Bardèche Maurice - Petite histoire de Defense de l'Occident

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    01-Jan-2016

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  • Dfense de l'Occident

    Ill -Cil Il contre

    'il Positions Propositions Extraits Fragments

    de

    DFENSE DE L'OCCIDENT

    llrln*e1tn Janvier 1971

    1952 1977

    NUlle

  • Dfense de l'Occident Revue Mensuelle - Nouvelle Srie - 269 Anne

    DECEMBRE 1977 ~ JANVIER 1978 No 153 ~ 154

    SO M MAIRE

    - Petite hfstoire de Dfense de l'Occident . . . . 3 - Positions, Propositions, Extraits et Fragments de

    q: Dfense de l'Occident 1- L'Europe relle . . . . . . . . . . . . . . . . 12 II - L'histoire telle qu'elle est . . 33

    III - Le drame algrien . . . . . . 43

    IV- De la IVme la Vme Rpublique 51

    V - Survol de t hmisphre capitaliste 70

    VI - La dissolution des dmocraties 80

    VII - R flexions sur Le fascisme . . 97 - La Captivit de Babqlone . . . . . . . . 124

    - Enautes et documents de D fense de l'Occident 128

    - N umros spciaux de Dfense de l'Occident 130

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    PETITE HISTOIRE DE DEFENSE DE L'OCCIDENT

    Sous ce titre que je reproduis sans changement, notre cher ami Jacques Poillot qui fut Je premier rdacteur en chef de Dfense de l 'Occident de 1952 1960, a racont tes dbuts de notre revue. La p lupart de nos abonns et de nos lecteurs d'aujourd'hui n'ont pas connu cette priode de son existence. J'ai pens que cette vocation pourra tt les intresser. Le nom de Jacques Poillot a rarement figur dans nos sommaires, mais on y trouve souvent le nom de Jacques Mayenne, pseudonyme dont il signait ses articles. Il n'apparat pas non plus sur la couverture o mon nom n'est pas mentionn galement, nt celut de ceux qui ont eu Je dvouement et l'amiti de m'assiste aprt!s lut, avec la mme fonction. J'ai voulu Qarder ainsi ~ Dfense de l'Oident son caractre d'uvre collective : les collaborateurs de D.,ense de l'Occident sont tous au mme ranQ des dfenseurs des memes principes et des mmes vrits.

    Je n 'en trouve pas moins ncessaire de rendre hommaQe au-jourd'hui, en cette vingt-ctnquime anne de notre publication, ceux qut aprs Jacques Poillot, trop tt disparu, m'ont aid dans ma tche Bernard Vorge avec lequel commena en 1960 la 2me srie de Dfense de l'Occident et qui sut attirer ~ la revue une brillante collaboration, aprs lui Jean Lesieur, puis Franois d'Orcival et Fa brtce laroche, puis Franois Duprat qui fut J'origine d'un bon nom-bre de nos numros spciaux, puis Pascal Gauchon qui renouvela l'quipe rdactionnelle de Dfense de l'Occident en y amenant de jeu-nes unoversitaires qui furent de prcieux collaborateurs, ensuite, dans les annees les plus rcentes Georges Gondinet, Guillaume de Ferette et Jean-Claude Jacquard qui assument actuellement ces fonctions. Tous ces noms sont familiers aujourd'hui ~ ceux qui s'intressent ~ J'action des groupes et des publications qui refusent les principes et les hom-mes du rgime actuel. Ils reprsentent des gnrations diffrentes qui se sont associes dans le mme refus du mensonge, de l'imposture et de l' injustice.

    Votci maintenant J'historique des premires annes de Dfense de J'Occident tel que Jacques Poillot l'crivit dans le n 29 de notre pre-'Tlte srie qui parut en dcembre 1955.

    Il y 11 trois ans paraissait Je premier numro de Dfense de 'Occident .

    Nous ne nous donnerons pas le r idicule de prendre un ton solen-~e l pour saluer cet anniversaire. D'ailleurs, il n'est gure d'usage pour

  • 4 PETITE HISTOIRE DE DEPENSE DE L'OCCIDENT

    une revue de rappeler sa date de naissance avant qu'elle ait atteint le demi-sicle. Nous ne savons pas si notre Dfense de I'Cccident parviendra un ge aussi respectaple. Nous savons au contraire que, malgr nos efforts et des progrs incontestables dans sa prsentation et sa diffusion, elle est encore une trs petite revue dont l'influence, en raison de l'insuffisance et de la prcarit de nos moyens est loin d'tre aussi tendue que nous le souhaiterions.

    Ce que nous voudrions simplement, c'est associer plus troitement nos lecteurs notre vie, en leur racontant familirement notre histoire, en leur disant trs franchement ce qu'ont t nos difficults et en faisant avec eux le bilan de trois annes d'efforts.

    La naissance de Dfense de l'Occident en dcembre 1952 fut sans clat et passa peu prs compltement inaperue. Pas de cham-pagne, ni de discours pour saluer l'vnement, mais seulement quel-ques camarades runis un soir en fin de semaine dans une petite salle poussireuse et mal claire des Socits Savantes .

