et je suis à elle. I'm Yours - Jason Mraz
  • CINQUANTE NUANCES DE FOLIE Chapitre 15 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov Après l’extase, nous reprenons nos esprits. Je suis en complète admiration devant cette femme que je me suis approprié dans tous les sens du terme. Et elle n’a couché qu’avec moi. C’est une sensation incroyable pour un mégalomane ! Je viens seulement de prendre conscience de l’importance que ça a à mes yeux. En réalité je n’avais pas entièrement compris à quel point c’était important pour moi jusqu’à ce qu’elle me grimpe dessus, tâtonnant maladroitement pour me mettre la capote. Là j’ai réalisé qu’elle n’avait jamais fait ça à un autre homme. Qu’elle ne s’était jamais mise à califourchon sur un autre homme. Qu’elle n’avait jamais donné du plaisir à un autre. Qu’elle n’avait jamais été possédée par un autre. Elle est à moi dans tous les sens du terme… Complètement, absolument et irrévocablement ! A moi…
  • Elle est allongée sur mon, corps. Sa tête repose sur ma poitrine. Je sens des effluves de vanille, de savon, de grand air et de sexe sur ma femme : Il n’y a rien de plus enivrant, de plus excitant que d’avoir votre femme allongée sur vous rassasiée et comblée alors que vous êtes encore en elle, la tête dans les étoiles… Je ferme les yeux savourant cette sensation. Je ne me suis jamais senti comme ça avant. Jamais ! Alors que mes yeux sont clos, elle passe sa main sur ma poitrine. Bien que j’aie désespérément besoin et envie qu’elle me touche, je ne peux pas le supporter. Par réflexe ma main s’empare de la sienne. Elle semble contrariée. Mais son regard adoucit le mien, je porte sa main à mes lèvres et j’embrasse chacun de ses doigts. Puis je me tourne de façon à être sur elle. « Ne fais pas ça. » Je dépose un petit baiser sur ses lèvres. « Pourquoi ne veux-tu pas être touché ? » Comment pourrais-je lui dire que mes débuts dans la vie ont été horribles, que personne ne sait qui est mon père, que ma mère était une pute camée, que j’ai été martyrisé par son souteneur et qu’elle n’a pas bougé le petit doigt pour me protéger ? Et aussi que ma mère s’est suicidée quand j’avais quatre ans et que j’ai vais vécu à côté de son cadavre, dormi à côté de son cadavre en essayant de la réveiller pour qu’elle me console, me nourrisse et s’occupe de moi et ça pendant quatre jours ! Comment lui dire que je suis irrémédiablement esquinté et timbré ? Au lieu de ça je réponds : « Parce que je suis 50 nuances de folie Anastasia. » Elle cligne des yeux. « J’ai eu des débuts très durs dans la vie Anastasia. Je ne veux pas t’imposer les détails. Mais ne me touche pas c’est tout. » Je frotte mon nez contre le sien. Je me retire d’elle et je m’assieds.
  • « Je pense qu’on à couvert les basiques. C’était comment? » Dis-je en changeant de sujet. Après tout le sexe avec Anastasia est mon sujet préféré. Je suis ravi d’être son premier et unique instructeur. Elle semble contrariée mais n’en dit rien. Je distingue une émotion sur son visage sans pouvoir la définir est ce de la tristesse, de la curiosité, du désir ? Elle veut me découvrir, elle veut en savoir plus mais comment lui parler sans éveiller sa curiosité à en savoir encore d’avantage sur ma montagne de problèmes. Je la perdrais pour toujours… Si elle découvrait la véritable nature de mes préférences. Je ne pourrais jamais lui en parler. Jamais ! Elle partirait en courant pour ne jamais revenir. Je ne peux pas la perdre. Elle penche sa jolie tête de côté comme je le fais souvent et se force à sourire. « Ne t’imagine pas un seul instant que je t’ai cru quand tu as dit que tu me laissais prendre les commandes. Tu oublies que j’ai eu une mention excellent. » Dit-elle en me souriant timidement. « Mais merci de m’en avoir donné l’illusion. » Elle est intelligente et alors que je pense avoir réussi à détourner son attention elle dit ou fait quelque chose d’inattendu. « Miss Steele vous n’êtes pas que jolie, mais vous avez déjà eu six orgasmes et vous me les devez tous. » Je m’en vante parce que je suis tout content de moi. Sur le coup son visage marque la surprise en découvrant que j’ai fait les comptes ! Elle rougit et cligne des yeux en même temps. Je l’observe en haussant les sourcils. Je viens de comprendre qu’elle me cache quelque chose. La jalousie s’empare de moi. Est ce qu’un autre lui a donné un orgasme et je ne serais pas au courant ? Non je refuse d’y croire. Elle est à moi. Se serait-elle masturbée? La curiosité vient s’ajouter à la jalousie : « Tu as quelque chose à me dire ?” Mon ton est sévère.
  • Elle semble gênée et vire écarlate. « J’ai fait un rêve ce matin. » Elle murmure ne sachant pas comment je vais réagir. « Ah ? » Honteuse, elle se met un bras devant les yeux et ajoute : « J’ai jouis en dormant. » Je suis plus que soulagé de l’apprendre. Je suis surtout soulagé que nul autre ne l’ait touchée. Elle est entièrement à moi ! Elle ne s’est pas touchée non plus, elle a respecté mes règles. Je suis silencieux à la fois tranquillisé et amusé. Comme une gamine elle passe sa frimousse sous son bras pour m’observer, elle voit que je souris. « En dormant ? » « Oui, ça m’a réveillé. » « Je m‘en doute. » dis-je sachant oh combien ça peut être troublant. Si seulement elle savait qu’elle m’a provoqué le rêve le plus érotique de ma vie lorsqu’elle se tenait à distance. «Tu rêvais de quoi ? » Je veux savoir ce qui lui a provoqué un orgasme. J’espère qu’elle rêvait de moi, car elle est dans tous mes rêves et parfois quand je rêve qu’elle me quitte elle est dans mes pires cauchemars. «De toi. » Je suis ravi ! Elle a rêvé de moi, un rêve si érotique qu’elle en a eu un orgasme ! « Et je faisais quoi ? » Maintenant elle met ses deux bras devant ses yeux. Elle est si embarrassée qu’on dirait une petite fille effarouchée.
  • Bon, ce n’est pas ça qui va m’empêcher de creuser la question. Pour une nouvelle c’est une bonne nouvelle ! Il faut que je sache ce que je faisais. « Anastasia je faisais quoi ? Je ne me répéterai pas.» “ Tu avais une cravache.” Elle enfouit son visage dans ses bras. Oh que je suis content d’apprendre cela. Non seulement elle me désire mais elle a tellement envie d’essayer les accessoires qu’elle en rêve la nuit ! Je repousse ses bras doucement. « Vraiment ? » “Oui.” Là voilà qui rougit à nouveau. « Alors il y a de l’espoir. » je suis vraiment rassuré. « J’ai plusieurs cravaches. » Je me dis qu’on pourrait peut être en essayer une dimanche. « En cuir marron tressé ? » J’éclate de rire. Si c’est le phantasme de son rêve je vais m’en procurer une. « Non, mais je vais en acheter une.” Mes yeux brillent d’excitation et d’impatience. Je me penche pour lui donner un petit baiser puis j’attrape mon boxer… Elle fait la moue. Taylor doit m’attendre dehors, je dois rentrer à l’hôtel. Elle tourne la tête pour regarder l’heure sur le radio réveil. Il est 21 h 40. Elle sort rapidement du lit, attrape son pantalon de survêt et son débardeur et les enfile. Puis elle se rassied en tailleur sur le lit et me regarde. Je pense à dimanche prochain et combien j’ai toujours envie d’être en elle. Mon Dieu ! Je pourrais y passer ma vie ! Une pensée en amenant une autre je me demande si elle utilise une méthode contraceptive. Maintenant que nous avons entamé une relation nous devons choisir une contraception. J’ai envie de passer du bon temps avec elle et je déteste les capotes. Pour dire la vérité, je suis carrément impatient d’en être débarrassé.
  • « Tes prochaine règles c’est pour quand ? » “Quoi?” dit-elle en secouant la tête pas du tout sur la même longueur d’ondes que moi. « Je déteste ces trucs. » Je rouspète en brandissant le préservatif que je jette par terre pour enfiler mon jean. Elle n’a pas encore répondu. Elle est plongée dans ses pensées. «Alors ? » J’insiste et elle ne me répond toujours pas. Soudain elle semble mal à l’aise. Elle est gênée avec moi ! Mais elle ne devrait pas être mal à l’aise avec moi, pas après tout ce qu’on a fait ensemble. « La semaine prochaine. » dit-elle en contemplant ses mains. « Il te faut une contraception. » Je ne veux pas la brusquer mais il est très important qu’on règle ce problème. J’ai l’intention de passer beaucoup de temps avec elle. Elle me regarde l’œil glauque comme si je parlais en Grec. Euréka j’ai pigé ! Elle est très jeune et n’a jamais eu de relations sexuelles avant moi. Si ça se trouve elle n’a même pas de gynéco. Je me rassieds sur le lit pour enfiler mes chaussettes et mes chaussures. «Tu as un médecin? » Elle secoue négativement la tête. C’est bien ce que je pensais. « Si tu veux je peux demander à mon médecin de passer te voir dimanche matin avant que tu viennes me voir. Ou il peut passer chez moi. C’est comme tu veux. » Elle réfléchit. Finalement elle préfère qu’il vienne chez moi. « D’accord je te dirai à quelle heure il viendra. » Je dois penser à demander à Andrea de prendre le rendez vous. »
  • « Tu pars ? » demande t’elle étonnée avec un fond de tristesse dans la voix. « Oui. » « Comment vas-tu rentrer ? » « Taylor va me récupérer. » « Je peux te raccompagner si tu veux. J’ai une nouvelle voiture magnifique. » J’en reste sans voix, car sa première réaction était plus que désagréable. Elle ne cesse de m’étonner. Je la regarde incapable de cacher ma satisfaction. « Voilà j’aime mieux ça. Mais je pense que tu as un peu trop bu. » Je ne veux pas qu’elle se mette en danger en me raccompagnant à moitié ivre. En fine observatrice elle me demande : « Tu m’as fait boire exprès ? » Je lui réponds honnêtement que oui. Je m’efforce toujours d’être loyal avec elle. « Pourquoi ? » « Parce que tu as tendance à trop penser, tu décortiques tout mais aussi parce que je suis convaincu que tu es taciturne comme ton beau père. En revanche, dès que tu ingurgites une goutte de vin tu te lâches et tu parles librement. J’ai besoin que tu communiques franchement avec moi bébé. Sinon tu es fermée comme une huitre, et je ne sais pas ce que tu penses. In vino veritas Anastasia. » “Et tu trouves que tu es toujours honnête avec moi ? » Je lui réponds que j’essaye de l’être. Il faut qu’elle comprenne qu’une relation de la nature de celle que nous entamons est basée sur la
  • franchise. « Ca ne peut marcher que si nous sommes honnêtes l’un envers l’autre. » Soudain elle semble triste. Son visage exprime une émotion qu’elle ne veut pas que je vois. Finalement elle prend son courage à deux mains et elle brandit la deuxième capote en disant : « J’aimerais que tu restes et que tu utilises celle là. » ça me fait marrer. J’aimerais beaucoup rester et faire bon usage de cette capote mais je suis en train de transgresser trop de règles. Je ne dois surtout pas perdre le contrôle il est impératif que je garde la main. Je laisse cette ravissante et captivante jeune femme obtenir le meilleur de moi. « Anastasia, j’ai enfreint trop de règles ce soir. Je dois partir. On se verra dimanche. J’aurai modifié le contrat et nous pourrons commencer à jouer. « Jouer ? » Elle à l’air anxieuse. Oui bébé on va jouer. « J’aimerais jouer une scène avec toi. Mais pas avant que tu aies signé le contrat, pour moi ça sera la preuve que tu es prête. » Dis-je en guise d’explication. « Donc si je ne signais pas je pourrais faire durer ce qui se passe entre nous ? Demande- t’elle sur le ton de la plaisanterie. Je la regarde pour jauger son comportement. Mon bébé veut jouer. Ca tombe bien moi aussi. Je souris. « Eh Bien je pense que tu pourrais en effet, mais je risque de craquer. » « Craquer? Comment ça? » Demande t’elle innocemment. Je hoche la tête en esquissant un sourire grimaçant.
  • « Ca pourrait se gâter méchamment. » « Se gâter? Comment ?» « Oh explosions, poursuites en voiture, kidnapping, incarcération. » dis- je nonchalamment. « Tu me kidnapperais? » « Oh oui. » Ne comprend t’elle pas à quel point je la désire? J’ai pourtant été à deux doigts de craquer pour elle. « Tu me retiendrais contre ma volonté? » dit-elle dans un souffle. Je sens que la température est en train de grimper à toute allure. « Oh oui. Et là on parle TPE 24/7. » Elle me regarde ébahie. « Je suis paumée. » Elle parle d’une toute petite voix, elle est si proche que je pourrais entendre battre son cœur… Elle ne sait pas si je suis sérieux ou pas. Que ferait-elle si elle savait que je suis vraiment sérieux? « Total Power Exchange, relations maître-esclave 24 h sur 24. » mes yeux brillent d’excitation et le désir s’empare de moi. « Tu vois tu n’as pas le choix bébé. » « De toute évidence. » dit-elle en levant les yeux au ciel ! Oh merci mon Dieu ! Bébé j’ai tellement attendu ce moment pour te donner une leçon. Je suis plus qu’excité et enthousiaste à l’idée de la punir. « Anastasia Steele, n’auriez vous pas levé les yeux au ciel devant moi? » Elle semble hésitante.
  • « Heu non. » « Oh si tu l’as fait. Qu’avais-je dit que je ferais si tu levais encore les yeux au ciel? » J’affiche une mine triomphante. Je m’assieds sur le bord du lit, attendant de recevoir mon prix qui se trouve être son joli cul. « Viens ici. » dis-je doucement. Elle blêmit. Elle est immobile, me regarde fixement en essayant de discerner si je suis sérieux ou pas. « Je n’ai pas signé. » murmure t’elle. « Je t’avais dit ce que je ferais Anastasia. Je suis un homme de parole. Je vais te donner la fessée, puis je vais te baiser très vite et très brutalement. Il semble que nous aurons besoin de cette capote en fin de compte» Mes yeux sont fixés sur elle, ma voix est à la fois douce et menaçante. Bad Things - Jace Everett Elle reste clouée sur place, je vois qu’elle est indécise tiraillée entre différents sentiments. L’envie, le besoin, la peur. Je ne la lâche pas du regard attendant qu’elle bouge, mes yeux sont fiévreux, mes paumes se contractent dans l’expectative. Elle hésite puis décroise ses jambes. Elle regarde la porte évaluant ses chances de pouvoir s’échapper. Elle cogite en pesant le pour et le contre. « J’attends, je ne suis pas un homme patient. » Je la mets en garde avec une voix forte et un air sévère. Elle est effrayée, sa respiration est rapide mais elle semble aussi incroyablement excitée, juste comme j’aime. Lentement, les jambes tremblantes, elle rampe sur le lit jusqu’à moi. Intérieurement je soupire de soulagement. « Gentille fille, maintenant debout. »
  • Elle se lève maladroitement. Je tends ma main et elle y dépose le préservatif. Je suis si impatient à la fois de la punir et de la baiser qu’avec la vitesse d’un cobra je l’attrape et la renverse sur mes genoux. J’avais envie de ça depuis le jour ou elle m’a demandé si j’étais PD. D’un mouvement souple je place mon corps de manière à ce que son torse repose sur le lit à côté de moi. J’emprisonne ses jambes en plaçant ma jambe droite en travers des siennes puis j’immobilise le reste de son corps en mettant mon avant bras gauche au creux de son dos. Elle ne peut plus bouger. C’est un putain de beau spectacle. Je suis plus qu’excité. J’ai du mal à me retenir de lui délivrer sa punition pour sa désobéissance qui a commencé du jour ou je l’ai rencontré. « Pose tes mains de chaque côté de ta tête. » Elle obéit immédiatement. Voilà enfin le moment d’énoncer le crime et de prononcer la sentence pour ses transgressions. « Pourquoi je fais ça Anastasia? » « Parce que j’ai levé les yeux au ciel » sa voix est presque inaudible. « Tu trouves ça poli? » « Non. » « Tu vas le refaire? » Elle n’osera même pas tenter de le refaire après avoir goûté à cette punition. « Non. » répond-elle instantanément.
  • « Je te donnerai la fessée à chaque fois que tu le feras. C’est compris? » Puis j’abaisse son pantalon très lentement histoire de faire durer le plaisir. Souviens t’en bébé! J’adore ça. Je suis excité et heureux, mes paumes me démangent à l’idée de frapper son cul et de lui administrer de la douleur et du plaisir. Je sens les battements de son cœur. Je pose ma main sur son cul d’albâtre, délectable et nu. Il est si beau, si mignon, si doux et bientôt il sera écarlate. Cette perspective m’excite au plus haut point. Doucement je caresse son cul du plat de la main, afin de couvrir le plus de surface possible mais aussi d’infliger le plus de douleur. Puis, rapide comme un serpent je soulève ma paume puis claque son cul aussi fort que je le peux.¨ « Aïe ! » Elle essaye de se relever après le premier coup, elle se tortille. Je déplace ma main entre ses omoplates en la plaquant fermement contre le lit. Je la caresse à l’endroit où le premier coup s’est abattu. Ma respiration est haletante. Pour moi c’est comme le sexe, ça me fait le même effet. C’est un précurseur à l’orgasme mais c’est aussi plus fort, plus intense à cause de la douleur que j‘inflige. Je la frappe encore et encore en cadence. Elle n’a plus émit un son après « aïe.» Elle se tortille en essayant d’échapper aux coups mais elle ne dit rien. Je sais que ça fait mal parce que ma paume est douloureuse et que ça me surexcite. « Tiens toi tranquille ou je vais te fesser plus longtemps. » Je la caresse pour que le sang qui remonte à la surface de la peau se répartisse harmonieusement comme ça, son cul diaphane devient parfaitement écarlate. J’ai mis au point cette technique après des années d’entraînement : caresser, frapper fort. Et on recommence : caresser, frapper fort. Elle n’a toujours pas émis un son depuis son
  • « aïe » de surprise ce qui m’enflamme encore plus. Je suis épaté par son endurance. Je ne la frappe pas deux fois de suite au même endroit car le reflexe naturel du corps est de libérer des hormones qui engourdissent la zone douloureuse. C’est la raison pour laquelle je caresse pour répandre la sensation et je ne frappe pas immédiatement au même endroit c’est comme ça que c’est le plus douloureux. Au dixième coup elle crie : « Aaaah ! » « Ce n’est qu’un échauffement. » dis-je en la frappant à nouveau puis en la caressant. Le résultat est double : la claque provoque la douleur escomptée mais éveille des sensations à l’intérieur qui sont amplifiées par la caresse. C’est stupéfiant. Je la frappe encore… Je fais le compte dans ma tête et je me régale. Ca satisfait l’appétit de la bête qui sommeille en moi ! Je la caresse doucement puis je la frappe. Cette fois ci elle crie à nouveau. « Il n’y a personne pour t’entendre bébé. Sauf moi. » Et les claques pleuvent encore et encore. Claque, caresse et on recommence. Onze. Douze. Treize. Je compte dans ma tête. Je continue à mon rythme, implacable. Elle crie à chacune des claques suivantes ce qui me rend encore plus désireux de la baiser. Ma dernière claque est la dix huitième. Ma main me fait mal et je finis par dire : « Assez. » Je suis étonné de la façon dont elle a enduré sa punition sans pleurer. « C’est bien Anastasia. Maintenant je vais te baiser. » Je caresse son cul avec tendresse. Il est rose framboise bordé de rouge. Mission accomplie ! Puis j’insère deux doigts en elle la prenant complètement par surprise. Elle halète parce que cela lui procure du plaisir après la bonne fessée qu’elle a reçue. Je la découvre excitée et mouillée comme j’espérais qu’elle le soit ce qui me ravi. Mon désir monte en flèche.
  • « Sens ça. Vois comme ton corps aime ça Anastasia. Tu mouilles rien que pour moi. » Je suis admiratif et ça s’entend dans ma voix. Elle ne cesse de m’étonner. Je fais aller et venir mes doigts rapidement. Elle gémit. Puis je les retire sachant qu’elle est prête… pour moi. « La prochaine fois je te ferai compter les coups. Bon elle est où cette capote ? » Je la soulève en douceur pour l’allonger sur le ventre. Je descends ma fermeture éclair, déchire l’emballage de la capote puis je la déroule sur mon sexe. Je lui ôte complètement son pantalon de survêt et je lui demande de s’agenouiller. Je caresse son cul endolori avec un désir accru. « Maintenant je vais te prendre. Tu as le droit de jouir. » Et je la pénètre d’un coup de rein brusque. Elle gémit bruyamment. Je me retire puis m’enfonce à nouveau en elle puis je la pistonne à un rythme rapide. A chaque poussée je claque intensément son cul dont la couleur soutenue me surexcite. Sa tête est penchée, ses gémissements indiquent qu’elle ne va plus tarder à jouir. Ses mains se contractent en empoignant les draps. Cette vision me transporte, mes muscles se tendent et nous explosons ensemble dans un orgasme intense. Je crie son nom en jouissant, la tenant fermement alors que je me déverse en elle. Je m’effondre à ses côtés puis j’enfouis mon visage dans ses cheveux en la tenant contre moi. Je suis repu et heureux. J’ai trouvé ma partenaire. Celle qui peut pleinement me satisfaire et qui peut prendre possession de moi. « Oh bébé, bienvenue dans mon monde » Nous restons allongés, haletant tous les deux, attendant de retrouver une respiration normale. Je suis en admiration devant cette femme qui est dans mes bras. Elle est ma partenaire parfaite dans tous les sens du mot. Comment
  • pourrais-je la laisser s’en aller ? Je caresse ses cheveux tandis qu’elle est encore allongée sur mon torse complètement épuisée juste comme j’aime. Je sens encore ses cheveux en inspirant profondément. Je murmure à son oreille : « Bravo bébé. » il y a de la joie dans ma voix. Je tire sur une bretelle de son débardeur. Avec tendresse je lui demande : « C’est avec ça que tu dors ? » « Oui. » chuchote t’elle sommeillante. Elle mérite mieux que ça. J’ai envie de lui acheter des vêtements. « Ma beauté, tu devrais porter de la soie et du satin. Je vais t’emmener faire du shopping. » « J’aime mon sweat. » dit-elle d’un air mécontent ce dont je ne suis pas dupe. Elle essaye encore de me défier. Je l’embrasse sur le front. « On verra. » On va aller faire les boutiques et lui acheter de jolis vêtements. Nous restons allongés encore quelques minutes, elle somnole dans mes bras. « Je dois y aller, est-ce que ça va ? » Elle réfléchit un instant puis m’assure qu’elle va bien. Je sors du lit. « Où est la salle de bains ? » « Au bout du couloir à gauche. » Je ramasse l’autre préservatif et me dirige vers la salle de bains. Je jette la capote dans la poubelle puis je fais un brin de toilette. Je regarde dans l’armoire à pharmacie et y trouve une bouteille d’huile pour bébé. Ca ira pour soulager ses fesses endolories. En retournant dans la chambre je la trouve rhabillée de son survêtement, la tête dans les mains. Elle ne me regarde pas, elle fixe ses mains.
  • « J’ai trouvé de l’huile pour bébé. Laisse-moi t’en mettre sur les fesses. » « Non ça ira. » « Anastasia ! » C’est un avertissement. Elle finit par se lever face au lit. Je m’assieds à côté d’elle, je descends son pantalon. Je verse de l’huile dans ma main puis j’enduis ses fesses avec précaution. Pour une raison que je ne m’explique pas je considère son cul comme un objet sacré dont je n’arrive pas à détacher mes mains. « J’aime te toucher. » Elle hoche la tête. « Voilà. » dis-je en remontant son pantalon. « Je m’en vais maintenant. » Taylor m’attend depuis un bon moment. Elle regarde l’heure sur la table de chevet. Il est 22 h 30. « Je te raccompagne. » dit-elle sans me regarder. Je prends sa main et la conduit vers la porte d’entrée. « Tu ne dois pas appeler Taylor ? » elle évite toujours de me regarder, je sais que c’est à cause de la punition. « Taylor est là depuis 21 heures. Regarde-moi. » Elle a du mal à lever les yeux, quand finalement nos regards plongent l’un dans l’autre mes yeux sont éclatants. Elle m’émerveille, je suis en admiration devant elle. « Tu n’as pas pleuré. » Elle est mon soleil. Une pulsion me pousse à l’enlacer et à l’embrasser passionnément.
  • Sur ses lèvres je murmure « à dimanche. » C’est à la fois une promesse et une menace. Je la quitte à la porte, elle me regarde descendre l’allée et monter dans l’Audi SUV. Taylor me salue. Je hoche la tête dans l’obscurité. « A l’hôtel heathman ? » « Oui. » Anastasia occupe mes pensées tout le long de la courte distance vers l’hôtel. « Taylor, je veux que vous vous assuriez que le Blackberry soit bien livré demain à Mademoiselle Steele sur son lieu de travail. Qu’ils le fabrique si nécessaire je m’en fous. » « Oui Monsieur. » dit-il fermement. Connaissant Taylor je sais qu’il est en train de virer rouge tomate parce qu’il déteste l’incompétence et ce truc simple que j’ai demandé n’est toujours pas fait. Je dois pouvoir contacter Anastasia à chaque instant. Je ne peux pas laisser je ne sais quel enfoiré se pointer et l’emmener. Je ne le supporterais pas. Surtout pas maintenant que j’ai pris possession d’elle comme nul autre auparavant. Ca me tuerais qu’un autre la cajole, l’enlace, la baise… Cette pensée me fait froncer les sourcils et serrer les dents. « Taylor, il faut vous en assurer ! » Il sait ce qui est important car il a la capacité de lire en moi. Ce n’est pas sans raison qu’il est mon homme de confiance, nous pouvons nous comprendre sans échanger un mot. Il sait ce qui doit être fait sans qu’il soit besoin de le lui dire et il suit les instructions à la lettre. « Oui Monsieur ! Elle le recevra demain dussé-je le fabriquer moi- même ! » « Bien. » Je me sens mal à l’aise. Partir en la laissant triste ne me plaît pas. Mais je ne peux pas contrevenir à mes propres règles. Pourquoi ai- je soudain l’intuition que quelque chose ne va pas ou bien qu’elle va se barrer ? Elle occupe toutes mes pensées le jour et la nuit. Comment
  • quelqu’un d’aussi inexpérimentée, innocente, rebelle et pourtant timide peut elle être si captivante ? Comment à t’elle pu me séduire en seulement quelques semaines. Je secoue la tête comme pour l’évacuer de mes pensées. En arrivant à l’hôtel Taylor et moi sortons de la voiture, il tend les clés au voiturier. Nous montons directement dans ma suite. Nous consultons le planning de demain. Nous retournerons à Seattle après une semaine passée à Portland. Il va falloir que j’organise une journée sans Anastasia samedi prochain. Du coup j’insiste auprès de Taylor pour que ce satané téléphone soit livré, même s’il doit l’inventer il faut qu’elle le reçoive. Il part dans sa suite qui jouxte la mienne et j’ouvre une bouteille de vin. Je me sers un verre et je vais m’asseoir devant mon portable pour écrire un mail à Anastasia et prendre connaissance des messages arrivés pendant mon absence. Il y a un message de ma sœur, Mia qui m’indique l’heure de son arrivée demain. Je lui confirme que je viendrai la récupérer puis j’écris un mail à Anastasia : _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Toi Date: 26 Mai 2011 23:15 À: Anastasia Steele Chère Miss Steele, Vous êtes tout simplement exquise. Vous êtes la femme la plus belle, intelligente, spirituelle et courageuse que j’aie rencontrée. Prends un Advil- c‘est un ordre. Et ne reconduis plus jamais ta coccinelle. Je le saurai. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________
  • D’un côté je voudrais qu’elle aille se coucher parce qu’elle travaille demain, mais d’un autre côté j’ai envie qu’elle me réponde, comme ça je saurais qu’elle est chez elle dans son petit appartement, seule, et pas en train de traîner je ne sais où avec je ne sais qui. J’ai conscience que c’est complètement con mais je ne peux pas m’en empêcher. Ma boite mail sonne annonçant sa réponse ¼ d’heure plus tard. Je suis angoissé comme un gamin qui attend un mot de son premier flirt. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Flatterie Date: 26 Mai 2011 23:21 À: Christian Grey Cher Monsieur Grey, La flatterie ne vous mènera nulle part, mais comme vous avez déjà été partout ça ne sert plus à rien de le dire. Il faudra bien que je conduise ma coccinelle jusqu’à un garage pour la vendre - en conséquence, je ne puis donner une suite favorable à votre remarque complètement sotte au demeurant. Entre l’Advil et le vin rouge je préfère le vin. Ana PS: La canne est une limite à ne pas franchir pour moi _____________________________________________ Je suis dépité par sa réponse. Pourquoi n’est-elle pas fichue d’accepter un compliment ? A t’elle une si piètre opinion d’elle-même ? Qu’est-ce qu’elle fait encore debout? Elle doit se coucher, elle a besoin d’une nuit complète de sommeil. Je me dépêche de taper une réponse. ____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Les femmes énervantes qui ne savent pas accepter un compliment Date: 26 Mai 2011 23:27 À: Anastasia Steele Chère Mademoiselle Steele, Je ne vous flatte pas. Je ne faisais qu’exprimer ce que je pense de vous. Vous devriez vous coucher. J’accepte votre ajout aux limites à ne pas franchir. Ne buvez pas trop. Taylor s’occupera de votre voiture et en obtiendra un bon prix. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc.
  • _____________________________________________ Je soupire et j’envoie le mail. Sa réponse est instantanée, cette fois ci c’est exaspérant. A quoi joue t’elle ? _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Taylor – Est-il l‘homme de la situation? Date: 26 Mai 2011 23:39 À: Christian Grey Cher Monsieur, Je trouve étrange que vous laissiez votre bras droit prendre le risque de conduire ma voiture, mais pas une femme que vous baisez de temps en temps. Comment puis-je être sûre que Taylor obtiendra le meilleur prix pour ladite voiture ? Par le passé, c’est-à-dire avant de vous connaître, j’ai remporté des négociations serrées. Ana _____________________________________________ Ce message me rend furieux, et je suis prêt à prendre ma bagnole pour me rendre chez elle et lui rendre la monnaie de sa pièce. J’ai conscience qu’elle a bu trop de champagne et ensuite du vin rouge pour apaiser son cul douloureux. C’est la seule raison pour laquelle je ne bouge pas de l’hôtel. Je lui écris une réponse séance tenante._____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Attention! Date: 26 Mai2011 23:43 À: Anastasia Steele Chère Mademoiselle Steele, Je suppose que c’est le VIN ROUGE qui parle et le fait que vous ayez eu une longue journée. Toutefois, je suis tenté de revenir pour m’assurer que vous ne pourrez pas vous asseoir pendant une semaine au lieu d’une soirée. Taylor est un ancien militaire qui peut conduire n’importe quel véhicule aussi bien une moto qu’un tank Sherman. Votre voiture ne présente donc aucun risque pour lui. Par ailleurs, je vous prie de ne pas vous considérer comme une femme que je baise de temps en temps parce que cela me rend FURIEUX et vous ne m’aimeriez pas lorsque je suis en colère. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ Je suis toujours furibard quand sa réponse arrive, mon cœur bondit dans ma poitrine en lisant ce qu’elle a écrit. Mes craintes étaient fondées. _____________________________________________
  • De: Anastasia Steele Objet: Attention vous-même Date: 26 Mai 2011 23:57 À: Christian Grey Cher Monsieur Grey, Je ne suis pas sûre de vous aimer de toute façon, surtout en ce moment. Mademoiselle. Steele _____________________________________________ Quoi ? Elle ne m’aime pas ? Pourquoi elle ne m’aime pas? Je tape une réponse. _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Attention vous-même Date: 27 Mai 2011 00:02 À: Anastasia Steele Pourquoi tu ne m’aimes pas? Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ J’attends sa réponse avec angoisse. Je regarde passer les minutes et les secondes sur le radio réveil. Ma boite mail sonne. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Attention vous-même Date: 27 Mai 2011 00:09 À: Christian Grey Parce que tu ne restes jamais avec moi. _____________________________________________ Je regarde fixement l’écran pendant une minute. Je l’ai chamboulé ! Elle a finit par cracher ce qui la tracassait. Je savais que quelque chose n’allait pas. J’en avais le pressentiment, et malgré ça je suis parti. Mais elle ne voulait rien dire. Elle a dit qu’elle allait bien ! A t’elle tellement peur de moi pour ne pas oser exprimer ce qu’elle ressent ? Sauf quand elle est ivre et qu’elle correspond par mails ! J’ai besoin qu’elle communique clairement et honnêtement avec moi.
  • Je m’étais changé pour me coucher mais je me rhabille aussi sec, j’enfile ma veste à rayures et je prends les clés de la voiture. J’envoie un texto à Taylor pour le prévenir que je file chez Miss Steele et que je passerai la nuit là bas. Je conduis en pensant à elle, mon esprit est troublé je me fais du souci pour Ana. Je me gare et me propulse hors de la voiture. Je remonte l’allée de pierres jusqu’à son immeuble et monte les marches deux par deux. Je frappe fermement à la porte, une succession de coups rapides. You're Always on My Mind - Michael Buble C’est Kate, la colocataire trancheuse de couilles qui ouvre la porte. En me voyant son visage se décompose et elle m’agresse prête à m’exploser la gueule. « C ‘est quoi ce bordel ? Qu’est-ce que vous foutez là ? « Je viens voir Anastasia. » « Vous ne pouvez pas la voir ! » Mon cœur s’emballe. Anastasia refuse t’elle de me voir ? A-t-elle changé d’avis ? Est-ce qu’elle pense que notre relation est nuisible pour elle ? « Pourquoi ne puis-je pas la voir? » « Bordel de merde qu’est-ce que vous lui avez encore fait? » « Que voulez vous dire ? » « Depuis qu’elle vous connait elle pleure tout le temps. » Ca me brise le cœur. Je ne veux pas qu’Anastasia pleure. Je suis terrorisé qu’elle me file entre les doigts parce qu’elle ne communique pas avec moi et parce que je suis trop dépravé et trop dur avec elle. Il faut que je la voie !
  • « Kate ne m’obligez pas à entrer par la force. » dis-je fermement en la fusillant du regard. « Je dois entrer et savoir ce qui ne va pas. » Je pousse la porte et j’entre. « Vous ne pouvez pas entrer ici ! » Elle crie en me suivant. Je traverse le salon comme un dingue et je fonce vers la chambre d’Anastasia. J’allume le plafonnier et je la découvre pleurant à chaudes larmes dans son oreiller. Elle se retourne et cligne des yeux J’ai juste eu le temps d’apercevoir ses yeux rouges de larmes ! « Mon Dieu Ana. » Je referme la lumière et je me rue à côté d’elle. « Qu’est-ce que tu fais là? » bredouille t’elle en sanglotant. Elle ne peut pas s’arrêter de pleurer. J’allume la lampe de chevet. Elle cligne à nouveau des yeux, éblouit par la lumière. Katherine se pointe et se tient dans l’encadrement de la porte. « Est-ce que tu veux que je vire ce trou du cul ? » demande t’elle à Anastasia en irradiant une hostilité thermo nucléaire. Je fronce les sourcils. Je connais peu de gens qui parlent de moi en ces termes, et carrément personne qui me le fiche en pleine gueule même s’il est vrai, et j‘en conviens, que je suis un connard. Son hostilité farouche laisse entendre que j’ai fait quelque chose d’horrible à Anastasia, mais je ne sais pas quoi. Ana lui fait non de la tête et la coloc lève les yeux au ciel. « Tu appelles si tu as besoin de moi. » lui dit-elle gentiment, puis elle se tourne vers moi le regard mauvais et crache « Grey, je vous ai à l’œil ! » elle pointe son index impeccablement manucuré dans ma direction. Puis elle part en laissant la porte entre baillée. Je suis bouleversé car j’ai manifestement fait du mal à quelqu’un qui compte pour moi et je n’ai pas
  • la moindre idée de ce que ça peut être ! Je baisse les yeux vers Anastasia, le regard grave, le visage livide. Je fouille dans la poche intérieure de ma veste à la recherche de mon mouchoir que je lui tends. « Qu’est-ce qui se passe? » « Qu’est-ce que tu fais là? » demande t’elle en ignorant ma question. Les larmes cessent de couler mais elle est si bouleversée que son corps est pris de tremblements. Je suis ravagé de la voir comme ça et curieux de savoir ce que j’ai bien pu faire et comment me faire pardonner. « Je dois veiller à ton bien être, ça fait partie de mon rôle. Tu as dit que tu voulais que je reste alors je suis là. Et je te trouve dans cet état. » Je plisse les yeux complètement abasourdi. « Je suis sûr que c’est de ma faute mais je ne sais pas pourquoi. Est ce parce que je t’ai frappé ? » Elle se redresse dans son lit. Elle grimace ce qui ne m’échappe pas. Elle s’assied face à moi. « As-tu pris de l’Advil ? » Elle fait non de la tête. Fera- t’elle un jour ce que je lui demande ? Je me lève et pars lui chercher de quoi calmer la douleur. Kate est occupée à finir ses cartons dans le salon et je lui demande des comprimés pour Anastasia. Elle me regarde en plissant les yeux. Si un regard pouvait tuer je serais déjà mort. « Il y en a dans l’armoire de la salle de bain » me dit-elle puis sans me quitter du regard elle ajoute: « Souvenez vous de ma menace Grey.. Vous feriez bien de vous tenir à carreau ! »
  • « Je m’en souviendrai. » dis-je en remplissant une tasse d’eau, je vais chercher deux Advil et je retourne dans la chambre. « Prends ça. » dis-je avec fermeté puis je vais m’asseoir discrètement au bout du lit comme si je ne voulais pas la déranger. Elle avale les deux comprimés. « Parle- moi. » Il faut qu‘elle s’exprime pour mettre fin à mon angoisse. « Tu as dit que tu allais bien. Je ne t’aurais jamais laissé si j’avais su que tu te mettrais dans un état pareil. » Dis-je en la regardant dans les yeux cherchant à y lire les raisons de son état. Elle fixe ses mains. Qu’est-ce qui ne va pas ? Elle ne répond pas. « Donc quand tu as dit que ça allait, ça n’allait pas » Il semble que je viens d’enfoncer le clou car elle rougit violemment. « Je pensais que ça allait. » elle a chuchoté sans cesser de regarder ses mains. « Anastasia tu ne dois pas me dire ce que tu crois que j’ai envie d’entendre. Ce n’est pas très honnête. » Je la gronde un peu. Toutes les relations sont basées sur la confiance et particulièrement une relation comme la nôtre. Sinon ça ne marchera pas. « Comment puis-je croire tout ce que tu m’as dit? » Elle se décide à relever son museau perdu au milieu de sa cascade de cheveux châtains. Je la regarde l’œil sombre. Frustration, inquiétude, la voir dans cet état fait grimper mon anxiété et je passe mes deux mains dans mes cheveux.
  • « Tu t’es sentie comment pendant que je te donnais la fessée ? Et après ? » « Je n’ai pas aimé cela. Je préférerais que tu ne recommences pas. » Dit-elle d’une voix douce. « Tu n’étais pas censée aimer cela. » « Et toi pourquoi aimes tu ça ? » Sa question me prend de court. C’est en partie à cause du monstre qui dort en moi et qui se réjouit de la voir dans cet état, ça me prouve que j’exerce un contrôle total sur elle, et ça satisfait un besoin en moi, ça m’excite. « Tu veux vraiment le savoir? » Elle n’aimera pas ce que je vais dire. « Crois moi je trouve ça fascinant. » dit-elle avec sarcasme. Je plisse les yeux : « Attention ! » Elle blêmit. « Est-ce que tu vas encore me frapper? » « Non, pas ce soir. » Je ne veux pas lui faire de mal… Pas maintenant. « Alors ? » « J’aime la sensation de contrôle que ça me procure Anastasia. Je veux que tu te comportes d’une certaine manière et si tu ne le fais pas je te punirai et tu apprendras à te comporter comme je le désire. Je prends du plaisir à te punir. J’avais envie de te donner la fessée depuis le jour où tu m’as demandé si j’étais gay. » Elle rougit. Je me souviens combien elle était gênée après avoir posé cette question en réalisant ce que sa colocataire avait écrit.
