Gestion Technico-économique d'un atelier d'engraissement bovins.

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    05-Jan-2017

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GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 0 Gestion Technico-conomiquedun atelier dengraissement bovins. Ralisateur :EL HOUSSAIN BOUICHOUIngnieur Zootechnicien diplm en Gestion.GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 1 SOMMAIRE APPROCHE SUR LA CONDUITE DES VEAUX AVANT LE SEVRAGE. 1/ juste aprs la naissance de veau.3 2/ la nutrition. 3 3/ les maladies frquentes en cette priode ..5 GESTION DUN ATELIER DENGRAISSEMENT (50 TETES). I- Etude technique des bovins dengraissement. A/ le prix et rendement de la production de viande...7 B/ contrle des performances .. 7 C/ lengraissement de btail .8 D/ lappareil digestif des bovins8 E -Alimentation des bovins en croissance et lengraissement ...9 1/ tude dun exemple tourillon pie noir...9 F-le suivi des animaux .13 G- interventions collective et individuelle 13 H-Le nettoyage et dsinfection des locaux dlevage .13 I- la quarantaine et isolement des malades .13 J-Le transport dans des conditions sanitaires favorables 14 K- Gestion sanitaire de latelier dengraissement15 L- thorie dune alimentation rationnelle15 M- protection sanitaire du cheptel ..17 N- hygine et inspection des viandes ..17 II- Aspect technico-conomique de projet: II-1 Quelques lments historiques des jeunes destins lengraissement..20 II-2/ Stratgie de production 21 II-2-1 Charges globales21 II-2-2 Les recettes globales..26 III- Les lments dune politique financire: A-1 Le compte dexploitation provisionnel.27 A-2 Financement de projet ..28 A-3 tableau des amortissements 29 B / les indicateurs financires 1 / le compte de rsultat31 A/ le rsultat final.31 B/ analyse des marges .31 C- Analyse des rsultats de lexploitation .32 D- les ratios financiers a / calcul des ratios dendettements .33 b/ capacit dautofinancements ou cash-flow..33 c/ le ratio dautonomie financire.....33 d/ le ratio de solvabilit gnrale 33 E / difficults financires E-1 causes lie la rentabilit :.34 GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 2 E-2/ causes lies au financement .34 F / ajustement globale du projet dinvestissement ..34 G- Comptabilit et la technique des comptes ..35 Conclusion ..36 Annexes 37 Support de Conduite de rationnement .39 GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 3 APPROCHE SUR LA CONDUITE DES VEAUX AVANT LE SEVRAGE. 1/ juste aprs la naissance de veau. Quand le ftus nat il faut dgager rapidement les voix respiratoires et stimuler la respiration par une traction de la langue. On peut suspendre le jeune par les postrieurs pendant quelques secondes : le sang veineux affluant du cerveau, le gaz carbonique excite le centre respiratoire dclenche la respiration. Veuillez dsinfecter le cordon ombilical. 2/ la nutrition A/ COLOSTRUM Le veau nouveau-n doit absolument recevoir du colostrum le plutt possible raison 2 kg entre 2 6 heurs de sa naissance, pour lui protger contres les maladies nonatales, les diarrhes en particulier. Le veau consomme ensuite pendant 5 ou 6 jours en raison de 4 5 kg par jour en deux repas. B/ LAIT DE REMPLACEMENT. On distribus ensuite le lait de replacement (JOOSTEN-MILK par exemple) dont le principe de rationnement est daccrotre progressivement les quantit distribuer au cours des 8me semaine de la naissance pour atteindre un maximum journalire de 1.2 kg de poudre de lait de remplacement (11.2 litres : quantit de lait constituer par jour). Cette quantit diminue progressivement pour susciter la consommation de concentr, pour adapter dfinitivement le veau lingestion et lutilisation des aliments solides en dbut de 14me semaine. B-1 prparation de lait en poudre Dans un seau propre mettez la quantit deau recommande et chauffe une temprature qui varie entre 42C 45C . Versez progressivement la poudre (JOOSTEN-MILK) dans leau. Agit nergiquement pendant 5 minutes on obtiendra ainsi un mlange homogne. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 4 B-2 mode demploi de laliment Quantit de lait constitue par veau Semaine N Nombre de repas par jour. Joosten-Milk Eau Quantit de lait constitue par repas Quantit de granul par jour 1 Colostrum 2 2 200 g 2 L 2.2 L 50 g 3 2 300 g 2.5 L 2.8 L 100 g 4 2 400 g 3 L 3.4 L 200 g 5 2 450 g 3.5 L 4 L 400 g 6 2 500 g 4 L 4.5 L 500 g 7 2 500 g 4 L 4.5 L 700 g 8 2 600 g 5 L 5.6 L 800 g 9 2 500 g 4 L 4.5 L 900 g 10 2 300 g 2.5 L 2.8 L 1000 g 11 2 200 g 1.5 L 1.7 L 1200 g 12 2 100 g 1 L 1.1 L 1400 g 13 2 100 g 1 L 1.1 L 1600 g JOOSTEN-MILK doit distribuer aux veaux juste aprs sa prparation dans un horaire rgulire. C- aliments solides et eau. Lapport de laliment concentr et de fourrage de bonne qualit associ leau est indispensables ds la troisime semaine pour permettre le dveloppement prcoce du rumen et linstallation des fermentations microbiennes. Laliment concentr doit avoir une concentration nergtique proche de 1 UF/Kg et de valeur azotes de 100/110 g/kg. Constitue dun mlange (des crales, pulpes, 75 80 %) et de source azotes (tourteaux par 15 20 %). Un fourrage de bonne qualit trs ingestible, doit tre offert au jeune veau ds la 3me semaine pour stimuler laugmentation de volume du rumen et dobtenir une croissance leve tout en conomisant les aliments concentrs. Leau est absolument indispensable une ingestion satisfaisante des aliments solides et au dmarrage des fermentations du rumen les veaux doivent disposer en permanence et volont dune eau parfaitement propre et renouveler. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 5 3/ les maladies frquentes en cette priode A/ les infections ombilicales. Les infections ombilicales (OMPHALITES) tous les microbes qui souillent le sol et les litires des veaux sont susceptibles de coloniser dombilic. Linfection ombilicale se traduit par une inflammation et un abcs qui remonte dans labdomen. La lutte contre les emphatiques comporte plusieurs aspects. hygine des sols et des litires par la dsinfection (phnol de synthse). et de renouvellement rgulier des pailles 1 kg par m tous les jour. dsinfection de lombilical la naissance qui doit se faire selon un protocole prcis et intervenir dans la demi-heure qui suit la naissance. il faut aussi contrler lombilic par palpation le lendemain et le surlendemain de la naissance pour vrifier quil est sec. traitement prcoce de linflammation ombilical. B/ les diarrhes des jeunes veaux Cest au cours de ses quatre premires semaines de vie que le veau prsent le risque de manifester une pathogne digestive de nature infectieuse. B-1 les caractristiques de la maladie laugmentation de volume des matires fcale mises et par la diminution de leur teneur en matire sche. ainsi un veau sain de 50 kg rejette en moyenne par jour 300 g de fces contenant enivrant 25 p.100 de MS. B-2/ La cause de la maladie. difficults de naissance la sous nutrition et parasitisme des vaches. les sous nutrition des vaches gestantes rsulte le plus frquemment lapport insuffisant de lnergie de lazote et souvent le dficit en minraux et vitamines et en oligo-lment dou limportance dutilisation des complments minraux et vitamines (C.M.V.). C/ besoins de veau en lait jusquau sevrage cas de lait maternel 700 litres (700*3.30) = 2310 DH. cas de lacto-remplaceur : 58.1 kg avec un prix de 15.50 (prix actuel de Joosten-Milk) DH/kg donc : 58.10* 13.20 = 900 DH. Consommation de concentr : 68 kg * 2.4 DH = 170 DH. Consommation de fourrage : 18 kg * 0.70 = 12.60 DH. Paille des litires : 90 kg * 0.2 = 18 DH. Frais vtrinaire : 76 DH Donc le cot des charges variables de cette priode = 1176.60 DH. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 6 GESTION DUN ATELIER DENGRAISSEMENT (50 TETES): INTRODUCTION Lorsque lleveur a pris une dcision au sujet de la race quil va introduire dans cette exploitation, il lui reste choisir les aliments de cette race. Aussi doit sentourer de toutes les garanties dsirables avant de fixer son choix. La slection pour la viande se fait daprs le processus gnral des lois de la croissance, identiques dans toutes les espces animales domestiques. Chaque organe, chaque rgion a son maximum de croissance une certaine priode de la vie des organes et des rgions sont dvelopper htif et dautres dveloppement tardif : ces dernires seuls subissent les effets de la slection pour la viande, parce quils disposent dune possibilit supplmentaire de croissance. Ce sont surtout les os et les muscles des parties suprieures et postrieures du corps qui se caractrisent par lpaississement des os et des muscles, et non leur allongement (levage). La connaissance des lois de la croissance permet de prvoir la rpercussion dune modification dans les proportions de lune ou de lautre rgion, sur tout lorganisme, puisque les principaux facteurs contrlant la taille et la conformation ne sont pas action locale mais action gnrale. Le poids du veau la naissance et surtout les proportions des organes (os et muscles) dans ce poids ont une influence dterminante jusqu lge adulte. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 7 I- ETUDE TECHNIQUE DES BOVINS DENGRAISSEMENT A/ le prix et rendement de la production de viande. Le prix de vente dun bovin engraiss est subordonn certaines considrations La viande pour le consommateur, est un fragment de muscle. Elle est classe en catgories. Quelle que soit sa catgorie, la viande offre aux sens de consommateur une gramme de qualit diverses (couleur, consistance, tendret, odeur, saveur) qui varient considrablement avec : lage de lanimale (veaux, gnisses, chtrons, bte de rforme). La prsence ou labsence ou la nature et la disposition de la graisse (persille, graisse de couverture,). Le boucher paie la carcasse (viande non dbite) dautant plus cher quelle contient un poids plus lev de viande de premire catgorie. Lengraisseur a donc intrt exploiter des animaux ayant un train arrire et un dessus trs dvelopps (rendement). Le rendement labattage est le rapport qui existe entre le poids des quatre quartiers et le poids de lanimal vivant. Il sexprime par le poids de viande correspondant 100 kg de poids vif 60 %- 55 %- 50% -45 % Explication : le poids vif est le poids avant le sacrifice de la bte tandis que le poids des quatre quartier est le poids de lanimal tu , dpec , nettoy . Exemple : a/ le poids vif : 200 kg b/ poids vif : 225 kg Poids des quartier : 150 kg rendement 60 % Rendement : 75 % poids des quartier : 135 kg Ce rapport varie daprs : ltat dengraissement les caractres individuels de conformation (race et type) ; la surcharge de lappareil digestif la pese. le traitement ou voyage effectu avant labattage. Le cinquime quartier est form par la peau (7 8 % du poids vif), la langue, les joues, le foie, le cur, le tube digestif ; le suif. B/ contrle des performances : Son objectif est de chiffrer avec prcision le degr de qualit de productivit du btail .ce contrle constitue la base la plus solide de la slection et du perfectionnement : pour dterminer le rendement, la qualit de la viande, la prcocit des animaux de boucherie. Lapprciation de ces caractres est confie des techniciens qualifis qui jugent les animaux la vue et au toucher des maniements et, aprs labattage, lexamen des carcasses. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 8 C/ lengraissement de btail : Le principal facteur de russite dans lengraissement conomique des animaux est le croit journalier qui dtermine le rythme rapide de croissance. Or, rapidit de croissance et formation dune riche musculature sont fortement hrditaires ; elles ne peuvent tre amliores que par voie de slection. Seule, une alimentation optimale, jointe de bonnes conditions dexploitation peuvent permettre leur plein panouissement. Le type boucherie animal avec des os courts et paisse musculature , est favorise par llevage avec un niveau lev dalimentation , alors que lutilisation dun bas niveau dalimentation dans le jeune ge tend produire un type de membres longs et musculature rduit. D/ lappareil digestif des bovins. Si le type laitier est considr comme type respiratoire, le type dengraissement est du type digestif. Le type respiratoire est caractris par long thorax, le cur est volumineux, les poumons vaste, la peau fine. Le type digestif a la poitrine profonde, les cotes plus verticales, plus rapproches, lencolure plus courte, le train postrieur proportionnellement plus lourd que le train antrieur. La profondeur de poitrine nest jamais trop grande. Lappareil digestif du buf, comme celui de tous les ruminants (mouton, chvre) est caractris par sa complexit et limportance de son volume. Exemple de race bovins : race Ndama. La race Ndama prsente un bovin qui de loin possde les quantits de boucherie les plus videntes. Le poids moyen des animaux bien entretenus est de plus ou moins 240 kg. Leur rendement se situe entre 48 et 50 %. Donnes moyennes : poids vif 240 kg. Rendement 49 % du poids vif. Cuire 7 % du poids vif Tte 8 % du poids vif. Extrmits 1.8 % du poids vif Os 16.80 % du poids en quartiers. Viande nette 32 % du poids en quartiers. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 9 E -Alimentation des bovins en croissance et lengraissement : La production de gros bovins dans notre pay se caractrise par une trs grande varit de type de production, de race, de mode dlevage, et dalimentation. La production des tourillons se caractrise par un ge labattage infrieur 20 mois, une croissance continue, une alimentation de concentration nergtique leve lauge, sans utilisation notable du pturage. Les ges et les poids labattage varient respectivement de 15 17 mois et de 600 kg 680 kg pour les tourillons prcoce des races laitires. (Pie noir, normande, Montbliard ). , de 18 20 mois et de 640 700 kg pour les tourillons tardifs des races viande spcialises (charolaise, limousine). On a cherch, pour des raisons conomique alourdir les carcasses, sans accrotre les dpts adipeux, il est possible dy parvenir en limitant les apports nergtiques, plus particulirement chez les animaux prcoces des races laitires apte dposer rapidement un excs de tissus adipeux. A lopposs, un niveau nergtique lev permet des bien valoriser le potentiel des animaux des races viande, forte capacit de croissance musculaire. 1/ exemple tourillon pie noir : au cours du cycle de production , depuis la sortie de nursery ( 150 kg ) jusqu labattage ( vers 575 kg ) , le gain de poids instantan dun tourillon pie noir , forte proportion de sang Holstein , peut voluer titre dexemple ( poids de 150 kg : valeurs calorifique : 20 % *** protine 20 % *** lipide 10 %.****apports recommander dazote : 400 PDI nergie : 3.2 UFL Ca 35 P 25 . Le niveau de croissance ainsi choisi, volontairement modr, doit permettre de produire une carcasse lourde sans trop de gras. A chaque poids correspond un gain de poids optimum. Il dfinit le niveau des apports alimentaires recommands. 1-A/ lincidence du poids et du gains de poids. Le besoins nergtique saccrot lentement, mais rgulirement de 3.2 poids de 150 7.1 UFV/ J poids de 575 kg. Tandis que celui en en PDI augmente rapidement, puis de plus en plus faiblement (de 403 575 g/jour). La concentration en PDI/UF de la ration diminue de (126 g pour 150 kg) (81 g pour 575 kg). dans le mme temps , les besoins en calcium et phosphore , relativement importants chez le jeune animal ( respectivement 28 et 15 g /J 150 kg ) , augmentent lentement par la suite ( 53 et 34 g/jour 550 kg ) . Une telle volution des besoins sexplique par laccroissement des besoins pour lentretien qui reprsentent de 60 75 p.100 des besoins totaux et par lvolution de composition de croit. De 150 250 kg de poids vif, le gain journalier augmente faiblement (de 1000 1100 g/jour), sa teneur en protines aussi de (16.80 17.3 p.100) et, GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 10 par voie de consquence, la qualit des protines retenue par jour ; les besoins en PDI passent de 380 490 g/jour. De 250 kg labatage, le gain journalier diminue (de 1100 g 850 g/J) sa teneur en protines reste peu prs stable (de 17.3 17.5 p.100) puis diminue son tour (jusqu 15.50 p.100 550 kg) : la quantit des protines fixes par jour se rduit. les protines musculaires reprsentant environ de 50 p.100 des protines fixes dans lorganisme, la qualit de muscles produite par jours diminue. Paralllement, le croit senrichit en lipides et sa valeur calorifique augmente. Aprs 250 kg, alors que le gain de poids diminue, la quantit dnergie fixe journellement saccrot. On considre quil faut peu prs la mme quantit dnergie mtabolisable pour fixer 1 g de lipides, soit 9.39 calories, que pour fixer 1 g de protines, soit 5.48 calorie. Lorsque lanimal augmente de poids, il sengraisse et devient donc de plus efficace pour transformer lnergie mtabolisable ingre en nergie fixe. Toutefois 100 g de tissus adipeux, comportent environ 4 g de lipide et 20 g de protines. Lorsque lanimal sengraisse, il est donc de moins en moins efficace pour lnergie ingr en gains de poids vif. Dans le mme temps, la teneur en minraux du croit reste pratiquement stable (4 %). 