20070121

  • Published on
    25-Nov-2015

  • View
    40

  • Download
    2

Transcript

  • LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Dimanche 21 janvier 2007 ElWatan DES CENTAINES DE JEUNES RONGÉS PAR LE DÉSESPOIR RREEPPOORRTTAAGGEE AALLGGÉÉRRIIEE--RRUUSSSSIIEE UN PROJET GAZIER DE PLUS DE 3 MILLIARDS DE DOLLARS Sonatrach et le consortium russe Rosneft-Stroytransgas vont développer un projet gazier de plus de trois milliards de dollars. P. 8 MMÉÉDDEECCIINNEE Pratiques illégales dans le Sud Le conseil de l’Ordre des médecins de la région de Ghardaïa dénonce les dérives de la pratique médicale dans sa région. Plus de 80% des médecins du sud-est du pays sont en porte-à-faux avec la loi en exerçant illégalement la profession. Quatre plaintes ont été recensées durant les cinq derniers mois. Ils sont quelque 1200 praticiens de la santé, toutes spécialités confondues, à exercer cette profession dans les cinq wilayas relevant du conseil de l’Ordre des médecins de la région de Ghardaïa. Celle-ci englobe Laghouat, Ghardaïa, Ouargla, Illizi et Tamanrasset. Depuis son élection le 21 décembre 2006, le conseil s’est aussitôt attelé à l’application des textes réglementaires pour remédier à certaines dérives de la pratique médicale dues à quatre années de gel de l’instance ordinale, à commencer par l’inscription au tableau des médecins qui affiche le taux dérisoire de 20% seulement. (Suite page 9) Houria Alioua ● A l’est et à l’ouest du pays, des jeunes se lancent par centaines dans l’aventure ● On les appelle les harraga ● Poussés par le désespoir, ils caressent le rêve de gagner l’eldorado européen ● Cette aventure se termine souvent dans des conditions dramatiques. In Salah De notre envoyé spécial P rotestation populaire en2002. Plan du développe- ment du Sud décidé par le gouvernement en 2006. Mais rien n'a changé dans la ville. In Salah (400 km au nord de Tamanrasset) demeure tou- jours et peut-être pour long- temps encore prisonnière de sa situation géographique austère. Montagnes de sable, températures dépassant les 55°C à l'ombre, eau salée… et des champs gaziers. Nous ne sommes pas obligés de séjourner longtemps dans la région pour constater la misè- re quotidienne qu'endure la population locale. In Salah, chef-lieu d'une daïra qui compte plus de 30 000 habitants, n'a de ville que le nom. (Suite page 6) Madjid Makedhi L e «rêve européen» qui, hier, taraudait seule- ment les jeunes désœuvrés s'étend aux diffé- rentes catégories d'âges, à toutes les couches sociales. Diplômés universitaires, femmes et hommes mariés sont pris par la folle idée d'entrer clandestinement dans l'eldorado du vieux continent en tentant, à bord d'une pirogue de fortune, une tra- versée méditerranéenne ou atlantique des plus périlleuses. De ceux qui n'ont aucune perspective d'avenir dans une Algérie aux lendemains incertains, à ceux qui laissent tout contre une hypothétique place en Euro- pe, les flux deviennent inquiétants. Autopsie d'un phénomène. Lire dossier en pages 2 à 5 MISÈRE SUR UNE TERRE RICHE LA POPULATION D’IN SALAH ASPIRE À DES JOURS MEILLEURS Le rêve fou des harraga N° 4922 - Dix-septième année - Prix : Algérie : 10 DA. France : 1 ¤ . USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com AAFFFFAAIIRREE DDEESS FFŒŒTTUUSS LES RESPONSABLES IDENTIFIÉS Trois employés de la clinique pri- vée d’El Achir ont été identifiés comme les présumés responsables du transport des fœtus vers la dé- charge de la commune d’El Achir (Bordj Bou Arréridj). P. 7 ● La population d’In Salah, au nord de Tamanrasset, ne profite pas de la richesse de ses terres ● Les vents de sable, l'eau salée, la chaleur et l'absence d'infrastructures com- pliquent la vie quotidienne des citoyens. PH O TO : D R
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 2 D O S S I E R L a lutte contre l'émigra- tion clandestine à partir des 80 km de littoral té- mouchentois a commencé localement à porter ses fruits avec de moins en moins de tentatives enregistrées au fil des mois de l'année 2006. Cependant, elle a eu pour ef- fet collatéral de déplacer le phénomène vers les autres wilayas côtières du pays et de le démultiplier, lui don- nant un caractère d'exode à travers ce que la chronique rapporte d'arrestations et de naufrages. En 2006, à partir de l'une ou de l'autre des 30 plages témouchentoises, sur un total de 43 affaires d'émi- gration clandestine, dont 30 ont avorté ou l'ont été par les services de sécurité, 113 har- raga ont réussi à débarquer en terre ibérique, soit à peine le quart des 394 «fous de l'ailleurs» qui ont tenté l'aventure. Mais pour com- bien qui ont péri, à l'instar de ces tragiques marins de Hugo «partis joyeux pour des courses lointaines et qui dans un morne horizon étaient à jamais disparus» ? Là, aucune statistique offi- cielle n'ose avancer de chiffres car les quelques corps rejetés par les flots ne peuvent être comptabilisés tous dans la catégorie des harraga. «TRIG EL OUAHDA» Mais comment et pourquoi en est-on arrivé là ? Une pe- tite chronologie des évène- ments permet de se faire une idée du phénomène. Il y a eu d'abord l'institution du visa Schengen et ses consubstan- tielles difficultés à l'obtenir, ce qui a incité les candidats à l'émigration à fuguer via le Maroc, à travers «trig el ouahda», pour les camps de transit de Ceuta et Mellila. Dans une seconde phase, l'Espagne a régularisé la si- tuation des premiers arrivés et fermé ses camps en terre africaine. La parade a consis- té à aller directement en Ibé- rie quitte, si la guardia est à l'accueil, d'aller peupler un «centro», sachant l'éventua- lité d'une régularisation qu'accordait un pays d'ac- cueil ayant grandement be- soin d'une main-d'œuvre au rabais pour que, en particu- lier, son agriculture demeure compétitive. Ainsi, ceux qui, à partir de 2001, ont inaugu- ré la voie étaient des Témou- chentois. La migration a pré- cisément commencé à partir de la daïra d'El Amria parce que depuis quelques années déjà, un courant d'émigra- tion existait pour le travail saisonnier durant la période des vendanges grâce au visa touristique. Une communau- té originaire de la région s'était même constituée là- bas. C'est elle qui, avec la complicité des employeurs, a assuré l'accueil des arrivants. Et si le trafic a commencé à partir de la daïra d'El Amria, c'est également parce qu'il y a un port de pêche, celui de Bouzadjar, avec ses marins- pêcheurs et ses embarcations en nombre dont les 100 of- fertes aux «mou'wazine» par Djamel Ould Abbas à la veille d'une campagne élec- torale. «Comment voulez- vous qu'un marin refuse la possibilité de l'ailleurs et de gagner par jour l'équivalent de 6000 DA !», nous avait ex- pliqué un vieux marin. Ainsi, 80 d'entre eux ont été les premiers guides à travers les flots. Après tout, Almeria n'est qu'à 94 km de plan d'eau, soit 4 à 6h de trajet par beau temps. Muni d'un GPS, et selon l'embarcation et la puissance du moteur dont on dispose, on prend le départ à 21h ou à minuit pour accos- ter à l'aurore au moment où rentrent au bercail les ba- teaux de pêche espagnols, de façon à ne pas se faire repé- rer par les gardes-côtes. VIDE JURIDIQUE En 2004, le phénomène s'est amplifié, l'information a cir- culé et ce ne sont plus les seuls Témouchentois qui émigrent, ceux des wilayas limitrophes viennent de plus en plus nombreux s'entasser avec eux dans des embarca- tions que l'on commence à voler. En août, une agression est même commise contre le propriétaire de l'une d'elles. Entraîné dans un guet-apens, il est molesté et jeté à la mer. Les agresseurs, identif iés, sont en Espagne depuis lors. Les pouvoirs publics inter- viennent alors pour que les propriétaires d'embarcations ne les laissent plus en bord de plage à la merci d'un vol ou encore qu'elles soient l'objet d'une vente maquillée en vol de façon à éloigner tout soupçon sur le proprié- taire. Mais en 2004, on n'entendra plus parler d'un cas d'émi- gration qu'à la faveur d'un vol, les harraga qui cotisent pour acheter une barque et un moteur, eux, passent in- aperçus. Et puis, que pouvait-on contre des personnes dispo- sant de papiers en règle, le vide juridique étant, la seule infraction qu'on pouvait leur reprocher étant le vol d'une embarcation ? AIN TÉMOUCHENT, LIEU DE RALLIEMENT En 2005, la côte d'alerte est atteinte. La demande étant devenue forte, la criminalité fait jour avec des individus s'improvisant courtiers avec des rabatteurs en direction des wilayas alentours et jusque vers l'Algérois et l'est du pays. Le courtier fournit le moyen de transport et vogue la galère ! Et parce qu'on vend n'impor- te quoi qui flotte, les vic- times de naufrage se multi- plient, généralement à cause d'un moteur qui n'en peut plus. L'été 2005, le Témou- chentois est devenu le lieu de ralliement de tous les harra- ga du pays. Des propriétaires de palangriers se mettent de la partie, et là c'est véritable- ment des réseaux de passeurs qui s'organisent. Pourquoi spécialement les palangriers ? Parce que ces embarcations n'ont pas bénéf icié d'aide étatique pour la rénovation et qu'avec l'usure, leur entretien et leur armement reviennent cher comparés aux rentrées que la pêche rapporte. Avec une capacité de 60 passagers à bord, à raison de 15 000 DA le harraga, le propriétai- re peut empocher une fortu- ne, soit entre 4 à 5 millions de dinars en un seul voyage ! Certains ne s'y sont em- ployés que pour deux ou trois voyages pour se refaire financièrement. Les risques avaient été minimisés. Par ailleurs, si par mégarde, après avoir déchargé sa car- gaison humaine, le palan- grier apercevait les gardes- côtes espagnols, le capitaine simulait une panne ayant en- traîné une dérive. Un seul amateur s'est fait prendre ré- cemment par la police ainsi que son réseau de six pas- seurs. L'affaire n'a été pos- sible qu’après l'exploitation «d'entretiens» avec des har- raga refoulés. Lui s'était montré vorace pour avoir or- ganisé en grand son service. Ainsi, il s'était mis à acheter de vieux rafiots qui, une fois arrivés du côté d'Almeria, étaient abandonnés, les quelques membres d'équipa- ge grassement payés se fai- sant passer pour des harraga pour être ensuite refoulés par les autorités espagnoles. 2006 a vu également les es- croqueries se multiplier. Ain- si, plusieurs «faux» réseaux ont collecté l'argent de pré- tendants à l'émigration pour disparaître dans la nature. Les quelques plaintes ont dé- bouché sur l'arrestation des auteurs des arnaques. M.Kali Ruée vers les côtes ibériques ● En 2006, à partir de l'une ou de l'autre des 30 plages témouchentoises, sur un total de 43 affaires d'émigration clandestine, dont 30 ont avorté ou l'ont été par les services de sécurité, 113 harraga ont réussi à débarquer en terre ibérique, soit à peine le quart des 394 «fous de l'ailleurs» qui ont tenté l'aventure. DES CENTAINES DE JEUNES RONGÉS PAR LE DÉSESPOIR QUITTENT LE PAYS � � ������ � �������� � ������� � �� ���� � � ������ � �� ����� � � ������ � �� ����� � � ���� � � ������ � ����� � ���������� � � �������� ���� � ���������� ������ � �� ��������� ������ � � ��� ������������������ � ��� ��������������������� � ���� ���������������� ������ � ���� � �� � �� � ���� � ������ � �� � �������������������������� ���� � ����������������������������� � ������ � ������������������������������ � ��� � ��� ���������������� ���� � ����������� ���� � ������������ �������������� � ���� ���������������� � ������ ������ ���������� � �� ��� � ��� ���������� � ������������ � ������� � ������������ ������ � ������ ������� � ����� ���� ��������������� � �������� ������ ��������������� � ��������������������������� � ������������ � ������� �������������������� � � ��� � ������������ � ������������������� � �������������� � �������� � ������������� � ���� ������������� � ����������� � �������� � ���������������� ���� � ������ ��������������������� � � ���� ������������������������� � �� ����� ������������� ��������� � � � ��� �� ������������������� � ���������� ���������������� ����������� � ���������� ���������������������������������� � � �� �������������������������� � �������������������������������������������� � ��������������������������������������� � �������������������������������������������� � ������������������������������������������� � �� ��������������������������������������������� � �������������������������������������������������� � ������������������������������������������������� � ������������������������������������������������� � ������������������������������ ���� � ���������������������������������� ������������������������������������������������������ � ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� � ���������������������������������������������������� � �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� �� � ����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� � ������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ���� ������������������ �!�������������"��� � ����������������� ������������#� ������ �������������������$������������"��� � ���� � �� �� ����������������������%����� � ���� ����������������������� �� �� ���������������� � ���� ������%������������������� �������� ����������� ������ �����������&������������������������������������������� ������ ������ �� �������� %���������������������������������������� ���� � �� ���������$��&������������������������������������ � ������������������'������������������������������ �� � ������ ���� ����������(������)��������&����������� � � � ���� ���� ���� ����������������������������� � ������������ ��������� ������� ���� � �� ����� ����� ���� ������� �������� � �� ����� �������� � �� ��� ������ � ������������� ������ ����� ������ ��������������� ���� ����� �������� ������ ����������� �������� ���� � ������ ������ �� ���������� ������������������� � ���� �� ����� ���������� �� ������ ��������� �� ���� �������������� ������ ������������������ ���� ������ �������������������� �� �������� ������������ ���� ����������������������� � ������������������������������ �������� � � ���������� ���� ������ ���������� ��������� ����������� �� � ���������������� ���� ��������������������������� ���� � ���� ����������� ���������������������� � �� � ������ ���������� � ���������������� ���� � ����������������� ������������ � ������� � ���������� � ���� � ������ ���� � ���� ���� � ���������� �������� ������������������ ������������ �������������� � ���������������������� ���������������������� �������������������������� ������������ �������������� � ������������� ������ ��� �������������������� �� ����� � ���������� ���� � �� ����������������� ������������������ � ���� ������ ���� � �� ������������� � �������� ������ � � �� ���������� ���� ������ ���������������� �� ������ ������� ������������ ���� �������������������������� � ���������������� ������������ ���� ��������������� ��� ���������������� ���� ���������� ��������������� ��������� ���������� � �� ���������������� � �������������������� ���� � ����� � ��� ��������)����� ������ �� � � ������ ���������� ����� �*������ �� ����������������� � ���������� �������� �� ������ �������������� ���������� � ������������ ��������� � ���������������������� �������� � ������������ �������� � ����������������������� ������ ������������������ ��� ���� � ������������������������ �������� ���� �������������������� �� ������������ � ����������������������������������������������������������������������������������� ���������������������� ���������� ���������� � ���������������������������������� �������������������� ������ ����������������� ������������������������ ���� ������������������ � ���������������������������� �� �������� � ������������������ ������ ���� �������� ������ � ������������������������ �� �������������������������� �������� � ��������������������������������������� �������������������������� ������������ � � ������������������������������������� �������������������������� �� ��������� � ����������������������������� ������ �������������������������� ������ � ����������������������������� �������������� �������������������������� ���� ��� ���(��������������������&���� ���������������� �������������������������� ���� ����������������������� �������������������������� � ����������������� �������������������������� ������������ ���������������������� ������������������� �� ��������������� ������������������������ � � ������� ����������������� ������������� ������������������� ��� � ����������� �������������������������� �� ��� �������������� ����������� ������������������������ ��������������� �������������������������� �*������ � ���������������������� ��������������� �������������������������� ���������� � ������������������ ������������������� ����������������������� �������� � ������������������ ������������������� ����������������� ����� ������ � �������������������� ��������������������� ����������������������� ���� � �������������������� ��������������������� ����������������������� ���� � ������������ ������� ��������������������� ����������������������� �� � ������������������� ���������������������� ��������������� ����� �������� � ���������� ����� ��������� ���������������������� ���������������� �������+ ������������������ � �������������� ��� ������ ���������������������� �������������� �� �������������������������� � ��������������������� ���������������������� ������������� ��� �������������������������������� � �,&���� ��� ������� ���������������������� ���� ���������� �������������������������������������� � ������������������ ��������������������� ������������� ������������������������������������������ � ���-#��������������������� ���������������������� ���������� ����������� �� ������������������������������������������� � ��������������������������������������������������������� �������������������������������� �������������������������������������������������� � ����� ��������������� ��������-��������������������������� � � ��������������������������������� ���������������������������������������������������� � ��������������������������� ������������������������� �� ���������������������������������� ���������������������������������������� ������������� � �������������������������������� ������������������������ � ����������������������������������� ��������������������������������������� ������������� � ��������������������������� �������������������� ������������������������������� ��������� ����������������������������������������������������� � ���������������������������� �������������������������������� ������������������������� �������������� ����������������������������������������������������� � � ��������������������� �������������������������������������� ������������������������ ������ �������� ����������������������������������������������������� � �������������������������� ������������������������������������������������������������������������������ ���������������������������������������������������������������� ������������������������������ ����������������������������������������������������������������������������������� ������������������������������������������������� �������������������� ������������������������������� ����������������������� � ���������������������������������������������� ������������������������������������������������������������������ �������������������������� �� ������������������ � �������������������������� ������� ��������� ���������������������������������������������������������� � ����� �������� �������� ������������������ �����������������������-��������������������� ���������������������������������������������������������� � ������������� �������������� ����������������������� ��������������������%����������� ���� ���� ���������������������������������������������������������� � ����������������������������������� �������������������� ��������������������)���������������� ������������������������������������������������������������ � �������������������������������� ���������������������� ������������������������������������� ������������������������������������������������������������ � ������������������������������������������������������������� ������������������������ ������������������������ ������������������������������������������������������������ � ���������������������������������������� ���������������������� ������������������������������������������������� ����������������������������������������������������������� � ���������������������������� �������������������������������� ����������������������������������������������������� ������������������������������������������������������������ � �������������������������� ���������������������������� �������������� ������������������������������������������ ������������������������������������������������������������ � ��������� ��������������� ������������������������ �� ���������������� ����������� ����� ���������������� ������������������������������������������������������������ � ������ ���������������������������������������������������� � ����������� ������������� ���������� ���������������� ���������������������������������������������������������������������� ����� ���������������������������������������������������������������� ����������� ������������������������� ���������������� �������������������������������������������������������� �������������� �������������������������� ��������������������������������������������� ������������������������������������������ ��� ������������������ �������������������������������������������������������������������� ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ��� �������������������� �������������������������������������������������������� ������ ������ �������������������(����� ������������������������ ����� ���� ���������� ���������������������� ���������������������������������������������������������������������������������������� ������������������������������������������������������ ������ ������������������������������� �������������������������������������������������������������������������� � ������ �������� ���������� �������������������������� ������� ��������������������������������������� ������������������������������������������������������������ � ���������� ���� ���������� �������������������������� ��������������������������������������������� ������������� ������������������������������������������������� ����������� ���� ���������� �������������������������� ��� ������������������������� ���� ����������� �������������������� �� ����������������������������������������������� ��� ��� ������������� �������� �������������������������� ����� � ������������������������������ ��������������������������������������������������������������������� � ������������ � ����������� ������������������������������������ ����������������������������������������� ��������������� ������������������������������������������������ � ������������ �������� ����������������������������*���� ����� ������ ���������������������������������� ��� ������������� ����������������������������������������������������� � ������������ �������� ������������������������������������� ��������������������� �� ������������������� ���������� ��������������� � ������������������������������������������������������ � ������������ ���� ������������������������� ��������� ���� ���� �����.� �������������������������������������� ���������������������� ��������������������������������������������������������������� � ������������ ���� ����������������������������������$���������������������������������������������������������������������������������������������� ���������������������������������������������������������������������� ������������ ����������������������������������������� ��� �������������������������������������- ����������������������������������� � ������������������������������������������������������������������������� ��������������� ���������������������������������� ���������������������� ���������������� �������������� ���������������� ������������������������������������������������������)����������������� �������������������������� ����������������������� ������������ �������������������������������� ��� ��������������������� �������������������������������������������������������� )������ �������������������������� ���������������������������������������������� ����������������������������� ��� �������������������� ������������������������������������������������ ������ ������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� �������������� ������������������������������������������������ � �������������������������� )���������������������������������� ������ ������������������������������������� ����������� ���������������������� ��������������������������������������������������� � �������������������������������������������������������������������#����������������� ���������������������� �� ���������������� ��������������������������������������������������� � ������� ������������������ ������������������������������������������������������������������������������������������������ ������������������������������������������������������������������ � ��������������������������������������������������������������������� ������������������������������������������������� �� �������������������������������������������������������������������������� � ����������������������� �������������������������� ������ ������������������� �������� ������� ������������������������������������������������������������������� � ���������������������������� �������������������������� ���������� �������������� �������� ���������� ���������������������������������������������������������� � ������������ ���������������������������� ��������� ����������������������������� �������� ������� ������������������������������������������������������ � �������������������������������������� ������� ����������� ���������������������� �� ������� �� ��������������������������������������������������������� � �������������������������������������������� ����� ����������������������������� ���������� ����.�������������������������������������������������� � � �������������������������������������������������� ������������������������������������������)�� ���� �����%���� �� ����������������������������������������������������������� � ����������������������������(������������ ������� ��������������������������������������� ����� ����� ���� �� ���������������������������������������������������������� ��� ������������������������������������������� ������������������������������������������������������������������������������� ���-������������������������������������������������������������������ ������� �������������������������� � ������ ����������������������������������������������������������������������������� ���� %������������������������������������������������������������������������������������������ ������������ �������������������/������ ���������������)�������������������������������������� �� ������������������� ��������������������������������������������������������������������������������������������������� ��� �������������������� ���������������������� ���������������� �������������0�������������� ����� �� ������������� ��������������������������������������������������������������������������������������������� ����������������������1���������������������� ������������������������������������������������������������� �� ���������������������������������������������������������������������������������� �����������������������)������� ���������������&����������������������������������������-��������������� �� �������������������������������������������������������� � ������������������� �������������������������������������������������� ������������������������������������������������������������������������������� �� ����������������������������������������������������� ������� ��������������������������1������������� %�������������������� ��������1������������������������������������������������������� ��� ������������� ������������������������������������������������������ ������� ��������������������������������0����������������� ������� ������������������������������������������������������������������������������ ���������������������� ������������������������������������������ � ��� �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ������������������ ���������������������� ��������������������������������������� � �������������������������������������������0����������� ������� �����������������$������������������������������������������������������������������������������������ �������������� ���������������� � � �������������������������������� ��������������������� �������� ��������������1���������������������������������� ��������������� ���������������������������������� ������������� � ���������������������� �������� ��������� �� ���������������0�� ������������������������������������������������������������������������� ��������������������������� � ���� � ������������� ���������������������������� &�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� � �������������������������������������������������������������������������������������������� �������������������������������������������������������������� ����� � ������������������������������������������� ���- ���������� ������������������������������������������������������������������������������������������������� ������ � �����������������������������������������*�������������������������������� ��������������������������������������������� ���������� �������������������������������� � �������������������� �����������������������������������������������.����������������������������������������������������������� �������� �����������������������#� �� � ���������������������������������������%������������� ������������������&������������������������������������������������������������ �������������������������������� ����������������� � ��������� ��������������������������������������������������������� �������������������������������������������������������� ������� �������������������������������� ���� � ��� �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ���������������������������������������������������� � ���� �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ����������������������������������� ���� � ������������������������������������������� �������������������������������������������������������������������������������������������$������������������������������������������ ���� � ���������������������������� �������������������������������� ������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������ � ����������������������������������������������������� ���������������� �� �������������������������������������������������� �������������������������������������������������������������������������� �� � ����������������������������������� ���������������������������� ���������������������������������������������������������������������������������������������������������� ���� � �������������������������������&������������������������������������� ���� ���������������������������������������������������������������������������������������������������� ������ � ������������������������������������������������� ���������� ���������������������������������������������������������������� ��������������������������������������������������� ���� � �������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ����� �����������������������.�������� ������������������������������������������ ������ ���������� � ��������������������������������������������������������������������������������������������������������1�����������������������������%���������������������������������������������������� ������ ��� �������� � ����������������������������������������������������������������������������� ������������������������������� $������������������������������������������������������������������������������ ������ � �������������� ������������������������������������������������������ ������������������������������������������������������������������������������������������������������������ ��������� ��� ������� ����������������������������������������������������������������������� ��������������������������������������������������0���������������������������������������������������������������������������������� � ���������������������������������������������������������������������� ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� � �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� �� ������ � ����������������������������������������������������������������������������������������������������������� ����������������� ����������������������������������������������������������������������� ������ � ������������������������ ����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ����������� � ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ������������� ���� � ����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ������������ ���� �� � ��������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ���������� �� � �������������������������������������������������������������������������������������0������������������������������������������������ �������&�������������������������������������������������� � ������������������������������������������������������������������������� �������%������������������������������������������������������������������������������������������������������������� � � �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� � ��������������������������������������������������������������������������� � ������������������������������������������������������������������������ ������������������������������������������������#�� � ����������������������������������������������������������������������������� �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� �������������� ���������������� ���������������������������������������� ����������������������� ��� ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ���������� ������������������ ������������������������������������0 ��������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ��������������������� ��� ���������������� ���������������� ����� ����������������������������������������������������������������������������������� ������������������%������������������������������������������������������������������������������������� �������������������������� ���� ������� �������������������������������������������������������������������������������������������������������&�������������0������������������������������������������������������������������������������ ������ �� ������� ������������������������������������������������������������� $��������������������������������������������������������$�������������������������������������������������������������������������������������� ������ ����������� �����������������������/�������������������������������0�������������������������)���������������������� ���������������������������������������������������������������������������� ����������������������� �� ����������� ������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������ ������������� ������������� �����������������������������-���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ��������������� ����������������������������������������������%��������������������������������������� ������������������������������������������������������������������������������������������������ ������������� ���� ������������ ������������������������������������������������������������ ������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������)���������� ���� ������������������ �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ������������������� ���������������������������������������������������������������������������0����������������� ��������������� �������������������������������������������������������������������������������������������������� ��1������������������� �������������� ��� ����������� �������������������������� ��������������������������������������� �����������������������������%�� �������������������������������������������������������������������������������������)������������������ ������������ ��� ����������������������������������������������������������������������������� ��������������������������������������������������������������������������������������������������������������� �� ��������� ����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� �������������� ������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ��������������������������� ���� ���������������� ������������������������������������������������������������������������������ �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ���� ���� ������ ��� ����� �����������������������������������������������������&��������������������������������0������������������ ��������������������������������������������������������������������������)������������� ������� ������� ���������� �� �������������������������� ����������������������������������������������.����������������������������������������������������������������������������� )�������������������������������1����� ��������������������� ��������� �� ��������������������������������������������������������������������������������������������� �������������������������������������1�������������������������������������������������������������������������������������&���� ��� ����� ����������� ����������������������������� ������������������������������������������������������ ����������������������������������������������������������������������������������� �����������������������������������������������) ���� ������������������������������� ��� ���� ������������������� �������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ������������������������������������������������������������������������� �������������� � �� ���� Babor el Canada On le reconnaît officiellement : les harraga ne sont pas pour une bonne part des émigrants pour raison économique. Ils sont même commerçants ou fonctionnaires. Cependant, la plupart de ces personnes se trouvent être des individus sans métiers précis. Certains vivent même assez bien du «tbezniss» en tout genre. Ils ont véhicule et parfois un compte bancaire assez bien garni. D'où l'interrogation sur leur «folie» du large. En fait, qu'ils soient désargentés ou pas, les harraga sont tous sujets à une irrépressible envie de prendre de la distance par rapport au pays. «C'est vrai que je ne meurs pas de faim, bien sûr grâce au tbezniss parfois à la limite de la légalité. Il reste que cela tient à une conjoncture favorable mais de quoi sera fait demain ? Je ne pourrais me réaliser qu'ailleurs. Ici, l'espoir est banni avec des obstacles sans fin. Vois par exemple nos routes hérissées de dos d'âne et qui nous font détenir le record mondial en la matière. L'Algérien est-il bon qu'à la manière forte ?», nous ex- plique avec une rare clairvoyance un candidat pour el hedda. Alors harga contre hogra ? Peut-être. La rage de partir est telle qu'un commerçant repêché in extremis d'un naufrage avec huit autres «fugueurs» s'est révélé être un opéré du cœur encore sous contrôle médical. Pour tenir, il a dû avaler ses cachets avec de l'eau de mer. Un autre jeune, refoulé une première fois d'Espagne, bien que lors d'une seconde tentative il avait vu sombrer un à un sept de ses compagnons d'infortune, nous avouait sa détermination à réci- diver. Pis, certains sont même encouragés par leur famille à partir. Les 10 000 à 15 000 DA payés aux passeurs et les 1000 à 3000 euros qu'ils emportent avec eux sont généralement le fruit d'une collecte familiale, une sorte de «sondouk tadha- moun» auquel même la mère et la sœur versent leur écot sous forme d'une partie de leurs bijoux. Et puis, pour appâter les plus crédules, il y a toutes sortes d'histoires colportées sur l'eldorado ibérique à l'instar de celle d'un «babor el Canada» qui embarquerait les harraga algériens à partir d'Espagne. Comme la petite histoire, elle aussi, se répète ! M. K. La bouteille jetée à la mer était celle d'un immigré marocain La question de savoir pourquoi la famille de Derkouani Lakh- dar ne s'est pas manifestée vient d'être élucidée. On se rappel- le que ce harraga avait confié à la mer un message d'adieu à sa famille alors que l'embarcation qui l'emportait vers le littoral hispanique allait couler à cause du mauvais temps. Son message avait été retrouvé à la mi-décembre dans une bouteille rejetée par les flots à 40 km à l'est de Béni Saf sur la plage de Ouardania. On avait alors pensé à un cri de désespoir d'un harraga algérien. En fait, à l'analyse du message, les gendarmes ont relevé l'em- ploi d'un terme, «el belda» en l'occurrence, qui est plutôt usité de l'autre côté de la frontière ouest. Par ailleurs, la bouteille qui contenait le message n'existe pas sur le marché algérien mais sur celui du Maroc. C'est une his- toire qui rappelle combien les universaux du sous-développe- ment et du règne de la hogra sont partagés sous certaines lati- tudes. M. K. 36 immigrants abandonnés sur un îlot en Grèce Trente-six candidats à l'immigration, apparemment abandon- nés par leurs passeurs sur un îlot inhabité de la mer Egée, ont été récupérés hier par les gardes-côtes grecs, a annoncé le mi- nistère de la Marine. Plusieurs rotations d'hélicoptère, effec- tuées par un temps proche de la tempête, ont été nécessaires pour conduire les naufragés — parmi lesquels six femmes et deux enfants — sur l'île voisine de Kos où ils ont été placés en observation à l'hôpital. Les candidats à l'immigration — dont les nationalités n'ont pas été déterminées avec certitude — ont indiqué avoir embar- qué sur la côte turque à bord d'une vedette rapide conduite par trois personnes, puis avoir été abandonnés sur l'îlot. Les re- cherches avaient débuté vendredi soir à la suite d'un appel anonyme au ministère de la Marine faisant état d'un navire en feu dans le voisinage de l'îlot. Par la suite, un cargo avait indiqué avoir vu une fusée de dé- tresse tirée dans la même zone. Les îles de Grèce orientale sont situées sur une route fréquemment empruntée par les im- migrants venus d'Asie qui cherchent à gagner l'Europe.
