Jean-Pierre FABRE : Mes engagements pour le Togo

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    21-Dec-2015

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Nous devons tout mettre en uvre, pour que le Togo de nos fils et de nos filles soit plus beau, plus grand et plus uni que le ntre Sylvanus Olympio 27 avril 1960

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LE CANDIDAT DE CAP 2015 Jean-Pierre FABRE Economiste Prsident National de lAlliance Nationale pour le Changement (ANC) 2 3 Nous devons tout mettre en uvre, pour que le Togo de nos fils et de nos filles soit plus beau, plus grand et plus uni que le ntre Sylvanus Olympio 27 avril 1960 4 5 SOMMAIRE TITRES PAGES A PRESENTATION DE CAP 2015 11 B APPEL DU CANDIDAT DE CAP 2015 17 C PROPOSITIONS DU CANDIDAT DE CAP 2015 23 DEFINIR LES GRANDS AXES 25 I- RECONSTRUIRE LETAT 27 1-1 Btir un Etat de droit 27 1-1-1 Mettre fin aux violations de la loi 27 1-1-2 Respecter lindpendance de la justice 27 1-1-3 Prendre des mesures dapaisement social 28 1-2 Edifier une nation homogne 28 1-3 Instaurer la dmocratie et lEtat de droit travers des institutions rpublicaines fortes 28 1-3-1 Promouvoir la citoyennet 28 1-3-2 Mettre en place des institutions fortes 29 1-3-3 Mettre en uvre les rformes politiques 29 1-3-4 Promouvoir la dcentralisation 29 1-3-5 Garantir la libert de la presse 29 II- RECOUDRE LE TISSU SOCIAL 31 2-1 Promouvoir les valeurs fondamentales 31 2-2 Rduire la fracture sociale 31 2-3 Offrir lgalit des chances 31 III- GARANTIR LA SECURITE A TOUS 33 3-1 Faire de larme togolaise une arme rpublicaine 33 3-2 Former et encadrer les forces de scurit 34 6 3-3 Doter les sapeurs-pompiers dquipements adquats 34 3-4 Amliorer les conditions de vie et de travail de nos forces de dfense et de scurit 35 IV- CONSTRUIRE UNE ECONOMIE DYNAMIQUE 37 4-1 Le secteur rural 37 4-1-1 Assurer la scurit alimentaire tous 38 4-1-2 Mettre en place une rforme agro-foncire 38 4-1-3 Dynamiser lagriculture togolaise 40 4-1-4 Revitaliser les diffrentes filires 40 4-1-4-1 Crer un Fonds commun de placement dans la filire cacao 40 4-1-4-2 Optimiser le dveloppement de la filire coton 42 4-1-4-3 Investir massivement dans la filire caf 42 4-1-4-4 Augmenter la productivit de la filire riz 42 4-1-4-5 Rendre effective la mcanisation dans les filires du mas, du mil, du manioc etc 43 4-1-4-6 Rassembler les comptences dans les filires levage et pisciculture 44 4-1-5 Crer des emplois dans le secteur agricole 44 4-1-6 Rglementer la migration des troupeaux 45 4-2 Lindustrie 46 4-2-1 Identifier les richesses minires et intensifier leur prospection 46 4-2-2 Asseoir lindustrialisation sur des units de transformation 47 4-3 La recherche scientifique 50 4-3-1 Relancer les activits de la recherche scientifique 50 4-3-2 Restructurer le secteur de la recherche 51 4-4 Les infrastructures et le transport 51 4-4-1 Entreprendre des chantiers routiers aux normes de scurit 51 4-4-2 Restructurer les agences des travaux publics 53 4-4-3 Evaluer ltat des ponts dans le pays 54 4-4-4 Reconstruire le rseau ferroviaire 54 4-4-5 Moderniser les autres rseaux de transport 55 4-4-6 Intensifier les mesures de scurit au Port autonome de Lom (PAL) 56 4-4-7 Scuriser la Socit Aroportuaire de Lom-Tokoin (SALT) 56 4-4-8 Crer une compagnie arienne vocation interne 57 7 4-4-9 Mettre en place un port sec Cinkasse et Blitta 57 4-5 Lnergie 57 4-5-1 Se doter dune capacit nergtique suffisante 57 4-5-1-1 Renforcer le taux dlectrification 57 4-5-1-2 Intgrer les besoins dlectricit dans un programme de planification 59 4-5-1-3 Encourager les projets de recherche en nergies renouvelables 60 4-5-1-4 Mettre llectricit la porte de tous 60 4 -5-1-5 Structurer le secteur de llectricit 61 4-5-2 Diminuer les cots des produits ptroliers et gaziers 62 4-6 Le commerce et les services 62 