  • « Donc tu ne m’aimes pas comme je suis. » dit-elle tristement. Ce n’est pas vrai ! Je l’aime comme elle est. En réalité elle est une bouffée d’oxygène dans ma putain de vie. Je la regarde fixement, à nouveau désorienté. « Je trouve que tu es très bien comme tu es. » Je suis sincère. You're in my Heart by Rod Stewart « Alors pourquoi essaies-tu de me changer? » « Je ne veux pas de te changer. J’aimerais que tu sois courtoise, que tu respectes mes règles et que tu cesses de me défier. C’est pourtant simple. » « Mais tu aimes me punir ? » « Oui, en effet. » « C’est ça que je ne comprends pas. » Je soupire et passe mes deux mains dans mes cheveux complètement exaspéré. « Je suis fait comme ça Anastasia. J’ai besoin de te contrôler. J’ai besoin que tu te comportes d’une certaine façon. J’aime regarder ta peau diaphane rosir et s‘échauffer sous mes mains. Ca m’excite. » Elle écarquille les yeux. Son regard exprime autant la peur que la réticence. « Donc ce n’est pas pour me faire mal ? » Je déglutie. En fait ça a beaucoup à voir avec cela. Ca satisfait mon besoin de lui faire du mal. « C’est un peu pour voir si tu supportes mais pas uniquement. C’est le fait que tu sois à moi, que je puisse faire de toi ce que bon me semble, te contrôler complètement. Ca m’excite. Ca m’excite beaucoup. Ecoute,
  • je ne m’explique pas très bien… Je n’ai jamais eu à le faire. Je n’y ai jamais réfléchi. J’ai toujours fréquenté des gens comme moi. » Je hausse les épaules en m’excusant presque. « Tu n’as toujours pas répondu à ma question. Qu’as-tu ressenti après la fessée ? » « De la confusion. » « Ca t’a excité sexuellement Anastasia. » Je ferme les yeux en y repensant et je sens ma libido se réveiller. Quand je rouvre les yeux, je la regarde passionnément. Ca lui fait quelque chose, je la sens réceptive. Elle aussi aime ça. Le désir est palpable entre nous, ses yeux sont fixés dans les miens exprimant à la fois désir et passion. « Ne me regarde pas comme ça. » dis-je. Elle fronce les sourcils. « Je n’ai plus de préservatifs Anastasia et tu sais que tu es bouleversée. Contrairement à ce que pense ta coloc, je ne suis pas un monstre atteint de priapisme. Donc tu as éprouvé de la confusion ? » Elle se tortille sous l’intensité de mon regard. « Tu n’as aucun mal à être honnête avec moi par écrit. Tes mails expriment toujours exactement ce que tu ressens. Pourquoi ne peux-tu faire de même quand on discute ? Est-ce que je t’intimide autant que ça ? » Elle fixe un angle de la chambre. Sans me regarder elle murmure: « Je suis sous le charme Christian. Tu m’éblouis complètement. J’ai l’impression d’être Icare et de voler trop près du soleil. » J’ai la gorge nouée par sa réponse. « Et bien je pense que ton analyse est de traviole, parce que c’est l’inverse. »
  • « Comment ça? » « Oh Anastasia c’est toi qui m’a ensorcelé corps et âme. N’est-ce pas évident? » Je soupire avant d’ajouter : « Tu n’as toujours pas répondu à ma question. Ecris- moi un mail s’il te plait. Mais maintenant il faut vraiment que je dorme. Puis je rester? » « As-tu envie de rester? » Elle pose la question pleine d’espoir. Je me contente de répondre : «Tu voulais que je reste. » Même si je sais quelle est la réelle signification de sa question. La réponse est oui, j’ai envie de rester. En fait il n’y à pas d’autre endroit sur terre ou j’aimerais être plus que dans la minuscule chambre de ce petit appartement qu’elle partage avec sa trancheuse de couilles de colocataire. « Tu n’as pas répondu à ma question. » Elle insiste. Je marmonne nerveusement : « Je t’enverrai un mail. » Je me lève et retire de mes poches mon blackberry, mes clés, mon portefeuille et de la monnaie. J’ôte ma montre, mes chaussures, mes chaussettes et mon jean que je pose sur une chaise. Je me dirige de l’autre côté du lit et me glisse à côté d’Anastasia. C‘est l‘endroit que je préfère. « Allonge- toi. » Tout en me regardant, elle se glisse doucement sous la couverture en grimaçant. Elle est commotionnée mais visiblement heureuse que je sois dans son lit et que je reste avec elle. Comment puis-je lui échapper? Ne voit-elle donc pas que je suis accro ? Je me tiens sur un coude et je la regarde. « Si tu veux pleurer fais le devant moi. S’il te plait. J’ai besoin de savoir. » Ainsi je pourrai la consoler.
  • « Tu veux que je pleure ? » demande t’elle interloquée. « Pas spécialement. Je veux juste savoir ce que tu ressens. Je ne veux pas que tu me files entre les doigts. Ferme la lumière. Il est tard et nous travaillons tous les deux demain. » Elle éteint la lampe de chevet et s’allonge sur le dos. « Allonge- toi sur le côté en me tournant le dos. » Doucement je me rapproche, l’enlace et l’attire contre moi. La sensation est exquise. Elle est à moi. Je chuchote: « Dors bébé. » J’inspire profondément pour inhaler son parfum délicieux. Puis nous sombrons tous les deux dans un sommeil paisible. Lullaby - Dixie Chix
  • ICARE PRES DU SOLEIL Chapitre 16 Translated by: Elisabeth Mazaltov Edited by : Helen B. and Elisabeth Mazaltov Dédale a fabriqué deux paires d’ailes avec de la cire et des plumes, une paire pour moi et une pour lui. Elles nous permettrons de quitter l’ile pour rejoindre la terre ferme. J’ai été prévenu à plusieurs reprises qu’il fallait rester sur la trajectoire de vol et ne pas voler trop près du soleil et de la mer. Le soleil ferait fondre la cire et la mer mouillerait les ailes les rendant trop lourdes. Il essaye les ailes le premier. Il reste sur sa trajectoire de vol et se rend sur la terre ferme. Je suis fou de joie, je me sens invincible. Je plane dans le ciel avec curiosité. Le soleil m’attire. Je ne peux échapper à son attraction. Je suis ébloui, sa chaleur et sa beauté me poussent vers lui. D’abord le soleil fait fondre mes ailes et je n’ai plus de plumes ce sont les battements de mes bras nus qui me font avancer. Je tends la main et
  • j’essaye de m’accrocher au soleil. Bien qu’il soit brulant je l’embrasse. Je ne veux pas tomber et je sais que je vais bruler. Je veux l’enlacer. Je m’approche de lui en espérant être brulé…je le veux. Mais quand je suis contre lui, contre son rayonnement magnifique, sa luminosité m’aveugle et j’attends qu’il se dissipe mais il se meut en Anastasia, en mon sauveur. Je l’enlace et nous ne formons plus qu’un. La chaleur est étouffante, aussi accablante que bienvenue. Je sens un mouvement. Des mains s’emparent d’elle. Je crie : « Non ! Non ! » Les mains l’emportent. Je m’accroche à elle comme une moule à son rocher afin qu’elle ne soit pas emportée loin de moi. Puis je sens des doigts sur ma poitrine. Anastasia aussi tente de s’accrocher à moi. Je m’agite et je gémis pour la garder contre moi. J’inhale son parfum, profondément. J’ouvre les yeux. C’était un rêve. Elle est là dans mes bras. Tout mon être est soulagé. Mon regard se pose sur ses yeux bleus de bébé endormi et je chuchote « Bonjour ». Ma tête est sur sa poitrine, mes bras et mes jambes sont enroulés autour d’elle la retenant prisonnière de mon étreinte même en dormant. Je fronce les sourcils. « Mon Dieu, même dans mon sommeil tu m’attires. » Lentement j’extrais mes membres de son corps tout en me réveillant complètement. Je bande, mon sexe est plaqué contre sa hanche. Je remarque son regard étonné ce qui me fait sourire lubriquement. I Melt With You - Nouvelle Vague « Hmm… Il y à de quoi faire, mais je pense que nous devrions attendre jusqu’à dimanche. » Je frotte mon nez contre son oreille. Elle devient écarlate. « Tu es très chaud. » murmure t’elle ce qui me fait sourire de plus belle.
  • « Toi aussi. » Je me frotte contre elle lascivement. Elle rougit encore plus. J’aime ses réactions. Je me mets en appui sur un coude pour la regarder, amusé. Je me penche et plante un bisou sur ses lèvres. « Tu as bien dormi? » Elle hoche la tête. « Moi aussi, oui vraiment très bien. » C’est incontestable j’en suis le premier étonné. « Quelle heure est-il? » elle regarde le radio réveil. « 7H30. » répond-elle d’une voix ensommeillée. « 7H30... Merde. » Merde ! Merde ! Merde ! J’ai une réunion et je vais être en retard !! Je me propulse hors du lit et saute dans mon jean. Me voir en panique semble beaucoup l’amuser d’ailleurs elle me regarde sourire aux lèvres. Moi, Christian Grey je suis en retard et affolé. Cela n’arrive jamais. « Tu as une très mauvaise influence sur moi. J’ai une réunion. Je dois partir. Je dois être à Portland à 8 heures. Tu te fiches de moi? » Je n’y peux rien sa réaction me fait marrer. « Oui. » Je souris. « Je suis en retard. Je ne suis jamais en retard. Encore une première Mademoiselle Steele. » J’enfile ma veste et me penche pour prendre sa tête entre mes mains. Je murmure un « A dimanche, » lourd de promesses.
  • Je l’embrasse rapidement. Je collecte toutes mes affaires sur la table de nuit et je prends mes chaussures. Je les mettrai dans la voiture. « Taylor viendra prendre ta coccinelle. Je parlais sérieusement. Ne la conduis pas. On se voit chez moi dimanche. Je t’enverrai un mail pour te dire à quelle heure. » En un éclair je suis dehors. Je dévale les escaliers quatre à quatre et cours à ma voiture. Une vieille dame sortie pour faire pisser Médor s’arrête brusquement en pensant que je vais lui rentrer dedans mais je lui dis « bonjour » ce qui me surprend moi-même et qui la fait sourire. Comme je ne suis jamais en retard, je devrais être nerveux et en colère mais c’est tout le contraire, je suis ravi. Il n’y à qu’une raison à cela. Son nom est Anastasia Steele. J’ai passé la nuit avec elle. Pas parce qu’elle était saoule, pas parce que je n’avais nul autre endroit ou dormir mais parce que je le voulais car elle le voulait. Je me sens incroyablement reposé et je n’ai pas fait de cauchemar. Même le maquereau n’a pas pu m’atteindre cette nuit. A chaque fois qu’elle a passée la nuit avec moi j’ai super bien dormi. Ca ne peut pas être un hasard ! C’est la troisième fois. J’enfile mes chaussures et pose mon téléphone sur sa station d’accueil. Tout en quittant le parking j’appelle Taylor qui répond dès la première sonnerie. « Oui Monsieur. » « Taylor, Je suis à la bourre ce matin. Où êtes-vous? ». Il reste silencieux environ trois secondes ce qui est sa façon d’exprimer son grand étonnement. En temps normal il ne montre jamais ses émotions tout comme moi.
  • « Je suis au restaurant de l’hôtel Heathman Monsieur. Vos interlocuteurs sont arrivés. » « D’accord. Occupez vous d’eux. Je serai là dans ¼ d’heure. » « Bien Monsieur. » « Oh Taylor, la livraison du Blackberry est prévue pour quand? » « A 13h00. » dit-il content d’avoir réglé ce problème. « Je rentre à Seattle aujourd’hui. Vous vous chargerez de la voiture de Miss Steele. Avez-vous parlé avec le concessionnaire? » « Oui Monsieur. Il était étonné mais comme nous avons acheté un grand nombre de véhicules, il est disposé à en offrir un bon prix. Il connait un collectionneur qu’elle pourrait intéresser. » dit-il d’un air pincé doutant qu’un vieux tas de ferrailles puisse avoir la moindre valeur. « Parfait. Vous me tiendrez au courant. Attendez-moi à la porte dans dix minutes. » « Oui Monsieur. » Je sors de l’autoroute et me dirige vers l’hôtel. Je m’arrête et tends les clefs au voiturier qui me décroche un large sourire. Taylor m’attend à la porte. « Combien sont-ils? » « Quatre. J’ai réservé une salle de réunion. Ros est là. J’ai pris la liberté de lui envoyer un SMS hier soir en lui demandant de venir tôt ce matin. » dit-il impassible. Je le regarde en biais. Il me connait vraiment bien. Quand j’entre dans la salle de réunion, Ros est en peine conversation avec les clients. Ils se
  • lèvent tous. Taylor reste près de la porte, stoïque, il regarde droit devant lui. Je le connais suffisamment pour savoir qu’il est aux aguets. Je serre la main de chacun des participants et adresse un signe de tête à Ros. La réunion reprend. Taylor a déjà installé mon ordinateur devant mon siège. J’ai entendu ma boite mail sonner en arrivant. J’ouvre le message, mon regard s’illumine. C’est un mail d’Anastasia. Elle a écouté mes conseils et a exprimé par écrit ses pensées et ses sentiments sur les problèmes de la nuit dernière. __________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Coups et blessures: Le bilan Date: 27 Mai 2011 08:06 À: Christian Grey Cher Monsieur Grey, Vous vouliez savoir pourquoi j’ai éprouvé de la confusion après que vous m’ayez - je ne sais quel mot choisir - fessée, punie, battue, agressée. Eh bien durant votre assaut je me suis sentie méprisée, avilie et maltraitée. Mais j’ai été mortifiée de constater, et vous aviez raison, que ça m’a aussi excitée, ce qui est surprenant sachant combien je me suis sentie humiliée. Comme vous le savez, tout ce qui relève de la sexualité est nouveau pour moi. D’un certain côté j’aurais souhaité être plus expérimentée et donc mieux préparée. Ca m’aurait aidé à comprendre. Ca m’a choqué d’être excitée. Ce qui m’a vraiment contrarié c’est-ce que j’ai ressenti après. Et ça c’est plus difficile à exprimer. Tu vois j’étais heureuse que tu sois heureux. Je me suis également sentie soulagée que ça ait été moins douloureux que je ne le pensais. Et quand j’étais dans tes bras je me suis sentie repue. Mais je me sens mal, en fait je me sens coupable de ressentir cela. Ca ne me correspond pas et je suis désorientée. Cela répond-il à ta question ? J’espère que l’univers des fusions et acquisitions est toujours aussi stimulant… et que tu n’as pas été trop en retard. Merci d’être resté avec moi. Ana __________________________________________ Je suis complètement soulagé de lire ses impressions concernant la punition que je lui ai infligée. J’ai vraiment eu peur pour elle cette nuit, et j‘ai eu la trouille qu‘elle me file entre les doigts après la façon dont je l’ai punie. Elle réagit comme l’aurait fait Tess D’Urbervilles. Evidemment ça n’est pas étonnant car elle
  • avait choisi l’avilissement. Je lui écris une réponse séance tenante. Ros anime la réunion et j’observe en faisant acte de présence. __________________________________________ De: Christian Grey Objet: Libérez votre esprit Date: 27 Mai 2011 08:25 À: Anastasia Steele L’objet de votre message est intéressant… quoi qu’un peu exagéré Miss Steele. Le mot qui convient est fessée puisque c’est de cela qu’il s’agit. Donc vous vous êtes sentie méprisée, avilie, maltraitée, on croirait entendre Tess D’Urbervilles. Je crois me souvenir que vous aviez opté pour l’avilissement. Est-ce réellement ce que vous ressentez ou est-ce ce que vous pensez devoir ressentir ? Ce sont deux choses très différentes. Si c’est-ce que vous ressentez, pensez-vous pouvoir essayer d’assumer ces sentiments pour moi ? C’est ce que ferait une soumise. Je vous suis reconnaissant pour votre inexpérience. Elle m’est précieuse et je commence seulement à comprendre ce qu’elle implique. Tout simplement… elle signifie que vous êtes à moi sur tous les plans. Oui, tu étais excitée ce qui était excitant pour moi, il n’y à rien de mal à ça. Heureux, le mot est faible pour décrire ce que je ressens. En extase est plus proche de la vérité. La fessée de punition est bien plus douloureuse que la fessée sensuelle- ça ne sera jamais plus dur que cela, sauf bien sûr si tu commets une transgression majeure auquel cas j’utiliserai un instrument pour te punir. Ma main est très douloureuse mais j’aime ça. Moi aussi je me sens repu, plus que tu ne peux l’imaginer. Ne gaspille pas ton énergie à te sentir coupable, à penser que tu as fait quelque chose de mal etc… Nous sommes des adultes consentants et ce que nous faisons en privé reste entre nous. Tu dois libérer ton esprit et écouter ton corps. Le monde des fusions et acquisitions n’est pas aussi stimulant que toi Miss Steele. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. __________________________________________ Je clique sur envoyer tout en approuvant de la tête un point que Ros expose aux clients potentiels. Je prends une mine intéressée. Je m’adosse dans mon siège. En moins de deux minutes la réponse d’Anastasia arrive dans ma boite mail. Ma respiration s’accélère sous le coup d’une émotion contenue. Je déplace ma souris et clique sur « ouvrir » __________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Adultes Consentants! Date: 27 Mai 2011 08:27 À: Christian Grey
  • N’es tu pas censé être en réunion ? Je suis bien contente que ta main te fasse mal. Et si j’écoutais mon corps, à l’heure actuelle je serais en Alaska. Ana PS: Je réfléchirai au fait d‘assumer ces sentiments. __________________________________________ Nous sommes guillerets ce matin, j’adore ça. Elle plaisante avec moi, parfois même quand elle n’en a pas envie. C’est à la fois incroyablement sexy et frustrant. Son post scriptum me rend optimiste et je soupire de soulagement. Je lui envoie un mail après avoir répondu à une question simple à propos des futurs marchés. __________________________________________ De: Christian Grey Objet: Tu n’as pas appelé les flics Date: 27 Mai 2011 08:36 À: Anastasia Steele Miss Steele, Puisque vous semblez intéressée, je suis en réunion sur les marchés à terme. Pour la petite histoire, vous étiez à côté de moi en sachant pertinemment ce que j’allais faire. A aucun moment durant votre punition, vous ne m’avez demandé d’arrêter pas plus que vous n’avez utilisé le mot de sécurité. Vous êtes une adulte et vous avez votre libre arbitre. Très sincèrement, j’attends avec impatience la prochaine fois que ma main me fera mal. Manifestement vous n’écoutez pas la bonne partie de votre corps. L’Alaska est très froid et il n’y à aucun endroit où se cacher. Je vous retrouverais. Je peux tracer votre téléphone, vous vous en souvenez ? Va bosser. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. __________________________________________ L’Alaska … Bébé, je pourrais te retrouver même à l’autre bout du monde. Prends ça dans les dents Miss Steele ! J’appuie sur envoyer. Bien sûr, elle ne perd pas de temps pour me répondre. Elle se sert de son portable pour faire aller sa grande gueule que j’aimerais apprivoiser. __________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Harceleur Date: 27 Mai 2011 08:37 À: Christian Grey Avez vous songé à faire une thérapie pour vos tendances au harcèlement?
  • Ana __________________________________________ Bien sûr je m’attendais à ce qu’elle dise cela. Je souris en tentant de ne pas avoir l’air niais devant les participants à la réunion. __________________________________________ De: Christian Grey Objet: Harceleur? Moi? Date: 27 Mai 2011 08:39 À: Anastasia Steele Je paie le Dr Flynn une petite fortune à cet effet. Va bosser. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. __________________________________________ Bien sûr elle va rester en ligne et continuer à batailler avec moi. __________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Les charlatans hors de prix Date: 27 Mai 2011 08:41 À: Christian Grey Puis-je vous suggérer humblement de demander un deuxième avis ? Je ne crois pas que le Dr Flynn soit très efficace. Mademoiselle Steele __________________________________________ De: Christian Grey Objet: Deuxième avis Date: 27 Mai 2011 08:44 À: Anastasia Steele Ca ne te regarde pas, mais le Dr Flynn est déjà le deuxième avis. Il va falloir que tu fonces avec ta nouvelle voiture pour ne pas être en retard, ce qui te fera courir un danger inutile. Cela est contraire aux règles. VA BOSSER Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. __________________________________________ Va t’elle se décider à m’écouter ? Comme de bien entendu je vois arriver un nouveau message.
  • __________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: HURLER EN MAJUSCULES Date: 27 Mai 2011 08:48 À: Christian Grey En ma qualité de victime de vos tendances au harcèlement je pense que ça me regarde. Je n’ai encore rien signé. Donc les règles je m’en tamponne. Et je ne commence qu’à 9H30. Mademoiselle Steele __________________________________________ De: Christian Grey Objet: Linguistique descriptive Date: 27 Mai 2011 08:50 À: Anastasia Steele Tu t‘en tamponnes? Je ne crois pas que ça soit dans le dictionnaire. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. __________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Linguistique descriptive Date: 27 Mai 2011 08:53 À: Christian Grey Si ! Ca se trouve entre harceleur et maniaque du contrôle. En ce qui me concerne, la linguistique descriptive est une limite à ne pas franchir. Pourriez- vous cesser de me déranger maintenant? J’aimerais aller travailler dans ma nouvelle voiture. Ana __________________________________________ De: Christian Grey Objet: Insolente mais amusante jeune personne Date: 27 Mai 2011 08:56 À: Anastasia Steele Ma main me démange. Conduisez prudemment Miss Steele. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. __________________________________________
  • Trente minutes plus tard la réunion est terminée. Toutefois, Ros et moi restons dans la salle afin d’étudier quelques dossiers et discuter de notre projet d’acquérir un nouveau chantier naval en Asie afin de limiter les frais généraux. Il est près de 11 heures quand Ros repart pour Seattle. Je dois aussi partir sous peu. Je retourne dans ma suite, Taylor s‘est bien évidemment chargé de tout préparer pour le départ. Il entre. « Monsieur, le Blackberry pour Miss Steele est en cours de livraison. Elle devrait l’avoir d’ici une heure. Il est chargé à bloc, tout est installé y compris l’ensemble de vos coordonnées ainsi que sa boite mails. J’ai également configuré son numéro dans votre appareil » dit-il d’un ton teinté de fierté. Je hoche la tête. Taylor devrait s’appeler efficace. « Quand Mademoiselle Steele quittera son travail ce soir, allez la voir et récupérez sa voiture puis déposez la chez le concessionnaire. Ensuite revenez à Seattle. » « Oui Monsieur. » Je tape un nouveau message pour Anastasia. Elle pourra le lire dès que son Blackberry lui aura été livré. __________________________________________ De: Christian Grey Objet: Blackberry (il s’agit d’un PRÊT) Date: 27 Mai 2011 11:16 À: Anastasia Steele Je dois pouvoir te contacter à tout moment, et puisque tu ne communiques franchement que par mail j’ai pensé qu’il te fallait un Blackberry. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. __________________________________________ Bien que je sache qu’elle va piquer une crise en recevant encore un nouveau gadget de ma part, je veux, non, en fait j’ai besoin de pouvoir la
  • contacter à n’importe quel moment. Il faut que je sache où elle est, comment elle va et avec qui elle est. J’ai besoin d’exercer le contrôle. Je ne connais rien d’autre. Elle est à moi et je suis possessif. Je ne partage pas. __________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Consommation compulsive Date: 27 Mai 2011 13:23 À: Christian Grey Je pense que tu devrais appeler le Dr Flynn tout de suite. Tes tendances au harcèlement sont hors de contrôle. Je suis au boulot. Je t’écris quand je rentre. Merci pour ce nouveau gadget. Je n’avais pas tort en disant que tu es un consommateur compulsif. Pourquoi fais tu ça? Ana __________________________________________ De: Christian Grey Objet: Si jeune et si perspicace Date: 27 Mai 2011 13:25 À: Anastasia Steele Bien vu comme toujours Miss Steele. Le Dr Flynn est en vacances. Et je le fais parce que je le peux. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. __________________________________________ En pensant aux choses que je peux faire, je n’ai pas envie de demander à mon médecin de régler les problèmes de contraception d’Anastasia. D’abord parce que c’est un homme. Je ne veux pas qu’un autre type regarde l’intimité d’Anastasia, même s’il est médecin. Je vais faire venir la meilleure gynécologue. Andrea vient à l’instant de me confirmer le rendez-vous. La gynéco viendra à l’Escala Samedi à 13H30. Quand l’argent n’est pas un problème, on trouve toujours du temps pour s’occuper de vous.
  • C’est une des choses que j’aime dans le fait d’avoir beaucoup d’argent. Ca permet de faire les choses à votre idée… La plupart du temps. Dès qu’il s’agit de Miss Steele rien n’est moins sûr. Je lui adresse un autre mail pour l’informer de l’heure de son rendez-vous. Je ne vais pas tarder à partir et j’ai hâte de rentrer. J’ai passé une semaine ici et j’ai envie de rentrer à Seattle pour me consacrer à certain dossier et retrouver mon chez moi. __________________________________________ De: Christian Grey Objet: Dimanche Date: 27 Mai 2011 13:40 À: Anastasia Steele Puis je te voir dimanche à 13 H? Le médecin viendra à 13H30. Maintenant je pars pour Seattle. J’espère que ton déménagement se passe bien. Je suis impatient d’être à dimanche. Christian Grey PDG Grey Enterprises Holdings Inc. __________________________________________ La circulation est fluide mais je trouve la route un peu longue. Je veux arriver en ville avant l’heure d’affluence. La musique fait passer le temps. J’écoute « kings of Leon. » J’ai mis la musique à fond, c‘est la chanson « Closer. » (Plus près) Ma respiration s’emballe quand il chante « Elle a pris mon cœur et mon âme. » Est ce qu’Anastasia m’a fait ça ? Closer - Kings of Leon Je chantonne avec lui le cœur serré : Toi tu as secoué mon être Me laissant éperdu d’amour Est-ce que tu penses à moi ? Où suis-je maintenant? Bébé où est-ce que je dors ?
  • Pense-t’elle à moi aussi souvent que je pense à elle? La peur me saisit en chantant ses paroles. Elle a ébranlé mes fondations. Je laisse échapper un soupir de soulagement à la fin de la chanson. Les paroles tournent dans ma tête comme un disque rayé, encore et encore. « Est-ce que tu penses à moi? Est-ce que tu penses à moi ? Est-ce que tu penses à moi Anastasia ? » Je secoue la tête pour éclaircir mes pensées. Quand j’arrive à l’Escala il est 17 heures passé. Je me gare et file rapidement vers les ascenseurs. Je tape le code et l’ascenseur m’emporte doucement vers mon appartement. Madame Jones vient à ma rencontre. « Bienvenu Monsieur Grey. Dois-je préparer votre diner Monsieur? » « Oui. Je dinerai dans ¼ d’heure Madame Jones. » Je vais dans ma chambre. Je pose soigneusement ma veste sur la chaise et prends une douche rapide. J’enfile mon jean noir et une chemise en lin blanc. Je reste pieds nus. Je me sers du vin qui accompagnera parfaitement le délicieux poisson que Madame Jones a cuisiné. Je compose le numéro d’Anastasia. Elle devrait avoir quitté son boulot, mais elle ne répond pas. Je fronce les sourcils. Je contrôle l’heure, il est 17h30 passé. Je décide d’appeler Taylor. « Oui Monsieur. » « Où êtes-vous ? » « Je viens de déposer la voiture de Miss Steele et j’ai récupéré le paiement Monsieur. Je suis en route pour l’hôtel afin de prendre la SUV Monsieur. » « Que faisait Miss Steele ? » « Elle et sa colocataire avaient terminé la moitié de leurs cartons. » Je soupire de soulagement. Donc elle était occupée mais chez elle. « Vous A-t-elle dit quelque chose ? »
  • « Elle m’a demandé depuis combien de temps je travaille pour vous. » « Et c’est tout ? » « Oui Monsieur. Je ne suis resté que le temps nécessaire pour qu’elle récupère toutes ses affaires qui étaient dans le véhicule. » « Quand partez vous ? » « D’ici une demi heure Monsieur. » « Je vous donnerai le planning pour demain quand vous serez rentré. » « Bien Monsieur. » Je coupe la communication. Je termine mon repas et me rends dans mon bureau. Le téléphone sonne. Je réponds avec enthousiasme en pensant que c’est Anastasia. Je susurre « Hellooo » sans vérifier le numéro qui s’affiche. « Oh c’est cro mignon ! » C’est Elliott goguenard. Merde ! Je ne veux pas lui donner matière à se foutre de ma gueule. « Quoi de neuf Elliot ? » dis-je en reprenant mon ton habituel. « Rien de particulier. Je voulais juste savoir à quelle heure Mia arrivera demain. » Je lui donne l’information. « Bien, merci de la récupérer frérot. Je te rends la pareille en aidant ta petite amie à déménager ! » dit-il en plaisantant.
  • « Quoi? Ta petite amie a changé d’avis et ne déménage plus ? » Moi aussi je peux le mettre en boite. « Bien sûr que non ! On ne peut jamais rigoler avec toi ! Bon je suis en route pour leur appartement. Tu veux que je lui dise un truc de ta part ? Il se fout encore de ma gueule ce bâtard. « Rien que je ne puisse lui dire moi-même. Merci. » Je coupe la communication. Cette conversation m’a rendu jaloux. Lui va voir Anastasia et pas moi. Bon sang, je n’arrive même pas à la joindre ! C’est la troisième fois que j’essaye et elle ne décroche pas ! Ca me gave ! Je veux pouvoir la joindre à tout moment par téléphone ou par mail. C’est trop lui demander de décrocher son téléphone ou de répondre à ses mails ? J’essaye de me raisonner en me disant qu’elle déménage demain et qu’elle a peut être empaqueté son portable. Mais elle n’a quand même pas mis son téléphone dans un carton ? Je suis censé aller à un dîner de charité. Mon esprit est focalisé sur Anastasia. Ce dîner fera diversion, ça me donnera quelque chose à faire. Je sors de mon bureau et me rends dans mon dressing. C’est une soirée « black tie. » Je prends mon smoking et en cherchant un nœud papillon ma main se pose sur la cravate en soie grise que je caresse doucement. Je ferme les yeux et tente de contrôler ma respiration. Qu’est-ce qu’elle m’a fait en si peu de temps ? Qu’est-ce qui m’arrive ? Je ne me suis jamais attaché à une femme comme cela. Même pas quand je croyais être amoureux d’Elena. J’enfile chaussettes et chaussures et avant de partir je rappelle Anastasia. Pas de réponse. Je fais les cent pas dans le living en me passant les deux mains dans les cheveux. Elle a dit qu’elle m’appellerait en rentrant du boulot et elle n’a pas tenu parole. Je rappelle. Ca sonne
  • quatre fois et son répondeur se déclenche. Cette fois je lui laisse un message de mécontentement : « Anastasia, je crois que tu n’as pas saisi ce que j’attends de toi. Je ne suis pas un homme patient. Si tu dis que tu vas me contacter en sortant du travail aie la courtoisie de le faire. Sinon je m’inquiète et l’inquiétude n’est pas une émotion familière pour moi. Je ne la supporte pas très bien. Appelle- moi. » Je raccroche. C’est vachement frustrant ! Si elle était dans les parages, je prendrais ma bagnole pour que ma main puisse s’exprimer à nouveau ! Pour le moment je dois faire une apparition à un dîner de charité. Je vais y aller, dire bonjour, faire un chèque et rentrer. Je me propulse hors de chez moi la tête préoccupée par Anastasia. ***** Il est 22H00 passé et je n’ai toujours reçu ni appel ni mail de sa part. L’inquiétude me taraude. Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi elle ne m’a ni téléphoné ni envoyé un mail ? Elle avait dit qu’elle le ferait. Quelque chose à du arriver. Je ne peux pas rester dans l’expectative et je lui envoie un mail avec mon Blackberry : __________________________________________ De: Christian Grey Objet: Où es tu ? Date: 27 Mai 2011 22:15 À: Anastasia Steele « Je suis au travail, je t’écris quand je rentre. » C’est-ce que tu as écrit tout à l’heure. Es- tu toujours au travail ou as-tu emballé ton téléphone, ton Blackberry et ton MacBook ? Appelle- moi, ou je serai obligé d’appeler Elliot. Je sais qu’il est dans le coin. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. __________________________________________ Une fois mon mail envoyé je présente mes respects et salue d’un signe de tête les bonnes femmes qui me reluquent alors que c’était bien la
  • dernière chose que j’avais envie de faire. Je quitte l‘immeuble en toute hâte. Le voiturier ramène ma bagnole et je desserre mon nœud papillon une fois à l’intérieur. Je conduis aussi vite que possible. J’attends à peine quinze secondes que la porte du garage se soulève et me propulse à l’intérieur avec impatience. Je me gare sur un de mes emplacements. Je sors et appuie sur le bouton d’appel de l’ascenseur. Je ne les verrai plus jamais de la même manière. A chaque fois que j’en prends un, je pense à elle. Je ferme les yeux pendant toute la montée vers mon appartement. En rentrant chez moi je soupire et me verse un verre de vin puis je retire ma veste et vais m’installer au piano. Suffocation - Chopin J’ai toujours cette manie de jouer une mélodie triste, répétitivement… encore et encore. La musique est mélancolique et cafardeuse et je me noie dans un chagrin inconnu. Environ une demi-heure plus tard, mon téléphone vibre dans ma poche. Cette fois, je regarde le numéro qui appelle. C’est Anastasia. Je me sens instantanément soulagé. Elle s’est enfin décidée à appeler. « Salut. » dis-je doucement. Elle reste silencieuse quelques instants puis répond: « Salut. » « J’étais inquiet. » Nocturne - The Secret Garden « Je sais. Je suis désolée de ne pas avoir répondu mais je vais bien. » Je me penche vers le piano, le soulagement fait place à l’oppression. Les yeux toujours clos, j’essaye d’atteindre la paix intérieure. « As-tu passé une bonne soirée ? » et peux tu imaginer la tempête que tu as déclenchée dans mon âme tourmentée ? Rien que le son de ta voix me libère de mon oppression et de mon désarroi. Je respire doucement.
  • « Oui, on a fini les cartons, ensuite avec Kate nous sommes allées acheter des plats chinois, José était là aussi. » En entendant son nom je sens l’angoisse m’envahir à nouveau. Je me calme en me disant que c’est elle qui m’appelle et qu’elle me parle gentiment. Elle est toujours à moi. « Et toi ? » me demande t’elle. Respire Grey, respire. Finalement je soupire, je capitule… pour le moment. « Je suis allé à un dîner de charité. C’était chiant à mourir. Je suis parti dès que j’ai pu. » Je suis incapable de cacher la tristesse et la résignation dans ma voix. Elle murmure: « J’aimerais que tu sois là. » « Vraiment ? » Je suis affreusement triste et j’ai le cœur serré. Je viens seulement de réaliser à quel point j’ai peur de la perdre. « Oui. » Je ferme les yeux, prêt à la croire. Finalement je soupire. « On se voit dimanche ? » Je redoute sa réponse. « Oui, Dimanche. » « Bonne nuit. » Je ne veux pas la lâcher. « Bonne nuit Monsieur. » Elle me prend complètement par surprise. Elle arrive à me sortir de ma prostration avec trois putains de mots ! « Bonne chance pour ton déménagement Anastasia. » dis-je doucement. Et nous restons là tous les deux plantés au téléphone comme des adolescents, aucun de nous ne voulant raccrocher. « Tu raccroches. » Murmure- t’elle. Ca me fait sourire.
  • « Non, toi tu raccroches. » « Je n’ai pas envie. » Ca me donne furieusement envie qu’elle soit là… Dans mes bras. « Moi non plus. » « Tu étais très fâché contre moi ? » « Oui. » « Tu l’es toujours ? » « Non. » « Tu ne vas pas me punir ? » « Non, je suis du genre spontané. » « J’avais remarqué. » « Vous pouvez raccrocher maintenant Mademoiselle Steele. » « Vous y tenez vraiment, Monsieur ?» Ca fait bondir mon cœur dans ma poitrine. Je suis à présent complètement soulagé, je finis par dire « Va te coucher Anastasia. » « Oui Monsieur. » Mais nous restons tous les deux suspendus au téléphone. « Tu crois que tu arriveras un jour à faire ce qu’on te dit ? » Je suis à la fois amusé parce que je la trouble autant qu’elle m’émeut, mais aussi exaspéré parce qu’elle n’a pas une once d’obéissance dans tout le corps. Je soupire.
  • « Peut être. Nous verrons cela Dimanche. » Puis elle raccroche. Que vais-je faire de toi Anastasia ? Pire encore, que ferais-je sans toi ? Lentement je me dirige vers ma chambre en pensant à elle. Cinq minutes plus tard je suis couché, je sombre dans le sommeil en songeant à son sourire timide. With or Without You - U2
  • UNE VISITE DANS LA CHAMBRE ROUGEDE LA DOULEUR Chapitre 17 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov Les rayons du soleil qui traversent la baie vitrée de ma chambre me réveillent tôt. Je suis de bonne humeur. Par automatisme ma main glisse à côté de moi pour enlacer Anastasia, mais la place est vide. En réalisant qu’elle est chez elle je gémis puis me tourne pour vérifier l’heure. Il est 6 heures 18. Rien que de penser à elle me provoque une érection. Je repose ma tête sur l’oreiller en gémissant. Un dur entraînement sera sans doute capable de canaliser mon trop plein d’énergie sexuelle refoulée et évitera que je ne devienne d’ici dimanche, une sorte de monstre dont la braguette est susceptible d’exploser à tout instant. J’enfile mon sweat et descends dans la salle de sport. Taylor tombe à pic. « Bonjour Monsieur » dit-il avec lassitude en me voyant péter la forme comme c’est le cas depuis déjà quelques semaines. Je hoche la tête.
  • « Comment s’est passé le retour ? » « Calmement, » puis réalisant que le mot est à double sens il ajoute, «c’était la nuit, il y avait peu de circulation. » Involontairement je lui souris. **** Deux heures plus tard je suis de retour dans l’appartement après avoir couru plus de 12 kilomètres, soulevé des poids et cogné dans le sac de frappe que Taylor maintenait en place. Je prends une douche et je m’habille. La journée va être longue, je dois récupérer ma sœur à l’aéroport, je suis impatient car je ne l’ai pas vue depuis longtemps. Puis nous dînerons en famille chez mes parents. Madame Jones a préparé mon petit déjeuner qui m’attend sur le bar. Puis Taylor vient prendre connaissance du programme de la journée. Je lui demande de se procurer une bouteille de Bollinger Grande Année Rosé 1999 ainsi qu’un ballon en forme d’hélicoptère qui ressemble à Charlie Tango et de faire livrer l’ensemble chez Mesdemoiselles Steele et Kavanagh. Il prend note mais marque un temps d’arrêt d’à peine deux secondes quand j’évoque le ballon en forme d’hélicoptère, il ne fait aucun commentaire. « Souhaitez-vous joindre un mot Monsieur ? » « Oui. « Mesdemoiselles, bienvenue dans votre nouvel appartement, Christian Grey. » » « Ca sera tout Monsieur ? » « Oui, jusqu’à ce que nous allions chercher Mia à l’aéroport.» Le temps passe assez vite jusqu’au moment d’aller chercher ma sœur. Je porte mon pantalon en flanelle et une chemise en lin blanc. J’enfile
  • une veste car mes parents tiennent à ce que nous soyons correctement vêtus pour dîner. Taylor me dépose au salon VIP de l’aéroport. Nous sommes pile à l’heure et j’ai à peine le temps de prendre un martini que Taylor revient accompagné de Mia qui court vers moi et saute dans mes bras. Nous somme heureux de nous revoir Ma sœur m’a manqué… enfin jusqu’à ce qu’elle se mette à jacasser non stop. Elle me fiche un coup dans le bras. « Hé ! Mais pourquoi ? » « Pourquoi est-ce maman qui m’annonce que tu as une superbe petite amie et tu ne m’en dis rien ? Tu comptais m‘en parler un jour ?» De côté, je vois Taylor devenir écarlate. « Je t’en aurais éventuellement parlé mais nous nous connaissons depuis très peu de temps. » dis-je en guise d’explication. « Mais tu ne dois pas cacher une pareille nouvelle ! Tu sais que nous pensions tous que tu étais gay ! » Ma sœur parle à tort et à travers ! Elle dit n’importe quoi, n’importe où et se fiche complètement de qui peut l’entendre. Taylor a un rictus. En temps normal il reste impassible, mais quand il s’agit de Mia on ne peut jamais prévoir ce qu’elle va bien pouvoir raconter. Je soupire exaspéré. Mia ne cesse de caqueter tout le long du trajet jusqu’à la maison de mes parents. Elle veut savoir à quoi ressemble Anastasia, ce qu’elle fait, ce qu’elle aime. « Quel âge a-t-elle ? » « 21 ans. » Elle est surexcitée comme le serait Elliot si son équipe préférée remportait la coupe du monde. Elle est ravie, exaltée, enthousiaste
  • comme si Anastasia avait le pouvoir de marcher sur l’eau, ce qui bien sûr est impossible. Elle n’est même pas obéissante ! « Elle a mon âge ! Oh Christian je pense que nous seront les meilleures amies du monde ! » Je fronce les sourcils. Mais qu’est-ce qu’elle a ? Les gens tombent amoureux d’Anastasia sans même la connaître ! Elle me fait penser à une sirène au charme fatal décrite par Homère dans l’Odyssée. Black Magic Woman - Santana Il était temps que nous arrivions chez mes parents pour me sauver des bavardages incessants de Mia. Mes parents viennent à notre rencontre et enlacent ma sœur. Nous entrons dans le salon. Mon père prépare ses fameux Martini et nous sert à chacun un verre. Alors que nous venons de nous asseoir et que nous parlons de Paris, Elliot fait son entrée. Mia se rue sur lui et il la soulève dans ses bras en criant : « Petite sœur tu m’as tellement manqué ! » Mia s’exclame « Oh Elliot tu m’as manqué aussi ! » Il serre la main de notre père et enlace maman. Il vient me serrer la pince et d’un air malicieux me dit : «Ta petite amie te salue. » Je lui fais les gros yeux mais il m’ignore complètement. Mia recommence à piailler… « Tu la connais ? » et elle me fiche encore un coup dans le bras. « Zut ! Pourquoi suis-je la seule à n’en avoir jamais entendu parler jusqu’à ce que maman la rencontre et m’en parle? » Elle m’engueule maintenant. « Pour une seule raison, tu vivais à Paris jusqu’à ce matin. Elliot l’a rencontrée parce qu’il sort avec la colocataire d’Anastasia dis-je en regardant calmement mon frère.
