Admi web sept 2014

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  • BELGIQUE - BELGI

    P.P. - P.B.

    B386

    SEPTEMBRE 2014

    DITO Il ny a pas de fatalitP. 3

    DOSSIERDsobir pour les services publicsP. 4

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  • :2 TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014

    ACTUALITS

    DANS NOS RGIONALES

    Urgence GazaAppel aux dons - Solidarit socialiste

    La situation humanitaire dans la Bande de Gaza reste catastro-phique. Plus de 270 000 personnes ont d se rfugier et, au 6 aot, le bilan de loff ensive est alarmant : 1 843 morts, plus de 10 000 blesss et 65 000 personnes dont le logement a t dtruit.

    Depuis le 20 juillet, Solidarit Socialiste soutient son partenaire MAAN qui aide prs de 2 000 familles. MAAN distribue aussi des kits dhygine, de cuisine, des matelas, etc.

    Grce vos dons, nous permettons MAAN de satisfaire les besoins les plus urgents des familles dplaces Gaza. Soutenez cette intervention en faisant un virement sur le compte de Soli-darit Socialiste : IBAN BE42-0000-0000-5454 avec la com-munication suivante : Urgence Gaza (Tout don de 40 ou plus, vous donne droit une dduction fi scale).

    CharleroiVoyage Lige

    Le Comit rgional intersectoriel des Pensionn(e)s, organise le 23 septembre, un voyage en car. Matin : visite du muse Lige dans la tourmente .Midi : repas lespace faveur la Maison de la Wallonie (apritif, plat, dessert).Aprs-midi : expo : Nous avions 20 ans en 1914 , la gare de Lige-Guillemins.

    RDV 8h30, dpart 8h45 prcise, derrire la gare de Charleroi Sud lentre de la rue Libioulle.Retour Charleroi vers 19h30.

    Cot : 39 /a lis et 43 /sympathisants, verser sur le compte BE86 8772 0285 0150 avec la mention Lige pour confi rmer la rservation et ce, pour le 15 septembre au plus tard.

    Inscription : Lili 071/797 111.Renseignements : Alphonse Vanden Broeck 0495/340 928.

    HuyGoter annuel

    Le Comit intersectoriel des Pensionns organise son goter annuel le 11 octobre 14h30 dans la salle de la Maison du Peuple, rue Val Notre Dame, 323 Moha.

    Inscriptions pour le 7 octobre au plus tard au secrtariat de la Rgionale, rue du Neufmoustier, 8.Tl. : 085/824 555 les lundi, mardi, jeudi de 8h30 12h30 et de 13h30 16h, les mercredi et vendredi de 8h30 12h30.Fax : 085/824 563 E-mail : bernadette.parmentier@cgsp.be

    IN MEMORIAM

    Philo Richard

    Cest avec tristesse que nous avons appris le dcs de notre Cama-rade Philo Richard ce 28 juillet 2014. lu Secrtaire gnral en 1993 et Prsident du secteur Telecom Aviation pen-dant plus de 10 ans, le Namurois au verbe haut et la stature imposante a mis toutes ces qualits au service de ses a lis. Philo avait pris sa pension le 1er janvier 2009. Nous adressons toutes nos condolances sa famille et ses proches.

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  • 3TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014

    DITO

    Il ny a pas de fatalit

    Le gouvernement qui se ngocie entre les trois partis fl amands de droite et le seul MR du ct francophone appelle, avant mme sa constitution, de nombreuses critiques.

    Bien sr, tant quil a une majorit au parlement fdral, ce futur excutif aura la lgalit pour lui. On ne peut pourtant sempcher de constater quil na, en Communaut Wallonie-Bruxelles, aucune lgitimit. Certains rappellent que le prcdent gouvernement ntait pas majoritaire chez les Flamands. Certes ! Mais de quoi parle-t-on ? Si on sen tient aux siges, le gouvernement Di Rupo possdait le soutien de 43 parlementaires fl amands contre 45 qui le combattaient, il tait peine minoritaire. Notre futur gou-vernement sera lui seulement soutenu par 20 dputs francophones et combattu par 43 parlementaires de Wallonie et de Bruxelles.

    Llection du 25 mai a consacr clairement une majorit de centre gauche. Le MR peut revendiquer davoir progress mais ce nest pas su sant. Auquel cas, il faudrait que le MR sallie avec le PTB qui a davantage progress que lui.

    Ce gouvernement sera illgitime tant il est dsquilibr ! Dun gouvernement quilibr entre francophones et nerlandophones, on passe un dsquilibre fondamental. La droite fl amande va imposer sa politique de droite une majorit francophone de gauche.Les ides lances par les ngociateurs ne laissent dailleurs aucun doute : faire travailler les chmeurs, vrifi cation des revenus pour les allocations de chmage (soit transformation dun droit en une aumne), vente intgrale des entreprises publiques, service minimum en cas de grve, suppression des pensions publiques, rvision de lindexation des salaires

    Tous les dogmes de la droite radicale, daucuns diront de la droite extrme, y sont. Certes, tout ne sy retrouvera pas, mais, cela en est assez. !Parler de service minimum alors que les mmes suppriment les services publics depuis des annes pour des raisons fi nancires. Combien de lignes supprimes, dhoraires rduits, quand ce nest pas lentretien du matriel qui empche le service public dtre rendu ? Quelles conomies va faire le gouvernement sil maintient son ambition de retirer aux organisations des travailleurs de payer les allocations ceux-ci ?

    Les ides fatales ne manquent pas et pourtant il ny a pas de fatalits !Les travailleurs vont devoir sunir et se battre pour sauver le modle social belge. Certes il est imparfait, il a dj t dgrad par de nombreuses mesures depuis des annes mais lattaque qui se prpare sera probablement frontale et notre rplique devra tre forte.Alors que le march dmontre une fois de plus son incapacit assurer lintrt gnral en matire de production lectrique, les libraux dogmatiques veulent encore plus dtricoter la scurit sociale et les services publics.Nous pouvons les en empcher, battons-nous et nous gagnerons dans la rue contre ce gouvernement si peu lgitime !

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  • TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 20144

    Manuel Cervera-Marzal cite dans un premier temps les bases historiques de la dsobissance civile en voquant quelques fi gures lgendaires : cela va de Henry Th oreau qui refusa de payer les impts de ltat de Massachussetts pour sopposer un tat esclavagiste (car, pour lui, la passivit fait de nous tous des complices) Martin Luther King, leader du mouve-ment des droits civiques, sans oublier Gandhi. Aujourdhui, nous constatons une dmultiplication des initiatives telles celles des Robin des bois (des agents dEDF qui refusent de couper llectricit) ou les faucheurs dOGM.

    La dsobissance civile, cest quoi?Manuel Cervera-Marzal la dfi nit en cinq points : elle dsigne une action politique, publique, collective, extralgale et non violente fonde sur des motifs thico-politiques et destine modi- er une loi ou contester lordre juridique dans son ensemble 2.En outre, la question de la lgitimit de ce type daction change selon le rgime politique : dans une dictature ou sous un rgime totalitaire, elle semble une vi-dence mais quen est-il dans un rgime dmocratique o la loi est cense tre le fruit dune dcision dun Parlement et o des moyens de contestation lgaux existent ?