4-6-1 Protger les inventions, brevets et droits dauteur 63 4-6-2 Abaisser les cots des facteurs 63 4-6-3 Promouvoir les activits informelles 64 4-6-4 Promouvoir un secteur bancaire moderne 65 4-6-5 Soutenir les activits des marchs pour les commerants et les commerantes 66 4-6-6 Superviser les activits de la zone franche 66 4-6-7 Rglementer lactivit des taxis motos 67 4-7 Le tourisme et lhtellerie 67 4-7-1 Revaloriser nos sites touristiques 67 4-7-2 Dvelopper un tourisme de proximit 68 4-8 Permettre aux Togolais de la diaspora de prendre part aux lections au Togo 69 4-9 Trouver une solution judicieuse au problme foncier 69 4-10 Faciliter laccs au crdit aux plus pauvres 70 4-11 Mobiliser les ressources et rduire le train de vie de lEtat 71 V- ENGAGER UNE POLITIQUE SOCIALE VOLONTARISTE 75 5-1 La sant 75 5-1-1 Augmenter le taux de couverture sociale de la population 75 5-1-2 Donner une vision et des principes directeurs la politique de sant 82 5-1-2-1 Redonner une place prioritaire la sant 82 5-1-2-2 Dfinir des principes directeurs 82 8 5-1-3 Garantir des soins de sant et une protection sociale tous 83 5-1-4 Ouvrir les CHU des thrapeutes traditionnels 85 5-2 Leau et lassainissement 85 5-2-1 Raliser des forages dans les villages et les hameaux 86 5-2-2 Ouvrir le capital de la TdE aux privs 86 5-3 Lducation et la formation 87 5-3-1 Renforcer le brassage ethnique dans le prscolaire 87 5-3-2 Rformer le premier, le second et le troisime degr 88 5-3-3 Rhabiliter lenseignement technique 89 5-3-4 Augmenter sensiblement la bourse et laide des tudiants 90 5-3-5 Porter une attention soutenue lalphabtisation 91 5-3-6 Rduire les cots des TIC et vulgariser loutil informatique 91 5-4 Lhabitat et lurbanisme 92 5-4-1 Dsengorger la capitale 92 5-4-2 Promouvoir un dveloppement quilibr du territoire national 93 5-4-3 Amnager durablement les agglomrations urbaines 94 5-4-4 Matriser le foncier et promouvoir un logement dcent pour tous 95 5-4-5 Amliorer la couverture en quipements et services Urbains 96 5-4-6 Promouvoir lconomie urbaine 96 5-4-7 Garantir un environnement sain et viable pour tous les citadins 97 5-4-8 Embellir nos villes 97 5-5 Lamnagement du territoire 98 5-5-1 Amliorer lorganisation et ladministration du pays 98 5-5-2 Rapprocher ltat civil du citoyen 99 5-5-3 Dcentraliser les services des transports routiers et du permis de conduire 99 5-5-4 Augmenter le nombre des socits de transport urbain 100 5 5-6 Lemploi et la fonction publique 100 5-6-1 Mieux apprhender le problme du chmage 100 5-6-2 Donner des chances demploi tous les Togolais 101 5-6-3 Revaloriser les salaires des travailleurs et les pensions des retraits 102 5-7 La jeunesse, la culture et les sports 102 5-7-1 Prparer la jeunesse pour demain 102 9 5-7-2 Initier la jeunesse au volontariat 104 5-7-3 Redorer le blason de la culture 104 5-7-4 Rorganiser les fdrations sportives 105 5-8 Lenvironnement et le dveloppement durable 106 5-8-1 Dvelopper lusage du gaz domestique 107 5-8-2 Rendre attractives et saines nos plages, les bordures de nos lagunes et lacs 107 5-8-3 Anticiper les problmes environnementaux 108 VI- REHABILITER LA FEMME 110 6-1 Inscrire les questions de genre dans les manuels scolaires 110 6-2 Faciliter laccs des femmes aux ressources productives 111 VII- CONDUIRE UNE DIPLOMATIE PRAGMATIQUE 113 7-1- Promouvoir les relations de coopration 113 7-2- Inscrire nos actions dans une intgration rgionale 113 ACCOMPLIR UN ULTIME EFFORT DE MOBILISATION 115 ANNEXES 117 Annexe 1 : Principaux graphiques des mandats de Faure Gnassingb 118 Annexe 2 : Prsentation de la Rpublique Togolaise 120 10 11 A- PRESENTATION DE CAP 2015 12 CAP 2015 Jean Pierre FABRE Un homme engag 13 COMBAT POUR LALTERNANCE POLITIQUE EN 2015 CAP 2015 Il y a vingt-cinq ans, le peuple togolais, bravant courageusement la peur et la terreur