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 3 D O S S I E R JEUNES D'ALGER ET RÊVES D'IMMIGRATION, ENTRE DÉSESPOIR ET RÉVOLTE «Pourtant, on ne demande pas la lune» H alim le chauffeur de taxi ne ces- se depuis deux jours de faire des rondes aux abords de l'entrée du port d'Alger. Il cherche son fils de 17 ans, Rabah, qui a fugué — pour la troi- sième fois — du domicile familial sis à Kouba, au quartier Garidi I. «Je l'ai aperçu hier soir alors que je passais par hasard du côté de l'enceinte du port. Il avait mis une sorte de foulard pour cacher son visage, mais il s'est en- fui dès que je l'ai vu», raconte Halim, dont une partie de l'attention est bra- quée sur les parages du terminal des voyageurs. Son fils a quitté le lycée, re- fuse de s'inscrire dans un centre de for- mation professionnelle et passe la ma- jeure partie de ses journées à «traîner avec ses copains du quartier aux abords du port pour tenter de glisser à l'intérieur de l'enceinte». «Avec ses co- pains, il ne rêve que de cela», lâche Ha- lim, le père. «Pourtant, je lui ai proposé de lui trouver un petit boulot chez des cousins qui ont des commerces, mais il ne veut rien entendre», ajoute le chauf- feur de taxi qui f init par lancer une courte prière, les larmes aux yeux, pour que son fils retrouve «le droit chemin». Ils sont ainsi légion, ces jeunes, adoles- cents, garçons surtout, mais aussi des filles, qui rêvent de «h'rig», de «brûler les frontières». «Plutôt que de se consumer ici comme une bougie», lâche un des jeunes rencontrés ex-place Trois Horloges à Bab El Oued, non loin du «marché» informel des téléphones et des appareils photo numériques. «Nous voulons y aller par mer, en ache- tant le visa, en se mariant avec une étrangère. Partir, c'est tout ! A n'impor- te quel prix», lancent ces jeunes dont la plupart ont quitté les bancs de l'école avant d'arriver au bac. Sur les six ren- contrés, cinq vendent des vêtements «à la sauvette» sur les trottoirs de la rue Bab Azzoun à la Grande Poste. Le der- nier aide un grand frère qui possède un taxiphone à Bologhine. «J'ai des amis qui sont partis à partir de l'ouest, l'Es- pagne puis Marseille, où ils ont rejoint d'autres enfants du quartier», dit Amin. «Oui, mais souvent, c'est le loto de ta vie : la mer ne pardonne pas. Il faut du courage et les bonnes prières des parents pour arriver là-bas», ren- chérit Réda. «VICTIMES DES VIEUX…» Pensent-ils sérieusement aux risques d’une traversée périlleuse et d’une vie clandestine ? «Et ici, c'est pas risqué ?! Tu sais combien de fois la police m'a saisi la marchandise ? Je ne gagne pas des milliards, moi, et je perds tout mon argent en plus des dettes à chaque fois que la police décide, comme ça, d'une rafle», fulmine encre Amin. A ses yeux, «les jeunes qui partent au péril de leur vie sont des victimes des vieux qui tien- nent tout et qui ne comprennent rien». «On ne veut pas la lune ! Juste une si- tuation, vivre honnêtement, fonder un foyer comme le veut Dieu. Mais eux, ‘‘el houkouma’’ (le gouvernement, les autorités), ne laissent personne d'autre vivre. Y en a que pour eux», ajoute un voisin à lui qui, pêle-mêle, accuse l'APC de Bab El Oued, les commissa- riats de police d'Alger, les généraux, le service technique communal qui distri- bue des projets, l'ANSEJ, etc. «Nous, on vit à huit dans un F2 près de Triolet et je vois des jeunes en 4x4 Touareg avec des filles claquant du fric comme ça ! Et tu veux que je reste ici ?!», dit Amin. «Si je pouvais, je partirais à la première occasion», annonce Farid, 28 ans, le plus âgé du groupe, vendeur de vêtements sur les trottoirs de Bab Az- zoun, «mais voilà, ma mère est seule et âgée, toutes mes sœurs sont mariées et je n'ai pas de frères. Mon père est re- traité de la RSTA (chauffeur de bus). Ils n'ont personne à part moi. Je ne pense même pas au mariage car qui donnera sa fille à un gars qui ne sait pas com- bien il gagnera demain». «J'ai un voi- sin qui est parti il y trois ans à Mar- seille par Almeria. Il appelle ses amis du quartier de temps en temps : il est toujours sans papiers, mais il dort dans des refuges, parfois à l'église, il tra- vaille au noir et envoie par d'autres amis un peu d'argent à ses frères pour monter une épicerie. Ils l'ont fait», ra- conte Amin en rêvant du précaire «suc- cess story». «Mais c'est vrai que je pré- fère vivre dans mon pays avec mes papiers et ma dignité, mais ‘‘ils’’ ne nous ont pas laissé le choix. ‘‘Ils’’nous taxent même l'air qu'on respire. Krah- na !», lance Mourad, 23 ans, sans tra- vail, qui a quitté le lycée en première année. «MÊME LES ENFANTS DE GÉNÉRAUX !» Mais l'attrait de l'immigration ne semble pas concerner seulement cette frange de la jeunesse algérienne : les comptes rendus des arrestations de «harraga» renseignent sur ces cas de cadres, universitaires, quadragénaires qui veulent tenter la grande évasion pé- rilleuse. Constat vérifié du côté de la Fac centrale à Alger. «Je sais bien ce qui m'attend ! Le diplôme puis le chômage et les autres qui ne se sont pas cassés la tête, ils se retrouvent à la tête d'affaires juteuses», lâche avec dépit Marwan, première année de médecine. «Immi- grer ? Bien sûr que j'y pense. Est-ce qu'il y a un jeune qui n'y pense pas ?! Même les enfants de généraux y pen- sent. Car en Algérie, même avec ton ar- gent tu ne vis pas bien. Mon frère est à Londres et travaille dans une pizzeria. Il a fait technicien supérieur en santé. En vain. A Londres, il gagne trois fois ce qu'il pouvait gagner ici. Peut-être que je vais le suivre», ajoute Marwan. Amina, 22 ans, étudiante en langue arabe, trou- ve «dramatiques» les histoires de «har- raga» retrouvés parfois morts en pleine mer, mais à ses yeux elle comprend. «Mes parents sont enseignants à l'uni- versité et j'ai trois frères encore en sco- larisation. On n'arrive pas à joindre les deux bouts chaque fin de mois. Je ne vais pas tenter de partir en Europe sur des radeaux, mais à la première bonne occasion, au revoir et ciao», dit-elle en- core. Lila, deuxième année en commer- ce à l'Ecole supérieure sise à Tafourah, nourrit d'autres espoirs : «Ma sœur a fait ses études de commerce internatio- nal à Paris puis elle est rentrée. Tout le monde l'a qualifiée de folle. Mais de- puis, elle a monté avec des amis à elle une boîte de consulting depuis deux ans. Elle ne gagne pas des milliards, mais elle arrive à bien vivre de son ac- tivité. Et surtout, le plus important est que mes parents l'ont toujours encou- ragée à prendre l'initiative et ont tou- jours respecté nos choix.» Lila veut suivre l'exemple de sa sœur aînée. Adlène Meddi I l n'y a plus de barques neuves et encore moinsde filets en mer à Sidi Salem (El Bouni, Anna- ba). Tout a disparu depuis la nuit du réveillon du nouvel an 2007. Cette cité côtière compte une po- pulation de 50 000 âmes. Ses jeunes se sont versés dans le métier de la pêche que leur ont enseigné, dans la pure tradition de cette région, leurs pères et grands-pères. Ils connaissent la mer et ses dan- gers comme ils savent, guidés par les étoiles, navi- guer sans avoir à utiliser des moyens technolo- giques sophistiqués, tel celui du guidage par satellite (GPS). Cette dernière traversée après celles successives de ces trois derniers mois à la- quelle ils avaient contribuée, c'était la leur. Et ils ne devaient pas la rater. Ces jeunes pêcheurs avaient entendu parler de ces cadavres repêchés par les gardes-côtes au large de la façade mariti- me Est de l'Algérie. Peu importe, cela ne les avait pas découragés. Ils ne manquaient pas de parler de leur départ in- cessant à destination de La Sardaigne (Italie) à chaque discussion avec les copains du quartier et même avec les journalistes. «De toutes les façons, cela ne va pas tarder. Nous sommes déjà prêts et n'attendons que l'arrivée de quatre autres cama- rades pour tenter l'aventure européenne. Nous avons effectué le change parallèle. Personnelle- ment, j'ai sur moi 1000 euros. Ils me permettront de voir venir dès mon débarquement en terre ita- lienne. Il n'y a plus d'espoir dans ce pays. Certes, l'Etat nous a aidés financièrement pour l'acquisi- tion des barques. Mais la corruption est partout et les gros requins de la pêche nous laissent à peine des miettes», avait avoué Mohamed Tahar M. un des pêcheurs candidats au départ. Faute de pois- son à commercialiser, il avait laissé tomber le stand qu'il avait lui-même construit en bordure de mer et de la cité Sidi Salem. Puis vint le jour J. Brahim M. est un père de famil- le au chômage habitant Sidi Salem. Sans le sou, il avait passé toute la nuit de la veille de l’Aïd El Adha sur les rochers à taquiner le poisson. C'était beaucoup plus pour ne pas avoir à expliquer à ses enfants l'absence du mouton. Il nous a relaté ce qu'il a vu cette nuit là : «Ils étaient des dizaines de jeunes à mettre les embarcations à l'eau. Plu- sieurs y avaient déjà pris place. J'ai même vu quatre jeunes filles y accéder avant que l'homme qui les accompagnait ne mette son puissant mo- teur pleins gaz. L'une après l'autre, une dizaine de barques ont suivi. Elles étaient toutes de Sidi Sa- lem. D'ailleurs, depuis, j'ai remarqué que leur point d'échouage est toujours vide». Pour lui, il s'agissait bel et bien d'une opération d'émigration clandestine. Le lendemain, cette opération était dans toutes les bouches dans les wilayas de Annaba et El Tarf. Cette nuit de l’Aïd El Kébir, des dizaines de jeunes Algériens avaient tenté d'émigrer clandes- tinement en Italie, à partir de Sidi Salem, Cap de Garde, Chetaïbi (Annaba) Dar El Beida à Echatt et Cap Rosa (El Tarf). Ceux qui avaient assisté à leur départ affirment que les émigrants clandes- tins n'avaient aucun bagage. «Ils savaient qu'ils allaient à l'aventure et qu'ils risquaient de périr. Ils ont osé, et ont atteint les côtes de la Sardaigne. Plusieurs sont mes voisins. Ils ont téléphoné aux leurs pour les tranquilliser 48 heures après leur entrée dans une ville italienne», témoigne Bra- him M. Selon lui, les guides étaient de jeunes pê- cheurs du quartier maîtrisant bien la navigation maritime et la météo. Les passagers étaient des jeunes âgés entre 20 et 40 ans. Ils étaient habillés chaudement et certains portaient un anorak. Avant de partir, les poches pleines de patte de datte (ghers) et de sucre dans des embarcations char- gées de jerricans de fuel et d'eau potable, ils avaient entamé une étrange mélopée. Une louan- ge à Dieu en quelque sorte pour éviter à leur em- barcation de chavirer. Les services de la station maritime principale des gardes-côtes de Annaba en auraient intercepté une cinquantaine au cou- rant de l'année 2006. Durant la même période, une trentaine de cadavres de harraga non identi- fiés avaient été repêchés alors que sept voyageurs clandestins avaient été interpellés au large des eaux territoriales algériennes. A. Djabali LA SARDAIGNE POUR DESTINATION Les premiers harraga d’El Kala gagnent l’Italie Il y a une dizaine de jours, sept jeunes d'El Kala ont quitté clandestinement le pays dans la nuit pour les côtes de la Sardaigne, à 200 km plein nord d'El Kala. Ils ont mis pied à terre sur la grande île italienne le lendemain au terme d'une traversée d'une dizaine d'heures, selon les informations recueillies auprès des familles qui, officiellement, ne déclarent pas la disparition pour éviter de leur faire porter l'accusation d'émigration clandestine. Les fugitifs ont téléphoné dès leur arrivée pour rassurer les leurs. En effet, à El Kala, pendant que les gardes-côtes, avisés officiellement dès les premières heures de la disparition des deux bateaux, lançaient les recherches qui leur ont permis d'ailleurs de retrouver l'une des deux embarcations vides, la ville retenait son souffle. Sept jeunes de la cité FLN que tout le monde connaît, qu'on a vus grandir au fil des ans mais pas s'épanouir, ont pris le risque de perdre la vie et d'accabler leurs familles même si ce jour-là, la mer, très calme, rassérénait les esprits. Puis, ce qui fatalement devait arriver un jour pour El Kala s'est produit. Vers 13h, une nouvelle se répand comme une traînée de poudre : «Ils viennent de téléphoner. Ils sont tous arrivés sains et saufs». Dieu seul sait les proportions que va prendre cette nouvelle saignée de jeunes, cantonnée jusque-là à l'ouest du pays parce que, pensait-on, la traversée de la mer d'Alboran est plus courte. Une première tentative a eu lieu l'été dernier mais elle s'est soldée par un échec à cause d'une houle impromptue. Tout le monde s'accorde à dire que c'est le retentissement de la fuite par Sidi Salem (Annaba) à la fin de l'année dernière de plusieurs dizaines de jeunes venus de toutes les wilayas de l'Est, que les jeunes d'El Kala se sont enhardis et à leur tour ont tenté leur chance. A leur arrivée en Sardaigne, cinq des jeunes d'El Kala se sont fait prendre par les gardes italiens et incarcérés quelques jours. Ils sont passés à la télé, la Raï Uno SVP. Même menottés, ils sont devenus des vedettes et, c’est ce qu'il faut déplorer, car c'est le plus dramatique, pour ce pays, des exemples à suivre pour tous les autres. Deux d'entre eux ont pu échapper à tous les contrôles et se rendre à Rome où ils ont trouvé de l'aide chez des compatriotes. Les autres, restés en Sardaigne, sont entrés en contact avec d'anciens plongeurs sardes qui travaillaient dans le corail à El Kala. Aujourd'hui, tous ont obtenu une carte de circulation. Le colonel Diffaïri, porte-parole des forces navales, déplorait, dans un point de presse qu'il nous avait accordé une semaine avant à El Kala, après l'attaque de la caserne des gardes-côtes, la montée en cadence de ce phénomène qui ne pouvait pas épargner El Kala même si l'Italie est plus loin que l'Espagne. Il y a, selon lui, de fortes probabilités qu'El Kala devienne une voie de passage privilégiée pour l'émigration clandestine nationale ou subsaharienne, pour la simple raison que les autorités italiennes sont moins sévères à l'encontre des clandestins. Il a tenu à rappeler que rares sont les expéditions de ce genre qui réussissent. Les clandestins préfèrent utiliser de petites embarcations pour ne pas se faire repérer mais elles ne résistent que miraculeusement à la haute mer. Il a déclaré qu'en 2006, 33 corps de jeunes Algériens ont été repêchés seulement sur la façade maritime Est, entre Béjaïa et El Kala. Pour lui, il ne peut s'agir que de harraga que leurs parents croient certainement confortablement installés à l'étranger. Slim Sadki PH O TO : H . L YÈ S Deux jeunes désœuvrés jetant leur regard sur le port d’Alger
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 4 D O S S I E R «Le droit de citoyenneté pour l’immigration légale» Propos recueillis par Nacéra Benali Vous avez pris part au dernier sommet de Tripoli sur l’immigration clandestine. Etes- vous satisfait des efforts de la Libye pour bloquer le flux des immigrés et pensez-vous renforcer cette coopération avec des pays comme l’Algérie, activement engagée dans la lutte contre ce fléau ? Nous sommes obligés de collaborer avec la Libye et cela a porté ses fruits, puisque le nombre d’immigrés qui débarquent sur nos côtes a sensiblement diminué, à hauteur de 900 entre 2005 et 2006. Avec les Algériens, nous avons instauré également une collaboration, et justement la cinquantaine d'Algériens, qui ont débarqué de manière inopinée en Sardaigne, il y a quelques jours, seront expulsés après une brève permanence dans l'un des centres d'ac- cueil de l'île. Après leur identification, car il semble que beaucoup d'autres Maghrébins préten- dent être Algériens... Nous laissons aux autorités algériennes le soin d'établir leur vraie nationalité. Mais à ce propos, les Algériens collaborent parfaite- ment. Les Marocains en font de même, à vrai dire, surtout que les Marocains représentent un véritable problème pour nous, car ils sont plus nombreux en termes de flux. Sur les derniers 20 000 clandestins qui avaient débarqué à Lampedusa les mois derniers, 8000 étaient Marocains. La police marocaine ne dispose pas encore de moyens informatiques, ce qui rend le rapatriement des immigrés, via leur identification, une tâche laborieuse. Notre par- ticipation à la conférence de Tripoli nous a per- mis de relancer cette coopération. Lorsque les opérations de Frontex (l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnel- le aux frontières extérieures de l'Union euro- péenne) reprendront, on procédera à des pa- trouilles dans le désert libyen, et en collaboration avec les autorités maltaises et li- byennes. Des patrouilles mixtes dans le désert pour bloquer les candidats à l'immigration clan- destine avant qu'ils n'embarquent pour l'Italie ? Exactement, c'est le seul moyen de rendre cette stratégie des patrouilles utile et empêcher les clandestins de quitter le littoral Sud, car s'ils dépassent les côtes, c'est plus difficile de les intercepter. Devant ces milliers d'êtres hu- mains qui arrivent ici, je ressens toute la soli- darité qui provient de ma culture d'origine. Je suis issu de la famille de «prolétaires du mon- de, unissez-vous». Je me rends compte qu'à tra- vers les canaux de l'immigration arrivent aussi malheureusement le trafic de la prostitution, la cocaïne... Je peux affirmer être en mesure de donner le droit de citoyenneté à l’immigré qui vient par des voies légales chez nous et pour trouver du travail. Mais, je serai intransigeant, sévère, avec ceux qui contribuent à hausser le taux de la criminalité en Italie. Ce paradoxe est véritablement représenté par les populations roms, qui une fois installées tentent de s'inté- grer, d'envoyer leurs enfants à l'école, alors que certains de ses membres commettent des vols et autres crimes. Vous avez invité les immigrés à dénoncer la traite des Blanches, la réduction de l’es- clavage et l'exploitation. La loi les protège assez, selon vous ? Il y a des immigrés qui vivent en respectant les lois, mais il y en a d'autres qui s'adonnent à toutes sortes de délits. Nous avons eu des preuves matérielles qui démontrent comment des enfants de tsiganes sont dressés pour voler avec des méthodes barbares, comme on le fait avec des chiens rockweiller. Nous avons donc une humanité en souffrance privée de ses droits et qui les revendique, face à une autre humanité impitoyable et prête à commettre des crimes ahurissants. Si je ne veux pas que mon pays traite les premiers à l'aune du comporte- ment des seconds, il faut être en mesure de ga- rantir, à ceux qui le méritent, leurs droits. La loi permet aux immigrées, qui aident à arrêter ceux qui les forcent à se prostituer et gèrent des réseaux de traite des blanches, d’obtenir un permis de séjour. Mais aussi ceux qui dénon- cent le racket et l'usure. Nous menons une grande campagne antiracket, mais la loi doit faire en sorte que le coupable, à cause des vi- cissitudes des procédures juridiques, ne se re- trouve pas libre pour narguer et menacer celui qui l'a dénoncé. Comment évaluez-vous la menace du ter- rorisme de matrice islamiste en Italie ? La menace terroriste existe et elle pèse sur le monde pas seulement sur l'Italie, et selon moi, elle reste signif icative. Il y a encore des groupes terroristes actifs, mais nous sommes bien préparés pour leur faire face et les garder sous contrôle. Une activité intense des services de renseignements et l'échange d'informations avec d'autres pays, nous a, peut-être, je dis peut-être, car on ne peut raisonner qu'en fonc- tion de ce qui a eu réellement lieu, aidés à évi- ter des attentas. Nous maintenons cette mobili- sation en perfectionnant notamment les aspects de la technologie qui permet de préve- nir ce phénomène. C'est pourquoi, je ne trouve pas démentiel, même si cela est insupportable, l'instauration des nouveaux règlements très ri- gides pour le contrôle des bagages à main sur les vols. Ne croyez-vous pas que la guerre en Irak a déplacé le centre de cette menace au Moyen- Orient ? On perçoit un certain relâchement dans le dispositif sécuritaire en Europe. Ceci est vrai. Il existe des théâtres de conflits qui ont concentré sur eux les énergies terroristes. Il est indiscutable que les USA, avec leur interven- tion contre l'Irak, aient réussi, dans un domaine au moins, à concentrer le massacre terroriste sur l'Irak. La pendaison de Saddam aggravera peut-être cela. Le tragique affrontement entre chiites et sunnites. Les musulmans qui vivent en Italie ne se sentent pas représentés par l’organisme consultatif dont les membres ont été dési- gnés par décret par votre prédécesseur. Quelles actions comptez-vous entreprendre pour améliorer les relations entre l’Etat ita- lien et la communauté musulmane ? L'organisme consultatif nous l'avons effecti- vement hérité, on verra ce qu'on en fera. Il est évident que devant le caractère diversifié de la communauté musulmane, il est diff icile d’identifier un interlocuteur unique. L'Etat res- pecte le principe selon lequel les relations avec les différentes confessions reposent sur l'en- tente. Il y a eu l'effort de constituer une organi- sation unifiée et cela n'a pas marché, car la reli- gion islamique ne possède pas de hiérarchie, un accord semble difficile. Il s'agit donc d'établir des relations avec tous ceux qui ont un rôle actif au sein de cette com- munauté musulmane. Mais nous sommes en présence de problèmes qui doivent être absolu- ment affrontés. D'abord, face à ces écoles islamiques qui commencent à se multiplier dans notre pays. Il faut que l’Etat puisse exercer un contrôle sur le mérite des enseignants qui y travaillent et la qualité des programmes scolaires qui doivent répondre aux standards pédagogiques appli- qués. Bien sûr dans le respect de ce que garan- tit la Constitution et les lois pour la liberté de fonder des écoles privées. Ces critères sont les mêmes que ceux que nous imposons à n’importe quelle école privée qui ouvre ses portes en Italie et qui doivent être respectés par ceux qui dispensent un enseigne- ment à des enfants. Par ailleurs, j'estime qu'il est inacceptable d'assister à la multiplication de mosquées construites avec des capitaux qui viennent d'autres pays. Nous sommes en train d’étudier, inspirés par le modèle français, la possibilité de créer une fondation, dans laquel- le feront partie des Italiens et vers laquelle conflueront toutes les ressources financières d'où qu'elles proviennent, de par le monde, et qui ont pour but de financer des œuvres civiles ou religieuses. Bien sûr, la fondation n’est pas autorisée à détourner ces fonds vers d’autres projets. Cette disposition concernera-t-elle seule- ment les centres islamiques ou sera-t-elle étendue à d'autres confessions ? Ceci est un problème qui se pose concrète- ment, exclusivement pour les musulmans. Les orthodoxes ne posent pas ce problème, ni les juifs ni les boudhistes. Je veux savoir qui fi- nance quoi dans mon pays. Plus de transparen- ce est souhaitable. Concernant la politique italienne, beau- coup dans l'opposition et même dans la coa- lition parient sur la pérennité du gouverne- ment Prodi. Croyez-vous qu'il va survivre jusqu'à la fin de son mandat ? Je crois que oui. Pour pouvoir défaire un gouvernement, il faut être en mesure d'en for- mer un autre. Pour une réforme électorale qui serve à unir les uns aux autres, sur le modèle du système majoritaire à deux tours, il faut garder à l'esprit que le meilleur allié est le parti le plus impor- tant de la coalition opposée. A part la loi élec- torale, le réformisme ne signifie pas seulement libérer le service public. Il faut garantir une distribution plus solidaire des ressources à même de garantir aux catégories vulnérables une rémunération minimum non inférieure à un certain seuil. Pour que les contributions plus consistantes puissent soutenir les revenus les plus bas. Pour être réformistes, il n'est pas nécessaire d'être des modérés à outrance et des libéraux. Cela est utile pour ouvrir le service public à plus de concurrence, mais cela n'est pas l'unique voie. Il y a une énorme richesse financière qui a ten- dance à se concentrer entre peu de mains. Ce qui engendre un sentiment croissant d'inégalité qui provoque un profond ressentiment au sein de notre société. Le projet d'un grand parti démocratique voulu par plusieurs leaders de la coalition de centre-gauche est-il la solution ? Le cercle vicieux de la frustration, de la désapprobation... si on comprend cela, nous du centre-gauche, on peut trouver l'humus sur le- quel on prévoit de construire le parti démocra- tique et le rendre plus riche et plus à même de ne pas susciter les polémiques qu'il suscite au- jourd'hui. Voyez ce que sont devenus nos tradi- tionnels partis de références en Europe : le Par- ti travailliste hollandais de Wouter Bos, le Parti social-démocrate allemand, bien que Oskar Lafontaine ait réussi à emporter avec lui une bonne part de la base, le Labour anglais, que le Dieu des Anglicans lui vienne en aide... Le parti socialiste en France réussit à se mimer derrière le sourire de Ségolène et joue de ma- nière intelligente la carte féminine avec tout ce que cela comporte de politique et d'apolitique. Cela montre que nous sommes face à un pro- blème plus général. Le danger d'un populisme de droite est là. Si la réponse ne vient pas du ré- formisme, elle viendra du populisme. Ce ma- laise de notre temps nous incite à nous occuper d'immigration, de citoyenneté et de lutte contre la criminalité avec un mélange de réalisme et d'idéalisme. Jamais l'un sans l'autre. N.B. GIULIANO AMATO. Ministre de l’Intérieur italien La police italienne a pour chef, depuis juin 2006, un universitaire spécialisé en droit constitutionnel, qui a failli devenir président de la République italienne si ses compagnons de la coalition de gauche ne lui avaient pas préféré un autre ancien ministre de l’Intérieur, Giorgio Napolitano. Personnalité politique attachée aux valeurs humanistes universelles, Giuliano Amato, 68 ans, a occupé à deux reprises le fauteuil de chef du gouvernement (en 1992 et en 2000). L’auteur de Un autre monde est-il possible ?, entre une réflexion solitaire sur la nouvelle réforme destinée à sauver la gauche du danger de la «dérive populiste de droite» et une énergique intervention au Sénat sur le système des retraites, trouve le temps d’aller narguer la camorra à Naples. Cet ancien député socialiste et vice-président de la Convention européenne, assure vouloir mettre de l’ordre dans la maison Italie, sans propagande et sans faire de l’immigration clandestine et du risque terroriste un prétexte pour justifier une politique de répression xénophobe et islamophobe. Giuliano Amato PH O TO : D . R .
  • ● Ils affluent sur les côtes mauritaniennes. Au quotidien. Depuis des semaines, voire des mois. Ils sont à Nouakchott notamment, à Nouadhibou surtout. Venus par milliers de l'Afrique subsaharienne, ces «candidats à l'exil», d'une dizaine de nationalités, attendent sur ce bout de terre peu prospère le «grand jour», le jour où ils s'embarqueront à bord d'une pirogue de fortune à la recherche de la terre promise. Nouadhibou (Mauritanie) De notre envoyé spécial A ssis sur un rocher, pieds dans l'eau, tête couverte d'un bonnet en laine, Amadou M'Bombéi jette son regard loin dans l'immensité de l'Atlantique. Il se laisse emporter un instant par un rêve, son propre rêve de se retrouver un jour de l'autre côté de l'océan. A Santa Cruz de Ténériffe, à Las Palmas de Gran ou sur une autre île de la communauté autonome des Canaries. Peu importe le point de chu- te d'une traversée atlantique fatigante et des plus périlleuses. Ce jeune Ma- lien, qui n'a vu la couleur de la mer qu'une fois arrivé il y a deux ans à Nouadhibou, vient quotidiennement «noyer» son chagrin ici, au cap Blanc, à quelque 13 km au nord du port de pêche de Nouadhibou, la deuxième ville mauritanienne. Chaque soir, à la sortie de son travail au crépuscule, il se rend dans ce petit bout de terre enfoncé dans l'eau océa- nique, comme s'il s'agit d'un lieu sa- cré. «Etre ici me rappelle le premier jour où je suis monté à bord d'une pi- rogue à destination des îles Canaries, il y a un an», lâche Amadou, s'engouf- frant ensuite dans un silence religieux. Mais après un instant d'hésitation, il poursuit : «C'était un mois d'octobre. On était une soixantaine. J'ai payé ma place, comme tous les autres passa- gers, à 150 000 ouguiyas (près de 500 euros). La pirogue avait belle gueule. Le passeur, un Mauritanien, nous a donné rendez-vous à 3h du matin ici au milieu de ces rochers. J'ai pris avec moi le minimum permis à bord de la barque, à savoir un bidon de deux litres d'eau portable et une bou- teille en plastique vide pour pisser de- dans. C'est tout. Personne n'avait le droit de prendre quelque chose de plus. Le poids était bien compté. Le passeur était à l'heure. C'était une nuit très obscure ; il n’y avait pas de lune. J'étais, comme toutes les autres personnes, content d'embarquer. C'était pour moi un moment de déli- vrance, de rupture avec la souffran- ce.» Le voyage commençait bien, à 3h du matin. «Nous avons réussi à quit- ter le rivage sans susciter l'attention des gardes-côtes, certainement en- dormis. Au fur et à mesure que nous nous éloignions de la côte, je me sen- tais loin de la misère», se rappelle-t-il. Mais voilà que l'aventure tourne court. Au bout de quelques heures de navigation, en début de matinée, la pi- rogue finit par être repérée. «Les gardes-côtes nous ont pris de court. C'était un retour à la case départ. Le dépit se lisait sur tous les visages des passagers. Une profonde tristesse s'emparait de moi. Car mon rêve s'est vite effondré et l'aventure s'est termi- née en queue de poisson. Pas comme je voulais. J'ai été rapatrié au Mali, comme les autres ont été refoulés dans leurs pays respectifs», raconte-t-il avec un brin de tristesse, les yeux tou- jours pointés droit vers l'océan. L'échec de cette première tentative n'a pas dissuadé Amadou qui, quelques mois plus tard, revient à Nouadhibou avec le même enthousiasme et la fer- meté de partir vaille que vaille en Eu- rope. Il est à son quatorzième mois dans cette ville côtière. «Je travaille, dit-il, au port de pêche pour une men- sualité de 30 000 UM (90 euros).» EL QIRANE OU LA FAVELA DES «CLANDOS» Soit. Il gagne de quoi tenir jusqu'à la prochaine aventure. «Si je suis revenu ici, c'est pour partir en Europe. Ici, c'est comme à Bamako, il n'y a aucune autre perspective. Là-bas, en Europe, au moins, je suis sûr de gagner plus d'argent qu'ici, et de pouvoir envoyer de temps à autre quelques sous à ma mère et à mes deux sœurs.» Amadou essaie d'amasser un peu d'argent né- cessaire pour les frais de la prochaine traversée. Il n'a pas peur de la mort. «Je suis conscient des risques de la traversée. Je risque la mort… Mais en fait, les hommes ne sont-ils pas tous condamnés à mort avec des sursis in- définis ? Et puis, qu'est-ce que la vie a donc de si regrettable pour moi ? Rien, à part la souffrance, la faim, la misère… Je n'ai rien vu de bon de cet- te vie», tonne-t-il comme pour expri- mer un marasme tant refoulé. Il n'est pas le seul à vouloir à tout prix rejoindre l'archipel des îles Canaries. «Ici, à Nouadhibou, il n'y a qu'eux», nous confie Mansour Iry, un jeune Mauritanien désœuvré. Eux, ce sont les candidats à l'exil, les «clandestins» comme on les désigne dans cette ville de pêche. Mansour se rappelle bien du jour de départ de Nouadhibou à desti- nation des îles Canaries de Omar Moulay, un autre Malien, chauffeur de taxi. «Il y a, à peine une semaine, il a appelé un ami. Il est à Ténériffe. Il se porte bien», indique-t-il. Les cas sont nombreux. Souvent, l'annonce d'une traversée réussie encourage davantage les Africains subsahariens à persévé- rer dans leur démarche et à y faire tous les sacrifices possibles. «Il suffit qu'un seul réussisse pour entraîner les autres», affirme Mansour. Pour les aventuriers, Islas Canarias demeurent l'incontournable porte d'accès à l'el- dorado européen. Depuis la fermeture des voies traditionnelles via la Médi- terranée, notamment à travers les en- claves espagnoles de Ceuta et de Me- lilla, les immigrés clandestins ont viré à l'Ouest, du côté de l'Atlantique. Et les côtes les moins surveillées, mais aussi les moins éloignées sont celles de la Mauritanie. Le nombre d'Africains subsahariens grandit du jour en jour. A fin 2006, on parlait de 20 000 personnes massées sur les côtes de Nouadhibou. Beau- coup plus, peut-être. Elles sont de di- verses nationalités, de l'Afrique de l'Ouest surtout. Il y a des Gambiens, des Ghanéens, des Congolais, des Guinéens, des Maliens, des Gabonais, des Ivoiriens, des Camerounais et sur- tout des Sénégalais. Ils sont partout à Nouadhibou. Ils se regroupent par pays d'origine, notamment dans un bi- donville au nom révélateur de Las Palmas. Le gros se trouve dans l'im- mense favela dénommée «El Qirane», le quartier de «Zounoudj» (les noirs), comme le désignent les Mauritaniens. C'est dans ce quartier, situé à quelques encablures seulement du port, que nous avons rencontré cheikh Cisso, président de l'associa- tion gambienne. Après une brève dis- cussion dans son sommaire bureau, cheikh Cisso accepte de nous faire vi- siter le foyer dont dispose son associa- tion. Le lieu est une sorte de laby- rinthe au bout duquel on trouve une salle (moyenne) pleine de monde : c'est enfin le foyer. C'est ici que nous rencontrons Mamadou N'Dyé de Gui- née Bissau. Sorti au milieu d'une fou- le compacte qui regarde un match du championnat espagnol entre Real Ma- drid et Valence dont le score est déjà de 1 à 0, Mamadou nous salue d'un français approximatif. Après un échange en patois africain avec le pré- sident de l'association, l' «aventurier» nous invite à le suivre dans une autre petite salle loin du brouhaha du foyer. «C'EST LA FAUTE À LA MER» «J'ai fait cinq tentatives pour aller en Espagne. Toutes ont échoué», lance-t- il d'emblée, avant de baisser les yeux comme par honte. Mamadou peine, au début, à parler. Puis, au bout d'un mo- ment, sa langue se délie et remue des souvenirs pour nous raconter l'une des plus tragiques de ses péripéties. «Ma dernière tentative, raconte-t-il, remon- te au début du mois de novembre. J'ai intégré un groupe de 150 personnes, la plupart sont des Sénégalais. J'ai embarqué avec moi mes deux frères cadets. Nous avons acheté une vieille pirogue avec 1,5 million UM (5000 euros). Chacun d'entre nous a contri- bué à hauteur de 10 000 UM (30 eu- ros). Nous nous sommes embarqués du cap Blanc. Nous avons pris avec nous des bidons de carburant, de l'eau et quelques gilets de sauvetage totale- ment usés.» D'un geste véloce de sa main gauche, il écrase une larme et continue : «Le voyage a malheureuse- ment mal tourné au bout d'une semai- ne en haute mer. Un courant océa- nique nous a tirés vers le point de départ. Nous avons essayé de résister. Mais la mer était trop agitée et soule- vait des vagues de plus de trois mètres qui s'abattaient sur nous jusqu'à ce que notre barque soit renversée. Je me suis réveillé sur un lit d'hôpital à Nouadhibou. J'ai eu une chance que mes deux frères n'ont pas eue. Car, eux, ils ont péri en plein océan, com- me une dizaine d'autres passagers. C'est ma faute. Je les ai entraînés avec moi», regrette-t-il, avant de tomber en sanglots. «Mais, c'est la faute à la mer !» A sa sortie de l'hôpital, Mamadou s'est vu pris en charge par l'association gambienne, ce qui l'a enchanté. «Je mange et je dors ici. J'essaie d'oublier et de refaire ma vie. Une chose est sûre : je ne remonterai plus à bord d'une pi- rogue», lâche-t-il avec regret. Le choc était tel que Mamadou frémit rien qu'en entendant le mot pirogue. Cette mésaventure l'a marqué à jamais. Mal- gré des épilogues souvent tragiques, des naufrages, des arrestations et des noyades, l'entreprise des Africains subsahariens, de l'Ouest surtout, conti- nue. (...) Mokrane Aït Ouarabi (A suivre) El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 5 D O S S I E R Gagner l'Europe ou mourir en pirogue DES MILLIERS D'IMMIGRÉS SUBSAHARIENS AFFLUENT SUR LES CÔTES MAURITANIENNES L'église de Mauritanie s'est lancée, depuis des mois, dans des actions humanitaires envers les naufragés. Elle tente avec ses moyens limités de porter assistance à ces milliers d'Africains subsahariens qui échouent à Nouadhibou, après une traversée atlantique ratée. Mgr Martin Happe, évêque de Mauritanie, a même appelé les cœurs chari- tables à travers le monde de venir en aide à ces rescapés d'un rêve brisé. L'appel est mis sur le net. «Aidez-nous à leur ouvrir nos portes, à les écouter, à les mettre en contact avec d'autres, à leur servir de boîte à lettres, à les accueillir pour une nuit ou deux… et enterrer les corps de ceux qui se noient déjà au départ», peut-on lire sur un site internet. Le message est accompagné d'une adresse postale avec la mention : Venir en aide à la paroisse de Nouadhibou. «Nous voyons au passage un peu à Nouakchott mais sur- tout à Nouadhibou, suite au travail de la presse, beaucoup de gens commencent à s'intéresser à eux et sont prêts à nous aider. Seulement, nos possibilités d'aide (écoute, ac- cueil pour une nuit ou deux, boîte postale, soins, etc.) res- tent forcément très limitées. Une fois arrivés à Nouadhi- bou, rien n'arrêtera ces jeunes gens à aller plus loin. En gé- néral, ils ne voient pas d'avenir pour eux possible dans leurs pays d'origine. C'est là qu'il faut intervenir ! Mais cela est évidemment au-dessus des forces d'une petite église comme celle de la Mauritanie, exclusivement composée d'étrangers», nous explique Mgr Martin Happe. Selon lui, l'afflux des Africains subsahariens, qui prétendent à l'im- migration clandestine, se concentre sur la Mauritanie de- puis que le passage terrestre par l'Algérie et le Maroc est devenu presque impossible. La paroisse de Nouadhibou essaie tant bien que mal d'atténuer les souffrances de ces immigrés qui se retrouvent sans argent ni toit après une aventure qui a mal tourné. «Souvent, explique Mgr Happe, ils sont condamnés à faire n'importe quoi dans l'espoir de pouvoir refaire leur vie. Ce qui n'est pas toujours facile. Nous tentons ainsi de les orienter…» M. A. O. L'ÉGLISE DE NOUAKCHOTT AU SECOURS DES NAUFRAGÉS Echantillon de vieilles pirogues à bord desquelles les immigrés clandestins risquent leur vie pour rejoindre l'eldorado européen La cour du centre de transit de Nouadhibou, d'une capacité de 240 lits, construit avec le concours financier de l'Espagne PH O TO : D . R . PH O TO : D . R .
  • C ontre toute attente et au moment où le bureau reprenait ses assises, la nouvelle de la démission des membres de la section syndicale du CNES à Constantine est tombée hier. Une démission que personne n'espérait, y compris dans le camp des dissidents, «au moment où la position du bureau est devenue extrêmement forte où le climat s'est assaini et les choses devenues faciles». Le bureau dirigé par Khaled Bessila a entériné, hier, la décision en expliquant dans une déclaration signée par les cinq membres du bureau les raisons de cette décision. Remontant la genèse des troubles orga- niques qui divisent la section depuis le clash survenu en mai 2006 et les diver- gences au sujet de la poursuite ou non de la grève des enseignants, la déclaration rappelle d'abord «la promesse solennelle faite lors de la dernière AG que le CNES ne sera ni bradé ni livré à n'importe qui dans le noir. Nous tiendrons jusqu'à ce que la situation soit claire pour tout le monde, pour passer le flambeau au col- lectif des adhérents». Quelques jours à peine après le non-lieu prononcé par la justice en faveur du co- ordinateur local, et avant cela un verdict favorable aussi dans l'affaire opposant la section au rectorat de l'université de Constantine, le bureau semble s'être dé- faussé d'un certain nombre d'ennuis alors que les prises de bec avec les dissi- dents ne sont plus d'actualité. «Aujour- d'hui, ajoute la déclaration, il y a eu suffi- samment de décantation et suffisamment de recul pour que chacun sache qui est qui. Nous estimons que nous avons plus à redouter que les enseignants soient abusés.» Une note de regret accom- pagne le texte concernant le manque de conscience de la part des adhérents d'une responsabilité individuelle dans la déci- sion et dans l'action. «Il n'y a rien de plus surprenant que de voir des universitaires ‘‘assistés’’dans leur opinion.» Les démissionnaires n'ont pas manqué non plus de tirer sur des dé- légués dissidents animés seulement par «des luttes intestines, étroites et insen- sées,… la reconfiguration de l'appareil CNES» en oubliant le but. Le prochain congrès crée un enjeu et suscite les pré- parations pour le positionnement, un jeu dans lequel les démissionnaires se disent désintéressés. Cependant, la nouvelle situation va cer- tainement ajouter aux ennuis du bureau national. Contacté, hier, Ali Boukaroura, numéro un du CNES, a reconnu que ça va être difficile de gérer la situation à Constantine à 70 jours du congrès natio- nal. Il s'est dit contre cette démission même si elle était prévisible, mais au cas où elle est acceptée, il serait dans l'obli- gation de désigner un bureau provisoire pour préparer une AG élective. Par ailleurs, l'un des membres de la coordi- nation locale dissidente, M. Benelhadj, a exprimé son étonnement devant cette dé- cision qu'il a dit «surprenante et contra- dictoire par rapport à ce qui s'est passé avant». Nouri Nesrouche L e Conseil supérieur de la magistratu-re (CSM) se réunira à partir de de- main en session disciplinaire durant une semaine, a-t-on appris de source judi- ciaire. Cette réunion sera présidée par le premier président de la Cour suprême, Kaddour Berradja. A l’ordre du jour, 18 dossiers relatifs aux sanctions prises à l’encontre de magis- trats, soit pour faute professionnelle, abus d’autorité ou leur conduite dans la gestion des affaires de justice dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions. A signaler que cette session devait se te- nir à la veille de l’Aïd, mais elle a été re- portée pour une date ultérieure en raison de l’événement. Il s’agit de la première session disciplinaire où prendront part deux nouveaux magistrats, l’un rempla- çant Kaddour Berradja, nommé à la Cour suprême, et l’autre remplaçant de l’élu du Conseil d’Etat et de la Cour su- prême, admis à la retraite. De même qu’il s’agit de la première réunion à la- quelle assisteront de nouveaux membres dont le représentant du président de la République. Il est également important de signaler que cette session intervient juste après le bureau permanent, installé il y a 20 jours, un instrument vivement demandé par le syndicat pour ôter à la chancellerie la gestion de la carrière des magistrats désormais pleinement du res- sort du CSM. Il reste cependant le problème du siège de cette haute instance, toujours logée dans le bâtiment du ministère de la Justi- ce. Pour des raisons d’indépendance, les magistrats exigent qu’elle soit autono- me. Pour l’instant, aucune infrastructure n’a été mise à la disposition du CSM. De nombreux syndicalistes voient en la nouvelle composante du CSM un pre- mier pas vers l’indépendance du conseil, en attendant une révision du statut des magistrats pour lever les équivoques en matière de retraite de ses représentants, de l’organisation de ses structures et autres points jugés en déphasage par rap- port aux vraies règles d’indépendance de la justice. Salima Tlemçani El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 6 L ’ A C T U A L I T É Suite de la page 1 I l était environ 15h30 quand nous sommes ar- rivés, le 17 janvier 2007, à l'aéroport d'In Sa- lah en provenance de Hassi Messaoud. Les signes ap- parents d'un désenclave- ment patent sont, d'ores et déjà, visibles ici au niveau de l'infrastructure aéropor- tuaire, distante de quelque 3 à 4 km de la ville. L'aéro- port ne dispose que d'une petite baraque qui sert de salle d'accueil aux visi- teurs. Le salon d'honneur, adjacent à cette salle, ne s'ouvre que pour les offi- ciels. Les procédures d'em- barquement se font encore manuellement. Le décor n'est pas le même que celui que nous avons vu, quelques heures aupara- vant, à l'aéroport de Hassi Messaoud où pour transi- ter, le passager doit avoir un laissez-passer. Et enco- re, le précieux sésame n'est pas délivré pour tout le monde. «On ne donne pas un laissez-passer à tout le monde. Il faut que le de- mandeur présente les mo- tifs de son déplacement dans la région. Ce n'est pas une zone touristique», nous déclare un policier rencon- tré à l'aéroport de Hassi Messaoud. LE GAZ : BÉNIDICTION OU MALÉDICTION ? Les mesures de sécurité sont très rigoureuses dans cette infrastructure. Nous étions contraints de remplir les fichiers de police deux fois. «Il est tout à fait nor- mal. La zone est straté- gique et mérite une sécuri- té maximale», a précisé encore le policier. La ville d’In Salah res- semble plutôt à un hameau perdu entre les dunes de l'immense désert. Pourtant la région dort sur des tré- sors. Elle est l'un des champs les plus riches du Sahara en gaz. Toutefois, la richesse ne profite pas à ses citoyens. Les jeunes de la région, qui ont exprimé leur révolte contre le désœuvrement et la misère qui rongent leur quotidien par des émeutes en 2002, demeurent toujours dans l'expectative. Mais leur at- tente risque de durer enco- re longtemps. En attendant, ces jeunes déambulent dans les rues sablonneuses de la ville. L'attente risque de durer des années encore. Les postes d'emploi sont rares. Le seul salut pour eux est de se faire embaucher par l'une des entreprises étran- gères activant dans les champs de gaz. Pour cela aussi il faut maîtriser d'abord l'anglais. «Les gens ne travaillent que dans l'administration ou dans l'enseignement. Il n'y a pas d'autre opportunité d'em- ploi», a affirmé un jeune, vendeur de cigarettes que nous avons rencontré au marché des fruits et lé- gumes du centre-ville. Là, mis à part les quelques pro- duits de l'artisanat local, la marchandise qui s'y vend est importée du Nord. Gé- néralement, les fruits et lé- gumes, proposés à des prix similaires à ceux pratiqués à Alger, proviennent de Ghardaïa, une wilaya limitrophe. «A part la qualité des pro- duits, les prix sont prati- quement les mêmes que ceux pratiqués au Nord», a précisé Mohamed, vendeur dans ce marché depuis 5 ans. Les lieux semblent désertés. Le marché était presque vide lorsque nous sommes arrivés vers 16h30. «Les gens ne sor- tent qu'après 17h. En plus, ils sont rares ceux qui vien- nent s'approvisionner», a enchaîné notre interlocu- teur. In Salah souffre, selon ses habitants, de plusieurs carences. En sus du chô- mage, la ville semble livrée à la merci des vents de sable. Un danger menaçant pour les populations. Selon le vice-président de l'APC, il y a même des familles qui ont perdu leurs maisons, car elles ont été ensevelies sous le sable. «In Salah est située dans couloir connu par le soulèvement des vents de sable, notamment durant les mois de janvier et février. Même la RN°1 reliant In Salah à Tam a été souvent coupée par le sable», a-t-il expliqué. La ville, a-t-il ajouté, demeure parfois coupée du monde durant 2 à 3 jours. Où sont donc les richesses de cette contrée ? A LA RECHERCHE DE SPÉCIALISTES DE LA SANTÉ Les recettes annuelles de la fiscalité pétrolière devant être engrangées par l'APC ne sont pas pour améliorer le quotidien de la popula- tion. Pourtant les recettes existent. Selon le P/APC, Labiadh Mohamed, la commune a reçu en 2003 près de 17 milliards de cen- times, en 2004, 15 mil- liards et en 2005, 13 mil- liards de centimes. «En 2006, nous n'avons rien reçu, car les entreprises étrangères sont parties», a- t-il justifié. Le problème le plus épi- neux, compliquant encore plus la vie des citoyens d’In Salah, est l'eau salée. Le taux de salinité des eaux at- teint des niveaux très éle- vés (317 mlg/litre). La consommation de cette eau provoque de nombreuses maladies, en particulier l'hypertension et l'insuffi- sance rénale. La mise en place par Briti- sh Petroleum de quatre sta- tions de dessalement d'eau a allégé un peu les souf- frances des malades aux- quels on cède l'eau traitée gratuitement. Cependant, le problème est loin d'être résolu, d'autant que le pro- jet de transfert des eaux souterraines d’In Salah vers Tam ne profitera pas à la population locale. «Ce projet n'est pas destiné à In Salah. La seule chose que l'on peut gagner sont les postes d'emploi et la création d'autres villes tout au long du tracé du projet», a attesté le P/APC. Ce dernier nous a même surpris en affirmant que In Salah ne souffre pas du problème d'eau. «Nous avons ramené de l'eau de Feggaret Ezzouar (est de la ville). Il ne manque actuel- lement que le château, dont les travaux de construction sont déjà en cours», a-t-il renchéri. Selon lui, la ville souffre de manque de spécialistes de la santé, plus particulièrement de gynécologues, d'orthopé- distes… Les malades doi- vent se déplacer soit à Adrar (700 km) ou à Ghar- daïa (400 km). Devant cette multitude de contraintes quotidiennes, les gens d’In Salah se contentent de sa- vourer le calme assourdis- sant de leur ville… M. M. LA POPULATION D’IN SALAH ASPIRE TOUJOURS À DES JOURS MEILLEURS Misère sur une terre riche In Salah est l’une des régions les plus fournies du Sahara en gaz, mais cette richesse ne profite pas à ses citoyens À QUELQUES SEMAINES DU CONGRÈS Démission du bureau du CNES Constantine JUSTICE Le CSM en session disciplinaire demain PH O TO : D .R .
