• 1. Le chikungunya dans les Antilles-GuyaneBulletin du 25 août au 7 septembre 2014 (Semaine S2014-35 et S2014-36)Situation épidémiologique actuelle à Saint MartinSurveillance des cas cliniquement évocateursDepuis fin novembre 2013 et jusqu’à lasemaine S2014-36, on estime à 4090 lenombre de cas cliniquement évocateurs dechikungunya vus en consultation demédecine de ville (Figure 1).Au cours des semaines S2014-35 et S2014-36 (25 août au 7 septembre),respectivement 49 et 55 cas évocateurs ontété vus en médecine de ville. Ce nombre eststable depuis une dizaine de semaines.| Figure 2 || Figure 3 |4003503002502001501005005045403530252015105010987654321Surveillance des cas probables et confirmés : Depuis le retour en phase 2 duPsage (1er mai 2014), le nombre de demandes d’examens biologiques a légèrement aug-menté.Ainsi, 165 cas ont été biologiquement confirmés depuis la semaine S2014-19. Letaux de positivité moyen sur les prélèvements est de 50% pour les semaines S2014-31 àS2014-34.Le point épidémio | CIRE ANTILLES GUYANE | N° 29 | 11 septembre 2014 | Page 1C I R EA N T I L L E SG U Y A N EGuadeloupe Guyane MartiniqueSaint-MartinLe point épidémiologique | ANTILLES GUYANE | — N° 29 / 2014Surveillance des cas hospitalisés et des décèsDepuis le début de l’épidémie, 40 patientsprésentant un résultat positif pour lechikungunya ont été hospitalisés plus de 24heures au CH de Marigot pour une prise encharge médicale (Figure 3). Parmi eux, 4étaient des formes sévères. Le dernierpatient a été hospitalisé mi-août (S 2014-34); il s’agissait d’une forme non sévère.A ce jour, trois décès liés au chikungunyaont été rapportés (S2014-03, 07 et 11).Après évaluation par les expertshospitaliers, ces trois décès étaient tousindirectement liés au chikungunya.Répartition spatiale des cas : Les cas incidents semblent se concentrer à Quartierd’Orléans, Concordia et Sandy Ground.Conclusions pour Saint MartinLe nombre de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus par les médecinsde ville reste stable en ce début du mois de septembre. L’ensemble des autres indi-cateursmontre que la transmission virale du chikungunya reste modérée avec unnombre de passages aux urgences peu élevé et aucune hospitalisation depuis mi-août.Néanmoins, le taux de positivité sur les prélèvements reste élevé (environ50%) ce qui témoigne de la persistance de la circulation virale. Saint-Martin est ac-tuellementen phase 2 du Psage .| Figure 1 |Nombre hebdomadaire estimé de cas cliniquement évocateurs dechikungunya vus par les médecins généralistes - Saint Martin -S2013-48 à S2014-36Surveillance des passages aux urgences du centre hospitalier de MarigotLe nombre cumulé de passages auxurgences du centre hospitalier de Marigotpour suspicion de chikungunya depuis ledébut de la surveillance renforcée est de561 (Figure 2).Le nombre hebdomadaire de ces passagesest relativement stable depuis la semaineS2014-28, en moyenne de 5. Cela restelargement inférieur aux chiffres observéslors de l’épidémie (entre 25 et 40 passageshebdomadaires).Nombre hebdomadaire de passages aux urgences pour suspicionde chikungunya- Saint Martin - S2013-50 à S2014-36Nombre hebdomadaire de patients hospitalisés plus de 24 heurespour chikungunya, biologiquement confirmés - Saint Martin -S2013-50 à S2014-360Patients hospitalisés, en cours de classificationPatients hospitalisés, non sévèresPatients hospitalisés sévères
  • 2. Situation épidémiologique actuelle à Saint BarthélemySurveillance des cas cliniquement évocateurs| Figure 4 |Nombre hebdomadaire estimé de cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par les médecinsgénéralistes - Saint Barthélemy S2013-52 à S2014-36Depuis le 23 décembre 2013, une surveillancehebdomadaire des cas cliniquement évocateursde chikungunya est réalisée auprès des médecinsgénéralistes de l’île et a permis de recenser 945cas jusqu’au 7 septembre 2014 (Figure 4).Le nombre hebdomadaire de cas cliniquementévocateurs s’établit à 20 en semaine S2014-36contre 25 en semaine S2014-35. Après uneaugmentation du nombre de cas durant les troisdernières semaines du mois d’août (2014-33 àS2014-35), on observe une baisse débutseptembre (S2014-36).100806040200Surveillance des passages aux urgences du Centre Hospitalier de BruynLe nombre cumulé de passages aux urgencespour suspicion de chikungunya depuis le début dela surveillance renforcée jusqu’à la semaineS2014-36 est de 198 (Figure 5).Entre début mars et début juin, le nombre depassages hebdomadaires aux urgences était trèsfaible en raison d’un problème technique derecensement de ces passages. Depuis début juin(S2014-23), le recensement de ces passages estde nouveau possible et leur nombrehebdomadaire est inférieur au nombre observé enpériode épidémique (< 5 depuis sept semaines).| Figure 5 |Nombre hebdomadaire de passages aux urgences pour suspicion de chikungunya - Saint BarthélemyS2013-52 à S2014-3650403020100Surveillance des cas biologiquement probables et confirmés :Au total, 236 cas positifs (probables et confirmés) ont été recensés depuis la mi-décembre 2013 (S2013-50) et jusqu’au 7septembre. Le nombre de demandes d’examens biologiques était limité de mars à mai (S2014-12 à S2014-19) mais connait uneaugmentation depuis en raison de la disponibilité des moyens diagnostics. Ainsi, 100 cas ont été biologiquement confirmés depuis lasemaine 2014-20. Le taux de positivité décroit depuis la semaine S2014-30 passant de 46% à 20% en semaine S2014-34.Surveillance des cas hospitalisés et des décèsA ce jour, une seule hospitalisation de plus de 24 heures sur un patient atteint de chikungunya (sans confirmation biologique) a étérapportée début juillet (S2014-27). Il s’agit d’une forme non sévère.Conclusions pour Saint BarthélemyL’ensemble des indicateurs épidémiologiques indiquent une stabilité du niveau de circulation virale à Saint-Barthélemy. Les résultats des tests biologiques mettent même en évidence une diminution des taux de positivi-tédepuis six semaines (20% en semaine 2014-34) ce qui va dans le sens d’une transmission moins active duvirus.La situation de Saint-Barthélemy correspond toujours à la Phase 2 du Psage.Page 2 — N° 29 / 11 septembre 2014 CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio
  • 3. Situation épidémiologique actuelle en MartiniqueSurveillance des cas cliniquement évocateurs par les médecins généralistesDepuis début décembre 2013 (S2013-49) etjusqu’en semaine S2014-36 (semaine du 1er au 7septembre), le nombre total estimé de cascliniquement évocateurs de chikungunya ayantconsulté un médecin généraliste est de 61 860.Durant la première semaine de septembre, lenombre de cas évocateurs de chikungunya vus enconsultation par les médecins généralistes estestimé à 1360 cas. La baisse enregistrée depuisdébut juillet s’est poursuivie au cours des quatredernières semaines avec cependant unralentissement en dernière semaine (S2014-36)(Figure 6).| Figure 6 |Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus en médecine de ville,estimé à partir des données du réseau de médecins sentinelles - Martinique S2013-49 à S2014-363500300025002000150010005000Surveillance des cas cliniquement évocateurs par SOS MédecinsLe nombre de visites à domicile effectuées pour | Figure 7 |fièvre du chikungunya par les médecins del’association SOS-médecins augmente notablementen semaine 2014-36 après une longue période derelative stabilité.Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par SOS Médecins dansle cadre de leur activité - Martinique S2014-03 à S2014-36 – Source Sursaud-InVSLe poids des consultations pour chikungunya dansle total de l’activité des médecins de l’associationvarie entre 18% et 28% sur la période, avec unmaximum enregistré en semaine S2014-36 (Figure7).300250200150100500Passages aux urgences adultes et pédiatriques (sites PZQ et MFME)Les données des passages aux urgences adultes du CHUM pour suspicion de chikungunya, site PZQ (Figure 8a), indiquent une ten-danceà la baisse sur la période des 4 dernières semaines, avec toutefois un léger ralentissement en semaine S2014-36 avec 37consultations pour suspicion de chikungunya.A la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant (MFME), les données des passages aux urgences pédiatriques pour suspicion dechikungunya enregistrées au cours des 4 dernières semaines indiquent également une tendance à la baisse, avec en semaineS2014-36 un total de 15 passages (Figure 8b). La part des consultations aux urgences pédiatriques pour une suspicion de chikungu-nyapar rapport à l’ensemble des passages varie entre 4 et 9% depuis quatre semaines.| Figures 8a et 8b |Figure 8a Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences adultes (PZQ) Figure 8b Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences pédiatriques (MFME)Martinique S2013-52 à S2014-36 Martinique S2013-51 à S2014-368070605040302010080706050403020100CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio N° 29 / 11 septembre 2014 — Page 3
  • 4. Situation épidémiologique actuelle en Martinique (suite)Surveillance des cas hospitalisés et des décèsDepuis la mise en place du dispositif de surveillanceépidémiologique des cas confirmés de chikungunyahospitalisés plus de 24 heures, 1124 cas ontété recensés parmi lesquels 670 ont fait l’objet d’unclassement par le service d’infectiologie du CHU deMartinique (Figure 9). Sur les 670 cas déjà classés, onenregistre 117 formes sévères (17%) et 553 formes nonsévères (83%).Depuis le début de l’épidémie, 27 décès de patientshospitalisés et présentant une infection au virus duchikungunya ont été rapportés et évalués par lesinfectiologues du CHUM. Ils étaient tous indirectementliés à l’infection par le virus du chikungunya.D’autre part, 28 certificats de décès avec mentionchikungunya dans l’une des causes de décès ont étécomptabilisés pour des personnes décédées à domicileou en maison de retraite.La distribution temporelle des décès suit la mêmetendance que celle des cas cliniquement évocateurs. Ace jour, on n’enregistre pas d’augmentation significativedes décès durant le mois d’août 2014.Répartition spatiale des casLes communes où le virus du chikungunya est le plusactif actuellement sont, par ordre décroissant :·les communes de l'extrême sud (Rivière-Pilote,Marin, Sainte-Anne) qui ont été touchéestardivement par l'épidémie;·les communes du Nord Caraïbe de Schoelcher auPrêcheur.Les communes du Centre se situent aux alentours de lamoyenne départementale.C'est dans le Nord Atlantique que l'épidémie apparait lamoins active de Sainte Marie à Basse Pointe avec enparticulier aucun cas signalé sur le Lorrain.NB : La figure 10 est établie à partir des donnéesfournies par le réseau de médecins sentinelles.L'absence de médecin généraliste installé dans lescommunes de Grand-Rivière, Macouba, Ajoupa-Bouillon, Fonds Saint Denis, Morne-Vert et Bellefontaineempêche toute estimation du nombre de cascliniquement évocateurs dans ces communes. Ceci nesignifie pas qu’elles sont indemnes de cas dechikungunya.Conclusions pour la Martinique| Figure 9 |Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables hospitalisés - Martinique S2013-51 àS2014-36Patients hospitalisés, en cours de classificationPatients hospitalisés, non sévèresPatients hospitalisés sévères| Figure 10 |80706050403020100Données incomplètesIncidence cumulée estimée des cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par lesmédecins sentinelles dans le cadre de leur activité - Martinique S2014-33 à 2014-36L’épidémie de chikungunya se poursuit en Martinique. La baisse du nombre estimé de nouveaux cas de chikungunyavus en médecine de ville depuis début juillet 2014 marque le pas en semaine 2014-36.La situation correspond à la phase 3 du Psage : épidémie généralisée.Page 4 — N° 29 / 11 septembre 2014 CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio
  • 5. Situation épidémiologique actuelle en GuadeloupeSurveillance des cas cliniquement évocateursDepuis le début de la surveillance (S2013-52 à S2014-36), le nombre total de cas cliniquement évocateursde chikungunya ayant consulté en médecine de villeest estimé à 77 240.Après le pic observé début juin (plus de 6000 cas ensemaine S2014-23), le nombre hebdomadaire de cescas a diminué jusqu’à mi-août. Il s’est stabilisé aucours de ces quatre dernières semaines (S2014-33 àS2014-36) atteignant en moyenne 1000 cas parsemaine.| Figure 11 |Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus en médecine de ville,estimé à partir des données du réseau de médecins sentinelles - GuadeloupeS2013-52 à S2014-366500600055005000450040003500300025002000150010005000Surveillance des passages aux urgencesAu CHU de Pointe à Pitre, après une baisse constante depuis début juillet (S2014-27), le nombre hebdomadaire de passages auxurgences s’est stabilisé à partir de mi-août (S2014-34) avec en moyenne 55 passages par semaine. Au CH de Basse-Terre, aprèsune diminution du nombre de passages aux urgences entre début juillet et mi-août, celui-ci est resté stable depuis, compris entre 10et 20 passages hebdomadaires. Depuis le début de l’épidémie, on observe dans ces passages une majorité d’enfants au CHU et unemajorité d’adultes au CHBT (Figures 12a et 12b).| Figure 12a |Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences adultes etenfants du CHU de Pointe à Pitre - S2013-50 à S2014-36. Source: Oscour ®240220200180160140120100806040200Nombre de passages des 15 ans et plusNombre de passages des moins de 15 ansSurveillance des cas hospitalisés et des décèsDepuis le début de l’épidémie, 430 cas biologiquementconfirmés ou probables de chikungunya ont été hospitalisés.Parmi eux, 63 étaient des formes sévères de la maladie, 267des formes non sévères et 100 sont en cours de classification.Le nombre hebdomadaire des cas hospitalisés a diminué entredébut juin (45 hospitalisations en semaine S2014-23) et fin juillet(12 hospitalisations en semaine S2014-31). La part de formessévères reste stable sur cette période. Les données sont àconsolider pour la période suivante.Depuis le début de l’épidémie, parmi ces cas hospitalisés, 10décès ont été enregistrés et classés : un comme directement liéau chikungunya et neuf comme indirectement liés.Par ailleurs, 39 certificats de décès portant la mention« chikungunya » pour des personnes décédées à domicile, ontété enregistrés depuis le début de l’épidémie. L’augmentation deces derniers par rapport au précédent Point Epidémiologique estlié à un rattrapage d’enregistrement et non à leur augmentationrécente.| Figure 12b |Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences adultes etenfants du CHBT - S2013-50 à S2014-36. Source: Oscour ®140120100806040200Nombre de passages des 15 ans et plusNombre de passages des moins de 15 ans| Figure 13 |Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables hospitalisés - Guadeloupe -S2014-01 à 2014-364038363432302826242220181614121086420En cours de classificationForme non sévèresFormes sévèresDonnéesincomplètesCIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio N° 29 / 11 septembre 2014 — Page 5
  • 6. | Figure 14 |Incidence cumulée estimée des cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par les médecins sentinelles dans le cadre de leur activité -Guadeloupe S2014-33 à S2014-36Répartition spatiale des casL’incidence moyenne des cas cliniquement évocateurs estimée sur les quatre dernières semaines (trois dernières semaines d’août etpremière semaine de septembre) a nettement diminué par rapport à celle estimée sur les quatre premières semaines de juillet, pas-santde près de 400 cas à 110 cas pour 10 000 habitants. Néanmoins cette situation est hétérogène : si Vieux Habitants ne recenseaucun cas, l’incidence des communes de Terre de Haut (710/10 000), Pointe à Pitre (340/10 000), Gosier (230/10 000), Baie Mahault(220/10 000) et Saint-François (200/10 000) est supérieure de plus du double à l’incidence moyenne (Figure 14).Conclusions pour la GuadeloupeLes indicateurs montrent que l’épidémie se poursuit en Guadeloupe et ses îles proches. Son ampleur se stabilise depuisquatre semaines avec environ 1000 cas hebdomadaires. Son niveau de sévérité reste stable également.La situation correspond à la phase 3 du Psage : épidémie généralisée. Une réunion d’expert est prévue prochainementafin de réactualiser la situation.Situation épidémiologique actuelle en GuyaneSurveillance des cas cliniquement évocateursSuite à la forte augmentation du nombre hebdo-madairede cas cliniquement évocateurs vus enmédecine de ville ou en CDPS observée sur lespremières semaines d’août (S2014-33 et 34), unediminution de celui-ci est observée sur les deuxsemaines suivantes pour atteindre 251 cas esti-mésla première semaine de septembre (S2014-36). Le réseau sentinelle étant incomplet en se-maineS2014-36, il convient de rester prudent surcette observation qui devra être confirmée dansles semaines à venir.Au total, du 9 décembre 2013 au 7 septembre2014, 2900 cas cliniquement évocateurs de chi-kungunyaont été estimés à partir du réseau demédecins sentinelles et des données des centresde santé.| Figure 15 |Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus en médecine de villeou centres de santé, estimé à partir des données du réseau de médecins sentinelles et desdonnées des centres de santé - Guyane S2013-50 à S2014-36500450400350300250200150100500Sentinelles extrapolésCDPSdonnées non consolidées2013-502013-512013-522014-012014-022014-032014-042014-052014-062014-072014-082014-092014-102014-112014-122014-132014-142014-152014-162014-172014-182014-192014-202014-212014-222014-232014-242014-252014-262014-272014-282014-292014-302014-312014-322014-332014-342014-352014-36Page 6 — N° 29 / 11 septembre 2014 CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio
  • 7. Surveillance des cas confirmés ou probables Surveillance des passages aux urgences du CHARLes données de surveillance des trois dernières semaines (S2014-34 à 36) sont marquées par une stabilisation du nombre de casbiologiquement confirmés ou probables, qui varie entre 200 et250 cas par semaine sur cette période. Depuis la mi-décembre2013, 2 656 cas ont été recensés sur le territoire guyanais. Parmieux, 51 % sont situés sur la commune de Cayenne (Figure 16).| Figure 16 |Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables de chikungunya- GuyaneS2013-50 à S2014-36Le nombre de passages aux urgences pour chikungunya au cen-trehospitalier de Cayenne tend à se stabiliser depuis le début dumois d’août pour atteindre 40 passages dont 6 suivis d’une hospi-talisationla première semaine de septembre (S2014-36) (Figure17).500450400350300250200150100500Cas probables et confirmés| Figure 17 |Nombre hebdomadaire de passages aux urgences et d’hospitalisations au CH deCayenne pour des cas cliniquement évocateurs de chikungunya - Guyane S2013-50à S2014-36Surveillance des cas hospitalisés et des décès160140120100806040200Nombre d'hospitalisations suite à un passage aux urgences pour chikungunyaNombre de passages aux urgences pour chikungunyaDepuis le début de la circulation du virus du chikungunya, 181cas avec confirmation biologique pour le chikungunya ont étéhospitalisés plus de 24h dans un des trois centres hospitaliers deGuyane (96 % au CHAR) dont 5 formes sévères et 42 cas enattente de classement. Aucun décès, lié au chikungunya, n’a étérecensé en Guyane (Figure 18).