20070121

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LE QUOTIDIEN INDPENDANT - Dimanche 21 janvier 2007ElWatanDES CENTAINES DE JEUNES RONGS PAR LE DSESPOIRRREEPPOORRTTAAGGEE AALLGGRRIIEE--RRUUSSSSIIEEUN PROJET GAZIER DEPLUS DE 3 MILLIARDSDE DOLLARSSonatrach et le consortium russe Rosneft-Stroytransgasvont dvelopper un projet gazier de plus de trois milliardsde dollars. P. 8MMDDEECCIINNEEPratiquesillgales dans le SudLe conseil de lOrdre desmdecins de la rgion deGhardaa dnonce lesdrives de la pratiquemdicale dans sa rgion.Plus de 80% des mdecinsdu sud-est du pays sont enporte--faux avec la loi enexerant illgalement laprofession. Quatre plaintesont t recenses durant lescinq derniers mois. Ils sontquelque 1200 praticiens de la sant, toutesspcialits confondues, exercer cette profession dansles cinq wilayas relevant duconseil de lOrdre desmdecins de la rgion deGhardaa.Celle-ci englobe Laghouat,Ghardaa, Ouargla, Illizi et Tamanrasset. Depuis sonlection le 21 dcembre2006, le conseil sestaussitt attel lapplicationdes textes rglementairespour remdier certainesdrives de la pratiquemdicale dues quatreannes de gel de linstanceordinale, commencer parlinscription au tableau desmdecins qui affiche le tauxdrisoire de 20% seulement.(Suite page 9) Houria Alioua A lest et louest du pays, des jeunes se lancent par centaines dans laventure On les appelle les harraga Pousss par le dsespoir, ils caressent le rve de gagnerleldorado europen Cette aventure se terminesouvent dans des conditionsdramatiques.In Salah De notre envoy spcial P rotestation populaire en2002. Plan du dveloppe-ment du Sud dcid par legouvernement en 2006. Maisrien n'a chang dans la ville.In Salah (400 km au nord deTamanrasset) demeure tou-jours et peut-tre pour long-temps encore prisonnire desa situation gographiqueaustre. Montagnes de sable,tempratures dpassant les55C l'ombre, eau saleet des champs gaziers. Nousne sommes pas obligs desjourner longtemps dans largion pour constater la mis-re quotidienne qu'endure lapopulation locale. In Salah, chef-lieu d'unedara qui compte plus de 30 000 habitants, n'a de villeque le nom. (Suite page 6) Madjid MakedhiLe rve europen qui, hier, taraudait seule-ment les jeunes dsuvrs s'tend aux diff-rentes catgories d'ges, toutes les couchessociales. Diplms universitaires, femmes ethommes maris sont pris par la folle ide d'entrerclandestinement dans l'eldorado du vieux continenten tentant, bord d'une pirogue de fortune, une tra-verse mditerranenne ou atlantique des plusprilleuses. De ceux qui n'ont aucune perspective d'avenir dansune Algrie aux lendemains incertains, ceux quilaissent tout contre une hypothtique place en Euro-pe, les flux deviennent inquitants. Autopsie d'unphnomne. Lire dossier en pages 2 5MISRE SUR UNE TERRE RICHELA POPULATION DIN SALAH ASPIRE DES JOURS MEILLEURSLe rve fou des harragaN 4922 - Dix-septime anne - Prix : Algrie : 10 DA. France : 1 . USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.comAAFFFFAAIIRREE DDEESS FFTTUUSSLES RESPONSABLESIDENTIFISTrois employs de la clinique pri-ve dEl Achir ont t identifiscomme les prsums responsablesdu transport des ftus vers la d-charge de la commune dEl Achir(Bordj Bou Arrridj). P. 7 La population dIn Salah, au nord deTamanrasset, ne profite pas de la richesse deses terres Les vents de sable, l'eau sale, la chaleur et l'absence d'infrastructures com-pliquent la vie quotidienne des citoyens.PHOTO : DREl Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 2D O S S I E RLa lutte contre l'migra-tion clandestine partirdes 80 km de littoral t-mouchentois a commenclocalement porter ses fruitsavec de moins en moins detentatives enregistres au fildes mois de l'anne 2006. Cependant, elle a eu pour ef-fet collatral de dplacer lephnomne vers les autreswilayas ctires du pays etde le dmultiplier, lui don-nant un caractre d'exode travers ce que la chroniquerapporte d'arrestations et denaufrages. En 2006, partirde l'une ou de l'autre des 30plages tmouchentoises, surun total de 43 affaires d'mi-gration clandestine, dont 30ont avort ou l'ont t par lesservices de scurit, 113 har-raga ont russi dbarqueren terre ibrique, soit peinele quart des 394 fous del'ailleurs qui ont tentl'aventure. Mais pour com-bien qui ont pri, l'instar deces tragiques marins deHugo partis joyeux pourdes courses lointaines et quidans un morne horizontaient jamais disparus ?L, aucune statistique offi-cielle n'ose avancer dechiffres car les quelquescorps rejets par les flots nepeuvent tre comptabilisstous dans la catgorie desharraga. TRIG EL OUAHDAMais comment et pourquoien est-on arriv l ? Une pe-tite chronologie des vne-ments permet de se faire uneide du phnomne. Il y a eud'abord l'institution du visaSchengen et ses consubstan-tielles difficults l'obtenir,ce qui a incit les candidats l'migration fuguer via leMaroc, travers trig elouahda, pour les camps detransit de Ceuta et Mellila.Dans une seconde phase,l'Espagne a rgularis la si-tuation des premiers arrivset ferm ses camps en terreafricaine. La parade a consis-t aller directement en Ib-rie quitte, si la guardia est l'accueil, d'aller peupler uncentro, sachant l'ventua-lit d'une rgularisationqu'accordait un pays d'ac-cueil ayant grandement be-soin d'une main-d'uvre aurabais pour que, en particu-lier, son agriculture demeurecomptitive. Ainsi, ceux qui, partir de 2001, ont inaugu-r la voie taient des Tmou-chentois. La migration a pr-cisment commenc partirde la dara d'El Amria parceque depuis quelques annesdj, un courant d'migra-tion existait pour le travailsaisonnier durant la priodedes vendanges grce au visatouristique. Une communau-t originaire de la rgions'tait mme constitue l-bas. C'est elle qui, avec lacomplicit des employeurs, aassur l'accueil des arrivants. Et si le trafic a commenc partir de la dara d'El Amria,c'est galement parce qu'il ya un port de pche, celui deBouzadjar, avec ses marins-pcheurs et ses embarcationsen nombre dont les 100 of-fertes aux mou'wazine parDjamel Ould Abbas laveille d'une campagne lec-torale. Comment voulez-vous qu'un marin refuse lapossibilit de l'ailleurs et degagner par jour l'quivalentde 6000 DA !, nous avait ex-pliqu un vieux marin. Ainsi, 80 d'entre eux ont tles premiers guides traversles flots. Aprs tout, Almerian'est qu' 94 km de pland'eau, soit 4 6h de trajet parbeau temps. Muni d'un GPS,et selon l'embarcation et lapuissance du moteur dont ondispose, on prend le dpart 21h ou minuit pour accos-ter l'aurore au moment orentrent au bercail les ba-teaux de pche espagnols, defaon ne pas se faire rep-rer par les gardes-ctes. VIDE JURIDIQUEEn 2004, le phnomne s'estamplifi, l'information a cir-cul et ce ne sont plus lesseuls Tmouchentois quimigrent, ceux des wilayaslimitrophes viennent de plusen plus nombreux s'entasseravec eux dans des embarca-tions que l'on commence voler. En aot, une agression estmme commise contre lepropritaire de l'une d'elles.Entran dans un guet-apens,il est molest et jet la mer.Les agresseurs, identif is,sont en Espagne depuis lors.Les pouvoirs publics inter-viennent alors pour que lespropritaires d'embarcationsne les laissent plus en bordde plage la merci d'un volou encore qu'elles soientl'objet d'une vente maquilleen vol de faon loignertout soupon sur le propri-taire. Mais en 2004, on n'entendraplus parler d'un cas d'mi-gration qu' la faveur d'unvol, les harraga qui cotisentpour acheter une barque etun moteur, eux, passent in-aperus. Et puis, que pouvait-oncontre des personnes dispo-sant de papiers en rgle, levide juridique tant, la seuleinfraction qu'on pouvait leurreprocher tant le vol d'uneembarcation ? AIN TMOUCHENT, LIEUDE RALLIEMENTEn 2005, la cte d'alerte estatteinte. La demande tantdevenue forte, la criminalitfait jour avec des individuss'improvisant courtiers avecdes rabatteurs en directiondes wilayas alentours etjusque vers l'Algrois et l'estdu pays. Le courtier fournitle moyen de transport etvogue la galre ! Et parce qu'on vend n'impor-te quoi qui flotte, les vic-times de naufrage se multi-plient, gnralement caused'un moteur qui n'en peutplus. L't 2005, le Tmou-chentois est devenu le lieu deralliement de tous les harra-ga du pays. Des propritairesde palangriers se mettent dela partie, et l c'est vritable-ment des rseaux de passeursqui s'organisent. Pourquoispcialement les palangriers? Parce que ces embarcationsn'ont pas bnf ici d'aidetatique pour la rnovation etqu'avec l'usure, leur entretienet leur armement reviennentcher compars aux rentresque la pche rapporte. Avecune capacit de 60 passagers bord, raison de 15 000DA le harraga, le propritai-re peut empocher une fortu-ne, soit entre 4 5 millionsde dinars en un seul voyage !Certains ne s'y sont em-ploys que pour deux outrois voyages pour se refairefinancirement. Les risquesavaient t minimiss. Parailleurs, si par mgarde,aprs avoir dcharg sa car-gaison humaine, le palan-grier apercevait les gardes-ctes espagnols, le capitainesimulait une panne ayant en-tran une drive. Un seulamateur s'est fait prendre r-cemment par la police ainsique son rseau de six pas-seurs. L'affaire n'a t pos-sible quaprs l'exploitationd'entretiens avec des har-raga refouls. Lui s'taitmontr vorace pour avoir or-ganis en grand son service.Ainsi, il s'tait mis acheterde vieux rafiots qui, une foisarrivs du ct d'Almeria,taient abandonns, lesquelques membres d'quipa-ge grassement pays se fai-sant passer pour des harragapour tre ensuite refouls parles autorits espagnoles.2006 a vu galement les es-croqueries se multiplier. Ain-si, plusieurs faux rseauxont collect l'argent de pr-tendants l'migration pourdisparatre dans la nature.Les quelques plaintes ont d-bouch sur l'arrestation desauteurs des arnaques.M.KaliRue vers les ctes ibriques En 2006, partir de l'une ou de l'autre des 30 plages tmouchentoises, sur un total de 43 affaires d'migration clandestine, dont 30 ont avort ou l'ont t par les services de scurit, 113 harraga ont russi dbarquer en terre ibrique, soit peine le quart des 394 fous de l'ailleurs qui ont tent l'aventure.DES CENTAINES DE JEUNES RONGS PAR LE DSESPOIR QUITTENT LE PAYS !" # $" % % & % $& ' ()& ) * (& * + ,& -# - - % ) ( * . $ - ) ) ) # . ) % ( - %/) 0 1 )&- 1%1 0 0$ 1 0 & - * . # %& $ & . 1% $ 0 0& % # 0 % &0 $$ /0) - % ) 01 %) &0) .)1 1& ) Babor el CanadaOn le reconnat officiellement : les harraga ne sont pas pourune bonne part des migrants pour raison conomique. Ilssont mme commerants ou fonctionnaires. Cependant, la plupart de ces personnes se trouvent tre desindividus sans mtiers prcis. Certains vivent mme assez biendu tbezniss en tout genre. Ils ont vhicule et parfois uncompte bancaire assez bien garni. D'o l'interrogation sur leur folie du large. En fait, qu'ilssoient dsargents ou pas, les harraga sont tous sujets uneirrpressible envie de prendre de la distance par rapport aupays. C'est vrai que je ne meurs pas de faim, bien sr grce autbezniss parfois la limite de la lgalit. Il reste que cela tient une conjoncture favorable mais de quoi sera fait demain ? Jene pourrais me raliser qu'ailleurs. Ici, l'espoir est banni avecdes obstacles sans fin. Vois par exemple nos routes hrissesde dos d'ne et qui nous font dtenir le record mondial en lamatire. L'Algrien est-il bon qu' la manire forte ?, nous ex-plique avec une rare clairvoyance un candidat pour el hedda.Alors harga contre hogra ? Peut-tre. La rage de partir est tellequ'un commerant repch in extremis d'un naufrage avec huitautres fugueurs s'est rvl tre un opr du cur encoresous contrle mdical. Pour tenir, il a d avaler ses cachets avec de l'eau de mer. Unautre jeune, refoul une premire fois d'Espagne, bien que lorsd'une seconde tentative il avait vu sombrer un un sept de sescompagnons d'infortune, nous avouait sa dtermination rci-diver. Pis, certains sont mme encourags par leur famille partir. Les 10 000 15 000 DA pays aux passeurs et les 1000 3000 euros qu'ils emportent avec eux sont gnralement lefruit d'une collecte familiale, une sorte de sondouk tadha-moun auquel mme la mre et la sur versent leur cot sousforme d'une partie de leurs bijoux. Et puis, pour appter lesplus crdules, il y a toutes sortes d'histoires colportes surl'eldorado ibrique l'instar de celle d'un babor el Canadaqui embarquerait les harraga algriens partir d'Espagne.Comme la petite histoire, elle aussi, se rpte ! M. K.La bouteille jete la mer tait celle d'un immigr marocainLa question de savoir pourquoi la famille de Derkouani Lakh-dar ne s'est pas manifeste vient d'tre lucide. On se rappel-le que ce harraga avait confi la mer un message d'adieu safamille alors que l'embarcation qui l'emportait vers le littoralhispanique allait couler cause du mauvais temps. Son message avait t retrouv la mi-dcembre dans unebouteille rejete par les flots 40 km l'est de Bni Saf sur laplage de Ouardania. On avait alors pens un cri de dsespoird'un harraga algrien. En fait, l'analyse du message, les gendarmes ont relev l'em-ploi d'un terme, el belda en l'occurrence, qui est plutt usitde l'autre ct de la frontire ouest. Par ailleurs, la bouteille qui contenait le message n'existe passur le march algrien mais sur celui du Maroc. C'est une his-toire qui rappelle combien les universaux du sous-dveloppe-ment et du rgne de la hogra sont partags sous certaines lati-tudes. M. K.36 immigrantsabandonns sur un lot en GrceTrente-six candidats l'immigration, apparemment abandon-ns par leurs passeurs sur un lot inhabit de la mer Ege, ontt rcuprs hier par les gardes-ctes grecs, a annonc le mi-nistre de la Marine. Plusieurs rotations d'hlicoptre, effec-tues par un temps proche de la tempte, ont t ncessairespour conduire les naufrags parmi lesquels six femmes etdeux enfants sur l'le voisine de Kos o ils ont t placs enobservation l'hpital. Les candidats l'immigration dont les nationalits n'ontpas t dtermines avec certitude ont indiqu avoir embar-qu sur la cte turque bord d'une vedette rapide conduite partrois personnes, puis avoir t abandonns sur l'lot. Les re-cherches avaient dbut vendredi soir la suite d'un appelanonyme au ministre de la Marine faisant tat d'un navire enfeu dans le voisinage de l'lot. Par la suite, un cargo avait indiqu avoir vu une fuse de d-tresse tire dans la mme zone. Les les de Grce orientalesont situes sur une route frquemment emprunte par les im-migrants venus d'Asie qui cherchent gagner l'Europe.El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 3D O S S I E RJEUNES D'ALGER ET RVES D'IMMIGRATION, ENTRE DSESPOIR ET RVOLTEPourtant, on ne demande pas la luneHalim le chauffeur de taxi ne ces-se depuis deux jours de faire desrondes aux abords de l'entre duport d'Alger. Il cherche son fils de 17ans, Rabah, qui a fugu pour la troi-sime fois du domicile familial sis Kouba, au quartier Garidi I. Je l'aiaperu hier soir alors que je passaispar hasard du ct de l'enceinte duport. Il avait mis une sorte de foulardpour cacher son visage, mais il s'est en-fui ds que je l'ai vu, raconte Halim,dont une partie de l'attention est bra-que sur les parages du terminal desvoyageurs. Son fils a quitt le lyce, re-fuse de s'inscrire dans un centre de for-mation professionnelle et passe la ma-jeure partie de ses journes traneravec ses copains du quartier auxabords du port pour tenter de glisser l'intrieur de l'enceinte. Avec ses co-pains, il ne rve que de cela, lche Ha-lim, le pre. Pourtant, je lui ai proposde lui trouver un petit boulot chez descousins qui ont des commerces, mais ilne veut rien entendre, ajoute le chauf-feur de taxi qui f init par lancer unecourte prire, les larmes aux yeux, pourque son fils retrouve le droit chemin.Ils sont ainsi lgion, ces jeunes, adoles-cents, garons surtout, mais aussi desfilles, qui rvent de h'rig, de brlerles frontires. Plutt que de seconsumer ici comme une bougie,lche un des jeunes rencontrs ex-placeTrois Horloges Bab El Oued, non loindu march informel des tlphoneset des appareils photo numriques.Nous voulons y aller par mer, en ache-tant le visa, en se mariant avec unetrangre. Partir, c'est tout ! A n'impor-te quel prix, lancent ces jeunes dont laplupart ont quitt les bancs de l'coleavant d'arriver au bac. Sur les six ren-contrs, cinq vendent des vtements la sauvette sur les trottoirs de la rueBab Azzoun la Grande Poste. Le der-nier aide un grand frre qui possde untaxiphone Bologhine. J'ai des amisqui sont partis partir de l'ouest, l'Es-pagne puis Marseille, o ils ont rejointd'autres enfants du quartier, ditAmin. Oui, mais souvent, c'est le lotode ta vie : la mer ne pardonne pas. Ilfaut du courage et les bonnes priresdes parents pour arriver l-bas, ren-chrit Rda.VICTIMES DES VIEUXPensent-ils srieusement aux risquesdune traverse prilleuse et dune vieclandestine ? Et ici, c'est pas risqu ?!Tu sais combien de fois la police m'asaisi la marchandise ? Je ne gagne pasdes milliards, moi, et je perds tout monargent en plus des dettes chaque foisque la police dcide, comme a, d'unerafle, fulmine encre Amin. A ses yeux,les jeunes qui partent au pril de leurvie sont des victimes des vieux qui tien-nent tout et qui ne comprennent rien.On ne veut pas la lune ! Juste une si-tuation, vivre honntement, fonder unfoyer comme le veut Dieu. Mais eux,el houkouma (le gouvernement, lesautorits), ne laissent personne d'autrevivre. Y en a que pour eux, ajoute unvoisin lui qui, ple-mle, accusel'APC de Bab El Oued, les commissa-riats de police d'Alger, les gnraux, leservice technique communal qui distri-bue des projets, l'ANSEJ, etc. Nous,on vit huit dans un F2 prs de Trioletet je vois des jeunes en 4x4 Touaregavec des filles claquant du fric commea ! Et tu veux que je reste ici ?!, ditAmin. Si je pouvais, je partirais lapremire occasion, annonce Farid, 28ans, le plus g du groupe, vendeur devtements sur les trottoirs de Bab Az-zoun, mais voil, ma mre est seule etge, toutes mes surs sont maries etje n'ai pas de frres. Mon pre est re-trait de la RSTA (chauffeur de bus). Ilsn'ont personne part moi. Je ne pensemme pas au mariage car qui donnerasa fille un gars qui ne sait pas com-bien il gagnera demain. J'ai un voi-sin qui est parti il y trois ans Mar-seille par Almeria. Il appelle ses amisdu quartier de temps en temps : il esttoujours sans papiers, mais il dort dansdes refuges, parfois l'glise, il tra-vaille au noir et envoie par d'autresamis un peu d'argent ses frres pourmonter une picerie. Ils l'ont fait, ra-conte Amin en rvant du prcaire suc-cess story. Mais c'est vrai que je pr-fre vivre dans mon pays avec mespapiers et ma dignit, mais ils nenous ont pas laiss le choix. Ilsnoustaxent mme l'air qu'on respire. Krah-na !, lance Mourad, 23 ans, sans tra-vail, qui a quitt le lyce en premireanne.MME LES ENFANTS DE GNRAUX !Mais l'attrait de l'immigration nesemble pas concerner seulement cettefrange de la jeunesse algrienne : lescomptes rendus des arrestations deharraga renseignent sur ces cas decadres, universitaires, quadragnairesqui veulent tenter la grande vasion p-rilleuse. Constat vrifi du ct de laFac centrale Alger. Je sais bien ce quim'attend ! Le diplme puis le chmageet les autres qui ne se sont pas casss latte, ils se retrouvent la tte d'affairesjuteuses, lche avec dpit Marwan,premire anne de mdecine. Immi-grer ? Bien sr que j'y pense. Est-cequ'il y a un jeune qui n'y pense pas ?!Mme les enfants de gnraux y pen-sent. Car en Algrie, mme avec ton ar-gent tu ne vis pas bien. Mon frre est Londres et travaille dans une pizzeria.Il a fait technicien suprieur en sant.En vain. A Londres, il gagne trois fois cequ'il pouvait gagner ici. Peut-tre que jevais le suivre, ajoute Marwan. Amina,22 ans, tudiante en langue arabe, trou-ve dramatiques les histoires de har-raga retrouvs parfois morts en pleinemer, mais ses yeux elle comprend.Mes parents sont enseignants l'uni-versit et j'ai trois frres encore en sco-larisation. On n'arrive pas joindre lesdeux bouts chaque fin de mois. Je nevais pas tenter de partir en Europe surdes radeaux, mais la premire bonneoccasion, au revoir et ciao, dit-elle en-core. Lila, deuxime anne en commer-ce l'Ecole suprieure sise Tafourah,nourrit d'autres espoirs : Ma sur afait ses tudes de commerce internatio-nal Paris puis elle est rentre. Tout lemonde l'a qualifie de folle. Mais de-puis, elle a mont avec des amis elleune bote de consulting depuis deuxans. Elle ne gagne pas des milliards,mais elle arrive bien vivre de son ac-tivit. Et surtout, le plus important estque mes parents l'ont toujours encou-rage prendre l'initiative et ont tou-jours respect nos choix. Lila veutsuivre l'exemple de sa sur ane.Adlne MeddiI l n'y a plus de barques neuves et encore moinsde filets en mer Sidi Salem (El Bouni, Anna-ba). Tout a disparu depuis la nuit du rveillon dunouvel an 2007. Cette cit ctire compte une po-pulation de 50 000 mes. Ses jeunes se sont verssdans le mtier de la pche que leur ont enseign,dans la pure tradition de cette rgion, leurs preset grands-pres. Ils connaissent la mer et ses dan-gers comme ils savent, guids par les toiles, navi-guer sans avoir utiliser des moyens technolo-giques sophistiqus, tel celui du guidage parsatellite (GPS). Cette dernire traverse aprscelles successives de ces trois derniers mois la-quelle ils avaient contribue, c'tait la leur. Et ilsne devaient pas la rater. Ces jeunes pcheursavaient entendu parler de ces cadavres repchspar les gardes-ctes au large de la faade mariti-me Est de l'Algrie. Peu importe, cela ne les avaitpas dcourags. Ils ne manquaient pas de parler de leur dpart in-cessant destination de La Sardaigne (Italie) chaque discussion avec les copains du quartier etmme avec les journalistes. De toutes les faons,cela ne va pas tarder. Nous sommes dj prts etn'attendons que l'arrive de quatre autres cama-rades pour tenter l'aventure europenne. Nousavons effectu le change parallle. Personnelle-ment, j'ai sur moi 1000 euros. Ils me permettrontde voir venir ds mon dbarquement en terre ita-lienne. Il n'y a plus d'espoir dans ce pays. Certes,l'Etat nous a aids financirement pour l'acquisi-tion des barques. Mais la corruption est partout etles gros requins de la pche nous laissent peinedes miettes, avait avou Mohamed Tahar M. undes pcheurs candidats au dpart. Faute de pois-son commercialiser, il avait laiss tomber lestand qu'il avait lui-mme construit en bordure demer et de la cit Sidi Salem. Puis vint le jour J. Brahim M. est un pre de famil-le au chmage habitant Sidi Salem. Sans le sou, ilavait pass toute la nuit de la veille de lAd ElAdha sur les rochers taquiner le poisson. C'taitbeaucoup plus pour ne pas avoir expliquer sesenfants l'absence du mouton. Il nous a relat cequ'il a vu cette nuit l : Ils taient des dizaines dejeunes mettre les embarcations l'eau. Plu-sieurs y avaient dj pris place. J'ai mme vuquatre jeunes filles y accder avant que l'hommequi les accompagnait ne mette son puissant mo-teur pleins gaz. L'une aprs l'autre, une dizaine debarques ont suivi. Elles taient toutes de Sidi Sa-lem. D'ailleurs, depuis, j'ai remarqu que leurpoint d'chouage est toujours vide. Pour lui, ils'agissait bel et bien d'une opration d'migrationclandestine.Le lendemain, cette opration tait dans toutes lesbouches dans les wilayas de Annaba et El Tarf.Cette nuit de lAd El Kbir, des dizaines dejeunes Algriens avaient tent d'migrer clandes-tinement en Italie, partir de Sidi Salem, Cap deGarde, Chetabi (Annaba) Dar El Beida Echattet Cap Rosa (El Tarf). Ceux qui avaient assist leur dpart affirment que les migrants clandes-tins n'avaient aucun bagage. Ils savaient qu'ilsallaient l'aventure et qu'ils risquaient de prir.Ils ont os, et ont atteint les ctes de la Sardaigne.Plusieurs sont mes voisins. Ils ont tlphon auxleurs pour les tranquilliser 48 heures aprs leurentre dans une ville italienne, tmoigne Bra-him M. Selon lui, les guides taient de jeunes p-cheurs du quartier matrisant bien la navigationmaritime et la mto. Les passagers taient desjeunes gs entre 20 et 40 ans. Ils taient habillschaudement et certains portaient un anorak. Avantde partir, les poches pleines de patte de datte(ghers) et de sucre dans des embarcations char-ges de jerricans de fuel et d'eau potable, ilsavaient entam une trange mlope. Une louan-ge Dieu en quelque sorte pour viter leur em-barcation de chavirer. Les services de la stationmaritime principale des gardes-ctes de Annabaen auraient intercept une cinquantaine au cou-rant de l'anne 2006. Durant la mme priode,une trentaine de cadavres de harraga non identi-fis avaient t repchs alors que sept voyageursclandestins avaient t interpells au large deseaux territoriales algriennes. A. DjabaliLA SARDAIGNE POUR DESTINATIONLes premiers harraga dEl Kala gagnent lItalieIl y a une dizaine de jours, sept jeunes d'El Kala ont quitt clandestinement lepays dans la nuit pour les ctes de la Sardaigne, 200 km plein nord d'ElKala. Ils ont mis pied terre sur la grande le italienne le lendemain au termed'une traverse d'une dizaine d'heures, selon les informations recueilliesauprs des familles qui, officiellement, ne dclarent pas la disparition pourviter de leur faire porter l'accusation d'migration clandestine. Les fugitifsont tlphon ds leur arrive pour rassurer les leurs. En effet, El Kala,pendant que les gardes-ctes, aviss officiellement ds les premires heuresde la disparition des deux bateaux, lanaient les recherches qui leur ontpermis d'ailleurs de retrouver l'une des deux embarcations vides, la villeretenait son souffle. Sept jeunes de la cit FLN que tout le monde connat,qu'on a vus grandir au fil des ans mais pas s'panouir, ont pris le risque deperdre la vie et d'accabler leurs familles mme si ce jour-l, la mer, trs calme,rassrnait les esprits. Puis, ce qui fatalement devait arriver un jour pour ElKala s'est produit. Vers 13h, une nouvelle se rpand comme une trane depoudre : Ils viennent de tlphoner. Ils sont tous arrivs sains et saufs. Dieuseul sait les proportions que va prendre cette nouvelle saigne de jeunes,cantonne jusque-l l'ouest du pays parce que, pensait-on, la traverse dela mer d'Alboran est plus courte. Une premire tentative a eu lieu l't derniermais elle s'est solde par un chec cause d'une houle impromptue. Tout lemonde s'accorde dire que c'est le retentissement de la fuite par Sidi Salem(Annaba) la fin de l'anne dernire de plusieurs dizaines de jeunes venus detoutes les wilayas de l'Est, que les jeunes d'El Kala se sont enhardis et leurtour ont tent leur chance. A leur arrive en Sardaigne, cinq des jeunes d'ElKala se sont fait prendre par les gardes italiens et incarcrs quelques jours.Ils sont passs la tl, la Ra Uno SVP. Mme menotts, ils sont devenus desvedettes et, cest ce qu'il faut dplorer, car c'est le plus dramatique, pour cepays, des exemples suivre pour tous les autres. Deux d'entre eux ont puchapper tous les contrles et se rendre Rome o ils ont trouv de l'aidechez des compatriotes. Les autres, rests en Sardaigne, sont entrs encontact avec d'anciens plongeurs sardes qui travaillaient dans le corail ElKala. Aujourd'hui, tous ont obtenu une carte de circulation. Le colonel Diffari,porte-parole des forces navales, dplorait, dans un point de presse qu'il nousavait accord une semaine avant El Kala, aprs l'attaque de la caserne desgardes-ctes, la monte en cadence de ce phnomne qui ne pouvait paspargner El Kala mme si l'Italie est plus loin que l'Espagne. Il y a, selon lui,de fortes probabilits qu'El Kala devienne une voie de passage privilgiepour l'migration clandestine nationale ou subsaharienne, pour la simpleraison que les autorits italiennes sont moins svres l'encontre desclandestins. Il a tenu rappeler que rares sont les expditions de ce genre quirussissent. Les clandestins prfrent utiliser de petites embarcations pourne pas se faire reprer mais elles ne rsistent que miraculeusement la hautemer. Il a dclar qu'en 2006, 33 corps de jeunes Algriens ont t repchsseulement sur la faade maritime Est, entre Bjaa et El Kala. Pour lui, il nepeut s'agir que de harraga que leurs parents croient certainementconfortablement installs l'tranger. Slim SadkiPHOTO : H. LYSDeux jeunes dsuvrs jetant leur regard sur le port dAlgerEl Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 4D O S S I E RLe droit de citoyennet pour limmigration lgalePropos recueillis par Nacra BenaliVous avez pris part au dernier sommet deTripoli sur limmigration clandestine. Etes-vous satisfait des efforts de la Libye pourbloquer le flux des immigrs et pensez-vousrenforcer cette coopration avec des payscomme lAlgrie, activement engage dansla lutte contre ce flau ?Nous sommes obligs de collaborer avec laLibye et cela a port ses fruits, puisque lenombre dimmigrs qui dbarquent sur nosctes a sensiblement diminu, hauteur de 900entre 2005 et 2006. Avec les Algriens, nousavons instaur galement une collaboration, etjustement la cinquantaine d'Algriens, qui ontdbarqu de manire inopine en Sardaigne, ily a quelques jours, seront expulss aprs unebrve permanence dans l'un des centres d'ac-cueil de l'le.Aprs leur identification, car il sembleque beaucoup d'autres Maghrbins prten-dent tre Algriens...Nous laissons aux autorits algriennes lesoin d'tablir leur vraie nationalit. Mais cepropos, les Algriens collaborent parfaite-ment. Les Marocains en font de mme, vraidire, surtout que les Marocains reprsentent unvritable problme pour nous, car ils sont plusnombreux en termes de flux. Sur les derniers20 000 clandestins qui avaient dbarqu Lampedusa les mois derniers, 8000 taientMarocains. La police marocaine ne disposepas encore de moyens informatiques, ce quirend le rapatriement des immigrs, via leuridentification, une tche laborieuse. Notre par-ticipation la confrence de Tripoli nous a per-mis de relancer cette coopration. Lorsque lesoprations de Frontex (l'Agence europennepour la gestion de la coopration oprationnel-le aux frontires extrieures de l'Union euro-penne) reprendront, on procdera des pa-trouilles dans le dsert libyen, et encollaboration avec les autorits maltaises et li-byennes.Des patrouilles mixtes dans le dsert pourbloquer les candidats l'immigration clan-destine avant qu'ils n'embarquent pourl'Italie ?Exactement, c'est le seul moyen de rendrecette stratgie des patrouilles utile et empcherles clandestins de quitter le littoral Sud, car s'ilsdpassent les ctes, c'est plus difficile de lesintercepter. Devant ces milliers d'tres hu-mains qui arrivent ici, je ressens toute la soli-darit qui provient de ma culture d'origine. Jesuis issu de la famille de proltaires du mon-de, unissez-vous. Je me rends compte qu' tra-vers les canaux de l'immigration arrivent aussimalheureusement le trafic de la prostitution, lacocane... Je peux affirmer tre en mesure dedonner le droit de citoyennet limmigr quivient par des voies lgales chez nous et pourtrouver du travail. Mais, je serai intransigeant,svre, avec ceux qui contribuent hausser letaux de la criminalit en Italie. Ce paradoxe estvritablement reprsent par les populationsroms, qui une fois installes tentent de s'int-grer, d'envoyer leurs enfants l'cole, alors quecertains de ses membres commettent des volset autres crimes.Vous avez invit les immigrs dnoncerla traite des Blanches, la rduction de les-clavage et l'exploitation. La loi les protgeassez, selon vous ?Il y a des immigrs qui vivent en respectantles lois, mais il y en a d'autres qui s'adonnent toutes sortes de dlits. Nous avons eu despreuves matrielles qui dmontrent commentdes enfants de tsiganes sont dresss pour voleravec des mthodes barbares, comme on le faitavec des chiens rockweiller. Nous avons doncune humanit en souffrance prive de sesdroits et qui les revendique, face une autrehumanit impitoyable et prte commettre descrimes ahurissants. Si je ne veux pas que monpays traite les premiers l'aune du comporte-ment des seconds, il faut tre en mesure de ga-rantir, ceux qui le mritent, leurs droits. Laloi permet aux immigres, qui aident arrterceux qui les forcent se prostituer et grent desrseaux de traite des blanches, dobtenir unpermis de sjour. Mais aussi ceux qui dnon-cent le racket et l'usure. Nous menons unegrande campagne antiracket, mais la loi doitfaire en sorte que le coupable, cause des vi-cissitudes des procdures juridiques, ne se re-trouve pas libre pour narguer et menacer celuiqui l'a dnonc.Comment valuez-vous la menace du ter-rorisme de matrice islamiste en Italie ?La menace terroriste existe et elle pse sur lemonde pas seulement sur l'Italie, et selon moi,elle reste signif icative. Il y a encore desgroupes terroristes actifs, mais nous sommesbien prpars pour leur faire face et les gardersous contrle. Une activit intense des servicesde renseignements et l'change d'informationsavec d'autres pays, nous a, peut-tre, je dispeut-tre, car on ne peut raisonner qu'en fonc-tion de ce qui a eu rellement lieu, aids vi-ter des attentas. Nous maintenons cette mobili-sation en perfectionnant notamment lesaspects de la technologie qui permet de prve-nir ce phnomne. C'est pourquoi, je ne trouvepas dmentiel, mme si cela est insupportable,l'instauration des nouveaux rglements trs ri-gides pour le contrle des bagages main surles vols.Ne croyez-vous pas que la guerre en Irak adplac le centre de cette menace au Moyen-Orient ?On peroit un certain relchement dans ledispositif scuritaire en Europe. Ceci est vrai.Il existe des thtres de conflits qui ontconcentr sur eux les nergies terroristes. Il estindiscutable que les USA, avec leur interven-tion contre l'Irak, aient russi, dans un domaineau moins, concentrer le massacre terroristesur l'Irak. La pendaison de Saddam aggraverapeut-tre cela. Le tragique affrontement entrechiites et sunnites. Les musulmans qui vivent en Italie ne sesentent pas reprsents par lorganismeconsultatif dont les membres ont t dsi-gns par dcret par votre prdcesseur.Quelles actions comptez-vous entreprendrepour amliorer les relations entre lEtat ita-lien et la communaut musulmane ?L'organisme consultatif nous l'avons effecti-vement hrit, on verra ce qu'on en fera. Il estvident que devant le caractre diversifi de lacommunaut musulmane, il est diff iciledidentifier un interlocuteur unique. L'Etat res-pecte le principe selon lequel les relations avecles diffrentes confessions reposent sur l'en-tente. Il y a eu l'effort de constituer une organi-sation unifie et cela n'a pas march, car la reli-gion islamique ne possde pas de hirarchie,un accord semble difficile. Il s'agit donc d'tablir des relations avec tousceux qui ont un rle actif au sein de cette com-munaut musulmane. Mais nous sommes enprsence de problmes qui doivent tre absolu-ment affronts. D'abord, face ces coles islamiques quicommencent se multiplier dans notre pays. Ilfaut que lEtat puisse exercer un contrle sur lemrite des enseignants qui y travaillent et laqualit des programmes scolaires qui doiventrpondre aux standards pdagogiques appli-qus. Bien sr dans le respect de ce que garan-tit la Constitution et les lois pour la libert defonder des coles prives. Ces critres sont les mmes que ceux quenous imposons nimporte quelle cole privequi ouvre ses portes en Italie et qui doivent trerespects par ceux qui dispensent un enseigne-ment des enfants. Par ailleurs, j'estime qu'ilest inacceptable d'assister la multiplicationde mosques construites avec des capitaux quiviennent d'autres pays. Nous sommes en traindtudier, inspirs par le modle franais, lapossibilit de crer une fondation, dans laquel-le feront partie des Italiens et vers laquelleconflueront toutes les ressources financiresd'o qu'elles proviennent, de par le monde, etqui ont pour but de financer des uvres civilesou religieuses. Bien sr, la fondation nest pasautorise dtourner ces fonds vers dautresprojets.Cette disposition concernera-t-elle seule-ment les centres islamiques ou sera-t-elletendue d'autres confessions ?Ceci est un problme qui se pose concrte-ment, exclusivement pour les musulmans. Lesorthodoxes ne posent pas ce problme, ni lesjuifs ni les boudhistes. Je veux savoir qui fi-nance quoi dans mon pays. Plus de transparen-ce est souhaitable.Concernant la politique italienne, beau-coup dans l'opposition