Comment rédiger un rapport ou une publication scientifique ?

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    05-Jan-2017

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Ecole polytechnique fdrale de Lausanne Laboratoire des Systmes cologiques ECOSComment rdiger un rapport ou unepublication scientifique ?Version 2.2 - novembre 2006---------------------------------------------------------------------Prof. AlexandreButtler - e-Mail: alexandre.buttler@epfl.ch - http://ecos.epfl.chSommaire:Note prliminaire : ................................................................................................................1. Gnralits: Importance de la qualit de la communication crite pour la transmission desconnaissances; la notion de rapport et de publication scientifique .....................................2. Recherche et rdaction:2.1. Conception et conduite de la recherche: Elaborer le projet; cerner le problme et formuler lesobjectifs; se documenter et faire une premire analyse de l'information disponible ..........2.2. Structurer la rdaction et respecter un plan de rdaction: Elaborer un plan de travail; ledcoupage du texte en "introduction", "matriel et mthodes", "rsultats et discussion" et"conclusion" ...........................................................................................................2.2.1. Objet - introduction : Situer le problme et prsenter brivement la manire de le traiter; fairetat des connaissances et montrer la ncessit de la recherche; susciter des questions ..........2.2.2. Matriel et mthodes : Objet et technique de la recherche ...................................................2.2.3. Le dveloppement : Prsenter globalement ce qui a t fait; donner les rsultats et les mettre envaleur; analyser, comparer et discuter les rsultats; faire ressortir les ides partir desobservations et les structurer pour la dmonstration ........................................................2.2.4. La conclusion : Rcapituler le cheminement de la pense; faire les dductions au terme de ladmonstration .......................................................................................................2.2.5. Le titre : Formulation courte et spcifique du contenu de l'article .....................................2.2.6. Mots-cls :..............................................................................................................2.2.7. Le rsum : Prsentation rapide, prcise et attractive de l'essentiel du contenu ..................2.3. Quel journal choisir ?: .............. .............. .............. .............. .............. ..............2.4. Rdiger:2.4.1. Se lancer : Mettre en forme les ides agences dans le plan de rdaction .............................2.4.2. Simplifier : Mettre en valeur les ides et aller directement au fait .........................................2.4.3. Clarifier : Revoir le fond et la forme .......................................................................2.5. Comment numroter les chapitres: Deux faons "classiques"............................................2.6. Le graphisme: Des prsentations pour faciliter la lecture; le choix d'une typographie ..........2.7. Comment faire la bibliographie?: Le systme par ordre alphabtique, le systme alpha-numrique et le systme des citations ordonnes ..............................................................2.8. Les annexes: ............................................................................................................2.9. Comment faire la liste des auteurs?: ............................................................................2.10. Les remerciements: ....................................................................................................2.11. L'adresse: ................................................................................................................2.12. La table des matires: ................................................................................................2.13. Le sommaire: ...........................................................................................................2.14. La forme du manuscrit soumettre une revue: ........................................................2.15. Les commentaires du comit de lecture : .....................2.16. Le bon tirer ( proof ou preuve): ........................................................................2.17. Les tir parts: .........................................................................................................Bibliographie Annexe p. 2p. 4p. 5p. 6p. 7p. 7p. 9p. 10p. 10p. 10p. 11p. 11p. 11p. 12p. 12p. 12p. 13p. 14p. 16p. 16p. 17p. 17p. 17p. 17p. 17p. 18p. 18p. 19p. 19Comment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 2Note prliminaireCe document constitue un rsum de quelques lectures d'ouvrages consacrs lamthodologie rdactionnelle (voir bibliographie) et sinspire de mon exprience personnelleacquise au cours de mon activit denseignant-chercheur. Pour l'tudiant qui doit crire unrapport d'exprience comme pour celui qui se trouve confront la rdaction d'un travail plusconsquent (travail de diplme, thse de doctorat), ce vade-mecum aidera trouver le "tonscientifique" ou dompter la crainte de la feuille blanche. Les autres chercheurs, quant eux, ytrouveront peut-tre quelque explication pour un refus de publication par l'diteur ou unecritique d'expert. Loin d'tre exhaustif, ce document est destin tre compltprogressivement avec le concours des lecteurs qui voudront bien me faire part de leursremarques ou de leur exprience.1. GnralitsLe problme pos est celui de la communication crite. Comme en tmoignent le nombred'ouvrages qui lui sont consacrs, celle-ci n'est pas facile et devient d'autant plus ardue quel'organisation sociale est plus vaste (p. ex. un document et son information qui doiventtransiter par plusieurs personnes avec diffrents intrts, diffrentes spcialits ou diffrentesproccupations) et que le nombre d'informations augmente dans notre environnement (radio,tlvision, journaux, confrences, etc.).En sciences, avec la profusion de revues scientifiques et d'articles publis, la sommed'informations devient norme, voire impossible "digrer". Ainsi sommes-nous conduits sacrifier certaines informations. La slection va se faire notamment en fonction de la qualitde la communication crite.La communication peut se comparer la chane:source metteur mdium rcepteur butCette chane peut tre facilement rompue . Par exemple, l'metteur (l'auteur de lacommunication) peut dformer la source (l'information), ou il peut ne pas tenir compte du butqu'il a assign sa communication et il livrera alors des informations qui ne serviront pas sesobjectifs et seront inutiles. L'metteur doit aussi tenir compte du type de rcepteur (le lecteur)et choisir le mdium (le moyen de communication, la forme ou la prsentation) enconsquence. Le mdium aide ou nuit la transmission de l'information.Ainsi, si la communication n'est pas aise, elle n'en est pas moins ncessaire. En sciences,une recherche n'est formellement pas termine tant que les rsultats ne sont paspublis. En fait, la pierre angulaire de la philosophie des sciences est base sur l'assomptionfondamentale qu'une recherche originale doit tre publie; c'est cette condition que denouvelles