Analyse du profil socio-démographique et clinique de patients schizophrènes en fonction du traitement neuroleptique reçu

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  • LEncphale, 2006 ;

    32 :

    369-76, cahier 1

    369

    PSYCHOPATHOLOGIE

    Analyse du profil socio-dmographique et clinique de patients schizophrnes en fonction du traitement neuroleptique reu

    I. LAMARQUE

    (1)

    , L. AUFFRAY

    (2)

    , M. VILLAMAUX

    (1)

    , J.-C. DEMANT

    (1)

    , C. LAUNAY

    (1)

    , F. PETITJEAN

    (1)

    , F. SALOM

    (1)

    (1) Service du Dr Petitjean, Centre Hospitalier Sainte-Anne, 1, rue Cabanis, 75014 Paris.(2) Service de Psychiatrie Adulte, Secteur 13, Centre Hospitalier Sainte-Anne, 1, rue Cabanis, 75014 Paris.Travail reu le 10 aot 2004 et accept le 18 mars 2005.

    Tirs part :

    F. Salom ( ladresse ci-dessus).

    Rsum.

    Nous disposons ce jour de peu dinformations con-cernant les caractristiques des patients schizophrnes suivisen hpital de jour en France en fonction du traitement neuro-

    leptique reu. Lobjectif de cette tude est de comparer le profilsocio-dmographique et clinique des patients en fonction de laposologie neuroleptique dune part, et en fonction de lutilisation

    Clinical and socio-demographic profile of patients with schizophrenia according to the antipsychotic treatment prescribedSummary. Introduction.

    Data concerning the characteristics of patients with schizophrenia and their treatment in dayhospitals are scarce. Guidelines for clinical practice are, however, regularly published. Recommendations from the 1994Consensus Conference underline the necessity of antipsychotic monotherapy in the long term treatment of schizophrenia.In the US the Schizophrenia Patient Outcome Research Team (PORT) published in 1999 treatment recommendationsconcerning the use of antipsychotics in the acute phase and in maintenance. For maintenance, the recommended doseshould be between 300 and 600 mg/day (CPZ equivalents) (recommendation n 4).

    Aim of the study.

    The aim of thisstudy is to establish the socio-demographic and clinical profile of patients according to the dose of antipsychotic medicationprescribed. The study also examines the use of antipsychotic polypharmacy.

    Design of the study.

    For this study,116 patients treated in 12 different day hospital units were recruited. Inclusion criteria were : a DSM IV diagnosis of schi-zophrenia, being treated in a day hospital and having received antipsychotic medication for at last 2 months. Instrumentswere the MINI for a standardized diagnosis of schizophrenia, the CGI and the PANSS. Prescribed doses were transformedin chlorpromazine (CPZ) equivalents, in order to establish comparisons between patients.

    Results.

    The population samplewas composed of 72 male (61.5 %) and 44 female (38.5 %) patients. The mean age was 36.4 years old. The mean edu-cation level was 11.3 years. A large majority (n = 103, 88 %) of patients was celibate, 65 patients (55.6 %) lived on theirown, the others lived with their family (45 patients, 38.5 %) or with a spouse (7 patients, 6 %). A large majority of patients(75.6 %) received some form of state allowance. Only 1.7 % were receiving a salary. The mean antipsychotic dose was660 mg/day and 68 % of patients were treated with an atypical antipsychotic (amisulpride, clozapine, olanzapine, rispe-ridone). Thirty-two percent of patients were treated with doses between 600 and 1 000 mg/day and 24 % with dosesabove 1 000 mg/day. When comparing patients according to the dose level they were receiving (< 300 mg/day ; 300 to599 mg/day ; and 600 to 999 mg/day ; > 1 000 mg/day), there was no significant difference between groups for socio-demographic variables. Patients treated with doses below 300 mg/day had a better psychosocial profile and were moreoften treated with loxapine, haloperidol and risperidone. Patients treated with doses above 1 000 mg/day were more oftenreceiving clozapine. There was still a substantial number of patients treated with conventional antipsychotics in the above1 000 mg/day range. Patients receiving an antipsychotic monotherapy were more often treated with clozapine or olan-zapine and presented a higher rate of positive symptoms.

    Discussion.

    These results are discussed in comparison withpresent guidelines concerning the treatment of patients with schizophrenia.

    Key words :

    Antipsychotic ; Chlorpromazine equivalent ; Day hospital ; Guidelines ; Neuroleptic ; Schizophrenia.

  • I. Lamarque

    et al.

