ANALYSE TECHNICO- ÉCONOMIQUE DE ?· Analyse technico-économique de structures de réemploi/réutilisation…

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Analyse technico-conomique des structures de remploi/rutilisation en France | PAGE 1 ANALYSE TECHNICO-CONOMIQUE DE STRUCTURES DE REMPLOI ET / OU DE RUTILISATION EN FRANCE SYNTHSE Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 2 REMERCIEMENTS Cette tude a t ralise pour lADEME par les consultants de la socit TERRA SA. Nous tenons remercier trs sincrement les membres du Comit de Pilotage : Catherine BELLIER ADEME - Service des affaires juridiques Pierre GALIO ADEME - chef de service / Service consommation et prvention Agns JALIER-DURAND ADEME - chef de projet /Service consommation et prvention Christophe MARQUET ADEME charg de mission /Service consommation et prvention Vronique MARIE ADEME BRETAGNE Nicolas POUTEAU Conseil Rgional Ile de France Pierre ALANIESSE CASH EXPRESS Florent DUCLOS Conseil National des Chambres Rgionales de l'Economie Sociale et Solidaire (CNCRESS) Alix DE SAINT-AULAIRE ENVIE Stphanie MABILEAU EMMAS France Nathalie MAYOUX RESEAU DES RESSOURCERIES Catherine JAMMES SIRRMIET Nous tenons galement remercier pour leur implication et leur disponibilit lensemble des interlocuteurs des structures de remploi/rutilisation enqutes dans le cadre de ltude. CITATION DE CE RAPPORT ADEME, Agns Jalier-Durand, TERRA SA, Etienne Ageneau, Yves Blanchoz, Mathieu Boulinguez, David Mlodorzeniec, Romain Jeanneau - 2017 - Analyse technico-conomique des structures de remploi et/ou de rutilisation en France 33 p Cet ouvrage est disponible en ligne www.ADEME.fr/mediatheque Toute reprsentation ou reproduction intgrale ou partielle faite sans le consentement de lauteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite selon le Code de la proprit intellectuelle (art. L 122-4) et constitue une contrefaon rprime par le Code pnal. Seules sont autorises (art. 122-5) les copies ou reproductions strictement rserves lusage priv de copiste et non destines une utilisation collective, ainsi que les analyses et courtes citations justifies par le caractre critique, pdagogique ou dinformation de luvre laquelle elles sont incorpores, sous rserve, toutefois, du respect des dispositions des articles L 122-10 L 122-12 du mme Code, relatives la reproduction par reprographie. Ce document est diffus par lADEME 20, avenue du Grsill BP 90406 | 49004 Angers Cedex 01 Numro de contrat : 16MAR001016 tude ralise pour le compte de l'ADEME par : TERRA SA Coordination technique - ADEME : JALIER-DURAND Agns Service Consommation et prvention http://www.ademe.fr/mediathequeAnalyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 3 Sommaire 1. Introduction .................................................................................................................................................. 4 1.1. Contexte et objectifs ....................................................................................................................................... 4 1.2. Prsentation de ltude ................................................................................................................................... 4 1.3. Mthodologie .................................................................................................................................................. 5 2. Caractristiques gnrales de lchantillon.................................................................................................... 6 3. Diversit des modles - segmentation en typologies de structures ............................................................... 8 4. Montages juridiques et partenariats............................................................................................................ 11 4.1. Quelques prcisions terminologiques ........................................................................................................... 12 4.2. Cas des partenariats avec les collectivits locales ......................................................................................... 13 4.3. Cas des partenariats avec les co-organismes .............................................................................................. 14 5. Bilans et performances technico-conomiques ........................................................................................... 15 5.1. Performances de valorisation ........................................................................................................................ 15 5.2. Rsultats conomiques.................................................................................................................................. 18 6. Atouts et freins au dploiement des structures de remploi/rutilisation .................................................. 23 6.1. Introduction ................................................................................................................................................... 23 6.2. Analyses AFOM par typologie ........................................................................................................................ 24 6.3. Principales marges de progrs identifies ..................................................................................................... 29 7. Approvisionnements et dbouchs, cls du dveloppement ....................................................................... 31 8. Conclusion ................................................................................................................................................... 33 9. ANNEXES..................................................................................................................................................... 34 Annexe 1 : Glossaire .................................................................................................................................................... 34 Annexe 2 : Liste des structures de lchantillon .......................................................................................................... 41 Annexe 3 : Rcapitulatif des formes de partenariat avec les collectivits locales pour les structures de la typologie 2 .................................................................................................................................................................................... 43 Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 4 1. Introduction 1.1. Contexte et objectifs Lallongement de la dure dusage des produits manufacturs est lun des leviers structurant des politiques de prvention des dchets. Sil peut tre obtenu par la conception des produits ou des volutions de pratiques entre fournisseurs et consommateurs (conomie de fonctionnalit), le dploiement de marchs de produits de seconde main reste le plus porteur deffets court terme. Les activits oprationnelles de remploi1 et rutilisation2, rellement cratrices de valeur ajoute et de qualification, jouent un rle de premier plan et vritablement structurant pour les politiques de prvention des dchets et constituent lune des cibles prioritaires du programme national de prvention des dchets 2014-2020. Dans le cadre de ses initiatives et moyens de promotion de la prvention des dchets, lADEME intervient en direct auprs de porteurs de projets, autant que dans le cadre de ses soutiens la mise en uvre de programmes territoriaux (plans territoriaux de prvention des dchets, territoires Zro dchets Zero gaspillage) Dans ce contexte, lADEME a initi cette tude de caractrisation du parc existant de structures de remploi/rutilisation afin de renforcer sa connaissance du secteur ainsi que ses capacits de soutien et leur efficience travers des enqutes terrains pour mieux comprendre lactivit et le dveloppement des structures. Les rsultats de cette tude permettent lADEME: - de disposer dun bilan technico-conomique de 383 installations de remploi/rutilisation en France (dont 3 dans les DROM-COM) selon une typologie de site dfinie dans le cadre de cette tude - de renforcer sa connaissance des modalits de dveloppement et de fonctionnement des structures de remploi-rutilisation, de leurs performances - didentifier les freins et leviers leur dveloppement - de disposer de recommandations pour un meilleur accompagnement au dveloppement des structures - didentifier des critres de performances pouvant servir dans le cadre du dispositif de soutien financier de lAgence Des recommandations oprationnelles destination des porteurs de projet et exploitants sont galement formules dans le cadre ltude (cf. Rapport de synthse spcifique aux recommandations oprationnelles formules auprs des porteurs de projet/exploitants). 1.2. Prsentation de ltude Cette tude, commande et finance par lADEME, a t confie aprs appel doffres la socit TERRA. Elle a t encadre et suivie par un Comit de Pilotage compos de reprsentants des organisations suivantes : ADEME (Service Consommation et Prvention, Service des Affaires juridiques), Direction Rgionale Bretagne de lADEME, Conseil 1 Remploi : toute opration par laquelle des substances, matires ou produits qui ne sont pas des dchets sont utiliss de nouveau pour un usage identique celui pour lequel ils avaient t conus 2 Rutilisation : toute opration par laquelle des substances, matires ou produits qui sont devenus des dchets sont utiliss de nouveau, [] leur permettant aprs une opration de prparation de retrouver le statut de produit 3 Il est important de prciser que lchantillon a t rduit de 40 38 suite au dsistement tardif de lune des structures enquter et un vnement exceptionnel en cours dtude de lune des structures ne permettant pas de finaliser lenqute. Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 5 rgional Ile-De-France, CNCRESS4, rseau Cash Express, fdration Envie, rseau Emmas France, rseau des Ressourceries, SIRRMIET5. Ltude sest droule en deux phases : - Phase 1 : prparation et conduite des enqutes auprs des 38 structures de lchantillon - Phase 2 : analyse des donnes et formulation de recommandations Lobjet central de ltude consiste en la ralisation dune analyse technico-conomique dune slection dinstallations de remploi/ rutilisation en France (yc DROM-COM) afin de disposer de donnes sur lactivit du parc existant ainsi que dlments danalyse sur leur mode de dveloppement et de fonctionnement, en particulier sur le volet conomique. Le prsent document constitue la synthse de ltude, laquelle sont joints sparment : - Le rapport - un recueil des fiches de synthse des structures enqutes. - une note de recommandations destination des porteurs de projet et exploitants de structures de remploi/rutilisation. 1.3. Mthodologie La premire phase de ltude a consist en la prparation et la ralisation de lenqute technico-conomique auprs dun chantillon de 38 structures de remploi-rutilisation situes sur le territoire franais (cf. annexe 2). La dfinition de lchantillon a t ralise partir de critres de slection dfinis avec le Comit de Pilotage, dans lobjectif de disposer dun panel de structures physiques couvrant le maximum de cas de figure du parc existant. A ce titre, ont t intgrs lchantillon aussi bien des acteurs de lconomie conventionnelle (issus du secteur de loccasion) que des acteurs de lEconomie Sociale et Solidaire (indpendants ou membres de rseaux). Lchantillon dfini sest attach couvrir le plus de modalits possibles sur lensemble des plans tels que : natures de flux, modalits dapprovisionnements, statut des biens (produit ou dchet), tailles de structure, formes juridiques, appartenance ou non un rseau, systmes de commercialisation ou encore rgion gographique et type de milieu dimplantation. Ltude porte bien sur la diversit des types de structures et lchantillon nest pas reprsentatif du poids relatif de chaque typologie de structures sur le secteur du remploi/rutilisation. Lenqute auprs des structures sest droule par voie de questionnaires et visites sur site, chaque structure enqute faisant lobjet dune fiche de synthse soumise validation pralable de lexploitant (cf. recueil joint au rapport). Lenqute auprs des structures a trait de questionnements dordre technique, juridique, conomique et social, ce en vue de rpondre aux attendus de lADEME de disposer dune caractrisation des performances techniques et conomiques pour lensemble des structures, en tenant compte des diffrents contextes propres chacune. Lors de cette premire phase, a t men en parallle un travail complmentaire didentification et danalyse des diffrents montages juridiques permettant lexploitation dune structure de remploi/rutilisation. La seconde phase de ltude a port sur la synthse des lments recueillis en phase 1 lors des enqutes, en vue den dgager les enseignements et des recommandations pour les porteurs de projet et destination de lADEME. Lensemble des donnes recueillies ont t centralises dans une base de donnes (BDD) pour permettre la ralisation danalyses multi-critres. Ces analyses ont conduit la dfinition de typologies de structures rpondant des modles technico-conomiques distincts, partir desquels ont t caractriss lquilibre conomique et les performances de valorisation des structures. Les atouts et les freins au dploiement des structures ont galement t analyss, dans la perspective de dgager les leviers possibles pour un meilleur accompagnement au dveloppement des structures de remploi/rutilisation en France. 