connaissances peuvent tre authentifies et s'ajouter la base de donnes quiconstitue la connaissance scientifique. C'est pourquoi le chercheur ne doit passeulement "faire de la science" mais aussi "crire sa science"; n'en dplaise CharlesComment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 3Darwin qui a dit "la vie du naturaliste serait bien heureuse s'il ne pouvait qu'observer et sepasser d'crire". Malheureusement la formation des scientifiques est principalement orientevers les aspects techniques de la science et laisse peu de place l'apprentissage de lacommunication (orale ou crite).L'crit permet de faire passer un message (un signal), condition de respecter certainesrgles, charges prcisment d'viter les obstacles la communication. A cet gard, treconcis, tre clair et respecter la logique constituent les rgles de base lors de la rdaction derapports ou de publications. Si l'crit est incomprhensible son contenu est inutile et perdupour la science.Par rapport la communication orale, l'crit prsente plusieurs:- il permet de toucher un nombre illimit de personnes- il peut circuler- il laisse une trace, un tmoin- il fixe l'attention plus que les paroles, sitt oublies- l'information est plus difficilement altrableLa notion de rapport:Plusieurs types d'crits peuvent entrer dans la catgorie des rapports. Il peut s'agir d'unepetite note de quelques pages concernant une visite, une runion, ou bien un crit pluscomplet sur une exprience, voire une excursion. Les crits d'importance comme les travauxde diplme ou les thses de doctorat devraient tre le plus possible structurs de faonconforme celle de la publication scientifique, ne serait-ce que pour en faciliter lapublication ultrieure. Comme ces travaux sont le plus souvent d'envergure et destins trepublis en plusieurs volets, il est judicieux de prvoir d'emble un dcoupage de la matire quipermette des publications spares autonomes, tout en veillant maintenir une structuregnrale cohrente et logique. Si cette manire de faire s'avre souvent intressante, elle ne doitpas faire oublier la ncessit d'intgrer, dans le plan de rdaction du manuscrit de thse, demme que dans le programme de publication, un chapitre ou un article de synthse.La notion de publication scientifique:Une publication scientifique est un rapport crit et publi dcrivant les rsultats d'unerecherche originale. Ce rapport doit tre prsent selon un code professionnel qui rsulte del'thique scientifique, de l'exprience d'dition et de la tradition.Formellement, pour tre considr comme un article scientifique primaire valide, un critscientifique doit contenir des rsultats originaux (premire publication) et tre publi seloncertaines rgles. En particulier, il doit tre soumis pour acceptation un comit de lectured'une revue adquate et doit contenir suffisamment d'informations (observations, mthodes,etc.) pour que celui-ci puisse juger du cheminement intellectuel et, la rigueur, rpter laComment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 4procdure de recherche pour en tester la reproductibilit. De plus, le rapport publi doit trediffus sous une forme permanente et rendu disponible sans restriction la communautscientifique et en particulier aux services reconnus de banques bibliographiques (p. ex.Biological Abstracts, Current Content, Web of Science).En consquence, les rapports de confrences ou de congrs ("Proceedings"), les rapportsgouvernementaux, les revues de littrature ("Review papers"), les manuscrits de thses, lesbulletins institutionnels ou certaines publications de vulgarisation ne sont pas considrscomme des publications primaires valides. On leur donne plutt une dfinition depublications secondaires ( littrature grise ). Ces rfrences ne sont en gnral pasadmises dans les revues scientifiques.Notons encore que toutes les revues n'ont pas la mme audience ni le mme style ou lesmmes exigences. Aussi aura-t-on soin de choisir une revue adapte au type d'article, et enfonction du message que lon dsire donner (article d'intrt international ou rgional,vulgarisation scientifique, etc.). On doit tre conscient que le choix impose certainescontraintes dordre rdactionnel (p. ex. style, longueur, langue, illustrations).2. Recherche et rdaction2.1. Conception et conduite de la recherchea) Bien cerner le problmeLe rdacteur doit d'abord bien cerner le problme qui l'occupe, il doit s'interroger sur cequ'il veut faire, montrer, ou prouver. En d'autres termes il doit clarifier son esprit de manire bien formuler la question pose et les objectifs atteindre. Il doit encore savoir qui ildestine l'crit. Il s'agit typiquement du genre de rflexion faire tte repose!b) Se documenterIl faut souligner que la recherche bibliographique est une dmarche qui doit accompagnerprioritairement toute laboration d'un projet de recherche, sans quoi le risque est grandd'avoir ultrieurement remettre en cause jusqu' la cohrence mme du projet. Le rdacteurdoit donc se documenter, c'est--dire rassembler l'information disponible sur le sujet(bibliographie, communications orales, etc.), de faon avoir un maximum d'lments en mainet viter de perdre son temps refaire ce qui est dj fait et publi.La recherche de littrature se ralise de diffrentes faons: la premire chose faire est deconsulter les personnes comptentes dans le domaine en question, et facilementatteignables. A partir de quelques articles rcents et bien cibls, on obtient gnralement debonnes rfrences additionnelles dans la bibliographie cite. De cette faon, on construitrapidement un rseau d'articles autour du sujet. De plus en plus on a aussi recours auxrecherches "on line" dans les banques de donnes bibliographiques. A ce stade, c'est le choixdes mots cls qui sera dterminant et qui fera la diffrence entre l'aspect quantitatif etqualitatif de l'information recueillie. Pour viter d'tre dbord par les informations, lerdacteur doit alors faire une slection selon des critres lis aux objectifs du travail. EnsuiteComment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 5il doit se livrer une premire analyse de la documentation pour tenter de donner un sensaux multiples informations emmagasines. Celles-ci peuvent tre en contradiction ou s'avrerinutiles y voir de plus prs. Ou encore, elles peuvent ncessiter le recours d'autres sourcesbibliographiques. De cette analyse vont surgir des ides dont certaines seront privilgier.Ces ides devront tre structures de manire s'inscrire dans un dveloppement logique etpermettre une conduite cohrente de la recherche.2.2. Structurer la rdaction et respecter un plan de rdactiona) Elaborer un plan de travailL'optimisation du travail de rdaction ncessite un plan de travail. Le temps consacr sonlaboration est vite gagn ultrieurement. Ce plan, articul autour du plan de rdaction (voirplus loin), comporte un calendrier avec des chances (p. ex., pour un travail de diplme,un mois par chapitre, dont 1 semaine pour la lecture, 2 pour la mise en valeur des rsultats et1 pour la rdaction). Ainsi, ce plan prvoit, dans l'idal, qu' chaque chance un chapitre soittermin dans les grandes lignes. Ceci offre un double avantage: d'une part il permet deconstater de faon encourageante le travail accompli, et d'autre part il sera plus facile de serfrer aux chapitres prcdents s'ils sont dj bien labors. De plus, la contrainte temporelle,pour