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    dune mono ou dune multithrapie neuroleptique dautre part.Pour raliser cette tude, 116 patients schizophrnes traitsdans 12 hpitaux de jour situs en le-de-France ont t recru-ts. Pour tre inclus, les patients devaient rpondre au diagnos-tic de schizophrnie (DSM IV), tre traits en hpital de jourdans lun des centres concerns et avoir un traitement neuro-leptique depuis au moins deux mois. Les outils dvaluation uti-liss taient le MINI, la CGI et la PANSS. Les posologies pourles traitements neuroleptiques ont t recueillies et convertiesen quivalent chlorpromazine afin de pouvoir comparer lespatients entre eux. Globalement, les rsultats indiquent que lefonctionnement psychosocial des patients est assez perturb,avec des symptmes ngatifs prdominants. La dose moyennedu traitement neuroleptique reue par les patients tait de660 mg/j. et 68 % des patients taient traits par antipsychoti-que (amisulpride, clozapine, olanzapine, rispridone). Cepen-dant, on remarque que 32 % des patients reoivent des poso-logies neuroleptiques entre 600 et 1 000 mg/j et 24 % ont desposologies suprieures 1 000 mg/j. Lorsque les profils despatients sont compars en fonction de la classe de posologieneuroleptique (< 300 mg/j ; 300-599 mg/j ; 600-999 mg/j ;> 1 000 mg/j), nous nobservons pas de diffrences significati-ves pour les variables socio-dmographiques entre les grou-pes. Cependant, les donnes montrent que les patients qui sonttraits faible posologie (< 300 mg/j) prsentent un meilleurfonctionnement psychosocial et sont plus souvent traits parhalopridol, loxapine et rispridone, tandis que ceux traits forte posologie (> 1 000 mg/j) manifestent une symptomatolo-gie positive plus prononce et sont plus frquemment traitspar clozapine. Ensuite, quand on compare les patients, suivantquils reoivent une monothrapie ou une multithrapie neuro-leptique, on remarque que ceux sous monothrapie sont sur-tout traits par clozapine ou olanzapine et manifestent unesymptomatologie positive plus marque. Lanalyse des rsul-tats indique aussi une frquence importante de coprescriptionde psychotropes (antidpresseurs, thymorgulateurs, anxioly-tiques, correcteurs, hypnotiques) avec le traitement neurolep-tique initial. Ces rsultats sont discuts au regard des donnesactuelles sur les recommandations relatives au traitement neu-roleptique pour les patients schizophrnes.

    Mots cls :

    Antipsychotique ; quivalent chlorpromazine ; Hpitalde jour ; Neuroleptique ; Recommandations ; Schizophrnie.

    INTRODUCTION

    Nous disposons ce jour de peu dinformations con-cernant les caractristiques des patients schizophrnessuivis en hpital de jour en France en fonction du traite-ment neuroleptique* reu. Nanmoins, des donnesrcentes sur les patients schizophrnes en gnral nousdonnent quelques pistes.

    En France, les schizophrnes traits en hpital de joursont le plus souvent chroniques et stabiliss sur le plan

    clinique. Dans le domaine des traitements pharmacologi-ques, il y a peu dinformations sur les modalits de soinsdont bnficient ces patients. Nous disposons de rsultatssur la population globale des schizophrnes suivis enFrance. Dans une tude transversale dobservation(n = 887), sur lensemble des patients recevant des neu-roleptiques (4), les auteurs relevaient que 46,8 % rece-vaient au moins deux neuroleptiques, 53,2 % un seul neu-roleptique et 73,6 % au moins un autre mdicamentpsychotrope. Le premier neuroleptique prescrit tait lacyammazine (26 % des patients), le plus souvent enassociation (92 %) avec un autre neuroleptique. Lolan-zapine et la rispridone taient administres respective-ment 12,7 % et 12,5 % des patients, alors que lhalop-ridol

    per os

    ne reprsentait que 5,7 % des traitements. Onretient galement que 17,9 % des patients recevaient desneuroleptiques daction prolonge (NAP). Les antipsycho-tiques comptaient pour 59 % des monothrapies tandisque les neuroleptiques conventionnels et les NAP taientle plus souvent utiliss en association dautres neuro-leptiques (35,7 % et 16,2 % des polythrapies).

    Lensemble de ces lments peut tre examin auregard des recommandations thrapeutiques nationaleset internationales disponibles. La confrence franaisede consensus de 1994 sur les stratgies thrapeutiques long terme de la schizophrnie (ANDEM, 1994) souli-gnait lintrt de la monothrapie neuroleptique. Auxtats-Unis, un groupe de 19 psychiatres pharmacolo-gues et spcialistes de sant publique [

    The Schizophre-nic Patient Outcomes Research Team

    (PORT)] a la-bor, aprs revue exhaustive de la littrature selon unemthodologie de type