4 Conseil National des Chambres Rgionales de lEconomie Sociale et Solidaire 5 Syndicat Interprofessionnel du Reconditionnement et de la Rgnration des Matriels Informatiques, Electroniques et Tlcoms Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 6 2. Caractristiques gnrales de lchantillon Les 38 structures se caractrisent par leur htrognit, illustre par les principales donnes de caractrisation de lchantillon dtailles ci-aprs. Statut juridique o 25 sont sous forme associative dont 21 sont encadres par un rgime rglement de lESS propre leur objet social (ACI, EI, OACAS) o 13 sont des socits dont 6 sont encadres par un rgime rglement de lESS propre leur objet social (EA, EI) Dont 2 structures sont des Socits Coopratives de Production (SCOP) o Au total, 31 structures appartiennent lESS et 7 structures lEconomie conventionnelle. Appartenance un rseau o 82% des structures de lchantillon appartiennent un (ou plusieurs) rseau(x) Flux o 20 structures sont positionnes sur du multiflux o 18 structures sont monoflux dont 11 sur les EEE et 3 sur le textile. Les autres structures sont positionnes sur les cycles, les livres, le mobilier, les matriaux de construction. Zone gographique o Lchantillon de 38 structures a t constitu de faon couvrir au mieux lensemble du territoire franais, notamment au regard des nouvelles Rgions issues de la rforme territoriale porte par la loi NOTRe. Il est noter par ailleurs que 3 structures sont implantes en outre-mer, deux en Martinique et une la Runion. La constitution de lchantillon na pas permis lintgration dune structure implante sur le territoire Corse. Origine des approvisionnements o Sur lensemble de lchantillon, la moiti des approvisionnements proviennent en direct des particuliers tandis que les entreprises et distributeurs reprsentent 37%. Les autres sources principales dapprovisionnements sont les dchteries (avec comme dernier dtenteur le plus souvent un particulier) et les associations. Typologie dapprovisionnement o 74 % des structures de lchantillon sapprovisionnent avec des dons (ou flux abandonns) et environ 1/3 compltent leur approvisionnement sur lactivit remploi/rutilisation avec des achats. Modalits dapprovisionnement o La collecte est la modalit dapprovisionnement prpondrante au sein de lchantillon avec en moyenne 58% des flux. Il est noter que 61% des structures sapprovisionnent via des apports directs sur site et des collectes tandis que seulement 4 structures sapprovisionnent uniquement via des collectes. Statut des biens pris en charge o La moiti des structures dclarent prendre en charge des produits et pratiquer donc une activit de prparation au remploi. Environ 1/4 des structures dclarent prendre en charge exclusivement des dchets et effectuer donc une activit de prparation la rutilisation. Le dernier quart des structures dclarent prendre en charge complmentairement des produits et des dchets. Systmes de commercialisation o Le systme de commercialisation le plus reprsent au sein de lchantillon est la vente en boutiques/salles de ventes avec 32 structures concernes soit 84% des structures de lchantillon. 14 structures ont dclar vendre distance. Pour la moiti dentre elles, il ne sagit pas rellement de ventes distance (avec site internet marchand et systme dexpdition au sein de la structure) mais Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 7 de vitrines commerciales en ligne, savoir la mise en avant des objets sur internet (site de la structure ou sites de mise en relation du type Le Bon Coin) dont la vente ne peut tre valide quen boutique. Taille des structures o Emplois/bnvoles Le nombre moyen dETP salaris affects lactivit remploi/rutilisation toutes structures de lchantillon confondues est de 28 ETP, avec une fourchette allant de 1 151 ETP6. Le nombre dETP bnvoles moyen toutes structures de lchantillon est de 3 ETP un maximum constat de 35 ETP pour une structure. 18 structures, appartenant lESS ou lEconomie conventionnelle, ne font pas appel des bnvoles ; les structures avec bnvoles, sont toutes sous statut associatif et appartiennent lESS. o Volume entrant 29 structures comptabilisent les entres en tonnes et 12 en nombre dobjets (A noter que 3 structures comptabilisent leurs entres en tonnes et en nombre dobjets) Type de milieu dhabitat o Plus de 2/3 des structures de lchantillon ont dclar intervenir en milieu urbain et 1/4 en milieu rural. 6 151 ETP est la valeur haute observe au sein de lchantillon et correspond une seule structure dont les spcificits mtiers ncessitent de forts moyens humains. Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 8 3. Dfinition de typologies de structures Lenqute auprs des 38 structures a permis de faire ressortir une grande diversit de loffre en biens issus du remploi ou de rutilisation et, en correspondance directe, cette mme diversit des modles conomiques. Derrire les activits de remploi/rutilisation existent des projets dentreprises de diffrents ordres qui ont comme dominante soit une entre : - Economique - Social - Environnemental La combinaison entre 2 entres est galement possible tout en ayant un axe plus prdominant permettant de caractriser lactivit. Au sein de lensemble de ces acteurs, deux univers sont distinguer sur le plan du modle technico-conomique : a) Les acteurs sapprovisionnant par achats b) Les acteurs sapprovisionnant hors achat, par dons ou collecte de produits usags et dchets pour remploi/rutilisation7 A noter que : Les acteurs a) pourraient tre associs majoritairement des structures de loccasion dfinies dans le guide ADEME Remploi, rparation et rutilisation, dition 2015 : Lactivit doccasion se traduit par une transaction entre le propritaire initial du produit et le repreneur ; transaction qui peut prendre la forme dune vente ou dun troc en direct ou par un intermdiaire. Les acteurs b) pourraient tre associs majoritairement des recycleries dfinies dans le guide ADEME Remploi, rparation et rutilisation, dition 2015 : La recyclerie est un centre qui a pour vocation de rcuprer, valoriser et/ou rparer, en vue de la revente soit des biens ayant t donns en vue du remploi et possdant le statut de produits, soit des produits ayant le statut de dchets. Les produits et dchets peuvent tre contrls, nettoys et rpars. Dans le cas des dchets, ces oprations, appeles prparation la rutilisation , leur permettront de retrouver leur statut de produits. Certains types dacteurs sont la jointure de ces dfinitions : Structures Envie (rnovation dappareils lectromnagers) : Approvisionnements sur des dchets des co-organismes, sur des dons de particuliers et, la marge (moins de 5% des approvisionnements) des achats de matriel doccasion. Nous les classons dans la suite des analyses dans les acteurs b), car les achats se font la marge. Reconditionneurs de matriel tlcom et informatique achetant des produits, et les contrlant, les nettoyant et les rparant. Nous les classons dans la suite des analyses dans les acteurs a). Centres de tri textiles achetant du dchet textiles pour tri vers la rutilisation. Nous les classons dans la suite des analyses dans les acteurs a). Contrairement la dfinition des structures de loccasion utilise par lAdeme, ces oprateurs achtent du dchet et non des produits. On retrouve chez les acteurs a) des entreprises de droit commercial relevant de lconomie conventionnelle, mais galement des acteurs de lEconomie Sociale et Solidaire (ESS). Les acteurs b) correspondent (dans notre chantillon) exclusivement des structures associatives, majoritairement objet social. Les paramtres diffrenciant les modles conomiques de ces deux sous-groupes sont rsums dans le tableau suivant : 7 A noter que des structures dont le modle technico-conomique est bas sur un approvisionnement hors achat compltent la marge leur approvisionnement par des achats. Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 9 Points de diffrenciation Acteurs a) Acteurs b) Formes juridiques dominantes Modalits principales dacquisition des biens Statut des biens pris en charge Taux de remploi Prix de vente des produits remploys Proposition de garanties commerciales / SAV Existence de partenariats : - Avec collectivits - Avec co-organismes Socits achats produit lev ++ (prix plus lev) systmatique non non pour les structures de lchantillon Associations dons /flux rcuprs par points de collecte produit / dchet8 moyen + (prix moins lev) non systmatique oui possible oui possible Pour rappel, les lments intgrs ce tableau ci-dessus sont des constats observs pour le cas des structures de notre chantillon. Au sein de chaque sous-groupe a) et b), il convient galement de distinguer la nature du flux pris en charge ; lorganisation, les moyens techniques, lorigine des approvisionnements et les marchs de revente, diffrant distinctement entre acteurs multiflux et acteurs spcialiss mono-flux. Nous exposons dans le tableau ci-dessous une synthse de ces points de diffrenciation selon le critre nature de flux . Points de diffrenciation Mono-flux EEE GEM9 Mono-flux EEE TIC10 Mono-flux TLC11 Multiflux Moyens techniques remploi-rutilisation, habilitations, niveau du tri pour remploi-rutilisation Origines prpondrantes dapprovisionnements Marchs de revente prpondrants Prix de vente des produits remploys (quivalent EUR/kg) Ateliers Lavage, Cuisson, Froid ; stock pices dtaches pour remise en tat; habilitations du personnel Distributeurs Particuliers (Boutique) ++ Prix moyennement lev Bancs dessai informatique, tlphonie ; pices dtaches pour remise en tat Entreprises, administrations Professionnels intermdiaires +++ Prix lev Tables et tapis de tri ; nombre de catgories de tri pour remploi pouvant monter plus de 100 Conteneurs voie publiques Export ++ Prix moyennement lev Peu de moyens techniques (pas de stock de pices), tri sommaire (revendable en ltat ou non) Particuliers Particuliers (Boutique) + ( ++) Prix moins lev Fort de ces constats, nous avons segment notre chantillon en 6 typologies de structures, dans lobjectif de dgager des tendances et enseignements par typologie homogne. Le tableau ci-aprs rcapitule les caractristiques principales de chacune de ces typologies de structures dans notre chantillon. 8 Toute substance ou tout objet dont le dtenteur se dfait ou dont il a l'intention ou l'obligation de se dfaire (directive europenne 18/3/1991) 9 Equipements Electriques et Electroniques de type Gros Electromnager 10 Equipements Electriques et Electroniques de type Technologies de lInformation et de Communication 11 Textile, linge de Maison, Chaussures Analyse technico-conomique des structures de remploi/rutilisation en France | PAGE 10 Tableau 1 : Elments de cadrage gnraux caractrisant les structures de remploi/rutilisation en 6 typologie pour ltude IMPORTANT : la typologie 6 rassemble des structures monoflux htrognes (natures de flux diffrentes : 1 spcialise Cycles, 1 spcialise Livres, 1 spcialise Mobilier, 1 spcialise Matriaux du btiment). Disposant dune seule structure par nature de flux, celles-ci sont rassembles par dfaut dans un mme sous-groupe, ces structures tant nanmoins considrer sparment12. Les structures de la typologie 2 de ltude sont toutes des recycleries au sens de la dfinition utilise par lADEME, travaillant sur des multiflux. Les structures de la typologie 3 et 3 des 4 structures de la typologie 6 sont galement des recycleries , mais monoflux. En revanche, les structures de la typologie 1 sont toutes des structures de loccasion au sens de la dfinition utilise par lADEME. 