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    16-Mar-2018

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    COMMENT ORGANISER VOTRE DESTIN

    par Paul-Clment Jagot, Ecrivain

    Paul-Clment JAGOT (), est un des auteurs en sciences humaines qui a le plus inciter voluer dans une perspective de matrise psychique et physique amenant une plnitude sanitaire et une russite complte dans notre cheminement terrestre. Occultiste, parapsychologue, il montre par son exemple la voie emprunter quelque soit nos atouts ou handicaps au dpart de notre existence () Nous vous invitons consulter sa biographie la fin de cet article

    .

    La premire de toutes les qualifications dont la volont tire son pouvoir est lnergie. La seconde est la contention de lnergie, sa calme et judicieuse rpartition sans dpense inutile, sans restriction dans leffort dlibr, toujours mesure, calme, uniforme. On augmente lamprage nergtique par lobservance des rgles indiques prcdemment pour laccumulation de la force nerveuse par lentranement par la constatation des rsultats heureux quelle obtient. Lhabitude de rprimer lexpansivit, dexaminer srieusement lopportunit de chaque dcision, permet la rtention continue de limpulsivit dans la vie active et les affaires. Lorsquon a arrt les grandes lignes du plan gnral de modification de sa destine, lorsquon a suffisamment prcis lobjectif particulier de chacun des stades quil comporte, il convient sans perdre de vue lensemble ni le but final de sattacher uniquement raliser tout ce qui a t prvu pour la premire tape. Au rveil, aprs quelques minutes employes reprendre conscience de lorientation quon a assigne sa vie, il vient tout naturellement lesprit de faire le point , cest--dire de mditer un court instant sur les problmes en cours de rsolution, en tchant de se rendre compte o lon en est. Ensuite, les obligations de la journe qui va commencer occuperont la pense. Nous recommandons de se reprsenter comme une sorte de cinma mental , ce qui doit se passer dans les vingt-quatre heures qui vont suivre, de se voir soi-mme agissant daprs les directives les meilleures, dominant les occasions de faute, russissant abattre chaque difficult, obtenant la passivit des uns et le concours des autres, etc.

    Une priode journalire de travail, si on la considre comme une pierre, qui, ajoute dautres semblables, avance ldification du plan quon envisage, apparat attrayante et fconde. Toute cette mditation initiale ncessite peine un quart dheure. Son importance exige quon ne la sacrifie pas la nonchalance dun rveil tardif, ou la fantaisie de limagination, presque toujours vagabonde au sortir du monde des rves. Pour qui a pris la dtermination de dvelopper sa puissance personnelle et dactionner sans trve les forces aveugles mais dociles du destin, les divers stades dune journe semblent autant doccasions daiguiser ses facults. En vous habillant, cultivez lhabitude des gestes prcis, souples, rapides ; appliquez-vous parfaire votre tenue dans le minimum de temps possible,

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    sans en ngliger aucun dtail. Entamez votre travail attentivement, fermement, mthodiquement. Ne manquez pas de vous servir des incitations antagonistes comme autant doccasions de contrler vos impulsions. Dans vos rapports avec lentourage, les clients, les collgues, appliquez le regard fixe central, la parole positive, les principes de la persuasion, tout en choisissant et combinant correctement sans longueurs ni inutilits les mots dont vous vous servez.

    Lorsquune difficult se prsentera, concentrez-vous sans vous dpartir de votre srnit, dcidez comment procder pour la rsoudre et attaquez la sans surseoir. Dans les moments de presse , lorsquun certain nombre de points de vue ou doccupations solliciteront simultanment votre volont, rpartissez mentalement lordre dans lequel il vous paraitra prfrable dagir et, toujours calme ce qui nempche pas daccomplir beaucoup en peu de temps attachez-vous chaque chose, pour passez la suivante ds que lune sera traite fond.