    Evidence Based Medecine

    , unesrie de 30 recommandations thrapeutiques formali-ses (13). Les mdicaments tudis par le PORT taientles neuroleptiques conventionnels ainsi que la clozapine(autorise en 1990 aux tats-Unis) et la rispridone(autorise en 1994 aux tats-Unis). Les posologiestaient mentionnes en donnant les quivalents chlor-promazine (Eq.CPZ). Le principe des quivalents chlor-promazine a t propos initialement par Davis (8) pourles neuroleptiques conventionnels. Certains travaux ontpropos une extension aux antipsychotiques (18). Unetelle extension est cependant discute par dautresauteurs (17) dans la mesure o la courbe dquivalenceCPZ des produits conventionnels est directement lie laffinit relative de ces produits pour les rcepteursdopaminergiques D2. Les recommandations pour la pra-tique de l

    American Psychiatric Association

    considrent,dans leur 2

    e

    dition, que le calcul des quivalents CPZnest pas pertinent pour les antipsychotiques (3). Nan-moins, le chiffrage des posologies en quivalents CPZest retenu dans ce travail car il constitue le seul systmepermettant des comparaisons posologiques ; sa perti-nence en ce qui concerne les neuroleptiques conven-tionnels nest pas conteste.

    Quinze recommandations concernent lutilisation destraitements neuroleptiques en aigu et en entretien (13).Llaboration de recommandations de posologie a pourobjectif doptimiser la rponse au traitement et de minimi-

    * Dans ce travail, nous utiliserons les termes neuroleptiquesconventionnels pour dsigner les traitements de 1

    re

    gnrationet ceux d antipsychotiques pour les traitements de 2

    e

    gn-ration (amisulpride, clozapine, olanzapine, rispridone).

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    ser les effets secondaires. Pour le traitement dentretien,la posologie devrait se situer entre 300 et 600 mg/j dqui-valent chlorpromazine (CPZ) (recommandation n

    4). Encas de posologie suprieure, il est demand de tenter unediminution progressive jusqu lapparition de signes pr-coces de rechute. La posologie dentretien doit tre la plusfaible possible tout en permettant un bon contrle dessymptmes. Certains travaux ont valu limpact de cesdiffrentes recommandations thrapeutiques. Concer-nant la confrence de consensus franaise de 1994, unetude montre quentre 1993 et 1996, la monothrapie at globalement prescrite plus frquemment. Cette der-nire ne reprsentait toutefois que 50 % des prescriptionsen 1996 (9). Aux tats-Unis, sur 628 schizophrnes exa-mins entre 1994 et 1996, seuls 28 % des patients suivisen ambulatoire bnficiaient des doses proposes ult-rieurement par le PORT en 1998 tandis que 42 % rece-vaient des doses suprieures et 30 % des doses infrieu-res (5).

    Lobjectif de cette tude est de comparer le profil socio-dmographique et clinique des patients en fonction de laposologie neuroleptique dune part, et en fonction de luti-lisation dune mono ou dune multithrapie neuroleptiquedautre part.

    MTHODEPopulation

    Pour raliser ce travail, nous avons contact150 patients ; 116 dentre eux ont accept dy participer.Tous taient suivis dans un hpital de jour Paris ou enbanlieue parisienne, dans le cadre dtablissements dusecteur public ou priv ; 12 centres de soins ont particip cette tude. La majorit de ces centres recrutent leurspatients dans des zones urbaines (Paris et rgionparisienne) : Centre Hospitalier Sainte-Anne (Secteurs 3,13 et 17) ; deux hpitaux de jour du Centre de Sant Men-tale et de Radaptation de Paris (MGEN) ; Hpital Coren-tin Celton ; Centre Hospitalier Esquirol ; Centre Mdico-Psychologique Jean Wier ; Hpital Albert-Chenevier ;Hpital Paul Guiraud.

    Deux centres ont un recrutement mixte (urbain et rural) :Centre Hospitalier Pontoise Ren Dubos et Centre Hos-pitalier Gnral de Lagny-Marne-la-Valle

    Tous les patients ont donn leur consentement parcrit. Ltude a reu laccord du CCPPRB-Cochin. Lespatients prsentent un diagnostic de schizophrnie selonles critres du DSM IV (2), tabli laide dun entretienstructur (MINI) (15). Ils reoivent un traitement neurolep-tique depuis une dure minimale de deux mois. Les trai-tements sont prescrits selon des conditions naturalisti-ques : le choix des produits utiliss ainsi que ladtermination de leurs posologies sont effectus par lespraticiens de chaque centre selon leurs habitudes de pres-cription.

    Les sujets prsentant une maladie invalidantedorigine neurologique, endocrinienne ou vasculaire ontt exclus de ltude.