autant qu'elle soit raisonnablement dtermine, oblige l'essentiel et n'autorise gure ladispersion. Ce dcoupage du temps et de la matire relve de la stratgie "diviser pour rgner".Psychologiquement il est plus facile de "s'attaquer" une petite partie qu' l'ensemble.b) Plan-TypeTraditionnellement, l'ossature d'un rapport (le plan-type) se compose de 4 partiesdistinctes:1) Objet2) Dveloppement3) Conclusion4) AnnexesPour une publication, l admet plutt le format IMRAD (Acronyme de "Introduction,Methods, Results and Discussion") que nous complterons ainsi,1) Introduction2) Matriel et mthodes3) Rsultats4) Discussion5) ConclusionComment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 6Les premires revues scientifiques, d'un style trs descriptif, apparurent il y a environ 300ans, et c'est depuis une centaine d'annes seulement que le systme IMRAD d'organisation despublications s'est impos dans la communaut scientifique. C'est notamment sous l'impulsiondes expriences de Pasteur et de la ncessit qu'il entrevit de soumettre ses rsultats aux testsde reproductibilit que la description trs structure et complte des expriences s'estimpose. Actuellement le format IMRAD est quasi universellement admis dans les revuesscientifiques car il correspond la forme la plus simple et la plus logique decommuniquer les rsultats de la science. Ce format est parfois simplifi (p. ex. Rsultatset discussion) ou prcis. Dans tous les cas il est ncessaire de s'en tenir aux instructions quifigurent dans les diffrentes revues. Le respect de ce plan de rdaction est important. Lelecteur a l'habitude de cette structure et il s'attend trouver les choses leur place. Press,il ne lira que l'objet et la conclusion du rapport, ce qui suffira motiver son jugement. Qu'il nediscerne pas immdiatement le sujet, ou que les propositions n'apparaissent pas clairementdans la conclusion, il s'empressera de critiquer le rapport ou tout simplement de le dlaisser.Attention ! on est parfois plus facilement jug sur la forme que sur le fond, mme si le travailest de valeur.2.2.1. Objet - IntroductionL'objet prsente le rapport et indique en peu de lignes mais prcisment quel est leproblme, l'objectif, ce qui l'a motiv. Il permet au lecteur non averti de comprendre pourquoile rapport a t crit. Si l'objet peut tenir en quelques lignes dans un petit rapport, il devientune introduction plus fournie dans un crit d'importance comme une publication.L'introduction situe le problme, l'expose, insiste sur son importance et indique lamanire dont il est envisag. A l'introduction est associe une prsentation prliminaire dela manire de traiter la question (mthode). L'introduction doit aussi exposer l'tat de larecherche dans le domaine prcis qui concerne l'article (source des informations, choixjudicieux de rfrences bibliographiques) et faire ressortir la ncessit de recherchescomplmentaires comme celle qui fait l'objet de l'article. Certains diteurs recommandent(mais cest rare) de livrer au lecteur dans l'introduction dj les principaux rsultats etconclusions du travail.Objet et introduction doivent tre particulirement soigns, puisqu'ils constituent un"appt". En particulier, ils doivent susciter des questions ou faire apparatre unparadoxe qui justifient la suite de l'crit. Quand la dmarche scientifique la prvu, il fautindiquer la fin de lintroduction les hypothses1 de travail. L'appt peut aussi tre un"climat" particulier li l'tude (terrain, paysage, etc.), mis en vidence par exemple dans unecitation prliminaire ou un avant-propos! Il peut tre profitable de complter l'introduction1 Attention ! une hypothse nest pas une question, mais une affirmation qui devra trevrifie de faon adquate dans le travail, par exemple par des tests statistiques valides. Parailleurs, ne pas confondre hypothse et assomption, cette dernire notion faisant rfrence unfait que lon accepte comme tel, sans vrification (par exemple une condition de base pour untest statistique).Comment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 7aprs le dveloppement et la conclusion, c'est--dire une fois que le rdacteur matriseparfaitement le sujet.L'introduction s'crit au prsent quand on se rfre l'tat des connaissances, et au passquand on cite les rsultats dauteurs cits.2.2.2. Matriel et mthodesIci le rdacteur doit fournir tous les dtails qui ont permis la recherche (site dtude,espce tudie, technique d'chantillonnage, dispositif et traitements exprimentaux,techniques d'analyses physico-chimiques ou statistiques, nomenclature, abrviations,appareillage, etc.), en faisant ventuellement une subdivision par aspect trait. En fait,l'information devrait tre suffisamment complte pour que n'importe quel autre chercheurcomptent puisse refaire la procdure. De la possibilit de tester la reproductibilit de larecherche en question dpend la validit de l'article. Toutefois, pour des mthodesuniversellement connues, il est superflu d'en donner la description dtaille; souvent le renvoi une rfrence bibliographique peut suffire, ce qui permet, en outre, de limiter la longueur detexte et d'insister sur les parties plus originales.Pour faciliter la lecture de l'article, il est souhaitable de subdiviser ce chapitre en sous-chapitres ou paragraphes qui correspondent la construction du chapitre o sont prsentsles rsultats (p. ex. telle analyse qui apporte tel rsultat). On nindique que les mthodesutilises pour produire les rsultats prsents dans lcrit, et, inversement, tous rsultatprsent dans la section ad hoc doit correspondre le descriptif de la mthode Il estparticulirement important de prendre garde aux directives de l'diteur lors de la rdaction dece chapitre.Ce chapitre s'crit au temps pass.2.2.3. Le dveloppementDans les publications scientifiques, ce point est souvent subdivis en "Rsultats" et"Discussion".a) RsultatsIci le but est double: a) Prsenter globalement ce qui a t fait, sans pour autant rpteravec autant de prcision l'aspect "matriel et mthodes" et b) donner les rsultats endcrivant les faits, sans les interprter. Si le chapitre "Matriel et mthodes" de mme que lechapitre "Discussion" ont t rdigs avec soin, la prsentation des rsultats ne ncessite pasun long chapitre.Ces rsultats doivent tre prsents avec une clart absolue puisqu'ils constituent l'essencemme de l'article et de l'ide qu'il vhicule. Si les rsultats sont boiteux ou mal prsents, c'esttout l'article qui perd sa valeur. Il est p. ex. inutile de publier une liste sans fin de donnesrptitives; le travail doit tre prdigr pour le lecteur. Vouloir inclure sans exception toutesles donnes rcoltes ne prouve pas que l'on dispose d'informations compltes mais montreComment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 8plutt l'absence de discernement et d'esprit de synthse dans l'interprtation des donnes. Encas de grandes listes, relevs, etc., on peut renvoyer des annexes ou ventuellement l'adresse de l'auteur, avec "mise disposition" des donnes sur demande. Ce chapitre peut tresubdivis en sous-chapitres, conformment lorganisation du texte sous Matriel etMthodes (mme chronologie).Certes, il s'agit avant tout de mettre en valeur les rsultats significatifs ou positifs,ventuellement par un tableau ou un graphe, mais il peut aussi tre profitable de signaler lesrsultats non significatifs ou les aspects ngatifs. Ne