Asthme sévère non allergique et traitement par omalizumab : 5 observations de patients répondeurs

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    30-Dec-2016

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  • 18e Congrs de pneumologie de langue franaiseMarseille, 31 janvier au 2 fvrier 2014 A175

    567Embolie graisseuse et hmorragieintra-alvolaire : propos dun casavec revue de la littratureW. Ketataa, W. Feki a, N. Bahloul a, F. Marouena, H. Abidb,S. Msaada, A. Ayoubaa Service de pneumologie, CHU Hdi Chaker, Sfax, Tunisieb Service de radiologie, CHU Habib Bourguiba, Sfax, Tunisie

    Introduction. Le syndrome dembolie graisseuse est une compli-cation souvent grave des fractures des os longs correspondant lobstruction des petits vaisseaux par des microgouttelettes degraisse originaires de la moelle osseuse. Latteinte pulmonaire, pr-sente dans 90% des cas, fait la gravit de la maladie.Observation. Nous rapportons lobservation dun homme gde 22 ans, prsentant deux jours aprs un accident de tra-vail occasionnant une fracture ouverte du tibia, une dyspneaigu avec hmoptysie. Langioscanner thoracique ne montrait pasdobstruction vasculaire proximale, mais les coupes parenchyma-teuses objectivaient des hyperdensits multifocales bilatrales etdiffuses prdominant en priphrie. Le lavage bronchoalvolaireramenait un liquide hmorragique, riche en sidrophages avecprsence dinclusions lipidiques lintrieur des macrophages.Un bilan dhmorragie intra-alvolaire tait demand de principerevenu ngatif : fonction rnale, protinurie de 24 heures, anticorpsantinuclaires, anticorps anti-cytoplasme des polynuclaires neu-trophiles. Le diagnostic dhmorragie intra-alvolaire secondaire une embolie graisseuse tait retenu. Lvolution tait spontan-ment favorable.Conclusion. Sur la foi de notre observation et des cas publis dansla littrature au nombre de 7, lembolie graisseuse peut tre ajou-te la liste tiologique des syndromes hmorragiques alvolaires.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2013.10.613

    568Asthme svre non allergique ettraitement par omalizumab :5 observations de patients rpondeursJ.P. Oster , A. Pinazo , D. Levy , K. SawafService de pneumologie, hpital Pasteur, Colmar, France

    Nous rapportons 5 observations de patients ayant un asthme per-sistant svre dont le contrle ntait pas acceptable malgr untraitement de fond associant une corticothrapie inhale et unbta2mimtique de longue dure daction. Dans tous les cas, lespatients bnciaient dune corticothrapie orale au long cours,variant de 7,5mg/j 30mg/j. Les patients taient gs de 38 79 ans (ge moyen 63,6 ans). Le taux dIgE totales se situe entre39,7 kU/L 862 kU/L (moyenne 383,48 kU/L). Le bilan allergolo-gique tait ngatif dans tous les cas. Il ny avait pas dargumentpour un asthme professionnel, pour les patients en activit. Aucunpatient ne remplissait les critres dABPA. Sous corticothrapieorale, le taux de polynuclaires osinophiles variait de 117/mm3 1241/mm3. Dans tous les cas, il a t dcid de dbuter un trai-tement par omalizumab malgr labsence de sensibilisation unallergne respiratoire, aprs validation collgiale lors dune runionrgionale dexperts, par visioconfrence.Ces 5 patients atteints dasthme non allergique ont t consid-rs comme rpondeurs au traitement par omalizumab daprs descritres cliniques et fonctionnels : rduction de la frquence desexacerbations dans un cas, rduction de la posologie des corticodesoraux dans tous les cas (avec arrt complet dans 2 cas), amliorationdu test de contrle de lasthme dans 4 cas, amlioration fonction-nelle respiratoire dans 1 cas (VEMS 45% avant omalizumab, mesur 104% lors de lvaluation 16 semaines).

    Conclusion.Ces 5 observations soulignent, en accord avec la litt-rature rcente, lintrt potentiel dun traitement par omalizumabdans lasthme svre non allergique.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2013.10.614

    569Aggravation rapide dunehypoventilation alvolaire rvlant unshrinking lung syndrome lupiqueY.A.Y. Ammara, J.L. Lampaertb, J.N.J. Nardi a, J.P.J.M. Perotina,D.P.D. Perdua, F.L.F. Lebargya, G.D.G. Desleeaa Service de pneumologie, hpital Maison-Blanche, Reims, Franceb Service de pneumologie, Laon, France

    Le shrinking lung syndrome (SLS) est une complication rare associeau lupus rythmateux dissmin.Nous rapportons lobservation dun patient de 69 ans, prsentantdepuis 6mois une dyspne deffort associe une fatigabilitmusculaire, un amaigrissement de 15 kg et des troubles mnsiques.LEFR rvlait un trouble ventilatoire restrictif avec PIMax effon-dre (17 %) et hypoventilation alvolaire (PaCO2 : 55mmHg). Lescanner thoracique montrait une ascension des coupoles diaphrag-matiques. Les enzymes musculaires taient augmentes 280U/Let lelectromyogramme normal. Lvolution tait marque parune aggravation rapide en 48 heures de lhypoventilation alvo-laire, aboutissant un coma hypercapnique (PaCO2 : 108mmHg,pH : 7,24) ncessitant une prise en charge en ranimation pourintubation/ventilation. Le bilan dysimmunitaire rvlait des anti-corps antinuclaires positifs au 1/800e et anticorps anti-ADN natifspositifs 45U/L. La biopsie musculaire montrait une myopa-thie inammatoire aspcique, sans anomalie mitochondriale. Lesrecherches de toxiques taient ngatives. Les dosages enzyma-tiques, notamment lactivit enzymatique de lalpha glucosidasetaient normaux. Une corticothrapie systmique tait dbute,permettant une amlioration initiale, mais sans possibilit desevrage de la ventilation. Lvolution tait dfavorable aboutissantau dcs. Lautopsie ne retrouvait aucune autre tiologie, faisantretenir le diagnostic de SLS associ un lupus.Loriginalit de notre prsentation consiste en : la prsentation du SLS sous la forme dune hypoventilation alvo-laire daggravation rapide ; le mode de rvlation du lupus par un SLS.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2013.10.615

    570Les kystes mdiastinauxH. Benjelloun , S. Morad , N. Zaghba , A. Bakhatar ,N. Yassine , A. BahlaouiService des maladies respiratoires, CHU Ibn Rochd, Casablanca,Maroc

    Les kystes mdiastinaux sont des lsions malformatives bnignesrares regroupant plusieurs varits. Leur diagnostic est le plussouvent obtenu grce limagerie. Ils sont reprsents par leskystes bronchogniques, les kystes pleuropricardiques, les kystesthymiques et les lymphangiomes kystiques. An de rappeler lesaspects cliniques, radiologiques et volutifs de cette pathologie,nous rapportons 4 observations. Il sagit de 2 femmes et 2 hommes,la moyenne dge tait de 32 ans. La symptomatologie clinique taitdomine par la douleur thoracique et la dyspne dans 3 cas et ladcouverte tait fortuite dans 1 cas. Lexamen clinique tait normaldans tous les cas. Lanomalie radiologique sigeait droite dans tousles cas, en paracardiaque, latrotrachale, au niveau de langle car-diophrnique et ralisant un aspect de surlevation de la coupolediaphragmatique dans un cas chacune. La TDM thoracique montraitun processus de densit liquidienne, bien limit, sans rhausse-

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