Contact sev 2014 22

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AZA 3000 Berne 6Journal PPMutations:Case postale, 3000 Bern 6N 2220 novembre2014tl. 031 357 57 57, fax 031 357 57 58, e-mail: contact@sev-online.ch, Internet: www.sev-online.chLa VPT est souvent appele le petit SEV . Elle runit sous sontoit environ 10 000 membresprovenant de plus de 60 entre-prises, issus de branches enpartie trs diffrentes. Les mili-tants dirigeant cette sous-fd-ration ont donc une tcheparticulirement difficile accomplir. La composition for-tement htroclite de la sous-f-dration a des consquences:les membres VPT se connaissentpeu entre eux et ont des centresdintrts trs diversifis. La VPTa introduit depuis quelques an-nes des journes de branche,cinq par anne au total, qui sonttrs apprcies des membres,que ce soit les actifs ou les pen-sionns. La VPT lutte en effetaussi trs fortement pour les re-vendications syndicales en g-nral, qui runissent tous lesmembres.Les journes VPT qui ont lieuchaque anne dans les trois r-gions linguistiques sont trs fr-quentes et montrent cetattachement de manire impres-sionnante.La VPT se distingue galementen matire de recrutement, pardes objectifs ambitieux et desmilitants plein dnergie. Et amarche. Grce lengagementde nombreux membres motivs,le petit SEV est devenu grand.Barbara Spalinger, vice-prsident SEVEDITOLe petit SEV Les employs de la fonction publique etles employs TPG sont fchs contre lespolitiques genevois et lont fait savoirmercredi 12 novembre. Pour la premirefois depuis 20 ans, ils ont manifest en-semble, de la Place Neuve lHtel deVille, pour scander leur ras-le-bol dupeu de respect du travail fourni. Les TPGont continu la lutte le mercredi 19 no-vembre avec un jour darrt de travailpour signifier leur dsaccord total.Page 5Plus de 2000 personnes ontmanifest Genve, contre di-verses mesures prvues par leConseil dEtat.Les TPG dans la rueTPG et fonction publique ensemble contre le budget 2015..Lappel de la section SEV-TPG a t entendu: les employs et retraits TPG taient trs nombreux dfiler de la Jonction laPlace Neuve, avant de rejoindre les autres syndicats.Le Dialogue sur lgalit salariale auxCFF est termin: il dmontre quauniveau des salaires, femmes et hommessont gaux dans lentreprise, en ce quiconcerne les personnes soumises laCCT (95%). Et on nen reste pas l,puisque chaque anne dsormais, uneanalyse sera faite pour vrifier que leschoses ne partent pas dans la mauvaisedirection! Tout a grce au SEV, qui avaitdemand la direction CFF de participer cette analyse. HesBelle russite du SEVDs 2015, la rglementation sur les va-cances est nettement amliore chezSecuritrans, grce au SEV. Cela fait desannes que le SEV se bat pour am-liorer les choses.Hlas, tout nest pasrose, Securitrans ayant licenci du per-sonnel au Tessin. Page 20NgociationsDavantage de vacanceschez Securitrans, mais...SecuritransRunis en assemble lundi, les collgues duVMCV ont accept les horaires 2015. Malgrtout, le malaise demeure.Pages 2 et 3VMCV: le malaise perdureArne Hegland voquela Commission demigration.Pages 10 12Migration..Quelque 200 collgue ont ralli les Diableretsle 8 novembre loccasion de la journe VPT.Les attaques contre les services publics et lesCCT ont t dnonces. Pages 8 et 9Journe VPT RomandieACTU ......2contact.sevN 22/1420 novembre 2014Une assemble gnrale sans leprsident de la section, aquestionne. Lmotion tait doncde mise lundi parmi la trentainede collgues du VMCV venusfaire le point sur les horaires etles salaires. Enzo a abattu untravail hors norme ces derniressemaines pour les horaires enplus de sa fonction de conduc-teur. A cela est venu sajouterdes critiques dune extrmevirulence de la part de la directionlors dune rencontre avec le SEV,vendredi 14 novembre , a relevBaptiste Morier, secrtairesyndical. Fallait-il tout de mmese retrouver ce soir? La rponsea fus de la salle: Il voudraitquon soit l . Unis, souds,mus, les collgues ont pucompter sur le soutien du prsi-dent de la sous-fdration VPT,Gilbert DAlessandro: Enzo estquelquun de fiable, un de cesmilitants qui mritent notrerespect . Par de chaleureuxapplaudissements, la salle atmoign son soutien EnzoVerme. Un soutien inconditionnel!Pour le reste, en raison deschangements intervenus depuislAG du 15 octobre, lassemble aadopt une crasante majoritles horaires 2015, y compris lesPetit-Prince quelle avait souhaitvoir effectus sur la base dunvolontariat refus par le patron. Tous les lments qui nerespectaient pas la loi ont tcorrigs ,a relev BaptisteMorier. Lattitude du rpartiteur qui a radicalement chang at salue. Dsormais les tours derepos aprs les Petit-Prince sontconformes la loi. Cest grce la pression mise par le SEV etlAG , a martel Baptiste Morier.La pression exerce par ladirection sur le bureau du trafic -la tolrance zro cest bien maisil faut que le directeur se remetteen question aussi - a t pointedu doigt par la salle. Lassemblene sy est pas trompe et deman-d que la direction donne davan-tage de moyens matriels aubureau du trafic. Surtout, lesparticipants ont point du doigt lesous-effectif en personnel quiGrce la mobilisation du personnel VMCV, les horaires 2015 sont meilleurs: la tension baisse, On peut dj laffirmer au-jourdhui, la campagne de re-crutement 2014 est un suc-cs a dclar Jrme Hayozdevant le comit. Jrme taitresponsable de cette campa-gne aux cts dElena Obres-chkow, coach des sections,qui reprendra dsormais seu-le cette responsabilit.Apparemment, les membresSEV sont bien motivs par lesprimes et la campagne miseen place a su les sduire. Deplus, les ngociations CCT auxCFF ont amen un argumentsupplmentaire de recru-tement. Il sagit maintenantde maintenir cette tendancedurant le mois de dcembre.Objectif: 1800 nouveauxmembresLe rsultat des ngociationsCCT pourra galement servirdurant lanne prochaine pourrecruter du monde. Cest biencar, pour lanne prochaine,non seulement on fixe un ob-jectif de membres recrutsmais en plus, on le communi-que! Il faudra atteindre lenombre de 1800 nouveauxmembres. Cet objectif sembleraliste, mais il faudra four-nir encore des efforts suppl-mentaires pour y arriver aexpliqu Jrme Hayoz au co-mit. On va mener une campa-gne professionnelle avec desprimes attractives, mais on vagalement chercher soutenirdavantage les recruteurs de labase: des jours de recru-tement seront planifis, lorsdesquels les secrtaires syn-dicaux seront totalement auservice du recrutement demembres. Les membres re-crutent les membres restenotre leitmotiv, et nous met-tons disposition en plus lemeilleur soutien possible ,explique Hayoz.Limportance de la proximitDe telles journes de recru-tement existent dj dans cer-taines sous-fdrations. Ellesservent bien sr recruter denouveaux membres, mais aus-si soigner les relations avecles travailleurs dj syndiquschez nous. Cette ide a trouvun bon cho auprs du comit,dont tous les membres esti-ment que se montrer sur le ter-rain est important pour le re-crutement. Ils se sont doncexprims lunanimit pour lapoursuite de la campagne derecrutement telle que propo-se.Au niveau des primes, ils de-mandent quil y ait un choixconvenant aussi bien aux re-cruteurs expriments quauxjeunes collaborateurs suscep-tibles dtre recruts.Hayoz a soulign que le SEV abesoin de tous: de ceux quiamnent un ou deux nouveauxmembres comme de ceux quirecrutent allgrement des di-zaines de membres, anneaprs anne. Laction 2015prvoit dailleurs que les 30meilleurs recruteurs soient in-vits un vnement particu-lier. La campagne 2015 dbu-tera le 3 fvrier. Peter Moor/HesLanne 2014 serapeut-tre une annerecord. Si les membresSEV recrutent effica-cement en dcembre,lobjectif sera dpass.En 2015, la barre serafixe encore plus haut.Au SEV, chaque membre compteLe comit donne son feu vert la suite de la campagne de recrutementGraphisme: karakter1.Cl.Billet spcialAffiliationvalable de suiteBillet spcialAffiliation 1.Cl.Billet spcialAffiliationvalable de suiteBilleAffBillet spciAffiliationet sssfiliiaaaiaaallnn 1.Cl.Billet spcialAffiliationvalable de suitedLa campagne Via SEV dure encore jusqu la fin de cette anne. La section VPT TPG se trouve dans un conflit pro-long avec lemployeur. Elle se bat notammentcontre des suppressions de postes, lies une di-minution des prestations prvue par le Canton (voirpage 5). Le comit a donn son feu vert la sec-tion pour un durcissement des mesures de lutte aucas o une solution ne peut pas tre trouve parun autre moyen. Le Congrs SEV aura lieu le 28 mai 2015. Les pro-positions qui datent de plus de 4ans seront aban-donnes, comme prvu par les statuts. Le comitinforme les sections et les sous-fdrationsquelles doivent redposer une proposition si lethme veut tre maintenu. Une grande manifestation des syndicats aura lieule 7mars 2015 sur la Place fdrale, pour des sa-laires gaux entre hommes et femmes et contrelaugmentation de lge de la retraite. Le SEV sestfix lobjectif de mobiliser au moins 1000 mem-bres cette occasion. Le comit demande donc tous de noter dores et dj ce rendez-vous. Le comit amen une premire discussion sur lespoints forts 2015;il a pu constater que les pointsforts 2014 sont dj, pour une grande partie, bienavancs voire atteints. Le comit a tir un bilan positif du Congrs delUSS. Une grande attention a t accorde auService public, grce au SEV qui a agi en vritablemoteur dans ce domaine. Cest sans discussion que le comit a dciddadopter les recommandations de lUSS pour lesvotations du 30 novembre, savoir non linitia-tive Ecopop, oui labolition des forfaits fiscaux etnon linitiative sur lor.LE COMIT EN BREF ACTU...... 3contact.sevN 22/1420 novembre 2014Ok, jai le mme salaire que mon collgue masculin (en-fin, je suppose, le dialogue sur lgalit salariale ntantpas encore tout fait termin au SEV. Mais aux CFF, cestcertain, jaurais le mme salaire... ). Super. Me voil ras-sure. Mais pas tout fait quand mme. Salaire, ok, maisquestion organisation familiale, il y a encore du boulot.La semaine prochaine, je pars en week-end avec mon ma-ri, sans les enfants. Qui soccupe dannoncer les chan-gements la crche? Qui va prparer leur valise? Quiannule les trajets en pdibus auprs de la responsable(tiens, cest une femme...)? Qui se proccupe de savoir sily aura quelque chose manger pour la babysitter et lesenfants le dimanche soir? Devinez!Nol arrive, prcd de la Saint-Nicolas et le cortge decadeaux qui va avec. La sur et la maman de mon mari sedemandent ce quelles peuvent acheter nos enfants. Aqui demandent-t-elles des ides? Leur frre et respecti-vement fils? Pas du tout! Un homme, se proccuper de a?Par contre, quand une des deux veut en savoir davantagesur une telle ou telle votation, sil faut dire oui ou non, qui sadresse-t-elle en priorit? Pas moi. Et pourtant,jaurais ma petite ide...Les personnes qui nous rendent visite sadressent parfoisuniquement moi et me disent: TON four vapeur, cestquelle marque? Et TA machine laver? Cest rageant!Pourquoi une telle rpartition des tches? Invitable seloncertains. Ben non, je ne suis pas daccord. On peut contri-buer faire changer les choses. Rappeler tout momentque la garde des enfants, cest un souci commun aux deuxparents, que cuisine et lessive ne sont pas des activitsuniquement fminines, que gazon et voiture ne sont pasdes proccupations uniquement masculines.Un premier pas vers lgalit: pas de discrimination sala-riale. Cest rassurant de savoir que mes collgueshommes gagnent la mme chose que moi pour le mmetravail, le mme ge et la mme exprience. Mais a nesuffit pas. On veut aussi que les tches domestiques et lagarde des enfants soient laffaire des deux conjoints. Queles possibilits de promotion soit aussi grandes pour unefemme que pour un homme. Quaucune femme nait peurdannoncer sa grossesse son employeur, que leshommes osent davantage demander du temps partiel,que les magasins de jouets ne proposent plus des rayons spcial filles avec aspirateur et fer repasser miniatu-res et des rayons spcial garons avec pelles, tracteurset autres petites voitures.Et mme si mon mari est un spcimen dit moderne ,parce quil cuisine, repasse ses chemises, fait la lessive etgarde les enfants un jour par semaine, on ne peut mal-heureusement pas encore parler dgalit.Lgalit totale, ce nest pas encore pour demain. Il y a en-core beaucoup faire. Les syndicats sont aussi l pour a.Ce qui est certain, cest que, pour linstant, quand mesfilles jouent papa-maman et me demandent quel rle jeveux faire, je rponds toujours : PAPA.Henriette SchaffterEgalitCHRONIQUErend le travail du bureau du traficcompliqu et augmente fata-lement le risque derreur. Etfustig une nouvelle fois lesmandats des services CFF, desservices spciaux alors que lepersonnel est insuffisant. Cesous-effectif dgrade svrementvos conditions de travail , arenchri Jean-Pierre Etique.Reste que pour amliorer lattractivit de la profession, ladirection na pas vraiment dciddtre gnreuse lors des ngocia-tions salariales 2015. Elle a certesrevu les chelons du personneladministratif et technique lahausse de 100 fr. et augmentnotamment lindemnisation dutravail de nuit de 50 cts ( 6 fr.50,ceci ds le samedi 18h). Parcontre lindexation lie auxcaisses maladie na pas taccorde et le cot de la vie (IPC)est nul. La prime de fidlit aelle aussi t balaye. Sansenthousiasme, lassemble aaccept ce rsultat interm-diaire tout en faisant dpendrele oui dfinitif une primeunique gnreuse venantrcompenser les efforts consen-tis en cette anne particuli-rement difficile. Vivian Bologna mais le malaise perdureLe 14 juin 2011, les femmes SEVse rendaient au sige central desCFF pour revendiquer la participa-tion de lentreprise au Dialoguesur lgalit salariale. En novem-bre 2014, on connat les rsultatsde cette tude: les femmes sontpayes, pour le mme travail,0,3 % de moins que les hommes.La diffrence tolre officiellementtant de 5 %, on peut sans autreconstater que lgalit salarialeest de mise aux CFF, du moins ence qui concerne les collaborateursdont le salaire a t analys, sa-voir les collaborateurs soumis laCCT. Il faut souligner quun tel bonrsultat est seulement possibledans une entreprise qui ngocieune CCT forte avec les syndicats,CCT valable pour une trs grandepartie du personnel. Aux CFF,95 % des employs y sont sou-mis. Comme lgalit est donc ga-rantie, il ny a pas de mesuresspcifiques prendre. Le rapportfinal a t approuv par le Bureaufdral de lgalit. Dsormais,aux CFF, on contrlera chaque an-ne que lgalit salarialehommes-femmes perdure. Lamme procdure avait dj prisfin il y a quelques temps aux RhBet devrait se terminer tout pro-chainement au sein mme duSEV.50 participants environAu final, il ny a quune cinquan-taine dentreprises qui ont entamle Dialogue sur lgalit salariale.Cest pourquoi le Conseil fdralne veut pas en rester l et veutcontraindre les entreprises ef-fectuer ce genre de contrles, aulieu de les inciter uniquement.Lucie Waser, dlgue lgalitdes chances au SEV, est trs satis-faite du rsultat aux CFF: Je merjouis du rsultat obtenu et dufait quil y ait une suite ce pro-cessus. Jaimerais aussi soulignerlimportance du travail fourni parles CFF. A lavenir, il faudrait ce-pendant quon puisse contrlertout le personnel, y compris lescadres non soumis la CCT. Ellesouligne galement que la crdi-bilit des rsultats est forte,puisque les partenaires sociauxont t inclus dans la dmarche. Les CFF font office de modlepour dautres plus petites entre-prises, et tant mieux si le modledonne lexemple! explique-t-elle.Il faut noter que toutes les ETC in-tresses par la dmarche peu-vent sadresser soit Lucie Wasersoit directement auprs du bu-reau fdral de lgalit via le sitewww.elep.ch. Il existe une hotlinepour accompagner les entreprisesdans le processus.Avec ces rsultats on peut tout fait dire que les CFF sont sur le bonchemin en matire dgalit, maisil reste des autres discriminations,autres que salariales, contre les-quelles il faut continuer lutter,notamment certaines applicationsde la CCT.Henriette SchaffterDialogue sur lgalit salariale aux CFFA la demande desfemmes du SEV, les CFFont fait la dmarche devrifier si galitsalariale il y a au sein deleur personnel. Et cestle cas! Bonne nouvellepour les femmes... etpour les hommes!Bon point pour les CFFFiLe Dialogue sur lgalit salariale aux CFF est n dune demandedes femmes SEV, exprime le 14 juin 2011. Pour de vritables contrlesde lgalit salariale et contrellvation de lge de laretraite. Et ce nest pas parcequon a dj lgalit au seinde son entreprise quon nepeut pas se montrer solidairespour qui nen bnficient pasencore!MANIFToutes et tous Berne le 7 mars!ACTU ......2contact.sevN 22/1420 novembre 2014Une assemble gnrale sans leprsident de la section, aquestionne. Lmotion tait doncde mise lundi parmi la trentainede collgues du VMCV venusfaire le point sur les horaires etles salaires. Enzo a abattu untravail hors norme ces derniressemaines pour les horaires enplus de sa fonction