    Recueil des donnes et matriel

    Plusieurs caractristiques concernant le patient ont trecueillies :

    1) Des donnes

    socio-dmographiques

    : lge, lesexe, le statut marital (clibataire, mari ou concubin,divorc ou spar), le mode de vie (seul, en famille, encouple), les ressources (salaire, indemnits journali-res, revenu minimum dinsertion, pension dinvalidit,AAH : allocation adulte handicap), lactivit actuelle(arrt de travail, formation, activit professionnelle),lexistence ventuelle dune protection des biens(tutelle, curatelle).

    2) Des donnes

    cliniques

    : le nombre dhospitalisa-tions, la dure moyenne de la maladie, la svrit de lamaladie (CGI ; 14), une valuation globale du fonctionne-ment (GAF ; 2), une estimation de la symptomatologieschizophrnique (PANSS ; 12).

    3) Des donnes

    pharmacologiques

    : forme dadmi-nistration et type de neuroleptiques, posologie des trai-tements neuroleptiques, ainsi que les autres traitementspsychotropes (antidpresseur, anxiolytique, antiparkin-sonnien, thymorgulateur, hypnotique). Les neurolepti-ques sont regroups selon deux types : les neurolepti-ques conventionnels (halopridol, loxapine, pimozide,penfluridol, fluphnazine, pipotiazine, thioridazine, clo-penthixol, flupenthixol, cyammazine, lvomproma-zine, halopridol dcanoate, fluphnazine dcanoate,pipotiazine palmitate, clopenthixol dcanoate) et lesantipsychotiques (amisulpride, clozapine, olanzapine,rispridone). Les posologies des traitements neurolep-tiques ont t converties en quivalent chlopromazinepour permettre une comparaison entre groupes depatients et calculer la posologie moyenne par groupe.Cette conversion a t ralise laide du systmedquivalence propos par Kaplan, Sadock et Grebb(11) et Woods (18).

    Procdure

    Les donnes ont t recueillies, sur une priode dunan, par un psychologue ou un mdecin psychiatre pourchacun des centres. Les valuateurs ont suivi pralable-ment une formation pour le MINI et la PANSS. Dans lecadre de cette tude, nous avons tudi les donnesselon deux objectifs. Dans un premier temps, nous avonscompar les profils socio-dmographiques et cliniquesdes patients en fonction de leur posologie neuroleptique.Nous avons rparti les patients selon quatre classes deposologie neuroleptique convertie en quivalent CPZ ennous appuyant sur les recommandations du PORT (13)pour dfinir les rangs de chaque classe, soit :

    1 000 mg/j. Dansun second temps, nous avons compar les patients enfonction du mode de prescription neuroleptique. Deuxgroupes ont t constitus indpendamment des asso-

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    ciations pouvant exister avec dautres traitements psy-chotropes et compars : monothrapie neuroleptique etmultithrapie neuroleptique (deux neuroleptiques ouplus).

    Analyse statistique

    Lanalyse statistique des donnes a t effectueavec le logiciel SAS

    version V8.2. La prsentation des-criptive a t faite pour les variables continues ou dis-continues avec moyenne et cart type. Pour les variablescatgorielles, une prsentation en pourcentage a tdonne. Ltude comparative entre groupes a ncessitlutilisation de tests statistiques : 1/ pour les variablescatgorielles et ordinales : test du

    2

    et test exact deFisher ; 2/ pour les variables quantitatives : ANOVA et

    t

    de Student. Le seuil de signification adopt est de 5 %(

    p

    < 0,05).

    RSULTATSDescription gnrale des patients

    La population tait compose de 72 hommes(61,5 %) et 44 femmes (38,5 %) dge moyen 36,4 ans.Le niveau moyen dinstruction tait de 11,3 annes. Lagrande majorit des patients (88 %), soit 103 patients,tait clibataire ; 65 patients (55,6 %) vivaient seuls, lesautres vivaient en famille (45 patients, 38,5 %) ou encouple (7 patients, 6 %). Les ressources peruestaient le plus souvent lAAH (60 %) ou une pension(15,6 %). Seulement 1,7 % taient salaris. Sur le planclinique, le fonctionnement psychosocial (GAF) despatients tait assez perturb, avec des symptmesngatifs prdominants (PANSS). La dose moyenne du

    traitement neuroleptique reue par les patients tait de660 mg/j (Eq.CPZ) et 68 % des patients taient traitspar antipsychotique ; 32 % des patients recevaient desposologies neuroleptiques entre 600 et 1 000 mg/j et24 % des posologies suprieures 1 000 mg/j. Onobserve, par ailleurs, que les traitements neurolepti-ques sdatifs (cyammazine, nozinan et thralne)sont plus frquemment prescrits en association avec lesantipsychotiques quavec les neuroleptiques conven-tionnels (51,9 % contre 33,3 %) (

    p

    < 0,05).