instaures par le rgime parti unique, sest soulev contre la dictature pour exiger la libert et la dmocratie, mais aussi et surtout la fin des injustices, des ingalits, du pillage des ressources nationales, du npotisme, bref, pour exiger une gouvernance du pays oriente prioritairement vers lamlioration des conditions de vie des Togolais. Faisant fi des aspirations lgitimes des populations togolaises au bien-tre, le clan au pouvoir sest mthodiquement et systmatiquement accapar lensemble des ressources nationales, sarrogeant ainsi un droit de proprit sur ce qui est le bien commun de tous les Togolais. Lconomie nationale est mise en coupe rgle et la grande majorit des Togolais, qui ressentent, dans leur vie quotidienne, les consquences dramatiques de cette patrimonialisation du Togo, sont privs de leurs droits lmentaires et vivent comme sous occupation. Les manifestations populaires de mcontentement sont rprimes dans le sang et la situation sociopolitique du pays est explosive. Le rgime en place se maintient en continuant entretenir un climat de peur et de terreur dans le pays mais lhistoire de lhumanit enseigne que cette situation ne peut durer indfiniment. Au total, le Togo est en crise. Une crise qui mine le pays depuis des dcennies. Une crise fondamentalement politique avec des consquences dsastreuses sur le plan conomique, social et moral. Les solutions cette crise sont donc essentiellement politiques. Des solutions justes et durables sont ncessaires pour permettre au Togo de sortir, sans heurts, de cette situation dimpasse et de crise permanente 14 qui entrave son dveloppement et dassurer la prosprit pour tous les Togolais. Il faut aborder, avec courage, les vrais problmes de fond qui minent notre vie nationale et qui empchent le Togo dvoluer durablement vers la dmocratie pluraliste, lEtat de droit, la bonne gouvernance et, partant, vers le progrs social et le bien-tre de toutes les filles et de tous les fils du pays. Conscients de leur responsabilit face lhistoire et la Nation togolaise, six partis politiques de lopposition, transcendant leurs intrts partisans, dcident de travailler rsolument ensemble en vue dinstaurer les bases solides dune vie dmocratique normale et prenne au Togo. Ainsi, aprs plusieurs sessions de discussions approfondies sur la situation sociopolitique et conomique du Togo, les partis politiques suivants ANC, CDPA, PDP, PSR, Sant du Peuple, UDS-Togo se sont constitus en une alliance politique forte dnomme Combat pour lAlternance Politique en 2015 en abrg CAP 2015 Pour effectivement gouverner ensemble le Togo autrement, le candidat de CAP 2015 propose au peuple togolais un projet ambitieux et volontariste qui permettra de restituer enfin le pouvoir dEtat la nation et au peuple togolais, afin que les ressources du pays, arraches des griffes de la petite minorit qui sen accapare, soient dsormais gres avec responsabilit, dans lintrt de lensemble des Togolaises et des Togolais. Ce projet est sous-tendu par les fondamentaux suivants, centrs autour de la promotion, de la dfense et du respect de la dmocratie, de lEtat de droit et de la bonne gouvernance : La souverainet appartient au peuple qui en est le seul dtenteur en dernier ressort. Toutes les actions engager 15 doivent tenir compte de ses aspirations profondes. Cest pourquoi, le peuple togolais sera consult rgulirement, sensibilis et duqu dans lexaltation de ses qualits les plus nobles de courage, defforts, de solidarit et de pardon. Le respect de la sparation des pouvoirs, entre lexcutif, le lgislatif et le judiciaire. Le respect de la Constitution, des lois ainsi que des droits et liberts des citoyens. La prise en compte du concept genre dans tous les projets et tous les niveaux. La lutte contre toute forme de discrimination. La lutte contre la corruption, la gabegie, le clientlisme, le npotisme et limpunit. 