  • « Oh ça me fait penser que vous pourriez inviter vos petites amies demain soir, nous organisons un dîner pour fêter le retour de Mia. Ainsi tout le monde pourra faire leur connaissance. » dit ma mère tout sourire. Elle ajoute à la cantonade : « Anastasia est tellement mignonne, je suis sûre que vous allez tous l’adorer ! » « Oui elle est vraiment mignonne. » ajoute Elliot avec un peu trop d’enthousiasme à mon goût, ce qui me rend jaloux. Je fronce les sourcils. « Je suis également impatiente de rencontrer Kate. Je crois savoir qu’elle est délicieuse et ravissante. » ajoute ma mère à l’attention d’Elliot. Délicieuse ? Je ne sais pas où ma mère à été chercher ça ! Casse couilles serait plus proche de la vérité. J’ai du continuer de froncer les sourcils sans m’en rendre compte car Elliot recommence à me mettre en boîte : « Ca se voit comme le nez au milieu de la figure que tu es amoureux d’elle ! » Du coup toutes les têtes se tournent vers moi. « On sort ensemble depuis très peu de temps. Elle est captivante et adorable, je l’apprécie beaucoup mais je ne suis pas amoureux dis-je les dents serrés et sur la défensive. Ma mère réprimande Elliot : « Arrête de te moquer de ton frère. Il a bien le droit d’être amoureux d’elle, c’est une fille adorable. » Mia plisse les yeux. Elle mijote un truc pour demain. Il va falloir que je l’aie à l’œil. Après le diner nous discutons en famille de notre enfance, de l’équipe des Mariners (*) de Seattle et de boulot. Comme l’heure tourne, j’explique que demain j’ai une grosse journée qui m’attend et qu’il faut donc que j’y aille. Mia me prend dans ses bras et maman m’embrasse sur la joue. Je serre la main à mon père et à d’Elliot.
  • J’aime ma famille mais je dois avouer que je ne supporte qu’à petites doses d’être en présence de Mia et d’Elliot en même temps. Ces deux là plaisantent et sont à l’affût de la moindre chose maintenant qu’ils savent que je sors avec Anastasia. Demain ils vont se rincer l’œil en la scrutant sous toutes les coutures. Tandis que Taylor me raccompagne chez moi, je regarde mes mails. Il y en a un d’Elena qui voudrait qu’on déjeune ou qu’on dîne ensemble la semaine prochaine. Je pense que c’est une bonne idée. Ca me permettra de lui parler d’Anastasia. Je me demande ce qu’elle en pensera. Rien que cette idée me fait sourire. Elle a détesté toutes mes soumises. Je lui réponds que je serai en mesure de lui donner une date quand j’aurai vu avec Andréa qui tient mon agenda. Je promets de lui envoyer un mail. Quand nous arrivons à l’Escala il est déjà très tard. Je lis quelques rapports puis je vais me coucher, anxieux pour dimanche prochain. **** Je me réveille tôt, comme toujours, pour aller faire du sport. Aussitôt l’entraînement terminé je prends une douche et m’habille. Pendant que Madame Jones termine la préparation du petit déjeuner, j’écris un message à Anastasia. __________________________________________ De: Christian Grey Objet: Ma vie en numéros Date: 29 Mai 2011 08:04 À: Anastasia Steele Si tu viens en voiture il te faudra le code d’accès au parking souterrain de l’Escala : 146963. Gares toi sur l’emplacement n°5, il est à moi. Le code de l’ascenseur est : 1880. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. __________________________________________
  • J’appuie sur « envoyer » et m’installe au bar de la cuisine pour prendre mon petit déjeuner. Mon Blackberry vibre au moment où j’attaque mon omelette. C’est un message d’Anastasia. __________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Une excellente cuvée Date: 29 Mai 2011 08:07 À: Christian Grey Oui Monsieur. Compris. Merci pour le champagne et le ballon Charlie Tango qui est maintenant accroché au pied de mon lit. Ana _________________________________________ Comment fait-elle ça? Elle arrive à me charmer avec des banalités. Maintenant je suis jaloux d’un pauvre ballon ! Dieu tout puissant ! Qu’est-ce qui m’arrive ? __________________________________________ De: Christian Grey Objet: Jalousie Date: 29 Mai 2011 08:10 À: Anastasia Steele Je t’en prie. Sois ponctuelle. Charlie Tango a bien de la chance. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. __________________________________________ Je suis dans mon bureau en train d’étudier les contrats préparés par Andréa, mais je suis incapable de me concentrer. Anastasia vient aujourd’hui et je réalise que je l’aime énormément. Je songe qu’elle est toute nouvelle dans mon monde ténébreux. Est-elle faite pour ça ? Ne suis-je pas incorrect en l’initiant à quelque chose d’aussi sombre ? Ca me tourmente. Je sais qu’elle est facilement blessée, comme le jour où je suis parti de chez elle. Je ne cesse de contrevenir à mes propres règles. Ai-je envie de briser mes règles ? J’aime mes règles ! Elles mettent de l’ordre dans mon chaos. Mais, mais… quand il s’agit d’Anastasia… Elle ne connait pas de règles. Elle détruit tous les murs que j’ai soigneusement construits au cours des années. Pourtant j’ai envie de saisir ma chance… avec elle. Dust in the Wind - Kansas
  • Elle compte beaucoup pour moi. Je ne veux pas lui faire de mal. Vendredi soir, de la voir comme ça, effondrée et en larmes, putain je n’aurais jamais pu l’imaginer. Elle est trop fragile et je suis trop barge ! Je fais les cent pas dans mon bureau en me passant nerveusement les deux mains dans les cheveux. Je tiens à la laisser décider, et … et peut être qu’elle dira « non » à notre arrangement. Elle est trop vulnérable et je suis trop focalisé sur mes règles. Ceci dit, le temps des hésitations est passé et je suis son petit ami … aux yeux de tous. Quand je pense à ce titre, mon cœur se serre et tout mon être est envahit d’émotions inconnues. Je suis tiraillé entre ce que je connais et qui m’est coutumier et l’inconnu que j’ai envie de découvrir. C’est elle que je veux : c’est clair et net. Mais j’ai aussi besoin de la protéger, de prendre soin d’elle… et bizarrement de l’aimer dans tous les sens du terme. Pourrais-je trouver un terrain d’entente ? Acceptera-t-elle ? Ma décision est prise: Peu importe que ce soit dur, je lui laisserai le libre choix de décider. Maintenant elle sait de quel bois je suis fait. Je vais la laisser décider… Je ne suis pas sûr de pouvoir supporter qu’elle refuse mais je dois lui laisser sa chance. Elle est aussi innocente qu’une enfant. Sweet Child 'O Mine by Guns N Roses Je suis en train de me torturer. Que vais-je faire si elle dit qu’elle ne veut pas de mon style de vie ? Vais-je pouvoir l’endurer ? Et si elle part avec le photographe vais-je pouvoir l’accepter ? Déjà que je suis incapable de supporter qu’on prononce son prénom : José… Non je ne crois pas que je puisse le laisser l’embrasser, l’enlacer, la baiser ! Putain ! J’ai envie de cogner sur quelque chose ! Je regarde l’heure. Il est 11 heures 00 passé. J’appelle le bureau de Taylor. « Taylor ! » « Oui Monsieur. »
  • « J’ai besoin d’exercice. On y va ! » Il marque un temps d’arrêt, encore un signe d’étonnement de la part de Taylor, et il dit « Je serai là dans cinq minutes Monsieur. » Ca me laissera le temps de renfiler mon sweat. Il faut que je mette mes idées au clair. Moins de six minutes plus tard, Taylor et moi somme de retour dans la salle de gym. Je m’échauffe et me dirige droit vers le punching-ball. Taylor écarquille les yeux et secoue légèrement la tête, suffisamment pour que je le remarque. Il sait pourquoi je suis énervé. Il a envie de me dire quelque chose, mais il y a un je ne sais quoi dans mon attitude qui le retient de le faire. « Je vais le tenir et vous, vous cognez Monsieur. » J’acquiesce. Claude Bastille n’étant pas là, j’ai besoin de botter le cul de quelqu’un. Taylor est l’homme de la situation. Taylor sait ce qui arrive et c’est quelque chose qu’il attend impatiemment. Il a été entrainé aux arts martiaux et aux combats à mains nues donc c’est une chose qu’il connait bien, il sait faire. « D’accord Monsieur, on y va ! » dit-il en souriant. Nous nous saisissons l’un de l’autre. Il fait la première attaque, elle est mortelle mais j’ai appris quelques trucs avec Bastille. Je contre attaque. D’autres personnes qui s’entraînent cessent et regardent notre démonstration. Durant l’heure qui suit il me botte les fesses deux fois sur le tatami et je lui rends la pareille une fois. A la fin, je me sens nettement mieux, ce n’est pas aussi bon que de casser la gueule du photographe mais ça fera l’affaire… pour le moment. Je suis toujours inquiet à l’idée qu’Anastasia refuse notre arrangement.
  • Néanmoins, aujourd’hui je vais lui laisser la liberté de me dire non. Putain je l’aime trop et le sentiment de vouloir la protéger prend le pas sur mon désir de me l’approprier et ce désir est pourtant immense… C’est plus intense que tout ce que j’ai pu convoiter dans ma vie. Je veux qu’elle m’appartienne corps et âme comme je lui appartiens. Je suis un jouet entre ses mains ! Lorsque Taylor et moi nous saluons une dernière fois sur le tatami, nous réalisons que la foule nous applaudit, c’est un bonus inattendu mais il est vrai que nous nous sommes donnés à fond, d’ailleurs nous sommes essoufflés mais souriants. Je me sens détendu. Nous nous serrons la main. Taylor me dit « Excellent combat Monsieur. Vous m’en avez donné pour mon argent. » « Je vous retourne le compliment Taylor. » En remontant chez moi, je prends encore une douche et enfile ma chemise en lin blanc que je laisse pendre sur mon jean. Maintenant je peux attendre Mademoiselle Steele un peu plus calme et détendu. Je lis les éditions dominicales des Wall Street Journal, New York Times, Los Angeles Times et Seattle Times. Alors que je suis plongé dans ma lecture, je remarque un encart dans la page 8 du Seattle Times qui fait bondir mon cœur. C’est encore une première pour moi. Il y a une photo d’Anastasia et moi lors de la cérémonie de remise des diplômes. Je garde la page pour la lui montrer. J’entends l’ascenseur sonner à mon étage. Moins d’une minute plus tard Taylor entre accompagné d’Anastasia, je lève les yeux de la page Finances du Wall Street Journal et je la vois dans cette robe violette que j’avais envie de lui arracher l’autre jour. Ma respiration part en vrille en là voyant dans cette tenue. Elle est fascinante. Je me lève et marche vers elle comme un automate.
  • Je sens une lueur d’excitation dans mes yeux, je m’avance vers elle sans la quitter du regard. Je suis trop heureux pour cesser de sourire. Nous nous regardons les yeux dans les yeux et tout le reste disparaît. Elle reste immobile à l’entrée de la pièce. La tension entre nous est palpable et augmente au fur et à mesure que je me rapproche. Je me sens entraîné vers elle, vers le soleil, je suis une planète perdue qui tourne autour d’elle. Je me plante devant elle. Je murmure : «Hmmm... Cette robe … tout en la regardant avec admiration. Je suis incroyablement heureux de sa présence. « Bienvenue Mademoiselle Steele. » j’attrape son menton, me penche et dépose un baiser léger sur ses lèvres. Au moment ou nos lèvres se touchent, l’attraction devient plus forte entre nous et un courant électrique me parcourt le corps. Elle ressent la même chose car sa respiration s’accélère. « Bonjour. » dit-elle en rougissant. C’est bien simple j’adore la voir rougir. Si innocente, incroyablement séduisante et par-dessus tout diablement sexy. Ca me transporte. « Tu es à l’heure. J’aime la ponctualité. Viens. » Je prends sa main et la conduit vers le canapé. « Je voudrais te montrer quelque chose. » dis-je alors que nous nous asseyons. Je lui tends le Seattle Times. J’ai laissé le journal ouvert à la page 8 sur laquelle se trouve la photo de nous deux. J’ai l’impression d’être redevenu un gamin, excité comme une puce à propos de quelque chose qui nous présente quasiment comme un couple officiel. Elle regarde et écarquille les yeux, surprise. Elle lit la légende sous la photo. Il est écrit : Christian Grey et son amie à la cérémonie de remise des diplômes de l’Université de l’Etat de Washington à Vancouver. Ca la fait rire.
  • « Alors je suis ton amie maintenant ? » You're in My Heart - Rod Stewart « Il semblerait que ça soit le cas. Et comme c’est dans le journal ça doit être vrai. » Je souris en coin. Je suis assis à côté d‘elle, je me tourne dans sa direction et replie une jambe sous l’autre. Puis je me penche et je cale ses cheveux derrière son oreille avec mon index. Elle ferme les yeux, comme si mon geste la réveillait d’un long sommeil, qu’elle se retrouvait vivante, les sens en éveil dans l’attente et le besoin. Je ressens la même chose. Je la désire. « Bon Anastasia, depuis la dernière fois que tu es venue ici, tu as une idée plus précise de ce que je suis. » « Oui » murmure t’elle avec de la curiosité plein les yeux. « Et pourtant tu es revenue. » dis-je étonné. Je m’attendais à ce qu’elle ne vienne pas. Elle acquiesce timidement. Mon regard exprime le désir le plus ardent sachant qu’elle aussi me veut. Il n’y à rien de plus excitant qu’une femme qui vous désire autant que vous la désirez. Je hoche la tête, luttant pour faire sortir les mots que j’ai répété toute la matinée. Je dois lui laisser le choix de dire « non » et de partir… L’angoisse m’étreint à nouveau alors que je tente de contrôler mes émotions. Je verrai ça plus tard, ça peut attendre encore un peu. « As-tu mangé ? » « Non. » « Tu as faim ? » « Pas de nourriture murmure t’elle en me prenant complètement de court. Mon Dieu ! Elle éprouve les mêmes sentiments que moi. Il va être beaucoup plus dur de lui dire tout ce que j’avais prévu ce matin. Je me penche et chuchote à son oreille : « Vous êtes impatiente comme
  • toujours Miss Steele, et je vais vous dire un petit secret : moi aussi. Mais le Dr Greene ne va pas tarder à arriver. » Je la gronde en lui rappelant qu’elle doit se nourrir. Elle semble avoir complètement oublié le rendez vous avec le médecin. « Que peux-tu me dire au sujet du Dr Greene? » « C ‘est la meilleure gynéco de Seattle. Que puis-je dire de plus? » « Je pensais que j’allais voir ton médecin et ne me dis pas qu’en réalité tu es une femme parce que je ne te croirais pas. » Je sais qu’elle plaisante mais je lui lance un regard qui dit « arrête tes conneries. » « Je pense qu’il est préférable que tu vois un spécialiste. Tu ne crois pas ? dis-je avec la plus parfaite mauvaise foi. Je ne veux pas qu’un autre type regarde son intimité alors que je serai obligé de rester en bas pendant que lui, à l’étage, tripotera un endroit que je ne veux pas qu’un autre homme touche. Elle acquiesce. Je fronce les sourcils car cette pensée me perturbe. En fait, je n’aime pas qu’un type la regarde alors il est hors de question de la laisser seule avec un bonhomme ! Je suis extrêmement possessif envers elle. Je veux qu’elle ne soit qu’à moi. Il n’y a que moi, mes mains, mes lèvres, mon sexe qui peuvent la toucher. Personne d’autre ! Je viens de me souvenir que je dois lui proposer de venir à la fête organisée par ma mère pour le retour de Mia. Voilà encore une situation délicate à gérer parce que je n’ai jamais emmené une fille chez mes parents. Je me sens balourd. Est ce normal de me sentir comme ça ? « Anastasia, ma mère aimerait que tu viennes dîner avec nous ce soir. Je crois qu’Elliot va inviter Kate. Je ne sais pas ce que tu en penses. Ca va être un peu bizarre pour moi de te présenter à ma famille. » Son visage se décompose. Non elle m’a mal compris.
  • « Tu as honte de moi ? » demande t’elle la voix brisée. « Bien sûr que non ! » « Alors pourquoi est-ce bizarre ? » « Parce que je ne l’ai jamais fait. » « Pourquoi as-tu le droit de lever les yeux au ciel et pas moi ? » Je suis étonné. « Je l’ai fait sans m’en rendre compte. » ce qui est vrai. « Comme moi en général. » Pan dans ma gueule. Elle vient de me clouer le bec. Je la regarde complètement ahuri. Je tente de reprendre mes esprits au moment où Taylor entre pour annoncer l’arrivée du Dr Greene. « Faite la monter dans la chambre de Mademoiselle Steele. » « Prête ? » dis-je en lui tendant la main. « Tu ne vas pas assister à la consultation n’est-ce pas ? Dit-elle en bégayant, complètement paniquée. J’éclate de rire. « J’aurais payé cher pour voir ça, crois moi Anastasia. Mais je doute que le médecin soit d’accord. » Elle soupire de soulagement en saisissant ma main. Je l’attire dans mes bras et l’embrasse passionnément. Son attitude me coupe le souffle. Je passe ma main dans ses cheveux et je tiens sa tête pour appuyer mon front contre le sien. Je murmure: « Je suis tellement heureux que tu sois là. » et c’est vrai- je suis heureux. « J’ai hâte de te mettre nue. »
  • Le Dr Greene ente dans la pièce précédée par Taylor. C’est une grande blonde impeccable, vêtue d’un tailleur bleu roi. Anastasia semble un peu intimidée. Pfff ce médecin n’a rien de plus qu’elle. D’abord je n’aime pas les blondes et ensuite je ne m’intéresse qu’à Anastasia et à personne d’autre. Les cheveux du Dr Greene sont coiffés en chignon. Elle semble avoir une petite quarantaine. Elle me serre la main : « Monsieur Grey. » « Merci d’être passée malgré un délai aussi court. » « Merci de m’avoir rémunérée en conséquence, Monsieur Grey. Mademoiselle Steele. » Elle sourit, son regard est calme et scrutateur. Elle serre la main d’Anastasia en l’observant elle à l’air d’approuver ce qu’elle voit. Il semble qu’elle fasse également bonne impression à Anastasia. Je sens que le courant passe entre elles. Le bon Docteur me jette un regard appuyé. Bon, elle veut se mettre au travail. J’espérais qu’elle oublierait ma présence et commencerait son examen. Bon sang ! Ca m’emmerde mais je m’évacue. « Je serai en bas. » dis-je en quittant la chambre d’Anastasia. Je descends dans le salon, installe mon ipod sur sa station d’accueil, choisis de la musique classique et retourne à la lecture de mes journaux assis dans le canapé. Je lis un moment, mais mon esprit est préoccupé par Anastasia. L’idée de prendre soin d’elle me détend. Je suis serein sachant qu’elle est ici sous ma protection. Alors que je songe à cela, le Dr Greene et Anastasia redescendent. Je les regarde toutes les deux et adresse un chaleureux sourire à Anastasia.
  • « Avez-vous terminé ? ». Je m’empare de la télécommande pour baisser le son puis me lève et me dirige vers elles. « Oui Monsieur Grey. Prenez bien soin d’elle. C’est une jeune femme belle et brillante.” Ce propos me surprend. Je suis rarement pris au dépourvu. Anastasia a également réussit à charmer le docteur qui m’adresse un avertissement sous entendu. « J’en ai bien l’intention. » dis-je perplexe. Anastasia me regarde en haussant les épaules, elle semble embarrassée. « Je vous enverrai ma note d’honoraires. » me dit sèchement le Dr Greene en me serrant la main. « Bonne journée et bonne chance Ana » elle sourit en plissant les yeux. Ma femme est envoûtante, je suis fier d’elle. Taylor arrive, il a vu sur l’écran de surveillance que le Dr Greene s’apprête à partir et il la raccompagne jusqu’à l’ascenseur. « Alors, ça a été ? » « Nickel merci. Elle a juste dit que je dois m’abstenir de toute activité sexuelle durant les quatre prochaines semaines. » Mon cœur bondit dans ma poitrine. Hein ? De Quoi ? Comment vais-je pouvoir me passer de toute activité sexuelle durant quatre semaines quand elle est près de moi ? Puis son visage change d’expression et elle éclate de rire. « Je t’ai eu ! » dit-elle. Oh bébé je peux te rendre la monnaie de ta pièce et tu le sais. Je plisse les yeux et elle cesse immédiatement de rire. En fait je lui balance mon regard le plus mécontent. Elle semble désolée et effrayée. Mais je ne veux pas qu’elle ait peur et j’éclate de rire.
  • « Moi aussi je t’ai eue ! » dis-je en riant. Je l’enlace et l’attire contre moi. « Tu es incorrigible Miss Steele. » Je plonge mes yeux dans son regard azur en caressant d’une main ses cheveux. De l’autre je la maintiens fermement contre moi. Je l’embrasse, ardemment. Elle prend appui sur mes bras pour se soutenir. Mon désir grandit à l’instar de mon sexe et je suis prêt à la prendre à l’instant car j’en ai envie depuis longtemps. Mais il faut qu’elle mange avant de commencer à faire quoi que ce soit d’autre. Je chuchote contre ses lèvres : « J’ai envie de te prendre là, tout de suite, mais il faut que tu manges et moi aussi. Je ne veux pas que tu tombes dans les pommes. » « C’est tout ce qui t’intéresses chez moi – mon corps ? » Oh non bébé c’est bien plus que cela ! Sans doute au début c’était son corps, mais depuis les dernières semaines tout a changé. Je réponds : « Oui, ton corps et ta grande gueule. » Je l’embrasse à nouveau passionnément puis brusquement je la lâche et prends sa main pour la conduire dans la cuisine. Elle titube derrière moi. « C’est quoi cette musique ? » demande t’elle à propos de l’aria qu’on entend en fond sonore. « Une aria des Bachianas brasileiras de Heitor Villa Lobos. C'est beau, non ? » Villa Lobos: Bachianas Brasileira n.5 - Anna Moffo « C’est magnifique. » La table a été dressée pour deux. J’ouvre le réfrigérateur pour prendre la salade de poulet que Madame Jones a préparé ce matin.
  • « Salade Cesar au poulet ça te va ? » Elle semble soulagée. « Oui, c’est très bien merci. » Elle m’observe tandis que je m’active dans la cuisine. Je remarque son air contemplatif. Est-elle encore en train de cogiter ? Toutefois elle ne semble pas angoissée. On dirait qu’elle a des pensées agréables et j’aimerais bien savoir ce qu’elle a dans la tête. « A quoi penses-tu ? » dis-je en la sortant de sa rêverie. Elle rougit ce qui est bon signe. J’ai découvert que lorsqu’elle pense au sexe elle pique un fard de façon systématique. « J’observais ta façon de bouger. » Je hausse un sourcil, amusé. « Et ? » mon ton est volontairement sec afin qu’elle en dise d’avantage. En moi-même je pense : « C’est bon hein ! » « Tu es très gracieux. » elle est toute gênée. « Merci Mademoiselle Steele. » Je m’assieds à côté d’elle. Je prends une bouteille de Chablis et lui en propose un verre. « S’il te plaît. » Doucement je lui propose de se servir de la salade. Je pense à la consultation du médecin. Je suis curieux de savoir pour quelle méthode contraceptive elle a opté. « Dis-moi, pour quelle méthode as-tu opté ? » Elle semble un peu déroutée par ma question puis réalise de quoi je parle. « La pilule mini dosée. » Je fronce les sourcils. Il faudra qu’elle se souvienne de la prendre chaque jour à la même heure ce qui peut être fastidieux. « Tu te souviendras de la prendre tous les jours à la même heure ? » Comme toujours elle ouvre sa grande gueule.
  • « Je suis sûre que tu sauras me le rappeler. » Sa remarque m’amuse, en ricanant je rétorque : « Je programmerai une alarme sur mon agenda électronique. » et gentiment j’ajoute : « Mange. » A ma grande surprise non seulement elle avale toute son assiette, mais elle termine avant moi. De deux choses l’une soit elle était affamée, soit elle est impatiente. « Toujours aussi impatiente Mademoiselle Steele ? » Je souris en contemplant son assiette vide. Elle me regarde en coin et répond un « Oui » qui me prend de court, mon cœur s’emballe. Jamais un seul mot prononcé par quelqu’un d’autre ne m’a autant touché que son « oui. » Voilà c’est maintenant que je dois lui demander. Je dois lui laisser la possibilité de dire « non » même si ce n’est pas ce que je souhaite entendre. Si je ne lui demande pas maintenant je ne serai jamais capable de le faire. Je dois rassembler toute ma volonté pour lui donner cette chance parce qu’elle la mérite. Je la regarde fixement. Imperceptiblement, l’ambiance change, elle se charge d’électricité. Mes yeux de braise s’assombrissent, je le sais, et elle est perdue, prisonnière de mon regard. Je me lève, me rapproche d’elle et je l’arrache de son tabouret pour la prendre dans mes bras, là où est sa place. « Tu acceptes ? » « Je n’ai encore rien signé. » Une nouvelle fois je me dis ‘Merde pour la paperasse ! ‘ « Je sais, mais je transgresse toutes mes règles ces temps ci. « Tu vas me frapper ? » demande t’elle effrayée.
  • « Oui, mais ça ne te fera pas mal. Je n’ai pas envie de te punir pour le moment. Si tu m’avais vu hier soir, ça aurait été une autre histoire. » dis-je honnêtement. Elle est prise au dépourvu et devient livide. « C’est très simple. Les gens comme moi aiment infliger ou recevoir de la douleur. Ce n‘est pas ton cas, j’ai longuement réfléchi à la question hier. » Je la serre contre moi appuyant mon érection contre son ventre. Je la veux. Je la désire intensément, c’est un besoin primitif et je sais qu’elle ressent la même chose. Ni l’un ni l’autre ne sommes en mesure de trouver un début d’explication à cela. « Es-tu parvenu à une conclusion ? » « Non, et pour le moment j’ai seulement envie de t’attacher et de te baiser de façon insensée. Tu es prête? » Je suis fébrile. « Oui. » murmure t’elle. A cet instant je suis convaincu que rien ni personne ne pourra m’empêcher de fusionner avec cette femme. « Bien, viens. » dis-je en prenant sa main. Nous laissons la vaisselle salle sur le bar de la cuisine et nous montons. Ma tête tourne, le désir me dévore de l’intérieur. J’ouvre la porte de la salle de jeux, je la laisse entrer la première, voilà elle est à nouveau dans ma chambre rouge. Elle sent l’odeur du cuir, de la cire citronnée, et du bois et murmure : « C’est très sensuel. » Mon attitude change immédiatement dès que je suis dans ma salle de jeux. C’est l’attitude d’un dominant, plus dure, plus cruelle. Je la regarde et mes yeux sont brûlants, lubriques … hypnotiques « Quand tu es ici tu es complètement à moi. » Je prononce chaque mot lentement. Je veux qu’elle sache que dans cette pièce j’exerce un contrôle total bien plus encore que dans n’importe quel autre endroit.
  • C’est ici que j’exerce ma dominance. Je veux qu’elle le comprenne bien. Ici, il n’y à pas de place pour sa grande gueule. Ici c’est moi qui décide, moi et moi seul. « Tu dois faire ce que bon me semble. Tu comprends ? » Elle hoche la tête, les yeux écarquillés, son visage s’empourpre alors que son cœur s’emballe. « Retire tes chaussures. » Elle déglutit elle titube en ôtant ses chaussure avec maladresse. Je me penche, les ramasse et vais les ranger près de la porte. « Bien. Tu ne dois pas hésiter quand je te donne un ordre. Maintenant je vais te retirer cette robe, j‘en ai envie depuis plusieurs jours. Je veux que tu sois à l’aise dans ton corps Anastasia. Tu as un corps splendide et j’aime le regarder. C’est un trésor. Je pourrais le contempler des journées entières. Je veux que tu ne sois ni gênée ni honteuse de ta nudité. Tu comprends? « Oui. » « Oui qui ? » je me penche le regard sombre. « Oui Monsieur. » elle est hésitante « Tu le penses ? » « Oui Monsieur. » son ton est plus résolu. « Bien. Lève les bras au dessus de la tête. » Je me penche pour attraper l’ourlet de sa robe que je remonte le long de ses cuisses, ses hanches, son ventre, ses seins, ses épaules et enfin par-dessus sa tête. Je me recule pour l’admirer, distraitement je plie sa robe sans détacher mes yeux de son corps comme un prédateur scrutant sa proie. Je pose la robe sur le grand coffre qui est à côté de la porte. Comme
  • elle est excitée elle entreprend de mordiller sa lèvre. Je me penche, attrape son menton et le regard noir je lui dis : «Tu te mordilles la lèvre. Tu sais quel effet ça me fait. » Je lui ordonne de se tourner et elle obtempère sans hésitation. Je dégrafe son soutien gorge puis lentement je fais glisser les bretelles le long de ses bras en effleurant sa peau avec le bout de mes doigts. Effleurer est bien plus sensuel que caresser car le corps est dans l’expectative, il est donc totalement réceptif. Je sais que ce contact lui donne des frissons, qu’il excite chaque terminaison nerveuse de son corps. La chaleur entre nous est tangible. Je me tiens derrière elle, si proche que nous pouvons sentir la chaleur de l’autre. Je tire sur ses cheveux pour que sa tête bascule de côté. Je promène mon nez le long de son cou désormais exposé, puis je remonte jusqu’à son oreille. J’aime son odeur. La vanille, l’air frais, le savon, ma femme. Son excitation est évidente, elle apporte une touche enivrante de musc à son parfum naturel. Son corps répond au mien même sans le toucher. Mon désir n’est pas que charnel, il va bien au-delà de cela. Une partie de moi voudrait la consumer, l’aimer comme personne ne l’a jamais fait et ne le fera jamais. L’autre partie, profondément sombre, veut la marquer dans sa chair pour que chacun sache qu’elle est à moi. Voilà quel est l’intensité de mon désir pour elle. « Tu sens toujours divinement bon Anastasia. » dis-je en déposant un baiser léger sous son oreille. Elle gémit. « Silence! Pas un son. » Je veux que dans cette pièce elle soit silencieuse, obéissante, totalement soumise. Je place ses cheveux derrière sa tête et je les tresse, je vois qu’elle est surprise. J’attache le bout avec un élastique puis je tire sur la natte pour la forcer à se rapprocher de moi.
  • « J’aime que tu portes une tresse ici. » C’est pratique car les cheveux ne peuvent pas s’emmêler dans les différents jouets que je possède et bien sûr cela me donne un moyen de la maintenir et j’aime ça. « Tournes toi. » Elle obéit immédiatement sans savoir ce qui va se passer, le souffle court. En la regardant, je distingue autant du désir que de la peur sur son visage. Elle semble hébétée, transie, impatiente. « Quand tu viendras ici, ça sera dans cette tenue. En petite culotte. C’est compris? » « Oui. » répond-elle, oubliant qui commande. « Oui qui? » « Oui Monsieur. » Elle est toujours prompte à apprendre, je réprime un sourire. « Gentille fille. Quand tu viendras ici, tu m‘attendras ici, à genoux. » Je désigne un endroit près de la porte. Je veux qu’elle commence tout de suite. « Vas y. » Elle cligne des yeux en tentant d’assimiler ce que je viens de dire puis elle se tourne et maladroitement s’agenouille. A nouveau je réprime un sourire devant sa bonne volonté et sa maladresse. Encore une preuve qu’elle est à moi à plus d’un titre car elle n’a jamais fait ça pour un autre homme. « Tu peux t’asseoir sur les talons. » elle s’exécute. « Pose tes mains et tes avant-bras à plat sur tes cuisses. Bien. Maintenant écarte les genoux. Encore. Encore. Parfait. Baisse les yeux. » Voilà elle est dans la position de soumission. Je me rapproche, ses yeux baissés ne lui permettent de voir que mes pieds nus. Bien. Je suis satisfait du résultat. Je me penche et saisis sa tresse. Je tire dessus pour qu’elle lève les yeux vers moi.
  • « Tu te souviendras de cette position? » « Oui Monsieur. » « Bien. Reste là, ne bouge pas. » Je quitte la pièce tandis qu’Anastasia attend assise sur les talons. Cette pensée m’excite. Je vais dans mon dressing et ouvre un des placards. Je retire mes vêtements. J’enfile à même la peau mon vieux jean délavé, qui est souple et complètement élimé. Je ne ferme pas le bouton du haut. Je prends le nouveau jouet que j’ai acheté pour le plaisir exclusif de Mademoiselle Steele. Je retourne dans ma salle de jeux, sachant qu’elle m’attend derrière la porte, à genoux. Mon excitation grandit. Je prends une grande inspiration et rentre dans la pièce, puis referme la porte derrière moi. J’ai apporté un peignoir qu’elle utilisera plus tard. La trouver ainsi dans la position où je l’ai laissée me remplit de joie. « C’est bien Anastasia. Tu es ravissante comme ça. Lèves toi. » Elle se redresse sans lever la tête comme je le lui ai enseigné. « Tu peux me regarder. » dis-je d’une voix douce. Elle lève les yeux alors que je la regarde fixement. Mon regard s’est adoucit en voyant l’expression de son visage mi peur, mi désir. Elle remarque que je ne porte pas de chemise. Je vois qu’elle a envie de me toucher. Ses yeux descendent le long de ma poitrine, elle remarque que le bouton de mon jean est ouvert. Elle inspire bruyamment ce qui augmente mon désir. « Maintenant je vais t’attacher, Anastasia. Donne-moi ta main droite. » Obéissante elle tend sa main. Je la retourne, paume vers le haut et avant même qu’elle ait eue le temps de cligner des yeux je frappe sa paume avec la cravache. Je sais que ça ne fait pas mal mais c’est suffisant pour éveiller tous les sens.
  • « Quel effet ça te fait? » Elle cligne des yeux, gênée, comme si elle ne comprenait pas ma question. « Réponds-moi. » « Ca va. » dit-elle en fronçant les sourcils. « Ne fronce pas les sourcils. » Elle cligne des yeux, l’air perplexe, mais s’exécute. « Ca t’a fait mal ? » « Non… » Répond-elle étonnée « en fait ça ne m’a pas fait mal du tout, juste comme une piqure, c’est tout. » « Ca ne te fera pas mal. Tu comprends? » « Oui. » répond-elle hésitante. « Je te l‘assure. » dis-je, tentant de la rassurer. Sa respiration s’accélère. Je lui montre la cravache. Elle est en cuir tressé marron. Elle lève les yeux vers moi, je distingue une lueur d’excitation et une étincelle d’humour. « Vous satisfaire est notre priorité Miss Steele. » « Viens. » Je la saisis par le coude et la conduis sous la grille. J’attrape la chaine munie de menottes avec des bracelets en cuir noir. « Cette grille est conçue pour que les chaines coulissent sur toute la longueur. » Je la lui montre du doigt. Son regard suit ma main et elle écarquille les yeux.
  • « On va partir d’ici, mais je veux te baiser debout contre le mur là bas. » dis-je en pointant la cravache vers la croix en forme de « X » qui est adossée au mur. « Lève les bras au dessus de la tête. » elle obéit immédiatement, sans réfléchir. Elle est fascinée. Elle me regarde, dans ses yeux je distingue de la crainte, de l’excitation mais aussi de la confiance. Je ne la décevrai pas. Je me rapproche pour la menotter. Ses yeux sont au niveau de ma poitrine, elle me regarde. Je l’entends inhaler mon odeur. Je me recule pour la regarder. Depuis que je l’ai rencontrée je la voulais ici, dans cette posture. Elle est incroyablement désirable, j’ai du mal à contenir ma lubricité devant elle qui est sans défense… entièrement à ma merci. Je veux qu’elle m’obéisse au doigt et à l’œil et je veux la baiser mais pas seulement, mon besoin va au-delà de ça même si Dieu sait combien ça m’importe. J’ai envie d’elle comme si rien de ce que nous faisons n’est suffisant pour assouvir mon désir ! Mon regard irradie de ce désir quand je contemple son beau visage. Lentement je tourne autour d’elle, admiratif. « Vous êtes ravissante ligotée comme ça Mademoiselle Steele. Et pour une fois vous n’ouvrez pas votre grande gueule. J’aime ça. » Debout devant elle je glisse mes doigts dans sa culotte et j’entreprends de la faire glisser très très lentement et lascivement le long de ses jambes. Le but du jeu est de finir en m’agenouillant devant elle. Sans la quitter des yeux je froisse sa culotte et la porte à mon nez et j’inspire profondément. Elle écarquille les yeux, stupéfaite. Je souris en voyant sa réaction et je fourre sa culotte dans ma poche. Je me redresse lentement, souple comme un fauve et pointe le bout de la cravache vers son nombril, en traçant des cercles nonchalants pour le plaisir de la tourmenter. Dès que le cuir de la cravache la touche elle frissonne et halète. Je tourne à nouveau autour d’elle en laissant la cravache effleurer sa taille. Après avoir terminé ce second tour, j’élève la cravache avec la rapidité d’un serpent et je lui en donne un coup qui
  • s’abat sous son cul… Contre son sexe. Elle crie, stupéfiée par cette attaque surprise, tous ses nerfs se mettent au garde à vous. Elle tire sur les menottes. C’est une douleur étrange et agréable, un sentiment indescriptible. A son oreille je murmure : « Silence » puis je marche à nouveau autour d’elle en laissant traîner la cravache un peu plus haut sur son corps. Quand le coup tombe, encore une fois sur son sexe, elle s’y attend. Son corps convulse sous la douce morsure. Je tourne à nouveau, mais cette fois je donne un petit coup de cravache sur un mamelon. Elle renverse la tête en arrière et sa bouche dessine un O comme si un instant elle sortait de son corps. Je frappe l’autre sein. Ses deux mamelons s’allongent et durcissent sous cet assaut. Elle gémit bruyamment en tirant sur ses menottes. « C’est bon ? » « Oui. » répond-elle. Ca m’excite. Je la punie en lui donnant un coup sur les fesses. « Oui qui? » « Oui Monsieur. » Je m’arrête, ses yeux sont clos, elle tente d’absorber les myriades de sensations qui parcourent son corps. Très lentement je fais pleuvoir une série de petits coups de cravache le long de son ventre pour finalement frapper son clitoris. Elle crie. Elle gémit « Oh…S’il te plaît ! » « Silence. » je frappe son cul en guise de punition. Et soudain du bout de la cravache j’effleure son pubis jusqu’à l’entrée de son vagin.
  • « Regarde comme tu mouilles Anastasia. Ouvre les yeux et la bouche. » Elle obéit, complètement fascinée. J’introduis le bout de la cravache dans sa bouche. « Goûtes toi. Suce. Suce fort bébé. » Elle referme sa bouche sur le bout de la cravache. Nous sommes les yeux dans les yeux. Mes yeux brillent, je suis dans mon élément. J’extrais le bout de la cravache de sa bouche, je m’approche d’elle et l’embrasse durement, ma langue l’envahit. Je l‘enlace, l’attire contre moi, ma poitrine écrasant la sienne. Elle est impuissante, les bras prisonniers au dessus de sa tête. « Oh Anastasia, tu as un goût délicieux, tu veux que je te fasse jouir ? » « S’il vous plaît. » Elle supplie. La cravache s’abat sur son cul. Elle crie. « S’il vous plait qui ? » Elle gémit: « S’il vous plait Monsieur. » Je lui souris triomphant. Je brandis la cravache sous ses yeux et lui demande : « Avec ça ? » « Oui Monsieur. » « Tu es sûre? » Je la regarde l’air sévère. « Oui s’il vous plaît Monsieur. » « Alors ferme les yeux. » Elle le fait immédiatement. Je débute par de petits coups sur le ventre puis je descends. A présent la cravache s’abat doucement sur son clitoris, une fois, deux fois, trois fois … encore et encore jusqu’à ce qu’elle jouisse en criant. Je l’enlace pour la soutenir quand ses jambes se dérobent sous elle. Elle se dissout
  • complètement dans mon étreinte, la tête reposant sur ma poitrine. Elle gémit anéantit par la tornade qui parcourt son corps. Je la soulève et rapidement la déplace, ses bras toujours prisonniers au dessus de sa tête. Je l’adosse à la croix. La regarder dans cet état me transporte, je n’en peux plus. Je défais les boutons de mon jean. Je la cale un instant contre la croix pour enfiler un préservatif puis je soulève ses cuisses. « Lève les jambes bébé, mets les autour de moi. » Elle encercle ses jambes autour de mes hanches. Je me positionne sous elle. Je la pénètre d’une seule poussée. Enfin je suis en elle, l’endroit que je préfère au monde. Elle crie. Mes gémissements sont étouffés dans son oreille. Ses bras reposent sur mes épaules. Je la pénètre profondément, je la pilonne encore et encore jusqu’à ce que ma respiration s’accélère et que ma tête s’effondre dans son cou. Je ne peux pas tenir plus longtemps car elle est sur le point de jouir. Elle crie et je la suis dans l’extase. Je hurle, mâchoires serrées en la tenant fermement contre moi. Je me retire très vite et je l’appuie contre la croix, tout en maintenant son corps avec le mien. Je détache les menottes et nous nous effondrons tous les deux sur le sol. Extenués. Mais je n’en ai pas encore fini avec elle… (*) Equipe de baseball de Seattle http://seattle.mariners.mlb.com/index.jsp?c_id=sea
  • DEVINE QUI VIENT DINER ? Chapitre 18 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov « Bien joué bébé, ça t’a fait mal ? » « Non. » Elle peut à peine me répondre pas plus qu’elle ne peut garder les yeux ouverts. « Tu pensais que ça ferait mal ? » Je chuchote à son oreille tout en la tenant contre moi. Je repousse quelques cheveux de son visage. « Oui. » répond-elle épuisée. « Tu vois que la peur est dans ta tête Anastasia. » Mais ce qui me taraude est de savoir si elle accepterait de le refaire. D‘une voix hésitante je lui pose la question:
  • « Tu le referais ? » Fatiguée, elle met quelques instants à répondre. « Oui. » répond-elle d’une voix douce. Je suis foutu ! J’aime vraiment et profondément cette femme, c’est pour moi un sentiment étrange mais fondamental. Je l’aime, c’est élémentaire ! Evident. Je la serre fermement dans mes bras. « C’est bien, moi aussi. » Je me penche et tendrement je l’embrasse sur la tête. « Et je n’en ai pas fini avec toi. » dis-je parce que j’ai attendu qu’elle soit dans cette pièce depuis des jours, non, ça fait des semaines maintenant. Ses yeux sont fermés tandis que je suis enveloppé autour d’elle. Elle tourne son visage vers ma poitrine et inspire profondément, mais ce mouvement me hérisse. Elle ouvre les yeux et me regarde. Je lui jette un regard d’avertissement. « Non. » Elle s’empourpre et me regarde tristement ce qui fait fondre mon cœur ténébreux. Bad Romance - Lady Gaga « Va t’agenouiller près de la porte. » Ma voix est redevenue glaciale à cause de cette saloperie de merde qui est en moi. Ma limite à ne pas franchir a été enfreinte et je tente de retrouver mon sang froid. Elle se relève péniblement et se précipite à la porte et s’agenouille comme je le lui ai montré, tremblante et fatiguée. Je la suis, elle est
  • épuisée, ses paupières sont lourdes et elle n’arrive plus à maintenir sa tête droite. « Je vous ennuie Mademoiselle Steele ? » Elle se réveille en sursaut. Je suis debout devant elle, bras croisés en la regardant fixement. Quand ses beaux yeux bleus se posent sur moi, mon regard s’adoucit, elle est mon point faible. « Debout. » Elle se lève prudemment. J’esquisse un sourire « Tu es crevée non ? » elle hoche la tête en rougissant. « Un peu d’endurance Mademoiselle Steele. » Voilà la raison pour laquelle je veux qu’elle fasse du sport. Je plisse les yeux en la regardant. Stamina Imma tell - Tech N9ne « Je n’en ai pas fini avec toi. Tends les mains comme si tu priais. » Elle cligne des yeux en se demandant si elle a bien compris. « Prier ? » demande t’elle complètement embrouillée en se disant sans doute que c’est un bien curieux endroit pour prier. Elle finit par faire ce que je lui ai demandé. Je prends un lien de serrage dans lequel j’emprisonne ses poignets. Elle cherche à capter mon regard en le reconnaissant. « Ca te rappelle quelque chose ? » Je suis incapable de réprimer un sourire. Elle me regarde ébahie comme si une poussée d’adrénaline parcourait son corps. Elle est tout à fait réveillée à présent. “J’ai des ciseaux,” dis-je en les brandissant, “Je peux te libérer à tout moment. » Je veux la rassurer.