et mme dans la coa-lition parient sur la prennit du gouverne-ment Prodi. Croyez-vous qu'il va survivrejusqu' la fin de son mandat ?Je crois que oui. Pour pouvoir dfaire ungouvernement, il faut tre en mesure d'en for-mer un autre. Pour une rforme lectorale qui serve unirles uns aux autres, sur le modle du systmemajoritaire deux tours, il faut garder l'espritque le meilleur alli est le parti le plus impor-tant de la coalition oppose. A part la loi lec-torale, le rformisme ne signifie pas seulementlibrer le service public. Il faut garantir unedistribution plus solidaire des ressources mme de garantir aux catgories vulnrablesune rmunration minimum non infrieure un certain seuil. Pour que les contributions plus consistantespuissent soutenir les revenus les plus bas. Pourtre rformistes, il n'est pas ncessaire d'tredes modrs outrance et des libraux. Celaest utile pour ouvrir le service public plus deconcurrence, mais cela n'est pas l'unique voie.Il y a une norme richesse financire qui a ten-dance se concentrer entre peu de mains. Cequi engendre un sentiment croissant d'ingalitqui provoque un profond ressentiment au seinde notre socit.Le projet d'un grand parti dmocratiquevoulu par plusieurs leaders de la coalitionde centre-gauche est-il la solution ?Le cercle vicieux de la frustration, de ladsapprobation... si on comprend cela, nous ducentre-gauche, on peut trouver l'humus sur le-quel on prvoit de construire le parti dmocra-tique et le rendre plus riche et plus mme dene pas susciter les polmiques qu'il suscite au-jourd'hui. Voyez ce que sont devenus nos tradi-tionnels partis de rfrences en Europe : le Par-ti travailliste hollandais de Wouter Bos, le Partisocial-dmocrate allemand, bien que OskarLafontaine ait russi emporter avec lui unebonne part de la base, le Labour anglais, que leDieu des Anglicans lui vienne en aide... Leparti socialiste en France russit se mimerderrire le sourire de Sgolne et joue de ma-nire intelligente la carte fminine avec tout ceque cela comporte de politique et d'apolitique.Cela montre que nous sommes face un pro-blme plus gnral. Le danger d'un populismede droite est l. Si la rponse ne vient pas du r-formisme, elle viendra du populisme. Ce ma-laise de notre temps nous incite nous occuperd'immigration, de citoyennet et de lutte contrela criminalit avec un mlange de ralisme etd'idalisme. Jamais l'un sans l'autre. N.B.GIULIANO AMATO. Ministre de lIntrieur italienLa police italienne a pour chef, depuis juin 2006, un universitairespcialis en droit constitutionnel, qui a failli devenir prsident de laRpublique italienne si ses compagnons de la coalition de gauche nelui avaient pas prfr un autre ancien ministre de lIntrieur, GiorgioNapolitano. Personnalit politique attache aux valeurs humanistesuniverselles, Giuliano Amato, 68 ans, a occup deux reprises lefauteuil de chef du gouvernement (en 1992 et en 2000). Lauteur deUn autre monde est-il possible ?, entre une rflexion solitaire sur lanouvelle rforme destine sauver la gauche du danger de la drivepopuliste de droite et une nergique intervention au Snat sur lesystme des retraites, trouve le temps daller narguer la camorra Naples. Cet ancien dput socialiste et vice-prsident de la Conventioneuropenne, assure vouloir mettre de lordre dans la maison Italie,sans propagande et sans faire de limmigration clandestine et durisque terroriste un prtexte pour justifier une politique de rpressionxnophobe et islamophobe.Giuliano AmatoPHOTO : D. R. Ils affluent sur les ctesmauritaniennes. Auquotidien. Depuis dessemaines, voire des mois.Ils sont Nouakchottnotamment, Nouadhibou surtout.Venus par milliers del'Afrique subsaharienne,ces candidats l'exil,d'une dizaine denationalits, attendent surce bout de terre peuprospre le grand jour,le jour o ilss'embarqueront bordd'une pirogue de fortune la recherche de la terrepromise. Nouadhibou (Mauritanie)De notre envoy spcialAssis sur un rocher, pieds dansl'eau, tte couverte d'un bonneten laine, Amadou M'Bombijette son regard loin dans l'immensitde l'Atlantique. Il se laisse emporterun instant par un rve, son propre rvede se retrouver un jour de l'autre ctde l'ocan. A Santa Cruz de Tnriffe, Las Palmas de Gran ou sur une autrele de la communaut autonome desCanaries. Peu importe le point de chu-te d'une traverse atlantique fatiganteet des plus prilleuses. Ce jeune Ma-lien, qui n'a vu la couleur de la merqu'une fois arriv il y a deux ans Nouadhibou, vient quotidiennementnoyer son chagrin ici, au cap Blanc, quelque 13 km au nord du port depche de Nouadhibou, la deuximeville mauritanienne. Chaque soir, la sortie de son travailau crpuscule, il se rend dans ce petitbout de terre enfonc dans l'eau oca-nique, comme s'il s'agit d'un lieu sa-cr. Etre ici me rappelle le premierjour o je suis mont bord d'une pi-rogue destination des les Canaries,il y a un an, lche Amadou, s'engouf-frant ensuite dans un silence religieux.Mais aprs un instant d'hsitation, ilpoursuit : C'tait un mois d'octobre.On tait une soixantaine. J'ai pay maplace, comme tous les autres passa-gers, 150 000 ouguiyas (prs de 500euros). La pirogue avait belle gueule.Le passeur, un Mauritanien, nous adonn rendez-vous 3h du matin iciau milieu de ces rochers. J'ai prisavec moi le minimum permis bordde la barque, savoir un bidon dedeux litres d'eau portable et une bou-teille en plastique vide pour pisser de-dans. C'est tout. Personne n'avait ledroit de prendre quelque chose deplus. Le poids tait bien compt. Lepasseur tait l'heure. C'tait unenuit trs obscure ; il ny avait pas delune. J'tais, comme toutes les autrespersonnes, content d'embarquer.C'tait pour moi un moment de dli-vrance, de rupture avec la souffran-ce. Le voyage commenait bien, 3hdu matin. Nous avons russi quit-ter le rivage sans susciter l'attentiondes gardes-ctes, certainement en-dormis. Au fur et mesure que nousnous loignions de la cte, je me sen-tais loin de la misre, se rappelle-t-il.Mais voil que l'aventure tournecourt. Au bout de quelques heures denavigation, en dbut de matine, la pi-rogue finit par tre repre. Lesgardes-ctes nous ont pris de court.C'tait un retour la case dpart. Ledpit se lisait sur tous les visages despassagers. Une profonde tristesses'emparait de moi. Car mon rve s'estvite effondr et l'aventure s'est termi-ne en queue de poisson. Pas commeje voulais. J'ai t rapatri au Mali,comme les autres ont t refouls dansleurs pays respectifs, raconte-t-ilavec un brin de tristesse, les yeux tou-jours points droit vers l'ocan.L'chec de cette premire tentative n'apas dissuad Amadou qui, quelquesmois plus tard, revient Nouadhibouavec le mme enthousiasme et la fer-met de partir vaille que vaille en Eu-rope. Il est son quatorzime moisdans cette ville ctire. Je travaille,dit-il, au port de pche pour une men-sualit de 30 000 UM (90 euros).EL QIRANE OU LA FAVELA DES CLANDOSSoit. Il gagne de quoi tenir jusqu' laprochaine aventure. Si je suis revenuici, c'est pour partir en Europe. Ici,c'est comme Bamako, il n'y a aucuneautre perspective. L-bas, en Europe,au moins, je suis sr de gagner plusd'argent qu'ici, et de pouvoir envoyerde temps autre quelques sous mamre et mes deux surs. Amadouessaie d'amasser un peu d'argent n-cessaire pour les frais de la prochainetraverse. Il n'a pas peur de la mort.Je suis conscient des risques de latraverse. Je risque la mort Mais enfait, les hommes ne sont-ils pas touscondamns mort avec des sursis in-dfinis ? Et puis, qu'est-ce que la vie adonc de si regrettable pour moi ?Rien, part la souffrance, la faim, lamisre Je n'ai rien vu de bon de cet-te vie, tonne-t-il comme pour expri-mer un marasme tant refoul.Il n'est pas le seul vouloir tout prixrejoindre l'archipel des les Canaries.Ici, Nouadhibou, il n'y a qu'eux,nous confie Mansour Iry, un jeuneMauritanien dsuvr. Eux, ce sontles candidats l'exil, les clandestinscomme on les dsigne dans cette villede pche. Mansour se rappelle bien dujour de dpart de Nouadhibou desti-nation des les Canaries de OmarMoulay, un autre Malien, chauffeur detaxi. Il y a, peine une semaine, il aappel un ami. Il est Tnriffe. Il seporte bien, indique-t-il. Les cas sontnombreux. Souvent, l'annonce d'unetraverse russie encourage davantageles Africains subsahariens persv-rer dans leur dmarche et y faire tousles sacrifices possibles. Il suffitqu'un seul russisse pour entraner lesautres, affirme Mansour. Pour lesaventuriers, Islas Canarias demeurentl'incontournable porte d'accs l'el-dorado europen. Depuis la fermeturedes voies traditionnelles via la Mdi-terrane, notamment travers les en-claves espagnoles de Ceuta et de Me-lilla, les immigrs clandestins ont vir l'Ouest, du ct de l'Atlantique. Etles ctes les moins surveilles, maisaussi les moins loignes sont cellesde la Mauritanie. Le nombre d'Africains subsahariensgrandit du jour en jour. A fin 2006, onparlait de 20 000 personnes massessur les ctes de Nouadhibou. Beau-coup plus, peut-tre. Elles sont de di-verses nationalits, de l'Afrique del'Ouest surtout. Il y a des Gambiens,des Ghanens, des Congolais, desGuinens, des Maliens, des Gabonais,des Ivoiriens, des Camerounais et sur-tout des Sngalais. Ils sont partout Nouadhibou. Ils se regroupent parpays d'origine, notamment dans un bi-donville au nom rvlateur de LasPalmas. Le gros se trouve dans l'im-mense favela dnomme ElQirane, le quartier de Zounoudj(les noirs), comme le dsignent lesMauritaniens. C'est dans ce quartier,situ quelques encablures seulementdu port, que nous avons rencontrcheikh Cisso, prsident de l'associa-tion gambienne. Aprs une brve dis-cussion dans son sommaire bureau,cheikh Cisso accepte de nous faire vi-siter le foyer dont dispose son associa-tion. Le lieu est une sorte de laby-rinthe au bout duquel on trouve unesalle (moyenne) pleine de monde :c'est enfin le foyer. C'est ici que nousrencontrons Mamadou N'Dy de Gui-ne Bissau. Sorti au milieu d'une fou-le compacte qui regarde un match duchampionnat espagnol entre Real Ma-drid et Valence dont le score est djde 1 0, Mamadou nous salue d'unfranais approximatif. Aprs unchange en patois africain avec le pr-sident de l'association, l' aventuriernous invite le suivre dans une autrepetite salle loin du brouhaha du foyer.C'EST LA FAUTE LA MERJ'ai fait cinq tentatives pour aller enEspagne. Toutes ont chou, lance-t-il d'emble, avant de baisser les yeuxcomme par honte. Mamadou peine, audbut, parler. Puis, au bout d'un mo-ment, sa langue se dlie et remue dessouvenirs pour nous raconter l'une desplus tragiques de ses pripties. Madernire tentative, raconte-t-il, remon-te au dbut du mois de novembre. J'aiintgr un groupe de 150 personnes,la plupart sont des Sngalais. J'aiembarqu avec moi mes deux frrescadets. Nous avons achet une vieillepirogue avec 1,5 million UM (5000euros). Chacun d'entre nous a contri-bu hauteur de 10 000 UM (30 eu-ros). Nous nous sommes embarqusdu cap Blanc. Nous avons pris avecnous des bidons de carburant, de l'eauet quelques gilets de sauvetage totale-ment uss. D'un geste vloce de samain gauche, il crase une larme etcontinue : Le voyage a malheureuse-ment mal tourn au bout d'une semai-ne en haute mer. Un courant oca-nique nous a tirs vers le point dedpart. Nous avons essay de rsister.Mais la mer tait trop agite et soule-vait des vagues de plus de trois mtresqui s'abattaient sur nous jusqu' ceque notre barque soit renverse. Je mesuis rveill sur un lit d'hpital Nouadhibou. J'ai eu une chance quemes deux frres n'ont pas eue. Car,eux, ils ont pri en plein ocan, com-me une dizaine d'autres passagers.C'est ma faute. Je les ai entrans avecmoi, regrette-t-il, avant de tomber ensanglots. Mais, c'est la faute la mer! A sa sortie de l'hpital, Mamadous'est vu pris en charge par l'associationgambienne, ce qui l'a enchant. Jemange et je dors ici. J'essaie d'oublieret de refaire ma vie. Une chose est sre: je ne remonterai plus bord d'une pi-rogue, lche-t-il avec regret. Le choctait tel que Mamadou frmit rienqu'en entendant le mot pirogue. Cettemsaventure l'a marqu jamais. Mal-gr des pilogues souvent tragiques,des naufrages, des arrestations et desnoyades, l'entreprise des Africainssubsahariens, de l'Ouest surtout, conti-nue. (...) Mokrane At Ouarabi(A suivre)El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 5D O S S I E RGagner l'Europe ou mourir en pirogueDES MILLIERS D'IMMIGRS SUBSAHARIENS AFFLUENT SUR LES CTES MAURITANIENNESL'glise de Mauritanie s'est lance, depuis des mois, dansdes actions humanitaires envers les naufrags. Elle tenteavec ses moyens limits de porter assistance ces milliersd'Africains subsahariens qui chouent Nouadhibou,aprs une traverse atlantique rate. Mgr Martin Happe,vque de Mauritanie, a mme appel les curs chari-tables travers le monde de venir en aide ces rescapsd'un rve bris. L'appel est mis sur le net. Aidez-nous leur ouvrir nos portes, les couter, les mettre en contactavec d'autres, leur servir de bote lettres, les accueillirpour une nuit ou deux et enterrer les corps de ceux qui senoient dj au dpart, peut-on lire sur un site internet. Lemessage est accompagn d'une adresse postale avec lamention : Venir en aide la paroisse de Nouadhibou.Nous voyons au passage un peu Nouakchott mais sur-tout Nouadhibou, suite au travail de la presse, beaucoupde gens commencent s'intresser eux et sont prts nous aider. Seulement, nos possibilits d'aide (coute, ac-cueil pour une nuit ou deux, bote postale, soins, etc.) res-tent forcment trs limites. Une fois arrivs Nouadhi-bou, rien n'arrtera ces jeunes gens aller plus loin. En g-nral, ils ne voient pas d'avenir pour eux possible dansleurs pays d'origine. C'est l qu'il faut intervenir ! Mais celaest videmment au-dessus des forces d'une petite glisecomme celle de la Mauritanie, exclusivement composed'trangers, nous explique Mgr Martin Happe. Selon lui,l'afflux des Africains subsahariens, qui prtendent l'im-migration clandestine, se concentre sur la Mauritanie de-puis que le passage terrestre par l'Algrie et le Maroc estdevenu presque impossible. La paroisse de Nouadhibouessaie tant bien que mal d'attnuer les souffrances de cesimmigrs qui se retrouvent sans argent ni toit aprs uneaventure qui a mal tourn. Souvent, explique Mgr Happe,ils sont condamns faire n'importe quoi dans l'espoir depouvoir refaire leur vie. Ce qui n'est pas toujours facile.Nous tentons ainsi de les orienter M. A. O.L'GLISE DE NOUAKCHOTT AU SECOURSDES NAUFRAGS Echantillon de vieilles pirogues bord desquelles les immigrs clandestinsrisquent leur vie pour rejoindre l'eldorado europenLa cour du centre de transit de Nouadhibou, d'une capacit de 240 lits, construitavec le concours financier de l'EspagnePHOTO : D. R.PHOTO : D. R.Contre toute attente et au momento le bureau reprenait ses assises,la nouvelle de la dmission desmembres de la section syndicale duCNES Constantine est tombe hier.Une dmission que personne n'esprait,y compris dans le camp des dissidents,au moment o la position du bureau estdevenue extrmement forte o le climats'est assaini et les choses devenues faciles. Le bureau dirig par Khaled Bessila aentrin, hier, la dcision en expliquantdans une dclaration signe par les cinqmembres du bureau les raisons de cettedcision. Remontant la gense des troubles orga-niques qui divisent la section depuis leclash survenu en mai 2006 et les diver-gences au sujet de la poursuite ou non dela grve des enseignants, la dclarationrappelle d'abord la promesse solennellefaite lors de la dernire AG que le CNESne sera ni brad ni livr n'importe quidans le noir. Nous tiendrons jusqu' ceque la situation soit claire pour tout lemonde, pour passer le flambeau au col-lectif des adhrents. Quelques jours peine aprs le non-lieuprononc par la justice en faveur du co-ordinateur local, et avant cela un verdictfavorable aussi dans l'affaire opposant lasection au rectorat de l'universit deConstantine, le bureau semble s'tre d-fauss d'un certain nombre d'ennuisalors que les prises de bec avec les dissi-dents ne sont plus d'actualit. Aujour-d'hui, ajoute la dclaration, il y a eu suffi-samment de dcantation et suffisammentde recul pour que chacun sache qui estqui. Nous estimons que nous avons plus redouter que les enseignants soientabuss. Une note de regret accom-pagne le texte concernant le manque deconscience de la part des adhrents d'uneresponsabilit individuelle dans la dci-sion et dans l'action. Il n'y a rien de plus surprenant que devoir des universitaires assistsdansleur opinion. Les dmissionnaires n'ontpas manqu non plus de tirer sur des d-lgus dissidents anims seulement pardes luttes intestines, troites et insen-ses, la reconfiguration de l'appareilCNES en oubliant le but. Le prochaincongrs cre un enjeu et suscite les pr-parations pour le positionnement, un jeudans lequel les dmissionnaires se disentdsintresss. Cependant, la nouvelle situation va cer-tainement ajouter aux ennuis du bureaunational. Contact, hier, Ali Boukaroura,numro un du CNES, a reconnu que ava tre difficile de grer la situation Constantine 70 jours du congrs natio-nal. Il s'est dit contre cette dmissionmme si elle tait prvisible, mais au caso elle est accepte, il serait dans l'obli-gation de dsigner un bureau provisoirepour prparer une AG lective. Parailleurs, l'un des membres de la coordi-nation locale dissidente, M. Benelhadj, aexprim son tonnement devant cette d-cision qu'il a dit surprenante et contra-dictoire par rapport ce qui s'est passavant. Nouri NesroucheL e Conseil suprieur de la magistratu-re (CSM) se runira partir de de-main en session disciplinaire durant unesemaine, a-t-on appris de source judi-ciaire. Cette runion sera prside par lepremier prsident de la Cour suprme,Kaddour Berradja.A lordre du jour, 18 dossiers relatifs auxsanctions prises lencontre de magis-trats, soit pour faute professionnelle,abus dautorit ou leur conduite dans la gestion des affaires de justice dans le cadre de lexercice de leurs fonctions.A signaler que cette session devait se te-nir la veille de lAd, mais elle a t re-porte pour une date ultrieure en raisonde lvnement. Il sagit de la premiresession disciplinaire o prendront partdeux nouveaux magistrats, lun rempla-ant Kaddour Berradja, nomm laCour suprme, et lautre remplaant dellu du Conseil dEtat et de la Cour su-prme, admis la retraite. De mmequil sagit de la premire runion la-quelle assisteront de nouveaux membresdont le reprsentant du prsident de laRpublique. Il est galement importantde signaler que cette session intervientjuste aprs le bureau permanent, installil y a 20 jours, un instrument vivementdemand par le syndicat pour ter lachancellerie la gestion de la carrire desmagistrats dsormais pleinement du res-sort du CSM.Il reste cependant le problme du sigede cette haute instance, toujours logedans le btiment du ministre de la Justi-ce. Pour des raisons dindpendance, lesmagistrats exigent quelle soit autono-me. Pour linstant, aucune infrastructurena t mise la disposition du CSM. Denombreux syndicalistes voient en lanouvelle composante du CSM un pre-mier pas vers lindpendance du conseil,en attendant une rvision du statut desmagistrats pour lever les quivoques enmatire de retraite de ses reprsentants,de lorganisation de ses structures etautres points jugs en dphasage par rap-port aux vraies rgles dindpendance dela justice. Salima Tlemani El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 6L A C T U A L I T Suite de la page 1Il tait environ 15h30quand nous sommes ar-rivs, le 17 janvier2007, l'aroport d'In Sa-lah en provenance de HassiMessaoud. Les signes ap-parents d'un dsenclave-ment patent sont, d'ores etdj, visibles ici au niveaude l'infrastructure aropor-tuaire, distante de quelque3 4 km de la ville. L'aro-port ne dispose que d'unepetite baraque qui sert desalle d'accueil aux visi-teurs. Le salon d'honneur,adjacent cette salle, nes'ouvre que pour les offi-ciels. Les procdures d'em-barquement se font encoremanuellement. Le dcorn'est pas le mme que celuique nous avons vu,quelques heures aupara-vant, l'aroport de HassiMessaoud o pour transi-ter, le passager doit avoirun laissez-passer. Et enco-re, le prcieux ssame n'estpas dlivr pour tout lemonde. On ne donne pasun laissez-passer tout lemonde. Il faut que le de-mandeur prsente les mo-tifs de son dplacementdans la rgion. Ce n'est pasune zone touristique, nousdclare un policier rencon-tr l'aroport de HassiMessaoud. LE GAZ : BNIDICTIONOU MALDICTION ?Les mesures de scuritsont trs rigoureuses danscette infrastructure. Noustions contraints de remplirles fichiers de police deuxfois. Il est tout fait nor-mal. La zone est strat-gique et mrite une scuri-t maximale, a prcisencore le policier. La ville dIn Salah res-semble plutt un hameauperdu entre les dunes del'immense dsert. Pourtantla rgion dort sur des tr-sors. Elle est l'un deschamps les plus riches duSahara en gaz. Toutefois, larichesse ne profite pas sescitoyens. Les jeunes de largion, qui ont exprimleur rvolte contre ledsuvrement et la misrequi rongent leur quotidienpar des meutes en 2002,demeurent toujours dansl'expectative. Mais leur at-tente risque de durer enco-re longtemps. En attendant,ces jeunes dambulentdans les rues sablonneusesde la ville. L'attente risquede durer des annes encore.Les postes d'emploi sontrares. Le seul salut pour eux estde se faire embaucher parl'une des entreprises tran-gres activant dans leschamps de gaz. Pour celaaussi il faut matriserd'abord l'anglais. Les gensne travaillent que dansl'administration ou dansl'enseignement. Il n'y a pasd'autre opportunit d'em-ploi, a affirm un jeune,vendeur de cigarettes quenous avons rencontr aumarch des fruits et l-gumes du centre-ville. L,mis part les quelques pro-duits de l'artisanat local, lamarchandise qui s'y vendest importe du Nord. G-nralement, les fruits et l-gumes, proposs des prixsimilaires ceux pratiqus Alger, proviennent deGhardaa, une wilaya limitrophe. A part la qualit des pro-duits, les prix sont prati-quement les mmes queceux pratiqus au Nord, aprcis Mohamed, vendeurdans ce march depuis5 ans. Les lieux semblentdserts. Le march taitpresque vide lorsque noussommes arrivs vers16h30. Les gens ne sor-tent qu'aprs 17h. En plus,ils sont rares ceux qui vien-nent s'approvisionner, a enchan notre interlocu-teur. In Salah souffre, selonses habitants, de plusieurscarences. En sus du ch-mage, la ville semble livre la merci des vents desable. Un danger menaant pourles populations. Selon levice-prsident de l'APC, ily a mme des familles quiont perdu leurs maisons,car elles ont t enseveliessous le sable. In Salah estsitue dans couloir connupar le soulvement desvents de sable, notammentdurant les mois de janvieret fvrier. Mme la RN1reliant In Salah Tam a tsouvent coupe par lesable, a-t-il expliqu. Laville, a-t-il ajout, demeureparfois coupe du mondedurant 2 3 jours. O sontdonc les richesses de cettecontre ? A LA RECHERCHE DE SPCIALISTES DE LA SANTLes recettes annuelles de lafiscalit ptrolire devanttre engranges par l'APCne sont pas pour amliorerle quotidien de la popula-tion. Pourtant les recettesexistent. Selon le P/APC,Labiadh Mohamed, lacommune a reu en 2003prs de 17 milliards de cen-times, en 2004, 15 mil-liards et en 2005, 13 mil-liards de centimes. En2006, nous n'avons rienreu, car les entreprisestrangres sont parties, a-t-il justifi.Le problme le plus pi-neux, compliquant encoreplus la vie des citoyens dInSalah, est l'eau sale. Letaux de salinit des eaux at-teint des niveaux trs le-vs (317 mlg/litre). Laconsommation de cette eauprovoque de nombreusesmaladies, en particulierl'hypertension et l'insuffi-sance rnale. La mise en place par Briti-sh Petroleum de quatre sta-tions de dessalement d'eaua allg un peu les souf-frances des malades aux-quels on cde l'eau traitegratuitement. Cependant,le problme est loin d'trersolu, d'autant que le pro-jet de transfert des eauxsouterraines dIn Salahvers Tam ne profitera pas la population locale. Ce projet n'est pas destin In Salah. La seule choseque l'on peut gagner sontles postes d'emploi et lacration d'autres villes toutau long du trac du projet,a attest le P/APC. Ce dernier nous a mmesurpris en affirmant que InSalah ne souffre pas duproblme d'eau. Nousavons ramen de l'eau deFeggaret Ezzouar (est de laville). Il ne manque actuel-lement que le chteau, dontles travaux de constructionsont dj en cours, a-t-ilrenchri. Selon lui, la villesouffre de manque de spcialistes de la sant,plus particulirement degyncologues, d'orthop-distes Les malades doi-vent se dplacer soit Adrar (700 km) ou Ghar-daa (400 km). Devant cettemultitude de contraintesquotidiennes, les gens dInSalah se contentent de sa-vourer le calme assourdis-sant de leur ville M. M.LA POPULATION DIN SALAH ASPIRE TOUJOURS DES JOURS MEILLEURSMisre sur une terre richeIn Salah est lune des rgions les plus fournies du Sahara en gaz, mais cette richesse neprofite pas ses citoyens QUELQUES SEMAINES DU CONGRSDmission du bureaudu CNES ConstantineJUSTICELe CSM en sessiondisciplinaire demainPHOTO : D.R.El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 7L A C T U A L I T VISITE DE M. DEBR ALGERDes dputs plaidentpour le boycottLa visite en Algrie deJean-Louis Debr, prsi-dent de lAssemble na-tionale franaise et parmi lesprincipaux artisans de la loi du23 fvrier 2005, qui glorifie lecolonialisme franais enAfrique du Nord, na suscitaucune raction de la famillervolutionnaire. Ni lOrganisation nationale desmoudjahidine (ONM) ni cellesdes enfants de chouhada(ONEC et CNEC), encoremoins la puissante fdrationdes anciens condamns mort,nont jug utile de commenterla visite. Si les tlphones por-tables des responsables des or-ganisations cites taientteints durant la journe dhier,il ne faut pas omettre le faitquaucun communiqu traitantle sujet na t rendu public.Seuls quelques dputs ont d-clar avoir pris linitiative deboycotter toute rencontre aveclhte de Amar Sadani. Parmieux, Lakhdar Benkhellaf, d-put dEl Islah, qui souligneque son engagement neconcerne que sa personne. Lepeuple algrien n'oubliera ja-mais le gnocide commis parlarme franaise en Algrie de1830 1962. Il est dautantplus outr depuis la promulga-tion de la loi 23 fvrier 2005qui a t dfendue bec etongles par M. Debr, estimele dput. Et dajouter : Affi-cher son mcontentement propos de cette visite est le mi-nimum faire.Pour rappel, le Parlement alg-rien devait runir en juin 2005les membres de ses deuxchambres. Le but tait dadopter, avant le2 juillet de la mme anne(date de la clture de la sessionde printemps), une rsolutiondans laquelle il devait rpondreau Parlement franais. Le pr-sident de lAssemble populai-re nationale (APN), Amar Sa-dani, avait dclar lpoquequil tait en phase de concer-tation avec le prsident duConseil de la nation, Abdelka-der Bensalah. La rsolution na jamais vu lejour. Presque en mme temps,lONM, prside par Moha-med Cherif Abbas (RND),avait galement rejet cette loidans lensemble et dans le d-tail. Il faut rappeler que lOr-ganisation nationale des moud-jahidine (ONM) avait appel, la mme date, dans un commu-niqu, toutes les institutionsconstitutionnelles, les partispolitiques, les organisations,les unions, les associations etla socit civile lire attenti-vement le texte de la loi fran-aise du 23 fvrier 2005 et prendre la position adquatepour protger les sentiments(du) peuple et pour rester fid-le aux mes de nos martyrs etaux sacrifices de nos moudja-hidine. Djamel Zerrouk La venue Alger du prsident de lAssemble nationale franaise, undes artisans de la loi du 23 fvrier 2005 sur la glorification de lacolonisation, na pas fait ragir lONM.LAGHOUATBelkhademsvitC ontre toute attente etbien que disposant dela moiti des voix quecompte le collge lecto-ral, le candidat FLN, MihouEl Houari (P/APW), pour-tant favori, a perdu le si-ge de snateur face aucandidat MSP qui ne dis-pose que de 27 lus. y a eutrahison. Cest un affrontsagissant de la wilayadont est originaire le SG.La direction se doitdagir, dclarait-on.Connaissant Belkhadem,trop prudent pour se per-mettre dinterfrer dansles diffrends en son fief, Abada qua t confie la mission de dcider dessanctions et des mesures prendre. Une runion a ttenue mercredi dernier huis clos, en prsence desdputs de la formation,avec lappui des rapportstransmis la direction,manant du groupe FLN osont cits le prsident dela commission de wilayade restructuration et unmembre du conseil natio-nal comme tant les insti-gateurs de la campagnecontre le candidat FLN.Abada y a soutenu que lacommission de disciplinestatuera et que la sanctionminimale lendroit desmis en cause, cest quilsne peuvent plus prtendretre candidats et reprsen-ter le FLN. Outre le gel et probable-ment lexclusion de troiscandidats rfractaires,Abada, qui a confi quatre cadres centraux lamission de superviser larestructuration, aprs la dissolution de lacommission installe ceteffet, a tenu prciser que la composition deskasmas installes dansdes circonstances dou-teuses sera reconsidreen vue de linstallation dela mouhafadha avant la findu mois en cours. M. Z.AFFAIRE DES FTUS(EL ACHIR) Les auteurs prsums dudlit identifisLe mystre qui entourait la dcouverte de 14 ftus et 3 jambesdadultes, mercredi dernier, enfouis dans une dcharge de lacommune dEl Achir (10 km de Bordj Bou Arrridj), selonlenqute prliminaire de la Gendarmerie nationale, vient de livreren grande partie ses secrets. En effet, on apprend de sources scuri-taires que trois employs de la clinique prive dEl Achir, savoirladministrateur, lambulancier et un agent de service, en dtentionprovisoire pour les besoins de lenqute, devraient comparatredans les prochaines 48 heures devant le procureur prs le tribunalde Mansoura. Ils ont t identifis comme tant les responsablesdu transport des ftus vers lendroit cit en haut.Des tmoins oculaires auraient donn le signalement de lambu-lance qui rdait dans les parages des heures tardives de la nuit. Leresponsable de la clinique, dans une dclaration orale la presse,fait endosser la responsabilit son administrateur qui agit de sonpropre chef sans consulter la hirarchie, mais il reconnat que lescadavres sortaient de sa clinique. Cependant, il tient prciser queson tablissement ne pratique pas dinterruption volontaire degrossesse, contrairement ce qui a t colport par la rue, et revientsur la procdure suivre dans ce cas de figure qui va de lincinra-tion lenterrement. A rappeler quen plus des 8 ftus dcouvertsmercredi dernier, la brigade canine, dpche jeudi dernier, en adterr six autres aprs avoir pass au peigne fin la dcharge et sesenvirons. A lheure o nous mettons sous presse, le directeur de laclinique est toujours dans les locaux de la gendarmerie pour treentendu. Les habitants, sous le choc, suivent de prs lvolution delenqute. AEK DjerbahSIDI BEL ABBS Un berger enlevpar un groupe armU n berger g de 73 ans, B. A., a t enlev par un groupe arm,dans la nuit du jeudi vendredi, dans la rgion de Sidi Chab, lextrme sud de wilaya de Sidi Bel Abbs. Selon une source scu-ritaire, le septuagnaire a t surpris par quatre individus armsalors quil faisait patre son troupeau de moutons proximit de lafort de Takarouma. Une opration de recherche a t enclenche,hier laube, par les forces de lordre et des membres des groupesdautodfense de Sidi Chab pour retrouver la personne kidnappe,indique cette mme source. M.Abdelkrim GRANDE-BRETAGNE5Algriens suspectsde terrorisme acceptentd'tre extrads C inq Algriens souponns de terrorisme et dtenus en Grande-Bretagne ont accept d'tre extrads vers leur pays d'origine, aindiqu hier la tlvision britannique BBC. Ces cinq hommessont tous des terroristes prsums et certains auraient des liensavec des cellules terroristes extrmistes algriennes, a expliqula chane. Leurs avocats ont expliqu que les cinq hommes nepouvaient plus supporter cette dtention dure indtermine etconsidraient que leur seule option tait de rentrer chez eux. Lepremier quitter le territoire devait partir ds hier, a prcis laBBC, ajoutant que le gouvernement britannique avait pris desassurances que les hommes ne seront pas maltraits leur retouren Algrie. Ils font partie d'un groupe de 27 trangers dtenus par-ce qu'ils sont considrs comme reprsentant une menace pour lascurit nationale britannique. Certains d'entre eux seraient dte-nus en Grande-Bretagne sans procs, depuis plus de quatre ans. LUTTE CONTRE LES FAUX MOUDJAHIDINEUne association est neE n dpit des dmentis successifs du ministreen charge du secteur et du secrtaire gn-ral de l'ONM, l'affaire des faux moudjahidineest loin d'tre enterre. Les dernires sortiesmdiatiques de Mustapha Bougouba et du co-lonel Ahmed Benchrif, insistant sur la nces-sit d'assainir les rangs des moudjahidine, ontremis l'affaire en question au devant de la sc-ne. En effet, des officiers de l'ALN, des ex-cadres de l'Etat, des enfants de chouhada, deshistoriques et des moudjahidine semblent dci-ds prendre en main la question. Ces derniers ont, l'issue d'une runion orga-nise hier Alger, dcid de crer une associa-tion pour dbusquer les usurpateurs du titre demoudjahid. La runion s'est tenue, selon Be-nyoucef Mellouk, ex-cadre du ministre de laJustice, connu pour tre le principal dnoncia-teur des magistrats faussaires, au domiciledu colonel Ahmed Ben Chrif. Ce premier conclave, auquel ont pris gale-ment part des dlgus des six wilayas histo-riques, a permis, selon notre source, de dga-ger un bureau provisoire compos de sixmembres pour cette association dnommeAssociation de lutte contre les faux moudjahi-dine. Prsid par le colonel Ahmed Benchrif, cebureau est compos galement du colonelMustapha Abid (ex-responsable de la wilayaV) du docteur Nabila Benboulad (fille du cha-hid Mustapha Benboulad), de Amar Melah(fils du chahid Ali Melah), de Bensad Ahmed(ex- responsable de l'Association des enfantsde chouhada) et de Benyoucef Mellouk(moudjahid et ex- cadre du ministre de la Jus-tice). Cela dit, les concepteurs de cette associationcomptent amorcer leur travail partir d'Oran(wilaya historique V) o ils tiendront des r-unions et des confrences autour de la questionde faux moudjahidine. Des rencontres simi-laires sont galement prvues Blida (IV), Tizi Ouzou (III), Khenchela (I), Skikda (II) etBiskra (VI). Objectif : installer des bureaux rgionaux pourcette association. Pour revenir la l'ide de lacration de cette association, tout a commenclorsque Benyoucef Mellouk a t approch pard'importants acteurs de la rvolution algrien-ne. J'ai accept parce qu'il y a volont deprendre en main srieusement ce dossier, adclar M. Mellouk. Licenci de son poste de chef de service ducontentieux au ministre de la Justice, Melloukfera deux fois de la prison pour avoir os d-noncer les faussaires qui ont touch toutes lesinstitutions de l'Etat. Aujourd'hui, il affirmedtenir 132 dossiers qui concernent des ma-gistrats faussaires ainsi qu'une liste de 328noms, dont les dossiers ont disparu. En 2004,le ministre des Moudjahidine, Mohamed Ch-rif Abbas, a reconnu l'existence de 10 000 fauxmaquisards. Un chiffre qui semble drisoiresi on s'en tient aux observateurs qui se sontprononcs jusque-l cet effet. R. BeldjennaEl Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 7ANNABA INFOAvoir ltat de la cantine scolaire dewilaya, les lus qui accompagnaientle wali dans sa visite de travail etdinspection, mardi dernier, nont pas man-qu de se poser au moins une question :Par quel miracle, des intoxications ali-mentaires ont-elles pu tre vites dans lescoles. Un tat des lieux excrable. A par-tir de ce qui ressemble un centre bactrio-logique, tous les ingrdients pour un pota-ge de microbes taient runis en ce lieu.Cest partir de l que sont servis 1200 re-pas chauds pour les tablissements sco-laires de Annaba. Ceux qui y activent sem-blent stre accommods des relents de cet-te cuisine. La puanteur des lieux, malgr lecoup de balai spcial visite, a suscit r-probation et condamnation des lus et descadres de la wilaya. Quelle que soit lacharge de travail de cette infrastructure dela direction de lducation, cela ne doit pastre pris comme argument pour justifierlinjustifiable, considre un de ces lus.Dans des conditions dhygine des plus dplorables eten labsence