    Les reproches formuls lgard de la dsobissance civile seraient quelle est antidmocratique, quelle constitue une rupture du pacte social, quelle entranerait un eff et de chaos par son caractre dsordonn (ainsi, pour paraphra-ser Goethe, mieux vaudrait une injustice quun dsordre) et tout ceci induirait une criminalisation des mouvements sociaux. Les conditions de lgitimit imposes par certains stipulent quelle devrait tre utilise en dernier recours et que les dsobissants devraient accepter la sanction pnale qui pourrait en dcouler, sans oublier le refus de toute forme de violence.Face ces objections, diverses rponses sont apportes par lauteur. Concernant le dsordre, force est de constater quil

    est dj l sous une forme latente, de manire souterraine. Puis ce stigmate peut tre retourn en soulignant que le confl it et le dsordre sont essentiels dans une dmocratie. Dautre part, la dsobissance civile est une contestation cra-trice, une force de proposition en tant que telle. Concernant les conditions de lgitimit, lutilisation en dernier recours ne tient pas puisque le recours ce mode daction rpond souvent des situations durgence peu conciliables avec un processus de concertation gnralement plus lent.

    Pour ce qui est de lacceptation de la peine, Manuel Cervera-Marzal souligne quaccepter une condamnation pour stre oppos une loi injuste est tout aussi injuste et reviendrait

    aussi accepter la lgitimit des tribunaux. Ce dernier point serait, ses yeux, envisa-geable uniquement pour susciter un rveil des consciences.

    La question de la non-violence est autre-ment plus problmatique en ce sens que par rapport ltat qui rappelons-le est le dtenteur de la violence lgitime tout dbat sur la violence implique de se mou-voir dans une zone grise et de tcher de

    rpondre la question de savoir ce qui est violent : la destruc-tion de biens lest-elle ? Partant, pour notre intervenant, face la violence symbolique, sociale et structurelle exerce par lautorit, il savre parfois impossible de ne pas tre violent.

    La conscience souveraine et limaginaire de criseLe discours des dsobissants pose en pralable la souverai-net de la conscience individuelle (le dsobissant sautorise dsobir aux lois) et pose en fi ligrane la question de la citoyennet et celle de la dmocratie. Pour Manuel Cervera-Marzal, la dmocratie nest pas menace par ceux qui font acte de dsobissance civile mais par ceux qui se soumettent aveuglment aux lois par leur obissance si vile 3.Xavier Renou, fondateur du Collectif des dsobissants sou-ligne tout dabord pour sa part que le concept a t eff ac de notre mmoire collective alors que ce registre daction

    DOSSIER

    pour les services publicsDsobir Le 4 juin, la CGSP wallonne recevait Manuel Cervera-Marzal et Xavier Renou 1. Nous les avons invits pour voquer les grandes fi gures et les arguments de la dsobissance civile et pour dvelopper plus concr-tement le rpertoire daction quelle implique et les diff rentes manires de la mettre en uvre, notamment au sein des services publics.

    La dsobissance civile est une contestation

    cratrice, une force de proposition en tant

    que telle.

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  • 5TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014

    est immense et peut rassembler les agents et les usagers. Cet effacement est bien videmment tout sauf innocent : la contre-rvolution nolibrale devait tout prix crer un imaginaire de crise et de linsatisfaction propices au dmantlement des services publics. Cet imaginaire de crise englobe une modernisation, une dshumanisation, une bureaucratisation des services publics ainsi quune opacit relative aux droits de chacun. Il fonctionne principalement par le biais de linjonction paradoxale incitant faire plus avec moins.

    Dans ce cadre, rendre visible toutes ces stratgies insidieuses est dj un premier pas vers la dsobissance.Partant, Xavier Renou insiste sur le fait quil faut reprendre espoir : des stratgies de rsistance existent comme par exemple celle visant occuper les locaux stratgiques (la comptabilit) ou celle visant mettre en place une articulation entre les agents et les usagers en les faisant travailler ensemble (blocage des gares par exemple), dtourner ou contourner certaines instructions. Il cite galement des cas de refus dobissance, notamment dans lenseignement en France ou dans la police quand les policiers se font massivement porter ples.Tout ce rpertoire daction qui va du refus au sabotage en passant par le contournement des instructions vise en fait refuser de jouer le jeu selon les rgles tablies par lautorit et obliger les institutions redevenir des services publics.Il insuffle un renouveau de crativit qui permet de sortir des routines militantes.

    En fait, la dsobissance civile ne se joue pas deux mais trois : les dsobis-sants contre les dcideurs et lopinion publique qui joue un rle darbitre. Pour les dsobissants, il sagit de convaincre lopinion publique pour quelle puisse contraindre les dcideurs 4. Il importe par consquent pour les dsobissants de remporter des victoires symboliques.

    Une source vive de la dmocratieAlors que lhistoire a montr o pouvait mener un excs dobissance, Manuel Cervera-Marzal et Xavier Renou montrent tous deux comment la pense dsobissante sinscrit dans une tradition mconnue, voire occulte, qui place le conflit la source de la libert 5 et comment, ce faisant, elle peut casser la fabrique de limpuissance et permettre un autre regard sur la dmocratie. Plutt quun tat stable et fig, elle est un processus constam-ment en mouvement et la dsobissance civile peut, dans cette optique, se muer en une source vive de la dmocratie. Il est toujours judicieux de rappeler cet effet que les conqutes sociales ne sont pas tombes du ciel et que, partant, cest le conflit et la lutte qui font avancer les choses.

    Par ce regard un peu impertinent et iconoclaste sur les enjeux, la pertinence, les conditions, les consquences et la lgitimit ou non de ce rpertoire daction, par la question pose de savoir si la dsobissance civile fait par-tie du rpertoire daction des syndicats et si la grve (ft-elle des prix, des auditeurs), loccupation ou la squestration sont des illustrations de cette dsobissance, cette journe du 4 juin a essay de promouvoir et de stimuler une rflexion sous le signe des interrogations, non des certitudes, de sou-lever des questions pertinentes et de susciter des interrogations fcondes.

    Les chemins de la dsobissance sont ceux de lmancipation continue mais aussi ceux dun surcrot de dmocratie.

    1. Le premier est lauteur entre autres de Dsobir en dmocratie, la pense dsobissante de Thoreau Martin Luther King et de La gauche et loubli de la question dmocratique, tandis que le second est le fondateur du Collectif des dsobissants et lauteur de Dso-bir pour le service public.

    2. Manuel Cervera-Marzal, La gauche et loubli de la question dmocratique, Paris, ditions dores et dj, 2014, p. 51

    3. Idem, p. 52-534. Manuel Cervera-Marzal, Dsobir en dmocratie,

    Les Forges de Vulcain, Paris, 2013, p. 945. Idem, p. 156

    Manuel Cervera-Marzal

    Xavier Renou

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  • TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014 TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 20146

    ISP

    Le Conseil excutif de lInternationale des services publics (ISP) sinquite vivement des attaques permanentes lencontre des droits des travailleurs/euses et des droits syndicaux. Nous rejetons fermement lide que lon peut limiter la ngociation collective quelles que soient les circonstances. En tant que syndicats des services publics, notre rle consiste protger les citoyen(ne)s et les usa-gers de ces services, en veillant ce quils/elles puissent accder en permanence des services publics de qualit, notamment par le biais dune rglementation des services de base. Mais lorsquun confl it sternise, un seul droit dmocratique e cace soff re aux travailleurs/euses : la grve.