  • Elle tente d’écarter ses poignets pour tester les liens, mais le plastique résiste et mord sa chair. Tant qu’elle n’essaiera pas de forcer pour écarter les poignets ça ne lui fera pas mal sinon ça entaillera sa peau. « Viens. » dis-je en attrapant ses mains entravées et je la conduis au lit à baldaquin. Elle remarque qu’il est recouvert de draps rouge sombre et qu’une chaîne pend à chaque colonne. Elle me regarde avec curiosité. Je me penche et murmure à son oreille: « J’en veux plus, beaucoup, beaucoup plus. » Son cœur bat la chamade. Elle est fébrile. « Mais j’irai vite. Tu es fatiguée. Accroche-toi à la colonne. » Elle fronce les sourcils en réalisant qu’elle ne va pas s’allonger sur le lit. Elle écarte ses mains pour agripper la colonne en bois sculpté. « Plus bas. Bien. Ne lâche pas sinon tu auras la fessée. Compris ? » “Oui Monsieur.” “Bien.” Je me tiens derrière elle et attrape ses hanches puis rapidement je la soulève, ainsi elle penche en avant toujours agrippée à la colonne. « Tu ne lâches pas. Je vais te baiser à fond par derrière. Accroche-toi bien pour que la colonne supporte ton poids. « C’est compris ? » « Oui. » dit-elle. Je lui mets une claque sur les fesses. « Oh… Oui Monsieur. » “Ecarte les jambes.” Je place mes jambes entre les siennes et tout en maintenant ses hanches j’écarte sa jambe droite.
  • « Voilà c’est mieux. Après ça je te laisserai dormir. » Avec douceur je caresse son dos. « Tu as une peau magnifique Anastasia. » Je me penche et dépose une succession de petits baisers légers le long de sa colonne vertébrale. En même temps, mes mains l’enlacent pour s’emparer de ses seins. Mes doigts excitent ses mamelons. Elle étouffe un gémissement. Une nouvelle fois son corps s’anime sous mes caresses. Je mordille sa nuque tout en tirant sur ses tétons, ses mains se resserrent sur la colonne. Je la lâche pour attraper un préservatif. Je déchire l’emballage et fais tomber mon jean sur mes chevilles. « Anastasia Steele, vous avez un cul fascinant. Qu’est ce que j’aimerais lui faire… dis-je avec convoitise. Mes mains glissent sur ses fesses, puis descendent et j’enfonce deux doigts en elle. « Tu es toute mouillée. Vous ne me décevez jamais Mademoiselle Steele. » Il y a de la fierté dans ma voix. « Accroche toi bien… ça va être rapide bébé. » Dis-je en agrippant ses hanches. Je me positionne sous elle, puis rapidement je soulève ses hanches. J’attrape sa tresse que j’enroule autour de mon poignet jusqu’à sa nuque pour maintenir sa tête. Très lentement je la pénètre… jusqu’à la garde tout en tirant sur ses cheveux. Je me retire tout aussi lentement. Je saisis sa hanche de ma main libre et je la maintiens fermement. Puis je la défonce, elle glisse en avant. Je crie les dents serrées : “Tiens bon Anastasia.” Elle s’agrippe encore plus fermement à la colonne tout en poussant vers moi tandis que je continue mon assaut impitoyable, mes doigts s’enfoncent dans sa hanche. Je sens qu’elle s’affaiblit avec la montée d’un nouvel orgasme. Je poursuis brutalement contre elle, en elle, ma respiration est
  • saccadée, je gémis, je grogne. Sa respiration s’accélère, ses gémissements annoncent l’arrivée inévitable de son plaisir tout comme je sens l’arrivée du mien, je continue de la pilonner sans relâche. Je gémis « Vas y Ana jouis pour moi. » ma voix la fait basculer et elle s’abandonne à son plaisir. Nous sommes tous les deux épuisés, je suis couché sur le sol, Anastasia est allongée sur moi, le dos contre ma poitrine. Tout en frottant mon nez contre son oreille je chuchote doucement : « Lève tes mains. » Elle lève les bras et d’un coup de ciseaux je coupe le plastique en murmurant « Je déclare l’ouverture officielle d’Ana. » Elle éclate de rire et se frotte les poignets. L’entendre rire me fait sourire, c’est le plus joli son du monde, parce qu’il signifie qu’elle est heureuse. J‘ai envie de l’entendre plus souvent rire, insouciante et joyeuse. I’m on Top of the World - the Carpenters Tristement je dis : «c’est un si joli son. » Soudain je me sens coupable et triste parce qu’elle n’est pas aussi insouciante qu’elle pourrait l’être. Je m’assieds en l’attirant contre moi de façon à ce qu’elle soit assise sur mes genoux. « C’est de ma faute. » Dis-je en frottant ses épaules et ses bras qui ont été mis à rude épreuve. Je la masse doucement. Elle se tourne vers moi pour tenter de déchiffrer le sens caché de mes lamentations. « C’est de ma faute si tu ne ris pas plus souvent. » dis-je la voix triste. « Je ne suis pas une grande rieuse. marmonne t’elle assoupie. « Mais quand vous riez Miss Steele c’est un émerveillement et une joie à entendre. » Mes yeux étincellent. « C’est très poétique Monsieur Grey. » elle tente de rester éveillée mais ses yeux se ferment tous seuls.
  • « Je pense que tu as besoin de dormir car je t’ai baisée à fond. » dis-je l’œil brillant. « Alors là ce n’est pas poétique du tout. » Elle bougonne en plaisantant. Je lui souris tout en la soulevant pour me mettre debout. Je ramasse mon jean que j’enfile à même la peau. « Je n’ai pas envie d’effrayer Taylor ou Madame Jones. » Je me penche pour l’aider à se relever et l’accompagne jusqu’à la porte. Au dos de la porte est accroché le peignoir en coton gris que j’ai apporté plus tôt. Heureux, je l’aide à l’enfiler comme si elle était une petite fille. Elle est complètement crevée, ses membres sont trop faibles pour la soutenir. Maintenant qu’elle est revêtue du peignoir, je me penche pour l’embrasser, sachant qu’elle a été totalement à moi, à moi seul ce qui me rend profondément heureux. Ma joie irradie dans mon sourire. « Au lit. » Son visage exprime la stupéfaction ce qui me fait sourire de plus belle… Encore une expression qui vaut le détour. Pour la rassurer je précise : « Pour dormir. » Je la soulève et la porte, blottie contre ma poitrine, jusqu’à sa chambre, celle dans laquelle le docteur Greene l’a examinée tout à l‘heure. Elle est si exténuée que sa tête ballotte contre ma poitrine. Je soulève la couette et la couche puis je grimpe à mon tour dans le lit pour m’allonger près d’elle et la serrer contre moi. J’en avais envie depuis hier. « Dors maintenant ma belle. » J’embrasse ses cheveux. Elle est blottie dans mes bras et nous nous endormons tous les deux. Je me réveille le premier alors que le soleil se couche. Je la contemple endormie dans mes bras, repu et détendu. Je pourrais la regarder pendant des heures. Elle semble si sereine quand elle dort. J’essaye de dégager mon bras mais elle remue comme si quelque chose la dérangeait. Je lui caresse les cheveux puis lui embrasse le dessus de la tête, ce qui la calme instantanément. Elle est de nouveau paisible. Elle
  • est rassurée par ma présence comme je le suis par la sienne. Cette pensée me fait soupirer de contentement. Elle est mon âme sœur. Je m’extrais de ses bras et doucement je sors du lit puis je rabats la couette sur son corps. Son bras me cherche. Lentement je me dirige vers la porte puis j’entends clairement : « Christian, ne pars pas ! » « Je vais juste… » Mais je réalise qu’elle est profondément endormie. Elle parle en dormant. « S’il te plait… » Elle semble inquiète. Elle s’agite dans le lit. « J’aime… » Elle gémit comme si quelque chose lui faisait mal. Je retourne m’allonger près d’elle. Je lui caresse les cheveux pour l‘apaiser. Elle aime quoi ? Ou qui ? Une fois qu’elle est calmée je retire mon bras, elle est toujours profondément endormie. Je vais vers la porte sur la pointe des pieds. Elle recommence à parler, je l’entends très distinctement… Je m’arrête dans mon élan : « Je t’aime Christian ! Ne me quitte pas… » Elle me supplie dans son sommeil. Je suis ébahi. Je me pose dans une chaise pour la regarder. Tu parles d’une révélation ! Qu’est-ce que je peux faire ! Je ne suis pas digne de son amour… Parce que je suis indigne d’être aimé. Que disait Elena à propos de l’amour ? « C’est une émotion inutile ! Il affaiblit le contrôle… » Je finirai par lui briser le cœur… Merde ! Break Your Heart - Taio Cruz Abasourdi, ravi, heureux, stupéfait je quitte lentement la chambre perdu dans mes pensées. Je vais prendre une douche et m’habiller pour le dîner.
  • Une fois prêt, je vais concocter une boisson pour Ana à base de Perrier et de jus d‘airelle. Je dépose le verre sur la table de nuit. Ca devrait l’aider à se lever en lui donnant une dose d‘énergie. Je réveille Anastasia en déposant de petits bisous tendres sur ses tempes mais elle est fatiguée et refuse de bouger. Elle chouine et s’accroche à son oreiller. « Anastasia réveille toi. » Ma voix est cajolante. « Non. » « On doit partir dans une demi heure pour aller diner chez mes parents. » Elle finit par ouvrir les yeux de mauvaise grâce. Ca m’amuse. Elle regarde dehors en clignant des yeux. C‘est le crépuscule. Je me penche en la regardant attentivement. « Allez la marmotte, debout. » Je me baisse et l’embrasse à nouveau. « Je t’ai apporté à boire. Je descends. Tu ne te rendors pas ou ça va barder. » Je la menace mais mon ton est doux. Je l’embrasse et quitte la chambre. Mon Ipod est connecté sur la stéréo, on entend Franck Sinatra en fond sonore. Je porte mon pantalon en flanelle grise, celui qui pend sur mes hanches et une chemise de marque en lin blanc. De ma fenêtre panoramique je regarde la nuit envelopper Seattle. Ma femme est chez moi en train de se préparer pour aller dîner chez mes parents, avec moi. C’est une sensation étrange, étrange mais réconfortante. Encore un signe qui ne trompe pas de l’influence qu’elle exerce sur moi. Je sens qu’elle est là avant de la voir. Elle m’admire. Je le sais à cause du courant familier qui passe entre nous lorsque nous sommes en présence l’un de l’autre. Je me retourne et lui souris. Elle est prête, exception faite de sa petite culotte qui se trouve au fond de ma poche. Je veux qu’elle me supplie de la lui rendre. Voyons voir comment elle va réagir à mon petit jeu.
  • « Salut » dit-elle en souriant. « Salut. Comment te sens-tu ? » Intérieurement je suis pété de rire. « Bien, merci. Et toi? » Moi je ne pourrais pas aller mieux qu’en ce moment. « En pleine forme Miss Steele. » J’attends qu’elle réclame sa culotte. « Franck… Hmm, Je ne pensais pas que tu étais un fan de Sinatra. » Sa remarque me surprend d’ailleurs je hausse un sourcil. « J’ai des goûts éclectiques Mademoiselle Steele. » Je me poste devant elle en la regardant intensément. Je remarque que sa respiration part en vrille en me voyant impassible, planté devant elle. Pendant que Sinatra chanteWitchcraft, je passe le bout de mes doigts sur son visage en descendant le long de son cou. Elle ferme les yeux en extase. J’ai soudainement besoin de la tenir dans mes bras et de danser avec elle comme s’il n’y avait pas de lendemain ! « Danse avec moi. » Witchcraft - Frank Sinatra Je prends la télécommande dans ma poche et j’augmente le son. Je tends ma main à Anastasia. Je suis en manque d’elle alors qu’elle est là avec moi. J’ai encore besoin de la tenir dans mes bras. Nous sommes ensorcelés l’un par l’autre. Je vois dans ses yeux qu’elle éprouve la même chose. Elle pose sa main dans la mienne. Le courant nous traverse à nouveau. Je l’attire contre moi en l’enlaçant par la taille et nous commençons à danser. Elle pose sa main sur mon épaule en souriant. Nous sommes deux jeunes gens heureux qui profitons de l’instant présent. Nous tournoyons depuis la fenêtre jusqu’à la cuisine, tourbillonnant et virevoltant au rythme de la musique. Nous contournons la table de la salle à manger, puis le piano. Nous dansons le
  • long de la baie vitrée derrière laquelle les lumières de Seattle brillent dans la nuit. C’est l’heure du crime, avec cette femme envoûtante, dans ce décor envoûtant avec les ombres de Seattle en toile de fond, ma femme dans mes bras, dansant sur une chanson envoûtante chantée par une voix envoûtante… Elle rit, heureuse, ensorcelée tout comme moi. Je ne peux pas m’empêcher de lui sourire et de murmurer : « Il n’y a pas de sorcière plus belle que toi. » Je l’embrasse doucement. « Ca vous a donné des couleurs Miss Steele. Merci pour la danse. On va voir mes parents ? » « Ce fut un plaisir, oui j’ai hâte de les rencontrer. » répond-elle à bout de souffle. « Tu as tout ce qu’il te faut ? » J’ai toujours sa culotte dans ma poche et je suis impatient de l’entendre me supplier pour la récupérer. « Oui. » répond-elle innocemment en papillonnant des cils. « Tu es sûre ? » Elle hoche la tête d’un air désinvolte. Sa nonchalance m’amuse énormément. Tu veux aller chez mes parents les fesses à l’air ? Anastasia Steele tu n’es pas piquée des vers ! Je laisse tomber en souriant d’une oreille à l’autre et en secouant la tête. « D’accord. C’est comme vous voulez Mademoiselle Steele. » Je la prends par la main et attrape ma veste qui pend sur l’un des tabourets du bar puis je l’entraîne vers l’ascenseur pour descendre au parking. Dans l’ascenseur elle lève les yeux vers moi. Je sais qu’elle ne porte rien sous sa jolie robe et je suis curieux de voir comment elle va se débrouiller dans une situation que je trouve certes, très excitante,
  • mais aussi particulièrement cocasse. Elle va chez mes parents cul nu sous sa robe ! Sachant combien elle est timide je parie qu’elle regrette déjà sa décision. Une pensée en entraînant une autre je me demande quels jeux je vais bien pouvoir lui faire subir ce soir. Oh bébé c’est de ta faute et j’adore jouer ! Nous allons voir jusqu’où tu peux aller… L’ascenseur descend rapidement et en douceur. Notre attirance mutuelle grimpe en flèche. Je repense à l’ascenseur de l’hôtel Heathman. Un de ces jours je vais la baiser dans cet ascenseur. Quand nos regards se croisent je sens mes yeux qui s’assombrissent plein de désir. Je ferme les yeux pour m’éclaircir les idées. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Par courtoisie, je lui fais signe de passer la première mais mes pensées n’ont rien de courtoises. Et elle le sait ! Taylor arrive au volant de l’Audi SUV. J’ouvre la porte arrière à Anastasia qui tente de monter de la façon la plus distinguée afin de cacher son cul nu. La robe violette est moulante et descend jusqu’aux genoux. Heureusement, sinon j’aurais piqué une crise de jalousie. Nous filons sur l’autoroute I-5, silencieux tous les deux. J’ai une tempête qui souffle dans la tête. Je regarde par la fenêtre la ville plongée dans la pénombre assis à côté de la femme qui m’obsède depuis déjà plusieurs semaines. Et voilà que maintenant je l’emmène faire la connaissance de ma famille… Avec le titre officiel de petite amie. Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Je l’aime infiniment. Je n’arrive pas à identifier les sentiments que j’éprouve pour elle. D’une part j’aime mon indépendance, j’aime bien contrôler. Non mais qu’est-ce que je raconte ? Je veux contrôler, j’aime ça. Je ne crois pas pouvoir m’en passer. J’aime mon style de vie… Mais la voilà qui débarque et qui met en péril tout ce que j’ai appris à connaître et a aimer sans faire le moindre effort, juste avec son air fragile de petite fille. Si elle n’est pas dans les parages je suis malheureux, et je rends tout le monde malheureux. Je pense à elle à toute heure du jour et de la nuit. Et toutes ces
  • émotions dont j’ignore les noms sont en train de me rendre dingue ! Je deviens jaloux même quand quelqu’un prononce son nom comme si c’était une profanation. Qu’est-ce qu’elle me fait ? Je suis perdu en moi-même, je me noie dans mes pensées. Je me languis d’elle alors qu’elle est assise à côté de moi. « Où as-tu appris à danser? » elle pose la question avec hésitation. Ca me sort de mes pensées mais pas de ma détresse. Je tourne les yeux vers elle, le regard triste. « Tu veux vraiment le savoir ? » Je ne la distingue pas très bien dans le noir, mais j’entrevois que son visage est décomposé. « Oui. » « Mrs Robinson aimait beaucoup danser. » Elle hoche la tête. « Il semble qu’elle ait été un bon professeur. » « En effet. » J’essaye de voir son visage dans le noir. Il est attristé mais elle esquisse un sourire. Elle se frotte machinalement les poignets. Elle doit repenser à nos ébats de cet aprèsmidi. Son regard s’assombrit à nouveau, elle fixe la route de son côté et semble s’abandonner à des idées tristes. Je ne veux pas qu’elle soit désolée pour moi. Elle s’inquiète de ma relation passée avec Elena. Elle fait partie de mon passé désormais. Elle prend une grande bouffée d’air avec difficulté comme si elle avait du mal à contenir son émotion. « Arrête. » Elle tourne la tête vers moi.
  • « Arrêter quoi ? » demande t’elle désorientée. « Tu réfléchis trop Anastasia. » Je suis incapable de résister à son attraction. Je tends la main pour m’emparer de la sienne et la porter à mes lèvres. « Jai passé un après midi merveilleux. Merci. » Elle me sourit timidement. « Pourquoi as-tu utilisé un lien de serrage ? » Elle a parlé à voix basse ce qui me fait sourire. « C’est rapide, facile à utiliser et c’est une nouvelle expérience pour toi. Je sais que c’est assez brutal mais c’est-ce qui me plait. » Elle rougit tout en jetant un œil vers Taylor. Il est impassible, les yeux rivés sur la route. Taylor connait mon style de vie depuis le premier jour. C’est mon homme de confiance, il est en charge de ma sécurité personnelle. Il sait que mon style de vie fait partie des bagages. Je hausse les épaules. « Tout ça fait partie de mon monde Anastasia. » dis-je en lui serrant la main puis je la lâche et me tourne à nouveau vers la fenêtre. Elle fait de même, perdue à nouveau dans ses pensées. Je la regarde à nouveau. Tout ce qui la concerne m’attire et touche mon cœur. Elle semble hermétique et oppressée. Elle sent mon regard sur elle et tourne la tête vers moi. « Un sou pour tes pensées ? » Elle hoche la tête et fronce les sourcils, silencieuse. « C’est si terrible que ça ? » J’insiste. « J’aimerais savoir à quoi tu pensais. » dit-elle ce qui me surprend. Je lui souris.
  • « Moi aussi bébé. » mon ton est tendre. Comme j’aimerais savoir à quoi tu pensais. Il est près de vingt heures quand l’Audi s’engage dans l’allée de la villa de style colonial de mes parents. C’est un paysage de carte postale. « Prête ? » je lui pose la question alors que nous arrivons devant la porte. Elle acquiesce. Je presse sa main pour la rassurer. Elle est tendue à l’idée de rencontrer les parents d’un garçon pour la première fois, mais c’est aussi une première pour moi. Je chuchote: « C’est une première pour moi aussi. » Puis je lui adresse un sourire malicieux sachant qu’elle doit regretter de ne pas porter de culotte. « Je parie que tu regrettes ta culotte maintenant. » Elle s‘empourpre. Taylor est descendu de la voiture et ouvre la porte d’Anastasia. Elle me regarde en faisant la moue et je réponds par un large sourire en descendant de la voiture. Ma mère, le Docteur Grace Trevelyan-Grey nous attend sur le perron. Elle est vêtue d’une robe en soie bleu pâle élégante et sophistiquée. Mon père se tient derrière elle, grand, blond toujours séduisant. « Anastasia tu as déjà rencontré ma mère, Grace. Voici mon père Carrick. » « Monsieur Grey, c’est un plaisir de vous rencontrer. » Elle sourit et serre la main que mon père lui tend. « Tout le plaisir est pour moi Anastasia. » répond-il courtoisement. « Je vous en prie appelez- moi Ana. » Les yeux bleus de mon père sont bienveillants. « Ana c’est un plaisir de vous revoir. » Ma mère enlace Anastasia. « Entrez ma petite. »
  • « Elle est là ? » nous entendons quelqu’un crier à l’intérieur. Bien sûr c’est ma sœur Mia. « C’est Mia, ma petite sœur. » dis-je d’un ton énervé mais avec tendresse. Elle m‘exaspère mais je l‘aime. Effectivement, Mia dévale les escaliers, les cheveux noirs corbeau, grande et plantureuse. « Anastasia ! J’ai tellement entendu parler de toi dit-elle en se jetant dans ses bras. « S’il te plaît appelle-moi Ana. » Mia l’entraîne dans le vestibule. « Il n’avait jamais ramené de fille à la maison. » dit Mia, ses yeux bleu foncé brillent d’excitation. Ma mère intervient pour la gronder en douceur: « Un peu de calme Mia. » Puis à mon attention elle ajoute: « Bonjour mon chéri. » elle m’embrasse sur les joues. Je lui souris et serre la main de mon père. Nous entrons tous dans le salon tandis que Mia tient toujours Anastasia par la main. Nous découvrons Kate et Elliot enlacés sur un canapé, chacun tenant une flute de champagne à la main. Mia se décide à lâcher la main d’Ana. « Salut Ana. » lance Kate qui me gratifie d’un petit signe de tête. Je la salue sèchement. Anastasia fronce les sourcils en constatant que l’ambiance est assez froide entre sa coloc et moi. Elliot, le tactile, enlace à son tour Anastasia. Je me plante à côté d’Anastasia et je pose une main sur sa hanche et je l’attire vers moi. Tout le monde la regarde, enfin… nous regarde. Anastasia semble gênée. Après avoir constaté de ses propres yeux que son fils n’est pas homo mon père recouvre ses esprits et nous propose un verre : « Prosecco ? »
  • En chœur Ana et moi répondons : « Volontiers. » C’est fou. Mia est ravie et applaudit des deux mains à cette réponse synchronisée. « Woah vous dîtes les choses en même temps. Je vais chercher le vin » et elle se propulse hors de la pièce. Anastasia rougit. Puis elle regarde à nouveau Kate et Elliot et ses prunelles s’assombrissent. Son regard est maintenant morne et triste. Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi est elle bouleversée ? Ma mère suit Mia hors de la pièce en annonçant que le dîner va être servi. J’observe Ana et fronce les sourcils. C’est quoi le problème ? Pourquoi est-elle bouleversée ? Je lui ordonne de s’asseoir en lui désignant un canapé moelleux. Elle fait ce que je lui demande et croise soigneusement les jambes. Je m’assieds à côté d’elle mais je ne la touche pas. « Nous parlions de nos projets de vacances. » dit gentiment mon père. « Elliot a décidé de partir une semaine avec Kate et sa famille à la Barbade. » Nous regardons Kate qui sourit béatement. « Allez-vous faire un break maintenant que vous avez terminé vos études ? » Mon père se soucie d’Anastasia. « Je pense partir en Georgie quelques jours. » répond-elle. Je suis sous le choc, je la regarde bouche bée. Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Pourquoi ne m’en a-t-elle jamais parlé ? Comment je vais faire sans elle ? Est-ce qu’elle me quitte ? Je repense à son mail dans lequel elle disait qu’elle avait envie de partir en Alaska. Est-ce sa façon de dire qu’elle veut me fuir ? Soucieux, je murmure: « En Georgie ? »
  • « Ma mère vit la bas et je ne l’ai pas vue depuis longtemps. » « Tu pensais partir quand ? » Je tente de contrôler ma voix. Mon anxiété a grimpé en flèche, mon seuil de tolérance vient d’exploser en plein vol. « Demain en fin de soirée. » J’essaye de digérer la nouvelle. Maintenant j’ai envie de l’emmener, de lui donner une fessée et de la baiser comme si c’était mon dernier jour ! J’ai du mal à me contrôler. Mon regard est fixé sur elle. Ma sœur Mia revient dans le salon et nous tend à chacun une flûte de champagne remplit de Prosecco rosé. Mon père lève son verre: « A votre santé ! » J‘en ai rien à foutre de son toast. Merde ! Elle part ! Elle fout le camp ! Merde ! Trois fois Merde ! J’ai du mal à contrôler ma respiration. Comment je vais faire sans elle ? « Pour combien de temps ? » ma voix est faussement douce. En fait c’est tout le contraire. Je suis hors de moi. « Je ne sais pas encore. Ca dépendra de mes entretiens de stage. » Mes mâchoires se crispent et je vois dans le regard de Kate la casse couilles qu’elle va se mêler de cette histoire. Merde ! C’est pas le moment, j’aimerais qu’elle ferme sa gueule celle là ! « Ana mérite de faire une pause. » dit-elle en me regardant, son inimitié pour moi transpire par tous les pores de sa peau. « Vous avez des entretiens de stage ? » demande mon père. « Oui Monsieur, demain chez deux éditeurs. » « Je vous souhaite bonne chance. » Ma mère vient annoncer que le dîner est servi.
  • Nous nous levons tous. Kate et Elliot suivent mon père et Mia qui se dirigent vers la salle à manger. Anastasia s’apprête à les suivre mais je l’attrape par le coude pour la retenir. « Quand comptais-tu me dire que tu partais ? ». Mon ton est doux cachant ma colère contenue mais prête à exploser. « Je ne pars pas. Je voudrais aller voir ma mère mais rien n’est encore sûr.» « Et notre accord ? Tu en fais quoi ?» Je suis fébrile. Je pensais que c’était réglé. « Je n’ai encore rien signé. » répond-elle. Je plisse les yeux, j’ai envie de la punir mais ce n’est pas l’endroit pour ça et c’est vrai qu’elle n’a pas encore signé. Putain ! En la tenant toujours pas le coude je l’entraîne hors de la pièce. D’une voix menaçante je susurre : « Cette conversation n’est PAS terminée. » Nous entrons dans la salle à manger. Qu’est-ce que cette soirée va encore me réserver ? Je suis bouleversé, tendu, irrité, et coincé ici où je ne peux rien dire et rien faire. Je n’ai qu’une envie c’est de lui donner une bonne fessée et de la baiser pour faire bon poids bonne mesure. Merde ! Respire Grey, respire ! Je prends place à côté d’Anastasia, les yeux rivés sur elle, tel un faucon guettant sa proie. Je ne peux pas la laisser me filer entre les doigts et pourtant elle s’apprête à se barrer. Et elle ne comptait même pas me le dire. Merde ! Je n’arrive plus à respirer ! Je ferme les yeux et je compte…Très lentement… Un…deux…trois…quatre…cinq…six…sept…huit…neuf…dix…
  • Ca ne va pas mieux… Putain ! Je déglutis. Je recommence…Dix…neuf…huit…sept…six…cinq…quatre…trois…deux…un… Je respire mieux. Mia s’assied à côté de moi et prend ma main en la serrant fermement, ce qui me fait sortir de ma torpeur. Je lui souris affectueusement. Sur l’instant je me sens mieux… jusqu’à ce que mon regard se pose à nouveau sur Mademoiselle l’indépendante. I’m Afraid of Losing You - A Rocket to the Moon
  • MENSONGES, TRAHISONS ET PLUS SI AFFINITES… * Chapitre 19 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov A son tour elle me regarde furieuse. Mia tombe à pic en posant une question: « Où as-tu rencontré Ana ? » « Elle m’a interviewé pour le magazine de l’université. » Anastasia ajoute que Kate est la rédactrice en chef du journal. Mia sourit chaleureusement à Kate qui est assise en face d’Elliot et la conversation s’oriente autour du magazine des étudiants. « Voulez vous du vin Ana ? » demande mon père. Elle répond par l’affirmative tout sourire. Mon père remplit les verres. Anastasia me jette un coup d’œil furtif au moment ou je me tourne pour
  • la regarder la tête de côté. Je suis toujours énervé par la nouvelle de son départ. « Quoi ? » Elle murmure : « S’il te plaît ne sois pas fâché contre moi. » « Je ne suis pas fâché. » Ce n’est pas vrai. Je suis fou de colère. Je boue…Je fulmine. Elle le sait et elle me regarde. Elle lit bien en moi. Je soupire. « Oui je suis fâché. » Je ferme brièvement les yeux pour calmer ma colère. « Fâché au point que ta main te démange ? » Elle chuchote angoissée. « C’est quoi ces messes basses ? » C’est Kate la trancheuse de couilles qui vient fourrer son nez dans les affaires des autres. Anastasia s’empourpre. Je foudroie Kate du regard pour qu’elle s’occupe de ses fesses. Je m’occupe des miennes qu’elle en fasse autant. « On parlait de mon voyage en Georgie. » Anastasia lui répond gentiment en cherchant à dissiper la tension entre nous. Kate sourit mais son visage est traversé d’une expression diabolique. Je me demande où cette petite sorcière veut en venir. « Au fait, ce verre avec José vendredi soir, c’était sympa ? » C’est quoi ce bordel ? Elle est sortie avec le photographe alors qu’elle sort avec moi ? Je me fais doubler ou quoi ? Moi je ne sors avec personne d’autre alors pourquoi elle sort avec le photographe ? En plus elle sait ce que je pense de lui ! Elle sait combien je suis jaloux de ce connard… Comment elle a pu me faire ça ? C’est quoi cette soirée de merde ? Combien de nouvelles de merde vais-je encore apprendre ? Elle veut me filer une crise cardiaque ou quoi ? Elle veut ma mort ? J’ai les
  • mains qui me démangent ! Putain j’apprends ça par la casse couilles et pas par Anastasia ! Bordel ! Je suis comme une cocotte minute, prêt à exploser si je ne laisse pas sortir un peu de vapeur ! « C‘était très bien. » répond-elle la voix basse ce qui confirme mes soupçons. Elle est sortie avec lui ! Je me penche vers elle et murmure « Mes mains me démangent furieusement, surtout maintenant. » Mon ton est calme mais corrosif. Elle se tortille sur sa chaise. Ma mère réapparait accompagnée de Gretchen qui porte un plateau qu’elle dépose sur la desserte. Le téléphone sonne et mon père s’excuse pour aller répondre. Pendant ce temps, Anastasia observe attentivement Gretchen avec de la suspicion et de la jalousie dans les yeux. Puis elle se renfrogne et regarde ses mains. Mon père revient dans la salle à manger. « C’est un appel pour toi chérie. C’est l’hôpital. » « Je vous en prie commencez sans moi. » Ma mère sort de la pièce. Anastasia fronce les sourcils mais elle a un bon coup de fourchette. Nos ébats lui ont sans aucun doute ouvert l’appétit. Quelques minutes plus tard ma mère revient et mon père lui demande si tout va bien ce à quoi elle répond en soupirant : « Encore un cas de rougeole. C‘est le quatrième ce mois ci. Si seulement les parents faisaient vacciner leurs enfants. » Dit-elle en secouant la tête tristement, puis elle ajoute : « Je suis tellement contente que nos enfants n’aient jamais vécu ça. Ils n’ont jamais rien attrapé de pire que la varicelle. Merci mon Dieu. Mon pauvre Elliot. » Elle se rassied en souriant à mon frère. Elliot semble mal à l’aise.
  • « Christian et Mia ont eu de la chance. Ils n’ont pas été très malades, juste un bouton ou deux. » Mia glousse et je lève les yeux au ciel. Elliot a très envie qu’on parle d‘autre chose. « Alors Papa as tu suivi le match des Mariners ? » demande t’il et nous changeons de sujet. Je jette un œil sur Anastasia qui mange de bon cœur ce qui me fait plaisir. Elliot, mon père et moi parlons maintenant de basketball. Nous aimons parler sport et commenter l’actualité. Ma mère demande à Anastasia si elle est bien installée dans son nouvel appartement. Elle parle du déménagement et combien elle et Kate sont reconnaissantes envers Elliot pour son aide. Gretchen entre pour débarrasser la table. Elle me frôle en passant et je note qu’Anastasia la suit du regard. Pendant ce temps Kate et Mia papotent à propos de Paris. Mia demande à Ana si elle a déjà visité Paris, la question la sort de ses cogitations. « Non mais j’aimerais y aller. » « Nous avons passé notre lune de miel à Paris » dit ma mère en souriant affectueusement à mon père qui lui sourit à son tour. Ils semblent toujours très amoureux l’un de l’autre. Mia acquiesce en ajoutant : « C’est une ville magnifique, malgré les parisiens. Christian tu devrais emmener Ana à Paris. » La Vie en rose - Louis Armstrong « Je pense qu’Anastasia préfèrerait aller à Londres. » Je me souviens qu’elle m’avait dit qu’elle voulait visiter les lieux où ses auteurs favoris avaient vécu. J’ai un mal fou à me retenir de toucher cette beauté assise à côté de moi. J’ai soudain l’envie irrésistible de la caresser et de lui faire l’amour. Surtout en sachant qu’elle ne porte rien sous sa robe. Je pose ma main sur sa cuisse. Tout son corps se raidit. Elle
  • rougit et se dandine sur sa chaise en essayant de se soustraire à ma main ! Je refuse qu’elle me refuse ! Ca doit être à cause du photographe ! Est ce qu’elle le préfère à moi ? C’est pour ça qu’elle est sortie avec lui ? Mes doigts s’enfoncent dans sa chair en immobilisant sa cuisse. Elle est déconcertée et boit du vin en désespoir de cause. Je veux ce qui m’appartient où que je sois. Elle est à moi ! Gretchen apporte le plat principal : du bœuf Wellington. Tandis qu’elle me sert, Ana lui jette un regard hostile. J’observe Anastasia, perplexe, je ne comprends pas son attitude. Si elle m’aime et ressent de la jalousie pourquoi se refuse-t-elle à moi ? « C’est quoi le problème avec les parisiens ? » demande Elliot qui ajoute en riant : « Ils sont restés insensibles à ton charme ? ». « Pfff oui effectivement. » répond Mia. Je me demande bien pourquoi ? Serait-ce à cause de son côté pétulant et de son indiscrétion chronique ? « Et mon patron, Monsieur Floubert était un tyran autoritaire et dominateur. » ce à quoi Anastasia répond en recrachant son vin dans son verre. Elle a sans doute pensé à moi mais je ne veux pas qu’elle s’étrangle. « Anastasia ça va ? » Je pose la question avec sollicitude tout en retirant ma main de sa cuisse, pour le moment. Je trouve ça poilant de la voir réagir ainsi aux propos de Mia. Au moins elle pense à moi ! Elle hoche la tête et je lui tapote doucement le dos jusqu’à ce qu’elle cesse de tousser. La voir manger ce soir de bon cœur et manquer de s’étouffer en pensant à moi me fait un immense plaisir. Je ne l’ai jamais vue manger autant. Maintenant je sais qu’elle ne s’affame pas mais qu’elle ne mange que quand elle a faim et ça me tranquillise.
  • Elliot se moque de moi parce que je regarde Anastasia tandis qu’elle mange. Je m’en fous et je réponds avec une plaisanterie. Il peut faire ce qu’il veut il n’arrivera pas à me retirer ma belle humeur et si je suis de bon poil c’est parce qu’elle mange. Le dessert est servi c’est un sabayon au citron. Mia commence à raconter ses exploits parisiens puis elle enchaîne en vantant la beauté de la ville. « Paris est fière de son histoire. Paris est merveilleuse à la tombée du jour. Grâce aux nombreux adjectifs épicènes, bien souvent, on n’a pas à se poser la question : Paris est agréable la nuit, insupportable en été, magnifique à l’aube. » Toute la tablée regarde Mia comme si elle parlait en chinois. Enfin, presque… Elle parle en français et ne s’en rend même pas compte. Personne, à part elle et moi, ne comprend ce qu’elle raconte, il n’y a que nous deux qui parlons français dans la famille. « Qu’est-ce qu’il y a ? » demande t’elle en me voyant sourire. « Rien… » puis incapable de me retenir j’éclate de rire. « Pourquoi tu rigoles Christian ? » elle ne comprend pas. Je ris de plus belle tandis que tout le monde nous regarde. « Pourquoi tout le monde me regarde ? » Je suis pété de rire car elle n’a pas encore compris que nous parlons en français et que les autres n’entravent rien. Elle me dévisage complètement paumée. « Ils te regardent, eh bien parce que tu parles en français… Enfin nous parlons en français…. En ce moment. » Je ris aux éclats. Il y a longtemps que je n’ai pas autant ri. Elle s’empourpre puis elle commence à rire comme nous tous. « Oh je suis désolée je ne m’en étais pas rendue compte ! »
  • Puis Elliot parle de ses projets immobiliers, un éco quartier au nord de Seattle. Kate est suspendue à ses lèvres, extatique, l’œil brillant d’amour et d’admiration. Au moins elle ne va pas lui casser les couilles … pas dans le mauvais sens en tout cas. Il tourne la tête vers elle et lui sourit, ces deux là se mangent des yeux. Je note qu’Anastasia est gênée car elle rougit. Elle soupire et me jette un regard furtif. Putain ! Elle rougit et resserre ses jambes, sa cheville frôle la mienne alors qu’elle tente de réprimer son désir naissant. Puis elle se met à mordiller sa lèvre. Je me penche et l’attrape par le menton: « Ne mords pas ta lèvre, ça me donne envie de le faire. » When I need you - Julio Iglesias Ma mère et ma sœur débarrassent les verres et disparaissent dans la cuisine tandis que mon père, Katherine la trancheuse de couilles et Elliot discutent des mérites des panneaux solaires dans l’Etat de Washington. Je me mêle à la conversation tout en posant ma main sur le genou d’Anastasia. Je commence à remonter le long de sa cuisse. Sa respiration s’accélère et elle referme ses cuisses l’une contre l’autre pour empêcher ma progression. Oh bébé c’est la deuxième fois ce soir que tu te refuses à moi. Je suis à la fois débordant de colère, de désir sexuel et de jalousie envers ce photographe à la con. Je suis sexuellement frustré et en plus elle me jette en refermant ses cuisses ! Elle ne peut pas me refuser ce qui m’appartient ! Je lui adresse un sourire narquois. Ca ne va pas m’aider à me calmer. Non seulement mes mains me démange depuis tout à l’heure mais maintenant j’ai furieusement envie d’exploser. Le seul moyen de me calmer c’est de la punir et de la baiser. Je suis tourmenté par des émotions étranges. D’abord aucune femme ne s’est jamais refusée à moi ! Jamais ! C’est la première fois qu’on me claque les jambes au nez ! C’est extrêmement excitant et plus que frustrant. En plus elle me torture en mordillant sa lèvre… Je n’en peux plus.