dit-on pas "l'absence d'vidences nesignifie pas l'vidence d'absences". En gnral, on nutilise gure les rfrencesbibliographiques dans cette partie.Les prsentations graphiques (organigrammes, schmas "cyberntiques", graphes,tableaux de synthse) sont toujours prfrables des dveloppements verbaux, qu'ilsremplacent ou compltent avantageusement. Elles sont plus claires, plus synthtiques etplus rapides lire et comprendre. On vitera toutefois de faire figurer la mme information la fois dans une figure et dans un tableau. Ces prsentations graphiques ne doivent pas treconfondues avec les illustrations qui constituent en gnral de simples images venantagrmenter un texte qui se suffit lui-mme. Celles-ci devraient tre rduites au minimum dansune publication scientifique. Dans certains cas, cependant, des illustrations, mme en couleurs,sont trs profitables (p.ex. un photographie satellite).Ce chapitre doit tre rdig au pass. Parfois on utilise le prsent quand on dcritdirectement un tableau ou une figure, et le pass quand on se rfre lanalyse qui a t faiteet aux rsultats.b) DiscussionElle constitue le corps de l'crit et demande le plus long temps de travail et l'effort derflexion le plus intense avant d'aboutir la conclusion. Cest dans la discussion que se mesureloriginalit du travail, sa vraie dimension scientifique et son caractre novateur.Le rdacteur doit trier les faits et les rsultats (les nombreux matriaux de base) pourmontrer leur signification. Par une analyse rigoureuse des donnes et leur mise enrelation, il pourra faire ressortir les grandes ides. Pour cela le plan de rdaction, lastructure, doivent imprativement tre dfinis avant de se lancer dans lcriture, sinon lelecteur aura du mal suivre les mandres de la pense de l'auteur.Le passage d'une multitude de cas particuliers un cas gnral se nomme l'induction. Lerdacteur induit une ide gnrale partir des observations qu'il a effectues. Ce faisantil conservera toujours l'esprit le but de l'crit. Il est bien souvent avantageux de se reposer lesquestions de temps autre, p. ex. en retournant au texte de lintroduction, pour s'assurer qu'oncherche toujours les bonnes rponses. A t-on vraiment fait ce quil fallait pour rpondre auxhypothses annonces ?Le rdacteur doit aussi vrifier que toutes les donnes importantes dont il disposait ont bienpris place dans les ides et que celles-ci ne trahissent pas les rsultats: la dduction(opration inverse de l'induction) des faits observs doit aussi tre possible ou compatibleComment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 9avec les ides retenues. Vouloir dire davantage que ne le permettent les donnes risque dediscrditer l'ensemble du travail. Le cas chant, le rdacteur doit indiquer les points obscursou l'absence de conformit aux hypothses. L'thique professionnelle exige que n'importe quelrsultat soit interprt, mme s'il ne correspond pas ce que l'on attendait. D'ailleurs, n'est-cepas dans cette situation qu'on a le plus de chance de mettre le doigt sur une originalit?Lors de l'interprtation, il est bon aussi de comparer les rsultats avec ceux d'autresauteurs ou de les placer dans un contexte plus gnral. Cest ici que les rfrencesbibliographiques seront les plus utiles et les plus utilises.Le rdacteur veut convaincre. Un moyen pour cela consiste placer les ides par ordred'importance, de faon ce que leur enchanement constitue une dmonstration. Cette faonde faire offre un double avantage: le terrain est prpar progressivement pour les conclusionset, la dernire ide, la plus importante, a le plus de chance de rester dans la mmoire du lecteur.Mais il peut tre tout aussi judicieux de prsenter d'emble l'ide matresse, puis lecheminement qui y conduit. Pour viter toute confusion, il est prfrable de ne pas incluretrop d'ides dans un seul crit.A l'intrieur de chaque partie consacre une ide, que lon peut mettre en vidence par dessous-titres, il est ncessaire de structurer le texte en sous-parties. La premire sous-partienumre les faits. Ces faits sont ensuite soumis discussion dans la seconde sous-partie. Ladiscussion aboutit des conclusions intermdiaires, formant la troisime sous-partie. Dans ladiscussion, le rdacteur est amen prendre position, mettre des nouvelles ides ouhypothses. Entre les parties "ides" il faut une transition qui lgitime le passage d'une ide l'autre. Elle fait natre, chez le lecteur, le besoin d'aller plus avant. Si l'on ne parvient pas liercertains lments du plan par transition simple et naturelle, c'est qu'il y a rupture dans laprogression de la pense. L'erreur doit alors tre recherche et corrige.Ce chapitre doit tre crit tantt au pass (allusions aux propres rsultats et lorsque lon citedautres auteurs), tantt au prsent pour des faits dj bien tablis et pour les ides qui sontavances.2.2.4. La conclusionLa conclusion n'est pas le rsum de l'crit, mais la fin. Elle rcapitule d'abord brivementle cheminement de pense et en particulier les conclusions intermdiaires dcrites dans ledveloppement. Puis elle numre les propositions qu'en dduit l'auteur, constituant ainsi leterme de la dmonstration.La conclusion ne peut faire rfrence des ides dont il n'a pas t question dans ledveloppement. On ne saurait y trouver des faits nouveaux car la conclusion n'est en principepas une ouverture sur d'autres ides; pour cela il est prfrable d'ajouter un chapitre"Perspectives", comme on le fait souvent la fin des travaux de diplme ou des thses dedoctorat (mais dans les publications, la conclusion et les perspectives qui en drivent sontsouvent fusionnes). La conclusion s'ouvre plutt sur l'action et doit tre formule trsclairement, sous peine d'en diminuer l'impact.Comment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 10La conclusion doit tre rdige au prsent.2.2.5. Le titreLe titre est important car il sera certainement la partie la plus lue de l'article avec le rsum!(soit directement, dans la revue, ou indirectement, dans une banque bibliographique). Pardfinition un bon titre doit donner le meilleur aperu possible de l'article en un minimum demots: il doit tre spcifique.- Eviter les mots inutiles comme "Etude de ...", "Contribution ..." "Observationssur...", etc.,- Veiller une syntaxe correcte!- Le titre est un label et pas une phrase (on peut renoncer la construction sujet-verbe-complment),- La signification et l'ordre des mots sont importants (cela a aussi son importancepour la recherche on line par mots cls sur le titre),- Ne jamais utiliser des abrviations ou un quelconque jargon dans le titre, ou alorsseulement en tant qu'information additionnelle dans une parenthse (formuleschimiques, noms d'espces ou d'objets quelconques),- Eviter des publications avec titres par sries (titre principal et sous-titre pourdiffrentes publications): cela complique l'accs l'information, engendre de laredondance d'information et complique la recherche par mots cls.Dans certaines revues, l'diteur exige qu'on lui fournisse un titre courant qui reviendra chaque page pour faciliter le reprage du lecteur. Dans un rapport, une page de garde prcdel'crit. Elle doit comporter la date, l'organisme metteur, l'auteur, le titre de l'crit et ledestinataire.2.2.6. Mots-clsOn indique gnralement quelques mots-cls (environ 5) pour faciliter le catalogage desarticles et leur recherche dans une base de donnes. Il