de tout spcialiste de la dittique, sontquotidiennement prpars les repas chauds destinsaux lves. Interrog sur la dmarche raliser pourlapprovisionnement des stocks, le responsable decette grande cantine a rpondu le plus normalementdu monde : Nous nous dbrouillons au jour le jour,par-ci par-l. La scne aurait t particulirementcocasse en dautres circonstances et pour une autrecatgorie de consommateurs. On nen est videm-ment pas l. Dans la dcomposition actuelle de la ges-tion des deniers publics et des risques encourus sur lasant de nos enfants, la situation de cette cantine sco-laire de Annaba apparat comme tant un dossier ou-vrir pour une enqute approfondie sur sa gestion.Lnervement de Brahim Benghayou, wali deAnnaba, et sa raideur volontairement provocante de-vant le gestionnaire des lieux sont annonciateurs demesures appeles tre prises. Lon est arri-v jusqu sinquiter de labsence des re-prsentants des parents dlves dans le sui-vi de cette cantine. Si lon se rfre la r-ponse faite par le gestionnaire au wali, lesapprovisionnements seffectueraient sansappel doffres tel que stipul par la rgle-mentation. En clair, pour prparer les 1200repas, lon achte chez le copain du coin, duvoisin lointain ou du cousin germain et peuimporte la qualit pour peu que soit remis lafacture ou le bon pour. Cest en tous les caslinterprtation donner aux propos du ges-tionnaire en rponse linquitude du wali.Une cantine donner des nauses aux plusaffams et qui active depuis des annes loinde tout contrle des services comptents dela wilaya y compris celui des services delhygine et de la salubrit publique, il y a dequoi se poser des questions sur la compten-ce des responsables locaux. La situation so-ciale et le niveau intellectuel des parents des1200 lves bnficiaires du repas chaudnont pas permis ce jour dinscrire sur le registre unequelconque raction. Pourtant, des parents avaient eu sinquiter de ltat de sant de leur enfant souffrantde douleurs au ventre, avec une forte fivre et des vo-missements. Pas une seule fois ils ne lirent les souf-frances de leur progniture une intoxication alimen-taire. Le remde de grand-mre ou une automdica-tion a suffi calmer les esprits. Lela Azzouz La puanteur des lieux, malgr le coup de balai spcial visite, a suscit rprobation et condamnation des lus et des cadres de la wilaya.LES AUTORITS DE WILAYA SUR LE TERRAINCantine scolaire ou centre bactriologique ?UN NOUVEAU SIGEPOUR LAPW Quils restent ou quilspartent la fin de leur mandat expiration en avril 2007, leslus de lAssemble populairede wilaya auront eu lasatisfaction de marquer dunepierre blanche leur passagedans cette institution. Au-deldes oprationssocioconomiques quils ontannuellement prconises oulances destination de lapopulation, ils ont galementdcid de construire un sigepour lAPW. Le dossier estbien ficel avec la mise enplace dune enveloppefinancire de 40millions dedinars. Il nattend plus que lechoix du terrain soit la citFLN, Beni Mhaffeur ou proximit des Tours duBelvdre. Pour beaucoup, lacit du FLN pourrait savrerun choix judicieux. S. B.CONFRENCE-DBATSUR LA GRIPPE AVIAIRE Jeudi dernier, le public a tconvi une journe portesouvertes sur la grippe aviaireorganise par le dpartementde biologie de luniversitBadji Mokhtar encollaboration avec les 2associations estudiantinesBioclub et Pharmaclub et leservice infectieux de lhpitalDorban Annaba. Abrite par lepalais de la culture et des artsMohamed Boudiaf, lamanifestation a attir unegrande foule. Y ont tdbattus lors de confrencesdbats improvises, lesaspects de ce flau loriginede la perte de nombreusesvies humaines travers lemonde. Cette journe desensibilisation se veut unealerte sur la ncessit duneplus grande vigilance pourviter notre pays dtreconfront, jusquici pargnpar la grippe aviaire, aux piresproblmes. M. C. H.870 EMPLOIS CRS EN 2006 El Bouni, la commune qui arussi ponger totalementson dficit financier et sassurer un bon matelasfinancier en 2006avec plus de350millions de dinars dansses caisses, a galement prisen charge le dossier emploi.Aprs avoir procd aurecrutement, dans un cadreou un autre, 870dentre euxen 2006, ses services ontfrapp toutes les portes desentreprises publiques etprives pour en caserdautres. Beaucoup ontrpondu favorablement, entreautres la direction rgionaleAir Algrie. La conventionsigne entre les deuxinstitutions portait sur lerecrutement, pour une duredtermine, dune quinzainede bagagistes durant toute lapriode de plerinage auxLieux Saints de lIslam. Uneautre convention a t signeavec lInstitut dhtellerie deBou Sada pour la formation,financirement assume parlAPC, de plusieurs jeunes. M. C. H.1798 LOGEMENTS RURAUX EL BOUNI Nettoyage par le fond L e constat tabli par les autorits locales sur la situation de plusieurstablissements scolaires dans la wilaya de Annaba est alarmant.Durant leurs diffrentes visites, ces dernires ont pu enregistrerdes dfaillances, telles que des murs et des plafonds menaant deseffondrer, des lves non chausss, dautres sans presque rien sur lapeau et dpourvus darticles scolaires. Des enseignants confronts labsence de moyens de transport contraints de dbourser plus que leursalaire mensuel pour rejoindre quotidiennement leur poste de travailloign. Des coles sans eau, sans sanitaires et parfois sans lectricit.Elles ont galement enregistr labsence dhygine lintrieur de bonnombre dtablissements du secondaire et du moyen. Il a fallu donc auxautorits locales plusieurs semaines pour arriver la conclusion que lesecteur de lducation ncessite un nettoyage par le fond. Elles avaient euen tte cette folle gestion du subliminal collectif. Ces autorits ne sont pasarrives comprendre que dans ce secteur stratgique, o les pouvoirspublics ont inject une rglementation aussi sertie de sens, claire deconnotations sonores, o les concepteurs y ont patiemment dos lchorespectif de la vie scolaire, lon ait pu atteindre un niveau de dgradationaussi avanc. Durant pratiquement toutes les tapes de la visite des 11communes et les 3 dernires de Annaba, lon a essay de cacher enmontrant, de montrer en cachant et de dissimuler en dplaant. Lon arendu hommage en agressant lintelligence et adress des complimentssonnant comme des gifles et des injures. Cela a t bel et bien le cas toutau long de ces longues escapades par monts et par vaux effectues par ladlgation de wilaya. Ses membres taient, presque chaque arrt, invits une collation. Le wali a explor et investi les coles, les salles de classeset mme les sanitaires. Il na nglig aucun coin et recoin. Il a interrog etsest interrog sur telle ou telle autre insuffisance, dfaillance fuite deresponsabilit. Il a exprim sa satisfaction des chefs dtablissementsscolaires pour les efforts quils ont consentis pour rendre leurtablissement plus performant. Il en a menac dautres au regard delabandon total qui caractrise leur cole, collge ou lyce. M. F. GadiLE FAIT DU JOUR !!! !!!! ""!! !!!# ! ! !! !!!! !!! "! ! $"! % ! ! """ " " " ""!" ""! ! "" ! """ ! !!! ! ! " "! & " "!"' " $ $"! " %( % !! !"!! "! " "" "!"!!!" " %"" " )"!" """"!" ! !" "! !" ! ! ! "!!! ! ! ! ! ! ! " ! "!" ! !!" ! ! " $ ! !"!!&$ ! !"! " !"! "% !! &" !" " "" ""! "! ! &"! "" !"" * ! !"!(! !! ! " ! " !! !!! "!!! !!!" !!"!" !!!! ! !!!! ! "! !! " ""! !! " ""! !! ! !" !!! ! !!! " ! !!! ! " !!! " + !"! ""! "! )"! !"! "! !" ! ! &"! !!! !!! !! ! !! !" !!!"! !!!) "! & ! ) ! "! " !"%% ! !!! !! !!! ! " !!!! ! "! ""!!! $ ! ! ""!!!" ! ! "!!!" !! ""! !"! !! !"! " ! !" !!! ! !! !!! ! !" " ! )!!!" ! !!!!"! !!! "!! " """ ! ! ! ! !"" !! ! % !!! ! ! "" ! & " ! " ! " ! ! ! " " ! ! " ! ! ! ! ! !! ! " ! ! ! ! ! " ""! %"! ! !"" " ! !! ! !" ""! !! ! ! !!!! " ! ! !!!!!! ! " ! !" !! ! ! " "! ! ! ! " ! ! ! !" ! !!! "! ! !! ! ! ! ! ! ! " ! ! " !" ! " " !, ' ! " " " ! ! !' ! ! ! ! !" !!, !" !! !! ! !(! ! % " + !! "! !! !" ! !& ! !! ! " """! ! ! *""" "" " $" " ! " ! "! ! !" " !"! &" )! ! ! " " " ! " " " " " ! ! " ! " " " " !" ! " ! ! "" "" " " " ! LANCEMENT DE LOPRATION 100 LOCAUX PAR COMMUNE F inalement, aprs plusieurs moisdattente et de reculade, la directionde lurbanisme et de la construction deAnnaba lance la deuxime tranche delopration 100 locaux commerciauxpar commune. Pour le moment, rienne transparat de la premire tranchequi devait permettre des jeunes deplusieurs communes, autres queAnnaba, de faire leurs premiers pasdans le commerce lgal. De Chetabi El Bouni et de Berrahal An Berda enpassant par El Eulma et Chorfa, lon nediscute que des locaux commerciaux.Ils sont attribus au prix symbolique des candidats dont les dossiers auraientfait lobjet dune tude approfondie.Les siges de commune sont quoti-diennement assigs par les jeunes larecherche de la moindre informationsur ces locaux et sur les critres rem-plir pour en bnf icier.Particulirement Annaba, ville com-merante o le moindre carr despaceavantageux cote cher. Les 2 avis dappel doffres pour la ra-lisation de la 2e tranche. Huit com-munes sur les 12 sont concernes :Annaba (100 locaux), El Gantra SidiAmar (50), cit 1er Mai El Bouni (25),Oued El Aneb (5), Zaoua Chetabi(5), Seradi (10) dont 5 Roumanetteet 5 An Barbar, Bensalem Miloud Trat (5), El Khoualed Berrahal (5).Il sagirait de la suite de loprationdont la premire tranche avait t lan-ce il y a quelques mois. La communede Annaba a hrit de la plus grossepart puisquil lui a t accord 300 lo-caux commerciaux. Samy B.G lobalement, la commune dElBouni, lune des plus impor-tantes en densit de population dupays, a bnfici dun programme de1798 logements ruraux. Cette com-mune est galement celle o il existeune forte concentration de bidon-villes et de familles dmunies im-plantes dans une vingtaine de locali-ts et agglomrations. Sidi Salem,Gharbi Assa, Bouzaroura I et II, 1erMai, Chaouli Belgacem, AnChouhoud, Allelick en sont les plusconnues. Ils sont rpartis travers les20 agglomrations, dont GuerbiAssa, Bouzaroura I et II. Le pro-gramme a t lanc depuis plusieursannes, dont 318 logements en 2003,380 en 2004 et 1100 en 2005. Bienque les dlais de ralisation dpas-sent rarement les 18 mois pour la plu-part des projets, ce jour pas un seullogement rural na encore t rcep-tionn. Tout autant que dans les autrescommunes, largument du conten-tieux foncier est avanc pour justifierle retard. Le refus des attributaires deprocder au paiement de leur quote-part financire est un autre justificatifque les structures de lEtat mettentsur la table lorsquon leur parle de re-tard. Adnne D.El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 8 C O N O M I EALGRIE-RUSSIEUn projet gazier de plusde 3milliards de dollarsLes discussions entre l'Al-grie et la Russie sur lesquestions nergtiquesont dbut hier Alger entre leministre de l'Energie et desMines, Chakib Khelil, et le mi-nistre russe de l'Energie et del'Industrie, Victor Khristenko,qui effectue une visite officiellede quatre jours. La visite du mi-nistre russe rpond celle qu'aeffectue, Chakib Khelil, enRussie au mois d'aot 2006.Pour le ministre de l'Energie,cette premire visite du mi-nistre russe intervient dans lecadre du dveloppement desopportunits de cooprationexistantes, dans l'change desexpriences et le renforcementdu partenariat entre Sonatrachet Gazprom dans diffrents do-maines, y compris la commer-cialisation du GNL. Les discus-sions d'hier se sont concentressur des points prcis tels que leprojet de dveloppement d'unprojet gazier entre Sonatrach etle consortium russe composde Rosneft et Stroytransgas.La compagnie nationale deshydrocarbures, Sonatrach, et leconsortium russe avaient rali-s au mois de fvrier 2006 uneimportante dcouverte de gaz condenst dans le bassin d'Illizisur le primtre de Gara Tisselit(bloc 245). Le consortium rus-se avait obtenu le bloc au moisde fvrier 2001 lors du premieravis d'appel d'offres organispar l'Algrie. Le test effectusur le rservoir OrdovicienUnit IV-3 a donn sur duse1/2 : 11 751 m3/h de gaz et 2.97m3/h de condenst avec unepression en tte de 133 psi. Cet-te dcouverte tait la seconderalise dans le bloc 245 parl'association Sonatrach-Ros-neft-Stroytransgaz. La premi-re dcouverte avait t annon-ce au mois de mars 2004. STABILIT DU MARCHAu cours des essais, le puitsavait produit dans les rservoirsOrdovicien et Dvonien un d-bit cumul d'huile lgre de180 m3/j avec une paisseur de60 m environ. TAKW-1 tait ledeuxime puits for sur le pri-mtre par le consortium. Lepremier puits qui a montr desrsultats positifs a t terminle 28 dcembre 2003. La pro-fondeur atteinte par chacun desdeux puits avoisinait 2500 m.Selon Chakib Khelil, l'autorisa-tion du dveloppement du gise-ment sera donne le plus ttpossible et les travaux sont trsavancs, d'aprs les experts.Nous pensons que ces gise-ments doivent tre dveloppsle plus tt possible, car c'estdans l'intrt de l'Algrie et deSonatrach et aussi dans l'int-rt des entreprises russes, aindiqu le ministre en estimantque le projet pouvait ncessiterun investissement situ entre 3et 4 milliards de dollars. Jus-qu' prsent, l'investissementdes deux socits russes dansl'exploration a t de 66 mil-lions de dollars. Vu l'importance du projet, ilsemble que la visite du ministreest conue pour acclrer leprojet. M. Khelil a indiqu queles deux parties vont dfinir, la fin de cette visite, un cadrede dialogue et de cooprationau niveau des ministres avec lasignature d'un mmorandumd'entente et aussi un cadre desuivi de cette coopration quicible des projets concrets dansles domaines de l'exploration,de la production, de transport etde la commercialisation duGNL. Le ministre a indiquque l'Algrie et la Russiecontribuent travers leur pro-duction de gaz et de ptrole l'approvisionnement du mondeet la scurit de cet approvi-sionnement. De son ct, le mi-nistre russe a soulign que cetterencontre, qui intervient aprsla visite du ministre algrien Moscou en aot dernier, et quia abouti la signature de deuxmmorandums d'entente entreSonatrach et Gazprom et Sona-trach et Loukoil, devrait per-mettre de dvelopper la coop-ration dans des projets concretstouchant toute la chane ner-gtique. Notre objectif principal est dedvelopper la coopration bi-latrale dans tous les domainesnergtiques allant de l'explo-ration, exploitation jusqu'autransport et la commercialisa-tion, a dclar M. Khristenko.Pour le ministre russe, cetterencontre pourrait contribuerau dveloppement des relationsbilatrales dans le domainenergtique et contribuerconsidrablement la stabilitdu march international del'nergie et au renforcement dela scurit nergtique mondia-le. cours de cette visite, le mi-nistre russe de l'Energie, ac-compagn de dirigeants descompagnies ptrolires et ga-zires russes, doit visiter lesinstallations du gisement gaziergant de Hassi Rmel et cellesdu complexe GNL d'Arzew. Ala f in des entretiens, ChakibKhelil a cart encore une foisl'ide d'une Opep du gaz qui estinconcevable, vu la spcificitdu march gazier. Lies SaharL 'essor qu'a connu la consommation de laviande congele notamment depuis2004 est en phase de prendre une dimensionindustrielle. Les investisseurs commencent sy intresser de prs et une nouvelle unitindustrielle vient de voir le jour. SimpexAfric pntre le march avec un nouveauproduit qu'est la viande hache surgeleKoft. Installe sur la zone industrielle deRouiba, l'usine de Simpex a ncessit un in-vestissement de 200 millions de dinars pourl'acquisition des quipements, la construc-tion de l'usine, l'amnagement d'un entreptde stockage de 5500 m3 ainsi que 16 ca-mions frigorifiques. La capacit thorique installe est dunetonne par heure. D'aprs Sad Abbas Turki,DG de Simpex Afric, le projet est parti del'ide de donner une valeur ajoute la vian-de congele importe. Constatant la crois-sance que connat la demande de la viandehache congele, Simpex Afric a entreprisd'acqurir des quipements de hachage etl'installation d'une usine rpondant auxnormes de qualit en vigueur en Europe.L'usine en question est dote de lignes auto-matises liminant pratiquement toute ma-nipulation manuelle de la viande congelejuste au moment du dballage. Quant l'ori-gine de la viande, Abbas Turki, souligne queson entreprise dispose d'un employ perma-nent au Brsil charg de superviser les op-rations d'importation partir de la slectiondes btes abattre puis le rite d'abattage se-lon les prceptes de l'Islam jusqu' lembar-quement dans des containers frigorifiques -18. Alors que les parties choisies contien-nent moins de 20% de matire grasse. L'en-treprise importe, actuellement, 50 t de vian-de congele par semaine. Le process defabrication garantit une scurit totalepour le consommateur, selon le patron deSimpex Afric,qui ne manque pas de prciserque des rgles strictes sont observes, parti-culirement en ce qui se rapporte la chanede froid. Des mouchards indiquant en per-manence la temprature sont installs dansles containers, l'usine, l'entrept de stockageet les camions de distribution. Au niveaudes revendeurs finaux, il n'existe pas pourl'instant de moyens de contrle, a fait sa-voir le patron qui annonce linstallation pro-chaine de mouchards dans les conglateurs.Nanmoins, rassure-t-il, le produit est em-ball dans un pacage aseptis dveloppspcialement pour ce genre de produits. Demme des prlvements quotidiens sonteffectus par les vtrinaires relevant despouvoirs publics et les analyses de l'Hurbalet de l'Institut Pasteur, confirme le bureaud'hygine de Rouiba. M. Zentar La visite du ministre russe rpond celle qu'a effectue Chakib Khelil en Russie au mois d'aot 2006.SALON DE LEMPLOIPlus de 500micro-entre-prises attendues Elles seront quelque 530 micro-entreprises, reprsentant 20secteurs d'activits, prendre part la 4e dition du Salon na-tional de la micro-entreprise (SNME), prvu partir d'au-jourd'hui pour une dure dune semaine au Palais des expositions(SAFEX) Alger. Cette manifestation sera une oportunit pour lesjeunes promoteurs, bnficiaires du dispositif de l'ANSEJ, de pr-senter leurs entreprises, leurs produits et services raliss. Elle seveut, selon l'ANSEJ, un stimulant pour les jeunes chmeurs dsi-reux de crer leur propre entreprise. Ce salon sera aussi, prcise lamme agence, un espace d'information et d'change d'exp-riences et favorisera les relations d'affaires et les contacts entre lesjeunes chefs d'entreprise et les oprateurs conomiques. Cinqgrands espaces sont programms dans cette manifestation dont unrserv aux produits et services des micro-entreprises et un autrepour la prsentation du parcours de l'ANSEJ et des procdures decration de la micro-entreprise. Les dispositifs de cration d'emploi(CNAS, CNAC, ANEM) seront au rendez-vous pour exposer leursdiffrents programmes de prise en charge des jeunes, notammentdans le domaine d'insertion professionnelle. Ce salon verra gale-ment la participation des banques publiques, de la douane, de laChambre algrienne de commerce et d'industrie (CACI), des ser-vices du registre du commerce, ainsi que des impts. Il est parailleurs prvu cette occasion la signature de plusieurs conventionsentre l'ANSEJ et certaines universits afin de permettre aux jeunesde crer leurs micro-entreprises dans des secteurs rpondant auxbesoins de ces structures, notamment dans l'entretien, lhygine etlamnagement des espaces verts. D'autres conventions seront ga-lement signes entre l'ANSEJ et des entreprises du secteur cono-mique pour dfinir les crneaux porteurs dans le domaine de lacration de micro-entreprises. Des ateliers de formation sur le mar-keting et la communication sont organiss au profit de jeunes pro-moteurs de micro-entreprises cres dans le cadre du dispositif del'ANSEJ. Cette opration-pilote a concern les jeunes promoteursdes wilayas d'Alger, Tizi Ouzou, Boumerds, Tipaza et Blida, pr-cise lANSEJ. L'objectif de cette formation est d'inculquer auxjeunes exposants les meilleurs gestes de la communication, les m-thodes efficaces dans l'installation des stands et la bonne prsenta-tion de leurs produits pendant l'exposition. R. Bel.ASSURANCEGras Savoye s'implante en Algrie G ras Savoye, premier courtier franais en assurance, annonce lacration d'une filiale en Algrie. Linformation nous a tconfirme par le secrtaire permanent du Conseil national des as-surances, Abdelmadjid Messaoudi. Dnomme Gras Savoye Alg-rie services, la filiale interviendra essentiellement dans le consul-ting en gestion des risques. Considrant que la rglementationalgrienne en matire d'assurance rserve l'activit de courtage enassurance aux personnes physiques ou morales de nationalit alg-rienne rsidant en Algrie, Gras Savoye Algrie services orienterases activits vers les mtiers de risk management, d'audit, deconseils, de prvention, d'assistance la gestion des risques, ainsiqu' la formation. Plusieurs secteurs sont cibls, selon le site webspcialis, largus de l'assurance, en particulier l'environnement. Ils'agit d'intervenir dans des oprations de fusion-acquisition et de fi-nancement de projets. Le processus d'installation est en bonne voiedans la mesure o le premier responsable de la filiale est dj enplace. Phillipe Fallet est charg de mettre sur pied la structure enformant l'quipe de cadres qu'il slectionnera Alger. Le groupeGras Savoye a ralis, en 2005, un chiffre d'affaires de 436 millionsd'euros et compte 3300 collaborateurs en France et travers lemonde. Disposant du premier rseau de courtage avec plus d'unetrentaine d'implantations en France mtropolitaine et outre-mer,Gras Savoye est galement prsent l'international avec une pr-sence directe dans 29 pays et dans 100 via l'accs au rseau de sonpartenaire Willis. En Algrie, en dpit de l'interdiction de l'activitde courtage, les groupes d'assurances internationaux manifestentun intrt grandissant pour le march national. Cardif El Djazar,filiale de BNP Paribas assurance, est le premier investir le secteuren Algrie. Pour rappel, le secteur des assurances est rgi, depuis2006, par de nouvelles dispositions modifiant la loi de 1995. La loia engag une politique douverture de nature favoriser les inves-tisseurs. La nouvelle loi prvoit la mise en place d'une commissionde surveillance afin d'encourager la modernisation du secteur et desuperviser l'ensemble des oprations pour la protection des intrtsmutuels de l'assureur et de l'assur. La nouvelle loi approuve, parailleurs, le concept de bancassurance. M. Z.SIMPEX AFRICLa viande hache congele s'industrialiseChakib Khelil Victor KhristenkoSad Abbas Turki, DG de Simpex AfricEl Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 9S A N T LE CONSEIL DE LORDRE DES MDECINS DNONCEHidjama et roquia prolifrentdans les cabinets mdicauxSuite de la page 1Le premier souci est donclapplication de larticle 204du dcret excutif 95/276 du6 juillet 1992 portant code dedontologie mdicale qui stipuleque nul ne peut exercer laprofession de mdecin sil nestpas inscrit au tableau, et considreainsi comme en exercice illgal dela mdecine, ceux qui sy drobent.Et l le chiffre est dautant plusrvlateur quil concerne 80% desmdecins, explique le docteurGaceb Mostefa, prsident duconseil de lOrdre des mdecins dela rgion de Ghardaa et vice-prsident du conseil national delOrdre des mdecins qui, tout enreconnaissant que ses confrressont devenus hors de contrle,entend bien user de sesprrogatives pour interpeller,rappeler lordre et traduire devantla commission de disciplinergionale tout rcalcitrant. Reste laquestion du nombre qui est detaille, sachant que linscription etla rinscription des mdecins quise fait aprs saisie officielle desdirecteurs de la sant na pasfranchi les 10% depuis sonlancement et a largement dpassles dlais lgaux.LE CITOYEN, MAILLON FAIBLE DE LA CHANELtendue gographique de la zonecouverte par le conseil rgional, ledclin de la culture dorganisationordinale au sein de la communautmdicale et le peu denthousiasmede certains responsables de la santpour la mise en pratique de la cam-pagne de rinscription seraient lesprincipales causes de ce dsintrtapprend-on. En parallle, la ror-ganisation interne, une campagnemdiatique travers la presse etnotamment les radios locales vou-drait toucher le citoyen.Mais la campagne en cours vou-drait surtout sensibiliser au rle duconseil de lOrdre dans la gestiondes conflits qui opposent le maladeau mdecin et lclairer sur la pos-sibilit de saisir cette instance encas de contentieux comme voie derecours avant dopter pour les ins-tances judiciaires car lerreur m-dicale ne peut-tre individualiseet cerne que par un conseil desmdecins qui sanctionne en cas deconstatation dune erreur.Ainsi, une dizaine de plaintes ontt dposes dont trois dj ttraites lors de la premire sessionde la commission rgionale de dis-cipline tenue en dcembre 2006 Ghardaa. Interrog sur les inter-ventions faites par les mdecinsspcialistes privs qui oprent dansle secteur public et se font payerpar les malades, le prsident rgio-nal du conseil de lOrdre indiqueque quatre plaintes de citoyensvont tre tudies lors de la pro-chaine runion du conseil. Il raf-firme la position du conseil qui nefait pas le policier mais intervientsur plainte du citoyen en droit de lasaisir chaque fois quil se sentls. Le docteur Gaceb prcise,par ailleurs, que le code de donto-logie ne prvoit pas le convention-nement des mdecins privs avecles secteurs sanitaires car le bi-jambisme nentretient que flou etamalgame, dit-il mais le besoinen spcialistes est si urgent que laseule voie de recours tait ce typedaccord. Laffectation de quelque200 mdecins travers les cinq wi-layas du Sud-Est a combl un vide,mais na pas rsorb les disparitsdans la couverture mdicale entreles wilayas du nord du Sahara etcelle de lextrme sud. La commis-sion des statistiques prpare unrapport dans ce sens et propose deprendre lavis du conseil delOrdre, vu sa connaissance relledu terrain et des besoins des popu-lations. Cette situation motive unestratgie dorientation qui pourradsormais conseiller les mdecinsdsireux de simplanter sur lechoix de leur installation par rap-port au nombre dhabitants et laprsence ventuelle dautres prati-ciens dans la mme spcialit.HIDJAMA, ROQUIA ET MDECINS TRANGERSCLANDESTINS ! La propagation de la mdecine pa-rallle est plus que jamais dactua-lit. Hidjama, roquia et pseudo-acupuncture font lgion, vu la fortedemande enregistre Ouargla, Ghardaa, Laghouat et Toug-gourt. Des rgions o la culture lo-cale favorise la mdecine tradition-nelle et parfois le charlatanisme. Etl, questionn sur ce genre de pra-tiques en usage, le docteur Gacebinsiste sur la teneur de larticle 45du code de dontologie mdicalestipulant clairement que le mde-cin sengage prodiguer ses ma-lades des soins de qualitconformes aux donnes rcentesde la science, dautant plus quenotre pays a rsolument opt pourune mdecine moderne et univer-selle en rupture avec la mdecinearchaque. Notre interlocuteur af-firme que le conseil a recens lescabinets et cliniques mdicalespratiquant ces soins et en a informles directions de la sant. A Ouar-gla, des visites inopines sont encours et une pseudo-clinique, si-tue en plein centre-ville, vientdtre ferme aprs le constat dumanque des rgles les plus lmen-taires dhygine ainsi que la pra-tique de la hidjama. Dautres cabi-nets o cette pratique est notoiresuivront Ouargla comme dans lesautres villes, aff irme-t-on auconseil qui veut un assainissementradical de la profession. Dautresproccupations importantes prva-lent en ce moment de renouveau oil a t constat la venue de plu-sieurs dlgations de mdecinstrangers pour effectuer desconsultations spcialises ou desinterventions au niveau des cli-niques prives de la rgion. Le pr-sident du conseil rgional delOrdre qualif ie ce phnomnedexercice illgal de la mdecineet de la chirurgie pratiques pardes mdecins trangers qui vien-nent titre individuel en dehorsdune coopration intergouverne-mentale et de toute rglementationen vigueur. Il va sans dire quecest le citoyen qui paye les cons-quences nfastes des interventionslourdes dont le suivi mdical post-opratoire nest souvent pas assurpar ces praticiens qui quittent lepays avec de largent illgalementperu. Paralllement, une vague derecrutements douteux de mdecinsest observe dans les socits p-trolires trangres Hassi Mes-saoud, Hassi Rmel et In Am-nas, videmment sans inscriptionau tableau. Selon un rapport duconseil de lOrdre, ce sont des mul-tinationales renommes qui sins-crivent impunment en dehors detoute rglementation en employantdes mdecins recruts en tantquinfirmiers, dautres emploientdes infirmiers ou secouristes agis-sant en tant que mdecins qui assu-rent actuellement des permanencesmdicales. Comme tout un chacunpeut lobserver, linstallation descabinets de mdecins ainsi que lapose de leurs plaques ne rpond aucune logique. La commissionexercice et qualification de lOrdreprtend pourtant tre en mesure dematriser sous peu le nombre de ca-binets privs dans le mme quar-tier, le mme immeuble, et par rap-port au libells. DES MALADES EN ATTENTEDUNE CHOGRAPHIECONTRAINTES DURINERDANS UN JARDINIdem pour les indications et lesqualif ications libelles sur lesplaques des cabinets mdicauxdont certaines comportent le titrede mdecin gnraliste rehaussdune spcialit auto-accorde, dela pratique illgale de lchogra-phie ainsi que dautres qualifica-tions importes selon des diplmestrangers ou des stages individuelsnon reconnus par la commissionexercice et qualification de lordre.La confusion des plaques est telleque le citoyen ne sy retrouve pas,tant les lieux de pose sont invrai-semblables et leurs dimensions d-passent allgrement les 25 cm x 30cm rglementaires. Lautre point noir des cabinets pri-vs du Sud est celui de ne rpondre aucun standing. Un concours ducabinet le plus laid pourrait tre or-ganis dans une ville comme Ouar-gla o la dsolation des lieux est unsummum dans des endroits oulhygine est le grand absent et lesmurs en dcrpitude lendroitmme ou le patient stend pourtre auscult. Des malades en at-tente dune chographie sontcontraintes duriner dans un jardin,dautres supportent tant bien quemal la poussire repoussante dansdes btisses en nette dgradation.La position du conseil de lOrdreest celle de remettre cette proccu-pation somme toute lgitime au d-nouement des problmes lis lapratique mdicale en tant que telle,mais le docteur Gaceb promet desy pencher au plus vite et les man-quements constats sanctionnspar des proportions de fermeture la DSP. H. A.L es travaux des Journes algro-franaises ayantpour thme La clioscopie gyncologique ontpris fin hier, lhpital Mustapha Pacha, au service degyncologie obsttrique, avec une srie derecommandations. Une intervention a tprogramme au cours de la mme journe pour unkyste ovarien. Lors de ces deux journes, le dbat aport essentiellement sur les cas des maladestraites dans les diffrents centres hospitaliers. Lagrossesse extra-utrine a t le thme phare de cetterencontre. Au terme de ce work-show destinexclusivement la formation, le troisime du genredans le service, les spcialistes sont tombs daccordsur la mise en uvre dun consensus de prise encharge et l'laboration d'un registre national sur lagrossesse extra-utrine (GEU), pour valuer cettepathologie et tudier ses causes. Outre le traitementpar la voie mdicamenteuse, la cliochirurgieconstitue, selon le Pr Addad, chef de service degyncologie lhpital Mustapha Pacha, letraitement le mieux indiqu pour ce type demaladie. Il a signal que depuis juin 2006, unequarantaine dinterventions par clioscopie ont teffectues dans le service pour diffrentes affectionsdont deux sur des adolescentes pour des kystesovariens. Une mthode trs souvent adopte auregard de ses avantages pour les femmes opres. Latechnique de la cliochirugie, dans laquelle 250chirurgiens sont forms travers le territoirenational, permet d'amliorer la qualit de vie de lapatiente, signale le Pr Addad qui recommande sonapplication dans tous les hpitaux, car performante,et reprsente la solution biologique et psychologiquepar excellence, a-t-il dit. Daprs lui, elle permet derduire considrablement les cots de prs de deuxtiers des dpenses et le sjour dhospitalisationavant dexpliquer que la grossesse extra-utrine(GEU), qui constitue une urgence dans les services dematernit, est en nette augmentation en Algrie.Elle constitue, a-t-il ajout, une urgence dans lesservices de maternit, et reprsente un grand risquepour la femme enceinte qui peut dcder des suitesd'hmorragie. La grossesse extra-utrine est lafcondation de l'ovule dans les trompes de Fallope, etqui entrane l'clatement de ces trompes et gnreune hmorragie pendant la grossesse, a-t-onexpliqu. Pathologie lourde, en nette rgression dansles pays dvelopps, la GEU doit tre radique dsles premiers mois de la grossesse, entre huit et dixsemaines, a affirm le Pr Addad. Les mdecinsrecommandent dans ce cas, le diagnostic prcoce dela grossesse, mais les femmes arrivent laconsultation un stade avanc du dveloppement deleur grossesse parce que les mdecins consults nel'ont pas dcele temps, a-t-il dplor. Lesfacteurs de risque sont les infections microbiennes, letabagisme et la contraception, et peut aussi survenirdes suites d'une intervention chirurgicale, sontunanimes dclarer les praticiens. Les symptmes dela pathologie sont surtout la douleur pelvienne enpremier lieu chez 80% des patientes. Cette rencontrequi a runi 200 praticiens venus de toutes les wilayasdu pays, a prcis le Pr Addad, sinscrit dans le cadredes cycles de formation en la matire au profit desmdecins spcialistes. Ce qui reprsente pour lui, undes aspects les plus importants dvelopper dansson service. Il est essentiellement important pourmoi de former que doprer, dira-t-il. Djamila Kourta HPITALBENI MESSOUSJournes mdico-chirurgicales les lundi et mardiLe centre hospitalo-universitaire de Beni Messousorganise ses 11e journes mdico-chirurgicales leslundi et mardi prochains 22 et 23 janvier lhpitalde Beni Messous. De nombreux thmes seront dbattus. Une dizainede tables rondes sont programmes et quiporteront, entre autres, sur le droit mdical, leslymphomes chez lenfant, la rhinite allergique, etc.Lensemble du corps mdical est cordialementinvit. GYNCOLOGIELa clioscopiepratique courante lhpital Mustapha ORAN INFOEl Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 9La wilaya dOran verra la concrti-sation, en 2007, de plusieurs pro-jets structurants dans le domainede lindustrie halieutique, lexempledu futur laboratoire rgional de contrledes produits de pche, apprend-on desources proches de la direction de wi-laya de la Pche. La ralisation de ce la-boratoire devra rpondre aux exigencesde la matrise du secteur et des lois r-gissant la production halieutique. Le la-boratoire sera appel intervenir direc-tement dans le champ du soutien audveloppement conomique des pro-duits de pche et de laquaculture. Lespays voisins, qui jouissent dune bonnelongueur davance dans le domaine dela pche, ont, depuis longtemps, adoptles technologies productives halieu-tiques plagiques. Le laboratoire decontrle des produits de pche est unedmarche obligatoire qui rpond ausouci de (nous) aligner sur les pays quicomptent essentiellement sur les ri-chesses des fonds maritimes, particuli-rement les poissons des eaux profondescomme le calmar et la raie, observe unresponsable de la direction de la Pche.La comparaison avec des pays commela France, la Norvge et lEspagne, les-quels ont export 400 millions de dol-lars de produits de pche, ne laisse pasindiffrents les professionnels du sec-teur de la pche et de laquaculture. Audel de ce constat, cest toute la poli-tique de la pche quil faut revoir, lalumire des techniques de productionhalieutique qui se font ailleurs. Le projetde ralisation du laboratoire de contrleest inscrit dans le programme (2006-2009) de modernisation du secteur ha-lieutique. Dot dune enveloppe finan-cire de 2,48 milliards de dinars, il estappel effectuer des contrles prio-diques de la pche, tant quantitative quequalitative. Par ailleurs, le secteur de lapche bnficiera galement de projetsstructurants lis lactivit directe de lapche. ATELIERS DUSINAGEIl sagit de la ralisation dunits de fa-brication de glace, du renouvellementdes anciens quipements des ports depche, de la cration dateliers dusina-ge de bateaux de pche et de maintenan-ce. Un projet de ralisation dun