    De trop nombreux pays ont adopt une lgislation ou ont entam des discussions en vue de limiter ou dinter-dire les grves relatives aux services de base , voire pour tous les travailleurs/euses du secteur public. En outre, la criminalisation des confl its sociaux et la violence accrue lgard des manifestant(e)s est une ralit et ce, dans les rgions du Nord comme du Sud.Le droit de grve, le droit dorganisation, ainsi que le droit de ngociation collective sur les salaires et les conditions de travail constituent des liberts fondamentales et des droits humains. Ces droits sont ancrs dans la Constitution de lOIT, les Conventions 87 et 98 de lOIT, la Dclaration universelle des droits de lhomme, ainsi que dans le Pacte international relatif aux droits conomiques, sociaux et culturels des Nations unies.

    En juin 2014, dans le cadre des dbats de la Commission de lapplication des normes (CAN) qui se sont drouls lors de la Confrence internationale du Travail (CIT), le groupe des employeurs sest obstin nier le fait que le droit de grve tait couvert par la Convention 87 de lOIT, balayant ainsi des dizaines dannes de jurispru-dence et lapplication du droit international. Le groupe des travailleurs a rejet lunanimit les exigences des reprsentants des employeurs.Ce confl it sur le droit de grve a t renvoy devant le Conseil dadministration de lOIT, qui pourrait demander la Cour internationale de Justice dapporter un avis consultatif sur la question afi n de rgler ce dsaccord. La dcision devrait tre rendue en novembre 2014.

    Ds lors, le Conseil excutif de lISP appelle lInterna-tionale des services publics : lancer une campagne mondiale en faveur du droit de

    grve pour tou(te)s les travailleurs/euses ; faire pression sur les gouvernements afi n quils sou-

    tiennent les mcanismes de contrle de lOIT ; appeler au renvoi de laff aire devant la Cour inter-

    nationale de Justice et faire pression sur les membres du Conseil dadministration de lOIT. Nous devons obtenir une majorit au sein du Conseil dadminis-tration, ce qui signifi e que les a lis de lISP doivent mener un lobbying auprs de leurs centres syndicaux nationaux et de leurs gouvernements ;

    nouer des partenariats avec dautres syndicats et orga-nisations de la socit civile dans le cadre de cette campagne ;

    continuer de soutenir et daider les a lis dont les droits sont menacs ;

    mener activement des campagnes en vue de veiller ce que les pays ratifi ent et appliquent les Conventions 87 et 98 de lOIT ;

    faire pression sur les organisations intergouvernemen-tales et autres agences et organisations internationales concernes telles que la Banque mondiale et le FMI afi n quelles ra rment leur soutien envers les Conven-tions de lOIT qui garantissent les droits syndicaux fondamentaux ;

    organiser des campagnes en vue de veiller ce que les accords mondiaux de libre-change intgrent de vri-tables engagements envers les droits des travailleurs/euses, et respectent les Conventions de lOIT.

    Rsolution durgence sur le droit de grve

    Conseil excutif de l'ISP, 24-25 juin 2014, Nyon, Suisse

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  • 7TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014 TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014

    LE MOT QUI PUE

    La classe moyenne

    Le concept de classes moyennes revient trs frquemment dans la bouche des hommes et femmes politiques, surtout en priode lectorale. Mais, comme pour le populisme, son usage intem-pestif et incessant rend complexe toute interprtation correcte. Partant, il est intressant de sinterroger sur les raisons et les eff ets de cette utilisation abusive.

    Ainsi, au cours de la campagne lecto-rale, les partis de droite nont eu de cesse de clamer que, sil tait mis en uvre, le programme des partis plus progressistes sacrifi erait les classes moyennes. Il est par ailleurs assez difi ant de constater que les soi-disant meilleurs dfen-seurs de la classe moyenne sont ceux qui roulent pour les riches (comme le montrait ltude du programme du MR par lUniversit catholique de Louvain, la KUL). Tel est un des avantages de labsence de dfi nition de cet ensemble mallable souhait.

    Une nbuleuse disparate et mallableEn eff et, lindfi nissable classe moyenne englobe par exemple lemploy et le cadre suprieur, le technicien et lavo-cat, linstituteur et le professeur duni-versit, etc.Le recours cette catgorisation regrou-pant des couches sociales disparates aux intrts pas ncessairement convergents permet de formuler des propositions peu cohrentes qui sadressent tous sans cibler quelquun en particulier. Il permet en outre de rendre encore un peu plus invisible la classe ouvrire qui nest (mme) plus nomme. Comme si cette nbuleuse permettait denfouir la lutte des classes pourtant toujours bien relle.

    Si la classe moyenne a t historique-ment le vecteur du changement social

    depuis la reprise de la croissance aprs la Seconde Guerre mondiale, la tertia-risation de lconomie, llvation du niveau de vie, llvation du niveau dinstruction, (elle) se caractrise par une varit et une ambivalence. Elle est prise entre deux feux : dun ct elle sou-haite entrer dans le monde de la bour-geoisie et dun autre ct elle est due den tre rejete 1. Elle va tre constam-ment tiraille entre lintgration aux classes dominantes et le souci de sen distinguer. Elle conteste tout en voulant tre partie prenante. Ce faisant, elle neu-tralise les tensions sociales et les met sous lteignoir.

    Si le recours ce concept voque le positionnement par rapport au salaire, il sagira, pour sassurer une certaine rente de situation, de ne jamais donner des chiff res spcifi ques et de faire miroi-ter au plus grand nombre quil en fait partie (alors que sous leff et daubaine que reprsente pour les riches la crise, elle est prcisment en voie de dispa-rition) : Labus de langage que recle classe moyenne a dtourn lattention dun groupe croissant de citoyens qui, sans sen rendre compte, ont t rtrograds et nap-partiennent plus cette classe moyenne Mais, ils se rconfortent lide que leur statut social reste celui de la fameuse classe moyenne. Ouf, pas de dclassement ! 2

    Qui est in, qui est out?En eff et, un des ressorts de cette cat-gorie est de promouvoir une tideur certaine lgard de projets politiques radicaux (dans le sens tymologique : qui sattaquent la racine du pro-blme) : le dsir de slever fait envisager avec m ance tout e ort de solidarit qui

    pourrait favoriser les concurrents, mais la peur de rechuter fait aussi aspirer une protection des statuts existants .3 Cette nbuleuse doit en eff et constamment se dfi nir par rapport ceux du dessus et ceux du dessous.Autre constat tirer de lusage abusif de ce terme : par son caractre visant crer une socit homogne, la dmocratie telle que nous la connaissons fond les individus dans la classe moyenne et rduit la politique une a aire de gestion, sans aventure ni promesse 4,

    Les mots sont impor-tants et leur choix induit une percep-tion, un regard, un conditionnement qui ouvrent la voie un changement insidieux de socit.