    Sylvain ROUDS dans son ouvrage Lhomme qui russit (puis) a fix, en quelques lignes alertes, les qualits propres au travail : Envisagez, toutes les faces du travail que vous avez faire. Ne cherchez pas dissimuler les difficults, et voyez si vous pouvez les vaincre () Chaque fois que vous vous mettez au travail, pensez exclusivement la chose que vous faites et nayez que cette seule ide dans la tte, quelle soit votre unique proccupation. Le cerveau commande les muscles et, si vous avez plusieurs ides lesprit, il laissera fuir la force nerveuse dans plusieurs directions la fois, plutt que de la concentrer sur celle qui devrait loccuper. Vous aurez des distractions () Toutes les parties de votre travail doivent tre pour vous aussi intressantes les unes que les autres et vous devez apporter le mme soin aux unes quaux autres () Aucune tche nest infrieure, louvrage le plus humble exige une part dattention qui ne doit jamais lui tre refuse. Si on analyse bien, si on comprend bien un premier travail, celui qui suivra sera encore mieux compris de lesprit et de la main dj entrains par lobservation et lexcution antrieures. Et ainsi de suite, le travail du lendemain bnficiant de lexprience acquise dans celui de la veille.

    Nous insistons sur le fait que pour tenir compte de tous ces excellents principes, une rserve dnergie est indispensable. Au moment prcis o lennui, la lassitude, les ides incidentes, les drivatifs venus du dehors tendent nous faire dvier de la ligne de conduite projete, la rminiscence volontaire de nos directives ranime instantanment notre attitude mentale, condition que son action rflexe trouve en nous la rserve de force ncessaire. Une des principales causes de dispersion, dparpillement des puissances de ltre, consiste compter sur dautres facteurs que sur ceux quon recle en soi-mme. Non seulement chacun doit alimenter sa confiance en lui-mme , mais doit saccoutumer ne compter que sur soi.

    Nous vivons, dit Sylvain ROUDS (op.cit.), sous le rgime de la loi dairain. Produire beaucoup et bon compte oblige la mine, lusine, la terre mal rtribuer un effort excessif, outrepasser la limite impose par la nature la machine humaine, violer, au nom de la ncessit, les rgles indispensables sa conservation comme son perfectionnement. Tant que lhomme sera lennemi de lhomme, et tant que cette division favorisera lapptit monstrueux de quelques-uns au dtriment de tous les autres ; tant que le droit au bonheur et au bien-tre de ceux qui en sont dignes ne sera pas crit en lettres ineffaables en tte de la loi, tant que les classes ne se fondront pas en un unanime et fraternel accord, tant que la Force et non pas la Raison sera la reine du monde, ltat de choses actuel existera. A

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    cette situation dsolante, un seul remde est efficace : cest lducation individuelle exerce par soi-mme, sur son caractre et ses actes.

    On ne saurait mieux dire. Malgr certaines apparences fallacieuses, rien ne prsage, avant une poque extrmement loigne, que le collectif soit organis quelque jour quitablement vis--vis de lindividu. Comptons donc exclusivement sur nous-mmes. Perfectionnons nos aptitudes, nos facults, augmentons notre nergie, exerons notre volont et, tout en tenant compte des dissonances extrieures, ne perdons pas de temps rcriminer. Ne nous rpandons pas en griefs contre linjustice sociale, la cupidit des exploiteurs du secteur capitaliste ou du secteur nationalis, limpritie des gouvernants, le caractre de ceux dont nous avons nous plaindre. Ne nous lamentons pas contre le sort, les fortuites malencontreuses, le gros effort quil nous faut produire ; organisons-nous dans le cadre du destin initial et manuvrons mthodiquement, pour le transformer. Au lieu dinterprter les agissements ou les circonstances contrariants en disant : Si cela ne mtait pas arriv ou Si Untel navait pas mconnu ses obligations envers moi , mieux vaut tant entendu que les traces ou les dolances gaspillent inutilement notre force mentale nous dire : Comment puis-je palier ce que je dplore, comment puis-je en viter le retour, comment puis-je me soustraire cette fcheuse ventualit ? Aux hommes il faut opposer la diplomatie, aux vnements lhabilet.

    Nous navons pas tous la mme capacit de travail. Chacun devrait sappliquer se bien connatre, apprcier ltendue et lintensit du labeur journalier quil peut accomplir sans altrer sa sant, et tcher de se limiter en consquence. Les travailleurs acharns ne russissent pas toujours. Aller lpuisement cest aller la ruine. Une application rgulire, uniforme et dune constante orientation, savre plus fconde que les coups de coller alternant avec des priodes dinaction. Si le succs quon envisage ncessite, durant quelque temps, une dpense excessive, cest en sentranant progressivement augmenter sa puissance de rendement, quon parviendra le plus srement soutenir, un peu plus tard durant des semaines, des mois, des annes sil le faut lactivit intense quon se propose.