    Un tirage trs faible, consquence de notre pauvret, ne nous permettait en outre d'envisager aucune diffusion commerciale.

    D'ailleurs, notre intention premire n'tait pas, proprement par-ler, de faire une revue politique et nous ne cherchions pas un suo:es commercial. Le modeste bulletin de trente-deux pages qu'tait alors c Dfense de l'Occident ne prtendait ni cette dignit, n ce succs. Nous voulions seulement donner un moyen d'expression au Mouvement Populaire Europen dont, pour donner une suite patique aux entretiens que nous avions eus Rome et Malm avec les repr-sentants des divers groupements europens se rclamant du socialis-me national, nous proposions alors la cration.

    C'est dans cet intention que nous avions consacr l'essentiel de notre premier numro la reproduction d'un manifeste o taient ex-poss les principes d'action et les objectifs du mouvement. Dfense de l'Occident devait essentiellement avoir pour tche, dans notre esprit, de diffuser parmi les militants, la doctrine et les mots d'ordre du Mouvement. Comme nous tions dpourvus d'argent, nous ne pou-vions envisager de leur en faire gratuitement !e service et nous leur demandions de s'y abonner, mais nous ne projetions pas de la faire distribuer par les messageries.

    Le nombre trs restreint de ractions positives provoques par la diffusion pourtant limite de notre manifeste devait, malheureuse-ment, nous amener assez rapidement conclure que la cration du Mouvement Populaire Europen tait un peu prmature. En outre, il nous apparut trs vite comme certain que nous ne pourrions pas, supposer mme que ces ractions deviennent plus nombreuses, unir

    PETITE HISTOIRE DE

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    son de notre impcuniosit, les problmes les plus pineux. Nos moyens ne nous permetta1ent pas, el ils ne nous permettent toujours pas, est-il besoin de le dire, d'avoir un budget de rdaction. Nous ne pouvions avoir dans ces conditions, aucun collaborateur rgulier et d'un renom suffisant pour attirer vers notre revue des lecteurs non prvenus. Nous ne pouvions gure compter, de temps autre, que sur les collaborations bnvoles d'amis acceptant d'crI e un article pour une petite publication d'assez pauvre mine et n'ayant que quelques centaines de lecteurs.

    Maurice Bardche, sur qui reposaient pratiquement cette poque toutes les responsabilits rdactionnelles, en fut souvent rduit, il ne m'en voudra pas, je l'espre, de le dire aujourd'hui, remplir lui tout seul les quarante-huit pages de nos premiers num-ros. Il en crivait l'ditorial, bien entendu, mais il en rdigea1t ga-lement les chos et devait la plupart du temps traduire lui-mme les articles ou tudes que nous empruntions la presse trangre faute d'articles originaux. Une improvisation invitable et qu'il tait le premier dplorer prsida bien souvent l'laboration de nos six premiers numros.

    La question du choix de l'imprimerie ne fut pas facile non plus rsoudre. Nous dOmes, pour des raisons financires, renoncer ds le troisime numro, faire imprimer Dfense de l'Occident Par1s et nous replier sur une imprimerie de province. Celle-ci tant situe plus de cinq cents kilomtres de Paris, notre tAche, on s'en doute, n'en fut pas facilite.

    Pourtant le nombre de nos abonns augmentait et quand arriva l't 1953, nous pouvions nous dire, non pas, certes, que la partie tait gagne et l'avenir de la revue assur, il ne l'est toujours pas, mais que, sans aucun doute, la priode la plus dure tait franchie.

    Seuls les amis les plus fidles, et ils taient peu nombreux, taient rests, mais nous savions que nous pouvions compter sur eux. Il y avait Jean Lesieur, qui se montrait rarement parmi nous, mais dont l'amiti tait efficace, il y avait Maurice Mestat, bref et prcis, et ponctuel, accomplissant avec discrtion un travail souvent ingrat, il y avait, notre excellente amie Madame Bouyssou, la gentillesse el au dvouement galement mpuisables.

    Les vacances interrompirent pour trois mois la publication de Dfense de l'Occident , car notre petite quipe tait trop rduite pour assurer dans l'invitable dispersion des mois d't la parution

    r~ulire de la revue. La rentre d'octobre nous retrouva sans toit, La Victoire ayant

    cess de paratre, et le bureau de Maurice Bardche, le petit appar-

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    tement qu'anime encore le souvenir de Robert Brasillach, se trans-forma alternativement, plus1eurs fois par mois, en salle de rdact1on et en arrire-boutique d'diteur. C'est l que nous avons cess de-puis de nous runir ; c'est dans celle petite pice claire et gaie dont la fentre s'ouvre sur une calme cour orne d'un arbre lgant et mlancolique que depuis deux ans nous prparons chaque numro de Dfense de l'Occident Je peux le dire, parce que c'est vrai , nous y avons toujours travaill dans la ga1et et dans un climat d'amiti que nous n'oublierons jamais. La maison est pleine d'en-fants, de leurs rires et de leurs cris et notre travail fit bon mnage avec leurs jeux. Trs vite d 'ailleurs ils voulurent jouer Dfense de l'Occident , ce jeu des grandes personnes et nous apportrent un renfort inattendu. On vit Jacques confectionner des bandes et Pierre-Philippe coller des timbres ; tous les espoirs nous taient permis puisque la jeune gnration tait avec nous.