    Le concept de classes moyennes revient trs frquemment dans la bouche des hommes et femmes politiques, surtout en priode lectorale. Mais, comme pour le populisme, son usage intempestif et incessant rend com-plexe toute interprtation correcte. Partant, il est intressant de sinterroger sur les raisons et les eff ets de cette utilisation abusive.

    1. Dominique Pinsolle, Que peuvent les classes moyennes ?, www.monde-diplomatique.fr/2012/05/PINSOLLE/47662

    2. Olivier Derruine, La classe moyenne nest plus celle laquelle vous pensez !, www.revuenou-velle.be/blog/delits-d-inities/2014/03/15/classe-moyenne/

    3. Sylvain Bourmeau http://www.liberation.fr/societe/2012/01/12/politiquement-les-classes-moyennes-ont-un-role-d-arbitre-qu-elles-n-ont-jamais-eu-avant_787684

    4. Zeev Sternhell, Existe-t-il une pense fasciste ?, propos recueillis par Alexandre Lacroix in Philosophie Magazine n 79, p. 41

    La classe moyenne est constamment tiraille entre

    lintgration aux classes dominantes et le souci de sen distinguer. Ce faisant, elle neutralise les tensions

    sociales et les met sous lteignoir

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  • TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 20148

    www.cgsp-acod-bru.be

    IRB - INTERRGIONALE DE BRUXELLES

    Les politiques austritaires mises en place tous les niveaux de pouvoir suite ladoption du Trait europen sur la stabilit, la coordination et la gou-vernance (TSCG) mar-queront durablement les budgets des entits fd-res. Avec la FGTB et les autres syndicats, la CGSP a combattu ce trait en temps utile parce quil nous condamne laustrit vie ! Le bud-get bruxellois en souff rira, brisant les lans gnreux de la dclaration de politique gnrale du nouveau gouvernement de la rgion de Bruxelles-Capitale. La contrainte de raliser des rductions budgtaires conduit essayer de faire plus avec moins de moyens, mais ce principe connat des limites que ni la novlangue ni la gouvernance ne parviendront faire reculer. En ralit, ce sont des projets dont lenver-gure se rduira ou qui disparatront avec des consquences ngatives sur le dveloppement global des rgions ; in fi ne, ce sont les citoyens qui en souff riront dans leur logement, leur environnement, leur sant, leur ducation, sans parler de leurs loisirs.

    Cest dj le cas en Flandre o le nouveau gouvernement de droite associant N-VA, CD & V et Open VLD projette dassainir les fi nances publiques en les soumettant un plan dconomie de 8 milliards deuros en 5 ans. Les eff orts seront raliss sur les budgets de la culture ; de ladminis-tration (1 950 fonctionnaires en moins) ; des transports en commun (De Lijn verra sa dotation ampute de 30 mil-lions deuros !). Les politiques de formation de logement et dnergie seront elles aussi touches. Tous domaines o les conomies sont contre-productives et aggravent la situation de personnes dj prcarises.

    Laccord institutionnel du 11 octobre 2011 a bien permis un refi nancement structurel de la Rgion de Bruxelles-Capitale, mais alors que les besoins estims taient de quelque 600 millions deuros, cest 461 millions qui ont t accords.Toujours dans le cadre de la 6e rforme de ltat, de nouvelles comptences ont t transfres la Rgion (voir Tribune janvier 2014 pp. 7, 8) avec seulement 90 % des budgets

    qui leur taient alloues lorsquelles relevaient des niveaux fdral et commu-nautaire. On voit tout de suite que malgr lautono-mie constitutive, le projet de rforme fi scale du gou-vernement et la simplifi -cation institutionnelle, les moyens seront rduits.

    Si on considre les axes annoncs de la politique de la coalition de droite-sudoise-kamikaze qui se profi le pour le gouvernement fdral, il est clair que la fonction publique et les services publics seront mis mal.

    On parle de fi n des tabous et il est question de sattaquer lindexation automatique des salaires en en modifi ant le mode dapplication. Notons que le gouvernement en aff aires courantes avait dj ouvert la voie en modifi ant la compo-sition du panier des biens et produits qui intervient pour le calcul de lindexation. Une faon de neutraliser le mcanisme sans avoir lair dy toucher !Sous prtexte de rduction des cots de fonctionnement de ltat, il sagit daccentuer la diminution du nombre de fonctionnaires en ne remplaant pas ceux qui partent la retraite, portant ainsi progressivement, mais srement atteinte aux missions de service public et en plaant les agents sous pression. Enfi n, on peut encore sattendre des vellits de recul de lge de la retraite.

    Dans ce contexte dfavorable et en rponse ces projets politiques nfastes, il faudra compter sur la vigilance de la CGSP-Bruxelles pour exiger le respect des rgles de concer-tation et de ngociation et pour contrer linacceptable.

    Jean-Pierre KnaepenberghSecrtaire gnral de lIRB-CGSP

    Bruxelles sous pression malgr elleLe cercle vicieux de laustrit bride lconomie et impose toujours de nouveaux sacrifi ces. Comme les autres entits fdres, la Rgion de Bruxelles-Capitale lui devra un lourd tribut. Les projets droitiers

    de la coalition pressentie au niveau fdral assombrissent un peu plus les perspectives. Dans un tel contexte, nous devrons rsister, mais aussi construire.

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  • 9TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CgSP - SEPTEmBRE 2014

    Admi ALR-PARA-BRU

    www.world-psi.org

    ISP-PSI-IOD-ISKA

    Sale temps!

    Au moment o jcris ces mots, on ne peut que constater que le temps fut pourri pendant cette priode estivale.

    Mais il ny a pas que la mto qui nous a jou de mauvais tours cet t.La Cour constitutionnelle a pris en juillet un arrt qui risque de mettre plus dun policier en difficult en fin de carrire (voir la note explicative plus loin).

    Par ailleurs, au niveau fdral, une coalition droite/extrme-droite se met en place avec, on lannonce dj, des dossiers brlants tels que le recul de lge de la prpension, le service minimum en cas de grve et la revente ventuelle des participations dans des entreprises publiques (en dautres termes : leur privatisation).

    Au niveau de la Rgion wallonne et de la Fdration Wallonie-Bruxelles, la coalition de centre/gauche a dj prsent ses objectifs dans les dclarations de politiques rgionale et communautaire (que nous avons essay de vous synthtiser dans la note qui suit ldito).Dans cette dclaration, on trouve lintention du gouvernement wallon de continuer pro-mouvoir lemploi statutaire. Cest un point essentiel alors que nous sommes la veille de fter le vingtime anniversaire de la RGB (Rvision gnrale des barmes).On y parle galement de fusions de communes, de synergies voire de fusions entre com-munes et CPAS, doptimalisation des moyens, etc. Ce qui pourrait avoir pour consquence une rduction du nombre total demplois dans les administrations locales et provinciales.Les travailleurs des OIP ne sont pas en reste eux non plus car, maintenant que certaines matires ont t transfres du fdral au rgional avec moins de moyens financiers, donc srement moins de personnel terme, les conditions de travail risquent de se voir dgrades.