de conduc-teur. A cela est venu sajouterdes critiques dune extrmevirulence de la part de la directionlors dune rencontre avec le SEV,vendredi 14 novembre , a relevBaptiste Morier, secrtairesyndical. Fallait-il tout de mmese retrouver ce soir? La rponsea fus de la salle: Il voudraitquon soit l . Unis, souds,mus, les collgues ont pucompter sur le soutien du prsi-dent de la sous-fdration VPT,Gilbert DAlessandro: Enzo estquelquun de fiable, un de cesmilitants qui mritent notrerespect . Par de chaleureuxapplaudissements, la salle atmoign son soutien EnzoVerme. Un soutien inconditionnel!Pour le reste, en raison deschangements intervenus depuislAG du 15 octobre, lassemble aadopt une crasante majoritles horaires 2015, y compris lesPetit-Prince quelle avait souhaitvoir effectus sur la base dunvolontariat refus par le patron. Tous les lments qui nerespectaient pas la loi ont tcorrigs ,a relev BaptisteMorier. Lattitude du rpartiteur qui a radicalement chang at salue. Dsormais les tours derepos aprs les Petit-Prince sontconformes la loi. Cest grce la pression mise par le SEV etlAG , a martel Baptiste Morier.La pression exerce par ladirection sur le bureau du trafic -la tolrance zro cest bien maisil faut que le directeur se remetteen question aussi - a t pointedu doigt par la salle. Lassemblene sy est pas trompe et deman-d que la direction donne davan-tage de moyens matriels aubureau du trafic. Surtout, lesparticipants ont point du doigt lesous-effectif en personnel quiGrce la mobilisation du personnel VMCV, les horaires 2015 sont meilleurs: la tension baisse, On peut dj laffirmer au-jourdhui, la campagne de re-crutement 2014 est un suc-cs a dclar Jrme Hayozdevant le comit. Jrme taitresponsable de cette campa-gne aux cts dElena Obres-chkow, coach des sections,qui reprendra dsormais seu-le cette responsabilit.Apparemment, les membresSEV sont bien motivs par lesprimes et la campagne miseen place a su les sduire. Deplus, les ngociations CCT auxCFF ont amen un argumentsupplmentaire de recru-tement. Il sagit maintenantde maintenir cette tendancedurant le mois de dcembre.Objectif: 1800 nouveauxmembresLe rsultat des ngociationsCCT pourra galement servirdurant lanne prochaine pourrecruter du monde. Cest biencar, pour lanne prochaine,non seulement on fixe un ob-jectif de membres recrutsmais en plus, on le communi-que! Il faudra atteindre lenombre de 1800 nouveauxmembres. Cet objectif sembleraliste, mais il faudra four-nir encore des efforts suppl-mentaires pour y arriver aexpliqu Jrme Hayoz au co-mit. On va mener une campa-gne professionnelle avec desprimes attractives, mais on vagalement chercher soutenirdavantage les recruteurs de labase: des jours de recru-tement seront planifis, lorsdesquels les secrtaires syn-dicaux seront totalement auservice du recrutement demembres. Les membres re-crutent les membres restenotre leitmotiv, et nous met-tons disposition en plus lemeilleur soutien possible ,explique Hayoz.Limportance de la proximitDe telles journes de recru-tement existent dj dans cer-taines sous-fdrations. Ellesservent bien sr recruter denouveaux membres, mais aus-si soigner les relations avecles travailleurs dj syndiquschez nous. Cette ide a trouvun bon cho auprs du comit,dont tous les membres esti-ment que se montrer sur le ter-rain est important pour le re-crutement. Ils se sont doncexprims lunanimit pour lapoursuite de la campagne derecrutement telle que propo-se.Au niveau des primes, ils de-mandent quil y ait un choixconvenant aussi bien aux re-cruteurs expriments quauxjeunes collaborateurs suscep-tibles dtre recruts.Hayoz a soulign que le SEV abesoin de tous: de ceux quiamnent un ou deux nouveauxmembres comme de ceux quirecrutent allgrement des di-zaines de membres, anneaprs anne. Laction 2015prvoit dailleurs que les 30meilleurs recruteurs soient in-vits un vnement particu-lier. La campagne 2015 dbu-tera le 3 fvrier. Peter Moor/HesLanne 2014 serapeut-tre une annerecord. Si les membresSEV recrutent effica-cement en dcembre,lobjectif sera dpass.En 2015, la barre serafixe encore plus haut.Au SEV, chaque membre compteLe comit donne son feu vert la suite de la campagne de recrutementGraphisme: karakter1.Cl.Billet spcialAffiliationvalable de suiteBillet spcialAffiliation 1.Cl.Billet spcialAffiliationvalable de suiteBilleAffBillet spciAffiliationet sssfiliiaaaiaaallnn 1.Cl.Billet spcialAffiliationvalable de suitedLa campagne Via SEV dure encore jusqu la fin de cette anne. La section VPT TPG se trouve dans un conflit pro-long avec lemployeur. Elle se bat notammentcontre des suppressions de postes, lies une di-minution des prestations prvue par le Canton (voirpage 5). Le comit a donn son feu vert la sec-tion pour un durcissement des mesures de lutte aucas o une solution ne peut pas tre trouve parun autre moyen. Le Congrs SEV aura lieu le 28 mai 2015. Les pro-positions qui datent de plus de 4ans seront aban-donnes, comme prvu par les statuts. Le comitinforme les sections et les sous-fdrationsquelles doivent redposer une proposition si lethme veut tre maintenu. Une grande manifestation des syndicats aura lieule 7mars 2015 sur la Place fdrale, pour des sa-laires gaux entre hommes et femmes et contrelaugmentation de lge de la retraite. Le SEV sestfix lobjectif de mobiliser au moins 1000 mem-bres cette occasion. Le comit demande donc tous de noter dores et dj ce rendez-vous. Le comit amen une premire discussion sur lespoints forts 2015;il a pu constater que les pointsforts 2014 sont dj, pour une grande partie, bienavancs voire atteints. Le comit a tir un bilan positif du Congrs delUSS. Une grande attention a t accorde auService public, grce au SEV qui a agi en vritablemoteur dans ce domaine. Cest sans discussion que le comit a dciddadopter les recommandations de lUSS pour lesvotations du 30 novembre, savoir non linitia-tive Ecopop, oui labolition des forfaits fiscaux etnon linitiative sur lor.LE COMIT EN BREF ACTU...... 3contact.sevN 22/1420 novembre 2014Ok, jai le mme salaire que mon collgue masculin (en-fin, je suppose, le dialogue sur lgalit salariale ntantpas encore tout fait termin au SEV. Mais aux CFF, cestcertain, jaurais le mme salaire... ). Super. Me voil ras-sure. Mais pas tout fait quand mme. Salaire, ok, maisquestion organisation familiale, il y a encore du boulot.La semaine prochaine, je pars en week-end avec mon ma-ri, sans les enfants. Qui soccupe dannoncer les chan-gements la crche? Qui va prparer leur valise? Quiannule les trajets en pdibus auprs de la responsable(tiens, cest une femme...)? Qui se proccupe de savoir sily aura quelque chose manger pour la babysitter et lesenfants le dimanche soir? Devinez!Nol arrive, prcd de la Saint-Nicolas et le cortge decadeaux qui va avec. La sur et la maman de mon mari sedemandent ce quelles peuvent acheter nos enfants. Aqui demandent-t-elles des ides? Leur frre et respecti-vement fils? Pas du tout! Un homme, se proccuper de a?Par contre, quand une des deux veut en savoir davantagesur une telle ou telle votation, sil faut dire oui ou non, qui sadresse-t-elle en priorit? Pas moi. Et pourtant,jaurais ma petite ide...Les personnes qui nous rendent visite sadressent parfoisuniquement moi et me disent: TON four vapeur, cestquelle marque? Et TA machine laver? Cest rageant!Pourquoi une telle rpartition des tches? Invitable seloncertains. Ben non, je ne suis pas daccord. On peut contri-buer faire changer les choses. Rappeler tout momentque la garde des enfants, cest un souci commun aux deuxparents, que cuisine et lessive ne sont pas des activitsuniquement fminines, que gazon et voiture ne sont pasdes proccupations uniquement masculines.Un premier pas vers lgalit: pas de discrimination sala-riale. Cest rassurant de savoir que mes collgueshommes gagnent la mme chose que moi pour le mmetravail, le mme ge et la mme exprience. Mais a nesuffit pas. On veut aussi que les tches domestiques et lagarde des enfants soient laffaire des deux conjoints. Queles possibilits de promotion soit aussi grandes pour unefemme que pour un homme. Quaucune femme nait peurdannoncer sa grossesse son employeur, que leshommes osent davantage demander du temps partiel,que les magasins de jouets ne proposent plus des rayons spcial filles avec aspirateur et fer repasser miniatu-res et des rayons spcial garons avec pelles, tracteurset autres petites voitures.Et mme si mon mari est un spcimen dit moderne ,parce quil cuisine, repasse ses chemises, fait la lessive etgarde les enfants un jour par semaine, on ne peut mal-heureusement pas encore parler dgalit.Lgalit totale, ce nest pas encore pour demain. Il y a en-core beaucoup faire. Les syndicats sont aussi l pour a.Ce qui est certain, cest que, pour linstant, quand mesfilles jouent papa-maman et me demandent quel rle jeveux faire, je rponds toujours : PAPA.Henriette SchaffterEgalitCHRONIQUErend le travail du bureau du traficcompliqu et augmente fata-lement le risque derreur. Etfustig une nouvelle fois lesmandats des services CFF, desservices spciaux alors que lepersonnel est insuffisant. Cesous-effectif dgrade svrementvos conditions de travail , arenchri Jean-Pierre Etique.Reste que pour amliorer lattractivit de la profession, ladirection na pas vraiment dciddtre gnreuse lors des ngocia-tions salariales 2015. Elle a certesrevu les chelons du personneladministratif et technique lahausse de 100 fr. et augmentnotamment lindemnisation dutravail de nuit de 50 cts ( 6 fr.50,ceci ds le samedi 18h). Parcontre lindexation lie auxcaisses maladie na pas taccorde et le cot de la vie (IPC)est nul. La prime de fidlit aelle aussi t balaye. Sansenthousiasme, lassemble aaccept ce rsultat interm-diaire tout en faisant dpendrele oui dfinitif une primeunique gnreuse venantrcompenser les efforts consen-tis en cette anne particuli-rement difficile. Vivian Bologna mais le malaise perdureLe 14 juin 2011, les femmes SEVse rendaient au sige central desCFF pour revendiquer la participa-tion de lentreprise au Dialoguesur lgalit salariale. En novem-bre 2014, on connat les rsultatsde cette tude: les femmes sontpayes, pour le mme travail,0,3 % de moins que les hommes.La diffrence tolre officiellementtant de 5 %, on peut sans autreconstater que lgalit salarialeest de mise aux CFF, du moins ence qui concerne les collaborateursdont le salaire a t analys, sa-voir les collaborateurs soumis laCCT. Il faut souligner quun tel bonrsultat est seulement possibledans une entreprise qui ngocieune CCT forte avec les syndicats,CCT valable pour une trs grandepartie du personnel. Aux CFF,95 % des employs y sont sou-mis. Comme lgalit est donc ga-rantie, il ny a pas de mesuresspcifiques prendre. Le rapportfinal a t approuv par le Bureaufdral de lgalit. Dsormais,aux CFF, on contrlera chaque an-ne que lgalit salarialehommes-femmes perdure. Lamme procdure avait dj prisfin il y a quelques temps aux RhBet devrait se terminer tout pro-chainement au sein mme duSEV.50 participants environAu final, il ny a quune cinquan-taine dentreprises qui ont entamle Dialogue sur lgalit salariale.Cest pourquoi le Conseil fdralne veut pas en rester l et veutcontraindre les entreprises ef-fectuer ce genre de contrles, aulieu de les inciter uniquement.Lucie Waser, dlgue lgalitdes chances au SEV, est trs satis-faite du rsultat aux CFF: Je merjouis du rsultat obtenu et dufait quil y ait une suite ce pro-cessus. Jaimerais aussi soulignerlimportance du travail fourni parles CFF. A lavenir, il faudrait ce-pendant quon puisse contrlertout le personnel, y compris lescadres non soumis la CCT. Ellesouligne galement que la crdi-bilit des rsultats est forte,puisque les partenaires sociauxont t inclus dans la dmarche. Les CFF font office de modlepour dautres plus petites entre-prises, et tant mieux si le modledonne lexemple! explique-t-elle.Il faut noter que toutes les ETC in-tresses par la dmarche peu-vent sadresser soit Lucie Wasersoit directement auprs du bu-reau fdral de lgalit via le sitewww.elep.ch. Il existe une hotlinepour accompagner les entreprisesdans le processus.Avec ces rsultats on peut tout fait dire que les CFF sont sur le bonchemin en matire dgalit, maisil reste des autres discriminations,autres que salariales, contre les-quelles il faut continuer lutter,notamment certaines applicationsde la CCT.Henriette SchaffterDialogue sur lgalit salariale aux CFFA la demande desfemmes du SEV, les CFFont fait la dmarche devrifier si galitsalariale il y a au sein deleur personnel. Et cestle cas! Bonne nouvellepour les femmes... etpour les hommes!Bon point pour les CFFFiLe Dialogue sur lgalit salariale aux CFF est n dune demandedes femmes SEV, exprime le 14 juin 2011. Pour de vritables contrlesde lgalit salariale et contrellvation de lge de laretraite. Et ce nest pas parcequon a dj lgalit au seinde son entreprise quon nepeut pas se montrer solidairespour qui nen bnficient pasencore!MANIFToutes et tous Berne le 7 mars!......4 ACTUcontact.sevN 22/1420 novembre 2014Rappel. En dcembre 2016, laxe du Gothardcomptera quatre tubes: deux de 15 km 1100 m daltitude, cte--cte, lun routier etlautre ferroviaire et deux tubes de 57 km enplaine (Flachbahn), au mieux de la technologiedu rail. Le peuple suisse, au nom du transfertdune part de trafic de la route au rail, a djconcentr sur cet axe une bonne vingtaine demilliards dinvestissements au cours desquinze dernires annes. Et maintenant, leConseil fdral veut ajouter un cinquime tube,routier celui-l, pour 2,8 milliards, 1100 mdaltitude, parallle aux deux existants, tout enayant entrepris de rnover de 2015 2019 les32 km de la route du col pour 300 millions.Nen jetez plus!Lesquels se trompent ? Ceux qui soutiennentces cumuls sans fin des dpenses au Gothard,ces trous multiples, alors que les moyens com-mencent manquer dans le reste du pays? Oubien ceux qui cherchent utiliser au mieux cequi existe, ce qui a t ralis grands frais etqui coup sr fonctionnera ds 2017/19, dansla cohrence du transfert de la route au rail d-cide par le peu-ple ?Utiliser aumieux cequi existe.La ncessitde rnoverletunn-elroutier actuel nest pas conteste.On peut stonner tout de mme de constaterquun ouvrage routier de 1982 doive tre tota-lement refait vers 2020, alors que le tunnel fer-roviaire entr en fonction un sicle plus tt, en1882 donc, est aujourdhui encore parfai-tement oprationnel (sans jamais avoir connudaccidents), sans que quiconque mette encause sa fiabilit: 200 trains environ y passenttous les jours. Ce simple fait dmontre combienle rail peut tre efficace. Avec les deux tubes debase qui seront largement sous-utiliss au d-but, combins avec le couloir de 4 m qui serafonctionnel en 2019, plus le tunnel de fate, lerail a toutes les capacits pour remplacer laroute durant les trois ans de la rnovation dutunnel routier. Cest une vidence. Nous ne ren-trerons pas dans le dtail des variantes pos-sibles durant cette phase. Rappelonssimplement que le march du ferroutage offretous les dveloppements imaginables par la li-gne de base, alors que le tunnel du haut seradisponible pour toutes les formes de transportsde voitures. Bien sr, il sagira dharmoniserlampleur et la dure de vie des investis-sements ncessaires. Quoi quil en soit, le cotglobal sera bien infrieur celui dun cin-quime tube 2,8 milliards. De plus, la volontdu peuple de transfrer une part de trafic de laroute au rail sera respecte. Dautant plus aumoment o les lignes rgulires de bus, prixcasss, menacent dasscher le march ferro-viaire sur cet axe.Prvoir ce qui va se passer dans une dizainedannes, quand lactuel tunnel routiersera rnov, est hasardeux. Essayons.En bonne logique de rentabilit, lestunnels de base du Gothard/Monte Ce-neri seront devenus pour laxe euro-pen Rotterdam-Gnes et la dessertedu Tessin latout dterminant consti-tuant la ligne de plaine aux performances cor-respondantes. Alors, il sera impratif que le re-tour sur investissement soit perceptible pourles usagers-contribuables de tout le pays. A cemoment-l, les cots de la ligne de fate, unecentaine de millions par an, ne devront plustre mis leur charge. Largument du maintiende cette ligne en cas dincident/entretien dansles tunnels de base ne tient pas: dune part, leprincipe de deux tubes distincts avec deux pos-sibilits de passer de lun lautre, a prci-sment t dcid pour quune exploitationpartielle soit toujours possible, dautre part, lespossibilits de dtournement via le Ltschberget/ou le Brenner subsisteront comme actuel-lement. Ainsi, sur la ligne de fate, seule larampe Nord avec la liaison trs touristique versGschenen-Andermatt (Glacier Express) seraencore ncessaire. Ce potentiel exceptionnelmrite une infrastructure adapte, exploitepar une compagnie spcialise (MatterhornBahn/RhB ? Technologie Golden Pass ?). Lesperspectives du moment dcideront si le tunnelde fate avec le tronon Airolo-Biasca pourraiten faire partie. Pour