    Profils des patients selon les classes de posologie neuroleptique

    Les patients ont t regroups selon quatre classesde posologie neuroleptique en quivalent chlorpro-mazine :

    1 000 mg/j (groupe 4).

    Profils socio-dmographique et clinique

    Les caractristiques socio-dmographiques et clini-ques sont prsentes dans les

    tableaux I et II

    . Nousnobservons aucune diffrence significative entre lesgroupes pour les donnes socio-dmographiques. Demme, les groupes ne se diffrencient pas entre eux pourla plupart des variables cliniques. Cependant, lespatients avec une faible dose de neuroleptique(< 300 mg/j) ont un meilleur fonctionnement psychoso-cial et une symptomatologie positive plus rduite que lespatients avec une forte dose de neuroleptique(> 1 000 mg/j). Labus de substances est plus frquentchez les patients recevant une dose de neuroleptiquecomprise entre 300 et 599 mg/j.

    TABLEAU I.

    Profils socio-dmographiques et cliniques des patients selon les classes de posologie neuroleptique* (n = 116).

    Groupe 1< 300 mg/j

    (n = 18)Groupe 2

    300-599 mg/j(n = 32)

    Groupe 3600-999 mg/j

    (n = 38)Groupe 4

    > 1 000 mg/j(n = 28)

    ANOVA

    Variables M ET M ET M ET M ET F dl p

    ge (annes) 35,8 (9,6) 36 (10,3) 37,1 (10,0) 36,4 (8,0) 0,1 3 0,95Niveau dtudes atteint (annes) 10,4 (3,3) 11 (3,0) 11,9 (3,4) 11,5 (3,7) 0,89 3 0,44

    Dure de la maladie (annes) 8,4 (7,9) 12,9 (11,1) 14,9 (9,5) 12,2 (9,1) 1,87 3 0,13

    Nombre dhospitalisations 4,3 (4,9) 4,3 (3,2) 7,4 (6,6) 6,9 (6,2) 2,55 3 0,06

    Score la CGI 4,5 (1,2) 4,6 (0,8) 5,1 (1,0) 5 (1,4) 1,93 3 0,12

    Score la GAF 49,3 (12) 42,9 (10,2) 41,4 (13,8) 37,7 (13,1) 3,18 3 < 0,05

    Score PANSS + 14,1 (4,9) 16,4 (4,9) 17,6 (7,2) 19,6 (7,3) 2,97 3 < 0,05

    Score PANSS 19,3 (9,8) 23,1 (9,0) 20,6 (6,7) 23,8 (8,8) 1,55 3 0,20

    M = moyenne ; ET = cart-type ; CGI =

    Clinical Global Impressions

    ; GAF =

    Global Assessment of Functionning

    ; PANSS + : chelle positive de la PANSS ; PANSS : chelle ngative de la PANSS ; * : en quivalent chlorpromazine.

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    Profil pharmacologique

    Sur 116 patients, 18 (15,5 %) reoivent une posologieneuroleptique < 300 mg/j, 32 patients (27,6 %) de 300 599 mg/j, 38 (32,8 %) de 600 999 mg/j et 28 patients(24,1 %) plus de 1 000 mg/j ; 66 patients (56,9 %) sonttraits des posologies suprieures 600 mg/j. La rpar-tition des neuroleptiques selon les diffrentes classes deposologie est prsente dans le

    tableau III

    . Globalement,le pourcentage de patients traits avec une posologiesuprieure 600 mg/j est plus important avec les anti-psychotiques (70 %) quavec les neuroleptiques conven-

    tionnels (27 %). On observe que la clozapine est signifi-cativement plus prescrite dans le groupe 4 que dans legroupe 1, la rispridone lest plus dans le groupe 3, la loxa-pine dans le groupe 1 et lhalopridol dans le groupe 2.Quand on considre les groupes 1 et 4, on peut dire quele groupe trait des posologies infrieures 300 mg/jlest plus par halopridol, loxapine et rispridone, et quedans le groupe trait une posologie suprieure 1 000 mg/j, la clozapine est plus frquemment prescrite.Il nexiste pas de diffrence significative pour les autrestraitements neuroleptiques entre les diffrents groupes.

    TABLEAU II.

    Profils socio-dmographique et clinique des patients selon les classes de posologie neuroleptique* (n = 116).