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 7 L ’ A C T U A L I T É VISITE DE M. DEBRÉ À ALGER Des députés plaident pour le boycott L a visite en Algérie de Jean-Louis Debré, prési- dent de l’Assemblée na- tionale française et parmi les principaux artisans de la loi du 23 février 2005, qui glorifie le colonialisme français en Afrique du Nord, n’a suscité aucune réaction de la famille révolutionnaire. Ni l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) ni celles des enfants de chouhada (ONEC et CNEC), encore moins la puissante fédération des anciens condamnés à mort, n’ont jugé utile de commenter la visite. Si les téléphones por- tables des responsables des or- ganisations citées étaient éteints durant la journée d’hier, il ne faut pas omettre le fait qu’aucun communiqué traitant le sujet n’a été rendu public. Seuls quelques députés ont dé- claré avoir pris l’initiative de boycotter toute rencontre avec l’hôte de Amar Saâdani. Parmi eux, Lakhdar Benkhellaf, dé- puté d’El Islah, qui souligne que son engagement ne concerne que sa personne. «Le peuple algérien n'oubliera ja- mais le génocide commis par l’armée française en Algérie de 1830 à 1962. Il est d’autant plus outré depuis la promulga- tion de la loi 23 février 2005 qui a été défendue bec et ongles par M. Debré», estime le député. Et d’ajouter : «Affi- cher son mécontentement à propos de cette visite est le mi- nimum à faire.» Pour rappel, le Parlement algé- rien devait réunir en juin 2005 les membres de ses deux chambres. Le but était d’adopter, avant le 2 juillet de la même année (date de la clôture de la session de printemps), une résolution dans laquelle il devait répondre au Parlement français. Le pré- sident de l’Assemblée populai- re nationale (APN), Amar Saâ- dani, avait déclaré à l’époque qu’il était en phase de concer- tation avec le président du Conseil de la nation, Abdelka- der Bensalah. La résolution n’a jamais vu le jour. Presque en même temps, l’ONM, présidée par Moha- med Cherif Abbas (RND), avait également rejeté cette loi «dans l’ensemble et dans le dé- tail». Il faut rappeler que l’Or- ganisation nationale des moud- jahidine (ONM) avait appelé, à la même date, dans un commu- niqué, «toutes les institutions constitutionnelles, les partis politiques, les organisations, les unions, les associations et la société civile» à lire attenti- vement le texte de la loi fran- çaise du 23 février 2005 et «à prendre la position adéquate pour protéger les sentiments (du) peuple et pour rester fidè- le aux âmes de nos martyrs et aux sacrifices de nos moudja- hidine». Djamel Zerrouk ● La venue à Alger du président de l’Assemblée nationale française, un des artisans de la loi du 23 février 2005 sur la glorification de la colonisation, n’a pas fait réagir l’ONM. LAGHOUAT Belkhadem sévit C ontre toute attente etbien que disposant de la moitié des voix que compte le collège électo- ral, le candidat FLN, Mihou El Houari (P/APW), pour- tant favori, a perdu le siè- ge de sénateur face au candidat MSP qui ne dis- pose que de 27 élus. y a eu trahison. C’est un affront s’agissant de la wilaya dont est originaire le SG. La direction se doit d’agir», déclarait-on. Connaissant Belkhadem, trop prudent pour se per- mettre d’interférer dans les différends en son fief, à Abada qu’a été confiée la mission de décider des sanctions et des mesures à prendre. Une réunion a été tenue mercredi dernier à huis clos, en présence des députés de la formation, avec à l’appui des rapports transmis à la direction, émanant du groupe FLN où sont cités le président de la commission de wilaya de restructuration et un membre du conseil natio- nal comme étant les insti- gateurs de la campagne contre le candidat FLN. Abada y a soutenu que «la commission de discipline statuera et que la sanction minimale à l’endroit des mis en cause, c’est qu’ils ne peuvent plus prétendre être candidats et représen- ter le FLN». Outre le gel et probable- ment l’exclusion de trois candidats réfractaires, Abada, qui a confié à quatre cadres centraux la mission de superviser la restructuration, après la dissolution de la commission installée à cet effet, a tenu à préciser que la composition des kasmas installées dans des circonstances «dou- teuses» sera reconsidérée en vue de l’installation de la mouhafadha avant la fin du mois en cours. M. Z. AFFAIRE DES FŒTUS (EL ACHIR) Les auteurs présumés du délit identifiés L e mystère qui entourait la découverte de 14 fœtus et 3 jambes d’adultes, mercredi dernier, enfouis dans une décharge de la commune d’El Achir (10 km de Bordj Bou Arréridj), selon l’enquête préliminaire de la Gendarmerie nationale, vient de livrer en grande partie ses secrets. En effet, on apprend de sources sécuri- taires que trois employés de la clinique privée d’El Achir, à savoir l’administrateur, l’ambulancier et un agent de service, en détention provisoire pour les besoins de l’enquête, devraient comparaître dans les prochaines 48 heures devant le procureur près le tribunal de Mansoura. Ils ont été identifiés comme étant les responsables du transport des fœtus vers l’endroit cité en haut. Des témoins oculaires auraient donné le signalement de l’ambu- lance qui rôdait dans les parages à des heures tardives de la nuit. Le responsable de la clinique, dans une déclaration orale à la presse, fait endosser la responsabilité à son administrateur qui agit de son propre chef sans consulter la hiérarchie, mais il reconnaît que les cadavres sortaient de sa clinique. Cependant, il tient à préciser que son établissement ne pratique pas d’interruption volontaire de grossesse, contrairement à ce qui a été colporté par la rue, et revient sur la procédure à suivre dans ce cas de figure qui va de l’incinéra- tion à l’enterrement. A rappeler qu’en plus des 8 fœtus découverts mercredi dernier, la brigade canine, dépêchée jeudi dernier, en a déterré six autres après avoir passé au peigne fin la décharge et ses environs. A l’heure où nous mettons sous presse, le directeur de la clinique est toujours dans les locaux de la gendarmerie pour être entendu. Les habitants, sous le choc, suivent de près l’évolution de l’enquête. AEK Djerbah SIDI BEL ABBÈS Un berger enlevé par un groupe armé U n berger âgé de 73 ans, B. A., a été enlevé par un groupe armé,dans la nuit du jeudi à vendredi, dans la région de Sidi Chaïb, à l’extrême sud de wilaya de Sidi Bel Abbès. Selon une source sécu- ritaire, le septuagénaire a été surpris par quatre individus armés alors qu’il faisait paître son troupeau de moutons à proximité de la forêt de Takarouma. Une opération de recherche a été enclenchée, hier à l’aube, par les forces de l’ordre et des membres des groupes d’autodéfense de Sidi Chaïb pour retrouver la personne kidnappée, indique cette même source. M.Abdelkrim GRANDE-BRETAGNE 5Algériens suspectés de terrorisme acceptent d'être extradés C inq Algériens soupçonnés de terrorisme et détenus en Grande-Bretagne ont accepté d'être extradés vers leur pays d'origine, a indiqué hier la télévision britannique BBC. «Ces cinq hommes sont tous des terroristes présumés et certains auraient des liens avec des cellules terroristes extrémistes algériennes», a expliqué la chaîne. Leurs avocats ont expliqué que les cinq hommes ne pouvaient plus supporter cette détention à durée indéterminée et considéraient que leur seule option était de rentrer chez eux. Le premier à quitter le territoire devait partir dès hier, a précisé la BBC, ajoutant que le gouvernement britannique avait «pris des assurances que les hommes ne seront pas maltraités» à leur retour en Algérie. Ils font partie d'un groupe de 27 étrangers détenus par- ce qu'ils sont considérés comme représentant une menace pour la sécurité nationale britannique. Certains d'entre eux seraient déte- nus en Grande-Bretagne sans procès, depuis plus de quatre ans. LUTTE CONTRE LES FAUX MOUDJAHIDINE Une association est née E n dépit des démentis successifs du ministreen charge du secteur et du secrétaire géné- ral de l'ONM, l'affaire des faux moudjahidine est loin d'être enterrée. Les dernières sorties médiatiques de Mustapha Bougouba et du co- lonel Ahmed Benchérif, insistant sur la néces- sité d'assainir les rangs des moudjahidine, ont remis l'affaire en question au devant de la scè- ne. En effet, des officiers de l'ALN, des ex- cadres de l'Etat, des enfants de chouhada, des historiques et des moudjahidine semblent déci- dés à prendre en main la question. Ces derniers ont, à l'issue d'une réunion orga- nisée hier à Alger, décidé de créer une associa- tion pour débusquer les usurpateurs du titre de moudjahid. La réunion s'est tenue, selon Be- nyoucef Mellouk, ex-cadre du ministère de la Justice, connu pour être le principal dénoncia- teur des «magistrats faussaires», au domicile du colonel Ahmed Ben Chérif. Ce premier conclave, auquel ont pris égale- ment part des délégués des six wilayas histo- riques, a permis, selon notre source, de déga- ger un bureau provisoire composé de six membres pour cette association dénommée Association de lutte contre les faux moudjahi- dine. Présidé par le colonel Ahmed Benchérif, ce bureau est composé également du colonel Mustapha Abid (ex-responsable de la wilaya V) du docteur Nabila Benboulaïd (fille du cha- hid Mustapha Benboulaïd), de Amar Melah (fils du chahid Ali Melah), de Bensaïd Ahmed (ex- responsable de l'Association des enfants de chouhada) et de Benyoucef Mellouk (moudjahid et ex- cadre du ministère de la Jus- tice). Cela dit, les concepteurs de cette association comptent amorcer leur travail à partir d'Oran (wilaya historique V) où ils tiendront des ré- unions et des conférences autour de la question de faux moudjahidine. Des rencontres simi- laires sont également prévues à Blida (IV), à Tizi Ouzou (III), Khenchela (I), Skikda (II) et Biskra (VI). Objectif : installer des bureaux régionaux pour cette association. Pour revenir à la l'idée de la création de cette association, tout a commencé lorsque Benyoucef Mellouk a été approché par d'importants acteurs de la révolution algérien- ne. «J'ai accepté parce qu'il y a volonté de prendre en main sérieusement ce dossier», a déclaré M. Mellouk. Licencié de son poste de chef de service du contentieux au ministère de la Justice, Mellouk fera deux fois de la prison pour avoir osé dé- noncer les faussaires qui ont touché toutes les institutions de l'Etat. Aujourd'hui, il affirme détenir 132 dossiers qui concernent des «ma- gistrats faussaires» ainsi qu'une liste de 328 noms, dont les dossiers ont disparu. En 2004, le ministre des Moudjahidine, Mohamed Ché- rif Abbas, a reconnu l'existence de 10 000 faux maquisards. Un chiffre qui semble «dérisoire» si on s'en tient aux observateurs qui se sont prononcés jusque-là à cet effet. R. Beldjenna
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 7 ANNABA INFO A voir l’état de la cantine scolaire de wilaya, les élus qui accompagnaient le wali dans sa visite de travail et d’inspection, mardi dernier, n’ont pas man- qué de se poser au moins une question : «Par quel miracle, des intoxications ali- mentaires ont-elles pu être évitées dans les écoles». Un état des lieux exécrable. A par- tir de ce qui ressemble à un centre bactério- logique, tous les ingrédients pour un «pota- ge de microbes» étaient réunis en ce lieu. C’est à partir de là que sont servis 1200 re- pas chauds pour les établissements sco- laires de Annaba. Ceux qui y activent sem- blent s’être accommodés des relents de cet- te cuisine. La puanteur des lieux, malgré le coup de balai «spécial visite», a suscité ré- probation et condamnation des élus et des cadres de la wilaya. «Quelle que soit la charge de travail de cette infrastructure de la direction de l’éducation, cela ne doit pas être pris comme argument pour justifier l’injustifiable», considère un de ces élus. Dans des conditions d’hygiène des plus déplorables et en l’absence de tout spécialiste de la diététique, sont quotidiennement préparés les repas chauds destinés aux élèves. Interrogé sur la démarche à réaliser pour l’approvisionnement des stocks, le responsable de cette grande cantine a répondu le plus normalement du monde : «Nous nous débrouillons au jour le jour, par-ci par-là». La scène aurait été particulièrement cocasse en d’autres circonstances et pour une autre catégorie de consommateurs. On n’en est évidem- ment pas là. Dans la décomposition actuelle de la ges- tion des deniers publics et des risques encourus sur la santé de nos enfants, la situation de cette cantine sco- laire de Annaba apparaît comme étant un dossier à ou- vrir pour une enquête approfondie sur sa gestion. L’énervement de Brahim Benghayou, wali de Annaba, et sa raideur volontairement provocante de- vant le gestionnaire des lieux sont annonciateurs de mesures appelées à être prises. L’on est arri- vé jusqu’à s’inquiéter de l’absence des re- présentants des parents d’élèves dans le sui- vi de cette cantine. Si l’on se réfère à la ré- ponse faite par le gestionnaire au wali, les approvisionnements s’effectueraient sans appel d’offres tel que stipulé par la régle- mentation. En clair, pour préparer les 1200 repas, l’on achète chez le copain du coin, du voisin lointain ou du cousin germain et peu importe la qualité pour peu que soit remis la facture ou le bon pour. C’est en tous les cas l’interprétation à donner aux propos du ges- tionnaire en réponse à l’inquiétude du wali. Une cantine à donner des nausées aux plus affamés et qui active depuis des années loin de tout contrôle des services compétents de la wilaya y compris celui des services de l’hygiène et de la salubrité publique, il y a de quoi se poser des questions sur la compéten- ce des responsables locaux. La situation so- ciale et le niveau intellectuel des parents des 1200 élèves bénéficiaires du repas chaud n’ont pas permis à ce jour d’inscrire sur le registre une quelconque réaction. Pourtant, des parents avaient eu à s’inquiéter de l’état de santé de leur enfant souffrant de douleurs au ventre, avec une forte fièvre et des vo- missements. Pas une seule fois ils ne lièrent les souf- frances de leur progéniture à une intoxication alimen- taire. Le remède de grand-mère ou une automédica- tion a suffi à calmer les esprits. Leïla Azzouz ● La puanteur des lieux, malgré le coup de balai «spécial visite», a suscité réprobation et condamnation des élus et des cadres de la wilaya. LES AUTORITÉS DE WILAYA SUR LE TERRAIN Cantine scolaire ou centre bactériologique ? UN NOUVEAU SIÈGE POUR L’APW Qu’ils restent ou qu’ils partent à la fin de leur mandat à expiration en avril 2007, les élus de l’Assemblée populaire de wilaya auront eu la satisfaction de marquer d’une pierre blanche leur passage dans cette institution. Au-delà des opérations socioéconomiques qu’ils ont annuellement préconisées ou lancées à destination de la population, ils ont également décidé de construire un siège pour l’APW. Le dossier est bien ficelé avec la mise en place d’une enveloppe financière de 40millions de dinars. Il n’attend plus que le choix du terrain soit à la cité FLN, Beni M’haffeur ou à proximité des Tours du Belvédère. Pour beaucoup, la cité du FLN pourrait s’avérer un choix judicieux. S. B. CONFÉRENCE-DÉBAT SUR LA GRIPPE AVIAIRE Jeudi dernier, le public a été convié à une journée portes ouvertes sur la grippe aviaire organisée par le département de biologie de l’université Badji Mokhtar en collaboration avec les 2 associations estudiantines Bioclub et Pharmaclub et le service infectieux de l’hôpital Dorban Annaba. Abritée par le palais de la culture et des arts Mohamed Boudiaf, la manifestation a attiré une grande foule. Y ont été débattus lors de conférences débats improvisées, les aspects de ce fléau à l’origine de la perte de nombreuses vies humaines à travers le monde. Cette journée de sensibilisation se veut une alerte sur la nécessité d’une plus grande vigilance pour éviter à notre pays d’être confronté, jusqu’ici épargné par la grippe aviaire, aux pires problèmes. M. C. H. 870 EMPLOIS CRÉÉS À EN 2006 El Bouni, la commune qui a réussi à éponger totalement son déficit financier et à s’assurer un bon matelas financier en 2006avec plus de 350millions de dinars dans ses caisses, a également pris en charge le dossier emploi. Après avoir procédé au recrutement, dans un cadre ou un autre, à870d’entre eux en 2006, ses services ont frappé à toutes les portes des entreprises publiques et privées pour en caser d’autres. Beaucoup ont répondu favorablement, entre autres la direction régionale Air Algérie. La convention signée entre les deux institutions portait sur le recrutement, pour une durée déterminée, d’une quinzaine de bagagistes durant toute la période de pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. Une autre convention a été signée avec l’Institut d’hôtellerie de Bou Saâda pour la formation, financièrement assumée par l’APC, de plusieurs jeunes. M. C. H. 1798 LOGEMENTS RURAUX À EL BOUNI Nettoyage par le fond L e constat établi par les autorités locales sur la situation de plusieursétablissements scolaires dans la wilaya de Annaba est alarmant.Durant leurs différentes visites, ces dernières ont pu enregistrer des défaillances, telles que des murs et des plafonds menaçant de s’effondrer, des élèves non chaussés, d’autres sans presque rien sur la peau et dépourvus d’articles scolaires. Des enseignants confrontés à l’absence de moyens de transport contraints de débourser plus que leur salaire mensuel pour rejoindre quotidiennement leur poste de travail éloigné. Des écoles sans eau, sans sanitaires et parfois sans électricité. Elles ont également enregistré l’absence d’hygiène à l’intérieur de bon nombre d’établissements du secondaire et du moyen. Il a fallu donc aux autorités locales plusieurs semaines pour arriver à la conclusion que le secteur de l’éducation nécessite un nettoyage par le fond. Elles avaient eu en tête cette folle gestion du subliminal collectif. Ces autorités ne sont pas arrivées à comprendre que dans ce secteur stratégique, où les pouvoirs publics ont injecté une réglementation aussi sertie de sens, claire de connotations sonores, où les concepteurs y ont patiemment dosé l’écho respectif de la vie scolaire, l’on ait pu atteindre un niveau de dégradation aussi avancé. Durant pratiquement toutes les étapes de la visite des 11 communes et les 3 dernières de Annaba, l’on a essayé de cacher en montrant, de montrer en cachant et de dissimuler en déplaçant. L’on a rendu hommage en agressant l’intelligence et adressé des compliments sonnant comme des gifles et des injures. Cela a été bel et bien le cas tout au long de ces longues escapades par monts et par vaux effectuées par la délégation de wilaya. Ses membres étaient, presque à chaque arrêt, invités à une collation. Le wali a exploré et investi les écoles, les salles de classes et même les sanitaires. Il n’a négligé aucun coin et recoin. Il a interrogé et s’est interrogé sur telle ou telle autre insuffisance, défaillance fuite de responsabilité. Il a exprimé sa satisfaction à des chefs d’établissements scolaires pour les efforts qu’ils ont consentis pour rendre leur établissement plus performant. Il en a menacé d’autres au regard de l’abandon total qui caractérise leur école, collège ou lycée. M. F. Gaïdi LE FAIT DU JOUR ���� ������ ������ ������ ������ ������ � �� � ������ ���������� ������ ��� ������ ������ ��������� ������ ��������� ������ ��������� ������ ����������� ������ ����������� ������ ��������� ���� ���������� ���� ���������� ���� �������� ���� ������ ���� ���� ���� ���� ���� � �������� ���� ��� �������������� ���� �������������������� � ���� � ���� �� ������������� �� ����������������������������� �� ������� �������� ������ ��� ����!��� ������������������������������ � � ����� ��!��� ��� �!� �� ��������� �������� ��� !�����!����������������������������������������������!�� ���������! � �������������������� � � �������� ����"� ������"�� ��������������� �������������������������������!���� ������! �������������������������� ���������� ���� ������� !��������������������������������������������������!���������! ����������������������#��� ���������� ���� ���� �!������������������������������������������������������ ����! � ���� ��� �������������������������������� � �������� � ������� �����������������������������������������������������!�������! � ���������������������������������������������� �������� ���� �!����������������������������������������������������������� �!�������! ��� ������������������������������������������!����������� �� � ��������������������������������������������������������������!����!� ����������������������������������������������!������ ��������������������������������������������������������������"������!� �� �� ������������������������������������������������!��� � ����$�����������������������������������������������������������"����!� ������ ���������������������������������������������������� � ���������������������������������������������������������������� ������ � ������������������������������������������������������ ��������������������������������������������������������������� �������� � �������������������������������������������������������� ���������������������������������������������������������� ����� �������� ���������������������������������������������������������� ��������������������������������������������������������������� �������� ������������������������������������������������������������ ���������������������������������������������������������������� �������� ������������������������������������������������������������ �������������������������������������������������������������� ������ ������������������������������������������������������������ ���������������������������������������������������������������� �������� �������������������������������������������������������������� ������������������������������� �������������������������������� ������ ������������������������������������������������������������� ������������������������������������������������������������������ ���� ��� �������������� � ����������������������������������������� �����������������������������������������%������������������������ ���� ������������������������������������������������������������� ������������������������������������������������������������������ � �� ����������������������������������������������������������� ������������������������������������������������������������������ �� ����������������������� ������������������������������������� � ���������������������������������������������������������������� ��������������������!������������������������������������ ��������������������������������������������������������������� ��������������������!�� ������ ������������������������� ���������� ���������������������������������������������������� ���������������� � �������������������� ����������������������������������������������������������� �������������� � �������������������� ��������������� �������������������������������������������� ������������ �������������������� ��������������"��������������������������������������� �������������� � ��"�� ��� �"������������������ �������������������� "�������������������������������� �������������� ������� ����������� ��������������������� � �������������������"�������� ���������������������� �������������������������������������������������������� ����������������� �������������������� ���������������������������������������������������� �� � � ������������ �������������������� ���������������������������������������������������� � ������ ���������� ������������������ �������������������������������������"������������ � �������� ��������������"��"��!����������������� �������������������������������������"������������ ������������ ��� �� �������"��"��!����������������� ������������������������������ � !�������������� ���������� ���������������"��"�� ���������������� �������������������������������!��������������� � �� ����������� ����"������"��"�� ���������������� ������������������������ ������!��������������������� �� ��������������� ������ ������!��� �����!�������������� ������ � ����������������� ������������������!������������� � ���� ������������������ �������� �����!������ ����������������� ���������������������������������������!����������� ����� ������������������ ��������������"������ � ����������"���� �����������������������������������!�� ������������� &������� ��� ��� �������������"������ ���������� �� ����� ����������������������"�����������!�������"'��� �������� �������������"������ ��������$ ���������� ����� �����$����������"�����������!��������� ���� �������� �����������"���� �������%������ (���� ������� ���% � ���!�����������!������� �������� ������� ������������������!������������������������� ����"�������!�����������!������ ���������� ���� ���������������� �������������������������� ����"�������!������� ������ ������� ����� ������ ����������"���� ��������� �� ������������� ����"���������"�������������� ����� ����� �� ��� ��������"����!��������"�� ���������!�� �! � ����!�����"����������� ��������������� ����������� ��������"������� ������ �����%����"� ������ �" �� � ������� ����"���������������������������������� ����������� ���������������������������� ����)������� ���������" ������ ��!�������������"���������������������������������� ��������� ���������������������"����"������������"�����������" ������ ����!�������������"���������������������������� ��� � ����!��� � ��� �� ����!��������������� ������ ��������������"��� ��������" ����� ������!�� ������� !�������������"� �������� ������!��� ���������� ����!��� ���� �� �������������������������!��� �����" ������������!������ !������������!������ ������!������ �� ��� �����!������� � ������� �������������� � ������������!����� ������ ������ ������!��� ����� ����!���������� � ������������������� �������� � ������!��� �������� ��"���� ������ ��������� ��!�� �� ��"����!������������� �"� ������������������� ������ �������� ��������� ������� �� � ����� ����������� ��!������� ���������!�����!�������� ���� �����������"�� �������� ��������������������� ��� �������� ������ �������� ������ ����!������� ��������� ����!� ��������������������������"�� �������� ����� � �����������$���������������������� �������� �����������!������ ����� ���� ����!����������������������������"�� ������������!�������!����� �&��� ��� ��������� $������� ��� �������� �����������!������ ������� ����!��������������������� ������������ ����������� � ��"������!������������������ ������������������� ����� ����"���� ��!� �������������������������������� ����������������"������!���������������� ������������������� ������ ����������� ������ ����������������������������"���� ����% ��� !�������!��������������������������������� � ������ � � ��������� ������ ���� &��� �������������������"���� ���� ������!����������������������������� � ����� ���"������������� �� ��������� ���������� ������������ ������������"������ �� ����"������������������������������ ��������� ������"������� ������ �� ��������� �������� �������������� �����������"���� ����"����������������������������������� ���������������������!������ ��������� ������������������������������������������ ��"�������������������������������� ����������������������!�� �����!������������ ��������������������� &����� �"������ ������������������������������ ��������������������!������� ��������� ������������������������� �"������ ����"������������������������������������������������ ���� ��������� �� � � ����������������������� �!������ ����"������������������������"�� �� ��������������* ������!���������� �������� �����������������������!� ������ ������ � ������"����������������������!������ �������(�����!����� ���� ���� ��� ��!������������������� ��������������������� � ����!���������������������� ������������!����� ������ �� �"�� ���� ������������������������� ����������� ����!����������������������� ����������� ���� ���� ����"�� ���� ������������� ���!���������� ����!����������������������� ������������ ���� ���� ��������� ������ ��������!����!����������� ������!���������������������� �� ����������� ������ ��������� �������� ��������"����!����������� ����!���������������������������!��� ���� �������� ���� ���������� ����������!�������������������!�����������!" ���� ��������������������������� �������� ��������� ���� � �������� ���� �������!��������������� �����!��"������!" ���� � ��� ������������������������������� ������� ���� �������������!�����������������!���!������!� ���� � ��������������������!�������� ���� ��������� �����!�������������� !���!������!� ���� ���� �����������!�������� ���� ����"������!������������ ����!����!� ���� ���� �����������"��������� ���� � �� � �� ��� �"������"��������!������ �� � ����!������!� ������ ���� �������� �"��������� ���� ������ �� �������"������"��������!����� ����!������!� ���� ���� ����!�� ��� ��� ���� ������ ����� ���������!��������"� �������� � ����!�������! � ���� �!������� ���� ����� ����� ���������� ���� � � ���������������!��������������������������� ����!�������! ����������!����� � ���� ���������������� �"�� ���� ������� ���������!�������������������������� �� ����!�������! ����������!������� �������� ������������� !����� ���� �������������������"������������������� �� ���������� ����!�����! ����������!������� �������� ����� ������� ���� �� ��� �� ���� "������ � � ���������� ���������������+���� ����!�������" ����������!����� ������������ ������ �������� �� ������ ����� �������� �����"����"������������!����� ����" ����������!������ ����������� ���� �������� ���� ������ ����)��������� ������"����!���������� ����!�����" ����������!���� � ������������ ������ �������� ���� ������ ������������ ������"����!���������� ����!�����" � �� �!����� � ��� �����������!������� ������ ���� ������ ������ &����"������ ����!��������� ����!�������� ����!��������������������!������� ������ ���� �������������� ��������������!��������������!����������!����� ����� ������!��� ��� �����������!������� ������ ���� �������������� ������������!�� ����� ������!���������!����� ����� ����!�� �������"��������� ���� ����� ���� ���� � ���������� ������������ ��������!��������!�������!������ ����"�� ������ !������������ �� ���� ���� ���� � ������ �������������� ��������!����������!�����!�������� ������� �������)��� ��� ������������������ ���� ���� �� � ������������ ����������"���������!����� ����� ��������������� &������������������������� � ���� ���� ����� �� �������������� ����������� �� ������������!����� ����� ������ �������)��������������� ��������� ���� ���� �� ����� � ����������� �����������������������������!����� ����� ��������������������������������������������� ���� ���� ������ ��������� ������������������������������ ��"������!������ ������������������������������������� ������������� ���� � ���� �� ������"�� � � ���� ������������������������ ����������� ������!������ ����"��%������������%������������������������������������� ���� ���� ������ � ������ ��������������������������������� ������ ������ ���� ����!����������������������������� ������������� ������� ���� ���� ����� � ���� ���� ������ ����������������� !��������������!����� ����!�������������������������������������������������� �� ������ ����������� ���� �������������������� ������������!����� ��!������������������������� ������������������������ ���� ������ ��������� ���� ��������������������� ������������!����� ����!���������������������!��������������������� ������ �!�������� ����"�� ���� ������������� �������!����� �������������!����� ����!��������������������!��������������������� ����� ������ �!������ ����"��!����� ����"�����������"� ���������������������!����� ����!������������������!��������������������� �� ���$������ ��� �!���� �������� ���!����� ������"���������"�������������������������!��� ����!���������������� �!����"�������������������� ������ ���� ���!���� ����������!����� �� �����"������������ ������� ����������������!��� ����!���������������!�����"������ ���������� �� � ������!��!������ ������ ���� ��������"������������ ������� �"��������������!��� ���� �������������!������"����!���������� � ��������� �������� ������� �������� ���� ��������!����������� ����������� ��������������� �!�� ���� �� �����������!������"����!����������� ����"������������������� ��������� ��!����� �� �������!������������������������������������������"�� � ���� �����������!����!����!���������� ����������� �������������� ��������������!����� ��������!�������������������������� ����� ����������� ����� ����� ��!������� ����������!��!�����!�������� ������������������������ �� ����������������!������� � ����������!����"� �������������� �"������������� ������� � ���������������������� ��������������������� � ��������� ����������� ��� ����������� �� ����������������!����� � ����������)�!����!��������������!�����������������" � ��������������!� ��������������������������������� � �� ����� ��������� ������ ��������������� ��������� ����� ����������������!�����!�� ��������������!����!�������������� ���"������������!� � ������� ��������������������������������������������������������� �������� ������������������������ ������ ����������������!�������!������������������� �������!�� ���������������"��������������! ������� ����������������������������������������������������!������� ������������������� �"���� ����"���������"������"� ��������������������������� ��������� !�������� ����! ����������������������� ���������� ��� ��������������������������������� �� ���������������� �� �!����� ����� �����������!����� �� ����� ������������������������ ����� !������� ���������������� �"������������"�� ������������������������������������� �!��������������������!����� ��������������� �!�� �������� ����������%������������ ����������!������ ��������������!�����������!��� ������������� �!��� ������������ ��!����������������� ������� ������������ �� ���� "����"������������� ���������!������ �� ����������������� ����������������� ������ ��� �������� �� ������������� ������������������������� ���� &������ ����"� ����������� ���������������������� �� ����������������������������������������������������������������� �� �� ����������������������� ���� ������ �������� � ���� ����!��������������������� �� ������������������������������������������� �������������������� �� �� ���������������������"���� �������� ���� ����!����������������������� �� ������������������������������������������������ ����������"� ���� � �� ��������������� ��������!��� ��������� ���� ����!����������������������� �� � � ��!�� �� ������� �����������"� ����������������������������"�� ��� ���� ������ �� �� ���������������!��� ����������������������������������� �� ����!����������������������� ���� ��������������� ��"�� �����!�� �������� ��!� ��������������������!����� ������������� �� �� ����������������������������������������������������������������� �� ���� ���������������� ���� ����������� ������ ���������!�� ����������� ��!� ������������������������������������������� �� ��������������������!�����������!� ���������������� �!����� ���������������� � ������ ��������� �����������"���� � ���������� �!� � �� ���� ��������� ��������������������!�� ���� � �������������!������ �� �� ��!��� ��������������� ������ ��������������������!��� ����� ���� ����������������"������ �� ������������� � ���������������������� ������������� �� ��������������� ������� "����"� ��� �!�� ������������ �����������%������� ��"� ���� �� ��!�� ���������!���� � �������������� �!��� �������"���������� ������ "������ � ���� ���������������������"��������������� � ���������� �!�������������� ������������������ �� �������� �!����!���� �� ��������������������������������������������������� �!�� ���� � ������ ��������� ��������!�������������������"�� ������� ������� ��"��������������������������� �" ���������������������!���� �� ���������������������������������� ��� � �� ����� ��������������!�����!������� ������������ � ����������� ���� ������� �������������������������!� �� �������!���� �������������������!�� ������ �������� ��!���������������!������� �������!�������������� ��� ��� �"�� ���� ��������������������������!� �� �����!������ �� � ������������������!� ����������� �������� ��!������������������ ��������������������!��� ����� !����� �!������������������ ���������!� �� � ����!����� ���� � �������������������"� ����� ��� ���� ���������� ��!���������������������������������������� ����!������� �"�� ��������������������������!� ����������� ���������!����� ���������� ������� �� �� ����� ��� ��� !�� ������������� �!������������������������������������� ���� �����"�������������� ��� "������! ��� ��� �������������!������������ ���������� ����!��� �����������!�� �� ����� �� ���� ��"���� ��������������������������� ����!���� ������! �� ���� ����������������������!����������� ���� � � ���� �!������"������� ������������������ �������������� �� ����!���� ������! ��������������������!���!����������� ������ �� �����������������"����!��� �������������!�� �������������� �� ���� ������! ������������������� ��!�� ���� � ������������!���� ����������� �� �������������������� ��!������� ������! ����������������������� �� ���� �� � �!����� ��������������� � �� ����������������������������� ������! ���������������������������� � � ���� ���� ���������� ��������������������� �� �� ����������������� ������! ������������������������������ � �������� �� ����������"� ������������������������ � �������� ������! �������������������� ����������� � ������ ���� ���������� � ��������������������� �� ������������� � ������! �� �����������������"� ������������� �� � ����� ���� ���������� � �������������������� � ������������ ��!��������" �� ��������������� �� ������������������������������ � ������ � ���� ��������� ����!� ���������� ����������" �� ��������� � ����������������������� ����� ���� � ���� ���������� ���� � ����������������" �� ���� ����� ����� ������!������,���� ���� � ���������� �� �����'����������� ������!���������� ������ �������������� � ������������"���� � ���������������� ���� ������������� ���� � �� ���� � ���� � ����������������"���� ��������������������������� ������������� ���� ����������� �� ����� �� ����"�� ��� ��������������������� ������������������� ������ �� ��������� � ����!������������ ��������������� � � ����������������������� ��������������� ������ �� �������� �� ������������������ �� ������� �� ���� �������� �!�� ������������������!�'����� ���� � ���������� � ��������������������� ����!� ��!������������� ��� � ����������������!��������� ������!��� �� �� �� � ����������� �� � � ���������� � �� ������������� �����!���������������������"�������� ������!�����������!��� ���,�� ������������� � � �������� ���� ������!���������������������"�������� ���� ������!�����������!�������� � ���������������������� � �� �� ���� �� �� ������������� ���������� ���� ������!�����������!��� �! ���������������� ������������� � ������� �� ���������������������� � ���� ������!����(��������� ����������������!�� �������� �� ���� ����� ��� �� �������������������� ���� ���� �!��������� ���� �� � � ���������������� � ����� �� ���� ������� �� �� ��������%����������� �� � ���� ������ �� ������� ���� ��������� � ������������ � ���� ����"���� � ����������������+� ������������� � ������ �� ��!�� ���� �!��� ��������� �������� � �������������� � ����"��������!����������� ������������ ����������� � ������������� ��!�����������!������������� �������� �� ��������� � ������� ���� ����� ������ ��!�������"� ���������� � �� ������ ����� � ����!���� �� �� ��!�������&� �� �� � � �� ������������ �� �� �������!� ����� � ������������ �� ���������������������������������� ����������!�������������!������������ � �� � ����������� �� ������ ���!�� ������"���� � ���������������������� �"�����������"����"����!������������ ��� ���� � ������������ �!����� � ��!�� �����*"����"����"��������������������� �������� �� ������ �� ����������� �"������ � ��"���� ���� ������������������������ ����������������������� �������������� ����� � ���� �� �������� ��������������������������� ��"� ���� �����������������������$ ������������ ��������������� ������������������������ �"������ � ���������������� ������� ��������������� ��� ��"�������������������������������������������������������� ��������������������������������������� � ���������� ��������� ������ ������������������ ������������� �������� ���������������� ������������������������������������������ �� �������� ��!����������� ����������������� ������������������������������������������ ���������������������������������������������� � �� ������� ������������� ��������������������������������������������� �������� ������� ����������������������������������������������������� �� � ���������������������� �������������"������������������������������������ � ����������������������������������������������������������� �� � �������������� �� �������� �������������������������������������!� ���������������������������������������������������������������� � � ����������� �� �� �����������������������������"������������!� ������������������������������������������������������������������������� �� �� ��������� � ������� ��������� �!� ������� !" ��������������������������������������������������������������������������������� �� � �������� � � � ���������������������������������������������������������������������������������������� � �� �������� �� ��������������������������������������������������������������������������������������������������� �� � �������� � �� � ������������������������������ ������������������������������������������������������������������������ �� � �������� � ���� ��������������������������"���������������� ����� ���������������������������������������������������� � � ������ �!����� ��������������������������"��������������������!�� ���������������������������������������������������� � �� ����� � ���������������������&����"�������������������� � ��������������������������������������������������� � ��� �� � ������ � ��� ������������������)�!�������������������� � �������������������������������������������������������� � � ������� �� �����������������������!������������������� � ���������������������������������������������������� ��������� �� � �!��� �������� �� ��������������������"������������������� � ���������������������������������������������������� ������ ��� �� ��"�� ������ �� ��������������������"�������������� � ������������������������������������������������ ����������������!��� ������ �� ������������������"���������� � ������������������������������������������ � ��������������� �� ������ �� ������������������"������������ �� ����������������������������������������� � ���������������� � ������� �� �����������������"������������ �������������������������������������������� � ���������������� � �������� � ������ ����������"�������������� ������������������������������������������������������� �� ���������������� �� ������� � �� ������������"�������������� � ��� !� ������������������������������������������� ��!��� ������������� � ������� �� ��������"�������������� ������������������������������������������������� ��!� ������ � �� �������� �� ��������"�������������� ���������������������������������������������������������� � � ��������� �� ��������"�������������� ������������������������������������������������������������ � �� ��������� � ��������"�������������� ���������������������������������������������������������������� � �� ������ �� ��������"���������������� �������������������������������������������������������������������� � �� ������ ��!" ��������������������������� ���������������������������� ������������������������������������������ �� � ����� ��!� ��������������������������� ��������������������������"� ������������������������������������������ � � ���� �! ��������������������������� ��������������������������!��� ������������������������������������������ ���� ��������" ����������"������������ ���������������������� �� ����������������������������������������������� � �� �����" ����������"������������ �������������������� �� ��������������������������������������������� � ����������"������������ �������������������� �� ��������������������������������������������� � ����������"������������ �� �������������� � ���������������������������������������������� ����������"������������ ���������� � �� ���������������������������������� ���� ����������!� ���� � �� �� ���� �� ��������������������������� ���������� ���� �� ��������������������� ���������� �� ��������������� ���������� � ������ ���������� ������������ �������� ������������ �������� �������� ������ ������ �� LANCEMENT DE L’OPÉRATION 100 LOCAUX PAR COMMUNE F inalement, après plusieurs moisd’attente et de reculade, la direction de l’urbanisme et de la construction de Annaba lance la deuxième tranche de l’opération «100 locaux commerciaux par commune». Pour le moment, rien ne transparaît de la première tranche qui devait permettre à des jeunes de plusieurs communes, autres que Annaba, de faire leurs premiers pas dans le commerce légal. De Chetaïbi à El Bouni et de Berrahal à Aïn Berda en passant par El Eulma et Chorfa, l’on ne discute que des locaux commerciaux. Ils sont attribués au prix symbolique à des candidats dont les dossiers auraient fait l’objet d’une étude approfondie. Les sièges de commune sont quoti- diennement assiégés par les jeunes à la recherche de la moindre information sur ces locaux et sur les critères à rem- plir pour en bénéf icier. Particulièrement à Annaba, ville com- merçante où le moindre carré d’espace avantageux coûte cher. Les 2 avis d’appel d’offres pour la réa- lisation de la 2e tranche. Huit com- munes sur les 12 sont concernées : Annaba (100 locaux), El Gantra à Sidi Amar (50), cité 1er Mai El Bouni (25), Oued El Aneb (5), Zaouïa à Chetaïbi (5), Seraïdi (10) dont 5 à Roumanette et 5 à Aïn Barbar, Bensalem Miloud à Tréat (5), El Khoualed à Berrahal (5). Il s’agirait de la suite de l’opération dont la première tranche avait été lan- cée il y a quelques mois. La commune de Annaba a hérité de la plus grosse part puisqu’il lui a été accordé 300 lo- caux commerciaux. Samy B. G lobalement, la commune d’ElBouni, l’une des plus impor- tantes en densité de population du pays, a bénéficié d’un programme de 1798 logements ruraux. Cette com- mune est également celle où il existe une forte concentration de bidon- villes et de familles démunies im- plantées dans une vingtaine de locali- tés et agglomérations. Sidi Salem, Gharbi Aïssa, Bouzaroura I et II, 1er Mai, Chaouli Belgacem, Aïn Chouhoud, Allelick en sont les plus connues. Ils sont répartis à travers les 20 agglomérations, dont Guerbi Aïssa, Bouzaâroura I et II. Le pro- gramme a été lancé depuis plusieurs années, dont 318 logements en 2003, 380 en 2004 et 1100 en 2005. Bien que les délais de réalisation dépas- sent rarement les 18 mois pour la plu- part des projets, à ce jour pas un seul logement rural n’a encore été récep- tionné. Tout autant que dans les autres communes, l’argument du conten- tieux foncier est avancé pour justifier le retard. Le refus des attributaires de procéder au paiement de leur quote- part financière est un autre justificatif que les structures de l’Etat mettent sur la table lorsqu’on leur parle de re- tard. Adnène D.