est recommand de choisir des mot-clsne figurant pas dans le titre, ce qui rend les recherches encore plus performantes.2.2.7. Le rsumLe rsum doit tre une mini-version de l'article et, de ce fait, doit tre rdig la fin, bienquil prenne place, en gnral, au dbut de larticle publi. Il doit donner un aperu de chaquetape principale (chapitre, section) de l'article: introduction (objectifs), matriel et mthodes(si elles sont originales et nouvelles), rsultats et discussion (conclusion).Un bon rsum doit permettre au lecteur d'identifier rapidement et prcismentl'essentiel du contenu et juger ainsi de l'intrt poursuivre la lecture. A cet gard il faut seComment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 11rappeler que le rsum doit tre autosuffisant (la plupart du temps il sera lu dans un autrecontexte, p. ex. dans celui d'une banque bibliographique, ce qui fait que les illustrations ouautres explications ne seront pas disponibles.). Le rsum doit tre attractif car il constitue lepremier contact du lecteur avec la matire traite. Pour cela il doit tre clair et simple. Onutilise souvent la forme de phrases ou petits paragraphes numrots.On admet en gnral qu'un rsum ne devrait pas dpasser 250 mots (se rfrer auxdirectives de lditeur), mais chaque mot doit tre pes. En aucun cas ne faire figurer desinformations ou des conclusions dont il ne serait fait aucune mention ailleurs dans le texte. Enprincipe on ne donne pas de rfrence (bibliographie, figure, tableau) dans le rsum. Lorsquel'article n'est pas crit en anglais, l'diteur exige en gnral un rsum dans cette langue, appel"abstract". L'abstract constitue souvent une variante condense du rsum.Comme le rsum dcrit un travail termin, il est gnralement crit au pass.2.3. Quel journal choisir ?Il faut choisir le journal qui offre la meilleure tribune pour la communication dans le domainespcifique. Dans tous les cas, il faut tre ambitieux et viser la meilleure revue possible dansvotre domaine, dans les limites de ce qui est raisonnable. Il sera assez tt, une fois tombe lasanction de lditeur, de revoir les ambitions. Cette attitude vaut mieux que de brader unarticle de qualit dans une revue peu cote (rfrez-vous au Science Citation Index pour avoirune ide du classement des revues, et noubliez pas que votre futur employeur acadmique enfera autant !).2.4. Rdiger2.4.1. Se lancerUne fois le plan de rdaction labor, la rdaction apparat comme la mise en forme desides agences dans le plan qui en constitue le fil conducteur.Il peut tre judicieux et trs profitable de commencer la rdaction avant que les travaux derecherche soient termins. A dfaut d'une rdaction acheve, l'inventaire et la mise en formedes ides (ou des mthodes), encore bien prsentes lesprit, peuvent constituer un gain detemps considrable en vue de la rdaction dfinitive. De plus, de nouvelles ides ou aucontraire des incohrences peuvent surgir et influencer ventuellement le cours de la recherche.Le "secret" de l'criture consiste se lancer, couvrir la page blanche de signes. En cela, lerdacteur est guid par le plan de travail et par le plan de rdaction. Le rdacteur doitconserver l'esprit la ncessit d'tre efficace. Efficace pour lui-mme d'abord. Sa prose n'estvalable que si elle donne envie d'tre lue. Efficace pour le lecteur ensuite, qui voudra treinform rapidement sans trop perdre de temps. Il faut donc aller l'essentiel. Lorsque lardaction devient laborieuse (fatigue!), il est prfrable de la remettre plus tard et de meublerle temps avec une activit plus reposante (p. ex. le dessin ou l'illustration graphique). Tout aulong de la rdaction, le style doit rester clair et simple de manire faciliter la lecture.Comment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 122.4.2. SimplifierL'crit scientifique n'est pas obligatoirement une uvre littraire; les mtaphores,expressions idiomatiques et autres enjolivures ne sont pas leur place car elles risquent decrer de la confusion dans l'esprit du lecteur. Le lecteur ne s'intresse qu'aux idesvhicules par le texte. Le rdacteur doit donc les mettre en valeur au maximum en choisissantun vocabulaire simple et la syntaxe habituelle. De cette faon, il pourra tre lu par le plusgrand nombre de personnes.On admet en gnral un certain nombre de critres de lisibilit (labors partir d'enqutes)qui montrent que la comprhension est facilite avec l'usage:- de mots simples- de phrases courtes- de plans de rdaction simplesL'idal est de varier le rythme de rdaction en utilisant le plus souvent des phrases courtesavec, de temps autre, des phrases plus longues pour appuyer une expression plussynthtique. Le principe gnral qui prvaut est celui d'une ide par phrase et d'allerdirectement au fait. Il est toujours possible de couper une longue phrase en quelquesphrases plus courtes. On y gagne en clart. La sparation en paragraphes est aussincessaire pour sparer des ides. Ainsi on visualise mieux o l'on est et o l'on va.2.4.3. ClarifierIl s'agit la fois de clarifier le texte (le fond) et sa prsentation (la forme).La rdaction ne saurait tre conduite en une seule fois. Le texte doit tre relu, revu et corrig,de prfrence par plusieurs personnes, mme trangres au domaine. Aprs avoir crit lepremier jet, on se repose. A tte repose la relecture permet de mieux voir les incohrences oules contradictions, les fautes d'orthographe, les rptitions, les erreurs de syntaxe. Il peut treutile de faire cette lecture haute voix; cela permet de mieux apprcier le rythme et laponctuation. Les virgules s'interposent en principe l o flchit la voix, les points et lespoints-virgules l o elle s'arrte.2.5. Comment numroter les chapitres?Les deux manires les plus courantes sonta) La classification par lettres alternant avec des chiffres latins et arabesI Premire partieA. Premire section1) Premire sous-sectionComment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 13a) Premire subdivisionb) Deuxime subdivisionc) (...)b) La numrotation par chiffres romains et arabes:I Premire partie1. Premire section1.1 Premire sous-section1.1.1 Premire subdivision1.1.2 Deuxime subdivision1.1.3 (...)Ce dernier cas a l'avantage de la clart, mais, il devient vite compliqu et il est prfrable des'arrter trois chiffres.Une troisime possibilit, souvent utilise dans les revues, consiste varier la typographie(majuscules grasses puis minuscules grasses, italiques, etc.). Dans tous les cas, il faut seconformer aux directives de l'diteur.2.6. Le graphismeLa lecture d'un crit est facilite par l'existence de quelques figures, diagrammes ettableaux. Les plus caractristiques ont leur place dans le corps du texte, si possible proximit du texte qui s'y rapporte. Les autres peuvent figurer dans les annexes (p. ex. lesplanches hors-texte d'une publication). L'avantage des illustrations graphiques, si elles sontbien conues, est qu'elles fixent mieux que le texte l'attention des gens dont la mmoire visuelleest dveloppe. Elles ont aussi un grand intrt pour la clarification des ides du rdacteur lui-mme. Ainsi, elles font revoir les ides du texte sous une autre forme et, bien souvent,remplacent avantageusement de longues explications. De faon gnrale, il estsouhaitable de trouver un bon quilibre entre texte (favorable l'analyse) et illustrationsgraphiques (pour dgager la synthse).Dans la majorit des revues, on