Ana* est fire de hisser le drapeau au centre Don ? auprs de la tribu des Yanomami, au fin fond

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    14-Sep-2018

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  • Don Bosco Aide la jeunesse mondiale 10/2016

    Le Brsil un pays de contrastes. Une irr-sistible joie de vivre, des quartiers moder-nes, des plages de rve et des forts vierges riches en espces faonnent le pays tout autant quune bouleversante pauvret, la violence et la corruption. Dans les in-nombrables grandes villes du Brsil, ces contrastes se heurtent durement. Comme dans la mgapole Manaus. Elle est situe au milieu de la fort tropicale un point de dpart idal pour des dcouvertes tou-ristiques. Le centre-ville et son btiment impressionnant de lopra sont rputs pour des vnements culturels, et diverses entreprises internationales se sont instal-les dans sa zone industrielle. En mme temps, la ville est entoure de quartiers

    Les deux mondes des enfants de Manaus

    pauvres, les favelas. La vie ny est pas seu-lement morne et peu adapte aux enfants, mais galement dangereuse.

    Cest pourquoi depuis 1982 dj, les Sa-lsiens de Don Bosco offrent aux enfants des favelas de Manaus trois centres au sein desquels ils sont en scurit pour jouer, apprendre et samuser. Ainsi, ils leur don-nent accs un autre monde, insouciant et sr. Vous apprendrez aux pages suivantes pourquoi cela revt une importance capi-tale, particulirement Manaus, et ce que reprsente cette offre pour les enfants.

    *Nom modifi par la rdaction

    Gravats, salet, humidit et gouts ciel ouvert les favelas dans lesquelles vivent les enfants sont dangereuses

    Chre lectrice, cher lecteur,

    Cet t, je me suis rendu au Brsil. Les immenses contras-tes dans cet norme pays me proccu-pent. Jai vcu Ma-naus et ses favelas,

    mais galement un bout de nature intacte auprs de la tribu des Yanomami, au fin fond de la fort tropicale du Brsil.

    Ensuite, je me suis rendu dans la ville olympique Rio de Janeiro. Dans la favela Jacarezinho vivent 100 000 habitants. La violence y est omniprsente. Notre cole, cest la seule du quartier et ses employs ralisent un travail impressionnant.

    A Mato Grosso, jai vu comment les peup-les indignes sont livrs aux grands pro-pritaires terriens qui empoisonnent les cultures et les eaux des Bororos et des Xavantes en pulvrisant large chelle leurs champs de soja.

    Luvre sociale de Don Bosco dans le quar-tier Itaquera de So Paulo est une lueur despoir. Padre Rosalvino a russi am-liorer la qualit de vie dun quartier entier. 2000 jeunes y apprennent un mtier !

    A tous les endroits que jai visits, les Sa-lsiens travaillent avec des gens qui vivent dans la pauvret. Partout, ils apportent de lespoir et des aides de vie concrtes, mme dans les situations les plus diffici-les. Ma visite ma une nouvelle fois montr que les moyens que nous attribuons ces uvres sont bien investis. Je vous remercie de tout cur pour votre aide !

    Avec mes meilleures salutations

    Pre Toni Rogger

    Ana* est fire de hisser le drapeau au centre Don Bosco

    Centre pour enfants et favela cest le jour et la nuit

  • Don Bosco Aide la jeunesse mondiale 10/2016

    Dans les favelas, la vie est simple, la misre grandeDurant les dernires dcennies, la forte croissance dmographique et le manque demplois ont fait natre de nombreuses nouvelles favelas Manaus. Des habita-tions simples se serrent les unes aux au-tres. Elles offrent un abri prcaire des dizaines de milliers de personnes, lais-sant peu de place lintimit et aux loi-sirs. Outre ltroitesse et la pauvret, la vie dans cette ville de lAmazonie pose un problme supplmentaire : le niveau de leau varie normment entre la saison des pluies et la saison sche. En construisant des maisons sur pilotis et des passerelles, les habitants tentent de protger leur foyer une dmarche qui fonctionne tant bien que mal, cause de lhumidit omnipr-sente. La plupart des maisons nont ni eau courante ni lectricit et encore moins dgouts ou dlimination des dchets.

    Les favelas sont dpourvues dlectricit et de conduites deau. Tous les membres de la famille dorment dans une mme pice

    Les centres pour enfants prparent la vie, de faon ludique

    Tout va directement dans leau qui entoure les constructions sur pilotis.

    O est-ce que les enfants des favelas peuvent jouer sans soucis et se dvelopper ? Les gar-ons et les filles plus gs sont entre de bon-nes mains dans les coles publiques. Mais il ny a pas de place pour les plus jeunes. Dehors non plus : des objets dangereux les guettent dans les tas de dcombres et les montagnes de dchets. Le cloaque qui entoure tout cela est un foyer dinfection et une chute depuis la passerelle peut entraner la noyade. Pour les mres et les pres, cela signifie quils ne doi-vent gure quitter leurs petits des yeux. Mais cause de la grande pauvret, les deux pa-rents doivent gagner de largent pour pouvoir survivre. Les Salsiens de Don Bosco ont re-connu cet tat durgence il y a 34 ans dj. Et ils ont ragi avec une uvre impressionnante.