    Enfin, tous les niveaux de pouvoirs, on ne parle que dconomies et de restrictions bud-gtaires. Mme la rgion flamande, qui sest longtemps considre comme riche et se dfinissait comme la vache lait de la Wallonie, a annonc devoir faire des conomies par manque de moyens.

    Mme sil nest pas dans mes habitudes dtre pessimiste, ce qui sannonce me fait dire que a risque dtre bientt un sale temps pour les services publics . Alors, camarades, puisque nous avons d sortir les coupe-vents et K-way durant cet t, je vous invite les garder porte de main car il y a de fortes probabilits de devoir descendre dans la rue plus dune fois durant les prochains mois afin de se rappeler aux bons souvenirs de nos dirigeants poli-tiques.

    Bonne rentre malgr tout.

    Olivier NyssenSecrtaire gnral

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  • TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 201410 TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 2014

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    Quelles perspectives et incidences pour les affi lis de notre secteur ?

    Fin juillet 2014, aprs presque deux mois de ngociations politiques, les nouveaux gouvernements de la Rgion wallonne et de la Fdration Wallonie-Bruxelles publiaient leurs dclarations politiques pour les 5 annes venir.

    Ces perspectives sintitulent Oser, Innover, Rassembler pour la Wallonie et Fdrer pour Russir pour la Fd-ration Wallonie-Bruxelles

    Explorons les grandes lignes de ces intentions politiques et les incidences de ces mesures sur le personnel des Pouvoirs locaux et provinciaux wal-lons ainsi que des OIP (Organismes dintrt public).

    Notons au pralable que dans le cadre de la mise en place de la 6e Rforme de ltat, des nouvelles comptences et des moyens fi nanciers, transfrs du fdral, incomberont aux rgions et communauts.

    Cependant, la prise en charge des nouvelles comptences transfres se ralisera sans pouvoir compter sur lintgralit des moyens fi nanciers cor-respondant ces transferts.

    Il va sans dire que des e orts budg-taires devront invitablement tre ra-liss.

    Nous esprons cependant que cette fois, les e orts ne seront plus ports par les seuls travailleurs dont notam-ment ceux du secteur public.

    De nombreuses matires vises par les dclarations de politique rgionale wallonne et communautaire touche-ront directement ou indirectement les affi lis du secteur Admi de la CGSP.

    Ce serait trop long de les dtailler ici, les textes de ces dclarations comptant prs de 200 pages. Nous vous invi-tons, si vous le souhaitez, consulter lensemble des deux dclarations (wal-lonne et communautaire) via votre responsable rgional ou, pour nos dlgus, sur le site documentation de la CGSP-Admi (www.cgspadmi.be).

    Que visent ces dclarations de poli-tique rgionale et communautaire ?

    Des grands pans de lconomie wal-lonne sont concerns comme lemploi et la formation, le secteur public local et provincial (Communes, CPAS, Intercommunales, Provinces), le sec-teur dit non-marchand (o le sec-teur public local reprsente prs de 30 % de lactivit globale), les matires de sant et daide aux personnes han-dicapes, les maisons de repos et les maisons de repos et de soins, le loge-ment et les logements sociaux, la poli-tique de leau, la gestion des dchets, la scurit, les comptences et mis-sions provinciales, les OIP viss par ces matires.

    Les Organismes dintrt public ne sont, en e et, pas en reste. Le Forem, lAWIPH, lIFAPME, la SWL (Socit wallonne du Logement), la SWDE (Socit wallonne des Eaux), lONE (Offi ce de la Naissance et de lEn-fance), lETNIC (Entreprise publique des Technologies nouvelles de lInfor-mation et de la Communication) et jen passe, seront galement concerns par les projets des nouveaux gouver-nements.

    Un nouvel OIP sera notamment cr en vue de grer les comptences nou-velles et actuelles de la rgion wallonne en matire de sant, des personnes ges et des personnes handicapes en absorbant les OIP et les services admi-

    nistratifs actuellement comptents en ces matires.

    Quant aux allocations familiales, ga-lement transfres du fdral, la conti-nuit de paiement est assure par le gouvernement rgional. Ce nest que dans un deuxime temps, aprs tudes et rfl exions, quun mode de gestion nouveau sera instaur.

    Au niveau de la gestion des services publics, la nouvelle coalition wallonne et communautaire ne sen cache pas : elle souhaite innover et dynami-ser notamment par lamlioration de la qualit des services rendus aux citoyens, le renforcement de la gestion locale travers un plan stratgique, loptimalisation de lutilisation des moyens et en favorisant les synergies, ainsi quen amliorant la gestion des ressources humaines.

    Et sans faire dores et dj un pro-cs dintention, derrires ces termes peuvent se cacher aussi des e ets nfastes pour le personnel.

    Le rle des provinces sera optimalis. Le ramnagement des comptences et missions provinciales est toujours dactualit. La supracommunalit et les bassins de vie reprsentent toujours des enjeux de dveloppement pour le gouvernement rgional. Le rle des communes comme niveau de pouvoir le plus proche du citoyen est relev comme essentiel par ce gouvernement dans lorganisation des politiques de prvention et de scurit, en concerta-tion avec lAutorit fdrale.

    Point positif : dans leur dclaration de politique tant rgionale que com-munautaire, les deux gouvernements insistent nouveau sur la priorit donner lemploi statutaire et sa facilit daccs pour le personnel

    RGION WALLONNE

    La dclaration de la politique rgionale et communautaire 2014-2019

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  • TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 2014 11TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 2014

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    contractuel et autres emplois subsidis comme les APE, ACS Nous ne pou-vons bien sr que nous rjouir de voir fi gurer nouveau cette dclaration dintention dans les perspectives des deux nouveaux gouvernements, car les mesures prises jusqu prsent ce sujet nont eu quun impact limit et clairement insuffi sant dans nos admi-nistrations publiques. Si les gouverne-ments veulent vraiment respecter cet engagement, une augmentation des incitants la nomination devra tre signifi cative tant au niveau des Pou-voirs locaux et provinciaux que des OIP. Nous y serons bien sr trs vigi-lants dans nos comits de ngociation avec les Autorits wallonnes et com-munautaires.

    Dune manire gnrale, les deux gouvernements souhaitent renfor-cer les synergies entre les services publics wallons et ceux de la Fdra-tion Wallonie-Bruxelles, notamment sur linformatique, la gestion des ressources humaines et la formation, les procdures budgtaires, les mar-chs publics, etc. Cest ainsi que, par exemple, en matire de politique dac-cueil de lenfance, le gouvernement de la Fdration Wallonie-Bruxelles souhaite renforcer larticulation des politiques menes dans les di rents niveaux de pouvoir concerns.

    Raliser un tel programme avec moins de moyens fi nanciers quauparavant relve manifestement de lexploit.

    Cest pourquoi, nous serons parti-culirement attentifs aux initiatives qui devront obligatoirement tre prises pour appliquer cet accord gouvernemental.

