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Mon œil ! magazine n°2

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  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS LE HAVRE PORTFOLIO MANTE AU JARDIN DESTINATION LA GUADELOUPE REPORTAGE LE CAP VERT N°2 - PHOTOMAG -
  • ÉDITO - P. 2 ÉDITO Ce magazine a été concocté avec passion par : Sébastien Boullier, Adrien Bruand, Sophie Perez et Hélène Pyckaert. Crédit photos de couverture et 4ème de couverture : Cyril Bezzina L’équipe de Mon Oeil ! C’est une affirmation simple, mais essentielle. Comment admirer le monde sans ouverture ? Pour s’ouvrir, il faut regarder, observer, scruter. Il faut prendre du recul et ne pas juger. L’ouverture, c’est ce qui nous permet d’admirer un paysage, même industriel. Le béton nous dé- livre alors ses secrets, ses reflets, sa géométrie. Vous croyez connaître Le Havre ? alors ouvrez bien vos yeux, Mon Œil ! vous montre son Havre ! S’ouvrir aux autres, partager du temps, des mo- ments, c’est ce que vous propose Cyril Bezzi- na, au Cap Vert. Immersion dans les îles, laissez vous porter par ces sourires et ces regards. C’est alors que l’infiniment petit s’ouvre à vous. Découvrez un des insectes les plus captivants : la mante religieuse, à travers le Portfolio de Sté- phane Boulic. Après la composition, il est temps pour Mon Œil ! de vous parler d’ouverture. Vous souhaitez af- finer vos portraits, réussir vos paysages ou vos macros ? Nous vous guidons sur ces réglages. Et pour finir, que faîtes-vous pour les prochaines vacances ? Mon Œil ! vous entraîne aux Antilles. La Guadeloupe n’aura plus aucun secret pour vous ! Alors, restez ouverts, et bon voyage dans nos pages :) Vous aimez le magazine, vous voulez présenter vos photographies, votre passion, vos coups de coeur ? Ecrivez-nous à : monoeilphotomag@gmail.com Et retrouvez-nous sur Facebook : www.facebook.com/monoeil.photomag “MON ŒIL !” est ouvert.
  • SOMMAIRE - P. 3 SOMMAIRE PORTFOLIO MANTE AU JARDIN À CÔTÉ DE CHEZ VOUS LE HAVRE P. 4 P. 40 DESTINATION LA GUADELOUPE P. 62 LES BASES DE LA PHOTO #2 : L’OUVERTURE CONSEILS P. 56 ILS ONT PARTICIPÉ À CE NUMÉRO : LE PHOTOMATON P. 82 /monoeil.photomag REPORTAGE LE CAP VERT P. 22
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS LE HAVRE Photos de Grégory Canu, Jean-Baptiste Darasco, Nicolas Lorre et Sébastien Boullier Sébastien Boullier - Le mur écran - 18mm f11 1/100 sec Iso 200 A 2h30 de Paris, que diriez-vous de découvrir une ville des plus photogéniques ? Le Havre a été fondé en 1517 par François 1er. Ses lumières ont séduit les plus célèbres peintres impressionnistes du 19ème siècle, à la suite de Claude Monet. Rasé en 1944, Le Havre doit son aspect ac- tuel à l’architecte Auguste Perret, qui y a ap- posé sa marque : le béton. Mais pas n’importe quel béton. La ville est aujourd’hui classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO et sa renommée traverse les frontières et les océans. Bonne escale au Havre de Grâce !
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 6 Jean Baptiste Darasco - Matriochka - 24 mm f13 1/320 sec Iso 200
  • ‘‘Mon pauvre, tu habites LE HAVRE! C'est moche, on dirait STALINGRAD!’’ Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendu ce genre de quolibets de la part de collègues ou de copains. Et bien, je pense que ce sujet photo sur LE HAVRE va en faire changer d'avis plus d'un... J'apprécie son architecture moderne et atypique, ses avenues aérées, sa forêt toute proche. J'aime le gigantisme de son port et l'am- biance qui y règne (malgré les barrières et grillages toujours plus nombreux : sûreté oblige). Regarder le va et vient des géants des mers, en dégustant une glace sur la plage, ce n'est pas donné à tout le monde. Enfin, le top pour un photographe : les lu- mières naturelles sont magnifiques. C’est à la nuit tombée, ou plutôt tombante, que notre ville est la plus belle. L'appareil tourné vers l'ouest, vous capterez des ciels aux couleurs incroyables. Tourné vers l'est, les lumières artificielles du port donneront à vos images des teintes surréalistes. Si on ajoute à cela, l'éclairage urbain qui vient magnifier les bâtiments. Oui, vraiment, c'est quand LE HAVRE est paré de mille feux, qu'il faut sortir son trépied. Grégory CANU À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 7 Le Havre Paris Caen Rouen Calais Brugge Lille Londres France Angleterre Belgique
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 8 Grégory Canu
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 9 Grégory Canu
  • Jean Baptiste Darasco - Tricotage - 14 mm f8 1/500 sec Iso 200 À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 10-11
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 10-11 Jean Baptiste Darasco - L’abattoir - 14 mm f8 1/640 sec Iso 200 Nicolas Lorre - Cap trafalgar - 2013 - Bassin René Coty Illustration de l’activité portuaire de la ville, avec la centrale EDF en arrière-plan. A la tombée de la nuit, il y a juste assez de lumière dans le ciel pour donner la texture aux nuages tout en profitant des éclairages disséminés dans la scène.
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 12 Jean Baptiste Darasco - Iris - 56 mm f10 ¼ sec Iso 200
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 13 Le Havre ne possède pas une beauté évi- dente. On l’aime, on la déteste, les avis sont souvent tranchés et définitifs dès que l’on parle de cette ville. Je considère Le Havre, bien que je n’y habite pas, comme ma ville. Je m’en nourris, j’y ai des sou- venirs et si je n’y vais pendant un certain temps, elle me manque. Le Havre, pour moi, c’est l’espace, l’ouver- ture. C’est la reconstruction du centre-ville par Perret avec cette architecture où l’on respire où la lumière entre, c’est l’étendue de la mer qui prolonge la ville avec en rêve l’Angleterre, c’est le port et ses structures immenses que l’on verrait bien manipulés par les géants de Royal de Luxe. C’est comme s’il n’y avait pas de demi-me- sure avec cette ville. Cela tient peut-être à son histoire : cette cité a réussi à sortir de terre contre les marécages et les tempêtes, a été complètement détruite pendant la Seconde Guerre mondiale et a vu ses murs nouveaux reconnus par l’UNESCO. Le Havre c’est aussi, bien évidemment, des femmes et des hommes, mais mes photos abordent uniquement l’aspect structurel et les lieux emblématiques de la ville : les angles de l’architecture Perret, les courbes de Niemeyer, la zone portuaire, la mer… Le choix du noir et blanc s’est imposé à moi par goût, mais aussi parce qu’il me permet de faire ressortir davantage les lignes et les formes de ce milieu urbain. Jean Baptiste Darasco Jean Baptiste Darasco - 17 mm - f9 - 1/125s – iso 200
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 14 Grégory Canu
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 15 Nicolas Lorre - Cicatrices du temps, 2013 - Fort de Sainte Adresse / Jardins Suspendus Ce mur du fort, marqué par l’Histoire, présente une incroyable texture. Un bel arbre prend fièrement la pose au sommet, cherchant un peu d’air frais au-dessus de toute cette violence.
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 16 Nicolas Lorre - Bancs sur le deck, 2013 - Bassin de l’Eure Le ciel embrasé par le crépuscule se reflète sur le bois trempé, apporte une belle couleur à la composition, tandis que les lames de terrasses donnent une direction au regard.