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 8 É C O N O M I E ALGÉRIE-RUSSIE Un projet gazier de plus de 3milliards de dollars L es discussions entre l'Al- gérie et la Russie sur les questions énergétiques ont débuté hier à Alger entre le ministre de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil, et le mi- nistre russe de l'Energie et de l'Industrie, Victor Khristenko, qui effectue une visite officielle de quatre jours. La visite du mi- nistre russe répond à celle qu'a effectuée, Chakib Khelil, en Russie au mois d'août 2006. Pour le ministre de l'Energie, cette première visite du mi- nistre russe intervient dans le cadre du développement des opportunités de coopération existantes, dans l'échange des expériences et le renforcement du partenariat entre Sonatrach et Gazprom dans différents do- maines, y compris la commer- cialisation du GNL. Les discus- sions d'hier se sont concentrées sur des points précis tels que le projet de développement d'un projet gazier entre Sonatrach et le consortium russe composé de Rosneft et Stroytransgas. La compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, et le consortium russe avaient réali- sé au mois de février 2006 une importante découverte de gaz à condensât dans le bassin d'Illizi sur le périmètre de Gara Tisselit (bloc 245). Le consortium rus- se avait obtenu le bloc au mois de février 2001 lors du premier avis d'appel d'offres organisé par l'Algérie. Le test effectué sur le réservoir Ordovicien Unité IV-3 a donné sur duse 1/2 : 11 751 m3/h de gaz et 2.97 m3/h de condensât avec une pression en tête de 133 psi. Cet- te découverte était la seconde réalisée dans le bloc 245 par l'association Sonatrach-Ros- neft-Stroytransgaz. La premiè- re découverte avait été annon- cée au mois de mars 2004. STABILITÉ DU MARCHÉ Au cours des essais, le puits avait produit dans les réservoirs Ordovicien et Dévonien un dé- bit cumulé d'huile légère de 180 m3/j avec une épaisseur de 60 m environ. TAKW-1 était le deuxième puits foré sur le péri- mètre par le consortium. Le premier puits qui a montré des résultats positifs a été terminé le 28 décembre 2003. La pro- fondeur atteinte par chacun des deux puits avoisinait 2500 m. Selon Chakib Khelil, l'autorisa- tion du développement du gise- ment sera donnée le plus tôt possible et les travaux sont très avancés, d'après les experts. «Nous pensons que ces gise- ments doivent être développés le plus tôt possible, car c'est dans l'intérêt de l'Algérie et de Sonatrach et aussi dans l'inté- rêt des entreprises russes», a indiqué le ministre en estimant que le projet pouvait nécessiter un investissement situé entre 3 et 4 milliards de dollars. Jus- qu'à présent, l'investissement des deux sociétés russes dans l'exploration a été de 66 mil- lions de dollars. Vu l'importance du projet, il semble que la visite du ministre est conçue pour accélérer le projet. M. Khelil a indiqué que les deux parties vont définir, à la fin de cette visite, un cadre de dialogue et de coopération au niveau des ministres avec la signature d'un mémorandum d'entente et aussi un cadre de suivi de cette coopération qui cible des projets concrets dans les domaines de l'exploration, de la production, de transport et de la commercialisation du GNL. Le ministre a indiqué que l'Algérie et la Russie contribuent à travers leur pro- duction de gaz et de pétrole à l'approvisionnement du monde et à la sécurité de cet approvi- sionnement. De son côté, le mi- nistre russe a souligné que cette rencontre, qui intervient après la visite du ministre algérien à Moscou en août dernier, et qui a abouti à la signature de deux mémorandums d'entente entre Sonatrach et Gazprom et Sona- trach et Loukoil, devrait per- mettre de développer la coopé- ration dans des projets concrets touchant toute la chaîne éner- gétique. «Notre objectif principal est de développer la coopération bi- latérale dans tous les domaines énergétiques allant de l'explo- ration, exploitation jusqu'au transport et la commercialisa- tion», a déclaré M. Khristenko. Pour le ministre russe, cette rencontre pourrait contribuer au développement des relations bilatérales dans le domaine énergétique et contribuer considérablement à la stabilité du marché international de l'énergie et au renforcement de la sécurité énergétique mondia- le. cours de cette visite, le mi- nistre russe de l'Energie, ac- compagné de dirigeants des compagnies pétrolières et ga- zières russes, doit visiter les installations du gisement gazier géant de Hassi R’mel et celles du complexe GNL d'Arzew. A la f in des entretiens, Chakib Khelil a écarté encore une fois l'idée d'une Opep du gaz qui est inconcevable, vu la spécificité du marché gazier. Lies Sahar L 'essor qu'a connu la consommation de laviande congelée notamment depuis 2004 est en phase de prendre une dimension industrielle. Les investisseurs commencent à s’y intéresser de près et une nouvelle unité industrielle vient de voir le jour. Simpex Afric pénètre le marché avec un nouveau produit qu'est la viande hachée surgelée Koft. Installée sur la zone industrielle de Rouiba, l'usine de Simpex a nécessité un in- vestissement de 200 millions de dinars pour l'acquisition des équipements, la construc- tion de l'usine, l'aménagement d'un entrepôt de stockage de 5500 m3 ainsi que 16 ca- mions frigorifiques. La capacité théorique installée est d’une tonne par heure. D'après Saâd Abbas Turki, DG de Simpex Afric, le projet est parti de l'idée de donner une valeur ajoutée à la vian- de congelée importée. Constatant la crois- sance que connaît la demande de la viande hachée congelée, Simpex Afric a entrepris d'acquérir des équipements de hachage et l'installation d'une usine répondant aux normes de qualité en vigueur en Europe. L'usine en question est dotée de lignes auto- matisées éliminant pratiquement toute ma- nipulation manuelle de la viande congelée juste au moment du déballage. Quant à l'ori- gine de la viande, Abbas Turki, souligne que son entreprise dispose d'un employé perma- nent au Brésil chargé de superviser les opé- rations d'importation à partir de la sélection des bêtes à abattre puis le rite d'abattage se- lon les préceptes de l'Islam jusqu'à l’embar- quement dans des containers frigorifiques à -18°. Alors que les parties choisies contien- nent moins de 20% de matière grasse. L'en- treprise importe, actuellement, 50 t de vian- de congelée par semaine. Le process de fabrication garantit une «sécurité totale» pour le consommateur, selon le patron de Simpex Afric,qui ne manque pas de préciser que des règles strictes sont observées, parti- culièrement en ce qui se rapporte à la chaîne de froid. Des mouchards indiquant en per- manence la température sont installés dans les containers, l'usine, l'entrepôt de stockage et les camions de distribution. «Au niveau des revendeurs finaux, il n'existe pas pour l'instant de moyens de contrôle», a fait sa- voir le patron qui annonce l’installation pro- chaine de mouchards dans les congélateurs. Néanmoins, rassure-t-il, le produit est em- ballé dans un pacage aseptisé développé spécialement pour ce genre de produits. De même «des prélèvements quotidiens sont effectués par les vétérinaires relevant des pouvoirs publics et les analyses de l'Hurbal et de l'Institut Pasteur», confirme le bureau d'hygiène de Rouiba. M. Zentar ● La visite du ministre russe répond à celle qu'a effectuée Chakib Khelil en Russie au mois d'août 2006. SALON DE L’EMPLOI Plus de 500 micro-entre- prises attendues E lles seront quelque 530 micro-entreprises, représentant 20 secteurs d'activités, à prendre part à la 4e édition du Salon na- tional de la micro-entreprise (SNME), prévu à partir d'au- jourd'hui pour une durée d’une semaine au Palais des expositions (SAFEX) à Alger. Cette manifestation sera une oportunité pour les jeunes promoteurs, bénéficiaires du dispositif de l'ANSEJ, de pré- senter leurs entreprises, leurs produits et services réalisés. Elle se veut, selon l'ANSEJ, un stimulant pour les jeunes chômeurs dési- reux de créer leur propre entreprise. Ce salon sera aussi, précise la même agence, «un espace d'information et d'échange d'expé- riences et favorisera les relations d'affaires et les contacts entre les jeunes chefs d'entreprise et les opérateurs économiques». Cinq grands espaces sont programmés dans cette manifestation dont un réservé aux produits et services des micro-entreprises et un autre pour la présentation du parcours de l'ANSEJ et des procédures de création de la micro-entreprise. Les dispositifs de création d'emploi (CNAS, CNAC, ANEM) seront au rendez-vous pour exposer leurs différents programmes de prise en charge des jeunes, notamment dans le domaine d'insertion professionnelle. Ce salon verra égale- ment la participation des banques publiques, de la douane, de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI), des ser- vices du registre du commerce, ainsi que des impôts. Il est par ailleurs prévu à cette occasion la signature de plusieurs conventions entre l'ANSEJ et certaines universités afin de permettre aux jeunes de créer leurs micro-entreprises dans des secteurs répondant aux besoins de ces structures, notamment dans l'entretien, l’hygiène et l’aménagement des espaces verts. D'autres conventions seront éga- lement signées entre l'ANSEJ et des entreprises du secteur écono- mique pour définir les créneaux porteurs dans le domaine de la création de micro-entreprises. Des ateliers de formation sur le mar- keting et la communication sont organisés au profit de jeunes pro- moteurs de micro-entreprises créées dans le cadre du dispositif de l'ANSEJ. Cette opération-pilote a concerné les jeunes promoteurs des wilayas d'Alger, Tizi Ouzou, Boumerdès, Tipaza et Blida, pré- cise l’ANSEJ. L'objectif de cette formation est d'«inculquer» aux jeunes exposants les meilleurs gestes de la communication, les mé- thodes efficaces dans l'installation des stands et la bonne présenta- tion de leurs produits pendant l'exposition. R. Bel. ASSURANCE Gras Savoye s'implante en Algérie G ras Savoye, premier courtier français en assurance, annonce lacréation d'une filiale en Algérie. L’information nous a été confirmée par le secrétaire permanent du Conseil national des as- surances, Abdelmadjid Messaoudi. Dénommée Gras Savoye Algé- rie services, la filiale interviendra essentiellement dans le consul- ting en gestion des risques. Considérant que la réglementation algérienne en matière d'assurance réserve l'activité de courtage en assurance aux personnes physiques ou morales de nationalité algé- rienne résidant en Algérie, Gras Savoye Algérie services orientera ses activités vers les métiers de risk management, d'audit, de conseils, de prévention, d'assistance à la gestion des risques, ainsi qu'à la formation. Plusieurs secteurs sont ciblés, selon le site web spécialisé, l’argus de l'assurance, en particulier l'environnement. Il s'agit d'intervenir dans des opérations de fusion-acquisition et de fi- nancement de projets. Le processus d'installation est en bonne voie dans la mesure où le premier responsable de la filiale est déjà en place. Phillipe Fallet est chargé de mettre sur pied la structure en formant l'équipe de cadres qu'il sélectionnera à Alger. Le groupe Gras Savoye a réalisé, en 2005, un chiffre d'affaires de 436 millions d'euros et compte 3300 collaborateurs en France et à travers le monde. Disposant du premier réseau de courtage avec plus d'une trentaine d'implantations en France métropolitaine et outre-mer, Gras Savoye est également présent à l'international avec une pré- sence directe dans 29 pays et dans 100 via l'accès au réseau de son partenaire Willis. En Algérie, en dépit de l'interdiction de l'activité de courtage, les groupes d'assurances internationaux manifestent un intérêt grandissant pour le marché national. Cardif El Djazaïr, filiale de BNP Paribas assurance, est le premier à investir le secteur en Algérie. Pour rappel, le secteur des assurances est régi, depuis 2006, par de nouvelles dispositions modifiant la loi de 1995. La loi a engagé une politique d’ouverture de nature à favoriser les inves- tisseurs. La nouvelle loi prévoit la mise en place d'une commission de surveillance afin d'encourager la modernisation du secteur et de superviser l'ensemble des opérations pour la protection des intérêts mutuels de l'assureur et de l'assuré. La nouvelle loi approuve, par ailleurs, le concept de bancassurance. M. Z. SIMPEX AFRIC La viande hachée congelée s'industrialise Chakib Khelil Victor Khristenko Saâd Abbas Turki, DG de Simpex Afric
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 9 S A N T É LE CONSEIL DE L’ORDRE DES MÉDECINS DÉNONCE Hidjama et roquia prolifèrent dans les cabinets médicaux Suite de la page 1 L e premier souci est donc l’application de l’article 204 du décret exécutif 95/276 du 6 juillet 1992 portant code de déontologie médicale qui stipule que nul ne peut exercer la profession de médecin s’il n’est pas inscrit au tableau, et considère ainsi comme en exercice illégal de la médecine, ceux qui s’y dérobent. Et là le chiffre est d’autant plus révélateur qu’il concerne 80% des médecins, explique le docteur Gaceb Mostefa, président du conseil de l’Ordre des médecins de la région de Ghardaïa et vice- président du conseil national de l’Ordre des médecins qui, tout en reconnaissant que ses confrères sont devenus hors de contrôle, entend bien user de ses prérogatives pour interpeller, rappeler à l’ordre et traduire devant la commission de discipline régionale tout récalcitrant. Reste la question du nombre qui est de taille, sachant que l’inscription et la réinscription des médecins qui se fait après saisie officielle des directeurs de la santé n’a pas franchi les 10% depuis son lancement et a largement dépassé les délais légaux. LE CITOYEN, MAILLON FAIBLE DE LA CHAÎNE L’étendue géographique de la zone couverte par le conseil régional, le déclin de la culture d’organisation ordinale au sein de la communauté médicale et le peu d’enthousiasme de certains responsables de la santé pour la mise en pratique de la cam- pagne de réinscription seraient les principales causes de ce désintérêt apprend-on. En parallèle, à la réor- ganisation interne, une campagne médiatique à travers la presse et notamment les radios locales vou- drait toucher le citoyen. Mais la campagne en cours vou- drait surtout sensibiliser au rôle du conseil de l’Ordre dans la gestion des conflits qui opposent le malade au médecin et l’éclairer sur la pos- sibilité de saisir cette instance en cas de contentieux comme voie de recours avant d’opter pour les ins- tances judiciaires car «l’erreur mé- dicale ne peut-être individualisée et cernée que par un conseil des médecins qui sanctionne en cas de constatation d’une erreur». Ainsi, une dizaine de plaintes ont été déposées dont trois déjà été traitées lors de la première session de la commission régionale de dis- cipline tenue en décembre 2006 à Ghardaïa. Interrogé sur les inter- ventions faites par les médecins spécialistes privés qui opèrent dans le secteur public et se font payer par les malades, le président régio- nal du conseil de l’Ordre indique que quatre plaintes de citoyens vont être étudiées lors de la pro- chaine réunion du conseil. Il réaf- firme la position du conseil «qui ne fait pas le policier mais intervient sur plainte du citoyen en droit de la saisir chaque fois qu’il se sent lésé». Le docteur Gaceb précise, par ailleurs, que le code de déonto- logie ne prévoit pas le convention- nement des médecins privés avec les secteurs sanitaires car «le bi- jambisme n’entretient que flou et amalgame», dit-il mais le besoin en spécialistes est si urgent que la seule voie de recours était ce type d’accord. L’affectation de quelque 200 médecins à travers les cinq wi- layas du Sud-Est a comblé un vide, mais n’a pas résorbé les disparités dans la couverture médicale entre les wilayas du nord du Sahara et celle de l’extrême sud. La commis- sion des statistiques prépare un rapport dans ce sens et propose de prendre l’avis du conseil de l’Ordre, vu sa connaissance réelle du terrain et des besoins des popu- lations. Cette situation motive une stratégie d’orientation qui pourra désormais conseiller les médecins désireux de s’implanter sur le choix de leur installation par rap- port au nombre d’habitants et la présence éventuelle d’autres prati- ciens dans la même spécialité. HIDJAMA, ROQUIA ET MÉDECINS ÉTRANGERS CLANDESTINS ! La propagation de la médecine pa- rallèle est plus que jamais d’actua- lité. Hidjama, roquia et pseudo- acupuncture font légion, vu la forte demande enregistrée à Ouargla, à Ghardaïa, à Laghouat et à Toug- gourt. Des régions où la culture lo- cale favorise la médecine tradition- nelle et parfois le charlatanisme. Et là, questionné sur ce genre de pra- tiques en usage, le docteur Gaceb insiste sur la teneur de l’article 45 du code de déontologie médicale stipulant clairement que «le méde- cin s’engage à prodiguer à ses ma- lades des soins de qualité conformes aux données récentes de la science, d’autant plus que notre pays a résolument opté pour une médecine moderne et univer- selle en rupture avec la médecine archaïque». Notre interlocuteur af- firme que le conseil a recensé les cabinets et cliniques médicales pratiquant ces soins et en a informé les directions de la santé. A Ouar- gla, des visites inopinées sont en cours et une pseudo-clinique, si- tuée en plein centre-ville, vient d’être fermée après le constat du manque des règles les plus élémen- taires d’hygiène ainsi que la pra- tique de la hidjama. D’autres cabi- nets où cette pratique est notoire suivront à Ouargla comme dans les autres villes, aff irme-t-on au conseil qui veut un assainissement radical de la profession. D’autres préoccupations importantes préva- lent en ce moment de renouveau où il a été constaté la venue de plu- sieurs délégations de médecins étrangers pour effectuer des consultations spécialisées ou des interventions au niveau des cli- niques privées de la région. Le pré- sident du conseil régional de l’Ordre qualif ie ce phénomène «d’exercice illégal de la médecine et de la chirurgie pratiquées par des médecins étrangers qui vien- nent à titre individuel en dehors d’une coopération intergouverne- mentale et de toute réglementation en vigueur». Il va sans dire que c’est le citoyen qui paye les consé- quences néfastes des interventions lourdes dont le suivi médical post- opératoire n’est souvent pas assuré par ces praticiens qui quittent le pays avec de l’argent illégalement perçu. Parallèlement, une vague de recrutements douteux de médecins est observée dans les sociétés pé- trolières étrangères à Hassi Mes- saoud, à Hassi R’mel et à In Amé- nas, évidemment sans inscription au tableau. Selon un rapport du conseil de l’Ordre, ce sont des mul- tinationales renommées qui s’ins- crivent impunément en dehors de toute réglementation en employant des médecins recrutés en tant qu’infirmiers, d’autres emploient des infirmiers ou secouristes agis- sant en tant que médecins qui assu- rent actuellement des permanences médicales. Comme tout un chacun peut l’observer, l’installation des cabinets de médecins ainsi que la pose de leurs plaques ne répond à aucune logique. La commission exercice et qualification de l’Ordre prétend pourtant être en mesure de maîtriser sous peu le nombre de ca- binets privés dans le même quar- tier, le même immeuble, et par rap- port au libellés. DES MALADES EN ATTENTE D’UNE ÉCHOGRAPHIE CONTRAINTES D’URINER DANS UN JARDIN Idem pour les indications et les qualif ications libellées sur les plaques des cabinets médicaux dont certaines comportent le titre de médecin généraliste rehaussé d’une spécialité auto-accordée, de la pratique illégale de l’échogra- phie ainsi que d’autres qualifica- tions importées selon des diplômes étrangers ou des stages individuels non reconnus par la commission exercice et qualification de l’ordre. La confusion des plaques est telle que le citoyen ne s’y retrouve pas, tant les lieux de pose sont invrai- semblables et leurs dimensions dé- passent allégrement les 25 cm x 30 cm réglementaires. L’autre point noir des cabinets pri- vés du Sud est celui de ne répondre à aucun standing. Un concours du cabinet le plus laid pourrait être or- ganisé dans une ville comme Ouar- gla où la désolation des lieux est un summum dans des endroits ou l’hygiène est le grand absent et les murs en décrépitude à l’endroit même ou le patient s’étend pour être ausculté. Des malades en at- tente d’une échographie sont contraintes d’uriner dans un jardin, d’autres supportent tant bien que mal la poussière repoussante dans des bâtisses en nette dégradation. La position du conseil de l’Ordre est celle de remettre cette préoccu- pation somme toute légitime au dé- nouement des problèmes liés à la pratique médicale en tant que telle, mais le docteur Gaceb promet de s’y pencher au plus vite et les man- quements constatés sanctionnés par des proportions de fermeture à la DSP. H. A. L es travaux des Journées algéro-françaises ayantpour thème «La cœlioscopie gynécologique» ont pris fin hier, à l’hôpital Mustapha Pacha, au service de gynécologie obstétrique, avec une série de recommandations. Une intervention a été programmée au cours de la même journée pour un kyste ovarien. Lors de ces deux journées, le débat a porté essentiellement sur les cas des malades traitées dans les différents centres hospitaliers. La grossesse extra-utérine a été le thème phare de cette rencontre. Au terme de ce work-show destiné exclusivement à la formation, le troisième du genre dans le service, les spécialistes sont tombés d’accord sur la mise en œuvre d’un consensus de prise en charge et l'élaboration d'un registre national sur la grossesse extra-utérine (GEU), pour évaluer cette pathologie et étudier ses causes. Outre le traitement par la voie médicamenteuse, la cœliochirurgie constitue, selon le Pr Addad, chef de service de gynécologie à l’hôpital Mustapha Pacha, le traitement le mieux indiqué pour ce type de «maladie». Il a signalé que depuis juin 2006, une quarantaine d’interventions par cœlioscopie ont été effectuées dans le service pour différentes affections dont deux sur des adolescentes pour des kystes ovariens. Une méthode très souvent adoptée au regard de ses avantages pour les femmes opérées. La technique de la cœliochirugie, dans laquelle 250 chirurgiens sont formés à travers le territoire national, permet d'améliorer la qualité de vie de la patiente, signale le Pr Addad qui recommande son application dans tous les hôpitaux, car «performante, et représente la solution biologique et psychologique par excellence», a-t-il dit. D’après lui, elle permet de réduire considérablement les coûts de près de deux tiers des dépenses et le séjour d’hospitalisation avant d’expliquer que la grossesse extra-utérine (GEU), qui constitue une urgence dans les services de maternité, «est en nette augmentation» en Algérie. Elle constitue, a-t-il ajouté, une urgence dans les services de maternité, et représente un grand risque pour la femme enceinte qui peut décéder des suites d'hémorragie. La grossesse extra-utérine est la fécondation de l'ovule dans les trompes de Fallope, et qui entraîne l'éclatement de ces trompes et génère une hémorragie pendant la grossesse, a-t-on expliqué. Pathologie lourde, en nette régression dans les pays développés, la GEU «doit être éradiquée dès les premiers mois de la grossesse, entre huit et dix semaines», a affirmé le Pr Addad. Les médecins recommandent dans ce cas, «le diagnostic précoce de la grossesse, mais les femmes arrivent à la consultation à un stade avancé du développement de leur grossesse parce que les médecins consultés ne l'ont pas décelée à temps», a-t-il déploré. Les facteurs de risque sont les infections microbiennes, le tabagisme et la contraception, et peut aussi survenir des suites d'une intervention chirurgicale, sont unanimes à déclarer les praticiens. Les symptômes de la pathologie sont surtout la douleur pelvienne en premier lieu chez 80% des patientes. Cette rencontre qui a réuni 200 praticiens venus de toutes les wilayas du pays, a précisé le Pr Addad, s’inscrit dans le cadre des cycles de formation en la matière au profit des médecins spécialistes. Ce qui représente pour lui, un des aspects les plus importants à développer dans son service. «Il est essentiellement important pour moi de former que d’opérer», dira-t-il. Djamila Kourta HÔPITAL BENI MESSOUS Journées médico- chirurgicales les lundi et mardi Le centre hospitalo-universitaire de Beni Messous organise ses 11e journées médico-chirurgicales les lundi et mardi prochains 22 et 23 janvier à l’hôpital de Beni Messous. De nombreux thèmes seront débattus. Une dizaine de tables rondes sont programmées et qui porteront, entre autres, sur le droit médical, les lymphomes chez l’enfant, la rhinite allergique, etc. L’ensemble du corps médical est cordialement invité. GYNÉCOLOGIE La cœlioscopie pratique courante à l’hôpital Mustapha
  • ORAN INFO El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 9 L a wilaya d’Oran verra la concréti- sation, en 2007, de plusieurs pro- jets structurants dans le domaine de l’industrie halieutique, à l’exemple du futur laboratoire régional de contrôle des produits de pêche, apprend-on de sources proches de la direction de wi- laya de la Pêche. La réalisation de ce la- boratoire devra répondre aux exigences de la maîtrise du secteur et des lois ré- gissant la production halieutique. Le la- boratoire sera appelé à intervenir direc- tement dans le champ du soutien au développement économique des pro- duits de pêche et de l’aquaculture. Les pays voisins, qui jouissent d’une bonne longueur d’avance dans le domaine de la pêche, ont, depuis longtemps, adopté les technologies productives halieu- tiques pélagiques. «Le laboratoire de contrôle des produits de pêche est une démarche obligatoire qui répond au souci de (nous) aligner sur les pays qui comptent essentiellement sur les ri- chesses des fonds maritimes, particuliè- rement les poissons des eaux profondes comme le calmar et la raie», observe un responsable de la direction de la Pêche. La comparaison avec des pays comme la France, la Norvège et l’Espagne, les- quels ont exporté 400 millions de dol- lars de produits de pêche, ne laisse pas indifférents les professionnels du sec- teur de la pêche et de l’aquaculture. Au delà de ce constat, c’est toute la poli- tique de la pêche qu’il faut revoir, à la lumière des techniques de production halieutique qui se font ailleurs. Le projet de réalisation du laboratoire de contrôle est inscrit dans le programme (2006- 2009) de modernisation du secteur ha- lieutique. Doté d’une enveloppe finan- cière de 2,48 milliards de dinars, il est appelé à effectuer des contrôles pério- diques de la pêche, tant quantitative que qualitative. Par ailleurs, le secteur de la pêche bénéficiera également de projets structurants liés à l’activité directe de la pêche. ATELIERS D’USINAGE Il s’agit de la réalisation d’unités de fa- brication de glace, du renouvellement des anciens équipements des ports de pêche, de la création d’ateliers d’usina- ge de bateaux de pêche et de maintenan- ce. Un projet de réalisation d’un musée maritime est aussi programmé en 2007, dont l’emplacement est prévu dans le vieux quartier de la Marine, à Sidi El houari. Concernant les projets de mise en valeur des ports de pêche d’Oran et d’Arzew, il a été décidé l’agrandisse- ment des aires d’accostage de 230 mètres (Oran) et de 400 mètres (Arzew). Enfin, une enveloppe financière éva- luée à 137 milliards de centimes sera dé- bloquée par le ministère de tutelles pour la réalisation de l’abri de pêche situé à Kristel. Ce projet est loin de faire l’una- nimité parmi les professionnels de la pêche en raison de son emplacement particulièrement exposé aux courants d’air qui soufflent de l’Ouest. A.Br. INDUSTRIE HALIEUTIQUE Des projets structurants à l’étude Le ministre russe de l’énergie aujourd’hui à Arzew Le ministre russe de l’énergie Viktor Khristenko, accompagné d’une délégation représentant les responsables des sociétés du secteur des hydrocarbures de son pays, en l’occurrence le vice-président de Gazprom, Alexandre Medvedevera, et de hauts responsables des groupes pétroliers et gaziers Loukoïl et Rosneft, est attendu aujourd’hui à Arzew. La délégation qui séjourne déjà en Algérie depuis mercredi visitera la zone industrielle, notamment les complexes GL4Z, GNL1 et GNL2, apprend-on de source interne. Des entretiens avec les responsables de Sonatrach et les directeurs des complexes sont également prévus durant cette journée de travail. D. B. Dernière info ● Le futur laboratoire de contrôle sera appelé à intervenir directement dans le champ du soutien au développement économique des produits de pêche et de l’aquaculture. U ne association franco-espagnole «Restauration sansfrontières» doit séjourner, à partir de lundi, à Oran, an- nonce-t-on auprès du musée «Ahmed Zabana». Selon le di- recteur de cette structure, qui a bénéficié l’an dernier de trois milliards de centimes pour des travaux de rénovation, le séjour de cette délégation spécialisée dans la restauration donnera lieu à des visites d’établissements culturels et autres sites et vestiges historiques. Il est prévu des ren- contres avec des membres d’associations locales chargées de la préservation et de la restauration du patrimoine. La délégation se rendra par exemple sur les hauteurs de la ville, au fort de Santa Cruz qui fait l’objet actuellement de tra- vaux de restauration et de confortement pour un montant de trois milliards de centimes. Sur place, une rencontre sera organisée avec les membres de l’association «Bel Hori- zon». En plus des aléas du temps, le patrimoine historique de la ville a connu ces dernières années des actes de vanda- lisme, notamment les monuments et les vestiges espa- gnoles. Lors de leur séjour, les jeunes spécialistes euro- péens discuteront des moyens à mettre en oeuvre pour d’éventuelles aides financières ou matérielle ainsi que pour un programme de formation pour les besoins de ces opéra- tions de préservation. Ils se rendront également au niveau de l’Ecole Régional des Beaux arts d’Oran qui vient de lan- cer une formation pour la restauration d’œuvres d’art. T.K. RESTAURATION 3 MILLIARDS POUR SANTA CRUZ T outes les voies menant au marché populaire de Mdina Dj-dida ont été bouclées, hier matin, par les services de poli- ce, lesquels ont effectué un contrôle de situation de plusieurs dizaines de personnes. Cette opération coup de poing s’est soldée par l’arrestation de plusieurs individus recherchés par les forces de police, au grand soulagement des commerçants du quartier. Les forces de sécurités ont procédé au bouclage des rues adjacentes au boulevard Ahmed Zabana, à proximité du musée éponyme. Pratiquement toutes les personnes «sus- pectes» ont fait l’objet d’un filtrage pointilleux. Aux alen- tours immédiats du boulevard Ahmed Zabana, un imposant cortège de véhicules banalisés de police bloquait les points d’accès névralgiques du marché populaire, lieu «prisé» des voleurs de tout acabit. Au cours cette opération de contrôle d’identité, des suspects ont été appréhendés par les éléments de la police en vue d’un examen de situation approfondi. Cet- te opération a également permis aux policiers d’interpeller des individus recherchés dans le cadre d’affaires liées au vol à la tire. Auparavant, un voleur qui était sur le point de soulager une ménagère de son porte-monnaie, a été épinglé par les ser- vices de sécurité. Selon des informations recueillies auprès d’un inspecteur de police, une trentaine d’individus ont été ar- rêtés dans le cadre de cette opération coup de poing pour un examen de contrôle minutieux. La plupart des voleurs arrêtés au cours de cette opération, sont originaires des localités avoi- sinantes de la ville d’Oran, ajoute notre interlocuteur. A.Br. SÉCURITÉ Opération coup de poing à Mdina Djdida FFOORRMMAATTIIOONN SSUURR LLEE MMAANNAAGGEEMMEENNTT Prévu initialement pour le mois de décembre dernier, le séminaire de formation portant sur le management de projet n'aura finalement lieu qu'au courant de ce mois. Assurée par le bureau conseil «Somentic-systems», à la chambre de commerce et d'industrie de l'Oranie, cette formation qui va durer du 28 au 30 janvier est destinée exclusivement aux chefs de projets, ingénieurs de projets, administrateurs de projets, responsables et ingénieurs de production et aux responsables de maintenance. Les objectifs sont multiples à savoir, appréhender le fonctionnement en mode projet, sa terminologie et ses spécificités, mettre en oeuvre une conduite de projet complète. A. I. OOUUVVRRAAGGEESS CCOONNTTRREE LLEESS IINNOONNDDAATTIIOONNSS Des travaux de protection contre les inondations au profit de plusieurs communes de la wilaya seront lancées par la direction de l’hydraulique. Une première opération pour un montant de 26 milliards de centimes sera engagée dans la commune d’Es-senia. Une somme identique a été également dégagée pour des travaux d’assainissement de plusieurs localités de cette commune de plus de 100 000 habitants ainsi que l’installation des réseaux d’alimentation en eau potable à travers les nouvelles zones rurales d’habitat. D’autre part, trois localités de la daïra de Gdyel, à l’est d’Oran, viennent de bénéficier d’une enveloppe de 15 milliards de centimes pour des travaux d’assainissement ou d‘adduction d’eau potable. En plus du chef-lieu de daïra, ces opérations touchent également les communes de Benfréha et de Hassi Mefsoukh. T. K. L e premier festival berbère de la culture, de l’amitié et dutourisme aura lieu à Oran du 22 au 26 janvier prochain, indique-t-on auprès de l’association Numidia. Ce festival, organisé par cette association culturelle locale, avec le concours des directions de la Jeunesse et des sports, de la Culture, du TRO et de la Cinémathèque, aura pour cadre le palais des arts et de la culture (PACO). Le programme arrê- té pour les cinq jours d’animation donnera lieu à des expo- sitions sur l’art berbère, notamment pour ce qui est des bi- joux, de la poterie, du travail sur le bois et de la peinture ainsi qu’à des projections de films d’expression amazighe. Il est également prévu un cycle de conférences et de poésie avec la participation de poètes et hommes de lettres berbè- rophones. T.K. CULTURE FESTIVAL BERBÈRE DU 22 AU 26 JANVIER L ’APC de Bir El-Djir prévoit de réaménager son siège etquelques antennes administratives. Elle envisage égale- ment de renforcer ses services par des équipements infor- matiques. Une opération d’informatisation bénéficiera d’une enveloppe financière d’un montant de 4 millions de dinars. Un montant de 6 millions de dinars sera réservé au renforcement de l’éclairage public. Une somme identique sera allouée à l’opération de revêtement de la chaussée qui touchera plusieurs quartiers de la commune, à savoir Haï Sidi El-Bachir, Haï Khemisti et Haï Belgaïd. Pour le secteur de l’éducation, il sera affecté, pour l’acquisition de mobi- liers scolaires, des crédites de l’ordre de 3 millions de di- nars. Notre source indique également qu’une enveloppe de 4 millions de dinars sera consacrée pour la réhabilitation des deux stades que compte la commune. Il s’agit du stade de Haï Khemisti et celui de Haï Ben Daoud. Z.Kenza BIR EL-DJIR RELOOKAGE DE LA COMMUNE Les aires d’accostage des ports de pêche seront agrandies PH O TO : D . R . EN BREF
  • L a dernière visite effectuée, le 8 novembre 2006, par le wali à travers la commune de Sétif a été ponctuée par l'inscription d'im- portants projets à réaliser dans le cadre du PCD (programme communal de développement) ou sectoriel. Aucun secteur n'a été laissé en rade. A la lecture du document n'ayant, faut-il le rappe- ler, pas fait l'objet d'une large diffusion, les 71 projets : environnement (4), hydraulique (9), travaux publics (9), éducation et formation (6), culture et formation professionnelle (6), infra- structures commerciales (4), santé (3), jeunesse et sports (11), urbanismes (13) et infrastructures administratives (7) et pour lesquels une envelop- pe de 6,5 milliards de dinars a été débloquée, se- ront-ils dans leur totalité réalisés dans les délais ? Les échéances fixées entre deux et trois mois seront-elles respectées ? La réalisation de certaines infrastructures (ly- cées, écoles d'une annexe de la bibliothèque na- tionale, le marché de gros de fruits et légumes, célibatorium, d'une cour de justice, d'une école de police) sera achevée dans 18 mois au pire des cas. Afin de gonfler le programme, on ne s'est pas empêché de consigner la réhabilitation de l'école primaire des frères Berchi, fermée depuis des lustres. L'établissement sera-t-il fonctionnel dès septembre prochain ? D'autant que les enfants du centre-ville s'entassent au niveau de l'école Amardjia (ex-école laïque), ayant elle aussi besoin d'un lifting. Le document fait état de l'aménagement de 8 terrains devant abriter des marchés de proximité et de 3 autres pour les marchés quotidiens. Les lieux d'im- plantation des marchés n'ont pas été rendus publics. L'on parle aussi de la délocalisation de la poissonne- rie jouxtant le CEM Bakhouche. Le stade des 500 Logements, qui a fait couler ces dernières années beaucoup d'encre et de salive, est ins- crit en pole position dans le chapitre réservé au sport et à la jeunesse. La réalisation de cinq autres forages, d'une an- nexe de la bibliothèque, d'un marché de gros, d'un centre de transfusion sanguine, d'une an- nexe de l'Institut Pasteur, la réhabilitation des terrains extérieurs de l'Opow sont les autres principaux points de cet ambitieux program- me et pour lequel les pouvoirs publics ont mis le paquet. La réhabilitation et le renforcement en béton bitumeux de 10 boulevards (Haïchour Lahcène, Cheniti El Hadj, Amrouch Hocine, Bahri El Khier, Cheikh El Aïfa, Bougarne Bachir, Laïfa Ahmed, Bendaïkha Mouloud, Gessab Bachir et d'autres) seront à l'ordre du jour. Les citoyens sont en droit de savoir sur quels critères ont été choisies ces artères et que d’autres ont été lais- sées en rade ? Notamment, les chaussées de certaines cités-dortoirs qui pataugent depuis la nuit des temps dans la gadoue l'hiver et la poussière l'été. L'on se pose la question aussi sur l'opportunité d'inscrire la radio locale au titre du PCD. Devant l'ampleur de telles opérations, une simple question nous taraude l'esprit, les chargés de l'exé- cution d'un tel programme, seront-ils à la hauteur et au rendez-vous ? Kamel B. SÉTIF INFO Six milliards de dinars pour Aïn El Fouara BOUGAÂ : DÉBRAYAGE D'INTERNES Les élèves internes du technicum Aïssa Haddaji de Bougaâ, chef-lieu de daïra situé à 45 km au nord-ouest de Sétif, ont, et de vive voix, exprimé jeudi leur courroux vis-à-vis des mauvaises conditions d'études (hébergement, restauration et hygiène). Pour attirer l'attention des responsables du secteur, les grévistes ont fermé le portail, empêchant ainsi leurs camarades et les enseignants de rejoindre les classes de cours. Sollicité par nos soins, le nouveau directeur de l'éducation, qui s'est déplacé le jour-même sur les lieux, dit : «Nous ne ménagerons aucun effort pour répondre aux doléances de nos enfants». Il devra rencontrer aujourd'hui toute la famille du technicum précité. L. Hammachi UN CENTRE CULTUREL EN RADE Les travaux de réalisation du centre culturel de Bougaâ, lancés en 1996 et dont la durée ne devait pas excéder les 12 mois, font 10 ans après du surplace. Les 20 millions de dinars débloqués en 2006 pour l'achèvement des travaux n'ont pas été, en fin de compte, d'une grande utilité pour un tel projet faisant défaut à la masse juvénile d'une région manquant, cruellement, d'espaces de loisirs et d'épanouissement, d'autant que cette frange de la population sollicite à travers ces colonnes l'intervention du wali afin qu'il mette un terme à cette rocambolesque situation qui greffe les caisses du Trésor public qui n'a pas besoin d'un autre trou... L. H. GARE ROUTIÈRE, DITES-VOUS ? L'endroit faisant office de gare routière est dépourvu de la moindre commodité. Se trouvant au centre de Bougaâ, ce point de passage des transporteurs des 17 communes de la région nord et de transit avec le chef- lieu de la wilaya, et n'ayant de gare que le nom, d'autant qu'elle est érigée sur une superficie ne dépassant pas les 400 m2 fait pitié. En sus de l'exiguïté, les lieux manquent d'abribus, de vespasiennes et d'un minimum de prestations. L'état de la chaussée laisse à désirer. Pis encore, le terrain jouxtant la station, qui est utilisé comme décharge publique, altère un peu plus l'image de la cité qui mérite mieux : «Une agglomération comme Bougaâ, et en urgence, a besoin d'une gare routière digne de ce nom. On attend avec impatience l’inscription d'une telle opération», dira en guise de réponse le P/APC. L. H. PLUSIEURS PROJETS DE DÉVELOPPEMENT SERONT RÉALISÉS LE FAIT DU JOUR Pas de réponse L es communautés universitaire et médicale, la société danssa globalité, ont perdu la semaine dernière un érudit ausens noble du terme. Sans avertir et emportant avec lui tous les secrets relatifs à sa fonction de pharmacien en chef du CHU de Sétif, le professeur A. Merouane, l'humaniste qui a lutté contre vents et marées, quitte ce bas monde. Durant des mois, et le plus souvent seul, contre le silence coupable de ses interlocuteurs n'ayant à aucun moment daigné lui répondre, l'éminent professeur (bac + 17, deux doctorats d'Etat, 3 accréditations internationales et plus de 30 ans d'expérience en la matière, excusez du peu) n'a cessé de tirer la sonnette d'alarme sur les retards enregistrés dans la signature des bons de commande se répercutant inévitablement sur, d'une part, les approvisionnements et les stocks d'un CHU à vocation régionale, de l'autre, la correspondance du 16 novembre 2006 s'apparentant à un testament illustre nos propos. Ne faisant, et en aucune manière, de la chefferie une gratification ou une promotion sociale, le professeur, ayant de surcroît et surtout un grand sens de la responsabilité, n'a pas manqué à travers la missive sus-nommée d'attirer l'attention de ses interlocuteurs «Courrier à lire pour comprendre la situation des approvisionnements» n'ayant hélas rien vu et entendu. Ne laissant rien au hasard, le défunt met les 24 et 27 juin 2006 le doigt sur la plaie (approvisionnement). Pas de réponse. Le 11 juillet 2006, il revient à la charge pour mettre en exergue la gestion de la pharmacie. Pas de réponse. Quatre jours plus tard, ce professeur d'un autre genre (une espèce rare et le mot n'est pas fort) s'intéresse à la prise en charge par les traitements ambulatoires. Pas de réponse. Quarante-huit heures après (17 juillet 2006), il transmet un complément aux traitements ambulatoires n'obtenant aucunement un bien meilleur sort. Pas de réponse, tout comme la question relative aux molécules spécifiques. On se contente de ces exemples sachant que l'espace ne nous permet pas de vous faire part d'autres SOS et cris de détresse adressés (au nombre de 7) du 24 juillet 2006 au 24 septembre 2006, et ayant été frappés d'une fin de non-recevoir. N'étant pas prophète en son pays, le généreux professeur ayant, 30 ans durant, fait du soulagement des malades son seul et unique cheval de bataille, prend congé de ces «pas de réponse» ne devant rester éternellement sans réponse, car il y va de la santé d'autrui … El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 9 L es patients atteints de surdité et les médecins ORL deSétif attendent que l'on se rappelle de leur existence et que l'antique Sitifis puisse bénéficier du programme d'implant cochléaire qui est lancé par le ministère de la Santé. Les concernés s'interrogent sur la façon dont sera géré ce programme, sur les critères de choix des patients et aussi sur qui pratiquera l'acte chirurgical. Constantine a été choisie pour gérer le programme à l'est du pays. Les cliniques ORL des CHU n'ont pas les capacités ni la maîtrise des techniques chirurgicales ni le personnel spécialisé pour ce genre d'intervention. 90 % des patients de diverses wilayas du pays (Constantine, Annaba, Djelfa, Laghouat, Ghardaïa, Ouargla, Béjaïa…) sont pris en charge par les cliniques privées de Sétif. Il serait souhaitable que ce programme soit pris en main par les praticiens qui s'y connaissent et ont déjà l'expérience nécessaire. La construc- tion d'une clinique spécialisée, à l'exemple de celles d'ophtalmologie et d'oncologie qui sont en projet à El Bez, le pôle universitaire et médical des Hauts-Plateaux sétifiens mettra peut- être les choses sur les rails. En attendant un écho, les praticiens et les sourds prennent leur mal en patience. Nabil Lalmi GALÈRE ET ATTENTE DES SOURDS Kamel Beniaïche Aïn El Fouara verra le lancement de plusieurs projets PH O TO : D .R . L'HEURE EST À L'INTERNET P lus de 3600 lignes d'internet de haut dé-bit (Fawri, Easy ou Acila) ont été écou- lées, en 2006, par Algérie Télécom de Sétif. La forte demande a été enregistrée au mois de décembre. La baisse des prix et la qualité de la connexion sont à l'origine de l'engoue- ment des gens des hautes plaines séti- fiennes, de plus en plus friands du net qui se déploie à travers de nombreuses contrées de la wilaya. En plus de Sétif et El Eulma, les équipements d'Algérie Télécom qui compte doubler ou tripler au cours de l'année en cours les résultats enregistrés en 2006, ont été installés à Salah Bey, Aïn Roua, Bougaâ, Aïn Oulmène, Aïn El Kebira, Aïn Sebt, Beni Ourtilane, Bir El Arch, Aïn Arnat et Aïn Azel, soit 12 communes sur les 60 que compte la wilaya, bénéficient désor- mais d'une connexion à haut débit. Le vieux système du 15-15 est pour les internautes des contrées précitées dépassé. Leïla Benani BENI OURTILANE COLÈRE DES CITOYENS L es citoyens de la localité de Beni Ourtilane (au nord de Sétif) ont pour la énième foisémis le souhait de voir les lieux de débauche fermés, et ce, en signant une pétition qui sera adressée au wali de Sétif pour l'exhorter à intervenir et ordonner la fermeture desdits lieux qui mettent à mal la quiétude d'une région qui tient plus que tout à son originalité. Rappelons que toute une campagne a été menée, en vain, par les notables de la région pour attirer l'attention des autorités sur les conséquences dévastatrices que peut provoquer un tel phénomène, pouvant nuire à une frange de la population, la masse juvénile notamment en manque de lieux de loisirs et de distraction. M.A. ● Aucun secteur n’a été laissé en rade ● Tous les projets inscrits devront être réalisés dans les délais. 90 % des patients sont pris en charge par les cliniques privées de Sétif