linstant, il faut le rpter,la priorit des priorits est de signer le rfren-dum contre un cinquime tube au St Gothard 2,8 milliards. A noter quavec la moiti de cettesomme, on pourrait par exemple amliorer leschoses autour des agglomrations, ou mieuxencore, le tunnel de base du Ltschberg pour-rait tre mis totalement double voie; la vo-lont du peuple serait alors pleinementrespecte en matire de transfert du trafic detransit (les autoroutes dcharges dautant) etla Suisse se donnerait un magnifique atoutpour dfendre ses intrts lgard du parte-naire europen, commencer dans le dossierde lavancement de laxe Rotterdam-Gnes(Mi-lan) au sud du Simplon.Michel BguelinIl y a bien mieux faireCHRONIQUELa grve des mcanos en Allemagneamne le chaos dans les trains maisaussi des discussions sur les droitsdes syndicats. Le syndicat debranche GDL a de nouveau appel la grve durant les derniressemaines et cela a caus desperturbations massives du trafic. Ilsagissait de faire passer lesrevendications salariales desmcaniciens de locomotives maiscertaines dcisions politiques ontaussi jou un rle: le gouvernementallemand veut introduire lunittarifaire et le syndicat GDL se sentmenac car lavenir, seul le plusgrand syndicat dune entreprisepourra ngocier les accords tari-faires. A la DB, ce syndicat est lEVG(Syndicat des chemins de fer et destransports), lhomologue allemand duSEV. Il sest montr durant lesjournes de grve dans les garessous le slogan Nous vivonsensemble . Les membres EVG ontdistribu aux voyageurs des fruitssecs (symbolisant le fait quils ne fontpas les difficiles) et dautres snacks.Droit de grve protgLes mdias allemands ont qualifi lechef de GDL Claus Weselsky de croquemitaine de la nation et sontmme alls jusqu publier sonadresse et son numro de tlphone.Les Tribunaux ont cependantconfirm que le syndicat GDL asimplement us de son droit de grveconstitutionnel sans en outrepasserles limites. La DB quant elleesprait que les Tribunaux stoppe-raient la grve. La discussion nestpas commune pour la Suisse. Cheznous aussi il y a un syndicat debranche des mcaniciens delocomotives en plus du SEV qui estun syndicat solidaire de toutes lesbranches. Mais les deux syndicats,avec Transfair et lAssociation descadres, forment la Communaut dengociations qui se prsente uniedevant lentreprise des CFF. Lasituation est en fait tout faitdiffrente chez nous: alors quenAllemagne, le syndicat GDLreprsente la majorit des mcani-ciens de locomotives, le SEV est enSuisse le syndicat le plus fort danstous les groupes professionnels. Leprsident Giorgio Tuti le souligne: Pour nous, tous les membres ont lamme valeur, nous obtenons ainsitous ensemble les meilleuresconditions de travail pour tous! pmo/mvTour de force du syndicat allemand des mcaniciens de locomotives: dilemme la DBRGIONS ......5contact.sevN 22/1420 novembre 2014 Notre prochaine chance:soutenir les collgues des TPGqui sont ceux qui subissent leplus violemment les restric-tions budgtaires a appelun des reprsentants syndi-caux devant la foule runie de-vant lHtel de Ville genevois.Vincent Leggiero, prsident dela section SEV-TPG est dail-leurs trs satisfait de la tour-nure des vnements: Ilsvont nous soutenir. Cette ma-nifestation est une russite.Les politiques veulent toucher notre outil de travail, ilsveulent tout rduire. L on r-pond cette attaque frontale .Dans le tract distribu lors dela manifestation, les employsTPG ont soulign quils ne fontpas de choix stratgiques,mais que ce sont eux qui doi-vent les assumer, chaque jour,en prenant leur service. Et, ilsajoutent que cest en dfen-dant nos conditions de travailet en luttant contre les risquesde privatisation que nous d-fendons aussi des prestationsde qualit aux usagers. Pourrappel, la baisse des tarifs vo-te par les Genevois a engen-dr une baisse de recettespour les TPG, que lEtat ne veutpas compenser. Les cons-quences ? Cent postes biffs etune baisse des prestations.Tous solidairesLes retraits TPG taient pr-sents en force lors de la mani-festation, bien dtermins soutenir leurs collgues actifs.Tous les syndicats de la fonc-tion publique et du secteursubventionn ont dnonc lesmesures de restriction qui con-cernent des secteurs trs di-vers. Sur la Place Neuve, lieude la runion avant de monteren Vieille-Ville, on apercevaitdes employs des archives, dela justice, de la police, de len-seignement et des transportspublics bien sr ! La prsencedu SEV-TPG est dailleurs quelque chose de tout neufdans les manifestations ducartel syndical , comme lasoulign un des orateurs. Ladernire manifestation com-mune date en effet dil y a 20ansLe syndicat interprofessionnelde travailleuses et travailleurs(SIT) a indiqu dans un tractdistribu aux passants et auxparticipants: De laveu mmede lancien Conseil dEtat, ilntait plus possible de fairedes efforts defficience suppl-mentaires sans toucher auxprestations elles-mmes. LeConseil dEtat actuel a pour-tant bel et bien dict unebaisse de 1% partout alorsdbrouillez-vous! . Le projetSCORE est galement dans lecollimateur des manifestantsde la fonction publique: il sa-git de la rforme de lensemblede la politique salariale delEtat, rforme qui na gurefait lobjet de ngociations jus-qu prsent. De plus, lUDCdemande que la fonction pu-blique passe 42 heures parsemaine. Le Conseil dEtat nous voitcomme un centre de cots adclar un orateur. Et, enfin,pour expliquer un peu les ris-ques encourus par de tellesdcisions, une citation de Mi-chel Audiard: Quand onlaisse se dgrader les institu-tions, cest le dbut de Baby-lone. La suite, du ct de SEV-TPG,est dsormais connue: le r-sultat de la consultation ayantt, 93% des votants, favo-rable des mesures de lutte,le comit a dcid dappeler un jour darrt de travail, mer-credi 19 novembre 2014. Ctfonction publique, la mobilisa-tion reprendra mi-dcembreavant la votation sur le budget.Texte et photos: Henriette SchaffterManifestation le 12 novembre Genve Touchez pas nos emplois ! Conseillers dEtat,touchez pas nos em-plois , fonction pu-blique TPG unit ,les 350 employs TPGet retraits prsents la manifestation du 12novembre taient d-chans. En tout, ce sontplus de 2000 per-sonnes qui ont participau cortge de la PlaceNeuve lHtel de Ville...Vincent Leggiero, prsident de la section SEV-TPG, ovationn son arrive la tribune devant lHtel de Ville.Dpart du cortge, avec le cartel intersyndical lavant. La foule midi sur la Place Neuve, avant de monter lHtel de Ville. ......6 INTERVIEW contact.sevN 22/1420 novembre 2014 contact.sev: Avant dentrerau SEV en 1985, tu as tra-vaill aux CFF. Comment es-devenu cheminot?Rolf Rubin: Je suis arriv auxCFF en choisissant mon mtier.Jai commenc un apprentis-sage lexploitation Rap-perswil en 1971. Mon objectiftait de devenir contrleur,mais finalement jai repousset a ne sest jamais donnpour diverses raisons. Jai tou-jours apprci le monde deschemins de fer et je voyage en-core souvent en train. Jai tou-jours t fascin par lexploita-tion, il y a tant de choses faire fonctionner en mmetemps afin que les trains circu-lent lheure... Choisirais-tu nouveau lemme mtier aujourdhui?Pas vraiment, car cest un m-tier qui est sur le dclin actuel-lement aux CFF. Le personnelouvrier des CFF, comme le per-sonnel de la manuvre, nejouit pas dune bonne imagemme sil fournit un bon bou-lot par nimporte quel temps et24 heures sur 24. Il nest pasreconnu pour ce quil fait. Jetrouve cela vraiment dom-mage. Tu sigais au comit de tasection ainsi qu la com-mission centrale RPV entant que militant. As-tu fr-quent des cours syndicaux cette priode-l?Oui, bien sr. Jallais aux se-maines de formation de la RPVet du SEV et en 198384, jaifrquent l cole syndicale ,ce qui correspond aujourdhuiau cycle de formation moven-do de gestion et dvelop-pement des organisations syn-dicales chez movendo. Celadurait deux fois quatre se-maines. Aux CFF, on avait alorsle droit une semaine de for-mation chaque deux ans. Jeprenais donc des vacancespour suivre ces cours et je re-cevais du SEV, qui payait lescours, un ddommagementpour perte de salaire. Si javaisd payer une taxe dinscrip-tion, comme aimerait le de-mander maintenant le comitSEV, je naurais gure pu mepermettre cette formation entant que jeune papa avec deuxenfants. Ctait une belle exp-rience pour moi et je trouve im-portant que le SEV puisse conti-nuer offrir de telles possibilits ses militants engags. Pourquoi es-tu devenu syn-dicaliste professionnel en1985?En tant quemploy au postedirecteur Zurich, il ny avaitpas beaucoup de perspectivesdavenir pour moi, et jai doncpos ma candidature lorsquunposte de responsable de la do-cumentation et de la chancel-lerie a t mis au concours. Avais-tu une affinit particu-lire pour ce genre de tches?Pas vraiment au dpart. Je mesuis fait confiance et jai pensquavec une certaine logiqueet systmatique, ncessairesgalement dans la manuvre,je pouvais prtendre faire monjob. a ma convenu et a sestbien pass. Combien de temps es-tu res-t la chancellerie du SEV?Du 1er octobre 1985 jusquen2006, anne lors de laquelle jesuis devenu responsable dusoutien des autorits du SEV,qui correspond au poste actuelde secrtaire gnral du SEV.Il ny avait alors pas encore defiches et on a mis cela enplace, puis lorsque les ordina-teurs sont arrivs, on a labordes banques de donnes lec-troniques. Jai appris sur le tas,car jaime bien a. Linforma-tique cest lordre, la logique etla systmatique, tout commela chancellerie. Et cela me plattoujours autant. Lorganisation des Archives la cave, cest de toi?Jai repris la tche, lai assumjusquen 2006 et en partie re-nouvel, comme a se fait tou-jours. Je suis devenu ga-lement, en 1997, secrtaire dela commission de rvision desstatuts du SEV. Puis on a pu-bli le petit livre rouge dinfor-mations pour les personnes deconfiance (jusquen 2006). En1999, jai repris lorganisationdes rcoltes de signatures. Onrcoltait lpoque des signa-tures pour quatre initiatives enmme temps, et nous obte-nions suffisamment de signa-tures pour trois, car nous pou-vions compter sur beaucoupde militants. Durant les dernires an-nes, tu as galement orga-nis les manifestations duSEV...Cela fait partie du cahier destches du secrtaire gnral. A ce poste, tu as vcu detrs prs la rorganisationdes organes du SEV au d-but 2010*: celle-ci a-t-ellefait ses preuves?Ce fut un pas dans la bonne di-rection, et mme un grand pas.Cest la premire rforme desstructures de milice qui a rus-si durant toutes les annesque jai passes au SEV. Le co-mit a maintenant trouv saplace. Bien sr, il reste un po-tentiel damlioration, surtouten matire de culture des d-bats. On devrait parler ouver-tement des problmes, dis-cuter plus ouvertement. Quels problmes?Je me pose la question suivan-te: sommes-nous bien organi-ss linterne? Car nous per-dons des membres depuis desannes. Nous pouvons effec-tuer un virage maintenant avecle coaching de sections, maisle recrutement des membresest central et le potentiel estl. On ne doit pas forcmentchercher de nouveaux grou-pements, il y a lintrieurmme des CFF de gros do-maines o de nombreux colla-borateurs ne sont pas syndi-qus, par exemple la Venteou dans le personnel adminis-tratif, o ceux qui sont enga-gs sont difficiles recruter.Leffectif des CFF est nouveauen train de remonter et nousdevrions gagner des membres.Il est galement important degarder un pied dans les so-cits filles des CFF, comme Ti-Le 31 octobre, ctait le dernier jour de travail de Rolf Rubin en tant que secrtaire de lorganisation. Du-rant toute sa carrire, un fil rouge a domin: son got et son talent pour lordre et la logique. Sommes-nous bienorganiss linterne ? Que ce soit la manuvre, la chancellerie ou comme secrtaire de lorganisation, Rolf Rubin aimait la systmatique..Rolf Rubin dans sa tche de se-crtaire du comit fdratif SEVen avril 2009.Rolf Rubin, n le 16 novembre1954, a grandi HombrechtikonZH. En 1971, il commence unapprentissage demploydexploitation la gare deRapperswil. Il passe ensuite lamanuvre Dietikon, atravaill entre autres la garecentrale de Zurich puis au postedirecteur. Il a commenc travailler pour le SEV en 1985.Membre du syndicat depuis1973, il sige au comit RPVZurich ds 1980, devientsecrtaire de la commissioncentrale RPV ds 1981, puisvice-prsident central.Rolf se rjouit de passerdsormais plus de temps avecson pouse (qui continuera travailler 60 %), se rjouit defaire de la randonne, du ski etdes voyages. Ils habitent Briswil BE et leurs deuxenfants sont adultes. Leshobbys de Rolf: le jardinage,lquipe des Young Boys, laphotographie et linformatique(banques de donnes).BIO...... 7 INTERVIEWcontact.sevN 22/1420 novembre 2014lo ainsi que les diffrentesfractions des CFF, conservernos membres et en recruterdautres. Le recul des mem-bres a des effets sur les finan-ces du SEV. Cest aussi pour aquil faut se poser des ques-tions sur la structure actuelle. Comment cela?On doit se demander si cestencore juste que chaque sec-tion et sous-fdration ait sapropre caisse et fortune, et silargent provenant de la cotisa-tion gnrale des membres quiy est vers est utilis effica-cement. Le paysage syndicalchange aussi normment. Sion ne veut pas tre dpass, ilfaut adapter les structures, sedemander si les structuresexistantes sont encore lesbonnes. Le comit devrait avoirle courage daborder de tellesquestions. Car refuser de dis-cuter ne mne jamais au but.Les discussions peuventamener des solutions quinamnent pas forcment unvirage 180 degrs. Comment as-tu vcu les dis-cussions sur la fusion avecle syndicat de la communi-cation, entre 2006 et 2008?Jai appris que la discussionpeut parfois tre refuse , avecun simple non. Rtrospecti-vement, on peut dire quil n-tait pas faux de dire non. Maison ne peut pas refuser la dis-cussion sur des questions aus-si essentielles. Que penses-tu des rapportsentre les militants et lesprofessionnels du SEV?Nous avons une bonne struc-ture de milice. Cest une desforces du SEV, qui le diffren-cie des autres syndicats. Il estaussi important que les mili-tants aient la responsabilit ducomit et quils soient seulshabilits voter. Serait-il possible que chaquesous-fdration ait un prsi-dent central professionnel,poste financ par les cotisa-tions des membres, commecest le cas AS?Ce nest gure possible dansles sous-fdrations de moinsde 2000 membres. On a djparl dune professionnalisa-tion partielle, dune rductiondu temps de travail auprs delemployeur de 20 % pour leprsident central, et dunpaiement du manque gagnerpar le SEV. Mais lorsque le pr-sident central remet son man-dat, on ne peut lui garantir uneraugmentation de son tempsde travail, en tous cas pasdans le mme domaine. Et ilfaut dire que les exemptionspour le travail syndical sonttoujours plus difficiles obte-nir. En 2009, le SEV est devenuofficiellement, en langue al-lemande, syndicat et nonplus association: quest-cequi se cache derrire cechangement de nom?Lre des CCT a amen une au-tre faon de voir les choses.Avant, lorsquon avait la loi surles fonctionnaires, les ngocia-tions salariales taient menespar lassociation fdrativedes employs de la Confdra-tion, pour toutes les rgies f-drales. Le rsultat tait va-lable pour tous, sans que nosmembres aient quoi que cesoit dire.Seul le comit directeur pou-vait sexprimer ce propos.Maintenant il y a une CCT, quidoit tre accepte par la Conf-rence CCT, et les ngociationssalariales doivent tre accep-tes par la commission CCT.Les dlgus CCT peuvent ac-cepter ou refuser les rsultatsdes ngociations. La responsa-bilit est donc pass entre lesmains des militants, toutcomme au comit SEV. Cestune nouveaut essentielle. Cette anne, sur mandat ducomit, tu as encore partici-p un groupe de travail surla mobilisation et laborune directive de 5 pages.Quest-ce qui est le plus im-portant dans la mobilisa-tion, par exemple pour unemanifestation?Que nous puissions motiverles responsables de sectionset les personnes de confiance y prendre part, emmenerleurs proches et leurs coll-gues ainsi qu mobiliser dansleurs sections, afin quil y ait leplus de participants possible.Pour cela il faut chercher ladiscussion face face. Ce quiest galement important: lecontrolling, savoir appelerceux dont on na pas eu denouvelles. Il faut suivre unplanning strict. Nous avons ef-fectu cela strictement en2009 lors de la grande mani-festation pour lassainissementde la caisse de pensions CFFpar la Confdration. Ce quinous a alors aid fortement: lefait que les membres ont biensenti quil en allait de leursrentes. Lorsquun thme tou-che les membres de prs, ilsparticipent et cela est possiblegrce notre structure de mi-lice. Il faut mobiliser tout lemonde, tous les niveaux.Interview: Markus Fischer/Hes* Jusquen 2009, le comit fd-ratif, compos de plus de 30personnes, se runissait deuxfois par anne et le comit di-recteur, incluant les prsidentscentraux, dix fois. Depuis 2010,la direction syndicale se limite la gestion oprative et ne secompose plus que de