musemaritime est aussi programm en 2007,dont lemplacement est prvu dans levieux quartier de la Marine, Sidi Elhouari. Concernant les projets de miseen valeur des ports de pche dOran etdArzew, il a t dcid lagrandisse-ment des aires daccostage de 230mtres (Oran) et de 400 mtres (Arzew).Enfin, une enveloppe financire va-lue 137 milliards de centimes sera d-bloque par le ministre de tutelles pourla ralisation de labri de pche situ Kristel. Ce projet est loin de faire luna-nimit parmi les professionnels de lapche en raison de son emplacementparticulirement expos aux courantsdair qui soufflent de lOuest. A.Br.INDUSTRIE HALIEUTIQUEDes projets structurants ltude Le ministre russe de lnergieaujourdhui ArzewLe ministre russe de lnergie Viktor Khristenko,accompagn dune dlgation reprsentant lesresponsables des socits du secteur des hydrocarburesde son pays, en loccurrence le vice-prsident deGazprom, Alexandre Medvedevera, et de hautsresponsables des groupes ptroliers et gaziers Loukol etRosneft, est attendu aujourdhui Arzew. La dlgationqui sjourne dj en Algrie depuis mercredi visitera lazone industrielle, notamment les complexes GL4Z, GNL1et GNL2, apprend-on de source interne. Des entretiensavec les responsables de Sonatrach et les directeurs descomplexes sont galement prvus durant cette journede travail. D. B.Dernire info Le futur laboratoire de contrle sera appel intervenir directement dans le champ du soutien au dveloppement conomique des produits de pche et de laquaculture.U ne association franco-espagnole Restauration sansfrontires doit sjourner, partir de lundi, Oran, an-nonce-t-on auprs du muse Ahmed Zabana. Selon le di-recteur de cette structure, qui a bnfici lan dernier detrois milliards de centimes pour des travaux de rnovation,le sjour de cette dlgation spcialise dans la restaurationdonnera lieu des visites dtablissements culturels etautres sites et vestiges historiques. Il est prvu des ren-contres avec des membres dassociations locales chargesde la prservation et de la restauration du patrimoine. Ladlgation se rendra par exemple sur les hauteurs de la ville,au fort de Santa Cruz qui fait lobjet actuellement de tra-vaux de restauration et de confortement pour un montant detrois milliards de centimes. Sur place, une rencontre seraorganise avec les membres de lassociation Bel Hori-zon. En plus des alas du temps, le patrimoine historiquede la ville a connu ces dernires annes des actes de vanda-lisme, notamment les monuments et les vestiges espa-gnoles. Lors de leur sjour, les jeunes spcialistes euro-pens discuteront des moyens mettre en oeuvre pourdventuelles aides financires ou matrielle ainsi que pourun programme de formation pour les besoins de ces opra-tions de prservation. Ils se rendront galement au niveaude lEcole Rgional des Beaux arts dOran qui vient de lan-cer une formation pour la restauration duvres dart. T.K.RESTAURATION 3 MILLIARDS POUR SANTA CRUZT outes les voies menant au march populaire de Mdina Dj-dida ont t boucles, hier matin, par les services de poli-ce, lesquels ont effectu un contrle de situation de plusieursdizaines de personnes. Cette opration coup de poing sestsolde par larrestation de plusieurs individus recherchs parles forces de police, au grand soulagement des commerantsdu quartier. Les forces de scurits ont procd au bouclagedes rues adjacentes au boulevard Ahmed Zabana, proximitdu muse ponyme. Pratiquement toutes les personnes sus-pectes ont fait lobjet dun filtrage pointilleux. Aux alen-tours immdiats du boulevard Ahmed Zabana, un imposantcortge de vhicules banaliss de police bloquait les pointsdaccs nvralgiques du march populaire, lieu pris desvoleurs de tout acabit. Au cours cette opration de contrledidentit, des suspects ont t apprhends par les lmentsde la police en vue dun examen de situation approfondi. Cet-te opration a galement permis aux policiers dinterpellerdes individus recherchs dans le cadre daffaires lies au vol la tire. Auparavant, un voleur qui tait sur le point de soulagerune mnagre de son porte-monnaie, a t pingl par les ser-vices de scurit. Selon des informations recueillies auprsdun inspecteur de police, une trentaine dindividus ont t ar-rts dans le cadre de cette opration coup de poing pour unexamen de contrle minutieux. La plupart des voleurs arrtsau cours de cette opration, sont originaires des localits avoi-sinantes de la ville dOran, ajoute notre interlocuteur. A.Br.SCURITOpration coup de poing Mdina DjdidaFFOORRMMAATTIIOONN SSUURR LLEE MMAANNAAGGEEMMEENNTTPrvu initialement pour le mois dedcembre dernier, le sminaire deformation portant sur le management deprojet n'aura finalement lieu qu'aucourant de ce mois. Assure par lebureau conseil Somentic-systems, lachambre de commerce et d'industrie del'Oranie, cette formation qui va durer du28 au 30 janvier est destineexclusivement aux chefs de projets,ingnieurs de projets, administrateursde projets, responsables et ingnieursde production et aux responsables demaintenance. Les objectifs sontmultiples savoir, apprhender lefonctionnement en mode projet, saterminologie et ses spcificits, mettreen oeuvre une conduite de projetcomplte. A. I.OOUUVVRRAAGGEESS CCOONNTTRREE LLEESS IINNOONNDDAATTIIOONNSS Des travaux de protection contre lesinondations au profit de plusieurscommunes de la wilaya seront lancespar la direction de lhydraulique. Unepremire opration pour un montant de26 milliards de centimes sera engagedans la commune dEs-senia. Unesomme identique a t galementdgage pour des travauxdassainissement de plusieurs localitsde cette commune de plus de 100 000habitants ainsi que linstallation desrseaux dalimentation en eau potable travers les nouvelles zones ruralesdhabitat. Dautre part, trois localits dela dara de Gdyel, lest dOran, viennentde bnficier dune enveloppe de 15milliards de centimes pour des travauxdassainissement ou dadduction deaupotable. En plus du chef-lieu de dara,ces oprations touchent galement lescommunes de Benfrha et de HassiMefsoukh. T. K.L e premier festival berbre de la culture, de lamiti et dutourisme aura lieu Oran du 22 au 26 janvier prochain,indique-t-on auprs de lassociation Numidia. Ce festival,organis par cette association culturelle locale, avec leconcours des directions de la Jeunesse et des sports, de laCulture, du TRO et de la Cinmathque, aura pour cadre lepalais des arts et de la culture (PACO). Le programme arr-t pour les cinq jours danimation donnera lieu des expo-sitions sur lart berbre, notamment pour ce qui est des bi-joux, de la poterie, du travail sur le bois et de la peintureainsi qu des projections de films dexpression amazighe.Il est galement prvu un cycle de confrences et de posieavec la participation de potes et hommes de lettres berb-rophones. T.K.CULTURE FESTIVAL BERBRE DU 22AU 26 JANVIERL APC de Bir El-Djir prvoit de ramnager son sige etquelques antennes administratives. Elle envisage gale-ment de renforcer ses services par des quipements infor-matiques. Une opration dinformatisation bnficieradune enveloppe financire dun montant de 4 millions dedinars. Un montant de 6 millions de dinars sera rserv aurenforcement de lclairage public. Une somme identiquesera alloue lopration de revtement de la chausse quitouchera plusieurs quartiers de la commune, savoir HaSidi El-Bachir, Ha Khemisti et Ha Belgad. Pour le secteurde lducation, il sera affect, pour lacquisition de mobi-liers scolaires, des crdites de lordre de 3 millions de di-nars. Notre source indique galement quune enveloppe de4 millions de dinars sera consacre pour la rhabilitationdes deux stades que compte la commune. Il sagit du stadede Ha Khemisti et celui de Ha Ben Daoud. Z.KenzaBIR EL-DJIR RELOOKAGE DE LA COMMUNELes aires daccostage des ports de pche seront agrandiesPHOTO : D. R.EN BREFLa dernire visite effectue, le 8 novembre2006, par le wali travers la commune deStif a t ponctue par l'inscription d'im-portants projets raliser dans le cadre du PCD(programme communal de dveloppement) ousectoriel. Aucun secteur n'a t laiss en rade. Ala lecture du document n'ayant, faut-il le rappe-ler, pas fait l'objet d'une large diffusion, les 71projets : environnement (4), hydraulique (9),travaux publics (9), ducation et formation (6),culture et formation professionnelle (6), infra-structures commerciales (4), sant (3), jeunesseet sports (11), urbanismes (13) et infrastructuresadministratives (7) et pour lesquels une envelop-pe de 6,5 milliards de dinars a t dbloque, se-ront-ils dans leur totalit raliss dans les dlais? Les chances fixes entre deux et trois moisseront-elles respectes ? La ralisation de certaines infrastructures (ly-ces, coles d'une annexe de la bibliothque na-tionale, le march de gros de fruits et lgumes,clibatorium, d'une cour de justice, d'une colede police) sera acheve dans 18 mois au pire descas. Afin de gonfler le programme, on ne s'estpas empch de consigner la rhabilitation del'cole primaire des frres Berchi, ferme depuisdes lustres. L'tablissement sera-t-il fonctionnelds septembre prochain ? D'autant que les enfants ducentre-ville s'entassent au niveau de l'cole Amardjia(ex-cole laque), ayant elle aussi besoin d'un lifting.Le document fait tat de l'amnagement de 8 terrainsdevant abriter des marchs de proximit et de 3autres pour les marchs quotidiens. Les lieux d'im-plantation des marchs n'ont pas t rendus publics.L'on parle aussi de la dlocalisation de la poissonne-rie jouxtant le CEM Bakhouche. Le stade des 500 Logements, qui a fait couler ces derniresannes beaucoup d'encre et de salive, est ins-crit en pole position dans le chapitre rserv ausport et la jeunesse. La ralisation de cinq autres forages, d'une an-nexe de la bibliothque, d'un march de gros,d'un centre de transfusion sanguine, d'une an-nexe de l'Institut Pasteur, la rhabilitation desterrains extrieurs de l'Opow sont les autresprincipaux points de cet ambitieux program-me et pour lequel les pouvoirs publics ont misle paquet. La rhabilitation et le renforcementen bton bitumeux de 10 boulevards(Hachour Lahcne, Cheniti El Hadj,Amrouch Hocine, Bahri El Khier, Cheikh ElAfa, Bougarne Bachir, Lafa Ahmed,Bendakha Mouloud, Gessab Bachir etd'autres) seront l'ordre du jour. Les citoyenssont en droit de savoir sur quels critres ont tchoisies ces artres et que dautres ont t lais-ses en rade ? Notamment, les chausses decertaines cits-dortoirs qui pataugent depuis lanuit des temps dans la gadoue l'hiver et lapoussire l't. L'on se pose la question aussi sur l'opportunitd'inscrire la radio locale au titre du PCD.Devant l'ampleur de telles oprations, une simplequestion nous taraude l'esprit, les chargs de l'ex-cution d'un tel programme, seront-ils la hauteur etau rendez-vous ? Kamel B.STIF INFOSix milliards de dinars pour An El FouaraBOUGA : DBRAYAGED'INTERNESLes lves internes dutechnicum Assa Haddaji deBouga, chef-lieu de darasitu 45 km au nord-ouestde Stif, ont, et de vive voix,exprim jeudi leur courrouxvis--vis des mauvaisesconditions d'tudes(hbergement, restaurationet hygine). Pour attirerl'attention des responsablesdu secteur, les grvistes ontferm le portail, empchantainsi leurs camarades et lesenseignants de rejoindre lesclasses de cours. Sollicit par nos soins, lenouveau directeur del'ducation, qui s'estdplac le jour-mme sur leslieux, dit : Nous nemnagerons aucun effortpour rpondre aux dolancesde nos enfants. Il devrarencontrer aujourd'hui toutela famille du technicumprcit. L. HammachiUN CENTRE CULTURELEN RADELes travaux de ralisation ducentre culturel de Bouga,lancs en 1996 et dont ladure ne devait pas excderles 12 mois, font 10 ansaprs du surplace. Les 20 millions de dinarsdbloqus en 2006 pourl'achvement des travauxn'ont pas t, en fin decompte, d'une grande utilitpour un tel projet faisantdfaut la masse juvniled'une rgion manquant,cruellement, d'espaces deloisirs et d'panouissement,d'autant que cette frange dela population sollicite travers ces colonnesl'intervention du wali afinqu'il mette un terme cetterocambolesque situation quigreffe les caisses du Trsorpublic qui n'a pas besoin d'un autre trou... L. H.GARE ROUTIRE,DITES-VOUS ?L'endroit faisant office degare routire est dpourvu dela moindre commodit. Setrouvant au centre de Bouga,ce point de passage destransporteurs des 17 communes de la rgionnord et de transit avec le chef-lieu de la wilaya, et n'ayantde gare que le nom, d'autantqu'elle est rige sur unesuperficie ne dpassant pasles 400 m2 fait piti. En sus del'exigut, les lieux manquentd'abribus, de vespasiennes etd'un minimum deprestations. L'tat de la chausse laisse dsirer. Pis encore, le terrainjouxtant la station, qui estutilis comme dchargepublique, altre un peu plusl'image de la cit qui mritemieux : Une agglomrationcomme Bouga, et enurgence, a besoin d'une gareroutire digne de ce nom. Onattend avec impatiencelinscription d'une telleopration, dira en guise derponse le P/APC. L. H.PLUSIEURS PROJETS DE DVELOPPEMENT SERONT RALISSLE FAIT DU JOURPas de rponse L es communauts universitaire et mdicale, la socit danssa globalit, ont perdu la semaine dernire un rudit ausens noble du terme. Sans avertir et emportant avec luitous les secrets relatifs sa fonction de pharmacien en chef duCHU de Stif, le professeur A. Merouane, l'humaniste qui a luttcontre vents et mares, quitte ce bas monde. Durant des mois, et leplus souvent seul, contre le silence coupable de ses interlocuteursn'ayant aucun moment daign lui rpondre, l'minent professeur(bac + 17, deux doctorats d'Etat, 3 accrditations internationales etplus de 30 ans d'exprience en la matire, excusez du peu) n'acess de tirer la sonnette d'alarme sur les retards enregistrs dansla signature des bons de commande se rpercutant invitablementsur, d'une part, les approvisionnements et les stocks d'un CHU vocation rgionale, de l'autre, la correspondance du 16 novembre2006 s'apparentant un testament illustre nos propos. Ne faisant,et en aucune manire, de la chefferie une gratification ou unepromotion sociale, le professeur, ayant de surcrot et surtout ungrand sens de la responsabilit, n'a pas manqu travers la missivesus-nomme d'attirer l'attention de ses interlocuteurs Courrier lire pour comprendre la situation des approvisionnementsn'ayant hlas rien vu et entendu. Ne laissant rien au hasard, ledfunt met les 24 et 27 juin 2006 le doigt sur la plaie(approvisionnement). Pas de rponse. Le 11 juillet 2006, il revient la charge pour mettre en exergue la gestion de la pharmacie. Pasde rponse. Quatre jours plus tard, ce professeur d'un autre genre(une espce rare et le mot n'est pas fort) s'intresse la prise encharge par les traitements ambulatoires. Pas de rponse.Quarante-huit heures aprs (17 juillet 2006), il transmet uncomplment aux traitements ambulatoires n'obtenant aucunementun bien meilleur sort. Pas de rponse, tout comme la questionrelative aux molcules spcifiques. On se contente de cesexemples sachant que l'espace ne nous permet pas de vous fairepart d'autres SOS et cris de dtresse adresss (au nombre de 7) du24 juillet 2006 au 24 septembre 2006, et ayant t frapps d'unefin de non-recevoir. N'tant pas prophte en son pays, le gnreuxprofesseur ayant, 30 ans durant, fait du soulagement des maladesson seul et unique cheval de bataille, prend cong de ces pas derponse ne devant rester ternellement sans rponse, car il y vade la sant d'autrui El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 9L es patients atteints de surdit et les mdecins ORL deStif attendent que l'on se rappelle de leur existence etque l'antique Sitifis puisse bnficier du programmed'implant cochlaire qui est lanc par le ministre de laSant. Les concerns s'interrogent sur la faon dont seragr ce programme, sur les critres de choix des patientset aussi sur qui pratiquera l'acte chirurgical. Constantine at choisie pour grer le programme l'est du pays. Lescliniques ORL des CHU n'ont pas les capacits ni la matrise des techniques chirurgicales nile personnel spcialis pour ce genre d'intervention. 90 % des patients de diverses wilayasdu pays (Constantine, Annaba, Djelfa, Laghouat, Ghardaa, Ouargla, Bjaa) sont pris encharge par les cliniques prives de Stif. Il serait souhaitable que ce programme soit pris enmain par les praticiens qui s'y connaissent et ont dj l'exprience ncessaire. La construc-tion d'une clinique spcialise, l'exemple de celles d'ophtalmologie et d'oncologie qui sonten projet El Bez, le ple universitaire et mdical des Hauts-Plateaux stifiens mettra peut-tre les choses sur les rails. En attendant un cho, les praticiens et les sourds prennent leurmal en patience. Nabil LalmiGALRE ET ATTENTE DES SOURDSKamel BeniacheAn El Fouara verra le lancement de plusieurs projetsPHOTO : D.R.L'HEURE EST L'INTERNETP lus de 3600 lignes d'internet de haut d-bit (Fawri, Easy ou Acila) ont t cou-les, en 2006, par Algrie Tlcom de Stif.La forte demande a t enregistre au moisde dcembre. La baisse des prix et la qualitde la connexion sont l'origine de l'engoue-ment des gens des hautes plaines sti-fiennes, de plus en plus friands du net qui sedploie travers de nombreuses contres dela wilaya. En plus de Stif et El Eulma, lesquipements d'Algrie Tlcom qui comptedoubler ou tripler au cours de l'anne encours les rsultats enregistrs en 2006, ontt installs Salah Bey, An Roua,Bouga, An Oulmne, An El Kebira, AnSebt, Beni Ourtilane, Bir El Arch, AnArnat et An Azel, soit 12 communes sur les60 que compte la wilaya, bnficient dsor-mais d'une connexion haut dbit. Le vieuxsystme du 15-15 est pour les internautesdes contres prcites dpass. LelaBenaniBENI OURTILANECOLRE DES CITOYENS L es citoyens de la localit de Beni Ourtilane (au nord de Stif) ont pour la nime foismis le souhait de voir les lieux de dbauche ferms, et ce, en signant une ptition quisera adresse au wali de Stif pour l'exhorter intervenir et ordonner la fermeture desditslieux qui mettent mal la quitude d'une rgion qui tient plus que tout son originalit.Rappelons que toute une campagne a t mene, en vain, par les notables de la rgion pourattirer l'attention des autorits sur les consquences dvastatrices que peut provoquer un telphnomne, pouvant nuire une frange de la population, la masse juvnile notamment enmanque de lieux de loisirs et de distraction. M.A. Aucun secteur na t laiss en rade Tous les projets inscrits devront tre raliss dans les dlais.90 % des patientssont pris en chargepar les cliniquesprives de StifL'opration de relogement des36 familles rsidant au n 158,rue Hassiba Ben Bouali, mardidernier, a failli tourner court. Deschauffoures ont t vite rprimespar les forces de l'ordre venues ennombre. Les services de la wilayadlgue de Hussein Dey, ayant super-vis l'opration, ont rquisitionn descamions et des employs des diffrentsEpic de wilaya pour mener bienl'opration. Laquelle entre, a assurSeddik Boucetta, le wali dlgu de lacirconscription, dans le cadre de l'op-ration de relogement des sinistrs dusisme du 21 mai 2003. Concernant cedossier prcis, notre interlocuteur aaffirm que l'opration est clturepour les seuls occupants des chalets.Ceux qui rsident toujours dans deshabitations classes rouge 5 serontrelogs. Faut-il rappeler que le walid'Alger, M. Addou, ainsi que le direc-teur gnral de l'OPGI de Hussein Deyet prsident du groupement des OPGI,M. Rhamia, ont assur que l'opra-tion de relogement des sinistrs dusisme a t clture ! Certaines des36 familles de la rue Hassiba BenBouali ont refus de rejoindre leursnouveaux appartements vers lesquelselles ont t affectes. Trois d'entreelles, habitant plusieurs dans ceshabitations, assurent qu'elles sont dci-des ne pas obtemprer la dcisiondu wali dlgu de Hussein Dey de lesrecaser dans le site de Zralda (ElQaria). Le wali dlgu est venu, pr-cisent nos vis--vis, tter le terrainet nous l'avions mis au courant denotre refus. Le relogement neconcerne pas le btiment du 158 toutentier, assurent-ils. Seuls les occupantsdes habitations se trouvant derrire lafaade qui donne sur la rue HassibaBen Bouali ont t touchs par l'opra-tion de relogement. Des rsidants fontremarquer que les logements ont tmis en vente au dbut des annes1980. Certaines familles ont achetleurs appartements et d'autres n'ont pule faire en raison du lancement du plande restructuration urbaine de la zonedu Hamma, initi en 1986. Cesmmes familles assurent galementtre les oublis des diffrentes opra-tions de relogement, inities depuis1986, alors que des indus occupantsqui se sont installs derrire le bti-ment en question ont t relogs dansdes sites mieux lotis. Ne contestantaucunement l'opration, les protesta-taires indiquent que les 180 logementsdu site de Zralda ne sont pas raccor-ds l'nergie lectrique, au gaz et l'eau. Ils sont, tout au plus, de type F3et ne sont pas spacieux. Se trouvant plus de 5 km du centre-ville, ils ne dis-posent pas des commodits nces-saires. Les vielles personnes maladeset les lves ptiront grandement decette situation, ajoutent-ils. Ayant enta-m une scolarit dans leur quartier, lescoliers seront grandement perturbset risquent de se retrouver dans desclasses dj bondes. Seddik Boucetta reconnat que l'optionretenue est un logement pour chaquefamille occupant un seul appartementsans tenir compte de l'clatement fami-lial. Ce responsable contestera la ver-sion des habitants selon laquelle leslogements ne sont pas pourvus decommodits. Quelque 15 familles duquartier ayant t reloges, il y a plusd'une semaine, sont satisfaites de leurslogements, indique M. Boucetta. Ilassure que des oprations de reloge-ment toucheront des quartiers duHamma. Nadir IddirALGER INFOEl Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 10LE TENNIS CLUB DEBACHEDJARAH RENOUEAVEC LES TOURNOISPour de nombreuxobservateurs, le complexe detennis de Bachedjarah estsauv de la dgradation.Aprs lachvement dunesrie de travauxdamnagement inscritsgrce lintervention de M.Guidoum, ministre de laJeunesse et des Sports, cetteimportante structure sportivea renou avec son lustredantan. Le tournoi fminininternational, organis souslgide de la Fdrationinternationale de tennis(WTA), du 6 au 19 janvier enest une preuve difiante.Cette manifestation, faut-il leprciser, a regroup 20 pays.Le continent africain a treprsent par lAlgrie etlAfrique du sud. Certainsvtrans ayant assist autournoi, ont affirm quelinternationale Y. Alkma abrill, mais elle a tlimine en termes de lapremire tape. La finale at remporte par laNerlandaise M. Grard.Satisfait du bon droulementde cette manifestationinternationale, lactuelprsident de la Fdrationnationale de tennis (FIT), lePr M. Djenas a dclar : Letournoi sest droul dans debonnes conditions grce auxefforts dploys par leministre, la Fdration,loco, la sret nationale et laProtection civile. A traverscette exhibition, nous visonsla relance du tennis national.Ce qui a permis auxentraneurs de dcouvrir lesjoueuses et nos sportivesdapprcier le niveauinternational pour mieux seprparer la prochaine Fed-Cup. Lamine B.Le relogement des sinistrs se poursuivra Des oprations de relogement toucheront, dans les prochains jours, les quartiers du Hamma.LE WALI DLGU DE HUSSEIN DEY CONFIRMEQ uelque 7000 commerants de la capitale ont t instruits der-nirement et de manire ferme dexercer le soir, au-del delheure o les rues dAlger sont inanimes. Une activit queles gestionnaires de la ville veulent inscrire dans leur calepin commeun appoint lvnement culturel arabe dont les cierges viennent dtreallums. Cest de bonne guerre, dans la mesure o loccasion est saisie la faveur dune manifestation pour sortir la capitale de sa torpeur. Sihier, dans Alger la Blanche, il faisait bon vivre le soir, de nos jours,la chape de plomb, de morosit et de monotonie psent de manirecriante sur la cit. Mais nous tenons faire croire lautre que la capi-tale prserve toujours les aspects dune ville imprgne dune atmo-sphre gaie et joyeuse. Histoire de montrer aussi nos htes arabes quela mdina de Sidi Abderrahmane Ethalibi est aussi effervescente dejour comme de nuit, comme les grandes mgalopoles des pays arabes...Que le quidam peut sattabler 11h du soir dans une terrasse de la rueBen Mhidi ou Didouche-Mourad comme il peut inviter ses amis siroter un th dans lavenue Mohamed V Casa ou les venelles deKhan Khalili du Vieil Egypte. Quil peut se pavaner en famille dans lesartres de Hassiba Ben Bouali, les rues de Bab Azzoun et ZoudjAyoun comme il arpente les rues tunisoises en toute quitude. Quilpeut faire une vire le soir, humer lair marin le long dune cte littora-le, sans avoir faire le pied de grue pour parquer son carrosse. Quilne doit pas se faire du mouron pour le moyen de transport public privqui, au-del de 18h, vous abandonne sur le bitume de la maudite sta-tion. Que le chauffeur de taxi ne vous snobe plus la nuit tombe etquil acquiesce, sans coup frir, vous conduire l o vous voulez !Que les petites gens peuvent aller se rincer les yeux dans un espaceartistique ciel ouvert comme dans le grouillant et lumineux DjamaEl Fna de Marrakech o saltimbanques et conteurs mettent en valeur lepatrimoine immatriel, au grand bonheur des touristes. Mais je me doisde me rendre lvidence, moi le cave, en me disant que tout est li.Que cela est une question de culture, me lance mon ami Kamel !Allumons les lampions !M. TchoubaneINSTANTANSIT-IN DEVANT LE SIGE DE L'APC DEL MOURADIAL es locataires au 93, rue BouremaMohamed tiendront, ce matin, unrassemblement devant le sige del'APC d'El Mouradia. Les neuffamilles qui occupent cette btissevoue la dmolition comptentdemander aux responsables locauxune enqute. La construction a tclasse rouge par le CTC au lende-main du sisme d'octobre 1989. Lemme classement a t retenu aprsles inondations de Bab El Oued(2001), le sisme de Boumerds(2003), et l'effondrement de l'htel duSquare (2005), ont assur les loca-taires. Cette classification a touchtrois autres btisses de cette rue alorsque quatre immeubles ont t classsorange. Toutes les btisses enquestion ont t reclasses rouge. Lesfamilles qui les occupaient ont tvacues. Il ne reste que nous, ontindiqu ces familles. Celles-ci sontactuellement en litige avec les pro-pritaires de l'immeuble qui veulentrcuprer leur bien. Elles risquentdonc de se retrouver la rue. D. Ch.HPITAUXURGENCES SAMU : (021) 23.50.50 Protection civile : (021) 71.14.14 Sret wilaya : (021) 73.53.50/53 Gendarmerie : (021) 76.41.97 Centre antipoison : (021) 96.49.63 Dpannage gaz : (021) 67.91.61/62 Dpannage lectricit (021) 68.55.00 Service des eaux : (021) 67.50.30 CHU Mustapha : (021) 67.33.33 CHU At Idir: (021) 62.99.48 CHU An Taya : (021) 86.62.44/72.45 CHU B. Aknoun : (021) 91.21.63 CHU B. Messous : (021) 93.11.90 CHU Birtraria : (021) 92.11.46 CHU Hussein D. (021) 59.82.00 CHU Kouba : (021) 58.90.14 CHU Bab El Oued : (021) 57.02.22 CHU Bologhine : (021) 95.86.02 CHU Banem : (021) 81.61.13 CHU El Harrach : (021) 52.24.00 CHU Belfort : (021) 52.53.25 CHU Drid Hocine : (021) 23.41.59/65 Hpital El Kettar : (021) 62.02.24/75.22 Clinique des Orangers : (021) 60.32.00 Hpital de traumatologie routire (El Harrach) : (021) 75.12.17 CPMC : (021) 66.66.68 HCA An Nadja : (021) 54.05.05 Institut Pasteur : (021) 67.25.11/96.07.07BELOUIZDADPORTES OUVERTES SUR LE LOGEMENTD es journes portes ouvertes sur lelogement seront organises entre le22 et le 25 janvier au centre culturelLakhdar Rabah, place du 11 Dcembre1960, Belouizdad. Cette manifesta-tion est organise par les services del'APC de Belouizdad, en collaborationavec les structures financires sui-vantes : la CNEP, la BEA, la BDL et leCPA. Selon un communiqu rendupublic par l'APC, des structures tech-niques prendront aussi part ces jour-nes. Il s'agit des EPLF de Bjaa et deBoumerds, les OPGI de Bir MouradRas, de Hussein Dey et de Dar ElBeda ainsi que la Caisse nationale dulogement (CNL). Le public aura l'occa-sion, lors de cette manifestation, des'enqurir des modalits d'acquisitiond'un logement de type social participa-tif notamment, et les aides proposespar la CNL et les possibilits de crdits,dits immobiliers, que proposent les ins-titutions financires qui seraient pr-sentes cet vnement. Les derniresjournes portes ouvertes sur le mmethme ont t organises, en dcembre2006, la maison de jeunes de Draria.Une activit qui a tourn court causedes dfaillances dans l'organisation, lemanque d'information autours de l'v-nement et l'absence de plusieurs insti-tutions financires concernes par l'oc-troi de crdits immobiliers. D. Ch.Contrairement dautres, ces familles auront enfin un toit o sabriterPHOTO : MALIKA TAGHLITEl Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 10R G I O N O U E S TUne convention de soins a t signe rcemment entre ladirection de la clinique mdicale Les Orangers et lesuvres sociales de la direction de lEducation. Elle portesur la prise en charge mdicale des travailleurs et enseignants dusecteur, notamment pour les interventions de chirurgie gnrale,de lORL, de la gynco obsttrique et dautres spcialits mdi-cales. A la faveur de ce document, le patient naura payer que50% de lacte mdical, le reste est la charge des uvres so-ciales, selon le responsable de la commission de wilaya desuvres sociales de lducation. Les 16 000 travailleurs et ensei-gnants du secteur sont concerns par ces dispositions qui ont djpris effet compter du 2 janvier dernier. A.Y.Dcentralisation de lagestion lAPCV u la dimension prise ces dernires annes, avec une popula-tion dpassant les 300 000 habitants, la commune du Chef-lieu de wilaya ncessite une nouvelle organisation et une adapta-tion de ses services publics aux nouvelles exigences. Ce besoinde dcentralisation vient dtre pris en charge par le ministre delIntrieur, puisquun nouveau schma de gestion a t dcid etsera appliqu dans les prochains mois. Cela a donn lieu la cration de trois directions trs distinctes,celles de ltat civil, de la rglementation gnrale et de la voirie,ce qui permettra sans doute damliorer la gestion et linterven-tion de ces services publics. Pour ce qui est de ltat civil, parexemple, lon apprend quun nouveau sige sera construit nonloin de celui de lAPC. Le choix de terrain et ltude techniqueont dj t effectus, selon notre source. Lactuel, bien quil aitfait lobjet dune opration de rhabilitation, savre trop exigupour contenir les nombreux administrs et rpondre au volumede travail auquel sont soumis les travailleurs communaux. A si-gnaler que lAPC de Chlef gre actuellement pas moins dune di-zaine de localits de grande taille, distantes les unes des autres deplusieurs kilomtres. A.Y.NAMADes projets pour rsorber le chmageP our une prise en charge efficace des projets confis aux com-munes, le rcent largissement de la nomenclature du PCD aintroduit des amnagements. Ainsi, la wilaya verra notamment laralisation dun centre universitaire, dun hpital de 120 lits, Mecheria, de la canalisation et des conduites dalimentation engaz naturel, An Sefra, de 10 000 units de logement rural, donttoutes la communes ont largement bnfici, ainsi que de plu-sieurs dizaines de km de rseaux deau potable et dlectrifica-tion rurale. Malgr linscription de tous ces projets, le peu den-gouement des investisseurs publics et privs a plong la wilayadans la prcarit conomique et sociale. Celle-ci na pu insrer dans la vie active un plus grand nombre dejeunes sans emplois. D. SmailiTINDOUFDes lycennes en dtresseN ous courons des risques, chaque jour, en sortant de cheznous le matin pour aller l'cole, se plaint un groupede lycennes habitant Ha Sellaga et ses environs. De ce quartiersitu la sortie Est, ces jeunes filles doivent traverser la moiti dela ville de Tindouf pour rejoindre leur lyce. Mais pour elles, leproblme n'est pas seulement cette longue distance parcourir,mais surtout la nuit qui rgne encore ce moment l. Quandnous sortons de chez nous, avant 8 heures, il fait nuit, c'est le noirtotal, expliquent-elles. En effet, Tindouf, le jour ne se lve pastt et pour arriver l'heure, faute de transport, ces jeunes fillessont obliges de se mettre en route de bonne heure, en pleine nuit,avec tous les risques que cela comporte. Les bus qui passent parnotre quartier ne s'arrtent pas parce qu'ils arrivent complets deHassi Amar, affirment ces lycennes, ajoutant qu'elles ont t, plusieurs reprises, poursuivies par les chiens errants qui infes-tent cette partie de la ville. Une fois, raconte l'une d'elles,deux de nos camarades ont d grimper sur des poteaux lec-triques pour chapper ces chiens. Ces jeunes lycennes,affrontant chaque jour l'inconnu, souhaitent qu'un moyen detransport soit mis leur disposition afin d'viter un ventuelet regrettable incident. M. Milagh CHLEFUne convention desoins lducationBCHAR2 796 cartouches de cigarettes saisies2 796 cartouches decigarettes de marqueLegend, produit de lacontrebande, ont t saisiespar la police Knadsa (25km de Bchar). Le 13 janvierdernier, vers 19 heures, aucours dune fouille routiniredune Renault trafic bordduquel circulaient deuxfrres, B.M et B.A, la police adcouvert ces cartouchesenfouies lintrieur duvhicule. Prsents lelendemain devant lemagistrat instructeur, lesdeux prsumscontrebandiers ont tcrous. M. N.RELIZANE Entrepreneursen stageLa maison Dar El Hanan d'ElMatmar aura abrit, cinq joursdurant, un cycle de formationde 45 jeunes entrepreneurs,en majorit engags par lesAPC et la DAS dans leprogramme BlancheAlgrie. Ce stage leurpermettra l'arrive de grerdes PME et de bnficier deprojets TUP-HIMO plusimportants, lancs depuisquelques annes par ladirection de l'Emploi desjeunes. Ce stage, parrain par ladirection des PME / PMI de lawilaya de Relizane, a tfortement apprci,notamment par 39 artisansentrepreneurs prsents quidsirent tre nouveau encontact avec leurs formateursqui les ont initis aux lois dela fiscalit, la matrise descahiers des charges et lagestion comptable del'entreprise. I. B.ADRARLADE simplanteLe gaspillage, la distributionanarchique, le pillage et lanon satisfaction des besoinsen eau potable des habitantsde la ville dAdrar vontcertainement trouver leursolution avec larrive delAlgrienne Des Eaux (ADE) Adrar. Aprs la dissolution delEPEDEMIA, la gestion deleau potable a t confie la rgie communale. M.Abdelsselam Belad, anciencadre de lhydraulique,frachement install la ttede lunit de lADE dAdrar,explique que son entrepriseassurera dsormais lagestion de la production, dutransfert, du traitement, dustockage, de ladduction et dela distribution et delapprovisionnement en eaupotable et industrielle. A. A.AN TMOUCHENTAlgrie Tlcoms ne rentabilisepas ses quipementsIl est dsormais un constattabli qui fait dire laclientle dAlgrie Tl-coms que celle-ci semble peusoucieuse de rentabiliser sesinvestissements et quenconsquence, elle perd de vuequelle est une entreprise vo-cation commerciale. En effet,maints exemples An T-mouchent tmoignent de cettecritique. Le premier est sugg-r par des internautes de Cha-bat El Laham, qui nous ontalert sur leur abandon parA.T. A cet gard, ils indiquentque les cybercafs de leur villeont ferm cause des cots etde la non fiabilit de lInternetpar le biais du 15/15. Cestjusqu la maison de jeunesqui a du fermer le sien. Elle,qui rendait un prcieux servi-ce, en particulier aux nom-breux lycens et collgiens enmal de documentations dispo-nibles sur le net. Pourtant,lquipement ncessaire pouroctroyer des lignes ADSL laclientle est install au niveaudu central tlphonique de laville. Il existe mme au niveaude deux autres localits, AnEl Arba et Sidi Ben Adda, etcela depuis un trimestre.Quattend alors A.T pour lemettre en service au grandbonheur des internautes, obli-gs de se dplacer dans lesquelques villes o lADSLexiste ? Quattend-elle surtoutpour rentabiliser ses quipe-ments ? Une rentabilit fi-nancire qui ne va pasdailleurs sans une rentabi-lit culturelle ?, interrogeun enseignant. Par ailleurs, etsur un autre plan, loprationWLL lance grand renfortdun tapage mdiatique, atourn court pour ce qui est duvolet Internet. En effet, biendes clients attirs par le ctpratique du tlphone sans filnont pu obtenir une ligneADSL parce que la publicitfaite autour navait pas prcisque le nombre de ligne ADSLtait trs limit sur ce mode detlphonie. DSENCHANTEMENTAinsi, les clients voulant re-mettre les appareils qui leuravaient t gracieusement of-ferts et rsilier leur contrat, sesont vu signifier lobligationde payer labonnement duneanne. Du coup, la mort danslme, certains ont gard lesappareils pour payer bimes-triellement labonnement etrsilier le contrat la f in delanne. Cest encore une foisun mauvais coup pour lopra-tion, puisque dune part leslignes accordes ne sont pasutilises et les appareils gale-ment pendant que les ACTELnavaient pas dappareilsWLL accorder la clientlequi se prsentait leurs gui-chets. Enfin, sa filiale Mobilisest en train de perdre desclients en ne salignant pas surson principal concurrent pource qui est de lallgement desprocdures de rgularisationdes numros non dclars. Eneffet, chez Djezzy, il nest r-clam que le minimum pouridentifier le client, soit la pho-tocopie de sa carte didentitnationale, alors qu Mobilis,on loblige subir la chane la mairie pour lgaliser unedclaration sur lhonneur qui,en dfinitive, ne peut consti-tuer une garantie pour assurerque la puce nest pas vole.Qui viendrait dclarer unepuce vole, une bricole co-tant 200DA ?, expliquent desclients dsappoints par tant debureaucratie. M. KaliDes cybercafs ont t contraints de fermer cause des cots et de lanon fiabilit de lInternet par le biais du 15/15.L e montant global des factures impayes parles clients de la Sonelgaz Mascara slve quelque 24 milliards de centimes, a confirm ladirection de cette entreprise. 