  • Je dois la toucher ! Je dois savoir si elle est toujours à moi. Son corps dit qu’elle me désire. Alors pourquoi ne me laisse-t-elle pas la toucher ? Je dois l’emmener hors d’ici, la baiser et la punir ça calmera le monstre qui dort en moi. « Anastasia veux tu que je te montre le jardin ? » Je lui demande à haute et intelligible voix comme ça les autres ne se poseront pas de questions et ne nous collerons pas aux basques. La connaissant, je sais qu’elle est capable de me dire « non » encore une fois. Donc je me lève pour la mettre devant le fait accompli, elle ne pourra pas refuser. Je lui tends la main. Elle glisse sa petite main dans la mienne que je m’empresse de refermer en la serrant bien fort. Dès que nous nous touchons le courant passe et je me sens attiré vers elle. Nous nous regardons les yeux dans les yeux. Les miens brillent d’un désir ardent. Elle s’excuse auprès de mon père et me suit hors de la salle à manger. Je la conduis à travers le couloir jusque dans la cuisine ou ma mère et Mia sont affairées à remplir le lave-vaisselle. « Je vais montrer le jardin à Anastasia. » Dis-je d’un air innocent comme si j’allais lui faire faire le tour du propriétaire. Je trouve que c’est un truc qu’un garçon peut faire quand il amène pour la première fois sa petite amie chez ses parents. C’est tout à fait banal. Ma mère nous regarde à peine tandis que Mia retourne dans la salle à manger. Nous marchons sur les dalles en ardoises grises du patio qui est éclairé par des spots encastrés. Il y a des arbustes dans des pots en fer et un élégant mobilier de jardin en fer forgé. Puis nous débouchons sur la vaste pelouse qui descend en pente douce vers la baie. Seattle scintille à l’horizon. Deux bateaux sont amarrés au bout de la jetée. La lune argentée se reflète dans l’eau. En temps normal je me serais arrêté pour contempler la scène mais j’ai d’autres préoccupations. Je me demande ce que je vais faire subir à Miss Steele.
  • Je tire Anastasia qui est derrière moi mais ses talons s’enfoncent dans le gazon. Elle a du mal à me suivre. « Une minute s’il te plait. » Elle trébuche. Je m’arrête et la regarde. J’affiche un visage impassible mais je suis tout sauf ça. J’ai envie de la baiser à couilles rabattues après lui avoir chauffé le cul avec une bonne fessée ! « Mes talons. Il faut que je retire mes chaussures. » Dit-elle. « Pas la peine. » Je me penche, la soulève et la bascule par-dessus mon épaule. Elle couine de surprise alors je lui fiche une bonne claque sur les fesses. « Tu la fermes ! » Je suis plus qu’en colère contre elle mais je vais enfin pouvoir lui administrer sa punition. « On va où ? » demande t’elle. « Au hangar à bateaux. » Mes mots claquent comme un avant goût de ce qui l’attend. Elle s’agrippe à mes hanches parce qu’elle est tête en bas, j’ai dans l’idée de la monter jusqu’au premier étage du hangar à bateaux pour lui donner ce qu’elle mérite. « Pourquoi? » « J’ai besoin d’être seul avec toi. » « Pourquoi ? » On dirait une pisseuse de deux ans qui répète tout le temps la même chose. « Parce que je vais te donner la fessée et ensuite te baiser. » « Pourquoi ? »
  • « Tu le sais très bien. » Parce qu’elle m’a refusé ce qui est à moi ! « Je croyais que tu était du genre spontané ? » « Anastasia c’est très spontané, crois moi. » Bébé j’ai attendu ce moment toute la soirée et l’heure est venue de recevoir ta punition. Je manque de défoncer la porte du hangar puis j’actionne quelques interrupteurs. Des néons s’allument en grésillant. Ils diffusent une lumière crue. Le bateau à moteur flotte doucement sur l’eau sombre. Mais je ne m’arrête pas et emprunte l’escalier de bois vers le premier étage. Je m’arrête sur le seuil pour actionner d’autres halogènes dont la lumière est plus douce. La pièce est meublée dans le style marin. Inutile de me demander si la décoration de cette pièce me plaît ou si elle abrite mes trophées parce que je m’en bats les couilles ! J’ai deux objectifs en tête et les deux concernent la demoiselle que je porte sur mon épaule comme l’aurait fait un homme de Neandertal il y a des milliers d’années. Question mobilier il n’y a pas grand-chose ici sauf un canapé que je compte utiliser pour la baiser ! Ceci dit je n’ai pas besoin d’un canapé pour ça ! Je pose Anastasia sur ses pieds. Aussitôt ses yeux plongent dans les miens. Elle est hypnotisée par mon regard comme je le suis par le sien… Elle est envoûtante. Ma respiration est haletante à cause de l’effort bien sûr, mais aussi de ma colère. Mes yeux brillent de rage, de désir et d’obscénité. « S’il te plaît ne me bats pas. » supplie t’elle ce qui me prend de court. Elle est censée être ma soumise et la voilà en train de négocier sa punition. Je n’en crois pas mes oreilles.
  • « Je ne veux pas que tu me donnes la fessée, pas ici, pas maintenant. S’il te plaît. » J’ai envie de la fesser et de la baiser ensuite mais elle perce mon cœur et je me retrouve incapable de faire ce que j’avais prévu. C’est comme si elle caressait ma colère. Je suis désarmé. Elle tend timidement sa main et doucement me caresse la joue de ma tempe jusqu’au menton. Sa caresse me touche et me calme et je ferme les yeux. Je retiens mon souffle. Je sens ce désir ardent au fond de moi. Il n’y a qu’une chose qui puisse assouvir mon besoin, c’est de la posséder. Derrière toute cette colère il y a de la peur. En fermant les yeux, j’appuie mon visage contre sa main. J’aspire à son contact. Je ne m’en lasse pas. Ma respiration devient chaotique. Je ressens une douleur vive au niveau du cœur. J’ai comme l’impression que sa main a traversé ma poitrine, s’est emparée de mon cœur et qu’elle le broie. Je la veux en dépit de la douleur. Son autre main caresse doucement mes cheveux. Elle me cajole comme si j’étais un bébé mais elle caresse comme une amoureuse. Involontairement je gémis et je rouvre lentement les yeux avec méfiance. Je suis complètement sous le charme de cette femme qui m‘aime du bout des doigts. Elle s’avance et colle son corps contre le mien. Elle tire doucement sur mes cheveux pour que ma bouche s’approche de la sienne puis elle m’embrasse ! Elle force mes lèvres pour introduire sa langue dans ma bouche. Je gémis. Qu’est-ce que j’aime ça ! Je l’enlace, je l’attire si près de moi que pas une molécule d’air ne peut passer entre nous. Je caresse ses cheveux. Je l’embrasse intensément. Elle est à moi. Je veux prendre possession de ce qui m’appartient. Nos langues se mêlent et s’enroulent. Elle est ma raison d’être. Je ne suis rien sans elle. J’ai besoin d’un signe. J’ai besoin d’être sûr qu’elle est à moi. Brusquement je me recule. Ses mains tombent sur mes bras. Je la regarde avec un mélange d’incrédulité et de désir.
  • Je murmure : « Qu’est-ce que tu me fais ? » Tu me désarmes, Tu me laisses sans défense. Je me sens impuissant. Tu fiches le bordel dans ma vie, je ne contrôle plus rien. Et par-dessus tout j’ai cette horrible sensation qu’on m’arrache le cœur à chaque fois que je pense que tu vas me quitter. Je suis complètement perdu, désorienté, paumé. « Je t’embrasse » me répond-elle simplement. « Tu m’as dit non. » « Quoi ? » Elle ne comprend pas à quoi elle a dit non. « A table, avec tes jambes. » Ca y est elle pige ! « Mais Christian, nous étions à table avec tes parents, ça ne se fait pas. » « Personne ne m’a jamais dit non. » Une soumise ne l’aurait jamais fait. En fait, si j’avais envie de baiser une soumise pendant que mes parents dinent elle s’allongerait sur la table et écarterait les jambes. C’est comme ça que doit se comporter une soumise. Parfaitement, or elle m’a refusé et putain c’est le truc le plus bandant qu’on m’ait jamais fait. « Ton refus, bien qu’il soit exaspérant est aussi sacrément excitant. » Je descends ma main le long de son dos jusqu’à son cul et je l’attire brusquement contre moi, elle ne peut ignorer que je bande comme un âne. » « Et tu es en colère parce que j’ai dit non ? » « Je suis en colère parce que tu ne m’as jamais parlé de ce voyage en Georgie. Je suis en colère parce que tu as été boire un verre avec ce salopard qui a essayé de te sauter dessus quand tu étais ivre et qui t’as laissé seule avec un parfait inconnu. C’est un ami ça ? Et je suis en
  • colère et excité parce que tu as refermé tes jambes. » Je peste dangereusement tout en relevant l’ourlet de sa robe. Je veux qu’elle comprenne qu’elle m’appartient, à moi seul. Personne d’autre n’a aucun droit sur elle, seulement moi. Son corps m’appartient et je suis libre d’en faire ce que je veux. Et pas ce putain de photographe qui tente de revenir dans la course. « J’ai envie de toi ici et maintenant. Si tu ne me laisses pas te donner la fessée que tu mérites je vais te baiser séance tenante sur ce canapé, vite fait et pour mon plaisir exclusif. Tu ne jouiras pas. » Je continue de relever sa robe, la moitié de son cul est déjà visible. Brusquement j’agrippe son sexe et y introduit un doigt tandis que mon autre main la maintien fermement par la taille. Elle réprime un gémissement de plaisir. « Ca c’est à moi, rien qu’à moi ! Tu comprends ? » Je veux délimiter mon territoire. Je suis terrorisé à l’idée qu’un connard se ramène et emballe ce qui m’appartient. Je fais aller et venir mon doigt en elle en jaugeant sa réaction. « Oui tout à toi. » souffle t’elle excitée, elle est ouverte, prête à être baisée… par moi. Mon corps est parcouru d‘une onde de soulagement. Nos cœurs battent à tout rompre. Je ne vois plus rien, je ne ressens plus rien je ne pense à rien et à personne d’autre qu’à elle. Tout mon être est focalisé sur elle. Rien d’autre n’existe à ce moment, seulement elle et moi. Elle m’a conquit corps et âme et je dois la posséder. C’est à moi de jouer. Animal - The Cab
  • * le titre original de ce chapitre est : « Oh what tangled webs we Weave. » qui est, pour partie, une citation du poème « Marmion » de Sir Walter Scott(vous pouvez cliquer c’est un lien direct vers wikipedia) Le vers complet est le suivant : « Oh what tangled webs we weave, when first we practice to deceive. » Grosse modo la traduction la moins vilaine serait : « Oh quels liens confus nous tissons lorsque nous commençons à mentir. » Donc Sir Walter Scott nous dit que ce n’est pas bien de mentir parce que ça fout la merde. J’ai donc décidé, avec l’accord d’Eminé, de mettre un titre plus court et qui passe mieux en français tout en étant limpide sur l’intrigue principale du chapitre. Je présente mes plus plates excuses aux puristes EM
  • FIN DE LA PUNITION Chapitre 20 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov En un instant je retire mes doigts et me débraguette. Je la pousse sur le canapé et m’allonge sur elle. I Set Fire to the Rain - Adele La mâchoire tendue je lui ordonne de mettre ses mains au dessus de sa tête. J’écarte ses jambes et prend une capote dans ma poche sans la quitter du regard. Mes yeux brillent de la lubricité la plus totale. Je me débarrasse de ma veste que je laisse tomber sur le sol et je déroule le préservatif. Elle me désire, ses yeux sont fixés sur moi et dès que je m’apprête à la prendre elle soulève ses hanches puis les bascule au devant de mon sexe. Elle anticipe son plaisir mais elle n’a pas le droit de jouir. D’une
  • seule poussée je la pénètre jusqu’à la garde elle gémit, elle avait envie de moi. Je pose mes mains sur les siennes au dessus de sa tête, et j’immobilise ses jambes en les plaquant avec les miennes. Elle est prisonnière. Je suis partout, je l’écrase, je la remplis et ça n’est pas assez. Je la veux jusqu’à la souffrance. Je vais et viens en elle, rapidement et brutalement. Ma respiration est saccadée. Son corps répond, m’accueille, me veut. Elle vient à ma rencontre en rendant coup de rein pour coup de rein, la synchronisation est parfaite, l’harmonie est totale. Je me sens victorieux, j’accélère la cadence puis je m’enfonce une dernière fois en elle et je jouis. Je me détends un instant, affalé sur elle. Je la sens qui s’agite sous moi, elle cherche à jouir elle aussi mais je ne la laisserai pas y parvenir. Je veux qu’elle reste sur sa faim, je veux qu’elle soit frustrée comme je l’ai été à cause d’elle, parce qu’elle ne m’a pas parlé, parce qu’elle m’a refusé ce qui est à moi, et parce que j’ai envie d’elle jour et nuit. Je me retire brusquement alors qu’elle me regarde douloureusement insatisfaite. « Je t’interdis de te toucher. Je veux que tu sois frustrée. Tu ne m‘as pas parlé de tes projets, tu m‘as refusé ce qui est à moi. Tu n‘as que ce que tu mérites. » Je me redresse alors que la colère monte à nouveau en moi. Elle hoche la tête. J’ôte le préservatif et je le noue. Je la regarde. Elle halète. Elle serre les cuisses en tentant de se soulager sans succès. Je ferme ma braguette, passe mes mains dans mes cheveux et me baisse pour ramasser ma veste. Quand je me retourne, mes yeux se posent sur elle et je me sens beaucoup mieux, mon regard s’adoucit. « On ferait mieux de rentrer à la maison. » dis-je tandis qu’elle s’assied en tentant de recouvrer ses esprits. Je lui tends sa petite culotte qui était dans ma poche. Elle s’en saisit fièrement. A cet instant nous entendons Mia qui crie mon nom depuis le rez-de-chaussée.
  • Je hausse les sourcils, exaspéré par ma sœur. « C’était moins une. Putain ! Qu’est-ce qu’elle peut être chiante. » Anastasia s’active pour remettre sa culotte, réajuster sa robe et remettre ses cheveux en ordre. Une fois qu’elle est prête je crie : « Ici Mia, en haut. » « Bien Miss Steele, je me sens mieux mais j’ai toujours envie de vous donner une fessée. » « Je ne crois pas la mériter Monsieur Grey, surtout après avoir enduré votre attaque sans provocation. » répond-elle. « Sans provocation ? Tu m’as embrassé ! » dis-je en ayant soin d’avoir l’air vexé. Elle pince ses lèvres. « L’attaque est parfois la meilleure forme de défense. » murmure t’elle avec ferveur, les yeux écarquillés; « Défense contre quoi je vous prie ? » « Toi et ta main qui te démange. » répond-elle avec sa grande gueule. Je penche la tête de côté et lui souris au moment où Mia surgit de l’escalier. « Mais c’était tolérable ? » je pose la question avec douceur. Elle rougit et répond : « Limite. » « Ah vous êtes là ! » Mia est tout sourire. « Je faisais faire le tour du propriétaire à Anastasia. » dis-je en tendant ma main à Ana qui s’en empare. Je la presse doucement et le courant familier nous parcourt à nouveau.
  • « Kate et Elliot sont sur le point de partir. C’est insensé, ils n’arrêtent pas de se peloter. » Mia fait une moue dégoûtée puis nous regarde. « Qu’est-ce que vous faisiez là ? » demande t’elle sans gêne, en bonne pipelette qu’elle est. Anastasia rougit de plus belle. Je pense qu’il manque une partie du cerveau de ma sœur… celle qui sert à réfléchir avant de parler… « Je montrais à Anastasia mes trophées d’aviron. » dis-je d’un air détaché. Puis je me tourne vers Anastasia : «Allez on va dire au revoir à Kate et à Elliot. » Je la pousse doucement devant moi et dès que ma sœur a dégagé le plancher je fiche une grande claque sur les fesses d‘Anastasia. « Je recommencerai Anastasia, et plus tôt que tu ne l’imagines. » Puis je l’enlace et embrasse ses cheveux. Lorsque nous arrivons à la maison, Kate et Elliot sont en train de faire leurs adieux à mes parents. Kate enlace Anastasia tandis que je serre la main de mon frère. Elles se chuchotent des trucs à l’oreille. Une fois que Kate et Elliot sont partis je dis à Anastasia qu’on devrait y aller nous aussi car elle a des entretiens le lendemain. Comme je m’y attendais Mia se jette au cou d’Anastasia. Histoire d’en rajouter une couche elle trouve le moyen de dire « On pensait qu’il ne trouverait jamais personne. » Je vois que la confiance règne ! . Je lève les yeux au ciel, Anastasia pique un fard et devient plus écarlate que le drapeau chinois. Pour une raison que j’ignore elle me regarde en pinçant ses lèvres. « Prenez bien soin de vous ma petite Ana. » Dit tendrement ma mère. Je suis touché par cette gentille attention envers ma femme. C’est
  • incroyable comme elle arrive à séduire les gens sans faire le moindre effort. Ce n’est pas juste. Elle charme et captive tout le monde. J’attrape sa main et l’attire contre moi. Je ronchonne : « Arrêtez de la chouchouter, vous allez finir par lui faire peur ou lui donner la grosse tête. » Ma mère me gronde gentiment en me demandant d’arrêter de plaisanter. Qui est-ce qui plaisante ? Elle ne cesse de me désobéir. Elle ne connait même pas le mot obéissance et elle n’est pas une bonne soumise. Et par-dessus le marché elle m’a ensorcelé. Si on lui prêtait encore plus d’attention ça serait à mon détriment. Il est évident que ma mère m’aime mais je me sens indigne de son affection. Je suis déglingué, taré et je ne mérite pas son amour, mais malgré tout elle m’aime. Gauchement, je me penche pour l’embrasser. Je salue ma mère respectueusement. C’est la femme qui a sauvé ma vie. Je la vénère. Mais je me sens indigne de tout ce qu’elle a fait pour moi. « Monsieur Grey, au revoir et merci. » Anastasia tend la main vers mon père mais il la prend dans ses bras ! « Je vous en prie appelez-moi Carrick. J’espère que l’on vous reverra très bientôt. » Mais qu’est-ce qu’elle leur fait à tous ? Et comment elle fait ? Une fois que nous avons pris congé, je conduis Anastasia à la voiture. Taylor nous attend. Il lui ouvre la porte et elle se glisse dans la SUV. Discrètement je touche deux mots à Taylor. Je lui demande de mettre son ipod afin d’avoir un peu d’intimité avec Anastasia. Je m’assieds à côté de ma femme et je la regarde. « On dirait que ma famille t’aime bien aussi. » Je suis épaté. Elle me regarde étonnée, puis soudain son visage se décompose. Je ne sais pas à
  • quoi elle pense ni pourquoi elle est soudain bouleversée. Elle observe la route puis se tourne vers moi en me fixant du regard. « Quoi ? » Je veux savoir ce qui la contrarie. Elle hésite entre parler et se taire. Elle se décide à parler. « Je pense que tu t’es senti obligé de m’emmener chez tes parents. » dit-elle d’une voix douce et hésitante. « Si Elliot n’avait pas invité Kate tu ne me l’aurais jamais proposé. » Je suis consterné qu’elle pense cela. Qu’ai-je fait qui ait pu lui faire croire une chose pareille ? Je suis sous le choc, je penche la tête en la dévisageant. « Anastasia, je suis ravi que tu aies rencontré mes parents. Pourquoi doutes-tu toujours autant de toi ? Ca me dépasse. Tu es forte et indépendante mais tu te vois de façon tellement négative. Si je n’avais pas voulu que tu les rencontres, je ne t’aurais pas emmenée. C’est cela que tu pensais tout le temps où nous étions là bas ? » Elle prend une grande bouffée d’air. Bien sûr que je suis content qu’elle soit venue. Elle est ma femme. Elle m’appartient dans tous les sens du terme. Je l’ai présentée comme ma petite amie. Je voulais qu’elle vienne. Anastasia est nerveuse et regarde Taylor avec inquiétude. Je secoue la tête et me penche vers elle. « Ne t’en fais pas pour Taylor. Parles-moi. » Elle hausse les épaules. « Oui c’est-ce que je pensais. Et au fait j’ai parlé de la Georgie parce que Kate parlait de la Barbade. Je n’ai pas encore décidé. » Immédiatement je me sens mieux. J’étais tellement inquiet qu’elle veuille me quitter. « Tu veux aller voir ta mère ? »
  • « Oui ! » C’est un cri du cœur. Je la regarde. Je l’aime beaucoup. Mon cœur est transpercé par cette émotion dont j‘ignore le nom. Son absence même pour quelques jours sera plus que frustrante. Je ne sais pas comment je vais faire. J’ai envie d’être là où elle est. Je viens d’avoir une idée ! « Je peux venir avec toi ? » If You Leave me Now - Chicago « Quoi ?…Euh… je ne crois pas que ça soit une bonne idée. » « Pourquoi pas ? » Je suis blessé. « Je voulais souffler un peu après toute cette … intensité. Je voulais me poser et réfléchir. » Je la regarde fixement. Elle a besoin de prendre du recul ? Loin de moi ? « Tu me trouves trop intense ? » Ce à quoi elle répond en éclatant de rire. « C’est le moins qu’on puisse dire ! » Bizarrement mes lèvres esquissent un sourire. C’est vrai que je suis intimidant. « Riez vous de moi Mademoiselle Steele ? » Dis-je en plaisantant. « Je n’oserais pas Monsieur Grey. » répond elle en essayant d’avoir l’air sérieux. « Je crois que si, et je crois que tu ris souvent de moi. » « Tu es assez drôle. » « Drôle ? » Je veux savoir de quelle manière elle me trouve drôle.
  • « Oh oui. » « Drôle bizarre ou drôle ah ah ? » « Oh … un peu des deux. » « L’un plus que l’autre ? » Je cherche à savoir. « Je te laisse deviner. » Répond-elle à moitié endormie, un sourire timide imprimé sur son visage. « Je ne sais pas si je peux deviner quoi que ce soit en ce qui te concerne Anastasia. » dis-je d’un ton moqueur. Mais en réalité ça m’inquiète qu’elle veuille mettre des distances entre elle et moi. C’est préoccupant. Elle essaye de me quitter. Je dois en avoir le cœur net. « A quoi veux-tu réfléchir en Georgie ? » Je pose la question avec calme. « A nous deux. » Donc mes inquiétudes étaient fondées. Je ne me faisais pas un film. Je la regarde impassible mais l’inquiétude me dévore. « Tu as dit que tu essaierais. » « Je sais. » « Tu as changé d’avis ? » Je suis anxieux mais je dois le savoir. « Peut être. » Elle confirme mes soupçons. Je m’agite dans mon siège, mal à l’aise. C’est la merde. Est-ce qu’elle pense que je suis mauvais pour elle ? Est-ce que je la fais fuir à cause de ce désir intense que j’éprouve pour elle ? Il faut que je sache. « Pourquoi ? »
  • Elle scrute la route comme pour se soustraire à mon regard. Nous approchons du pont. La pénombre dissimule nos visages et nos pensées mais ne peut cacher la tension entre nous. Je dois savoir parce que j’ai peur de la perdre. Je crois que je ne le supporterai pas, j’en mourrai. « Pourquoi Anastasia ? » J’ai besoin d’une réponse. Elle hausse les épaules l’air de dire « pour rien » mais « pour rien » ça ne veut rien dire, il y a toujours une raison. Je veux savoir ce qui la préoccupe, ce qu’elle veut, ce dont elle a envie ainsi je pourrais arranger les choses. Je sais que je suis cinglé. Je sais qu’elle veut plus. Il faut que je sache ce qu’elle entend par là. Je prends sa main et la presse dans la mienne. « Parle-moi Anastasia. Je ne veux pas te perdre. Cette semaine … » Je suis incapable de poursuivre. Ca a été la plus belle semaine de ma vie… La plus belle. C’est comme si j’avais dormi toute ma vie, enfermé en moi même et qu’elle avait surgit pour me réveiller, m’ouvrir au monde et devenir ma bouée de sauvetage. Elle ne sait pas que désormais je ne peux plus vivre sans elle. Je suis incapable de le lui dire. Je suis un minable. Nous arrivons maintenant au bout du pont, les rues sombres sont à nouveau éclairées par les lampadaires de la ville. En roulant nous sommes tantôt dans l’obscurité, tantôt en pleine lumière, par intermittence. Brièvement je distingue de l’inquiétude sur son visage. « J’en veux plus. » murmure t’elle puis elle emprisonne sa lèvre entre ses dents. « Je sais, je vais essayer. »
  • Elle cligne des yeux en me regardant, je lâche sa main et me penche pour attraper son menton et libérer sa lèvre. « Pour toi, Anastasia, je vais essayer. » Je suis sincère. Je tiens à elle. Je ne peux pas envisager de la perdre, ça serait comme si on m’arrachait le cœur, comme si, blessé à mort, je me vidais lentement de mon sang en une interminable et douloureuse agonie. Dès que j’ai fini de parler, elle défait sa ceinture de sécurité et grimpe sur mes genoux, ce qui me prend de court. Elle met ses bras autour de ma tête et m’embrasse longuement et intensément, je lui rends son baiser. Elle m’a vaincu. « Reste avec moi ce soir, si tu pars je ne te verrai pas de la semaine. S’il te plaît » Je la supplie. J’ai besoin d’elle. Absolument. Surtout ce soir … Je ne peux même pas envisager de passer une semaine entière sans la voir. N’a-t-elle donc pas idée de ce que c’est difficile de respirer, de vivre sans elle ? « D’accord, moi aussi je vais essayer. Je vais signer ton contrat. » dit- elle spontanément. Je ne veux pas, pas comme ça sur un coup de tête. Je la regarde. « Réfléchis d’abord bébé, réfléchis bien. On verra à ton retour de Georgie. » Je veux lui laisser toutes ses chances. “D’accord.” Nous restons ainsi durant quelques kilomètres, silencieux. « Tu devrais remettre ta ceinture. » dis-je d’un ton désapprobateur alors qu’en réalité je ne veux pas qu’elle quitte mes bras. Elle se blottit contre moi et glisse son museau dans mon cou. Je suis au paradis. En paix. Serein. J’éprouve des sentiments intenses pour cette femme qui est pelotonnée dans mes bras. J’ignore leurs noms. Ils sont
  • inconnus, parfois douloureux et envahissants. Ca me tue à petit feu de me dire qu’elle pourrait tout simplement me glisser entre les doigts. Je ferme les yeux et savoure ce moment de grâce. Nous arrivons à l’Escala, bien trop vite. Je lui souffle dans l’oreille : « On est à la maison. » Taylor ouvre la porte et Anastasia le remercie. En sortant je constate qu’elle ne porte pas de veste. Elle n’en a pas ou quoi ? Ca me bouleverse de me dire que ma femme ne possède pas tout ce dont elle a besoin. Je plisse les yeux en la regardant, elle semble surprise. « Pourquoi ne portes tu pas de veste ? » Je fronce les sourcils. J’ôte la mienne et la pose sur ses épaules. « Elle est dans ma nouvelle voiture. » répond-elle en baillant à moitié endormie. Je souris, sa réponse me prouve qu’elle a accepté mon cadeau et me donne l’espoir qu’au fil du temps elle me laissera prendre soin d’elle. « Vous êtes fatiguée Miss Steele ? » « Oui, Monsieur Grey. » répond-elle timidement car je me moque d’elle, puis elle ajoute : « Aujourd’hui on m’a forcé à faire des choses que je n’aurais jamais crues possible. » Voilà qui me rend encore plus enjoué. « Eh bien si vous avez vraiment la poisse je vous en ferai voir bien d’autres Mademoiselle Steele, et de toutes les couleurs ! » Je prends sa main et la conduit dans l’immeuble. Elle me regarde alors que nous entrons dans l’ascenseur. Dans cet espace restreint la tension est toujours palpable entre nous, l’air se charge en électricité statique bien qu’Ana soit à moitié endormie.
  • « Un jour je te baiserai dans cet ascenseur Anastasia, mais pour le moment tu es trop fatiguée. Je pense qu’on va s’en tenir au lit. » Tonight by Enrique Iglesias ft Lucadris Je crève d’envie de la prendre ici et maintenant. Elle emprisonne à nouveau sa jolie lèvre entre ses dents. Je me penche et libère sa lèvre puis je la mordille lentement. Ce geste l’excite tant qu’elle en oublie de respirer. Elle me rend la politesse en titillant ma lèvre supérieure avec ses dents jusqu’à m‘arracher un gémissement de plaisir. Anastasia Steele, je vais te sauter que tu le veuilles ou non ! Les portes de l’ascenseur s’ouvrent, je prends sa main et je l’entraîne dans le vestibule.
  • CŒUR A CŒUR Chapitre 21 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov « Tu veux boire un verre ? » « Non. » répond-elle. Moi non plus. « Bien. On va se coucher. » Elle hausse les sourcils en me regardant. « Tu vas te contenter d’un bon vieux sexe vanille tout bête ? » dit-elle amusée. Je penche ma tête sur le côté en disant : « Il n’y a rien de vieux ni de bête dans la vanille. Au contraire c’est un parfum très intéressant. « Depuis quand ? » « Depuis Samedi dernier. Pourquoi tu espérais quelque chose de plus exotique ? » « Oh non. J’ai eu ma dose d’exotisme pour aujourd’hui. » « Tu es sûre ? Ici il y en a pour tous les goûts - au moins 31 parfums. » dis-je en lui souriant lascivement.
  • « J’avais remarqué. » répond-elle d’un ton glacial. Je secoue la tête à sa remarque. « Allez Mademoiselle Steele. Vous avez une grosse journée demain. Plus tôt vous serez couchée, plus tôt vous serez baisée et plus tôt vous pourrez dormir. » dis-je comme une évidence. I Know You Want Me by Pitbull « Monsieur Grey vous êtes un romantique. » Sa remarque me fait stopper dans mon élan. Comme j’aimerais mater ta grande gueule bébé ! « Mademoiselle Steele, vous avez une grande gueule. Il va falloir que je la mate. Viens. » Je la conduis dans ma chambre. Je n’ai pas la patience de me retourner pour fermer la porte alors je la claque d’un coup de pied. « Haut les mains. » Elle lève ses bras en l’air et je retire sa robe d’un seul geste en disant « abracadabra ! » comme le ferai un magicien. Elle glousse et applaudit ce qui fait fondre mon cœur. Je m’incline devant elle. Je pose sa robe sur une chaise. « C’est quoi ton prochain tour ? » me demande t’elle en plaisantant. « Oh ma chère Mademoiselle Steele, couchez vous et je vous le montre. » « Et si pour une fois je me faisais désirer. Qu’en penses-tu ? » dit-elle en jouant les coquettes. Ca pourrait se faire... Je suis à la fois excité et enthousiaste. Mais si elle se fait désirer même pour jouer je sens que je vais passer un sale quart d’heure. « Les portes sont fermées. Je ne vois pas comment tu pourrais m’échapper bébé. Je pense que l’affaire est dans le sac. » « Je suis une bonne négociatrice. »
  • « Moi aussi. » dis-je en la regardant fixement. Mais quelque chose me dit qu’elle ne veut pas baiser. Comment vais-je faire ? » « Tu ne veux pas baiser ? » « Non. » Quelque chose se brise en moi en entendant sa réponse. « Ah. » Je fronce les sourcils. Elle inspire profondément, ferme et rouvre ses yeux puis me dit: » Je veux que tu me fasses l’amour. » Je suis pétrifié sur place, je la regarde fixement en tentant de digérer l’information. Mon visage se rembrunit je gamberge à toute allure. « Ana, je … » Je suis incapable de terminer ma phrase. Je passe mes deux mains dans mes cheveux, je suis doublement exaspéré. Ce que je sais faire c’est baiser. Changer mes habitudes est très difficile pour moi sans compter que ça me donne des angoisses. Mais baiser n’est-ce pas une façon de faire l’amour ? Du moins avec Anastasia pour moi ça l‘est. « Je pensais que c‘était ça qu‘on faisait. » « Je veux te toucher. » Involontairement je recule d’un pas. Non ! Je ne peux pas, et pourtant Dieu sait combien je voudrais qu’elle me touche. C’est ma limite à ne pas franchir. Etre touché est affreusement douloureux pour moi, j’ai l’impression que les mains du maquereau me frappent et écrasent ses mégots sur moi. Je n’ai jamais pu surmonter cela, c’est pire que de la torture. Ca me terrifie. Je parviens à me recomposer un visage impassible et à me calmer afin de reprendre le contrôle de la situation. « Non Mademoiselle Steele, tu as déjà obtenu assez de concessions ce soir. Alors c’est non. »
  • « Non ? » « Non. » « Ecoute tu es fatiguée, je suis fatigué alors on va se coucher c’est tout. » Je dis ça alors que c’est bien la dernière chose que j’ai envie de faire. « Donc toucher est ta limite à ne pas franchir ? » « Oui. Mais tu le savais déjà. » « Dis moi pourquoi. S’il te plaît. » « Anastasia, laisse tomber. » dis-je exaspéré. Comment pourrais-je lui parler de la profondeur de ma dépravation, lui expliquer à quel point je suis taré depuis mon enfance ? « C’est important pour moi. » murmure t’elle. Je repasse mes deux mains dans mes cheveux. La colère monte en moi. D’accord on ne va pas baiser ce soir. Je vais dans mon dressing et prends un tee-shirt pour elle que je lui lance. Elle l’attrape gênée. « Mets ça et va te coucher. » Dis-je d’un ton cinglant. Elle fronce les sourcils, se retourne, enlève son soutien-gorge et enfile rapidement le tee-shirt. Je remarque qu’elle garde sa culotte. « Puis-je aller dans la salle de bains ? » demande t’elle; Je suis stupéfié. Pourquoi demande-t-elle la permission ? « Tu demandes l’autorisation maintenant ? « Euh… non. » « Anastasia, tu sais où est la salle de bains. Aujourd’hui, à ce stade de notre accord bancal tu n’as pas besoin de ma permission pour l’utiliser. »
  • Dis-je irrité. Je retire ma chemise en la passant par-dessus ma tête tandis qu’elle se précipite dans la salle de bains. J’ôte mon pantalon et mon boxer et j’enfile mon bas de pyjama. Je range mes fringues puis me dirige vers la salle de bains. Je frappe à la porte. « Entre. » dit-elle la bouche pleine de dentifrice. Je reste dans l’encadrement de la porte, amusé de la voir utiliser ma brosse à dents. Elle croise mon regard dans le miroir. Elle m’observe et semble apprécier ce qu’elle voit. Finalement je lui décroche un sourire et je m’approche d’elle. Sans me quitter des yeux, elle rince ma brosse à dents et me la tend. J’ai les yeux qui pétillent de malice. « Surtout ne te gêne pas pour utiliser ma brosse à dents. » « Merci Monsieur. » Elle me décroche un adorable sourire et retourne dans la chambre. Je me lave les dents à toute allure et je la rejoins. « Ce n’est pas du tout comme ça que je pensais finir la soirée. » dis-je agacé. « Imagine si je disais que tu ne peux pas me toucher. » dit-elle. Cette pensée m’horrifie. Je grimpe sur le lit et m’assieds en tailleur. « Anastasia je te l’ai déjà dit. Cinquante nuances de folie. J’ai eu des débuts difficiles dans la vie. Tu n’as pas besoin de connaître toute cette merde. » C’est trop horrible à porter. « Pourquoi veux-tu savoir ? » « Parce que je veux mieux te connaître. » « Tu me connais déjà assez bien. » « Comment peux-tu dire ça ? » Elle s’agenouille face à moi. Je lève les yeux au ciel en désespoir de cause.
  • « Tu as levé les yeux au ciel. La dernière fois que je l’ai fait je me suis pris une fessée. » « J’aimerais bien recommencer. » Ses yeux s’illuminent en entendant mon aveu. « Raconte moi et je te laisse faire. » Je suis sur le cul. « Quoi ? » « Tu m’as bien entendue. » dit-elle catégorique. « Tu marchandes avec moi ? » Je suis stupéfait. « Je négocie. » « Ca ne marche pas comme ça, Anastasia. » « Bon d’accord. Tu me racontes et ensuite je lèverai les yeux au ciel. » J’éclate de rire devant son obstination. Elle ne cesse de me surprendre. Sa proposition me dégrise. « Toujours aussi curieuse. » Je suis pensif. Très bien Mademoiselle Steele. Voyons voir ce qu’on peut faire pour vous satisfaire. Ouais ouais ouais. Je quitte la chambre en lui disant : « Ne bouge pas. » Je me précipite dans la salle de jeux. Je prends les boules de Geisha que j’ai achetées à son attention. Et, excité comme une puce, je retourne dans la chambre. « A quelle heure est ton premier rendez vous demain ? » « A quatorze heures. »
  • C’est parfait ! Nous avons tout le temps pour jouer. Lentement j’esquisse un sourire cruel. « Bien. » Dis-je en réalisant que mon expression a changé pour devenir celle de Christian le dominant. Tu veux des informations et moi je veux du cul. Vu sous cet angle … on peut négocier. « Sors du lit et mets toi là. » du doigt je lui désigne un coin du lit. Elle s’y propulse comme si elle avait le feu aux fesses. Impatiente comme toujours … Je la regarde fixement. Doucement je lui demande: « Tu me fais confiance ? » Elle acquiesce. Je tends la paume de ma main pour lui montrer les deux boues argentées reliées par un fil noir. « Je viens de les acheter. » Elle me regarde, perplexe. « Je vais les introduire en toi puis je te donnerai la fessée. Ce n’est pas une punition, c’est pour ton plaisir et le mien. » Je m’interromps pour jauger sa réaction. Elle a les yeux écarquillés de stupéfaction. « Ensuite on va baiser et si tu es encore éveillée je te ferai part de certaines informations concernant ma jeunesse. Ca te va ? » Elle hoche la tête hors d’haleine. Je souris. « Gentille fille. Ouvre la bouche. » Elle s’exécute. Dynamite - Taio Cruz
  • « Plus grand. » Je mets les boules dans sa bouche. « Il faut les lubrifier. Suce. » J’ordonne d’une voix douce et apaisante. Elle referme sa bouche. Elle se tortille. « Ne bouge pas Anastasia. » C’est un avertissement. Je pense que les boules sont maintenant lubrifiées et suffisamment tiédies. Je lui dis d’arrêter. Je retire les boules de sa bouche, rabats la couette et m’assieds sur le bord du lit. « Viens ici. » Elle se met devant moi. « Maintenant tourne toi, penche toi en avant et attrape tes chevilles. » Elle cligne des yeux, hésitante. Je me rembrunis. « N’hésite pas. » Je la gronde gentiment. Je prends les boules et les introduis dans ma bouche pour les lubrifier un peu plus. J’ai envie d’être en elle de toutes les manières possibles. Elle se penche en avant pour attraper ses chevilles. Son tee-shirt remonte sur son dos découvrant son cul magnifique. Je pose ma main sur ses fesses et je les caresse doucement. Délicatement j’écarte sa culotte et lentement je passe mon doigt sur son sexe. Elle est déjà toute mouillée. J’introduis un doigt en elle et décrit un cercle. Elle gémit de plaisir. Je retiens mon souffle en continuant le mouvement. Je suis stupéfait qu’elle soit toujours prête pour moi. Je retire mon doigt et introduit les boules l’une après l’autre. Une fois les deux boules en elle, je replace sa culotte et me penche pour embrasser son cul magnifique. Je lui ordonne de se redresser, elle vacille sur ses jambes. Je l’attrape par les hanches pour la maintenir jusqu‘à ce qu’elle retrouve son équilibre. « Ca va ? »
  • « Oui. » « Tourne-toi. » Elle est maintenant face à moi. « Quel effet ça te fait ? » « Bizarre. » répond-elle « Bizarre bon ou bizarre mauvais ? » « Bizarre bon. » Admet-elle en rougissant. « Bien. » Je suis à la fois soulagé et excité. « Anastasia je voudrais un verre d’eau. Va m’en chercher un s’il te plaît. Quand tu reviendras je t’allongerai en travers de mes genoux. Penses y bébé. » Elle part chercher l’eau. Les mouvements vont la stimuler à l’intérieur. Ces boules sont originaires de Chine. Elles sont de petite taille. Une fois qu’elles sont introduites dans le vagin, elles provoquent une sensation voluptueuse à chaque mouvement des jambes ou des hanches. Les geishas les utilisaient pour lubrifier leur vagin avant de prendre un client. Elles peuvent provoquer un orgasme fabuleux rien qu’en marchant dans le couloir. Elles sont de la taille des grosses billes des gamins. Il s’agit de subtilité et de spontanéité. Elles sont conçues pour révéler leur présence de façon aléatoire selon certains mouvements du corps, et c’est ça qui provoque l’orgasme. Elles rendent la baise bien plus torride. C’est comme préchauffer le four. Ensuite il n’y a plus qu’à enfourner. Elle revient avec un verre d’eau à la main. Je l’observe attentivement. Elle me tend le verre, je la remercie, bois une gorgée et pose le verre sur la table de nuit. Je vois qu’elle anticipe la suite, or l’anticipation est annonciatrice d’une baise monumentale.
