creer entreprise metiers distribution et services automobile

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    26-Mar-2016

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  • DOSSIERDOSSIERDOSSIERDOSSIER DEDEDEDE PRESSEPRESSEPRESSEPRESSE

    Crer une entreprise dans les mtiers de la distribution et des services de lautomobile

    IIIINSTITUT NSTITUT NSTITUT NSTITUT SSSSUPERIEUR DES UPERIEUR DES UPERIEUR DES UPERIEUR DES MMMMETIERSETIERSETIERSETIERS

    CONTACT : CATHERINE ELIE DIRECTRICE DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE C.ELIE@INFOMETIERS.ORG 28 RUE DES PEUPLIERS 75013 PARIS TEL : 01 44 16 80 45 FAX :01 44 16 80 69

    Comment sopre le renouvellement du secteur des mtiers de la distribution et des services automobiles ?

    Qui sont les professionnels qui rejoignent le secteur ? Comment et avec quels moyens structurent-

    ils leur entreprise ? Comment envisagent-ils leur dveloppement et quel peut tre limpact de cette

    nouvelle gnration dentrepreneurs pour la profession et le secteur ?

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    Les crateurs dentreprises restent principalement des professionnels et techniciens de mtier .

    On ne cre pas une entreprise dans ces activits par hasard, mais lappui de comptences mtiers acquises soit dans le cadre du parcours de formation initiale (les 2/3 des entrepreneurs sont dtenteurs de diplmes techniques), soit travers une exprience professionnelle. On sinstalle tout ge (en moyenne 38 ans), parfois jeune (20% des dirigeants ont moins de 30 ans ; 10% seulement des entrepreneurs ont plus de 50 ans). Dans ces mtiers de vocation , le projet dentreprise correspond donc une trajectoire professionnelle relativement linaire. Les cas de reconversion professionnelle sont trs rares ici comparativement dautres secteurs et la part de nouveaux entrants dans le secteur -souvent diplms de lenseignement suprieur- se concentre sur les plus grosses affaires. Comme cela avait t observ dans le secteur de la coiffure, la dtention de comptences techniques demeure une premire barrire effective linstallation. La structure demplois des nouvelles entreprises est leve, comparativement aux

    autres secteurs dactivit.

    Une entreprise sur deux dmarre avec des salaris (contre une sur cinq en moyenne tous secteurs et crations dentreprises confondus). Les entreprises reprises affichent une moyenne de 1.85 salari (contre 0.73 pour les crations pures). En consquence, limplication du conjoint reste forte dans ces mtiers (un cas sur trois dans les entreprises avec salari). Les entreprises nouvellement installes perptuent galement la mission traditionnelle de formation des jeunes : un quart dentre elles accueillent et forment un apprenti. Les reprises dentreprises sont frquentes et reprsentent une installation sur deux

    pour les entreprises avec salaris (1/3 pour lensemble des immatriculations).

    Le secteur se caractrise galement par un taux de reprise lev (taux qui ne comprend pas les reprises directes par rachat de parts sociales, non chiffrables ce jour, et qui concernent les plus grosses affaires). Ce ratio, apparemment stable, masque toutefois une diminution des reprises familiales qui ne concernent plus quun cas de reprise sur 10. Les reprises salariales sont galement plutt faibles comparativement dautres secteurs, probablement limites par limportance des montants en jeu. Conformment aux messages incitatifs des politiques publiques, les reprises savrent conomiquement positives dans leur grande majorit : elles donnent satisfaction 94% des entrepreneurs. La recherche ne dure en moyenne que 4 mois et se fait principalement par le biais des connaissances professionnelles ou de la prospection personnelle. Le cot dinstallation est plus lev, mais les banques accompagnent plus favorablement ce type de projets.

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    Les activits artisanales et commerciales sont fortement imbriques ds la phase de

    cration.

    A lexception notable du contrle technique, la majorit des entreprises qui se crent proposent en sus de leur spcialit des activits secondaires (vente, dpannage), activits secondaires qui augmentent avec leffectif salari et la capacit diversifier les comptences dans lentreprise. Cette imbrication des diffrents mtiers du secteur et le dveloppement de micro-spcialits techniques se constatent galement par la frquence des courants de sous-traitance : le moiti des entreprises nouvellement immatricules sont sous-traitantes ou font appel des sous-traitants. Les entrepreneurs maillent lensemble du territoire, quil soit rural ou urbain

    Il existe certes des divergences de cartographies selon les groupes de mtiers (les activits de contrle technique, dassistance remorquage et de vente de carburant sinstallent majoritairement dans les aires urbaines de plus de 200.000 habitants). La relative stabilit du tissu entrepreneurial sexplique dune part par limportance numrique des reprises, dautre part par les critres de localisation des entrepreneurs, qui recherchent prioritairement la proximit avec leur domicile (les critres conomiques et de disponibilits de surfaces prennent le pas sur ces critres personnels partir de 3 salaris). La localisation, toutefois, nest pas neutre sur le format de lentreprise : les entreprises cres en communes rurales ont une structure demploi beaucoup plus rduite ; fait singulier dans lartisanat, les formats dentreprises les plus importants la cration se trouvent dans les units urbaines comptant de 10.000 50.000 salaris.