16 17 B- APPEL DE JEAN-PIERRE FABRE CANDIDAT DE CAP 2015 18 19 A Mes Compatriotes Togolaises et Togolais, au Togo et hors du Togo Mes chers compatriotes, Jai le plaisir de vous prsenter ici, les grands axes de mon programme dactions et dactivits, programme que nous entendons conduire ensemble avec CAP 2015 ds mon accession la magistrature suprme de notre cher pays le Togo. Ce programme condense les actions majeures, quil est urgent de raliser court et moyen terme, pour voir notre pays, tourner dfinitivement le dos larbitraire et aux voies de fait rigs en politique de gouvernement, la gabegie et la corruption pratiques tous les niveaux des secteurs publics et parapublics, au pillage systmatique des deniers publics au sommet de lEtat, limpunit, aux violations rptes de la Constitution et des lois, aux lections truques et sans lendemain, la dliquescence de lEtat, au risque dimplosion de la Nation. Mais avant daller plus loin, je tiens rendre un hommage solennel et appuy au courage, la dtermination et la persvrance des pres de lindpendance et fondateurs de la nation togolaise. Avec leur tte, Sylvanus Olympio, cet illustre combattant de la libert, ils ont men une lutte hroque pour conduire le Togo et le peuple togolais toutes ethnies, toutes catgories sociales, toutes religions confondues, la pleine jouissance de la souverainet nationale et internationale. 20 Cest le lieu de saluer avec dfrence, la mmoire du Prsident Sylvanus Olympio, premier prsident dmocratiquement lu au Togo, lchement assassin le 13 janvier 1963. Sa vision dun Togo libre, indpendant, uni et prospre nous interpelle et doit nous permettre, tout en tirant la leon des errements politiques et socioconomiques de ces dernires dcennies, de rpondre aux vritables attentes des populations togolaises en construisant ensemble un Togo plus juste et plus digne, un Togo prospre et solidaire, le Togo de lAblod. En effet, les errements politiques et socioconomiques de ces quarante dernires annes, nous conduisent la conclusion que la social-dmocratie doit constituer le principe fondamental, le socle dides et la ligne directrice de laction politique, conomique et sociale au Togo. Une action conduite dans le respect de la libert de la proprit prive et de linitiative individuelle ou collective, avec le rle rgulateur de lEtat. Une action qui privilgie la solidarit et lquit entre les citoyens, les communauts et les rgions. Les Togolaises et les Togolais mritent de profiter de la redistribution quitable des bnfices tirs des ressources de leur pays ainsi que des fruits de leur labeur. Pour cela, nous dclinons ici, les actions permettant de crer dans notre pays, les conditions dune croissance partage et dun dveloppement durable, de favoriser la mise en valeur de nos ressources naturelles, de nos comptences, de nos connaissances et de toutes nos potentialits. Notre pays demeure attach la paix et la concorde entre les nations. Dans cette optique, nous entendons dvelopper et raffermir les relations de coopration avec les autres nations en particulier avec les pays voisins de la sous- rgion ouest-africaine. 21 Avec les ressources et potentialits dont dispose le Togo, avec le travail et lintelligence de vous toutes et de vous tous, nous sommes persuads que le Togo, notre chre patrie sortira du cycle infernal de la violence, de la maladie, de lignorance, de lanalphabtisme, de la misre et de la prcarit. Togolaises et Togolais, Chers Compatriotes, Laissez-vous habiter par lesprance. Engagez-vous et mobilisez-vous rsolument aux cts de CAP 2015, soutenez son candidat et soutenez ce programme dactions pour quensemble, nous fassions de notre Togo chri, lor de lhumanit. Ablod ! Ablod ! Ablod Gbadja! 