  • L' opération de relogement des 36 familles résidant au n° 158, rue Hassiba Ben Bouali, mardi dernier, a failli tourner court. Des échauffourées ont été vite réprimées par les forces de l'ordre venues en nombre. Les services de la wilaya déléguée de Hussein Dey, ayant super- visé l'opération, ont réquisitionné des camions et des employés des différents Epic de wilaya pour mener à bien l'opération. Laquelle entre, a assuré Seddik Boucetta, le wali délégué de la circonscription, dans le cadre de l'opé- ration de relogement des sinistrés du séisme du 21 mai 2003. Concernant ce dossier précis, notre interlocuteur a affirmé que l'opération est clôturée pour les seuls occupants des chalets. Ceux qui résident toujours dans des habitations classées rouge 5 seront relogés. Faut-il rappeler que le wali d'Alger, M. Addou, ainsi que le direc- teur général de l'OPGI de Hussein Dey et président du groupement des OPGI, M. Réhaïmia, ont assuré que l'opéra- tion de relogement des sinistrés du séisme a été clôturée ! Certaines des 36 familles de la rue Hassiba Ben Bouali ont refusé de rejoindre leurs nouveaux appartements vers lesquels elles ont été affectées. Trois d'entre elles, habitant à plusieurs dans ces habitations, assurent qu'elles sont déci- dées à ne pas obtempérer à la décision du wali délégué de Hussein Dey de les «recaser» dans le site de Zéralda (El Qaria). «Le wali délégué est venu, pré- cisent nos vis-à-vis, ‘’tâter’’ le terrain et nous l'avions mis au courant de notre refus.» Le relogement ne concerne pas le bâtiment du 158 tout entier, assurent-ils. Seuls les occupants des habitations se trouvant derrière la façade qui donne sur la rue Hassiba Ben Bouali ont été touchés par l'opéra- tion de relogement. Des résidants font remarquer que les logements ont été mis en vente au début des années 1980. Certaines familles ont acheté leurs appartements et d'autres n'ont pu le faire en raison du lancement du plan de restructuration urbaine de la zone du Hamma, initié en 1986. Ces mêmes familles assurent également être les oubliés des différentes opéra- tions de relogement, initiées depuis 1986, alors que des indus occupants qui se sont installés derrière le bâti- ment en question ont été relogés dans des sites «mieux lotis». Ne contestant aucunement l'opération, les protesta- taires indiquent que les 180 logements du site de Zéralda ne sont pas raccor- dés à l'énergie électrique, au gaz et à l'eau. Ils sont, tout au plus, de type F3 et ne sont pas spacieux. Se trouvant à plus de 5 km du centre-ville, ils ne dis- posent pas des commodités néces- saires. Les vielles personnes malades et les élèves pâtiront grandement de cette situation, ajoutent-ils. Ayant enta- mé une scolarité dans leur quartier, les écoliers seront grandement perturbés et risquent de se retrouver dans des classes déjà bondées. Seddik Boucetta reconnaît que l'option retenue est un logement pour chaque famille occupant un seul appartement sans tenir compte de l'éclatement fami- lial. Ce responsable contestera la ver- sion des habitants selon laquelle les logements ne sont pas pourvus de commodités. Quelque 15 familles du quartier ayant été relogées, il y a plus d'une semaine, sont satisfaites de leurs logements, indique M. Boucetta. Il assure que des opérations de reloge- ment toucheront des quartiers du Hamma. Nadir Iddir ALGER INFO El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 10 LE TENNIS CLUB DE BACHEDJARAH RENOUE AVEC LES TOURNOIS Pour de nombreux observateurs, le complexe de tennis de Bachedjarah est sauvé de la dégradation. Après l’achèvement d’une série de travaux d’aménagement inscrits grâce à l’intervention de M. Guidoum, ministre de la Jeunesse et des Sports, cette importante structure sportive a renoué avec son lustre d’antan. Le tournoi féminin international, organisé sous l’égide de la Fédération internationale de tennis (WTA), du 6 au 19 janvier en est une preuve édifiante. Cette manifestation, faut-il le préciser, a regroupé 20 pays. Le continent africain a été représenté par l’Algérie et l’Afrique du sud. Certains vétérans ayant assisté au tournoi, ont affirmé que l’internationale Y. Alkéma a brillé, mais elle a été éliminée en termes de la première étape. La finale a été remportée par la Néerlandaise M. Gérard. Satisfait du bon déroulement de cette manifestation internationale, l’actuel président de la Fédération nationale de tennis (FIT), le Pr M. Djenas a déclaré : «Le tournoi s’est déroulé dans de bonnes conditions grâce aux efforts déployés par le ministère, la Fédération, l’oco, la sûreté nationale et la Protection civile. A travers cette exhibition, nous visons la relance du tennis national. Ce qui a permis aux entraîneurs de découvrir les joueuses et à nos sportives d’apprécier le niveau international pour mieux se préparer à la prochaine Fed- Cup». Lamine B. «Le relogement des sinistrés se poursuivra» ● Des opérations de relogement toucheront, dans les prochains jours, les quartiers du Hamma. LE WALI DÉLÉGUÉ DE HUSSEIN DEY CONFIRME Q uelque 7000 commerçants de la capitale ont été instruits der-nièrement et de manière ferme d’exercer le soir, au-delà del’heure où les rues d’Alger sont inanimées. Une activité que les gestionnaires de la ville veulent inscrire dans leur calepin comme un appoint à l’événement culturel arabe dont les cierges viennent d’être allumés. C’est de bonne guerre, dans la mesure où l’occasion est saisie à la faveur d’une manifestation pour sortir la capitale de sa torpeur. Si hier, dans Alger la «Blanche», il faisait bon vivre le soir, de nos jours, la chape de plomb, de morosité et de monotonie pèsent de manière criante sur la cité. Mais nous tenons à faire croire à l’autre que la capi- tale préserve toujours les aspects d’une ville imprégnée d’une atmo- sphère gaie et joyeuse. Histoire de montrer aussi à nos hôtes arabes que la médina de Sidi Abderrahmane Ethaâlibi est aussi effervescente de jour comme de nuit, comme les grandes mégalopoles des pays arabes... Que le quidam peut s’attabler à 11h du soir dans une terrasse de la rue Ben M’hidi ou Didouche-Mourad comme il peut inviter ses amis à siroter un thé dans l’avenue Mohamed V à Casa ou les venelles de Khan Khalili du Vieil Egypte. Qu’il peut se pavaner en famille dans les artères de Hassiba Ben Bouali, les rues de Bab Azzoun et Zoudj Aâyoun comme il arpente les rues tunisoises en toute quiétude. Qu’il peut faire une virée le soir, humer l’air marin le long d’une côte littora- le, sans avoir à faire le pied de grue pour parquer son carrosse. Qu’il ne doit pas se faire du mouron pour le moyen de transport public privé qui, au-delà de 18h, vous abandonne sur le bitume de la maudite sta- tion. Que le chauffeur de taxi ne vous «snobe» plus à la nuit tombée et qu’il acquiesce, sans coup férir, à vous conduire là où vous voulez ! Que les petites gens peuvent aller se rincer les yeux dans un espace artistique à ciel ouvert comme dans le grouillant et lumineux Djamaâ El Fna de Marrakech où saltimbanques et conteurs mettent en valeur le patrimoine immatériel, au grand bonheur des touristes. Mais je me dois de me rendre à l’évidence, moi le cave, en me disant que tout est lié. Que cela est «une question de culture», me lance mon ami Kamel ! Allumons les lampions ! M. Tchoubane INSTANTANÉ SIT-IN DEVANT LE SIÈGE DE L'APC D’EL MOURADIA L es locataires au 93, rue BouremaMohamed tiendront, ce matin, un rassemblement devant le siège de l'APC d'El Mouradia. Les neuf familles qui occupent cette bâtisse vouée à la démolition comptent demander aux responsables locaux une enquête. «La construction a été classée rouge par le CTC au lende- main du séisme d'octobre 1989. Le même classement a été retenu après les inondations de Bab El Oued (2001), le séisme de Boumerdès (2003), et l'effondrement de l'hôtel du Square (2005)», ont assuré les loca- taires. Cette classification a touché trois autres bâtisses de cette rue alors que quatre immeubles ont été classés «orange». «Toutes les bâtisses en question ont été reclassées rouge. Les familles qui les occupaient ont été évacuées. Il ne reste que nous», ont indiqué ces familles. Celles-ci sont actuellement en litige avec les pro- priétaires de l'immeuble qui veulent récupérer leur bien. Elles risquent donc de se retrouver à la rue. D. Ch. HÔPITAUX URGENCES ❐ SAMU : (021) 23.50.50 ❐ Protection civile : (021) 71.14.14 ❐ Sûreté wilaya : (021) 73.53.50/53 ❐ Gendarmerie : (021) 76.41.97 ❐ Centre antipoison : (021) 96.49.63 ❐ Dépannage gaz : (021) 67.91.61/62 ❐ Dépannage électricité (021) 68.55.00 ❐ Service des eaux : (021) 67.50.30 ❐ CHU Mustapha : (021) 67.33.33 ❐ CHU Aït Idir: (021) 62.99.48 ❐ CHU Aïn Taya : (021) 86.62.44/72.45 ❐ CHU B. Aknoun : (021) 91.21.63 ❐ CHU B. Messous : (021) 93.11.90 ❐ CHU Birtraria : (021) 92.11.46 ❐ CHU Hussein D. (021) 59.82.00 ❐ CHU Kouba : (021) 58.90.14 ❐ CHU Bab El Oued : (021) 57.02.22 ❐ CHU Bologhine : (021) 95.86.02 ❐ CHU Baïnem : (021) 81.61.13 ❐ CHU El Harrach : (021) 52.24.00 ❐ CHU Belfort : (021) 52.53.25 ❐ CHU Drid Hocine : (021) 23.41.59/65 ❐ Hôpital El Kettar : (021) 62.02.24/75.22 ❐ Clinique des Orangers : (021) 60.32.00 ❐ Hôpital de traumatologie routière (El Harrach) : (021) 75.12.17 ❐ CPMC : (021) 66.66.68 ❐ HCA Aïn Naâdja : (021) 54.05.05 ❐ Institut Pasteur : (021) 67.25.11/96.07.07 BELOUIZDAD PORTES OUVERTES SUR LE LOGEMENT D es journées portes ouvertes sur lelogement seront organisées entre le 22 et le 25 janvier au centre culturel Lakhdar Rabah, place du 11 Décembre 1960, à Belouizdad. Cette manifesta- tion est organisée par les services de l'APC de Belouizdad, en collaboration avec les structures financières sui- vantes : la CNEP, la BEA, la BDL et le CPA. Selon un communiqué rendu public par l'APC, des structures tech- niques prendront aussi part à ces jour- nées. Il s'agit des EPLF de Béjaïa et de Boumerdès, les OPGI de Bir Mourad Raïs, de Hussein Dey et de Dar El Beïda ainsi que la Caisse nationale du logement (CNL). Le public aura l'occa- sion, lors de cette manifestation, de s'enquérir des modalités d'acquisition d'un logement de type social participa- tif notamment, et les aides proposées par la CNL et les possibilités de crédits, dits immobiliers, que proposent les ins- titutions financières qui seraient pré- sentes à cet événement. Les dernières journées portes ouvertes sur le même thème ont été organisées, en décembre 2006, à la maison de jeunes de Draria. Une activité qui a tourné court à cause des défaillances dans l'organisation, le manque d'information autours de l'évé- nement et l'absence de plusieurs insti- tutions financières concernées par l'oc- troi de crédits immobiliers. D. Ch. Contrairement à d’autres, ces familles auront enfin un toit où s’abriter PH O TO : M A LI K A T A G H LI T
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 10 R É G I O N O U E S T U ne convention de soins a été signée récemment entre la direction de la clinique médicale «Les Orangers» et les œuvres sociales de la direction de l’Education. Elle porte sur la prise en charge médicale des travailleurs et enseignants du secteur, notamment pour les interventions de chirurgie générale, de l’ORL, de la gynéco obstétrique et d’autres spécialités médi- cales. A la faveur de ce document, le patient n’aura à payer que 50% de l’acte médical, le reste est à la charge des œuvres so- ciales, selon le responsable de la commission de wilaya des œuvres sociales de l’éducation. Les 16 000 travailleurs et ensei- gnants du secteur sont concernés par ces dispositions qui ont déjà pris effet à compter du 2 janvier dernier. A.Y. Décentralisation de la gestion à l’APC V u la dimension prise ces dernières années, avec une popula-tion dépassant les 300 000 habitants, la commune du Chef- lieu de wilaya nécessite une nouvelle organisation et une adapta- tion de ses services publics aux nouvelles exigences. Ce besoin de décentralisation vient d’être pris en charge par le ministère de l’Intérieur, puisqu’un nouveau schéma de gestion a été décidé et sera appliqué dans les prochains mois. Cela a donné lieu à la création de trois directions très distinctes, celles de l’état civil, de la réglementation générale et de la voirie, ce qui permettra sans doute d’améliorer la gestion et l’interven- tion de ces services publics. Pour ce qui est de l’état civil, par exemple, l’on apprend qu’un nouveau siège sera construit non loin de celui de l’APC. Le choix de terrain et l’étude technique ont déjà été effectués, selon notre source. L’actuel, bien qu’il ait fait l’objet d’une opération de réhabilitation, s’avère trop exigu pour contenir les nombreux administrés et répondre au volume de travail auquel sont soumis les travailleurs communaux. A si- gnaler que l’APC de Chlef gère actuellement pas moins d’une di- zaine de localités de grande taille, distantes les unes des autres de plusieurs kilomètres. A.Y. NAÂMA Des projets pour résorber le chômage P our une prise en charge efficace des projets confiés aux com-munes, le récent élargissement de la nomenclature du PCD a introduit des aménagements. Ainsi, la wilaya verra notamment la réalisation d’un centre universitaire, d’un hôpital de 120 lits, à Mecheria, de la canalisation et des conduites d’alimentation en gaz naturel, à Aïn Sefra, de 10 000 unités de logement rural, dont toutes la communes ont largement bénéficié, ainsi que de plu- sieurs dizaines de km de réseaux d’eau potable et d’électrifica- tion rurale. Malgré l’inscription de tous ces projets, le peu d’en- gouement des investisseurs publics et privés a plongé la wilaya dans la précarité économique et sociale. Celle-ci n’a pu insérer dans la vie active un plus grand nombre de jeunes sans emplois. D. Smaili TINDOUF Des lycéennes en détresse «N ous courons des risques, chaque jour, en sortant de cheznous le matin pour aller à l'école», se plaint un groupe de lycéennes habitant Haï Sellaga et ses environs. De ce quartier situé à la sortie Est, ces jeunes filles doivent traverser la moitié de la ville de Tindouf pour rejoindre leur lycée. Mais pour elles, le problème n'est pas seulement cette longue distance à parcourir, mais surtout la nuit qui règne encore à ce moment là. «Quand nous sortons de chez nous, avant 8 heures, il fait nuit, c'est le noir total», expliquent-elles. En effet, à Tindouf, le jour ne se lève pas tôt et pour arriver à l'heure, faute de transport, ces jeunes filles sont obligées de se mettre en route de bonne heure, en pleine nuit, avec tous les risques que cela comporte. «Les bus qui passent par notre quartier ne s'arrêtent pas parce qu'ils arrivent complets de Hassi Amar», affirment ces lycéennes, ajoutant qu'elles ont été, à plusieurs reprises, poursuivies par les chiens errants qui infes- tent cette partie de la ville. «Une fois, raconte l'une d'elles, deux de nos camarades ont dû grimper sur des poteaux élec- triques pour échapper à ces chiens». Ces jeunes lycéennes, affrontant chaque jour l'inconnu, souhaitent qu'un moyen de transport soit mis à leur disposition afin d'éviter un éventuel et regrettable incident. M. Milagh CHLEF Une convention de soins à l’éducation BÉCHAR 2 796 cartouches de cigarettes saisies 2 796 cartouches de cigarettes de marque Legend, produit de la contrebande, ont été saisies par la police à Kénadsa (25 km de Béchar). Le 13 janvier dernier, vers 19 heures, au cours d’une fouille routinière d’une Renault trafic à bord duquel circulaient deux frères, B.M et B.A, la police a découvert ces cartouches enfouies à l’intérieur du véhicule. Présentés le lendemain devant le magistrat instructeur, les deux présumés contrebandiers ont été écroués. M. N. RELIZANE Entrepreneurs en stage La maison Dar El Hanan d'El Matmar aura abrité, cinq jours durant, un cycle de formation de 45 jeunes entrepreneurs, en majorité engagés par les APC et la DAS dans le programme «Blanche Algérie». Ce stage leur permettra à l'arrivée de gérer des PME et de bénéficier de projets TUP-HIMO plus importants, lancés depuis quelques années par la direction de l'Emploi des jeunes. Ce stage, parrainé par la direction des PME / PMI de la wilaya de Relizane, a été fortement apprécié, notamment par 39 artisans entrepreneurs présents qui désirent être à nouveau en contact avec leurs formateurs qui les ont initiés aux lois de la fiscalité, à la maîtrise des cahiers des charges et à la gestion comptable de l'entreprise. I. B. ADRAR L’ADE s’implante Le gaspillage, la distribution anarchique, le pillage et la non satisfaction des besoins en eau potable des habitants de la ville d’Adrar vont certainement trouver leur solution avec l’arrivée de l’Algérienne Des Eaux (ADE) à Adrar. Après la dissolution de l’EPEDEMIA, la gestion de l’eau potable a été confiée à la régie communale. M. Abdelsselam Belaïd, ancien cadre de l’hydraulique, fraîchement installé à la tête de l’unité de l’ADE d’Adrar, explique que son entreprise assurera désormais «la gestion de la production, du transfert, du traitement, du stockage, de l’adduction et de la distribution et de l’approvisionnement en eau potable et industrielle». A. A. AÏN TÉMOUCHENT Algérie Télécoms ne rentabilise pas ses équipements I l est désormais un constat établi qui fait dire à la clientèle d’Algérie Télé- coms que celle-ci semble peu soucieuse de rentabiliser ses investissements et qu’en conséquence, elle perd de vue qu’elle est une entreprise à vo- cation commerciale. En effet, maints exemples à Aïn Té- mouchent témoignent de cette critique. Le premier est suggé- ré par des internautes de Cha- bat El Laham, qui nous ont alerté sur leur «abandon» par A.T. A cet égard, ils indiquent que les cybercafés de leur ville ont fermé à cause des coûts et de la non fiabilité de l’Internet par le biais du 15/15. C’est jusqu’à la maison de jeunes qui a du fermer le sien. Elle, qui rendait un précieux servi- ce, en particulier aux nom- breux lycéens et collégiens en mal de documentations dispo- nibles sur le net. Pourtant, l’équipement nécessaire pour octroyer des lignes ADSL à la clientèle est installé au niveau du central téléphonique de la ville. Il existe même au niveau de deux autres localités, Aïn El Arba et Sidi Ben Adda, et cela depuis un trimestre. «Qu’attend alors A.T pour le mettre en service au grand bonheur des internautes, obli- gés de se déplacer dans les quelques villes où l’ADSL existe ? Qu’attend-elle surtout pour rentabiliser ses équipe- ments ? Une rentabilité fi- nancière qui ne va pas d’ailleurs sans une rentabi- lité culturelle ?», interroge un enseignant. Par ailleurs, et sur un autre plan, l’opération WLL lancée à grand renfort d’un tapage médiatique, a tourné court pour ce qui est du volet Internet. En effet, bien des clients attirés par le côté pratique du téléphone sans fil n’ont pu obtenir une ligne ADSL parce que la publicité faite autour n’avait pas précisé que le nombre de ligne ADSL était très limité sur ce mode de téléphonie. DÉSENCHANTEMENT Ainsi, les clients voulant re- mettre les appareils qui leur avaient été «gracieusement of- ferts» et résilier leur contrat, se sont vu signifier l’obligation de payer l’abonnement d’une année. Du coup, la mort dans l’âme, certains ont gardé les appareils pour payer bimes- triellement l’abonnement et résilier le contrat à la f in de l’année. C’est encore une fois un mauvais coup pour l’opéra- tion, puisque d’une part les lignes accordées ne sont pas utilisées et les appareils égale- ment pendant que les ACTEL n’avaient pas d’appareils WLL à accorder à la clientèle qui se présentait à leurs gui- chets. Enfin, sa filiale Mobilis est en train de perdre des clients en ne s’alignant pas sur son principal concurrent pour ce qui est de l’allègement des procédures de régularisation des numéros non déclarés. En effet, chez Djezzy, il n’est ré- clamé que le minimum pour identifier le client, soit la pho- tocopie de sa carte d’identité nationale, alors qu’à Mobilis, on l’oblige à subir la chaîne à la mairie pour légaliser une déclaration sur l’honneur qui, en définitive, ne peut consti- tuer une garantie pour assurer que la puce n’est pas volée. «Qui viendrait déclarer une puce volée, une bricole coû- tant 200DA ?», expliquent des clients désappointés par tant de bureaucratie. M. Kali ●Des cybercafés ont été contraints de fermer à cause des coûts et de la non fiabilité de l’Internet par le biais du 15/15. L e montant global des factures impayées parles clients de la Sonelgaz à Mascara s’élève à quelque 24 milliards de centimes, a confirmé la direction de cette entreprise. 11,5 milliards de centimes, soit un taux de 47,91% de la totalité des créances, concernent les administrations, les collectivités locales, les établissements scolaires et autres secteurs pu- blics. Pour ces derniers, la Sonelgaz ne peut pas procéder à des coupures afin de les obliger à ho- norer leurs créances, contrairement aux particu- liers. Un montant de 5 milliards de centimes d’impayés, soit un taux de 20,83%, concerne le secteur de l’industrie, tandis que 4,6 milliards de centimes, soit 19,16% de créances impayés, concernent les particuliers. Le reste, qui est de 2,9 milliards de centimes, concerne les impayés des travaux engagés par des entreprises dans les différentes opérations de développement. A. Souag SONELGAZ 24 milliards de créances à Mascara L a sonelgaz qui, l’année der-nière, procédait à des cou- pures d’électricité pour di- verses raisons, entraînant le mécontentement des ménages vient d’améliorer ses presta- tions de service. Pas moins de 13 milliards de centimes ont été débloqués pour financer l’en- tretien de ces opérations, à sa- voir le changement des sup- ports électriques vétustes, de câbles usagés ainsi que le rem- placement des anciennes chaînes isolatrices. En outre, un deuxième départ (source élec- trique) alimentera le coté sud de Saïda. Quant à Ouled Bra- him, il a été créé une nouvelle source autonome pour son ali- mentation en énergie élec- trique. Pour l’année 2007, le système SCADA va être inces- samment lancé. Cette technolo- gie permettra de détecter à dis- tance toutes les pannes, à partir de télécommandes, et touchera toute les communes, selon le directeur de la Sonelgaz. Pour rappel, cette entreprise a enre- gistré 52 783 abonnés en éner- gie électrique et 25 490 foyers raccordés au gaz naturel. Le même directeur, M. Belmada- ni, déplore le taux de perte en énergie électrique qui est de 14% et signale que plus d’une cinquantaine de fraudeurs ont été pris en flagrant délit. Pour les créances, il avance le chiffre global de 19 milliards 200 mil- lions dont 6 milliards 200mil- lions pour les particuliers et 5 milliards 500 millions pour les communes. Sid Ahmed …Et plus de 19 milliards à Saïda Les internautes sont obligés de se déplacer dans les autres villes pour avoir l’ADSL PH O TO : D . R .
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 11 R É G I O N C E N T R E PLAN DE DÉVELOPPEMENT À M’SILA L’attente de Djebel Messaâd ● Y a-t-il une politique de tourisme ? Telle est la question que se posent les Mozabites en cette période de préparation du circuit printemps. A travers la série de visites d’inspection duwali de M’sila dans les différentes com- munes, notamment rurales, on a eu la latitude de constater la prise en charge effective des préoccupations des populations rurales et à tra- vers la mise en œuvre d’une panoplie de projets de proximité. La prise en charge des préoccu- pations des citoyens va au-delà de celles expri- mées par les communes rurales mais égale- ment celles des dechrate qui ne sont pas visibles à partir des routes asphaltées. Les- quelles se situent au-delà des montagnes qui se dressent comme la limite de l’existence d’une quelconque vie. C’est le cas des dechrate de Deguifta et Traïfia qui, s’incrustant au milieu de monts et collines au sein d’un territoire ponctué d’une dense nappe alfatière, ne sem- blent exister que pour les populations qui les composent. N’empêche que lors de notre visite dans la journée du 8 janvier, le douar de De- guifta, avec ses 48 ménages, a été récemment alimenté en électricité, où 10 logements ruraux ont été affectés. Par ailleurs, le projet de proxi- mité au profit de ce douar d’une superficie de 1600 ha a permis la réalisation de 7 forages, d’un verger de 15 ha et l’ouverture de pistes pour un coût avoisinant les 29 809 000 DA. «Cet ensemble d’actions, nous dira un éleveur de Deguifta, permettra à la population de se stabiliser et également de susciter le retour d’autres familles qui ont déserté le douar du- rant les années écoulées.» Si un retour des fa- milles est enclenché, nous dira le directeur de l’industrie et des mines, «on pourra les satis- faire en matière d’alimentation en énergie par le fait que l’élément essentiel de l’électrifica- tion d’une zone réside dans l’amenée de la ligne électrique et qu’on jouera uniquement sur le nombre de postes». Le constat de satis- faction devant le regain de l’activité dans les contrées reculées ne peut toutefois mettre le voile sur les actes de défrichement de parcours dans une totale impunité. Rien ne dissuade les éleveurs de ces contrées à certaines pratiques qui affectent foncièrement les parcours ; ces éleveurs ne semblent pas être au courant du fait que les défrichements constituent le prélude à la dégradation d’abord et à sa désertification par la suite. Des milliers d’hectares de parcours steppiques tombent entre les mains de préda- teurs chaque année qui ne lésinent aucunement pour déstructurer les sols, les rendant impro- ductifs même de leur végétation séculaire. La circonscription de Djebel Messaâd, en charge de la protection des parcours, semble être non concernée et personne, nous dit-on, n’a été ver- balisé pour les actions des actes de défriche- ment des parcours. Par ailleurs, la commune de Slim, qui a fait l’objet de la visite du wali de M’sila durant cette journée et en dépit des pro- jets réalisés, notamment en matière d’éduca- tion (lycée) et d’alimentation en gaz naturel, ses citoyens n’ont pas manqué de soulever un certain nombre de problèmes liés à l’électrifi- cation rurale de Draâ Sidi Lerbahi et Lougrai- nate, l’aménagement des quartiers du village, le non-paiement des fonctionnaires de l’APC de Slim depuis trois mois, l’éclairage public du village et l’alimentation en électricité de cer- tains quartiers. Les citoyens n’ont pas manqué d’exprimer leur impatience face aux lenteurs qui caractérisent le projet de raccordement du gaz naturel au réseau du village récemment installé. Pour le wali, le projet du gaz de ville est un acquis pour les citoyens de Slim qu’il va falloir ne pas sous-estimer. Quant aux autres préoccupations, dira le wali, elles vont être prises en charge. Le wali n’a pas manqué de rappeler l’indigence de l’APC de Slim qui n’est même pas en mesu- re de payer ses fonctionnaires et les quelques utilités, notamment le chauffage pour les écoles. Une provision financière, dira le wali, a été mise en place pour le paiement de cen- taines utilités. Signalons au passage que la population de Slim, qui dépend du secteur sanitaire de Aïn Melh, ne peut aucunement bénéficier des pres- tations des spécialistes qui exercent à l’hôpital de Aïn Melh par le fait, nous dira un citoyen, que l’état de la route qui y mène est imprati- cable du fait de sa détérioration. S. Ghellab BLIDA Amar Ghoul en inspection A vant de rallier la wilaya de Aïn Defla où il a ef- fectué une visite d’inspection, Amar Ghoul, mi- nistre des Travaux publics, a observé une escale dans la wilaya de Blida pour s’enquérir de l’état d’avancement de l’autoroute Est-Ouest. Lors de cette halte, le ministre, accompagné des auto- rités locales, a inspecté le tronçon Beni Mered (Bli- da), El Hosseïnia (Aïn Defla) long de 25 km et qui tra- verse cinq communes de la partie ouest de la wilaya de Blida. Au vu de cette inspection, le ministre s’est déclaré sa- tisfait du taux de réalisation mais aussi des actions en- gagées, notamment en matière de reboisement et de protection des berges de l’oued qui longe la RN 4. Au niveau d’un chantier, Amar Ghoul a été informé des actions menées par les ingénieurs pour tous ce qui concerne l’électricité, le gaz et les ouvrages d’arts. A cet effet, le ministre qui a parcouru à pied plus d’un kilomètre pour visiter l’un des plus importants ou- vrages d’arts du tronçon, a affirmé qu’«avec l’aide du wali de Blida, le projet est en bonne voie dans la ré- gion surtout en ce qui concerne le taux de réalisation, mais nous devons doubler notre cadence de travail pour le finaliser dans le délais», affirme le ministre. Enfin, et après avoir entendu les techniciens sur l’état d’avancement et de réalisation du projet dans la wi- laya de Blida, le ministre des Travaux publics a accen- tué ses propos sur la mise en œuvre d’une autoroute verte et conforme aux exigences internationales avant de se diriger vers la wilaya de Aïn Defla pour une visi- te de travail. Mohamed A. H. BOUMERDÈS Le calvaire des habitants de Naciria L es résidents de la cité des 100 Logements de Naci-ria, 35 km à l’est de Boumerdès, construite dans le programme du relogement des sinistrés du séisme du 21 mai 2003, se plaignent de nombre d'insuffisances. L'éclairage public figure en tête des revendications des habitants. Ils se disent plongés dans le noir depuis le premier jour de leur relogement, au mois de mai 2006. «Nous avons alerté les autorités locales, mais nos appels ont été vains», déplorent-ils. Les citoyens évoquent aussi «les multiples pénétra- tions des eaux pluviales et les ruissellements d’eau enregistrés après chaque averse». Une quinzaine de familles souffrent de ce problème. «Devant cet état de faits, nous avons alerté le bureau local de l'OPGI. Ce- lui-ci nous recommande d'aller voir la direction à Ré- ghaïa», ajoutent les habitants. Par ailleurs, le vice-président d’APC, M. Béchar, élu du FFS, nous avoue que «cela relève de la responsabi- lité de l’OPGI». «L'APC ne peut pas régler ce genre de problème inhé- rent à la réalisation des travaux», dit-il. A cela s'ajou- tent les ordures qui commencent déjà à s'amonceler dans les 4 coins de la cité. Ramdane Koubab Taourga sans gare routière S on inauguration était prévue pour le 5 juillet del’année écoulée. Six mois après, les travaux de réalisation de la gare routière du chef-lieu de commu- ne, Taourga, n’ont pas bougé d’un iota. Tout porte à croire que sa mise en service est renvoyée aux ca- lendes grecques. En attendant un éventuel miracle, les voyageurs conti- nuent de supporter, malgré eux, les rayons ultraviolets d’un soleil de plomb en été et un froid glacial en hiver. Les responsables locaux, qui nous avaient cité il y a de cela 7 mois la date précitée pour l’inauguration de la- dite gare routière, avancent aujourd'hui l’argument fi- nancier pour justifier ce retard. H.A. SECTEUR TOURISTIQUE À GHARDAÏA La vallée du M’zab inquiète A près ce que nous a démontré la trêve hivernale, c’est la question que tout le monde se pose et qu’à notre tour, nous avions posée à des professionnels du secteur exerçant au Sud, en l’occurrence les responsables d’agences de tourisme. Toufik Boughali, directeur de l’agence M’zab Tour, répond par la négati- ve, estimant que le tourisme est une affaire de professionnels et non de gouvernement. «En Tunisie, on a appris aux gens à porter des fleurs de jasmin der- rière l’oreille comme signe de ce pays !», déclare-t-il. Quel est celui de notre pays ? S’interroge-t-il ? Le nom de Boughali est connu dans le milieu de la profession de- puis 1980, et l’agence de l’époque était gérée par son père jusqu’à 1985. Le fils qui était prédestiné à une autre carrière dut exercer un mé- tier qui aujourd’hui le passionne. Selon l’aveu même de ses clients, l’expérience avec l’agence M’zab Tour a été satisfaisante, d’autant que le gérant accorde des circuits touristiques à la carte pour ceux qui le souhaitent.Actuellement, 90% de sa clientèle est composée de touristes étrangers et parfois de grandes personnalités.Avant 1992, les Algériens représentaient 20 à 30% seulement de l’effectif total, le reste étant des étrangers. Avec l’évolution de la situation sécuri- taire, le chiffre d’affaires a baissé de 70% par rapport à ce qu’il était. Les agences de M’zab Tour sont domiciliées à Alger, à Tamanrasset et à Ghardaïa. Dans cette féérique localité, il existe également ce qui est appelé «village d’accueil», un agréable «hôtel nomade» à 4 km sur la route de l’Oued l’Intissa. Des tentes, des lits, des 4x4, voire même des chameaux y sont dispo- nibles. Des randonnées, des conférences archéologiques, des soirées et des circuits à caractère culturel sont proposés. Pour Tou- fik Boughali, «le tourisme est ‘’mort’’depuis la décennie noire. Les agences de tourisme locales n’ont pas su faire un travail d’in- formation en direction des tou- ristes algériens en vue de rempla- cer la clientèle étrangère». La région du M’zab, à elle seule, a perdu pas moins de 50 000 visi- teurs. C’est la conséquence du manque des structures d’accueil appropriées à la politique du tou- risme, la tarification excessive des billets de voyage, les retards et la rareté des vols (seulement 2 vols/semaine à destination de Ghardaïa !) Quant au cousin de Toufik, Brahim Boughali, à son tour gérant de l’agence Voyage sans Frontières, depuis 17 ans, est optimiste quant à l’intérêt porté par l’Etat, ces derniers temps, pour le tourisme : «Même s’il n’y a pas encore une vraie politique nationale, il y a au moins une bon- ne volonté. M. Rahmani a été le seul ministre à parler sérieusement de tourisme et des mécanismes de son raccom- modage.» Nos deux interlocuteurs pensent que «ce n’est pas à l’Etat de relancer le secteur mais aux professionnels, à condition, ce- pendant, de mettre les moyens qu’il faut !», estimant qu’une poli- tique nationale de tourisme doit faire intervenir les ministères de l’Environnement, voire même des Affaires étrangères qui doivent travailler de concert avec celui du Tourisme... pour un programme de vols directs (Charters) de Ghar- daïa vers les principales villes d’Europe, ce qui serait, de leur avis, d’un grand apport pour la re- lance de l’activité touristique dans la vallée du M’zab, cette région qui ne s’anime timidement, en ce moment, que lors des trêves sco- laires et des vacances estivales. «Quoi qu’il en soit, ici à Ghar- daïa, il faut concevoir que tous se prête au tourisme, et pour garder le cachet authentique de la région, il faudrait penser à dresser des tentes en ‘’palmes de palmiers’’, par exemple, plutôt que de construire des hôtels. C’est ce qui attire le plus les étrangers !» Aïssa Hadj Daoud Des circuits touristiques à la carte sont proposés aux touristes PH O TO : M . T A G H LI T
  • PATRIMOINE FORESTIER El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 11 U ne enveloppe de 70 milliards de cen- times a été allouée au secteur forestier de la wilaya de Constantine au titre du programme de soutien à la relance écono- mique, PSRE 2001-2005. Un budget jamais at- teint depuis l’indépendance », tels sont les pro- pos de Brahim Djehel, chef de service gestion et planification à la conservation des forêts de la wilaya de Constantine. Des efforts ont été ac- complis ces dernières années en matière de pré- servation et de développement du patrimoine forestier, en dépit de toutes les actions de brada- ge et de braconnage. La conservation qui a en- registré une quarantaine d’infractions durant l’année 2006, sanctionnées par des procès-ver- baux transmis à la justice, a relevé un grand nombre d’incendies volontaires, d’abattages clandestins d’arbres et surtout des opérations de chasse illicites en dehors de la période d’ouverture de la chasse, comprise entre juillet et décembre. «Plusieurs espèces protégées se trouvent menacées à l’image du lièvre, de la perdrix, de la caille, de la tourterelle, du canard et autres oiseaux d’eau mi- grants, qui n’échappent pas aux fusils des chas- seurs», explique Mohamed Kheireddine Saighi, res- ponsable du service de protection de la faune et de la flore. Estimé à 18 978 ha, le patrimoine forestier de la wilaya de Constantine couvre 8,3 % de sa superficie totale. Un massif composé essentiellement de chêne- liège, d’eucalyptus et de pin d’Alep, avec une réparti- tion spatiale écologiquement positive, même si les forêts de Chattabah dans la commune de Aïn Smara et de Draâ Naga dans la commune d’El Khroub, concentrent à elles seules près de la moitié de la su- perficie totale. «Entre 1962, où le massif forestier s’étalait seulement sur 11 000 ha, et 2006, le bilan fait état de 7000 ha plantés, grâce aux grands plans de reboisement, ce qui est déjà considé- rable; mais si l’on tient compte des incendies qui ont touché les jeunes plants, on relève que plus de 2000 jeunes boisements ont été perdus à jamais», précise-t-on à la conservation des forêts. L’année 1999 demeure de loin celle de tous les dégâts, avec une perte de 406 ha de fo- rêts et 678 ha de broussailles. Avec la mobili- sation d’importants moyens d’intervention, le renforcement des brigades, la sensibilisation des riverains et l’aménagement de pistes, la conservation des forêts parviendra à limiter les pertes avec seulement 23 ha de forêts et 148 ha de broussailles perdus en 2006, contre 60 ha de forêts et 495 ha de broussailles en 2005. L’aug- mentation du taux de boisement de 8 à 14 % par l’exécution du plan national de reboise- ment (PNR), constitue l’un des principaux axes de développement ; parmi les actions en vue de la conservation des forêts de la wilaya de Constantine, on retiendra le développement et la protection du bassin versant de Béni Haroun et celui de Bouham- dane dans les communes de Aïn Abid et Ibn Badis, comme a tenu à souligner Ahmed Boudjadi, respon- sable du service de l’extension forestière et du déve- loppement des terres. S. Arslan A l’échelle de la wilaya de Constantine, une haussedes accidents de la circulation a été déplorée en 2006. Mais, à contrario, le nombre de morts a connu une régression de l’ordre de 8,52 %. Emanant du groupement de gendarmerie, ce constat comparatif révèle, en effet, que 59 décès ont été enregistrés en 2006, contre 70 en 2005, alors que la proportion est inversée concernant le nombre des accidents (599 contre 570) et celui des blessés (1081 contre 1128). 92% des accidents ont été déplorés sur des routes nationales, 5% sur des chemins de wilaya et 2% sur des chemins communaux. D’après cette source, c’est au mois de septembre 2006 que la délinquance routière a atteint son apogée avec 74 accidents enregistrés, suivi des mois de juillet (68) et août (58). Cette analyse des services de la Gendarmerie nationale fait ressortir, par ailleurs, que le plus grand nombre des accidents est enregistré les week-ends. La moyenne affichée est de 133 accidents au compteur des jeudis, et de 111 à celui des vendredis. En outre, aussi paradoxal que cela puisse paraître, les conducteurs les plus incriminés dans ces accidents de la circulation se situent dans la tranche d’âge des 30/40 ans. Ils sont talonnés de près par les 18/29 ans, à qui il est imputé 32,08% des accidents. Autre fait étonnant, on retrouve en troisième position les plus de 51 ans, à quelques encablures devant les conducteurs âgés entre 40 et 50 ans. 73% des causes à l’origine des accidents enregistrés en 2006 sont imputées à l’erreur humaine et au non-respect des dispositions du code de la route, notamment l’excès de vitesse et les dépassements dangereux. L’état des routes et la vétusté des véhicules seraient responsables de 12% des sinistres enregistrés sur le territoire de la wilaya de Constantine et 15% à d’autres causes. D’autre part, aussi bien au niveau des barrages fixes que lors de points de contrôle opérés par des brigades motorisées, les services de la gendarmerie ont constaté pour l’année 2006 la bagatelle de 2447 infractions, trois fois plus qu’en 2005, où seulement 734 délits avaient été verbalisés. Un durcissement confirmé au niveau des amendes infligées aux contrevenants : 16 189 en 2006 contre 8 994 en 2005. Ahmed Boussaid CONSTANTINE INFO La forêt d’El Meridj C e rendez-vous, réservé auxprofessionnels de l’embal- lage agroalimentaire, de la boulangerie, la pâtisserie, la restauration et l’hôtellerie, a fait l’objet d’une conférence de presse, livrée jeudi passé, au niveau de la Chambre de com- merce et d’industrie Rhumel (CCIR) à Constantine. Cette rencontre a permis au directeur de Comexpo-Paris, Bertrand Laurent, de donner un aperçu sur les démarches entreprises à ce jour, pour faire de ce carre- four des professionnels un événement à la hauteur de l’ambition qui a présidé à la création d’un partenariat sérieux entre notam- ment, la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), l’Association pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agro-alimentaires (ADEPTA) France, la Safex et Comexpo-Paris. Le Djazagro, qui a pratiquement doublé de taille depuis 2003, ras- semblant pour sa dernière édition quelque 308 exposants-fabri- cants de 19 pays et dont plus de 82% sont des étrangers. Pour 2006, donc, le salon a engrangé un nombre très appréciable de visiteurs professionnels, soit 8500 visiteurs. Des nouveautés décidées pour conforter cette dynamique, B. Laurent annonce l’institution de tro- phées Djazagro 2007, des ateliers techniques ouverts par les expo- sants, un fournil de boulangerie avec un laboratoire de pâtisseries en fonctionnement, mais encore un cycle de conférences au profit des professionnels. Pour le directeur de Comexpo-Paris, le salon confirme sa bonne santé, en constante progression; il ambitionne de devenir le salon de référence et l’événement-clé pour les profes- sionnels de l’agroalimentaire, non seulement en Algérie, mais pour toute l’Afrique du Nord. Avant de clore la séance, B. Laurent a pré- cisé que pour étoffer et enrichir un peu plus ce prochain salon, il a été décidé l’organisation d’un forum-labo qui consistera en l’expo- sition, par les fournisseurs de laboratoires spécialisés, de matériels de mesures. Enfin, tout en invitant les professionnels de la région à prendre part à cet événement d’importance, le premier responsable de Comexpo a indiqué l’ouverture d’un nouveau site web sur le- quel toutes les informations sont portées. Dj.B. PH O TO : EL W AT N ● Des efforts ont été accomplis dans le secteur des forêts ● Cependant, les incendies et le braconnage vont bon train, annihilant ces efforts et menaçant certaines espèces pourtant protégées. PROJET D’UNE MAISON POUR L’ARTISANAT Parmi les grandes métropoles de l’Algérie, la ville de Constantine est la seule à ne pas disposer d’une maison de l’artisanat. Le projet date pourtant de l’année 2004 après le choix d’une assiette de terrain dans la cité Emir Abdelkader, sur le site de l’ex-bidonville Tennoudji. Il faudra tout de même attendre le premier trimestre 2007 pour obtenir le financement nécessaire pour la réalisation d’un site qui devra rassembler les artisans de la ville. Ces derniers, disséminés un peu partout dans les différents quartiers, tels que Remblai, Polygone et Bardo, réclament surtout une revue à la baisse des loyers de leurs ateliers faisant partie du patrimoine de l’APC de Constantine. Certains n’arrivent plus à s’en acquitter. En l’absence d’un contrat, d’un bail de location ou d’un acte de propriété, ces artisans, dont la plupart activent d’une manière informelle, ne parviendront pas à avoir leurs cartes d’artisans auprès de la Chambre des arts et des métiers, pour bénéficier des avantages accordés par l’Etat au secteur de l’artisanat. S. A. DES RECEVEUSES CONTRÔLEUSES À L’ETC En plus d’avoir apporté un souffle nouveau aux transports urbains, transcendés par la mise en circulation d’une cinquantaine de bus flambant neufs et la mise en œuvre d’une nouvelle dynamique, l’Entreprise des transports de Constantine (ETC) vient une nouvelle fois d’innover en recrutant 4 femmes comme receveuses-contrôleuses. De niveau universitaire, ces nouvelles recrues ont pris à bras-le-corps et sans complexe aucun, un «job» réservé jusque-là aux hommes et rien qu’aux hommes. D’après le directeur des transports, il est même envisagé de recruter prochainement la première femme conductrice de bus et poser ainsi le premier jalon d’un programme, où les femmes ne seront plus en reste. Pour rappel, il est utile de souligner que l’ETC en est à sa seconde année d’exploitation. Si l’on en croit les chiffres fournis par la tutelle, cette entreprise exploite à l’heure actuelle 9 lignes et comptabilise jusqu’à 50 000 usagers/jour. Une performance rendue possible par la qualité de sa flotte et des prestations de service qui font sérieusement de l’ombre aux opérateurs privés, régulièrement pointés du doigt pour la médiocrité de leurs prestations et l’état lamentable de leur flotte. AGRESSION AU CAMPUS MENTOURI H. A., 21 ans, une étudiante en biologie, n’en revient toujours pas de la triste mésaventure qui lui est arrivée en plein milieu du campus central de l’université Mentouri. Pour avoir repoussé les avances d’un «dragueur», comme on dit communément, elle a reçu en retour un coup de tête en plein visage, ce qui lui a occasionné une fracture du nez et une incapacité de 14 jours, délivrée par la médecine légale du CHU Benbadis. Les parents de la victime ont tenu à manifester leur indignation, en affirmant que l’agresseur est un désœuvré qui n’avait rien à faire au campus d’autant que son accoutrement et ses faits et gestes avaient de quoi alerter les services de sécurité de l’université. Ils se révoltent également devant le fait que l’institution universitaire ne s’est nullement inquiétée des suites à donner à cette affaire. Pour rappel, le 26 décembre dernier, 3 étudiantes ont été agressées par des voyoux encagoulés et armés de couteaux. A. B. 70milliards de centimes pour le développement Le meilleur du pire DJAZAGRO 2007 UN ÉVÉNEMENT QUI PROMET LE FAIT DU JOUR Les préparatifs pour la tenue de la cinquième édition du salon international Djazagro, vont bon train. Prévu du 16 au 19 avril prochain au pavillon central du palais des expositions des Pins maritimes à Alger