profes-sionnels (prsidence et admi-nistrateur des finances), qui serunissent une fois par se-maine. Hormis le Congrs, lau-tre organe stratgique est le co-mit SEV, qui se runit dix foispar anne et qui est compos dedeux reprsentants de chaquesous-fdration et dun repr-sentant de chaque commission.Les membres de la direction nyont pas le droit de vote.On doit se demander si cest encore juste quechaque section et sous-fdration ait sa proprecaissemaLors de la manifestation SEV et USS en septembre 2013 Berne. Alexander EggerRolf Rubin a organis quatre Congrs ici avec le prsident du SEV et le prsident du Congrs.......6 INTERVIEW contact.sevN 22/1420 novembre 2014 contact.sev: Avant dentrerau SEV en 1985, tu as tra-vaill aux CFF. Comment es-devenu cheminot?Rolf Rubin: Je suis arriv auxCFF en choisissant mon mtier.Jai commenc un apprentis-sage lexploitation Rap-perswil en 1971. Mon objectiftait de devenir contrleur,mais finalement jai repousset a ne sest jamais donnpour diverses raisons. Jai tou-jours apprci le monde deschemins de fer et je voyage en-core souvent en train. Jai tou-jours t fascin par lexploita-tion, il y a tant de choses faire fonctionner en mmetemps afin que les trains circu-lent lheure... Choisirais-tu nouveau lemme mtier aujourdhui?Pas vraiment, car cest un m-tier qui est sur le dclin actuel-lement aux CFF. Le personnelouvrier des CFF, comme le per-sonnel de la manuvre, nejouit pas dune bonne imagemme sil fournit un bon bou-lot par nimporte quel temps et24 heures sur 24. Il nest pasreconnu pour ce quil fait. Jetrouve cela vraiment dom-mage. Tu sigais au comit de tasection ainsi qu la com-mission centrale RPV entant que militant. As-tu fr-quent des cours syndicaux cette priode-l?Oui, bien sr. Jallais aux se-maines de formation de la RPVet du SEV et en 198384, jaifrquent l cole syndicale ,ce qui correspond aujourdhuiau cycle de formation moven-do de gestion et dvelop-pement des organisations syn-dicales chez movendo. Celadurait deux fois quatre se-maines. Aux CFF, on avait alorsle droit une semaine de for-mation chaque deux ans. Jeprenais donc des vacancespour suivre ces cours et je re-cevais du SEV, qui payait lescours, un ddommagementpour perte de salaire. Si javaisd payer une taxe dinscrip-tion, comme aimerait le de-mander maintenant le comitSEV, je naurais gure pu mepermettre cette formation entant que jeune papa avec deuxenfants. Ctait une belle exp-rience pour moi et je trouve im-portant que le SEV puisse conti-nuer offrir de telles possibilits ses militants engags. Pourquoi es-tu devenu syn-dicaliste professionnel en1985?En tant quemploy au postedirecteur Zurich, il ny avaitpas beaucoup de perspectivesdavenir pour moi, et jai doncpos ma candidature lorsquunposte de responsable de la do-cumentation et de la chancel-lerie a t mis au concours. Avais-tu une affinit particu-lire pour ce genre de tches?Pas vraiment au dpart. Je mesuis fait confiance et jai pensquavec une certaine logiqueet systmatique, ncessairesgalement dans la manuvre,je pouvais prtendre faire monjob. a ma convenu et a sestbien pass. Combien de temps es-tu res-t la chancellerie du SEV?Du 1er octobre 1985 jusquen2006, anne lors de laquelle jesuis devenu responsable dusoutien des autorits du SEV,qui correspond au poste actuelde secrtaire gnral du SEV.Il ny avait alors pas encore defiches et on a mis cela enplace, puis lorsque les ordina-teurs sont arrivs, on a labordes banques de donnes lec-troniques. Jai appris sur le tas,car jaime bien a. Linforma-tique cest lordre, la logique etla systmatique, tout commela chancellerie. Et cela me plattoujours autant. Lorganisation des Archives la cave, cest de toi?Jai repris la tche, lai assumjusquen 2006 et en partie re-nouvel, comme a se fait tou-jours. Je suis devenu ga-lement, en 1997, secrtaire dela commission de rvision desstatuts du SEV. Puis on a pu-bli le petit livre rouge dinfor-mations pour les personnes deconfiance (jusquen 2006). En1999, jai repris lorganisationdes rcoltes de signatures. Onrcoltait lpoque des signa-tures pour quatre initiatives enmme temps, et nous obte-nions suffisamment de signa-tures pour trois, car nous pou-vions compter sur beaucoupde militants. Durant les dernires an-nes, tu as galement orga-nis les manifestations duSEV...Cela fait partie du cahier destches du secrtaire gnral. A ce poste, tu as vcu detrs prs la rorganisationdes organes du SEV au d-but 2010*: celle-ci a-t-ellefait ses preuves?Ce fut un pas dans la bonne di-rection, et mme un grand pas.Cest la premire rforme desstructures de milice qui a rus-si durant toutes les annesque jai passes au SEV. Le co-mit a maintenant trouv saplace. Bien sr, il reste un po-tentiel damlioration, surtouten matire de culture des d-bats. On devrait parler ouver-tement des problmes, dis-cuter plus ouvertement. Quels problmes?Je me pose la question suivan-te: sommes-nous bien organi-ss linterne? Car nous per-dons des membres depuis desannes. Nous pouvons effec-tuer un virage maintenant avecle coaching de sections, maisle recrutement des membresest central et le potentiel estl. On ne doit pas forcmentchercher de nouveaux grou-pements, il y a lintrieurmme des CFF de gros do-maines o de nombreux colla-borateurs ne sont pas syndi-qus, par exemple la Venteou dans le personnel adminis-tratif, o ceux qui sont enga-gs sont difficiles recruter.Leffectif des CFF est nouveauen train de remonter et nousdevrions gagner des membres.Il est galement important degarder un pied dans les so-cits filles des CFF, comme Ti-Le 31 octobre, ctait le dernier jour de travail de Rolf Rubin en tant que secrtaire de lorganisation. Du-rant toute sa carrire, un fil rouge a domin: son got et son talent pour lordre et la logique. Sommes-nous bienorganiss linterne ? Que ce soit la manuvre, la chancellerie ou comme secrtaire de lorganisation, Rolf Rubin aimait la systmatique..Rolf Rubin dans sa tche de se-crtaire du comit fdratif SEVen avril 2009.Rolf Rubin, n le 16 novembre1954, a grandi HombrechtikonZH. En 1971, il commence unapprentissage demploydexploitation la gare deRapperswil. Il passe ensuite lamanuvre Dietikon, atravaill entre autres la garecentrale de Zurich puis au postedirecteur. Il a commenc travailler pour le SEV en 1985.Membre du syndicat depuis1973, il sige au comit RPVZurich ds 1980, devientsecrtaire de la commissioncentrale RPV ds 1981, puisvice-prsident central.Rolf se rjouit de passerdsormais plus de temps avecson pouse (qui continuera travailler 60 %), se rjouit defaire de la randonne, du ski etdes voyages. Ils habitent Briswil BE et leurs deuxenfants sont adultes. Leshobbys de Rolf: le jardinage,lquipe des Young Boys, laphotographie et linformatique(banques de donnes).BIO...... 7 INTERVIEWcontact.sevN 22/1420 novembre 2014lo ainsi que les diffrentesfractions des CFF, conservernos membres et en recruterdautres. Le recul des mem-bres a des effets sur les finan-ces du SEV. Cest aussi pour aquil faut se poser des ques-tions sur la structure actuelle. Comment cela?On doit se demander si cestencore juste que chaque sec-tion et sous-fdration ait sapropre caisse et fortune, et silargent provenant de la cotisa-tion gnrale des membres quiy est vers est utilis effica-cement. Le paysage syndicalchange aussi normment. Sion ne veut pas tre dpass, ilfaut adapter les structures, sedemander si les structuresexistantes sont encore lesbonnes. Le comit devrait avoirle courage daborder de tellesquestions. Car refuser de dis-cuter ne mne jamais au but.Les discussions peuventamener des solutions quinamnent pas forcment unvirage 180 degrs. Comment as-tu vcu les dis-cussions sur la fusion avecle syndicat de la communi-cation, entre 2006 et 2008?Jai appris que la discussionpeut parfois tre refuse , avecun simple non. Rtrospecti-vement, on peut dire quil n-tait pas faux de dire non. Maison ne peut pas refuser la dis-cussion sur des questions aus-si essentielles. Que penses-tu des rapportsentre les militants et lesprofessionnels du SEV?Nous avons une bonne struc-ture de milice. Cest une desforces du SEV, qui le diffren-cie des autres syndicats. Il estaussi important que les mili-tants aient la responsabilit ducomit et quils soient seulshabilits voter. Serait-il possible que chaquesous-fdration ait un prsi-dent central professionnel,poste financ par les cotisa-tions des membres, commecest le cas AS?Ce nest gure possible dansles sous-fdrations de moinsde 2000 membres. On a djparl dune professionnalisa-tion partielle, dune rductiondu temps de travail auprs delemployeur de 20 % pour leprsident central, et dunpaiement du manque gagnerpar le SEV. Mais lorsque le pr-sident central remet son man-dat, on ne peut lui garantir uneraugmentation de son tempsde travail, en tous cas pasdans le mme domaine. Et ilfaut dire que les exemptionspour le travail syndical sonttoujours plus difficiles obte-nir. En 2009, le SEV est devenuofficiellement, en langue al-lemande, syndicat et nonplus association: quest-cequi se cache derrire cechangement de nom?Lre des CCT a amen une au-tre faon de voir les choses.Avant, lorsquon avait la loi surles fonctionnaires, les ngocia-tions salariales taient menespar lassociation fdrativedes employs de la Confdra-tion, pour toutes les rgies f-drales. Le rsultat tait va-lable pour tous, sans que nosmembres aient quoi que cesoit dire.Seul le comit directeur pou-vait sexprimer ce propos.Maintenant il y a une CCT, quidoit tre accepte par la Conf-rence CCT, et les ngociationssalariales doivent tre accep-tes par la commission CCT.Les dlgus CCT peuvent ac-cepter ou refuser les rsultatsdes ngociations. La responsa-bilit est donc pass entre lesmains des militants, toutcomme au comit SEV. Cestune nouveaut essentielle. Cette anne, sur mandat ducomit, tu as encore partici-p un groupe de travail surla mobilisation et laborune directive de 5 pages.Quest-ce qui est le plus im-portant dans la mobilisa-tion, par exemple pour unemanifestation?Que nous puissions motiverles responsables de sectionset les personnes de confiance y prendre part, emmenerleurs proches et leurs coll-gues ainsi qu mobiliser dansleurs sections, afin quil y ait leplus de participants possible.Pour cela il faut chercher ladiscussion face face. Ce quiest galement important: lecontrolling, savoir appelerceux dont on na pas eu denouvelles. Il faut suivre unplanning strict. Nous avons ef-fectu cela strictement en2009 lors de la grande mani-festation pour lassainissementde la caisse de pensions CFFpar la Confdration. Ce quinous a alors aid fortement: lefait que les membres ont biensenti quil en allait de leursrentes. Lorsquun thme tou-che les membres de prs, ilsparticipent et cela est possiblegrce notre structure de mi-lice. Il faut mobiliser tout lemonde, tous les niveaux.Interview: Markus Fischer/Hes* Jusquen 2009, le comit fd-ratif, compos de plus de 30personnes, se runissait deuxfois par anne et le comit di-recteur, incluant les prsidentscentraux, dix fois. Depuis 2010,la direction syndicale se limite la gestion oprative et ne secompose plus que de profes-sionnels (prsidence et admi-nistrateur des finances), qui serunissent une fois par se-maine. Hormis le Congrs, lau-tre organe stratgique est le co-mit SEV, qui se runit dix foispar anne et qui est compos dedeux reprsentants de chaquesous-fdration et dun repr-sentant de chaque commission.Les membres de la direction nyont pas le droit de vote.On doit se demander si cest encore juste quechaque section et sous-fdration ait sa proprecaissemaLors de la manifestation SEV et USS en septembre 2013 Berne. Alexander EggerRolf Rubin a organis quatre Congrs ici avec le prsident du SEV et le prsident du Congrs.......8 SOUS-FDRATIONScontact.sevN 22/1420 novembre 2014Philippe Chambovey, prsidentde la section, et son comit, ontaccueilli les reprsentants ro-mands en altitude, sous unbeau soleil, mme si lam-biance au sein des TPC nestpas si clmente, comme lontbien montr les discours desreprsentants syndicaux.Philippe Grobty, premier ora-teur et syndic de la communedOrmont-Dessus, a remerciles cheminots de stre battuspour lASD, qui a russi ds-enclaver la rgion et a contri-bu son dveloppement. On agalement donn la parole Claude Oreiller, directeur desTPC, et Frdric Borloz, prsi-dent du CA des TPC et syndicdAigle, qui ont soulign tousdeux limportance des CCT leurs yeuxTISA, OFT 2030, etc.Jean-Christophe Schwaab, con-seiller national vaudois, a misen garde les participants contrela privatisation des transportsrgionaux prvue par la Conf-dration via la Vision de lOFT2030: Il va falloir se battre.Une telle privatisation entrane-rait une pjoration du service,une explosion des unions tari-faires, ferait augmenter les ta-rifs et pjorer les conditions detravail. Il ne faut pas oublierselon lui que beaucoup detentatives de privatisations ontabouti sur un refus du peuplecar on peut donner notre avis.Beaucoup nous envient cettepossibilit. Schwaab a aussidnonc le fameux accord Tisa.Non seulement les ngocia-tions sur laccord sont menesdans le plus grand secret, maisles rsultats devront aussi tretenus secrets durant les 5 an-nes qui suivront les dlibra-tions! Cest une belle salo-perie dont personne ne parle!On prvoit mme un tribunalarbitral secret O est la d-mocratie dans tout a? . Heu-reusement, Jean-Claude Coch-ard a profit de la rencontrepour organiser une rcolte designatures pour la ptition con-tre Tisa. On est l pour vous aider Barbara Spalinger, vice-prsi-dente SEV, a dclar que lesmilitants veulent tre fiers deleur entreprise. Cest prcieux,car cette fiert garantit un bonservice! Les employeurs de-vraient eux aussi tre fiers deleurs employs . Elle a abor-d aussi bien sr la vision delOFT 2030: Je ne comprendspas lOFT qui mconnat ainsitotalement le succs du sys-tme actuel. Linfrastructure,qui cote trs cher dans lestransports publics, serait priseen charge par lEtat pour quedes privs puissent faire duprofit! . Elle est revenue sur lessalaires minimums, fixs d-sormais pour les bus mais en-core attendus pour le traficmarchandises: Ces salairesminimums sont tablis sur labase des CCT. Si vous avez desproblmes (message latten-tion de la direction, suite unlicenciement abusif et un non-respect de la CCT cadre Vaud)dans lapplication des CCT,nous sommes l pour vousaider. La pratique des CCT,cest nous! Gilbert DAlessandro, prsi-dent central VPT, a appel lesparticipants voter, lors deslections fdrales 2015, pourles gens qui les dfendront! Sil y a concurrence dans lestransports publics, plus per-sonne ne se mettra daccordsur les horaires. Les rgionspriphriques risquent de per-dre beaucoup. Nuria Gorrite,conseillre dEtat vaudoise, estentre en matire avec desmots forts, concernant la priva-tisation des transports rgio-naux: Il sagit de lubies rpti-tives de quelques technocratesbernois mais aussi dune gran-de partie du parlement fd-ral. Elle a soulign limpor-tance des transports publicsdans le cur des Vaudois, quiont bien compris, selon elle,quil en va de la cohsion can-tonale et du lien social.Un grand merciAprs lexpos traditionnel (voirencadr), plusieurs personnesont t remercies en fin das-semble: Deborah Balicki, an-cienne secrtaire syndicale de lasection, Danile Dachauer, an-cienne vice-prsidente VPT etOlivier Barraud, qui vient dequitter sa fonction de secrtairesyndical et qui a encadr la sec-tion TPC ds 2006. Les partici-pants ont pu ensuite profit dedbattre entre eux, lors des tra-ditionnels apros et repas quiont suivi. Les organisateursavaient mme prvu des stands lextrieur de la Maison desCongrs, avec fromage de LEti-vaz, produits du terroir vaudoiset dgustation de vins de Bex.Tout pour une belle journeVPT! Henriette SchaffterLASD (Aigle-Sepey-LesDiablerets) ftant ses100 ans cette anne, lasection TPC Plaine duRhne a profit de loc-casion pour organiserla journe VPT romandeaux Diablerets, qui aruni 200 militants. La pratique, cest nous ! Journe VPT romande aux Diablerets le 8 novembreHesDe gauche droite: Baptiste Morier, Philippe Chambovey, Marc-Henri Brlaz et Jacques Vallet.Aprs la partie officielle, il aaussi t question dautoges-tion avec Jacques Valletco-fondateur de la Librairie duBoulevard Genve, voici plusde 40 ans. Je commets djun impair puisque norma-lement dans lautogestion cestle collectif qui parle . Le tonest donn. Pas de patron, pasde hirarchie, un salaire horairesemblable pour tous. Celanous a pos quelques pro-blmes, mais on a trouv unesolution en donnant unesemaine de vacances de plus ceux qui ont 20 ans deservice , raconte-t-il.Pour cet Ajoulot septuagnaire,lautogestion se rinvente enpermanence. Il ny a pas dedogme, pas de certitude. Lalibrairie du Boulevard est le fruitde cet idal galitaire etJacques Vallet de citerProudon: La proprit cest levol. Avec son pouse, ilslancent lide dune cooprativepour racheter le kiosque duBoulevard au dbut des annes70. Nous voulions