11,5 milliards de centimes, soit un taux de47,91% de la totalit des crances, concernentles administrations, les collectivits locales, lestablissements scolaires et autres secteurs pu-blics. Pour ces derniers, la Sonelgaz ne peut pasprocder des coupures afin de les obliger ho-norer leurs crances, contrairement aux particu-liers. Un montant de 5 milliards de centimesdimpays, soit un taux de 20,83%, concerne lesecteur de lindustrie, tandis que 4,6 milliards decentimes, soit 19,16% de crances impays,concernent les particuliers. Le reste, qui est de 2,9 milliards de centimes,concerne les impays des travaux engags pardes entreprises dans les diffrentes oprations dedveloppement. A. SouagSONELGAZ24 milliards de crances MascaraL a sonelgaz qui, lanne der-nire, procdait des cou-pures dlectricit pour di-verses raisons, entranant lemcontentement des mnagesvient damliorer ses presta-tions de service. Pas moins de13 milliards de centimes ont tdbloqus pour financer len-tretien de ces oprations, sa-voir le changement des sup-ports lectriques vtustes, decbles usags ainsi que le rem-placement des ancienneschanes isolatrices. En outre, undeuxime dpart (source lec-trique) alimentera le cot sudde Sada. Quant Ouled Bra-him, il a t cr une nouvellesource autonome pour son ali-mentation en nergie lec-trique. Pour lanne 2007, lesystme SCADA va tre inces-samment lanc. Cette technolo-gie permettra de dtecter dis-tance toutes les pannes, partirde tlcommandes, et toucheratoute les communes, selon ledirecteur de la Sonelgaz. Pourrappel, cette entreprise a enre-gistr 52 783 abonns en ner-gie lectrique et 25 490 foyersraccords au gaz naturel. Lemme directeur, M. Belmada-ni, dplore le taux de perte ennergie lectrique qui est de14% et signale que plus dunecinquantaine de fraudeurs ontt pris en flagrant dlit. Pourles crances, il avance le chiffreglobal de 19 milliards 200 mil-lions dont 6 milliards 200mil-lions pour les particuliers et 5milliards 500 millions pour lescommunes. Sid AhmedEt plus de 19 milliards SadaLes internautes sont obligs de se dplacer dans les autres villespour avoir lADSLPHOTO : D. R.El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 11R G I O N C E N T R EPLAN DE DVELOPPEMENT MSILALattente de Djebel Messad Y a-t-il une politique de tourisme ? Telle est la question que se posent les Mozabites en cette priode de prparation du circuit printemps.A travers la srie de visites dinspection duwali de Msila dans les diffrentes com-munes, notamment rurales, on a eu la latitudede constater la prise en charge effective desproccupations des populations rurales et tra-vers la mise en uvre dune panoplie de projetsde proximit. La prise en charge des proccu-pations des citoyens va au-del de celles expri-mes par les communes rurales mais gale-ment celles des dechrate qui ne sont pasvisibles partir des routes asphaltes. Les-quelles se situent au-del des montagnes qui sedressent comme la limite de lexistence dunequelconque vie. Cest le cas des dechrate deDeguifta et Trafia qui, sincrustant au milieude monts et collines au sein dun territoireponctu dune dense nappe alfatire, ne sem-blent exister que pour les populations qui lescomposent. Nempche que lors de notre visitedans la journe du 8 janvier, le douar de De-guifta, avec ses 48 mnages, a t rcemmentaliment en lectricit, o 10 logements rurauxont t affects. Par ailleurs, le projet de proxi-mit au profit de ce douar dune superficie de1600 ha a permis la ralisation de 7 forages,dun verger de 15 ha et louverture de pistespour un cot avoisinant les 29 809 000 DA.Cet ensemble dactions, nous dira un leveurde Deguifta, permettra la population de sestabiliser et galement de susciter le retourdautres familles qui ont dsert le douar du-rant les annes coules. Si un retour des fa-milles est enclench, nous dira le directeur delindustrie et des mines, on pourra les satis-faire en matire dalimentation en nergie parle fait que llment essentiel de llectrifica-tion dune zone rside dans lamene de laligne lectrique et quon jouera uniquementsur le nombre de postes. Le constat de satis-faction devant le regain de lactivit dans lescontres recules ne peut toutefois mettre levoile sur les actes de dfrichement de parcoursdans une totale impunit. Rien ne dissuade lesleveurs de ces contres certaines pratiquesqui affectent foncirement les parcours ; cesleveurs ne semblent pas tre au courant du faitque les dfrichements constituent le prlude la dgradation dabord et sa dsertificationpar la suite. Des milliers dhectares de parcourssteppiques tombent entre les mains de prda-teurs chaque anne qui ne lsinent aucunementpour dstructurer les sols, les rendant impro-ductifs mme de leur vgtation sculaire. Lacirconscription de Djebel Messad, en chargede la protection des parcours, semble tre nonconcerne et personne, nous dit-on, na t ver-balis pour les actions des actes de dfriche-ment des parcours. Par ailleurs, la commune deSlim, qui a fait lobjet de la visite du wali deMsila durant cette journe et en dpit des pro-jets raliss, notamment en matire dduca-tion (lyce) et dalimentation en gaz naturel,ses citoyens nont pas manqu de soulever uncertain nombre de problmes lis llectrifi-cation rurale de Dra Sidi Lerbahi et Lougrai-nate, lamnagement des quartiers du village,le non-paiement des fonctionnaires de lAPCde Slim depuis trois mois, lclairage public duvillage et lalimentation en lectricit de cer-tains quartiers. Les citoyens nont pas manqudexprimer leur impatience face aux lenteursqui caractrisent le projet de raccordement dugaz naturel au rseau du village rcemmentinstall. Pour le wali, le projet du gaz de villeest un acquis pour les citoyens de Slim quil vafalloir ne pas sous-estimer. Quant aux autresproccupations, dira le wali, elles vont treprises en charge.Le wali na pas manqu de rappeler lindigencede lAPC de Slim qui nest mme pas en mesu-re de payer ses fonctionnaires et les quelquesutilits, notamment le chauffage pour lescoles. Une provision financire, dira le wali,a t mise en place pour le paiement de cen-taines utilits.Signalons au passage que la population deSlim, qui dpend du secteur sanitaire de AnMelh, ne peut aucunement bnficier des pres-tations des spcialistes qui exercent lhpitalde An Melh par le fait, nous dira un citoyen,que ltat de la route qui y mne est imprati-cable du fait de sa dtrioration. S. GhellabBLIDAAmar Ghoul en inspectionAvant de rallier la wilaya de An Defla o il a ef-fectu une visite dinspection, Amar Ghoul, mi-nistre des Travaux publics, a observ une escaledans la wilaya de Blida pour senqurir de ltatdavancement de lautoroute Est-Ouest. Lors de cette halte, le ministre, accompagn des auto-rits locales, a inspect le tronon Beni Mered (Bli-da), El Hossenia (An Defla) long de 25 km et qui tra-verse cinq communes de la partie ouest de la wilayade Blida. Au vu de cette inspection, le ministre sest dclar sa-tisfait du taux de ralisation mais aussi des actions en-gages, notamment en matire de reboisement et deprotection des berges de loued qui longe la RN 4.Au niveau dun chantier, Amar Ghoul a t informdes actions menes par les ingnieurs pour tous ce quiconcerne llectricit, le gaz et les ouvrages darts. Acet effet, le ministre qui a parcouru pied plus dunkilomtre pour visiter lun des plus importants ou-vrages darts du tronon, a affirm quavec laide duwali de Blida, le projet est en bonne voie dans la r-gion surtout en ce qui concerne le taux de ralisation,mais nous devons doubler notre cadence de travailpour le finaliser dans le dlais, affirme le ministre.Enfin, et aprs avoir entendu les techniciens sur ltatdavancement et de ralisation du projet dans la wi-laya de Blida, le ministre des Travaux publics a accen-tu ses propos sur la mise en uvre dune autorouteverte et conforme aux exigences internationales avantde se diriger vers la wilaya de An Defla pour une visi-te de travail. Mohamed A. H.BOUMERDSLe calvaire des habitants de NaciriaL es rsidents de la cit des 100 Logements de Naci-ria, 35 km lest de Boumerds, construite dans leprogramme du relogement des sinistrs du sisme du21 mai 2003, se plaignent de nombre d'insuffisances.L'clairage public figure en tte des revendicationsdes habitants. Ils se disent plongs dans le noir depuis le premierjour de leur relogement, au mois de mai 2006. Nousavons alert les autorits locales, mais nos appels ontt vains, dplorent-ils. Les citoyens voquent aussi les multiples pntra-tions des eaux pluviales et les ruissellements deauenregistrs aprs chaque averse. Une quinzaine defamilles souffrent de ce problme. Devant cet tat defaits, nous avons alert le bureau local de l'OPGI. Ce-lui-ci nous recommande d'aller voir la direction R-ghaa, ajoutent les habitants. Par ailleurs, le vice-prsident dAPC, M. Bchar, ludu FFS, nous avoue que cela relve de la responsabi-lit de lOPGI. L'APC ne peut pas rgler ce genre de problme inh-rent la ralisation des travaux, dit-il. A cela s'ajou-tent les ordures qui commencent dj s'amoncelerdans les 4 coins de la cit. Ramdane KoubabTaourga sansgare routireS on inauguration tait prvue pour le 5 juillet delanne coule. Six mois aprs, les travaux deralisation de la gare routire du chef-lieu de commu-ne, Taourga, nont pas boug dun iota. Tout porte croire que sa mise en service est renvoye aux ca-lendes grecques. En attendant un ventuel miracle, les voyageurs conti-nuent de supporter, malgr eux, les rayons ultravioletsdun soleil de plomb en t et un froid glacial en hiver. Les responsables locaux, qui nous avaient cit il y a decela 7 mois la date prcite pour linauguration de la-dite gare routire, avancent aujourd'hui largument fi-nancier pour justifier ce retard. H.A.SECTEUR TOURISTIQUE GHARDAALa valle du Mzab inquiteAprs ce que nous a dmontrla trve hivernale, cest laquestion que tout le mondese pose et qu notre tour, nousavions pose des professionnelsdu secteur exerant au Sud, enloccurrence les responsablesdagences de tourisme. ToufikBoughali, directeur de lagenceMzab Tour, rpond par la ngati-ve, estimant que le tourisme estune affaire de professionnels etnon de gouvernement.En Tunisie, on a appris aux gens porter des fleurs de jasmin der-rire loreille comme signe de cepays !, dclare-t-il. Quel est celuide notre pays ? Sinterroge-t-il ?Le nom de Boughali est connudans le milieu de la profession de-puis 1980, et lagence de lpoquetait gre par son pre jusqu1985. Le fils qui tait prdestin uneautre carrire dut exercer un m-tier qui aujourdhui le passionne.Selon laveu mme de ses clients,lexprience avec lagence MzabTour a t satisfaisante, dautantque le grant accorde des circuitstouristiques la carte pour ceuxqui le souhaitent.Actuellement,90% de sa clientle est composede touristes trangers et parfois degrandes personnalits.Avant 1992,les Algriens reprsentaient 20 30% seulement de leffectif total,le reste tant des trangers. Aveclvolution de la situation scuri-taire, le chiffre daffaires a baissde 70% par rapport ce quil tait.Les agences de Mzab Tour sontdomicilies Alger, Tamanrassetet Ghardaa. Dans cette friquelocalit, il existe galement ce quiest appel village daccueil, unagrable htel nomade 4 kmsur la route de lOued lIntissa.Des tentes, des lits, des 4x4, voiremme des chameaux y sont dispo-nibles. Des randonnes, desconfrences archologiques, dessoires et des circuits caractreculturel sont proposs. Pour Tou-fik Boughali, le tourisme estmortdepuis la dcennie noire.Les agences de tourisme localesnont pas su faire un travail din-formation en direction des tou-ristes algriens en vue de rempla-cer la clientle trangre.La rgion du Mzab, elle seule, aperdu pas moins de 50 000 visi-teurs. Cest la consquence dumanque des structures daccueilappropries la politique du tou-risme, la tarification excessive desbillets de voyage, les retards et lararet des vols (seulement 2vols/semaine destination deGhardaa !) Quant au cousin deToufik, Brahim Boughali, sontour grant de lagence Voyagesans Frontires, depuis 17 ans, estoptimiste quant lintrt portpar lEtat, ces derniers temps,pour le tourisme : Mme sil nya pas encore une vraie politiquenationale, il y a au moins une bon-ne volont. M. Rahmani a t le seul ministre parler srieusement de tourismeet des mcanismes de son raccom-modage. Nos deux interlocuteurspensent que ce nest pas lEtatde relancer le secteur mais auxprofessionnels, condition, ce-pendant, de mettre les moyensquil faut !, estimant quune poli-tique nationale de tourisme doitfaire intervenir les ministres delEnvironnement, voire mme desAffaires trangres qui doiventtravailler de concert avec celui duTourisme... pour un programmede vols directs (Charters) de Ghar-daa vers les principales villesdEurope, ce qui serait, de leuravis, dun grand apport pour la re-lance de lactivit touristique dansla valle du Mzab, cette rgionqui ne sanime timidement, en cemoment, que lors des trves sco-laires et des vacances estivales.Quoi quil en soit, ici Ghar-daa, il faut concevoir que tous seprte au tourisme, et pour garderle cachet authentique de la rgion,il faudrait penser dresser destentes en palmes de palmiers,par exemple, plutt que deconstruire des htels. Cest ce quiattire le plus les trangers !Assa Hadj DaoudDes circuits touristiques la carte sont proposs aux touristesPHOTO : M. TAGHLITPATRIMOINE FORESTIEREl Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 11Une enveloppe de 70 milliards de cen-times a t alloue au secteur forestierde la wilaya de Constantine au titre duprogramme de soutien la relance cono-mique, PSRE 2001-2005. Un budget jamais at-teint depuis lindpendance , tels sont les pro-pos de Brahim Djehel, chef de service gestionet planification la conservation des forts dela wilaya de Constantine. Des efforts ont t ac-complis ces dernires annes en matire de pr-servation et de dveloppement du patrimoineforestier, en dpit de toutes les actions de brada-ge et de braconnage. La conservation qui a en-registr une quarantaine dinfractions durantlanne 2006, sanctionnes par des procs-ver-baux transmis la justice, a relev un grandnombre dincendies volontaires, dabattagesclandestins darbres et surtout des oprationsde chasse illicites en dehors de la priode douverturede la chasse, comprise entre juillet et dcembre.Plusieurs espces protges se trouvent menaces limage du livre, de la perdrix, de la caille, de latourterelle, du canard et autres oiseaux deau mi-grants, qui nchappent pas aux fusils des chas-seurs, explique Mohamed Kheireddine Saighi, res-ponsable du service de protection de la faune et de laflore. Estim 18 978 ha, le patrimoine forestier de lawilaya de Constantine couvre 8,3 % de sa superficietotale. Un massif compos essentiellement de chne-lige, deucalyptus et de pin dAlep, avec une rparti-tion spatiale cologiquement positive, mme si lesforts de Chattabah dans la commune de An Smaraet de Dra Naga dans la commune dEl Khroub,concentrent elles seules prs de la moiti de la su-perficie totale. Entre 1962, o le massif forestierstalait seulement sur 11 000 ha, et 2006, le bilanfait tat de 7000 ha plants, grce aux grandsplans de reboisement, ce qui est dj consid-rable; mais si lon tient compte des incendiesqui ont touch les jeunes plants, on relve queplus de 2000 jeunes boisements ont t perdus jamais, prcise-t-on la conservation desforts. Lanne 1999 demeure de loin celle detous les dgts, avec une perte de 406 ha de fo-rts et 678 ha de broussailles. Avec la mobili-sation dimportants moyens dintervention, lerenforcement des brigades, la sensibilisationdes riverains et lamnagement de pistes, laconservation des forts parviendra limiter lespertes avec seulement 23 ha de forts et 148 hade broussailles perdus en 2006, contre 60 ha deforts et 495 ha de broussailles en 2005. Laug-mentation du taux de boisement de 8 14 %par lexcution du plan national de reboise-ment (PNR), constitue lun des principaux axes dedveloppement ; parmi les actions en vue de laconservation des forts de la wilaya de Constantine,on retiendra le dveloppement et la protection dubassin versant de Bni Haroun et celui de Bouham-dane dans les communes de An Abid et Ibn Badis,comme a tenu souligner Ahmed Boudjadi, respon-sable du service de lextension forestire et du dve-loppement des terres. S. ArslanA lchelle de la wilaya de Constantine, une haussedes accidents de la circulation a t dplore en2006. Mais, contrario, le nombre de morts a connu unergression de lordre de 8,52 %. Emanant du groupementde gendarmerie, ce constat comparatif rvle, en effet,que 59 dcs ont t enregistrs en 2006, contre 70 en2005, alors que la proportion est inverse concernant lenombre des accidents (599 contre 570) et celui desblesss (1081 contre 1128). 92% des accidents ont tdplors sur des routes nationales, 5% sur des chemins dewilaya et 2% sur des chemins communaux. Daprs cettesource, cest au mois de septembre 2006 que ladlinquance routire a atteint son apoge avec 74accidents enregistrs, suivi des mois de juillet (68) et aot(58). Cette analyse des services de la Gendarmerienationale fait ressortir, par ailleurs, que le plus grandnombre des accidents est enregistr les week-ends. La moyenne affiche est de 133 accidents au compteurdes jeudis, et de 111 celui des vendredis. En outre, aussiparadoxal que cela puisse paratre, les conducteurs lesplus incrimins dans ces accidents de la circulation sesituent dans la tranche dge des 30/40 ans. Ils sonttalonns de prs par les 18/29 ans, qui il est imput32,08% des accidents. Autre fait tonnant, on retrouve entroisime position les plus de 51 ans, quelquesencablures devant les conducteurs gs entre 40 et 50 ans.73% des causes lorigine des accidents enregistrs en2006 sont imputes lerreur humaine et au non-respectdes dispositions du code de la route, notamment lexcsde vitesse et les dpassements dangereux. Ltat desroutes et la vtust des vhicules seraient responsables de12% des sinistres enregistrs sur le territoire de la wilayade Constantine et 15% dautres causes. Dautre part,aussi bien au niveau des barrages fixes que lors de pointsde contrle oprs par des brigades motorises, lesservices de la gendarmerie ont constat pour lanne2006 la bagatelle de 2447 infractions, trois fois plus quen2005, o seulement 734 dlits avaient t verbaliss. Undurcissement confirm au niveau des amendes infligesaux contrevenants : 16 189 en 2006 contre 8 994 en 2005. Ahmed BoussaidCONSTANTINE INFOLa fort dEl MeridjC e rendez-vous, rserv auxprofessionnels de lembal-lage agroalimentaire, de laboulangerie, la ptisserie, larestauration et lhtellerie, afait lobjet dune confrencede presse, livre jeudi pass, auniveau de la Chambre de com-merce et dindustrie Rhumel(CCIR) Constantine. Cetterencontre a permis au directeurde Comexpo-Paris, BertrandLaurent, de donner un aperusur les dmarches entreprises ce jour, pour faire de ce carre-four des professionnels un vnement la hauteur de lambitionqui a prsid la cration dun partenariat srieux entre notam-ment, la Chambre algrienne de commerce et dindustrie (CACI),lAssociation pour le dveloppement des changes internationauxde produits et techniques agro-alimentaires (ADEPTA) France, laSafex et Comexpo-Paris. Le Djazagro, qui a pratiquement doubl de taille depuis 2003, ras-semblant pour sa dernire dition quelque 308 exposants-fabri-cants de 19 pays et dont plus de 82% sont des trangers. Pour 2006,donc, le salon a engrang un nombre trs apprciable de visiteursprofessionnels, soit 8500 visiteurs. Des nouveauts dcides pourconforter cette dynamique, B. Laurent annonce linstitution de tro-phes Djazagro 2007, des ateliers techniques ouverts par les expo-sants, un fournil de boulangerie avec un laboratoire de ptisseriesen fonctionnement, mais encore un cycle de confrences au profitdes professionnels. Pour le directeur de Comexpo-Paris, le salonconfirme sa bonne sant, en constante progression; il ambitionnede devenir le salon de rfrence et lvnement-cl pour les profes-sionnels de lagroalimentaire, non seulement en Algrie, mais pourtoute lAfrique du Nord. Avant de clore la sance, B. Laurent a pr-cis que pour toffer et enrichir un peu plus ce prochain salon, il at dcid lorganisation dun forum-labo qui consistera en lexpo-sition, par les fournisseurs de laboratoires spcialiss, de matrielsde mesures. Enfin, tout en invitant les professionnels de la rgion prendre part cet vnement dimportance, le premier responsablede Comexpo a indiqu louverture dun nouveau site web sur le-quel toutes les informations sont portes. Dj.B.PHOTO : ELWATN Des efforts ont t accomplis dans le secteur des forts Cependant, les incendies et le braconnage vont bon train, annihilant ces efforts et menaant certaines espces pourtant protges.PROJET DUNEMAISON POURLARTISANATParmi les grandesmtropoles de lAlgrie,la ville de Constantine estla seule ne pas disposerdune maison delartisanat. Le projet datepourtant de lanne 2004aprs le choix duneassiette de terrain dans lacit Emir Abdelkader, surle site de lex-bidonvilleTennoudji.Il faudra tout de mmeattendre le premiertrimestre 2007 pourobtenir le financementncessaire pour laralisation dun site quidevra rassembler lesartisans de la ville. Ces derniers, dissminsun peu partout dans lesdiffrents quartiers, telsque Remblai, Polygone etBardo, rclament surtoutune revue la baisse desloyers de leurs ateliersfaisant partie dupatrimoine de lAPCde Constantine.Certains narrivent plus sen acquitter. En labsence dun contrat,dun bail de location oudun acte de proprit,ces artisans, dont laplupart activent dunemanire informelle, neparviendront pas avoir leurs cartesdartisans auprs de laChambre des arts et desmtiers, pour bnficierdes avantages accordspar lEtat au secteur delartisanat. S. A.DES RECEVEUSESCONTRLEUSES LETCEn plus davoir apport unsouffle nouveau auxtransports urbains,transcends par la mise encirculation dunecinquantaine de busflambant neufs et la miseen uvre dune nouvelledynamique, lEntreprisedes transports deConstantine (ETC) vient unenouvelle fois dinnover enrecrutant 4 femmes commereceveuses-contrleuses.De niveau universitaire, cesnouvelles recrues ont pris bras-le-corps et sanscomplexe aucun, un jobrserv jusque-l auxhommes et rien quauxhommes. Daprs ledirecteur des transports, ilest mme envisag derecruter prochainement lapremire femmeconductrice de bus et poserainsi le premier jalon dunprogramme, o les femmesne seront plus en reste.Pour rappel, il est utile desouligner que lETC en est sa seconde annedexploitation. Si lon encroit les chiffres fournis parla tutelle, cette entrepriseexploite lheure actuelle 9 lignes et comptabilisejusqu 50 000usagers/jour. Uneperformance renduepossible par la qualit desa flotte et des prestationsde service qui fontsrieusement de lombreaux oprateurs privs,rgulirement points dudoigt pour la mdiocrit deleurs prestations et ltatlamentable de leur flotte.AGRESSION AUCAMPUS MENTOURIH. A., 21 ans, une tudianteen biologie, nen revienttoujours pas de la tristemsaventure qui lui estarrive en plein milieu ducampus central deluniversit Mentouri. Pouravoir repouss les avancesdun dragueur, commeon dit communment, elle areu en retour un coup dette en plein visage, ce quilui a occasionn unefracture du nez et uneincapacit de 14 jours,dlivre par la mdecinelgale du CHU Benbadis.Les parents de la victimeont tenu manifester leurindignation, en affirmantque lagresseur est undsuvr qui navait rien faire au campus dautantque son accoutrement etses faits et gestes avaientde quoi alerter les servicesde scurit de luniversit.Ils se rvoltent galementdevant le fait quelinstitution universitaire ne sest nullementinquite des suites donner cette affaire. Pourrappel, le 26 dcembredernier, 3 tudiantes ontt agresses par desvoyoux encagouls etarms de couteaux. A. B. 70milliards de centimespour le dveloppementLe meilleur du pireDJAZAGRO 2007UN VNEMENTQUI PROMETLE FAIT DU JOURLes prparatifs pour la tenue de lacinquime dition du salon internationalDjazagro, vont bontrain. Prvu du 16 au 19avril prochain aupavillon central dupalais des expositionsdes Pins maritimes AlgerTIARET INFOEl Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 11Revoir le train sillonner les plaines du Sersou et rallier Tia-ret depuis Relizane au bout de seulement 45 minutes, raison d'une vitesse de 160 km/heure, ce sera chose faited'ici la fin des travaux devant permettre la pose de nouvelleslignes ferroviaires. L'axe Relizane-Tiaret-Tissemsilt, long de180 km, et plus tard celui Tiaret-Sada devraient ainsi constituerpour la socit nationale du transport ferroviaire l'une des nom-breuses variantes retenues au titre de la stratgie globale de d-veloppement de ce segment d'activit. C'est devenu, comme cefut soulign dans un des nombreux rapports du CNES, untruisme que d'affirmer que les transports constituent le reflet dudegr de dveloppement d'un pays et un puissant vecteur decroissance conomique. C'est ce titre que M. Tighiouart,chef de dpartement infrastructure la SNTF, et M. BAHI, re-prsentant du groupement d'tude Autrichien Overmaier encharge du dossier, bien qu'ayant mal expliqu le projet mardidernier devant un panel local constitu de responsables dont lewali et son excutif, n'en avaient pas moins situ les perspec-tives l'aune de programmes de soutien la croissance et celuiplus consistant li au dveloppement des Hauts Plateaux. DSENCLAVEMENT DE LA RGIONTiaret, explique-t-on, de par sa position gostratgique l'chelle rgionale, devrait constituer un point focal dans toutel'option retenue au titre de la rocade des Hauts Plateaux. Lesdeux cadres de la SNTF, qui soutenaient avoir pris en compte,pour l'inscription du projet dans une perspective de son inser-tion au SNAT, assurer le dsenclavement et permettre l'accom-plissement de navettes rapides entre les villes prcites, avaientaussi pch dans le cadre de l'laboration des plans par cedsintrt manifeste solliciter les responsables locaux dontles directions et institutions concernes. Cela a valu des r-serves mais aussi des inquitudes des autorits locales. Inqui-tudes lies la non prise en charge de l'extension du tissu ur-bain et des grands projets structurants dfinis d'ailleurs dans lenouveau PDAU ainsi rvis. Le souci du premier responsablede l'excutif, en l'absence du nouveau trac, n'a pas suscit l'ap-probation. Sur la nouvelle voie Relizane-Tiaret-Tissemsilt, ain-si projete, les villes devraient tre contournes. Cinq nouvellesgares sont prvues principalement Zemmora, Mends, Ra-houia, Mechraa-Sfa et enfin Tiaret. De Tiaret vers Tissem-silt, il y a, dit-on, ncessit de desservir les localits de AnBouchekif et de Mahdia. Celles existantes devraient tre ver-ses au titre du patrimoine historique et culturel de l'entreprise,donc prserves aprs rhabilitation. Pour la prise en charge desdcisions idoines, lon doit ds lors, comme le suggraient lesexperts, ne plus attendre que le processus d'accroissement dela consommation d'nergie, des accidents de la route, de la pol-lution et des nuisances environnementales atteigne un seuil cri-tique de non-retour pour tenter de dmler l'cheveau, ni pro-cder par le recours htif des mesures frappes du sceau dela prcipitation et qui n'auraient pas reu, de ce fait, la matura-tion ncessaire. Si l'on croit les responsables concerns, il yaura trois tunnels dont deux zemmora et un autre Mendsainsi quun viaduc ferroviaire. L'ouverture des plis, prvuepour le 24 fvrier prochain, risque d'tre prolonge car lesplans parcellaires de communes intresses n'ont pas encoret remis, encore que l'approche en matire d'tude avait p-ch, comme a tenu le soulign le wali, par une mgalomaniequi avait beaucoup fch. La rencontre, la premire du genrepour expliquer le projet, a t tout de mme instructive car Tia-ret, concerne par la ralisation d'une raffinerie, dun port sec,dun march de gros, dun ple universitaire, dune gare routi-re intermodale, en plus de l'existence de silos et de l'Aroport,ne pouvait se permettre, en optimisant le trac, le luxe de raterl'opportunit d'un tel investissement. Il sagit en fait dun tracaux caractristiques gomtriques devant viter la ville quiconnat un boom en matire d'urbanisme. Le schma globaltant pour l'axe Relizane-Tiaret-Tissemsilt que pour celui futurde Msila-An Ouessara-Tiaret-Saida, devrait inclure toutes ceszones d'activits, pour permettre aux usagers de bien bnfi-cier de ce type de transport. A. KhalidHAUTS PLATEAUXLe train arrive L'axe Relizane-Tiaret-Tissemsilt, long de 180 km, et plus tard celui Tiaret-Sada devraient constituer pour la SNTF l'une des variantes retenues au titre de la stratgie globale de dveloppement des transports.L a vocation agro-sylvo-pastorale fait de la wilaya de Tis-semsilt, qui s'tend sur une superficie de 3 151 km2,l'une des rgions de grande production cralire et d'leva-ge ovin, bovin et caprin. L'absence d'infrastructures conomiques, ajoute la posi-tion gographique qui ne permet pas une fluidit commer-ciale favorable et la faiblesse de l'nergie lectrique, sontentre autres les problmes qui imposent la pauvret Tis-semsilt. Pour endiguer les flots de cette pauvret, le wali apris des mesures visant la cration de 2 000 postes d'em-ploi et l'amlioration de la situation conomique de lawilaya, et ce partir de l'exploitation des trois barrages(Mghila, Kodiat Rosfa et Bougara) d'une capacit avoi-sinant les 95 millions de m3 ainsi que la mise en chantierde huit retenues collinaires. Pour ce qui est des barrages de Mghila et de Bougara, descanaux ciel ouvert, des rservoirs et des stations de pom-page ont t mis en exploitation sur un rseau d'irrigationde 1 800 ha rpartis en trois couronnes intensives, semi in-tensives et extensives. Le primtre d'irrigation vient d'trecd en concession d'exploitation l'ONID (office nationalde l'irrigation et de drainage) et la mise en eau est permiseau profit d'un groupe de fellahs ayant finalis leurs dossiersavec l'organisme de gestion. Le premier responsable del'excutif opte pour l'exploitation du barrage de KodiatRosfa, qui est d'une capacit de 73 millions de mtrescubes, et des huit retenues collinaires dans le courant dudeuxime semestre de l'anne en cours. Outre l'alimen-tation en eau potable de 14 communes de la wilaya, cetteinfrastructure hydraulique permet d'irriguer, en effet,jusqu' 3 000 ha et devrait gnrer au moins un millierde postes d'emploi. Le secteur agricole se doit dsormaisde diversifier, voire de moderniser le travail de la terre etsortir ainsi de la monoculture, onreuse et tributaire desconditions climatiques. Hadj BoudiafDANGER DE LAMIANTE : A QUI SADRESSER ?N ous, habitants de la cit dite VRD- ex Base de vieENF, au nombre de 84, sommes dans l'expectative etnous ne savons pas quelle institution s'adresser pour pou-voir prtendre une aide et au crdit consentis par l'tat,concernant les btisses qui commencent dcliner du faitde la prsence de l'amiante dans les baraques. Pour rappel,des mesures daide au relogement ont t promulgues lafaveur de la dernire loi des finances. Eriges depuis 1976,les battisses prsentent, en effet, des signes vidents de d-crpitude et gnrent surtout des inquitudes lies la pr-sence de l'amiante et de la laine de verre dans les plafonds.Si les lois de la Rpublique concernent tous les Algriens,nous devrions en profiter. A contrario, les responsablesconcerns ont le devoir de nous clairer car notre impatien-ce n'a d'gal que lespoir suscit par cette loi.Les habitants de la cit ex base de vie-ENFUrbanisme : Faut-il se suffir des lois ?TISSEMSSILTLEAU POUR SAUVERLA RGIONL E P O I N T D U D I M A N C H ES i lon croit la teneur dun commu-niqu de la wilaya, les services delurbanisme iront vers la destructionsystmatique de toutes constructionsdont les propritaires nauraient passouscrit aux normes en vigueur. Lecommuniqu au ton sec et sans qui-voques fait tat de commerces ou-verts sous les immeubles nonachevs. Les propritaires sont ainsi sommsdachever leurs constructions. Dans laralit, la ville, du point de vue urba-nistique, reste emptre dans un inex-tricable mli-mlo o mme les es-paces verts ont t dpecs. Dans lecadre de lauto construction, plus de3 000 acqureurs de lots de terrain btir vivent une toute aussi inextri-cable situation. Sans permis deconstruire dment dlivrs, ils fontdans le systme D. A cause des len-teurs bureaucratiques entre les ser-vices techniques de lAPC et les do-maines, qui tardent rgulariser lesactes, ces acqureurs restent otagesdun problme qui reste pour lheureinsoluble ! Consquence premire decette situation : Lanarchie sinstalledans les cits. Erahma et Ettefah ElMannar, qui sont par ailleurs des ex-croissances, demeurent des illustra-tions parfaites de la gabegie. Bien plus,beaucoup de citoyens, sidrs par le re-tournement de la situation, ont carr-ment dcid de vendre leurs biens pouraller sinstaller ailleurs. La ville dansson ensemble a beaucoup perdu de soncharme et de ses repres. Les projetsles plus gigantesques ctoient desplaies hideuses. La campagne, que lesservices de lurbanisme disent avoirlance, inflchira-t-elle la donne ?A voir le manque dentrain qui carac-trise lopration, il est permis dendouter. A moins que le discours dve-lopp pour la circonstance est dict pardes objectifs que nous ignorons. A prs une longue attente, les jeunes de Sougueur, deuxi-me importante commune aprs le chef-lieu de wilaya,vont devoir trs bientt bnficier d'un important espaceculturel et scientifique qui reste, toutes proportions gar-des, la hauteur des esprances des jeunes de cette im-portante ville. S'tendant sur une superficie de 1 500 m2, le centre de loi-sirs scientifiques, qui cotera au total plus de 70 millions dedinars (quipements compris), est dot d'espaces rservsaux multimdias et lInternet, une bibliothque; aux es-paces de jeux et de loisirs pour enfants et une salle d'expo-sitions. Dautres salles serviront l'animation collective, savoir une salle polyvalente pour projections et confrencespouvant contenir jusqu' 200 places, des ateliers, dont ceuxdestins aux enfants, pour l'astronomie, la biologie, l'lec-tricit, la mcanique et, enfin, celui dsign sous le qualifi-catif d'atelier des petits dbrouillards. Le centre, dot bien sr d'une administration ainsi que desalles d'accueil et de rception, est pourvu d'une caftria etautres services. A. K.SOUGUEUR ENFIN UN CENTRE DE LOISIRS POUR LES JEUNESPar A. FawziCOURRIER DE LA SEMAINEPHOTO :D. R.Une nouvelle voie ferre sera cre pour lier les villes de Relizane et Tissemsilt via TiaretPas avant dcembre 2007TRANSFERT DES EAUX DE TICHY HAF (BJAA)El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 13Avec des prvisions dedeux mois de retard surson chance, le projetde transfert des eaux du barra-ge de Tichy Haf, dont