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 17 Grégory Canu J’aime Le Havre pour ses contrastes. Il y a d’abord la proximité du port avec la ville. Le centre est survolé par les goé- lands et on y sent la brise marine. Il n’est pas rare non plus d’entendre une corne de brume retentir dans la ville avant que passe un ferry entre les immeubles de Per- ret, au bout de la rue de Paris. Ici, les gros bateaux cohabitent avec les plus petits, ra- vissant les badauds depuis les quais. Les caprices de la météo ont aussi leur charme. Vous vous levez le matin avec un grand ciel bleu, puis à midi surgissent des nuages sombres annonçant la tempête qui s’abattra sur la digue nord, avant qu’appa- raisse de nouveau une belle éclaircie pour l’après-midi. Ces changements de lumière uniques font le bonheur des photographes ! Et puis à l’échelle d’une année, la ville montre deux facettes. L’intense anima- tion de la période estivale tranche avec le calme de l’hiver. Au printemps, l’arri- vée des cabanes sur la plage appellent les habitants qui envahissent également les terrasses et les jardins. L’horizon se rem- plit d’une foule de bateaux, de planches à voile et de baigneurs donnant à la ville un air de station balnéaire. Le calme revient après l’automne où les rues désertées sont propices à la mélancolie et aux déambula- tions solitaires. Non pas que les Havrais soient partis, mais plutôt qu’ils profitent différemment dans leur cité, comme s’ils se préparaient déjà au printemps suivant… Nicolas LORRE
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 18 Je suis arrivé au Havre au printemps 2007. C’était pour un entretien d’embauche. Arrivant de la grisaille parisienne, j’ai trou- vé original de me garer à la plage pour al- ler en rendez-vous. Il faisait beau et chaud : un air de vacances. Cette atmosphère par- ticulière m’accompagne toujours. Les jour- nées se concluent souvent par un coucher de soleil au bord de la mer. Les peintres impressionnistes ont été les premiers à capter ces lumières. Ils ont reproduit, inlassablement, la vue qu’ils avaient en fonction de la lumière du jour : le port, la marée, les bateaux… La scène artistique actuelle n’a rien à leur envier. De nombreux photographes mettent chaque jour en valeur les attraits d’une ville classée depuis 10 ans au patri- moine mondial de l’UNESCO. Une campagne de publicité disait en 2008 « Je vis au Havre, je vis ailleurs ». Le Havre m’a séduit par son aspect com- plet : la ville, l’architecture, le bord de mer, l’industrie, le port, les spots d’urbex, la na- ture, les falaises, les lumières sublimes et changeantes… difficile d’énoncer tout ce qui en fait le charme ! Alors, quand est-ce que vous venez ? Sébastien Boullier Sébastien Boullier - Toile estivale - 82mm f11 1/640 sec Iso 400
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 19 Nicolas Lorre - Marée basse à l'aube - 2014 - La plage Aux premières lueurs de la journée, le ciel présente de belles teintes. Vue depuis la plage, la ville est alors en contre-jour et dessine une skyline en arrière-plan.
  • À CÔTÉ DE CHEZ VOUS - P. 16 Sébastien Boullier : Le Havre au soleil levant - 98mm f/8 1/1000 sec Iso 200
  • REPORTAGE LE CAP VERT Texte et Photos de Cyril Bezzina
  • Q u’il est agréable de penser au Cap Vert en écoutant une douce musique de Cesaria Evora. Elle aura été sa meilleure ambas- sadrice : sa renommée et sa personnalité sont si évocatrices de ce pays. Lorsque l’on découvre le Cap Vert, on ressent des émo- tions proches de celles que procurent les mélodies de Césaria Evora: un mélange de spleen, de douceur, de simplicité, et le sentiment de revenir aux sources.
  • Mon voyage au Cap Vert a débuté sur l’île de Sal. Mes sentiments sur cette île sont très partagés. D’un côté, on y trouve des plages paradisiaques avec du sable ultra fin, une eau turquoise, un so- leil omniprésent dans un ciel toujours bleu, des restaurants de bord de mer avec des poissons délicieux pêchés le jour même, et des petites scènes de rue comme je les adore. REPORTAGE - P. 24
  • De l’autre côté, il règne aussi à Sal une sorte d’ambiance de fin du monde avec des rues sou- vent quasi désertes, des constructions inache- vées, un sol aride, et une chaleur pesante qui vous fait fonctionner au ralenti. REPORTAGE - P. 25
  • REPORTAGE - P. 26 L’île de Santo Antao est magnifique avec ses pics au milieu des nuages, ses montagnes im- pressionnantes, et ses vallées profondes. C’est la plus arrosée des îles du Cap Vert et les paysages y sont du coup très contrastés avec des alternances de zones arides et de zones très vertes. Les plantations de cannes à sucre et de ba- nanes y sont nombreuses. On croise, au gré des randonnées, de nombreuses fabriques «ar- tisanales» d’alcool. Et s’il vous prend l’envie de manger lors de l’une de vos balades, vous n’au- rez qu’à attraper des mangues tout au long du chemin.
  • REPORTAGE - P. 27
  • REPORTAGE - P. 28
  • REPORTAGE - P. 29
  • REPORTAGE - P. 30 Les maisons de Ponta do Sol sont très colorées et l’ambiance est véritablement paisible. Sauf le vendredi soir sur la place du village où la musique est à fond jusqu’à 2 ou 3 heures du mat’ : ambiance garantie ! On se croirait parfois à Cuba. La place centrale est jolie avec son architecture «coloniale». C’est un lieu calme, coloré et avec une vue imprenable sur les montagnes. Si on voit sur cette photo la mer et le village de Ponta do Sol, c’est surtout la porcerie au pre- mier plan, avec sa géométrie étonnante, qui in- terpelle.
  • REPORTAGE - P. 31 Ponta do Sol est un lieu qui donne envie de s’attarder, de regarder le temps qui passe. Pour vraiment saisir l’ambiance de cette île, il faut passer un peu de temps au milieu des joueurs d’Awalé sur une petite place à l’abri du soleil et guetter le retour des pêcheurs pour profiter ensuite de l’animation du minuscule port. Lorsque les pêcheurs arrivent, tout le p’tit port s’agite. On découpe, on pèse et on achète le poisson. Ca crie, ça bouge, ça interpelle et en un temps record, tous les poissons sont écoulés. Le calme revient, le port se vide. Seuls restent les enfants qui jouent dans l’eau du port ou s’amusent à plonger depuis le ponton. Et puis, en surplomb, il y a toujours les joueurs d’Awalé qui, imperturbables, continuent leurs parties.
  • REPORTAGE - P. 32-33
  • REPORTAGE - P. 32-33
  • REPORTAGE - P. 34-35
  • REPORTAGE - P. 34-35 Souvenir de Sao Vicente où j’ai passé une après midi très sympa avec des musiciens à chanter et danser jusqu’à épuisement!
  • REPORTAGE - P. 36
  • REPORTAGE - P. 37 Direction l'île de Fogo. Fogo veut dire 'le feu'. L'île tient son nom de son volcan qui en est la principale attraction et dont la dernière grosse éruption date de novembre 2014. En période de pluies, la végé- tation est abondante et il est magnifique d'y voir ces alter- nances de terres rouges et de cultures verdoyantes. Le café de Fogo est excellent et ap- paremment l’un des meilleurs cafés au monde. Par ailleurs cette île est (avec Santo Antao) une destination incontour- nable pour les randonneurs. J'ai particulièrement aimé l'at- mosphère qui régnait dans le petit village autour du vol- can. Tout semblait fonctionner au ralenti dans ce paysage étrange, presque lunaire. Le climat pluvieux du premier jour étant peu propice à la ran- donnée sur le volcan, j'en ai profité pour explorer presque toutes les rues du village et saisir plusieurs portraits pho- tos.