    Ltude met galement en vidence lexistence de quatre modles distincts dentrepreneuriat.

    Ces quatre groupes sont troitement corrls la taille des entreprises cres : entreprises sans salari (42%), entreprises de 1 2 salaris (35%), entreprises de plus de 3 salaris (23%).

    1. Les solos (indpendants)

    Limportance de ce premier groupe dentrepreneurs est en augmentation avec la mise en place du statut dauto-entrepreneur. Ces artisans solos sont dans une logique dauto-emploi : plus souvent issus du chmage, ils sinstallent avec moins de moyens financiers (tranche mdiane du plan de financement : entre 16.000 et 40.000 euros) et autofinancent leur installation dans 1/3 des cas. Leur localisation est fortement spcifique : ils sont installs domicile dans un cas sur 4, et en commune rurale dans un cas sur trois ; 83% dentre eux ont cr leur entreprise ex nihilo, parfois parce quils navaient pas dautre solution demploi, mais aussi plus souvent par got dindpendance et par passion pour la mcanique . Ils sont les derniers dans le secteur opter pour le statut dentreprise individuelle (quand ils ne ralisent pas de revente), sollicitent trs rarement les rseaux daccompagnement et nadhrent pas aux syndicats professionnels. Tous leurs indicateurs de suivi de gestion ou de dveloppement commercial sont trs en dessous des moyennes constates. Leur situation financire est enfin trs prcaire : les 2/3 ont des revenus infrieurs ceux de leur dernire activit professionnelle.

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    2. Les artisans traditionnels

    Il sagit l dun profil assez traditionnel de lartisan entrepreneur. Ces dirigeants, la tte dentreprises de 1 2 salaris, sont majoritairement danciens salaris du secteur pour qui la cration dentreprise sinscrit en point dorgue dune ascension professionnelle. Ils ont majoritairement suivi un parcours linaire : formation initiale au mtier, acquisition dune exprience professionnelle en entreprise puis installation son compte. La mise de fonds mdiane de ce type de projets se situe entre 40.000 et 100.000 euros, les projets sont bancariss dans 80% des cas. En raison de leur petite taille, ces entreprises sont plus investies dans les courants de sous-traitance. Une part dentre elles sont bnficiaires de contrats et accords commerciaux, mais leur action commerciale reste peu dveloppe.

    3. Les managers Ceux-l sont la tte dentreprises de plus de 3 salaris, pour lesquelles ils ont investi en gnral plus de 200.000 euros. Cest parmi ces derniers que lon trouve le plus de diplms de lenseignement suprieur : un cas sur 3 parmi les dirigeants de 3 5 salaris, un sur deux au-del. Ces entrepreneurs managers privilgient les reprises dentreprises (reprises qui reprsentent 2 installations sur trois au-del de 5 salaris). Pour les moins expriments dentre eux, lappui du cdant est utile. Leur suivi de gestion est beaucoup plus rgulier et ils sont au fait des rglementations environnementales et de scurit. Trs dynamiques en matire commerciale, ils ont une plus grande visibilit sur leur carnet de commande et cela malgr des tarifs horaires plus levs. Ce sont galement les entrepreneurs les plus investis dans la formation dapprentis.

    4. Les multi-entrepreneurs Ces entrepreneurs investisseurs sont la tte de plusieurs entreprises, souvent dune taille comprise entre 3 et 5 salaris et plus frquemment localises dans des units urbaines de 10.000 50.000 habitants. Ils sont plutt jeunes (entre 36 et 45 ans) et diplms de lenseignement suprieur. Trs dynamiques commercialement, ils font partie des rares professionnels faire appel des commerciaux, participer des salons ou entrer dans des dmarches de certification.