22 CAP 2015 Jean Pierre FABRE Un homme de parole 23 C- PROPOSITIONS DE JEAN-PIERRE FABRE CANDIDAT DE CAP 2015 24 CAP 2015 Jean Pierre FABRE Un homme de parole 25 DEFINIR LES GRANDS AXES Dans ce document intitul Mes engagements pour le Togo ,le candidat de CAP 2015, Jean-Pierre Fabre, expose le programme dactions quil propose aux Togolaises et aux Togolais, afin de bnficier de leurs suffrages pour raliser ensemble lindispensable refondation de lEtat togolais, de la Rpublique togolaise et de la Nation togolaise. Les propositions contenues dans ce document rpondent aux grands dfis qui interpellent la socit togolaise, aprs plusieurs dcennies dune crise sociopolitique larve, qui a sap les fondements de lEtat, de la Rpublique et de la nation. Il sagit en effet de : 1) reconstruire lEtat et dinstaurer la dmocratie et lEtat de droit ; 2) recoudre le tissu social; 3) garantir la scurit des personnes et des biens sur lensemble du territoire national ; 4) construire une conomie dynamique et durablement prospre ; 5) engager une politique sociale et culturelle volontariste ; 6) rhabiliter la femme ; 7) conduire une diplomatie pragmatique. Le prsent document sarticule donc autour de ces (07) sept grands axes. 26 CAP 2015 Jean Pierre FABRE Un homme de parole 27 I - RECONSTRUIRE LETAT 1-1 Btir un Etat de droit 1-1-1 Mettre fin aux violations de la loi Lautorit doit sappuyer sur la loi et non sur larbitraire . Le rgime actuel a toujours foul au pied cette vrit rpublicaine. Le temps est venu de mettre fin aux violations de la Constitution et des lois, aux passes droits et aux mesures discriminatoires. Tous les citoyens doivent tre gaux devant la loi. Nous nous emploierons avec dtermination pour quenfin au Togo, toutes les institutions rpublicaines respectent et appliquent les lois, rglements et procdures dicts dans le pays, afin que la socit civile et les forces vives de la Nation puissent jouer pleinement leur rle. 1-1-2 Respecter lindpendance de la justice La justice rendue au nom du peuple togolais doit tre rellement indpendante et gale pour tous. Lindpendance des juges sera scrupuleusement respecte. Ceux-ci, en retour doivent sappliquer rendre la justice en me et conscience et conformment la loi, ainsi que dans le respect des accords, traits et instruments internationaux auxquels notre pays est partie. Avant la fin de la premire anne du mandat, des projets de loi seront introduits lAssemble nationale pour, notamment : proscrire la torture et rprimer les actes de torture pratiqus sur toute personne faisant lobjet darrestation, de dtention ou de poursuite en justice ; proposer des mesures alternatives notamment pour lapplication des peines demprisonnement et de dtention prventive. 28 Nous veillerons fournir tous les moyens indispensables aux tribunaux et cours de justice, aux magistrats et autres personnels de la Justice afin que les conditions de travail rpondent aux normes admises internationalement. 1-1-1-3 Pendre des mesures dapaisement social Ds notre arriv au pouvoir, nous prendrons des mesures dapaisement sociales, notamment la libration de tous les prisonniers politiques ainsi que de toutes les personnes arbitrairement condamnes et dtenues. 1-2 Edifier une nation homogne Lunit nationale est mise rude preuve par les surenchres politiques. Le rgime actuel sest employ instrumentaliser le rgionalisme et lethnocentrisme des fins clientlistes. Certaines rgions et prfectures ont t laisses pour compte trop longtemps. Nous voulons rassurer chaque Togolais, chaque ethnie et chaque rgion quant notre capacit et notre volont de remdier cette situation. Le Togo est une grande famille et chacun y a droit la scurit, la protection de la loi, lgal accs aux ressources nationales. La menace diffuse, entretenue par le rgime actuel, et selon laquelle en cas de victoire de lopposition, les populations halognes seront renvoyes dans leur prfecture dorigine, est ignoble, sans fondement et ne vise qu obtenir le vote mcanique et ethnique de ces populations. Nous prenons lengagement dassurer aux populations halognes, o quelles rsident sur le territoire national, leurs droits en toute scurit. 