1-B/ intrt de la restriction : Lalourdissement des carcasses recherch par les producteurs pour des raisons conomiques saccompagne biologiquement, dun accroissement de ltat dengraissement. . Pour freiner ce dernier, on peut ralentir le croit de lanimal. Cest ainsi que celui des tourillons pie Noire peut tre rduit de 10 15 P.100 par rapport leur potentiel gntique entre 150 et 450 kg. Une rduction de 1200 1000 g/jour du gain de poids 500 kg, diminue de 8 p.100 la quantit en UFV ncessaire par kg de gain, du fait dune rduction de la teneur en lipides de ce gain. Mais elle accrot par contre les besoins en PDI par kg de gain (+ 11 p.100). Du fait de laccroissement de sa teneur en protines. Cette rduction nergtique sobtient soit en diluant la ration (accroissement de la proportion de fourrages), soit en limitant les quantits ingres. Mais la limitation du gain journalier accrot le nombre de jours dentretien de lanimal et, par suite les dpenses totales par kg de gain. Il existe donc, pour chaque type et chaque poids, un niveau optimum de croissance assurant le meilleur compromis. Ce niveau dpend galement de limportance relative du prix dun kg de carcasse, de sa rduction entrane par excs de gras et du cot alimentaire. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 11 1- C/ les facteurs de variation de la composition du gain de poids et de la composition de poids corporelle. 1-1-C- influence de poids vifs : Quant le poids vif augmente, le gain de poids diminue. Dans ce gains de poids vif, la proportion des protines est stable mais celle des lipides augmente considrablement ; rsulte un accroissement de la valeur calorifique de croit. En consquence, la proportion des dpts adipeux dans la masse corporelle augmente avec le poids vif. 2-1-C-linfluence de type gntique de sexe et de la castration. Lvolution gnrale du gain de poids et de la composition corporelle est semblable chez les diffrents types des bovins en croissance et lengrais On dfinie ainsi la prcocit animal par son aptitude dvelopper relativement tt les tissus adipeux comparativement aux tissus musculaires. Les animaux prcoces se caractrisent par une forte croissance relative des tissus adipeux ; les animaux tardifs se caractrisent par une faible croissance relative des tissus adipeux, les animaux tardifs se caractrisent par une faible croissance relative de ces tissus et une plus forte croissance relative des muscles. Voir tableau montre les variations de compositions anatomique chimique et valeur calorifique du gain de poids vif vide de bovin mle pie noire et charolais pesant 400 kg. Type gntique. Caractristiques du croit Pie noire (prcoce) Charolais (tardif). Muscles (% du croit) Dpts adipeux (% du croit) Squelette (% du croit). 37.5 29.1 9.4 49.4 16.9 9.3 Lipides (% du croit) Protines (% du croit) 29.2 16.3 14.4 19.8 Energie (k cal/ g de croit) 3.6 2.6 Les femelles ont une vitesse de croissance plus faible que les mles entiers de mme race, mais elles sont plus prcoces. A mme poids et mme gain de poids, les gnisses dposent donc plus de gras que des mles de mme type gntique. La valeur calorifique du gain de masse corporelle est donc plus leve ; il en rsulte que les besoins nergtiques des femelles sont plus importants que ceux des mles poids vif et gain de poids vif identiques. NB : ltat dengraissement plus important atteint par les femelles des poids vifs relativement levs peut poser le problme de leur utilisation en production de viande. En effet elles fournissent des carcasses trop grasses ou trop lgers, surtout si elles sont engraisses intensivement. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 12 3-1-C-influence de la vitesse de croissance et du niveau dalimentation : A/ effet sur la composition anatomique : Une augmentation de niveau alimentaire, qui accrot le gain de poids, modifie les proportions relatives de tissus adipeux et musculaire forms. La quantit de lipides dposs augmente dautant plus vite que le gain de poids est plus lev. Par exemple pour des jeunes bovins pie Noir de 500 kg, la part relative de muscles dans le gain de poids diminue tandis que celle des tissus gras saccrot quand le gain de poids augmente. Gain de poids vif journalier ( kg ) 0.6 0.8 1.0 1.2 % de muscles dans le poids vif vide 39 35 31 27 % de tissus adipeux dans le gain de poids vif vide. 29 35 43 50 B/effets sur la composition chimique : Lorsque le niveau alimentaire, et donc la vitesse de croissance, slvent, le gain de poids se caractrise par une augmentation de la quantit des lipides dposs, plus leve que celle des protines. En consquence, lorsque la vitesse de croissance augmente les besoins nergtiques de production augmente plus rapidement que les besoins azots de production. C/ important : Les effets de sexe et de castration sur la composition corporelle et la composition de croit traduisent essentiellement linfluence des hormones strodiennes : Landrogne, oestrognes et progestagnes : On sait en effet que les niveaux hormonaux sont caractriss par une prdominance des andrognes chez le mle, des strognes et des progestagnes chez la femelle. Les andrognes stimulent la synthse des protines des muscles, en agissant directement aux niveaux cellulaire .la rponse des dverses catgories des muscles leur leur effet anabolisant est diffrente. Ce sont de muscles de lavant, et notamment de rgion cervicale, qui sont le plus influencs, ce qui explique la diffrence morphologique entre mle entier, mle castr et femelle. Les strognes : agissent sur la croissance des tissus dveloppement rapide. Ils nont pas deffet anabolisant direct au niveau des tissus, mais ils agissent probablement modifiant le niveau de scrtion dautres hormones. Toutefois ces hormones strodiennes ne sont pas les seules qui ont une influence sur la croissance. Lhormone de croissances (GH ou STH) a un effet positif sur lanabolisme protique et une action directe importante sur les tissus adipeux en stimulant la lipolyse. Linsuline : stimulerait, selon un mcanisme mal connu. Lincorporation des acides amins ans les protines. Le rapport insuline / glucagon contrle la lipogense et la lipolyse. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 13 La thyroxine : est un des principaux facteurs de la croissance, notamment au niveau du squelette : de plus elle intervient dans la synthse de lhormone de croissance et dans son action sur les tissus. F-le suivi des animaux : Un carnet et un crayon dans une poche sont les premiers maillons de la conduite .ce sont sans doute les plus importants. Les renseignements nots dans ce carnet touchent aussi bien les diffrents aspects techniques quaux donnes conomiques, sachant quil ny a pas de vritable frontire entre les deux. Ils sont ensuite rpartis dans les documents de suivi ou lleveur aura les retrouver facilement. Par exemple, la quantit de concentrs consomme ou achete se place la fois dans le suivie conomique pour dterminer le cot de production dun kilogramme de viande et dans le suivi sanitaire pour viter la survenue de maladie mtabolique. G- interventions collective et individuelle : Assurent nombreuses interventions sur la totalit ou une partie notable de troupeau sont pratiques en particulier : oprations de prophylaxies collectives rglementes. Dparasitage prvention et traitement anti-parasitaires. Vaccinations. H-Le nettoyage et dsinfection des locaux dlevage : A tous les stades dune production, la phase nettoyage dsinfection est une tape essentielle dans la matrise des risques sanitaires lis aux maladies infectieuse (diarrhes, pneumonies ). Dans latelier ou levage spcialiss ( viande ) , un ensemble de mesure sanitaires rigoureuses ( nettoyage , dsinfection et vide sanitaire ) est souvent mise en place , soit avant lintroduction dune nouvelle bande ( aprs le dpart de la prcdente ) , soit dans la chambre de quarantaine . Le nettoyage varie en fonction des objectifs de lleveur, du microbisme prsent et des contraintes particulires chaque type de local ou de btiment. La dsinfection des sols, des murs ou des matriaux peut tre ralise avec du phnol de synthse ou du formol mlang des essences aromatiques (attention au risque dincendie avec le mlange formol-permanganate de potassium). Il existe de nombreuses autres substances dsinfectantes (eau de javel, formaldhyde, mthylphnols, ). Enfin, le vide sanitaire, dune dure de plusieurs jours plusieurs semaines, vise non seulement asscher et arer le local, pour un retour des conditions bioclimatiques normales, mais aussi complter laction des deux premires tapes. En effet, labsence momentane des animaux permet le tarissement des sources microbiennes. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 14 I- la quarantaine et isolement des malades : A-la quarantaine : les animaux introduire doivent tre tenus un certain temps lcart du troupeau pour viter quils ne le contaminent et queux mmes ne soient contamins par des animaux dj prsents, si les uns ou les autres sont porteurs dagents infectieux. La quarantaine dure en fait une semaine et le lieu est distant de plus de 20 m mtre des btiments hbergeant les animaux dj prsents .il nest pas ncessaire que la disposition de quarantaine soit un local ferm. b- Lisolement : lisolement dun animal malade est favorable pour le troupeau sil pratiqu ds la constatation des symptmes et s accompagne dun examen des animaux de mme ge apparemment sains. J-Le transport dans des conditions sanitaires favorables : Le transport des animaux entrane des modifications biologiques notables traduisant un tat de stress : baisse de la glycmie, dshydratation, augmentation du cortisol et du lure, acidose, augmentation des enzymes hpatiques indicatrices de la souffrance. Pour limiter limportance de ces phnomnes nfastes, un certain nombre de prcautions sont indispensables : lembarquement, le changement doit seffectuer dans le calme, aussi rapidement que possible, la monte dans le camion tant facilite par la mise en place de bas-flancs assez hauts pour masquer la vue aux animaux. Le camion doit tre quip dun plancher antidrapant et de barrire mobile pour maintenir les animaux au contact les uns des autres durant le transport, ce qui entrane chez eux une sensation de scurit. toutefois, ils ne doivent pas tre trop serrs. Pendant le dplacement, la conduite doit tre souple pour viter les spartes dquilibre, donc les contractions musculaires permanentes. Le bchage du camion doit assurer labsence de courants dair. Enfin le nombre darrts au cours du trajet doit tre le plus faible possible. K- Gestion sanitaire de latelier dengraissement. Lapprciation de ltat sanitaire de latelier dengraissement est beaucoup moins complexe que celle des troupeaux dlevage. Les maladies respiratoires sont les plus courantes et quand elles sur viennent dans latelier, en absence de traitement systmatique, plus de 80 % des animaux sont atteints. Ltat sanitaire se mesure par le nombre de morts auquel on ajoute le nombre danimaux sans valeur conomique du de ces affections ou autres (fourbure diverses et diverses boiteries, troubles digestifs, arthrites la grille de suivi propose (voir tableau) permet de dterminer ltat sanitaire dune bande ou dun atelier au cours dune anne. les mortalits correspondant un tat sanitaire dfectueux constituent en fait les seuils de GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 15 rentabilit de la production. Dautres considrations conomiques sont mettre en relation avec cet indicateur, en particulier lobjectif de lleveur de gain de poids moyen quotidien (GMQ). Lorsque la mortalit nest pas trs leve mais les indicateurs sanitaires et conomiques sont dfavorables, il faut rechercher les causes des affections et mettre en uvre les mesures prvues dcrites dans les maladies respiratoires ou les boiteries. Les frais vtrinaires peuvent tre dcomposs en frais pour la prvention et frais pour les soins curatifs. La prvention comprend la rhydratation larrive, les traitements antiparasitaires, les vaccinations au sevrage ou la mise en lots, les vitamines et les oligo-lments, lantibioprventions et la mtaphylaxie. Les soins curatifs correspondent aux traitements individuels danimaux malades. Lobjectif est que les soins curatifs soient infrieurs 15 % des frais totaux. Faire un teste de tuberculination et vacciner les animaux contre les maladies lgalement contagieuses, et de procder au dparasitage interne et externe des animaux. L- thorie dune alimentation rationnelle Point de vus : comme toute discipline, la zootechnie utilise un langage spcifique et celui qui ne le matrise pas se trouve dans la mme situation que le touriste qui ne comprend pas la langue du pays quil visite. Celui qui a besoin de comprendre la zootechnie devra matriser ce vocabulaire dune centaine de mots. Ces connaissances constituent le point de dpart partit du duquel le vocabulaire peut senrichir progressivement. En zootechnie, lalimentation tien une place importante. Il faudra rechercher les moyens dobtenir un rendement conomique des matriaux ou aliments utiliss par lorganisme de lanimal. Si, par une alimentation dfectueuse, on compromet les rsultats, rien ne sert de pratiquer la slection par exemple. Mais cependant, il ny a pas de production sans consommation et, pour bien nourrir les animaux, il est ncessaire de connatre leurs besoins alimentaires, et comment les satisfaire. Il nest pas rare que des vaches laitires ne donne pas la quantit de lait quelles pourraient donner, faute dune alimentation dfectueuse cest dire male quilibr ou insuffisante. L-A/ dfinition 1/ les besoins dentretien : existent mme lorsque lanimal est au repos complet .et varient avec les espces et le poids de lanimale. 2/ les besoins de production. Les besoins de croissance et dengraissement : un animal qui grandit a besoins notamment de matire minrale et de matires organiques. Les premires nont aucune valeur nergtique car tant incombustibles, les secondes, par contre, le sont, et lanimal retiendra, lors de sa croissance, essentiellement des matires azotes et des matires grasses. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 16 Les Besoins de gestation : 10% dans le milieu de gestation et 20 % vert la fin de gestation. Les besoins de production : La vache a besoin de 0.40 UF pour fournir un kg de lait 4 % de MG. La brebis besoins de 0.65 UF. Les besoins de croissance et dengraissement (voir les annexes prcdentes ). L-B la digestibilit des aliments : Un animal ne se nourrit pas de ce quil mange mais de ce quil transforme. Tous les aliments nont pas la mme digestibilit. Prenons lexemple du veau : lorsquil ne boit que du lait, il ne rejette que peu de rsidus dans ses excrments .lorsquil mangera du foin, il liminera une plus grande quantit de dchets. Nous pouvons donc dduire que ; les aliments ne sont pas entirement digrs. La quantit dlments pouvant tre assimile varie avec lespce animale, lge et la nature des aliments (stade de vgtation, qualit, fracheur, ). La dsassimilation est lensemble des phnomnes de dgradation par lesquels la matire vivante se transforme en dchet. Les dchets organiques sont rejets en grande partie par les voies urinaires. Lure est la forme dlimination des substances azotes, rsultant de lusure organique. Lurine riche en ure et forme ainsi llment fertilisant essentiel du purin. A-L-B- Variation de la digestibilit : Elle varie selon lanimal, selon laliment : 1- selon lanimal Lespce : les polygastriques digrent mieux la cellulose qui les monogastriques et moins bien les sucres qui, en fermentant, perdent une partie de valeur nutritive. Lge : le veau par exemple ne digre pas la cellulose. La production : Lorsque lanimal produit, le transit digestif est plus rapide .lalimentation devra donc tre plus concentr. 2-Selon laliment : - certain espce de gramines durcissent moins vite que dautre : la ray-grass par rapport la ftuque (= deux type de gramine). - Ltat dans lequel se trouve les lments nutritifs. la cellulose brute est mal digre, mais molle et imprgne de sve, elle mieux digre. - Avant le stade de montaison, les gramines sont plus digestives. - Certains lments tels que les matires azotes sont moins bien digrs si la ration est riche en sucre. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 17 M- protection sanitaire du cheptel M-1 prophylaxie des maladies contagieuses : Il faut que ltat sanitaire du cheptel soit bon dans lensemble, des compagnes sanitaires sont excutent, par le technicien de ltable et ce en commun accord avec les vtrinaires locales. M-2 exemple dintervention : Intervention Priode dexcution Effectif vaccin ou trait Produit utilis Fivre aphteuse Du 15/01/04 au 15/03/04 40 ttes des bovins AFTOVAX 1.5 cc/tte. Parasitose externe Toute lanne 40 ttes des bovins Diazinoun 10 cc/ 10 litre deau. M-3 la lutte contre la rage : Ncessite une intervention sanitaire sur les chiens et Hommes atteints : chiens (abattage, vaccination) et des mettre, les personnes sous traitements antirabique M-4 poursuite des tudes pidmiologiques : Dans le cadre de la lutte contre les maladies rpute lgrement contagieuses, le service est appel collaborer avec les laboratoires rgionaux vtrinaires pour mener terme des tudes, pidmiologiques ncessaire la matrise des facteurs favorisant lapparition des maladies contagieuses notamment les zoonoses et les maladies infectieuses, la mise en place des moyens adquats mme denrayer laffection. Cest le cas actuellement la peste, le charbon, N- hygine et inspection des viandes : N-1 / examen anti-mortem : A/ techniques dinspection : a. lidentification des animaux : qui est la dtermination de lespce, de la race, le sexe et lge de lanimal. b. lexamen sanitaire : les techniques de cette inspection sont bases sur un examen gnral des animaux en faisant. - examen des fonctions respiratoires et digestives. - Examen des appareils uro-gnitaux : on cherche les inflammations. - Examen des membres (recherches des boiteries). - Examen de la surface du dos (recherche des varrons). c. apprciation de la qualit : elle repose sur lexamen de la conformation et sur lapprciation de lengraissement. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 18 B/ remarque sur linspection les animaux reconnus atteints de MRLC sont dirigs vers un clos denfouissement autoris ou ils seront abattus et incinrs. les animaux reconnus atteint des maladies autres que les MRLC sont abattus et semis linspection. N-2 / examen post-mortem : a. dfinition : cest linspection des animaux abattus quest lgalement obligatoire et qui comprend lexamen de la carcasse et du 5me quartier. - la carcasse : cest le corps entier de lanimal de boucherie aprs abattage, dpouille et viscration. - 5me quartier : cest lensemble des lments usage alimentaire et non alimentaire autre que la carcasse et qui comprend les abats et les issus. b. technique de linspection post-mortem. inspection distance (collective). Cet examen permet de comparer les diffrentes carcasses et dcouvrir ltat dengraissement ou la maigreur, les modifications des masses musculaires, la couleur et les anomalies de position. - les anomalies de couleur sont comme suite : 1) rouge fonce : la viande est surmene, elle provient dun animal abattu ltat de fatigue (transport lointaine). 2) Ple : cest le signe danmie. 3) Jaune : traduit lictre (jaunisse) inspection approfondie : Dans cet examen en examine les organes individuellement : A-la cavit abdominale : La cavit abdominale est recouverte par un tissu transparent cest le pritoine (membrane qui tapisse labdomen), il faut chercher les inflammations de ce pritoine cest dire les pritonites, ces dernires peuvent avoir plusieurs origines : - inflammation de tube digestif. - mauvais trocardage. - maladies gnrales (tuberculose). b-la cavit thoracique : Cette cavit aussi recouverte pour un tissu transparent : la plvre, il faut chercher les inflammations de la plvre, cest dire les lsions de pleursie qui peuvent avoir les origines suivant : - corps trangers : pricardite - inflammation des poumons. - maladies gnrales (tuberculose). 5me quartier : Le 5me quartier se compose de poumon, cur, foie, rate, reins, la tte, la langue, et les viscres digestifs. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 19 On examen tous les viscres et leurs ganglions, on regarde le viscre sur toutes ses faces pour rechercher les lsions profondes, en fin, on fait des incisions pour prciser la nature et ltendu des lsions. Source : abattoir municipal. NB : lobjectif de cette partie est de permettre au producteur des bovins dengraissement de suivre ltat sanitaire de son cheptel aprs la commercialisation, et a fin de prendre tout investissement ncessaire pour corriger les dfauts dlevage. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 20 II- Aspect technico-conomique de projet (exemple dtude) : II-1 Quelques lments historiques des jeunes destins lengraissement Le cheptel acqurir pour lengraissement est constitu des jeunes bovins des races Montbliarde, Limosin, charolaise et par fois pie Noir (selon la disponibilit dans le march). 1/ sexe et ge. Tous les produit acqurir est constitue des mles de poids vif de 150 kg, (ge de 4 6 mois), le plus souvent la sortie de nursery en effet au cours de cette priode, les potentiel de croissance des tissus squelettiques et musculaires sont levs. Le squelette reprsente 18 p.100 du gain du poids vif vide (hors contenu digestifs) la naissance et sa vitesse de croissance est maximale vers lge de 5 6 mois. La croissance recherch est de 700 1200 g / jour. 2/ alimentation Lalimentation du veau dlevage repose dabord sur alimentation lacte liquide (exemple : JOOSTEN MILK), puis sur une alimentation solide (aliment concentr et fourrage) introduite progressivement qui en fait un ruminant ds le 4me mois. Les jeunes reus une alimentation quilibre tous les niveaux assurer par un zootechnicien. 3/ vaccination Les produits sont vaccins suivant un programme raisonnable assurer par un vtrinaire. 4/ choix de fournisseur le choix de fournisseur est un lment indispensable pour cette raison ont citent des exemples des cites de production des jaunes bovins selon les rgions ( Domaine BELFAA : Had BELFAA route de TIZNIT , MASSA ,LASTAH AGADIR , - Domaine EL HASSANIA BERCHID HAD SOUALM , BOUSKOURA , BARCHID CASABLANCA des exploitations agricoles exemplaires de SEBAA AAYOUN , BOUDRBALA , AIT SAID OUAADI : MEKNES - RAS EL MA ,EL MHAYA , OUD JDID, SIDI HRAZEM , ROUTE DE TAOUNAT : FES - EL AAROUI NADOR - ASSILA , KHMISS SAHL : TANGER et EL KHARB KENETRA - SAADA ; DAR BAKA , TAMLALT , ELAATAOUIA : MARRAKECH- SOUK SEBT , KHMISS BANI CHAGDAL , OULED AISSA TADLA .. ..Etc. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 21 II-2/ Stratgie de production . transport des animaux doit assurer par une camionnette bien quipe (voir partie transport des animaux). la conduite des animaux est de faons intensive, ils sont vendus pour labattage un poids pouvant atteindre 450 500 kg. les produits serons vendus sil est possible sur ferme (minimiser les charges de transport, et les dgts des accidents et de stress ). NB : au cours de cycle de production, Le GMQ varie selon un certain nombre des facteurs (voir ltude prcdente). II-2-1 charges globales 1- lalimentation (charges directes variables) Au cour de lintroduction des animaux latelier dengraissement les aliments concentrs utiliss sont : (Orge, Mas grain, Tourteau de Tournesol, Pulpe Sche de betterave, la Pulpe DAgrume, la Caroube, la Fve) la paille de bl pour lencombrement soit disponible dans latelier. Et le C.M.V de type 3/18 pour couvrir les besoins des animaux en lments minraux et en vitamines. A/ description des aliments utiliss dans la ration alimentaires des bovins : la paille de bl : Les pailles constitues par les tiges et les grains des plantes de crales la maturit, donc par les organes les plus riches parois lignifies. Les parois reprsentent environ 80 p.100 de la matire sche. En revanche, les pailles sont pauvres en matires azotes (de 25 50 g / kg Ms), en glucides solubles (< 10 g), en minraux lexception du potassium, et en vitamines. Elles sont donc peu digestibles et ingestibles. La digestibilit de matire organique de paille de bl et en moyenne de 40 42 p.100. Grains : (Mas, orge). Le grain de crale est un