Digital Booklet - Les chansons de l'innocence retrouvée

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    02-Feb-2016

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Etienne Daho

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<ul><li><p>tienne DahoLes chansons de linnocence retrouve</p></li><li><p>1. Le baiser du destin</p><p>(Avec Jehnny Beth &amp; Johnny Hostile)</p><p>Le dsert et lenfer, es-tu matre de ton destin ? Les sommets, lor des rivires, sont la porte de ta main. Il ny a qu se baisser pour tout amasser, sachant que lon peut toujours passer ct. Si la fortune ne sourit point et que lon passe ct du baiser du destin. Les fruits mrs ou les pierres, les faiseurs de feux te baisent la main. La fortune, les revers, les mmes tcraseront comme un chien. Il ny a qu trbucher pour se ramasser. Serait-ce le libre choix ou la destine. Quand linfortune sourit en coin et que lon passe ct du baiser du destin. Avant, avant, que dans nos mains ne soient traces, ces lignes comme les nervures dune feuille, o la fortune des hros vient se poser. Les lumires, les chimres, corps corps avec son destin. Les tnbres, les matins clairs, sont la porte de ta main. Il ny a qu se baisser pour tout amasser, sachant que lon peut toujours passer ct. Si la fortune ne sourit point et que lon passe ct du baiser du destin.</p></li><li><p>2. Lhomme qui marche</p><p>(Avec Frnois Marry)</p><p>Piazza Navona. Jtais l trs tt ce matin, je te cherchais. vive allure, le pass nous rattrape. Je me demande si jai eu raison, mais me voici Rome, devant chez toi. Lescalier monte sa chambre et dans ce froid de gueux, lenfant du roi fou. En bras de chemise lgre, dans son me tous nos mystres de Berlin, de Moscou. Des photos dun ado sombre, accroches au mur devant lui, est ce moi ? est-ce lui ? est-ce lui ? Je tai attendu dans ce rade triste, il tait trop tt pour ma dfaite. Lescalier monte sa chambre et dans le froid de dcembre, son accent franais le trahit. En bras de chemise lgre, dans ses yeux tous nos mystres, de Marseille Paris. Des photos dun ado sombre, accroches au mur devant lui, est-ce moi ? est-ce lui ? Comme le hros dun livre, qui ne souffrirait plus du froid, lhomme qui marche devant moi est-ce moi ? Comme le hros dun livre, qui ne souvrirait plus quune fois, lhomme qui marche devant moi est-ce toi ? Comme le hros dun livre, qui ne souffrirait plus du froid, lhomme qui marche devant moi est-ce toi ? Je tai attendu dans ce rade triste, il tait trop tt pour ma dfaite.</p></li><li><p>3.Un nouveau printemps</p><p>Quand la chance les lche, frangins la drive. merveilleux perdants, se d-battent en leau vive. Si sauvagement rejets, nager vers lautre rive. Parvenir de lautre ct et vivre vaille que vive. Apprendre coups de crosse et de cheveux tondus, vois les plaies qui scintillent, aux torses des vaincus, mais si la cause est belle peu importe le but. Dans la fracheur exquise, de ce nouveau printemps, lembarcation drive. Si sauvagement rejete, de lune lautre rive. Parvenir de lautre ct, ailleurs enfin revivre. Apprendre coups de crosse et de cheveux tondus, vois les larmes scintillent, aux paupires vaincues. Mais si la cause est belle peu importe le but. Apprendre coups de crosse et de cheveux tondus. Vois les plaies qui scintillent, les combattants fourbus. Cest un nouveau printemps, cest un nouveau printemps !!! Vois les plaies qui scintillent, aux torses des vain-cus, mais si la cause est belle, peu importe le but...