    Les prochaines ngociations en Comi-ts de secteur (Comit C wallon, Comits de secteur XVI et XVII) seront donc cruciales cet gard. Nous mettrons tout le poids que reprsente notre secteur pour que les travailleurs ne ptissent pas, une fois encore, de restrictions justifi es par une rorga-nisation des Pouvoirs publics et une crise conomique et fi nancire dont ils ne portent aucunement la respon-sabilit.

    FDRAL

    Attaque sur les pensions de la Police intgre

    Larrt rendu le 10 juillet 2014 par la Cour constitutionnelle, a eu leff et dune bombe dans le paysage poli-cier.

    Suite aux recours ports par le Cercle des offi ciers de la Police locale dAnvers et zones de police avoisinantes, le Syn-dicat de la Police belge et par 110 membres du personnel de la Police int-gre, la Cour constitutionnelle a frapp de nullit les termes pour la Police intgre larticle 88, deuxime alina, de la loi du 28 dcembre 2011 portant dispositions diverses, telle que modifi par larticle 3 de la loi du 13 dcembre 2012 portant diverses dispositions de modifi cation concernant les pensions du secteur public.

    En consquence, cela signifi e la dispa-rition du rgime particulier de retraite anticipe du personnel de police (li aux risques du mtier) et lobligation de respecter les rgles gnrales appli-

    cables tous les travailleurs des ser-vices publics et par consquence de devoir travailler plus longtemps.

    La CGSP a bien conscience des drames sociaux quune telle mesure est susceptible dengendrer.

    Fin juillet, la Cour constitutionnelle a dj apport une rectifi cation via une ordonnance qui stipule le remplace-ment dans son arrt des mots anciens o ciers de gendarmerie par les membres de la Police intgre . Lobjec-tif de la Cour tait que lannulation ne soit pas applicable tous ceux qui, le 10 juillet 2014, avaient dj pris leur retraite anticipe ou dont la demande de dpart anticip la retraite avait dj t accepte. Seuls les anciens offi ciers de gendarmerie taient men-tionns dans larrt de la Cour.

    Il sagit donc dune mesure transi-toire pour ceux dont la demande de

    retraite anticipe a dj t approuve au moment de lentre en vigueur de larrt, mme si leur pension prend cours aprs la date de cet arrt. Lex-ception prvue larticle 88 reste donc valable pour toute demande de pen-sion introduite par un membre du personnel du cadre oprationnel de la Police intgre qui a t enregistre au SdPSP avant le 11/07/2014 et qui est recevable (introduite dans les 12 mois prcdant la date de prise de cours).

    Cela signifi e que tous les membres du personnel de la Police intgre qui avaient demand leur dpart la retraite de manire rglementaire avant le 10 juillet 2014 pourront encore bnfi cier dune pension de retraite anticipe sur la base des rgles dexception.

    Cette rectifi cation ne rsout certaine-ment pas tous les problmes. Loin de l !

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  • TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 201412 TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 2014

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    Dans le courant du mois daot, la CGSP a t convie une rencontre avec le nouveau vice-premier ministre et ministre de lIntrieur, Monsieur Melchior Wathelet.

    Cette rencontre a t loccasion daborder cet pineux dossier. Nous avons raffi rm notre volont dun retour pur et simple aux dispositions prvues avant larrt de la Cour consti-tutionnelle.

    Le ministre de lIntrieur nous a assur tre pleinement conscient des lourdes consquences engendres par un tel arrt et quil esprait pouvoir prendre toutes initiatives afi n dobte-nir une issue favorable dans ce dossier.

    Il nous a signal avoir dj pris plu-sieurs mesures savoir :

    - la mise sur pied dun groupe de travail inter-cabinets entre, dune part, lIntrieur et, dautre-part, le cabinet des Pensions, afi n de mesu-rer limpact et les consquences de larrt sur le personnel ;

    - la demande de lexamen juridique de larticle 90 de la nouvelle loi sur les pensions ;

    - le maintien du recrutement des nouveaux policiers tel que prvu avant larrt.

    Il espre pouvoir prsenter, aprs accords politiques, une proposition de loi correctrice ds la rentre parlemen-taire pour rtablir les nombreux coll-

    gues policiers dans leurs justes droits.

    La CGSP a pris acte de la volont du ministre de lIntrieur mais reste dans lattente dun signal fort ds le dbut du mois de septembre pour voir abou-tir positivement ce dossier. Sans quoi des actions seront menes par le Front commun syndical.

    Nous serons donc attentifs aux ini-tiatives que le ministre de lIntrieur prendra. Et si cela savre ncessaire, nous passerons laction.

    Un pravis de grve qui court par-tir du 8 septembre a d'ailleurs t dpos.

    Olivier NyssenSecrtaire fdral

    RGION WALLONNE

    La Socit wallonne du Logement (SWL)

    La Socit wallonne du Logement (SWL) est le principal oprateur institutionnel de la politique du logement public en Wallonie. La SWL est un organisme wallon dintrt public (OIP), constitu sous forme de socit anonyme. LOIP assure, pour compte du Gouvernement wallon, la tutelle, le conseil et lassistance des 64 Socits de Logement de ser-vice public (SLSP).

    En collaboration directe avec les Socits de logement, la SWL coor-donne le dveloppement et la ges-tion locative dun parc de 101 000 logements publics (principalement sociaux et moyens), ainsi que la cra-tion de logements destins lacqui-sition des conditions sociales. En matire dachat et vente de logements et de terrains, la SWL assure la gestion de son propre patrimoine et du patri-moine des socits agres. Elle agit en vritable oprateur immobilier.

    La SWL est place sous la tutelle du Gouvernement wallon qui adopte toute la rglementation relative aux activits de la SWL et des SLSP. Deux commissaires du Gouvernement wal-lon sigent au Conseil dadministra-

    tion. Le Conseil est compos de 13 membres nomms par le Gouverne-ment wallon pour une dure de 5 ans renouvelable.

    LAssemble gnrale regroupe les actionnaires (la Rgion wallonne et ses cinq provinces), ainsi que les Administrateurs, les Commissaires du Gouvernement wallon et le Directeur gnral de la SWL.

    Le sige de la SWL est implant 6000 Charleroi, rue de lcluse 21. Il existe galement trois services pro-vinciaux dcentraliss Libramont, Amay et Mons.

    Les Socits de Logement de service public ont pour missions principales :

    de grer et louer des logements aux personnes les plus prcarises et aux revenus moyens ;

    de construire des logements desti-ns la location ou la vente ;

    dacqurir et rnover des logements en vue de les louer ;

    daccueillir et informer les candi-dats-locataires et locataires et leur o rir un accompagnement social.

    Les SLSP sont agres et contrles par la SWL. La tutelle de la SWL vis--vis des socits de logement est dordre administratif, technique et fi nancier. Les activits des socits sont values priodiquement.

    La SWL compte environ 210 agents, dont 1/3 de statutaires et 35 %

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  • TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 2014 13TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 2014

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    dagents de niveau A.

    Pour prendre en charge les intrts et la dfense du personnel, la SWL bnfi cie dune dlgation CGSP active, motive et exprimente !

    Michel De Plaedt, le prsident, Rudy Stremiz et Frdric Christian sont en premire ligne au quotidien pour accompagner leurs affi lis.