1-3 Instaurer la dmocratie et lEtat de droit travers des institutions rpublicaines fortes 1-3-1 Promouvoir la citoyennet 29 La dmocratie suppose une conscience partage de la citoyennet. Elle suppose la conscience dtre membre de la cit, responsable de ltat de la cit et de sa bonne marche. Le temps est venu daffranchir les Togolais de leur statut dadministrs celui de citoyens quon respecte et non quon met au pas. 1-3-2 Mettre en place des institutions fortes Nos institutions ce jour servent le plus souvent de faire valoir, justes l pour la cosmtique. Nous redonnerons force et vigueur nos institutions travers des hommes et des femmes de haute probit morale, courageux et patriotes pour les animer. Nous nous engageons garantir leur indpendance toutes les institutions rpublicaines et les doter de moyens de fonctionnement adquats. 1-3-3 Mettre en uvre les rformes politiques Nous nous engageons en outre, renforcer et respecter tous les contre-pouvoirs. Ds notre prise de fonction, nous mettrons en uvre les rformes constitutionnelles, institutionnelles et lectorales prescrites par lAccord Politique Global. 1-3-4 Promouvoir la dcentralisation La dmocratie la base est la condition sine qua non de lenracinement de la dmocratie. Les collectivits locales seront appeles trs rapidement aux urnes pour dsigner leurs reprsentants mme de conduire avec elles le progrs de leurs localits. 1-3-5 Garantir la libert de la presse 30 La libert de la presse est un des piliers de la dmocratie. Nous mettrons tout en uvre pour la garantir et la promouvoir. Le monde avance un rythme incroyable en matire de technologie de linformation et de la communication. Le constat est clair, notre pays accuse un retard considrable avec : des mdias publics qui nont pas de siges modernes ; des quipements vtustes ; une couverture insuffisante du territoire national ; des mdias privs discrimins, qui manquent de moyens et qui ne jouissent daucune considration. Pour rgler ces problmes, nous nous donnons pour mission de : moderniser les mdias publics avec la construction dun sige moderne ainsi que des plateaux et des studios, limage de ce qui se fait de mieux dans le monde ; doter les medias privs dune aide annuelle consquente de cinq cent millions au moins dans loptique de la ralisation de notre politique dapprofondissement de la dmocratie et dencouragement la professionnalisation des personnels des mdias ; favoriser la formation des professionnels des mdias aux techniques de la communication et des medias ainsi quau respect des rgles dontologiques de la communication. 31 II - RECOUDRE LE TISSU SOCIAL Le tissu social togolais est fortement prouv du fait de la perte des valeurs qui fondent une nation unie et solidaire, dune grave fracture sociale et surtout de lingalit des chances, promue et entretenue par le rgime RPT / UNIR. 2-1 Promouvoir les valeurs fondamentales Les Togolais doivent retrouver la voie de lhonneur, de la dignit, du patriotisme, de lamour du travail bien fait et du respect de la chose publique, valeurs qui ont fait la fiert de nos parents pendant la priode de lutte pour lindpendance. Cest lune des tches essentielles laquelle nous devrons nous atteler. 2-2 Rduire la fracture sociale La socit togolaise est coupe en deux : une petite minorit riche, insolente, couverte de tous les privilges et qui se dlecte indment des richesses du pays. une grande majorit de Togolais qui croupit dans la misre. Le temps est venu de rduire cette fracture sociale en procdant une juste redistribution des ressources nationales. Cela passe par lamlioration consquente de la grille salariale, laccs de tous un emploi dcent, leau, lnergie, aux soins de sant, dans un environnement sain. Cela suppose galement lappropriation des valeurs de solidarit, de probit morale et de respect de la chose publique. 