</p></li><li><p>4. Les torrents dfendus</p><p>(Avec Nile Rodgers)</p><p>Encore, flambent dans la nuit, nos mes fires sur les trottoirs de vos quartiers interdits. Encore twistent sans rpit, nos silhouettes dans le noir, dans vos quartiers ennemis. Que vivent les fivres de la jeunesse, rivires de nos vingt ans, qui galopent folles dans nos veines et ce jusquau dernier printemps. Pourvu que jamais rien ne les freine, laves de sueur et de sang, qui libres grondent et puis dchanent, ces torrents dfendus, qui intoxiquent nos insomnies, de leur infectieuse mlancolie. Encore, brillent dans la nuit, les mes fires de lhistoire, dans vos quartiers ennemis. Que vivent les fivres de la jeunesse, rivires de nos vingt ans, qui galopent folles dans nos veines et ce jusquau dernier printemps. Pourvu que jamais rien ne les freine, laves de sueur et de sang, qui libres grondent et puis dchanent, ces torrents dfendus, qui intoxiquent nos insomnies, de leur infectieuse mlancolie. Si un jour jen ai marre, la tte brlante, le cur froid, souffrirai-je un jour de moins souffrir pour toi ? Que vivent les fivres de la jeunesse, rivires de nos vingt ans, qui galopent folles dans nos veines et ce jusquau dernier printemps. Pourvu que jamais rien ne les freine, laves de sperme et de sang, qui libres grondent et puis dchanent, ces torrents dfendus, qui intoxiquent nos insomnies, de leur infectieuse mlancolie. Mais si jen ai ma claque, la tte brlante, le cur froid. Souffrirai-je un jour de moins souffrir pour toi ?</p></li><li><p>5. La peau dure </p><p>Bien sr, je connais tes plaies, tes blessures. Cyanure, tes souvenirs ont la peau dure. Flures, chacun son chemin, chacun ses dchirures. Mais je les ressens comme toi. Fractures, pousser seul sur un tas dordures. Torture, redouter dtre une imposture. Froidures qui nous gercent le cur et rouillent les jointures. Oui je les ressens. Quand les larmes de lenfance toute la vie sont murmures, o sont lpaule et les mots qui te rassurent ? Oui les armes de lenfance, te font le cuir et larmure et asschent les rivires que tu pleurais hier. Griffures, je lche ta triste figure. Morsures, ton sang et ses claboussures. Roulures et salauds qui peu peu nous ont lusure. Oui je les ressens. Quand les larmes de lenfance toute la vie sont murmures, o sont lpaule et les mots qui te rassurent ? Oui les armes de lenfance, te font le cuir et larmure et asschent les rivires que tu pleurais hier. Bien sr, je connais tes plaies, tes blessures. Cyanure, tes souvenirs ont la peau dure. Flures, chacun son chemin, chacun ses dchirures. Mais je les ressens comme toi...</p></li><li><p>6. Le malentendu </p><p>Traner sur le port, ce soir je dormirai dehors. Jouer la comdie, je ny arrive plus. La ville noire sendort, ce soir, je serai sans remords. Ta voix se sera tue, je ne rentrerai plus. Cest dans les mauvais lits, que naissent les mensonges. Le joug de ton dsir, je men suis exil. Je voyais dans tes yeux, la prsence du bon dieu, des vols doiseaux sauvages, exploss en plein ciel. Ce cur cognait tant, dans ma poitrine et pourtant, cette sale comdie, vraiment je nen peux plus. Dlicieux dsespoir, nourri de mes absences, ta souffrance est un miel, dont je suis exil. Compagne de torture, belle comme une rvolte. Dans ce monde tordu, nous sommes dgriss. Tu ne veux rien entendre, mais notre grande histoire, nest quun malentendu. La ville noire sendort, ce soir, je serai ivre mort. Ta voix se sera tue, je ne rentrerai plus. Comme un fou, comme un chien, le ventre et les yeux vides, ta souffrance est un miel, dont je suis dlivr. Compagne dinfortune, belle comme une rvolte. Dans ce monde perdu, nous sommes dgriss. Tu ne veux pas mentendre, mais notre grande histoire, nat dun malentendu. Non, je ne tentends plus. Compagne de torture, belle comme une rvolte, tu ne veux rien entendre, mais notre grande histoire, oui notre grande histoire, nat dun malentendu.