caryopse, nu Mais, vtu (orge). Il comprend un pricarpe, un embryon, et un albumen, particulirement dvelopper qui renferme lamidon mais aussi des protines. Les grains sont, dune faons gnrale, pauvre en matires azotes (de 10 15 p.100 de la Ms), il prsentent par contre, une valeur nergtique leve (0.90 1.30 UFV / kg de Ms. En raison de leur richesse en amidon (40 55 p.100 de la Ms). Lamidon de Mas se dgrade beaucoup moins rapidement que celui dorge. Les teneurs en matires azotes varient non seulement selon la nature de la crale, mais galement en fonction de la varit et des conditions de production (rgion, fertilisation, anne). Les matires azotes des crales sont essentiellement constitues de protine de rserve (prolamines, glutnines), non solubles en solution aqueuse. Pour lorge et le Mas les albumines et les globulines, protines solubles, ne sont gnralement GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 22 prsentes quen faibles proportions. Cependant, la dgradabilit ruminale de fraction protique des crales est assez leve (74 79 %) sauf pour le Mas, le sorgho, (40 45 %). La teneur en parois cellulaires des crales apprcie par celle en fibre au dtergent neutre, varie de 10 40 p.100 de la Ms linverse de la teneur en amidon. Lenveloppe, ou pricarpe, des grains de crales constitue un obstacle aux agents digestifs, il ncessite gnralement dtre broy, compte tenu de sa duret. Pulpe de betterave : elles sont riches en parois cellulaires, mais peut lignifies, elles sont donc trs digestibles (85 86 p.100). Tourteau de tournesol : Les tourteaux sont les rsidus de lextraction de lhuile partir de fruits ou de graines oloprotagineuses. Le tourteau de tournesol est moyennement riche en protines qui sont facilement dgrades dans le rumen. (77 %). limportance et la faible digestibilit des parois cellulaires riche en lignine font que le dcorticage amliore la valeur nutritive nergtique et azotes de ces tourteaux. Fve Appartient aux grains protagineuse font partie de la famille des lgumineuses. Elles sont assez riches en protines (25 30 p.100 de la Ms) et contiennent des proportions variables damidon. les constituants des grains protagineuses, en particulier les protines, sont rapidement dgrads dans le rumen (80 p.100) ; en consquence, leur valeur PDIA est faible (< 3.5 p.100). proportion de leur taux azots. Les parois cellulaires de ces graines reprsentent de 15 25 p.100 de la Ms et elles sont facilement dgrades dans le rumen. Caroube : La caroube est le fruit (gousse) dun arbre de la famille des Csalpines (superfamille des lgumineuses). Elle est trs riche en sucre : 40 45 p.100 de Ms, soit presque autant que la millasse. Les graines doivent tre limines car il son trs dures et pratiquement indigestibles. Les gousses broyes mlanges dautres aliments obligeant lanimal les consommer. La caroube contient aussi des substances glifiantes (hmicelluloses) Pulpe dagrume : La fabrication des jus de fruits dagrume ou de certaines liqueurs laisse diffrents sous-produits (corce, ppins, pulpe) dont la pulpe dagrumes sche qui est la plus utilise en alimentation des ruminants. Cet aliment possde une faible valeur protique mais une valeur nergtique leve. tant riche en sucre, en pectines et en parois peu lignifie, la pulpe dagrumes se dgrade rapidement dans le rumen ; elle doit tre employe avec prcaution pour viter des accidents dacidose , et sa consommation limite 0.5 p 100 de P.V GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 23 C.M.V (compos minral vitamin). Cest un aliment industriel qui serve couvrir les besoins des animaux en vitamines indispensables et en minraux (sachant que les aliments concentrs et les grossiers ne sont jamais couvrir les besoins de bovin en vitamines et en lments minraux). Compositions : Caractristiques nutritionnelles par 100 kg : Vitamines: A500: 75 M D3: 7.5 M E50: 100 g Oligo-lments: Manganse: 340 g Cuivre 60g Fer : 160 g Slnium 2 g Zinc: 340g Iode 11.5 g Cobalt 2 g Macrolments Calcium 18 % Phosphore 3 % Magnsium 1.7 % Les aliments de cette tude peuvent tre modifies selon les possibilits offertes par lexploitation et sa localisation par rapport aux points dapprovisionnement des aliments de btail. B- Frais totaux de lalimentation par cycle de production : Intervalle des poids Nombre de jour Frais dalimentation 150 kg 200 kg 41 526.58 DH 200 kg 250 kg 42 541.58 DH 250 kg 300 kg 31 478.19 DH 300 kg 350 kg 32 506.25 DH 350 kg 420 kg 43 827.61 DH 420 kg 500 kg 50 1016.50 DH 500 kg 550 kg 36 753.12 DH TOTAL 275 4650.00 Les prix retenus pour les aliments concentrs sont ceux enregistrs au niveau du march local (entre 2.20 et 3.5 DH/ kg). Le fourrage est comptabilis au cot de 0.8 1.1 DH/ kg C.M.V est comptabilis au prix de 6 DH/kg. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 24 Il est ncessaire de confronter les rations calcules aux ralits de la pratique pour juger de son efficacit en fonction de lvolution de ltat corporel du bovin de sa sant, de ses performances (croissance et engraissement). Tables Normes des besoins composition des aliments calcul Ration thorique calcule ( preuve sur lanimal) contrle des rsultats interprtation ajustement Ration pratique (corrige) Les blocs lcher : les blocs lcher disposs dans les mangeoires : les bovins rgulent en grande partie leur consommation en fonction de leurs besoins. une seule prcaution : ne pas placer les blocs de sel trop prs des points dabreuvements pour viter des sur consommations pouvant entraner des troubles (diarrhes ). Prix dun bloc lcher de 120 DH/ 10 kg. Les abreuvoirs : - il est souhaitable de laisser en permanence de leau, de bonne qualit la disposition des animaux ; les bovins boivent de 2 4 fois par jours sil deau volont - pour une consommation maximal et sans risques sanitaires leau doit tre propre sans dchets alimentaires, et sans contamination fcales ou urinaires (lisier), ni dveloppement dalgues Leau dabreuvoirs doit tre galement saine sans parasites, ni excs de germes fcaux et tre apptant ar (renouvellement suffisant), peu minralise (< 7 g/L de minraux totaux). Avec un PH voisin de la neutralit, sans odeur ni got dsagrables, temprature moyenne vers 15 C. (En Et si possible, renouveler leau des bacs, protger du soleil). Le prix dun abreuvoir automatique cote : 430 DH GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 25 2- frais vtrinaires (charges directes variables). - les interventions des vaccinations tout au long de la vie de lanimal sont indispensables pour obtenir une protection durable. avec des rappels juste avant la mis e lengrais. - il vaut mieux adopter en plus une stratgie de vaccination. celle-ci prsente le double intrt peut onreuse et trs efficace. Les frais des soins vtrinaires estims 200 DH/ tte / an. 3- btiments dlevages et annexes (charges fixes): Ce type dlevage ne ncessite pas un investissement trs important, en effet, il ne faut pas ncessairement des terres (du moins au dbut) pour cultiver les aliments ni des pturages (les bovins doivent se dplacer le moins possible pour conserver leur poids). La stabulation propose est une stabulation entrave. Les locaux dlevage doivent assurer le confort et dhygine aux animaux, les normes des btiments respecter par animal sont les suivantes : AGE/POIDS AIRE PAILLEE (SUP COUVETE) AIRE BETONNEE TOTAL 12-18 mois (200-400kg) 3.5 m2 2m2 5.5m2 Annexes : Magasin de stockage : 30 m2 Salle des produits vtrinaires : 4 m2 Bureau de comptable : 9 m2 Autres (logement des ouvriers.) : 20 m2 Les aspects financiers Objet Cot Construction des btiments Puit chteau deau et canalisation Autres quipements Matriel dlevage 100 000 70 000 3 9985 2000 TOTAL 211 985 DH Les autres quipements en englobent un broyeur lectrique pour grain et lautre pour paille, brouette, pesant Les amortissements : la dure damortissement prise en compte est de 15 ans pour les btiments et les quipements de 5 ans pour autres. Pour les gros matriels tels que les tracteurs, la taille du cheptel ne justifie pas leur acquisition, ils peuvent tre lous quand cest ncessaire. 