mettre disposition de la population desrevues non diffuses. MmeLibration ntait pas dispo-nible en kiosque. La librairiedu Boulevard est une exp-rience dautogestion o lesdifficults se rglent lors desrunions du lundi. En 40 ans, une seule reprise, il a fallu faireappel un mdiateur , prciseBaptiste Morier. Quen dit-lasalle? Valrie Solano, secr-taire syndicale SEV Genve,dvoquer la priode o lesemploys des TPG faisaienttourner lentreprise eux seuls.Autre question: des employsdevraient-ils pouvoir sigerdans les conseils dadministra-tion? Globalement, lesinterventions entenduesprivilgient la prsence descollgues dans un CA. Certainsregrettent donc que lesemploys ne puissent pasforcment y siger. Dautresestiment que certains conseilsdadministration nont passuffisamment de pouvoir ousont trop loigns des ralitsdu terrain. Certains CA ont tprofessionnaliss si bien quonretrouve les mmes conseillersdans plusieurs CA avec pourconsquence un cot degestion qui a explos, a-t-on puentendre. vboCONFRENCEDBATLautogestion en question avec Jacques ValletSOUS-FDRATIONS ......9contact.sevN 22/1420 novembre 2014 Les DiableretsLa journe VPT en images: des rires et des larmes ..... .... ..Les divers stands de produits du terroir ont t vivement apprcis par les parti-cipants.Emotion pour le secrtaire syndical Olivier Barraud, remerci par Philippe Lore-tan, Damian Comtesse et Philippe Chambovey, les artificiers TPC de cette journe.Barbara Spalinger a subtilement invit les TPC faire confiance aux juristes duSEV pour lapplication de la CCT cadre Vaud que lentreprise pitine.Ah la vente des billets de la tombola! Un rituel ncessaire pour le financementde cette journe mi-srieuse, mi-festive .....Jean-Claude Cochard a rcolt de nombreuses signatures contre TISA.Lassemble a adopt deux rsolutionssamedi 8 novembre: la premire rejetant lavision 2030 de lOFT. Les participantsexigent une vision axe sur les fondementsdu service public, soit ralise par lacollectivit et sous sa responsabilit.Lassemble a aussi apport son soutien la section SEV-TPG qui se bat contre lasuppression de nombreux postes de travail,le maintien des acquis des retraits etcontre la hausse de la sous-traitance.Non la vision OFTDe nombreuses photos de lajourne VPT sont sur notre siteinternet. www.sev-online.chINFO......10 DOSSIER contact.sevN 22/1420 novembre 2014endant que ses parentstaient au travail, elledevait rester seule lamaison et lorsque le soleil bril-lait, elle se couchait sur le soldu balcon de sorte quon ne lavoie pas, se souvient la filledun immigr dans le court-m-trage de lUSS Interdits et ca-chs des enfants de saison-niers racontent . Je ne peuxplus voir de tapis , raconte lefils dun saisonnier dans sonappartement qui en est dpour-vu. Autrefois, il passait sesjournes jouer sur le tapis, ensilence. LUSS met ainsi en lu-mire par ce film ( voir sur lesite www.uss.ch) les cons-quences refoules du statut desaisonnier aboli le 1er juin2002, lorsquest entre en vi-gueur la libre circulation despersonnes entre la Suisse etP lUnion europenne, qui rgleloctroi de permis de sjour decourte dure pour les citoyensde lUE. Le statut de saisonnierinterdisait le regroupement fa-milial, dabord compltement,puis durant les quatre pre-mires annes passes enSuisse.Le film, projet en ouverturede la journe des migrants, araviv de sombres souvenirs etcraintes chez les quelque 50participants. Car aujourdhui,aprs le oui linitiative contrelimmigration de masse pse lamenace dun retour une r-glementation aussi inhumaine.Une situation susceptibledempirer si le 30 novembre lepeuple devait approuver lIni-tiative Ecopop, avertit le prsi-dent du SEV Giorgio Tuti (voirci-dessous). Votez non, sivous en avez le droit, et ame-nez les gens de votre entourage glisser un non dans lurne. La Romandie lavant-gardeCet exemple montre que lestangers nont pas voix au cha-pitre sur le plan fdral sur desobjets qui les concernent pour-tant directement. Par contre, ilsont le droit de signer des pti-tions aux trois niveaux politi-ques national, cantonal etcommunal comme la rappellanimateur de la journe, ArneHegland en introduction de lapartie ddie la Participa-tion politique . Les trangerstablis depuis quelques an-nes dans leur commune ont ledroit de vote et dlections surle plan communal dans lescantons de FR, JU, GE, NE etVD, sans avoir partout le droitdligibilit. JU et NE leur ac-cordent aussi leurs droits poli-tiques sur le plan cantonal. Ensuisse almanique au con-traire, le droit de vote etdlection ne sont octroysque dans certaines communesde trois cantons: AR, BS et GRpermettent leurs communesdaccorder des droits politi-ques aux trangers. Les trangers sont aussi unpilier important de notre so-cit et devraient participer ac-tivement sa construction ,indique Arne Hegland. Ils ontdautres moyens que les droitspolitiques et nous voulons lesles rendre attentifs ce sujetavec cette journe. Nan-moins, toutes les communes etcantons devraient rendre pos-sible la participation politi-que. Intgrer plutt quexclureLa dpute au Grand conseil fri-bourgeois dorigine italienne etnaturalise, membre de la com-mission pour lintgration desmigrant-e-s, Giovanna Garg-hentini, a expliqu pourquoinombre de migrant-e-s ne de-mandent pas la naturalisationalors quils sjournent depuisplusieurs annes en Suisse:Beaucoup estiment que la pro-cdure de naturalisation sestdurcie dans divers lieux cesdernires annes, soit trop in-quisitrice, soit trop chrono-phage et trop onreuse. Nom-breux sont ceux qui estimentque laccs la citoyennet de-vrait tre automatique aprs uncertain nombre dannes pas-ses en Suisse. En outre, plu-sieurs pays nautorisent tou-jours pas la double nationalit,lItalie et lEspagne si. Les cantons qui accordent lesdroits politiques aux trangersmisent sur une politique dint-gration inclusive afin de grerla pluralit sociale, et tendentvers une conception novatricede la citoyennet , indiqueGarghentini, citant un des pas-sages de ltude ralise parRosita Fibbi en 2012, pour leForum suisse pour ltude desmigrations et de la population.Dans Lvolution des droitspolitiques des trangres etdes trangers en Suisse quelle signification du point devue de la citoyennet? , RositaFibbi renvoie larticle 37 de laConstitution, alina 1: A la ci-toyennet suisse, toute per-sonne ayant un droit de citcommunal et le droit de cit ducanton. La relative jeune exprience enmatire de droits politiquesdes trangers montre que leurparticipation aux scrutins estplutt basse: lors des lectionsJourne SEV des migrants du 8 novembre sur le thme Mes droits dans la socit Dsireux de faonner la socitLors de la journe des migrants 2014, le thme phare ntait pas pour une fois le droit du travail oules assurances sociales. Non, il a t question de leurs droits politiques et de leurs possibilits de parti-ciper activement la construction de leur environnement. Aprs tant dannes de passivit, jai maintenantune norme faim de participeractivement la socit!Isabel ZubietaFiGiovanna Garghentini.FiLe prsident SEV Giorgio Tutiexplique que si linitiative Eco-pop tait accepte le 30 no-vembre prochain, cela mettraitun terme aux accords bilat-raux avec lUE de manire dfi-nitive. Ce serait aussi la fin desmesures daccompagnementsur la libre circulation des per-sonnes qui protgent tous lestravailleurs de Suisse du dum-ping. Avec une limitation delimmigration 0,2 % de la po-pulation existante (soit quelque16 000 personnes) on devraitchercher ailleurs la mainduvre ncessaire pour tra-vailler en Suisse. Cela augmen-terait les quotas de frontalierset de saisonniers (ce qui am-nerait aussi plus de trafic). Et ilne manquerait plus quun paspour que soit rintroduit le sta-tut de saisonnier avec interdic-tion de faire venir sa famille, cequi est la limite dtre inhu-main. Les trangers, avec desconditions de travail aussi pr-caires, seraient facilement in-fluenables de peur de perdreleur emploi, mais ils ne seraientpas les seuls touchs, les salai-res et les conditions de travailde tous les travailleurs seraientaussi mis sous pression. La findes bilatrales laisserait planerdes craintes parmi les employ-eurs galement et les placesde travail seraient mises endanger. Vouloir protger lenvi-ronnement en limitant limmig-ration et prendre les trangerspour des boucs missaires, ce-la nest pas la bonne solutionpour Giorgio Tuti. Il faut pluttutiliser les ressources de ma-nire plus adapte! FiECOPOP DOMMAGEABLE POUR TOUS...... 11 DOSSIERcontact.sevN 22/1420 novembre 2014communales genevoises de2007, ils ntaient que 26%dentre eux faire usage deleurs droits contre 40% chezles Suisses. Aux lections com-munales fribourgeoises de2006 et 2001, la participationdes trangers na pas t parti-culirement leve, mme si en2011 elle tait peine plushaute que cinq ans auparavant.Cette faible participation sex-plique selon Garghentini par lancessit pour les trangersdapprendre dabord commentlon vote et on lit pour quecela devienne une habitude. Labarrire de la langue joue aussiun rle. Chaque voix compte Giovanni Giarrana, membre dela Commission de migrationdUNIA, explique cet absten-tionnisme ainsi: Beaucoup dese demandent: Pourquoi in-vestir du temps? Les Suissesdcident de toute faon commeils le veulent! Mais cest uneconclusion errone car de lasorte le rsultat des urnes peutencore tre pire. Garghentini lance le mme ap-pel, car chaque voix compte .Les trangers ne votent gnra-lement pas plus gauche ni au-trement que les Suisses.Il ne faut pas pour autant sous-estimer les consquences indi-rectes des droits politiques: Grce eux, les politiquessintressent aux migrant-e-s et leurs demandes. Dans son expos, Patrycja Sa-charuk, du service daccompa-gnement des trangers du can-ton de Ble-Ville, a affirm queles trangers peuvent in-fluencer leur environnement entant actifs dans des associa-tions (ou dans des syndicatscomme le SEV). Et ces or-ganes peuvent ensuite indirec-tement influencer la lgislationcar ils sont rgulirement in-vits participer des consul-tations. Le travail bnvole apporteaussi normment peu im-porte quil soit formel par lebiais dune association ou in-formel par laction dans sonvoisinage, genre table de midi. On apprend connatre desgens et on se cre un rseau.En Suisse, le travail bnvoleest trs apprci et on peut endemander la confirmation pourle faire figurer dans son CV. A linstar dOsman Osmani, Al-banais du Kosovo qui na ja-mais regrett son norme en-gagement bnvole pour lesmigrants de son pays. Cela luivaut dtre bien connu des m-dias et des politiques. Arriv en1983 en tant que demandeurdasile, il a travaill entre autredans la gastronomie, dans lin-dustrie et en tant quagent detrain. Il a accompagn trs acti-vement des migrant-e-s dansdes associations. Aprs avoirsuivi une formation psycho-so-ciale, il la aussi fait de manireprofessionnelle. Naturalis en1999, il a t lu au Parlementcantonal schaffousois en 2005.Dans des groupes de travail,les participant-e-s ont abordleur vcu. La discrimination, lcole ou au travail, a t vo-que. Lapprentissage de lalangue du pays daccueil esttrs important pour la carrireet lintgration, qui ne doit pasFi Nous nous projetons fortement en nos enfants , a relev Paolo Tuzzi, animateur du groupe des Latins ( droite avec les lunettes). Pour sa propre intgration, chaque en-fant serait important.Suite en page 12FiPatrycja Sacharuk.Maria Riggi estvenue lajourne desmigrants avec sonmari Angelo, unretrait des CFF,parce que le thme des droitsdans la socit lintresse, demme que les autres interviews.Elle est venue lge de 18 ansen Suisse, soit il y a plus de 40ans. Aujourdhui, elle effectueencore trois heures de nettoyagepar jour chez Roche, auparavantctaient encore six. Avant cela,elle emballait des mdicaments.La langue tait un problme maispas pour trouver du travail chezRoche. Chez nous il y a beaucoupdItaliens , luia-t-on dit lpoque.Pour LawrenceIgbeta lallemandtait aussi un problme, cestpourquoi il a suivi des cours.Arriv en 2006 du Nigeria, il estouvrier spcialis aux Ateliersindustriels dOlten. Il a constatque de nombreux Suisses ont peurde perdre leur emploi cause destrangers. Nous effectuonscependant aussi des travauxmoins priss et apportons notreexprience. Danilo Rakovac a apprislallemand au contact descollgues de travail. En 1984, 22ans, il quitte la Serbie pour laSuisse avec ses parents. Depuis1990, il est mcanicien aux CFF,aujourdhui catgorie A Lucerne.Il na pas eu de problme spci-fique en tant quemigrant. La journedes migrants estloccasion de fairedes rencontres. Je voulais avanttout savoir ce quemon syndicat faitpour les migrant-e-s et contre laxnophobie ,indique Frdric Nouchi. arrivde France en 1989. Il na pasconnu de problme dintgration.Conducteur de tram aux TPG, il estmembre du comit de la sectionSEV-TPG. Fi/vboDeux questions aux participants: Pourquoi es-tu venu? Et quels problmes rencontres-tu ou as-tu rencontrs?Fi FiFi Fi......10 DOSSIER contact.sevN 22/1420 novembre 2014endant que ses parentstaient au travail, elledevait rester seule lamaison et lorsque le soleil bril-lait, elle se couchait sur le soldu balcon de sorte quon ne lavoie pas, se souvient la filledun immigr dans le court-m-trage de lUSS Interdits et ca-chs des enfants de saison-niers racontent . Je ne peuxplus voir de tapis , raconte lefils dun saisonnier dans sonappartement qui en est dpour-vu. Autrefois, il passait sesjournes jouer sur le tapis, ensilence. LUSS met ainsi en lu-mire par ce film ( voir sur lesite www.uss.ch) les cons-quences refoules du statut desaisonnier aboli le 1er juin2002, lorsquest entre en vi-gueur la libre circulation despersonnes entre la Suisse etP lUnion europenne, qui rgleloctroi de permis de sjour decourte dure pour les citoyensde lUE. Le statut de saisonnierinterdisait le regroupement fa-milial, dabord compltement,puis durant les quatre pre-mires annes passes enSuisse.Le film, projet en ouverturede la journe des migrants, araviv de sombres souvenirs etcraintes chez les quelque 50participants. Car aujourdhui,aprs le oui linitiative contrelimmigration de masse pse lamenace dun retour une r-glementation aussi inhumaine.Une situation susceptibledempirer si le 30 novembre lepeuple devait approuver lIni-tiative Ecopop, avertit le prsi-dent du SEV Giorgio Tuti (voirci-dessous). Votez non, sivous en avez le droit, et ame-nez les gens de votre entourage glisser un non dans lurne. La Romandie lavant-gardeCet exemple montre que lestangers nont pas voix au cha-pitre sur le plan fdral sur desobjets qui les concernent pour-tant directement. Par contre, ilsont le droit de signer des pti-tions aux trois niveaux politi-ques national, cantonal etcommunal comme la rappellanimateur de la journe, ArneHegland en introduction de lapartie ddie la Participa-tion politique . Les trangerstablis depuis quelques an-nes dans leur commune ont ledroit de vote et dlections surle plan communal dans lescantons de FR, JU, GE, NE etVD, sans avoir partout le droitdligibilit. JU et NE leur ac-cordent aussi leurs droits poli-tiques sur le plan cantonal. Ensuisse almanique au con-traire, le droit de vote etdlection ne sont octroysque dans certaines communesde trois cantons: AR, BS et GRpermettent leurs communesdaccorder des droits politi-ques aux trangers. Les trangers sont aussi unpilier important de notre so-cit et devraient participer ac-tivement sa construction ,indique Arne Hegland. Ils ontdautres moyens que les droitspolitiques et nous voulons lesles rendre attentifs ce sujetavec cette journe. Nan-moins, toutes les communes etcantons devraient rendre pos-sible la participation politi-que. Intgrer plutt quexclureLa dpute au Grand conseil fri-bourgeois dorigine italienne etnaturalise, membre de la com-mission pour lintgration desmigrant-e-s, Giovanna Garg-hentini, a expliqu pourquoinombre de migrant-e-s ne de-mandent pas la naturalisationalors quils sjournent depuisplusieurs annes en Suisse:Beaucoup estiment que la pro-cdure de naturalisation sestdurcie dans divers lieux cesdernires annes, soit trop in-quisitrice, soit trop chrono-phage et trop onreuse. Nom-breux sont ceux qui estimentque laccs la citoyennet de-vrait tre automatique aprs uncertain nombre dannes pas-ses en Suisse. En outre, plu-sieurs pays nautorisent tou-jours pas la double nationalit,lItalie et lEspagne si. Les cantons qui accordent lesdroits politiques aux trangersmisent sur une politique dint-gration inclusive afin de grerla pluralit sociale, et tendentvers une conception novatricede la citoyennet , indiqueGarghentini, citant un des pas-sages de ltude ralise parRosita Fibbi en 2012, pour leForum suisse pour ltude desmigrations et de la population.Dans Lvolution des droitspolitiques des trangres etdes trangers en Suisse quelle signification du point devue de la citoyennet? , RositaFibbi renvoie larticle 37 de laConstitution, alina 1: A la ci-toyennet suisse, toute per-sonne ayant un droit de