    Groupe 1< 300 mg/j

    (n = 18)Groupe 2

    300-599 mg/j(n = 32)

    Groupe 3600-999 mg/j

    (n = 38)Groupe 4

    > 1 000 mg/j(n = 28)

    2

    outest Fisher

    Variables % (n) % (n) % (n) % (n) Valeur P

    Sexe fminin 33,3 (6) 50 (16) 39,5 (15) 25 (7) 4,16 0,24Sexe masculin 66,7 (12) 50 (16) 60,5 (23) 75 (21) 4,16 0,24Mesure de protection 22,2 (4) 34,4 (11) 23,7 (9) 42,9 (12) 3,60 0,30Clibataire 94,4 (17) 78,1 (25) 86,8 (33) 96,4 (27) 2,14 0,38Mari 5,6 (1) 9,4 (3) 7,9 (3) 0 (0) 2,14 0,38Divorc 0 (0) 12,5 (4) 5,3 (2) 3,6 (1) 2,14 0,38Vit seul 50 (9) 53,1 (17) 52,6 (20) 64,3 (18) 9,13 0,76Vit en famille 44,4 (8) 37,5 (12) 39,5 (15) 35,7 (10) 9,13 0,76Vit en couple 5,6 (1) 9,4 (3) 7,9 (3) 0 (0) 9,13 0,76Abus de substance 0 (0) 15,6 (27) 2,6 (1) 0 (0) 0,002 < 0,05

    * En quivalent chlorpromazine.

    TABLEAU III.

    Rpartition des neuroleptiques pour les diffrents groupes de patients (n = 116).

    Groupe 1< 300 mg/j

    (n = 18)Groupe 2

    300-599 mg/j(n = 32)

    Groupe 3600-999 mg/j

    (n = 38)Groupe 4

    > 1 000 mg/j(n = 28)

    2

    outest Fisher

    Neuroleptiques % (n) % (n) % (n) % (n) Valeur p

    Halopridol 16,7 (3) 37,5 (12) 10,5 (4) 3,6 (1) 2,70 < 0,01Flupentixol 5,6 (1) 6,3 (2) 0 (0) 7,1 (2) 0,02 0,30Penfluridol 5,6 (1) 0 (0) 0 (0) 0 (0) 0,15 0,15Zuclopentixol 0 (0) 0 (0) 2,6 (1) 0 (0) 0,32 1,0Chlorpromazine 0 (0) 6,3 (2) 0 (0) 0 (0) 0,07 0,15Pimozide 5,6 (1) 0 (0) 0 (0) 0 (0) 0,15 0,15Pipotiazine 5,5 (1) 0 (0) 0 (0) 7,1 (2) 0,02 0,12Thioridazine 5,6 (1) 0 (0) 0 (0) 0 (0) 0,15 0,15Cyammazine 11,1 (2) 15,6 (5) 15,8 (6) 10,7 (3) 0,01 0,94Lvompromazine 0 (0) 3,1 (1) 0 (0) 0 (0) 0,27 0,67Alimmazine 3,1 (1) 3,1 (1) 10,5 (4) 7,1 (2) 0,01 0,47Loxapine 11,1 (2) 0 (0) 0 (0) 3,6 (1) 0,01 < 0,05Amisulpride 16,7 (3) 12,5 (4) 13,2 (5) 3,6 (1) 0,007 0,45Olanzapine 11,1 (2) 31,3 (10) 18,4 (7) 35,7 (10) 5,11 0,16Rispridone 11,1 (2) 0 (0) 18,4 (7) 0 (0) 2,53 < 0,01Clozapine 0 (0) 6,2 (2) 34,2 (13) 46,4 (13) 21,02 < 0,0001

  • I. Lamarque

    et al.

    LEncphale, 2006 ;

    32 :

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    En rsum, les groupes de patients ne se diffrencientpas sur la plupart des variables socio-dmographiqueset cliniques. Cependant, deux groupes se dmarquent :le groupe de patients traits faible posologie(< 300 mg/j) prsente un meilleur fonctionnement psy-chosocial et il est plus souvent trait par halopridol, loxa-pine et rispridone. Les patients traits forte posologie(> 1 000 mg/j) manifestent une symptomatologie posi-tive plus prononce et sont plus frquemment traits parclozapine. Enfin, les neuroleptiques prescrits une poso-logie suprieure 600 mg/j sont plus frquemment lesantipsychotiques.

    Profils des patients selon la prescription dune monothrapie ou dune polythrapie neuroleptique

    Profils socio-dmographique et clinique

    Les caractristiques socio-dmographiques et clini-ques sont prsentes dans les

    tableaux IV et V

    . Il nexisteaucune diffrence significative entre les deux groupespour les variables socio-dmographiques. De mme, lesgroupes ne se diffrencient pas entre eux pour la plupartdes variables cliniques. Cependant, le groupe monoth-rapie neuroleptique est significativement plus symptoma-tique lchelle positive de la PANSS que le groupe rece-vant une polythrapie neuroleptique.