distingue deux catgories dillustrations graphiques: lesfigures (graphes, diagrammes et photographies) et les tableaux. En gnral, les figures sontphotographies pour limpression, tandis que les tableaux sont recomposs. Il est ncessairede fournir limprimeur des figures soignes et bien penses, en tenant compte aussi, lors deComment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 14leur laboration, du format final dans la publication (lisibilit). Figures et tableaux doivent trenumrots sparment et dans lordre de leur apparition dans le texte. Leur lgende doit tresuffisamment complte pour permettre la comprhension gnrale de lillustration (lgendeautosuffisante).Mais le graphisme d'un article c'est aussi sa typographie, c'est--dire le type de caractresainsi que la mise en pages. A cet gard, pour un article publier, il est ncessaire de se plieraux exigences de l'diteur.Si le choix d'une police de caractres relve souvent d'une question de prfrence, il n'endemeure pas moins qu'il influence la lisibilit du texte. En particulier, des longs blocs de textese lisent plus facilement avec une police de caractres avec empattement (la plus classiquetant la police "Times"). Il faut viter de mlanger diffrentes polices dans un mmetexte. Mieux vaut jouer sur le corps (taille) et le style (gras, italique, etc.) d'une mme police.Toutefois, pour faire ressortir les titres des chapitres ou sous-chapitres ainsi que leurhirarchie, on peut ventuellement employer une police sans empattement (p. ex. "Avant-garde" ou "Helvetica" en style gras). Dans le texte, la taille des caractres est aussi importante.De faon gnrale, on remarque que des caractres plus larges facilitent la lecture. Mais la tailledoit tre choisie en fonction de la largeur de la colonne de texte. Si on choisit une taille rduite,il devient ncessaire de disposer le texte sur 2 colonnes.La mise en pages du texte constitue en quelque sorte une carte de visite: bien conue elleattire le regard et invite la lecture. Avec les moyens informatiques actuels (traitements detexte, logiciels de mise en pages, etc.), ce travail devient une tche individuelle, et non plusprofessionnelle. De plus, les exigences du lecteur sont devenues telles qu'un rapportdactylographi "artisanalement" est souvent entach d'un prjug dfavorable. Dans le cas d'untravail de diplme ou d'une thse de doctorat, il faudra aussi penser, lors de la mise en page, la manire dont sera faite la reliure (largeur des marges). Une marge suffisante peut trepratique pour y mettre des annotations.Les notes en bas de page, judicieuses pour une lecture deux niveaux, vitent de seperdre dans des notes rejetes en fin d'ouvrage. Mais il vaut mieux ne pas en abuser.Mais attention, si vous destinez votre texte la publication dans une revue, rfrez-vous auxdirectives de l'diteur. Celui-ci dfini le plus souvent une typographie standard et imposedes codes (p. ex. le soulignement) pour mettre en vidence certains styles de caractres.2.7. Comment faire la bibliographie?Il ne faut lister que les rfrences qui sont cites dans le texte. Celles-ci sontsupposes tre ncessaires la comprhension de l'article ou du moins contribuer sacohrence. En principe, seuls peuvent faire partie de la bibliographie les articles primaires,publis valablement (voir plus haut). Les articles secondaires (rapports, manuscrits de thses,"abstracts") ou les documents non publis, si leurs rfrences sont vraiment ncessaires,devraient en principe figurer en note de bas de page (l encore, il faut se rfrer aux directivesde l'diteur dans le cas d'une publication).Comment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 15Il faut savoir que c'est dans la bibliographie que l'on trouve le plus d'erreurs; deuxvrifications valent mieux qu'une! A cet gard, il est particulirement important de noterl'abrviation correcte des revues (voir l'ouvrage "Periodical Title Abbreviations" - ALKIRE1992).Quant au style de prsentation de la bibliographie, il y a lieu de se conformer auxexigences de l'diteur. La lecture des recommandations aux auteurs, publie en gnral danschaque volume, ou l'examen des articles de la revue en question fourniront les indicationsncessaires. Dans les rapports volumineux dcoups en chapitres, il peut tre possible de fairefigurer la bibliographie la fin de chaque section.Les trois systmes les plus courants sont:a) Le systme par ordre alphabtiqueCe systme, qui prsente les articles par ordre alphabtique et par ordre croissant desannes, permet une plus grande souplesse lors de la rdaction (effacement et rajout derfrences). Pour le lecteur, en revanche, il rend malaise la lecture quand de nombreusesrfrences se suivent, par exemple sur plusieurs lignes. Dans le texte, lorsqu'il n'existe qu'un oudeux auteurs, on les cite tous: Nom 1 (1992) et Nom1 et Nom2 (1992). Pour trois auteurs, oncite les trois noms la premire fois que la rfrence apparat dans le texte: Nom1, Nom2 etNom3 (1992), et par la suite seulement Nom1 et al. (1992). S'il existe plus de trois auteurs, oncite la rfrence avec un seul nom, mme la premire fois: Nom1 et al. (1992).AMSTUTZ, A. 1992. (...)DAY, R. A. 1988a. How to write and publish a scientific paper. 3rd ed. Phoenix, AZ: TheOryx Press.DAY, R. A. 1988b. (...)GIVADINOVITCH, J.-M. 1987. Comment rdiger des notes et rapports. Ed. de Vecchi,Paris, 280 p.b) Le systme alphanumriqueCe systme est comparable au prcdent, sauf que les rfrences sont numrotes pourl'ordre alphabtique. Dans le texte on peut citer les numros seulement, ou formuler la phrasede telle faon qu'apparaissent aussi le nom ou la date, suivi du numro de l'article: cephnomne a dj t dmontr [1] ou ce phnomne a dj t dmontr par AMSTUTZ [1]ou encore, ce phnomne a t dmontr en 1992 [1].1. AMSTUTZ, A. 1992. (...)2. DAY, R. A. 1988a. How to write and publish a scientific paper. 3rd ed. Phoenix, AZ: TheOryx Press.Comment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 163. DAY, R. A. 1988b. (...)4. GIVADINOVITCH, J.-M. 1987. Comment rdiger des notes et rapports. Ed. de Vecchi,Paris, 280 p.c) Le systme des citations ordonnesAvec ce systme, trs rarement employ en sciences, seuls figurent les numros des articles,dans un ordre croissant au fur et mesure qu'ils apparaissent dans le texte. Cette solution n'estpas favorable pour les articles avec de nombreuses citations. Elle ne l'est pas davantage pourl'auteur lors de la rdaction et surtout lors des remaniements de texte. De plus, elle a ledsavantage de sparer ventuellement, dans la bibliographie, les rfrences d'articles d'unmme auteur.1. GIVADINOVITCH, J.-M. 1987. Comment rdiger des notes et rapports. Ed. de Vecchi,Paris, 280 p.2. DAY, R. A. 1988. How to write and publish a scientific paper. 