4- La main duvre (charges fixes) : Un ouvrier qualifi : 2500 DH/mois Un ouvrier : 2000 DH/mois Gardien pay : 2000 DH/mois Technicien : 5200 DH/mois GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 26 5- Achat des animaux (charges directes variables) Lactivit dmarre avec lacquisition des jeunes bovins soit dans les fermes soit dans les souks, il vaut mieux se contenter dacheter un poids compris entre 150 250 kg et de revendre ds que les 450 500 kg sont atteints. Prix dachat et ente 6000 et 8000 DH/ tte II-2-2 recettes globales : Ventes : 35 DH/kg vif. Fumier : 0.70 DH/ kg. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 27 III- les lments dune politique financire : La dcision dinvestissement est la base de choix de dveloppement de lexploitation. Cest une dcision fondamentale, car elle oriente de celle-ci dans le long terme .en particulier, elle conditionne directement sa rentabilit future. Le principe consiste faire passer le choix des investissements par le filtre de la rentabilit bnficiaire. A/ tableau de financement tableau damortissement compte dexploitation provisionnelle (voir les pages de suite). GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 28 A-1 Le compte dexploitation provisionnel Objet Prix unitaire Anne 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Recettes -viandes - fumier 35 DH 0.70 DH 962500 10244 962500 10244 962500 10244 962500 10244 962500 10244 962500 10244 962500 10244 962500 10244 962500 10244 962500 10244 962500 10244 962500 10244 962500 10244 962500 10244 962500 10244 Total de recettes - 972744 972744 972744 972744 972744 972744 972744 972744 972744 972744 972744 972744 972744 972744 972744 Charges Variables -achat de cheptel -alimentation - soins vtrinaires -divers 200.00 - 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 350000 232500 10000 5000 Charges Fixes -main duvre -amortissement -frais financire - 140400 14399 40500 140400 14399 40500 140400 14399 130500 140400 14399 144900 140400 14399 136800 140400 13999 128700 140400 13999 120600 140400 13999 78750 140400 13999 75937 140400 13999 73127 140400 13999 70312 140400 13999 67500 140400 13999 64687 140400 13999 61875 140400 13999 59062 Total charges 792799 792799 882799 897199 889099 880599 . . . . . . . 813774 810961 Rsultat brut 179945 179945 89945 75545 83645 92145 . . . . . . . 158970 161783 GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 29 A-2 Financement de projet : a/ linvestissement totaux : 1 000 000 DH b/ Mode de financement : - 10 % fonds propres : 100 000 DH - 45 % Banque (9 % taux dintrt). 450 000 DH - 45 % Etat (5 % taux dintrt) : 450 000 DH. Dure de prt Dif capital Dif . intrt ETAT 15 ANS 7 ANS 3 ANS BANQUE 7 ANS 2 ANS 0 tableau de financement : BANQUE ETAT TOTAL Annes Capital Principal Intrt Capital Principal Intrt Capital Principal Intrt 1 450000 0 40500 450000 0 0 900000 0 40500 2 450000 0 40500 450000 0 0 900000 0 40500 3 450000 90000 40500 450000 0 0 900000 90000 40500 4 360000 90000 32400 450000 0 22500 810000 90000 54900 5 270000 90000 24300 450000 0 22500 720000 90000 46800 6 180000 90000 16200 450000 0 22500 630000 90000 38700 7 90000 90000 8100 450000 0 22500 540000 90000 30600 8 0 0 0 450000 56250 22500 450000 56250 22500 9 0 0 0 393750 56250 19687.5 393750 56250 19687.5 10 0 0 0 337500 56250 168775 337500 56250 16877.5 11 0 0 0 281250 56250 14062.5 281250 56250 14062.5 12 0 0 0 225000 56250 11250 225000 56250 11250 13 0 0 0 168750 56250 8437.5 168750 56250 8437.5 14 0 0 0 112500 56250 5625 112500 56250 5625 15 0 0 0 56250 56250 2812.50 56250 56250 2812.5 GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 30 A-3 tableau des amortissements : Objet Montant (DH) dure 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Btiments 160000 15 ans 10666 10666 10666 10666 10666 10666 10666 10666 10666 10666 10666 10666 10666 10666 10666 Equipements 50000 15 ans 3333 3333 3333 3333 3333 3333 3333 3333 3333 3333 3333 3333 3333 3333 3333 Matriel dlevage 2000 5 ans 400 400 400 400 400 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 TOTAL 14399 14399 14399 14399 16400 13999 13999 13999 13999 13999 13999 13999 13999 13999 13999 A retenir La gestion technico-conomique : Rle et fonctionnement : La gestion technico-conomique sert lleveur : tablir un diagnostique prcis et rapide. dterminer les points faibles et en trouver les causes. lui permettre didentifier sa situation technique et conomique par rapport aux objectifs de dpart. lui permettre daffiner sa technique dlevage et ses investissements en matriel. se situer par rapport aux autres levages. La G.T.E. sert galement aux secteurs damont et daval pour : amliorer les techniques en slection, alimentation, matriel, les diffuser auprs des techniciens et des centres de formation. calculer la rentabilit et les bases de financement de llevage. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 31 B / les indicateurs financires : 1 / le compte de rsultat Type Montant en dh Vente des biens - vente danimaux - vente de fumier chiffre daffaire net Totale de produit dexploitation charges dexploitation - achat des animaux - achat de mat. Prem. - Salaires - Dotations aux amortissements. Total de charges de lexploitation Charges financires 962500 10244 972744 972 744 350000 247500 140400 14399 752299 40500 Bnfice ou perte. 179945 A/ le rsultat final se compose en deux rsultat : rsultat dexploitation = (produit charge) dexploitation = 972744-752299 = 220445.00 DH Rsultat financier = (produits charges) financiers DONC rsultat final = 220445 40500 = 179945.00 DH B/ analyse des marges : b-1 les marges brutes (MB) MB = produit brute (PB) charges oprationnelles (CO). Nous savons que : Produit brut = 972744 DH Alors que les charges composs de : Charges oprationnelles Montant en DH % Alimentation Frais vtrinaires Autres Animaux 232500 10000 5000 350000 38.91 1.67 0.84 58.57 Total 597500 100 % MB = 972744-597500 = 375244.00 DH GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 32 C- Analyse des rsultats de lexploitation : lacquisition de cheptel doit se faire dune manires trs souple et raisonnable travers le choix de la priode dachat convenable ( dbut de saison de vlage ) et le choix de la rgion dachat ( voir les zones spcialises dans la production des bovins au Maroc ) afin de profiter le maximum des occasions et baisses des prix des ventes , en tenant en compte lleveur besoin de la liquidit dans le dbut de la compagne agricoles et juste avant la dbut de ceci ( besoins en valeur disponible pour financer les travaux de compagne ) cependant les besoins des consommateurs de viandes des bovins presque le mme au cours de lanne . On ajoute dans cette analyse que le meilleur moment des achats des aliments concentrs cest juste aprs la fin de la compagne agricole dont les prix sont baisss, et se nest pas ncessairement les mmes concentr que nous avons cits dans notre tude sont les plus intressants (le prix et un lment important dans cette cas). b- les marges nettes (MN) MN = MB charges de structures ( fixes). Les charges sont composs de : Charges de structures Montant en DH % Mains duvre permanente Dotation aux amortissements Frais financiers 140400 14399 40500 71.88 7.37 20.74 Total 195299 100 % Analyse : Il ressort de ce tableau que les charges de la main duvre psent lourdement dans lexploitation et pour rsoudre ce problme il faut minimiser le personnel surtout dans les priodes des vides sanitaires. Dans les priodes de pointes on doit faire appelle une mains duvres occasionnelles, et de faire appelle aux tudiants stagiaires qui pouvant exploit leur savoir faire avec les moins charges. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 33 D- les ratios financiers a / calcule des ratios dendettements : R = 900 000/ 1000 000 = 0.9 NB : dans une exploitation saine financirement, ce ratio doit tre compris entre 0 < R < 0.5, cest dire quau moins de 50 % des capitaux du passif doivent appartenir lentrepreneur ; cependant une jeune entreprise (venant dtre cre) ou une entreprise venant dacheter du foncier en empruntant peut avoir un taux dendettement > 50 p.100. (Cas de notre tude). b/ capacit dautofinancements ou cash-flow . Cash-flow brute = rsultat + amortissements = 179945+ 14399 = 194344.00 En anglais, cash-flow veut dire flux de liquidits, cela correspond ce que lentrepreneur peut rinvestir dans son entreprise. c/ le ratio dautonomie financire Ce ratio permet de mesurer lindpendance de lentreprise vis vis des cranciers (des prteurs). On lexprimer sous la forme : R = capitaux propres (capitaux interne) / capitaux trangers (capitaux externe) R = 100 000/900 000 = 0.11 plus le ratio est lev, plus lexploitation est autonome financirement. d/ le ratio de solvabilit gnrale : Ce ratio sert mesurer la solvabilit de lentreprise, cest dire sa capacit rembourser des emprunts. On lexprime gnralement sous le forme : R = actif total / capitaux trangers (externe) = 1000000/900000 = 1.11 Si R > 1 ; lentreprise est solvable. Plus la valeur de ce ratio est leve, plus lentreprise trouve facilement des prteurs. E / difficults financires : E-1 causes lies la rentabilit : insuffisance de revenu : - immobilisations trop lourdes - besoins en fond de roulement trop important Mesures envisager allger le capital utilis - location des immobilisations - achat des approvisionnements au fur et mesure des besoins. - acclration du recouvrement des crances. E-2/ causes lies au financement - autofinancement insuffisant GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 34 Mesures envisager trouver des ressources nouvelles ou adapter celles qui existent. - obtenir : un prt complmentaire de restriction - un prt posteriori pour un investissement ralis entirement par autofinancement Il nous faut maintenant passer la partie suivante concernant lajustement global de projet dinvestissement F / ajustement globale du projet dinvestissement : Nous savons que lon tudie les bilans des exploitations pour en tirer nombre dindicateurs conomiques et financires. De mme, on tudie les comptes des rsultats. On tire des renseignements dordre technique et conomique. A travers un vritable voyage lintrieur de ces donnes zootechniques et conomiques on peut dcrire les ajustements suivants : location des tables et constructions apparat mieux que linvestissement dans la construction des btiments dlevages. la valorisation des terrains quon trouve au tour de ltable est indispensable pour satisfaire partiellement les besoins des animaux en UFV et PDI. utilisation de la main duvre qualifie rduit les frais vtrinaires et pertes des aliments de btail et augmente le taux de rentabilit de lexploitation. la commercialisation des animaux doit tre effectuer avant le poids de 500 kg pour rduire les risques des excs des graisses et laugmentation des charges de la lalimentation. GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 35 G- Comptabilit et la technique des comptes : Dans une exploitation agricole, une comptabilit pratique permet de bien matriser les oprations financires. Elle assure une gestion correcte, par la voie quelle trace en dbut de compagne et par le rsultat de la mise en valeur en fin de la compagne agricole. Notre ambition nest gure de prsenter un travail comptable complet, mais seulement de proposer aux leveurs et tout les intresss, une premire explication de la technique comptable agricole. Ceci leur permet dacqurir des connaissances fondamentales et indispensables pour la comprhension des techniques de gestion, concernant une exploitation bovine en particulier, ou toute exploitation dlevage en gnrale. La comptabilit pratique donc est une technique qui a pour objet de classer denregistrer tous les effets. Ainsi elle permet de dterminer, au moins une fois par an, le rsultat globale de lexploitation. A / les lments de la comptabilit pratique : Parmi les lments ncessaire de la comptabilit et les plus rpandus dans une exploitation agricole en trouve : A 1 le livre de paye : Cest un livre qui sera marg au moment de la paye et compte obligatoirement les noms et les prnoms des salaries, le nombre de journes travailles par chacun deux et le salaire correspondant avec des certaines dductions, dans le cas de la caisse nationale de scurit sociale (CNSS) et/ou supplments, dans le cas des heures supplmentaires. Parfois on le trouve associ une feuille de pointage. A 2 la fiche de stock : Cest une fiche constitue pour chaque article de stock, elle permet denregistrer les entres et les sorties avec la mention de la date et le stock restant le jour au jour. Elle est une mmoire dun stock donn, (orge, caroube, pulpe dagrume ), grce elle, nous pouvons en fin de campagne dgager le total des entres et des sorties. A 3 la tenue des frais occasionns Cest lensemble des dpenses occasionnes au cours de la priode dengraissement, en dehors des produits importants tenus en stocks et en dehors aussi des rmunrations des salaris .toutes ces dpenses seront classes par nature. Exemples : Rparation de matriel, assurances, transport des aliments de btail Les frais occasionns doivent tre enregistrs le jour mme de leurs dpenses, afin quils ne soient pas oublis. A 4 registre charge pour danimaux : GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 36 Cest un document qui relve les donnes concernent les animaux destins lengraissement prix dachat , le lieu , date , race , les charges variables lies lanimal ,afin de dgager les besoins en argent pour chaque animal . Conclusion : Pour tudier la rentabilit de la production bovine, les promoteurs et/ou les agents dencadrement doivent cerner le fonctionnement global des exploitations afin disoler les activits relatives la production de viande .les ratios de productivit leur offre lavantage de dceler les efficiences respective des charges variables et charges fixes en plus de la productivit globale de lexploitation et de sa capacit de renouveler le capital investi. Trois recommandations majeures peuvent tre tires de lanalyse de cas. Aux promoteurs de bovins dune part, la ncessit de se rfrer lencadrement technique pour le choix des races en fonction des objectifs de production .dans la cas de lengraissement par exemple les tudes rvle la supriorit de Montbliarde par rapport Holstein . Dautre part, la ncessit de limiter les investissements dans les btiments et autres infrastructures lourde. En fin aux dcideurs, la ncessit daccompagner les producteurs moderne par des subventions lacquisition de matriel de production ou par des prix refltant leur cot rel de production, du moins jusquun ce que les fermes atteignent une vitesse de croisire. Pour discuter : El HOUSSAIN BOUICHOU BP 40107 CASA 2 MARS CASABALNACA bouichouelhoussain@yahoo.fr GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 37 Prix du matriel dlevage DESCRIPTION PRIX AIGUILLE 10-10 BOX OF 12 50,00 AIGUILLE 15-10 BOX OF12 55,00 AIGUILLE 15-20 BOX OF12 60,00 AIGUILLE 20-10 BOX OF12 65,00 AIGUILLE 20-15 BOX OF 12 60,00 AIGUILLE 30-15 BOX OF 12 70,00 AIGUILLES 40-15 BOX OF12 75,00 AIMANT STOMACAL 35,00 ANTITETEUR BOVINS 85,00 ANTITETEUR EN METAL 25,00 ANTITETEUR PL POINTES+RESSORTS 50,00 BIBERON 1 LITRES 80,00 BIBERON 7 LT 150,00 BOUCLE VEAUX 9,00 BOUCLE VACHE 11,00 CONTRE PEIGNES JET 350,00 COUPE-ONGLONS LONGS 500,00 ECORNEUR 85,00 ECORNEUR ELECTRIQUE 650,00 FORCE A TONDRE 100,00 PINCE POUR BOUCLE BOVIN 220,00 PINCE MOUCHETTE AVEC ECARTEUR 150,00 PINCE MOUCHETTE RESSORT/ACIER 150,00 PINCE POUR ANNEAUX DE GOMME 150,00 PINCE POUR ANTITETEUR 170,00 PINCE POUR BOUCLE BOVIN 250,00 PINCE A ENCOCHER 170,00 PISTOLET DROGEUR AVEC RESERVOIR 1L 600,00 PISTOLET DROGEUR AVEC RESERVOIR 3L 650,00 RENETTE DOUBLE 75,00 RENETTE DROITE 75,00 RENETTE GAUCHE 75,00 RENETTE ANNULAIRE 80,00 RUBON ZOOMETRIQUE 140,00 SCIE-FIL EXTRA 3,6 METRES 60,00 SERINGUE 20ML EN PVC 60,00 SERINGUE 30ML EN PVC 65,00 SERINGUE 50ML EN PVC 70,00 SERINGUE AUTOMATIQUE 2ML 500,00 SERINGUE AUTOMATIQUE 5ML 520,00 SONDES OESOPHAGHIENNES 130CM 550,00 SONDES OESOPHAGHIENNES 170CM 600,00 SONDES TRAYEUSES (10P) 75,00 THERMO A LAIT 85,00 THERMO MINI-MAXI 80,00 THERMO PLAST 35,00 TONDEUSE A CISEAUX 170,00 GGeessttiioonn tteecchhnniiccoo--ccoonnoommiiqquuee dduunn aatteelliieerr ddeennggrraaiisssseemmeenntt bboovviinnss EELL..BBOOUUIICCHHOOUU 38 TONDEUSE A CISEAUX POUR OVINS 170,00 TONDEUSE A MOUTON 230V 5 500,00 TROCAR BOVIN 100,00 TROCAR OVIN 95,00 Conduite de rationnement : Pour recevoir une ration alimentaire quilibre, de vos levages veuillez remplir informations suivantes : Nom & prnom . GSM . Localisation de lexploitation .. Aliments . Prix des aliments . Nombre de tte Race .. Objectif de croissance (GMQ) Poids vif Les envoyer bouichouelhoussain@yahoo.fr Texte1: www.vulgarisation.net

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