citcommunal et le droit de cit ducanton. La relative jeune exprience enmatire de droits politiquesdes trangers montre que leurparticipation aux scrutins estplutt basse: lors des lectionsJourne SEV des migrants du 8 novembre sur le thme Mes droits dans la socit Dsireux de faonner la socitLors de la journe des migrants 2014, le thme phare ntait pas pour une fois le droit du travail oules assurances sociales. Non, il a t question de leurs droits politiques et de leurs possibilits de parti-ciper activement la construction de leur environnement. Aprs tant dannes de passivit, jai maintenantune norme faim de participeractivement la socit!Isabel ZubietaFiGiovanna Garghentini.FiLe prsident SEV Giorgio Tutiexplique que si linitiative Eco-pop tait accepte le 30 no-vembre prochain, cela mettraitun terme aux accords bilat-raux avec lUE de manire dfi-nitive. Ce serait aussi la fin desmesures daccompagnementsur la libre circulation des per-sonnes qui protgent tous lestravailleurs de Suisse du dum-ping. Avec une limitation delimmigration 0,2 % de la po-pulation existante (soit quelque16 000 personnes) on devraitchercher ailleurs la mainduvre ncessaire pour tra-vailler en Suisse. Cela augmen-terait les quotas de frontalierset de saisonniers (ce qui am-nerait aussi plus de trafic). Et ilne manquerait plus quun paspour que soit rintroduit le sta-tut de saisonnier avec interdic-tion de faire venir sa famille, cequi est la limite dtre inhu-main. Les trangers, avec desconditions de travail aussi pr-caires, seraient facilement in-fluenables de peur de perdreleur emploi, mais ils ne seraientpas les seuls touchs, les salai-res et les conditions de travailde tous les travailleurs seraientaussi mis sous pression. La findes bilatrales laisserait planerdes craintes parmi les employ-eurs galement et les placesde travail seraient mises endanger. Vouloir protger lenvi-ronnement en limitant limmig-ration et prendre les trangerspour des boucs missaires, ce-la nest pas la bonne solutionpour Giorgio Tuti. Il faut pluttutiliser les ressources de ma-nire plus adapte! FiECOPOP DOMMAGEABLE POUR TOUS...... 11 DOSSIERcontact.sevN 22/1420 novembre 2014communales genevoises de2007, ils ntaient que 26%dentre eux faire usage deleurs droits contre 40% chezles Suisses. Aux lections com-munales fribourgeoises de2006 et 2001, la participationdes trangers na pas t parti-culirement leve, mme si en2011 elle tait peine plushaute que cinq ans auparavant.Cette faible participation sex-plique selon Garghentini par lancessit pour les trangersdapprendre dabord commentlon vote et on lit pour quecela devienne une habitude. Labarrire de la langue joue aussiun rle. Chaque voix compte Giovanni Giarrana, membre dela Commission de migrationdUNIA, explique cet absten-tionnisme ainsi: Beaucoup dese demandent: Pourquoi in-vestir du temps? Les Suissesdcident de toute faon commeils le veulent! Mais cest uneconclusion errone car de lasorte le rsultat des urnes peutencore tre pire. Garghentini lance le mme ap-pel, car chaque voix compte .Les trangers ne votent gnra-lement pas plus gauche ni au-trement que les Suisses.Il ne faut pas pour autant sous-estimer les consquences indi-rectes des droits politiques: Grce eux, les politiquessintressent aux migrant-e-s et leurs demandes. Dans son expos, Patrycja Sa-charuk, du service daccompa-gnement des trangers du can-ton de Ble-Ville, a affirm queles trangers peuvent in-fluencer leur environnement entant actifs dans des associa-tions (ou dans des syndicatscomme le SEV). Et ces or-ganes peuvent ensuite indirec-tement influencer la lgislationcar ils sont rgulirement in-vits participer des consul-tations. Le travail bnvole apporteaussi normment peu im-porte quil soit formel par lebiais dune association ou in-formel par laction dans sonvoisinage, genre table de midi. On apprend connatre desgens et on se cre un rseau.En Suisse, le travail bnvoleest trs apprci et on peut endemander la confirmation pourle faire figurer dans son CV. A linstar dOsman Osmani, Al-banais du Kosovo qui na ja-mais regrett son norme en-gagement bnvole pour lesmigrants de son pays. Cela luivaut dtre bien connu des m-dias et des politiques. Arriv en1983 en tant que demandeurdasile, il a travaill entre autredans la gastronomie, dans lin-dustrie et en tant quagent detrain. Il a accompagn trs acti-vement des migrant-e-s dansdes associations. Aprs avoirsuivi une formation psycho-so-ciale, il la aussi fait de manireprofessionnelle. Naturalis en1999, il a t lu au Parlementcantonal schaffousois en 2005.Dans des groupes de travail,les participant-e-s ont abordleur vcu. La discrimination, lcole ou au travail, a t vo-que. Lapprentissage de lalangue du pays daccueil esttrs important pour la carrireet lintgration, qui ne doit pasFi Nous nous projetons fortement en nos enfants , a relev Paolo Tuzzi, animateur du groupe des Latins ( droite avec les lunettes). Pour sa propre intgration, chaque en-fant serait important.Suite en page 12FiPatrycja Sacharuk.Maria Riggi estvenue lajourne desmigrants avec sonmari Angelo, unretrait des CFF,parce que le thme des droitsdans la socit lintresse, demme que les autres interviews.Elle est venue lge de 18 ansen Suisse, soit il y a plus de 40ans. Aujourdhui, elle effectueencore trois heures de nettoyagepar jour chez Roche, auparavantctaient encore six. Avant cela,elle emballait des mdicaments.La langue tait un problme maispas pour trouver du travail chezRoche. Chez nous il y a beaucoupdItaliens , luia-t-on dit lpoque.Pour LawrenceIgbeta lallemandtait aussi un problme, cestpourquoi il a suivi des cours.Arriv en 2006 du Nigeria, il estouvrier spcialis aux Ateliersindustriels dOlten. Il a constatque de nombreux Suisses ont peurde perdre leur emploi cause destrangers. Nous effectuonscependant aussi des travauxmoins priss et apportons notreexprience. Danilo Rakovac a apprislallemand au contact descollgues de travail. En 1984, 22ans, il quitte la Serbie pour laSuisse avec ses parents. Depuis1990, il est mcanicien aux CFF,aujourdhui catgorie A Lucerne.Il na pas eu de problme spci-fique en tant quemigrant. La journedes migrants estloccasion de fairedes rencontres. Je voulais avanttout savoir ce quemon syndicat faitpour les migrant-e-s et contre laxnophobie ,indique Frdric Nouchi. arrivde France en 1989. Il na pasconnu de problme dintgration.Conducteur de tram aux TPG, il estmembre du comit de la sectionSEV-TPG. Fi/vboDeux questions aux participants: Pourquoi es-tu venu? Et quels problmes rencontres-tu ou as-tu rencontrs?Fi FiFi Fi......12 DOSSIERcontact.sevN 22/1420 novembre 2014La journe des migrants duSEV a t organise par Susan-ne Frischknecht du secrtariatrgional de Zurich et par le se-crtaire de la commission demigration, Arne Hegland. Ilvoque les raison dtre de lajourne et le travail de la Com-mission. Arne, es-tu satisfait de ldi-tion 2014?Oui, trs content car nousavons vcu une journe trspassionnante et varie avecdes intervenants engags etcomptents. Je suis aussi heu-reux de la mixit des partici-pants: des migrants et desSuisses de tous les coins depays, principalement naturel-lement des collgues SEV,mais aussi certains membresde syndicats amis. Jai t im-pressionn par la concentra-tion et lattention des partici-pants, ainsi que par leurimplication notammentlaprs-midi, durant les ate-liers. Je pense que noussommes tout prs du but decette journe soit informerles collgues de leurs droits etles encourager les dfendre.Si quelquun se demande par-fois ce quil peut faire pouramliorer le quotidien de lacollectivit, et agit de manireconsquente, alors on a mmeplus quatteint notre but etdonnons un signal clair ltatdesprit goste croissant. Combien y a-t-il de mem-bres la Commission desmigrants et comment tra-vaille-t-elle?Une douzaine de membres si-gent la commission. Malheu-reusement, toutes les sous-f-drations ny sont pas encorereprsentes. Nous accueille-rions volontiers des collgues hommes ou femmes de laZPV, de la VPT et de la PV. LaCommission se rencontre 4 6fois par anne lors de journesentires. Elles se droulent soitau secrtariat central soit surles divers lieux de service desmembres. On parle des thmessyndicaux et politiques actuelssous langle de la migration.Nous travaillons aussi sur unthme qui sera approfondi lorsdune retraite de deux jours.Nos dlgus dans divers or-ganes le comit SEV ou laconfrence CCT CFF par exem-ple rapportent ce qui y estdiscut et nous discutons aveceux de ce qui est spcifique auxmigrant-e-s et auquel il fauttre attentif. Quelles ont t les autresactivits de la Commissioncette anne, hormis la jour-ne des migrants? Et quelssont les projets pour 2015?La Commission se demande surquels thmes elle souhaite plan-cher. Que voulons-nous attein-dre et comment? Quelle est lacontribution de chaque membrede la Commission et quellessont ses raisons dy siger?Quels sont les buts de chacun etquels sont ceux de la Commis-sion? Outre ces questions de re-cherche didentit, la Commis-sion a intensivement travaillaux thmatiques davenir. Aprsavoir trait des droits et despossibilits en Suisse, la Com-mission veut largir son horizongographique. Avec un regardau-del des frontires, divers as-pects devraient tre tudis:conomiques, sociaux, dorgani-sation politique, juridiques oupeut-tre philosophiques. Lethme de 2015 nest pas encoredtermin avec prcision. LaCommission souhaiterait aussiun jour se pencher sur le travailtransfrontalier. Un sujet contro-vers lintrieur du syndicat.Mais cest justement pour aquil faut en parler. Fi/vboInterview dArne Hegland. Il aborde les buts de la journe des migrants et le travail de la Commission de migrationLe but: informer et encourager participerFiArne Hegland ( droite) et le confrencier Osman Osmani.tre confondue avec lassimila-tion. Plus un migrant sentirasa culture respecte, plus ilsouvrira la culture du paysdaccueil , souligne GiovannaGarghentini en citant lcrivainfranais dorigine libanaiseAmin Maalouf. En fin de jour-ne, lassemble a mandat laCommission de migration pourquelle fasse une propositionau Congrs. Le SEV devrait avec dautres syndicats ven-tuellement examiner la possi-bilit doffrir des services(comme des cours de langues)favorisant la participation desmigrant-e-s. Markus Fischer/vboSuite de la page 11Ds lge de deuxans, lEspagnoleIsabel Zubieta at spare de samre qui tait venuetravailler en Suisseet quelle navait pasle droit demmener son enfant avec elle (enraison de la lgislation espagnole).A 16 ans, Isabel Zubieta a pourtant ralli laSuisse contre son gr. Elle a travaillpendant 21 ans comme femme de mnage,fond une famille et a eu de nombreuxjoyeux moments, mais pourant je ne mesentais partie intgrante de la socit . Ellea donc rejoint lEspagne 37 ans, o ellesest dabord sentie comme une trangre.Elle a pourtant ralis un souhait de longuedate, celui de combattre les injustices. Ainsi,elle sest retrouve elle-mme. Elle a reprisdes tudes et aid des migrant-e-s. Lors-quelle est revenue en Suisse voici cinq ans, 41 ans, elle a d refaire une demande depermis de sjour, comme si elle navait pasvcu 21 ans ici, sa mre 22 et sa fille 15. Ctait comme si je navais plus dhistoire.Et pourtant je me suis dit que je ne voulaisplus avoir peur, que javais un droit ici. Ellesengagea alors dans une association defemmes, dans une association de quartier etau Conseil des parents. Aujourdhui, elleparticipe aussi un projet de mentoringpolitique en faveur de cfd, lOng fministepour la paix. Elle considre le travailbnvole comme trs enrichissant, mme sila reconnaissance ne correspond pastoujours lengagement et que la collabora-tion avec les autorits prend pas maldnergie. Aprs tant dannes de passivit,jai maintenant une norme faim departiciper activement la socit! Fi/vboINFOIsabel Zubieta ou lart de devenir active dans la socit..Arne Hegland est de preNorvgien venu en Suisse pourtudier. Sa mre est ne Zurichde mre allemande et de presocio-dmocrate zurichois. Arneest n Zurich puis a migr enNorvge lorsque la famille achang ses plans pour le travailde son pre. Ainsi, Arne a suivi lapremire anne scolaire enNorvge avant de terminer sascolarit dans les Grisons. Lestrois fils adultes dArne sont uncondens de mixit entre le nordet le sud de lEurope, leur mretant Italienne de deuximegnration.BIOPOLITIQUE DES TRANSPORTS ......13contact.sevN 22/1420 novembre 2014Le corridor RhinAlpes estentr en service lors du der-nier changement dhoraire(voir Dossier dans contact.sevn 14/14). Il existe toutefoisde nombreux obstacles jus-qu sa mise en service com-plte: au nord, il manque desamnagements de tronons,en Suisse notamment le corri-dor 4 mtres, et en Italie destrains insuffisamment longsainsi que des terminaux lacapacit trop faible pour letrafic combin non accompa-gn.Les premiers sillons attribusdepuis une anne montrentdes effets positifs: pour 2015,13 entreprises de chemins defer ont dpos 222 dossierspour sillons. Il y a eu des con-flits entre Cologne et Mann-heim sur le territoire allemandainsi quentre Ble et Domo-dossola, o la demande taitplus forte que loffre. Au Sim-plon, il na pas t possible detrouver des alternatives pourtoutes les situations.Aprs une anne dexploita-tion, le directeur de BLS Cargo,Dirk Stahl, a dress un premierbilan lors dun voyage depresse Gnes: Ce qui estcritique cest loctroi parallledes sillons transfrontaliers etnationaux. Les sillons interna-tionaux ne sont vraiment utilesque si eux aussi peuvent treoctroys dans lespace de 30jours et pas uniquement an-nuellement. Cest en outredrangeant que le 4 mtres duSimplon nait pas encore saplace dans les rgles doctroi.Des cots supplmentairesviennent grever les budgetsdes entreprises en raison dedirectives pour divers types delocomotives pour ETCS Level 2ds mi-2015 au Gothard et dsmars 2016 au Ltschberg.Deux axes de longs trainsUlrich Schffeler, directeur dudveloppement de rseau au-prs de BLS Netz, relve quelaxe du Simplon/Ltschbergrestera aussi important aprslouverture du tunnel de basedu Gothard: On ne peut r-pondre la hausse de la de-mande attendue quavec deuxaxes de transit de marchandi-ses complets. Laxe Ltsch-berg/Simplon permet de des-servir de manire directelimportante rgion cono-mique entre Turin et Milan.Avec une charge comparable-ment faible, cet axe peut treclairement plus utile pour letrafic 4 mtres et peut tre re-hauss de quelque 80 sillonspar jour. Le tunnel de base duLtschberg est aussi importantpour dautres raisons: Destrains plus longs de 650 740 mtres sont ncessairespour augmenter la productivitdu corridor et par ce biais sacomptitivit par rapport laroute , explique Heinz Pulfer(ex-BLS), qui est consultantpour le corridor. Les solutionsexistent, seul le financementde lordre de 160 230 mil-lions de francs nest pasassur.Selon Thomas Isenmann, di-recteur de Trasse.ch, lorganedattribution des sillons, il fautassurer une plus haute prioritaux demandes daccs au r-seau national suisse pour queles trains des entreprises puis-sent rouler jusqu des garessuisses depuis le corridor etvice versa. De meilleures of-fres de sillons sont aussi sou-haites, notamment pour destronons voisins comme parexemple entre les rives droiteet gauche du corridor AlpesRhin de Ble la France pourrejoindre les ports de Belgiqueet de Hollande. Mais le bilandIsenmann est clair: Mon bilan est positif, car lecorridor encourage la collabo-ration des exploitants de lIn-frastructure, exerce une pres-sion sur la coordination etlharmonisation, qui facilitentles processus et au final fontbaisser les cots des trans-ports par rail. Kurt Metz/vboLe corridor RhinAlpespour les trains marchan-dises doit apporter unecontribution essentielleau transfert modal. Il nya pas de manque pour lechargement, pourtantmme aprs louverturedu tunnel de base duGothard subsisteront denombreux obstacles.Encore des obstacles vers le sudTrafic marchandises nordsudHansjrg EggerRalpin est cliente du corridor avec lautoroute roulante . La gare de chargement de Novara.Le corridor RhinAlpes promet une croissance du tra-fic sur rails. Quel impact cela aura-t-il sur lemploi?Les propos de Michail Stahlhut de CFF Cargo Interna-tional font rflchir: Une rduction du temps de par-cours li louverture du tunnel de base du Gothardengendre une baisse du temps de travail. Nous nepouvons pas prdire la quantit de trafic. Lamliora-tion de la productivit sur les rails augmente le poten-tiel de transfert modal, qui a pour consquence unehausse du nombre de trains et donc de mcaniciens. Chez CFF Cargo International la formation de mcani-ciens en plusieurs phases va dbuter en janvier 2015avec les connaissances de lignes munies du systmeECTS. Dirk Stahl de BLS Cargo compte lui aussi, grce une augmentation de la comptitivit du rail, surune hausse du nombre de trains marchandises sur lecorridor: Nous aurons donc vraisemblablementbesoin de davantage de mcaniciens. Toutefois, cette