12 Des lments danalyses plus dtaills pour la typologie 6 sont repris dans le rapport dtude et dans les recommandations destination des porteurs de projets et exploitants. Total Echantillon: 38 structures (1) 4 structures 16 structures 4 structures 5 structures 2 structures 1 structure 2 structures 4 structuresinformatique tlphonie "vestiaire" oprateur de triFormes juridiques SARL, EURL 100% associations 100% associations Association SA, associat association, SARLoui pour 12 sur 16 oui pour tous oui pour 3 sur 5 oui pour 2 sur 4ACI, EI, OACAS EI EA, EI ACI EI ACI, EIExemples de rseaux reprsents Cash Express Ressourceries, Emmas Envie diversOrigines prpondrantes d'appros Particuliers Particuliers Distributeurs Particuliers, entreprisesModalits d'appros prpondrantes Apports Collecte, apports Collecte Apports Collecte Collecte, apportsRayon moyen d'approvisionnement < 50 km rgional < 50 kmModalits principales d'acquisition achat dons flux abandonns achat, dons achat dons achats, abandons dons, achatsStatut principal des biens pris en charge Produit Produit, dchet Dchet Produit, dchet Produit Produit Dchet ProduitICPE (pour les flux et activit tudis) aucun aucun tous oui pour 3 sur 5 aucun non tous aucunTypologies principales de clients Particuliers Export, part. Particuliers, entreprisesProduits d'exploitation par structure (2) 542 k 1 140 k 1 790 k 4 215 k 2 670 k 345 k 2 780 k 70 kNb moyen d'ETP par structure (2) 4 ETP 39 ETP 37 ETP 30 ETP 18 ETP 11 ETP 70 ETP 8 ETPExistence partenariats collectivits non oui possible oui possible oui possibleExistence partenariats co-organismes non oui oui oui possible(1) Suite des problmes de disponibilit et des diff icults rencontrs par 2 exploitants lors de l'tude, l'enqute n'a pu aboutir au f inal que pour 38 structures(2) Moyenne par typologieSIRRMIET, UNEA Tissons la Solidarit, Emmasde l'ordre de 50 km France, EuropeCollecteParticuliers Entreprisesnon oui possiblenon ouiTypologie 5 : acteurs monoflux TLCTypologie 6 : acteurs autres monoflux (Livres, Cycles, Mobilier, Matriaux Btiment)SARL, SASSoumis un rgime rglement d'insertionaucun aucunoui pour tousEntreprises, administrations Conteneurs, ParticuliersElments de cadrageTypologie 1 : acteurs multiflux par achatTypologie 2 : acteurs multiflux hors achatTypologie 3 : acteurs monoflux GEMTypologie 4 : acteurs monoflux TICAnalyse technico-conomique des structures de remploi/rutilisation en France | PAGE 11 4. Montages juridiques et partenariats Les obligations13 mais galement les choix juridiques impactent le modle des structures de remploi/rutilisation, tant lors de llaboration/dmarrage du projet que durant la phase dexploitation/dactivit de la structure. Les impacts et enjeux pour la structure de ces dispositions juridiques sont notamment : Rgime fiscal : lactivit de la structure est-elle fiscalise (TVA, impts commerciaux) ? Garanties dapprovisionnement : quelle est la prennit des approvisionnements de la structure ? Prennit, capacits de dveloppement : Capacits de leve de fonds : la structure peut-elle faire appel au financement participatif ? dons ? emprunts ? Contreparties des subventions et autres engagements juridiques et statutaires Dchets/non dchets : le statut juridique de lobjet est-il un dchet (rutilisation) ou un produit (remploi) ? ICPE : si lobjet est un dchet alors la structure doit convenir aux rgles des Installations Classes Protection de lEnvironnement Afin de comprendre au mieux les enjeux pour la structure, il convient didentifier les dispositions juridiques limpactant. Ces dispositions juridiques peuvent tre classes en quatre grandes catgories : 1. Les dispositions de droit commun encadrant le statut dexploitation (Code de commerce, Code de lenvironnement) : o Par exemple, la structure est-elle soumise au droit commercial, au droit associatif ou encore au droit public ? 2. Les dispositions statutaires propres lentreprise : o La structure exerce-t-elle une activit lucrative ? non-lucrative ? o Quelle est la gouvernance de la structure ? o Quelle est la composition du capital ? o Quel est le profil des administrateurs ? 3. Les dispositifs juridiques rglements indpendants de lactivit conomique exerce : o La structure est exploite dans le cadre dun objet social, est-elle agre ? (ex : agrment Entreprise dInsertion) ; a-t-elle des habilitations spcifiques ou encore a-t-elle signe des conventions ? 4. Liens juridiques avec des tiers acteurs, privs ou publics : o Les tiers acteurs publics peuvent tre des communes, des communauts de communes ou encore ltat tandis que lon va retrouver dans les tiers acteurs privs les co-organismes, certaines typologies de clients/fournisseurs o Quelle est la forme de ce lien juridique ? de la contractualisation le cas chant ? Contrats ? Marchs ? Conventions ? Partenariats ? Adhsion ? Charte ? Label ? Rseau ? 13 Les obligations juridiques dcoulent des diffrentes sources du droit franais (droit commercial, droit social, droit fiscal, droit des marchs publics, droit de lenvironnement ...) ou encore du droit communautaire. Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 12 4.1. Quelques prcisions terminologiques Il est important de signaler que les lments terminologiques auxquels se rfrer sont multiples ; ils sont issus de diffrentes autorits publiques ou de jurisprudences ; ces lments doivent tre pris en considration pour mieux comprendre les critres d'ligibilit des dispositions fiscales ou d'aides publiques. Marchand/non-marchand : une distinction conomique LINSEE a propos des dfinitions permettant de distinguer les biens et services marchands des services non marchands reprises ci-aprs : On considre qu'une unit rend des services marchands lorsqu'elle les vend (en grande partie ou en totalit) des prix conomiquement significatifs. En toute rigueur, il faudrait parler de services principalement marchands car pour certaines activits coexistent des parties marchandes et non-marchandes ; certains services sont considrs comme toujours marchands (exemple les transports), d'autres comme toujours non marchands (exemple administration gnrale). On considre qu'une unit rend des services non marchands lorsqu'elle les fournit gratuitement ou des prix qui ne sont pas conomiquement significatifs. Ces activits de services se rencontrent dans les domaines de l'ducation, de la sant, de l'action sociale et de l'administration. Activit conomique (ou concurrentielle) / non-conomique (ou non-concurrentielle) : une distinction juridique Daprs la Cour de justice europenne : cest le fait doffrir des biens ou des services sur un march donn qui caractrise la notion dactivit conomique (arrts du 18 juin 1998, Commission/Italie, C-35/96, Rec. p. I-3851, point 36, et du 12 septembre 2000, Pavlov e.a., C 180/98 C 184/98, Rec. p. I 6451, point 75). Par ailleurs, pour dterminer si une aide publique accorde une structure constitue une aide dtat14 au sens de la rglementation communautaire, il faut notamment que laide soit apporte une entreprise. Or, il est admis que toute entit exerant une activit conomique est considre comme une entreprise au sens du droit communautaire et ce quel que soit son statut juridique ou sa source de financement. Et pour la CJUE constitue une activit conomique toute activit consistant offrir des biens ou des services sur un march (arrt du 18 juin 1998, Commission/Italie, C-35/96, Rec. p. I-3851, point 36), le march pouvant tre rel ou simplement potentiel, peu importe le nombre de concurrents. Lucrativit et non lucrativit : une distinction fiscale Daprs la base BOI-IS-CHAMP-10-50-10-20 du 12/09/2012, les associations rgies par la loi de 1901 dsignes organismes sans but lucratif ne sont pas en principe soumises aux impts commerciaux (impt sur les socits de droit commun, CET - cotisation foncire des entreprises et le cas chant cotisation sur la valeur ajoute des entreprises - et taxe sur la valeur ajoute). Seul lexercice dune activit lucrative peut remettre en question le bnfice de ces exonrations . Lexamen de la lucrativit dun organisme seffectue activit par activit. Il convient donc de dterminer le caractre lucratif des activits dun organisme sans but lucratif. Cette dtermination seffectue en 3 tapes reprises dans le schma ci-aprs. 14 Article 107 du Trait sur le Fonctionnement de lUnion Europenne (TFUE) Sauf drogations prvues par les traits, sont incompatibles avec le march intrieur, dans la mesure o elles affectent les changes entre tats membres, les aides accordes par les tats ou au moyen de ressources d'tat sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions . On peut qualifier daide dEtat : une aide accorde une entreprise, par lEtat au moyen de ressources publiques, procurant un avantage slectif, affectant les changes entre Etats membres et la concurrence. Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 13 4.2. Cas des partenariats avec les collectivits locales Les principaux modes de contractualisation et de partenariats avec une collectivit sont prsents en figure 2. Figure 1 : Modalits de dtermination du caractre lucratif ou non des activits dun organisme sans but lucratif Figure 2 : Contractualisation & Partenariats avec avec une collectivit Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 14 Au sein de lchantillon, les partenariats avec les collectivits locales concernent exclusivement des structures de lESS et en particulier celles de la typologie 2 pour lesquelles ils sont le plus dvelopps, ce quel que soit le rseau dappartenance (Rseau des ressourceries, Emmas, autre rseaux ESS ou indpendant ESS). Les partenariats observs rgissent : Lautorisation de prlvement dapports dans les dchteries (13 structures concernes sur 16) La reprise gratuite des dchets issus de lactivit remploi (les mmes 13 structures concernes) La mise disposition de locaux, titre gratuit ou loyer rduit (8 structures concernes sur 16) Les indemnisations verses par les collectivits locales (dans le cadre dun march de prestation de service ou dune subvention) pour les flux dtourns (13 structures concernes sur 16) Et prennent majoritairement la forme dune convention, except pour : - quatre structures retenues dans le cadre de march public15 - une structure retenue dans le cadre dune DSP16 Ces partenariats sinscrivent le plus souvent dans le cadre de dmarches de collectivits en faveur de la cration demplois de proximit, de la lutte contre lexclusion et de la protection de lenvironnement (prvention des dchets). 