    Savoir se reposer, se dtendre, se dissocier de ses proccupations mrite une srieuse attention. Le sommeil, dont nous avons dj trait, ne suffit pas dlasser toutes nos facults. Plus loin, nous donnons la meilleure mthode de rcupration des forces : LISOLEMENT. Dans le cours de la vie ordinaire, un grand nombre de distractions nous sont offertes dont le choix importe peu pourvu quelles ralisent la double condition de nous apaiser assez compltement pendant leur dure, et de ne laisser dans lesprit aucune source dobsession ou de dissipation. Les hommes les plus occups, ceux qui jouent dans la socit des rles importants, accordent une place journalire la dtente physique et morale. La meilleure de toute est, sans contredit la pratique dun sport modr, exigeant le concours de facults tout fait diffrentes de celles mises en jeu dans le travail. La marche pied constitue le plus lmentaire des sports. En tout point, elle reste excellente. Le patinage, la natation, le canotage sont galement salutaires, tant la sant qu la vigueur morale. Le spectacle linconvnient de prdisposer une multiplicit dtats dme qui miettent lattention, et de crer une confusion entre le rel et limaginaire. Il perd ses inconvnients pour ceux qui sont dj suffisamment matres deux-mmes et qui, tout en se livrant entirement aux motions thtrales durant la reprsentation, reprennent, en sortant, leur entier contrle et ne se laissent pas ensuite obsder par des rminiscences prolonges.

    Sil est judicieux de ne compter que sur soi quant la ralisation de nos plans, cette rgle sapplique au premier chef leur conception et lapprciation des tres et des choses. Sans

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    ngliger de vous documenter toutes les sources possibles, accoutumez-vous voir par vous-mme et former vos jugements en parfaite indpendance. Les conseils, les avis, les exhortations de gens expriments et sages peuvent utilement contribuer vous clairer ; la manire de voir des plus humbles doit mme faire lobjet dun examen impartial mais, en dernier ressort, votre personnalit demeure le meilleur juge pour ce qui vous concerne. Se ranger une opinion parce quun homme illustre ou une doctrine rpandue la soutient, craindre de scarter des chemins battus, des procds routiniers, sont autant dentraves au dveloppement de lindividualit. Si la grande masse subit lesclavagisme et loppression sociale, cest quelle na pas encore appris penser par elle-mme. Celui qui veut dominer le destin prendra garde cet cueil. Par-dessus tout, il se librera de la vanit sous toutes ses formes, ne recherchant jamais lapprobation. Lacquiescement de son propre jugement, inspir par ses directives, par le but quil poursuit, demeurera pour lui le seul qui importe. Trop de relles difficults barrent la route, pour ne pas leur rserver notre attention et la refuser implacablement au quen dira-t-on , aux prjugs, aux coutumes surannes, lesprit de rgion, de secte, de caste, aux idiosyncrasies familiales et mmes nationales.

    Lexprience confronte la vrit et lerreur. Les indcis vitent peut-tre un certain nombre de coups et de dsagrments, mais ils en subissent de pires. Le mieux est de dlibrer en toute indpendance, dessayer le rsultat de ses dlibrations et de modifier sil y a lieu ses dcisions daprs le fconde leon des faits.

    RAMOND Richard (2017) - Tous droits de proprit intellectuelle et industrielle rservs. Reproduction mme partielle interdite, sauf autorisation des Ayants-droit ou Ayants-cause.

    Paul-Clment JAGOT (1889 - 1962). Autodidacte et rudit, P-C JAGOT a tudi et pratiqu de faon approfondie les sciences occultes, lhypnotisme, lhyginisme, le dveloppement personnel, la psychologie applique, lastrologie, le magntisme animal (appel aussi mesmrisme), la chirologie et la mancie, la morphopsychologie, la physiognomonie et la graphologie. Il tudia auprs de Alexandre LAPTRE, puis devient llve et le collaborateur du Docteur Hector DURVILLE et du Docteur Grard ENCAUSSE (ce dernier mondialement connu sous le nom de PAPUS). Ses profondes connaissances de la psychologie humaine ont donn naissance une uvre

    littraire importante qui rayonnera dans le monde entier. Des millions de lecteurs dans le monde attribuent leurs russites personnelles la lecture de ses nombreux ouvrages. Sa notorit neut jamais aucune prise sur sa simplicit naturelle.

    Liens externes : www.wikipedia.org

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