    Indpendants artisans traditionnels Managers Multi-

    entrepreneurs

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    Tous ces entrepreneurs mobilisent peu les rseaux daccompagnement dans leur processus dinstallation. En dehors de lACCRE qui concerne principalement les indpendants , peu daides publiques sont mobilises. Le rseau social et familial est de loin le plus mobilis lors du processus dinstallation, quoique un tiers des entrepreneurs dclare avoir procd seul , sans appui particulier. Les rseaux professionnels collgues, ancien patron, fournisseurs- sont curieusement peu cits. Enfin, comme dans les autres secteurs de lartisanat, on constate la trs faible sollicitation des organismes experts et cela quel que soit le profil des dirigeants. Mme le comptable, pilier conseil dautres secteurs, est ici peu valoris. Deux raisons peuvent expliquer ce relatif isolement dans le processus dinstallation : soit les dirigeants ont mal identifi les rseaux daccompagnement et lexpertise disponible, soit ils ne ressentent pas ncessairement le besoin dun accompagnement avant de sinstaller. On remarque dailleurs que les contacts sont plus frquents avec les compagnies consulaires aprs linstallation, pour des informations dordre gnral ou pour le recrutement dun apprenti, plus rarement pour un suivi individuel. Ladhsion un syndicat professionnel augmente galement avec la taille de lentreprise.

    Quelles prestations proposer pour ces entrepreneurs en phase de primo-dveloppement ? Les entrepreneurs sont globalement dans une situation conomique perue comme acceptable (seuls 10% semblent en grande difficult). Si, les revenus dgags de lentreprise sont infrieurs aux revenus de lactivit antrieure pour la moiti des entrepreneurs, ils ne regrettent pas leur installation et ne ressentent pas les effets de la concurrence ; pour certains notamment les indpendants-, il est vident galement quils nidentifient pas les limites de leur modle conomique ou leurs points faibles. Dautres caractristiques conomiques du secteur expliquent la situation plutt favorable des entreprises avec salaris :

    La part importante de reprises dentreprises (des entreprises dj structures et dont la clientle est dj acquise ) ;

    Lappui des fournisseurs, des marques, rseaux, franchiseurs et assureurs dans lapport daffaires ;

    Les courants plutt levs dappels sous-traitants qui irriguent lactivit des entreprises. Les rponses laissent toutefois entrevoir un besoin partag par tous de mise niveau et daccompagnement aux adaptations induites par les nouvelles technologies et le dveloppement durable. Le secteur automobile tant fortement et constamment impact, il est indispensable que les entrepreneurs se forment en permanence pour rester comptents techniquement.

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    En matire de management, les besoins sont en revanche diffrencis :

    pour les entrepreneurs solos parfois installs domicile- se pose la question de la professionnalisation de lactivit : accs des locaux satisfaisants, ciblage de la clientle et mise en place dune action commerciale, rflexion sur la taille critique atteindre ;

    les entreprises de moins de 1 3 salaris, qui expriment galement un besoin de dvelopper la clientle, ont besoin dtre outilles et accompagnes en matire commerciale et aussi de suivi de gestion ;

    pour les entreprises de 3 5 salaris, le besoin porte en principal sur un renforcement des comptences des dirigeants en matire de recrutement et de gestion des emplois.

    Quant aux entreprises plus de 5 salaris, leurs dirigeants sont les plus critiques sur leur parcours. Certaines semblent confrontes un problme de gestion de croissance, qui se manifeste galement travers la ncessit de trouver un local plus grand.

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    Mthode Les travaux ont t raliss avec le concours du cabinet Argo&Silo (pour les entretiens qualitatifs) et de la socit Infraforces (pour les entretiens tlphoniques). Lenqute a t ralise par voie tlphonique, en juillet 2010, auprs de 588 entreprises immatricules entre le 1er janvier 2007 et le 31 dcembre 2009 et relevant des activits suivantes :

    1) la carrosserie automobile (ont t regroupes ici les entreprises du code 4520A ayant dclar avoir une activit majoritaire de carrosserie).

    2) les autres activits dentretien et de rparation de vhicules automobiles, conduites titre principal (code 4520A) ou secondaire (code 4511) : la rparation des parties mcaniques ou lectriques, lentretien courant des vhicules : lavage, vidange

    3) lentretien et rparation de vhicules lourds, conduites titre principal (code 4520B) ou secondaire (code 4519)

    4) le commerce et la rparation de motocycles (code 4540)

    5) le contrle technique (code 7120)

    6) les activits dassistance et remorquage (code 5221.2)

    7) la vente de carburants (code 4730). Les entreprises ont t interroges sur la base dun fichier source de 5000 entreprises tir alatoirement par lINSEE, en excluant les immatriculations lies des transferts dtablissements. Lchantillon a t construit selon la mthode des quotas, en fonction des critres suivants :

    activit1; localisation des entreprises (reprsentativit par rapport aux diffrentes tailles dunits

    urbaines) ; anne dinstallation (reprsentativit par rapport aux flux de crations enregistrs en 2007, 2008

    et 2009). Les rsultats ont ensuite t redresss pour tre reprsentatifs des flux de crations dentreprise enregistrs en 2009.

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