  • TIARET INFO El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 11 R evoir le train sillonner les plaines du Sersou et rallier Tia- ret depuis Relizane au bout de seulement 45 minutes, à raison d'une vitesse de 160 km/heure, ce sera chose faite d'ici la fin des travaux devant permettre la pose de nouvelles lignes ferroviaires. L'axe Relizane-Tiaret-Tissemsilt, long de 180 km, et plus tard celui Tiaret-Saïda devraient ainsi constituer pour la société nationale du transport ferroviaire l'une des nom- breuses variantes retenues au titre de la stratégie globale de dé- veloppement de ce segment d'activité. C'est devenu, comme ce fut souligné dans un des nombreux rapports du CNES, «un truisme que d'affirmer que les transports constituent le reflet du degré de développement d'un pays et un puissant vecteur de croissance économique». C'est à ce titre que M. Tighiouart, chef de département infrastructure à la SNTF, et M. BAHI, re- présentant du groupement d'étude Autrichien Overmaier en charge du dossier, bien qu'ayant mal expliqué le projet mardi dernier devant un panel local constitué de responsables dont le wali et son exécutif, n'en avaient pas moins situé les perspec- tives à l'aune de programmes de soutien à la croissance et celui plus consistant lié au développement des Hauts Plateaux. DÉSENCLAVEMENT DE LA RÉGION Tiaret, explique-t-on, de par sa position géostratégique à l'échelle régionale, devrait constituer un point focal dans toute l'option retenue au titre de la rocade des Hauts Plateaux. Les deux cadres de la SNTF, qui soutenaient avoir pris en compte, pour l'inscription du projet dans une perspective de son inser- tion au SNAT, assurer le désenclavement et permettre l'accom- plissement de navettes rapides entre les villes précitées, avaient aussi péché dans le cadre de l'élaboration des plans par «ce désintérêt manifeste à solliciter les responsables locaux dont les directions et institutions concernées». Cela a valu des ré- serves mais aussi des inquiétudes des autorités locales. Inquié- tudes liées à la «non prise en charge de l'extension du tissu ur- bain et des grands projets structurants définis d'ailleurs dans le nouveau PDAU ainsi révisé». Le souci du premier responsable de l'exécutif, en l'absence du nouveau tracé, n'a pas suscité l'ap- probation. Sur la nouvelle voie Relizane-Tiaret-Tissemsilt, ain- si projetée, les villes devraient être contournées. Cinq nouvelles gares sont prévues principalement à Zemmora, à Mendès, à Ra- houia, à Mechraa-Sfa et enfin à Tiaret. De Tiaret vers Tissem- silt, il y a, dit-on, nécessité de desservir les localités de Aïn Bouchekif et de Mahdia. Celles existantes devraient être ver- sées au titre du patrimoine historique et culturel de l'entreprise, donc préservées après réhabilitation. Pour la prise en charge des décisions idoines, l’on doit dès lors, comme le suggéraient les experts, «ne plus attendre que le processus d'accroissement de la consommation d'énergie, des accidents de la route, de la pol- lution et des nuisances environnementales atteigne un seuil cri- tique de non-retour pour tenter de démêler l'écheveau», ni pro- céder par «le recours hâtif à des mesures frappées du sceau de la précipitation et qui n'auraient pas reçu, de ce fait, la matura- tion nécessaire.» Si l'on croit les responsables concernés, il y aura trois tunnels dont deux à zemmora et un autre à Mendès ainsi qu’un viaduc ferroviaire. L'ouverture des plis, prévue pour le 24 février prochain, risque d'être prolongée car «les plans parcellaires de communes intéressées n'ont pas encore été remis», encore que l'approche en matière d'étude avait pé- ché, comme a tenu à le souligné le wali, par «une mégalomanie qui avait beaucoup fâché.» La rencontre, la première du genre pour expliquer le projet, a été tout de même instructive car Tia- ret, concernée par la réalisation d'une raffinerie, d’un port sec, d’un marché de gros, d’un pôle universitaire, d’une gare routiè- re intermodale, en plus de l'existence de silos et de l'Aéroport, ne pouvait se permettre, en optimisant le tracé, le luxe de rater l'opportunité d'un tel investissement. Il s’agit en fait d’un tracé aux caractéristiques géométriques devant éviter la ville qui connaît un boom en matière d'urbanisme. Le schéma global tant pour l'axe Relizane-Tiaret-Tissemsilt que pour celui futur de Msila-Aïn Ouessara-Tiaret-Saida, devrait inclure toutes ces zones d'activités, pour permettre aux usagers de bien bénéfi- cier de ce type de transport. A. Khalid HAUTS PLATEAUX Le train arrive ● L'axe Relizane-Tiaret-Tissemsilt, long de 180 km, et plus tard celui Tiaret-Saïda devraient constituer pour la SNTF l'une des variantes retenues au titre de la stratégie globale de développement des transports. L a vocation agro-sylvo-pastorale fait de la wilaya de Tis-semsilt, qui s'étend sur une superficie de 3 151 km2, l'une des régions de grande production céréalière et d'éleva- ge ovin, bovin et caprin. L'absence d'infrastructures économiques, ajoutée à la posi- tion géographique qui ne permet pas une fluidité commer- ciale favorable et la faiblesse de l'énergie électrique, sont entre autres les problèmes qui imposent la pauvreté à Tis- semsilt. Pour endiguer les flots de cette pauvreté, le wali a pris des mesures visant la création de 2 000 postes d'em- ploi et l'amélioration de la situation économique de la wilaya, et ce à partir de l'exploitation des trois barrages (Mghila, Kodiat Rosfa et Bougara) d'une capacité avoi- sinant les 95 millions de m3 ainsi que la mise en chantier de huit retenues collinaires. Pour ce qui est des barrages de Mghila et de Bougara, des canaux à ciel ouvert, des réservoirs et des stations de pom- page ont été mis en exploitation sur un réseau d'irrigation de 1 800 ha répartis en trois couronnes intensives, semi in- tensives et extensives. Le périmètre d'irrigation vient d'être cédé en concession d'exploitation à l'ONID (office national de l'irrigation et de drainage) et la mise en eau est permise au profit d'un groupe de fellahs ayant finalisé leurs dossiers avec l'organisme de gestion. Le premier responsable de l'exécutif opte pour l'exploitation du barrage de Kodiat Rosfa, qui est d'une capacité de 73 millions de mètres cubes, et des huit retenues collinaires dans le courant du deuxième semestre de l'année en cours. Outre l'alimen- tation en eau potable de 14 communes de la wilaya, cette infrastructure hydraulique permet d'irriguer, en effet, jusqu'à 3 000 ha et devrait générer au moins un millier de postes d'emploi. Le secteur agricole se doit désormais de diversifier, voire de moderniser le travail de la terre et sortir ainsi de la monoculture, onéreuse et tributaire des conditions climatiques. Hadj Boudiaf DANGER DE L’AMIANTE : A QUI S’ADRESSER ? N ous, habitants de la cité dite «VRD- ex Base de vieENF», au nombre de 84, sommes dans l'expectative et nous ne savons pas à quelle institution s'adresser pour pou- voir prétendre à une aide et au crédit consentis par l'état, concernant les bâtisses qui commencent à décliner du fait de la présence de l'amiante dans les baraques. Pour rappel, des mesures d’aide au relogement ont été promulguées à la faveur de la dernière loi des finances. Erigées depuis 1976, les battisses présentent, en effet, des signes évidents de dé- crépitude et génèrent surtout des inquiétudes liées à la pré- sence de l'amiante et de la laine de verre dans les plafonds. Si les lois de la République concernent tous les Algériens, nous devrions en profiter. A contrario, les responsables concernés ont le devoir de nous éclairer car notre impatien- ce n'a d'égal que l’espoir suscité par cette loi. Les habitants de la cité ex base de vie-ENF Urbanisme : Faut-il se suffir des lois ? TISSEMSSILT L’EAU POUR SAUVER LA RÉGION L E P O I N T D U D I M A N C H E S i l’on croit la teneur d’un commu-niqué de la wilaya, «les services de l’urbanisme iront vers la destruction systématique de toutes constructions dont les propriétaires n’auraient pas souscrit aux normes en vigueur». Le communiqué au ton sec et sans équi- voques fait état de «commerces ou- verts sous les immeubles non achevés». Les propriétaires sont ainsi sommés d’achever leurs constructions. Dans la réalité, la ville, du point de vue urba- nistique, reste empêtrée dans un inex- tricable méli-mélo où même les es- paces verts ont été dépecés. Dans le cadre de l’auto construction, plus de 3 000 acquéreurs de lots de terrain à bâtir vivent une toute aussi inextri- cable situation. Sans permis de construire dûment délivrés, ils font dans le système «D». A cause des len- teurs bureaucratiques entre les ser- vices techniques de l’APC et les do- maines, qui tardent à régulariser les actes, ces acquéreurs restent otages d’un problème qui reste pour l’heure insoluble ! Conséquence première de cette situation : L’anarchie s’installe dans les cités. Erahma et Ettefah El Mannar, qui sont par ailleurs des ex- croissances, demeurent des illustra- tions parfaites de la gabegie. Bien plus, beaucoup de citoyens, sidérés par le re- tournement de la situation, ont carré- ment décidé de vendre leurs biens pour aller s’installer ailleurs. La ville dans son ensemble a beaucoup perdu de son charme et de ses repères. Les projets les plus gigantesques côtoient des plaies hideuses. La campagne, que les services de l’urbanisme disent avoir lancée, infléchira-t-elle la donne ? A voir le manque d’entrain qui carac- térise l’opération, il est permis d’en douter. A moins que le discours déve- loppé pour la circonstance est dicté par des objectifs que nous ignorons. A près une longue attente, les jeunes de Sougueur, deuxiè-me importante commune après le chef-lieu de wilaya, vont devoir très bientôt bénéficier d'un important espace culturel et scientifique qui reste, toutes proportions gar- dées, à la hauteur des espérances des jeunes de cette im- portante ville. S'étendant sur une superficie de 1 500 m2, le centre de loi- sirs scientifiques, qui coûtera au total plus de 70 millions de dinars (équipements compris), est doté d'espaces réservés aux multimédias et à l’Internet, à une bibliothèque; aux es- paces de jeux et de loisirs pour enfants et à une salle d'expo- sitions. D’autres salles serviront à l'animation collective, à savoir une salle polyvalente pour projections et conférences pouvant contenir jusqu'à 200 places, des ateliers, dont ceux destinés aux enfants, pour l'astronomie, la biologie, l'élec- tricité, la mécanique et, enfin, celui désigné sous le qualifi- catif d'«atelier des petits débrouillards». Le centre, doté bien sûr d'une administration ainsi que de salles d'accueil et de réception, est pourvu d'une cafétéria et autres services. A. K. SOUGUEUR ENFIN UN CENTRE DE LOISIRS POUR LES JEUNES Par A. Fawzi COURRIER DE LA SEMAINE PH O TO :D . R . Une nouvelle voie ferrée sera créée pour lier les villes de Relizane et Tissemsilt via Tiaret
  • Pas avant décembre 2007 TRANSFERT DES EAUX DE TICHY HAF (BÉJAÏA) El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 13 A vec des prévisions de deux mois de retard sur son échéance, le projet de transfert des eaux du barra- ge de Tichy Haf, dont les tra- vaux connaissent actuelle- ment un taux d’avancement de 20 à 25 %, ne sera pas livré avant le mois de décembre 2007, si tout va bien. Ce projet, qui date de 1993, a été finalement actualisé et tout a été revu pour tenir compte des besoins évolutifs de la so- ciété jusqu’à l’horizon 2025. C’est ce que nous avons appris auprès de l’Agence nationale des barrages et transferts dont le chef de projet, M. Dris, tient à mettre l’accent sur les diffi- cultés rencontrées tout le long du tracé de la future conduite qui va de la station de traite- ment sise à Aït Rzine, non loin d’Akbou, jusqu’à Béjaïa. Aux problèmes techniques impo- sés par un relief particulière- ment accidenté, il faut ajouter l’encombrement d’une vallée de la Soummam connue pour la densité de sa population, l’émiettement des par- celles qui complique l’opération des expropriations et la réticence d’une population, viscéralement atta- chée à ses terres, à autoriser le passage de la conduite. En fait, sur le tracé, des ouvrages d’art importants, tels que des ponts, ont été récemment intégrés d’où la nécessité de faire appel à d’autres compétences que Astaldi et ETRHB, les deux entreprises qui se char- gent actuellement de la réalisation du projet. Concernant la station de traitement d’Aït Rzine, d’une capacité de 120 000 m3/j, elle est actuellement en cours de réalisation. Il en est de même pour les 7 réservoirs qui doivent desservir les localités d’Akbou, Ouzellaguen, Sidi Aïch, Timezrit, El Kseur, Amizour et Béjaïa ; les travaux n’en sont qu’aux études de génie civil et aux terrassements. Il en est de même pour le projet d’irrigation confié à l’Onid, l’Office national de l’irrigation et du draina- ge. Un piquage avec dispatching sera réalisé en amont de la station de traitement pour servir aussi bien à l’irri- gation qu’aux agglomérations du sud telles que Tazmalt et Chorfa. A signaler enfin que l’adduction en eau des localités de Tamokra et des aggloméra- tions de la vallée de Oued Sahel est un projet indépen- dant de l’actuel. Situé sur le cours de Oued Boussellam, entre les localités de Tamokra et Mahfoudha, le barrage Tichy Haf est achevé et il est actuellement à l’essai avec une mise en eau partielle. Cette période d’essai qui court de décembre à février a révélé, selon des sources in- dépendantes de l’ANBT, des infiltrations dans les galeries de contrôle. Au niveau de la direction de l’ANBT, on nous a affirmé que les ingénieurs et les experts du bureau qui as- sure le suivi et les études tech- niques du barrage surveillent les drains et font basculer le niveau en le faisant monter et descendre. Ils procèdent en- suite aux corrections néces- saires avec des injections en profondeur avec un fluide composé d’eau, de ciment et de bétonite. En somme, il s’agit d’opérer les contrôles de routine indispensables avant toute mise en eau d’un barrage de cette capaci- té. Le barrage va rentrer en exploitation probable- ment au mois de mars prochain et avec le débit très important de Oued Boussellam, on peut théorique- ment le remplir deux fois par an. L’année 2007 pro- met donc d’être décisive et chargée pour l’ANBT et le projet de transfert des eaux dont les travaux seront probablement réalisés en H24. Il faudra mettre les bouchées doubles pour espérer être dans les délais et faire couler l’eau de Tichy Haf dans les robinets en décembre 2007 tel que promis à la population par les autorités politiques. Djamel Alilat KABYLIE INFO L a gare maritime au port de Béjaïa est en partie en chantier. Lesquais 6 et 7 sont à conforter autant que l’est la piste de l’aéroportSoummam-Abane Ramdane de Béjaïa, dont le chantier a été ouvert en octobre dernier. Ce sont là deux structures, portuaire et aéroportuaire, sur lesquelles repose essentiellement le secteur des transports pour compter les plus importants flux d’estivants et des pics qui grossissent autant les bilans que les caisses. La simultanéité de ces chantiers, dont le premier a imposé une fermeture et le second ne peut être, il est clair, sans perturbations sur le trafic, est de trop parce qu’après avoir fermé la porte aérienne nous poussons la porte maritime par laquelle nous accueillons le gros de nos émigrés. Fermé depuis quatre mois, l’aéroport connaîtra la pose d’une couche de 7 cm d’enrobé d’ici près de trois mois. 45 autres jours seront nécessaires pour le balisage qui est pris en charge aussi autant que le problème du Lac Tamelaht et la Radio navigation Pour faire relâcher la pression exercée par des élus que l’administration a fini par estimer «trop regardants» (jusqu’à refuser l’accès à l’aéroport à une commission APW), les pouvoirs publics annoncent être dans les temps et, mieux encore, pouvoir gagner sur les délais impartis. A une seule condition. Plutôt deux. Celle de remettre en service une deuxième station d’enrobé, tombée en panne, et d’accélérer ensuite la cadence. Si le coup d’accélérateur est promis pour une réouverture de l’aéroport en juin, notre compagnie nationale Air Algérie est invitée, elle, à délivrer sa billetterie pour le mois de juillet. Pendant ce temps, à la gare maritime, le quai n°6, au moins, sera encore en chantier. L’entreprise Cosider qui s’est engagée sur un délai de 14 mois ne le livrera pas pour la saison estivale prochaine. La chose est sûre autant que l’est le retrait de l’entreprise, Aldif, qui était chargée des travaux de dragage. Du coup, l’on est déjà dans le retard. Et les élus qui ont vu dans la fermeture de l’aéroport en pleine saison estivale des considérations politiques ne manqueront pas, du moins pour les rares parmi eux qui ont prévenu du remake du scénario de l’aéroport, de désigner un autre «front» dont on veut s’occuper. K. Mejdoub LE FAIT DU JOUR Enclavement P H O TO : E L W AT A N ● Des réservoirs desserviront sept localités sur le couloir Akbou-Béjaïa. Dans une année, l’eau de Tichy Haf coulera des robinets ADE DE TIZI OUZOU : 850MILLIONS DE DINARS DE CRÉANCES Le fardeau des créances affaiblit l’Algérienne des eaux (ADE) de Tizi Ouzou. Dressant le bilan de l’année 2006, le directeur de l’unité de wilaya de cette entreprise publique a fait état d’un total de 850millions de dinars de créances que l’entreprise n’arrive pas à recouvrer. Les administrations publiques, à elles seules, cumulent 128millions de dinars de factures impayées, alors que des ménages dans 11 communes refusent carrément de procéder au paiement. Durant l’année 2006, la consommation de l’énergie électrique a coûté à l’ADE plus de 300 millions de dinars, soit 72% du chiffre d’affaires. Dans l’ensemble, le même responsable a avoué que les dépenses de l’entreprise en matière de masse salariale et de charges énergétiques dépassent de loin le chiffre d’affaires. A la fin de l’année 2006, l’ADE couvre 59 communes dans la wilaya de Tizi Ouzou et assure la gestion de 81 chaînes d’AEP, six stations d’épuration et une station de dessalement. L’ADE a enregistré durant l’année écoulée une moyenne de 1000 fuites par mois, alors que les actes de vol ayant ciblé les équipements dans les stations de pompage et les forages a causé à l’entreprise un préjudice de 13millions de dinars. Face au faible taux de pluviométrie enregistré durant cette saison, l’ADE a fait état du rabattement du niveau de la nappe phréatique de Sebaou et de Mechtras. En conséquence, un nouveau plan pour une gestion plus rationnelle des ressources hydriques dans la wilaya s’impose. Le directeur de l’hydraulique de wilaya, pour sa part, a fait état de toute une batterie de contraintes à laquelle est confronté le secteur de l’hydraulique à Tizi Ouzou telles, l’extraction illicite du sable qui menace la nappe phréatique, les oppositions au passage des canalisations sur des terrains privés, l’opposition des comités de villages au transfert de ressources vers d’autres localités et, enfin, au niveau des sites urbains, c’est le risque de cross-connexion (entre les conduites d’eau potable et des eaux usées) dans les vides sanitaires des immeubles. M. N. BARRAGE DE TAKSEBT LE DÉFI DES DÉLAIS L e projet de la nouvelle chaîned’AEP, devant approvisionner le versant-est de la wilaya de Tizi Ouzou, à partir du barrage de Taksebt, accuse des retards. Alors que la livraison de ce réseau, qui alimentera, entre autres, les daïras de Tizi Rached, Ouaguenoun et Azazga, est prévue pour la fin mars 2007, les tra- vaux de réalisation des réservoirs et des stations de pompage peinent à avancer. Lors d’une visite d’inspection qu’il a effectuée sur le terrain jeudi dernier, le wali de Tizi Ouzou n’a pas cessé de presser les entreprises de réalisation d’accélérer les travaux et de respecter les délais contractuels. Au niveau de la station de pom- page se trouvant au niveau de Tizi Rached, le premier responsable de la wilaya n’a pas caché sa colère en constatant les retards qu’accuse cet ouvrage confié à GESITP (Génie-Sider). Interrogés sur ces retards, les représentants de cette entre- prise publique évoquent le manque de main-d’œuvre et de matériel de coffrage. Non convaincu des motifs avancés, le wali répondra ouvertement : «Ce sont des problèmes internes auxquels l’entreprise doit trouver des solutions. Notre seul souci c’est de livrer l’ouvrage dans les délais.» Les mêmes retards ont été constatés à la station de Fréha et celle de Tizi Bouchène (Azazga) où les ouvrages n’ont pas encore atteint la phase de bétonnage. Le taux d’avancement des travaux sur cette ligne destinée à alimenter 400 000 h de la wi- laya de Tizi Ouzou, a atteint les 70%. Sur les 36 km de conduites linéaires pré- vues, 31 km sont déjà réalisés, soit un taux de 94%. Cependant, les retards sont plus importants concernant les travaux de génie civil des stations de pompage et des réservoirs. Au niveau de toutes les stations prévues sur l’ensemble de cet itinéraire devant as- surer un débit de 45 000 m3/jour, le taux d’avancement des travaux ne dépasse pas les 43%. En tout cas, le spectre de la sécheresse plane désormais sur la région. Que ce soit durant son périple qui l’a conduit du barrage de Taksebt à Azazga, ou durant la réunion destinée à l’évaluation du bilan du secteur de l’hydraulique pour 2006, qui a eu lieu mercredi, le wali n’a pas cessé de rappeler aux responsables de ce secteur que cette année s’annonce difficile, d’où la nécessité de mobiliser tous les moyens pour garantir la régularité dans l’approvisionnement de la population en eau potable. M. Naïli Le wali de Tizi Ouzou n’a pas cessé de presser les entreprises de réalisation d’accélérer les travaux et de respecter les délais contractuels
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 14 I D É E S - D É B A T LE SALUT DE L’ISLAM VIENDRA-T-IL DE L’OCCIDENT ? Islam et Occident, une opposition séculaire Par Rachid Grim (*) L es intellectuels musulmans conscients de la situation ont le devoir de réveiller les consciences, de leur montrer le mur vers le- quel la société musulmane est en train de se diriger toutes voiles dehors, et de leur indiquer le chemin à suivre pour rejoindre le train de la modernité et de l'universalité. L'Occident étant ici un référent pour les objectifs de connaissances et de développement qu'il a atteints et de voies intellectuelles qu'il a choisies pour les atteindre, et non pas un modèle à imiter ou à mimer au risque d'y perdre son âme. Les musulmans devront tout d'abord changer en eux la représentation totalement négative qu'ils ont de l'Occident. Il n'y a pas que du mal dans cette par- tie géographique de l'humanité. Il y a aussi tout ce qui a permis à des centaines de millions de per- sonnes de sortir de la misère et de la pauvreté, de permettre aux sciences d'expliquer et de domesti- quer les lois de la nature, d'inventer des systèmes politiques mettant le pouvoir entre les mains des peuples, en un mot, de mettre la raison au pouvoir. L'Occident n'est pas uniquement cette société ma- térialiste et immorale dénoncée dans toutes les mosquées du monde islamique. Beaucoup de choses fondamentales peuvent lui être empruntées pour faire évoluer les sociétés musulmanes vers un avenir meilleur. Et avant toute chose, son esprit ra- tionnel. N'oublions pas que dans l'histoire, les mu- sulmans avaient (déjà) puisé de l'Occident (Grèce antique surtout) une grande partie de la science qu'ils ont développée et transmise à l'humanité. Dans le monde musulman, les élites religieuses ont dans leur grande majorité adopté les idées prônées par les islamistes, qu'ils soient d'obédience Frères musulmans comme en Egypte et dans certains pays du Proche-Orient, soit d'obédience salafiste ou wahabiste comme dans les pays du Golfe, en Asie centrale, en Asie du Sud-Est et au Caucase. Le cas des élites religieuses chiites est identique ; la majorité des imams et ayatollahs les plus presti- gieux se complaît dans des références passéistes liées aux conditions dramatiques de la naissance et du développement du mouvement chiite. Les élites intellectuelles musulmanes sont, dans leur grande majorité, restées totalement silencieuses ; ou quand elles s'expriment, c'est le plus souvent, pour soutenir le pouvoir en place, qu'il soit d'essence re- ligieuse, comme cela se passe en Iran ou en Arabie Saoudite, ou profane (mais avec une très forte ten- dance à instrumentaliser la religion au seul profit des castes dirigeantes) comme c'est le cas partout ailleurs, comme en Algérie, en Tunisie, au Yémen ou même en Turquie où pourtant le système poli- tique est laïc. Les intellectuels courageux (ou té- méraires, car beaucoup ont payé de leur vie ou de leur liberté leurs prises de position non confor- mistes), qui s'attaquent aux dogmes établis et aux positions officielles, sont très minoritaires ; et quand ils se manifestent par des prises de position modernes et d'avant-garde, ils sont donnés en pâtu- re à la rue par des islamistes en mal de popularité qui vont jeter l'anathème sur eux et leurs familles et les pourchasser jusqu'à ce qu'ils jettent l'éponge ou quittent leurs pays pour rejoindre l'Occident. Ces intellectuels courageux ont pourtant le mérite d'exister, de lutter et paradoxalement, de faire la preuve de leur impuissance à faire évoluer les choses. Ceux qui ont une quelconque chance d'être écoutés (généralement parce qu'ils ont acquis une reconnaissance internationale dans d'autres do- maines) sont immédiatement et violemment com- battus, y compris par des manifestations de rue pour les intimider. Le dernier avatar connu de cette politique d'intimidation concerne l'actuel ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, qui avait cri- tiqué le port du hidjab et les «cheikhs à trois mil- limes» (allusion faite à la gouvernance religieuse par le biais des fatwas) et qui a été obligé de présen- ter ses excuses, face au boycott organisé par les Frères musulmans. RÉFORME DE L’ISLAM Les intellectuels musulmans réformateurs vivant en pays d'Islam, qui ne disposent pas d'une aura in- tellectuelle qui a dépassé le cadre de leur pays d'origine, sont soit pourchassés, soit, pour les plus chanceux, tenus dans un isolement total et souvent dans un état de grave suspicion relatif à leur mode de vie ou à leurs idées (communiste, athée, consommateur d'alcool, impie, vie dissolue, fran- cophone, anglophone, pro-occidental, etc.). Des penseurs musulmans continuant, malgré le danger, d'appeler à la réforme de l'Islam, il en exis- te pourtant dans tous les pays islamiques. On peut en citer ici quelques-uns dont on ne peut qu'admi- rer le courage et la ténacité, compte tenu de la sus- picion politico-religieuse qui pèse sur eux : - Hamadi Reddissi, Tunisien, professeur à la Fa- culté de droit et des sciences politiques de Tunis, qui milite pour une coexistence entre l'Islam et la modernité, et demande aux musulmans d'avoir la lucidité d'ouvrir le procès de la culture islamique dans son historicité. - Raja Benslama, intellectuelle tunisienne qui se bat pour la libération de la femme musulmane, l'ouverture des portes de l'ijtihad, la renonciation à la condamnation de l'apostasie et la reconnaissance de la citoyenneté des minorités religieuses. - Abd El Mounim Saïd, intellectuel égyptien, direc- teur du Centre Al Ahram pour les études politiques et stratégiques, qui affirme que le hidjab (objet d'une vive polémique, tant en Egypte que dans l'en- semble du monde islamique), est pour les fonda- mentalistes «la première étape d'un long chemin jalonné de devoirs religieux culminant dans le dji- had, lequel peut impliquer l'élimination de tous ceux qui s'opposent aux idées d'un groupe donné.» - Djamal El Bana, Egyptien, frère cadet de Hassan El Bana, le fondateur du mouvement des Frères musulmans, qui est entré dans la controverse sur le port du hidjab en affirmant que celui-ci n'est pas une prescription religieuse, mais une simple affaire de tradition et de coutumes. «Si le voile était un de- voir religieux, affirme-t-il, il y aurait dans le Coran un verset clair à ce sujet qui ne pourrait pas faire l'objet d'interprétations variées. Ce qui est écrit dans le Coran est très général et peut être interpré- té de diverses façons ; certains des versets en ques- tion se référant spécifiquement aux épouses du Prophète.» - Mouna Al Tahawi, journaliste égyptienne qui condamne le silence des intellectuels arabes concernant les actes terroristes islamistes dans le monde, et la justification de ces actes par des rai- sonnements pernicieux (c'est la faute aux Améri- cains si des musulmans procèdent à des attentats suicide). «On a beaucoup parlé des groupes et des individus extrémistes ayant trouvé refuge à Londres, mais on n'a pas assez parlé de ces préten- dus intellectuels qui passent leur temps à justifier le terrorisme…», écrit- elle. - Dr Mamoun Fandy, sa- vant égyptien, qui s'est aussi intéressé à «l'ap- proche hypocrite» du ter- rorisme caractéristique d'un grand nombre d'in- tellectuels arabes qui ne font que le justifier. «Ils prennent du Viagra poli- tique, entrent en état d'ivresse et d'excitation quand ils maudissent les Etats-Unis et applaudis- sent les terroristes», af- firme-t-il, ajoutant qu'«ils ne comprennent pas qu'ils attisent des flammes qui consumeront tout le monde, qu'agir ainsi revient à se suicider, à l'instar des conduc- teurs de voitures piégées (…)». - Adonis (Ali Ahmed Saïd), grand écrivain et poète syrien, s'est, lui aussi, invité dans la controverse de- venue permanente sur le port du hidjab et critique durement le symbole de séparatisme social qu'est le voile. Il affirme que toutes les opinions qui considèrent le port du voile comme un devoir reli- gieux ne sont que des interprétations, et n'engagent que ceux qui y adhèrent. - Amir Taheri, journaliste et écrivain iranien (au- jourd'hui exilé à Paris), considère que le voile ne constitue pas un devoir religieux pour la femme musulmane car n'étant sanctionnée ni dans le Coran ni dans les hadiths ; par contre, il constitue un instrument politique qui n'a rien à voir avec l'Is- lam en tant que religion. - Shirine Ebadi, intellectuelle iranienne, prix Nobel de la paix, qui se bat très durement en Iran même pour les droits de la femme et de l'enfant, et égale- ment pour faire comprendre aux musulmans, eux- mêmes, que leur religion n'est pas ennemie de la démocratie. LE COMBAT DES PENSEURS ALGÉRIENS Bien d'autres noms pourront être ajoutés à cette lis- te, sans que le total ne soit exhaustif, tant les sujets abordés par les uns et les autres sont nombreux et différents. En Algérie, certains noms sont à la poin- te du combat pour rapprocher l'Islam de la moder- nité et de la rationalité : celui qui est le plus en vue ces dernières années est le docteur Mustapha Cherif, philosophe, islamologue, ancien ministre et ancien ambassadeur qui milite pour un véritable dialogue entre les religions et dont la position peut se résumer dans cette phrase mise en exergue sur son site web : «Pour un Islam d'ouverture, des lu- mières et du dialogue interreligieux.» Il y a aussi Redha Malek, homme politique historique et im- mense homme de culture. Sa préface à une réédi- tion par l'ENAG du livre phare du réformiste égyp- tien Mohamed Abdou, un des pères de la Nahda is- lamique de la deuxième moitié du XIXe siècle (Rissalat El Tawhid) est un véritable chef-d'œuvre de démonstration de la capacité de l'Islam à inté- grer la modernité. Mais le cas le plus embléma- tique de ces intellectuels à la pointe du combat contre l'obscurantisme islamiste (en Algérie et ailleurs) est Ahmed Halli, le journaliste chroni- queur du Soir d'Algérie qui, à longueur de co- lonnes, croque des situations ubuesques consécu- tives aux actes ou idées des islamistes les plus en vue. Il a aussi comme avantage de mettre en avant de ses chroniques tous ceux et celles qui mènent le même combat que lui pour réformer le monde isla- mique. Tous les intellectuels «modernistes», cités ou non dans la liste ci-dessus, ne se battent pas pour le même objectif stratégique. Pour certains, il s'agit juste de mettre un terme à certaines pratiques isla- miques les plus criantes et les plus condamnables (et condamnées par l'opinion publique internatio- nale) : c'est le cas de ceux qui, en Arabie Saoudite, condamnent les coups de fouets administrés en pu- blic, et qui, dans ce pays, passent pour de grands ré- formistes. C'est aussi le cas de certains intellectuels qui militent pour la limitation à un maximum de quatre, le nombre d'épouses légitimes. C'est encore le cas de ceux qui veulent ajouter un peu de droit positif à la charia dans certains domaines de la vie sociale : héritage, adoption, abandon de la lapida- tion et de la loi du talion. C'est enfin le cas de ceux qui se battent pour l'abandon des signes extérieurs d'appartenance à l'Islam : barbe et tenues isla- miques. Les vrais réformistes, ceux qui veulent mettre le monde musulman dans le train de la modernité et de l'universalité, s'attaquent à des problèmes glo- baux plus profonds : égalité en droits et en devoirs entre les hommes et les femmes, abolition de la charia comme unique source du droit, séparation des sphères politiques et religieuses, retour à la science et au rationalisme dans l'enseignement, re- tour à une éducation religieuse moins manichéen- ne et plus ouverte sur le reste du monde et des civi- lisations, etc. Chacun des thèmes ci-dessus peut être décliné en une série de sous thèmes qui peuvent constituer au- tant d'objectifs à atteindre : - Désacralisation du port du hidjab, abrogation ou réforme du code de la famille (dans beaucoup de pays musulmans), égalité des droits entre hommes et femmes dans tous les domaines de la vie sociale, interdiction des pratiques dégradantes contre les femmes et les enfants (en particulier l'excision qui se pratique dans beaucoup de pays islamiques). - Retour au droit positif et abandon du droit coutu- mier et des aspects obsolètes, et, parfois, gratuite- ment cruels, de la charia. - Débat sur la laïcité et sur les autres formes d'orga- nisation du pouvoir ; recherche de la forme d'orga- nisation la mieux appropriée. Eloignement du do- maine religieux de la sphère politique. Réinterprétation sous l'angle du rationnel du concept de djihad. Retour à un idjtihad «scienti- fique» pour l'interprétation des versets coraniques non évidents. - Séparation totale entre l'enseignement religieux et l'école : réintroduction de la raison et de la lo- gique dans les systèmes scolaires et universitaires. Enseignement rationnel des sciences. Option pour des systèmes d'enseignement qui privilégient les méthodes qui développent l'esprit critique. Ouverture sur les autres cultures, y compris la cul- ture occidentale, dans tout ce qu'elles ont de positif. - Dialogue apaisé avec les autres civilisations et cultures. Ces thèmes sont défendus, malheureusement sans résultats probants, par une minorité d'intellectuels baignant dans des sociétés musulmanes totalement aux antipodes de la modernité. Leurs idées sont, d'une part, combattues violemment par les tenants de l'idéologie islamiste (toutes tendances confon- dues) et, d'autre part, rejetées par la masse trompée par les «semi-lettrés» qui leur servent de guides (dixit A. Meddib) et par les pseudo-imams vocifé- rant du haut des minbars des mosquées, à la télévi- sion, ou sur les places publiques. Quand le danger de «contamination» est trop fort, c'est la grosse ar- tillerie des institutions et des plus hauts dignitaires de l'Islam (sunnite ou chiite) qui se met en branle : les grands cheikhs d'El Azhar, de la Mecque ou de Jérusalem, les imams et autres hodjatoleslams d'Iran ou d'Irak entrent en jeu pour la défense des «vraies valeurs» de l'Islam qui sont mises en dan- ger par des intellectuels laïcs et mécréants, au ser- vice du grand Satan occidental (américain de pré- férence). Le discours réformateur, lui, n'atteint qu'une par- tie infime de la population à laquelle il s'adresse (le plus souvent la partie déjà convaincue de la justesse du message). Il est donc sans impact réel. C'est souvent, la raison pour laquelle, dans cer- tains pays musulmans, dont l'Algérie, ces intellec- tuels et leur message sont tolérés : ils ne disposent pas d'une capacité de nuisance suffisante pour de- voir être combattus par les armes de la terreur (d'Etat pour certains, de groupes extrémistes pour d'autres). Par contre, tous ceux qui constituent une véritable menace sont victimes de cette terreur. On a tous à l'esprit la tentative d'assassinat de feu Naguib Mahfouz, le monumental écrivain et chroniqueur égyptien, prix Nobel de littérature. De même, tou- jours en Egypte, cette pratique généralisée des avocats membres de la confrérie des Frères mu- sulmans, poursuivant systématiquement en justi- ce (une justice qui a toutes ses racines dans la cha- ria) les intellectuels réformateurs pour apostasie et exigeant la séparation d'avec leurs épouses. Ne parlons pas de cette écrivaine du Bengladesh me- nacée de mort par une fatwa d'islamistes à cause de sa condamnation des traditions de violence contre les femmes ; de ce professeur soudanais pendu pour avoir enseigné que le Coran devait être lu avec un esprit critique. De tous ces intellec- tuels menacés dans pratiquement tous les pays d'Islam pour la seule raison qu'ils n'adhèrent pas ou qu'ils combattent les idées rétrogrades des groupes islamistes, combien compte-t-on d'intel- lectuels assassinés dans les pays d'Islam pour les idées progressistes qu'ils défendaient ? (A suivre) R. G. (*) Politologue El Achoura est là ! Pensez aux enfants abandonnés Aidez à leur prise en charge en soutenant les pouponnières de l’Association Enfance et Familles d’accueil bénévole BDL Staouéli : 15841802628-200 BNA Hadjout : 43920002589-74 CCP : 3520-10 clé 86 Tél. : 021 32 55 89 - 024 49 69 19 (2e partie )