hausse du besoin ne sera pas linaireen raison de la hausse de lefficacit des lignes deplaines. BLS Cargo part du principe que le marchsuisse sera clairement plus permable aux mcani-ciens trangers. Cest pourquoi nous attendons quela comptitivit des mcaniciens suisses soit misesous pression. DB Schenker ne se prononce pas surce thme pour linstant. kmFaut-il davantage de mcaniciens?Pour Martin Brunner, directeur de DB Schenker Suisse, le corridorAlpesRhin est extrmement important: Plus de 13 000 de nos trainspassent chaque anne par la Suisse et dj 55 % par laxe du Gothard,un chiffre en croissance continuelle, tant pour les wagons isols quepour le trafic combin. Cest pourquoi DB plaide pour une stratgie plusieurs en ce quiconcerne la traction, afin dutiliser les atouts de chaque entreprise dechemin de fer. Avec la mise en place dun lment des NLFA, onassiste un glissement des paramtres maximaux des charges, deslongueurs, comme des temps de parcours. Le concept de circulationne changera toutefois fondamentalement quavec la ralisation ducorridor 4 mtres, estime Brunner.Le point de vue allemandNos oreilles se dressent enentendant les propos du chef deBLS-Cargo: lui aussi sattend une pression accrue sur lesconditions de travail lors delouverture du tunnel de base duGothard. Pour le SEV, les chosessont claires: ce moment-l,une CCT cadre devra rgir letrafic marchandises interne etde transit. Les tractations sont nouveau en cours, mais ungrand pas doit encore tre faitpour protger les conditions detravail suisses.CCT imprativeCOMMENTAIRELe groupe GoldenPass exploite entre autre le Montreux Oberland Bernois (MOB) ainsi que dautres rseaux ferroviaires et installations touristiques situsentre le lac Lman et lOberland bernois.Ingnieur(e) / Chef(fe)de Projets en Installations de Scurit (IS)Domaine ferroviaireVos tches : Conduire des projets dans le domaine des IS en particulier et dansle domaine lectrique Participer la dfinition de lvolution de la stratgie des IS Jouer le rle de support de niveau 2 pour des drangements complexes Garantir la veille technologique des installations existantesVotre profil : Bonnes connaissances des Installations de Scurit ferroviaires Une exprience de quelques annes dans le domaine ferroviaire Au moins 3 ans dexprience en tant que Chef de Projets Une aptitude travailler seul et en quipe pluridisciplinaire Une personnalit responsable, flexible, autonome et rigoureuse La dtention du permis de conduire est requise Langue maternelle franaise ou allemande avec de bonnes connaissancesde lautre langue.Pour tout renseignement complmentaire, vous pouvez vous adresser M. Pascal Billieux : p.billieux@goldenpass.ch ou au numro de tlphone :(021) 989 81 20.Si vous vous reconnaissez dans ce profil et souhaitez rejoindre une quipemotive et en pleine expansion, nhsitez pas adresser votre dossier decandidature avec CV, copies de diplmes, certificats et photo rcente, jusquau30 novembre 2014 au GoldenPass Administration, case postale 1426, 1820Montreux 1.SOUS-FDRATIONS ......15contact.sevN 22/1420 novembre 2014La section AS Ouest existe de-puis bientt une anne. Et, sibeaucoup de membres neviennent pas aux assembles,cest nous daller eux ex-plique Ren Zrcher, co-prsi-dent du comit. Ils taientcinq pour se rendre aux gui-chets et au poste directeur Genve, ainsi quaux guichetsde Nyon et Morges : les deuxco-prsidents Ren Zrcher etGeorges Stanescu, DanielFroidevaux, secrtaire syndi-cal SEV ainsi quElena Obres-chkow, coach des sections etNicole Bangerter, apprentie ausecrtariat central du SEV Berne.Lide du comit tait de semontrer, montrer quon existeet que, mme aprs la fusiondes sous-fdrations SBV etVPV, on ne sest pas loignsdes gens , explique Ren Zr-cher. La journe a t locca-sion dengranger trois nou-velles adhsions, certes, maisle but tait aussi, pour le co-prsident, de se prsenter,dcouter les inquitudes, lesproblmes des membres,mais aussi des non-membres,ne serait-ce que savoir pour-quoi ils nentrent pas au syn-dicat . On y va aussi pourprendre note des frustrations.Au poste directeur Genve,certains sont mcontents dela future migration Lau-sanne. Une solution a certest trouve pour chacun, maisplus ou moins satisfaisante. Exprience renouvelerLe fait dtre accompagns parles secrtaires syndicaux esttrs apprci, puisque ce sontdes professionnels qui en con-naissent unbout sur lac-tualit syndi-cale et quipeuvent r-pondre denombreusesquestions detoutes sor-tes.Ce genre de journe porte tou-jours ses fruits et cest pour-quoi AS Ouest va remettre aen 2015 : On a bien sentique les gens taient contentsde notre visite .A noter que les 1100 mem-bres de la section sont cordia-lement invits lassembledautomne qui aura lieu le 21novembre 18 h 30 au restau-rant Htel de la Gare Mou-tier.Henriette SchaffterAS Ouest a men unejourne de visite de ser-vices Genve, Nyon etMorges, le mercredi 5novembre. La journeavait pour but daller larencontre des membres,de les couter et leurprsenter la section.Un pas en direction des membresAS Ouest : la rencontre des membresHesLes discussions sont toujours nourries lors de ce genre de visitessur le terrain.HesGeorges Stanescu et Daniel Froidevaux, avec deux employs de laVente Morges. Le courant a t rtabli entre la directionRH de transN et le SEV (voir contact.sevn21). Le partenariat social est dsormaismieux dfini et lapplication de la CCT estau cur des proccupations des deuxparties.Le directeur Finances, administration &Ressources humaines, Cdric Aubry, seflicite du cadre qui vient dtre tabliavec le secrtaire syndical SEV Jean-Pierre Etique: Les ngociations salarialesreprennent le 21 novembre et lami-dcembre nous nous retrouverons pourdiscuter des points amliorer danslapplication de la CCT transN. Surtout,nous avons dcid que ds lanneprochaine des rencontres bimestriellesauraient lieu entre le SEV et moi. La mise en place de ces sances dmon-tre la volont des partenaires sociaux detendre vers un dialogue harmonieux. Unpartenariat social en pleine volution quine va pas de soi dans une entreprise issuede la fusion de deux entits distinctes. Ce partenariat social est important pournous, mais il faut du temps pour le mettreen place car il sinscrit dans une dmar-che de cration de culture dentrepriseunique. La fusion remonte juin 2012.Cest relativement jeune. Cette cultureunique est aussi valable pour le partena-riat social avec le SEV. Or, le partenariatsocial tait rellement diffrent avant lafusion, selon les visions des deuxentreprises. Dans le pass, la porte taitsouvent ferme pour le SEV. Dsormais,on ne veut pas travailler comme a ,conclut Cdric Aubry.Vivian BolognaCollaboration entre SEV et direction RH mieux dfinieTRANSNAGENDA......16contact.sevN 22/1420 novembre 2014PensionnsMardi9 dcembre11 h 15Htel des com-munes Geneveys/ Coffrane PV NuechtelAssemble des membresDs 11h15, apro facultatif - 12h dner. Menu:spcialit brsilienne Le RodizioPrix: 40 sans les boissons. Caf offert par la sec-tion.14h30: Projection documentaire de la rgion parR.Schwab. Le comit compte sur votre prsence.Les membres-amis et les pouses sont bienve-nus. Pour le dner, inscriptions obligatoires jus-quau 5 dcembre auprs de Michel Quartier, VydEtra 52, 2000 Neuchtel au 032 753 53 70.Le comitMardi9 dcembre10 h 30UOGplace des Grottes3 PV GenveFte de NolNol approche, la fivre des cadeaux trouvervous a dj gagns, que cest difficile davoirune ide pour chacun Offrez-vous donc, vous-mme, le cadeau dun moment de camara-derie et damiti !Aprs la crmonie de remise des diplmes auxjubilaires, nous continuerons par lapritif vers11 h 30. Le repas suivra vers 12 h 15: Jos nousconcocte un trs bon menu. Malheureusementnotre ami Andr Balmer nest plus et nous re-penserons tous ses glaces. Mais, il y auraquand mme un dessert et Roger Wyss assurerala partie musicale avec son ensemble champ-tre. Le nombre de places est limit, inscrivez-vous rapidement aux n de tl. 022 796 33 50 ou022 794 06 50, avec rpondeur. Dernier dlaijeudi 4 dcembre. Une participation financirede 15 fr par personne sera encaisse sur place(apritif, entre, repas, dessert, caf et une bou-teille de 5 dl de vin pour 2 personnes). Ce prixcomprend un geste de solidarit la veille deNol, en faveur des plus dmunis. Nous vous en-caisserons 2 fr. et la caisse de section doublerale montant. Ceux qui ont oubli de commanderleur agenda SEV 2015 pourront lacheter direc-tement auprs du caissier.Merci dapporter votre bonne humeur, commechaque anne.Le comitMercredi10 dcembre14 hSalle des Can-tons du buffet dela gare de Lau-sanne PV-VaudNol de la sectionChres et chers collgues, le comit de la sec-tion a le plaisir de vous inviter participer no-tre traditionnelle fte de Nol.A cette occasion, nous aurons le plaisir dho-norer tous les jubilaires SEV 2014, pour 40, 50,60 et 70 ans de socitariat. Laprs-midi seraagrmente par les productions des Cuivres duTalent et du Jodlerclub Edelweiss de Lausanne.Comme chaque anne, un petit message de cir-constance vous sera apport par le collguePierre-Alain Combremont et pour rjouir vos pa-pilles, des friandises et boissons vous tendrontles bras.Nous nous rjouissons de vous voir nombreux cette sympathique rencontre.Pour votre info, les courses de la section 2015,sont fixes au 3 juin et 16 septembre.A toutes celles et ceux qui ne pourraient treprsents le 10 dcembre, nous souhaitons doreset dj, une bonne fin danne et, vous et vosfamilles, tous nos vux de bonheur et de santpour 2015.Le comitPensionnsMardi25 novembreRestaurantFloridaStuden Amicale des pension-n(e)s du Jura bernoiset de Bienne romandeSortie n 9Comme lanne passe, nous nous rendrons Studen au restaurant Florida afin de bien finirlanne 2014. Bienne: dpart devant le Mariana,(car postal no 74) 11 h 28, Studen Grien arrive11 h 53. Labonnement gnral est valable.Venez nombreux afin de partager ce repas quiest aussi la dernire sortie de lanne. Annon-cez-vous auprs de votre serviteur jusquau24 novembre exclusivement au 076 210 11 09.Merci davance.Votre serviteur: JacquesJeudi4 dcembre11 h 45Caf du JuraBassecourt( 5 minutesde la gare) PV JuraRencontre de Saint-NicolasLe comit se fait un plaisir de vous inviter larencontre de Saint-Nicolas.Le repas de midi est offert par la caisse de sec-tion (boissons votre charge). Animation par lachorale des retraits et musicale avec trompetteet cor des Alpes, sans oublier notre traditionnelloto. Vous serez trs aimables dapporter un lotpour le loto. Quelques biscuits ou cakes serontles bienvenus. Davance un grand merci. Veuillezs.v.p. vous inscrire jusquau samedi 29 novembre2014 auprs du prsident P. Ackermann, tl. 032422 48 35 ou courriel: pack@bluewin.ch.Avec les amicales salutations du comit.Oscar SchaubJeudi4 dcembre14 hRestaurantRomandBienne PV Biel/BienneFte de la Saint-NicolasNous vous invitons cordialement notre rencon-tre amicale de la fte de la St.-Nicolas. Aprs laremise des diplmes dhonneur pour les 40, 50,60, 70 et 80 ans de socitariat SEV aux ayantsdroit prsents, le pasteur Eric Geiser, aumnierau centre hospitalier de Bienne, nous mettradans lambiance du temps de lAvent et de Nol.Ensuite, une collation chaude vous sera offertepar la section. Les boissons sont la charge desparticipants. La rencontre sera encadre par deschants du Chur dhommes des cheminots pen-sionns. Le comitJeudi11 dcembreds 11 h 30Salle communaleRue des Petits-EpineysMartigny PV ValaisFte de Nol duBas-ValaisLa salle se trouve 10 minutes pied depuis lagare. Dpart du bus local 11 h 38, arrt PlaceCentrale. Ouverture de la caisse ds 11 h 30.Comme laccoutume : apritif, repas de midien commun, hommage aux jubilaires SEV et laTombola. Le Traiteur de la maison nous concocteun succulent menu.Pour la modique somme de Fr 30. par personne,le comit vous propose lapro, le repas, le caf,un demi litre de vin pour 2 personnes, leau mi-nrale, ainsi que quelques moments de convi-vialit et damiti. Comme toujours, nos compa-gnes et compagnons sont les bienvenus. Alorstoutes et tous la Salle communale, pour passerquelques moments agrables.Aprs le repas nous procderons la remise desinsignes argents pour 25 ans de socitariat auSEV, des insignes dors pour 40 ans de socita-riat au SEV et des diplmes dhonneur aux jubi-laires pour 40, 50 et 60 ans de fidlit au SEV.Chaque membre concern a t invit per-sonnellement. Cette remise sera suivie de notretraditionnelle tombola. Le comit espre unebelle participation. Inscription : auprs de GilbertConus, Rte de la Borette 10, 1890 St-Maurice.Jusquau 6 dcembre au plus tard, au moyen dutalon dinscription qui vous a t envoy au moisde mars dernier ou par tlphone au numro 024485 15 73 / par e-mail gconus@bluewin.ch.G. Conus, secrtaireMardi16 dcembreds 11 h 30Salle de lHtel-restaurantRiver SideBrig-Glis PV Valais/WallisFte de Nol pour leHaut-ValaisInscription jusquau 11 dcembre au moyen dutalon dinscription ou par tlphone au 027 92354 31 ou par e-mail wal.schmid@bluewin.ch.G. Conus, secrtaireBauer Lucie, veuve de Ren, La Chaux-de-Fonds; dcde dans sa 86e anne. PVNeuchtel.Carrard Gabriel, mcanicien de manoeu-vre, St-Sulpice VD; dcd dans sa 80eanne. PV Vaud.Clerc Leo, mcanicien manoeuvre, St-Maurice; dcd dans sa 86e anne. PVValais.Demierre Marie Madeleine,veuve de Raymond, Autavaux; dcdedans sa 89e anne. PV Fribourg.Gendre Yvan, mcanicien de manoeuvre,St-Maurice; dcd dans sa 77e anne.PV Valais.Oberson Georges, conducteur de trac-teur sur rails, Bulle; dcd dans sa 73eanne. PV Fribourg.Reusser Hans, chef-circulation Bienne;dcd dans sa 68e anne. PV Bienne.DcsSECTIONS ......17contact.sevN 22/1420 novembre 2014Le comit central VPT runi ensance les 30 et 31 octobre Interlaken assure la section TPGde son plein soutien dans leurcombat.Martin Ritschard ouvre la sance,il salue tout particulirementHenri Diesch contrleur MOBnouveau membre de la brancherail et Andr Eschkenasoff chefteam des ateliers de Bonigen. Lesdeux jeunes fils de Martin nayantpas lcole ce jour-l sont venussinspirer, le temps de quelquesheures, du mouvement syndical.Une cordiale bienvenue estsouhaite Barbara Spalingervice-prsidente SEV qui nous feralhonneur de participer ces deuxjournes.Notre prsident Gilbert dAlles-sandro se rjouit de la prsencede tous les membres du comit etpropose que nous entrionsdirectement dans le vif du sujet.Le retour du sondage concernantla violence dans les transportspublics est positif, en effet 38sections ont rpondu ce dernier.Au niveau du sondage, la bonnecommunication entre les membresdu comit central et les sectionsdont ils sont le relais a t salue.La journe sur le thme de laviolence prvue en janvier 2015sera reporte en automne.Actualit fdraleDans son projet VISION 2030lOFT veut mettre en concurrenceles entreprises de transport de cepays, la VPT nen veut pas, elle sebattra avec vhmence contrecette vision. Nos conditions detravail sont en jeu, il faut ragircar tous les pouvoirs publics sontattaqus.Le projet Accord sur le com-merce des services plus connusous son acronyme anglais Tisa(Trade in Services Agreement) doitgalement tre combattu. Tisaveut offrir tout le service publicaux privs, coles, hpitaux,transports etc. La Suisse assurequelle ne va pas drguler, maisil faut rester vigilant, la VPT invitetous les membres SEV et leursfamilles signer la ptition quiest actuellement en circulation.Le problme des retraits a aussit voqu lors de notre sance. Ilfaut absolument garder cesmembres au sein de notresyndicat, Felix sen inquite, ceproblme sera discut lors duneprochaine sance SEV.Actualit genevoiseLa politique austre mene contreles employs TPG a occup uneplace importante de notre comit.Aprs le vote positif pour labaisse des tarifs, le gouvernementGenevois menace les employs denombreux licenciement. Ceci estinacceptable, il faut savoir que cemme gouvernement a diminu lafiscalit aux entreprises tran-gres pour un montant de 200millions.La direction TPG propose de fairedes conomies sur le dos dupersonnel, il nen est pas ques-tion, la section TPG ne laccepterapas!Des projets ont t prsents: 68postes en moins en 4 ans; ceciserait couvert par des dpartsnaturels, gel du renchrissementet suppression des avantages auxretraits.Les employs sont en colre, desactions seront menes et le pleinsoutien de la VPT est assur lasection TPG, une rsolution a tadopte lors de notre comit. LeSEV soppose farouchementcontre de telles mesures.Comment faire fonctionnerune section?Un workshop a t organis lorsde notre sance, divis en troisgroupes les membres ont changdes discussions sur la problma-tique de faire fonctionner unesection syndicale.Des membres positifs, un boncomit, un prsident convain-quant, des informations claires,une totale transparence surlactivit syndicale sont deslments qui font vivre unesection avec harmonie. Leprsident ne doit cependant pastre larbre qui cache la fort...Une erreur commise peut mettrebeaucoup de temps trerpare, sil y a