les tra-vaux connaissent actuelle-ment un taux davancement de20 25 %, ne sera pas livravant le mois de dcembre2007, si tout va bien. Ce projet, qui date de 1993, at finalement actualis et touta t revu pour tenir comptedes besoins volutifs de la so-cit jusqu lhorizon 2025.Cest ce que nous avons apprisauprs de lAgence nationaledes barrages et transferts dontle chef de projet, M. Dris, tient mettre laccent sur les diffi-cults rencontres tout le longdu trac de la future conduitequi va de la station de traite-ment sise At Rzine, non loindAkbou, jusqu Bjaa. Auxproblmes techniques impo-ss par un relief particulire-ment accident, il faut ajouterlencombrement dune vallede la Soummam connue pourla densit de sa population, lmiettement des par-celles qui complique lopration des expropriationset la rticence dune population, viscralement atta-che ses terres, autoriser le passage de la conduite.En fait, sur le trac, des ouvrages dart importants,tels que des ponts, ont t rcemment intgrs do lancessit de faire appel dautres comptences queAstaldi et ETRHB, les deux entreprises qui se char-gent actuellement de la ralisation du projet. Concernant la station de traitement dAt Rzine,dune capacit de 120 000 m3/j, elle est actuellementen cours de ralisation. Il en est de mme pour les 7rservoirs qui doivent desservir les localitsdAkbou, Ouzellaguen, Sidi Ach, Timezrit, ElKseur, Amizour et Bjaa ; les travaux nen sontquaux tudes de gnie civil et aux terrassements. Ilen est de mme pour le projet dirrigation confi lOnid, lOffice national de lirrigation et du draina-ge. Un piquage avec dispatching sera ralis en amont dela station de traitement pour servir aussi bien lirri-gation quaux agglomrations du sud telles queTazmalt et Chorfa. A signaler enfin que ladductionen eau des localits de Tamokra et des agglomra-tions de la valle de OuedSahel est un projet indpen-dant de lactuel. Situ sur lecours de Oued Boussellam,entre les localits de Tamokraet Mahfoudha, le barrageTichy Haf est achev et il estactuellement lessai avecune mise en eau partielle. Cette priode dessai quicourt de dcembre fvrier arvl, selon des sources in-dpendantes de lANBT, desinfiltrations dans les galeriesde contrle. Au niveau de ladirection de lANBT, on nousa affirm que les ingnieurs etles experts du bureau qui as-sure le suivi et les tudes tech-niques du barrage surveillentles drains et font basculer leniveau en le faisant monter etdescendre. Ils procdent en-suite aux corrections nces-saires avec des injections enprofondeur avec un fluidecompos deau, de ciment etde btonite. En somme, ilsagit doprer les contrlesde routine indispensablesavant toute mise en eau dun barrage de cette capaci-t. Le barrage va rentrer en exploitation probable-ment au mois de mars prochain et avec le dbit trsimportant de Oued Boussellam, on peut thorique-ment le remplir deux fois par an. Lanne 2007 pro-met donc dtre dcisive et charge pour lANBT etle projet de transfert des eaux dont les travaux serontprobablement raliss en H24. Il faudra mettre lesbouches doubles pour esprer tre dans les dlais etfaire couler leau de Tichy Haf dans les robinets endcembre 2007 tel que promis la population par lesautorits politiques. Djamel Alilat KABYLIE INFOL a gare maritime au port de Bjaa est en partie en chantier. Lesquais 6 et 7 sont conforter autant que lest la piste de laroportSoummam-Abane Ramdane de Bjaa, dont le chantier a t ouverten octobre dernier. Ce sont l deux structures, portuaire et aroportuaire,sur lesquelles repose essentiellement le secteur des transports pourcompter les plus importants flux destivants et des pics qui grossissentautant les bilans que les caisses. La simultanit de ces chantiers, dont lepremier a impos une fermeture et le second ne peut tre, il est clair, sansperturbations sur le trafic, est de trop parce quaprs avoir ferm la portearienne nous poussons la porte maritime par laquelle nous accueillons legros de nos migrs. Ferm depuis quatre mois, laroport connatra lapose dune couche de 7 cm denrob dici prs de trois mois. 45 autresjours seront ncessaires pour le balisage qui est pris en charge aussi autantque le problme du Lac Tamelaht et la Radio navigation Pour faire relcherla pression exerce par des lus que ladministration a fini par estimertrop regardants (jusqu refuser laccs laroport une commissionAPW), les pouvoirs publics annoncent tre dans les temps et, mieuxencore, pouvoir gagner sur les dlais impartis. A une seule condition. Plutt deux. Celle de remettre en service unedeuxime station denrob, tombe en panne, et dacclrer ensuite lacadence. Si le coup dacclrateur est promis pour une rouverture delaroport en juin, notre compagnie nationale Air Algrie est invite, elle, dlivrer sa billetterie pour le mois de juillet. Pendant ce temps, la garemaritime, le quai n6, au moins, sera encore en chantier. Lentreprise Cosider qui sest engage sur un dlai de 14 mois ne le livrerapas pour la saison estivale prochaine. La chose est sre autant que lest leretrait de lentreprise, Aldif, qui tait charge des travaux de dragage. Ducoup, lon est dj dans le retard. Et les lus qui ont vu dans la fermeture delaroport en pleine saison estivale des considrations politiques nemanqueront pas, du moins pour les rares parmi eux qui ont prvenu duremake du scnario de laroport, de dsigner un autre front dont onveut soccuper. K. MejdoubLE FAIT DU JOUREnclavementPHOTO: ELWATAN Des rservoirs desserviront sept localits sur le couloir Akbou-Bjaa. Dans une anne, leau de Tichy Haf coulera des robinetsADE DE TIZI OUZOU :850MILLIONS DEDINARS DECRANCESLe fardeau des crancesaffaiblit lAlgrienne deseaux (ADE) de Tizi Ouzou.Dressant le bilan delanne 2006, le directeurde lunit de wilaya decette entreprise publiquea fait tat dun total de850millions de dinars decrances que lentreprisenarrive pas recouvrer.Les administrationspubliques, elles seules,cumulent 128millions dedinars de facturesimpayes, alors que desmnages dans 11communes refusentcarrment de procder aupaiement. Durant lanne 2006, laconsommation delnergie lectrique acot lADE plus de 300millions de dinars, soit72% du chiffre daffaires.Dans lensemble, lemme responsable aavou que les dpensesde lentreprise en matirede masse salariale et decharges nergtiquesdpassent de loin lechiffre daffaires. A la fin de lanne 2006,lADE couvre 59communes dans la wilayade Tizi Ouzou et assure lagestion de 81 chanesdAEP, six stationsdpuration et unestation de dessalement.LADE a enregistr durantlanne coule unemoyenne de 1000 fuitespar mois, alors que lesactes de vol ayant ciblles quipements dans lesstations de pompage etles forages a caus lentreprise un prjudicede 13millions de dinars. Face au faible taux depluviomtrie enregistrdurant cette saison, lADEa fait tat du rabattementdu niveau de la nappephratique de Sebaou etde Mechtras. Enconsquence, unnouveau plan pour unegestion plus rationnelledes ressources hydriquesdans la wilaya simpose.Le directeur delhydraulique de wilaya,pour sa part, a fait tat detoute une batterie decontraintes laquelle estconfront le secteur delhydraulique TiziOuzou telles, lextractionillicite du sable quimenace la nappephratique, lesoppositions au passagedes canalisations sur desterrains privs,lopposition des comitsde villages au transfertde ressources versdautres localits et,enfin, au niveau des sitesurbains, cest le risque decross-connexion (entreles conduites deaupotable et des eauxuses) dans les videssanitaires desimmeubles. M. N.BARRAGE DE TAKSEBTLE DFI DES DLAISL e projet de la nouvelle chanedAEP, devant approvisionner leversant-est de la wilaya de Tizi Ouzou, partir du barrage de Taksebt, accuse desretards. Alors que la livraison de ce rseau, quialimentera, entre autres, les daras deTizi Rached, Ouaguenoun et Azazga,est prvue pour la fin mars 2007, les tra-vaux de ralisation des rservoirs et des stations de pompage peinent avancer.Lors dune visite dinspection quil a effectue sur le terrain jeudi dernier, le walide Tizi Ouzou na pas cess de presser les entreprises de ralisation dacclrerles travaux et de respecter les dlais contractuels. Au niveau de la station de pom-page se trouvant au niveau de Tizi Rached, le premier responsable de la wilaya napas cach sa colre en constatant les retards quaccuse cet ouvrage confi GESITP (Gnie-Sider). Interrogs sur ces retards, les reprsentants de cette entre-prise publique voquent le manque de main-duvre et de matriel de coffrage.Non convaincu des motifs avancs, le wali rpondra ouvertement : Ce sont desproblmes internes auxquels lentreprise doit trouver des solutions. Notre seulsouci cest de livrer louvrage dans les dlais. Les mmes retards ont t constats la station de Frha et celle de Tizi Bouchne(Azazga) o les ouvrages nont pas encore atteint la phase de btonnage. Le tauxdavancement des travaux sur cette ligne destine alimenter 400 000 h de la wi-laya de Tizi Ouzou, a atteint les 70%. Sur les 36 km de conduites linaires pr-vues, 31 km sont dj raliss, soit un taux de 94%. Cependant, les retards sontplus importants concernant les travaux de gnie civil des stations de pompage etdes rservoirs. Au niveau de toutes les stations prvues sur lensemble de cet itinraire devant as-surer un dbit de 45 000 m3/jour, le taux davancement des travaux ne dpasse pasles 43%. En tout cas, le spectre de la scheresse plane dsormais sur la rgion.Que ce soit durant son priple qui la conduit du barrage de Taksebt Azazga, oudurant la runion destine lvaluation du bilan du secteur de lhydraulique pour2006, qui a eu lieu mercredi, le wali na pas cess de rappeler aux responsables dece secteur que cette anne sannonce difficile, do la ncessit de mobiliser tousles moyens pour garantir la rgularit dans lapprovisionnement de la populationen eau potable. M. NaliLe wali de Tizi Ouzou na pascess de presser les entreprises de ralisation dacclrer les travaux et de respecter les dlais contractuelsEl Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 14I D E S - D B A TLE SALUT DE LISLAM VIENDRA-T-IL DE LOCCIDENT ?Islam et Occident, une opposition sculairePar Rachid Grim (*)Les intellectuels musulmans conscients de lasituation ont le devoir de rveiller lesconsciences, de leur montrer le mur vers le-quel la socit musulmane est en train de se dirigertoutes voiles dehors, et de leur indiquer le chemin suivre pour rejoindre le train de la modernit et del'universalit. L'Occident tant ici un rfrent pourles objectifs de connaissances et de dveloppementqu'il a atteints et de voies intellectuelles qu'il achoisies pour les atteindre, et non pas un modle imiter ou mimer au risque d'y perdre son me. Les musulmans devront tout d'abord changer eneux la reprsentation totalement ngative qu'ils ontde l'Occident. Il n'y a pas que du mal dans cette par-tie gographique de l'humanit. Il y a aussi tout cequi a permis des centaines de millions de per-sonnes de sortir de la misre et de la pauvret, depermettre aux sciences d'expliquer et de domesti-quer les lois de la nature, d'inventer des systmespolitiques mettant le pouvoir entre les mains despeuples, en un mot, de mettre la raison au pouvoir.L'Occident n'est pas uniquement cette socit ma-trialiste et immorale dnonce dans toutes lesmosques du monde islamique. Beaucoup dechoses fondamentales peuvent lui tre empruntespour faire voluer les socits musulmanes vers unavenir meilleur. Et avant toute chose, son esprit ra-tionnel. N'oublions pas que dans l'histoire, les mu-sulmans avaient (dj) puis de l'Occident (Grceantique surtout) une grande partie de la sciencequ'ils ont dveloppe et transmise l'humanit.Dans le monde musulman, les lites religieuses ontdans leur grande majorit adopt les ides prnespar les islamistes, qu'ils soient d'obdience Frresmusulmans comme en Egypte et dans certainspays du Proche-Orient, soit d'obdience salafisteou wahabiste comme dans les pays du Golfe, enAsie centrale, en Asie du Sud-Est et au Caucase.Le cas des lites religieuses chiites est identique ; lamajorit des imams et ayatollahs les plus presti-gieux se complat dans des rfrences passisteslies aux conditions dramatiques de la naissance etdu dveloppement du mouvement chiite. Les litesintellectuelles musulmanes sont, dans leur grandemajorit, restes totalement silencieuses ; ouquand elles s'expriment, c'est le plus souvent, poursoutenir le pouvoir en place, qu'il soit d'essence re-ligieuse, comme cela se passe en Iran ou en ArabieSaoudite, ou profane (mais avec une trs forte ten-dance instrumentaliser la religion au seul profitdes castes dirigeantes) comme c'est le cas partoutailleurs, comme en Algrie, en Tunisie, au Ymenou mme en Turquie o pourtant le systme poli-tique est lac. Les intellectuels courageux (ou t-mraires, car beaucoup ont pay de leur vie ou deleur libert leurs prises de position non confor-mistes), qui s'attaquent aux dogmes tablis et auxpositions officielles, sont trs minoritaires ; etquand ils se manifestent par des prises de positionmodernes et d'avant-garde, ils sont donns en ptu-re la rue par des islamistes en mal de popularitqui vont jeter l'anathme sur eux et leurs familles etles pourchasser jusqu' ce qu'ils jettent l'ponge ouquittent leurs pays pour rejoindre l'Occident. Cesintellectuels courageux ont pourtant le mrited'exister, de lutter et paradoxalement, de faire lapreuve de leur impuissance faire voluer leschoses. Ceux qui ont une quelconque chance d'trecouts (gnralement parce qu'ils ont acquis unereconnaissance internationale dans d'autres do-maines) sont immdiatement et violemment com-battus, y compris par des manifestations de ruepour les intimider. Le dernier avatar connu de cettepolitique d'intimidation concerne l'actuel ministregyptien de la Culture, Farouk Hosni, qui avait cri-tiqu le port du hidjab et les cheikhs trois mil-limes (allusion faite la gouvernance religieusepar le biais des fatwas) et qui a t oblig de prsen-ter ses excuses, face au boycott organis par lesFrres musulmans. RFORME DE LISLAMLes intellectuels musulmans rformateurs vivanten pays d'Islam, qui ne disposent pas d'une aura in-tellectuelle qui a dpass le cadre de leur paysd'origine, sont soit pourchasss, soit, pour les pluschanceux, tenus dans un isolement total et souventdans un tat de grave suspicion relatif leur modede vie ou leurs ides (communiste, athe,consommateur d'alcool, impie, vie dissolue, fran-cophone, anglophone, pro-occidental, etc.).Des penseurs musulmans continuant, malgr ledanger, d'appeler la rforme de l'Islam, il en exis-te pourtant dans tous les pays islamiques. On peuten citer ici quelques-uns dont on ne peut qu'admi-rer le courage et la tnacit, compte tenu de la sus-picion politico-religieuse qui pse sur eux :- Hamadi Reddissi, Tunisien, professeur la Fa-cult de droit et des sciences politiques de Tunis,qui milite pour une coexistence entre l'Islam et lamodernit, et demande aux musulmans d'avoir lalucidit d'ouvrir le procs de la culture islamiquedans son historicit.- Raja Benslama, intellectuelle tunisienne qui sebat pour la libration de la femme musulmane,l'ouverture des portes de l'ijtihad, la renonciation la condamnation de l'apostasie et la reconnaissancede la citoyennet des minorits religieuses. - Abd El Mounim Sad, intellectuel gyptien, direc-teur du Centre Al Ahram pour les tudes politiqueset stratgiques, qui affirme que le hidjab (objetd'une vive polmique, tant en Egypte que dans l'en-semble du monde islamique), est pour les fonda-mentalistes la premire tape d'un long cheminjalonn de devoirs religieux culminant dans le dji-had, lequel peut impliquer l'limination de tousceux qui s'opposent aux ides d'un groupe donn.- Djamal El Bana, Egyptien, frre cadet de HassanEl Bana, le fondateur du mouvement des Frresmusulmans, qui est entr dans la controverse sur leport du hidjab en affirmant que celui-ci n'est pasune prescription religieuse, mais une simple affairede tradition et de coutumes. Si le voile tait un de-voir religieux, affirme-t-il, il y aurait dans le Coranun verset clair ce sujet qui ne pourrait pas fairel'objet d'interprtations varies. Ce qui est critdans le Coran est trs gnral et peut tre interpr-t de diverses faons ; certains des versets en ques-tion se rfrant spcifiquement aux pouses duProphte.- Mouna Al Tahawi, journaliste gyptienne quicondamne le silence des intellectuels arabesconcernant les actes terroristes islamistes dans lemonde, et la justification de ces actes par des rai-sonnements pernicieux (c'est la faute aux Amri-cains si des musulmans procdent des attentatssuicide). On a beaucoup parl des groupes et desindividus extrmistes ayant trouv refuge Londres, mais on n'a pas assez parl de ces prten-dus intellectuels qui passent leur temps justifierle terrorisme, crit-elle. - Dr Mamoun Fandy, sa-vant gyptien, qui s'estaussi intress l'ap-proche hypocrite du ter-rorisme caractristiqued'un grand nombre d'in-tellectuels arabes qui nefont que le justifier. Ilsprennent du Viagra poli-tique, entrent en tatd'ivresse et d'excitationquand ils maudissent lesEtats-Unis et applaudis-sent les terroristes, af-firme-t-il, ajoutantqu'ils ne comprennent pas qu'ils attisent desflammes qui consumeront tout le monde, qu'agirainsi revient se suicider, l'instar des conduc-teurs de voitures piges ().- Adonis (Ali Ahmed Sad), grand crivain et potesyrien, s'est, lui aussi, invit dans la controverse de-venue permanente sur le port du hidjab et critiquedurement le symbole de sparatisme social qu'estle voile. Il affirme que toutes les opinions quiconsidrent le port du voile comme un devoir reli-gieux ne sont que des interprtations, et n'engagentque ceux qui y adhrent. - Amir Taheri, journaliste et crivain iranien (au-jourd'hui exil Paris), considre que le voile neconstitue pas un devoir religieux pour la femmemusulmane car n'tant sanctionne ni dans leCoran ni dans les hadiths ; par contre, il constitueun instrument politique qui n'a rien voir avec l'Is-lam en tant que religion. - Shirine Ebadi, intellectuelle iranienne, prix Nobelde la paix, qui se bat trs durement en Iran mmepour les droits de la femme et de l'enfant, et gale-ment pour faire comprendre aux musulmans, eux-mmes, que leur religion n'est pas ennemie de ladmocratie.LE COMBATDES PENSEURS ALGRIENSBien d'autres noms pourront tre ajouts cette lis-te, sans que le total ne soit exhaustif, tant les sujetsabords par les uns et les autres sont nombreux etdiffrents. En Algrie, certains noms sont la poin-te du combat pour rapprocher l'Islam de la moder-nit et de la rationalit : celui qui est le plus en vueces dernires annes est le docteur MustaphaCherif, philosophe, islamologue, ancien ministre etancien ambassadeur qui milite pour un vritabledialogue entre les religions et dont la position peutse rsumer dans cette phrase mise en exergue surson site web : Pour un Islam d'ouverture, des lu-mires et du dialogue interreligieux. Il y a aussiRedha Malek, homme politique historique et im-mense homme de culture. Sa prface une rdi-tion par l'ENAG du livre phare du rformiste gyp-tien Mohamed Abdou, un des pres de la Nahda is-lamique de la deuxime moiti du XIXe sicle(Rissalat El Tawhid) est un vritable chef-d'uvrede dmonstration de la capacit de l'Islam int-grer la modernit. Mais le cas le plus emblma-tique de ces intellectuels la pointe du combatcontre l'obscurantisme islamiste (en Algrie etailleurs) est Ahmed Halli, le journaliste chroni-queur du Soir d'Algrie qui, longueur de co-lonnes, croque des situations ubuesques conscu-tives aux actes ou ides des islamistes les plus envue. Il a aussi comme avantage de mettre en avantde ses chroniques tous ceux et celles qui mnent lemme combat que lui pour rformer le monde isla-mique. Tous les intellectuels modernistes, citsou non dans la liste ci-dessus, ne se battent pas pourle mme objectif stratgique. Pour certains, il s'agitjuste de mettre un terme certaines pratiques isla-miques les plus criantes et les plus condamnables(et condamnes par l'opinion publique internatio-nale) : c'est le cas de ceux qui, en Arabie Saoudite,condamnent les coups de fouets administrs en pu-blic, et qui, dans ce pays, passent pour de grands r-formistes. C'est aussi le cas de certains intellectuelsqui militent pour la limitation un maximum dequatre, le nombre d'pouses lgitimes. C'est encorele cas de ceux qui veulent ajouter un peu de droitpositif la charia dans certains domaines de la viesociale : hritage, adoption, abandon de la lapida-tion et de la loi du talion. C'est enfin le cas de ceuxqui se battent pour l'abandon des signes extrieursd'appartenance l'Islam : barbe et tenues isla-miques.Les vrais rformistes, ceux qui veulent mettre lemonde musulman dans le train de la modernit etde l'universalit, s'attaquent des problmes glo-baux plus profonds : galit en droits et en devoirsentre les hommes et les femmes, abolition de lacharia comme unique source du droit, sparationdes sphres politiques et religieuses, retour lascience et au rationalisme dans l'enseignement, re-tour une ducation religieuse moins manichen-ne et plus ouverte sur le reste du monde et des civi-lisations, etc. Chacun des thmes ci-dessus peut tre dclin enune srie de sous thmes qui peuvent constituer au-tant d'objectifs atteindre : - Dsacralisation du port du hidjab, abrogation ourforme du code de la famille (dans beaucoup depays musulmans), galit des droits entre hommeset femmes dans tous les domaines de la vie sociale,interdiction des pratiques dgradantes contre lesfemmes et les enfants (en particulier l'excision quise pratique dans beaucoup de pays islamiques). - Retour au droit positif et abandon du droit coutu-mier et des aspects obsoltes, et, parfois, gratuite-ment cruels, de la charia.- Dbat sur la lacit et sur les autres formes d'orga-nisation du pouvoir ; recherche de la forme d'orga-nisation la mieux approprie. Eloignement du do-maine religieux de la sphre politique.Rinterprtation sous l'angle du rationnel duconcept de djihad. Retour un idjtihad scienti-fique pour l'interprtation des versets coraniquesnon vidents.- Sparation totale entre l'enseignement religieuxet l'cole : rintroduction de la raison et de la lo-gique dans les systmes scolaires et universitaires.Enseignement rationnel des sciences. Option pourdes systmes d'enseignement qui privilgient lesmthodes qui dveloppent l'esprit critique.Ouverture sur les autres cultures, y compris la cul-ture occidentale, dans tout ce qu'elles ont de positif. - Dialogue apais avec les autres civilisations etcultures. Ces thmes sont dfendus, malheureusement sansrsultats probants, par une minorit d'intellectuelsbaignant dans des socits musulmanes totalementaux antipodes de la modernit. Leurs ides sont,d'une part, combattues violemment par les tenantsde l'idologie islamiste (toutes tendances confon-dues) et, d'autre part, rejetes par la masse trompepar les semi-lettrs qui leur servent de guides(dixit A. Meddib) et par les pseudo-imams vocif-rant du haut des minbars des mosques, la tlvi-sion, ou sur les places publiques. Quand le dangerde contamination est trop fort, c'est la grosse ar-tillerie des institutions et des plus hauts dignitairesde l'Islam (sunnite ou chiite) qui se met en branle :les grands cheikhs d'El Azhar, de la Mecque ou deJrusalem, les imams et autres hodjatoleslamsd'Iran ou d'Irak entrent en jeu pour la dfense desvraies valeurs de l'Islam qui sont mises en dan-ger par des intellectuels lacs et mcrants, au ser-vice du grand Satan occidental (amricain de pr-frence).Le discours rformateur, lui, n'atteint qu'une par-tie infime de la population laquelle il s'adresse(le plus souvent la partie dj convaincue de lajustesse du message). Il est donc sans impact rel.C'est souvent, la raison pour laquelle, dans cer-tains pays musulmans, dont l'Algrie, ces intellec-tuels et leur message sont tolrs : ils ne disposentpas d'une capacit de nuisance suffisante pour de-voir tre combattus par les armes de la terreur(d'Etat pour certains, de groupes extrmistes pourd'autres).Par contre, tous ceux qui constituent une vritablemenace sont victimes de cette terreur. On a tous l'esprit la tentative d'assassinat de feu NaguibMahfouz, le monumental crivain et chroniqueurgyptien, prix Nobel de littrature. De mme, tou-jours en Egypte, cette pratique gnralise desavocats membres de la confrrie des Frres mu-sulmans, poursuivant systmatiquement en justi-ce (une justice qui a toutes ses racines dans la cha-ria) les intellectuels rformateurs pour apostasieet exigeant la sparation d'avec leurs pouses. Neparlons pas de cette crivaine du Bengladesh me-nace de mort par une fatwa d'islamistes causede sa condamnation des traditions de violencecontre les femmes ; de ce professeur soudanaispendu pour avoir enseign que le Coran devaittre lu avec un esprit critique. De tous ces intellec-tuels menacs dans pratiquement tous les paysd'Islam pour la seule raison qu'ils n'adhrent pasou qu'ils combattent les ides rtrogrades desgroupes islamistes, combien compte-t-on d'intel-lectuels assassins dans les pays d'Islam pour lesides progressistes qu'ils dfendaient ? (A suivre)R. G.(*) PolitologueEl Achoura est l !Pensez aux enfants abandonnsAidez leur prise en charge en soutenant les pouponnires de lAssociationEnfance et Familles daccueil bnvoleBDL Staouli : 15841802628-200BNA Hadjout : 43920002589-74CCP : 3520-10 cl 86Tl. : 021 32 55 89 - 024 49 69 19(2e partie )El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 15I D E S - D B A TL'humanisme arabe et lEuropePar Houari Touati (*)En 2005, le Haut conseil de la culture gyp-tien publie, dans le cadre d'un vaste pro-gramme de traduction, la version en arabede l'un des ouvrages qui ont le plus marqu laconscience europenne depuis sa parution en1860 : Die Cultur der Renaissance in Italien deJacob Burckhardt (1818-1897), traduit habituel-lement par La culture ou la civilisation de la Re-naissance en Italie. Dans cet ouvrage, Burck-hardt - parmi d'autres - accrdite le lieu communselon lequel l'humanisme est une invention desXVe et XVIe sicles europens. L'historien suisse almanique qui n'ignore pasque ces deux sicles avaient t prcds par ceque l'on a, depuis, appel la Renaissance desXIIe-XIIIe sicles n'accorde cependant celle-cique peu d'importance. Or, c'est bien du XIIesicle latin que sont issus les deux fondementspistmiques sur lesquels repose, en grande par-tie, la modernit europenne : la translation stu-diorum et la thorie selon laquelle, en dpit deson inexorable corruption, le temps historiqueest porteur de progrs - ce qu'illustre la mtapho-re des nains juchs sur les paules des gants.Selon Jean de Salisburry (1115-1180), on la doit son contemporain Bernard de Chartres [qui]disait que nous sommes comme des nains assissur les paules des gants car nous pouvons voirplus de choses qu'eux et plus distances, non gr-ce l'acuit de notre propre regard ou la hautetaille de notre corps, mais parce que noussommes levs et maintenus en altitude par lagrandeur des gants, (J. de Salisbury, Metalogi-con, III, 4). Par rapport au pass, le prsent estdfini par Bernard comme une rgression : com-pars aux Anciens, les Modernes sont des nains. Leur nanisme les condamne ne jamais surpas-ser ni mme galer leurs prdcesseurs. Pour au-tant, cette infriorit des Modernes par rapportaux Anciens ne les prive pas de tous les ressortsde l'mulation. Car ils voient plus et plus loin queles Anciens, aussi grands qu'ils aient t. C'estdire qu'en mme temps qu'il exalte la grandeurdes Anciens, Bernard offre aux Modernes de leurtre suprieurs. Non pas tant en vertu de qualits qui leur sont in-hrentes mais de l'hritage que les Anciens leuront lgu. Ainsi s'offre-t-il aux Modernes la pr-voyance de le conserver ou l'inconscience de ledilapider. Quand, en raison de leur position avan-tageuse, une troisime possibilit les invite lefaire fructifier par le moindre de leur apport. Cet-te possibilit indique que le temps historique esttravers par des tensions contradictoires : d'unct, la rgression qui affecte toute chose me-sure qu'il s'coule ; de l'autre, l'accumulation desconnaissances par les gnrations successives,laquelle agit dans l'ordre des choses profanes en antidote sa dgnrescence. Sous cetclairage, l'humanisme europen apparat moinscomme une manation de l'poque modernenaissante que de ces XIIe et XIIIe sicles dessillspar leur curiosit, en particulier de cet autre auquel les sources latines donnent nom d'Arabici. A L'ORIGINE DE L'HUMANISME EUROPEN: L'HUMANISME ARABE Aujourd'hui la filiation arabe de la culture euro-penne est refoule ; et lorsqu'elle effleure, elleest dnie. Comme David cherchant dsespr-ment auditeurs pour ses Psaumes, des philo-sophes tels Alain de Libera et Rmi Brague, enFrance, des historiens tels Dimitri Gutas et Ri-chard Bulliet, aux Etats-Unis, relays par des in-tellectuels arabes comme Edward Said et Mo-hammed Arkoun, en appellent depuis un quart desicle sa rhabilitation - en vain. En effet, bien que cet apport arabe, ou plus exac-tement de l'humanisme arabe, la Renaissanceeuropenne des XIIe et XIIIe sicles soit une ra-lit atteste, il est encore des historiens et despenseurs occidentaux d'Etienne Gilson Tho-mas Kuhn qui en minimisent l'impact, en r-duisant les Arabes au rle de simple mdiateursdans la transmission de l'hritage grec l'Europe.A leurs yeux, il va de soi que l'humanisme estune invention europenne. Ds lors, la confusionest permise entre pense europenne et penseuniverselle, comme si celle-ci tait exclusive etsingulire. Cette falsification est l'origine de lamystification selon laquelle occidentalisme =modernit. A s'y fier, la modernit du mondedans lequel nous vivons ne serait que la cons-quence de l'expansion de l'Europe marchande etcoloniale. De ce fait, l'vocation de l'Europe de-viendrait, comme le rappelle l'historien indienGyan Prakash, une narration universelle duprogrs. Or, si l'on sait que l'europocentrismen'est pas cxtensif l'pistm occidentale etn'en constitue qu'une formation discursive parmid'autres, il y a y compris du point de vue laculture europenne le moyen d'apprhenderautrement la modernit : soit comme une formed'appropriation du monde et un mode caractris-tique d'tre au monde ports, ensemble, par unusage spcifique de la raison. Une telle posture dconnecte les deux figureshistoriques de l'occidentalisation et de la moder-nisation de leur prtendu lien de ncessit. Aupril du relativisme culturel et cognitif, le pointde vue de l'histoire celui de la World History la renforce en participant cette destitution del'europocentrisme de ses exorbitantes prten-tions. A la suite de Georges Makdisi (The Rise ofHumanism in Classical Islam and the ChristianWest, Edinburgh University Press, 1990), sonimpens arabe devient la fois intelligible et au-dible, savoir que c'est dans l'Irak du VIIIe et duIXe sicles, et non dans les villes italiennes desXVe et XVIe sicles, que l'humanisme a pris nais-sance. Les cits-Etats du quattrocento en ont tles hritires, grce aux milieux auxquels appar-tenaient les thoriciens latins du progrs de laconnaissance et de son transfert d'Orient en Oc-cident comme ceux dont les ides sont consi-gnes dans la Chronique de Othon de Freising(m. 1158). Effectivement, les sources arabes t-moignent que l'humanisme arabe a t conudans les termes grce auxquels son homologueeuropen s'est laiss btir quatre sicles plus tardQUAND LES ARABES S'INSTITUAIENTDPOSITAIRES DU PATRIMOINEUNIVERSELAu moment o la Tradition vivante cde le place la Tradition crite, offrant celle-ci d'inaugurerun nouveau rapport son propre pass, la cultureislamique profane dcouvre l'existence d'un pas-s plus englobant qui ne concernait pas unique-ment les Arabes et les musulmans, ni mme lesautres dtenteurs de livres rvls, mais l'en-semble de l'humanit. Ce rapport indit au passa commenc se constituer, dans certains mi-lieux sociaux lis la Cour, vers le milieu duVIIIe sicle. A travers lui, la culture arabo-isla-mique a pu faire jonction avec la mmoire scrip-turaire universelle et se poser, par la mme oc-casion, en dpositaire de son hritagescientifique. Cette nouvelle altrit fondatrice est illustredans les vestiges iconographiques par l'une desfresques du palais umayyade de Qusayr 'Amra.Intitule Les Six Rois, la fresque en questionvisualise la notion connue dans l'Antiquit tardi-ve de famille des rois liant les souverains dumonde entre eux par une relation de parent spi-rituelle selon les uns (pneumatikos est le termeutilis par certaines sources grecques), physiqueselon d'autres (les rois du monde sont tous frres,selon de nombreuses sources iraniennes). La scne reprsente n'a pas de mrite artistiqueparticulier, et les spcialistes en discutent de nosjours pour savoir qui, de Byzance, de l'Iran oumme de l'Asie centrale, a eu un rle prpond-rant dans son laboration (G. Fowden, Qusayr'Amra: Art and the Umayyad Elit, Universityof California Press, 2004). Son enjeu visuel estailleurs ; il est dans l'indication de l'un des objec-tifs des premires images islamiques, savoir :illustrer que la nouvelle culture avait laconscience et le sentiment d'appartenir la fa-mille des souverains traditionnels de la terre (O.Grabar, La formation de l'art islamique, Paris,Flammarion, 1987, 70-71). Les sources littraires semblent, pour ce qui lesconcerne, attester que cette conscience tait, lafin de l'poque umayyade au moins, politique-ment partage au plus haut niveau. Dans des versattribus Yazd II, l'phmre calife se cre detoutes pices, en 744, des anctres imaginaires : Je descends de Khosr et mon pre estMarwn [l'anctre de la deuxime branche de ladynastie umayyade] ; Csar est mon grand-preet je suis le petit-fils du Khqn [de Chine].Plus tard, son successeur Marwn II, pourchasspar les troupes abbassides, pense traverser leTaurus et demander refuge dans la premire villebyzantine. Au rapport de l'encyclopdiste irakien du Xesicle, Mas'd, le calife aurait confi sesconseillers : L, j'crirai au souverain des Rmet je m'assurerai de sa protection ; plusieurs roisde Perse ont ainsi agi ; [une dmarche de] ce[genre] n'est donc pas dshonorante pour unprince. D'o le calife musulman tenait-il cetteexprience qu'il voulait rditer ? De sa lecture des livres d'histoire. Lecteur insa-tiable, il n'a cess de lire : Jusqu'au milieu desprils, ajoute la mme source, Marwn a pour-suivi la lecture de la chronique des rois de Perseet trangers ; il a tudi leur histoire et leurs cam-pagnes. Pour s'approprier l'hritage politique etmilitaire des rois d'autrefois, les derniersUmayyades ont commandit des traductions dupersan et du grec l'arabe. Non ngligeable, lersultat est cependant rest modeste. Car le mou-vement de translation de l'hritage antique n'apris de l'ampleur qu' l'avnement des Abbas-sides. Nanmoins, les livres comme instrumentsde gouvernement ont fait leur apparition, dans laculture arabe et islamique, grce auxUmayyades. D'o les multiples continuits que l'on peut ob-server, ci et l, dans le fonctionnement de la Courcomme institution culturelle sous les derniersUmayyades et les premiers Abbassides. Com-ment ce nouveau rapport au pass d'avant l'av-nement de l'islam a-t-il pu trouver justificationdans une culture qui n'tait que passablement ac-quise l'crit et dont elle avait, jusqu'ici, circons-crit l'usage particulirement aux sphres du poli-tique et du religieux ? Nous ne saurons rpondre cette question tant qu'aucune source d'poqueumayyade n'est venue nous l'expliquer. En l'ab-sence d'une telle dcouverte, nous devons nouscontenter des sources postrieures, c'est--direabbassides. l'poque d'Al Mansr (754-775) exerce laCour abbasside un scribe d'origine persane enqui on peut voir l'un des principaux fondateurs dela prose arabe : Ibn Al Muqaffa' (excut pourhrsie en 762 ou 772). Cet crivain politique fait partie de la gnrationde lettrs qui ont fait le lien entre l'poqueumayyade et l'poque abbasside. Il est l'lved'un scribe umayyade considr comme lematre du genre pistolaire arabe. A une date, quiest situer entre 754 et 762, Ibn Al Muqaff,compose - c'est sa fonction d'intellectuel orga-nique de cour qui l'exige - un miroir au princepour son matre, le premier du genre jamais criten arabe et dans lequel est prcisment reformu-l ce nouveau rapport au pass. L'crivain abbasside attaque d'emble son ptrepar une description des hommes du pass o cesderniers sont affubls d'une corpulence suprieu-re la ntre et dots, de surcrot, d'un espritplus puissant - en somme des Goliath avec l'intel-ligence de David. Car ces hommes qui taientplus fort que nous, tant physiquement qu'intel-lectuellement, taient naturellement capablesd'une plus grande matrise dans la ralisation dece qu'ils entreprenaient. Et comme ils jouissaientd'une esprance de vie plus longue, ils s'assu-raient d'une meilleure exprience des choses.Leurs savants taient plus verss dans la connais-sance et leurs souverains plus experts dans l'artde gouverner. C'est pourquoi ces hommes ont puse caractriser, dans tout ce qu'ils entreprenaient,par le fadl, une valeur virile alliant le mrite la supriorit.C'est prcisment parce qu'ils taient vertueuxqu'ils nous ont fait partager les connaissancesqu'ils avaient acquises et accumules sur le mon-de terrestre et celui de l'au-del. Ainsi avaient-ilsrdig des livres qui nous sont rests. C'taientdes gens de l'crit. A ce titre, leur empressement nous transmettre leur savoir tait tel quelorsque l'un d'eux, se trouvant dans une contreinhabite, voyant s'ouvrir lui la voie de laconnaissance, il s'empressait de graver sa dcou-verte mme la pierre, de peur que sa trouvailleft jamais perdue pour les gnrations futures.Car ces hommes avaient beau avoir une vie pro-digieusement longue (c'taient des macrobiotes),ils se savaient mortels. Ils ne se contentaient, parconsquent, jamais de se fier, pour la prserva-tion de leurs connaissances les plus importantes, leur (seule) mmoire. Qui peut donc, mieuxque quiconque, se soucier de ceux qui vien-draient aprs lui ? Celui qui se comporte de manire responsable.Or, par leur souci de transmission, les Pre-miers (aw'il) ont agi l'gard de ceux qui leuront succd - c'est--dire nous - avec la com-passion, la bienveillance et la sollicitude d'unpre bon pour ses enfants, un pre qui rassem-blerait leur intention richesse et biens immobi-liers, par souci de leur pargner l'preuve d'avoir les rechercher eux-mmes, et par crainte de lesvoir chouer dans cette entreprise. En mme temps qu'ils ont t des figures admi-rables de la paternit, les Premiers se sont ac-quitts de manire exemplaire du rle que leurconfrait leur magistre. Nous ne sommesdonc pas que leurs enfants chris, noussommes galement leurs lves. Les pres ex-ceptionnels qu'ils furent ont t des matres re-marquables. Ils sont les premiers matres. Po-sition qu'ils ont acquise non pas tant du fait qu'ilsnous ont prcds que parce qu'ils taient quali-fis pour la primaut et l'excellence. N'ont-ils pastout dit et n'ont-ils pas trait de tous les sujets ?Les premiers, n'ont-ils pas vant la grandeur deDieu ? Les premiers, n'ont-ils pas affirm l'insi-gnifiance du monde d'ici-bas ? En effet, mieux que quiconque, ils ont explicitles moyens d'accder la connaissance ; avantquiconque, ils ont recens les diffrentes disci-plines du savoir qu'ils ont mthodiquement r-parties en catgories et subdivisions. Alorsque reste-t-il faire aux enfants-lves ? En unsens, pas grand-chose. Les Premiers ont rgltoutes les questions d'importance. En un autresens, beaucoup. Tant le savoir est inpuisable.Les Modernes peuvent donc lgitimement exer-cer leurs talents sur ce qui dcoule de l'augusteenseignement de leurs matres. Ces pres bienveillants, ces matres impeccablestaient et se savaient des mortels. A leur dispari-tion, ils sont devenus physiquement absents auxvivants se rclamant de leur paternit et de leurenseignement. En effet, les morts appartiennentau monde invisible, les vivants au monde visible.Comment tablir la communication entre ce quiest absent et ce qui est prsent ? Comment nouerdes liens avec le monde invisible, lorsqu'on ap-partient au monde visible ? En prsentifiant l'ab-sence et en rendant visible l'invisible. Selon lesnoplatoniciens, le meilleur de l'homme c'est sonme dont le corps et le monde sont la doubleprison. C'est donc elle qui doit tre re-prsente.On doit, pour la mdiatiser, se proccuper de luiprocurer la meilleure enveloppe corporelle pos-sible aprs que la demeure du corps, en proie la pourriture et la dcomposition, est devenuepoussire. Le meilleur rceptacle pour accueillir l'me est -assurment - l'criture. Alors, dit Ibn Al Muqaf-fa', les Premiers ont invent les livres pournous consoler de leur disparition et pour, grce leur lecture, avoir le sentiment de s'entretenirdirectement avec eux et d'entendre leurs ensei-gnements. A l'poque, cette thorie des deuxcorps d'un autre gendre a trouv crdit auprsde son compatriote de Basra, le grammairien Y-nus b. Habb (m. 183/799), qui considrait lascience d'un homme comme une partie de sonme et le livre comme son rceptacle le plusnoble mais galement le plus sr. Pour asseoirleur autorit sur les textes sacrs, les ulmascontemporains ont eux-mmes mesur l'intrtde disposer d'une telle thorie. Ils ont - comme ilse doit - fait du corpus de la Tradition l'enveloppecorporelle du Prophte. (A suivre)H.T.