| Figure 18 |Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables hospitalisés - Guyane S2013-50 à S2014-36242220181614121086420Cas en cours de classementForme non sévèreForme sévèreRépartition spatiale des cas probables et confirmésLes communes de Cayenne et de Matoury sont celles dont | Figure 19 |l’incidence cumulée des cas probables ou confirmés était la plusimportante au cours des 4 dernières semaines (S2014-32 à 36)avec respectivement 5,7 cas pour 1000 hab sur Cayenne etatteignant 10,1 cas pour 1000 hab sur Matoury.Incidence cumulée sur les 4 dernières semaines des cas probables et confirmés dechikungunya - Guyane S2014-32 à S2014-36Au vu du nombre de cas confirmés et probables identifiés surCayenne, les foyers de cette commune ne sont plus suivis par laCire. Les communes sur lesquelles des foyers particulièrementactifs ont été identifiés sont Rémire, Matoury, Macouria et aussiKourou, Roura et Saint-Laurent avec des effectifs relativementfaibles pour ces trois dernières (Figure 19).Conclusions pour la GuyaneEn Guyane, on observe une diminution du nombre de cas cliniquement évocateurs de chikungunya depuis 3 semaines.Cette tendance reste à confirmer car les dernières données du réseau sentinelles n’ont pu être consolidées (médecinsabsents). Les autres indicateurs de surveillance épidémiologiques sont stables depuis 3 semaines.La Guyane est toujours en phase 2 du Psage Chikungunya.CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio N° 29 / 11 septembre 2014 — Page 7
  • 8. General conclusionsN° 29 | 11 septembre 2014 | Page 8 Le point épidémio | CIRE ANTILLES GUYANELe point épidémioDepuis le début del’épidémie S2013-49Saint Martin :- 4090 cas cliniquementévocateurs- 3 décès à l’hôpital ex-pertisésSaint Barthélemy.- 945 cas cliniquementévocateursMartinique :- 61 860 cas clinique-mentévocateurs- 27 décès à l’hôpital ex-pertisés- 28 certificats de décès àdomicile avec men-tionChikungunyaGuadeloupe :- 77 240 cas cliniquementévocateurs- 10 décès à l’hôpital ex-pertisés- 39 certificats de décès àdomicile avec men-tionChikungunyaGuyane :- 2900 cas cliniquementévocateurs- 2656 cas confirmés ouprobablesRemerciements à nos partenaires : les Cellules de Veille Sanitaire des ARS de Guadeloupe, de Guyane et de Martini-que,aux Services de démoustication, aux réseaux de médecins généralistes sentinelles, à SOS médecins,aux services hospitaliers (urgences, laboratoires, services d'hospitalisation), aux CNR de l’Institut de RechercheBiomédicale des Armées et de l’Institut Pasteur de Guyane, aux LABM, à l’EFS ainsi qu’à l’ensemble des profession-nelsde santé qui participent à la surveillance épidémiologique.Directeur de la publicationFrançois BourdillonDirecteur général de l’InVSRédacteur en chefMartine Ledrans, Responsablescientifique de la Cire AGMaquettisteClaudine SuivantComité de rédactionAudrey AndrieuVanessa ArdillonMarie BarrauAlain BlateauSylvie CassadouLuisiane CarvalhoElise Daudens-VaysseFrédérique DorléansNoellie GayMartine LedransMathilde MelinMarion Petit-SinturelJacques RosineAmandine VaidieDiffusionCire Antilles GuyaneCentre d’Affaires AGORAPointe des Grives. CS 8065697263 Fort-de-FranceTél. : 596 (0)596 39 43 54Fax : 596 (0)596 39 44 14http://www.ars.martinique.sante.frhttp://www.ars.guadeloupe.sante.frhttp://www.ars.guyane.sante.frConclusions généralesA Saint-Martin, la circulation du virus chikungunya est modérée. Cette collectivi-téest toujours en phase 2 du Psage* : transmission autochtone modérée.A Saint-Barthélemy, la circulation virale reste modérée. La situation de Saint-Barthélemy correspond toujours à la phase 2 du Psage : transmission autochto-nemodérée.En Martinique, la tendance à la baisse se poursuit, malgré un léger ralentisse-mentau cours des deux dernières semaines. La Martinique est en phase 3 duPsage : épidémie généralisée.En Guadeloupe, l’épidémie se poursuit. Le nombre de nouveaux cas est stabledepuis 4 semaines. La situation correspond à la phase 3 du Psage : épidémiegénéralisée.En Guyane, La circulation virale tend à se stabiliser. La situation correspond à laphase 2 du Psage*: transmission autochtone modérée*.*Programme de Surveillance, d’alerte et de gestion d’émergence du virus ChikungunyaIn Saint-Martin, the chikungunya virus activity remains moderate. The epidemiol-ogicalsituation of this territory corresponds to a moderate autochthonous viraltransmission situation (Phase 2 of the Outbreak Plan).In Saint-Barthélémy, the chikungunya virus activity remains moderate with anepidemiological situation similar to the current epidemiological situation of theterritory of Saint-Martin (Phase 2 of the outbreak Plan).In Martinique, a decreasing viral activity has been reported since the beginningof July despite levelling off during the past two weeks. The epidemiologicalsituation of this territory corresponds to a widespread epidemic situation (Phase3 of the Outbreak Plan).In Guadeloupe, the chikungunya virus circulation remains active. The number ofnew cases reported for the 4 past weeks has been stable. The epidemiologicalsituation of this territory corresponds to a widespread epidemic situation (Phase3 of the Outbreak Plan).In French Guiana, the viral circulation has been stable for the 3 past weeks. Theepidemiological situation corresponds to a moderate autochthonous viral trans-missionsituation (Phase 2 of the Outbreak Plan).Situation dans les CaraïbesSituation du Chikungunya dans les Caraïbes au 10 septembre 2014 -Source InVS-DCAR-VICAR| Figure 15 |Au 10 septembre 2014, endehors des territoires françaisd’Amérique, 26 territoires oupays (Caraïbes et Amérique)ont rapporté des casautochtones de chikungunya .Au total, le bilan des cas dechikungunya sur cesterritoires (hors DFA), s’élèveà près de 645 000 cascliniquement évocateurs (dont9 600 cas biologiquementconfirmés ).Source : Carpha, PAHO,Ministères de la santé desterritoires ou pays concerné,OMS.