  • « Viens près de moi comme tout à l’heure. » Elle avance vers moi toute excitée. « Demande moi. » dis-je d’une voix douce. Je veux qu’elle me demande une fessée. J’ai profondément besoin de l‘entendre me le demander. J‘en ai besoin car ça justifiera que je la lui donne. Elle fronce les sourcils, elle ne sait pas ce qu’elle doit demander. « Demande-moi. » Ma voix est un peu moins douce. Elle me regarde sans comprendre. « Anastasia, demande-moi parce que je ne me répéterai pas. » Maintenant mon ton est menaçant. J’attends et je vois passer une lueur de compréhension dans ses yeux. Un « oh » s’échappe de ses lèvres. « Donnez-moi la fessée s’il vous plaît Monsieur. » Je ferme un instant les yeux pour savourer ses mots. Je me penche, saisis sa main gauche et la tire vers moi. Elle tombe sur mes genoux et je la cale. Je peux sentir son cœur battre. Elle est allongée sur mes genoux, sa poitrine reposant sur le lit. Je repousse les cheveux de son visage, en les calant derrière son oreille. Puis j’empoigne ses cheveux à la nuque pour la maintenir en place puis je tire doucement dessus pour que sa tête se renverse en arrière. Je murmure : « Je veux te voir pendant que je te donne la fessée Anastasia.” Tout en parlant je frotte doucement son cul. J’insère ma main entre ses fesses et je la pousse contre son sexe sachant que ce geste va enfoncer les boules en elle… Elle gémit ce qui m’excite encore plus. « C’est pour le plaisir Anastasia, le mien et le tien. »
  • Je lève ma main et je l’abats à la jonction de ses cuisses et de son sexe. La claque est retentissante et provoque à la fois de la douleur et du plaisir. La douleur, car le sang monte en surface tandis que les boules sont propulsées plus loi en elle, stimulant les tissus sensibles et apportant ainsi le plaisir. Une seule claque suscite une myriade de sensations. Elle tourne son visage pour absorber toutes ces sensations. Je caresse ses fesses avec la paume de ma main pour répandre la sensation. Je relève ma main et la claque à nouveau. J’ai une technique : je frappe de gauche à droite puis vers le bas. Entre chaque claque je la masse, de cette manière elle est stimulée à l’intérieur et à l’extérieur. Ainsi elle en désire d’avantage. Quand j’aurais fini de la fesser elle ne voudra rien d’autre que d’être baisée de façon insensée. Si elle geint c’est de plaisir pas à cause de la douleur. Gauche, droite, bas. Quand je la claque vers le bas, elle gémit car les boules se déplacent en elle, la sensation est délicieuse. Vers le bas, je n’ai pas besoin de claquer fort, le mouvement des boules fait tout le travail de stimulation. La dernière claque vers le bas lui arrache un gémissement guttural. « Gentille fille. » Je gémis, la respiration haletante, excité. Je lui administre encore deux claques puis j’attrape le cordon qui relie les boules et tire brusquement dessus. La soudaineté de ce retrait provoque une sensation proche de l’orgasme qui lui donne encore plus furieusement envie d’être baisée. Je m’allonge à côté d’elle sur le lit. Je prends un préservatif dont je déchire l’emballage puis je le déroule sur mon sexe. J’attrape ses mains que je relève au dessus de sa tête puis je la pénètre lentement. Tandis que je vais et viens langoureusement en elle, je murmure : « Bébé, » j’ai envie de la sentir, de la savourer et de me perdre en elle. Alors que sa jouissance approche, elle ressert ses jambes autour de
  • moi. Nous explosons tous deux en un orgasme violent nous laissant hors d‘haleine. Ce que je ressens pour elle est incroyable. Elle me transporte dans la quatrième dimension je suis plus que satisfait, je suis repu. Je répète son nom encore et encore « Ana ! » Puis je me tais, haletant, toujours allongé sur elle, mes mains encore entrelacées dans les siennes au dessus de sa tête. Mon cœur est parcouru d’une sensation étrange. Je me redresse pour la regarder avec admiration. Accidentally In Love by Counting Crows Je l’embrasse en murmurant : « C’était bon. » Je me lève, et la recouvre avec la couette puis je me dirige vers la salle de bains; Je balance la capote à la poubelle puis je me nettoie. Je retourne dans la chambre. Après m’être assis au bord du lit je lui ordonne de se retourner ce qu’elle fait immédiatement. Son cul est d’un rose ardent. « Ton cul est d’une superbe couleur. » dis-je avec satisfaction. J’entreprends de masser ses fesses avec une lotion apaisante que j’ai prise dans la salle de bains. « Crache ta Valda Grey. » dit-elle en baillant. « Mademoiselle Steele vous avez le don de gâcher l’ambiance. » « On a conclu un marché. » « Comment te sens-tu ? » dis-je en essayant de changer de sujet. « Flouée. » Il n’y a aucun moyen d’échapper à son interrogatoire. Je hoche la tête, me glisse à côté d’elle puis je prends dans mes bras cette femme magnifique qui a une très grande gueule. Nous sommes à nouveau
  • lovés en cuillère l’un contre l’autre et j’adore être ainsi tout contre elle. Je l’embrasse tendrement derrière l’oreille. « La femme qui m’a mis au monde était une putain accro au crack, Anastasia. Maintenant dors. » Je ne veux pas en dévoiler d’avantage. « Était ? » « Elle est morte. » « Il y a longtemps ? » Je soupire. « Elle est morte quand j’avais quatre ans. Je ne me souviens pas bien d‘elle. Carrick m’a donné des détails. Je ne me rappelle que certaines choses. S’il te plait dors maintenant. » « Bonne nuit Christian. » « Bonne nuit Ana. » Puis nous sombrons tous les deux dans un profond sommeil. Truly, Deeply, Madly by Savage Garden
  • C’EST DUR DE SE DIRE AU REVOIR CHAPITRE 22 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Hélène B. et Elisabeth Mazaltov Je me réveille car Anastasia se débat dans mes bras. « Non » crie t’elle dans son sommeil, puis elle bredouille. « Non, ne pars pas Christian. » Love Story - Taylor Swift « Chuttt…Bébé…Bébé… » Je caresse ses cheveux en tentant de la calmer. Elle se détend. Il fait nuit noire. Je vois les lumières de la ville à travers la baie vitrée. Mes bras et mes jambes sont enroulés autour d’elle, je me l’approprie même en dormant. « Ne pars pas, je t’en prie. J’ai peur. Je t’aime Christian … » Elle est toujours endormie, elle tremble. Je ferme les yeux et j’embrasse ses cheveux. C’est la plus belle chose que j’aie entendue depuis qu’elle l’a dit pour la première fois, hier, dans son sommeil. Mais maintenant ça m’effraie de l’entendre. Je suis terrifié au plus profond de moi. Dieu merci elle est endormie. Je crois que je ne pourrais pas supporter qu’elle le dise en étant éveillée. On ne peut pas m’aimer. On ne devrait pas m’aimer. Je suis fou, pourri, indigne …
  • “Je ne peux pas …” dit-elle la respiration erratique, elle étend son bras dans l’obscurité cherchant un corps invisible. Je tente de la rassurer en murmurant à son oreille: « Bébé … Je ne vais nulle part … Toi ne me quitte pas ! J’ai besoin de toi …» Elle soupire. « Jamais… » Je pense en moi-même : « Jamais quoi ? » « Jamais quoi bébé ? » Elle balbutie : « Je ne te quitterai jamais Christian. » Sa voix est presque inaudible. Cette petite phrase m’apporte une paix intense et une tranquillité d’esprit que je n’ai jamais connues de toute ma vie. Savoir qu’elle m’aime et qu’elle ne me quittera jamais m’apaise, me détend comme si mes épaules étaient délivrées d’un poids immense. Je suis en adoration devant cette femme qui ne cesse de me surprendre même quand elle dort. Le réveil indique 5H16. Je dois me lever et aller faire du sport car j’ai une dure journée qui m’attend. Je la regarde dormir. Je pourrais la contempler pendant des heures. Elle m’aime ! Moi ! Je suis galvanisé. J’aimerais qu’elle me le dise en face. Non ! Je ne veux pas qu’elle me le dise. Ca me fout la trouille. Je ne suis pas digne d’elle … ni de son amour. Je suis un salopard de fils de pute ! Je suis un être indigne, surtout des sentiments qu’elle éprouve pour moi. Mais je suis un égoïste et je veux cet ange que je berce dans mes bras. Comment ai-je eu la chance de la trouver ? Je tente de dégager mes bras, j’ai besoin d’aller m’entraîner. J’ai envie de continuer à la contempler dans son sommeil désormais paisible. Mais au moment où je dégage mes bras, son corps se tourne vers moi, me cherchant dans l’obscurité. Elle aussi est attirée par moi ! C’est un tel réconfort de le savoir ! Tout ce qu’elle fait m’attendrit.
  • Lentement je quitte le lit. Debout, je la regarde dans la pénombre. Elle est belle, captivante, magnifique. Je vais dans mon dressing pour enfiler mon sweat. Je repasse dans la chambre pour jeter un dernier coup d’œil sur Anastasia avant d’aller m’entraîner. En bas je tombe sur Taylor qui s’entraîne déjà. Il me regarde avec inquiétude et constate que je suis calme. Il continue son entraînement tout en me saluant. Nous restons une bonne heure. Je cours, soulève des poids, fais du rameur et je nage. Nous remontons dans mon appartement. Je prends ma douche et enfile un pantalon noir et une chemise blanche. Je vais dans la cuisine, Madame Jones s’y affaire déjà. « Voulez vous prendre votre petit déjeuner Monsieur ? » « Pas tout de suite. Pour le moment je vais prendre un café, je dois aller travailler un peu. Comme vous le savez Mademoiselle Steele est ici. Pour son petit déjeuner elle prend du thé, du Twinings, pas de café.» « Bien sûr Monsieur. Je préparerai son thé dès qu’elle sera réveillée. Voici votre café Monsieur. » dit-elle en me tendant une tasse. « Merci Madame Jones, si Mademoiselle Steele me cherche je serai dans mon bureau. « Bien Monsieur. » Je vais dans mon bureau dans lequel Taylor m’attend pour connaître le programme du jour. Nous passons en revue mon agenda puis il retourne dans son bureau. Je prends connaissance de mes mails. Il y en a un de Ros au sujet d’une société pour laquelle nous hésitons entre la liquider ou la garder. Elle m’a envoyé le récapitulatif des pertes et profits, c’est pitoyable. Je téléphone à Ros pour en discuter avec elle.
  • “Monsieur Grey.” Dit-elle en guise de salutation. « Ros, avez-vous du nouveau concernant les pertes et profits de la boîte que nous avons acheté l’année dernière ? Pourquoi les revenus sont-ils en baisse depuis quatre trimestres d’affilée ? » « C’est la crise Monsieur. Elle allait déjà mal et depuis que nous l’avons achetée elle a montré des signes de reprises mais pas assez pour compenser ses pertes. » « Je vois ‘les signes de reprises’ dont vous parlez. Mais putain c’est très insuffisant ! Cette société est un poids mort. Si ses bénéfices ne s’améliorent pas je ne la garderai pas. On ne va pas se coltiner un boulet… » « Je propose qu’on restructure et peut être virer le Directeur financier. J’ai quelqu’un en tête qui serait capable de mouiller sa chemise, mais j’ignore si ça sera suffisant. Ca risque de nous coûter un peu d’argent … » Je l’interromps « Ecoutez, je ne veux plus entendre d’excuses à la noix. Cette boite nous coûte trop de fric. Dites à Marco de me téléphoner, on a le choix entre la peste et le cholera …” « Oui Monsieur. Barney voudrait savoir ce que vous pensez du prototype et si vous avez des propositions d’améliorations. » « Oui dites à Barney que le prototype a l’air bien, toutefois j’émets des doutes sur l’interface … » « Vous n’aimez pas l’interface ? Pourtant nos ingénieurs sont emballés. » « Non c’est juste que je trouve qu’il manque quelque chose... Il faut qu’on y réfléchisse avec Barney et son équipe … »
  • « C’est une excellente idée. Vous savez que je n’y connais rien en technique, mais vous pouvez faire part de vos réserves à l’équipe d’ingénierie. Si vous n’avez pas d’autre rendez vous, Andréa peut planifier la réunion pour cet après midi. » « D’accord. Transferez la communication à Andréa … » Je sens un regard sur moi. Le regard d’Anastasia. Il y a de l’électricité dans l’air. Elle est là, dans cette pièce. Je lève les yeux. La voir me fait esquisser lentement un sourire séducteur. Elle m’observe en silence. Elle respire en tremblotant comme si elle avait perdu la raison en franchissant la porte. Je continue de converser avec Andréa, mais je ne quitte pas Anastasia des yeux. En la regardant je me sens vivant … I'm Alive - Celine Dion « Andréa, annulez mes rendez vous de ce matin mais dîtes à Bill de m’appeler. Je serai là à 14 heures. Je dois parler à Marco cet après midi ça prendra environ une demi heure… » « Barney demande un rendez vous cet après midiMonsieur. Quand voulez vous le voir ? » « Convoquez Barney et son équipe après Marco ou bien demain et trouvez moi un créneau tous les jours pour voir Claude cette semaine.. » « Quand souhaitez-vous voir le Dr Flynn Monsieur ? » « Dites lui d’attendre... Je confirmerai plus tard. » « A propos de la cargaison pour le Darfour, souhaitez-vous faire un communiqué Monsieur ? » « Oh… Non, je ne veux pas communiquer sur le Darfour… » « Sam pense qu’il risque d’y avoir des problèmes de livraison Monsieur. »
  • « Dites à Sam de s’en charger… » Dis-je énervé. C’est à croire que je dois m’occuper de tout. « Vous êtes invité à une soirée, êtes vous au courant Monsieur ? » « Non … De quoi s’agit-il ? » « C’est un bal organisé samedi prochain par l’association Américaine des Chantiers Navals. » « Samedi prochain ? … Un instant. » « Quand rentres-tu de Georgie ? » « Vendredi. » « Il me faut un autre billet, je serai accompagné … » « Je vous demande pardon Monsieur ? Avez-vous dit que vous serez accompagné ? » « Oui Andréa, c’est bien ce que j’ai dit. Je serai accompagné de Mademoiselle Anastasia Steele. « Excusez moi Monsieur, je ne vous entendais pas bien. Y a-t-il autre chose Monsieur ? » « C’est tout. » Pas un instant mes yeux n’ont quitté Anastasia. « Bonjour Mademoiselle Steele. » « Monsieur Grey. » dit-elle timidement. Elle est plantée là immobile. Je fais le tour de mon bureau pour me placer devant elle. Tendrement, je caresse sa joue du bout des doigts.
  • « Je n’ai pas voulu te réveiller, ton sommeil était si paisible. As-tu bien dormi ? » « Je suis bien reposée, merci. Je suis juste passée te dire bonjour avant d’aller prendre une douche. » Elle me mange du regard. Je me penche pour l’embrasser. Soudain, elle se jette à mon cou et caresse mes cheveux encore humides. Elle plaque son corps vigoureusement contre le mien. Elle a envie de moi … tout de suite. Son assaut me prend de court mais j’en suis heureux, après le premier instant de surprise je réponds par un gémissement rauque. Mes mains se glissent dans ses cheveux et descendent le long de son dos, s’emparent de ses fesses nues, tandis que ma langue explore sa bouche. Je me recule, les yeux mi-clos. « Eh bien Anastasia, il semble que ça te fasse du bien de dormir, je te suggère d’aller prendre ta douche sinon je vais te culbuter sur mon bureau. » « Je choisis le bureau. » Durant une fraction de seconde je la regarde abasourdi. « Vous y avez vraiment pris goût, n’est ce pas Mademoiselle Steele. Vous devenez insatiable. » « Seulement de toi. » Je suis sur le cul. Mes yeux s’assombrissent tandis que je malaxe ses fesses. « Comme tu dis ! Moi et personne d’autre. » Brusquement, d’un geste fluide, je balaie tout le contenu de mon bureau, les plans et les courriers valdinguent sur le sol. Je la soulève et l’allonge sur mon bureau.
  • Je marmonne : « Tu le veux, tu l’auras bébé. » tout en saisissant une capote dans ma poche et en me débraguettant. Je ne la quitte pas des yeux en déroulant le préservatif sur mon sexe. « Je suis sûr que tu es prête. » dis-je en arborant un sourire salace. A cet instant, je la pénètre en maintenant fermement ses poignets. Je m’enfonce profondément en elle. Elle gémit. Elle est déjà toute mouillée. « Putain Ana, qu’est ce que tu mouilles. » J’en suis baba. Elle encercle ma taille avec ses jambes pour s’accrocher à moi. Je reste debout à la regarder, l’œil brillant, passionné, possessif. Elle est à moi et elle me désire et ça me ravi. Je commence à bouger, je la baise à fond, brutalement et elle gémit de plaisir. C’est de la baise et de la jouissance à l’état pur, c’est un désir charnel sauvage … et au-delà de ces apparences il y à autre chose de profondément caché. Quelque chose qui vient de mon cœur. Je vais et viens en elle, encore et encore, me délectant de ma femme. Mes lèvres sont entrouvertes et ma respiration s’accélère à mesure que ma jouissance approche. J’ondule des hanches et je vois qu’elle savoure cette sensation de plénitude. Elle ferme les yeux et arque son dos alors que son orgasme monte. J’accélère mon rythme, plus vite, plus fort. Son corps tient la cadence. Je sens ses jambes se raidirent autour de moi comme si elle voulait retenir son plaisir. « Allez bébé, jouis pour moi. » Je l’encourage dents serrées. Elle est enivrée par mon désir de la satisfaire. Elle crie en jouissant. Je
  • m’enfonce brutalement en elle en parvenant à l’orgasme, je tire sur ses poignets puis m’effondre sur elle, en silence. Elle m’a complètement ensorcelé. Elle me charme et je perds la raison. Elle me fait changer mes projets. Je perds le contrôle. Quand je suis auprès d’elle, je me fous de tout, je ne vois qu’elle ! Je frotte mon nez dans son cou en murmurant: « Putain Ana, qu’est-ce que tu me fais ? Tu m’ensorcèles. Tu es une magicienne. » Fireworks by Kathy Perry Je lâche ses poignets, elle passe ses mains dans mes cheveux en resserrant ses jambes autour de moi. « C’est toi qui m’ensorcèles. » Je la regarde perplexe, inquiet. Je suis tiraillé. Soudain, je suis submergé d’un flot d’amour pour elle et ça me terrifie ! Je ne connais pas ça, je ne sais pas quoi faire ! Ca ne va pas, en tout cas pas pour moi... Je ne peux pas aimer ! Elle est trop innocente et je ne veux pas lui faire de mal. Mais putain je la veux. Mon égoïsme me dit qu’elle est à moi dans tous les sens du terme. Je prends son visage entre mes mains. « Tu-es-à-moi ! » dis-je en séparant chaque mot. « Tu comprends ? » Mon regard et ma voix sont passionnés, presque exaltés. C’est ma prière, je veux qu’elle reste mienne. Je ne veux pas qu’elle parte. Je ne veux pas qu’elle me quitte. Les sentiments que j’éprouve pour elle déchirent mon cœur. Je suis tiraillé entre ce que je connais, ce qui me rassure et les désirs de mon cœur… « Oui, je suis à toi. » murmure t’elle en me regardant dans les yeux. Comment vais-je pouvoir endurer d’être séparé d’elle presque une semaine ? « Tu es sûre de vouloir aller en Georgie ? » Elle hoche doucement la tête. Je ne veux pas la bousculer et la faire fuir. Je repousse mes émotions pour les enfouir au fond de moi. Je me
  • recompose ce visage impassible que j’ai mis des années à maîtriser. Abruptement je me retire et elle grimace. « Ca t’a fait mal ? » Je me penche au dessus d’elle, inquiet. « Un peu. » Je souris, c’est parfait. C’est moi le responsable parce que je suis passé par là. Elle ferait bien de s’en souvenir. « J’aime bien que tu aies mal, ça te rappelle que je suis passé par là, moi et personne d’autre. » Pourrais-je un jour me lasser d’elle ? Je l’embrasse durement puis je me lève et lui tend la main pour l’aider à se relever. Elle regarde l’emballage de la capote à côté d’elle et murmure: « Toujours prêt. » A mon tour je regarde l’emballage vide qu’elle tient maintenant dans ses mains. On peut toujours rêver Anastasia, parfois les rêves se réalisent. » Dream On by Aerosmith Elle semble déconcertée. Je suis un type qui a eu des débuts disons …. ni modestes, ni humbles, moins que ça. J’étais déjà déglingué à la seconde où j’ai été conçu. Ma mère était une pute droguée, mon père était probablement un de ses clients, ses proxénètes me maltraitait constamment. Et elle, elle était trop enlisée dans ses malheurs pour être une vraie mère. Et pour couronner le tout elle s’est suicidée, me laissant tout seul à côté de son cadavre avant d’être découvert par son maquereau qui m’a roué de coups ! Puis l’angélique Dr Grace Trevelyan- Grey dans sa blouse immaculée de médecin a décidé de m’adopter… J’étais indigne de cette famille parfaite. Indigne de leur amour et de leur affection, indigne de ce qu’ils faisaient pour moi. Je n’avais rien à offrir. Il n’y avait qu’une place pour moi et c’était… en enfer. Comment un enfant souillé aurait-il pu s’intégrer dans une famille d’anges ? Tout ce que je ferais ne serait jamais assez pour être comme eux. J’ai rêvé de m’élever pour être comme eux … de me fondre parmi eux en quelque sorte. J’ai mis toute ma volonté pour y arriver. J’ai travaillé
  • très dur. J’ai appris tout ce que j’ai pu. Je me suis battu pour arriver là ou j’en suis. Je suis resté concentré, Je me suis maîtrisé et j’ai gardé le contrôle. D’une certaine manière, par une grâce du ciel que je ne mérite pas, je suis là … En présence de cette femme, cet ange qui a des sentiments pour moi. La peur de la perdre est immense. La peur de la faire fuir est insupportable. J’arrête d’y penser pour éloigner mes peurs. “Donc sur ton bureau c’était un rêve ? » demande-t’elle moqueuse. J’esquisse un sourire énigmatique qui ne monte pas jusqu’à mes yeux. Bien sûr que ce n’est pas la première fois que je baise sur mon bureau. Je l’ai fait de nombreuses fois. Mais avec Anastasia c’est différent. Parce qu’elle est différente. Je vois son visage se décomposer. Elle est mal à l’aise, je crois qu’elle est jalouse. « Je ferais mieux d’aller prendre ma douche. » dit-elle en tentant de passer derrière moi. Je ne veux pas qu’elle fiche le camp. C’est insupportable. Je fronce les sourcils et passe nerveusement ma main dans mes cheveux. Toutefois j’ai besoin de m’éloigner de son attraction. « J’ai encore quelques coups de fil à passer. Je prendrai le petit déjeuner avec toi une fois que tu auras pris ta douche. Je crois que Madame Jones a nettoyé tes vêtements. Ils sont dans le dressing. » Elle semble étonnée. « Merci. » murmure-t-elle “Je t’en prie.” Dis-je par automatisme. Elle me regarde étrangement. « Qu’y a-t’il ? Qu’est ce qui ne va pas ? » Comment elle fait ? « Que veux-tu dire ? » « Eh bien…Je te trouve plus bizarre que d’habitude. »
  • « Tu me trouves bizarre ? » dis-je en tentant de réprimer un sourire. Evidemment elle rougit. « Parfois. » Je l’observe, dubitatif. « Comme toujours vous me surprenez Miss Steele. » Elle fait des trucs incroyables comme cette gâterie inespérée sur le bureau, ou me réprimande à sa manière. « Je te surprends ? Comment ça ? » “Disons que cette gâterie était inespérée.” « Vous satisfaire est notre priorité Monsieur Grey. » dit-elle en m’imitant et en penchant la tête de côté. “Et vous me donnez toute satisfaction.” Je suis à nouveau submergé par cette émotion et ça me met très mal à l’aise. Je n’ai pas l’habitude. Parce que ça me fait perdre le contrôle. Ca me fait perdre la tête. Avec elle si proche … Je ne veux pas perdre le contrôle à cause de cette émotion qui m’envahit. C’est déstabilisant. « Je croyais que tu devais prendre une douche. » dis-je en essayant de la faire partir afin de stopper cette émotion qui déferle en moi. « Oui …euh, on se voit plus tard. » dit-elle en quittant mon bureau désorientée et semble t’il passablement bouleversée. Une fois qu’elle est partie je me rassieds et je prends ma tête entre mes mains. J’essaye de me remettre les idées en place. Elle me déstabilise … complètement. Je suis totalement impuissant, je réponds à son attraction comme une planète attirée par le soleil, c’est automatique. Je ne jure plus que par elle. Je n’existe pas sans elle. Le seul moyen d’échapper un peu à son attraction c’est de mettre quelques distances entre nous, et quand je le fais je suis en mal d’elle. C’est un
  • dilemme. Je secoue la tête en tentant de penser à autre chose. Je ramasse les dossiers que j’avais balancés par terre. J’essaye de me concentrer sur mon boulot. Je passe les coups de fil nécessaires pour mes rendez vous de la journée puis je rédige une note relative au prototype qui sera l’objet de la réunion de cet après midi.Je ne vois pas le temps passer, quand j’émerge je constate que plus d’une demi-heure a passé depuis qu’Anastasia a quitté mon bureau. Elle doit avoir fini de prendre sa douche à présent et doit être prête pour prendre son petit déjeuner. En me rendant vers la cuisine j’entends Madame Jones demander à Anastasia si elle veut son thé. Elle répond par l’affirmative Madame Jones lui propose de manger quelque chose. Je suis mécontent d’entendre Anastasia refuser. « Bien sûr qu’elle va manger. » dis-je sèchement en entrant dans la cuisine. « Elle prendra des pancakes et des œufs au bacon.» « Bien Monsieur Grey. Que désirez-vous Monsieur ?» « Une omelette et des fruits. » Dis-je sans quitter Anastasia du regard. Je subis à nouveau son attraction, je suis en plein dans son orbite. Je lui ordonne de s’asseoir en pointant du doigt un des fauteuils du bar. Elle se pose et je m’installe à côté d’elle. Je me penche en murmurant : «As-tu réservé ton billet d’avion ?» Non je l’achèterai sur internet en rentrant à la maison. ». Si elle a attendu si longtemps pour acheter le billet c’est peut être parce qu’elle n’a pas l’argent nécessaire, cette pensée me fend le cœur. Bon sang pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ?
  • Je me penche un peu, je voudrais lui demander si elle a besoin d’argent pour prendre son billet. Sachant combien elle est réticente à recevoir des cadeaux, je ne sais pas comment formuler la question. Je me frotte le menton tout en réfléchissant. « As-tu assez d’argent pour acheter ton billet? » « Oui. » répond-elle en prenant sur elle pour garder patience, comme si elle s’adressait à un gamin chiatique qui la gonfle. Je hausse un sourcil en la regardant et aussitôt elle rectifie le tir. « Oui, j’ai le nécessaire. Je te remercie. » Mais je ne veux pas qu’elle voyage dans une bétaillère alors que je peux lui éviter cela. J’ai un jet qu’elle peut utiliser. Je ferais n’importe quoi pour elle, je mettrais tout ce que je possède à ses pieds… Si seulement elle savait. « J’ai un jet. Je n’ai pas prévu de m’en servir durant les 3 prochains jours, il est à ta disposition. » Elle en reste bouche bée. Je vois défiler tout un tas d’émotions sur son visage : colère, surprise, amusement… Puis elle les fait toutes disparaître avant de dire « Je pense que nous avons déjà assez abusé de la flotte de ta compagnie. » Je suis mouché par son refus. Je fais ce que je veux de ce qui m‘appartient. C’est bien là l’intérêt d’être l’unique propriétaire de ma société. J’ai bossé comme un dingue pour être mon propre patron et ne rien demander à quiconque. « C’est ma société et c’est mon jet. » dis-je, incapable de cacher que je suis vexé. Pourquoi refuse-t’elle systématiquement toutes mes attentions ?
  • « Merci d’avoir proposé, mais je préfère prendre un vol commercial. » Je plisse les yeux mais je dois y aller molo et ne pas me montrer trop envahissant. Donc je décide de laisser tomber ce sujet pour le moment. De toute façon je la ferai surclasser un point c’est tout. « Comme tu veux. Tu dois te préparer pour ton entretien ? » « Non. » « Bien. Tu ne veux toujours pas me dire chez quels éditeurs ? » « Nan. » répond-elle souriante. Ca m’amuse, j’ai les moyens de le savoir. « Je suis un homme plein de ressources Mademoiselle Steele. » « J’en suis pleinement consciente Monsieur Grey. Vous comptez encore tracer mon téléphone ? » dit-elle avec une moue innocente. « Il se trouve que je vais être très occupé cet après midi,il faudra que je trouve quelqu’un pour s’en charger. » Elle pense que je plaisante, mais quand il s’agit d’elle je ne rigole pas du tout. « Si vous avez quelqu’un pour le faire c’est que vous avez trop de personnel. » « Je vais envoyer un mail au chef des ressources humaines afin de vérifier les effectifs. » J’ai du mal à me retenir de sourire Une fois le petit déjeuner servi, Madame Jones s’esquive afin de nous laisser en privé. Anastasia lève les yeux vers moi semblant vouloir me demander quelque chose mais ne sait comment aborder le sujet. Je suis impatient de savoir. « Qu’est-ce qu’il y a Anastasia? »
  • « Tu ne m’as toujours pas dit pour quoi tu n’aimais pas être touché. » Ah c’est ça. Je blêmis car c’est un sujet que je veux éviter à tout prix. Elle détourne les yeux. « Je t’en ai déjà dit plus qu’à quiconque. » Mon ton est calme, mon regard impassible mais je suis tout sauf ça. Je ne veux pas aborder ces questions parce qu’elles me ramènent à une époque où j’étais sans défense, impuissant face à ce qui m’arrivait et à ce qui se passait autour de moi. Je suis très loin de tout ça maintenant et je ne veux plus y penser, ça me tourmente suffisamment dans mes rêves. Elle secoue la tête comme pour évacuer ses pensées. « Tu réfléchiras à notre accord ? » « Oui. » Elle semble sincère et lève les yeux vers moi. Ces yeux … Je me noie dans ce regard. « Je vais te manquer ? » Je voudrais lui manquer autant qu’elle va me manquer. Elle me regarde surprise. Qu’est-ce qu’il y a d’étonnant à ce que je veuille lui manquer ? J’ai quand même le droit de savoir si je vais lui manquer … Vraiment… Beaucoup. Autant qu’elle va me manquer ! « Oui. » Je lis dans ses yeux qu’elle dit la vérité. Je suis complètement soulagé. « Toi aussi tu vas me manquer. Plus que tu ne le crois. » Ca va être dur d’être séparé d’elle. Je veux qu’elle comprenne à quel point j’essaye de lui en donner plus, plus que plus. Je caresse sa joue et me penche pour l’embrasser ardemment.
  • Je n’ai pas envie qu’elle parte mais je sais qu’elle doit rentrer chez elle pour réserver son billet et faire ses bagages pour partir demain. Elle va tellement me manquer. « Anastasia je veux que tu emportes ton Macbook et ton Blackberry. C’est un ordre. » Je ne supporte pas l’idée d’être sans nouvelles d’elle durant son absence. Si elle n’est pas là j’ai besoin de quelque chose de tangible, d’accessible, au moins que je puisse entendre sa voix ou lire ses mails. « Oui. » dit-elle sans rechigner ce qui me réjoui. « J’ai besoin de pouvoir te joindre… à n’importe quel moment. » Ce n’est pas seulement mon besoin de la contrôler ou le sentiment de possession que j’éprouve à son égard, non, c’est aussi le besoin d’être en liaison avec elle. Je ne supporte pas l’idée que la connexion soit rompue même pour quelques jours. C’est intolérable. Elle ramasse ses affaires et s’apprête à partir. Elle me dit au revoir. « Je vais t’accompagner à ta voiture. » « Tu n’es pas obligé Christian. » Je fronce les sourcils. « Je ne le fais pas par obligation, je le fais parce que j’en ai envie. » Bon sang ! Ca me ferait mal de ne pas raccompagner ma femme à sa voiture. Je saisis sa main en entrant dans l’ascenseur. Je suis perdu dans mes pensées. Et si elle partait pour mettre des distances entre nous, pas seulement des distances physiques mais également émotionnelles ? Si elle partait en quête d’une liaison plus romantique ? Ca me tue. Elle va tellement me manquer. Elle me manque déjà. It's Now or Never by Elvis Presley
  • J’ai soudain une pulsion de désir pour elle et je la prends dans mes bras. J’emprisonne son visage entre mes mains. « Tu vas me manquer. » dis-je avec ferveur. Elle écarquille les yeux de surprise et effleure mon visage. Je ferme les yeux pour me perdre dans sa caresse. Elle se hisse sur la pointe des pieds et s’empare de mes lèvres, nos langues s’entremêlent. De la main gauche je maintiens sa nuque tandis que ma main droite s’empare de ses fesses et la plaque contre mon érection. Je chuchote : « Tu vas me manquer… ça aussi ça va me manquer. » Elle gémit dans ma bouche. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Je prends sa main et la regarde encore une fois puis je l’accompagne à sa voiture. Comment vais-je faire toute une semaine sans elle ? Me distraire … Voler ou naviguer, rien ne sera aussi agréable que sa présence… Les yeux dans les yeux je murmure: « Reviens vite … » Elle sourit : « Oui. »
  • LES AFFRES DE LA SEPARATION Chapitre 23 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Elisabeth Mazaltov et Hélène B. Une fois Anastasia partie je fais venir Taylor dans mon bureau. « Oui Monsieur. » « Taylor je veux que vous identifiez la compagnie avec laquelle Mademoiselle Steele va voyager. Utilisez les moyens que vous voulez, je ne veux pas le savoir. » « J’ai créé un accès pour vous dans son portable Monsieur. Je suis certain de pouvoir vérifier sur quel site elle se connecte, je saurai à quelle compagnie elle va acheter son billet. » « Parfait ! » dis-je nerveux. Je me demande pourquoi elle s’ingénie à m’empêcher de prendre soin d’elle. Elle me rend la tâche difficile. Putain c’est ma femme quand même ! Pourquoi ne pourrais-je pas prendre soin d’elle ? Pourquoi a-t-elle tant de mal à accepter mon aide ? Je prends soin de ce qui m’appartient !
  • « Une fois que vous aurez le nom de la compagnie, récupérez toutes les informations sur son vol, numéro de réservation etc… Je veux que vous fassiez surclasser son billet en première. Il faut vous assurez qu’elle occupe le siège côté hublot et vous achèterez la place qui est juste à côté. Je veux qu’elle soit bien confortable. » Taylor ne moufte pas mais je distingue brièvement une lueur amusée dans son regard. « Bien Monsieur. Autre chose Monsieur ? » « Oui je voudrais que vous me conduisiez au bureau. Il faut impérativement que j’y sois aujourd’hui. Ma secrétaire devait me fixer un rendez vous avec Claude Bastille. Avant de partir, contactez Andrea pour connaître l’horaire, quand vous le saurez envoyez moi un SMS et venez me récupérer. J’ai absolument besoin de cet entraînement aujourd’hui ! Je suis crispé. J’ai des réunions, vous direz à Claude de m’attendre. On pourra s’entraîner dans la salle de gym du bureau ou dans celle de l’Escala, ça dépendra de l’heure du rendez-vous. Nous devons partir vers 13 heures. » « Bien Monsieur. Je vous préviendrai dès que j’aurai surclassé le billet de Miss Steele. » Il est sur le point de partir, mais me voyant préoccupé, il se ravise en se tournant vers moi. « Voulez vous que je trace le téléphone de Mademoiselle Steele pour connaître ses allées et venues ? » Je réfléchis une seconde.
  • « Non… » J’hésite puis j’ajoute « Non, elle me dira chez qui elle a passé ses entretiens une fois que ça sera terminé. Il est inutile de le savoir tant qu’elle n’a pas décroché le boulot. » « Oui Monsieur. » Il sort. Je pense à elle et aux raisons pour lesquelles elle veut mettre des distances entre nous. Je vais passer un sale moment sans elle Merde ! Ca fait moins d’une heure qu’elle est partie et elle me manque déjà terriblement. Je regarde mes mails avant de partir. Il y en a un d’Elena. I'll Be Missing You by P Diddy ft. Sting & Faith Evans _____________________________________________ De: Elena Lincoln Objet: Diner? Date: 30 Mai 2011 10:12 À: Christian Grey Bonjour Christian, As-tu pu regarder ton agenda pour qu’on se fixe une date pour un dîner ? Je ne t’ai pas vu depuis un bout de temps. Tu me manques. Ta nouvelle soumise me semble intéressante. J’aimerais que tu m’en parles. Appelle-moi. On se tient au courant. A plus, Elena _____________________________________________ Comme Anastasia part demain, ma soirée sera libre. Je pourrai donc dîner avec Elena demain soir. _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Diner? Date: 30 Mai 2011 12:48 À: Elena Lincoln Elena Je suis libre demain soir. On dit 20 heures à l’endroit habituel ? Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________
  • J’envoie. Mes pensées retournent vers Anastasia. Je veux parler d’elle à Elena. Anastasia m’emprisonne. Elle est à la fois une énigme et une force vive. L’idée de la perdre me terrifie. DJ Got Us Falling in Love Again by Usher ft. Pitbull Je vais pouvoir parler de mes sentiments avec Elena. Elle me connait depuis si longtemps, elle pourra m’aider à comprendre ce que j’éprouve pour Anastasia. Je dois partir car j’ai une réunion avec l’équipe d’ingénieurs. J’aime avoir le contrôle de tout ce que je fais, qu’ils s’agissent des acquisitions d’entreprises ou des produits développés par mes équipes. Je veux être au cœur de toutes les activités et donner mon avis sur tout ce qui se fait dans ma société. Je contrôle tout et je prends seul toutes les décisions. J’aime mon indépendance. C’est la chose qui a le plus d’importance à mes yeux. J’ai bossé comme un forçat ces sept dernières années pour l’obtenir. Je n’ai de compte à rendre à personne, je fais comme bon me semble. Je ne voudrais jamais perdre mon indépendance. Mais là encore, rien n’est moins sûr depuis qu’Anastasia est dans les parages. Elle me fait fléchir à une rapidité inquiétante. Ca me fout la trouille. J‘en ai envie, mais c’est si peu dans mes habitudes que je lutte contre ça. Ca pourrait nuire à mon indépendance. Putain ! Je suis dans un merdier inextricable ! Je ne sais pas comment nommer les émotions extrêmes que je ressens pour elle. C’est quelque chose que j’ai évité toute ma vie. Elle me fait perdre la raison. D’un autre côté elle devient ma raison d’être… d’exister. Quand elle est dans le coin je ne vois qu’elle et je ne veux qu’elle. Elle est à moi ! Et si elle rencontre un autre type en Georgie ? Merde ! Merde ! Merde ! Elle va partir presque toute la semaine ! Si j’ai craqué au premier regard, un autre peut en faire autant. Je n’ai jamais été aussi proche de quelqu’un, en si peu de temps. Je suis inquiet… Dès que j’ai le dos tourné il y a toujours un connard qui rapplique. J’arpente
  • nerveusement mon bureau. Il faut que je fasse un truc pour échapper à mes angoisses. Deux bonnes heures avec Claude Bastille devraient faire diversion et me soulager de mes frustrations. **** ❦ ♡ ❧ ***** J‘entre dans mon bureau. Andréa et la stagiaire se mettent au garde à vous. Je n’étais pas physiquement au bureau ces derniers temps mais j’étais toujours présent par d’autres moyens compte tenu de mon « obsession du contrôle » comme dirait Mademoiselle Steele. Je suis là, le boss est de retour, maître de son destin, maître de son monde. Freedom - George Michael « L’équipe d’ingénieurs et Monsieur Barney sont dans la salle de réunion Monsieur. » Andréa ajoute qu’ils ont des propositions à me soumettre en vue d’améliorer le prototype. Quand j’entre dans la salle tout le monde se lève. « Mesdames et messieurs bonjour » Barney prend la direction des opérations et entre d’emblée dans le vif du sujet. « Monsieur, l’équipe est venu vous présenter une nouvelle interface, nous aimerions avoir votre avis. » « Montrez-moi ça. » Il y a toujours un truc qui manque. Je veux que ce téléphone soit parfait. Si un produit en vaut la peine autant le peaufiner jusqu’à ce qu’il soit impeccable. Puis nous échangeons sur les possibilités de créer un téléphone qui utilise de l’énergie propre et qui fonctionne parfaitement. Je regarde leurs esquisses et donne mon sentiment. Ce produit n’est pas fini, en tout cas il ne me satisfait pas pleinement. J’étudierai les plans. Une fois cette réunion terminée je m’entretiens avec Marco une
  • petite demi-heure. Puis c’est au tour de Ros avec laquelle nous épluchons les comptes de la boite dont nous avons parlé hier. Je suis plongé dans le boulot, je contrôle tout, je suis le patron. J’adore ça. Mais je sais aussi que je ne vais pas voir Anastasia ce qui me rend fébrile. Je quitte le bureau vers 17 h pour m’entraîner avec Claude Bastille. Taylor me conduit à la salle de gym où j’ai mes habitudes. Je cours, soulève des poids et je fais un peu de cardio-training. Puis Claude et moi nous affrontons dans un combat libre… implacable. Il ne me fait pas de cadeau et je donne tout comme si ma vie en dépendait. Le départ d’Anastasia est un poids immense sur mes épaules. Claude Bastille remarque mon âpreté au combat. « Vous avez mangé un lion aujourd’hui ! » Impassible je réponds que je rattrape les séances que j’ai ratées. « Je trouve que vous avez un punch d’enfer. » « Merci, je le prends comme un compliment venant de vous. » Nous nous inclinons face à face à la fin de notre combat. « Demain à la même heure ? » demande-t-il « Non je préfèrerais plus tôt, ma secrétaire vous appellera pour vous fixer l’heure. » « Comme vous voulez. » On se serre la main et je pars pour rentrer chez moi. En arrivant, la première chose que je fais est d’enlever mon sweat et de filer sous la douche. Comme je vais passer la soirée chez moi j’enfile un jean et un tee-shirt puis je me rends dans la cuisine. Madame Jones à
  • d’ores et déjà dressé la table, elle me demande ce que je veux boire. J’opte pour un verre de Sancerre. Après le dîner je file dans mon bureau afin d’étudier les plans que l’équipe m’a remis plus tôt dans l’après midi. Je les étale. Je n’ai pas encore arrêté ma décision car il y a quelque chose dans le design de ce téléphone cellulaire qui me dérange. Soudain je revois Anastasia allongée sur ce bureau pas plus tard que ce matin et ça me fait un pincement au cœur. Elle me manque affreusement. C’est comme si elle avait emporté un morceau de moi. Je ne sais jamais ce qu’elle va dire ou faire ce qui me déstabilise. Pour autant c’est ça que j’aime en elle parce que je dois toujours rester sur mes gardes. Je ne veux pas qu’elle sorte de ma vie, je la désire plus que tout au monde. Je me creuse les méninges pour trouver quelque chose que j’aurais déjà autant désiré, mais non je ne vois pas. Pas une seule femme ne lui arrive à la cheville. Je n’ai jamais ressenti un tel désir pour quiconque de même que je n’ai jamais eu peur de perdre une femme. Quand je rompais avec l’une je savais que j’en aurai une autre, équivalente voire mieux. Je suis incapable de voir les choses comme ça avec Anastasia. Elle est unique parce qu’elle est mon supplément d’âme, parce qu’elle me satisfait sexuellement et Dieu sait que c’est une raison valable mais elle est aussi devenue ma conscience, ma raison d’être, ma vie. La profondeur des sentiments que j’éprouve pour elle va au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer, ça me donne des sueurs froides. Est-ce bon pour moi ? Contrôler tous les aspects de ma vie m’a été plus que bénéfique. Perdre le contrôle pour une jeune femme ne va-t-il pas entraîner la perte de tout ce que j’ai acquis au cours des années ? Un bref instant j’essaye d’imaginer un futur sans elle et immédiatement j’ai l’impression de me vider lentement de mon sang par des milliers de blessures… atrocement douloureuses. C’est inimaginable ça me fait trop
  • mal, je n’arrive plus à respirer ! Je me tiens à mon bureau pour garder l‘équilibre. J’entends la petite sonnerie familière annonciatrice d’un mail. Je lève les yeux et merci mon Dieu c’est un mail d’Anastasia ! _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Entretiens Date: 30 Mai 2011 18:48 À: Christian Grey Cher Monsieur, Mes entretiens se sont très bien passés. J’ai pensé que ça pouvait vous intéresser. Comment s’est passée votre journée ? Ana _____________________________________________ Je lis ce simple mail encore et encore. Je régule ma respiration en me disant qu’elle n’est qu’à quelques kilomètres, toujours en ville. Je suis rassuré parce qu’elle se soucie de moi et me tient au courant de ses activités. J’attends d’avoir les idées claires pour lui répondre. _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Ma journée Date: 30 Mai 2011 19:02 À: Anastasia Steele Chère Mademoiselle Steele, Tout ce que vous faîtes m‘intéresse. Vous êtes la femme la plus fascinante que je connaisse. Je suis ravi que vos entretiens se soient bien passés. Ma matinée a dépassé toutes mes espérances. Mon après midi a été très ennuyeux en comparaison. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ Sa réponse arrive moins de deux minutes plus tard. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Excellente matinée Date: 30 Mai 2011 19:04 A: Christian Grey Cher Monsieur
  • Pour moi aussi cette matinée a été exemplaire même si vous avez été zarbi après le sexe sur le bureau - ça c‘était impeccable. Ne pensez pas que je ne l’ai pas remarqué. Merci pour le petit déjeuner. Ou plutôt remerciez Madame Jones pour moi. J’aimerais vous poser une question à son sujet -sans que vous ne redeveniez zarbi. Ana _____________________________________________ Il y a deux choses qui me sautent aux yeux : La première c’est le sexe impeccable. Quel est son élément de comparaison ? Elle n’a jamais eu d’autres partenaires, ça ne serait pas le cas ? Elle n’a pas intérêt ! Et sa curiosité à propos de Madame Jones. Que s’est-il passé entre elles ce matin ? Pourquoi s’intéresse-t-elle à Madame Jones ? _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Toi éditrice ? Date: 30 Mai 2011 19:09 À: Anastasia Steele Anastasia, Zarbi n’est pas dans le dictionnaire et ne devrait donc pas être utilisé par quelqu’un qui ambitionne de travailler dans l’édition. Le sexe était impeccable dîtes vous ? Quel est votre élément de comparaison je vous prie ? Que voulez vous savoir à propos de Madame Jones ? Vous m’intriguez. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ J‘envoie, mais elle ne répond pas immédiatement comme elle a coutume de le faire. Quand son mail arrive enfin je me sens soulagé. Toutefois le titre me chiffonne. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Vous et Madame Jones Date: 30 Mai 2011 19:18 À: Christian Grey Cher Monsieur, Le langage évolue organiquement. Il ne s’isole pas dans une tour d’ivoire entourée d’œuvres d’art surplombant Seattle avec une hélistation sur le toit. Impeccable - comparé aux autres fois ou nous avons… comment dites vous déjà ? … Ah oui… baisé. En fait, de façon générale, la baise a toujours été impeccable à mon humble avis. Mais comme vous le savez déjà mon expérience est extrêmement limitée dans ce domaine. Madame Jones est-elle une de vos anciennes soumises ?