    A la fin de l'anne, encourags par la progression lente mais rgulire des abonnements, nous prenions la dcision de dveloppe nouveau la revue et le premier numro de 1954 parut avec sol -xante-quatre pages. Un nouveau collaborateur, dont la f1dlit ne s'est pas, depuis, dmentie, nous arrivait en la personne de P1erre Fontame, journaliste chevronn, parfait connais~eur des problmes d'Afrique du Nord, dont nous aimions l'tonnante libert de juge-ment l'gard des hommes et des vnements. Pour arer un peu la revue laquelle on reprochait parfois, avec raison, sa sche-resse, Maurice Bardche dcidait de publier les souvenirs de guerre indits de Robert Brasillach, le Journal d'un homme occup On y retrouvait avec une joie mle de regret le goOt de l'amiti, l'amour de la vie et ce ton la fois grave et lger qui avait enchant les lecteurs de Notre avant-guerre.

    Sur le plan matriel, nous avions dcid l'automne prcdent, dans l'espoir de faciliter notre travail, d'imprimer de nouveau la re-vue Paris. Nous nous souviendrons longtemps de la pet ite impn-merie de Vaugirard laquelle nous nous tions adresss. Le matriel y tait vieux et perptuellement en panne, le personnel mal et Irr-gulirement pay. Le chef d'atelier, brave homme s'il en fut, mais un peu brouillon, semblait toujours dpass par les vnements. La composition et le tirage de Dfense de l'Occident en subissa1ent l'invitable contre-coup. Nous nous dsesprions de voir tant de mastics et de coquilles dfigurer de nombreux articles dont nous croyions pourtant avoir corrig avec soin les preuves. Que de cou-vertures marbres ou dlaves, malgr les frais supplmentaires que nous avions estims ncessaires de faire en achetant un beau papoer glac 1

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    Ces imperfections qui nous dsolaient ne dcourageaient pou'-tant pas de nouveaux lecteurs de s'abonner ou de nouveaux colla-borateurs de ven ir nous. Dans le numro d 'aot, parar"sart le pre-mier arcticle de Pierre Hofstetter, correspondant Lond es de pl u-sieurs journaux su.sses. En octobre. Georges Ollivier, auquel la ma-onnerie avait fait payer en 1944 les tudes remarquables qu'il ava it publies sur le~ responsabilittos dans le dclenchement de la deuxi-me guerre mondiale, acceptart de nous donner chaque mo.s une chronique principalement consacre la vie poli tiq ue amricaine. A la fi n de dcembre, c'tart au tour du Gnral Perr, analyste pers-p icace des grandes tendances de la stratgie contemporaine, de nous rejoindre.

    L'intr t que manrfestaient de manire aussi tangible notre action des journal istes auxquels nous ne pouvions pourtant offrrr aucune rmunration, nous rcompensait largement du travarl, sou-vent ingr at, que nous avions accompli depuis 1952. Il nous con~olait aussi, dans une certarne mesure, de l'espoir du que nous emes vers la frn de l'anne de surmonter les difficults ftnancires qut avaient jusqu'alors frein le dveloppement de la revue.

    Cet espoir pourtant, pour imprudent qu'ri ar. t, nous fit faire un grand pas en avant et metamorphosa compltement c Defense de l'Occident . En janvier 1955, en effet, la revue passart de soixante-quatre quatre-vingts page~. doublait son t~rage, s'enr ich issart de nouvelles rubriques et avait, il faut le dire, assez bonne mrne sous son originale couverture dessrne par un peintre de nos amis. Nous avons paralllement m is su r p ied une nouvel le organisation qui avait pour but d'allger au maximum pour notre petite quipe le travarl de prospection que le pari que nous faisions ainsi sur l'avenir nous faisait une ncessit absolue d'intensifier.

    Certes, Dfense de l'Occident est loin d'tre la grande revue qui manque l'opposition au gime. La formule qui nous est en-core actuellement impose par les conditions matrielles dans les-quelles nous paraissons ne nous permet que trs rarement de nous vader du commentaire de l'actualit et d e nous confronter aux ides aussi souvent qu'aux faits. Il nous faudratt un format plus important et plus de pages pour publier les art ic les de doctrine, les analyses conomiques et sociales et les textes littraires qui seuls pourra ient faire de Dfense de l'Occident une revue d'ides exerant sur la jeunesse nationaliste une influence compa able celle des Temps modernes sur la jeunesse de gauche.

    Pour faire une telle revue, il faudrait, hlas, beaucoup d'argent, c'est--dire beaucoup p lus d'abonns que nous n'en avons actuelle-ment. Notre avenir est donc entre les mains de nos amis ; c'est eux

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    de nous d ire s'ils veule...