</p></li><li><p>7. Ltrangre</p><p>(Avec Debbie Harry &amp; Nile Rodgers) </p><p>Downtown there will always be a corner of the wall, for the exile of radiant children. Downtown there will always be a piece of grey wall, for all those who like you are rebels and clandestine. Un taxi jaune ventre la nuit et ltrangre en surgit. Le mascara coule de ses yeux gris et se mlange la pluie. Dans les rues, Elle ressent lnergie, bouleversante odeur de vie. Le taxi la dpose au Chelsea, o elle venait avec Lui. la radio Call me de Blondie, contagieuse mlodie, congdie sa mlancolie. Downtown il y aura toujours un coin de mur bleu, pour y adosser lexil des enfants radieux. Downtown il y aura toujours un bout de mur gris, pour tous ceux-l qui comme toi, ne sont pas dici. Et dont le destin est dtre clandestin. Carnet de pomes et croquis, pour qui entendra son cri. Champagne et comatose aux barbis et leur douce anesthsie. la radio Call me de Blondie, contagieuse mlodie, congdie sa mlancolie. Downtown il y aura toujours un coin de mur bleu, pour y adosser lexil des enfants radieux. Downtown il y aura toujours un bout de mur gris, pour tous ceux-l qui comme toi sont des insoumis. Et dont le destin est dtre clandestin. Downtown il y aura toujours un bout de mur gris, pour tous ceux-l qui comme toi ne sont pas dici et dont le destin est dtre clandestin. Downtown there will always be a corner of the wall, for the exile of the radiant children to lean. Downtown there will always be a piece of grey wall, for all those who like you are rebels and clandestine.</p></li><li><p>8. Un bonheur dangereux </p><p>Les compagnons du soir dorment la belle toile, l sous les ponts de la nuit, Paris Village, le miroir de la Seine, les lueurs des lampions, fuient le poison sans visage dun ciel sans nuage, fredonnent la la la, la douceur de ce futur incertain. La la la, trahir sa route, fracasser son destin. Les compagnons du jour, tte dans les nuages, provoquent bien des carnages, des carambolages. Les fusils silencieux, hobos lunisson, redoutent tous les ravages dun ciel sans nuage, fredonnent la la la, aveugls par un grand soleil radieux. La la la, crever dune O.D. de ciel bleu. Mais de loin, prfrer encore un bonheur dangereux, cest en allant trop loin que lon avance un peu. Oui sans fin rechercher un bonheur dangereux, cest en plongeant trop bas que lon slve un peu. Les compagnons du soir ont une bonne toile et sous les ponts de minuit, en rien ne partagent, lambition du vainqueur, la sueur du champion et le poison sans visage dun ciel sans nuage, fredonnent la la la, aveugls par un grand soleil radieux, la la la, crever dune O.D. de ciel bleu. Mais de loin, prfrer encore un bonheur dangereux, cest en allant trop loin que lon avance un peu. Oui sans fin rechercher un bonheur dangereux, cest en plongeant trop bas que lon slve un peu. L sous ton parapluie, les mirages samoncellent et le gris, cage hrisse de cris, o lon joue ple parodie de paradis, en sursis. Mais de loin, prfrer encore un bonheur dangereux, cest en allant trop loin que lon avance un peu. Oui sans fin rechercher un bonheur dangereux, cest en plongeant trop bas que lon slve un peu. Cest en allant trop loin que lon avance un peu. Cest en plongeant trop bas que lon slve un peu. La la la</p></li><li><p>9. En surface</p><p>(Avec Dominique A &amp; Verity Susman)</p><p>Que de temps pass en surface, que de temps ne pas sencombrer du temps et des toiles tombes. Que de temps pass en surface. Je me voulais lger, lger, du plaisir sans se retourner. Ce plaisir ne mallgeait pas, la beaut navait pas de bras. Je rvais dune vie de plume, ignorais la stle et lenclume. Je balayais mes propres traces. Que de temps perdu en surface. Que de temps pass en surface, que de temps ne pas succomber, au spleen et aux toiles plombes. Que de temps pass en surface. Lphmre tait mon credo et hier, la mauvaise place, je naimais pas trop mon cerveau, mon corps envahissait lespace. Puis jai vu bouger la surface, tout le temps venant dborder. Je pensais ne pas y penser, oui mais nos penses nous dpassent. Et jai gliss sous la surface, dlest de la lgret. Jai compt les toiles tombes et claqu le temps perdu en surface. Que de temps pass en surface, que de temps ne pas sencombrer, du temps et des toiles tombes. Que de temps pass en surface.