  • Ana _____________________________________________ Je suis outré qu’elle pense une chose pareille de Madame Jones. C’est une femme respectable à tous égards avec laquelle je n’entretiens que des relations purement professionnelles ! Bien évidemment elle n’a jamais été ma soumise ! Je n’emploie jamais une femme avec laquelle j’ai eu des relations sexuelles. Anastasia aurait pu être l’unique exception à cette règle mais vu sa façon de penser je vais devoir changer d‘avis. Je réponds en toute hâte. _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Langage : Fais attention à ce que tu dis ! Date: 30 Mai 2011 19:23 À: Anastasia Steele Anastasia Madame Jones est une employée remarquable avec laquelle j’entretiens des relations purement professionnelles. Je n’ai jamais de relations sexuelles avec mes employées. Je suis choqué que tu puisses imaginer le contraire. Tu es la seule personne pour laquelle j‘aurais pu faire une exception parce que tu es une jeune femme brillante et une négociatrice surdouée. Toutefois si tu continues à utiliser un tel langage je devrais changer d‘avis. Je suis ravi que ton expérience se limite à moi. Je vais donc considérer « impeccable » comme un compliment. Bien que je ne sache jamais si tu es sincère ou si c‘est de l‘ironie. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. En direct de sa tour d’ivoire. _____________________________________________ J’envoie et j’attends sa réponse. Je suis mécontent qu’elle imagine des choses à propos de Madame Jones. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Pas ma tasse de thé Date: 30 Mai 2011 19:28 À: Christian Grey Cher Monsieur Grey, Je crois vous avoir déjà fait part de mes réserves quant à l’éventualité de travailler pour votre compagnie. Sur ce point je n’ai pas changé d’avis et je n’en changerai jamais. A présent je dois vous laisser car ma colocataire, Kate, vient de rentrer avec des plats chinois. Mon ironie et moi vous souhaitons une bonne nuit.
  • Je te contacterai dès mon arrivée en Georgie. Ana _____________________________________________ Sa réponse me fait sourire. _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Même pas du Twinings English Breakfast Tea ? Date: 30 Mai 2011 19:30 À: Anastasia Steele Bonne nuit Anastasia. Je vous souhaite un bon vol, à toi et à ton ironie. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ Taylor frappe à la porte : « Entrez Taylor. » « Monsieur, j’ai obtenu les informations concernant le vol de Mademoiselle Steele. » « Très bien. L’avez-vous surclassé ? » « Oui Monsieur. Elle voyagera en première classe, j’ai également acheté la place à côté d’elle pour qu’elle… » Il s’éclaircit la voix, je le regarde en soulevant les sourcils; « Pour qu’elle ait plus d’aisance. » dit-il le visage impassible. « Quel siège ? » « Hublot Monsieur, et le siège à côté restera vide. » « A quelle heure est son vol ? » « 22 H 30 Monsieur. » Il consulte sa montre. « Dans un peu plus de deux heures. »
  • « Parfait ! Regardons le programme de demain. » Pour je ne sais quelle raison je suis irrité et anxieux. Je me rends compte que mes jambes tremblent nerveusement. Taylor a du s’en apercevoir car l’air de rien il me signale qu’il va descendre s’entraîner. «Allez-vous descendre ce soir Monsieur ? Je comptais faire de la lutte. Si ça vous dit on pourrait s’entraîner ensemble, mais si vous devez travailler et n’avez pas besoin de moi durant une heure ou deux je descendrai m’entraîner seul. » Il présente la chose avec tact. « Je vais venir avec vous. On se retrouve dans dix minutes. » « Bien Monsieur. » **** ❦ ♡ ❧ ***** Une heure plus tard nous remontons dans l’appartement, mes muscles sont douloureux; Je prends une douche, m’habille et retourne dans mon bureau. J’ai une tonne de boulot qui m’attend sans parler des plans de ce téléphone que mon équipe d’ingénieurs m’a soumis. Je me passe les mains dans mes cheveux humides en me disant que j’aurais préféré que ce soit Miss Steele qui le fasse. Tiens quand on parle du loup on en voit la queue ! Ma boîte mail sonne et c’est un mail d’Anastasia. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Geste extravagant. Date: 30 Mai 2011 21:52 À: Christian Grey Cher Monsieur Grey, Je suis inquiète que vous ayez appris sur quel vol je voyage sachant que ce n’est pas moi qui ai divulgué l’information. Vos tendances au harcèlement atteignent des proportions inquiétantes. J’espère que le Docteur Flynn rentre bientôt de vacances. J’ai eu une manucure, un massage et deux coupes de champagne. C’est une façon très agréable de commencer mes vacances. Je vous en remercie. Ana
  • _____________________________________________ Elle a l’air contrariée mais elle plaisante, et elle remercie. Ceci dit avec Anastasia c’est dur de savoir si c’est du lard ou du cochon. Elle a eu un massage …Je ne suis pas sûr d’aimer ça. Un massage hmm ? Quel genre de massage ? Qui l’a massée ? _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Je vous en prie. Date: 30 Mai 2011 21:58 À: Anastasia Steele Chère Mademoiselle Steele, Le Docteur Flynn est rentré de vacances d’ailleurs j’ai un rendez vous cette semaine. Qui vous a massé ? Christian Grey PDG qui a des amis bien placés, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ J’envoie et j’attends. Vingt minutes passent et elle n’a pas répondu. Est-elle retournée se faire masser ? Putain ! Combien de temps ça dure un massage dans un aéroport ? _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Des mains fortes et habiles. Date: 30 Mai 2011 22:23 À: Christian Grey Cher Monsieur, Un charmant jeune homme m’a massé le dos. Quel agréable moment ! Je dois vous remercier, c’est grâce à vous que j’ai rencontré Jean Paul, ça n’aurait pas été possible en voyageant en classe économique. Encore merci. Je ne vais plus pouvoir vous adresser de mails car nous sommes sur le point de décoller, de plus j’ai besoin de récupérer j’ai trop peu dormi ces derniers temps. Ana _____________________________________________ Bordel de merde ! Qu’est-ce qu’elle mijote ? Elle veut me faire crever de jalousie ? Bravo c’est réussit. Savoure ta victoire bébé, tu ne perds rien pour attendre. Tu vas voir quand je vais remette la main sur toi et ta grande gueule ! _____________________________________________
  • De: Christian Grey Objet: Profites en tant que tu peux Date: 30 Mai 2011 22:26 À: Anastasia Steele Chère Mademoiselle Steele, J’ai compris ton manège et crois moi tu as réussis à me rendre très, très jaloux. Puisque c’est comme ça, la prochaine fois tu voyageras en soute, ligotée et bâillonnée dans une malle. Tu peux me croire, ça me sera bien plus agréable de m’occuper de toi dans ces conditions que de te faire surclasser. J’attends impatiemment ton retour. Christian Grey PDG qui a la main qui le démange, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ Prends ça dans les dents Miss Steele ! Alors comme ça tu veux me rendre jaloux ! Je ne vais probablement plus avoir de nouvelles jusqu’à son atterrissage mais j’ai décidé d’être patient. Je vais attendre. Mais quatre minutes plus tard ma boite mail sonne à nouveau. C’est quoi ce bordel ? Elle m’envoie des mails durant le vol en risquant sa vie et celles des autres passagers ? _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Plaisanterie Date: 30 Mai 2011 22:30 À: Christian Grey Christian, Je ne sais pas si tu plaisantes. Si tu es sérieux je crois que je vais rester en Georgie. Les malles sont une limite à ne pas franchir. Je suis désolée de t’avoir mis en colère. Dis-moi que tu me pardonnes. Ana _____________________________________________ Je suis furieux qu’elle envoie des mails depuis l’avion ! Elle se fiche de sa propre vie ? Elle a décidé de me rendre dingue ou quoi ? C‘est son challenge du jour ? _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Plaisanterie Date: 30 Mai 22:31 À: Anastasia Steele
  • Comment se fait-il que tu m’écrives ? Risques- tu la vie de tous ceux qui sont à bord, y compris la tienne, pour utiliser ton Blackberry ? Ceci contrevient à une des règles. Christian Grey PDG avec deux mains qui le démangent, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ J’envoie. J’étais déjà inquiet de son départ, mais ma nervosité à grimpé en flèche parce qu’elle est totalement inconsciente de sa propre sécurité. Toi, Anastasia, tu n’as pas intérêt à m’écrire avant que tes pieds aient retrouvé le plancher des vaches… en Georgie ! Durant deux bonnes heures je fais les cent pas dans mon bureau tout en jetant régulièrement un œil sur ma boite mails. Je suis à deux doigts d’autoriser mon ordinateur à me cracher un mail d’Anastasia ! C’est un bras de fer entre moi et cette machine. Comme aucun nouveau mail n’arrive, je finis par soupirer de soulagement. Elle me fait marcher sur la tête, elle me fait perdre la boule même à distance avec sa façon de se comporter. Ca m’angoisse ! J’ai horreur de ça parce que je ne sais pas gérer ! Je n’ai pas l’habitude de me faire du mouron. Je décide d’aller me coucher une fois que mes angoisses se sont dissipées. Putain ! Je suis quoi là ? Un gosse de trois ans ? Pourquoi cette séparation me met-elle dans un état pareil ? J’ai le cœur serré en me disant qu’elle est partie à l’autre bout du pays. Je finis par sombrer dans un sommeil agité assombri par des rêves inquiétants d’Anastasia. I can't Live Without You - Mariah Carey
  • GEORGIA’S ON MY MIND Chapitre 24 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Elisabeth Mazaltov et Hélène B. Je me réveille par un temps maussade et pluvieux qui reflète parfaitement mon état d’esprit. Marcello - Bach Comme tous les matins je me rends à la salle de gym. Je cours, soulève des poids et fais du cardio-training. Taylor est déjà là. Il hoche la tête en me saluant. Il me regarde inquiet en évaluant mon humeur. Je matraque de coups le Punching ball comme pour le punir. Ca met Taylor encore plus mal à l’aise. Je m’exprime par mono syllabes, je suis cassant et carrément désagréable. Je remonte à mon appartement laissant Taylor continuer son entraînement. Après m’être débarrassé de mes vêtements de sport je file prendre une douche chaude. Le jet bouillant glisse le long de mon dos. Spontanément je revois Anastasia dans cette douche. Elle devrait avoir atterri à présent. Mais a-t-elle bien atterri ? Est-ce que
  • je lui manque ? M’a-t-elle envoyé un SMS ou un email ? Est-ce que je lui manque autant qu’elle me manque ? Nerveusement je passe une main dans mes cheveux. Je me savonne vite fait et sors de la douche. Je me sèche à toute allure comme si j’avais le feu au derrière. Je dois contrôler mon Blackberry. Ouf je soupire de soulagement. Elle m’a envoyé un texto à 5H30 du matin : « Arrivée saine et sauve à Savannah. A ☺» Madame Jones est en train de terminer la préparation de mon petit déjeuner. Une omelette comme d’habitude, un café et un jus d’orange. Pendant ce temps je relève mes mails sur mon Blackberry en espérant qu’elle m’en a envoyé un. Ouais elle m’a mailé: _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Tu aimes me faire peur ? Date: 31 Mai 2011 6:51 EST À: Christian Grey Christian, tu sais déjà combien je déteste que tu dépenses de l’argent pour moi. Je sais que tu es très riche, mais ça me met mal à l’aise parce que j’ai le sentiment que tu payes pour coucher avec moi. D’un autre côté j’adore voyager en première classe, c’est plus chic que la classe économique. Je te remercie sincèrement ! J’ai également apprécié le massage de Jean Paul qui était on ne peut plus gay. J’ai volontairement omis de le préciser dans mon précédent mail pour te faire enrager parce que j’étais énervé après toi. J’en suis vraiment désolée. Mais, comme toujours, tu as eu une réaction exagérée. Tu ne peux pas m’écrire des choses comme ça – ligotée et bâillonnée dans une malle. Tu étais sérieux ou tu plaisantais ? Ca me fait peur … Tu me fais peur … Je suis fascinée par ton mode de vie dont je ne soupçonnais même pas l’existence avant samedi dernier. Et puis tu m’écris des choses pareilles qui m’effraient et me donnent envie de m’enfuir. Bien sûr je ne le ferais pas parce que tu me manquerais. Oui tu me manquerais terriblement ! Je veux que ça marche entre nous bien que je sois terrifiée par la profondeur des sentiments que j’éprouve pour toi et par la voie obscure dans laquelle tu m’entraînes. C’est très érotique et je suis curieuse. Mais j’ai peur que tu ne me fasses mal, pas seulement physiquement mais aussi psychologiquement. Que se passera- t’il si dans trois mois tu en as marre de moi et que tu me quittes ? Qu’adviendra-t-il de moi ? Je sais que c’est un risque inhérent à toute relation. Seulement ce n’est pas le genre de relation amoureuse que j’envisageais pour une première fois. Tu ne sais pas à quel point c’est un énorme acte de foi pour moi.
  • Tu avais raison quand tu disais que je n’ai pas une once de soumission en moi… Je le réalise maintenant. Mais voilà, j’ai envie d’être avec toi et si c’est ce que je dois faire alors j’aimerais essayer. Sachant combien je suis insoumise je pense que je serai nulle et que je finirai couverte de bleus. Cette perspective ne m’enchante guère. Je suis heureuse que tu m’aies dit que tu essaierais d’en faire plus. Il faut que je réfléchisse à ce que « plus » signifie pour moi. C’est essentiellement pour ça que je voulais mettre des distances entre nous. Tu vois Christian tu m’éblouis tellement que c’est impossible pour moi d’avoir les idées claires quand nous sommes ensemble. On annonce mon vol, il faut que j’y aille. Je t’écris plus tard Ton Ana ______________________________________ Je regarde mon écran hébété ! Je suis ravi qu’elle divulgue autant d’informations, elle n’en avait jamais autant dit depuis le début de notre relation. Je suis à la fois content et en colère parce qu’elle a éprouvé le besoin de mettre des distances entre nous pour m’écrire et communiquer ouvertement avec moi. Pourquoi ne le fait-elle pas quand elle est ici ? Est-ce que je l’intimide tant que ça ? Durant les quarante cinq minutes qui suivent je lis et relis son message maintes et maintes fois. Mon cœur fond comme neige au soleil parce qu’elle éprouve des sentiments profonds pour moi. Outre le fait qu’elle soit une jeune femme non seulement solide, stupéfiante et belle, je trouve inquiétant qu’elle ait une si piètre estime de soi quand il s’agit d’accepter ce que je veux lui offrir. Pourquoi ne devrais-je pas prendre soin d’elle ? Et c’est quoi cette histoire d’argent ? Elle ne va quand même pas me reprocher d’être riche ? Je fais ce que je veux avec l’argent que j’ai eu tant de mal à gagner ! Après avoir rassemblé mes pensées j’entreprends de lui répondre. Mes sentiments sont encore plus profonds maintenant qu’elle m’a ouvert son cœur. Je ne veux pas la perdre, jamais. A l’avenir j’essaierai d’être
  • toujours communiquant avec elle. Elle n’imagine pas ce que je serais capable de faire pour garder son affection. ______________________________________ De: Christian Grey Objet: Enfin ! Date: 31 Mai 2011 7:31 À: Anastasia Steele Anastasia, Peux-tu imaginer à quel point c’est agaçant que tu communiques ouvertement et honnêtement avec moi seulement quand nous sommes éloignés l’un de l’autre ? Pourquoi es tu incapable de le faire quand nous sommes ensemble ? Oui je suis riche. Tu dois t’y habituer. Pourquoi te mettre dans tous tes états si je veux faire des dépenses pour toi ? Nous avons dit à ton père que je suis ton petit ami. Pour l’amour du ciel n’est-ce pas cela que font les petits amis ? Et en tant que Dominant j’attends de toi que tu acceptes sans rechigner tout ce que je t’offre. Pendant que tu y es dis aussi à ta mère que je suis ton petit ami. Je ne sais quoi te répondre quand tu dis que tu te sens comme une pute quand je te fais des cadeaux. Ce n’est pas ce que tu as dit mais c’est-ce qui est écrit entre les lignes. Que puis-je dire ou faire pour que tu ne penses pas ainsi ? N’est-ce pas évident que je veux ce qu’il y à de mieux pour toi ? Je travaille extrêmement dur donc je peux dépenser mon argent à ma guise. Je peux et je veux t’acheter tout ce que tu désires ! Tu peux appeler ça une redistribution des richesses si tu veux. Sache que jamais je ne pourrais penser à toi de la façon que tu décris parce que tu comptes trop à mes yeux, et je suis fâché que tu te juges comme ça. Tu es une jeune femme si brillante, spirituelle et belle que ce que tu dis de toi me laisse penser que tu as de gros problèmes d’estime de soi, je suis à deux doigts de te prendre un rendez vous avec le Docteur Flynn. Pardonne- moi de t’avoir fait peur. J’abhorre l’idée de te faire peur. Tu as vraiment cru que je te ferais voyager dans la soute ? Pour l’amour du ciel je t’ai proposé mon jet ! Alors oui, c’était une blague et de mauvais goût. Néanmoins t’imaginer bâillonnée et ligotée m’excite - et ce n’est pas une blague, c’est un fait. Je sais que tu as peur d’être bâillonnée et si ça devait arriver sache que nous en discuterions avant. Ce que tu ne comprends pas c’est que dans une relation Dominant/Soumise, c’est la soumise qui a tous les pouvoirs, autrement dit : Toi. Pas moi. Souviens- toi que tu m’as dit ‘non’ dans le hangar à bateaux. Si tu dis non je ne peux pas te toucher et je ne le ferai pas. C’est pour ça que nous avons un contrat qui stipule ce que tu acceptes et ce que tu refuses de faire. Si nous essayons des choses qui te déplaisent nous pouvons revoir notre accord. C’est toi qui décides, pas moi. De la même façon si tu ne veux pas être ligotée et bâillonnée dans une malle ça n’arrivera pas. Je veux partager mon style de vie avec toi. En vérité je n’ai jamais autant désiré quoi que ce soit. Franchement je suis en admiration devant toi ! Tu es si innocente et si curieuse d’essayer. Ca m’en dit plus que tu ne l’imagines sur toi. Ce que tu ne comprends pas non plus c’est que c’est toi qui m’a ensorcelé je te l’ai déjà dit plusieurs fois. Je ne veux pas te perdre bébé. Ca me fait peur que tu sois partie à l’autre bout du pays pour t’éloigner de moi afin d’avoir les idées claires - car il semble que
  • ça soit impossible quand tu es près de moi. Moi non plus je ne peux pas penser clairement quand tu es près de moi Anastasia. Je perds la raison - elle disparait complètement quand nous sommes ensemble, ça te donne une idée de la profondeur de mes sentiments pour toi. Je comprends ton appréhension. J’ai essayé de t’oublier si tu t’en souviens. Je savais que tu étais inexpérimentée mais je n’aurais jamais pu imaginer à quel point tu l’étais. Si je l’avais su, je ne t’aurais jamais fait la cour. Pourtant tu arrives à me désarmer comme personne ne l’a jamais fait. Ton mail par exemple, je l’ai lu et relu un nombre incalculable de fois pour tenter de comprendre ton point de vue. Tu es inquiète pour la durée de notre contrat, mais trois mois c’est juste une durée arbitraire. On peut prévoir six mois ou même un an. Tu veux combien de temps ? Qu’est-ce qui te mettrait à l’aise ? Il faut me le dire. Je sais et je comprends que c’est un immense acte de foi pour toi. Je dois et je veux gagner ta confiance mais j’ai besoin que tu communiques avec moi quand je n’y réussis pas. Tu as l’air si forte et si indépendante mais quand je lis ce que tu as écrit je découvre une autre facette de ta personnalité. Nous devons nous guider l’un l’autre Anastasia et toi seule peut me montrer le chemin. S’il te plait sois honnête avec moi et à nous deux nous trouverons le moyen de faire que cet accord fonctionne. Tu t’inquiètes de ne pas être une soumise. J’imagine que c’est le cas, de toute façon je veux que tu adoptes une attitude de soumission uniquement dans ma salle de jeux. C’est le seul endroit dans lequel tu me laisse exercer un contrôle total sur toi et c’est aussi le seul endroit où tu obéis. Là tu es impeccable; Je ne te ferai jamais de bleus, c’est le rose que je vise. En dehors de la salle de jeux j’aime que tu me défies. En fait c’est une expérience toute nouvelle et stimulante pour moi et je ne veux pas que ça change. S’il te plait dis-moi ce que tu entends par « plus ». Je ferai de mon mieux pour garder l’esprit ouvert, pour te donner l’espace dont tu as besoin et je me tiendrai à distance pendant que tu es en Georgie. J‘attends avec impatience ton prochain message. En attendant amuse toi bien, mais pas trop. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ J’envoie après avoir relu mon épitaphe à Anastasia. J’espère avoir exprimé tout ce qui la concernait. Je veux que cet arrangement, cette relation avec la promesse de « plus » marche. J’éprouve des sentiments profonds pour elle, elle est mon « plus », et à tous égards je suis son petit ami. J’aime ce titre parce qu’il me donne des droits sur elle, il dit aux autres qu’elle est à moi et qu’ils doivent dégager.
  • Une fois de plus je relis son mail. Elle a des sentiments pour moi ! Je ferme les yeux soulagé. J’ai tellement rêvé d’entendre ça. D’un autre côté ce qu’elle a dit dans son message me fiche la trouille. Merde ! Elle est partie depuis moins de 24 heures et ça m’arrache le cœur. Elle me manque affreusement ! C’est comme désirer ardemment quelque chose et en même temps être pétrifié parce que ce désir est complètement à l’opposé de ce dont vous avez l’habitude. J’ai une dure journée qui m’attend. Taylor est là, prêt à me conduire au bureau. Comme toujours il est vêtu d’un costume sombre, les yeux cachés par ses lunettes de soleil. Je prends place à l’arrière de la SUV. Je remarque que Taylor m’observe dans le rétroviseur. Je ne comprends pas pourquoi. Puis j’entends un bruit. C’est moi qui martèle nerveusement la banquette avec mes doigts. Je regarde dehors et me concentre pour arrêter ce tic nerveux. Pourquoi le départ d’Anastasia m’affecte t’il autant ? Elle va simplement voir sa mère ! Elle sera de retour vendredi. J’entre dans mon bureau avec plus d’empressement que d’habitude. Andréa et la stagiaire sursautent. Taylor est derrière moi, impassible comme toujours. Après un bref coup d’œil à la stagiaire, Andréa se précipite avec une montagne de dossiers dans les bras. Je prends place dans mon imposant fauteuil en cuir derrière mon bureau en bois sculpté hors de prix. Andréa s’avance élégamment vêtue et impeccablement coiffée comme doit l’être une digne employée de ma compagnie. Elle tressaille en voyant mon regard impatient. « Monsieur, Bill Casing et Monsieur Barney vous attendent tous les deux. Lequel souhaitez-vous voir en premier ? Je la regarde fixement. C’est inespéré. Bien que j’avais prévu de les voir tous les deux je ne les attendais pas si tôt. Je reste impassible et
  • silencieux. Andréa ne bronche pas. De ma vision périphérique je vois Taylor tourner son visage dans la direction opposée. Je soupire. « Barney en premier. » « Oui Monsieur. » dit-elle un peu soulagée puis elle ajoute : « Je vous rappelle que vous avez rendez vous avec le Dr Flynn à 14 heures, Monsieur. » J’acquiesce. Elle se précipite hors de mon bureau pour aller chercher Barney. En entrant il me serre la main. Je le vois grimacer. J’ai du serrer plus fort que d’habitude. Je suis nerveux aujourd’hui parce qu’Anastasia est partie et que je ne cesse d’y penser. La journée se poursuit un rendez vous après l’autre. Je déjeune au restaurant avec Ros pour discuter plus avant de la société déficitaire qu’on se trimballe et qui est incapable d’engranger des profits. « Ros, nous avons atteint le point de non retour. La ligne rouge c’est la rentabilité. J’ai donné une année pleine à cette société pour qu’elle se redresse et nous avons investi pas mal d’argent pour lui éviter la faillite. Il faut qu’elle fasse ses preuves, à défaut nous devrons la liquider. Ce n’est pas équitable envers les autres sociétés que nous possédons qui bossent dur pour soutenir un truc qui ne marche pas. Taillez dans le vif ! Vous avez deux semaines pour restructurer. S’il n’y a pas d’améliorations je la bazarde ! « Oui Monsieur. » Après avoir consulté son téléphone Taylor s’approche, se penche et murmure : « Monsieur, Bastille est à votre disposition à l’heure qui vous conviendra. Il vous attend à la salle de gym. » J’acquiesce : « Après le déjeuner »
  • « Bien Monsieur. » puis il reprend sa position statique non loin de la table. Je serre la main de Ros et je file m’entraîner. Je passe deux longues heures avec Claude Bastille car je suis incapable de me défaire de mes angoisses. Elles m‘empêchent d‘avoir les idées claires ce qui provoque un malaise dans mon entourage. Bastille s’en rend compte après que je lui ai botté le cul sur le tatami à trois reprises. « Vous avez bouffé du lion cette semaine ! Qu’est-ce qui se passe ? » « Je vous l’ai dit. Je récupère les entraînements que j’ai loupés. » Il me regarde d’un air soupçonneux tandis que mon esprit s’interroge sur la véritable raison de mon état. Nous reprenons le combat. Je suis déconcentré par mes pensées ce qui offre à Bastille l’occasion qu’il attendait et je me retrouve sur le cul. « Trois contre un Grey ! Je ne partirai pas tant que je n’aurai pas égalisé. » Je ricane : « Des promesse, toujours des promesses Bastille ! ». Il lui faut une demi-heure pour remonter son score, mais je lui botte le cul une dernière fois. Je termine le combat victorieux face à un Bastille grimaçant. Nous convenons de remettre ça demain. Après cette session intense, je prends rapidement une douche avant de me rendre au cabinet du Dr Flynn. « Bonjour Christian. » me dit-il tout en m’observant son carnet à la main. « Bonjour John. » Je m’assieds à ma place habituelle dans le canapé en cuir. « Comment ça va ? »
  • « Pour être franc John, ça a été nickel pendant que tu étais en vacances, mais ça déconne depuis hier. » « Cela a-t-il quelque chose à voir avec la jeune femme dont tu m’as parlé ? » On peut compter sur John pour appuyer là où ça fait mal ! « Oui, c’est le moins qu’on puisse dire. » Il hoche la tête et agite ses mains en me faisant signe de poursuivre. « Elle n’est pas en ville en ce moment et je suis désorienté par son absence. » dis-je surpris moi-même par le désespoir dans ma voix. » « Comment ça ? » « J’en sais rien John » dis-je irrité. « C’est tout nouveau pour moi, j’ai un sentiment d’abandon ce qui n’a aucun sens. Je n’ai jamais ressenti cela avant ! Je suis un adulte, et pourtant j’ai commencé à terroriser tous mes collaborateurs dès la seconde où elle est partie. » Je soupire. « Plus que d’habitude ? » Je le regarde en plissant les yeux ce qui ne lui fait ni chaud ni froid. Il continue de me fixer, attendant une réponse. Je finis par sourire. « Oui, plus que d’habitude. » « Cette Anastasia semble avoir une grande influence sur toi. Ca m’intrigue. J’aimerais beaucoup la rencontrer. » Cette demande est complètement inhabituelle de la part d’un psy même si c’est le Dr John Flynn. Tu pourras faire sa connaissance à la soirée caritative annuelle organisée par mes parents. Ca sera la semaine prochaine. »
  • « Je suis impatient d’y être. Bon, dis-moi, pourquoi a-t-elle quitté la ville ? Est-elle partie en vacances, voir de la famille, pour son boulot, ou autre chose ? » Il a du mal à cacher sa curiosité. « Elle est allée en Georgie pour voir sa mère, ça c‘est ce qu’elle raconte… c‘est un prétexte» John hausse les sourcils. « Un prétexte ? » « Je sais que sa mère lui manque mais elle est partie pour s’éloigner de moi, elle a dit qu’elle ne peut pas avoir les idées claires quand je suis là. » Je sors son mail de ma poche et pointe la ligne concernée. « Ah voilà c’est là. » John est si étonné de me voir me balader avec l’email d’Anastasia qu’il reste planté là, l’œil glauque et la bouche ouverte, on dirait un crétin des alpes. « Elle le dit là, je cite ‘Je veux que ça marche entre nous bien que je sois terrifiée par la profondeur des sentiments que j’éprouve pour toi et par la voie obscure dans laquelle tu m’entraînes. ‘ Et il y a aussi cette phrase « Il faut que je réfléchisse à ce que « plus » signifie pour moi. C’est essentiellement pour ça que je voulais mettre des distances entre nous. Tu vois Christian tu m’éblouis tellement que c’est impossible pour moi d’avoir les idées claires quand nous sommes ensemble. » Je soupire. « Tu vois John, c’est-ce que je ressens quand je suis avec elle. Je perds la boule. C’est comme si j’étais saoul, mais en même temps je suis plus alerte parce qu’elle m’ouvre les yeux, c’est la première fois que je réalise que je suis jeune et heureux… Forever Young - Mr. Hudson ft. Jay-Z Je suis joyeux avec elle. Son absence m’oppresse. J’étouffe. Je ne peux pas le supporter! Je m’emporte et passe ma main dans mes cheveux. John me regarde bouche bée. Quand je cesse de parler il marque un temps et dit :
  • « Il y a quelques mots importants sur lesquels je voudrais revenir, ils figuraient à la fois dans ce mail que tu as lu mais aussi dans tes propos. Le premier mot est ’plus’. Moi aussi je suis curieux de savoir ce que ‘plus’ signifie pour toi. Toutes tes précédentes relations étaient strictement basées sur des rapports Dominant/Soumise. Tu as toujours catégoriquement affirmé qu’il s’agit du seul type de relations qui t’intéresses. N’est-ce plus le cas désormais ? » « Pas vraiment John. Je désire Anastasia plus que tout ce que j’ai pu vouloir dans ma vie. Elle me veut et je la veux mais elle veut « plus ». Je suis prêt à faire des compromis pour elle et je me surprends à aimer ce « plus » qu’elle demande. Je ne renonce pas à ce que je suis et à ce que j’aime. Simplement je reconsidère mes positions et mes limites. C’est un nouveau concept qu’Anastasia m’a permis de découvrir. » Je souris. « Pour elle, je suis disposé à faire des compromis. J’ai fait la connaissance de son père auquel j’ai été présenté en tant que petit ami. J’ai dit à Anastasia de dire la même chose à sa mère. Ses meilleurs amis savent que je suis son petit ami. » Je grimace ce qui ne lui échappe pas. « Bien sûr ma famille la connaît, tout le monde l’adore, ils savent qu’elle est ma petite amie. Ca me plait. Alors oui, elle est ma petite amie mais dans ma salle de jeux, je veux qu’elle soit ma soumise. » « Et ça te convient ? » Je réfléchis quelques instants. « Oui. Je préfère transiger que de la perdre. Ca me plait. C’est très stimulant… enfin je veux dire, avec Anastasia. » « As-tu envie de la punir et de lui faire mal ? Quand est-il de ces penchants ? Et penses tu qu’elle soit capable de le supporter ? »
  • « J’en ai toujours envie. Mais pour le moment je dois y aller molo avec Anastasia parce qu’elle n’a pas l’habitude. Elle n’a même pas reçu de fessée quand elle était petite. » « Alors dis moi, à ton avis pourquoi voudrais tu lui faire mal? » « On en a déjà parlé John ! Je suis sadique. C’est plus fort que moi. Ca comble un manque qui remonte à mon enfance. « Christian, nous ne sommes pas d’accord sur ce point. Tu n’es pas sadique. Tu as subis des sévices inqualifiables dans ton enfance. Ce que tu veux faire subir aux femmes est la projection de ce qu’on t’a fait, c’est dans ton subconscient, tout comme la colère que tu ressens envers ta mère biologique qui ne t’a pas protégé de ces horreurs qu’on t’a fait subir. Tu n’es pas un sadique, et c‘est le médecin qui parle. En revanche, tu as été privé d’affection dans les premières années de ta vie. La conséquence en est une immaturité affective, en regard de ton âge, sur ce point, tu es toujours à l’adolescence. Tu as donc un retard à combler. Le mode de vie auquel on t’a initié a considérablement freiné le développement de ta sensibilité, mais depuis trois semaines je constate des évolutions très prometteuses. J’ai acquis la certitude que tu es prêt à progresser, c’est une des clés pour régler tes problèmes. » « John, je pense qu’Anastasia a raison en ce qui te concerne. » dis-je en esquissant un sourire malicieux. Il semble étonné : « Comment ça ? » « Elle dit que tu es un charlatan hors de prix. » Il éclate de rire. « Eh bien elle a sans doute raison. Je suis cher, c’est vrai, mais charlatan ! Ma foi qui sait ? Peut être ! Je comprends pourquoi elle te captive. J’ai hâte de faire sa connaissance. » Encore un admirateur qui ne l’a même jamais vu !
  • « Quand rentrera-t’elle de Georgie ? » « Vendredi. » J’ai l’air si triste qu’on pourrait croire que c’est dans dix ans. John me regarde d’un air entendu façon Dr Freud. « Ca saute aux yeux qu’elle te manque. Comment arrives- tu à supporter son absence ? » Sa voix est pleine de compassion. « Je n’y arrive pas. Pas du tout. Elle me manque affreusement, je suis angoissé et mélancolique. » « Je voudrais qu’on se concentre sur tes angoisses. De quoi as-tu peur ? » « J’ai peur qu’elle décide de rompre. J’ai peur qu’une fois loin de moi elle se dise qu’elle peut se passer de moi. » Ma respiration s’accélère, le Dr Flynn s’en rend compte et note quelque chose dans son carnet. « J’ai peur qu’un autre type la drague, bon sang John, même quand je suis avec elle il y a plein de types qui lui tournent autour. » « Tu as peur de la concurrence ? » « Je n’ai jamais eu peur de la compétition. Mais elle est à moi ! Elle n’est pas un trophée qu’on peut gagner. La pensée qu’un autre puisse la posséder est comme un couteau qu’on plante dans mon cœur. Je ne peux pas le supporter Doc ! » Il note encore des trucs dans son carnet en cuir. « Christian, je te connais maintenant depuis plusieurs années en tant que médecin et en tant qu’ami. Je sais que tu es un homme très fort, à la fois physiquement et psychologiquement. En fait, j’oserais dire que tu peux parfois te montrer insensible comme je te l’ai déjà dit un bon nombre de fois. Mais ce que je constate aujourd’hui, c’est que sur le
  • plan affectif, Anastasia t’a à la fois endurcit et affaiblit. Tu vois ce que je veux dire ? » J’acquiesce à son jugement sans concession, après tout je le paie aussi pour son culot. Il sourit en ajoutant: « L’on est bien faible quand on est amoureux. »* Je réplique avec force : « Cela nécessite un pré-requis, c’est d’être amoureux. Mais je ne pense pas être amoureux » You're Nobody Till Somebody Loves You - Dean Martin « J’éprouve des sentiments profonds pour Anastasia que je suis incapable d’identifier. Mais je ne suis pas amoureux Doc. Je suis incapable d’aimer. » « Christian, l’amour n’est pas un sentiment fâcheux. L’amour est une émotion puissante, magnifique, épanouissante. L’amour fait les plus grandes douceurs et les plus sensibles infortunes de la vie. » ** « Comme tu dis Doc Je suis juste inquiet pour les infortunes, en fait je pense qu’on peut atteindre les plaisir les plus doux sans amour. » « Je ne suis pas d’accord. Certains plaisirs ne peuvent être ressentis profondément que si on est amoureux. Je constate que tu ressens profondément une émotion. Et de toute évidence tu crains ce sentiment. Et le fait que tu refuses de le nommer n’y change rien. La véritable raison pour laquelle tu réfutes ce sentiment c’est que tu t’en sens indigne. Mais l’amour n’a rien à voir avec le mérite, il est là et c’est tout. Laisse moi te poser cette question:Que serais tu capable de faire pour Anastasia ?Renoncerais-tu à ton mode de vie ? Tu as fait des compromis pour elle ce que tu n’avais jamais fait pour personne. Tu la laisses partir pour réfléchir alors qu’elle te manque terriblement. Voilà des choses qui ne sont pas du tout dans les habitudes de Christian Grey. »
  • Je cogite intensément quelques instants. « Je ferais n’importe quoi pour elle. Pour assurer sa sécurité. Pour la garder. Elle est à moi ! » « Et si elle ne partageait pas tes sentiments ? » Mon cœur se serre. « Je crois que je ne pourrais pas le supporter. Ca me blesserait profondément. Mais je ferais n’importe quoi pour qu’elle soit heureuse… Je refuse d’y penser Doc, je ne peux pas y penser. C’est trop dur, surtout maintenant qu’elle est loin. » Dis-je à bout de nerf. « C’est cela l’amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour. »*** « Je ne fais pas dans les machins d’amour Doc. L’amour est une émotion inutile, une menace. Ca empêche de se concentrer. Tu sais combien c’est important pour moi d’avoir le contrôle. L’amour empêche le contrôle. Donc ce n’est pas fait pour moi. » « Entre autre chose intéressante concernant l’amour, c’est qu’il ne nous demande pas si on a envie de perdre le contrôle ou pas. C’est la définition même de l’amour. Quand on est amoureux, nos corps libèrent des molécules similaires à celles engendrées par un état de folie. » « Génial, tu m’incites à devenir dingo ? » dis-je sur le ton de la plaisanterie. « Je t’encourages à écouter tes sentiments. Si tu es inconscient de tes sentiments tu ne pourras pas les gérer et y répondre. Nos corps et nos esprits nous parlent à leur manière. Actuellement ton esprit te parle. Encore faut-il que tu veuilles entendre ce qu’il a à te dire. C’est à toi de décider de la réponse à donner. Personne ne peut nous forcer à tomber amoureux. La connexion, l’attraction, le désir, que l’amour génère ne peut être copié ou cloné. C’est une chose rare et précieuse qui semble n’arriver qu’une fois dans la vie, et c’est encore plus rare de trouver quelqu’un qui partage ces sentiments avec la même intensité.