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 15 I D É E S - D É B A T L'humanisme arabe et l’Europe Par Houari Touati (*) E n 2005, le Haut conseil de la culture égyp- tien publie, dans le cadre d'un vaste pro- gramme de traduction, la version en arabe de l'un des ouvrages qui ont le plus marqué la conscience européenne depuis sa parution en 1860 : Die Cultur der Renaissance in Italien de Jacob Burckhardt (1818-1897), traduit habituel- lement par «La culture ou la civilisation de la Re- naissance en Italie». Dans cet ouvrage, Burck- hardt - parmi d'autres - accrédite le lieu commun selon lequel l'humanisme est une invention des XVe et XVIe siècles européens. L'historien suisse alémanique qui n'ignore pas que ces deux siècles avaient été précédés par ce que l'on a, depuis, appelé la «Renaissance des XIIe-XIIIe siècles» n'accorde cependant à celle-ci que peu d'importance. Or, c'est bien du XIIe siècle latin que sont issus les deux fondements épistémiques sur lesquels repose, en grande par- tie, la modernité européenne : la translation stu- diorum et la théorie selon laquelle, en dépit de son inexorable corruption, le temps historique est porteur de progrès - ce qu'illustre la métapho- re des «nains juchés sur les épaules des géants». Selon Jean de Salisburry (1115-1180), on la doit à son contemporain «Bernard de Chartres [qui] disait que nous sommes comme des nains assis sur les épaules des géants car nous pouvons voir plus de choses qu'eux et plus distances, non grâ- ce à l'acuité de notre propre regard ou à la haute taille de notre corps, mais parce que nous sommes élevés et maintenus en altitude par la grandeur des géants», (J. de Salisbury, Metalogi- con, III, 4). Par rapport au passé, le présent est défini par Bernard comme une régression : com- parés aux Anciens, les Modernes sont des nains. Leur nanisme les condamne à ne jamais surpas- ser ni même égaler leurs prédécesseurs. Pour au- tant, cette infériorité des Modernes par rapport aux Anciens ne les prive pas de tous les ressorts de l'émulation. Car ils voient plus et plus loin que les Anciens, aussi grands qu'ils aient été. C'est dire qu'en même temps qu'il exalte la grandeur des Anciens, Bernard offre aux Modernes de leur être supérieurs. Non pas tant en vertu de qualités qui leur sont in- hérentes mais de l'héritage que les Anciens leur ont légué. Ainsi s'offre-t-il aux Modernes la pré- voyance de le conserver ou l'inconscience de le dilapider. Quand, en raison de leur position avan- tageuse, une troisième possibilité les invite à le faire fructifier par le moindre de leur apport. Cet- te possibilité indique que le temps historique est traversé par des tensions contradictoires : d'un côté, la régression qui affecte toute chose à me- sure qu'il s'écoule ; de l'autre, l'accumulation des connaissances par les générations successives, laquelle agit — dans l'ordre des choses profanes — en antidote à sa dégénérescence. Sous cet éclairage, l'humanisme européen apparaît moins comme une émanation de l'époque moderne naissante que de ces XIIe et XIIIe siècles dessillés par leur curiosité, en particulier de cet autre auquel les sources latines donnent nom d'«Arabici». A L'ORIGINE DE L'HUMANISME EUROPÉEN : L'HUMANISME ARABE Aujourd'hui la filiation arabe de la culture euro- péenne est refoulée ; et lorsqu'elle effleure, elle est déniée. Comme David cherchant désespéré- ment auditeurs pour ses Psaumes, des philo- sophes tels Alain de Libera et Rémi Brague, en France, des historiens tels Dimitri Gutas et Ri- chard Bulliet, aux Etats-Unis, relayés par des in- tellectuels arabes comme Edward Said et Mo- hammed Arkoun, en appellent depuis un quart de siècle à sa réhabilitation - en vain. En effet, bien que cet apport arabe, ou plus exac- tement de l'humanisme arabe, à la Renaissance européenne des XIIe et XIIIe siècles soit une réa- lité attestée, il est encore des historiens et des penseurs occidentaux — d'Etienne Gilson à Tho- mas Kuhn — qui en minimisent l'impact, en ré- duisant les Arabes au rôle de simple médiateurs dans la transmission de l'héritage grec à l'Europe. A leurs yeux, il va de soi que l'humanisme est une invention européenne. Dès lors, la confusion est permise entre pensée européenne et pensée universelle, comme si celle-ci était exclusive et singulière. Cette falsification est à l'origine de la mystification selon laquelle occidentalisme = modernité. A s'y fier, la modernité du monde dans lequel nous vivons ne serait que la consé- quence de l'expansion de l'Europe marchande et coloniale. De ce fait, l'évocation de l'Europe de- viendrait, comme le rappelle l'historien indien Gyan Prakash, «une narration universelle du progrès». Or, si l'on sait que l'européocentrisme n'est pas cœxtensif à l'épistémè occidentale et n'en constitue qu'une formation discursive parmi d'autres, il y a — y compris du point de vue la culture européenne — le moyen d'appréhender autrement la modernité : soit comme une forme d'appropriation du monde et un mode caractéris- tique d'être au monde portés, ensemble, par un usage spécifique de la raison. Une telle posture déconnecte les deux figures historiques de l'occidentalisation et de la moder- nisation de leur prétendu lien de nécessité. Au péril du relativisme culturel et cognitif, le point de vue de l'histoire — celui de la World History — la renforce en participant à cette destitution de l'européocentrisme de ses exorbitantes préten- tions. A la suite de Georges Makdisi (The Rise of Humanism in Classical Islam and the Christian West, Edinburgh University Press, 1990), son impensé arabe devient à la fois intelligible et au- dible, à savoir que c'est dans l'Irak du VIIIe et du IXe siècles, et non dans les villes italiennes des XVe et XVIe siècles, que l'humanisme a pris nais- sance. Les cités-Etats du quattrocento en ont été les héritières, grâce aux milieux auxquels appar- tenaient les théoriciens latins du progrès de la connaissance et de son transfert d'Orient en Oc- cident comme ceux dont les idées sont consi- gnées dans la Chronique de Othon de Freising (m. 1158). Effectivement, les sources arabes té- moignent que l'humanisme arabe a été conçu dans les termes grâce auxquels son homologue européen s'est laissé bâtir quatre siècles plus tard… QUAND LES ARABES S'INSTITUAIENT DÉPOSITAIRES DU PATRIMOINE UNIVERSEL Au moment où la Tradition vivante cède le place à la Tradition écrite, offrant à celle-ci d'inaugurer un nouveau rapport à son propre passé, la culture islamique profane découvre l'existence d'un pas- sé plus englobant qui ne concernait pas unique- ment les Arabes et les musulmans, ni même les autres détenteurs de livres révélés, mais l'en- semble de l'humanité. Ce rapport inédit au passé a commencé à se constituer, dans certains mi- lieux sociaux liés à la Cour, vers le milieu du VIIIe siècle. A travers lui, la culture arabo-isla- mique a pu faire jonction avec la mémoire scrip- turaire universelle et à se poser, par la même oc- casion, en dépositaire de son héritage scientifique. Cette nouvelle altérité fondatrice est illustrée dans les vestiges iconographiques par l'une des fresques du palais umayyade de Qusayr 'Amra. Intitulée «Les Six Rois», la fresque en question visualise la notion connue dans l'Antiquité tardi- ve de «famille des rois» liant les souverains du monde entre eux par une relation de parenté spi- rituelle selon les uns (pneumatikos est le terme utilisé par certaines sources grecques), physique selon d'autres (les rois du monde sont tous frères, selon de nombreuses sources iraniennes). La scène représentée n'a pas de mérite artistique particulier, et les spécialistes en discutent de nos jours pour savoir qui, de Byzance, de l'Iran ou même de l'Asie centrale, a eu un rôle prépondé- rant dans son élaboration (G. Fowden, Qusayr 'Amra: Art and the Umayyad Elit…, University of California Press, 2004). Son enjeu visuel est ailleurs ; il est dans l'indication de l'un des objec- tifs des premières images islamiques, à savoir : «illustrer que la nouvelle culture avait la conscience et le sentiment d'appartenir à la fa- mille des souverains traditionnels de la terre» (O. Grabar, La formation de l'art islamique, Paris, Flammarion, 1987, 70-71). Les sources littéraires semblent, pour ce qui les concerne, attester que cette conscience était, à la fin de l'époque umayyade au moins, politique- ment partagée au plus haut niveau. Dans des vers attribués à Yazîd II, l'éphémère calife se crée de toutes pièces, en 744, des ancêtres imaginaires : « Je descends de Khosrô et mon père est Marwân [l'ancêtre de la deuxième branche de la dynastie umayyade] ; César est mon grand-père et je suis le petit-fils du Khâqân [de Chine]». Plus tard, son successeur Marwân II, pourchassé par les troupes abbassides, pense traverser le Taurus et demander refuge dans la première ville byzantine. Au rapport de l'encyclopédiste irakien du Xe siècle, Mas'ûdî, le calife aurait confié à ses conseillers : «Là, j'écrirai au souverain des Rûm et je m'assurerai de sa protection ; plusieurs rois de Perse ont ainsi agi ; [une démarche de] ce [genre] n'est donc pas déshonorante pour un prince.» D'où le calife musulman tenait-il cette «expérience» qu'il voulait rééditer ? De sa lecture des livres d'histoire. Lecteur insa- tiable, il n'a cessé de lire : «Jusqu'au milieu des périls, ajoute la même source, Marwân a pour- suivi la lecture de la chronique des rois de Perse et étrangers ; il a étudié leur histoire et leurs cam- pagnes.» Pour s'approprier l'héritage politique et militaire des rois d'autrefois, les derniers Umayyades ont commandité des traductions du persan et du grec à l'arabe. Non négligeable, le résultat est cependant resté modeste. Car le mou- vement de translation de l'héritage antique n'a pris de l'ampleur qu'à l'avènement des Abbas- sides. Néanmoins, les livres comme instruments de gouvernement ont fait leur apparition, dans la culture arabe et islamique, grâce aux Umayyades. D'où les multiples continuités que l'on peut ob- server, ci et là, dans le fonctionnement de la Cour comme institution culturelle sous les derniers Umayyades et les premiers Abbassides. Com- ment ce nouveau rapport au passé d'avant l'avè- nement de l'islam a-t-il pu trouver justification dans une culture qui n'était que passablement ac- quise à l'écrit et dont elle avait, jusqu'ici, circons- crit l'usage particulièrement aux sphères du poli- tique et du religieux ? Nous ne saurons répondre à cette question tant qu'aucune source d'époque umayyade n'est venue nous l'expliquer. En l'ab- sence d'une telle découverte, nous devons nous contenter des sources postérieures, c'est-à-dire abbassides. À l'époque d'Al Mansûr (754-775) exerce à la Cour abbasside un scribe d'origine persane en qui on peut voir l'un des principaux fondateurs de la prose arabe : Ibn Al Muqaffa' (exécuté pour hérésie en 762 ou 772). Cet écrivain politique fait partie de la génération de lettrés qui ont fait le lien entre l'époque umayyade et l'époque abbasside. Il est l'élève d'un scribe umayyade considéré comme le maître du genre épistolaire arabe. A une date, qui est à situer entre 754 et 762, Ibn Al Muqaffâ, compose - c'est sa fonction d'intellectuel orga- nique de cour qui l'exige - un «miroir au prince» pour son maître, le premier du genre jamais écrit en arabe et dans lequel est précisément reformu- lé ce nouveau rapport au passé. L'écrivain abbasside attaque d'emblée son épître par une description des hommes du passé où ces derniers sont affublés d'une corpulence supérieu- re à la «nôtre» et dotés, de surcroît, d'un esprit plus puissant - en somme des Goliath avec l'intel- ligence de David. Car ces hommes qui étaient plus fort que «nous», tant physiquement qu'intel- lectuellement, étaient naturellement capables d'une plus grande maîtrise dans la réalisation de ce qu'ils entreprenaient. Et comme ils jouissaient d'une espérance de vie plus longue, ils s'assu- raient d'une meilleure expérience des choses. Leurs savants étaient plus versés dans la connais- sance et leurs souverains plus experts dans l'art de gouverner. C'est pourquoi ces hommes ont pu se caractériser, dans tout ce qu'ils entreprenaient, par le fadl, une valeur virile alliant le «mérite» à la «supériorité». C'est précisément parce qu'ils étaient «vertueux» qu'ils «nous» ont fait partager les connaissances qu'ils avaient acquises et accumulées sur le mon- de terrestre et celui de l'au-delà. Ainsi avaient-ils rédigé des livres «qui nous sont restés». C'étaient des gens de l'écrit. A ce titre, leur empressement à «nous» transmettre leur savoir était tel que lorsque l'un d'eux, «se trouvant dans une contrée inhabitée», voyant s'ouvrir à lui la voie de la connaissance, il s'empressait de graver sa décou- verte à même la pierre, de peur que sa trouvaille fût à jamais perdue pour les générations futures. Car ces hommes avaient beau avoir une vie pro- digieusement longue (c'étaient des macrobiotes), ils se savaient mortels. Ils ne se contentaient, par conséquent, jamais de se fier, pour la préserva- tion de leurs connaissances les plus importantes, à leur (seule) mémoire. Qui peut donc, mieux que quiconque, se soucier de ceux qui vien- draient après lui ? Celui qui se comporte de manière responsable. Or, par leur souci de transmission, les «Pre- miers» (awâ'il) ont agi à l'égard de ceux qui leur ont succédé - c'est-à-dire «nous» - avec la com- passion, la bienveillance et la sollicitude d'un père bon pour ses enfants, «un père qui rassem- blerait à leur intention richesse et biens immobi- liers, par souci de leur épargner l'épreuve d'avoir à les rechercher eux-mêmes, et par crainte de les voir échouer dans cette entreprise». En même temps qu'ils ont été des figures admi- rables de la paternité, les «Premiers» se sont ac- quittés de manière exemplaire du rôle que leur conférait leur magistère. «Nous» ne sommes donc pas que leurs enfants chéris, «nous» sommes également leurs élèves. Les pères ex- ceptionnels qu'ils furent ont été des maîtres re- marquables. Ils sont les «premiers» maîtres. Po- sition qu'ils ont acquise non pas tant du fait qu'ils nous ont précédés que parce qu'ils étaient quali- fiés pour la primauté et l'excellence. N'ont-ils pas tout dit et n'ont-ils pas traité «de tous les sujets» ? Les premiers, n'ont-ils pas vanté la grandeur de Dieu ? Les premiers, n'ont-ils pas affirmé l'insi- gnifiance du monde d'ici-bas ? En effet, mieux que quiconque, ils ont explicité les moyens d'accéder à la connaissance ; avant quiconque, ils ont recensé «les différentes disci- plines du savoir» qu'ils ont méthodiquement ré- parties en «catégories et subdivisions». Alors que reste-t-il à faire aux enfants-élèves ? En un sens, pas grand-chose. Les «Premiers» ont réglé toutes les questions d'importance. En un autre sens, beaucoup. Tant le savoir est inépuisable. Les Modernes peuvent donc légitimement exer- cer leurs talents sur ce qui découle de l'«auguste enseignement» de leurs maîtres. Ces pères bienveillants, ces maîtres impeccables étaient et se savaient des mortels. A leur dispari- tion, ils sont devenus physiquement absents aux vivants se réclamant de leur paternité et de leur enseignement. En effet, les morts appartiennent au monde invisible, les vivants au monde visible. Comment établir la communication entre ce qui est absent et ce qui est présent ? Comment nouer des liens avec le monde invisible, lorsqu'on ap- partient au monde visible ? En présentifiant l'ab- sence et en rendant visible l'invisible. Selon les néoplatoniciens, le meilleur de l'homme c'est son âme dont le corps et le «monde» sont la double prison. C'est donc elle qui doit être re-présentée. On doit, pour la médiatiser, se préoccuper de lui procurer la meilleure enveloppe corporelle pos- sible après que la «demeure du corps», en proie à la pourriture et à la décomposition, est devenue poussière. Le meilleur réceptacle pour accueillir l'âme est - assurément - l'écriture. Alors, dit Ibn Al Muqaf- fa', les «Premiers» ont inventé les livres pour nous consoler de leur disparition et pour, grâce à leur lecture, avoir «le sentiment de s'entretenir directement avec eux et d'entendre leurs ensei- gnements». A l'époque, cette théorie des «deux corps» d'un autre gendre a trouvé crédit auprès de son compatriote de Basra, le grammairien Yû- nus b. Habîb (m. 183/799), qui considérait la science d'un homme comme une partie de son âme et le livre comme son réceptacle le plus noble mais également le plus sûr. Pour asseoir leur autorité sur les textes sacrés, les ulémas contemporains ont eux-mêmes mesuré l'intérêt de disposer d'une telle théorie. Ils ont - comme il se doit - fait du corpus de la Tradition l'enveloppe corporelle du Prophète. (A suivre) H.T. (*)Historien, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris ■ Texte de la conférence prononcée le jeudi 18 janvier 2007 au forum Les Débats d'El Watan sur le thème «Les Arabes et le sens de l'Histoire» ■ Les intertitres sont de la rédaction (1re partie)
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 19 I N T E R N A T I O N A L E LA CRISE PERDURE EN SOMALIE Mogadiscio replonge dans la violence T rois semaines après la dé- bâcle des islamistes, la vio- lence perdure à Mogadiscio, où un civil a été tué dans une nou- velle embuscade contre l'armée éthiopienne hier, quelques heures après la décision de l'Union afri- caine d'envoyer en Somalie 7650 soldats de la paix. En moins de 24 heures, la capitale somalienne a été le théâtre de plusieurs combats : vendredi soir, une attaque a visé la résidence du président soma- lien, Abdullahi Yusuf Ahmed, et hier matin, une embuscade a été tendue contre un convoi militaire éthiopien. Vendredi, des inconnus armés ont attaqué Villa Somalia, sans faire de victimes parmi les troupes somaliennes et éthio- piennes qui y montent la garde, se- lon le gouvernement somalien. «Ni les forces gouvernementales ni nos amis éthiopiens n'ont enre- gistré de victimes dans l'attaque menée par des hommes armés qui veulent montrer à la communauté internationale que Mogadiscio n'est pas sûr», a affirmé hier le porte-parole du gouvernement, Abdirahman Dinari. Il n'était pas clair s'il y avait des victimes côté assaillants et parmi les civils. Selon M. Dinari, les assaillants étaient équipés de missiles anti-aé- riens, alors que les témoins ont parlé de tirs de mortiers, auxquels les forces éthiopiennes et soma- liennes ont riposté violemment. Hier matin, des hommes armés s'en sont une nouvelle fois pris aux forces éthiopiennes à Mogadiscio : ils ont monté une embuscade contre un convoi composé de chars et de véhicules blindés, avant que les soldats éthiopiens ne ripostent. Au moins une personne, un civil, a été tuée, selon des habi- tants et trois ou quatre personnes, tous des civils, ont été blessées, se- lon les mêmes sources. «Les Ethiopiens ont riposté à l'armée lourde (...) de façon indiscriminée. Toutes les victimes sont des civils innocents», a affirmé un témoin, Muhidin Roble, qui se trouvait à proximité du lieu de l'attaque. «Ma sœur a été touchée par une balle alors qu'elle faisait des courses», a raconté à l'AFP une habitante, Hawo Mohamed. Les forces éthiopiennes et gouvernementales somaliennes ont été prises pour cible à plusieurs reprises depuis qu'elles contrôlent Mogadiscio après la fuite de la plupart des combattants islamistes somaliens le 28 décembre. Ces derniers, qui avaient réussi à rétablir la sécurité dans la capitale pendant les six mois où ils tenaient la ville, ont prévenu qu'ils mèneraient une guérilla contre le gouvernement somalien et leurs alliés éthiopiens. Selon le gouvernement, il resterait environ 3000 islamistes dans Mogadiscio, ravagée par 16 ans de guerre civile. Les armes conti- nuent à pulluler dans la ville, en dépit d'un accord de désarmement conclu le 12 janvier entre le gou- vernement somalien et les chefs de guerre, qui avaient été chassés de la ville par les islamistes en juin- juillet et ont profité de leur départ pour y revenir. Une quinzaine de personnes, essentiellement des ci- vils, ont été tuées à Mogadiscio dans des incidents armés depuis le 28 décembre. Selon l'ONU, la tentative de repri- se en main du pays par les troupes gouvernementales et somaliennes représente une «chance unique» pour la Somalie, dévastée par la guerre civile et encore pour partie morcelée en fiefs aux mains no- tamment de chefs de guerre. Dans ce contexte, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) a décidé vendredi soir le dé- ploiement en Somalie d'une force de paix composée de 7650 hommes et pour une période de six mois, au terme de laquelle les Nations unies devront prendre le relais. Jusqu'à présent, cependant, un seul pays, l'Ouganda, s'est dit prêt à envoyer des soldats en Somalie, environ un millier. Et l'UA cherche désespérément des financements. (AFP) ● En moins de 24 heures, la capitale somalienne a été le théâtre de plusieurs combats ● Les combattants islamistes somaliens ont prévenu qu'ils mèneraient une guérilla contre le gouvernement somalien et ses alliés éthiopiens. Q uatre balles dont deux en pleine tête en pleincentre d'Istanbul. C'est ainsi que jeudi 19 janvier, Hrant Dink, 53 ans, journaliste turc d'origine arménienne, a été tué devant les locaux d'Agos, l'hebdomadaire dont il était rédacteur en chef depuis dix ans. Bête noire des cercles natio- nalistes pour ses prises de position en faveur d'une reconnaissance du génocide arménien, il était par ailleurs poursuivi par la justice turque au titre de l'article 301 du nouveau code pénal, menaçant toute personne critiquant l'identité turque, l'Etat ou le Parlement. Condamné en oc- tobre 2005 à six mois de prison avec sursis pour «insulte à l'identité nationale turque», Hrant Dink risquait, par ailleurs, trois ans de prison pour avoir qualifié de génocide les massacres commis en Anatolie pendant la Première Guerre mondiale, dans un entretien avec l'agence Reuters. De nouvelles dispositions judiciaires dénoncées par Reporters sans frontières qui a, dernière- ment, classé la Turquie au 99e rang de la liberté de la presse (sur 168 pays). «Ce code entraîne de nouvelles restrictions pour les journalistes. Plusieurs articles offrent un large champ d'in- terprétation, permettant aux magistrats des condamnations abusives de journalistes à des peines de prison», relève l’association. Une dé- pêche de l'AFP rapporte que lors d'une audien- ce, en mai 2006, «les avocats d'extrême droite, à l'origine des poursuites, avaient craché sur le journaliste, puis l'avaient insulté, le qualifiant notamment de " traître ", avant de l'appeler à quitter la Turquie». Le Turkish Daily News relate, pour sa part, que malgré les menaces de mort dont il faisait l'ob- jet, Hrant Dink n'avait obtenu aucune protection. A qui profite donc ce crime, condamné par l'en- semble de la classe politique turque et européen- ne ? «Il est pour l'instant difficile de le dire, re- connaît Elsa Vidal, responsable du bureau Europe et ex-URSS de Reporters sans fron- tières, mais il nuit durablement à l'image démo- cratique qu'essaie de se forger la Turquie.» Et par extension, sert tous ceux qui rejettent l'adhé- sion du pays à l'Union européenne. «Il faut sa- voir que les nationalistes mettent en ce moment énormément de pression sur les autorités turques pendant que se profile l’élection prési- dentielle prévue en mai», souligne-t-elle. De concert avec ses confrères de la presse turque, un journaliste d'Agos a clairement décla- ré que «Hrant était la cible parfaite pour ceux qui veulent entraver la démocratisation de la Turquie et son accession à l'UE». Le quotidien Sabah estime que «les politiciens et l'adminis- tration doivent considérer cet attentat, commis en une période de progression du fanatisme en Turquie, comme un signal d'alarme. La cible n'était par seulement Hrant Dink mais aussi la stabilité». «Cet assassinat hautement symbo- lique», comme le qualifie le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, survient alors que sur la scène internationale se discute la recon- naissance du génocide arménien, toujours réfuté par Ankara. Soit trois mois après le vote du Parlement français pénalisant la négation du gé- nocide arménien de 1915 – reconnu officielle- ment par la loi de 2001. Alors que le nouveau Congrès américain, dominé par les démocrates, pourrait se prononcer également en faveur d'une reconnaissance. «Hrant Dink était un journalis- te respecté pour ses positions. Il était pour l'en- trée de la Turquie dans l'Europe en laquelle il voyait un rempart contre les nationalismes, ré- sume Elsa Vidal de Reporters sans frontières, et s'était distingué de la diaspora arménienne dans ses positions les plus radicales. Il faut se saisir de cet événement pour demander à la Turquie de prouver sa capacité à s'engager pour la démo- cratie en retrouvant les commanditaires et les exécutants de ce meurtre.» Hrant Dink est le quatrième journaliste assassiné depuis le début de l'année. Mélanie Matarese APRÈS L'ASSASSINAT DU JOURNALISTE HRANT DINK La Turquie déstabilisée par un meurtre politique LIBYE K LA LIBYE A L'AMBITION DE «FAIRE DESaffaires» en Afrique et a mobilisé à cette fin 8 milliards de dollars, a déclaré hier le responsable d'un fonds public d'investissements libyen en visite à Bamako. «La Libye veut investir son argent en Afrique. Nous avons mobilisé déjà 8 milliards de dollars que nous investirons» sur le continent, a affirmé Bashir Salah Bashir, PDG de la Libya Africa Investment Portfolio, à l'issue d'une audience avec le président malien, Amadou Toumani Touré. Le responsable libyen, par ailleurs directeur de cabinet du colonel Mouammar Kadhafi, a indiqué qu'environ 40 pays africains seront concernés mais il n'a fourni aucun calendrier. «Nous ferons des affaires, avec un principe: (...) nous gagnons de l'argent, les pays dans lesquels nous investissons gagnent aussi de l'argent. Ce qui est important, c'est que tout se fait sur place, donc il n'y a pas fuite des capitaux vers l'extérieur et le profit reste sur le continent», a-t-il ajouté. Selon lui, les investissements favoriseront des secteurs dans lesquels la Libye est déjà présente sur le continent : hôtellerie, banque, distribution de produits pétroliers, transport aérien et recherche minière. «Je veux dire aussi que ce sont des affaires qui se feront dans la transparence et qui devront renforcer notre rêve de réaliser les Etats- Unis d'Afrique», a-t-il dit. Selon son entourage, le PDG de la Libya Africa Investment Portfolio effectue une tournée dans plusieurs pays africains. Arrivé à Bamako en provenance de Cotonou, il devait quitter le Mali hier pour le Burkina Faso. La Libya Africa Investment Portfolio, qui possède la compagnie aérienne libyenne Afriqiyah Airways, a pour mission de contribuer à la coopération politique et économique en Afrique, selon la «vision» du colonel Kadhafi. LIBAN K L'OPPOSITION LIBANAISE MENÉE PAR LEHezbollah a appelé hier à une grève générale mardi pour protester contre le gouvernement de Fouad Siniora, dans une première mesure d'escalade dans le bras de fer entre les deux parties. «Face à l'entêtement du pouvoir barricadé derrière les murs du Sérail (siège du gouvernement), l'opposition appelle sa base populaire à une escalade de ses protestations pacifiques et démocratiques et l'ensemble des Libanais à observer une grève générale le mardi 23 janvier», indique l'opposition dans un communiqué parvenu à l'AFP. Il s'agit de la première mesure d'escalade dans le bras de fer entre le cabinet et l'opposition, qui demande son départ, depuis le début d'un sit-in de protestation le 1er décembre dans le centre de Beyrouth. MAROC K LE DIRECTEUR DU JOURNALHebdomadaire (indépendant) Aboubakr Jamaï, condamné en 2006 à une lourde amende dans une affaire de diffamation, a annoncé le week-end dernier à Casablanca qu'il démissionnait de cette publication pour lui «permettre de survivre». Lors d'une conférence de presse, M. Jamaï — qui dirige Le Journal Hebdomadaire, l'un des grands tirages de la presse indépendante —, a indiqué qu'un huissier de justice lui avait réclamé en janvier de payer le montant de l'amende de trois millions de dirhams (270 000 euros) qu'il devrait verser conjointement avec Fahd Iraki, un autre journaliste, à un tribunal. «Pour éviter que la justice se rabatte sur le journal, les salaires des journalistes, ou saisisse le mobilier de la société éditrice comme ce fut le cas lors d'une ancienne condamnation, j'ai décidé de démissionner de mon poste de directeur de la publication et de quitter Le Journal Hebdomadaire», un organe très critique envers l'Etat marocain. Aboubakr Jamaï et Fahd Iraki ont été poursuivis en diffamation par un «Centre européen de recherche d'analyse et de conseil stratégique (ESISC)». Le Journal Hebdomadaire avait mis en doute la probité d'une étude de ce centre sur le Front Polisario. T É L ÉGRAMMES ● Hrant Dink était une cible parfaite pour les opposants de l'adhésion de la Turquie à l'Europe ● Il était poursuivi par la justice turque pour ses prises de position en faveur de la reconnaissance du génocide arménien ● Cet assassinat survient dans un contexte particulier, à quatre mois de l’élection présidentielle. Les forces éthiopiennes ont été la cible des combattants islamistes à plusieurs reprises PH O TO : D .R .
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 21 C U L T U R E TIPAZA. MOUVEMENT THÉÂTRAL DE KOLÉA I l s'agit d'une adaptation d'une pièce qui relate l'histoire d'un poète (Habbouche Youcef), qui part récu- pérer ses biens auprès d'une belle, riche et élégante femme Al Hayla (Camélia Bendrissi), après avoir su que son mari El Bez aurait disparu. Al Hayla, qui dispose de deux va- lets, Annamr (Halimouche Mohamed) et Ra- bah (Ikhlef Mohamed Amine), néglige le poète. Les deux valets, jaloux et possessifs, entravent le poète dans toutes ses démarches pour s'approcher de leur maîtresse. Mais le poète est tenace. Il ne rate jamais l'occasion de déclamer ses poèmes et les faire entendre par Al Hayla. Cette dernière est séduite par les paroles du poète tenace qui ne cesse d'af- ficher son amour pour Al Hayla. Un des deux valets, ne pouvant plus accepter cette intru- sion du poète dans la famille, invente une his- toire et informe sa maîtresse sur le retour de son mari El Bez, qu'elle croyait disparu. Al Hayla, devenue amoureuse et attachée au poète, est ébranlée par cette inattendue nou- velle relative au retour imminent de son mari El Bez, tout en ignorant qu'elle a été inventée par Ennamr. Elle perd ses esprits et ne sait plus quoi faire. Elle est alors victime d'une grave dépression psychique et voilà que l'anarchie et le désordre s'installent dans sa maison. Incapable de porter secours à la maî- tresse de la maison, le sort du poète sera fatal, puisqu'à son tour, il succombe au stress. Des professionnels ont été chargés de l'encadre- ment technique de ce produit théâtral nou- veau, en matière de scénographie, de choré- graphie, de costumes et de musique. Taouint Youcef, le patron du MTK, a une nouvelle fois enrichi le répertoire du MTK, qui avait déjà produit 61 pièces de théâtres, dont une partie est destinée aux enfants. Le MTK aide d'autres associations de théâtre et comédiens d'autres wilayas du pays, en leur fournissant des scénarios. Le MTK compte organiser la 12e édition des journées théâtrales de Koléa, du 25 mars au 31 mars 2007. Le MTK saisit cette opportu- nité pour organiser un hommage à l'autre metteur en scène du TNA, Ouriachi Abdel- lah, ancien élève de l'Ecole nationale des arts dramatiques de Bordj El Kiffan, en retraite depuis peu de temps, gravement malade au- jourd'hui, mais qui vient d'être pris en charge par l'ONDA et le ministère de la Culture. Le MTK a conçu un riche programme pour cette traditionnelle manifestation culturelle consa- crée non seulement aux adultes mais aussi aux enfants, dans laquelle participent des troupes de théâtre venues des différentes wi- layas du pays. Néanmoins, exceptionnelle- ment pour cette année 2007, le MTK espère accueillir les troupes de théâtre du Maroc, de la Tunisie et des Emirats arabes unis pour donner une dimension à la mesure de l'évène- ment international qui marquera la scène cul- turelle nationale, en particulier et de la nation arabe en général. Cependant, les respon- sables du MTK espèrent recevoir le soutien du wali de Tipaza, pour qu'il puisse intervenir auprès du directeur général de l'institut natio- nal des impôts de Koléa, un site qui demeure l'unique établissement capable d'abriter cette manifestation purement culturelle, tant atten- due par des centaines de familles et un public connaisseur en théâtre, en attendant la construction du complexe culturel de Koléa. Les éditions des journées théâtrales se dérou- laient dans le passé dans cet institut de Koléa. Le MTK envisage en plus de se lancer dans les spectacles d'environnement et les cara- vanes de théâtre d’atteindre le public des dif- férentes localités de la wilaya de Tipaza, pourvues d'espaces adéquats, qui permettent aux comédiens d'évoluer et de transmettre des messages éducatifs. Pendant ce temps, l'association du MTK, dirigée par l'inépui- sable Youcef Taouint, qui a signé des docu- ments avec le commissariat chargé de la ges- tion de l'évènement culturel international qui se déroule tout au long de l'année 2007, at- tend son tour et son programme, pour expri- mer le talent de ses comédiens et comé- diennes d'une part et la qualité de ses produits culturels d'autre part. M'hamed H. L e public témouchentois a applaudi la prestation des artistes, 11 au total, tous en verve du début à la fin d'un spectacle où il n'y avait pas de second rôle. En fait, il y avait surtout cela dans la mise en scène de Mohamed Tayeb Dehimi, une réa- lisation qui a mis l'accent sur la direction d'acteurs, l'auteur, Azzedine Mihoubi en l'occurrence, s'étant complu à dresser dans Aïssa Tsunami une galerie de portraits de petites gens en une agglomération abomina- blement dénommée Oum el baq. Le douziè- me personnage est un décor qui réussit à restituer l'atmosphère d'un vieux quartier avec en devanture un café à l'ancienne, sa terrasse et sa pittoresque clientèle. Au bout de cette association, le poncif a pointé, enfourché allégrement par l'écriture et dramatique et scénique. Ainsi, Alloua Zermani, Dehimi Mohamed Tayeb et Redaf Aïssa n'ont eu aucune peine à retrouver leur gouaille du temps de Nass el Houma, dont Aïssa Tsunami s'est révélé une pâle copie. Quant à Belezma Atika, Sid Yasmine, Bena- ziza Ahcène, Bouzehzah Khelil, Delloum Mohamed, Merouani Nourredine, Bouleh- raf Hassane et Izem Zoubir, ils se sont éga- lement moulés dans les personnages d'une comédie qui voulait renouer avec celles de l'épopée de l'écriture collective qui fit les beaux jours du TR Constantine. Ils n'ont eu qu'à emprunter à leur tour les tics et les arti- fices du genre. En définitive, si le spectacle s'est laissé voir, Dehimi dont la carte de visite artistique est flatteuse, aurait pu faire l'économie de se commettre avec un texte auquel faisait dé- faut le nécessaire liant, en l'occurrence une solide dramaturgie. M. Kali Fabuleusement vôtre ■ TTiizzii OOuuzzoouu 1er Festival arabo-africain de danse folklorique Du 17 au 23 janvier 2007 Maison de la culture Mouloud Mammeri Aujourd’hui ❏ 14h 30, spectacle don- né par les troupes de Jor- danie, Palestine, Sidi Bel Abbès, Béchar, Ben Yenni et Ghardaïa. Cité universitaire Has- naoua II ❏ Ce soir à 20h 30 Spectacle animé par les troupes de Palestine, Sé- négal, Tindouf et de Tizi Ouzou Institut des techniques d’hôtellerie et du touris- me (INTHT) ❏ 21h-Spectacle et ani- mation d’un DJ ■ BBlliiddaa Cinémathèque algérien- ne Salle de répertoire Mitid- ja (ex-Olympia) Tél : 025 41 91 59 Aujourd’hui à 14h et 16h A l’affiche le film En plei- ne tempête de Wolfgang Petersen ((USA, 2000) ■ AAnnnnaabbaa Centre culturel français 8, bd du 1er Novembre 1954 Tél : 038 86 45 40 Site web : http://www.ccf- annaba.com ❏ Jeudi 25 janvier à 16h30 Conférence-débat ani- mée par l’auteur, drama- turge et journaliste Bou- ziane Ben Achour autour du thème Le roman algé- rien ■ CCiinnéémmaa EEll TThhaakkaaffaa Tous les jours 13h 30-15h 30-18h A l’affiche le film Cactus de Gérard Bitton ■ BBiibblliiootthhèèqquuee nnaattiioonnaallee dd’’AAllggéérriiee El Hamma-Alger Tél : 021 67 57 81 Fax : 021 67 95 44 E-mail : biblionat_alge- rie@hotmail.com Dimanche 22 janvier 2007 à 9h30 Journées portes ouvertes sur les Trésors de la bi- bliothèque nationale d’Algérie : Fonds des ma- nuscrits et l’art de conserver. ■ CCCCFF dd’’AAllggeerr Le Centre culturel fran- çais Mardi 23 janvier à 17h Les éditions Chihab et le CCF organisent la rencontre littéraire baptisée Un auteur, un livre avec Jaoudet Gas- souma autour du roman Zorna Entrée libre à la limite des places disponibles Biographie de Djaoudet Gassouma Après des études supé- rieures en arts plastiques et un magistère en art et communication, Djaou- det Gassouma a travaillé dans plusieurs quoti- diens et revues algériens. Il a également été copro- ducteur d’émissions ra- diophoniques, assistant réalisateur sur des docu- mentaires et chef décora- teur des films Délice Pa- loma et Mustapha Ben Boulaïd. Il a apporté sa contribu- tion dans plusieurs ou- vrages et guides culturels parus aux éditions Di- wan, a publié un ouvrage sur l’artisanat algérien intitulé L’artisanat Algé- rien (Anep, 1998) et un roman Zorna (Chihab, 2004) qui a obtenu le prix Apulée de Madaure en 2005. Un autre roman Tseriel est en cours de parution aux éditions Chihab. ■ CCoonncceerrtt ddee LLyynnddaa TThhaalliiee La chanteuse algéro-ca- nadienne, Lynda Thalie, qui entreprend, fin jan- vier, une tournée interna- tionale de deux semaines à Dubaï, Jordanie, Tuni- sie, Algérie, France se produira, le 10 février prochain, à Alger (salle Ibn Zeydoun), ont annon- cé les organisateurs de ces galas, au cours d’une conférence de presse, mercredi, à Montréal (Québec). ■ CCiinnéémmaa AAllggeerriiaa Rue Didouche Mourad- Alger Tous les jours 12h 45-15h 30-18h A l’affiche le film Roman- zo Criminali de Michèle Placido ■ FFiillmmaatthhèèqquuee ZZiinneett Riadh El Feth-Alger Centre des arts Tél/fax : 021 67 57 65 e-mail : liazidkhodja@ya- hoo.fr Programme spécial en- fants : ❏ Jeudi et lundi à 15h ❏ Vendredi à 13 et 15h A l’affiche Happy Feet Tous les Jours A l’affiche le film Da Vinci Code ■ GGaalleerriiee aarrttss eenn lliibbeerrttéé 40, rue Boualem Bouchafa Kouba-Alger Tél : 021 28 65 65 e-mail : artsenliberte@gmail.com Jeudi 25 janvier à 15h Vente-dédicace de l’au- teur Mansour Abrous au- tour de son dernier ou- vrage intitulé Dictionnaire des artistes algériens de 1917 à 2006 BLOC-NOTES AÏN TÉMOUCHENT. PIÈCE THÉÂTRALE AÏSSA TSUNAMI Lorsque l'art des tréteaux évacue la dramaturgie ● L'Association MTK, Mouvement théâtral de Koléa, vient une fois de plus de s'illustrer en achevant sa nouvelle pièce intitulée Al Hayla (la fabuleuse). La troupe du MTK, un mouvement fabuleusement théâtral à Koléa Une nouvelle création intitulée El Hayla PH O TO : M .K A LI PH O TO : D .R . PH O TO : D .R .
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 24 S P O R T S ATHLÉTISME Gare au faux départ KHALED LOUNICI. ENTRAÎNEUR DE L’USMH «Je suis habitué aux défis» JSM BÉJAÏA Tiab convainc Cherradi L a grave situation finan- cière, que traverse ces jours-ci la formation de la JSMB, ne se passe pas sans engendrer des réactions du staff technique du club, à l’image de coach Rachid Cherradi qui informa le pré- sident Tiab qu’il est démis- sionnaire à l’issue du match face à l’ESS. Il a fallu que le président intervienne à la fin de la rencontre de jeudi der- nier. Il a longuement discuté dans les vestiaires avec son entraîneur pour que celui-ci revienne sur sa décision et décide de rester après les assurances du président. Interrogé en fin de match, Cherradi ne veut pas s’expri- mer sur le sujet et préfère attendre l’évolution de la situation durant la semaine. Pour sa part, le président de la JSMB, Boualem Tiab, avait déclaré que les caisses du club sont vides, ce qui pourrait avoir des effets négatifs sur l’avenir du club. Dans ce contexte, il déclare que le club a besoin de plus de trois milliards de centimes pour pouvoir terminer la saison dans de bonnes conditions et assai- nir toutes les situations financières du club. L. Hama WA BOUFARIK Le Widad ne veut pas mourir L a lanterne rouge de la superdivison ne veut pas connaître «l’en-fer» de la descente. Le WA Boufarik, pour ce faire, s’est sérieu- sement renforcé par l’apport de joueurs expérimentés. Ahmed Chaouch, Nazef, Dob Mounir et Bourras sont arrivés. Les résultats ne se sont pas fait attendre. Les Oranges ont bien entamé la phase retour. Ils ont ramené un nul d’El Harrach et battu le CSC à Boufa- rik. C’est de bon augure face à deux prétendants à l’accession. A Boufarik, on ne veut pas croire à la descente. «Si je n’avais plus d’espoir de maintien, je n’aurais pas fait un tel sacrifice pour le re- crutement. Nous allons essayer d’engranger le maximum de points à Boufarik et de ‘‘grignoter’’ quelques points à l’extérieur. Je tiens à remercier du fond du cœur les supporters boufarikois qui sont venus en masse contre le CSC. Je leur demanderai de conti- nuer à soutenir le Widad en faisant preuve de fair-play pour ne pas pénaliser leur équipe... Le WAB se maintiendra, inch’Allah», dira le président Attou. «Deux facteurs sont importants en football : la préparation et le re- crutement. Lorsque ces deux conditions ont été remplies, l’équipe ‘‘marche’’... Je tiens à féliciter tous mes joueurs avec une mention spéciale au capitaine Nazef qui a su diriger de main de maître son équipe... Des déplacements difficiles nous attendent, et nous allons essayer de bien les gérer...», nous dira à son tour l’entraîneur bou- farikois Sennour. Ce sera difficile, mais réalisable ! Djamel Eddine B. HANDBALL La JSE Skikda en coupe arabe L a Jeunesse Sportive de Skikda (JSES) participera à la prochainecoupe arabe des clubs champions de handball, prévue du 18 fé- vrier au 4 mars prochains en Arabie Saoudite, a-t-on appris ven- dredi auprès de l’équipe concernée. L’entraîneur de la JSES, Khalfa Rabie, a précisé que la ville d’Al Dammam, située à 450 km à l’extrême est de la capitale du royau- me, Riyad, abritera ce championnat. M. Khalfa a indiqué à ce sujet que, pour sa première participation, la JSES qui occupe une place de choix sur l’échiquier national est prête à honorer le handball na- tional. Confiant quant à la valeur de ses éléments, le coach skikdi est persuadé de faire bonne figure lors de ces joutes auxquelles participeront des clubs du Qatar, d’Arabie Saoudite, du Yémen, du Liban, du Maroc et de Tunisie. L a date du 11 janvier 2007 est à inscrire d’une pierre noire dans l’histoire de l’athlétisme algérien en parti- culier et du sport national en général, après la suspension et le report de trois semaines de l’assemblée générale élective, avec toutes les conséquences de pertes financières sèches que cela implique. Nul ne s’attendait à une telle is- sue de cette rencontre qui de- vait désigner les futurs diri- geants de la Fédération algérienne d’athlétisme. La cause est toute simple, voire ri- dicule. Pour situer cette défaillance or- ganistionnelle, il faut remonter dans le temps précédent cette AG. On se rappelle que le pré- sident de la FAA, Chaouch- Teyara, et son bureau fédéral avaient été suspendus par déci- sion du ministre de la Jeunesse et des Sports, Yahia Guidoum. Après moults protestations des évincés de la FAA et l’inter- vention de la Fédération inter- nationale d’athlétisme, le MJS a levé la suspension de Chaou- ch-Teyara et de son équipe. Une feuille de route dictée par l’instance internationale, l’IAAF, a été mise en applica- tion. Ainsi, Bouras Amar, qui a été élu par une AG élective non reconnue par l’IAAF, a été re- levé de ses fonctions tout com- me son bureau fédéral. Si Mo- hamed Djamel, membre de l’IAAF de la FAA a été désigné pour diriger la commission chargée des candidatures en vue des nouvelles élections. En dehors des listes des membres candidats au bureau fédéral, il y a eu celle de deux postulants à la présidence de la FAA, à savoir Amar Bouras et Hachemi Abdenouz. La com- mission entame ses travaux et étudie tous les dossiers de can- didatures. Jusqu’à ce stade de la préparation de l’AG, aucune entrave n’a été signalée. Le jour de l’AG élective, le re- présentant du MJS brandit l’ar- ticle 13 du décret exécutif du 29 décembre 2005 fixant le statut des dirigeants sportifs bénévoles élus, stipulant : «Le dirigeant sportif bénévole élu doit pour prétendre au poste de président de fédération sporti- ve nationale, satisfaire aux conditions suivantes : être âgé de 30 ans au moins et justifier d’un enseignement ou d’une formation supérieure.» Par voie de conséquence, Hachemi Abdenouz n’ouvrait pas droit à l’élection au poste de prési- dent. A ce propos, Si Mohamed nous déclara : «La commission chargée des élections de l’AG a dû la reporter par souci d’équité afin de permettre au candidat visé par cette note de fournir les pièces justificatives et nécessaires pour l’élection à la présidence. Car je pense que le décret mentionne un ni- veau de formation supérieur sans le définir et c’est là où ré- side le problème». Par ailleurs, pour bien posi- tionner la faille de cette ap- proche insensée, le président de la commission ajoutera : «Il faut bien préciser que la note méthodologique en notre pos- session et sur laquelle nous avons travaillé, ne mentionne que la fourniture d’un CV. D’ailleurs, celui de Abdenouz a été étudié et accepté aussi bien par la commission de can- didatures que par celle des re- cours. Ce qui veut dire que les deux candidats avaient le droit de postuler au poste de prési- dent. J’ajouterai également et en toute franchise qu’on a pen- sé qu’un commissaire de poli- ce (Abdenouz) remplissait lar- gement ce critère de niveau de formation.» Enfin, nous saurons de la bouche même de M. Si Moha- med qu’au cas où Abdenouz ne fournit pas les équivalences de- mandées, la liste des candida- tures demeurera close et nous irons tout droit vers une «élec- tion-désignation» avec comme seul et unique candidat Amar Bouras. C’est ce qui signifierait tout simplement un retour à la case départ. S. R. O. P ensionnaire de la division II depuis exacte-ment six ans, conséquence de sa rétrograda- tion en l’an 2000. L’équipe phare de la commune d’El Harrach, l’USMH, malgré son inépuisable pépinière de jeunes talents, malgré tous les moyens mis en œuvre par l’ex-équipe dirigeante sortante et l’armada de joueurs qui avaient dé- barqué pour la cause, «l’accession», le résultat a été toujours le même, à savoir la désillusion en fin de parcours. Aujourd’hui, il semblerait que les Harrachis se soient rendu à l’évidence et re- trouvé le bon sens, comme l’atteste le nouvel état d’esprit prouvé par le jeune président du club, Fethi Obeïdi : «Cela fait des années que notre club court dernière une accession sans vraiment être sûr d’arriver. Faute de politique saine et de stratégie efficace. A El Harrach, par précipitation, on a toujours placé la charrue avant les bœufs. Moi, aujour- d’hui, je dis que l’accession se prépare convena- blement et passe inévitablement par la stabilité à tous les niveaux du club. Aussi, l’accession a be- soin de gros moyens et beaucoup de patience. Il ne faut pas se leurrer et leurrer ses propres sup- porters. Pour être clair avec tout le monde, on va essayer d’assurer le maintien et, par là, préparer une équipe compétitive pour la saison prochaine.» Pour preuve, la direction du club n’a pas fait dans les folies en ce mercato, en ne recrutant (récupé- rant) que ses propres enfants, à l’image de Aziza- ne et de Guessoum. Interrogé sur sa première ex- périence en tant qu’entraîneur de l’équipe première d’El Harrach et les chances de son équipe pour le reste du parcours, Khaled Lounici abondera dans le sens des propos de son em- ployeur pour dire en substance : «Avant tout, il ne faut pas donner de faux espoirs aux supporters harrachis. On essaiera d’aller crescendo lors de cette phase retour pour assurer le maintien. On a fait le mer- cato avec nos propres moyens sans perturber le groupe et on espère atteindre notre objectif bien avant la fin de l’exercice, cela nous permettra de préparer l’avenir du club avec sérénité. En ce qui me concerne, j’ai accepté de prendre le train en marche parce que c’est mon club de toujours et je sais que la mission sera très difficile. Enfin, je suis habitué aux défis. Mon souhait est que nos propres supporters sachent que l’équipe a besoin de leurs encouragements et non pas de leur pression.» Pour rappel, l’USMH totalise 26 points, pas très loin du podium, et il reste 45 points à prendre. En football, qui ne tente rien, n’a rien. En somme, le maintien est large- ment dans les cordes de l’équipe harrachie. M. Azeb PH O TO : M . S A LI M PH O TO : D . R . COA - COC Protocole d’accord Le bureau exécutif du Comité olympique algérien, présidé par Mustapha Berraf, s’est réuni, hier, au siège du COA avec le président et le secrétaire général du Comité olympique coréen (COC). Le débat a été axé sur une coopération mutuelle portant sur les stages et compétitions ainsi que l’apport de techniciens coréens dans les disciplines où ils excellent. Les priorités ont été portées sur les disciplines suivantes : tae-kwondo, judo, boxe, athlétisme, tennis de table et badminton. L’accord sera signé aujourd’hui lors d’une cérémonie qui aura lieu à l’hôtel El Djazaïr. «Je suis venu en Algérie pour connaître les perspectives de coopération dans le domaine du sport et m'informer sur les aspects dans lesquels nous pourrions apporter notre assistance et expérience pour les Algériens», a déclaré le président du COC, M. Jung Kil Kim. S. R. O. Un bon départ pour un bon finish DÉCÈS Les familles Hamel, Alim, Touati, Moali, Touafi, Belahcène, Fergani ont l’immense douleur de faire part du décès de leur fils, frère, neveu, oncle, cousin, beau-frère HHaammeell MMuussttaapphhaa à l’âge de 70 ans. La levée du corps se fera aujourd’hui dimanche 21 janvier 2007 à partir du domicile mortuaire, sis au 2, rue Mahieddine Akachouche, Bologhine (Alger). L’enterrement aura lieu au cimetière de Baïnem.