2-3 Offrir lgalit des chances La vraie rconciliation nationale passe par la promotion de lgalit des chances pour tous les Togolais. 32 Finis les privilges lis la famille, lethnie, au clan, la rgion, lappartenance politique et au sexe. Au contraire, tout doit tre mis en uvre pour aller au secours des plus dfavoriss par une politique de discrimination positive responsable. 33 III - GARANTIR LA SECURITE A TOUS Notre monde est confront des risques nouveaux, notamment, le terrorisme, le fondamentalisme religieux et la cybercriminalit. Il importe pour notre pays de se prmunir contre de tels risques en mettant en uvre des stratgies efficaces et responsables tant au plan national quau plan de la coopration interafricaine et internationale. Il sagit en particulier de donner nos forces de dfense et de scurit, un format nouveau dans un cadre de travail nouveau, pour leur permettre dassurer en toutes circonstances, la scurit des personnes et des biens. Nous dmantlerons les postes de douanes ainsi que les barrages intempestifs rigs lintrieur des villes et des villages et qui sont sources dentraves multiples et dexactions sur les populations, notamment celles des villages frontaliers. 3-1 Faire de larme togolaise une arme rpublicaine Les dix ou quinze dernires annes, les forces de dfense du Togo participent des oprations militaires, dencadrement et/ou de formation dans le cadre de missions de paix de lONU et au cours desquelles ces forces acquirent de lexprience. Il convient de bien former les forces de dfense togolaises, de bien les quiper, de leur inculquer les notions de patriotisme, de respect des droits de lhomme, de protection civile, de grands travaux communautaires dintrt public. 34 Nos forces de dfense et de scurit doivent tre rpublicaines, neutres dans le domaine politique et se soumettre aux autorits civiles lgitimes, dmocratiquement lues. La nouvelle situation, cre par le terrorisme sur notre littoral comme dans la sous-rgion, exige que le Togo dispose de forces spciales bien formes et mme de dfendre les eaux territoriales ainsi que les populations. Notre ambition est de faire de larme togolaise, une arme rpublicaine et aguerrie face nimporte quelle situation de feu. Nous aurons constamment cur damliorer les conditions de vie et de travail des forces de dfense et de scurit et de poursuivre les initiatives de leur participation aux oprations de maintien de la paix sous mandat international. 3-2 Former et encadrer les forces de scurit La police, la gendarmerie, ainsi que les gardiens de prfecture qui constituent lessentiel des forces de scurit, manquent de formation, dencadrement et dquipements suffisants et adquats. Le rgime en place sest content de les manipuler et de les instrumentaliser des fins de rpression violente de lexpression des mcontentements populaires, de voies de fait, darrestations et de dtentions arbitraires, dintimidation et de harclement sur des populations aux mains nues et sur les militants de partis politiques ou dorganisations de dfense des droits de lhomme. 3-3 Doter les sapeurs-pompiers dquipements adquats Des catastrophes naturelles (tornades et inondations), des accidents de la circulation routire, ferroviaire ou fluviale, des incendies accidentels ou 35 criminels, ont endeuill de nombreuses familles dans un pass rcent et provoqu dimportants dgts matriels dans le pays. Les services de la protection civile tels que les sapeurs-pompiers doivent tre suffisamment dots en personnels bien forms et en quipements adquats et en bon tat dentretien pour faire face efficacement ces drames dans toutes les rgions du pays. La tragdie des incendies des