4.3. Cas des partenariats avec les co-organismes Les arrts portant agrment dco-organismes17 fixent aux metteurs sur le march des obligations favorisant la fois la rutilisation de biens durables et la place des acteurs de linsertion dans ce domaine. Nous retrouvons l-aussi majoritairement des acteurs de lESS sous partenariat avec les co-organismes, acteurs mono-flux (DEEE GEM, TLC) ou multiflux (typologie 2). Globalement les natures de barmes de soutien des co-organismes sont htrognes dune filire REP lautre et les partenariats prennent diffrentes formes selon les filires REP (Responsabilit Elargie du Producteur) : Les co-organismes sous partenariats avec les acteurs multiflux18 de la typologie 2 sont : o Les co-organismes DEEE (Eco-systmes, Ecologic) qui ont obligation de reprise gratuite des D3E auprs des acteurs du remploi rutilisation. Ils reprennent de manire oprationnelle les appareils non remploys par les structures, avec une indemnisation financire qui doit couvrir les cots de mise disposition des dchets soit au tonnage dappareils collects par la structure, soit au tonnage de DEEE remis la filire (voire un accompagnement des actions de communication). o Lco-organisme agr sur le mobilier mnager (Ecomobilier) qui a galement lobligation de reprise gratuite des DEA auprs des acteurs du remploi rutilisation. Les DEA (Dchets dEquipements dAmeublement) sont minima collects gratuitement, et une indemnisation financire peut tre verse sous certaines conditions19 pour couvrir les couts de mise disposition des dchets. o Lco-organisme agr sur le mobilier professionnel (Valdelia) qui reprend gratuitement pour recyclage ce jour les DEA professionnels auprs des structures de lESS concernes Lco-organisme sous partenariat avec les acteurs de la typologie 3 (GEM) est Eco-systmes, qui : o reprend les appareils non remploys pour recyclage contre une indemnisation financire au tonnage remis o incite galement au remploi en versant une indemnisation complmentaire lappareil remploy/vendu 15 pour des cas dexploitation dune recyclerie appartenant la collectivit, ou encore de prestations de collecte et tri des encombrants avec dtournement pour remploi 16 pour lexploitation dune recyclerie et mise disposition dagents remploi en dchteries 17 Disponibles ladresse suivante : https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/publications/juridiques/panorama-des-textes/Dechets 18 Les structures des rseaux des Ressourceries et du rseau Emmas bnficient dun accord national avec respectivement Ecologic et Eco-systmes. Les structures des autres rseaux ESS ou non affilies un rseau ne sont pas toutes ce jour sous partenariat avec un co-organisme DEEE. Idem pour Eco-mobilier qui ne dessert pas encore ce jour toutes les structures de la typologie 2. 19 cf. chapitre VI.2.2 https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/publications/juridiques/panorama-des-textes/DechetsAnalyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 15 Lco-organisme sous partenariat avec les acteurs de la typologie 5 (TLC) est Eco TLC avec : o Un soutien financier pour les seuls oprateurs de tri au tonnage tri sous condition datteinte dau moins 90% de valorisation matires, y compris rutilisation, 20 % de recyclage et moins de 5 % dlimination Les tonnes valorises matires (comprenant les tonnes rutilises) sont soutenues 65 EUR/t et les tonnes valorises nergtiquement 20 EUR/t. les tonnes en sortie de tri qui sont limines (enfouissement ou incinration sans valorisation nergtique) ne sont pas soutenues. o Un soutien au tonnage dvelopp (fonction de la croissance annuelle du centre de tri et des investissements oprs) est galement vers en complment Except le cas de la filire DEEE, pour lanne de rfrence tudie, il nexistait pas de soutien spcifique au remploi et la rutilisation calculs sur la base des tonnages rellement remploys ou rutiliss. 5. Bilans et performances technico-conomiques 5.1. Performances en matire de rduction de dchets et de valorisation Le graphique ci-aprs rcapitule les performances de valorisation moyennes par typologie de structures (1 5), issues des enqutes. Graphique 1 : Bilan matire toutes typologies Commentaires : Le taux de remploi/rutilisation le plus lev est constat pour les acteurs de la typologie 1 (multiflux avec achats), avec un taux proche des 100 %. Les revendeurs sapprovisionnent uniquement partir dobjets considrs comme remployables (le taux de rebuts est donc faible). Le dpt-vente rend les objets invendus aux dpositaires. Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 16 Les taux de remploi/rutilisation les moins levs sont observs pour les typologies 3 (Monoflux GEM) et 5 (Monoflux TLC Ecrmeur ( vestiaire )) avec respectivement 23 % et 29 %, les flux non remploys tant remis dans ces 2 cas aux oprateurs de tri/recyclage sous convention/contrat avec lco-organisme (respectivement Eco-systmes et Eco-TLC). Les acteurs de la typologie 4 (TIC) remettent les flux non remploys des oprateurs spcialiss de recyclage DEEE. Ces acteurs prsentent des taux de remploi levs, la slection des produits tant plus stricte lors des approvisionnements sous forme dachats quasi-exclusivement (tlphonie en particulier). Les acteurs de la typologie 2 (multiflux hors achat) remettent les flux non remploys des oprateurs du dchet (recyclage / limination), des co-organismes (DEEE, DEA) ou des collectivits locales. Les acteurs de cette typologie sont ceux qui produisent la plus grande diversit de dchets, lexemple du tableau illustratif ci-dessous : Natures de dchets gnrs Nombre de structures produisant le dchet (sur les 16) %tage de structures avec repreneur collectivit locale %tage de structures avec repreneur prestataire priv %tage de structures avec repreneur prestataire de lESS %tage de structures avec repreneur co-organisme Tout venant 16 85 % 15 % DEEE 13 15 % 85 % Mtaux 11 100 % DEA 11 18 % 82 % Textile 11 45 % 55 % Cartons 10 10 % 60 % 30 % Bois 1 100 % Gravats 5 80 % 20 % Tableau 2 : Dchets produits par les acteurs multiflux s'approvisionnant hors achat (typologie 2), et profils de repreneurs Les taux de remploi sont relativement homognes entre structures dune mme typologie, sauf pour le cas de la typologie 2 o derrire la moyenne de 47 % se cachent de fortes disparits (fourchette de taux de remploi allant de 10 90 %). Parmi les facteurs dinfluence, on notera en premier lieu la qualit du gisement, qui peut tre lie : - A la politique de slectivit des biens selon leur tat gnral en phase de collecte ( domicile ou lors des prlvements dapports en dchterie) - Au territoire (ex : cas dune structure mtropolitaine en territoire insulaire touristique prsentant de bons rsultats) - A la modalit de collecte (les structures sapprovisionnant majoritairement via des apports de dons prsentant globalement de meilleurs rsultats, linverse celles sapprovisionnant partir des encombrants de collectivits locales collects en porte--porte natteignant que de faibles performances) La surface disponible alloue la vente est galement un paramtre important considrer : les meilleures performances de remploi tant observes pour des structures prsentant un ratio m de vente/tonne entrante parmi les plus levs, linverse ce ratio tant parmi les plus faibles pour les structures prsentant les moins bons taux de remploi. Notons galement que le taux de remploi/rutilisation nest pas mesur de manire homogne entre les 38 structures de lchantillon. Les modalits de calcul diffrent au sein des structures enqutes, avec 4 cas de figure rencontrs : Cas 1 : Peses relles du total ou dune partie des entres et/ou sorties ( noter que lensemble des flux entrants peuvent tre pess et seuls les flux sortants pour recyclage sont pess. Dans ce cas, le poids remploy/rutilis est calcul par diffrence) ; Cas 2 : Comptabilisation du nombre dobjets vendus et/ou nombre dobjets rceptionns (en labsence de comptabilisation du nombre dobjets rceptionns, il est effectu une estimation de ceux-ci partir notamment du nombre dobjets vendus) ; Cas 3 : Utilisation dabaques ; Cas 4 : Estimation (absence de pese, de comptabilisation des objets et dutilisation dabaques). Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 17 Nombre de structures concernes Cas 1 : Peses relles du total ou dune partie des entres et/ou sorties 15 (39 %) Cas 2 : Comptabilisation du nombre dobjets vendus (et/ou nombre dobjets rceptionns) 12 (32 %) Cas 3 : Utilisation dabaques 7 (18 %) Cas 4 : Estimation (absence de pese, de comptabilisation des objets et dutilisation dabaques) 4 (11 %) Tableau 3 : Rpartition de l'chantillon selon la mthodologie de calcul du taux de remploi Ces diffrences observes proviennent de labsence de contraintes rglementaires ou contractuelles pour le calcul du taux de remploi/rutilisation et la mthodologie de calcul appliquer, exception faite de reporting aux co-organismes (contrepartie pour certains aux soutiens financiers perus) ainsi qu certaines collectivits. Le choix de la mthode de calcul est le plus souvent du ressort de la structure et dpend des moyens de reporting/traabilit dont elle dispose et/ou dont elle estime avoir besoin pour le suivi de son exploitation. Plus globalement, si le taux de remploi/rutilisation est videmment un bon indicateur de performance, il ne rend pas compte pour autant de ltendue de la contribution de chaque structure et typologie de modle, la prvention et gestion des dchets dans sa globalit. Ainsi, des structures de type recyclerie, indpendamment de leur performance de remploi, jouent galement un rle dintrt gnral, en massifiant, triant et orientant vers le recyclage, des flux qui auraient sinon t enfouis, incinrs et la charge du SPGD (Service public de gestion des dchets). Analyse technico-conomique des structures de remploi/rutilisation en France | PAGE 18 5.2. Rsultats conomiques Le tableau ci-dessous rcapitule, pour 5 des 6 typologies, la dcomposition moyenne des produits et charges dexploitation de lactivit remploi/rutilisation (en EUR/objet entrant ou EUR/t entrante). Tableau 4 : Dcomposition moyenne des produits et charges dexploitation par typologie exprim par objet ou tonne(1 5) Ce tableau rcapitulatif illustre la diversit des modles et rsultats conomiques explicits par typologie ci-aprs. Il restitue les moyennes observes par typologie pour lchantillon. A noter que certains types dacteurs comptabilisent leurs flux entrants et sortants en nombre dobjets (typologie 1 : acteurs multiflux sapprovisionnant par achat ; et les acteurs monoflux de la tlphonie), dautres acteurs en tonnes ; les poids moyens unitaires des objets tant trs diffrents dune typologie une autre. Nous comparons ci-aprs les diffrentes typologies au niveau des produits dexploitation, des charges dexploitation et des rsultats conomiques dexploitation. 3 structures 1 structure 16 structures 4 structures 5 structures 2 structures 1 structure 2 structuresRevendeurs Dpt-vente informatique tlphonie "crmage" oprateur de triProduits totaux d'exploitation (/t ou /objet) 18,0 /objet 5,4 /objet 1 921 /t 1 471 /t 5 491 /t 20,9 /objet 3 969 /t 467 /tdont ss-total recettes marchandes : 17,9 /objet 5,3 /objet 894 /t 952 /t 4 700 /t 20,4 /objet 1 311 /t 318 /tVentes de biens issu du remploi/rutilisation 17,3 /objet 5,3 /objet 754 /t 879 /t 4 015 /t 17,6 /objet 1 104 /t 232 /tVentes de matires pour recyclage 0,0 /objet 0,0 /objet 32 /t 0 /t 68 /t 0,2 /objet 94 /t 11 /tPrestations de services et autres prestations 0,4 /objet 0,0 /objet 84 /t 51 /t 617 /t 2,6 /objet 0 /t 0 /tAutres produits 0,2 /objet 0,0 /objet 24 /t 22 /t 0 /t 0,0 /objet 113 /t 75 /tdont ss-total recettes non marchandes : 0,1 /objet 0,1 /objet 1 027 /t 518 /t 791 /t 0,6 /objet 2 658 /t 149 /tAides au titre de lemploi et de linsertion 0,1 /objet 0,0 /objet 748 /t 291 /t 565 /t 0,0 /objet 2 341 /t 84 /tSubventions publiques d'investissements et d'exploitation 0,0 /objet 0,1 /objet 202 /t 24 /t 51 /t 0,4 /objet 277 /t 0 /tContributions co-organismes 0,0 /objet 0,0 /objet 9 /t 134 /t 0 /t 0,0 /objet 0 /t 45 /tAutres ressources du secteur priv (dons, fondations, etc.) 0,0 /objet 0,0 /objet 69 /t 69 /t 175 /t 0,1 /objet 40 /t 20 /tCharges totales d'exploitation (/t ou /objet) 17,3 /objet 5,4 /objet 1 902 /t 1 413 /t 5 608 /t 19,1 /objet 4 105 /t 460 /tPersonnel 3,7 /objet 1,8 /objet 1 383 /t 793 /t 2 031 /t 6,0 /objet 3 187 /t 253 /tAmortissements, locations et crdit-baux 1,6 /objet 0,7 /objet 152 /t 97 /t 452 /t 0,9 /objet 545 /t 62 /tAchats des produits destins au remploi/rutilisation 9,6 /objet 2,3 /objet 3 /t 154 /t 1 729 /t 7,1 /objet 0 /t 9 /tElimination des dchets 0,0 /objet 0,0 /objet 8 /t 2 /t 14 /t 0,0 /objet 0 /t 4 /tFormation du personnel 0,0 /objet 0,0 /objet 19 /t 5 /t 10 /t 0,0 /objet 0 /t 2 /tAutres achats et autres charges 2,1 /objet 0,4 /objet 309 /t 311 /t 1 315 /t 4,0 /objet 306 /t 121 /tImpts, taxes & versements assimils 0,3 /objet 0,1 /objet 28 /t 51 /t 58 /t 1,0 /objet 67 /t 8 /tRsultat moyen par typologie en /t ou /objet 0,7 /objet 0,0 /objet 19 /t 57 /t -117 /t 1,8 /objet -136 /t 7 /tFourchette par typologie en % du total des produits de 1% 12% 0% de -17% 19% de 0% 12% de -14% 7% de 5% 10% -3% de -2% 2%Rsultat d'exploitationProduits d'exploitationProduits d'exploitationTypologie 4 : acteurs monoflux TICEchantillon :Indicateurs