  • Mai 2014 Les petites mantes sont nées il y a à peine quelques jours, il faut avoir l’œil pour les retrouver dans le jardin. PORTFOLIO MANTE AU JARDIN Photos de Stéphane Boulic
  • PORTFOLIO - P. 42 Juin 2014 Une juvénile en pleine méditation devant une goutte de rosée...
  • Juin 2014 Une scène plutôt inattendue, l’abeille tentait de faire partir celle qui avait pris possession de «sa» fleur en lui cognant le crâne… PORTFOLIO - P. 43
  • PORTFOLIO - P. 44-45
  • PORTFOLIO - P. 44-45 Juillet 2014 Rencontre dans la lavande, échange de regards…
  • PORTFOLIO - P. 46-47
  • PORTFOLIO - P. 46-47 Août 2014 Un jeune mâle à l’envol, changement de support…
  • Septembre 2014 Une pose faussement ingénue pour cette redoutable prédatrice. PORTFOLIO - P. 48
  • Septembre 2014 Un mâle à la toilette, les antennes seront bien propres. PORTFOLIO - P. 49
  • PORTFOLIO - P. 50-51
  • PORTFOLIO - P. 50-51 Septembre 2014 La belle pose pour les besoins de la photo, elle fait sa gracieuse...
  • Septembre 2014 Rencontre insolite avec ce mâle, tête en bas sous son ombelle. PORTFOLIO - P. 52
  • Octobre 2014 Perchée, cette femelle m’a vu alors qu’elle était en pleine attente d’une proie. PORTFOLIO - P. 53
  • Octobre 2014 Ce soir c’est menu McCriquet, une femelle surprise en plein repas dans la pelouse.
  • LES BASES DE LA PHOTO #2 : L’OUVERTURE CONSEILS Photos de Adrien Bruand, Aurélien Primot, Hélène Pyckaert, Yves Queyrel Maintenant que vous savez composer une photo grâce au pre-mier numéro de Mon Œil !, passons à un as- pect technique essentiel pour réussir vos photographies : l’ouverture. L’ouverture est un des éléments les plus importants à gérer lors de votre prise de vue car elle détermine la profondeur de champ : la zone de netteté de votre image. Ce flou derrière le sujet qui rend vos images si belles ? Dites merci à l’ou- verture ! Alors on positionne son appareil sur le mode “priorité ouverture” (A ou Av) et on suit le guide ! f2, 1/1000s, 35mm, ISO 100
  • QU’EST-CE QUE C’EST, L’OUVERTURE ? Prendre une photo, c’est exposer un film sen- sible (argentique) ou un capteur (numérique) à la lumière selon une vitesse et un diamètre d’ou- verture du diaphragme de l’appareil. Comme une paupière sur l’œil, le diaphragme s’ouvre et se ferme pour laisser passer la lumière grâce à des volets que vous pouvez régler. Selon la valeur que vous choisissez: grande (f1.8) ou petite (f22), les volets vont laisser pas- ser beaucoup ou peu de lumière. Ce réglage aura des incidences majeures sur les autres réglages de l’appareil: la profondeur de champ, la vitesse et la sensibilité. OUVERTURE ET PROFONDEUR DE CHAMP L’ouverture a un effet sur la profondeur de champ de votre photo. La profondeur de champ correspond à la zone de netteté qui se trouve devant et derrière votre sujet (sur lequel vous faites la mise au point). Le reste est ce qu’on ap- pelle (selon le terme japonais) le ‘’bokeh’’ : du flou … mais qui donne un effet très esthétique à la photo ! En effet, le regard est naturellement attiré vers la zone nette de la photo, donc le bokeh aide à composer votre photo. Selon l’ouverture choisie, le bokeh peut être accentué pour faire partie intégrante de la composition ou au contraire, se faire discret. Plus l’ouverture est petite (f22) plus la profon- deur de champ est grande et donc la photo nette sur une plus grande surface. Au contraire, plus l’ouverture est grande (f1.8), plus la zone de netteté est petite... et plus la mise au point sera délicate à effectuer pour être nette et exac- tement où vous le souhaitez. Entraînez-vous à faire des mises au point avec un objet statique et dans de bonnes conditions de luminosité et ne vous découragez surtout pas ! OUVERTURE ET VITESSE L’ouverture a un effet sur la vitesse nécessaire pour prendre votre photo. Elle détermine la quantité de lumière qui entrera dans votre cap- teur en fonction du temps d’exposition. Plus on ouvre (f1,8), plus la lumière rentre et la photo risque d’être surexposée, nécessitant une vitesse rapide. Au contraire, plus on ferme (f22), moins la lumière rentre : la photo risque d’être sous exposée avec une vitesse lente qui entraîne un risque de flou (en dessous de 1/50 à main levée). Le tout est donc de faire attention à ne pas ‘‘cramer’’ (trop de lumière) ou ‘‘boucher’’ (pas assez de lumière) sa photo. En effet dans ce dernier cas, les détails dans les blancs ou dans les noirs ne sont plus visibles (ni rattrapables en post-traitement). CONSEILS - P. 57 Pour les photos de paysage, une petite ouverture permet d’avoir tous les plans nets. f11, 1/3s, 18mm, ISO 200
  • Il faut donc bien doser l’ouverture en fonction de l’effet que l’on veut donner à sa photo (selon la composition) tout en vérifiant que la vitesse est suffisante. Une grande ouverture est également utile lorsque les conditions de prises de vue sont difficiles (basse lumières) pour éviter de trop monter les ISO, par exemple pour les photos en intérieur. Si la vitesse n’est pas suffisante mais que l’on veut garder une faible ouverture (grande pro- fondeur de champ) nous vous recommandons d’augmenter la sensibilité : les ISO (attention néanmoins à ne pas en abuser, cela nuit à la qualité de la photo) ou mieux, d’utiliser un tré- pied. OUVERTURE ET COMPOSITION L’ouverture est importante dans la composition de votre photo. En effet, selon l’ouverture choi- sie la photo n’aura plus rien à voir ! Comme expliqué, la mise au point permet de jouer avec la profondeur de champ, l’œil étant naturellement attiré vers le point net de la pho- to. Une petite profondeur de champ est idéale en portrait, car elle met en valeur le sujet en l’isolant et floute l’arrière-plan (par exemple pour en masquer des éléments disgracieux). De même, une grande ouverture est également très esthétique pour les photos de détail ou par exemple les photos culinaires. Bien entendu, le choix de la mise au point (sur l’avant ou l’arrière-plan) est très important dans votre composition et dans le rendu esthétique de l’image, notamment grâce au bokeh. Sur les photos à pleine ouverture, pensez au bo- keh avant même de déclencher : l’arrière-plan fera partie intégrante de votre photo, même s’il est flou. Les tons, formes sont importantes et doivent donc être anticipés et utilisés pour créer votre photo. Sur certains appareils, il existe un bouton qui permet de voir ce que donnera le bokeh avant de cliquer. En effet, le bokeh n’est visible qu’une fois la photo prise, mais avec les appareils numériques, rien ne vous empêche de faire plusieurs essais à différentes ouvertures pour ensuite sélectionner celles que vous pré- férez. On peut ainsi s’amuser avec les bokehs (ex: lu- mières de ville, fleurs...) qui sont en arrière-plan : sur certaines photos, on pourrait croire de vrais tableaux qui valorisent le sujet principal ! CONSEILS - P. 58 Choisissez les tons et éléments présents dans l’arrière-plan afin de créer un joli bokeh. f2, 1/800s, 35mm, ISO 100 En conditions de lumière difficiles, ouvrez un peu plus pour éviter de monter les ISO. f1.7, 1/15s, 40mm, ISO 800