    Profil pharmacologique

    Le pourcentage de patients traits par monothrapieneuroleptique est de 67,1 %, dont 33,3 % pour les neu-roleptiques conventionnels et 33,8 % pour les

    antipsychotiques ; 27 patients sur 116 traits par neu-roleptique reoivent deux neuroleptiques ou plus.Aucun nest trait conjointement par neuroleptique con-ventionnel et neuroleptique atypique. Quand on sint-resse la rpartition des neuroleptiques dans les deuxgroupes

    (tableau VI)

    , on observe que lhalopridol estsignificativement plus prescrit dans le groupe polyth-rapie (33,3 % des 27 patients) que dans le groupemonothrapie neuroleptique (12,4 % des 89 patients)(

    p

    < 0,05). Au contraire, lolanzapine est significative-ment plus prescrite dans le groupe monothrapie(30,3 %) que dans le groupe polythrapie neuroleptique(7,4 %) (

    p

    < 0,05). De mme, la clozapine tend tresignificativement plus prescrite dans le groupe mono-thrapie (p = 0,07). La cyammazine, la lvomproma-zine, lalimmazine, la chlorpromazine, le zuclopen-thixol et le pimozide ne sont prescrits quenpolythrapie. Cependant, une diffrence significativeapparat entre les deux groupes : la cyammazine estessentiellement prescrite chez les patients sous poly-thrapie neuroleptique (

    p

    < 0,0001). Il nexiste pas dediffrences significatives entre les deux groupes pourles autres traitements neuroleptiques.

    En rsum, il nexiste aucune diffrence significativeentre les deux groupes concernant les variables socio-dmographiques et cliniques, sauf pour la symptoma-tologie positive qui est plus marque dans le groupemonothrapie. Le pourcentage de patients traits parmonothrapie est sensiblement le mme pour les anti-psychotiques et les neuroleptiques conventionnels. Lamonothrapie concerne plus la clozapine et lolan-zapine alors que la polythrapie concerne plus les neu-roleptiques conventionnels. Les neuroleptiques sda-tifs sont plus frquemment associs avec lesantipsychotiques.

    TABLEAU IV.

    Profils socio-dmographiques et cliniques des patients selon la prescription dune mono ou dune polythrapie neuroleptique (n = 116).

    Monothrapieneuroleptique

    (n = 89)Polythrapie

    neuroleptique(n = 27)

    t

    de Student

    M ET M ET t dl p

    ge (annes) 35,8 (9,2) 38,4 (10,1) 1,21 39,9 0,23Niveau dtudes atteint (annes) 11,3 (3,4) 11,3 (3,4) 0,10 114 0,91Dure de la maladie (annes) 12,1 (9,5) 14,6 (10,5) 1,10 38 0,27Nombre dhospitalisations 5,5 (4,9) 7,2 (7,3) 1,09 33,8 0,28Score la CGI 4,8 (1,1) 4,8 (1) 0,19 47,8 0,85Score la GAF 42,3 (13,2) 41,7 (11,7) 0,92 112 0,82Score PANSS + 17,8 (6,7) 15 (5,1) 2,23 53

    1 000 mg/j) manifestent unesymptomatologie positive plus prononce et sont plus fr-quemment traits par clozapine. Ensuite, quand on com-pare les patients suivant quils reoivent une monothra-pie ou une multithrapie neuroleptique, on remarque que

    ceux sous monothrapie sont surtout traits par clozapineou olanzapine et manifestent une symptomatologie posi-tive plus marque.

    Les patients traits par de fortes posologies(> 1 000 mg/j dquivalents CPZ, soit suprieures laposologie maximale en phase aigu pour le PORT) pr-sentent des symptmes positifs plus marqus. Parmi cespatients, 22 % sont traits par des produits conventionnels(soit 5 % du total). Faut-il considrer que ces patients pr-sentent une symptomatologie svre qui nest contrleque par des doses leves ? Se pose alors la questionpour eux dun recours aux stratgies thrapeutiquesmises en uvre dans les schizophrnies rsistantes etdonc dun recours la clozapine. Dans un travail rcent,Suzuki, Uchida, Watanabe, Yagi et Kashima (16) tudientun groupe de 25 patients traits des doses suprieures 1 000 mg/j dquivalents CPZ, qui bnficient de faonsubstantielle du passage un antipsychotique en mono-thrapie. Dans notre tude, les patients traits par cloza-pine reprsentent prs de 50 % des doses leves(> 1 000 mg/j), mais la notion dquivalents CPZ pour laclozapine et les antipsychotiques en gnral reste contro-verse. Ainsi, elle est considre comme non applicablepar des travaux rcents (3). Les schizophrnes traits faible posologie (< 300 mg/j) prsentent quant eux unmeilleur fonctionnement psychosocial. Ils sont plus sou-vent traits par halopridol, loxapine et rispridone. Pourle PORT, les doses infrieures 300 mg/j comportent unrisque de rechute plus important mais le groupe du PORTreconnat quune proportion significative de patients peutbnficier de ces posologies relativement faibles.