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 25 S P O R T S APRÈS SA VICTOIRE SUR LE MC ORAN L'USMA de Lobello arrive ! ES SÉTIF Le onze en regroupement L a défaite de Béjaïa a semé le doute au sein de la grande famil- le de l'Entente qui enregistre ainsi sa septième contre-perfor- mance d'affilée. En sept rencontres (toutes compétitions confondues), le onze sétifien n'a gagné aucun match. Son attaque n'ayant inscrit qu'un but à Blida est restée muette. Les fans qui grondent s'impatientent, demandent des changements et des solu- tions à la mauvaise passe que traverse actuellement le club qui ne manque pourtant ni de moyens ni de potentialités. Le staff technique, Belhout, est le premier visé. Son avenir à la bar- re technique est désormais tributaire des résultats. Sur le sujet, les spéculations vont bon train. L'on parle même de contacts entrepris avec des coachs devant remplacer le technicien sus-nommé : «Pour tirer certaines choses au clair, le comité directeur s'est réuni à deux reprises (vendredi et samedi). Pour l'heure, le limogeage du coach n'est pas d'actualité. Une reconfiguration du staff n'est pas à écarter», dira Serrar, le boss du club, et pour lequel la reconfiguration veut dire plus de prérogatives à Toufik Rouabah, un préparateur physique bardé de diplômes délivrés par la FFF. L'entraîneur en chef, qui a été enten- du hier, va-t-il accepter ce «réaménagement» qui s'imposait ? D'autant que ses derniers choix techniques ne faisaient pas l'unani- mité. Contacté par nos soins, Belhout demeure confiant : «Après le pain blanc, l'équipe qui consomme actuellement son pain noir a besoin du soutien de ses véritables fans. Cette semaine nous permettra sans nul doute de repartir du bon pied», dira Belhout qui ne s'est pas montré inquiet pour son avenir. Pour mieux préparer les fu- tures échéances et éloigner le groupe de la pression des fans, le collectif ententiste rentrera dès aujourd'hui en regroupement à El Eulma où un travail de régénération, de récupération et techni- co-tactique les attend jusqu'à la veille du match face au CRB. Kamel Beniaïche PARADOU AC Un SDF en bonne santé L e PAC, depuis son accession en nationale I, fait désormais par-tie des «grands» de l’élite. Malgré son statut de SDF, le club de Zetchi adopte une politique sage mais efficace en matière de re- crutement. Se basant sur un groupe de joueurs formés au club ou recrutés dans des équipes de seconde zone, l’équipe du duo Bou- hellal-Abdelaziz fait preuve d’une stabilité que l’on ne trouve nul- le part ailleurs. Ici, point de gagne des supporters au moindre faux pas ni de changement d’entraîneur. Quand le PAC a traversé des turbulences (4 semaines sans succès !), la sérénité était de mise. Pourtant, les banlieusards reçoivent au stade de Boufarik, donc à l’extérieur. Contre le MCA, les tribunes du stade Reggaz étaient remplies de supporters du Mouloudia. Contre le CABBA, c’était identique. Il n’y avait que pour les Cri- quets venus en masse. Les Djediat, Maïdi, Touati, Benachour et autres Tedjar ont pris l’habitude d’évoluer sans supporters. Cela les galvanise davantage. On croit savoir que le PAC recevra désor- mais ses hôtes au stade de Bologhine. Et pourtant le stade de Hy- dra est prêt. A-t-on le droit d’interdire à une équipe d’évoluer chez elle ? La question demeure posée... Les footballeurs du PAC (comme tous les autres !) ont besoin d’un «domicile fixe» pour se sentir «au chaud» et aspirer à mieux, sur- tout que l’équipe de Hydra s’est renforcée en défense grâce à la ve- nue de l’Ivoirien Jean Michel Lyade (ex-RC Kouba) et du Blidéen Khenifissi, deux joueurs qui apporteront, à n’en pas douter, un «plus» au compartiment défensif qui était assez fébrile. Cela s’est vérifié entre la CABBA où Lyade et Khenifsi ont été utiles à l’équipe qui a fait preuve d’une force de caractère remarquable. L’adjoint du coach, M. Abdelaziz, le confirme : «Encaisser un but égalisateur à une minute de la pause aurait pu être catastrophique pour nous... Il n’en a rien été car nos joueurs ont su rester sereins pour finir le match en force.. Nous renouons avec la victoire après une période d’incertitude, c’est bon signe...» Quoi qu’en pensent certains, le PAC est en train de démontrer que la gestion d’un club de football doit être rigoureuse et sage. Un exemple à méditer... Djamel Eddine B. AAC Au chevet de Mohandi D es membres de l’Association des arbitres du centre se sontrendus au chevet de l’ancien arbitre international, Rabah Mo- handi, à Constantine. Ce dernier, malade, a été agréablement sur- pris par la visite des ses jeunes collègues d’Alger. Rappelons que Rabah Mohandi a été, pendant de longues années, un arbitre de l’élite. Après la fin de sa carrière d’arbitre, il a intégré la commission cen- trale d’arbitrage (CCA) où il a contribué à la formation et au suivi des jeunes referees. Agé de 75 ans, Rabah Mohandi demeure l’un des plus grands ar- bitres que le football algérien ait enfanté. Les représentants de l’Association des arbitres du centre ont mis à profit leur présence à Constantine pour rendre visite à un autre ancien referee, à savoir Benamghar, ex-arbitre fédéré. K. G. A la faveur de son succès mérité sur le MCO, la formation de l'entraî- neur Lobello retrouve les pre- mières loges du classement et confirme son retour en force, l'autorisant désormais à se nourrir des ambitions légi- times pour le titre pour lequel la course est plus que jamais ouverte après l'essoufflement de l'ESS. Désormais, l'USMA, grâce au remarquable travail de Lobello qui commence à porter ses fruits, affiche logiquement ses intentions d'un sérieux candi- dat au titre ; des ambitions au- torisées par le réveil de l'équi- pe, plus conquérante, et les renforts de choix illustrés par la venue de l'ex-«goléador» asémiste Hannister devenu déjà la coqueluche de Bologhi- ne avec ses 3 buts inscrits en deux matchs seulement. L'entraîneur usmiste, optimiste à souhait et travailleur acharné, a su maintenant façonner un groupe homogène et solidaire grâce à l'apport des anciens comme Dziri, Hamdoud, Am- mour, Ghazi et Doucoure qui encadrent avec succès leurs jeunes coéquipiers Besseghir, Boucherit, Zidane, Kab, Bous- sofiane et Metref qui gagnent déjà la confiance de Lobello. Des atouts permettant à l'US- MA de faire face à ses engage- ments sur les trois fronts. «On avait consenti beaucoup de sa- crifice pour rebâtir une équipe de nouveau compétitive, apte à jouer sur les trois fronts, en se souciant d'abord de recréer cette dynamique de travail et de discipline en se basant sur l'expérience des anciens joueurs que je félicite pour leur coopération et sur l'émer- gence des jeunes appelés à as- surer la relève d'une équipe re- trouvant ses vertus de pratique d'un football spectaculaire et efficace», dit-il. La première preuve du renou- veau usmiste reste le retour massif de ses supporters, heu- reux de retrouver de nouveau leur équipe conquérante et af- fichant ses ambitions de jouer les premiers rôles. Alors, désormais, il faudra de nouveau compter sur l'USMA qui revient fort même si son entraîneur n'a pas l'intention de brûler les étapes en affirmant : «Je ne suis pas intéressé main- tenant par la première place, l'essentiel est de rebâtir une nouvelle équipe de nouveau compétitive pour faire face à ses engagements dans les diffé- rentes compétitions en don- nant la chance à tous les joueurs. Pour moi, un remplaçant ça n'existe pas, car j'ai une équi- pe, donc un collectif au sein duquel chaque joueur aura sa chance de prouver sa valeur et de mériter la confiance placée en lui.» Un message clair et sti- mulant qui justifie le regain de l'équipe et la détermination af- fichée par ses jeunes ambition- nant de gagner leur place dans le onze titulaire. En attendant, l'entraîneur ré- colte les premiers fruits de son labeur, conforté par la récepti- vité de ses joueurs et la confiance de son président Al- lik qui lui donne tous les moyens et les garanties de la réussite. Z. S. C'est un entraîneur attachant par sa simplicité et sa modestie que nous avons approché à l'issue de la rencontre face au MCO. Un entraîneur qui garde les pieds sur terre et affirme que son objectif est de rebâtir une nouvelle formation usmiste compétitive, alliant spectacle et efficacité. En tout cas, un entraîneur qui mérite amplement la confiance de son exigeant président Allik. Entretien réalisé par Zoubir S. Tout d'abord, une victoire difficile et longue à se dessiner ! Rien n'est facile. Tout le championnat est difficile et il faut mériter sa victoire com- me celle d'aujourd'hui pour laquelle mes joueurs ont fait le nécessaire pour la rem- porter devant un adversaire qui ne nous a pas beaucoup inquiétés. On a noté que votre équipe a souffert en deuxième mi-temps devant un adversai- re diminué par les expulsions... Le MCO est une équipe coriace qui joue bien au football, mais il faut souligner qu'on aurait pu assurer la victoire plus faci- lement si on avait concrétisé nos nom- breuses occasions devant cet adversaire qui ne nous a pas mis en difficulté vrai- ment. Avec l'apport de Hannister et de Abou- ta, les lacunes offensives seront-elles en mesure d'être résolues ? Rien n'est réglé d'avance. Il faut persévérer dans le travail et il faut aussi et surtout sa- voir créer cette dynamique de travail pour résoudre les problèmes offensifs et réaliser ses objectifs. A l'image de Hannister, auteur de 3 buts en deux matchs, peut-on dire que les joueurs recrutés par le club sont ceux que vous attendiez ? Oui ! Car ce sont des joueurs qui ont de l'expérience qui nous apporteront le plus attendu, et qui vont compléter le groupe où des éléments comme Dziri, Hamdoud, Ammour et Ghazi rendent de précieux ser- vices à l'équipe. Un renfort fort utile en prévision des échéances multiples qui vous atten- dent... On se prépare, en conséquence, pour les 3 compétitions avec la chance de disposer d'un effectif riche où nos joueurs expéri- mentés nous seront très précieux. Alors, peut-on dire que l'USMA joue désormais le titre à la faveur de son re- tour en force ? On a 3 compétitions à jouer et à gérer avec le but d'être compétitif, et on n'est pas les seuls. Le meilleur scénario sera d'enchaî- ner les victoires et sincèrement, ça ne m'in- téresse pas d'être premier maintenant. Mais la pression s'installe désormais sur les épaules des joueurs... J'ai la chance d'avoir des joueurs expéri- mentés habitués à jouer avec cette pres- sion. L'USMA reste un club ambitieux, épaulé par un public connaisseur qui sou- tient à fond son équipe. Z. S. RENÉ LOBELLO. Entraîneur de l’USM Alger «Mon objectif est de rebâtir une équipe compétitive» PH O TO : M . S A LI M PH O TO : M . S A LI M Après un début difficile, l’USM Alger est désormais candidate potentielle pour le titre
  • El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 29 J E U X - D E T E N T E geste de louveteau philosophie chinoise caribous, au Canada sur la rose des vents concret localisions enlevés de force palmier symbole jugement impôts restes donne des couleurs filins de cordage rendes cultivable (une terre) chevalier ambigu édit demi-tour S E T I L A C S I F R E R I V O C C I D E N T A L M E N P N E L A R U T T U G B M T L E O S M I N A R E T O E E D U R I U E A L L A H L H R R M E C T T E O R M O I P D A C O I H I T E L I D E S I L E A R A E D N R M B R A T L L D G T L R U A E R P L E I M A A I A G O R I L E B L E T G I T I C T N E F A L A I E I I R R T T T O S N T L V H A T E U E E I A O P O I I R I O M U F D L T S P N C O A R A N I M E R A E N E S I N T E R E I N I R C V T I R RÈGLE DU JEU Biffer tous les mots de la liste que vous retrouverez dans la grille, en utilisant tous les sens possibles. Les lettres qui n'auront pas été cochées serviront à former le mot défini ci dessous. DEFINITION : langue thaï parlée en Thaïlande (07 lettres) Solution Biffe Tout précédent : OCCULTER ACRE - AIGRELET - ATTISER - BLASPHEMER - BLEU - CONFIANT - CRINIERE - DICTON - DRAME - EMBOLIE - ERUDITION - FISCALITE - FUMOIR - GLAIEUL - GUTTURAL - HALL - HATE - INTERDIT - INTERIM - MINARET - MORT - OCCIDENTAL - PERCHERON - POTAGE - RANIMER - RELATION - SEOIR - SPATIAL - TAILLER - TEMPLE - VACUITE - VIEILLARD - VIRER HORIZONTALEMENT : DECERNERA / ROUILLES / ECHEVEAU / EU / EV / XE / IVES / AA / AGIRAI / CAPRE / ETC / RECHE / CONTER / ES / TAU / ON / DEMELAMES / RASCASSE VERTICALEMENT : PERCEVRA / OTER / COHUE / PANAMA / FEUE / SAR / TUES / RIVE / GERE / LC / ENLEVAI / ER / AA / ELA / AREC / OMS / PREUX / ATHENES / AS / EPICES / SE SOLUTION FLÉCHÉS EXPRESS PRECEDENTS : moquerie disposé fâcheuse habitude coupé court bouffons thymus de veau barre de fermeture assembla 2 cordages bugle attaches fleuve preneur de son gendre du Prophète pilote de ligne surface conifères chef d’œuvre discours particuliers incontour- nable un des Etats U.S HORIZONTALEMENT 1.Passages de couleurs au bleu 2.Coule en France. Enflammées 3.Pronom. Ici. Frappai 4.Réunion d’un groupe de travail. Note. Joyeux 5.Bout de cercle. Université. Big boss. Copine intime 6.feriez. Habileté 7.Déchiffres de nouveau. Opposé à aval 8.Gla- ce de la Tamise. A un rang indéterminé 9.Points opposés. De la famille. Tellement 10.Donner des coups de fer. Mélangeât. Refus de bambin 11.Rapide, pour les ados. A bout de force 12.Temps du short. Divinité. A eux 13.Patrie de Tell. Sodium. Métro pari- sien. Cale 14.Mot de création récente. Possessif 15.Cracheur de feu. Epoque. Bête. VERTICALEMENT 1.Insectes coléoptères. Tête de canard 2.Plante grimpante. Lame de guillotine 3.Préposition. Homme volant. Père d’Andromaque 4.Affluent de l’Oubangui. Largeur d’étoffe. Garnit un voilier. Donné au chef 5.Adhérent. Drame nippon 6.Pièces de service. Ville de Roumanie. Symbole chimique. Caution 7.Réunions d’assemblée constituée. Mesure itinéraire. Infinitif 8.Interjec- tion. Accuse. Résine de pharmacie 9.Porte sur lui. Cri des char- retiers. Ville de Moldavie 10.Signatures. Roue à gorge 11.Insec- te. Espace quelconque. Refuge de naufragé 12.Planches algériennes. Conjonction. Pluie subite et abondante 13.Marques qui révèlent une dégradation. Berné. Sur la Tille 14.Allure géné- rale. Appareils orthopédiques 15.Ustensile de cuisine. Porte avec violence. Quinze sur N°156615 Fléchés Express N°1566 Biffe Tout N°1566 SOL. QUINZE SUR 15 PRECEDENTS : HORIZONTALEMENT : 1.EMBRIGADEMENT 2.MARATRE. SEMIONS 3.PRISE. DUT. PENES 4.HIE. RUER. ARN. TU 5.AA. CASSOULETS 6.TGV. TA. LENS. ORE 7.IE. AI. COL. SURI 8.FORGERENT 9.UPAS. CEI. ESTIME 10.ERINE. DENI. ELU 11.SES. EGO. ETALERA 12.VISSE. OPES 13.GOBE. LAVER. REND 14.AILLE. CITERA 15.IRE. SCENE. ETEND. VERTICALEMENT : 1.EMPHATIQUES. GAI 2.MARIAGE. PREVOIR 3.BRIE. PAISIBLE 4.RAS. SN. SEL 5.ITERATIF. EES. ES 6.GR. USA. OC. GEL 7.AEDES. CREDO. ACE 8.UROLOGIE. OVIN 9.EST. UELE. NEPETE 10.ME. ALN. REITERE 11.EMPRESSES. AS. RE 12.NIENT. UNTEL. RAT 13.TON. SORTILEGE 14.NET. RI. MUR. NON 15.ASSURE. RE. AID. Jeux proposés par gym C Magazine 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 F H Nettoyer, retirer les ordures de définition du mot encadré 1 6 13 13 3 7 5 11 9 8 4 2 11 8 4 11 6 3 14 8 3 10 10 8 7 8 7 9 11 19 4 8 8 14 8 7 11 16 13 8 5 12 10 15 3 10 8 9 6 10 9 4 3 1 11 10 13 8 7 8 11 7 12 9 8 10 8 7 13 3 4 4 3 19 8 13 8 4 16 8 4 3 15 11 4 11 4 8 4 7 11 8 9 8 7 9 17 6 5 18 8 9 12 10 10 6 4 10 10 3 7 10 10 9 8 9 8 10 9 Tout Codé N°1566 17 8 9 8 4 12 10 9 11 7 6 19 SOL. TOUT CODÉ PRECEDENT : GRIL - PENELOPE CRUZ En vous aidant de la définition du mot encadré, complétez la grille, puis reportez les lettres corres- pondant aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous découvrirez le nom d’un personnage célèbre. SOLUTION N° 2596 HORIZONTALEMENT I- TRANSPIRER. II- RES - LEVE. III- AS - ISE - SE. IV- QUININES. V- UL - TER - URE. VI- ETRE - OGRES. VII- NE - ROUAGES. VIII- ARONDE - IRE. IX- TEE - IRAN. X- DRESSER - ST. VERTICALEMENT 1- TRAQUENARD. 2- RESULTER. 3- AS - OTE. 4 - INTERNES. 5- SOSIE - ODES. 6- ENROUE. 7- IL - GA - IR. 8- RESSURGIR. 9- EVE - REE- RAS. 10- RE - RESSENT. I II III IV V VI VII VIII IX X 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 HORIZONTALEMENT I- Sains mentalement. II- Filet mignon - Etreint. III- Havre du désert - Frotté d’huile. IV- Un peu triste. V- Enlève - Pronom. VI- A la langue qui fourche - Habiller. VII- Teinture pour bleus - Ramassis. VIII- Objet intention- nel de pensée - FIls de Noé. IX- Ala page - Pare - Avalé. X- Passées rapidement (chemises). VERTICALEMENT 1- Obsession sexuelle. 2- Petit nombre. 3- Possessif. 4- Reine d’Egypte - Gouvernail. 5- Agile - Ruminant. 6- Infintiif - Convient - Conjonction. 7- Mange de l’herbe - Exclu pour le régime. 8- Pomme. 9- Sorti de la rose - Pied de vers. 10- Chiens - Vieilles manies. Mots Croisés N°2597 Par M. IRATNI
  • L ’ É P O Q U E ON VOUS LE DIT HORAIRES DES PRIÈRES El Fedjr : 06 h 28 Dohr : 12 h 59 El Asr : 15 h 41 El Maghreb : 18 h 03 El Icha : 19 h 26 El Watan - Dimanche 21 janvier 2007 - 31 Projet de loi sur la réforme de la CASNOS Un projet de loi portant sur la réforme de la Caisse nationale d'assurance des non-salariés (Casnos) sera présenté prochainement au gouvernement, a indiqué le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh. «Le projet de loi, qui a été élaboré par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale et portant sur des réformes spécifiques et profondes qui seront engagées au profit de la Casnos, sera présenté au gouvernement durant l'année en cours», a précisé M. Louh à l'APS, en marge du colloque de formation sur la prise en charge des victimes des mines antipersonnel. Le ministre avait annoncé auparavant que la Casnos nécessitait une «réforme interne» basée sur «une vision à moyen et long termes et selon les spécificités des non- salariés». Prochaine visite à Alger de la maire de Milan La maire de Milan, Mme Letizia Moratti, effectuera les 23 et 24 janvier, une visite à Alger dans le cadre de la promotion de la candidature de la cité Lombarde à l’exposition universelle de 2015. Mme Moratti, qui sera accompagnée d’une forte délégation, dont le sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères Vittorio Craxi, mettra à profit cette campagne de promotion et de sensibilisation de la partie algérienne pour examiner avec les responsables algériens les possibilités d’une coopération entre la capitale lombarde et une collectivité territoriale algérienne dans les domaines de la culture, le tourisme, le sport et de l’investissement dans les infrastructures de base. Expo 2015 sera la deuxième Expo universelle du XXIe siècle, après Shanghai, actuellement en cours de préparation sous le thème «Meilleure Ville : Meilleure Vie». Motocycliste contre camion à Tlemcen Un motocycliste âgé de 48 ans est décédé mercredi soir après avoir été fauché par un camion, sur la rocade menant de la RN 22 à la commune de Mansourah, a-t-on appris jeudi auprès de la Protection civile de la wilaya de Tlemcen. Percuté de plein fouet par le poids lourd, le nommé M. S., au guidon de sa mobylette légère, est mort sur le coup. Cette rocade enregistre, rappelle-t-on, de nombreux accidents, après la fermeture de l’une de ses deux voies, il y a plus de six mois, pour travaux du nouveau projet de pôle universitaire de Nedjma. Un jeune carbonisé retrouvé au fond d’un puits à Frenda Un jeune citoyen, B. Djamel, âgé de 18 ans, a été retrouvé avant-hier entièrement carbonisé et jeté au fond d'un puits dans une ferme non loin de Frenda, 50 km à l'ouest du chef-lieu de la wilaya de Tiaret. La victime, selon des sources locales, avait disparu quatre jours avant sa découverte et son transfert par les éléments de la Protection civile vers la morgue de l'hôpital de la ville. Prix Novartis 2007 Les laboratoires Novartis Phama services AG Algérie organisent demain une conférence de presse sous l’égide de la Société algérienne d’hypertension artérielle (Saha). Le lancement du «2e prix Novartis 2007 sur le risque cardiovasculaire» destiné aux médecins spécialistes et chercheurs concernés par les maladies cardiovasculaires est à l’ordre du jour. La conférence sera animée par le professeur Merad, président de la Saha et le directeur général de Novartis, Karim Debsi. LAGHOUAT Un commerçant ciblé par une bombe artisanale Jeudi dernier, à Dhaïet Lagrade, non loin de la mos- quée d’El Qods, peu après la prière du sobh, les habitants ont été arrachés à leur som- meil par le bruit d’une forte explosion. Accourus de toutes parts, les premiers témoins qui croyaient avoir à faire à une explosion de gaz, consta- tèrent qu’il s’agissait, en fait, d’un engin artisanal, un sem- blant de bombe que le ou les auteurs ont dû déposer peu avant 7h devant le domicile d’un commerçant. L’engin en question, probablement un petit bidon métallique sans mécanisme aucun, juste les traces d’une fumée noire et une odeur de mazout, n’a causé aucun dégât. Les éléments de la PJ, dont un artificier, ont procédé aux prélèvements d’usage et semblent écarter la piste terroriste en attendant les résultats de l’enquête. Il faut toutefois signaler que la personne ciblée a été déjà victime, il y a quelques jours, de deux casses, les deux commerces qu’il tient au centre-ville ont été visités par des casseurs qui ont emporté une balance, le contenu de la caisse et des quartiers de viande. M. Z. Une nuit au cinéma pour des phoques «Une soixantaine de phoques pensionnaires d'un refuge de Pieterburen, dans le nord des Pays-Bas, ont dû être éva- cués, jeudi soir, en raison de la tempête, et certains ont passé la nuit dans une salle de cinéma», a indiqué, hier, la directrice de la crèche des Phoques. La capacité d'ac- cueil du refuge était dépassée et des animaux étaient héber- gés sous des tentes,qui ont dû être démontées, a expli- qué Lenie't Hart, citée par l'agence néerlandaise ANP. «Grâce à l'aide de gens du quartier, nous avons pu mettre à l'abri les phoques, a raconté la directrice. Certains dans mon bureau, d'autres dans le centre d'accueil des visiteurs, et même un groupe dans la salle de cinéma.» La crèche des Phoques accueille surtout des jeunes animaux jetés sur le sable par la vio- lence des vagues et séparés de leur mère. C ’est un véritable miracle pour plus d’une qua- rantaine de femmes qui se trouvaient, mercredi dernier, à l’intérieur du bain Bouamrane en plein cœur du quartier historique du Derb. C’est à 13h20 qu’un bruit sourd, accompagné d’une secousse, surprendra les familles qui prenaient sereinement leur bain. Fort heureusement, le mur mitoyen, qui venait de s’écrouler avec fracas, faisait partie de la grande salle de repos. A cette heure de la journée, la plupart des clientes étaient dans la chambre chaude, les autres avaient rejoint leur domicile. Car c’est un mur porteur qui s’est effondré sur toute sa longueur, mettant à nu la salle de repos. Les causes de cet effondrement étaient prévisibles, car un voisin avait entamé, avec apparem- ment la caution et l’accord de l’APC et de l’urbanisme, des travaux de creusement de fondations à la place d’une vieille carcasse. Non satisfait de l’assiette fon- cière qu’il venait d’acheter, ce néo-propriétaire entre- prendra la construction d’un sous-sol qu’il destinait probablement au stock des produits. Aidé en cela par le permis de construire qui l’autorisait à bâtir sur 3 ni- veaux. Mais au lieu de veiller au respect des construc- tions anciennes qui sont enchevêtrées et où les char- pentes et la structure sont toutes faites en bois et en mortier, il entamera de véritables fondations destinées à recevoir un chaînage en béton, digne d’un immeuble. L’intrusion de ces fondations allaient inévitablement se traduire par la déstabilisation de l’ensemble des constructions alentours. Malgré les avertissements ré- pétés de son voisin, sur les risques encourus, les tra- vaux seront maintenus et renforcés. Une récente exper- tise avait mis en garde le responsable alors que les creusements étaient à seulement 1,60 m ; elle n’aura aucune suite. Le jour de la catastrophe, les fondations avaient atteint plus de 4 m de profondeur. C’est d’ailleurs en creusant sous le mur de soutènement du bain que ce dernier s’effondra. Accourus sur les lieux du sinistre, le premier responsable de la Protection ci- vile ordonnera la fermeture immédiate du hammam et le renforcement de la structure par des piliers métal- liques. Accoudé à une superbe villa mauresque d’une splendeur insoupçonnée, le hammam — qui avait échappé à la furie d’un ancien wali qui avait entamé la démolition du Derb en 1985 — ne pourra rouvrir que si un mur de soutènement est construit en contrebas. A défaut, ce joyau du patrimoine national sera à la merci de la moindre averse. En effet, les travaux ayant mis à jour un sous-sol très friable, il devient urgent de procé- der immédiatement au renforcement de toute la plate- forme par une dalle de béton. Car ce sont les trois mai- sons alentours qui sont menacées d’un effondrement certain. En attendant que la procédure judiciaire abou- tisse, il est du devoir des pouvoirs publics de protéger les biens et les personnes en confortant au plus vite le terrain. A défaut, il ne faudra pas s’étonner si un drame humain venait à endeuiller d’autres familles et ampu- ter le patrimoine universel d’un joyaux datant de 1850. En effet, la maison attenante au bain, et qui lui sert de salle d’accueil et de repos, appartenait à une richissime famille de l’époque. Yacine Alim MMOOSSTTAAGGAANNEEMM Hallucinant effondrement d’un hammam L a wilaya deBéchar aura l'honneur d'abriter pour une semaine, à partir du 26 mars, la 3e édition du Festival touris- tique saharien, après ceux organi- sés à Tamanrasset et Biskra. A cet ef- fet, une délégation du ministère du Tourisme, compo- sée de plusieurs directeurs cen- traux et conduite par Abdelkader Gouti, directeur de la coopération et de la communica- tion, est arrivée mercredi dernier à Béchar. La délégation a fait le point avec les autorités locales de la wilaya sur l'organisation, l'élabo- ration du programme des festivités et visité les lieux et sites de la ma- nifestation culturelle et recensé les besoins pour faire, selon la déléga- tion, de ce festival une grande fête nationale. Dans un point de presse organisé mercredi soir au siège de la wilaya, les délégués du ministère du Tourisme entendent donner à cette manifestation une dimension qui dépasserait le cadre national et dont les objectifs assignés seraient d'insuffler une nouvelle impulsion aux activités touristiques et cultu- relles dans la région. La société ci- vile devrait être étroitement asso- ciée, indiquent-ils, pour une réussi- te totale du festival. Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de la wilaya, présent, a interpellé la délégation sur les pressantes sollicitations de la po- pulation locale de voir se créer un grand pôle touristique dans la ré- gion. Celle-ci dispose, dira-t-il, d'atouts im- portants qu'il s'agit de reva- loriser. Selon M. Gouti, le ministère du Tourisme a adopté une stratégie dans le domaine du tourisme qui s'étale jusqu'en 2015 et que la wi- laya de Béchar est classée com- me l'une des importantes étapes touristiques du pays. Il ajoutera, optimiste, que le Festival du tourisme saharien connaîtra un succès certain du fait que les la- cunes et autres imperfections constatées lors des précédentes éditions ont été cernées et identi- fiées. Enfin, questionné sur les dé- penses qui seront occasionnées par la manifestation, le responsable du ministère du Tourisme a répondu qu'il est prématuré d'avancer un chiffre, tant le programme des fes- tivités n'a pas encore été définitive- ment arrêté. M. Nadjah TTOOUURRIISSMMEE SSAAHHAARRIIEENN Le 3e Festival se tiendra à Béchar ● Un mur porteur s’est effondré, mettant à nu la salle de repos ● L’expertise avait mis en garde le responsable sur les risques encourus. PH O TO : EL W AT A N
  • 7e FORUM SOCIAL MONDIAL AU KENYA L'Afrique accueille les altermondialistes C 'est parti pour les opposants à la mondialisation néolibérale ! Plu- sieurs milliers d'altermondialistes se sont retrouvés hier à Nairobi (Kenya) pour le lancement du 7e Forum social mondial (FSM), qui se tient pour la première fois en Afrique. Première action : une marche qui a réuni environ 5000 manifestants qui sont partis de Kibera, l'un des plus vastes bidon- villes d'Afrique, et ont gagné le parc Uhuru, distant d'environ 8 km et où s'est déroulée une cérémonie officielle d'ouver- ture. En tête du cortège, une banderole annonce qu'il est «possible de construire un monde différent». Dans une atmosphère festive, au rythme de percussions, les mani- festants affichent des pancartes affirmant, notamment, «Bush, terroriste numéro un». De nombreuses organisations non gouver- nementales (ONG) du Kenya sont repré- sentées dans le cortège, dans lequel se trou- ve le premier président de Zambie, Kenne- th Kaunda, et où les Italiens et les Espa- gnols forment le gros des troupes côté européen. Cette marche marque la volonté du mouvement altermondialiste de se rap- procher de l'Afrique, particulièrement concernée par les conséquences de la mon- dialisation, mais souvent absente, faute de moyens, des précédents forums sociaux. Le FSM de Nairobi devrait réunir quelque 100 000 participants dont, notamment, des tra- vailleurs, des mouvements sociaux, des réseaux, des coalitions et d'autres forces progressives venues de tous les continents. La marche s'est déroulée de façon un peu chaotique, les forces de l'ordre n'ayant pas bloqué la circulation automobile. Des tou- ristes, à bord de minibus, regardaient, un peu surpris, le déf ilé, tandis que des membres de l'organisation du forum, à dos de dromadaires, tentaient de mettre un peu d'ordre dans la manifestation. «Le forum doit permettre de mieux impliquer les Afri- cains dans la lutte contre le libéralisme sauvage. Il y a encore trop d'ONG et d'as- sociations en Afrique, mais une manifesta- tion comme celle-ci et le forum vont à mon avis attirer plus de gens dans les organisa- tions et nous rendre plus forts», a dit Tabi- tho Mutiso, une Kényane qui participe au comité d'organisation du FSM. Les treize activités, coordonnées par le FSM à Nairo- bi, dominent l'actualité dans le continent africain : lutte contre le sida, poids de la dette, souveraineté alimentaire, nécessité d'accords de commerce justes, de modes de vie alternatifs pour les jeunes et d'emplois respectant la dignité de la personne... Parmi les personnalités attendues au 7e FSM figu- rent la Kényane Wangari Maathai, prix Nobel de la paix 2004, l'ancienne haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Mary Robinson, le prix Nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu, et Winnie Mandela, ex-épouse de Nelson Mandela. Le syndicaliste paysan français, José Bové, et la f igure de l'altermondialisme en Afrique de l'Ouest, Aminata Traoré, seront également au rendez-vous. Deux autres actions devraient être initiées à Nairobi. D'une part, le lancement d'une journée mondiale d'action prévue en janvier 2008 avant le prochain forum mondial, organisé en 2009 dans une ville du Sud qui reste à déterminer. D'autre part, le lancement d'une campagne de sensibilisation pour le «tra- vail décent» dans le milieu du football dans la perspective de la prochaine Coupe du monde qui se déroulera en 2010 en Afrique du Sud. Le grand rendez-vous altermondia- liste, qui est organisé jusqu'à jeudi, se veut être le contrepoids du Forum économique mondial prévu, cette année, du 23 au 28 janvier en Suisse. Depuis la première édi- tion, en janvier 2001, à Porto Alegre au Brésil, le nombre de participants au FSM s'est accru au cours des éditions succes- sives, passant de 15 000 à 100 000 partici- pants en 2004, en Inde. M. Rachidiou El Watan LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Dimanche 21 janvier 2007 COMMENTAIRE L e phénomène de l’émigration clandestine atteint des proportions considérables dans de nombreux pays afri- cains. C’est une manière d’exode qui précipite des mil- liers de candidats sur les routes d’un Eldorado illusoire qui s’avère trop souvent un tombeau des chimères. Pour beau- coup de ces émigrés clandestins, partir c’est mourir, et pas qu’un peu. Une mort plus que symbolique qui amène à s’inter- roger sur les motivations de ces desperados qui croient que l’herbe est plus verte ailleurs, alors que la vieille Europe affir- me avec force ne pas vouloir accueillir la misère du monde. Une affirmation qui n’est pas dissuasive, car elle n’a aucun effet sur les milliers d’Africains qui tentent d’accéder à l’Eden au péril de leur vie. Les pays du Maghreb n’échappent pas à ces flux désespérés. En Algérie, la figure du harraga — celui qui franchit les frontières sans être pris — est devenue un élé- ment de légende urbaine. Elle alimente un imaginaire structuré autour de la performance du départ réussi. Comme en Afrique, le départ est vécu dans les pays maghrébins, et singulièrement aussi en Algérie, comme une épreuve glorifiante. Un tel état d’esprit ne se suffirait pas à lui-même s’il n’était pas relayé et pris en charge par des réseaux qui prospèrent, en amont et en aval du phénomène, dans le commerce de l’émigration clan- destine. Devant l’ampleur, la dangerosité du fait, les actions punitives resteront inefficientes si elles ne s’accompagnent pas de programmes préventifs qui impliqueraient à la fois les pays fournisseurs et receveurs d’émigration clandestine. Celle-ci ne pourra pas être réellement résorbée sans la mise en œuvre, dans les pays africains fragilisés par un faible potentiel écono- mique, de stratégies d’insertion dans la vie active avec la contribution de pays donateurs. En l’état actuel des choses, la dimension humaine de l’émigration clandestine n’est pas prise en compte et cela met en avant des politiques répressives qui n’épuisent pas le problème tant que la volonté de partir existera chez les candidats à l’émigration clandestine. Ce problème est autant celui de l’Afrique — pays du Maghreb inclus — que celui de l’Europe. Celle-ci ne peut pas se borner aux solutions d’expulsion ou de reconduite aux frontières, car les ex- ou futurs émigrés clandestins mettront au point d’autres feuilles de route pour atteindre leur objectif. Les relations internatio- nales sont ainsi en grande partie marquées par l’éveil à ces flux de populations, presque toujours jeunes, qui sont de lourdes déperditions humaines pour l’Afrique. Une question devenue aussi centrale que celle de l’émigration clandestine ne peut pas trouver seulement des solutions à l’emporte-pièce.L’Europe et l’Afrique ont aujourd’hui à dire d’une même voix aux postu- lants à un tragique exil qu’ils n’ont pas de pays de substitution. Mais cela n’aura de sens que si les jeunes Africains, tentés par le départ, ont reconquis leur citoyenneté et les garanties de construire, dans leur pays, un idéal de vie. Force est de dire que ce cas de figure n’est pas à l’ordre du jour. Emigration clandestine : la route des chimères AUJOURD’HUI MÉTÉO Humidité : 36% Vent : N/2 km/h Lever du soleil : 7h57 Coucher du soleil : 17h59 ALGER Max. 20° - Min. 5° Ensoleillé Humidité : 52% Vent : NNO/13 km/h Lever du soleil : 7h343 Coucher du soleil : 17h44 SKIKDA Max. 21° - Min. 9° Ensoleillé Humidité : 46% Vent : N/0 km/h Lever du soleil : 7h42 Coucher du soleil : 17h47 CONSTANTINE Max. 17° - Min. 3° Ensoleillé C 'est connu, Abdelaziz Belkhadem n'aime pas tous ses ministres, imposés par lui d'en haut, comme une belle- famille avec laquelle il faut bien passer les fêtes. Mais qui sont-ils ? Qui sont ces ministres dont le chef du gouvernement a envie de se séparer ? Toumi, spécialiste en faïence andalouse ? Temmar et Khelil, coopérants techniques en visite professionnelle, Sellal, qui cherche toujours de l'eau dans le ciel ou Ould Abbas, qui a fait de la solidarité un moyen d'avoir des billets d'avion ? Ou encore Soltani, homme de dossiers sans papiers ? Benbouzid, l'inamovible ministre de l'Education, dont on dit qu'il était déjà ministre avant d'avoir passé sa 6e ? Qui, d'entre ces ministres n'est pas au goût de Belkhadem et qui va partir ? Le choix est difficile, car il faut bien admettre qu'en dehors de quelques-uns, dont Ghoul, ministre des Travaux publics, qui fait encore du bon travail, ou Moussa, ministre du Tourisme, qui a réellement envie de faire bouger son secteur, peu de ministres ont convaincu l'opinion publique. La justice est toujours aux mains de l'Exécutif quand elle n'est pas aux pieds de groupes d'influence privés, le chômage n'a pas été réglé, tout comme le problème de l'eau, celui du logement, de la réforme bancaire ou du foncier. C'est probablement pour cette raison que Belkhadem aurait décidé d'opérer un remaniement sans le faire, sans en avoir l'air. Tous ceux qui seront mouillés dans l'affaire Khalifa seront exclus du gouvernement. Un remaniement par voie de justice, qui évite de se fâcher avec les autres. Il suffit donc de laisser passer quelques informations à la juge Brahimi et de changer les ministres impliqués. Voire d'envoyer des témoins à charge en citer quelques-uns au hasard d'une conversation avec la juge. C'est d'ailleurs la question du jour : pourquoi des ministres ont-ils été cités et pas d'autres ? Pourquoi eux ? POINT ZÉRO Un remaniement par voie de justice Par Amine Lotfi Par Chawki Amari ● Les treize activités coordonnées par le FSM à Nairobi dominent l'actualité dans le continent africain : lutte contre le sida, poids de la dette, souveraineté alimentaire, nécessité d'accords de commerce justes, de modes de vie alternatifs pour les jeunes et d'emplois respectant la dignité de la personne… La marche d’hier a réuni quelque 5000manifestants PH O TO : D R p01.PDF p02.PDF p03.PDF p04.PDF p05.PDF p06.PDF p07.PDF p07Annaba.pdf p08.PDF p09.PDF p09Oran.pdf p09Setif.pdf p10.PDF p10ouest.pdf p11.PDF p11cirta.pdf p11tiaret.pdf p13.PDF p14.PDF p15.PDF p19.PDF p21.PDF p24.PDF p25.PDF p29.PDF p31.PDF p32.PDF