  • Pour les photos de paysage, on souhaite géné- ralement avoir plusieurs plans successifs nets. Il faudra donc fermer au maximum. Attention, certains disent qu’au-delà d’une ouverture de f13, la qualité de la photo s’en trouve dégradée. Nous vous conseillons également de ne pas fer- mer au maximum des possibilités de votre ap- pareil (exemple : f22), cela vous permettra de garder de la lumière et donc de la vitesse lors- qu’il y a peu de lumière. Ainsi, tout dépend de votre composition : si le sujet se trouve au premier plan, vous allez jouer avec l’ouverture : une grande ouverture va ac- centuer l’effet ‘’bokeh‘’ de l’arrière-plan et le suggérer plutôt que de le montrer, ce qui peut donner des photos très intéressantes (et moins classique que le traditionnel paysage où tous les plans sont nets). Dans ce cas, attention de ne pas trop ouvrir au risque que l’arrière-plan n’apparaisse qu’en bokeh peu identifiable, pri- vilégiez donc une ouverture moyenne (f5 par exemple) pour que l’arrière-plan se dessine lé- gèrement et se devine facilement. CONSEILS - P. 59 Une petite astuce : une fermeture importante (ex : f18) permet de transformer le soleil en étoile ! f14, 1/300s , 17 mm, Iso 50, filtre gris dégradé ND 0,9 © Y. Queyrel Sur cette photo, une grande ouverture et la mise au point sur le robinet permet de laisser deviner les montagnes dans le bokeh et d’attirer le regard vers le premier plan f2, 1/2500s, 40mm, ISO 100
  • OUVERTURE ET PORTRAIT Quitte à insister, répétons que pour les portraits, bien gérer l’ouverture est indispensable ! On privilégie généralement une grande ouver- ture (f2 par exemple). Cependant lorsque l’ou- verture est grande, la profondeur de champ est tellement réduite qu’il existe un gros risque de rater sa mise au point (vous appuyez sur le dé- clencheur, l’appareil bouge et la mise au point est ratée). La difficulté est d’autant plus impor- tante pour les photos de portrait car la mise au point doit être impeccable (exemple : sur l’œil). Au contraire, pour les portraits de plusieurs per- sonnes ou de groupe, on va rechercher une ou- verture plus petite afin d’augmenter la zone de netteté pour que tout le monde soit net sur la photo ! Bien sûr, ces conseils ne sont que des indica- tions (et non des règles à strictement respecter) pour vous faire comprendre les conséquences du réglage de l’ouverture sur vos photos. Par la suite, à vous de décider comment gérer ces réglages selon la composition, l’effet choisi... L’ouverture offre plein de possibilités pour com- poser votre image, entraînez-vous à réaliser une même composition avec des différents réglages (et éventuellement des mises au point diffé- rentes) et observez le résultat. Soyez ouverts aux différentes possibilités pho- tographiques qui s’offrent à vous grâce à l’ou- verture ! CONSEILS - P. 60 La grande ouverture choisie ici permet de mettre en valeur le modèle, de l’isoler de l’arrière plan et de créer un bokeh agréable et texturé. f1,8, 1/100s, 50mm, ISO 110 © Aurélien Primot ‘‘Il n’y a rien de pire qu’une image nette d’une idée floue.‘‘ Ansel Adams
  • f4,5, 1/250s, 22mm, ISO 640
  • Nommée en amérindien « Karukéra » (l’ile aux belles eaux), l’archi-pel français de la Gua-deloupe est niché au cœur des Antilles. La Guadeloupe, ce sont des îles dont les noms in- vitent au voyage et à la rêverie (Les Saintes, Marie-Galante ou encore La Désirade), des paysages variés et paradisiaques entre les vagues rugissante de l’Atlantique et la dou- ceur de la mer des Caraïbes. Voici quelques-uns des trésors de cette île que les photographes Yves Queyrel et Nicolas Le Dilhuit ont arpentée pour notre plus grand émerveillement.
  • DESTINATION LA GUADELOUPE Photos : Yves Queyrel, Nicolas Le Dilhuit Texte : Yves Queyrel Nicolas Le Dilhuit
  • L es îles de Guadeloupe offrent pour le photographe un terrain de jeu extraor- dinaire. Elles regorgent d’une multitude de paysages et d’une bio-diversité ex- traordinaire, le tout baigné dans une lu- mière incroyable ! Les sept iles qui composent cet archipel regorgent de sites naturels plus beaux les uns que les autres, entre plages de carte postale et jungle tropicale. Chaque île à son charme. Vous recherchez les plages de sable blanc, direction Grande Terre ou les Saintes. Vous recherchez la fraicheur, sou- haitez pratiquer la randonnée ou vous baigner dans des rivières ? Dans ce cas, allez sur Basse- Terre. Suivez le guide ... DES PAYSAGES DE CARTE POSTALE... Commençons par les décors de rêve de l’île de Grande Terre, du côté de Sainte-Anne. La plage de la caravelle est l’une des plus belles plages de l’île avec ses nombreux palmiers. Mieux vaut s’y rendre très tôt le matin (vers 4 heure). A cette heure, la plage est encore dé- serte et l’on profite des changements de cou- leurs qu’offre le lever de soleil. En marchant en direction de la pointe de l’Accul, on peut s’imprégner de la quiétude du lieu tout en admirant le mouvement des nuages bercés par les alizés qui sont très forts à cet endroit. C’est d’ailleurs le rendez-vous des kite-surfers, et en fin de journée, voir les surfeurs au cou- chant est un spectacle magnifique qui offre l’oc- casion de s’essayer à la photo de sport ! DESTINATION - P. 64 La plage de Bois Jolan sur l’île de Grande Terre est très paisible… sauf le weekend ! Sable blanc, eau turquoise, patates de coraux : tout y est. Vous avez l’impression d’être entré dans une carte postale. Yves Queyrel Yves Queyrel
  • DESTINATION - P. 67 Yves Queyrel
  • DESTINATION - P. 66 … AUX RUGISSEMENT DE L’ATLANTIQUE Direction le nord de l’île, à la Ponte de la Grande Vigie, où les alizés que rien n’arrête viennent fracas- ser les vagues sur cette côte de la mer des Caraïbes et qui pourrait faire penser aux côtes normandes de par leur hauteur et leur grandeur. Echoué. Arbre mort sur la plage de Bois Jolan, Grande Terre. Yves Queyrel.