(*)Historien, directeur d'tudes l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris Texte de la confrence prononce le jeudi 18 janvier 2007 au forum Les Dbats d'El Watan sur le thme Les Arabes et le sens de l'Histoire Les intertitres sont de la rdaction(1re partie)El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 19I N T E R N A T I O N A L ELA CRISE PERDURE EN SOMALIE Mogadiscio replonge dansla violenceTrois semaines aprs la d-bcle des islamistes, la vio-lence perdure Mogadiscio,o un civil a t tu dans une nou-velle embuscade contre l'armethiopienne hier, quelques heuresaprs la dcision de l'Union afri-caine d'envoyer en Somalie 7650soldats de la paix. En moins de 24heures, la capitale somalienne at le thtre de plusieurs combats: vendredi soir, une attaque a visla rsidence du prsident soma-lien, Abdullahi Yusuf Ahmed, ethier matin, une embuscade a ttendue contre un convoi militairethiopien. Vendredi, des inconnusarms ont attaqu Villa Somalia,sans faire de victimes parmi lestroupes somaliennes et thio-piennes qui y montent la garde, se-lon le gouvernement somalien.Ni les forces gouvernementalesni nos amis thiopiens n'ont enre-gistr de victimes dans l'attaquemene par des hommes arms quiveulent montrer la communautinternationale que Mogadiscion'est pas sr, a affirm hier leporte-parole du gouvernement,Abdirahman Dinari. Il n'tait pasclair s'il y avait des victimes ctassaillants et parmi les civils.Selon M. Dinari, les assaillantstaient quips de missiles anti-a-riens, alors que les tmoins ontparl de tirs de mortiers, auxquelsles forces thiopiennes et soma-liennes ont ripost violemment.Hier matin, des hommes armss'en sont une nouvelle fois pris auxforces thiopiennes Mogadiscio :ils ont mont une embuscadecontre un convoi compos dechars et de vhicules blinds,avant que les soldats thiopiens neripostent. Au moins une personne,un civil, a t tue, selon des habi-tants et trois ou quatre personnes,tous des civils, ont t blesses, se-lon les mmes sources. LesEthiopiens ont ripost l'armelourde (...) de faon indiscrimine.Toutes les victimes sont des civilsinnocents, a affirm un tmoin,Muhidin Roble, qui se trouvait proximit du lieu de l'attaque. Masur a t touche par une ballealors qu'elle faisait des courses, aracont l'AFP une habitante,Hawo Mohamed. Les forcesthiopiennes et gouvernementalessomaliennes ont t prises pourcible plusieurs reprises depuisqu'elles contrlent Mogadiscioaprs la fuite de la plupart descombattants islamistes somaliensle 28 dcembre. Ces derniers, quiavaient russi rtablir la scuritdans la capitale pendant les sixmois o ils tenaient la ville, ontprvenu qu'ils mneraient unegurilla contre le gouvernementsomalien et leurs allis thiopiens.Selon le gouvernement, il resteraitenviron 3000 islamistes dansMogadiscio, ravage par 16 ans deguerre civile. Les armes conti-nuent pulluler dans la ville, endpit d'un accord de dsarmementconclu le 12 janvier entre le gou-vernement somalien et les chefs deguerre, qui avaient t chasss dela ville par les islamistes en juin-juillet et ont profit de leur dpartpour y revenir. Une quinzaine depersonnes, essentiellement des ci-vils, ont t tues Mogadisciodans des incidents arms depuis le28 dcembre. Selon l'ONU, la tentative de repri-se en main du pays par les troupesgouvernementales et somaliennesreprsente une chance uniquepour la Somalie, dvaste par laguerre civile et encore pour partiemorcele en fiefs aux mains no-tamment de chefs de guerre. Dansce contexte, le Conseil de paix etde scurit de l'Union africaine(UA) a dcid vendredi soir le d-ploiement en Somalie d'une forcede paix compose de 7650hommes et pour une priode de sixmois, au terme de laquelle lesNations unies devront prendre lerelais. Jusqu' prsent, cependant,un seul pays, l'Ouganda, s'est ditprt envoyer des soldats enSomalie, environ un millier. Etl'UA cherche dsesprment desfinancements. (AFP) En moins de 24 heures, la capitale somalienne a t le thtre de plusieurs combats Les combattants islamistes somaliens ont prvenu qu'ils mneraient une gurilla contre le gouvernement somalien et ses allis thiopiens.Q uatre balles dont deux en pleine tte en pleincentre d'Istanbul. C'est ainsi que jeudi 19janvier, Hrant Dink, 53 ans, journaliste turcd'origine armnienne, a t tu devant les locauxd'Agos, l'hebdomadaire dont il tait rdacteur enchef depuis dix ans. Bte noire des cercles natio-nalistes pour ses prises de position en faveurd'une reconnaissance du gnocide armnien, iltait par ailleurs poursuivi par la justice turqueau titre de l'article 301 du nouveau code pnal,menaant toute personne critiquant l'identitturque, l'Etat ou le Parlement. Condamn en oc-tobre 2005 six mois de prison avec sursis pourinsulte l'identit nationale turque, HrantDink risquait, par ailleurs, trois ans de prisonpour avoir qualifi de gnocide les massacrescommis en Anatolie pendant la Premire Guerremondiale, dans un entretien avec l'agenceReuters. De nouvelles dispositions judiciaires dnoncespar Reporters sans frontires qui a, dernire-ment, class la Turquie au 99e rang de la libertde la presse (sur 168 pays). Ce code entrane denouvelles restrictions pour les journalistes.Plusieurs articles offrent un large champ d'in-terprtation, permettant aux magistrats descondamnations abusives de journalistes despeines de prison, relve lassociation. Une d-pche de l'AFP rapporte que lors d'une audien-ce, en mai 2006, les avocats d'extrme droite, l'origine des poursuites, avaient crach sur lejournaliste, puis l'avaient insult, le qualifiantnotamment de " tratre ", avant de l'appeler quitter la Turquie. Le Turkish Daily News relate, pour sa part, quemalgr les menaces de mort dont il faisait l'ob-jet, Hrant Dink n'avait obtenu aucune protection.A qui profite donc ce crime, condamn par l'en-semble de la classe politique turque et europen-ne ? Il est pour l'instant difficile de le dire, re-connat Elsa Vidal, responsable du bureauEurope et ex-URSS de Reporters sans fron-tires, mais il nuit durablement l'image dmo-cratique qu'essaie de se forger la Turquie. Etpar extension, sert tous ceux qui rejettent l'adh-sion du pays l'Union europenne. Il faut sa-voir que les nationalistes mettent en ce momentnormment de pression sur les autoritsturques pendant que se profile llection prsi-dentielle prvue en mai, souligne-t-elle. De concert avec ses confrres de la presseturque, un journaliste d'Agos a clairement dcla-r que Hrant tait la cible parfaite pour ceuxqui veulent entraver la dmocratisation de laTurquie et son accession l'UE. Le quotidienSabah estime que les politiciens et l'adminis-tration doivent considrer cet attentat, commisen une priode de progression du fanatisme enTurquie, comme un signal d'alarme. La ciblen'tait par seulement Hrant Dink mais aussi lastabilit. Cet assassinat hautement symbo-lique, comme le qualifie le Premier ministreturc Recep Tayyip Erdogan, survient alors quesur la scne internationale se discute la recon-naissance du gnocide armnien, toujours rfutpar Ankara. Soit trois mois aprs le vote duParlement franais pnalisant la ngation du g-nocide armnien de 1915 reconnu officielle-ment par la loi de 2001. Alors que le nouveauCongrs amricain, domin par les dmocrates,pourrait se prononcer galement en faveur d'unereconnaissance. Hrant Dink tait un journalis-te respect pour ses positions. Il tait pour l'en-tre de la Turquie dans l'Europe en laquelle ilvoyait un rempart contre les nationalismes, r-sume Elsa Vidal de Reporters sans frontires, ets'tait distingu de la diaspora armnienne dansses positions les plus radicales. Il faut se saisirde cet vnement pour demander la Turquie deprouver sa capacit s'engager pour la dmo-cratie en retrouvant les commanditaires et lesexcutants de ce meurtre. Hrant Dink est lequatrime journaliste assassin depuis le dbutde l'anne. Mlanie MatareseAPRS L'ASSASSINAT DU JOURNALISTE HRANT DINKLa Turquie dstabilise par un meurtre politiqueLIBYE K LA LIBYE A L'AMBITION DE FAIRE DESaffaires en Afrique et a mobilis cettefin 8 milliards de dollars, a dclar hier leresponsable d'un fonds public d'investissementslibyen en visite Bamako. La Libye veut investirson argent en Afrique. Nous avons mobilis dj8 milliards de dollars que nous investirons surle continent, a affirm Bashir Salah Bashir, PDGde la Libya Africa Investment Portfolio, l'issued'une audience avec le prsident malien,Amadou Toumani Tour. Le responsable libyen,par ailleurs directeur de cabinet du colonelMouammar Kadhafi, a indiqu qu'environ 40pays africains seront concerns mais il n'a fourniaucun calendrier. Nous ferons des affaires, avecun principe: (...) nous gagnons de l'argent, lespays dans lesquels nous investissons gagnentaussi de l'argent. Ce qui est important, c'est quetout se fait sur place, donc il n'y a pas fuite descapitaux vers l'extrieur et le profit reste sur lecontinent, a-t-il ajout. Selon lui, lesinvestissements favoriseront des secteurs danslesquels la Libye est dj prsente sur lecontinent : htellerie, banque, distribution deproduits ptroliers, transport arien et rechercheminire. Je veux dire aussi que ce sont desaffaires qui se feront dans la transparence et quidevront renforcer notre rve de raliser les Etats-Unis d'Afrique, a-t-il dit. Selon son entourage, lePDG de la Libya Africa Investment Portfolioeffectue une tourne dans plusieurs paysafricains. Arriv Bamako en provenance deCotonou, il devait quitter le Mali hier pour leBurkina Faso. La Libya Africa InvestmentPortfolio, qui possde la compagnie ariennelibyenne Afriqiyah Airways, a pour mission decontribuer la coopration politique etconomique en Afrique, selon la vision ducolonel Kadhafi.LIBANK L'OPPOSITION LIBANAISE MENE PAR LEHezbollah a appel hier une grvegnrale mardi pour protester contre legouvernement de Fouad Siniora, dans unepremire mesure d'escalade dans le bras de ferentre les deux parties. Face l'enttement dupouvoir barricad derrire les murs du Srail(sige du gouvernement), l'opposition appelle sabase populaire une escalade de sesprotestations pacifiques et dmocratiques etl'ensemble des Libanais observer une grvegnrale le mardi 23 janvier, indiquel'opposition dans un communiqu parvenu l'AFP. Il s'agit de la premire mesure d'escaladedans le bras de fer entre le cabinet etl'opposition, qui demande son dpart, depuis ledbut d'un sit-in de protestation le 1er dcembredans le centre de Beyrouth.MAROCK LE DIRECTEUR DU JOURNALHebdomadaire (indpendant) AboubakrJama, condamn en 2006 une lourde amendedans une affaire de diffamation, a annonc leweek-end dernier Casablanca qu'ildmissionnait de cette publication pour luipermettre de survivre. Lors d'une confrencede presse, M. Jama qui dirige Le JournalHebdomadaire, l'un des grands tirages de lapresse indpendante , a indiqu qu'un huissierde justice lui avait rclam en janvier de payer lemontant de l'amende de trois millions dedirhams (270 000 euros) qu'il devrait verserconjointement avec Fahd Iraki, un autrejournaliste, un tribunal. Pour viter que lajustice se rabatte sur le journal, les salaires desjournalistes, ou saisisse le mobilier de la socitditrice comme ce fut le cas lors d'une anciennecondamnation, j'ai dcid de dmissionner demon poste de directeur de la publication et dequitter Le Journal Hebdomadaire, un organe trscritique envers l'Etat marocain. Aboubakr Jamaet Fahd Iraki ont t poursuivis en diffamationpar un Centre europen de recherche d'analyseet de conseil stratgique (ESISC). Le JournalHebdomadaire avait mis en doute la probitd'une tude de ce centre sur le Front Polisario. T L GRAMMES Hrant Dink tait une cible parfaite pour les opposants de l'adhsion de la Turquie l'Europe Il taitpoursuivi par la justice turque pour ses prises de position en faveur de la reconnaissance du gnocide armnien Cet assassinat survient dans un contexte particulier, quatre mois de llection prsidentielle.Les forces thiopiennes ont t la cible des combattants islamistes plusieurs reprises PHOTO : D.R.El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 21C U L T U R ETIPAZA. MOUVEMENT THTRAL DE KOLAIl s'agit d'une adaptation d'une picequi relate l'histoire d'un pote(Habbouche Youcef), qui part rcu-prer ses biens auprs d'une belle,riche et lgante femme Al Hayla(Camlia Bendrissi), aprs avoir suque son mari El Bez aurait disparu.Al Hayla, qui dispose de deux va-lets, Annamr (Halimouche Mohamed) et Ra-bah (Ikhlef Mohamed Amine), nglige lepote. Les deux valets, jaloux et possessifs,entravent le pote dans toutes ses dmarchespour s'approcher de leur matresse. Mais lepote est tenace. Il ne rate jamais l'occasionde dclamer ses pomes et les faire entendrepar Al Hayla. Cette dernire est sduite parles paroles du pote tenace qui ne cesse d'af-ficher son amour pour Al Hayla. Un des deuxvalets, ne pouvant plus accepter cette intru-sion du pote dans la famille, invente une his-toire et informe sa matresse sur le retour deson mari El Bez, qu'elle croyait disparu. AlHayla, devenue amoureuse et attache aupote, est branle par cette inattendue nou-velle relative au retour imminent de son mariEl Bez, tout en ignorant qu'elle a t inventepar Ennamr. Elle perd ses esprits et ne saitplus quoi faire. Elle est alors victime d'unegrave dpression psychique et voil quel'anarchie et le dsordre s'installent dans samaison. Incapable de porter secours la ma-tresse de la maison, le sort du pote sera fatal,puisqu' son tour, il succombe au stress. Desprofessionnels ont t chargs de l'encadre-ment technique de ce produit thtral nou-veau, en matire de scnographie, de chor-graphie, de costumes et de musique. TaouintYoucef, le patron du MTK, a une nouvellefois enrichi le rpertoire du MTK, qui avaitdj produit 61 pices de thtres, dont unepartie est destine aux enfants. Le MTK aided'autres associations de thtre et comdiensd'autres wilayas du pays, en leur fournissantdes scnarios. Le MTK compte organiser la 12e dition desjournes thtrales de Kola, du 25 mars au31 mars 2007. Le MTK saisit cette opportu-nit pour organiser un hommage l'autremetteur en scne du TNA, Ouriachi Abdel-lah, ancien lve de l'Ecole nationale des artsdramatiques de Bordj El Kiffan, en retraitedepuis peu de temps, gravement malade au-jourd'hui, mais qui vient d'tre pris en chargepar l'ONDA et le ministre de la Culture. LeMTK a conu un riche programme pour cettetraditionnelle manifestation culturelle consa-cre non seulement aux adultes mais aussiaux enfants, dans laquelle participent destroupes de thtre venues des diffrentes wi-layas du pays. Nanmoins, exceptionnelle-ment pour cette anne 2007, le MTK espreaccueillir les troupes de thtre du Maroc, dela Tunisie et des Emirats arabes unis pourdonner une dimension la mesure de l'vne-ment international qui marquera la scne cul-turelle nationale, en particulier et de la nationarabe en gnral. Cependant, les respon-sables du MTK esprent recevoir le soutiendu wali de Tipaza, pour qu'il puisse intervenirauprs du directeur gnral de l'institut natio-nal des impts de Kola, un site qui demeurel'unique tablissement capable d'abriter cettemanifestation purement culturelle, tant atten-due par des centaines de familles et un publicconnaisseur en thtre, en attendant laconstruction du complexe culturel de Kola.Les ditions des journes thtrales se drou-laient dans le pass dans cet institut de Kola.Le MTK envisage en plus de se lancer dansles spectacles d'environnement et les cara-vanes de thtre datteindre le public des dif-frentes localits de la wilaya de Tipaza,pourvues d'espaces adquats, qui permettentaux comdiens d'voluer et de transmettredes messages ducatifs. Pendant ce temps,l'association du MTK, dirige par l'inpui-sable Youcef Taouint, qui a sign des docu-ments avec le commissariat charg de la ges-tion de l'vnement culturel international quise droule tout au long de l'anne 2007, at-tend son tour et son programme, pour expri-mer le talent de ses comdiens et com-diennes d'une part et la qualit de ses produitsculturels d'autre part. M'hamed H.Le public tmouchentois a applaudi laprestation des artistes, 11 au total,tous en verve du dbut la fin d'unspectacle o il n'y avait pas de second rle.En fait, il y avait surtout cela dans la mise enscne de Mohamed Tayeb Dehimi, une ra-lisation qui a mis l'accent sur la directiond'acteurs, l'auteur, Azzedine Mihoubi enl'occurrence, s'tant complu dresser dansAssa Tsunami une galerie de portraits depetites gens en une agglomration abomina-blement dnomme Oum el baq. Le douzi-me personnage est un dcor qui russit restituer l'atmosphre d'un vieux quartieravec en devanture un caf l'ancienne, saterrasse et sa pittoresque clientle. Au bout de cette association, le poncif apoint, enfourch allgrement par l'critureet dramatique et scnique. Ainsi, AllouaZermani, Dehimi Mohamed Tayeb et RedafAssa n'ont eu aucune peine retrouver leurgouaille du temps de Nass el Houma, dontAssa Tsunami s'est rvl une ple copie.Quant Belezma Atika, Sid Yasmine, Bena-ziza Ahcne, Bouzehzah Khelil, DelloumMohamed, Merouani Nourredine, Bouleh-raf Hassane et Izem Zoubir, ils se sont ga-lement mouls dans les personnages d'unecomdie qui voulait renouer avec celles del'pope de l'criture collective qui fit lesbeaux jours du TR Constantine. Ils n'ont euqu' emprunter leur tour les tics et les arti-fices du genre. En dfinitive, si le spectacle s'est laiss voir,Dehimi dont la carte de visite artistique estflatteuse, aurait pu faire l'conomie de secommettre avec un texte auquel faisait d-faut le ncessaire liant, en l'occurrence unesolide dramaturgie. M. KaliFabuleusement vtre TTiizzii OOuuzzoouu1er Festival arabo-africainde danse folkloriqueDu 17 au 23 janvier 2007Maison de la cultureMouloud MammeriAujourdhui 14h 30, spectacle don-n par les troupes de Jor-danie, Palestine, Sidi BelAbbs, Bchar, Ben Yenniet Ghardaa. Cit universitaire Has-naoua II Ce soir 20h 30Spectacle anim par lestroupes de Palestine, S-ngal, Tindouf et de TiziOuzouInstitut des techniquesdhtellerie et du touris-me (INTHT) 21h-Spectacle et ani-mation dun DJ BBlliiddaaCinmathque algrien-neSalle de rpertoire Mitid-ja (ex-Olympia)Tl : 025 41 91 59Aujourdhui 14h et 16hA laffiche le film En plei-ne tempte de WolfgangPetersen ((USA, 2000) AAnnnnaabbaaCentre culturel franais8, bd du 1er Novembre1954Tl : 038 86 45 40Site web :http://www.ccf-annaba.com Jeudi 25 janvier 16h30Confrence-dbat ani-me par lauteur, drama-turge et journaliste Bou-ziane Ben Achour autourdu thme Le roman alg-rien CCiinnmmaa EEll TThhaakkaaffaaTous les jours 13h 30-15h30-18hA laffiche le film Cactusde Grard Bitton BBiibblliiootthhqquuee nnaattiioonnaallee ddAAllggrriieeEl Hamma-AlgerTl : 021 67 57 81Fax : 021 67 95 44E-mail : biblionat_alge-rie@hotmail.comDimanche 22 janvier2007 9h30Journes portes ouvertessur les Trsors de la bi-bliothque nationaledAlgrie : Fonds des ma-nuscrits et lart deconserver. CCCCFF ddAAllggeerrLe Centre culturel fran-ais Mardi 23 janvier 17hLes ditions Chihab et leCCF organisentla rencontre littrairebaptise Un auteur, unlivre avec Jaoudet Gas-souma autour du romanZornaEntre libre la limitedes places disponibles Biographie de DjaoudetGassoumaAprs des tudes sup-rieures en arts plastiqueset un magistre en art etcommunication, Djaou-det Gassouma a travailldans plusieurs quoti-diens et revues algriens.Il a galement t copro-ducteur dmissions ra-diophoniques, assistantralisateur sur des docu-mentaires et chef dcora-teur des films Dlice Pa-loma et Mustapha BenBoulad.Il a apport sa contribu-tion dans plusieurs ou-vrages et guides culturelsparus aux ditions Di-wan, a publi un ouvragesur lartisanat algrienintitul Lartisanat Alg-rien (Anep, 1998) et unroman Zorna (Chihab,2004) qui a obtenu le prixApule de Madaure en2005.Un autre roman Tserielest en cours de parutionaux ditions Chihab. CCoonncceerrtt ddee LLyynnddaa TThhaalliieeLa chanteuse algro-ca-nadienne, Lynda Thalie,qui entreprend, fin jan-vier, une tourne interna-tionale de deux semaines Duba, Jordanie, Tuni-sie, Algrie, France seproduira, le 10 fvrierprochain, Alger (salleIbn Zeydoun), ont annon-c les organisateurs deces galas, au cours duneconfrence de presse,mercredi, Montral(Qubec). CCiinnmmaa AAllggeerriiaaRue Didouche Mourad-AlgerTous les jours 12h 45-15h30-18hA laffiche le film Roman-zo Criminali de MichlePlacido FFiillmmaatthhqquuee ZZiinneettRiadh El Feth-AlgerCentre des artsTl/fax : 021 67 57 65e-mail : liazidkhodja@ya-hoo.frProgramme spcial en-fants : Jeudi et lundi 15h Vendredi 13 et 15hA laffiche Happy FeetTous les JoursA laffiche le film Da VinciCode GGaalleerriiee aarrttss eenn lliibbeerrtt40, rue Boualem BouchafaKouba-AlgerTl : 021 28 65 65e-mail :artsenliberte@gmail.comJeudi 25 janvier 15hVente-ddicace de lau-teur Mansour Abrous au-tour de son dernier ou-vrage intitulDictionnaire des artistesalgriens de 1917 2006BLOC-NOTESAN TMOUCHENT. PICE THTRALE ASSA TSUNAMILorsque l'art des trteaux vacue la dramaturgie L'Association MTK, Mouvement thtral de Kola, vient une fois de plus de s'illustrer en achevantsa nouvelle pice intitule Al Hayla (la fabuleuse). La troupe du MTK, un mouvementfabuleusement thtral KolaUne nouvelle cration intitule El HaylaPHOTO : M.KALIPHOTO : D.R.PHOTO : D.R.El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 24S P O R T SATHLTISME Gare au faux dpart KHALED LOUNICI. ENTRANEUR DE LUSMHJe suis habitu aux dfisJSM BJAATiab convaincCherradiLa grave situation finan-cire, que traverse cesjours-ci la formation dela JSMB, ne se passe pas sansengendrer des ractions dustaff technique du club, limage de coach RachidCherradi qui informa le pr-sident Tiab quil est dmis-sionnaire lissue du matchface lESS. Il a fallu que leprsident intervienne la finde la rencontre de jeudi der-nier. Il a longuement discutdans les vestiaires avec sonentraneur pour que celui-cirevienne sur sa dcision et dcide de rester aprs les assurances duprsident. Interrog en fin de match, Cherradi ne veut pas sexpri-mer sur le sujet et prfre attendre lvolution de la situation durantla semaine. Pour sa part, le prsident de la JSMB, Boualem Tiab,avait dclar que les caisses du club sont vides, ce qui pourraitavoir des effets ngatifs sur lavenir du club. Dans ce contexte, ildclare que le club a besoin de plus de trois milliards de centimespour pouvoir terminer la saison dans de bonnes conditions et assai-nir toutes les situations financires du club. L. HamaWA BOUFARIKLe Widadne veut pas mourirL a lanterne rouge de la superdivison ne veut pas connatre len-fer de la descente. Le WA Boufarik, pour ce faire, sest srieu-sement renforc par lapport de joueurs expriments. AhmedChaouch, Nazef, Dob Mounir et Bourras sont arrivs. Les rsultatsne se sont pas fait attendre. Les Oranges ont bien entam la phaseretour. Ils ont ramen un nul dEl Harrach et battu le CSC Boufa-rik. Cest de bon augure face deux prtendants laccession. ABoufarik, on ne veut pas croire la descente. Si je navais plusdespoir de maintien, je naurais pas fait un tel sacrifice pour le re-crutement. Nous allons essayer dengranger le maximum depoints Boufarik et de grignoter quelques points lextrieur.Je tiens remercier du fond du cur les supporters boufarikois quisont venus en masse contre le CSC. Je leur demanderai de conti-nuer soutenir le Widad en faisant preuve de fair-play pour ne paspnaliser leur quipe... Le WAB se maintiendra, inchAllah, dirale prsident Attou.Deux facteurs sont importants en football : la prparation et le re-crutement. Lorsque ces deux conditions ont t remplies, lquipemarche... Je tiens fliciter tous mes joueurs avec une mentionspciale au capitaine Nazef qui a su diriger de main de matre sonquipe... Des dplacements difficiles nous attendent, et nous allonsessayer de bien les grer..., nous dira son tour lentraneur bou-farikois Sennour. Ce sera difficile, mais ralisable !Djamel Eddine B.HANDBALL La JSE Skikdaen coupe arabeL a Jeunesse Sportive de Skikda (JSES) participera la prochainecoupe arabe des clubs champions de handball, prvue du 18 f-vrier au 4 mars prochains en Arabie Saoudite, a-t-on appris ven-dredi auprs de lquipe concerne.Lentraneur de la JSES, Khalfa Rabie, a prcis que la ville dAlDammam, situe 450 km lextrme est de la capitale du royau-me, Riyad, abritera ce championnat. M. Khalfa a indiqu ce sujetque, pour sa premire participation, la JSES qui occupe une placede choix sur lchiquier national est prte honorer le handball na-tional. Confiant quant la valeur de ses lments, le coach skikdiest persuad de faire bonne figure lors de ces joutes auxquellesparticiperont des clubs du Qatar, dArabie Saoudite, du Ymen, duLiban, du Maroc et de Tunisie.La date du 11 janvier 2007est inscrire dune pierrenoire dans lhistoire delathltisme algrien en parti-culier et du sport national engnral, aprs la suspension etle report de trois semaines delassemble gnrale lective,avec toutes les consquencesde pertes financires schesque cela implique. Nul ne sattendait une telle is-sue de cette rencontre qui de-vait dsigner les futurs diri-geants de la Fdrationalgrienne dathltisme. Lacause est toute simple, voire ri-dicule. Pour situer cette dfaillance or-ganistionnelle, il faut remonterdans le temps prcdent cetteAG. On se rappelle que le pr-sident de la FAA, Chaouch-Teyara, et son bureau fdralavaient t suspendus par dci-sion du ministre de la Jeunesseet des Sports, Yahia Guidoum.Aprs moults protestations desvincs de la FAA et linter-vention de la Fdration inter-nationale dathltisme, le MJSa lev la suspension de Chaou-ch-Teyara et de son quipe.Une feuille de route dicte parlinstance internationale,lIAAF, a t mise en applica-tion. Ainsi, Bouras Amar, qui at lu par une AG lective nonreconnue par lIAAF, a t re-lev de ses fonctions tout com-me son bureau fdral. Si Mo-hamed Djamel, membre delIAAF de la FAA a t dsignpour diriger la commissioncharge des candidatures envue des nouvelles lections.En dehors des listes desmembres candidats au bureaufdral, il y a eu celle de deuxpostulants la prsidence de laFAA, savoir Amar Bouras etHachemi Abdenouz. La com-mission entame ses travaux ettudie tous les dossiers de can-didatures. Jusqu ce stade dela prparation de lAG, aucuneentrave na t signale. Le jour de lAG lective, le re-prsentant du MJS brandit lar-ticle 13 du dcret excutif du29 dcembre 2005 fixant lestatut des dirigeants sportifsbnvoles lus, stipulant : Ledirigeant sportif bnvole ludoit pour prtendre au poste deprsident de fdration sporti-ve nationale, satisfaire auxconditions suivantes : tre gde 30 ans au moins et justifierdun enseignement ou duneformation suprieure. Parvoie de consquence, HachemiAbdenouz nouvrait pas droit llection au poste de prsi-dent.A ce propos, Si Mohamednous dclara : La commissioncharge des lections de lAGa d la reporter par soucidquit afin de permettre aucandidat vis par cette note defournir les pices justificativeset ncessaires pour llection la prsidence. Car je penseque le dcret mentionne un ni-veau de formation suprieursans le dfinir et cest l o r-side le problme.Par ailleurs, pour bien posi-tionner la faille de cette ap-proche insense, le prsidentde la commission ajoutera : Ilfaut bien prciser que la notemthodologique en notre pos-session et sur laquelle nousavons travaill, ne mentionneque la fourniture dun CV.Dailleurs, celui de Abdenouza t tudi et accept aussibien par la commission de can-didatures que par celle des re-cours. Ce qui veut dire que lesdeux candidats avaient le droitde postuler au poste de prsi-dent. Jajouterai galement eten toute franchise quon a pen-s quun commissaire de poli-ce (Abdenouz) remplissait lar-gement ce critre de niveau deformation.Enfin, nous saurons de labouche mme de M. Si Moha-med quau cas o Abdenouz nefournit pas les quivalences de-mandes, la liste des candida-tures demeurera close et nousirons tout droit vers une lec-tion-dsignation avec commeseul et unique candidat AmarBouras.Cest ce qui signifierait toutsimplement un retour la casedpart. S. R. O.P ensionnaire de la division II depuis exacte-ment six ans, consquence de sa rtrograda-tion en lan 2000. Lquipe phare de la communedEl Harrach, lUSMH, malgr son inpuisableppinire de jeunes talents, malgr tous lesmoyens mis en uvre par lex-quipe dirigeantesortante et larmada de joueurs qui avaient d-barqu pour la cause, laccession, le rsultat at toujours le mme, savoir la dsillusion enfin de parcours. Aujourdhui, il semblerait queles Harrachis se soient rendu lvidence et re-trouv le bon sens, comme latteste le nouvel tatdesprit prouv par le jeune prsident du club,Fethi Obedi : Cela fait des annes que notreclub court dernire une accession sans vraimenttre sr darriver.Faute de politique saine et de stratgie efficace.A El Harrach, par prcipitation, on a toujoursplac la charrue avant les bufs. Moi, aujour-dhui, je dis que laccession se prpare convena-blement et passe invitablement par la stabilit tous les niveaux du club. Aussi, laccession a be-soin de gros moyens et beaucoup de patience. Ilne faut pas se leurrer et leurrer ses propres sup-porters.Pour tre clair avec tout le monde, on va essayerdassurer le maintien et, par l, prparer unequipe comptitive pour la saison prochaine.Pour preuve, la direction du club na pas fait dansles folies en ce mercato, en ne recrutant (rcup-rant) que ses propres enfants, limage de Aziza-ne et de Guessoum. Interrog sur sa premire ex-prience en tant quentraneur de lquipepremire dEl Harrach et les chances de sonquipe pour le reste du parcours, Khaled Louniciabondera dans le sens des propos de son em-ployeur pour dire en substance : Avant tout, il nefaut pas donner de faux espoirs aux supportersharrachis.On essaiera daller crescendo lors de cette phaseretour pour assurer le maintien. On a fait le mer-cato avec nos propres moyens sans perturber legroupe et on espre atteindre notre objectif bienavant la fin de lexercice, cela nous permettra deprparer lavenir du club avec srnit. En cequi me concerne, jai accept de prendre le trainen marche parce que cest mon club de toujourset je sais que la mission sera trs difficile.Enfin, je suis habitu aux dfis. Mon souhait estque nos propres supporters sachent que lquipea besoin de leurs encouragements et non pas deleur pression. Pour rappel, lUSMH totalise26 points, pas trs loin du podium, et il reste45 points prendre. En football, qui ne tenterien, na rien. En somme, le maintien est large-ment dans les cordes de lquipe harrachie.M. AzebPHOTO : M. SALIMPHOTO : D. R.COA - COCProtocoledaccordLe bureau excutif duComit olympique algrien,prsid par MustaphaBerraf, sest runi, hier, ausige du COA avec leprsident et le secrtairegnral du Comitolympique coren (COC).Le dbat a t ax sur unecoopration mutuelleportant sur les stages etcomptitions ainsi quelapport de technicienscorens dans les disciplineso ils excellent.Les priorits ont t portessur les disciplinessuivantes : tae-kwondo,judo, boxe, athltisme,tennis de table etbadminton.Laccord sera signaujourdhui lors dunecrmonie qui aura lieu lhtel El Djazar.Je suis venu en Algriepour