  • Une partie de ta thérapie consiste à apprendre à être à l’écoute de toi- même pour arriver à identifier tes sentiments. Mais écouter et entendre sont deux notions distinctes. Nos corps et nos esprits s’expriment de manière différente. Tu dois apprendre à les comprendre. Pour le moment tu refuses ce que tu comprends parce que tu te sens indigne. Il faut que tu prennes des distances avec ton côté négatif. » « C’est plus facile à dire qu’à faire John. » « Je le sais. Mais ça ne fait pas de mal d’essayer. » « Je continue de croire que c’est une émotion inutile. Et j’affirme toujours que je ne fais pas dans les bidules d’amour. » « Nous sommes d’accord pour ne pas être d’accord. » dit-il en souriant. « On se voit la semaine prochaine à la même heure ? » « Oui bien sûr. » Je regarde l’heure, on se serre la main. Taylor me ramène à l’Escala. Quand nous arrivons il est plus de 16 H. J’ai régulièrement vérifié mes mails mais il n’y a rien d’Anastasia. Lui ai-je fichu la trouille avec mon épitaphe? Ca m’inquiète. J’ai envie de lui téléphoner ou de lui écrire mais je voudrais y aller en douceur. Elle est partie pour mettre des distances avec moi afin de mettre de l’ordre dans ses pensées. J’ai envie de la laisser respirer. Nous pénétrons dans le garage et Taylor me dépose avant de garer la SUV. J’appelle l’ascenseur et compose mon code personnel. Dans cet espace réduit j’ai embrassé Anastasia de nombreuses fois. Naturellement je pense à elle et mon cœur se serre. Je ne peux pas la perdre ! Je ne peux pas. Je veux que ça marche entre nous ! Tandis que je suis plongé dans mes pensées mon blackberry se met à vibrer m’annonçant l’arrivée d’un mail. M’a-t-elle écrit ?
  • Je vérifie mes messages et le soulagement s’empare de moi, je ferme les yeux puis j’ouvre le mail en forçant mon cerveau à se concentrer. Closer - Kings of Leon _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Bavard? Date: 31 Mai 2011 19:07 EST À: Christian Grey Monsieur, vous êtes un rédacteur loquace, votre mail en fait foi. Je dois diner au club de golf de Bob, je vous signale que cette perspective me fait lever les yeux au ciel. Mais comme vous êtes loin, vous et vos mains qui vous démangent, mon cul et moi ne risquons rien. J’ai adoré ton mail. Je te répondrai dès que j’aurai une minute. Tu me manques déjà. Bon après-midi. Ton Ana. _____________________________________________ Lire son message me relaxe énormément. Je lui manque ! Je lis et relis son mail, surtout la ligne où elle dit que je lui manque. Je ferme les yeux pour savourer l’information. Puis je rédige une réponse. _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Ton cul Date: 31 Mai 2011 16:09 À: Anastasia Steele Chère Mademoiselle Steele, Le titre de ton mail est très perturbant. Inutile de préciser que ton cul et toi ne perdez rien pour attendre. Bonne soirée. Et juste pour information toi aussi tu me manques, surtout ton cul et ta grande gueule. Penser à toi et à ta façon de lever les yeux au ciel illuminera un après midi qui s’annonce ennuyeux. C’est toi qui m’as fait remarquer que j’ai aussi cette fâcheuse habitude. Christian Grey PDG survolté qui lève les yeux au ciel, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ Je suis sous le charme, et momentanément distrait de la nervosité qui s’est emparée de moi depuis son départ. Cette simple connexion par mail apaise mon âme tourmentée. Je fixe mon écran comme si Anastasia allait apparaître.
  • C’est mon seul lien avec elle pour le moment. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Lever les yeux au ciel Date: 31 Mai 2011 19:13 EST À: Christian Grey Cher Monsieur Grey Arrêtez de m’écrire. J’essaye de me préparer pour aller diner. Vous me perturbez même quand vous êtes à l’autre bout du pays. Et puisque vous admettez avoir cette fâcheuse manie, dîtes moi, qui vous donne la fessée lorsque vous levez les yeux au ciel ? Ton Ana ____________________________________________ Mon bébé facétieux et sa grande gueule ! Comme vous me manquez toutes les deux ! _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Ton cul Date: 31 Mai 2011 16:17 À: Anastasia Steele Chère Miss Steele, Bébé, je préfère mon titre au tien à plus d’un titre. J’ai la chance d’être le maître de mon destin et personne ne peut me châtier à quelques exceptions près. Ma mère parfois, et bien sûr le Dr Flynn. Et toi. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ Je viens de me dévoiler encore un peu dans ce message. Que ça me plaise ou non, mais en fait je suis heureux qu’Anastasia sache qu’elle a le pouvoir de me punir. C’est stimulant. Elle fraye son chemin dans mon cœur et dans mon âme. Sa réponse fuse. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Moi, je vous châtie? Date: 31 Mai 2011 19:21 EST À: Christian Grey Cher Monsieur,
  • Quand ai-je trouvé le courage de vous châtier? Vous devez me confondre avec quelqu’un d’autre, en ce cas c’est très inquiétant. Il faut vraiment que je me prépare. Ton Ana _____________________________________________ Je réponds instantanément. _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Ton cul Date: 31 Mai 2011 16:24 À: Anastasia Steele Chère Mademoiselle Steele, Tu me châties sans arrêt. Puis-je zipper ta robe? Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ J‘aimerais vraiment être avec elle. Se rend-elle compte de ce que ça me fait de savoir qu’elle se prépare pour sortir ? Je l’imagine vêtue seulement de ses sous vêtements en dentelle, son soutien gorge bleu … Puis elle enfile sa robe … une robe dos nu. Courte. Qui recouvre à peine son cul magnifique. Argh ! Il faut que j’arrête de me torturer comme ça. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Interdit aux mineurs Date: 31 Mai 2011 19:27 EST À: Christian Grey Je préfèrerais que tu l’as dé-zippes. _____________________________________________ Bordel de merde ! Bébé arrête de me torturer. Tu n’es pas là et je vais finir par me consumer sur place ! Ou pire, je vais revenir sur ma décision de te laisser tranquille et sauter dans mon avion pour te rejoindre … _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Prends garde à tes désirs... Date: 31 Mai 2011 16:31 À: Anastasia Steele
  • MOI AUSSI Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Haletante Date: 31 Mai 2011 19:32 EST À: Christian Grey Lentement... _____________________________________________ Putain ! Qu’est-ce que tu me fais Anastasia? Je passe mes deux mains dans mes cheveux. Je suis scotché devant mon ordinateur comme un adolescent boutonneux qui attend que sa copine lui jette une miette ! _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Gémissant... Date: 31 Mai 2011 16:34 À: Anastasia Steele J‘aimerais être là. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ Voilà c‘est dit... La balle est dans ton camp Miss Steele. Qu’est ce que tu dis de ça? J’attends anxieusement sa réponse _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Pantelante Date: 31 Mai 2011 19:36 EST À: Christian Grey MOI AUSSI _____________________________________________ Ma respiration part en vrille. Elle voudrait que je sois là ! Je lui manque ! Vraiment? Elle l‘a écrit en lettres capitales. Est-ce qu‘elle veut que je vienne ? Voilà un autre message. _____________________________________________
  • De: Anastasia Steele Objet: Pantelante Date: 31 Mai 2011 19:36 EST À: Christian Grey Je dois y aller. A plus bébé. _____________________________________________ Quoi ? Non ! C‘était si chouette ! Ne me plante pas comme ça Anastasia ! Argh ! Qu’elle ne soit plus derrière son ordinateur me rend nerveux. Reviens bébé ! Tu me manques tellement! En plus j‘étais en train de rêver de dé-zipper cette robe ... _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Plagiat Date: 31 Mai 2011 16:40 À: Anastasia Steele Tu m’as piqué mon expression bébé et en plus tu m’as planté là. Amuse- toi bien. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ Je vais prendre une douche froide pour tenter de calmer mes ardeurs. Qu’est-ce que tu me fais ma jolie sorcière ? Je suis à deux doigts de partir te rejoindre. Mon subconscient me conseille de prendre mon mal en patience et de te laisser respirer. Je m’appuie contre le mur, tête baissée, les bras collés au carrelage. L’eau froide glisse sur moi, en vain… Je murmure : « Anastasia tu n’imagines pas à quel point j’ai besoin de toi ! » Puis je ferme le robinet. When I Need You - Rod Stewart
  • * Madame de la Fayette « La Princesse de Montpensier » 1662. http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Princesse_de_Montpensier_%28nouvell e%29 ** Madeleine de Scudery http://fr.wikipedia.org/wiki/Madeleine_de_Scud%C3%A9ry *** Albert Camus « Les justes » Acte III http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Justes
  • UN DINER AVEC LA SALOPE Chapitre 25 Traduit par: Elisabeth Mazaltov Edité par: Elisabeth Mazaltov et Hélène B. Mon téléphone sonne, c’est mon assistante Andréa. Je réponds sèchement : « Grey » « Monsieur, il y a des problèmes avec le chargement pour le Darfour, je voulais vous en informer. » Elle va droit au but sachant combien je déteste les conversations interminables. « Que se passe-t’il? » « Les chefs de guerre interceptent les chargements même s’ils sont parachutés. »
  • « Et la livraison au sol est dangereuse à la fois pour les équipes locales et pour les Américains. Les salopards ! Ca ne leur suffit pas de faire souffrir la population, il faut aussi qu’ils volent la nourriture des enfants ! » Je suis en colère. « D’accord, que l’équipe de sécurité surveille ça de près, que Welch fasse des propositions pour un parachutage en toute sécurité pour les locaux. Une fois qu’il aura mis au point une solution réalisable qu’il me téléphone pour qu’on en discute. » « Bien Monsieur. » « Ca sera tout Andréa. » Je raccroche. Il y a toujours des problèmes qui s’accumulent. C’est un projet coûteux mais qui me tient à cœur. Ca me révolte que des enfants crèvent de faim parce qu’on leur vole la nourriture. Je travaille encore deux bonnes heures avant de me préparer pour aller diner avec Elena. Mon Blackberry vibre, en voyant le nom de l’expéditeur je souris d’une oreille à l’autre. Comment fait-elle ? You're in My Heart - Rod Stewart _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: C‘est toi qui crie au voleur? Date: 31 Mai 2011 22:17 EST À: Christian Grey Cher Monsieur, Je crois qu’à l’origine c’était une expression d‘Elliott. Je t’ai planté là ? Ton Ana _____________________________________________ Ce petit message est comme une lumière dans la nuit. _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Des choses à régler Date: 31 Mai 2011 19:21 À: Anastasia Steele
  • Chère Mademoiselle Steele, Je suis ravie de votre retour. Vous êtes partie en me plantant là juste au moment où les choses devenaient intéressantes. Elliott n’est pas très original. Il a du piquer ça à quelqu’un d‘autre. Comment était ce diner ? Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ J’envoie en attendant fébrilement sa réponse. Je suis d’une immaturité incurable. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Des choses à régler? Date: 31 Mai 2011 22:25 EST A: Christian Grey Cher Monsieur, Le diner était correct. Vous serez heureux d’apprendre que j’ai beaucoup trop mangé. Qu’est-ce qui devenait intéressant ? _____________________________________________ Mais elle se fiche de moi ou quoi? Bébé as-tu oublié que tu m’as demandé de dé- zipperta robe ? _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Des choses à régler. A l’évidence ! Date: 31 Mai 2011 19:29 À: Anastasia Steele Anastasia, fais tu exprès de ne pas comprendre? Tu m’as demandé de dé-zipper ta robe ce que je m’apprêtais à faire. Effectivement, je suis ravi d’apprendre que tu as mangé. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ Elle sait s’y prendre pour me rendre dingue. Mais je suis un homme plein de ressources Miss Steele. On peut jouer à deux à ce petit jeu là. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Eh bien … il y aura le week-end
  • Date: 31 Mai 2011 22:35 EST À: Christian Grey Evidemment que je mange. C‘est l‘incertitude que j‘éprouve avec vous qui me coupe l‘appétit. Quand je ne comprends pas c’est que je fais la sotte Monsieur Grey. Mais je suis sûre que vous l’aviez déjà compris. ;-) _____________________________________________ Alors c’est comme ça … Elle se fiche de moi. Hmmm. _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: J’ai hâte d’y être Date: 31 Mai 2011 19:39 À: Anastasia Steele Je m’en souviendrai Mademoiselle Steele. Et crois moi bébé, je saurai utiliser cette information à mon avantage. Je suis navré d’apprendre que je te coupe l’appétit. J’avais pourtant l’impression d’attiser ta concupiscence. Du moins telle a été mon expérience, au demeurant des plus agréables. J’attends avec impatience la prochaine fois. Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ Elle répond instantanément. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Gymnastique linguistique Date: 31 Mai 2011 22:35 EST À: Christian Grey Monsieur Grey – Tu as encore joué avec le dictionnaire, on dirait ? _____________________________________________ Je regarde l’heure, je vais tout juste avoir le temps. Il faut que je parte rejoindre Elena pour le diner. _____________________________________________ De: Christian Grey Objet: Pris la main dans le sac Date: 31 Mai 2011 19:39 À: Anastasia Steele Comme vous me connaissez bien Miss Steele. Je vais diner avec une vieille amie, alors il faut que j’y aille.
  • A plus bébé © Christian Grey PDG, Grey Enterprises Holdings Inc. _____________________________________________ J’arrive au restaurant étoilé dans lequel nous avons nos habitudes. Je tends les clés au voiturier. Je suis accueilli et immédiatement accompagné à ma table où Elena m’attend. « Bonsoir Christian ! » elle est tout sourire. « Bonsoir Elena. » Je réponds en espérant avoir l’air tout aussi chaleureux qu’elle. Je me penche, elle pose ses mains sur mes bras tout en m’embrassant sur les joues. Nous nous asseyons en même temps. Le maître d’hôtel se précipite à notre table et nous demande ce que nous souhaitons boire. Je commande un Châteauneuf du pape 2009 sans même jeter un œil sur la carte des vins. Une fois le maître d’hôtel parti, Elena m’observe de son regard scrutateur. Rien ne lui échappe. « Tu semble un peu nerveux aujourd’hui Christian. Est-ce que tout va bien ? »
  • Je réponds par l’affirmative sans doute un peu trop brusquement. « Parfait. » dit-elle d’un air entendu, un sourire se dessine sur ses lèvres impeccablement maquillées. « Je suppose que tu veux parler d’elle, je ne t’ai jamais vu si nerveux… » Puis elle se ravise, « Enfin… pas depuis des années. Que se passe-t’il ? S’agit-il de ta nouvelle soumise ? » « Oui. » dis-je, sachant que rien n’échappe à son regard. « Anastasia est partie. Je suis un peu inquiet. » « Elle est partie pour de bon ? Je pensais que vous veniez juste de faire connaissance ? » Elle semble surprise tout autant que je le suis par ma réaction. « Mon Dieu non ! Je ne peux pas supporter son absence même une journée ! Ca fait moins de 24 heures. » Je regarde ma montre « Je suis infect avec tout le monde. Elle est allée voir sa mère en Georgie. » Elle hausse les sourcils, elle me regarde comme si c’était la première fois qu’elle me voyait. « Eh bien … Et le sexe c’est comment ? Je suppose que ça dépasse tes espérances si elle te manque autant. » Elle sourit. « C’est fantastique, elle est pourtant si jeune, si innocente, si désireuse d’apprendre sachant qu’elle était vierge. » Je parle en jaugeant la réaction d’Elena. A mon grand étonnement elle s’étouffe avec son Châteauneuf du Pape 2009. Ca me fait sourire. « Y a un problème ? » Je suis sur la défensive. « Non. Mais j’ignorais que tu étais amateur de vierges. C’est récent ? Toutes tes soumises étaient expérimentées. Compte tenu de son âge je
  • me doutais bien qu’elle avait moins d’expérience que les autres, mais vierge ! Mon cher Christian, es tu sûr qu’elle peut satisfaire tous tes besoins ? Demande t’elle d‘un ton mielleux. Trop mielleux. « Personne ne m’a jamais satisfait comme elle ! » « Enfin voyons ! Tu viens de révéler qu’elle était totalement inexpérimentée il y a encore … Quoi … 3 semaines ? Tu sais parfaitement qu’il faut des années d’apprentissage pour former une soumise. Des années ! » Elle sourit d’un air entendu. « Comment sais-tu qu’elle va satisfaire tous tes besoins ? » Elle se penche vers moi. « Tu as des besoins que même une soumise très expérimentée n’arrive pas à satisfaire. Des besoins ténébreux … » Elle se redresse laissant le reste de sa pensée en suspens. Mon regard s’assombrit sous l’effet de la colère. « Je n’aime pas que tu parles ainsi d’Anastasia ! Je l’aime ! » Je la regarde droit dans les yeux. Puis ma voix s’adoucit à la pensée d’Anastasia. « Beaucoup … en fait. Je ne sais jamais ce qu’elle va dire ou faire ce qui est une bouffée d’air frais Elle est intelligente, pleine d’esprit c’est une négociatrice redoutable. » dis-je en souriant niaisement comme l’idiot du village. « Je ne me suis jamais senti aussi vivant, de toute ma vie ! Avec elle je me sens complètement, absolument et véritablement vivant ! Quand je suis près d’elle je perds la boule, c’est incompréhensible. Elle m’ouvre des horizons, elle me donne une nouvelle raison d’être. » « Je suis perplexe Christian. Intelligente, pleine d’esprit, négociatrice redoutable, ce sont des qualités qu’on peut attendre d’une employée pas d’une partenaire sexuelle. Peut être serait-elle plus utile dans ta société que dans ta salle de jeux. Mais si tu l’aimes tant que ça j’aimerais la rencontrer. » Elle arbore un air indifférent comme si elle me faisait une faveur. J’en reste bouche bée.
  • « Mais enfin je ne recherche pas une employée ! Bien que si elle le voulait elle serait inestimable. J’ai connu bien des femmes qui n’avaient pas ces qualités, hormis quelques prouesses sexuelles, mais il était clair que nous étions incompatibles. Ce sont des qualités que j’apprécie en elle car elle les met en valeur dans notre relation. Et pour être franc, compte tenu de tes réserves d’une part, et du mépris que tu lui inspires d’autre part, je pense que vous mettre en relation ne serait pas judicieux, ça serait même une très mauvaise idée. « Qu’est-ce que c’est que ça ? Ne me dis pas que tu refuses de la présenter à celle qui t’as formé. » dit-elle en pointant un doigt vers moi. « Elle ne veut pas te rencontrer. Je crois qu’elle te hait parce que tu m’as initié au BDSM quand j’avais 15 ans. Pour elle tu es une pédophile. » dis-je impassible. Toxic - Britney Spears Elena est décontenancée, livide. « Christian ! Tu sais que ça ne s’est pas passé comme ça ! Je t’ai vu devenir auto destructeur et très franchement tes parents n’en pouvaient plus de tes bagarres au collège, as-tu oublié que tu avais été renvoyé de trois écoles en moins d’un an, ils ne savaient plus que faire, plus une seule école ne voulait t’accepter. Alors que ce mode de vie que ta nouvelle soumise (elle insiste sur le mot) déteste, t’a appris à être maître de ton destin. A te contrôler. Il a détourné et canalisé tes tendances destructrices dans une autre voie, de cette façon tu ne t’es pas fait de mal. Il a permis de t’orienter vers un but et de te concentrer sur cet objectif. Je n’ai jamais voulu te faire de mal, en aucune manière. C’est le seul moyen que je connaissais pour te sauver de toi-même. Ca ne t’a fait aucun mal. Je veux dire … Regarde toi ! Les femmes te désirent et les hommes voudraient être à ta place ! Tu es riche comme Cresus et si jeune ! Tu as toute la vie devant toi et ça c’est parce que tu as appris à contrôler tes tendances auto
  • destructrices, à décompresser, pour ne pas te faire de mal. Tu as appris à te fixer des objectifs et à te maîtriser pour les atteindre. Et en cadeau Bonux on s‘est bien éclatés. » « Je sais. Elle ne comprend pas notre relation. Nous vivons dans un pays libre, elle a le droit d’avoir son opinion. » « Mais ce n’est pas ce que tu ressens n’est-ce pas ? » dit-elle inquiète en se penchant à nouveau. « Tu sais combien notre amitié est importante à mes yeux. Tu comptes énormément pour moi. Tu es la seule personne qui compte autant … » elle marque une pause. « Plus que n’importe qui d’autre. Je ne sais pas comment t’expliquer à quel point ton amitié est importante pour moi Christian, et je ne veux pas la perdre. Certainement pas à cause d’une de tes soumises ! » Elle persiste en insistant lourdement. « S’il te plaît ne parle pas d’Anastasia comme ‘d’une de mes soumises ’ Toi et ton amitié comptez aussi beaucoup pour moi. Nous sommes aussi des associés ce qui nous rapporte énormément à l‘un et à l‘autre. Anastasia ne comprend pas notre relation parce qu’elle n’a pas mon putain de passé et j’en suis ravi. Je ne crois pas que j’aurais pu le supporter. » dis-je en hochant la tête. Elena me regarde attentivement comme si elle découvre un inconnu devant elle. Je continue de parler des sentiments que j’éprouve pour Anastasia. « Son absence … » je m’interromps pour reprendre ma respiration, « me serre le cœur, comme si quelqu’un essayer de me l’arracher. Et le fait qu’elle soit à l’autre bout du pays, la pensée qu’elle puisse y rencontrer un autre type me rend fou de jalousie ! Je ne sais pas comment nommer ce sentiment. Ca m’est complètement étranger Elena ! » dis-je hors d’haleine. « Je vois … Eh bien si tu éprouves des sentiments si forts pour elle, » elle pose sa mains sur la mienne, « et si elle te manque autant, pourquoi
  • ne vas-tu pas la rejoindre ? Ca me semble la seule chose à faire … Tu ne crois pas ? » « Elle est partie en Georgie parce qu’elle n’arrive pas à avoir les idées claires quand elle est avec moi. » Je soupire. « Pour le coup moi non plus en fait, mais je pense qu’elle a besoin de faire le point sur ses sentiments pour moi et d’évaluer si notre relation peut marcher. » « Christian ! Tu me stupéfies ! C’est ta soumise ! Une soumise ne pense pas ! Elle fait ce qu’on lui demande. Elle doit faire ce qu’on lui demande, sinon tu la largues et tu en prends une qui t’obéis comme doit le faire une soumise. » dit elle fermement comme la dominante qu’elle est. Je plisse les yeux. « Elena, ne me fais pas ton putain de numéro de dominante ! Je n’ai vraiment pas besoin de cette merde et je sais mieux que toi ce qu’est un soumis ! » Je serre les dents. J’ai remarqué qu’elle a sursauté mais elle s’est immédiatement ressaisie. « Je veux lui laisser l’espace qu’elle a demandé, qu’elle veut et dont elle a besoin. Mais aujourd’hui, alors que nous discutions par mail, elle a dit qu’elle aimerait que je sois là. Je crois que je lui manque autant qu’elle me manque. Je veux que ça marche entre nous … Vraiment. Elle n’est pas une simple soumise. Elle compte pour moi … » Elena me regarde pendant une longue minute et dit : « Alors tu as ta réponse, si elle a dit qu’elle voudrait que tu sois là c’est qu’elle veut que tu viennes. Compte tenu de son manque d’expérience, comment dire… compte tenu de sa méconnaissance du sexe et de votre récente rencontre, crois tu qu’il soit raisonnable de t’investir dans... » elle cherche le mot adéquat et poursuit, « … dans cette… on ne peut pas appeler cela une relation , je ne trouve pas le bon mot … ah oui, arrangement. » dit-elle contente d’avoir trouvé un mot qui ne laisse pas de place pour les sentiments.
  • « Crois tu qu’il soit raisonnable de t’investir autant dans cet arrangement ? Je dis ça parce que je me soucie vraiment de toi. Ton implication me semble à la fois trop rapide et trop affective. Les faits parlent d’eux-mêmes : Elle s’est éloignée parce qu’elle te trouve trop intense et tu es attaché à elle. » Je fais la gueule. « Ne me dis pas le contraire Christian ! Je le vois dans ton attitude et dans ta gestuelle … Tu sais, je peux lire en toi comme dans un livre ouvert, j’ai exploré ton corps de fond en comble ! » dit-elle avec une sorte de … tendresse ? « Bref, je sais que tu t’es engagé avec elle-même si tu prétends le contraire, et cela m’inquiète … beaucoup. Parce que tu pénètres en territoire inconnu, ce n’est pas dans tes habitudes. Le terrain est miné, tu t’exposes à subir tout un tas de souffrances psychologiques. Or tu sais que les émotions nous font perdre le contrôle. Tu le sais mieux que personne. Surtout que tu la connais à peine. Elle ferait sans doute mieux de rester en Georgie. » J’en reste bouche bée. « Bordel tu me fais quoi là Elena ? » Je sors de mes gonds. « C’est la première femme avec laquelle j’ai envie d’autre chose qu’une relation dominant/soumise ! Elle me donne de l’espoir. Elle m‘ouvre des perspectives. Ca ne serait pas une soumise de plus avec laquelle je ne partage que la baise, mais une relation stable. Je ne veux pas foirer Elena ! Je ne veux pas lui faire peur. Je ne crois pas être capable de vivre sans elle. » Ma voix se brise d’émotion. C’est au tour d’Elena de rester bouche bée, les yeux exorbités. « Christian Grey ! Je ne peux pas le croire ! Es-tu amoureux d‘elle ? » Je suis sous le choc, le regard terrifié. « Non ! Non ! Pas du tout ! Ce n’est pas mon genre ! Je ne mérite pas son amour … Je … Je ne peux pas aimer. Comme tu l’as dit, c’est une émotion inutile. » Je secoue la tête. « Non, je ne peux pas … enfin je veux dire… je ne crois pas que je sois
  • amoureux. » Je ne sais pas si je cherche à en convaincre Elena ou à m’en persuader moi-même. « Hmmm... » soupire t’elle sans me quitter des yeux. « Je vais reformuler cette phrase Christian. Tu es amoureux d’elle ! » dit-elle d’un ton sans équivoque. Je reconnais ce ton, il est propre à ceux qui sont sûrs de leur coup, prêts à mettre leur tête sur le billot. « Mais crois tu que c’est bon pour toi ? Es tu sûre qu’elle est digne de toi ? » dit-elle sincèrement inquiète. You Know I'm No Good - Amy Winehouse Je la regarde perplexe. « Je ne peux pas être amoureux Elena ! C’est moi qui suis mauvais pour elle ! Elle est si innocente. Elle a un cœur pur, elle ne connait rien de la noirceur du monde. J’ai peur de la souiller. Elle n’est pas comme nous ! Elle est mieux que nous, elle est meilleure que nous. C’est un ange qui se soucie de moi, qui prend soin de moi et je ne veux pas la conduire à sa perte. » La peur transpire dans ma voix. « Christian ! Tu es toujours si dur envers toi ! Il faut que tu arrêtes de te dévaloriser ! C’est elle qui devrait se demander si elle est assez bien pour toi ! Tu sais Christian, tu es une bonne prise… Tu es beau, riche et talentueux dans de nombreux domaines. Les femmes y sont sensibles. Tu es unique en ton genre ! Alors tout cet angélisme dégoulinant, franchement Christian… c’est des conneries ! Ce que je veux dire c’est qu’il y a des tas de braves types sympas … Pourquoi ne trouvent-ils pas le bonheur ? Hein ? Parce que ce n’est pas ce que veulent les femmes ! Elles veulent des hommes qui explorent leurs désirs enfouis. Nous avons toutes un côté sombre planqué sous le vernis. Quand quelqu’un entreprend de le découvrir, il réveille en nous des sentiments dont nous ignorions l’existence. Tout le monde rêve d’essayer le côté sombre mais personne ne veut l’admettre ! Tu sais « la lumière » comme tu dis, c’est très surfait ! Quelle fille sensée n’a pas envie d’une baise d’enfer ?
  • Quelle fille serait assez sotte pour laisser tomber un dieu du sexe ? Un type plus beau qu’Adonis ? Plus riche que certains pays ? Où trouverait-elle un homme comme toi ? Tu fais partie des rares célibataires qui possèdent ces qualités, pas seulement dans ce pays mais dans le monde ! » Elle est en rage. « Alors que tu n’as qu’à lever le petit doigt pour trouver des centaines, non des milliers d’Anastasia qui seraient trop heureuses d’accourir pour t’obéir au doigt et à l’œil ! Tu peux avoir toutes les femmes que tu veux … C’est ellequi a de la chance, pas toi. » dit-elle, convaincue de son opinion à mon égard. Je suis exaspéré et la colère suinte par tous les pores de ma peau. « Elena je ne veux plus jamais t’entendre parler d’Anastasia comme si on pouvait en trouver treize à la douzaine. Elle n’est rien de ce que tu décris. J’ai la plus haute estime pour elle, c’est un être unique. Au cours de ma vie, je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme elle ! JAMAIS ! Je l’aime parce qu’elle n’en a rien à carrer de mon fric ! Je dois me disputer avec elle pour qu’elle accepte un cadeau, ou bien parlementer pendant des heures ! Je lui plais physiquement, mais elle ne s’arrête pas à ça, elle voit au-delà. Elle a balayé toute cette merde qui m’entoure et je me retrouve à poil devant elle, à poil dans mon âme sombre. En ce qui concerne le sexe, c’est complètement dingue, parce que nos corps se désirent et s‘attirent avec une telle force… nous sommes fait l’un pour l’autre. L’attraction entre nous est palpable, tangible, évidente. Je perds la tête quand je suis avec elle et réciproquement mais … mais avec elle … J’entrevois un espoir d’avenir. Elle compte tellement pour moi. J’ai tellement envie de la protéger, de prendre soin d’elle. Je ressens des sentiments que je ne peux qualifier et ça me terrifie ! Mais la peur de la perdre est le pire cauchemar de ma vie ! Je n’arrive même
  • pas à l’envisager. C’est trop affreux … Mon affection pour elle est ancré dans mon cœur et dans mon âme. » « Tu es vraiment amoureux d’elle Christian ! Quoi que tu puisses dire, après cet aveu, ne pourra me convaincre du contraire ! Je te connais mieux que personne... » Je lui coupe la parole. « Non ! Anastasia me connait mieux ! » Elle plisse les yeux sans me quitter du regard, d’un doigt manucuré elle place une mèche derrière son oreille. « Mieux que moi ? » demande-t’elle incrédule. « Tu sais que je suis très secret. » Je reste impassible. « Et je te connais intimement depuis que tu as quinze ans Christian ! » Elle tente de me contredire. « Non Elena ! Nous avons été aussi intimes que des avions qui se télescopent. Nous avons commencé à baiser quand j’avais quinze ans et ça s’est terminé quand j’en avais vingt et un. Rien de plus. Je t’ai baisé de toute les façons possible, aussi insensées soient elles, j’étais ton soumis et toi mon dominant. Bon on a aussi échangé les rôles pendant une courte période mais c’est tout. Toi et moi on peut parler de tout et de rien mais elle est la seule personne qui a le droit de me connaître vraiment, de m’aimer et de me faire l’amour. Toi et moi nous n’avons jamais fait l’amour, on a juste baisé ! On ne s’est même jamais embrassés ! » « C’était la meilleure baise… Est-ce qu’Anastasia peut rivaliser ? » demande t’elle carrément. Je lui souris fièrement. « Elle est bien supérieure à toute les femmes que j’ai baisées. » « Aïe ! C’est rude. » « Tu as posé la question Je te dis ce qu’il en est Elena. »
  • « Eh bien, puisque tu l’estime autant Christian et que tu es amoureux d’elle, » J’ouvre la bouche pour protester à nouveau mais elle lève sa main pour m’arrêter. « Ecoute, tu seras le dernier à le savoir, mais je sais que tu es amoureux d’elle. Je ne t’ai jamais JAMAIS vu comme ça ! Si tu veux vraiment que cette relation marche tu dois aller la rejoindre. Vole à sa rencontre ! Va la voir si elle te manque tant que ça. Il semble que tu lui manques aussi; Si elle éprouve les mêmes sentiments que toi ça ne la dérangera pas de te voir débarquer même si elle a dit qu’elle a besoin de prendre des distances. Sauf bien sûr si il y a quelqu’un ou quelque chose d’autre qui a motivé son départ. Va rejoindre ta dulcinée Christian ! » Soudainement, je ressens le désir pressant de voir Anastasia. Elle me manque et je ne suis pas sûr de pouvoir tenir encore trois jours avec ce désir qui me dévore. « Je veux la laisser, elle a besoin d’air pour pouvoir réfléchir calmement. Mais j’ai envie de la voir. » « Oh bébé, je vois dans tes yeux que tu te languis d’elle. Elle pourrait en effet être paniquée, mais comment pourrais-tu savoir ce qu’elle fabrique. » Dit-elle et je jurerais l’avoir entendu murmurer « et avec qui. » mais d’une voix si sourde que je ne sais pas si je l’ai vraiment entendu ou si je l’ai imaginé. Je plisse les yeux mais elle ne laisse rien paraitre et sirote son vin. « Je suppose que si tu la veux c’est en tant que soumise n’est-ce pas ? Ne me dis pas, après toutes ces années que tu vas changer tes habitudes pour être avec une vierge qui ne connait pratiquement rien au sexe. Si c’est le cas, je suis navrée de te dire que tu vas au devant d’une déception Christian. Tu sais pourtant ce qu’il te faut ! Ce qui t’apportes l’apaisement dont tu as besoin. Tu dois découvrir si elle est capable de te satisfaire.
  • « Je veux qu’elle soit ma soumise mais je suis prêt à être « plus » et à lui donner « plus ». C’est-ce qu’elle veut. Nous apprenons à faire des compromis l’un pour l’autre, en fonction de nos désirs et de nos besoins. Ce qui est important pour elle l’est aussi pour moi. » Elena me regarde bouche bée comme si j’avais dit que je voulais devenir moine au Tibet et vivre reclus au sommet de l’Himalaya. Pour la première fois depuis le début du diner elle reste silencieuse. Je viens de décider de rejoindre ma femme en Georgie, pile à ce moment là mon blackberry vibre, c’est un mail d’Anastasia. J’ouvre son message avec excitation et enthousiasme. _____________________________________________ De: Anastasia Steele Objet: Convives convenables Date: 31 Mai 2011 23:57 EST À: Christian Grey J’espère que tu as passé un agréable dîner avec ton amie. Ana PS : C’est Mrs. Robinson? _____________________________________________ Sachant qu’Anastasia voit rouge quand il est question d’Elena je décide que je lui répondrai en partant ou peut être pas du tout en tout cas pas avant que j’arrive en Georgie. Je ne veux pas parler à Elena de nos conversations privées, pas plus que je ne veux attiser la colère d’Anastasia. Par prudence je mets mon Blackberry dans ma poche. « Qu’est-ce qu’il y a ? » « Rien. » je souris. « Sais tu comment Anastasia t’appelles ? » « Non. » dit-elle avec inquiétude. « Rien de méchant ou d’insultant j’espère. » « Non. Ton surnom est Mrs Robinson. »
  • Elle sourit. « Mrs Robinson. » dit-elle pour jauger de l‘effet. « Elle doit vraiment compter pour toi Christian parce qu’elle est la première soumise à laquelle tu parles de moi et de notre histoire. Alors qu‘évidemment, les soumises vont et viennent … » Ses sous-entendus flottent dans l’air. « Oui, les soumises vont et viennent mais Anastasia reste ! » dis je fermement. Le sourire d’Elena laisse place à un regard compassé. « Va la rejoindre. » dit-elle avant de boire une grande gorgée de vin. « J’en ai bien l’intention. Elle est à moi ! » Elle me regarde quelques instants, inexpressive. « Bien sûr. Si, comme tu le dis, elle est partie pour faire le point sur ses sentiments, elle pourrait être effrayée de te voir débarquer et rompre. Mais si elle te désire autant que tu la désires, elle sera heureuse de te voir. Tu ne le sauras qu’en y allant Christian. » Pour changer de sujet je lui demande : « As-tu l’intention de venir à la soirée caritative qui a lieu chez mes parents la semaine prochaine ? » Si elle en a l’intention il faut que je le la convainque de rester chez elle. Je ne veux pas qu’Anastasia soit chamboulée par sa présence. « J’offre un pass d’une journée pour deux personnes. J’avais donc l’intention de venir. Tu veux que je viennes ?» « Je préfèrerais que tu t’abstiennes. Je ne veux pas qu’Anastasia soit mal à l’aise. » « Ah. » elle avale à nouveau une grande gorgée de vin. « En ce cas, je ne viendrai pas. » dit-elle en hochant la tête. C’est un soulagement pour moi.
  • « Ca me peine Christian. » dit-elle en souriant. « Nous sommes plus que des amis depuis des années et tu donnes la préférence à une soumise que tu connais depuis à peine trois semaines. J’espérais que notre amitié avait plus d’importance à tes yeux. » « Elena, j’éloignerai tout ce qui peut gêner ma relation avec elle. J’anticipe c’est tout. Il n’est pas question que vous vous croisiez. Tu as une place différente dans ma vie. Tu es mon amie. Ma seule amie me semble t’il. Mais elle est mon « plus » en tout cas elle est celle avec qui je veux « plus ». Alors s’il te plait laisse-moi faire. » « Mais bien sûr Christian ! Je veux ton bonheur. Je suis ravie de te voir heureux. J’espère qu’elle a conscience que tu es une pépite. Mon seul souci c’est toi ! Tu es un homme bon et tu es aussi mon meilleur ami ! Toi et ton amitié comptez tellement pour moi. Je ne voudrais pas que quelque chose ou quelqu’un les mettent en danger. Toi non plus n’est-ce pas ? » Je la regarde fixement. « Tu es ma meilleure amie Elena, et je chérirai notre amitié tant qu’elle ne nuira pas à ma relation avec Anastasia. Je voudrais que tu comprennes cela. Nous avons une histoire commune, un passé. Je tiens à toi à ma façon, cela ne change pas, mais je veux que tu te tiennes à distance car elle ne t’aime pas et parce que je ne veux pas que tu te mêles de notre histoire. Tant que tu t’en tiendras à ça, il n’y aura pas de problème entre nous. » Elle acquiesce. **** ❦ ♡ ❧ ***** Je quitte le restaurant vers 21 h 30, j’ai décidé de partir en Georgie. Une fois que le voiturier m’a ramené ma voiture, je m’assieds à l’intérieur et prends quelques instants pour répondre au texto d’Anastasia. Mais l’envie de la surprendre dépasse mon désir de lui
  • répondre et je m’arrête dans mon élan. Je veux qu’elle sache qu’Elena ne m’intéresse pas, en tout cas pas sexuellement et qu’il n’y a qu’elle, Anastasia, qui occupe mes pensées. C’est elle et elle seule que je veux et que je désire. Personne d’autre ! Elle me manque. Elle me manque vraiment … Mais je veux que mon arrivée soit une surprise … En tout cas j’espère que cette surprise ne va lui fiche la trouille. Je pose mon téléphone sur la station d’accueil pour activer le Bluetooth. J’appelle Taylor. « Oui, Monsieur. » « Je voudrais que vous appeliez mon pilote. Je veux que lui et le copilote se tiennent prêt à partir. Pour le moment je rentre à la maison, réservez moi une chambre d’hôtel à Savannah. Nous partons en Georgie ce soir. » Je jurerai avoir entendu Taylor soupirer de soulagement. « Oui Monsieur ! » dit-il avec un peu trop d’enthousiasme à mon goût. Je coupe la communication. « Bébé tu en veux plus. Je suis prêt, j’ai envie de t’en donner plus et je me sens capable de le faire. » Je parle à Anastasia comme si elle était là. J’espère juste que ce que j’ai à offrir sera suffisant à ses yeux. **** ❦ ♡ ❧ ***** Quand j’arrive à la maison, Taylor a déjà préparé mon sac et le pilote et le copilote sont prévenus. « On devrait pouvoir partir d’ici quatre heures Monsieur. »
  • « Quatre heures ? Mais il ne faut pas quatre putains d’heure pour décoller ! L’avion n’était pas censé voler durant deux jours ! » dis-je exaspéré. « Je suis désolé Monsieur, mais c’est justement pour ça qu’il y a un délai de quatre heures. Le pilote n’était pas en ville, il est en route, nous devons l‘attendre. Je pense qu’il est préférable pour la sécurité de tout le monde que nous ayons un pilote et un copilote frais et reposés avant qu’ils ne prennent les commandes pour traverser le pays. » J’acquiesce à la justesse de son propos. « D’accord ! Alors quatre heures et pas une minute de plus ! » Ma femme me manque tellement que tout me met en rogne, même les employés les plus fidèles All I Want is You - U2 « Oui Monsieur. Laissez-moi quelques instants pour faire votre réservation. » J’acquiesce. ***** Nous décollons vers 4 heures du matin. Je suis incapable de dormir mais je m’occupe la tête en lisant le mail fleuve qu’Anastasia m’a envoyé. Je le connais presque par cœur mais c’est plus fort que moi, je le lis encore et encore. Je tente aussi de me plonger en vain dans quelques dossiers mais je suis trop nerveux. Je remarque que Taylor m’observe mais comme toujours il reste silencieux et im