  • DESTINATION - P. 67 Surfeurs à la caravelle sur Grande Terre. Yves Queyrel
  • DESTINATION - P. 68 A l’est de l’île de Grande Terre, après la ville de Saint François, se situe La Pointe des Châteaux. C’est le point de rencontre entre la mer des Caraîbes et l’océan Atlantique. Autant dire que cela remue ... Yves Queyrel
  • DESTINATION - P. 69 Du haut de la Pointe des Chateaux, l’on aperçoit au loin l’île de la Désirade. Mais attention au vent très fort et aux embruns… votre matériel ne pourrait pas y survivre ! Yves Queyrel
  • DESTINATION - P. 70
  • DESTINATION - P. 71 On accède à la Porte d’Enfer en venant du Moulle (à ne pas confondre avec la porte d’enfer à Anse Bertrand). Elle porte ce nom inquiétant en raison des vagues qui viennent s’écraser violem- ment sur une roche volca- nique en y formant des gey- sers. Le site est accessible à pied mais attention en cas de pluie car le sol devient vite très glis- sant, il faut également ne pas trop s’approcher des falaises en raison du très fort vent. Soyez attentif en prenant en photo le lagon de la Porte d’enfer, il peut paraître très calme mais la seconde qui suit vous vous retrouvez avec de l’eau jusqu’à la taille ! Yves Queyrel
  • Le Lagon de la Porte d’enfer. Yves Queyrel DESTINATION - P. 72
  • Nicolas Le Dilhuit DESTINATION - P. 73
  • UNE NATURE LUXURIANTE Pour se perdre dans la foret tropical de l’archipel, rendez vous sur l’île de Basse Terre. Le jardin de Deshaies est un jardin botanique où l’on peut découvrir toutes les variétés de plantes endémiques de la Guadeloupe. On peut également y voir la maison qui appartenait autrefois à l’humoriste Coluche, face à la mer des Caraïbes. La plage des Raisins clairs à Saint François est idéalement située pour un pic nique improvisé sous un carbet, afin de passer un mo- ment dans l’ambiance antillaise. Saut de la Lézarde, Nicolas Le Dilhuit DESTINATION - P. 74 Yves Queyrel
  • Le Loriqué du jardin de Deshaies sur Basse Terre, Yves Queyrel Faites un tour au coeur du Parc National de Guadeloupe sur l’île de Basse Terre et vous vous retrouvez dans une ambiance de jungle sans forcément s’éloigner beaucoup de la civilisation, ce qui fait tout son charme. On est immédiatement propulsé dans un autre univers. Mais mieux vaut ne pas s’y perdre... DESTINATION - P. 75
  • Pour se rendre sur Les Saintes, au sud de l’île de Basse Terre, il faut prendre le ferry. Du haut du Fort Napoléon, on découvre l’une des plus belles baies du monde, un endroit magique. Afin d’avoir un autre point de vue sur la baie, rien ne vaut la traversée en catamaran au dé- part de Pointe à Pitre : l’arrivée aux Saintes est encore plus spectaculaire et promet de belles photos. Les Saintes au sud de l’île de Basse Terre, Yves Queyrel UNE BAIE MAGIQUE DESTINATION - P. 76
  • La plage de Pompierre sur l’île de Terre de Haut (les Saintes) est l’une des plus belles plages de l’archipel car elle est arborée de nombreux palmiers. Un lieu incontournable ! Plage de Pompierre sur l’île de Terre de Haut aux Saintes, Yves Queyrel DESTINATION - P. 77
  • La jungle sur Basse Terre, Yves Queyrel CONSEILS PRATIQUES Quand partir ? Chaque saison à son charme mais pour avoir une météo bien clémente mieux vaut s’y rendre entre les mois de décembre et mars. Février estl’idéal car le mois le moins pluvieux, mais aussi le plus chaud. Le climat : attention, la météo est très changeante et les sites de météos locaux ne sont pas très fiables... Combien de temps ? au moins 15 jours pour s’imprégner des lieux. Quel matériel photo ? Pour ce genre de voyage lointain, mieux vaut voyager léger. Il faut bien préparer son projet de voyage et son itinéraire à l’avance de façon à bien choisir le matériel à emporter et ne prendre que l’essentiel. Attention au poids et à la taille du sac dans la cabine de l’avion. La lumière en Guadeloupe est extraordinaire mais également très forte. D’où la difficulté de la maîtriser. Il est donc recommandé d’utiliser des filtres : polarisant, gris dégradé ou big stopper. Pour le paysage, un objectif ultra-grand-angle est appréciable. Sur place : La location d’un véhicule est obligatoire pour sillonner les îles.
  • DESTINATION - P. 80
  • Vue des Saintes prises au téléobjectif depuis l’île de Basse Terre. Lieu ... secret, Yves Queyrel DESTINATION - P. 81
  • LE PHOTOMATON Découvrez les photographes présents dans ce numéro : Nom : BOULIC Prénom : Stéphane Photographe pro ou amateur: amateur Depuis combien de temps photographies-tu? J’ai commencé la « photo » adolescent (petits appareils compacts), puis avec un Canon argen- tique et enfin je suis passé au numérique il y a une dizaine d’année. J’ai d’abord eu des bridges pour me faire la main (mes premières macros, avec une bonnette) puis je suis passé au reflex il y a seulement 3 ans, ce qui m’a permis d’élargir le champ des possibles photographiques… Quel est ton genre photographique de prédilection ? C’est sans conteste la macro, 80 % de mes clichés y sont consacrés. Je m’essaie un peu au pay- sage mais j’avoue ne pas être très doué, il va falloir que je me documente et pratique un peu. Qu’est-ce que tu recherches dans la photographie, quelle est ta vision de la photo ? Découvrir et faire découvrir le petit monde, celui qui est à nos pieds ou autour de nous mais qu’on ne voit pas forcément. Je trouve que la photo a des vertus apaisantes. Photographier des petits êtres me permet de me vider la tête et de couper quelques instants avec les contraintes qui nous entourent, une sorte de thérapie en quelque sorte… Peux-tu nous expliquer quelques uns des projets photos que tu as réalisés ? Je n’ai malheureusement aucun projet photo réalisé… As-tu des projets photo en cours ou à venir ? …et aucun en vue… Quel est ton meilleur souvenir photo ? Je n’en ai pas en particulier, chaque séance peut apporter son lot de satisfaction… ou pas. Je prends grand plaisir à chercher le sujet à photographier puis de lui tourner autour afin d’obte- nir le meilleur résultat possible. Quelle serait LA photo que tu n’as pas encore prise / ton rêve de photographe ? Mon sujet de prédilection étant les mantes religieuses, je rêverais d’en photographier une en position spectrale, ailes déployées pour intimider ses proies ou éventuels prédateurs. Photographier des empuses me plairait aussi énormément, je suis un peu trop au nord pour en avoir dans ma région. Devenez son plus grand fan : N LE PHOTOMATON - P. 82 U PORTFOLIO