    Car la SWL ne baigne pas tous les jours dans leuphorie, ce nest pas, malgr son nom, la petite maison dans la prairie . Il y a de nombreux problmes rsoudre et dossiers importants suivre

    La SWL a pass de - trop - longues annes dans lil du cyclone suite la regrettable a aire de La Carolo (pour rappel ou pour faire simple, un scan-dale dabus de biens publics). Politi-quement et mdiatiquement, la SWL a subi de nombreuses critiques (le mot est faible), ce qui eut bien sr de trs dsagrables rpercussions sur le moral des agents.

    Il y a deux ans, le climat social sest encore dgrad, notamment cause des pressions subies par la hi-rarchie suite un audit de la Cour des comptes : le moindre vnement interne, mme mineur, tait rcupr, transform en source de stress et din-scurit

    Laudit, certes ncessaire, lgitime et justifi , na rien pargn. La SWL a clairement subi un acharnement

    politique et mdiatique exagr. Des mesures rigoristes et brutales furent dcrtes par le ministre de tutelle. Ainsi, on a voulu supprimer - entre autres - le service social de la SWL et ses avantages. Ce qui na pas manqu de choquer tous les agents, dj fra-giliss par le mauvais tat desprit en interne.

    La dlgation CGSP, en Front com-mun, a men alors de nombreuses actions et mme organis une grve, pour dfendre lexistence du service social et de quelques autres avantages. Elle a su mobiliser un maximum de collgues, affi lis ou non.

    Lampleur des actions et la ferme volont des dlgations de ne pas cder ont permis de rencontrer le Cabinet du ministre, et den obtenir un protocole daccord aussi satisfai-sant que possible. Ainsi, le service social a t externalis sous forme dune ASBL gestion paritaire, avec une prsidence syndicale tournante. Un accord a aussi t obtenu au niveau de sa dotation.

    Actuellement, la dlgation CGSP est associe au groupe de pilotage de lenqute sur la charge psychosociale mene par la Direction. Les dlgus ont fait le maximum pour informer les agents, pour insister sur limportance de donner son avis, en toute confi den-tialit. Cest une chance unique dob-jectiver et de mettre noir sur blanc les problmes rencontrs par le person-nel. Et de pouvoir alors prendre des mesures adquates.

    Les rsultats sont attendus dbut septembre. Comme le dialogue est gnralement positif et construc-tif avec la Direction, la dlgation espre beaucoup de cette enqute et de lamlioration des conditions de travail qui devrait la suivre.

    La dlgation syndicale se rend bien compte des diffi cults rencontres par un OIP pour recruter des agents statutaires et se rjouit de constater la trs bonne mise en uvre la SWL de lart. 119 quater (ex art. 16) du Code de la Fonction publique wal-lonne. Ainsi, les agents contractuels qui ont russi un examen SELOR et postulent pour un emploi du mme mtier ont la possibilit de rester la SWL en tant que statutaires. Souvent une chance pour eux, mais aussi pour la SWL qui ne perd pas dagents avec une exprience prcieuse. La mesure a bnfi ci une dizaine de personnes en 2013, et plusieurs autres nomina-tions sont attendues sous peu.

    Pour conclure, le trio de dlgus se dmne au quotidien pour assurer la dfense des affi lis (en plus de leur travail habituel, car aucun dentre eux nest dtach temps complet). Ils se flicitent de pouvoir compter tout moment sur lappui des spcialistes du secteur que sont Fabio Pasqualino et Laurent De Cooman, et attendent avec impatience les runions du groupe des OIP carolos, afi n de crer encore plus de synergies locales.

    Andr GillesSecrtaire gnral

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  • TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 201414 TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 2014

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    Les laisss pour compte des hpi-taux IRIS de la Rgion de Bruxelles aperoivent enfi n un avenir plus radieux : les NOMINATIONS dbu-teront au cours du mois doctobre 2014.

    Aprs de nombreuses annes de carence de nominations dans les hpi-taux publics bruxellois, les Autorits politiques de la Fatire IRIS et les organisations syndicales reprsenta-tives du personnel ont sign un Pro-tocole daccord global en vue de nom-mer les membres du personnel qui rpondent aux conditions de nomina-tion : 10 ans de service e ectif dans le rseau IRIS au mois doctobre 2014 et 5 ans au courant de lanne 2015, examen linguistique, valuation(s) positive(s).

    Il est utile de faire un historique des hpitaux qui composent ce jour le rseau des institutions hospitalires publiques de la Rgion de Bruxelles. Ils dpendaient des Communes voire des CPAS qui ont men des politiques trs di rentes lgard de leur per-sonnel. Le CPAS de Saint-Gilles a arrt toute nomination en 1982 dans son institution hospitalire Molire-Longchamp ; les CPAS dIxelles et dEtterbeek en 1989 pour lhpital Etterbeek-Ixelles ; le CPAS de Schaer-beek dbut des annes 90 mais ayant dj exclu certaines catgories pro-fessionnelles ; le CPAS de Bruxelles-Ville jusquau courant de lanne 1995 pour les hpitaux Bordet, Brugmann, Saint-Pierre et Baron Lambert ; le CPAS dAnderlecht aussi jusquau courant de lanne 1995 pour lhpi-tal Bracops.

    En 1996, lors de la cration du rseau IRIS (Inter hospitalire rgionale des

    Infrastructures de soins), moins de 30 % seulement des membres du per-sonnel des 8 hpitaux taient nom-ms. Et comme les Autorits poli-tiques de lpoque avaient dcid que dornavant le contrat serait privilgi, certaines institutions nont plus connu de nominations depuis 19 ans voire 32 ans !! Ce qui explique quaujourdhui, il ny a pas plus que 10 % dagents sta-tutaires.

    Pour la CGSP-ALR de Bruxelles, le statut dagent statutaire (nomm) doit tre le statut privilgi dans lensemble de la fonction publique et les travail-leurs des institutions publiques de soins doivent galement y accder.

    Lors du plan pluriannuel des institu-tions de soins 2005-2010 du secteur public, la CGSP a ngoci la statutari-sation (nomination) comme priorit raliser durant cette priode.

    Pendant 5 ans, nous avons martel notre revendication tous les niveaux de pouvoir. Malheureusement, la mesure ntant pas contraignante, nous navons pas t entendus.

    En 2011, le ministre des Pensions, Michel Dardenne, a invit les Auto-rits locales et rgionales nommer nouveau et, dfaut, elles seraient sanctionnes par des astreintes fi nan-cires.

    Forte de cette menace dastreinte, la CGSP-ALR-BRU est retourne lassaut de la Fatire IRIS pour que la nomination soit dapplication. Cest seulement au cours de lanne 2012 quun accord de principe a t acquis pour la mise en route dun proces-sus de nomination et seulement en fvrier 2013 quun Protocole daccord

    relatif au maintien du nombre e ectif dagents statutaires a t sign.

    Dans cet accord, lAutorit sengage garantir le maintien du nombre dagents statutaires e ectifs au 4 tri-mestre 2014 au mme niveau que celui du 4 trimestre 2011 et donc reprendre les nominations dagents statutaires au minimum dans cette proportion dans les cinq administra-tions hospitalires locales.