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    • 1. Le chikungunya dans les Antilles-GuyaneBulletin du 25 août au 7 septembre 2014 (Semaine S2014-35 et S2014-36)Situation épidémiologique actuelle à Saint MartinSurveillance des cas cliniquement évocateursDepuis fin novembre 2013 et jusqu’à lasemaine S2014-36, on estime à 4090 lenombre de cas cliniquement évocateurs dechikungunya vus en consultation demédecine de ville (Figure 1).Au cours des semaines S2014-35 et S2014-36 (25 août au 7 septembre),respectivement 49 et 55 cas évocateurs ontété vus en médecine de ville. Ce nombre eststable depuis une dizaine de semaines.| Figure 2 || Figure 3 |4003503002502001501005005045403530252015105010987654321Surveillance des cas probables et confirmés : Depuis le retour en phase 2 duPsage (1er mai 2014), le nombre de demandes d’examens biologiques a légèrement aug-menté.Ainsi, 165 cas ont été biologiquement confirmés depuis la semaine S2014-19. Letaux de positivité moyen sur les prélèvements est de 50% pour les semaines S2014-31 àS2014-34.Le point épidémio | CIRE ANTILLES GUYANE | N° 29 | 11 septembre 2014 | Page 1C I R EA N T I L L E SG U Y A N EGuadeloupe Guyane MartiniqueSaint-MartinLe point épidémiologique | ANTILLES GUYANE | — N° 29 / 2014Surveillance des cas hospitalisés et des décèsDepuis le début de l’épidémie, 40 patientsprésentant un résultat positif pour lechikungunya ont été hospitalisés plus de 24heures au CH de Marigot pour une prise encharge médicale (Figure 3). Parmi eux, 4étaient des formes sévères. Le dernierpatient a été hospitalisé mi-août (S 2014-34); il s’agissait d’une forme non sévère.A ce jour, trois décès liés au chikungunyaont été rapportés (S2014-03, 07 et 11).Après évaluation par les expertshospitaliers, ces trois décès étaient tousindirectement liés au chikungunya.Répartition spatiale des cas : Les cas incidents semblent se concentrer à Quartierd’Orléans, Concordia et Sandy Ground.Conclusions pour Saint MartinLe nombre de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus par les médecinsde ville reste stable en ce début du mois de septembre. L’ensemble des autres indi-cateursmontre que la transmission virale du chikungunya reste modérée avec unnombre de passages aux urgences peu élevé et aucune hospitalisation depuis mi-août.Néanmoins, le taux de positivité sur les prélèvements reste élevé (environ50%) ce qui témoigne de la persistance de la circulation virale. Saint-Martin est ac-tuellementen phase 2 du Psage .| Figure 1 |Nombre hebdomadaire estimé de cas cliniquement évocateurs dechikungunya vus par les médecins généralistes - Saint Martin -S2013-48 à S2014-36Surveillance des passages aux urgences du centre hospitalier de MarigotLe nombre cumulé de passages auxurgences du centre hospitalier de Marigotpour suspicion de chikungunya depuis ledébut de la surveillance renforcée est de561 (Figure 2).Le nombre hebdomadaire de ces passagesest relativement stable depuis la semaineS2014-28, en moyenne de 5. Cela restelargement inférieur aux chiffres observéslors de l’épidémie (entre 25 et 40 passageshebdomadaires).Nombre hebdomadaire de passages aux urgences pour suspicionde chikungunya- Saint Martin - S2013-50 à S2014-36Nombre hebdomadaire de patients hospitalisés plus de 24 heurespour chikungunya, biologiquement confirmés - Saint Martin -S2013-50 à S2014-360Patients hospitalisés, en cours de classificationPatients hospitalisés, non sévèresPatients hospitalisés sévères
  • 2. Situation épidémiologique actuelle à Saint BarthélemySurveillance des cas cliniquement évocateurs| Figure 4 |Nombre hebdomadaire estimé de cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par les médecinsgénéralistes - Saint Barthélemy S2013-52 à S2014-36Depuis le 23 décembre 2013, une surveillancehebdomadaire des cas cliniquement évocateursde chikungunya est réalisée auprès des médecinsgénéralistes de l’île et a permis de recenser 945cas jusqu’au 7 septembre 2014 (Figure 4).Le nombre hebdomadaire de cas cliniquementévocateurs s’établit à 20 en semaine S2014-36contre 25 en semaine S2014-35. Après uneaugmentation du nombre de cas durant les troisdernières semaines du mois d’août (2014-33 àS2014-35), on observe une baisse débutseptembre (S2014-36).100806040200Surveillance des passages aux urgences du Centre Hospitalier de BruynLe nombre cumulé de passages aux urgencespour suspicion de chikungunya depuis le début dela surveillance renforcée jusqu’à la semaineS2014-36 est de 198 (Figure 5).Entre début mars et début juin, le nombre depassages hebdomadaires aux urgences était trèsfaible en raison d’un problème technique derecensement de ces passages. Depuis début juin(S2014-23), le recensement de ces passages estde nouveau possible et leur nombrehebdomadaire est inférieur au nombre observé enpériode épidémique (< 5 depuis sept semaines).| Figure 5 |Nombre hebdomadaire de passages aux urgences pour suspicion de chikungunya - Saint BarthélemyS2013-52 à S2014-3650403020100Surveillance des cas biologiquement probables et confirmés :Au total, 236 cas positifs (probables et confirmés) ont été recensés depuis la mi-décembre 2013 (S2013-50) et jusqu’au 7septembre. Le nombre de demandes d’examens biologiques était limité de mars à mai (S2014-12 à S2014-19) mais connait uneaugmentation depuis en raison de la disponibilité des moyens diagnostics. Ainsi, 100 cas ont été biologiquement confirmés depuis lasemaine 2014-20. Le taux de positivité décroit depuis la semaine S2014-30 passant de 46% à 20% en semaine S2014-34.Surveillance des cas hospitalisés et des décèsA ce jour, une seule hospitalisation de plus de 24 heures sur un patient atteint de chikungunya (sans confirmation biologique) a étérapportée début juillet (S2014-27). Il s’agit d’une forme non sévère.Conclusions pour Saint BarthélemyL’ensemble des indicateurs épidémiologiques indiquent une stabilité du niveau de circulation virale à Saint-Barthélemy. Les résultats des tests biologiques mettent même en évidence une diminution des taux de positivi-tédepuis six semaines (20% en semaine 2014-34) ce qui va dans le sens d’une transmission moins active duvirus.La situation de Saint-Barthélemy correspond toujours à la Phase 2 du Psage.Page 2 — N° 29 / 11 septembre 2014 CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio
  • 3. Situation épidémiologique actuelle en MartiniqueSurveillance des cas cliniquement évocateurs par les médecins généralistesDepuis début décembre 2013 (S2013-49) etjusqu’en semaine S2014-36 (semaine du 1er au 7septembre), le nombre total estimé de cascliniquement évocateurs de chikungunya ayantconsulté un médecin généraliste est de 61 860.Durant la première semaine de septembre, lenombre de cas évocateurs de chikungunya vus enconsultation par les médecins généralistes estestimé à 1360 cas. La baisse enregistrée depuisdébut juillet s’est poursuivie au cours des quatredernières semaines avec cependant unralentissement en dernière semaine (S2014-36)(Figure 6).| Figure 6 |Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus en médecine de ville,estimé à partir des données du réseau de médecins sentinelles - Martinique S2013-49 à S2014-363500300025002000150010005000Surveillance des cas cliniquement évocateurs par SOS MédecinsLe nombre de visites à domicile effectuées pour | Figure 7 |fièvre du chikungunya par les médecins del’association SOS-médecins augmente notablementen semaine 2014-36 après une longue période derelative stabilité.Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par SOS Médecins dansle cadre de leur activité - Martinique S2014-03 à S2014-36 – Source Sursaud-InVSLe poids des consultations pour chikungunya dansle total de l’activité des médecins de l’associationvarie entre 18% et 28% sur la période, avec unmaximum enregistré en semaine S2014-36 (Figure7).300250200150100500Passages aux urgences adultes et pédiatriques (sites PZQ et MFME)Les données des passages aux urgences adultes du CHUM pour suspicion de chikungunya, site PZQ (Figure 8a), indiquent une ten-danceà la baisse sur la période des 4 dernières semaines, avec toutefois un léger ralentissement en semaine S2014-36 avec 37consultations pour suspicion de chikungunya.A la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant (MFME), les données des passages aux urgences pédiatriques pour suspicion dechikungunya enregistrées au cours des 4 dernières semaines indiquent également une tendance à la baisse, avec en semaineS2014-36 un total de 15 passages (Figure 8b). La part des consultations aux urgences pédiatriques pour une suspicion de chikungu-nyapar rapport à l’ensemble des passages varie entre 4 et 9% depuis quatre semaines.| Figures 8a et 8b |Figure 8a Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences adultes (PZQ) Figure 8b Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences pédiatriques (MFME)Martinique S2013-52 à S2014-36 Martinique S2013-51 à S2014-368070605040302010080706050403020100CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio N° 29 / 11 septembre 2014 — Page 3
  • 4. Situation épidémiologique actuelle en Martinique (suite)Surveillance des cas hospitalisés et des décèsDepuis la mise en place du dispositif de surveillanceépidémiologique des cas confirmés de chikungunyahospitalisés plus de 24 heures, 1124 cas ontété recensés parmi lesquels 670 ont fait l’objet d’unclassement par le service d’infectiologie du CHU deMartinique (Figure 9). Sur les 670 cas déjà classés, onenregistre 117 formes sévères (17%) et 553 formes nonsévères (83%).Depuis le début de l’épidémie, 27 décès de patientshospitalisés et présentant une infection au virus duchikungunya ont été rapportés et évalués par lesinfectiologues du CHUM. Ils étaient tous indirectementliés à l’infection par le virus du chikungunya.D’autre part, 28 certificats de décès avec mentionchikungunya dans l’une des causes de décès ont étécomptabilisés pour des personnes décédées à domicileou en maison de retraite.La distribution temporelle des décès suit la mêmetendance que celle des cas cliniquement évocateurs. Ace jour, on n’enregistre pas d’augmentation significativedes décès durant le mois d’août 2014.Répartition spatiale des casLes communes où le virus du chikungunya est le plusactif actuellement sont, par ordre décroissant :·les communes de l'extrême sud (Rivière-Pilote,Marin, Sainte-Anne) qui ont été touchéestardivement par l'épidémie;·les communes du Nord Caraïbe de Schoelcher auPrêcheur.Les communes du Centre se situent aux alentours de lamoyenne départementale.C'est dans le Nord Atlantique que l'épidémie apparait lamoins active de Sainte Marie à Basse Pointe avec enparticulier aucun cas signalé sur le Lorrain.NB : La figure 10 est établie à partir des donnéesfournies par le réseau de médecins sentinelles.L'absence de médecin généraliste installé dans lescommunes de Grand-Rivière, Macouba, Ajoupa-Bouillon, Fonds Saint Denis, Morne-Vert et Bellefontaineempêche toute estimation du nombre de cascliniquement évocateurs dans ces communes. Ceci nesignifie pas qu’elles sont indemnes de cas dechikungunya.Conclusions pour la Martinique| Figure 9 |Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables hospitalisés - Martinique S2013-51 àS2014-36Patients hospitalisés, en cours de classificationPatients hospitalisés, non sévèresPatients hospitalisés sévères| Figure 10 |80706050403020100Données incomplètesIncidence cumulée estimée des cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par lesmédecins sentinelles dans le cadre de leur activité - Martinique S2014-33 à 2014-36L’épidémie de chikungunya se poursuit en Martinique. La baisse du nombre estimé de nouveaux cas de chikungunyavus en médecine de ville depuis début juillet 2014 marque le pas en semaine 2014-36.La situation correspond à la phase 3 du Psage : épidémie généralisée.Page 4 — N° 29 / 11 septembre 2014 CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio
  • 5. Situation épidémiologique actuelle en GuadeloupeSurveillance des cas cliniquement évocateursDepuis le début de la surveillance (S2013-52 à S2014-36), le nombre total de cas cliniquement évocateursde chikungunya ayant consulté en médecine de villeest estimé à 77 240.Après le pic observé début juin (plus de 6000 cas ensemaine S2014-23), le nombre hebdomadaire de cescas a diminué jusqu’à mi-août. Il s’est stabilisé aucours de ces quatre dernières semaines (S2014-33 àS2014-36) atteignant en moyenne 1000 cas parsemaine.| Figure 11 |Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus en médecine de ville,estimé à partir des données du réseau de médecins sentinelles - GuadeloupeS2013-52 à S2014-366500600055005000450040003500300025002000150010005000Surveillance des passages aux urgencesAu CHU de Pointe à Pitre, après une baisse constante depuis début juillet (S2014-27), le nombre hebdomadaire de passages auxurgences s’est stabilisé à partir de mi-août (S2014-34) avec en moyenne 55 passages par semaine. Au CH de Basse-Terre, aprèsune diminution du nombre de passages aux urgences entre début juillet et mi-août, celui-ci est resté stable depuis, compris entre 10et 20 passages hebdomadaires. Depuis le début de l’épidémie, on observe dans ces passages une majorité d’enfants au CHU et unemajorité d’adultes au CHBT (Figures 12a et 12b).| Figure 12a |Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences adultes etenfants du CHU de Pointe à Pitre - S2013-50 à S2014-36. Source: Oscour ®240220200180160140120100806040200Nombre de passages des 15 ans et plusNombre de passages des moins de 15 ansSurveillance des cas hospitalisés et des décèsDepuis le début de l’épidémie, 430 cas biologiquementconfirmés ou probables de chikungunya ont été hospitalisés.Parmi eux, 63 étaient des formes sévères de la maladie, 267des formes non sévères et 100 sont en cours de classification.Le nombre hebdomadaire des cas hospitalisés a diminué entredébut juin (45 hospitalisations en semaine S2014-23) et fin juillet(12 hospitalisations en semaine S2014-31). La part de formessévères reste stable sur cette période. Les données sont àconsolider pour la période suivante.Depuis le début de l’épidémie, parmi ces cas hospitalisés, 10décès ont été enregistrés et classés : un comme directement liéau chikungunya et neuf comme indirectement liés.Par ailleurs, 39 certificats de décès portant la mention« chikungunya » pour des personnes décédées à domicile, ontété enregistrés depuis le début de l’épidémie. L’augmentation deces derniers par rapport au précédent Point Epidémiologique estlié à un rattrapage d’enregistrement et non à leur augmentationrécente.| Figure 12b |Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences adultes etenfants du CHBT - S2013-50 à S2014-36. Source: Oscour ®140120100806040200Nombre de passages des 15 ans et plusNombre de passages des moins de 15 ans| Figure 13 |Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables hospitalisés - Guadeloupe -S2014-01 à 2014-364038363432302826242220181614121086420En cours de classificationForme non sévèresFormes sévèresDonnéesincomplètesCIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio N° 29 / 11 septembre 2014 — Page 5
  • 6. | Figure 14 |Incidence cumulée estimée des cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par les médecins sentinelles dans le cadre de leur activité -Guadeloupe S2014-33 à S2014-36Répartition spatiale des casL’incidence moyenne des cas cliniquement évocateurs estimée sur les quatre dernières semaines (trois dernières semaines d’août etpremière semaine de septembre) a nettement diminué par rapport à celle estimée sur les quatre premières semaines de juillet, pas-santde près de 400 cas à 110 cas pour 10 000 habitants. Néanmoins cette situation est hétérogène : si Vieux Habitants ne recenseaucun cas, l’incidence des communes de Terre de Haut (710/10 000), Pointe à Pitre (340/10 000), Gosier (230/10 000), Baie Mahault(220/10 000) et Saint-François (200/10 000) est supérieure de plus du double à l’incidence moyenne (Figure 14).Conclusions pour la GuadeloupeLes indicateurs montrent que l’épidémie se poursuit en Guadeloupe et ses îles proches. Son ampleur se stabilise depuisquatre semaines avec environ 1000 cas hebdomadaires. Son niveau de sévérité reste stable également.La situation correspond à la phase 3 du Psage : épidémie généralisée. Une réunion d’expert est prévue prochainementafin de réactualiser la situation.Situation épidémiologique actuelle en GuyaneSurveillance des cas cliniquement évocateursSuite à la forte augmentation du nombre hebdo-madairede cas cliniquement évocateurs vus enmédecine de ville ou en CDPS observée sur lespremières semaines d’août (S2014-33 et 34), unediminution de celui-ci est observée sur les deuxsemaines suivantes pour atteindre 251 cas esti-mésla première semaine de septembre (S2014-36). Le réseau sentinelle étant incomplet en se-maineS2014-36, il convient de rester prudent surcette observation qui devra être confirmée dansles semaines à venir.Au total, du 9 décembre 2013 au 7 septembre2014, 2900 cas cliniquement évocateurs de chi-kungunyaont été estimés à partir du réseau demédecins sentinelles et des données des centresde santé.| Figure 15 |Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus en médecine de villeou centres de santé, estimé à partir des données du réseau de médecins sentinelles et desdonnées des centres de santé - Guyane S2013-50 à S2014-36500450400350300250200150100500Sentinelles extrapolésCDPSdonnées non consolidées2013-502013-512013-522014-012014-022014-032014-042014-052014-062014-072014-082014-092014-102014-112014-122014-132014-142014-152014-162014-172014-182014-192014-202014-212014-222014-232014-242014-252014-262014-272014-282014-292014-302014-312014-322014-332014-342014-352014-36Page 6 — N° 29 / 11 septembre 2014 CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio
  • 7. Surveillance des cas confirmés ou probables Surveillance des passages aux urgences du CHARLes données de surveillance des trois dernières semaines (S2014-34 à 36) sont marquées par une stabilisation du nombre de casbiologiquement confirmés ou probables, qui varie entre 200 et250 cas par semaine sur cette période. Depuis la mi-décembre2013, 2 656 cas ont été recensés sur le territoire guyanais. Parmieux, 51 % sont situés sur la commune de Cayenne (Figure 16).| Figure 16 |Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables de chikungunya- GuyaneS2013-50 à S2014-36Le nombre de passages aux urgences pour chikungunya au cen-trehospitalier de Cayenne tend à se stabiliser depuis le début dumois d’août pour atteindre 40 passages dont 6 suivis d’une hospi-talisationla première semaine de septembre (S2014-36) (Figure17).500450400350300250200150100500Cas probables et confirmés| Figure 17 |Nombre hebdomadaire de passages aux urgences et d’hospitalisations au CH deCayenne pour des cas cliniquement évocateurs de chikungunya - Guyane S2013-50à S2014-36Surveillance des cas hospitalisés et des décès160140120100806040200Nombre d'hospitalisations suite à un passage aux urgences pour chikungunyaNombre de passages aux urgences pour chikungunyaDepuis le début de la circulation du virus du chikungunya, 181cas avec confirmation biologique pour le chikungunya ont étéhospitalisés plus de 24h dans un des trois centres hospitaliers deGuyane (96 % au CHAR) dont 5 formes sévères et 42 cas enattente de classement. Aucun décès, lié au chikungunya, n’a étérecensé en Guyane (Figure 18).