connatre lesperspectives de cooprationdans le domaine du sport etm'informer sur les aspectsdans lesquels nouspourrions apporter notreassistance et expriencepour les Algriens, adclar le prsident du COC,M. Jung Kil Kim. S. R. O.Un bon dpart pour un bon finishDCS Les familles Hamel, Alim, Touati, Moali, Touafi, Belahcne,Fergani ont limmense douleur de faire part du dcs de leur fils,frre, neveu, oncle, cousin, beau-frre HHaammeell MMuussttaapphhaa lgede 70 ans.La leve du corps se fera aujourdhui dimanche 21 janvier 2007 partir du domicile mortuaire, sis au 2, rue MahieddineAkachouche, Bologhine (Alger).Lenterrement aura lieu au cimetire de Banem.El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 25S P O R T SAPRS SA VICTOIRE SUR LE MC ORANL'USMA de Lobello arrive !ES STIF Le onze en regroupementLa dfaite de Bjaa a sem le doute au sein de la grande famil-le de l'Entente qui enregistre ainsi sa septime contre-perfor-mance d'affile. En sept rencontres (toutes comptitionsconfondues), le onze stifien n'a gagn aucun match. Son attaquen'ayant inscrit qu'un but Blida est reste muette. Les fans quigrondent s'impatientent, demandent des changements et des solu-tions la mauvaise passe que traverse actuellement le club qui nemanque pourtant ni de moyens ni de potentialits.Le staff technique, Belhout, est le premier vis. Son avenir la bar-re technique est dsormais tributaire des rsultats. Sur le sujet, lesspculations vont bon train.L'on parle mme de contacts entrepris avec des coachs devantremplacer le technicien sus-nomm : Pour tirer certaines chosesau clair, le comit directeur s'est runi deux reprises (vendredi etsamedi). Pour l'heure, le limogeage du coach n'est pas d'actualit.Une reconfiguration du staff n'est pas carter, dira Serrar, leboss du club, et pour lequel la reconfiguration veut dire plus deprrogatives Toufik Rouabah, un prparateur physique bard dediplmes dlivrs par la FFF. L'entraneur en chef, qui a t enten-du hier, va-t-il accepter ce ramnagement qui s'imposait ?D'autant que ses derniers choix techniques ne faisaient pas l'unani-mit.Contact par nos soins, Belhout demeure confiant : Aprs le painblanc, l'quipe qui consomme actuellement son pain noir a besoindu soutien de ses vritables fans. Cette semaine nous permettrasans nul doute de repartir du bon pied, dira Belhout qui ne s'estpas montr inquiet pour son avenir. Pour mieux prparer les fu-tures chances et loigner le groupe de la pression des fans, lecollectif ententiste rentrera ds aujourd'hui en regroupement El Eulma o un travail de rgnration, de rcupration et techni-co-tactique les attend jusqu' la veille du match face au CRB.Kamel BeniachePARADOU ACUn SDF en bonne santL e PAC, depuis son accession en nationale I, fait dsormais par-tie des grands de llite. Malgr son statut de SDF, le club deZetchi adopte une politique sage mais efficace en matire de re-crutement. Se basant sur un groupe de joueurs forms au club ourecruts dans des quipes de seconde zone, lquipe du duo Bou-hellal-Abdelaziz fait preuve dune stabilit que lon ne trouve nul-le part ailleurs. Ici, point de gagne des supporters au moindre fauxpas ni de changement dentraneur. Quand le PAC a travers desturbulences (4 semaines sans succs !), la srnit tait de mise.Pourtant, les banlieusards reoivent au stade de Boufarik, donc lextrieur. Contre le MCA, les tribunes du stade Reggaz taientremplies de supporters du Mouloudia.Contre le CABBA, ctait identique. Il ny avait que pour les Cri-quets venus en masse. Les Djediat, Madi, Touati, Benachour etautres Tedjar ont pris lhabitude dvoluer sans supporters. Celales galvanise davantage. On croit savoir que le PAC recevra dsor-mais ses htes au stade de Bologhine. Et pourtant le stade de Hy-dra est prt. A-t-on le droit dinterdire une quipe dvoluer chezelle ? La question demeure pose...Les footballeurs du PAC (comme tous les autres !) ont besoin dundomicile fixe pour se sentir au chaud et aspirer mieux, sur-tout que lquipe de Hydra sest renforce en dfense grce la ve-nue de lIvoirien Jean Michel Lyade (ex-RC Kouba) et du BlidenKhenifissi, deux joueurs qui apporteront, nen pas douter, unplus au compartiment dfensif qui tait assez fbrile. Cela sestvrifi entre la CABBA o Lyade et Khenifsi ont t utiles lquipe qui a fait preuve dune force de caractre remarquable.Ladjoint du coach, M. Abdelaziz, le confirme : Encaisser un butgalisateur une minute de la pause aurait pu tre catastrophiquepour nous... Il nen a rien t car nos joueurs ont su rester sereinspour finir le match en force.. Nous renouons avec la victoire aprsune priode dincertitude, cest bon signe... Quoi quen pensentcertains, le PAC est en train de dmontrer que la gestion dun clubde football doit tre rigoureuse et sage. Un exemple mditer...Djamel Eddine B.AACAu chevet de MohandiD es membres de lAssociation des arbitres du centre se sontrendus au chevet de lancien arbitre international, Rabah Mo-handi, Constantine. Ce dernier, malade, a t agrablement sur-pris par la visite des ses jeunes collgues dAlger. Rappelons queRabah Mohandi a t, pendant de longues annes, un arbitre dellite.Aprs la fin de sa carrire darbitre, il a intgr la commission cen-trale darbitrage (CCA) o il a contribu la formation et au suivides jeunes referees.Ag de 75 ans, Rabah Mohandi demeure lun des plus grands ar-bitres que le football algrien ait enfant. Les reprsentants delAssociation des arbitres du centre ont mis profit leur prsence Constantine pour rendre visite un autre ancien referee, savoirBenamghar, ex-arbitre fdr. K. G.Ala faveur de son succsmrit sur le MCO, laformation de l'entra-neur Lobello retrouve les pre-mires loges du classement etconfirme son retour en force,l'autorisant dsormais senourrir des ambitions lgi-times pour le titre pour lequella course est plus que jamaisouverte aprs l'essoufflementde l'ESS.Dsormais, l'USMA, grce auremarquable travail de Lobelloqui commence porter sesfruits, affiche logiquement sesintentions d'un srieux candi-dat au titre ; des ambitions au-torises par le rveil de l'qui-pe, plus conqurante, et lesrenforts de choix illustrs parla venue de l'ex-goladorasmiste Hannister devenudj la coqueluche de Bologhi-ne avec ses 3 buts inscrits endeux matchs seulement.L'entraneur usmiste, optimiste souhait et travailleur acharn,a su maintenant faonner ungroupe homogne et solidairegrce l'apport des ancienscomme Dziri, Hamdoud, Am-mour, Ghazi et Doucoure quiencadrent avec succs leursjeunes coquipiers Besseghir,Boucherit, Zidane, Kab, Bous-sofiane et Metref qui gagnentdj la confiance de Lobello.Des atouts permettant l'US-MA de faire face ses engage-ments sur les trois fronts. Onavait consenti beaucoup de sa-crifice pour rebtir une quipede nouveau comptitive, apte jouer sur les trois fronts, en sesouciant d'abord de recrercette dynamique de travail etde discipline en se basant surl'exprience des anciensjoueurs que je flicite pourleur coopration et sur l'mer-gence des jeunes appels as-surer la relve d'une quipe re-trouvant ses vertus de pratiqued'un football spectaculaire etefficace, dit-il.La premire preuve du renou-veau usmiste reste le retourmassif de ses supporters, heu-reux de retrouver de nouveauleur quipe conqurante et af-fichant ses ambitions de jouerles premiers rles.Alors, dsormais, il faudra denouveau compter sur l'USMAqui revient fort mme si sonentraneur n'a pas l'intention debrler les tapes en affirmant :Je ne suis pas intress main-tenant par la premire place,l'essentiel est de rebtir unenouvelle quipe de nouveaucomptitive pour faire face ses engagements dans les diff-rentes comptitions en don-nant la chance tous lesjoueurs.Pour moi, un remplaant an'existe pas, car j'ai une qui-pe, donc un collectif au seinduquel chaque joueur aura sachance de prouver sa valeur etde mriter la confiance placeen lui. Un message clair et sti-mulant qui justifie le regain del'quipe et la dtermination af-fiche par ses jeunes ambition-nant de gagner leur place dansle onze titulaire.En attendant, l'entraneur r-colte les premiers fruits de sonlabeur, confort par la rcepti-vit de ses joueurs et laconfiance de son prsident Al-lik qui lui donne tous lesmoyens et les garanties de larussite. Z. S.C'est un entraneur attachantpar sa simplicit et samodestie que nous avonsapproch l'issue de larencontre face au MCO.Un entraneur qui garde lespieds sur terre et affirme queson objectif est de rebtir unenouvelle formation usmistecomptitive, alliant spectacleet efficacit.En tout cas, un entraneur quimrite amplement laconfiance de son exigeantprsident Allik.Entretien ralis par Zoubir S.Tout d'abord, une victoire difficile etlongue se dessiner !Rien n'est facile. Tout le championnat estdifficile et il faut mriter sa victoire com-me celle d'aujourd'hui pour laquelle mesjoueurs ont fait le ncessaire pour la rem-porter devant un adversaire qui ne nous apas beaucoup inquits.On a not que votre quipe a souffert endeuxime mi-temps devant un adversai-re diminu par les expulsions...Le MCO est une quipe coriace qui jouebien au football, mais il faut soulignerqu'on aurait pu assurer la victoire plus faci-lement si on avait concrtis nos nom-breuses occasions devant cet adversairequi ne nous a pas mis en difficult vrai-ment.Avec l'apport de Hannister et de Abou-ta, les lacunes offensives seront-elles enmesure d'tre rsolues ?Rien n'est rgl d'avance. Il faut persvrerdans le travail et il faut aussi et surtout sa-voir crer cette dynamique de travail pourrsoudre les problmes offensifs et raliserses objectifs.A l'image de Hannister, auteur de 3 butsen deux matchs, peut-on dire que lesjoueurs recruts par le club sont ceuxque vous attendiez ?Oui ! Car ce sont des joueurs qui ont del'exprience qui nous apporteront le plusattendu, et qui vont complter le groupe odes lments comme Dziri, Hamdoud,Ammour et Ghazi rendent de prcieux ser-vices l'quipe.Un renfort fort utile en prvision deschances multiples qui vous atten-dent...On se prpare, en consquence, pour les 3comptitions avec la chance de disposerd'un effectif riche o nos joueurs expri-ments nous seront trs prcieux.Alors, peut-on dire que l'USMA jouedsormais le titre la faveur de son re-tour en force ?On a 3 comptitions jouer et grer avecle but d'tre comptitif, et on n'est pas lesseuls. Le meilleur scnario sera d'encha-ner les victoires et sincrement, a ne m'in-tresse pas d'tre premier maintenant.Mais la pression s'installe dsormais surles paules des joueurs...J'ai la chance d'avoir des joueurs expri-ments habitus jouer avec cette pres-sion. L'USMA reste un club ambitieux,paul par un public connaisseur qui sou-tient fond son quipe. Z. S.REN LOBELLO. Entraneur de lUSM AlgerMon objectif estde rebtir une quipe comptitive PHOTO : M. SALIMPHOTO : M. SALIMAprs un dbut difficile, lUSM Alger est dsormais candidate potentielle pour le titreEl Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 29J E U X - D E T E N T Egeste delouveteauphilosophiechinoisecaribous,au Canadasur la rosedes ventsconcretlocalisionsenlevsde forcepalmiersymbolejugementimptsrestesdonne descouleursfilinsde cordagerendescultivable(une terre)chevalierambiguditdemi-tourSETILACSIFRERIVOCCIDENTALMENPNELARUTTUGBMTLEOSMINARETOEEDURIUEALLAHLHRRMECTTEORMOIPDACOIHITELIDESILEARAEDNRMBRATLLDGTLRUAERPLEIMAAIAGORILEBLETGITICTNEFALAIEIIRRTTTOSNTLVHATEUEEIAOPOIIRIOMUFDLTSPNCOARANIMERAENESINTEREINIRCVTIRRGLE DU JEUBiffer tous les mots de laliste que vous retrouverezdans la grille, en utilisanttous les sens possibles.Les lettres qui n'aurontpas t coches serviront former le mot dfini cidessous.DEFINITION :langue tha parle enThalande (07 lettres)Solution Biffe Toutprcdent :OCCULTERACRE - AIGRELET - ATTISER - BLASPHEMER- BLEU - CONFIANT - CRINIERE - DICTON -DRAME - EMBOLIE - ERUDITION -FISCALITE - FUMOIR - GLAIEUL -GUTTURAL - HALL - HATE - INTERDIT -INTERIM - MINARET - MORT - OCCIDENTAL- PERCHERON - POTAGE - RANIMER -RELATION - SEOIR - SPATIAL - TAILLER -TEMPLE - VACUITE - VIEILLARD - VIRERHORIZONTALEMENT : DECERNERA / ROUILLES / ECHEVEAU / EU / EV / XE / IVES / AA /AGIRAI / CAPRE / ETC / RECHE / CONTER / ES / TAU / ON / DEMELAMES / RASCASSEVERTICALEMENT : PERCEVRA / OTER / COHUE / PANAMA / FEUE / SAR / TUES / RIVE /GERE / LC / ENLEVAI / ER / AA / ELA / AREC / OMS / PREUX / ATHENES / AS / EPICES / SESOLUTION FLCHS EXPRESS PRECEDENTS :moqueriedisposfcheusehabitudecoup courtbouffonsthymusde veaubarre defermetureassembla2 cordagesbugleattachesfleuvepreneurde songendre duProphtepilotede lignesurface conifreschefduvrediscoursparticuliersincontour-nableun desEtats U.SHORIZONTALEMENT1.Passages de couleurs au bleu 2.Coule en France. Enflammes3.Pronom. Ici. Frappai 4.Runion dun groupe de travail. Note.Joyeux 5.Bout de cercle. Universit. Big boss. Copine intime6.feriez. Habilet 7.Dchiffres de nouveau. Oppos aval 8.Gla-ce de la Tamise. A un rang indtermin 9.Points opposs. De lafamille. Tellement 10.Donner des coups de fer. Mlanget. Refusde bambin 11.Rapide, pour les ados. A bout de force 12.Tempsdu short. Divinit. A eux 13.Patrie de Tell. Sodium. Mtro pari-sien. Cale 14.Mot de cration rcente. Possessif 15.Cracheur defeu. Epoque. Bte.VERTICALEMENT1.Insectes coloptres. Tte de canard 2.Plante grimpante. Lamede guillotine 3.Prposition. Homme volant. Pre dAndromaque4.Affluent de lOubangui. Largeur dtoffe. Garnit un voilier.Donn au chef 5.Adhrent. Drame nippon 6.Pices de service.Ville de Roumanie. Symbole chimique. Caution 7.Runionsdassemble constitue. Mesure itinraire. Infinitif 8.Interjec-tion. Accuse. Rsine de pharmacie 9.Porte sur lui. Cri des char-retiers. Ville de Moldavie 10.Signatures. Roue gorge 11.Insec-te. Espace quelconque. Refuge de naufrag 12.Planchesalgriennes. Conjonction. Pluie subite et abondante 13.Marquesqui rvlent une dgradation. Bern. Sur la Tille 14.Allure gn-rale. Appareils orthopdiques 15.Ustensile de cuisine. Porte avecviolence.Quinze sur N156615Flchs Express N1566Biffe Tout N1566SOL. QUINZE SUR 15 PRECEDENTS : HORIZONTALEMENT :1.EMBRIGADEMENT 2.MARATRE. SEMIONS 3.PRISE. DUT. PENES4.HIE. RUER. ARN. TU 5.AA. CASSOULETS 6.TGV. TA. LENS. ORE7.IE. AI. COL. SURI 8.FORGERENT 9.UPAS. CEI. ESTIME 10.ERINE.DENI. ELU 11.SES. EGO. ETALERA 12.VISSE. OPES 13.GOBE.LAVER. REND 14.AILLE. CITERA 15.IRE. SCENE. ETEND.VERTICALEMENT : 1.EMPHATIQUES. GAI 2.MARIAGE. PREVOIR3.BRIE. PAISIBLE 4.RAS. SN. SEL 5.ITERATIF. EES. ES 6.GR. USA.OC. GEL 7.AEDES. CREDO. ACE 8.UROLOGIE. OVIN 9.EST. UELE.NEPETE 10.ME. ALN. REITERE 11.EMPRESSES. AS. RE 12.NIENT.UNTEL. RAT 13.TON. SORTILEGE 14.NET. RI. MUR. NON15.ASSURE. RE. AID.Jeux proposs par gym C Magazine1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15123456789101112131415FHNettoyer, retirer les ordures dedfinitiondu mot encadr161313375119842118411631483101087879111948814871116138512101531089610943111101387811712981087133443198138416843151141148471189879176518891210106410103710109898109Tout Cod N156617 8 9 8 412 10 9 11 7 6 19SOL. TOUT COD PRECEDENT : GRIL - PENELOPE CRUZEn vous aidant de la dfinition du mot encadr,compltez la grille, puis reportez les lettres corres-pondant aux bons numros dans les cases ci-dessouset vous dcouvrirez le nom dun personnage clbre.SOLUTION N 2596HORIZONTALEMENTI- TRANSPIRER. II- RES - LEVE. III- AS - ISE -SE. IV- QUININES. V- UL - TER - URE. VI- ETRE- OGRES. VII- NE - ROUAGES. VIII- ARONDE -IRE. IX- TEE - IRAN. X- DRESSER - ST.VERTICALEMENT1- TRAQUENARD. 2- RESULTER. 3- AS - OTE.4 - INTERNES. 5- SOSIE - ODES. 6- ENROUE.7- IL - GA - IR. 8- RESSURGIR. 9- EVE - REE-RAS. 10- RE - RESSENT.IIIIIIIVVVIVIIVIIIIXX1 2 3 4 5 6 7 8 9 10HORIZONTALEMENTI- Sains mentalement. II- Filet mignon - Etreint. III- Havredu dsert - Frott dhuile. IV- Un peu triste. V- Enlve -Pronom. VI- A la langue qui fourche - Habiller.VII- Teinture pour bleus - Ramassis. VIII- Objet intention-nel de pense - FIls de No. IX- Ala page - Pare - Aval. X-Passes rapidement (chemises).VERTICALEMENT1- Obsession sexuelle. 2- Petit nombre. 3- Possessif.4- Reine dEgypte - Gouvernail. 5- Agile - Ruminant.6- Infintiif - Convient - Conjonction. 7- Mange de lherbe- Exclu pour le rgime. 8- Pomme. 9- Sorti de la rose -Pied de vers. 10- Chiens - Vieilles manies.Mots Croiss N2597Par M. IRATNIL P O Q U EON VOUS LE DITHORAIRES DES PRIRESEl Fedjr : 06 h 28Dohr : 12 h 59El Asr : 15 h 41El Maghreb : 18 h 03El Icha : 19 h 26El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 31Projet de loi sur la rforme de la CASNOS Un projet de loi portantsur la rforme de la Caissenationale d'assurance desnon-salaris (Casnos)sera prsentprochainement augouvernement, a indiqule ministre du Travail et dela Scurit sociale, TayebLouh. Le projet de loi, quia t labor par leministre du Travail et dela Scurit sociale et portant sur des rformesspcifiques et profondes qui seront engages auprofit de la Casnos, sera prsent augouvernement durant l'anne en cours, aprcis M. Louh l'APS, en marge du colloque deformation sur la prise en charge des victimes desmines antipersonnel. Le ministre avait annoncauparavant que la Casnos ncessitait unerforme interne base sur une vision moyenet long termes et selon les spcificits des non-salaris.Prochaine visite Alger de la maire de Milan La maire de Milan, Mme Letizia Moratti, effectuerales 23 et 24 janvier, une visite Alger dans lecadre de la promotion de la candidature de lacit Lombarde lexposition universelle de 2015.Mme Moratti, qui sera accompagne dune fortedlgation, dont le sous-secrtaire dEtat auxaffaires trangres Vittorio Craxi, mettra profitcette campagne de promotion et desensibilisation de la partie algrienne pourexaminer avec les responsables algriens lespossibilits dune coopration entre la capitalelombarde et une collectivit territorialealgrienne dans les domaines de la culture, letourisme, le sport et de linvestissement dans lesinfrastructures de base. Expo 2015 sera ladeuxime Expo universelle du XXIe sicle, aprsShanghai, actuellement en cours de prparationsous le thme Meilleure Ville : Meilleure Vie. Motocycliste contre camion TlemcenUn motocycliste g de 48 ans est dcdmercredi soir aprs avoir t fauch par uncamion, sur la rocade menant de la RN 22 lacommune de Mansourah, a-t-on appris jeudiauprs de la Protection civile de la wilaya deTlemcen. Percut de plein fouet par le poidslourd, le nomm M. S., au guidon de sa mobylettelgre, est mort sur le coup. Cette rocadeenregistre, rappelle-t-on, de nombreuxaccidents, aprs la fermeture de lune de sesdeux voies, il y a plus de six mois, pour travauxdu nouveau projet de ple universitaire deNedjma.Un jeune carbonis retrouvau fond dun puits FrendaUn jeune citoyen, B. Djamel, g de 18 ans, a tretrouv avant-hier entirement carbonis et jetau fond d'un puits dans une ferme non loin deFrenda, 50 km l'ouest du chef-lieu de la wilayade Tiaret. La victime, selon des sources locales,avait disparu quatre jours avant sa dcouverte etson transfert par les lments de la Protectioncivile vers la morgue de l'hpital de la ville.Prix Novartis 2007Les laboratoires Novartis Phama services AGAlgrie organisent demain une confrence depresse sous lgide de la Socit algriennedhypertension artrielle (Saha). Le lancementdu 2e prix Novartis 2007 sur le risquecardiovasculaire destin aux mdecinsspcialistes et chercheurs concerns par lesmaladies cardiovasculaires est lordre du jour.La confrence sera anime par le professeurMerad, prsident de la Saha et le directeurgnral de Novartis, Karim Debsi.LAGHOUATUn commerantcibl par unebombe artisanaleJeudi dernier, DhaetLagrade, non loin de la mos-que dEl Qods, peu aprs laprire du sobh, les habitantsont t arrachs leur som-meil par le bruit dune forteexplosion. Accourus de toutesparts, les premiers tmoinsqui croyaient avoir faire une explosion de gaz, consta-trent quil sagissait, en fait,dun engin artisanal, un sem-blant de bombe que le ou lesauteurs ont d dposer peuavant 7h devant le domiciledun commerant.Lengin en question,probablement un petit bidonmtallique sans mcanismeaucun, juste les traces dunefume noire et une odeur demazout, na caus aucundgt. Les lments de la PJ,dont un artificier, ont procdaux prlvements dusage etsemblent carter la pisteterroriste en attendant lesrsultats de lenqute. Il fauttoutefois signaler que lapersonne cible a t djvictime, il y a quelques jours,de deux casses, les deuxcommerces quil tient aucentre-ville ont t visits pardes casseurs qui ont emportune balance, le contenu de lacaisse et des quartiers deviande. M. Z.Une nuit au cinma pour des phoquesUne soixantaine de phoquespensionnaires d'un refuge dePieterburen, dans le nord desPays-Bas, ont d tre va-cus, jeudi soir, en raison dela tempte, et certains ontpass la nuit dans une sallede cinma, a indiqu, hier, ladirectrice de la crche desPhoques. La capacit d'ac-cueil du refuge tait dpasseet des animaux taient hber-gs sous des tentes,qui ontd tre dmontes, a expli-qu Lenie't Hart, cite parl'agence nerlandaise ANP.Grce l'aide de gens duquartier, nous avons pumettre l'abri les phoques, aracont la directrice. Certainsdans mon bureau, d'autresdans le centre d'accueil desvisiteurs, et mme un groupedans la salle de cinma. Lacrche des Phoques accueillesurtout des jeunes animauxjets sur le sable par la vio-lence des vagues et sparsde leur mre. Cest un vritable miracle pour plus dune qua-rantaine de femmes qui se trouvaient, mercredidernier, lintrieur du bain Bouamrane enplein cur du quartier historique du Derb. Cest 13h20 quun bruit sourd, accompagn dune secousse,surprendra les familles qui prenaient sereinement leurbain. Fort heureusement, le mur mitoyen, qui venait descrouler avec fracas, faisait partie de la grande sallede repos. A cette heure de la journe, la plupart desclientes taient dans la chambre chaude, les autresavaient rejoint leur domicile. Car cest un mur porteurqui sest effondr sur toute sa longueur, mettant nu lasalle de repos. Les causes de cet effondrement taientprvisibles, car un voisin avait entam, avec apparem-ment la caution et laccord de lAPC et de lurbanisme,des travaux de creusement de fondations la placedune vieille carcasse. Non satisfait de lassiette fon-cire quil venait dacheter, ce no-propritaire entre-prendra la construction dun sous-sol quil destinaitprobablement au stock des produits. Aid en cela par lepermis de construire qui lautorisait btir sur 3 ni-veaux. Mais au lieu de veiller au respect des construc-tions anciennes qui sont enchevtres et o les char-pentes et la structure sont toutes faites en bois et enmortier, il entamera de vritables fondations destines recevoir un chanage en bton, digne dun immeuble.Lintrusion de ces fondations allaient invitablement setraduire par la dstabilisation de lensemble desconstructions alentours. Malgr les avertissements r-pts de son voisin, sur les risques encourus, les tra-vaux seront maintenus et renforcs. Une rcente exper-tise avait mis en garde le responsable alors que lescreusements taient seulement 1,60 m ; elle nauraaucune suite. Le jour de la catastrophe, les fondationsavaient atteint plus de 4 m de profondeur. Cestdailleurs en creusant sous le mur de soutnement dubain que ce dernier seffondra. Accourus sur les lieuxdu sinistre, le premier responsable de la Protection ci-vile ordonnera la fermeture immdiate du hammam etle renforcement de la structure par des piliers mtal-liques. Accoud une superbe villa mauresque dunesplendeur insouponne, le hammam qui avaitchapp la furie dun ancien wali qui avait entam ladmolition du Derb en 1985 ne pourra rouvrir quesi un mur de soutnement est construit en contrebas. Adfaut, ce joyau du patrimoine national sera la mercide la moindre averse. En effet, les travaux ayant mis jour un sous-sol trs friable, il devient urgent de proc-der immdiatement au renforcement de toute la plate-forme par une dalle de bton. Car ce sont les trois mai-sons alentours qui sont menaces dun effondrementcertain. En attendant que la procdure judiciaire abou-tisse, il est du devoir des pouvoirs publics de protgerles biens et les personnes en confortant au plus vite leterrain. A dfaut, il ne faudra pas stonner si un dramehumain venait endeuiller dautres familles et ampu-ter le patrimoine universel dun joyaux datant de 1850.En effet, la maison attenante au bain, et qui lui sert desalle daccueil et de repos, appartenait une richissimefamille de lpoque. Yacine AlimMMOOSSTTAAGGAANNEEMMHallucinant effondrementdun hammamL a wilaya deBchar aural'honneur d'abriterpour une semaine, partir du 26mars, la 3e ditiondu Festival touris-tique saharien,aprs ceux organi-ss Tamanrassetet Biskra. A cet ef-fet, une dlgationdu ministre duTourisme, compo-se de plusieursdirecteurs cen-traux et conduitepar AbdelkaderGouti, directeur dela coopration et de la communica-tion, est arrive mercredi dernier Bchar. La dlgation a fait lepoint avec les autorits locales dela wilaya sur l'organisation, l'labo-ration du programme des festivitset visit les lieux et sites de la ma-nifestation culturelle et recens lesbesoins pour faire, selon la dlga-tion, de ce festival une grande ftenationale. Dans un point de presseorganis mercredi soir au sige dela wilaya, les dlgus du ministredu Tourisme entendent donner cette manifestation une dimensionqui dpasserait le cadre national etdont les objectifs assigns seraientd'insuffler une nouvelle impulsionaux activits touristiques et cultu-relles dans la rgion. La socit ci-vile devrait tre troitement asso-cie, indiquent-ils, pour une russi-te totale du festival. Le prsidentde la Chambre de commerce etd'industrie de la wilaya, prsent, ainterpell la dlgation sur lespressantes sollicitations de la po-pulation locale de voir se crer ungrand ple touristique dans la r-gion. Celle-ci dispose, dira-t-il,d'atouts im-portants qu'ils'agit de reva-loriser. SelonM. Gouti, leministre duTourisme aadopt unestratgie dansle domainedu tourismequi s'talejusqu'en 2015et que la wi-laya deBchar estclasse com-me l'une desimportantestapes touristiques du pays. Ilajoutera, optimiste, que le Festivaldu tourisme saharien connatra unsuccs certain du fait que les la-cunes et autres imperfectionsconstates lors des prcdentesditions ont t cernes et identi-fies. Enfin, questionn sur les d-penses qui seront occasionnes parla manifestation, le responsable duministre du Tourisme a rponduqu'il est prmatur d'avancer unchiffre, tant le programme des fes-tivits n'a pas encore t dfinitive-ment arrt. M. NadjahTTOOUURRIISSMMEE SSAAHHAARRIIEENNLe 3e Festival se tiendra Bchar Un mur porteur sest effondr, mettant nu la salle de repos Lexpertise avait mis en garde le responsable sur les risques encourus. PHOTO : ELWATAN7e FORUM SOCIAL MONDIAL AU KENYAL'Afrique accueille les altermondialistesC'est parti pour les opposants lamondialisation nolibrale ! Plu-sieurs milliers d'altermondialistes sesont retrouvs hier Nairobi (Kenya) pourle lancement du 7e Forum social mondial(FSM), qui se tient pour la premire fois enAfrique. Premire action : une marche quia runi environ 5000 manifestants qui sontpartis de Kibera, l'un des plus vastes bidon-villes d'Afrique, et ont gagn le parcUhuru, distant d'environ 8 km et o s'estdroule une crmonie officielle d'ouver-ture. En tte du cortge, une banderoleannonce qu'il est possible de construire unmonde diffrent. Dans une atmosphrefestive, au rythme de percussions, les mani-festants affichent des pancartes affirmant,notamment, Bush, terroriste numro un.De nombreuses organisations non gouver-nementales (ONG) du Kenya sont repr-sentes dans le cortge, dans lequel se trou-ve le premier prsident de Zambie, Kenne-th Kaunda, et o les Italiens et les Espa-gnols forment le gros des troupes cteuropen. Cette marche marque la volontdu mouvement altermondialiste de se rap-procher de l'Afrique, particulirementconcerne par les consquences de la mon-dialisation, mais souvent absente, faute demoyens, des prcdents forums sociaux. LeFSM de Nairobi devrait runir quelque 100000 participants dont, notamment, des tra-vailleurs, des mouvements sociaux, desrseaux, des coalitions et d'autres forcesprogressives venues de tous les continents.La marche s'est droule de faon un peuchaotique, les forces de l'ordre n'ayant pasbloqu la circulation automobile. Des tou-ristes, bord de minibus, regardaient, unpeu surpris, le df il, tandis que desmembres de l'organisation du forum, dosde dromadaires, tentaient de mettre un peud'ordre dans la manifestation. Le forumdoit permettre de mieux impliquer les Afri-cains dans la lutte contre le libralismesauvage. Il y a encore trop d'ONG et d'as-sociations en Afrique, mais une manifesta-tion comme celle-ci et le forum vont monavis attirer plus de gens dans les organisa-tions et nous rendre plus forts, a dit Tabi-tho Mutiso, une Knyane qui participe aucomit d'organisation du FSM. Les treizeactivits, coordonnes par le FSM Nairo-bi, dominent l'actualit dans le continentafricain : lutte contre le sida, poids de ladette, souverainet alimentaire, ncessitd'accords de commerce justes, de modes devie alternatifs pour les jeunes et d'emploisrespectant la dignit de la personne... Parmiles personnalits attendues au 7e FSM figu-rent la Knyane Wangari Maathai, prixNobel de la paix 2004, l'ancienne hautcommissaire aux droits de l'homme del'ONU, Mary Robinson, le prix Nobel de lapaix sud-africain Desmond Tutu, et WinnieMandela, ex-pouse de Nelson Mandela.Le syndicaliste paysan franais, Jos Bov,et la f igure de l'altermondialisme enAfrique de l'Ouest, Aminata Traor, serontgalement au rendez-vous. Deux autresactions devraient tre inities Nairobi.D'une part, le lancement d'une journemondiale d'action prvue en janvier 2008avant le prochain forum mondial, organisen 2009 dans une ville du Sud qui reste dterminer. D'autre part, le lancement d'unecampagne de sensibilisation pour le tra-vail dcent dans le milieu du football dansla perspective de la prochaine Coupe dumonde qui se droulera en 2010 en Afriquedu Sud. Le grand rendez-vous altermondia-liste, qui est organis jusqu' jeudi, se veuttre le contrepoids du Forum conomiquemondial prvu, cette anne, du 23 au 28janvier en Suisse. Depuis la premire di-tion, en janvier 2001, Porto Alegre auBrsil, le nombre de participants au FSMs'est accru au cours des ditions succes-sives, passant de 15 000 100 000 partici-pants en 2004, en Inde. M. RachidiouEl Watan LE QUOTIDIEN INDPENDANT - Dimanche 21 janvier 2007COMMENTAIRELe phnomne de lmigration clandestine atteint desproportions considrables dans de nombreux pays afri-cains. Cest une manire dexode qui prcipite des mil-liers de candidats sur les routes dun Eldorado illusoirequi savre trop souvent un tombeau des chimres. Pour beau-coup de ces migrs clandestins, partir cest mourir, et pasquun peu. Une mort plus que symbolique qui amne sinter-roger sur les motivations de ces desperados qui croient quelherbe est plus verte ailleurs, alors que la vieille Europe affir-me avec force ne pas vouloir accueillir la misre du monde.Une affirmation qui nest pas dissuasive, car elle na aucuneffet sur les milliers dAfricains qui tentent daccder lEdenau pril de leur vie. Les pays du Maghreb nchappent pas ces flux dsesprs. En Algrie, la figure du harraga celuiqui franchit les frontires sans tre pris est devenue un l-ment de lgende urbaine. Elle alimente un imaginaire structurautour de la performance du dpart russi. Comme en Afrique,le dpart est vcu dans les pays maghrbins, et singulirementaussi en Algrie, comme une preuve glorifiante. Un tel tatdesprit ne se suffirait pas lui-mme sil ntait pas relay etpris en charge par des rseaux qui prosprent, en amont et enaval du phnomne, dans le commerce de lmigration clan-destine. Devant lampleur, la dangerosit du fait, les actionspunitives resteront inefficientes si elles ne saccompagnent pasde programmes prventifs qui impliqueraient la fois les paysfournisseurs et receveurs dmigration clandestine. Celle-ci nepourra pas tre rellement rsorbe sans la mise en uvre,dans les pays africains fragiliss par un faible potentiel cono-mique, de stratgies dinsertion dans la vie active avec lacontribution de pays donateurs. En ltat actuel des choses, ladimension humaine de lmigration clandestine nest pas priseen compte et cela met en avant des politiques rpressives quinpuisent pas le problme tant que la volont de partir existerachez les candidats lmigration clandestine. Ce problme estautant celui de lAfrique pays du Maghreb inclus quecelui de lEurope. Celle-ci ne peut pas se borner aux solutionsdexpulsion ou de reconduite aux frontires, car les ex- oufuturs migrs clandestins mettront au point dautres feuillesde route pour atteindre leur objectif. Les relations internatio-nales sont ainsi en grande partie marques par lveil ces fluxde populations, presque toujours jeunes, qui sont de lourdesdperditions humaines pour lAfrique. Une question devenueaussi centrale que celle de lmigration clandestine ne peut pastrouver seulement des solutions lemporte-pice.LEurope etlAfrique ont aujourdhui dire dune mme voix aux postu-lants un tragique exil quils nont pas de pays de substitution.Mais cela naura de sens que si les jeunes Africains, tents parle dpart, ont reconquis leur citoyennet et les garanties deconstruire, dans leur pays, un idal de vie. Force est de dire quece cas de figure nest pas lordre du jour.Emigration clandestine :la route des chimresAUJOURDHUI MTOHumidit : 36%Vent : N/2 km/hLever du soleil : 7h57Coucher du soleil : 17h59ALGER Max. 20 - Min. 5EnsoleillHumidit : 52%Vent : NNO/13 km/hLever du soleil : 7h343Coucher du soleil : 17h44SKIKDAMax. 21 - Min. 9EnsoleillHumidit : 46%Vent : N/0 km/hLever du soleil : 7h42Coucher du soleil : 17h47CONSTANTINEMax. 17 - Min. 3EnsoleillC'est connu, Abdelaziz Belkhadem n'aime pas tous sesministres, imposs par lui d'en haut, comme une belle-famille avec laquelle il faut bien passer les ftes. Mais quisont-ils ? Qui sont ces ministres dont le chef du gouvernement aenvie de se sparer ? Toumi, spcialiste en faence andalouse ?Temmar et Khelil, cooprants techniques en visiteprofessionnelle, Sellal, qui cherche toujours de l'eau dans le cielou Ould Abbas, qui a fait de la solidarit un moyen d'avoir desbillets d'avion ? Ou encore Soltani, homme de dossiers sanspapiers ? Benbouzid, l'inamovible ministre de l'Education, donton dit qu'il tait dj ministre avant d'avoir pass sa 6e ? Qui,d'entre ces ministres n'est pas au got de Belkhadem et qui vapartir ? Le choix est difficile, car il faut bien admettre qu'en dehorsde quelques-uns, dont Ghoul, ministre des Travaux publics, quifait encore du bon travail, ou Moussa, ministre du Tourisme, qui arellement envie de faire bouger son secteur, peu de ministres ontconvaincu l'opinion publique. La justice est toujours aux mains del'Excutif quand elle n'est pas aux pieds de groupes d'influenceprivs, le chmage n'a pas t rgl, tout comme le problme del'eau, celui du logement, de la rforme bancaire ou du foncier.C'est probablement pour cette raison que Belkhadem auraitdcid d'oprer un remaniement sans le faire, sans en avoir l'air.Tous ceux qui seront mouills dans l'affaire Khalifa seront exclusdu gouvernement. Un remaniement par voie de justice, qui vitede se fcher avec les autres. Il suffit donc de laisser passerquelques informations la juge Brahimi et de changer lesministres impliqus. Voire d'envoyer des tmoins charge en citerquelques-uns au hasard d'une conversation avec la juge. C'estd'ailleurs la question du jour : pourquoi des ministres ont-ils tcits et pas d'autres ? Pourquoi eux ?POINT ZROUn remaniement par voie de justicePar Amine LotfiPar Chawki Amari Les treize activits coordonnes par le FSM Nairobi dominent l'actualit dans le continent africain :lutte contre le sida, poids de la dette, souverainet alimentaire, ncessit d'accords de commercejustes, de modes de vie alternatifs pour les jeunes et d'emplois respectant la dignit de la personne La marche dhier a runi quelque 5000manifestantsPHOTO : DRp01.PDFp02.PDFp03.PDFp04.PDFp05.PDFp06.PDFp07.PDFp07Annaba.pdfp08.PDFp09.PDFp09Oran.pdfp09Setif.pdfp10.PDFp10ouest.pdfp11.PDFp11cirta.pdfp11tiaret.pdfp13.PDFp14.PDFp15.PDFp19.PDFp21.PDFp24.PDFp25.PDFp29.PDFp31.PDFp32.PDF