technico-conomiques moyensTypologie 2 : acteurs multiflux hors achatTypologie 3 : acteurs monoflux GEMTypologie 1 : acteurs multiflux par achatTypologie 5 : acteurs monoflux TLCAnalyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 19 Produits dexploitation Graphique 2 : Rpartition moyenne des produits totaux d'exploitation toutes typologies (1 5) Les ventes de biens issus du remploi/rutilisation constituent globalement le premier poste de produits dexploitation, dans une fourchette toutes typologies allant de 28 % et 98 % du total des produits dexploitation. Celles-ci sont les plus leves pour les acteurs sapprovisionnant par achat (typologies 1 et 4). La moyenne de 39 % pour la typologie 2 cache de fortes disparits entre recycleries multiflux, la recette moyenne de vente en EUR/t entrante tant globalement proportionnelle au taux de remploi (principalement corrl la qualit du gisement, aux modes dapprovisionnement et de slectivit /crmage des produits et la surface disponible). Les aides lemploi constituent en moyenne le second poste de produits pour les acteurs de lESS (typologies 2, 3 et 5), consquence des rgimes rglements dinsertion auxquels sont soumises ces structures20. Les ACI de lchantillon (dont les recettes marchandes sont plafonnes hauteur de 30 % du budget21), se retrouvent dans les typologies 2 et 5 vestiaire . Ce sont ces deux typologies qui prsentent une part moyenne des aides lies lemploi la plus leve avec respectivement 39 et 59 % des produits totaux. Les subventions publiques dinvestissement et dexploitation concernent principalement les acteurs de lESS et reprsentent en moyenne 10 % du total des produits pour le cas de la typologie 2. Elles peuvent maner de lADEME, de Dpartement, Rgion ou autres Collectivits locales, et concernent principalement : - des aides linvestissement pour des btiments/terrain ou matriels (industriels, de transport, etc.) - des subventions complmentaires au titre de laction sociale (r-insertion de personnes en difficult) - des subventions attribues par la collectivit dans le cadre de conventions de partenariats avec les structures, au titre de la mise en place dune recyclerie ou du dtournement pour rutilisation des apports en dchteries 20 ou du recours gnralis du personnel en CUI-CAE pour les associations non soumises un rgime rglement dinsertion 21 L'article D. 5132-4 du code du travail dispose que, pour ne pas perturber le champ concurrentiel local, les ACI ne peuvent tirer de la commercialisation des biens et services produits plus de 30 % du montant des charges induites par la mise en place des activits d'insertion sociale et professionnelle, en loccurrence du budget. Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 20 Les contributions des co-organismes ont une part relative plus importante pour les typologies dacteurs 3 (monoflux GEM) et 5 (oprateur de tri TLC), avec environ 10 % du total des produits dexploitation, contre 0,5 % en moyenne pour les recycleries multiflux de la typologie 2. Charges dexploitation Graphique 3 : Rpartition moyenne des charges d'exploitation toutes typologies (1 5) Les frais de personnel : Varient au global en moyenne entre 21 % et 78 % du total des charges dexploitation pour les toutes les typologies confondues ; ces carts sont relier en particulier lexistence (et nature) de rgime rglement dinsertion, exemple du cas de la typologie 2 : o Charges de personnel plus importantes pour les ACI avec 2 505 /t entrante contre 740 /t entrante en moyenne sur les 3 autres rgimes (OACAS, EI, sans rgime particulier) : A relier la plus faible productivit constate pour les ACI (11 ETP/t entrante pour les ACI contre 3 6 pour les 3 autres rgimes) o Charges de personnel plus faibles en moyenne pour les OACAS (579 /t entrante) : A relier lallocation communautaire perue par les compagnons (et non un salaire) Sont les charges les plus importantes pour lensemble des typologies lexception o des acteurs de la typologie 1 pour lesquels les frais dachat des objets destins au remploi reprsentent la part la plus importante des charges dexploitation (de lordre de 50 %) o des acteurs de la typologie 4, tlphonie en particulier o les frais dachat des appareils sont galement le premier poste de charges (37 % du total) Le poste amortissement, locations et crdit-baux comprend en particulier les charges de locaux et matriels, dans une fourchette au global de 5 14 % du total des charges. Le poste Autres achats et autres charges varie dans une fourchette de 8 26 %. On y retrouve principalement : Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 21 - des charges de fourniture et dentretien de matriels destination des ateliers, les cots dnergie, assurance, achats/frais divers et cotisations - des charges de sous-traitance de collecte le cas chant - des charges lies la remise en tat dappareils (dont achat de pices dtaches), en particulier pour les typologies 3 et 4 Le poste Elimination des dchets reprsente en moyenne moins de 1 % du total des charges, pour diffrentes raisons en fonction des typologies tudies : Trs peu de dchets pour la typologie 1 Reprise gratuite des dchets de lactivit par la collectivit locale pour 13 des 16 structures de la typologie 2 Reprise gratuite des dchets de lactivit par les co-organismes pour les typologies 3 et 5 Cout de traitement des dchets de lactivit compens en partie par la valeur conomique des mtaux contenus dans ces DEEE A noter que le poste de charges Impts et taxes regroupe par exemple la taxe dapprentissage, la formation professionnelle continue, la contribution conomique territoriale, la contribution sociale de solidarit, etc. Nous observons peu de dispersions au sein de chaque typologie au niveau de la rpartition des charges mis part pour : La typologie 2 (structures multiflux sapprovisionnant hors achat au sein de laquelle les rgimes spcifiques dinsertion professionnelle ou le niveau des partenariats avec les collectivits locales peuvent induire certains carts - Les structures communautaires Emmas22 prsentent les parts de charges de personnel les plus faibles, sexpliquant par une allocation communautaire aux compagnons et non un salaire, mais prsentent un poste autres charges plus lev en moyenne du fait des charges supplmentaires particulires considrer (hbergement des compagnons, frais de nourriture, etc.) . - 6 structures sur 16 sont concernes par une mise disposition gratuite de locaux par des collectivits, 2 sur 16 par un loyer cot rduit ; ces facilits sinscrivant dans le cadre de leur partenariat avec la collectivit locale (march public dexploitation de recyclerie ou DSP, simple convention). La typologie 4 (structures monoflux TIC), essentiellement celles dominante informatique, au sein de laquelle les charges dachat pour remploi varient de 9% (pour lentreprise dinsertion sapprovisionnant majoritairement avec des dons) 52% des produits dexploitation (lentreprise sapprovisionnant dappareils plus rcents et prsentant le produit dexploitation li la vente de biens le plus lev). 22 OACAS : Organismes dAccueil Communautaire et dActivit Solidaire Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 22 Rsultats dexploitation Il est prsent ci-dessous : - dune part le nombre de structures par typologie prsentant un rsultat suprieur ou gal 0, - et dautre part le nombre de structures par typologie prsentant un rsultat infrieur 0. Tableau 5 : Rsultat d'exploitation toutes typologies A lexception des structures des typologies 1 et 3 toutes excdentaires pour le cas de notre chantillon, nous retrouvons pour les autres typologies la fois des structures rsultat dexploitation positif et des structures rsultat dexploitation ngatif. Principaux facteurs impactant lquilibre conomique : - Le poste de recettes de ventes de biens remploys est un poste-cl de lquilibre conomique, directement corrl la performance de remploi. Parmi les paramtres limitants, on notera la qualit du gisement pris en charge ainsi que la surface disponible (vente boutique en particulier) - La productivit et la maitrise de la charge de personnel affecte lactivit de remploi est primordiale, lapport en bnvoles (en temps pass) dans lexploitation rencontrs chez les acteurs de lESS tant un atout indniable, tout comme les aides lemploi (verses au titre de leur action pour linsertion de personnes en difficult23) sans lesquelles : o pour le cas de la typologie 2: 12 structures sur 16 seraient dficitaires24 o pour le cas de la typologie 3 : 100% des structures deviendraient dficitaires o pour le cas de la typologie 4 informatique : 100% des structures de lESS seraient dficitaires o pour le cas de la typologie 5 : loprateur de tri excdentaire deviendrait dficitaire Prcisons ici nanmoins que plusieurs structures de lchantillon qui nont pas pour objet premier linsertion sociale et ne sont soumise aucun rgime rglement dinsertion, parviennent trouver un quilibre conomique (cas de structures des typologies 1, 2 et 4 tlphonie). 23 Compensation des charges et contraintes multiples (sur-encadrement, sous-productivit, accompagnement social, formation ,), lies cet emploi de personnes en difficults 24 La part relative des charges totales de personnel compenses par les aides lemploi variant selon les rgimes au sein de lESS, avec en moyenne pour lchantillon : de lordre de 68% de compensation des charges totales de personnel pour les ACI, 40% pour les entreprises adaptes, 30% pour les EI, 16% pour les OACAS, 28% pour les sans rgime rglement dinsertion . Structures avec rsultat 0 Structures avec rsultat < 0 1. Multiflux avec achat Multiflux revendeurs 3 Multiflux dpt-vente 1 2. Multiflux hors achat 10 6 3. Monoflux EEE GEM 4 4. Monoflux EEE TIC Tlphonie 2 Informatique 3 2 5. Monoflux TLC Vestiaire 1 Centre de tri 1 1 TOTAL TOUTES TYPOLOGIES (hors typo 6) 24 10 Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 23 - La mise disposition de locaux et la reprise gratuite des dchets contribuent fortement lamlioration de lquilibre. Sans ces charges, 4 structures sur les 6 dficitaires de la typologie 2 deviendraient excdentaires25. - Les subventions publiques dinvestissement et dexploitation verses au dmarrage de lactivit ou ponctuellement en phase de dveloppement, sont galement une aide au maintien de lquilibre: sans elles, toujours pour lexemple de la typologie 2, 4 structures sur les 10 excdentaires de la typologie 2 deviendraient dficitaires - Enfin, les contributions des co-organismes (DEEE, Mobilier, TLC) sont : o Pour le cas de la typologie 2 : un plus dans lamlioration du rsultat : elles ne sont pas suffisantes pour basculer lquilibre les structures dficitaires ; mais sans elles, le rsultat dexploitation moyen toutes structures serait rduit de 40% o Une ncessit au maintien lquilibre pour les structures des typologies 3 (GEM) et 5 (TLC Oprateur de tri) Il est noter que les structures conventionnelles nayant pas recours aux aides publiques (hors investissement et recherche & dveloppement) sont intgres la typologie 1 et la typologie 4. Ces structures travaillent sur des produits forte valeur ajoute. Mme les structures de la typologie 2 dont lobjet prioritaire nest pas social (associations sans rgime dinsertion) ont recours des aides lemploi et/ou bnficient daides dune collectivit locale soit sous forme de subventions (pour tonnages dtourns vers le remploi) soit sous la forme de mises disposition de btiment et/ou de reprise gratuite des dchets de lactivit. 