  • Nom : BEZZINA Prénom : Cyril Photographe pro ou amateur: Amateur Depuis combien de temps photographies-tu? J’ai découvert la photographie vers l’âge de 15 ans lorsque j’ai pu obtenir de mon père qu’il me prête son Nikkormat monté d’un 50 mm. Un beau reflex tout manuel. L’idéal pour apprendre. Equipé de ce bel objet, je suis parti dans Paris faire mes premières photos. Depuis la passion ne m’a plus quitté. Quel est ton genre photographique de prédilection ? Ce que j’aime avant tout photographier ce sont les gens et les scènes de vie. L’essentiel de ma production est constituée de photos de voyages et de photos de rue. Je m’inté- resse également de plus en plus au portrait en lumière naturelle mais aussi en studio. Qu’est-ce que tu recherches dans la photographie, quelle est ta vision de la photo ? Lorsque je me retrouve dans un nouveau lieu, un nouveau pays, la photographie me permet d’ai- guiser mon sens de l’observation mais aussi de faire un peu plus confiance à mon instinct. Elle m’incite à être conscient de mon environnement, à avoir une vision globale d’une scène tout en restant à l’affût des détails. Elle m’éveille à ce qui m’entoure. J’aime ces instants magiques ou tout s’aligne parfaitement dans le viseur. J’aime cette petite poussée d’adrénaline lorsque l’on presse sur le déclencheur et que l’on sait que l’on tient une bonne photo. J’aime saisir des émotions et des sourires. J’aime aussi voir la joie sur le visage des personnes photographiées lorsque je leur montre les photos sur l’écran au dos de mon appareil ou lorsque je leur présente les tirages. Et puis surtout, j’aime les rencontres et les échanges que provoque la photo. Peux-tu nous expliquer quelques uns des projets photos que tu as réalisés ? Chaque voyage est en quelque sorte un nouveau projet de reportage. J’essaye de retranscrire au travers de mes photos les émotions que provoquent les pays que je découvre et les rencontres que je fais. Et puis, au gré des différents voyages, des séries se forment. Je les garde alors dans un coin de ma tête pour pouvoir ensuite saisir toutes les bonnes opportunités permettant de les compléter. As-tu des projets photo en cours ou à venir ? Je ne sais pas encore quelle sera ma prochaine destination. J’ai eu la chance de voyager dans une vingtaine de pays mais il reste encore des dizaines de lieux que je rêve de découvrir et des cen- taines rencontres passionnantes à faire. Lors de mes derniers voyages, j’ai commencé une série sur le jeu dans les rues du monde entier et j’aimerais bien approfondir. Je suis fasciné par les liens sociaux qui se créent autour du jeu et l’ani- mation qui en résulte. Cela va de la partie d’Awalé au Cap Vert en attendant le retour des pêcheurs, à la partie de dominos en Chine, en passant par un simple match de foot improvisé dans les rues du Sri Lanka. J’explore également avec beaucoup de plaisir la photo de studio. Quel est ton meilleur souvenir photo ? J’ai en fait plein d’excellents souvenirs qui me viennent à l’esprit. Au Sri Lanka, lorsque j’ai dû photographier un à un tous les membres d’un village après voir dit au 1er que je lui enverrai son portrait par la poste. Au Pérou, lorsque malgré la fatigue due à plusieurs heures de marche, je me suis mis à courir sur le chemin des incas pour ne pas rater les photos avec les lumières dorées du soir sur le Machu Picchu. Chez moi, plus récemment, lorsque j’ai vu l’émotion provoquée par la remise d’un de mes tirages Fine Art. Quelle serait LA photo que tu n’as pas encore prise / ton rêve de photographe ? Je ne recherche par une photo en particulier car je ne les conçois que très rarement à l’avance. J’ai, en général une idée directrice, et je fonctionne ensuite à l’instinct en soignant toujours ma composition. Devenez son plus grand fan : www.cyrilbezzina.com - F - N REPORTAGEU LE PHOTOMATON - P. 84
  • LE PHOTOMATON - P. 85 Nom : BOULLIER Prénom : Sébastien Photographe pro ou amateur: Amateur Depuis combien de temps photographies-tu? J’ai commencé la photo “artistique” en 2010 Quel est ton genre photographique de prédilection ? J’essaie de rester éclectique dans mes choix de prises de vue, mais il faut bien se rendre à l’évi- dence, je travaille plus les paysages. Qu’est-ce que tu recherches dans la photographie, quelle est ta vision de la photo ? Je cherche avant tout la beauté et l’esthétisme de chaque chose. Une mise en valeur de ce qui nous entoure. Peux-tu nous expliquer quelques uns des projets photos que tu as réalisés ? Un des projets les plus marquant est mon projet 365. Une photo par jour pendant un an, avec un thème hebdomadaire et des contraintes techniques. Surement un exercice des plus diffi- ciles, mais des plus enrichissants : sebbou365.tumblr.com As-tu des projets photo en cours ou à venir ? Des projets d’expositions et le souhait de continuer à travailler 2 séries : les “superpositions” et les fantômes. Quel est ton meilleur souvenir photo ? La chaleur d’un coucher de soleil, l’onde rafraîchissante d’un orage, ... Quelle serait LA photo que tu n’as pas encore prise / ton rêve de photographe ? Je pense que LA photo à faire, c’est toujours la photo d’après :) en fait, finalement, c’est un peu ça (je ne suis jamais satisfait, toujours en faire une autre...) Devenez son plus grand fan : www.sebbou.tumblr.com - F À CÔTÉ DE CHEZ VOUSU
  • LE PHOTOMATON - P. 86 Nom : BRUAND Prénom : Adrien Photographe pro ou amateur: amateur Depuis combien de temps photographies-tu? Depuis 2012 Quel est ton genre photographique de prédilection ? Les photos de paysages et plus particulièrement aux heures où le soleil se couche ou se lève. Qu’est-ce que tu recherches dans la photographie, quelle est ta vision de la photo ? J’ai envie de partager, faire découvrir, mais aussi rapporter des souvenir. C’est aussi une ma- nière pour moi de pouvoir m’exprimer. Peux-tu nous expliquer quelques uns des projets photos que tu as réalisés ? Le plus important à mes yeux est le projet 365 photos, qui consiste a prendre 1 photo par jour pendant 1 an, c’est long, très long mais très enrichissant. As-tu des projets photo en cours ou à venir ? Rien de particulier pour le moment, juste voyager, me balader, découvrir de nouveaux en- droits et capturer ces moments, puis les partager. Quel est ton meilleur souvenir photo ? C’est difficile d’en choisir un, à chaque fois que je fais une sortie photo et qu’une belle lumière est là, je suis comme un gosse, je cours partout, un peu en trance devant le spectacle ! Quelle serait LA photo que tu n’as pas encore prise / ton rêve de photographe ? Un beau couché de soleil après un orage; réussir à faire passer une émotion à travers la photo. Devenez son plus grand fan : www.adrienbruand.com - F N N U CONSEILS
  • LE PHOTOMATON - P. 87 Nom : CANU Prénom : Grégory Photographe pro ou amateur: amateur Depuis combien de temps photographies-tu? J’ai commencé la photo il y a une quinzaine d’année. J’ai acheté un EOS 500N argentique avec un de mes premiers salaires. Quel est ton genre photographique de prédilection ? Le paysage, plutôt nocturne et urbain ou portuaire. Depuis quelques mois, je me mets à l’ex- ploration urbaine mais surtout comme décor de petites mises en scène « post-apocalyptiques », sombres, ou d’influence « steampunk ». Qu’est-ce que tu recherches dans la photographie, quelle est ta vision de la photo ? Pour moi, la photographie est un art visuel. J’essaie donc de faire de belles images, agréables à regarder, de trouver de bonnes lumières ou ambiances. Par analogie à la musique, je ne suis pas un « photographe à texte ». Mais parfois, des amis trouvent un sens à mes photos alors que je n’y avais pas pensé. Peux-tu nous expliquer quelques uns des projets photos que tu as réalisés ? Je n’ai pas vraiment réalisé de projet photographique mais quelques séries qui sont plutôt le résultat de circonstances. Le plus souvent, je repère des sites intéressants au cours de balades. J’y retourne avec une idée en tête et je reviens avec des photos complètement différentes au projet initial car j’ai oublié la moitié du matériel ou la lumière n’était pas là... As-tu des projets photo en cours ou à venir ? J’aimerais profiter des décors naturels d’Etretat, près de chez moi, pour réaliser une série sur Arsène Lupin, peut être version 2.0 ou steampunk. On verra bien... Quel est ton meilleur souvenir photo ? J’en ai plein ! Peut être le jour où j’avais prévu de faire une série sur le chaperon rouge en forêt. La météo pluvieuse m’a contraint à trouver un plan B. Nous nous sommes retrouvés aux jar- dins suspendus du Havre. On a fait une bonne série sous les voûtes blanches du fort de Sainte- Adresse et on a bien rigolé. Quelle serait LA photo que tu n’as pas encore prise / ton rêve de photographe ? J’aimerais pouvoir photographier les volcans en éruption de Sicile ou de La Réunion. Devenez son plus grand fan : N À CÔTÉ DE CHEZ VOUSU