un crash au seinde la section il faut le faire savoir,un manque dinformations peutavoir des effets ngatifs sur lefonctionnement. Un comit quinest pas soud ne peut pasconduire correctement une section.Le temps des ngociationssalariales est arriv, dans lanouvelle CCT des CFF lIPAM(indice sur lassurance-maladie)est galement pris en compte. Auvu des fortes augmentations descaisses-maladie en cette findanne 2014, nous pouvonsesprer que lensemble desentreprises prives suivront lavoie des CFF.Dans leur nouvelle CCT les CFFproposent galement 4 modlesde retraite. Le comit central sestaussi pench sur le rfrendumcontre le 2e tube au Gothard,pourquoi ne pas transfrer cetrafic sur le train? Et la protectiondes Alpes? Tous les membres sontinvits, sils ne lont pas encorefait, signer le rfrendum.Cest en remerciant Martin delexcellente organisation de cecomit, de la trs bonne interacti-vit entre les participants queGilbert a mis fin notre sancedautomne.Ren TschantzComit central VPT: soutien total la section TPGSectionsMercredi26 novembre19 h 45Buffet de la GareChteau-dx MOB Golden PassAssemble dautomneLe comit invite les membres lassembledautomne. Les ordres du jour seront affichsdans les espaces personnels. Nous nous rjouis-sons de voir des collgues intresss et nom-breux. Le comitSamedi29 novembre17 h 30Pizzeria le Relaisdu Grand MontLe Mont-s/Lau-sanne RPV Lausanne-gareAssemble dautomneComme le temps passe vite! Il est dj venu letemps de se rassembler notre traditionnelleassemble dautomne. Tous les membres desection RPV Lausanne sont attendus et serontles bienvenus lassemble. Pour lorganisation,veuillez vous inscrire sur la feuille affiche aulocal manuvre de la gare de Lausanne.Mardi2 dcembre16h30Caftria Bachet SEV-TPGAssemble gnraleOrdre du jour: Introduction et bienvenue, com-munications, rapport du prsident, rapport ducaissier, modification dun point du statut desection et validation, situation dans lentreprise,propositions et divers.Votre participation est importante, elle permet-tra davoir des informations sur la situation ac-tuelle et future. Le comitVendredi 5 etsamedi 6 d-cembreLa LcheretteChalet Bel-oiseau VPT Lac LmanAG Caisse dpargne dupersonnel CGNCette assemble sera suivie par un repas. Tousles membres de la caisse dpargne sont cordia-lement invits participer cette assemble.Prix du repas et de la nuit: 80 francs. Inscriptionsjusquau 21 novembre. Dernier versement au 26novembre. Joseph Di MizioSamedi13 dcembre14hMS Lausannequai 1 Gare la-custre dOuchy VPT Lac Lman Vous tes cordialement invits (actifs ou rentiersavec ou sans enfants) participer la journede Larbre de Nol. Je vous attends nombreux!Votre Pre NolLe prsident Jean-Pierre Genevay ouvrecette assemble de prs de 100 per-sonnes et remercie le groupe de corsdes Alpes du Jorat pour leur aubade debienvenue. Il relve les points suivants:La nouvelle carte FIP est arrive, y com-pris le bon de 100.- utiliser jusquau31 mars 2016. CP CFF - mme si le tauxde couverture tait de plus de 105% mi 2014, il nest pas encore suffisantpour entrer en matire pour une aug-mentation des rentes. Le projet de ren-tes variables sous la pression, en parti-culier du SEV, a t abandonn pour lemoment. Lavenir de lhtel Brenscino,en particulier son rendement, fait lobjetdintenses discussions au sein du SEV,mais pour la PV, il nest pas question dele vendre. La PV Vaud soppose la pro-position doctroyer une prime de 50.-pour le recrutement des veuves.Ct assurances, depuis 2012, lensem-ble du portefeuille SEV assurances, ycompris le personnel, a t repris parHelvetia. Cette volution permet doffrirune palette plus large des produitsdassurance (mnage, vhicules mo-teur, etc.) avec en cadeau pour tout nou-veau contrat, la 1re prime annuelle of-ferte.Disposant dune infrastructure ad hoc,lorateur et ses collgues se tiennent disposition des membres SEV pour tou-tes propositions dassurance.Ltablissement de sa dclaration parles ex-collgues SEV travaillant LHel-vetia sera toujours possible. Il y a lieude prendre contact avec Vincent Di Blasiau 079 680 76 68.Pascale Rubin et Dominique Brustleinnous prsentent la fondation USPI dontle but est daider, par la prise en chargedu loyer (maximum 3 mois), des loca-taires rencontrant des difficults pourpayer leur location et leur viter dtreexpulss de leur logement. Demandesdaide et infos sur sur www.fondatio-nuspi-vaud.ch.Notre collgue Flix Magnin, nous faitune prsentation intressante des diff-rentes dmarches entreprendre ettape respecter pour raliser un arbregnalogique. Les infos lies lagendasont lire en page 16. Ren GuignetUne assemble bien suivie PV Vaud......18 SERVICEcontact.sevN 22/1420 novembre 2014Lgalit de traitementest essentielle dans lemonde du travail, toutcomme partout ailleurs.Mais a ne fonctionnepas toujours parfaite-ment, ni dans le mondedu travail, ni ailleurs...Le service de protection juridique du SEV a la parole.Les apprenants: une catgoriede travailleurs particulireIl faut toujours veiller autraitement rserv aux ap-prenants. Larticle 344 duCode des obligations stipuleque lemployeur sengage former la personne en for-mation lexercice dune ac-tivit professionnelle dter-mine, conformment auxrgles du mtier, et la per-sonne en formation senga-ge travailler au service delemployeur pour acqurircette formation .Angle droitToute la dure de lapprentis-sage est donc destine ap-prendre le mtier. Bien srles apprenants doivent ga-lement travailler, mais cesprestations doivent avoirpour but la formation et nonpas latteinte des objectifs delentreprise. Quest-ce que asignifie concrtement?Les apprenants doiventsuivre les rgles et les direc-tives de lemployeur, aussilongtemps que cela sert leur formation. Bien sr, ilsdoivent travailler et fournirun travail de bonne qualit.La qualit est ici direc-tement lie la dure de laformation dj effectue.On peut logiquement atten-dre davantage dun lve de3e anne que dun lve de1re anne.Pas des employscomme les autresLemployeur ne peut cepen-dant pas utiliser ses appre-nants comme force de tra-vail bon march. Le travailnest pas uniquement distri-bu mais expliqu et suivide prs. Le temps pourlcole professionnelle etpour des cours divers doittre mis disposition.Les erreurs et les dom-mages occasionns par unapprenant ne peuvent luitre imputs sans autre: ilfaut dterminer si ce stadede son apprentissage, il au-rait pu viter une telle erreuret sil a reu les instructionsncessaires et adaptes. Leformateur est ici galementresponsable.Comme il sagit la plupartdu temps de jeunes gens, ilfaut encore davantage lesprotger que les autres tra-vailleurs. La dpendanceface lentreprise forma-trice est encore plus grandeque dans un contrat de tra-vail normal. Et cest valablegalement pour les per-sonnes dun ge plus avan-c qui suivent une secondeformation. Les contratsdapprentissage ne sont pasdes contrats de main-duvre bon march maisau contraire des contrats auservice de la formation. Ilssont limits dans le tempset en principe non rsi-liables. Lorsquon se rendcompte par contre que laformation nest pas possibledans de telles conditions oudans un tel lieu, on peut r-silier le contrat de travail.A la fin de la formation, ce-lui qui russit ses examensa droit un certificat de tra-vail ou de formation. Ce cer-tificat donne des rensei-gnements sur la priodedapprentissage et sur laqualit du travail fourni.Mais il faut faire attention ce que cette prestation soitjuge comme faisant partieintgrante de la formationet non pas de la mme fa-on que lors dun engage-ment ordinaire.Pour les personnes ayantdes questions lies aux con-trats dapprentissage, leSEV, lcole professionnelleet lentreprise formatricesont disposition. L'quipe de la protection juridiqueIMPRESSUMcontact.sev est le journal du Syndicat du personnel des transports et parat toutesles deux semaines.ISSN 1662-8462Tirage: 10 881 ex. (total 44 656 ex.), certifi REMP au 31.10.2013Editeur: SEV, www.sev-online.chRdaction: Peter Moor (rdacteur en chef), Peter Anliker, Vivian Bologna, AnitaEngimann, Beatrice Fankhauser, Markus Fischer, Franoise Gehring, Pietro Gianolli,Patrizia Pellandini, Henriette SchaffterAdresse de la rdaction: contact.sev, Steinerstrasse 35, case postale, 3000 Berne6; contact@sev-online.ch; tlphone 031 357 57 57, fax 031 357 57 58Abonnements et changements dadresse:Division administrative SEV, case postale, 3000 Berne 6; info@sev-online.ch,tlphone 031 357 57 57, fax 031 357 57 58Abonnement annuel pour non-membres: CHF 40.Annonces: Zrichsee Werbe AG, Seestrasse 86, 8712 Stfa, tl. 044 928 56 11,fax 044 928 56 00, kontakt@zs-werbeag.ch, www.zs-werbeag.chPrpresse: AZ Medien, Aarau; www.azmedien.chImprimerie: Mittelland Zeitungsdruck AG, Solprint, Subingen;www.solprint.ch, une entreprise du groupe AZ Medien AG.La prochaine dition de contact.sev paratra le 4 dcembre 2014.Le dlai rdactionnel pour lagenda est fix au 27 novembre 10 h. Pour lesannonces, le dlai est fix au 25 novembre 10 h.Que je vous explique pourquoi.Plusieurs collgues de lamanuvre mont fait savoir cett quils se sont trouvs nez nez avec des rats lors duramassage des sacs poubelles un endroit au triage deGenve Cornavin. Je lai aussiconstat un jour, o jen ai vucinq ou six sortir des sacs. Jaifait part de nos inquitudes lacoach kaizen ainsi qu un chefde team prsent. Comme jesavais que les CFF allaientmettre au rebut des tables avecdes pieds en mtal, jaidemand sil ntait paspossible den prendre 1 ou 2pour les amener ce local oles sacs poubelles sont misdans lattente du ramassage.Ces deux personnages onttrouv lide trs bonne. Jaiattendu, attendu, plus dun moisa pass, entre-temps les tablessont rellement parties ladcharge. Rien na t entreprispour notre problme. Jai revu lacoach kaizen, et l, je laimenace de ne plus enlever lessacs par le personnel de lamanuvre mais quelle le fasseelle-mme. A peine cinqminutes aprs, la voil qui mefait une carte PAC poursoumettre ce cas. a doit fairemaintenant plus de deux mois,tout dbut novembre, je reoisla rponse de kaizen. Je vouslcris en entier. Monsieur,votre proposition PAC a retenutoute notre attention. Nousnavons pas pu la mettre enplace, car nous avons fait delordre et nettoy le local. Unevacuation plus rgulire dessacs poubelles a t organise,ainsi amliorant fortement lasituation. Voil la rponse. Dequi se moque-t-on ? Avant ceproblme de rats, tous lesmatins nous enlevions les sacs.La seule amlioration est lessamedis et dimanches o il nyavait personne de prvu pour a.Quant crire quen balayant,les rats ne vont plus venir, onnous prend joliment pour desbents. Lide que javaissoumise ne cotait pas uncentime. Par contre, combiencote kaizen et toute la cliquequi va avec? Si cest pour mepondre des dbilits pareillessur papier, lentreprise auraitmieux fait de ne jamais crerces postes et de garder largentpour changer les rails.Tochtermann MichelCOURRIER DES LECTEURSKaizen, ou lart de prendre lescollgues pour des demeurs!PELLET PIOCHE: Votations du 30 novembre..VOIE LIBRE ......19contact.sevN 22/1420 novembre 2014Les ngociations CCT-TL ontt reportes au 26 novem-bre suite au dcs duprsident du Conseil dadmi-nistration tl et LEB, YvanNicolier, au milieu de lasemaine dernire. Ellesreprendront donc en fin demois, les 26 novembre, 8 et9 dcembre.La question du salaire aumrite reviendra sur le tapisavec une nouvelle donnepuisque 92,9% des mem-bres SEV ont rejet le projetde la direction. Un rsultatclair comme de leau deroche avec un taux departicipation trs lev(60%). vboEN VITESSENgociations CCTTl repousses suiteau dcs duprsident du CAChez Retraites Populaires, en matire de prts hypothcaires, les mmes conditions sont appliques tous les clients. Ce principe dquit et de mutualit est aussi la raison pour laquelle nos conseillers ne sont pas rmunrs la commission. Et sil tait temps pour vous de dcouvrir nos solutions pour nancer votre logement ?Contactez nos conseillers au 021 348 21 50www.retraitespopulaires.chPrts hypothcairesSe btir un nancement.Votre avenir, notre mission.......20 FOCUS.SEVcontact.sevN 22/1420 novembre 2014Le concours de contact.sevLes photos de notre concoursreprsentent un lieu ou un objeten rapport avec les transportspublics et leur environnement. Le ou la gagnant(e) tir(e) au sortparmi les rponses correctesrecevra40 francs en chques Reka.Solution du concours paru danscontact.sev no 21:Le dpt de la Jonction, Genve.Le sort a dsign Erwin Suter,domicili Suhr, membre de PVAargau.Il remporte les chques Reka.Conditions de participationPar carte postale: inscrivezvotre rponse, vos nom et prnomainsi que votre adresse sur unecarte postale et retournez-la-nous: SEV, Photomystre,case postale, 3000 Berne 6Par e-mail: envoyez votrerponse, vos nom et prnom ainsique votre adresse par e-mail :mystere@sev-online.chSur Internet: rendez-vous surnotre site www.sev-online.ch,cliquez sur lencadr Photomystrequi se trouve droite sous lagendaet remplissez le formulaire. Ceconcours ne donne lieu aucunecorrespondance. Dernier dlai de rception desrponses: mercredi 26 novembre2014.Photomystre: O cette photo a-t-elle t prise? Tibert KellerLe secrtaire syndical SEV UrsHuber, le prsident de la sous-fdration AS Peter Kppler et leprsident du comit Ahmet Kas-trati sont satisfaits: le rsultatdes ngociations avec Securi-trans SA peut tre communiqula tte haute: Ds 2015 la rglementationsur les vacances est net-tement amliore: 6 semaines jusqu 20 ans rvolus 5 semaines ds le dbut de la 21e anne (anne civile) 6 semaines ds le dbut de la 50e anne (anne civile) Pour les augmentations indi-viduelles des salaires, 5 % dela masse salariale sont mis disposition. Pour les bonus lis aux pres-tations en 2015, la somme de1,488 million de francs estmise disposition. Ceci per-met de reconduire le bonussur les prestations au mmeniveau quen 2014. Pour les nouveaux collabora-teurs, la situation salariale estamliore.Le SEV sest battu durant des an-nes pour une meilleure rgle-mentation des vacances. Aprsles ngociations salariales lan-ne passe, nous avons pu obte-nir de Securitrans lassurancequune meilleure rglementationdes vacances serait introduite.Dans le cadre des ngociationssalariales 2014, Securitrans aconfirm par crit une applica-tion de la rglementation des va-cances conformment la reven-dication du personnel 2014prsente par le SEV aprs fixa-tion de certaines conditions-ca-dre (mises au concours, contratconstruction de voies ferres).Nous pouvons ainsi constaterque la direction Securitrans a te-nu sa promesse. Bien que nos re-vendications naient pas t tou-tes acceptes, plus de 700collaboratrices et collaborateursont maintenant cinq semaines devacances au lieu de quatre.La persvrance du SEV et de sesmembres Securitrans a pay. Caril ne faut pas oublier: le droit auxvacances est extrmement prot-g, les vacances ne peuvent pastre repousses, supprimes ouimposes par lemployeur.La politique du SEV qui vise amliorer pas pas les condi-tions de travail dans les ngocia-tions a fait ses preuves une foisde plus. Mais il reste beaucoup faire. Actuellement, le respect dela CCT concernant la communica-tion suffisamment tt des toursde service est un thme quidonne lieu de nombreuses dis-cussions. Ici aussi la rgle dorsapplique: plus le taux dorgani-sation est lev et plus le syndi-cat est fort, et il a galement unemeilleure connaissance des pro-blmes.Partenariat social mis malHlas tout nest pas rose pourautant. Securitrans vient en effetde licencier neuf employs auTessin sans mme en informerles syndicats; lentreprise auraitd les contacter pour chercherdes solutions ensemble. En toilede fond, on trouve larrt descommandes par les CFF au prin-temps et loctroi de mandats une entreprise concurrente. Uneintervention du SEV auprs desCFF a permis de limiter partiel-lement les problmes.Le respect du pravis de congprvu dans la CCT pour les em-plois de courte dure est sanscesse en discussion. Il faut doncrappeler que la connaissancedes problmes par le syndicat etlnergie que lon peut mettrepour les rsoudre sont propor-tionnelles au taux dorganisationau sein de lentreprise. pan/mvLa persvrance du SEVet de ses membres apay. Lors des ngocia-tions avec Securitranssur la rglementationdes vacances, des am-liorations substantiellesont pu tre obtenues.Plus de vacances, mais...Le SEV obtient un grand succs lors des ngociations avec SecuritransSecuritransLe SEV se bat aussi pour les employs de Securitrans. Il vient den-granger un joli succs.20141120_KDU_SVFPDA_00120141120_KDU_SVFPDA_00220141120_KDU_SVFPDA_00320141120_KDU_SVFPDA_00420141120_KDU_SVFPDA_00520141120_KDU_SVFPDA_00620141120_KDU_SVFPDA_00720141120_KDU_SVFPDA_00820141120_KDU_SVFPDA_00920141120_KDU_SVFPDA_01020141120_KDU_SVFPDA_01120141120_KDU_SVFPDA_01220141120_KDU_SVFPDA_01320141120_KDU_SVFPDA_01420141120_KDU_SVFPDA_01520141120_KDU_SVFPDA_01620141120_KDU_SVFPDA_01720141120_KDU_SVFPDA_01820141120_KDU_SVFPDA_01920141120_KDU_SVFPDA_020