    En construisant passerelles et maisons sur pilotis, les gens se protgent du niveau deau qui change perptuellement

  • Don Bosco Aide la jeunesse mondiale 10/2016

    Bien plus quune cole maternelle

    Nous aidons les enfants aussi chez eux

    Au centre social, les enfants peuvent jouer en toute insouciance et se dvelopper

    Dans le quartier dAleixo, luvre sociale des Salsiens gre des centres pour enfants sur trois sites diffrents. Tous se situent dans les favelas l o habitent les enfants. En tout, quelque 670 filles et garons gs de quatre six ans y sont pris en charge. Le programme prscolaire leur permet de jouer librement dans un environnement protg. Cela cre les conditions nces-saires pour exister lcole, plus tard. Les enfants souffrant de handicaps physiques et mentaux sont galement intgrs et su-ivis par des professionnels. Cela dcharge non seulement leurs parents, mais favori-

    Une famille saine et attentive est essenti-elle pour le dveloppement dun enfant. Cest pourquoi le travail des centres so-ciaux ne sarrte pas lcole maternelle. Nous essayons galement de lutter contre la monte de violence domestique dans les favelas. Quelque 300 familles sont r-gulirement intgres dans les activits de luvre sociale. Il y a des rencontres o lon parle de droits des enfants, ducation, conflits familiaux et prvention en mati-re de drogues. Nous travaillons avec ce que nous appelons des multiplicateurs des familles qui participent aux cours de formation et qui transmettent ce quelles ont appris au moins deux autres familles.

    se aussi la comptence sociale des autres filles et garons du centre.

    Etant donn que la malnutrition consti-tue un problme courant en raison de la grande pauvret, tous les enfants reoivent quotidiennement deux repas nourrissants. Cest important, car la sous-alimentation peut entraner des atteintes durables la sant, notamment dans lenfance. Cela permet en outre de sassurer que les en-fants mangent chaque jour. Ce qui nest malheureusement pas toujours possible la maison.

    Cela permet de diffuser les connaissances sur une base de confiance et de voisinage. Dans 50 cas particulirement difficiles, nous soutenons les familles par des visites domicile, et 40 autres familles bnfici-ent de conseils dans le domaine des finan-ces : budget du mnage et demande daide publique laquelle elles ont droit.

    Chaque famille doit pouvoir tirer le meil-leur des moyens dont elle dispose, pour elle et pour ses enfants. Dans les favelas de Manaus, cela peut faire la diffrence entre les perspectives et le dsespoir.

    Pour poursuivre ce travail prcieux, luvre sociale dpend des dons, car le soutien de lEtat est loin dtre suffisant. Cest pourquoi lAide la jeunesse mondi-ale soutient le programme dalimentation depuis 1999 par des contributions rgu-lires. Aidez-nous.

    Avec 75 francs, vous pouvez aider un en-fant durant une anne scolaire : il recevra deux repas par jour au centre social.

  • Don Bosco Aide la jeunesse mondiale 10/2016

    Association de luvre de Don BoscoAide la jeunesse mondialeDon Boscostrasse 29 CH-6215 BeromnsterTlphone 041 932 11 11

    Un grand mercipour votre aide !

    Le petit Marcelo regarde la camra avec beaucoup dintrt. Il a cinq ans et vient au centre social Aleixo-Manaus depuis un an et demi. Il est handicap et a cinq frres et surs. Sa mre, chez qui un lger autisme a t dtect, tait totalement d-passe par leur prise en charge. La petite maison dans laquelle vit la famille tombe en ruine. Tout est sale. Rien ne fonctionne. Cest pourquoi la mre a emmen Marcelo au centre Don Bosco. Mais ses premiers jours au centre social taient trs difficiles pour lui. Il tait timide, ne parlait pas et nosait pas jouer avec les autres enfants. Les ducatrices se sont montres trs patientes avec Marcelo et lui ont laiss le temps de shabituer son nouvel environ-nement, petit petit. Grce elles, il suit un programme thrapeutique en ville, o

    il est suivi par des professionnels. Il pro-gresse doucement.

    Entre temps, Marcelo est laise au centre social. Il est insouciant, manifeste beau-coup denthousiasme et joue mme avec dautres enfants. La famille de Marcelo va mieux elle aussi. Grce au soutien de luvre sociale, elle a appris quelle avait droit une aide publique. La famille et luvre sociale ont rempli la demande en-semble. Et la maman de Marcelo a repris confiance en elle. Avec un peu daide, elle arrive bien grer sa famille.

    Afin que nous puissions continuer aider des enfants comme Marcelo, nous avons besoin de votre soutien. Merci beaucoup pour votre don.

    La communaut des Salsiens de Don Bosco a t fonde en 1859 par Don Giovanni Bosco Turin. Il y luttait avec succs contre la misre des jeunes dfavoriss et exclus.

    Sa mthode dducation, base sur la confiance et la prvoyance, est toujours dactualit. Ainsi, quelque 15 000 Salsiens de Don Bosco uv-rent aujourdhui dans 132 pays du monde, avant tout pour la jeunesse ex-clue et abandonne. Autant de surs de Don Bosco se consacrent cette tche dans le monde entier.

    Les projets des Salsiens de Don Bos-co soutenus par lAide la jeunesse mondiale sont vastes : projets pour les enfants des rues, centres de formation scolaire et professionnelle, lutte contre la pauvret, promotion des femmes, mais galement projets agricoles par lesquels nous souhaitons contribuer faire rester les gens la campagne, au lieu de les voir migrer vers la misre des grandes villes.

    Les jeunes gens sont toujours au cen-tre de nos efforts. Afin de pouvoir venir bout de ces nombreuses tches, nous comptons sur votre soutien financier.

    Marcelo un garon handicap dans la favela

    LAide la jeunesse mondiale est une

    organisation reconnue dutilit publique et

    exonre dimpts

    Marcelo, le garon handicap, a volu de manire trs positive au sein de luvre sociale

    e-mail jugendhilfe@donbosco.chWeb www.donbosco.chCCP 60-28900-0IBAN CH06 0900 0000 6002 8900 0

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