Chirurgie bariatrique et cancer

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    06-Jul-2016

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16 // REVUE FRANCOPHONE DES LABORATOIRES - SEPTEMBRE-OCTOBRE 2009 - N415tude soutenue par lassociation Sos-At-taque Crbrale (1), manant du Service de neurologie/Centre daccueil des AVC (Pr Pierre Amarenco) et le Service de radio-logie du CHU Bichat de Paris.Laltplase, activateur tissulaire du plas-minogne (TPA, Actilyse), est un anti-thrombotique effi cace, mais son effi cacit dans les conditions habituelles dusage (intraveineuse) est limite encore par les dlais dadmission aprs AVC, souvent retards soit pas insuffi sance territoriale des Units neurovasculaires durgence, soit par fatalisme des familles ou des mdecins traitants.Le respect de lurgence absolue peut assurer une recanalisation artrielle crbrale effi cace. On considre que les meilleurs rsultats sont obtenus lorsque le traitement peut dbuter dans les 3 h 30 de lAVC : mme alors laltplase IV nobtient en moyenne que 40 % de recanalisation (gurison).Ltude de Bichat vise utiliser de faon plus optimale ce qui existe : laltplase et la radiologie interventionnelle, usage du cathtrisme pour aller au contact du thrombus crbral sous contrle visuel. Dlivrer ainsi laltplase est une throm-bectomie mini-invasive plus effi cace que lintraveineuse.La comparaison des deux schmas dad-ministration du TPA en 2007 et 2008 mon-tre que si lon recanalise lartre moins de 3 h 30 aprs les premiers symptmes de locclusion, on observe jusqu 93 % de gurison, alors que toute demi-heure perdue au-del de 3 h 30, cest 20 % de gurison en moins, selon P. Amarenco. Rappelons que lAVC ischmique repr-sente 80 % de tous les AVC.Ladmission durgence est dautant plus cruciale que monter un micro-cathter sous contrle visuel (radiologie inter-ventionnelle) est long (20 min 1 h) et retarde le dbut du traitement. La technique pourrait tre systmatise, le traitement biologique du thrombus a fait ses preuves. Mais son effi cacit dpend encore trop de facteurs humains et techniques. Or mme si le traitement est techniquement russi (lyse du caillot), sil est dbut tard par rapport au premier symptme et ladmission spcialise, la perte de neurones est irrversible et des squelles persisteront terme : Plus vite lartre est dbouche, plus de chance a le patient de gurir dans les 3 mois , rsume P. Amarenco. Dans les prochaines annes, ajoute-t-il, on peut anticiper que la neurologie interventionnelle va se dvelopper au sein des units de soins intensifs neuro-vasculaires, comme nous avons vu, au cours des annes 1990, se dvelopper la cardiologie interventionnelle au sein des Units de soins intensifs cardiologiques . Optimisme que ne partage pas la Socit franaise neurovasculaire (SFNV), qui estime encore insuffi sants le nombre et la rpartition des Units de sauvetage de lAVC ischmique. J.-M. M.(1) http://www.attaquecerebrale.orgBRVESChirurgie bariatrique et cancerLtude sudoise SOS (Swedish Obese Sub-jects Study) est la premire rechercher leffet de la chirurgie de lobsit sur lincidence du cancer (1), dont lobsit est un facteur de risque : on pouvait penser que la chirurgie en diminue lincidence. SOS a enrl 2 010 obses (IMC hommes : 34 kg/m2, IMC fem-mes : 38 kg/m2) oprs et 2 037 obses contrles traits classiquement. Aprs suivi moyen de 10,9 ans, le nombre de premiers cancers tait plus bas aprs chirurgie et perte de poids (117) que chez les contrles (169). Chez les femmes opres, lincidence tait plus basse (79) que chez les femmes contr-les (130), diffrence absente chez les hommes (38 contre 39 respectivement). Conclusion : la chirurgie bariatrique est associe une incidence rduite du cancer chez les femmes obses mais non chez les hommes obses. (1) Sjstrm L (SOS Secretariat, University Hospital, S-413 45 Gteborg) et coll., Lancet Oncology 2009;7:653-62. Rein, coronaires et mort subiteLa mort subite cardiaque (MSC) est la cause la plus courante de mortalit de linsuf sant rnal au stade terminal hmodialys. Une tude (1) a recherch lincidence de ce risque dans linsuf sance rnale des stades moins svres, pour valuer la relation entre taux de ltration glomrulaire (TFG) et MSC chez le coronarien. Dans une srie de 19 440 pa-tients, sont survenues 522 MSC, soit un taux de 4,6 vnements pour 1 000 patients-an-nes. Le TFG est indpendamment associ au risque de MSC, risque suprieur si mala-die coronarienne. La rduction du TFG de la maladie rnale aux stades 3 5 est associe laugmentation progressive du risque chez le coronarien. Pour les auteurs, davantage dtudes sont ncessaires pour caractriser le mcanisme par lequel la rduction de la fonction rnale lve le risque de MSC.(1) Pun PH (Duke University Medical Center, Durham, Caroline du Nord) et coll., Kidney Int 2009;76:6528. BSIP/MEDICALRF.COM BSIP/JEREMY CATRYAVC : nouveau traitement ou meilleur usage de lexistant ?Lactualit daot habituellement en sommeil sest anime dune conf-rence de presse de lAP-HP et dune publication on line du Lancet, sur les rsultats de ltude RECANALISE : REcanalisation using Combined in-travenous Alteplase and Neuroin-terventional ALgorithm for acute Ischemic StrokE, soit : recanalisa-tion (rtablissement du flux art-riel) utilisant un algorithme combin daltplase intraveineuse et neuro-interventionnel pour laccident vas-culaire crbral (stroke) ischmique (thrombo-embolie crbrale).Thrombose dune artre crbrale

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