    Aprs moult travaux, assembles gn-rales et consultations des dlgus des cinq hpitaux, Bordet, Brugmann (sites Horta et Brien), Huderf, IRIS Sud (sites Etterbeek-Ixelles, Molire-Longchamp, Bracops et Baron Lambert) et Saint-Pierre (sites Porte de Hal et Caesar De Paepe), la CGSP-ALR-BRU a sign le 28 juillet 2014 une srie de protocoles dont certains rapprochent le statut du personnel contractuel celui du personnel statutaire comme le rglement gnral du personnel statu-taire et celui du personnel contractuel, comme le rglement relatif au licencie-ment et la possibilit de recours

    Lensemble des protocoles signs le 28 juillet 2014, portant sur les 10 rglements dcoulant de laccord conclu sur la statutarisation du per-sonnel sont accessibles sur :www.infoskes.be

    Rudy JanssensSecrtaire rgional CGSP-ALR.

    ALR-PARA-BRU

    Nominations dans les hpitaux IRIS

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  • TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 2014 15TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 2014

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    Le temps des vacances est propice la lecture des livres lais-ss en attente par faute de temps durant lanne active .

    Jai relu durant cet intermde estival les crits de Stphane Hessel et jai voulu partager avec vous quelques rfl exions suite la lecture des textes de ce grand Monsieur qui nous a quitts rcemment.

    Jai pens que le rappel des grandes lignes de sa pense pouvait tre utile pour notre action syndicale surtout la veille de formation dun gouvernement fdral guid par les seules forces rgressistes.

    Depuis la nuit des temps ce qui a fait avancer ltre humain cest sa capacit sindigner contre linjustice dont lui ou ses semblables taient victimes ; cest le fait de penser et non de croire, cest le fait de rsister et non de collaborer, cest aussi sa capacit prendre conscience quil doit ragir pour chapper sa servitude volontaire , pour faire face certaines faons de penser ou dagir.

    Le progrs humain est le rsultat de ces luttes contre les abus du pouvoir tabli. Ce qui a fait clore la notion de progrs, cest la capacit de lhomme changer sa faon de penser, nous ne devons donc jamais nous laisser dicter notre faon de penser.

    Alors que dans lAncien rgime, la riposte ladversit tait la rsignation, la pense rvolutionnaire fut de dire : si cest mauvais, cest forcment quon peut aller vers un mieux. On est ainsi pass dune pense pessimiste qui ne voyait le bonheur que dans lau-del une recherche du bonheur dans notre monde rel.

    Aujourdhui, la tendance rgressiste semble avoir repris le dessus dans la pense commune.

    On nous dit : trouvons dabord le bonheur conomique avant de penser au bien-tre pour tous.

    Il est donc temps de ragir et de redonner espoir et confi ance au citoyen par une pense et des projets politiques opti-mistes. Le citoyen doit retrouver la fi ert dappartenir un mouvement progressiste qui vise au bonheur de tous.

    On a vu quon a longtemps cru au dterminisme, la force de la fatalit et du destin dans le devenir de ltre humain. Le progrs cest justement cette puissance qui peut faire obstacle au destin en dtournant le devenir de lhomme. Cest l quentre en jeu le rle du service public qui met, au service de tous, la possibilit dinfl uencer et de changer son destin.

    Lenseignement public, bien sr, mais aussi les organismes sociaux ou dinsertion et dorientation professionnelle, la structure mme des organismes de service public donnent au citoyen la possibilit dmancipation et ainsi le pouvoir dchapper sa condition et donc son destin.

    Les forces rgressistes et conservatrices lont bien compris et ont mis depuis longtemps en place une stratgie visant la rduction voire la suppression des services publics (privatisations, blocage des nominations et donc de la pro-motion). Le but tant de supprimer toute possibilit dmancipation et donc de bien-tre du plus grand nombre au seul profi t de la caste des privilgis, des dcideurs, des suprieurs et autres investisseurs qui sont en fi n de compte les seuls profi teurs du systme quils mettent en place.

    Bonne rfl exion tous.

    Andr GillesSecrtaire gnral

    Lu pour vous

    Sortons le nez du guidon place la rfl exion

    Tous les tres humains naissent libres et gaux en dignit et en droits. Ils sont dous de raison et de conscience et ils doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternit

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  • TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEMBRE 201416

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    SOMMAIRETRIBUNEInfos Admi

    09 / dito Sale temps !

    Rgion wallonne10 / La dclaration de la politique rgionale et

    communautaire 2014-2019

    Fdral11 / Attaque sur les pensions de la Police intgre

    Rgion wallonne12 / La Socit wallonne du Logement (SWL)

    ALR-PARA-BRU14 / Nominations dans les hpitaux IRIS

    Lu pour vous15 / Sortons le nez du guidon place la rfl exion16 / lire

    Mensuel de la Centrale gnrale des services publics (CGSP) de la FGTB diteur responsable : Gilbert Lieben - Place Fontainas, 9/11 - 1000 Bruxelles - tl. 02 508 58 11

    Membre de l'Union des diteurs de la Presse Priodique

    www.cgspwallonne.be

    Infos GNRALES

    2 / Actualits Dans nos rgionales3 / dito Il ny a pas de fatalit4 / Dossier Dsobir pour les services publics6 / ISP Rsolution durgence sur le droit de grve7 / Le mot qui pue La classe moyenne8 / IRB Bruxelles sous pression malgr elle

    LIRECaliban et la sorcireSilvia Federici revisite ce moment particulier de lhistoire quest la transition entre le foda-lisme et le capitalisme, en y introduisant la perspective particulire de lhistoire des femmes.Elle nous invite rfl chir aux rapports dexploitation et de domination, la lumire des bouleversements introduits lissue du Moyen ge. Un monde nouveau naissait, privatisant les biens autrefois collectifs, transformant les rapports de travail et les relations de genre. Ce nouveau monde, o des millions desclaves ont pos les fondations du capitalisme moderne, est aussi le rsultat dun asservissement systmatique des femmes. Par la chasse aux sorcires et lesclavage, la transition vers le capitalisme faisait de la modernit une a aire de discipline. Discipline des corps fminins dvolus la reproduction, consums sur les bchers comme autant de signaux terrifi ants, torturs pour laisser voir leur mcanique intime, anantis socia-lement. Discipline des corps desclaves, servis la machine sociale dans un formidable mou-vement daccaparement des ressources du Nouveau Monde pour la fortune de lancien.Le capitalisme contemporain prsente des similitudes avec son pass le plus violent. Ce quon a dcrit comme barbarie et dont aurait su triompher le sicle de la raison est constitutif de ce mode de production : lesclavage et lanantissement des femmes ntaient pas des processus fortuits, mais des ncessits de laccumulation de richesse. Lauteur nous invite partager son regard dhistorienne et de fministe sur la situation actuelle et sur ses mcanismes.

    Silvia Federici (ne en 1942 Parme en Italie) est une universitaire amricaine, enseignante et militante fministe radicale. Elle est professeure mrite et chercheuse lUniversit Hofstra New York.

    Silvia Federici, Caliban et la Sorcire. Femmes, corps et accumulation primitive, d. Entremonde, Genve, juin 2014, 464 p., 24 .

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