| Figure 18 |Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables hospitalisés - Guyane S2013-50 à S2014-36242220181614121086420Cas en cours de classementForme non sévèreForme sévèreRépartition spatiale des cas probables et confirmésLes communes de Cayenne et de Matoury sont celles dont | Figure 19 |l’incidence cumulée des cas probables ou confirmés était la plusimportante au cours des 4 dernières semaines (S2014-32 à 36)avec respectivement 5,7 cas pour 1000 hab sur Cayenne etatteignant 10,1 cas pour 1000 hab sur Matoury.Incidence cumulée sur les 4 dernières semaines des cas probables et confirmés dechikungunya - Guyane S2014-32 à S2014-36Au vu du nombre de cas confirmés et probables identifiés surCayenne, les foyers de cette commune ne sont plus suivis par laCire. Les communes sur lesquelles des foyers particulièrementactifs ont été identifiés sont Rémire, Matoury, Macouria et aussiKourou, Roura et Saint-Laurent avec des effectifs relativementfaibles pour ces trois dernières (Figure 19).Conclusions pour la GuyaneEn Guyane, on observe une diminution du nombre de cas cliniquement évocateurs de chikungunya depuis 3 semaines.Cette tendance reste à confirmer car les dernières données du réseau sentinelles n’ont pu être consolidées (médecinsabsents). Les autres indicateurs de surveillance épidémiologiques sont stables depuis 3 semaines.La Guyane est toujours en phase 2 du Psage Chikungunya.CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio N° 29 / 11 septembre 2014 — Page 7
  • 8. General conclusionsN° 29 | 11 septembre 2014 | Page 8 Le point épidémio | CIRE ANTILLES GUYANELe point épidémioDepuis le début del’épidémie S2013-49Saint Martin :- 4090 cas cliniquementévocateurs- 3 décès à l’hôpital ex-pertisésSaint Barthélemy.- 945 cas cliniquementévocateursMartinique :- 61 860 cas clinique-mentévocateurs- 27 décès à l’hôpital ex-pertisés- 28 certificats de décès àdomicile avec men-tionChikungunyaGuadeloupe :- 77 240 cas cliniquementévocateurs- 10 décès à l’hôpital ex-pertisés- 39 certificats de décès àdomicile avec men-tionChikungunyaGuyane :- 2900 cas cliniquementévocateurs- 2656 cas confirmés ouprobablesRemerciements à nos partenaires : les Cellules de Veille Sanitaire des ARS de Guadeloupe, de Guyane et de Martini-que,aux Services de démoustication, aux réseaux de médecins généralistes sentinelles, à SOS médecins,aux services hospitaliers (urgences, laboratoires, services d'hospitalisation), aux CNR de l’Institut de RechercheBiomédicale des Armées et de l’Institut Pasteur de Guyane, aux LABM, à l’EFS ainsi qu’à l’ensemble des profession-nelsde santé qui participent à la surveillance épidémiologique.Directeur de la publicationFrançois BourdillonDirecteur général de l’InVSRédacteur en chefMartine Ledrans, Responsablescientifique de la Cire AGMaquettisteClaudine SuivantComité de rédactionAudrey AndrieuVanessa ArdillonMarie BarrauAlain BlateauSylvie CassadouLuisiane CarvalhoElise Daudens-VaysseFrédérique DorléansNoellie GayMartine LedransMathilde MelinMarion Petit-SinturelJacques RosineAmandine VaidieDiffusionCire Antilles GuyaneCentre d’Affaires AGORAPointe des Grives. CS 8065697263 Fort-de-FranceTél. : 596 (0)596 39 43 54Fax : 596 (0)596 39 44 14http://www.ars.martinique.sante.frhttp://www.ars.guadeloupe.sante.frhttp://www.ars.guyane.sante.frConclusions généralesA Saint-Martin, la circulation du virus chikungunya est modérée. Cette collectivi-téest toujours en phase 2 du Psage* : transmission autochtone modérée.A Saint-Barthélemy, la circulation virale reste modérée. La situation de Saint-Barthélemy correspond toujours à la phase 2 du Psage : transmission autochto-nemodérée.En Martinique, la tendance à la baisse se poursuit, malgré un léger ralentisse-mentau cours des deux dernières semaines. La Martinique est en phase 3 duPsage : épidémie généralisée.En Guadeloupe, l’épidémie se poursuit. Le nombre de nouveaux cas est stabledepuis 4 semaines. La situation correspond à la phase 3 du Psage : épidémiegénéralisée.En Guyane, La circulation virale tend à se stabiliser. La situation correspond à laphase 2 du Psage*: transmission autochtone modérée*.*Programme de Surveillance, d’alerte et de gestion d’émergence du virus ChikungunyaIn Saint-Martin, the chikungunya virus activity remains moderate. The epidemiol-ogicalsituation of this territory corresponds to a moderate autochthonous viraltransmission situation (Phase 2 of the Outbreak Plan).In Saint-Barthélémy, the chikungunya virus activity remains moderate with anepidemiological situation similar to the current epidemiological situation of theterritory of Saint-Martin (Phase 2 of the outbreak Plan).In Martinique, a decreasing viral activity has been reported since the beginningof July despite levelling off during the past two weeks. The epidemiologicalsituation of this territory corresponds to a widespread epidemic situation (Phase3 of the Outbreak Plan).In Guadeloupe, the chikungunya virus circulation remains active. The number ofnew cases reported for the 4 past weeks has been stable. The epidemiologicalsituation of this territory corresponds to a widespread epidemic situation (Phase3 of the Outbreak Plan).In French Guiana, the viral circulation has been stable for the 3 past weeks. Theepidemiological situation corresponds to a moderate autochthonous viral trans-missionsituation (Phase 2 of the Outbreak Plan).Situation dans les CaraïbesSituation du Chikungunya dans les Caraïbes au 10 septembre 2014 -Source InVS-DCAR-VICAR| Figure 15 |Au 10 septembre 2014, endehors des territoires françaisd’Amérique, 26 territoires oupays (Caraïbes et Amérique)ont rapporté des casautochtones de chikungunya .Au total, le bilan des cas dechikungunya sur cesterritoires (hors DFA), s’élèveà près de 645 000 cascliniquement évocateurs (dont9 600 cas biologiquementconfirmés ).Source : Carpha, PAHO,Ministères de la santé desterritoires ou pays concerné,OMS.
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