</p></li><li><p>10. Onze mille vierges</p><p>Onze mille vierges sous acide lysergique, consolent des malabars tendus et mlanco-liques. Fille de joie me fixe de ses yeux verts, des claques de Soho jusqu lHtel de l Enfer. LHtel de lEnfer, lenvers de Soho. Onze mille vierges sous acide lysergique, consolent des malabars tendus et mlancoliques. Jours et nuits au French ou au Colony, de la rue des Saints-Pres Soho tu me poursuis. Mes mots dangereux deviennent dtranges pomes. Dalcool et de feu, ils dvastent tous ceux que jaime. Je thumilie, tu te couches, mes insultes font mouche et je frappe bas. Ces horreurs sortent de ma bouche et je ne parviens pas te dgoter de moi. Onze mille cierges, alcool et barbituriques, je flotte dans les rues comme sous analgsiques. Mon costume est souill de larmes et de suie, de la rue des Saints-Pres Soho tu me poursuis. Mes mots dangereux deviennent de tranchants pomes. Dacier et de feu, ils dtruisent tous ceux que jaime. Je me dresse, tu te couches, mes insultes font mouche et je frappe bas. Ces horreurs sortent de ma bouche et je ne parviens pas te dgoter de moi. Je me dresse tu te couches, mes insultes font mouche et je frappe bas. Ces hor-reurs sortent de ma bouche et je ne parviens pas te dgoter de moi. Onze mille vierges sous acide lysergique, consolent des malabars tendus et mlancoliques. Jours et nuits au French ou au Colony, de la rue des Saints-Pres Soho tu me poursuis.</p></li><li><p>11. Les chansons de linnocence(Avec Au Revoir Simone &amp; Yan Wagner) </p><p>Berlin disco queen, androgyne, plante en mon cur ton drapeau noir. Nitroglycrine, sex machine, plante en mon corps ton tempo noir. Berlin afro queen, massassine, plante en mon corps ton disco noir. Fille et garonne, perverse madone, Elle me fredonne les chansons de linnocence retrouve. Berlin disco queen, orpheline, plante en mon cur ton drapeau noir. Berlin afro queen, hrone, plante en mon corps ton disco noir. Fille et garonne, perverse madone, Elle me fredonne les chansons de linnocence retrouve. Berlin disco queen, androgyne, plante en mon corps ton disco noir. Berlin queen, Berlin disco. Dancing queen, dancing disco. Berlin queen, Berlin disco. Drama queen, drama disco queen. Berlin disco queen, androgyne, plante en mon coeur ton drapeau noir. Berlin afro queen, orpheline, plante en mon corps ton disco noir. Plante en mon corps ton disco noir. Black madone somnambule, tu roules des mcaniques et dans la disco noire lectrique, tu tends ton arc, vise mon me et me fredonne les chansons de l innocence retrouve...</p></li><li><p>Textes : tienne Daho sauf En surface (9) : Dominique A &amp; tienne Daho </p><p>Musiques : Jean-Louis Pirot &amp; tienne Daho sauf En surface (9) : Dominique A, Onze mille vierges (10) : Christian Fradin &amp; tienne Daho</p><p>Tous les titres sont publis par les ditions Satori Song, sauf En surface (9) publi par les ditions Satori Song / D.R. </p><p>Produit et arrang par tienne Daho &amp; Jean-Louis Pirot et coproduit avec Richard Woodcraft</p><p>Les arrangements de En Surface (9) sont de Dominique A</p><p>Orchestre dirig par Sally Herbert</p><p>Enregistr par Richard Woodcraft Rak Studios (Londres) en dcembre 2012, janvier et fvrier 2013, assist par Isabel Seeliger-Morley, Helen Atkinson et Mike Horner</p><p>Mix par Jean-Louis Pirot au studio Reko (Paris) except En surface, mix par Richard Woodcraft Rak Studios (Londres) en mars 2013Les voix sont enregistres par Jean-Louis Pirot et Mako Rak Studios (Londres) et par Tom Durack assist par Jon Altschuler at Pats Place (New York)</p><p>Orchestre enregistr par Haydn Bendall Abbey Road / studio 2 (Londres) en janvier 2013, assist par Jamie Ashton, </p><p>Pro-Tools operator : Toby Hulbert, String score preparation and recording supervision : Olli Cunningham</p><p>Masteris par Mike Marsh et dit par Karen Thompson The Exchange (Londres)</p><p>Avec : Jean-Louis Pirot : guitares, pi...</p></li></ul>

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