    Dans ce travail, 23 % de patients reoivent deux neu-roleptiques. Une enqute ralise au plan national en2002 retrouvait des chiffres dassociations de 46,8 % (4),soit une proportion sensiblement plus leve. Olanzapineet clozapine sont plus souvent prescrites en monothra-pie. La cyammazine nest pratiquement prescrite quenassociation. Les schizophrnes traits par monothrapieneuroleptique (ou antipsychotique) reprsentaient67,1 %. Ce chiffre traduit une relle progression de lamonothrapie, en conformit avec les recommandationsde la confrence de consensus de 1994.

    CONCLUSION

    On observe la place prpondrante prise dans les hpi-taux de jour par les antipsychotiques et en particulier laclozapine. Les intervalles de posologie respectent plussouvent les recommandations avec les neuroleptiquesconventionnels quavec les atypiques, particulirement laclozapine. La monothrapie neuroleptique est largementmajoritaire, ce qui est conforme lvolution prconiseactuellement. Une des limites de ce travail peut tre luti-lisation du systme dquivalence en chlorpromazine, quireste controvers pour les antipsychotiques en raison deleur mode daction biochimique moins homogne sur lesdiffrents rcepteurs crbraux. Cependant, il ne noussemble pas que les rsultats obtenus puissent tre remis

    TABLEAU V.

    Profils socio-dmographiques et cliniques des patients selon la prescription dune mono ou dune polythrapie neuroleptique (n = 116).

    Monothrapieneuroleptique

    (n = 89)Polythrapie

    neuroleptique(n = 27)

    2

    outest Fisher

    % (n) % (n) Valeur p

    Vit seul 53,9 (48) 59,3 (16) 0,45 0,79Vit en famille 39,3 (35) 37 (10) 0,45 0,79Vit en couple 6,7 (6) 3,7 (1) 0,45 0,79Sexe fminin 41,6 (37) 25,9 (7) 0,06 0,17Sexe masculin 58,4 (52) 74,1 (20) 0,06 0,17Clibataire 85,4 (76) 96,3 (26) 0,04 0,37Mari 6,7 (6) 3,7 (1) 0,04 0,37Divorc 7,9 (7) 0 (0) 0,04 0,37Mesure de protection 31,5 (28) 29,6 (8) 0,18 1,0Abus de substance 5,6 (5) 3,7 (1) 0,37 1,0

    TABLEAU VI.

    Rpartition des neuroleptiques selon la prescription dune mono ou dune polythrapie

    neuroleptique (n = 116).

    Monothrapieneuroleptique

    (n = 89)Polythrapie

    neuroleptique(n = 27) Test Fisher

    % (n) % (n) Valeur p

    Halopridol 12,4 (11) 33,3 (9) 0,01 < 0,05Flupentixol 3,4 (3) 7,4 (2) 0,24 0,33Penfluridol 1,1 (1) 0 (0) 0,76 1,0Zuclopentixol 0 (0) 3,7 (1) 0,23 0,23Chlorpromazine 0 (0) 7,4 (2) 0,05 0,06Pimozide 0 (0) 3,7 (1) 0,23 0,23Pipotiazine 1,1 (1) 7,4 (2) 0,12 0,13Thioridazine 1,1 (1) 0 (0) 0,76 1,0Cyammazine 0 (0) 59,3 (16) 7,50 < 0,0001Lvompromazine 0 (0) 3,7 (1) 0,23 0,23Alimmazine 0 (0) 3,1 (1) 1,90 0,30Loxapine 1,1 (1) 7,4 (2) 0,12 0,13Amisulpride 10,1 (9) 14,8 (4) 0,20 0,49Olanzapine 30,3 (27) 7,4 (2) 0,009 < 0,05Rispridone 5,6 (5) 14,8 (4) 0,09 0,49Clozapine 28,1 (25) 11,1 (3) 0,04 0,07

  • I. Lamarque

    et al.

    LEncphale, 2006 ;

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    369-76, cahier 1

    376

    en cause par cet aspect. Il serait intressant de disposerdinformations au niveau national sur les posologies neu-roleptiques utilises et de dterminer si les patients schi-zophrnes se distinguent cliniquement en fonction desdoses et de lutilisation dune ou plusieurs molcules neu-roleptiques.

    Remerciements.

    Les auteurs remercient les LaboratoiresJanssen-Cilag pour leur soutien financier. Ils remercient aussipleinement tous les responsables de centre pour leur collabo-ration active (les docteurs Demant, Germain, Ptillon, Aubert,Brard, Tran, Linard, Mattei, Keravel, Auffray ; MesdamesMatta et Waintraub). Ils remercient enfin Patrick Martin et Del-phine tienne du cabinet CREST pour le traitement des don-nes.

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