3rd ed. Phoenix, AZ: TheOryx Press.3. AMSTUTZ, A. 1992. (...)4. DAY, R. A. 1988. (...)2.8. Les annexesElles sont constitues de tous les lments externes au rapport, et dont la lecture estoptionnelle. Ce sont souvent des tableaux de chiffres, des schmas qu'il aurait t fastidieux detrouver dans le corps du rapport et auxquels on renvoie si ncessaire, par exemple pour unequestion de dtail. On peut aussi y mettre les extraits d'ouvrages jugs particulirementimportants (attention au copyright!).Bien que les annexes ne soient pas limites en volume (leur nombre de pages dpasse parfoiscelui du reste du rapport), il faut nanmoins se rappeler qu'elles ne sont que rarement lues.D'ailleurs, ces annexes ne doivent pas tre indispensables la comprhension du rapport enpremire lecture et seront de ce fait souvent refuses par les revues.2.9. Comment faire la liste des auteurs de l'article?Il n'y a pas de rgle absolue ce sujet. Les auteurs peuvent tre cits par ordre alphabtique,mais il est prfrable de donner la prsance l'auteur principal, lorsqu'il y en a un, c'est--dire celui qui a effectu l'essentiel du travail, en lui accordant le rang de premier auteur. Lesauteurs suivants sont alors cits dans l'ordre d'importance dcroissante, c'est--dire selon leurengagement intellectuel dans l'accomplissement de la recherche en question. Lorsque lecontenu de larticle fait partie de la thse de doctorat de lun des auteurs, il peut treComment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 17prfrable de mettre le nom de cet auteur en premier rang (voir ce sujet les rgles en vigueurdans luniversit o sera dpose la thse).Faire figurer systmatiquement le nom du responsable du laboratoire ou d'autrescollaborateurs en fin de liste n'est pas souhaitable (mme si, dans certaines institutions, lesrgles de la promotion et du financement de la recherche encouragent le syndrome du "publierou prir") et seules devraient tre mentionnes les personnes ayant particip activement autravail. Toutefois, dans le cas des travaux interdisciplinaires, le nombre d'auteurs est forcmentplus lev. Quoi quil en soit, il est important de discuter cette question ds le dbut dutravail, en laissant toutefois ouverte la possibilit d'un changement dans les noms dauteurs sil'volution de la recherche le justifie. Cette question peut aussi faire lobjet dune estimationplus quantitative (voir annexe 1).2.10. Les remerciementsRemercier les personnes qui ont contribu au succs de l'tude, un titre ou un autre,relve de la simple courtoisie et montre que l'on a conscience de l'importance del'environnement humain dans lequel on a travaill. On se rappellera toutefois qu'unremerciement inadquat peut tre plus nfaste (p. ex. pour une collaboration future) qu'aucunremerciement. On veillera aussi remercier les institutions qui ont subventionn la recherche(par exemple par lacronyme ou le numro du projet). Lorsque le contenu de larticle faitpartie de la thse de doctorat de lauteur, ou de lun des auteurs, il est ncessaire de lementionner ici.2.11. L'adresseFaire figurer l'adresse de l'auteur principal ( corresponding author ) permet au lecteurd'identifier prcisment cet auteur et, le cas chant, d'entrer en contact avec lui (p. ex. pourcommander des tir parts). De plus en plus on indique galement une adresse lectronique.2.12. La table des matiresNcessaire surtout pour un rapport, lorsqu'il est volumineux, la table des matires constitueun moyen simple et rapide d'tre guid dans le texte pour retrouver un thme prcis. Sastructure correspond celle du plan de rdaction (chapitres, sous-chapitres, etc.) et renvoieaux pages correspondant au dbut de ces sections. Gnralement, elle figure la fin de l'crit.2.13. Le sommaireLe sommaire, plac au dbut de l'crit, peut tre utile dans le cas d'un document volumineux,par exemple pour un livre. Il reprend les titres principaux (chapitres) de la table des matireset en donne le contenu sous forme de phrase cls, par exemple avec un titre court et explicite.En face de chacune de ces divisions dment titres, on trouve le numro des pages o ellesdbutent.Comment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 182.14. La forme du manuscrit soumettre une revueIl faut toujours se rfrer aux directives de l'diteur ou, dfaut d'indications, auxpublications antrieures dans la mme revue. Dans la plupart des cas, l'diteur exige- 2 4 exemplaires du manuscrit dactylographi en double interligne, avec numrotationdes pages ainsi que des lignes de texte (ce qui facilite le reprage des commentaires),- la disquette, avec le texte de larticle en style standard, suivi des tableaux avec leurlgende et la lgende des figures (prciser le nom et la version du programme utilis),- les figures sans lgende (la lgende se trouve la fin du manuscrit), mais aveclindication, au crayon et sur chaque figure, de la numrotation de lillustration et delauteur de larticle,- ventuellement l'indication de la position souhaite des figures et des tableaux dans letexte.En gnral, lors de la soumission de larticle, on nenvoie ni les originaux des illustrationsgraphiques, ni la disquette avec le texte de larticle. Ces documents ne seront demandsquaprs acceptation de larticle pour sa publication.La pratique de la soumission lectronique se rpand de plus en plus et a lavantagedacclrer le processus du reviewing .2.15. Les commentaires du comit de lecture ( reviewer )Les commentaires des reviewers figurent en gnral sur un texte part qui parvient lauteur principal (ou le correspondant), avec ventuellement des annotations sur la copie dumanuscrit. Selon les revues, entre deux et trois personnes lisent, corrigent et commententlarticle soumis, et lditeur en fait une synthse, avec sa sanction, qui peut tre de quatretypes (cest selon les revues) :- Accept, sans rvision- Accept, avec rvision mineur- Accept, avec rvision majeur- RefusDans le premier cas, cest le bonheur, mais il est rare ! Dans les deux cas suivants, cest unsuccs, car, moins de ne pas donner satisfaction lditeur, larticle finira par tre publi.Dans le dernier cas, cest un chec. Ceci ne veut pas ncessairement dire que larticle estmauvais. Bien (trop) souvent les revues nont pas assez de place pour y intgrer tous lesarticles proposs et doivent liminer de bons articles, parfois sur la base de critresthmatiques (actualit, contrainte conjoncturelle ). Pour vous encourager, il faut vous direque ceci vaut pour vous. La leon retenir, cest quil faut profiter des commentaires reuspour soumettre larticle une autre revue. Si larticle nest, en effet, pas trs bon et prsenteComment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 19des faiblesses qui sont difficiles corriger (par exemple une mthode peu judicieuse, ou peuaccepte), il faut tenter sa chance dans une revue moins exigeante, ou qui touche un publicsensiblement diffrent (par exemple, en cologie applique, on peut ventuellement choueravec la cible des cologues et mieux se positionner avec celle des spcialistes en agronomieou en foresterie). Ceci peut faire la diffrence et conduire au succs dans une deuxime tape.2.16. Le bon tirer (en anglais: proof, c'est--dire l'preuve)Une fois que larticle est accept, il est transfr chez limprimeur. Celui-ci, parlintermdiaire de lditeur, retourne lauteur une copie de larticle compos et prt pourlimpression, avec un bon tirer. En retournant ce bon sign, lauteur se dclare daccord avecltat de larticle. Cest pourquoi on ne saurait assez insister sur la ncessit dune relectureattentive de larticle, en le comparant avec le document envoy, et de signaler rapidementtoute erreur dans la composition typographique (les erreurs ne sont pas rares et peuventaltrer votre message crit !). ce stade, seuls les changements mineurs concernant la formesont admissibles. Utilisez si possible les codes de correction typographique en vigueur danscette profession.2.17. Les tirs partEn gnral, un certain nombre de tirs part sont donns gratuitement lauteur de larticle(le premier auteur, sil y en a plusieurs). Le nombre dpend de la revue. Si lon souhaitedavantage dexemplaires de larticle, il faudra le signaler temps lditeur qui, dans lamajorit des cas, adresse un courrier ce sujet. Toutefois, de plus en plus les articles enformat pdf sont accessibles en ligne (consultez votre responsable de bibliothque ou votredocumentaliste).BibliographieALKIRE, L. G. 1992. Periodical Title Abbreviations, vol. I/II. 8th ed. Gale Research Inc.,Detroit, 1037/1035 p.DAY, R. A. 1988. How to write and publish a scientific paper. 