6. Atouts et freins au dploiement des structures de remploi/rutilisation 6.1. Introduction Rappelons en premier lieu que le secteur du remploi/rutilisation bnficie globalement dun contexte rglementairement porteur. Au niveau national, lencadrement rglementaire oriente clairement les politiques publiques vers une conomie plus circulaire, mentionnant par voie de dcrets et arrts ministriels, la primaut de la prvention des dchets et la priorit donne la rutilisation sur toute autre forme de valorisation. Ainsi, parmi les exemples que nous avons prcdemment indiqus, les arrts portant agrment dco-organismes, fixent aux metteurs sur le march des obligations favorisant la fois la rutilisation de biens durables et la place des acteurs de linsertion dans ce domaine. Cette tude en aura relev les bnfices conomiques et partenariaux, pour ces profils dacteurs ; particulirement significatifs pour les structures monoflux REP (lectromnager, mobiliers, textiles), mais bnficiant galement aux structures multiflux. Au niveau local, les collectivits jouent un rle central en faveur des initiatives de remploi/rutilisation, comme autant dactions pour lesquelles elles mobilisent des moyens humains (accompagnement de techniciens au montage de projet), financiers (sous forme de subventions ou march public) et matriels (reprise gratuite des dchets, mise disposition de gratuite de btiment, etc.) en vue faire converger leurs objectifs de cration demplois de proximit, de lutte contre lexclusion et de protection de lenvironnement. Si les activits de remploi/rutilisation bnficient de lappui des politiques publiques, des freins leur dploiement existent (que nont pas manqu de nous faire remonter les interlocuteurs rencontrs dans le cadre de lenqute). Citons sur le plan gnral : - En lien avec la demande, le dficit dimage du produit de seconde main 25 2 sur 6 si lon retire uniquement les charges de btiment/terrain ; 0 sur 6 si lon retire uniquement les charges dlimination des dchets Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 24 - Une tendance la diminution de la qualit du gisement, rsultant notamment du dveloppement des ventes directes (numriques) entre particuliers ou autres canaux (ex : vide-greniers), avec galement un effet concurrence des produits neufs bas cot - Pour le cas des acteurs de lESS, des moyens propres plus limits pour se dvelopper et une dpendance aux aides publiques plus ou moins importante selon le rgime dinsertion de la structure (ACI, EI, OACAS, sans rgime particulier). Par exemple pour la typologie 2 : o Les recettes non marchandes (aides au titre de lemploi, subventions, soutiens des co-organismes) constituent la principale source de revenus pour les ACI avec en moyenne 70 % des produits dexploitation pour les structures de la typologie au sein de lchantillon. o A contrario les recettes marchandes (ventes de biens issu du remploi-rutilisation, vente de matires pour recyclage, prestations de services) reprsentent en moyenne 70 % et 85 % respectivement pour les structures OACAS et sans rgime particulier dinsertion. 6.2. Analyses AFOM par typologie Nous exposons ci-aprs en synthse sous forme schmatique, une analyse AFOM spcifique chaque typologie de structures (1 6). Ces matrices AFOM sont issues des tmoignages des structures enqutes et de lexpertise de TERRA. Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 25 Typologie 1 : Acteurs multiflux avec achats Typologie 2 : Acteurs multiflux sans achat Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 26 Typologie 3 : Acteurs monoflux GEM 1 La future norme europenne CENELEC sur la prparation la rutilisation des DEEE, qui fixe des prescriptions techniques dj mises en uvre en partie par les structures Envie ERG A noter que la Fdration Envie a souhait indiquer comme menace que De nouveaux acteurs qui interviennent dans le secteur de la seconde vie des produits , sur les activits les plus lucratives (ex : tlphonie), avec dautres modles conomiques (ex : places de march) et dont certains bnficient dune rglementation qui est de fait non quitable selon Envie (possibilit de ne pas entrer dans le statut de dchets et donc de saffranchir des contraintes ICPE et exportations notamment) . Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 27 Typologie 4 : Acteurs monoflux TIC 1 Evolution Rglementaire favorable aux acteurs de la typologie 4 : Ds 2018, accroissement des contraintes rglementaires concernant la gestion des donnes personnelles (ncessite la mise en place d'un nouveau service aux clients par le stockage et la restitution obligatoire des donnes sous 45 jours). Futur encadrement normatif de l'activit (Cnlec) : permet de sortir du march les acteurs "non comptents" Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 28 Typologie 5 : Acteurs monoflux TLC Typologie 6 : Acteurs monoflux/ Autres flux Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 29 6.3. Principales marges de progrs identifies Les marges de progrs dgages ci-dessous sont la traduction des retours exprims par les interlocuteurs de notre chantillon de structures et le fruit de lanalyse des difficults remontes dans le cadre de lenqute. Sur un plan global : Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 30 Plus particulirement pour les acteurs sapprovisionnant hors achat : Plus particulirement pour les acteurs sapprovisionnant avec achat : Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 31 7. Approvisionnements et dbouchs, cls du dveloppement Comme illustr prcdemment, une organisation matrise des approvisionnements est la premire condition, incontournable, de russite dun projet. Sur un territoire donn, les caractristiques des approvisionnements captables, (en volume, accessibilit, composition, qualit et prennit), devront garantir la structure la perspective datteindre rapidement son quilibre conomique. Lajustement des moyens humains et matriels face un gisement captable faible a ses limites ; notamment celui de latteinte dune taille critique suffisante pour atteindre lquilibre conomique de la structure, sans porter atteinte sa prennit ni au service rendu aux usagers. De lavis des acteurs concerns, limplantation dune unit de rutilisation de DEEE est par exemple, difficilement envisageable en dessous dun bassin de population infrieur 200 000 habitants ; pour un centre de tri TLC, en dessous dune garantie dapprovisionnement de 2 000 tonnes/an. Chaque structure se devant de vrifier, dans son ancrage local ou/et dans sa filire produit, la marge de manuvre dont elle dispose pour garantir ses approvisionnements et notamment lexistence dautres acteurs exerant une activit similaire et tudier si une concurrence est possible ou dj tablie (pas obligatoire/ type de flux ou moyens dapprovisionnement notamment). Sur une mme zone de chalandise, lorsque la population de celle-ci nest pas trs importante, la coexistence par exemple, dune recyclerie offrant un service de collecte domicile et dune Communaut Emmas, peut le cas chant tre source de problmes pour les 2 structures si loffre de service est similaire. En restant sur ce dernier exemple, il convient de retenir que lappartenance lESS, ne suffit pas viter des situations de concurrence entre structures ; voire quand elles sont sur un mme march et territoire, viter ce qui a pu tre exprim comme une situation de distorsion de concurrence, entre modle conomique aid et non aid, alors que lune et lautre sont sans but lucratif. Le conflit d usage peut tre prsent soit au niveau des dons par les particuliers soit au niveau de la vente des objets. Ltude de faisabilit a toute son importance pour viter darriver ce type de situation qui reste rare mais peu fragiliser une structure. La garantie en volume et valeur des dbouchs de remploi/rutilisation est videmment tout aussi importante que celle des approvisionnements. Cest une question vitale pour toutes les structures clairement positionnes sur le champ concurrentiel (comme la typologie 1 ou 4) ; la plupart monoflux si lon excepte lachat-revente multiflux et dpts vente. Pour lensemble des structures, except celles visant des clientles professionnelles, 2 formes de concurrences indirectes sont considrer pour les structures : les ventes entre particuliers, de la voie numrique celle des vide-greniers. bien que cette tude nait pas eu lobjectif de le vrifier, cette tendance induirait une culture de consommation de plus en plus ouverte sur lachat doccasion. Effet ambivalent mais qui au final savrerait porteur. Le prix de vente des biens neufs qui diminue (au mme titre que leur qualit), et plus prcisment la diminution de lcart de prix entre neuf et occasion pour un mme objet (en particulier pour llectromnager). Indpendamment des situations de concurrence directe entre structures dactivit et clientle identiques sur des marchs de proximit du mme territoire, il existe aussi des dynamiques concurrentielles fortes, sur certaines filires de produits doccasion. Cest notamment le cas de la tlphonie et des textiles o, dans les 2 cas, les fluctuations des prix de marchs lexportation (destination majoritaire de ces flux) se rpercute sur lquilibre conomique des structures de premire Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 32 intervention26 localises en France. A titre dexemple, larrive massive de capitaux trangers pour crer des structures franaises dont le modle conomique est ax sur la captation du gisement Franais de tlphones mobiles et de les faire rparer ltranger pour une revente galement ltranger. Les structures positionnes sur des marchs de proximit, apparaissent donc peu ou pas exposes ces risques. Au contraire dans les 2 filires pr-cites, le ticket dentre apparat de plus en plus lev pour accder, du moins en direct, aux marchs de la grande exportation et passe par un niveau industrialis de loffre remploi/rutilisation, qui tend se structurer autour de quelques gros oprateurs (ex : Le relais pour les TLC). 26 Premire prise en charges des biens pour remploi Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 33 8. Conclusion Cette tude aura permis de mettre en lumire la grande diversit de loffre en biens issus du remploi ou de la rutilisation et, en correspondance directe, cette mme diversit des modles conomiques : Depuis le modle communautaire du Mouvement Emmas prsent depuis plusieurs dcennies, jusqu' celui de lachat-revente dquipements de tlphonie, compensant la rapidit de lobsolescence de ces quipements Ceux clairement positionns en direction dune clientle de proximit et ceux principalement ports par des marchs lexportation (TLC, tlphonie) Les structures spcialises sur un type de produit (lectromnager, textiles, cycles, ) et celles qui interviennent indiffremment sur toute catgorie de bien durable Celles qui ont un objectif conomique classique et celles qui ont dabord un projet social (ou encore celles qui ont un projet environnemental); et au sein de ces dernires, leur positionnement concurrentiel ou non. Sans revenir sur toutes ces diffrences et typologies qui ont t largement analyses, nous pouvons conclure que les grands dterminants partir desquels se structurent les modles conomiques de loffre en biens doccasion hors ventes entre particuliers - sont de 2 ordres : Les modalits dapprovisionnement en biens : Achat de produits Dons (produits) Collecte et tri de dchets Le projet dentreprise : Economique Social Environnemental Cette diversit de positionnements laquelle sajoutent dailleurs dautres paramtres tels que la nature des objets cibls, lanciennet des structures, leur appartenance ou non un rseau, le niveau de slectivit des produits en amont, le niveau de transformation opr sur les objets (simple nettoyage, rparation simple ou plus importante, ou encore la pratique de relookage ou upcyling ), doit tre prise en compte dans toute interprtation des rsultats ; tels que, par exemple, les carts de performances de remploi/rutilisation27. A partir des enseignements de ltude portant sur les modles conomiques des structures et leurs contributions et potentialits respectives au dploiement du remploi et de la rutilisation, il a t tabli des recommandations destination des porteurs de projets et exploitants de ces structures. Pour rappel, le prsent document de synthse sadosse aux autres ressources complmentaires produites dans le cadre de ltude : - Le rapport dtude - La note de recommandations aux porteurs de projets et exploitants - Le recueil de fiches synthtiques par structure enqute Qui permettront dalimenter les rflexions en cours de lADEME relatives laccompagnement de projets sur le plan technique et financier, dans une perspective de soutien au dveloppement du remploi et de la rutilisation en France. 27 Avertissement au lecteur : Toutes consolidations ou moyennes de rsultats de lensemble des 38 structures de lchantillon, ne prendraient pas sens ici. Conformment aux objectifs fixs par lADEME, la valeur ajoute de cette tude aura bien t de dgager toute cette pluralit de modles conomiques et danalyser pour chacun les spcificits de leurs contributions et potentialits respectives au dploiement du remploi et de la rutilisation. Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 34 9. ANNEXES Annexe 1 : Glossaire ACI (Atelier chantier dinsertion) o Dfinition Les ACI proposent un accompagnement et une activit professionnelle aux personnes sans emploi rencontrant des difficults sociales et professionnelles particulires. Les salaris des ateliers et chantiers dinsertion bnficient dune rmunration au moins gale au Smic. Les ACI sont conventionns par lEtat et bnficient daides pour accomplir leurs missions. o Source Ministre du Travail, de lEmploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Les ateliers et chantiers dinsertion (ACI) [en ligne]. Travail-emploi.gouv, 20 mars 2017. Disponible sur : http://travail-emploi.gouv.fr/emploi/insertion-dans-l-emploi/insertion-par-l-activite-economique/article/les-ateliers-et-chantiers-d-insertion-aci Activit conomique Cour de justice europenne : Cest le fait doffrir des biens ou des services sur un march donn qui caractrise la notion dactivit conomique (arrts du 18 juin 1998, Commission/Italie, C-35/96, Rec. p. I-3851, point 36, et du 12 septembre 2000, Pavlov e.a., C 180/98 C 184/98, Rec. p. I 6451, point 75) Association loi 1901 Selon larticle 1 de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat dassociation, Lassociation est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, dune faon permanente, leurs connaissances ou leur activit dans un but autre que partager des bnfices. Elle est rgie, quant sa validit, par les principes gnraux du droit applicables aux contrats et obligations. BFR Besoin en Fonds de Roulement o Objectif Analyse de lquilibre du bilan travers lidentification du besoin de financement dune structure suite au dcalage des flux de trsorerie (que ce soit ct charges dcaissables ou produits encaissables) o Document comptable ncessaire A partir du bilan o Pour aller plus loin : http://www.compta-facile.com/besoin-en-fond-de-roulement-bfr/ Concurrence (Autorit de la Concurrence) La concurrence dsigne le processus par lequel les entreprises rivalisent entre elles sur le march pour satisfaire au mieux les attentes des clients, entreprises comme consommateurs. Le processus de rivalit prend diffrentes formes: les entreprises peuvent saffronter par les prix, en misant par exemple sur des baisses de cots de production ; les entreprises peuvent galement tenter de se diffrencier les unes des autres par linnovation ou la diffrenciation des produits (qualit, varit). http://travail-emploi.gouv.fr/emploi/insertion-dans-l-emploi/insertion-par-l-activite-economique/article/les-ateliers-et-chantiers-d-insertion-acihttp://travail-emploi.gouv.fr/emploi/insertion-dans-l-emploi/insertion-par-l-activite-economique/article/les-ateliers-et-chantiers-d-insertion-acihttp://www.compta-facile.com/besoin-en-fond-de-roulement-bfr/Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 35 CA Chiffre dAffaires CAE Contrat dAccompagnement dans lEmploi CAF Capacit dAutofinancement o Objectif Permet dapprcier lautonomie financire (et la vulnrabilit court terme) en calculant un mouvement/flux thorique de liquidit (en isolant les charges dcaissables/produits encaissables des charges et produits calculs sur une priode dfinie). Thorique car ne tient pas compte des dcalages de paiement (ex : retard de paiement dun client) Le calcul de la CAF permet de savoir notamment si la structure est capable de rpondre ses obligations de remboursement des emprunts (de verser des dividendes galement) o Document comptable ncessaire : A partir du compte de rsultat ; Deux mthodes : partir de lEBE ou partir du rsultat net. o Pour aller plus loin : http://www.compta-facile.com/calcul-capacite-dautofinancement/ CUI : Contrat unique dinsertion CIE : Contrat initiative Emploi CPIE : Centre Permanent dInitiative pour lEnvironnement Dchet (directive europenne 18/3/1991) : Toute substance ou tout objet dont le dtenteur se dfait ou dont il a l'intention ou l'obligation de se dfaire DEEE : Dchets dEquipements Electriques et Electroniques Dimensionnement dune unit de remploi : Dfinit les caractristiques fonctionnelles dune unit de remploi-rutilisation. DSP : Dlgation de Service Public EA : Entreprise adapte o Dfinition Une entreprise adapte [] est une entreprise ordinaire, soumises aux dispositions du code du travail, qui a la spcificit demployer au moins 80% de travailleurs handicaps. Ceux-ci peuvent ainsi exercer une activit professionnelle dans des conditions adaptes leurs possibilits. o Source Ministre du Travail, de lEmploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Handicap et emploi : Les entreprises adaptes, les centres de distribution de travail domicile (CDTD) et les aides aux employeurs [en ligne]. Travail-emploi.gouv, 7 dcembre 2015. http://www.compta-facile.com/calcul-capacite-dautofinancement/Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 36 Disponible sur : http://travail-emploi.gouv.fr/emploi/insertion-dans-l-emploi/recrutement-et-handicap/article/handicap-et-emploi-les-entreprises-adaptees-les-centres-de-distribution-de EC : Economie conventionnelle EEE : Equipements Electriques et Electroniques EI : Entreprise dinsertion o Dfinition Lentreprise dinsertion est une TPE/PME, soumise aux mmes rgles fiscales, juridiques et conomiques que toute entreprise. Elle se distingue par sa finalit : linsertion sociale et professionnelle des personnes exclues du march du travail : demandeurs demploi de longue dure, allocataires de minima sociaux, jeunes sans qualification, seniors, etc. o Source La fdration des entreprises dinsertion, Plaquette Entreprise dinsertion [en ligne]. Les entreprises dinsertion, 7 janvier 2016. Disponible sur : http://www.lesentreprisesdinsertion.org/sites/www.lesentreprisesdinsertion.org/files/file_fields/2016/01/07/web-plaquette-ei.pdf. ERP : Etablissement Recevant du Public ESS : Economie Sociale et Solidaire ETP : Equivalent Temps Plein EURL : Entreprise Unipersonnelle Responsabilit Limite o Dfinition Il sagit dune Socit Responsabilit Limite (SARL) mais avec un seul et unique associ. Par consquent, lEURL est soumise au mme rgime que celui des SARL. o Source Les Notaires de Paris-Ile de France, Quest-ce quune socit responsabilit limite (SARL) ? Quest-ce quune entreprise unipersonnelle responsabilit limite (EURL) ? [en ligne]. Les Notaires de Paris-Ile de France, 2 janvier 2017. Disponible sur : http://www.notaires.paris-idf.fr/entrepreneur/quest-ce-quune-societe-responsabilite-limitee-sarl-quest-ce-quune-entreprise FRNG : Fonds de Roulement net Global o Objectif Analyse de lquilibre du bilan : les ressources stables (notamment capitaux propres et dettes financires) doivent couvrir les emplois stables (cad les actifs immobiliss exemple des installations) o Document comptable ncessaire : A partir du bilan o Pour aller plus loin : http://www.compta-facile.com/fonds-de-roulement-fr-definition-calcul-interet/ http://travail-emploi.gouv.fr/emploi/insertion-dans-l-emploi/recrutement-et-handicap/article/handicap-et-emploi-les-entreprises-adaptees-les-centres-de-distribution-dehttp://travail-emploi.gouv.fr/emploi/insertion-dans-l-emploi/recrutement-et-handicap/article/handicap-et-emploi-les-entreprises-adaptees-les-centres-de-distribution-dehttp://www.lesentreprisesdinsertion.org/sites/www.lesentreprisesdinsertion.org/files/file_fields/2016/01/07/web-plaquette-ei.pdfhttp://www.lesentreprisesdinsertion.org/sites/www.lesentreprisesdinsertion.org/files/file_fields/2016/01/07/web-plaquette-ei.pdfhttp://www.notaires.paris-idf.fr/entrepreneur/quest-ce-quune-societe-responsabilite-limitee-sarl-quest-ce-quune-entreprisehttp://www.notaires.paris-idf.fr/entrepreneur/quest-ce-quune-societe-responsabilite-limitee-sarl-quest-ce-quune-entreprisehttp://www.compta-facile.com/fonds-de-roulement-fr-definition-calcul-interet/Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 37 GEM : Gros Electromnager ICPE : Installation Classe pour la Protection de lEnvironnement OACAS : Organisme daccueil communautaire et dactivits solidaires o Dfinition Les OACAS visent favoriser linsertion sociale et professionnelle des personnes quils accueillent. Ils permettent des personnes loignes de lemploi de participer des activits relevant de lconomie sociale et solidaire sans lien de subordination, la seule condition de respecter les rgles de vie communautaire. En retour, les personnes accueillies ont la garantie (1) dun hbergement dcent, (2) dun soutien personnel et dun accompagnement social adapt leurs besoins / (3) dun soutien financier assurant des conditions de vie digne. o Source Emmas France, Le statut des personnes accueillies dans des OACAS [en ligne]. Emmas Le Mans Sarthe, Emmas 72, novembre 2015. Disponible sur : http://emmaus72.fr/wp-content/uploads/2015/11/OACAS-d%C3%A9pliant-externe-nov2015.pdf PNPD : Plan national de Prvention des Dchets Remploi : Toute opration par laquelle des substances, matires ou produits qui ne sont pas des dchets sont utiliss de nouveau pour un usage identique celui pour lequel ils avaient t conus. (Article L. 541-1-1 du code de lenvironnement) Rutilisation : Toute opration par laquelle des substances, matires ou produits qui sont devenus des dchets sont utiliss de nouveau. (Article L. 541-1-1 du code de lenvironnement) Recyclerie (ADEME) : La recyclerie est un centre qui a pour vocation de rcuprer, valoriser et/ou rparer, en vue de la revente soit des biens ayant t donns en vue du remploi et possdant le statut de produits, soit des produits ayant le statut de dchets. Les produits et dchets peuvent tre contrls, nettoys et rpars. Dans le cas des dchets, ces oprations, appeles prparation la rutilisation , leur permettront de retrouver leur statut de produits. SA : Socit Anonyme : o Dfinition La socit anonyme est une socit de capitaux par actions responsabilit limite dont le fonctionnement est rgi par les articles L-225 et suivants du Code du commerce. Elle peut prendre la forme d'une socit anonyme simplifie (SAS), voire d'une socit anonyme unipersonnelle. o Source Droit-finance, La socit anonyme (SA) : statuts et formalits [en ligne]. Droit-finance, mai 2017. Disponible sur : http://droit-finances.commentcamarche.net/contents/1558-la-societe-anonyme-sa-statuts-et-formalites SARL : Socit Responsabilit Limite o Dfinition http://emmaus72.fr/wp-content/uploads/2015/11/OACAS-d%C3%A9pliant-externe-nov2015.pdfhttp://emmaus72.fr/wp-content/uploads/2015/11/OACAS-d%C3%A9pliant-externe-nov2015.pdfAnalyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 38 La Socit Responsabilit Limite (SARL) est une socit commerciale dans laquelle la responsabilit financire des associs est limite au montant de leurs apports respectifs. Les associs ne sont tenus au passif social que dans la limite du montant de leurs apports. o Source Les Notaires de Paris-Ile de France, Quest-ce quune socit responsabilit limite (SARL) ? Quest-ce quune entreprise unipersonnelle responsabilit limite (EURL) ? [en ligne]. Les Notaires de Paris-Ile de France, 2 janvier 2017. Disponible sur : http://www.notaires.paris-idf.fr/entrepreneur/quest-ce-quune-societe-responsabilite-limitee-sarl-quest-ce-quune-entreprise SAS : Socit par Actions Simplifie o Dfinition La socit par actions simplifie (SAS) est une socit commerciale offrant aux actionnaires une grande libert d'organisation (dfinie par les statuts) en comparaison avec la socit anonyme (SA) ou la SARL. Cette socit est constitue par une ou plusieurs personnes n'engageant leur responsabilit qu' concurrence de leurs apports. La SASU (socit par actions simplifie unipersonnelle) est une SAS avec un seul associ. Il s'agit donc d'une forme de socit le plus souvent adopte par des personnes crant leur entreprise seuls. Comme toute SAS, la SASU obit des rgles de fonctionnement trs souples, principalement fixes au sein des statuts. o Source Droit-finance, SASU Dfinition et charges sociales [en ligne]. Droit-finance, mai 2017. Disponible sur : http://droit-finances.commentcamarche.net/faq/53411-sasu-definition-et-charges-sociales#q=SASU&cur=2&url=%2F SAV : Service Aprs-Vente SCOP : Socit Cooprative de Production o Dfinition La Scop est une socit commerciale (SARL ou SA) qui vit et se dveloppe dans le secteur concurrentiel avec les mmes contraintes de gestion et de rentabilit que toute entreprise. Les salaris sont associs majoritaires de lentreprise dont ils dtiennent au moins 51% du capital. La Scop nest donc pas opable. Tous les salaris ont vocation devenir associs dans des modalits dfinies par les associs existants et avec leur accord. o Source CRESS Ile-de-France. Glossaire de lESS [en ligne]. CRESS Ile-de-France Disponible sur : http://www.cressidf.org/recherche/item/69-scop.html SEDD : Semaine Etudiante du Dveloppement Durable SERD : Semaine Europenne de la Rduction des Dchets SPGD : Service Public de Gestion des dchets o Dfinition Le service public de gestion des dchets trouve son origine dans le pouvoir de police que dtient le maire et qui a pour objet dassurer le bon ordre, la sret et la salubrit publique. Le maire fixe les modalits de la collecte des dchets par le biais du rglement de collecte. Les communes et leurs groupements ont la responsabilit dassurer la gestion des dchets mnagers et assimils. Il sagit dune comptence obligatoire. http://www.notaires.paris-idf.fr/entrepreneur/quest-ce-quune-societe-responsabilite-limitee-sarl-quest-ce-quune-entreprisehttp://www.notaires.paris-idf.fr/entrepreneur/quest-ce-quune-societe-responsabilite-limitee-sarl-quest-ce-quune-entreprisehttp://droit-finances.commentcamarche.net/faq/53411-sasu-definition-et-charges-sociales#q=SASU&cur=2&url=%2Fhttp://droit-finances.commentcamarche.net/faq/53411-sasu-definition-et-charges-sociales#q=SASU&cur=2&url=%2Fhttp://www.cressidf.org/recherche/item/69-scop.htmlAnalyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 39 o Source Portail de lEtat au service des collectivits, Les dchets [en ligne]. Collectivites-locales.gouv, 29 septembre 2016. Disponible sur : http://www.collectivites-locales.gouv.fr/dechets Services marchands (INSEE) On considre qu'une unit rend des services marchands lorsqu'elle les vend (en grande partie ou en totalit) des prix conomiquement significatifs. En toute rigueur, il faudrait parler de services principalement marchands car pour certaines activits coexistent des parties marchandes et non-marchandes ; certains services sont considrs comme toujours marchands (exemple les transports), d'autres comme toujours non marchands (exemple administration gnrale). Services non marchands (INSEE) On considre qu'une unit rend des services non marchands lorsqu'elle les fournit gratuitement ou des prix qui ne sont pas conomiquement significatifs. Ces activits de services se rencontrent dans les domaines de l'ducation, de la sant, de l'action sociale et de l'administration. TZDZG Territoires zro dchet, zro gaspillage o Dfinition Les territoires qui font le choix de se lancer dans une dmarche de Territoire zro dchet zro gaspillage se mobilisent pour dfinir et mettre en uvre des programmes dactions permettant damliorer la gestion des dchets au quotidien, en sinspirant dun cahier des charges reprenant les objectifs de la loi de transition nergtique pour la croissance verte. o Source Ministre de lEnvironnement, de lEnergie et de la Mer, Territoires zro dchet, zro gaspillage [en ligne]. Ministre de lEnvironnement, de lEnergie et de la Mer, 16 dcembre 2016. Disponible sur : http://www.developpement-durable.gouv.fr/territoires-zero-dechet-zero-gaspillage TIC : Technologies de lInformation et de Communication TIG : Travail dIntrt gnral TLC : Textile, Linge de maison, Chaussures TMAE : Technicien de Maintenance dAppareils Electromnagers TN : Trsorerie Nette o Objectif : analyse de lquilibre du bilan (est ce que jai assez de disponibilits mobilisables rapidement pour faire face mes dettes court terme) o Document comptable ncessaire A partir du bilan (et du calcul du FNRG et BFR) o Pour aller plus loin : http://www.compta-facile.com/tresorerie-nette-tn-definition-calcul-et-interet/ http://www.collectivites-locales.gouv.fr/dechetshttp://www.developpement-durable.gouv.fr/territoires-zero-dechet-zero-gaspillagehttp://www.developpement-durable.gouv.fr/territoires-zero-dechet-zero-gaspillagehttp://www.compta-facile.com/tresorerie-nette-tn-definition-calcul-et-interet/Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 40 Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 41 Annexe 2 : Liste des structures de lchantillon Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 42 Nom Structure Dpt TypologieRseau ou groupe d'appartenance lors de la slection de l'chantillonEconomie Sociale et Solidaire / Economie conventionnelleAFB France 74 Remploi - rutilisation TIC Autres Rseaux ESS ESSAssociation La Roue Libre 76 Remploi - rutilisation autres monoflux Autres Rseaux ESS ESSATF Gaia 77 Remploi - rutilisation TIC SIRRMIET ESSBAK2SERVICES 59 Remploi - rutilisation TIC SIRRMIET ECBISREPETITA 31 Remploi - rutilisation TIC SIRRMIET ECCASH EXPRESS ELBEUF 76 Multif lux s'approvisionnant via des achats Rseau revendeurs ECCASH EXPRESS MARTINIQUE 97 Multif lux s'approvisionnant via des achats Rseau revendeurs ECCASH EXPRESS SARREGUEMINES 57 Multif lux s'approvisionnant via des achats Rseau revendeurs ECComit d Amis La Runion St Clothilde 97 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Rseau Emmas ESSCommunaut Laval 53 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Rseau Emmas ESSCommunaut Bourgoin-Jalieu 38 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Rseau Emmas ESSCroix-Rouge insertion - Barn Solidarit 64 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Autres Rseaux ESS ESSEcocyclerie des Mauges 49 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Autres Rseaux ESS ESSEmmas Dfi 75 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Rseau Emmas ESSEmmas Mundolsheim 67 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Rseau Emmas ESSEmmas 88 88 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Rseau Emmas ESSEnvie 44 Saint Herblain 44 Rutilisation DEEE GEM Rseau Envie ESSEnvie Orlans Loiret 45 Rutilisation DEEE GEM Rseau Envie ESSEnvie Pau 64 Rutilisation DEEE GEM Rseau Envie ESSEnvie Strasbourg 67 Rutilisation DEEE GEM Rseau Envie ESSHPE81 - vetbis 81 Remploi - rutilisation TLC Autres Rseaux ESS ESSInfongoce 06 Remploi - rutilisation TIC SIRRMIET ECLa Boutik Foyal 97 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Rseau des Ressourceries ESSL atelier du Retz Emploi 44 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Rseau des Ressourceries ESSLe Lien 58 Remploi - rutilisation TLC Rseau Emmas ESSLe Relais Atlantique 44 Remploi - rutilisation TLC Rseau Emmas ESSLes chiffonniers de la joie 29 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Indpendants ESS ESSMAXIMUM 87 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Rseau des Ressourceries ESSNantes Ecologie l Air Livre 44 Remploi - rutilisation autres monoflux Indpendants ESS ESSOCEAN 17 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Rseau des Ressourceries ESSOrdi Solidaire - SCOP Cvennes Libres 30 Remploi - rutilisation TIC Autres Rseaux ESS ESSRcup d Ore Solidaire 63 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Rseau des Ressourceries ESSRecyclea 03 Remploi - rutilisation TIC Autres Rseaux ESS ESSRcycloBat 31 Remploi - rutilisation autres monoflux Indpendants ESS ESSRgie Recyclerie Les Portes de l Essone 91 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Autres Rseaux ESS ESSTOM & LILI TROC 35 Multif lux s'approvisionnant via des achats Dpts-vente indpendants ECTRICYCLE OFFICE 92 Remploi - rutilisation autres monoflux Indpendants ESS ESSTrocantons 44 Multif lux ne s'approvisionnant pas via des achats (dons, f lux abandonns) Indpendants ESS ESSAnalyse technico-conomique des structures de remploi/rutilisation en France | PAGE 43 Annexe 3 : Rcapitulatif des formes de partenariat avec les collectivits locales pour les structures de la typologie 2 Pour rappel, les partenariats avec les collectivits sont les plus dvelopps par les acteurs de la prsente typologie (acteurs multiflux sapprovisionnant hors achat), quel que soit le rseau dappartenance (Rseau des ressourceries, Emmas, autre rseaux ESS ou indpendant ESS). Les partenariats observs sont : Laccs au gisement via les autorisations daccs en dchterie (13 structures de la typologie noter que toutes les structures nutilisent pas ncessairement ce droit daccs pour leur approvisionnement) ; o Conditions observes : reconduction tacite / bail limit dans le temps / amnagement la charge de la structure La mise disposition de locaux ; o Conditions observes : reconduction tacite / bail limit dans le temps / amnagement la charge de la structure La reprise gratuite des dchets issus de lactivit (13 structures de la typologie) ; o Plusieurs modalits : Collecte par la collectivit (ou son prestataire) ou apports en dchteries par la structure ; o Conditions observes : Plafonds en tonnes ou en % des flux lentre / convention signe ou non. Des conventions avec participations financires / subventions financires (8 structures) : o Dont lobjet est : Le dtournement de flux Les actions/activits en faveur de lconomie circulaire La gestion dune recyclerie A noter des conventions signes galement dans le cadre daides lemploi verses localement par la collectivit. o Dont les conditions particulires dapplications sont : Participation financire sinscrivant dans le cadre dune convention signe avec la collectivit avec ou sans reconduction tacite ; Reporting des tonnages la collectivit. Autres partenariats o Convention pour occupation du domaine public o Aides financires au dmarrage de lactivit (aide linvestissement) o Convention pour collectes dans les administrations A noter galement quatre structures retenues dans le cadre de march public pour : Lexploitation dune recyclerie dont le btiment appartient la collectivit ; La prestation de collecte et de remploi des dchets rutilisables apports par les usagers ou collects sur rendez-vous ; Le gardiennage, accueil et transfert des objets encombrants valorisables pour remploi vers la recyclerie. Enfin, une structure est concerne par une Dlgation de Service Public (DSP) pour lexploitation dune recyclerie et la mise disposition dagents pour dtournement des flux en dchteries. Analyse technico-conomique de structures de remploi/rutilisation en France - Synthse | PAGE 44 www.ademe.fr ANALYSE TECHNICO-CONOMIQUE DE STRUCTURES DE REMPLOI/RUTILISATION EN FRANCE Les activits de remploi et rutilisation, rellement cratrices de valeur ajoute et de qualification, jouent un rle de premier plan et vritablement structurant pour les politiques de prvention des dchets et constituent lune des cibles prioritaires du programme national de prvention des dchets 2014-2020. Au travers la caractrisation et lanalyse de lactivit de 38 installations de remploi/rutilisation en France (dont 3 en DROM-COM), ltude a permis de mieux comprendre leur fonctionnement, de mettre en vidence les facteurs influenant leur dveloppement (les freins et les leviers, les difficults rencontres, les partenariats, le modle conomique). Cette tude aura permis de mettre en lumire la diversit de loffre en biens issus du remploi ou de rutilisation et, en correspondance directe, cette mme diversit des modles conomiques. A lissue de ces travaux, en complment de cette synthse dtude et du rapport associ, 38 fiches techniques descriptives des structures enqutes ont t labores ainsi quune note de recommandations destination des porteurs de projet (cration ou rnovation de structures). Les structures de remploi-rutilisation sont des leviers importants pour rduire la production de dchets et accompagner le changement de comportement en termes de consommation. Au-del de lexploitation et lanalyse des lments technico-conomiques recueillis auprs de 38 structures de remploi-rutilisation, cette tude a permis de formuler des recommandations oprationnelles destination des porteurs de projet pour crer ou dvelopper leur activit.

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