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Portrait du dr thierry chevallier.

by reseau-pro-sante

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  • 1. TRIBUNE LIBRE TRIBUNE LIBREDr Thierry Chevallier,médecin dans l’industriepharmaceutiquedes uns et des autres maisje crois qu’il s’agit de mauvaisélèves, comme il y en a beaucoupmalheureusement, sans que cesoit le cas de l’industrie pharma-ceutiqueau sens général. Il y ades laboratoires, comme le nôtre,où l’on s’est toujours montré res-pectueuxde l’éthique, orientérecherche et développant de trèsbonnes collaborations avec descliniciens hospitaliers et libé-rauxen privilégiant toujoursune volonté d’avancer ensemble.L’avenir est à la collaborationentre l’industrie pharmaceutiquequi sait faire, et la clinique quiconnaît les orientations à donnerpour améliorer la santé.Laurent VandenbrouckePORTRAITVendredi 9 décembre, 10h34, ilest temps pour une pause bienméritée entre deux ateliers desJn’GOF… Comme beaucoup, ontraîne de stand en stand, pique uncroissant, un pain au chocolat etun café au prix d’une légère pro-pagande…Je m’arrête au standde Theramex, partenaire AGOF etqui a généreusement distribué unexemplaire de notre ouvrage depréparation à l’ECN. Je rencontrepour la seconde fois Thierry Che-vallier,un médecin à la carrièreintrigante. Il travaille (à tempsplein de surcroît… !) pour l’indus-triepharmaceutique !!!Je réalise que, comme toujoursquand il s’agit d’autre chose quela fac et l’hôpital, je n’ai jamaisentendu parler de ce genre decarrière lors de mon cursus.L’apologie de la carrière hospita-lo-universitaire, ça oui… mais larecherche privée… ? Je sors pour-tantd’un master 2 à l’INSERM…Pourquoi encore tant de désinfor-mation? (guerre public/privé ?apologie de la carrière hospitalo-universitaire?...).Il est vrai que l’industrie phar-maceutiquepeine à redorer sonblason… Cette voie quelque peu« diabolisée » par nos maîtres,l’image que nous renvoient les vi-siteursmédicaux ajoutée à la ré-putationdes industries pharma-ceutiques,en particulier depuisles récents scandales (Médiator,etc.), ne paraît pas très enga-geanteà première vue…Nous avons donc décidé de laisserun médecin au coeur de l’indus-–”‹‡’Šƒ”ƒ…‡—–‹“—‡‘—•…‘ϐ‹‡”son point de vue tout en faisantun détour sur son parcours.Pouvez-vous nous présentervotre laboratoire en quelquesmots ?Theramex est un laboratoire mo-négasquespécialisé en santé de lafemme (ménopause, contracep-tion)qui a été créé par un phar-macienet deux médecins vers1965, un peu comme Apple, dansle fond d’un garage ! Ils se sontrapidement intéressés à l’hormo-nologiejusqu’à l’émergence duNomegestrol acétate qui a per-misune période de croissanceimportante dans les années 70-80 jusqu’à la revente à Merck en1999 et depuis l’an dernier augroupe Teva.Quel est votre rôle au sein de celaboratoire ?En tant que directeur des affairesmédicales, je gère toute l’informa-tionmédicale pour le laboratoireainsi que la pharmacovigilance.Par ailleurs, je guide la rechercheen amont de nos produits avecles laboratoires de recherche etdéveloppement.Donc vous ne faites pas à pro-prementparler de recherchefondamentale mais vous« triez » les nouveautés de larecherche ?Tout à fait ! On est là pour don-nerles grandes orientations encollaboration avec nos collèguescliniciens qui permettent d’anti-ciperles grandes tendances desbesoins en pratique clinique. Parexemple pour la contraception,on sait que le futur est orientévers l’ecetrol donc on travailleavec des personnes déjà implan-téesdans ce domaine et nous lesmettons en connexion avec noséquipes de recherche.Est-ce que vous pouvez nousdécrire votre parcours avantd’en arriver là ?Toutes mes études de médecinese sont déroulées à Nice, puisl’internat à Montpellier en SantéPublique jusqu’à un poste d’as-sistanthospitalo-universitaire àNice où j’avais la responsabilitéde la recherche clinique. Dans lemême temps, puisque je m’inté-ressaisfortement à la pharma-cologieet à la recherche cliniquej’ai fait un DEA de biostatistiqueset de biomathématiques puis unethèse de sciences en épidémiolo-gieet recherche clinique. ǯƒ‹Ž‘‰–‡’•±–±ϐ‹ƒ…±’ƒ”†‡•contrats INSERM et des PHRC etpuis un jour on m’a proposé unposte à mi-temps chez Theramexà Monaco alors que la carrière deMCU-PH s’ouvrait à moi. Finale-ment,les opportunités de car-rièrese sont resserrées dans lepublic et j’ai décidé de continuerà temps plein chez Theramex.Vous qui connaissez donc lesdeux modes de recherche (pu-blique/privée), quelles sontles principales différences quevous aimeriez souligner ?J’ai eu du mal à faire la transitionentre l’hôpital et l’industrie phar-maceutique.En effet, à l’hôpi-tal,de grands axes de recherche•‘– †±ϐ‹‹• ‡– ‘ ’‡—– ‡•—‹–‡développer nos propres axes derecherche sans véritable compteà rendre hormis des publicationset des communications. Quand jesuis rentré dans l’industrie phar-maceutique,j’ai compris que je nepouvais pas faire ce que je vou-lais.Quand je propose une idée,il faut que je la valorise et que jedémontre l’intérêt qu’elle peutavoir pour un retour sur inves-tissement.C’est ce rapport quim’a un peu gêné au départ. Maisd’un autre côté, alors qu’à l’hôpi-talje cherchais des moyens, dansl’industrie quand vous faites uneproposition qui tient la route, lesmoyens vous les avez.Aujourd’hui que conseilleriezvous à un interne intéressé parune carrière dans l’industriepharmaceutique ?Il faut de toute façon revenir auxmatières fondamentales et avoirun bagage en recherche donc unethèse de sciences. Cependant,la recherche clinique devient deplus en plus réglementée et noussommes très intéressés par despersonnes pouvant s’imposer entant qu’expert ou investigateur.Maintenant, contrairement à ceque les médias essaient de fairecroire, je ne pense pas qu’il failleopposer le médecin libéral, lemédecin hospitalier et l’industrie.L’avenir est à une collaborationglobale car chacun y trouve sonintérêt. Il est vrai qu’on entendcertains scandales, les perver-sions Revue pour les Internes de Gynécologie Obstétrique Revue pour les Internes de Gynécologie Obstétrique
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