3rd ed. Phoenix, AZ: TheOryx Press.GIVADINOVITCH, J.-M. 1987. Comment rdiger des notes et rapports. Ed. de Vecchi,Paris, 280 p.Comment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 20Table des matires1. GNRALITS ................................................................................22. RECHERCHE ET RDACTION ..........................................................42 . 1 . Conception et conduite de la recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 . 2 . Structurer la rdaction et respecter un plan de rdaction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52.2.1. Objet - Introduction...................................................................................................... 62.2.2. Matriel et mthodes..................................................................................................... 72.2.3. Le dveloppement ........................................................................................................ 72.2.4. La conclusion.............................................................................................................. 92.2.5. Le titre..................................................................................................................... 102.2.6. Mots-cls ................................................................................................................. 102.2.7. Le rsum................................................................................................................. 102 . 3 . Quel journal choisir ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 12 . 4 . Rdiger. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 12.4.1. Se lancer .................................................................................................................. 112.4.2. Simplifier................................................................................................................. 122.4.3. Clarifier ................................................................................................................... 122 . 5 . Comment numroter les chapitres? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 22 . 6 . Le graphisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 32 . 7 . Comment faire la bibliographie?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 42 . 8 . Les annexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 62 . 9 . Comment faire la liste des auteurs de l'article? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 62 . 1 0 . Les remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 72 . 1 1 . L'adresse. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 72 . 1 2 . La table des matires. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 72 . 1 3 . Le sommaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 72 . 1 4 . La forme du manuscrit soumettre une revue. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 82 . 1 5 . Les commentaires du comit de lecture ( reviewer ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 82 . 1 6 . Le bon tirer (en anglais: proof, c'est--dire l'preuve). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 92 . 1 7 . Les tirs part . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 9ANNEXE ............................................................................................. 211. GUIDELINES FOR AUTHORSHIP ...................................................... 21Comment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 21Annexe1. Guidelines for authorshipFrom NCCR, Plant Survival PS6 research group, Scheidegger C. et al., Swiss FederalResearch Institute, WSL, Birmensdorf, Switzerland. Modified from guidelines used in theGenetic Ecology division of WSL, originally adapted by Felix Gugerli, WSL, from propositionsby Hunt (Nature 3552, 1991, 187) and Werner Suter, WSL.We propose the following distinction between publication types and guidelines fordetermining authorship in a collaborative research:Publications resulting from a single PhD projectAs a general rule, each PhD project should result in about three publications. Exceptions maybe justified depending on the specific structure and context of a project.The PhD student has the right of first authorship for this type of publication. Co-authorsfollow the procedure for type 2 publications, but contributions may be pooled over the entirePhD project and reassigned to the specific publications.Publications resulting from the collaboration of two or more projectsThe maximum score possible (per person) is 100 points. Each potential author is awarded arealistic score in each category; whoever achieves a total of 25 points is offered jointauthorship in rank order of total score. In the event of ties, recent near-misses are considered;if none exist, alphabetical order is used. In the repeated case, alphabetical order should bereversed. The last position marks the senior author.This system is not absolute, but should serve as a check list and base for discussion betweenthe potential authors of each specific publication.Planning (intellectual input): max. 20 pointsBasic idea 5Occasional short discussions 5Intensive participation in planning process 10Continuous participation in planning process, field visits, correspondence 15Closest possible involvement 20Data collection (setting-up, field work, laboratory): max. 25 pointsOccasional contribution 5Comment rdiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler page 22Regular contribution 10Independent data collection of minor part of data 15Independent data collection of major part of data 20Main contribution to data collection 25Data management (data entry, processing, organizing): max. 10 pointsAssistance with data entry, or entering of minor part of data 5Substantial or prolonged assistance 10Data analysis (mainly intellectual contribution) max. 15 pointsOccasional assistance (e.g. repeated statistical advice) 5Substantial assistance (e.g., extended statistical advice, participation in analysis) 10Main contribution to analysis 15Writing (contribution to first complete draft of manuscript) max. 30 pointsMinor editing 5Major editing with substantial suggestions for improvement 10Contribution of minor sections 15Contribution of a substantial section 20Important, major contribution, mainly to the discussion 25Most of the manuscript 30Publications that form a synthesis of a collaborative researchAs a general rule, all PhD students, postdocs, senior scientists and technicians are co-authors.The order of authorship follows the procedure of a type 2 publication. The head of theproject will usually be the senior author.

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