  • LE PHOTOMATON - P. 88 Nom : DARASCO Prénom : Jean-Baptiste Photographe pro ou amateur: amateur Depuis combien de temps photographies-tu? J’ai commencé à m’intéresser à la photo quand j’étais ado (il y a un peu plus de vingt ans), mais ne faisant pas partie d’un club et Internet « n’existant pas », mon apprentissage fut très empirique. Il y eut ensuite un creux de 10 ans avant que je me replonge dedans, en 2007, avec la démocratisation des reflex numériques et l’achat d’un k10d de chez Pentax. Depuis ça ne me lâche plus et ça ne va pas en s’arrangeant. D’ailleurs je me suis récemment (re)plongé dans la photographie argentique afin d’élargir ma palette d’expressions et de techniques. Quel est ton genre photographique de prédilection ? Je photographie plutôt les milieux urbains et particulièrement les zones industrielles et por- tuaires. Je fais également régulièrement des photos de concerts. Cependant rien n’est figé… Qu’est-ce que tu recherches dans la photographie, quelle est ta vision de la photo ? En tant qu’amateur, je cherche surtout à me faire plaisir en réalisant les photos dont j’ai envie. J’aime bien adopter une approche esthétisante de sujets qui apparemment ne le sont pas. Le plaisir n’est pas seulement dans la pratique, mais aussi dans les lectures de livres et de magazines ainsi que dans la visite d’expositions. Je pense que c’est très important de cultiver son regard et de se nourrir du travail des autres si l’on souhaite progresser dans sa propre pratique. Peux-tu nous expliquer quelques uns des projets photos que tu as réalisés ? On ne peut pas dire pour le moment que j’ai vraiment travaillé sur des projets pensés dès le dé- part.J’accumule surtout dans un premier temps des photos sur différents sujets et je regarde s’il y a un embryon de série qui se construit. Si c’est le cas, j’essaie d’enrichir cette série au fil du temps comme je le fais avec ma série « Opaque » par exemple, présentant des paysages portuaires dans la brume. J’ai également participé à Expolaroïd en 2014 et en 2015 avec deux séries de polaroïds, l’une mettant en scène des lieux inhabités, l’autre un inventaire décalé d’objets . As-tu des projets photo en cours ou à venir ? Hormis mes séries en cours, que je continue à enrichir, j’ai commencé une nouvelle série un peu différente de ce que j’ai proposé jusqu’ici dans laquelle je mets en scène un « petit robot ». Cette nouvelle série est réalisée en moyen format argentique. Je ne sais pas vraiment où ça va, mais je m’amuse bien avec ce personnage. L’utilisation récente du moyen format me donne aussi envie de travailler sur du portrait ou du reportage, mais je n’ai rien de concret pour le moment. Quel est ton meilleur souvenir photo ? Une photo d’usines sortant des nuages. C’était un jour de brouillard dans la vallée de la Seine et en remontant vers Canteleu je me suis aperçu que le brouillard était assez bas. J’avais déjà en tête un point de vue pour ce genre de situation. En arrivant sur les lieux, le spectacle était ren- dez-vous, on voyait le haut des usines sortir de cette brume en produisant une fumée blanche se confondant avec celle-ci. Quelle serait LA photo que tu n’as pas encore prise / ton rêve de photographe ? Cette photo « rêvée » est du même type que celle décrite à l’instant, mais sur le Havre. Un ar- rivant sur Gonfreville L’Orcher, on ne voyait que les cheminées de la centrale thermique du Havre sortir de la brume, mais ce jour-là … je n’avais pas d’appareil sous la main. Devenez son plus grand fan : www.jbdarasco.com - F - N À CÔTÉ DE CHEZ VOUSU
  • LE PHOTOMATON - P. 88 Nom : LE DILHUIT Prénom : Nicolas Photographe pro ou amateur: amateur Depuis combien de temps photographies-tu? L’envie de mettre en boite tout se me qui passait sous la main a démarrer en 2008 avec l’achat d’un bridge le lumix fz18, le virus m’a vite touché et début 2010 je suis passé au reflex avec l’achat d’un canon 450D, je suis resté fidèle à la marque, j’ai donc monté mon parc optique autour de ce boitier et depuis l’année dernière je suis passé dans le monde du FF avec l’achat du 6D. Quel est ton genre photographique de prédilection ? Tout mon travail tourne autour de la nature, paysage, macrophoto et animalier, mais mon do- maine de prédilection est sans conteste le paysage marin. Vivant en Bretagne, tous ces sujets sont à portée de main et en nombre illimité !!! Qu’est-ce que tu recherches dans la photographie, quelle est ta vision de la photo ? Pour ma part faire une photo ne va pas etre le plus important, ce qui prime va etre plutôt la sortie photo, c’est un échappatoire, un moyen de se vider la tête et bien entendu de découvrir la nature qui m’entoure. Mais bon je ne suis pas contre une carte SD bien remplie de clichés très colorés en rentrant de ma ballade ... Peux-tu nous expliquer quelques uns des projets photos que tu as réalisés ? Ce n’est pas un projet personnel mais commun, avec 5 autres photographes bretons, nous avons monté un collectif nommé « Breizh’scapes », tous passionnés par la photo de paysages de notre région. Nous tenons une page facebook https://www.facebook.com/Breizhscapes?fref=ts avec déjà plus de 20000 fans, un mag online est édité tous les 2 mois regroupant les photos postées sur la page. Nous avons également réalisé une expo en 2014, plusieurs projets sont en cours pour 2015. As-tu des projets photo en cours ou à venir ? Toujours m’éclater à galvoder sur mes plages ou des mes champs, découvrir de nouveaux spots et faire de belles rencontres qu’elles soient florales ou animales ... Fin octobre je compte partir dans les Alpes afin de découvrir la beauté des paysages autom- nales, la couleur des Mélèzes en vallée de la Clarée m’a toujours fasciné à cette époque. Quel est ton meilleur souvenir photo ? J’en ai un en particulier, aout 2014, un trip photo de 3 jours sur l’île de Ouessant au large du Finistère, j’ai été bluffé par le coté sauvage de cette île ainsi que par la variété des paysages. De plus les belles lumières étaient au RDV, bref ma meilleur sortie photo. Quelle serait LA photo que tu n’as pas encore prise / ton rêve de photographe ? En tant que photographe paysagiste, j’ai toujours rêver de photographier l’Ecosse et ses ma- careux moines .... ça viendra !!! Devenez son plus grand fan : http://www.descliks2bretagne.com/- F - N - N U DESTINATION
  • LE PHOTOMATON - P. 89 À CÔTÉ DE CHEZ VOUSUNom : LORRE Prénom : Nicolas Photographe pro ou amateur: Amateur Depuis combien de temps photographies-tu? J’ai eu mon premier appareil photo dans les mains à l’âge 6 ans. Mais je pratique réellement la photographie depuis environ 4 ans. Quel est ton genre photographique de prédilection ? J’aime le montage photographique et les différentes formes d’expérimentation (lightpainting, pose longue, …) Qu’est-ce que tu recherches dans la photographie, quelle est ta vision de la photo ? Je veux avant tout m’amuser ! Pour moi, la photo est un prétexte pour prendre du plaisir depuis de vue grâce à la mise en scène et à l’expérimentation, jusqu’au développement de la photo. De plus avec le numérique, il n’y a de limite ni à l’expression d’une idée, ni au partage de l’image finale. Tout est possible et tout le monde en profite. Peux-tu nous expliquer quelques uns des projets photos que tu as réalisés ? « Tetris dans la ville » : j’explore la ville à la recherche de « trous urbains » qui constituent les pièces manquantes d’un grand puzzle. D’autre part, j’utilise des bâtiments reconnaissables comme matière première pour modeler une des sept formes singulières du célèbre jeu Tetris, flottant dans l’air. « J’y étais » : L’idée est simple : 1 image composée de 2 photos. En haut, ce que je vois et en bas, l’endroit précis où je suis. Si possible accompagnée d’un texte explicatif ou de la description d’une émotion particulière. Portrait/autoportrait créatif : Mise en scène improbables dans des environnements familiers. Un peu de magie pour les grands enfants. As-tu des projets photo en cours ou à venir ? Projet 52 : 1 photo par semaine pendant 1. Je me suis lancé ce défi en janvier de cette an- née 2015. C’est pour moi l’occasion de développer des séries en cours ou d’expérimenter des techniques nouvelles à une cadence hebdomadaire. Cela me permet d’explorer plusieurs tech- niques à travers 4 thèmes différents : le montage, la photo d’intérieur, la photo d’extérieur et l’humain. Quel est ton meilleur souvenir photo ? Chaque prise de vue préparatoire pour un montage ou un lightpainting est un réel plaisir. Seul ou accompagné de ma femme, il y a toujours un moment où je me dis : « Mais qu’est-ce que je fais en pyjama sur ma table à manger ? » ou « J’ai vraiment réussi à nous enrouler toute une pelote de laine autour de la tête Quelle serait LA photo que tu n’as pas encore prise / ton rêve de photographe ? Je rêve d’aller en Norvège, pour photographier un troll dans son milieu naturel ! Je pense que cela ferait une superbe image. Devenez son plus grand fan : F N
  • Nom : QUEYREL Prénom : Yves Photographe pro ou amateur: pro Depuis combien de temps photographies-tu? Depuis une dizaine d’année et en pro depuis 2010. Quel est ton genre photographique de prédilection ? Le paysage, le portrait, archi, beaucoup les mariages Qu’est-ce que tu recherches dans la photographie, quelle est ta vision de la photo ? Je recherche surtout la lumière qui va donner un sens à l’image, il faut qu’il y ait une émotion. Peux-tu nous expliquer quelques uns des projets photos que tu as réalisés ? Je suis parti en Guadeloupe l’année dernière pour en ramener des paysages et essayer de figer ses extraordinaires paysages avec mon propre regard. As-tu des projets photo en cours ou à venir ? Comme je suis pro la mise en place de projets perso est assez compliquée mais je vais sûrement remettre des stages photos en place pour la saison prochaine. Quel est ton meilleur souvenir photo ? Mon meilleur souvenir photo je l’ai eu lors d’un cours photo en voyant le regard de mon élève réaliser son cliché. Quelle serait LA photo que tu n’as pas encore prise / ton rêve de photographe ? Je suis un voyageur dans l’âme, j’adore la nature sous toutes ses formes mais surtout le re- cherche les lieux sauvages. Mon rêve serait d’aller photographier les îles Marquises. Devenez son plus grand fan : www.yvesqueyrel.com - F - N DESTINATION U LE PHOTOMATON - P. 90 CONSEILS
  • Nom : PRIMOT Prénom : Aurélien Photographe pro ou amateur: pro Depuis combien de temps photographies-tu? Depuis 7 ans. Quel est ton genre photographique de prédilection ? Au départ c’était la macro photographie, ensuite, j’ai préféré inclure plus d’environnement, je me suis donc tourné vers la proxy photographie. Mais désormais je fais surtout du portrait. En studio, je m’amuse à travailler sur la lumière. Et le portrait permet de rencontrer des gens, s’est sympa d’élargir son cercle de connaissances et de faire de chouettes rencontres. Qu’est-ce que tu recherches dans la photographie, quelle est ta vision de la photo ? Faire passer des émotions, montrer ce que l’on ne voit pas forcément. Peux-tu nous expliquer quelques uns des projets photos que tu as réalisés ? Je n’ai pas vraiment de projets à proprement parler. En ce moment, je joue avec la lumière, j’essaie de trouver mon style. Il commence à s’affiner. Le plus difficile est de trouver en amont le modèle qui me permettra de faire ressortir des choses une fois en face de l’objectif. As-tu des projets photo en cours ou à venir ? Pour le moment je souhaite continuer ma série de portraits. J’ai une grande envie de revenir à la proxy photographie que j’ai laissé de côté Quel est ton meilleur souvenir photo ? Elle est difficile cette question ! Je dirais que c’est lorsque j’ai réussi mes photos de rouge- gorges dans la neige. Avec le froid les conditions n’étaient pas évidentes, mais de manière générale je trouve plaisant de rester en affût à attendre que l’oiseau vienne, l’observer et enfin réussir à le photographier. Le temps s’arrête est j’adore les observer de près. Quelle serait LA photo que tu n’as pas encore prise / ton rêve de photographe ? Des photos de paysages à l’étranger. Pas loin. En Écosse par exemple. De toute façon, Notre photo, c’est toujours celle que l’on ne prend pas ! Devenez son plus grand fan : www.posersonregard.com - F N CONSEILSU LE PHOTOMATON - P. 91
  • LE PHOTOMATON - P. 92 Nom : PYCKAERT Prénom : Hélène Photographe pro ou amateur: amateur Depuis combien de temps photographies-tu? J’ai commencé avec un argentique dans mon enfance (un Rollei 35led que j’ai toujours), cadeau de ma mère et qui date des années 70! Mais je m’y suis mis plus sérieusement il y a environ 6 ans... Quel est ton genre photographique de prédilection ? Le paysage. un peu de portraits et reportages : ce sont des genres dans lesquels j’aimerai m’améliorer car j’apprécie vraiment ces styles de photos. Qu’est-ce que tu recherches dans la photographie, quelle est ta vision de la photo ? Je cherche à faire rêver, voyager, montrer la beauté du monde et de la nature ! Peux-tu nous expliquer quelques uns des projets photos que tu as réalisés ? J’ai réalisé un livre auto-édité sur des paysages d’Islande, à l’époque avec un Lumix FZ! De temps en temps, je réalise des photos de mode pour des stylistes (Chayet Chienin et De La Sebure). Mais je n’ai pas encore réalisé de gros projets… la création du magazine est mon gros projet du moment :) As-tu des projets photo en cours ou à venir ? j’aimerai mettre en forme (livre ou expo) mes photos du Ladakh afin de mieux faire connaitre cette région isolée d’Inde Himalayenne. Quel est ton meilleur souvenir photo ? Mon meilleur souvenir photo est une rencontre avec une vieille dame croisée sur un chemin dans une vallée au Ladakh, je lui demande en ladakhi “Puis-je vous prendre en photo?” ; elle s’étonne que je parle sa langue, rigole, m’autorise deux photos. J’aime quand la photo (qui est une passion solitaire) amène vers les gens, force les rencontres. Quelle serait LA photo que tu n’as pas encore prise / ton rêve de photographe ? Ce ne serait pas une mais plusieurs photos, un reportage ou un portrait… mais la photo par- faite restera toujours la prochaine ! Devenez son plus grand fan : www.cryingbear-photographies.blogspot.fr/ - F N CONSEILSU
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