deux grands marchs de Lom et de Kara a dmontr que les sapeurs-pompiers ne disposent pas de moyens ncessaires laccomplissement de leurs missions. Nous prenons lengagement non seulement de bien former tout le corps des sapeurs-pompiers de manire susciter des vocations au sein de la population mais aussi de les quiper en matriels et moyens performants. Ces formations seront faites aussi bien sur place au Togo qu ltranger dans le cadre de la coopration bilatrale ou multilatrale. Nous envisageons galement la cration dune unit de secours hliporte au sein des services des sapeurs-pompiers. Cette unit sera dote dhlicoptres de sauvetage en cas de catastrophe naturelle et dhlicoptres mdicaliss permettant lvacuation rapide et scurise de blesss. 3-4 Amliorer les conditions de vie et de travail de nos forces de dfense et de scurit. Afin damliorer les conditions de vie et de travail de nos forces de dfense et de scurit, nous entendons mettre en uvre les actions suivantes : construction de casernes et de postes de police modernes ; construction de postes modernes de gendarmerie ; 36 construction dhpitaux militaires notamment Tmdja, Kara Nioupourma et Lom ; construction de 12 000 logements sociaux, en partenariat avec les banques ; dotation des services en effectifs et en vhicules pour faciliter les patrouilles de jour comme de nuit. 37 IV - CONSTRUIRE UNE ECONOMIE DYNAMIQUE Relancer les outils de production et favoriser de nouveaux investissements dans les secteurs de la production, constituent les actions prioritaires qui permettront de stimuler la croissance, de crer des richesses pour relever le dfi du chmage, notamment celui des jeunes. 4-1 Le secteur rural Lagriculture togolaise fait pitre figure malgr les normes potentialits dont dispose le pays. La production agricole, domine par des exploitations de petites tailles, est principalement tributaire des alas climatiques. La maitrise de leau demeure cet gard un enjeu majeur auquel nous entendons faire face en toute priorit dans notre stratgie de dveloppement agricole. Si la situation des tubercules et des lgumineuses semble tre relativement favorable, le Togo est largement dficitaire pour ce qui concerne le riz, les productions animales et halieutiques. Pour combler ces dficits alimentaires, le pays importe du riz, des ptes alimentaires, de la farine de bl et du poisson. Il importe galement annuellement plus de 30 000 ttes de bovins, 40 000 ttes de petits ruminants, un million de volailles et prs de 10 000 tonnes de viandes par an. Le secteur agricole, qui devrait tre le moteur de la croissance de lconomie togolaise est confront aux difficults majeures suivantes: - une faible utilisation des intrants de haute productivit (engrais, semences, produits phytosanitaires) ; - un faible soutien financier de lEtat (Plus de 90% des exploitants utilisent les outils rudimentaires) ; - une insuffisance de crdit agricole; 38 - un cadre institutionnel non performant (Insuffisance de personnel qualifi) ; - des infrastructures rurales inadquates(Le rseau routier rural au Togo est largement inadquat, certaines zones fort potentiel de production, ne sont pas desservies par des pistes rurales). 4-1-1 Assurer la scurit alimentaire tous Assurer la scurit alimentaire des Togolais ; Procurer des revenus dcents et rguliers aux populations rurales ; Crer des milliers demplois permanents ; Adopter et appliquer une politique agricole en tenant compte des contraintes et des atouts de lagriculture togolaise ; Crer un organisme de sensibilisation, dinformation, dducation, danimation et surtout procder essentiellement la formation et lorganisation des jeunes en vue de la relance de lconomie nationale et de la rsorption du chmage. Telles seront nos priorits notre accession au pouvoir. 4-1-2 Mettre en place une rforme agro-foncire Lexprience de la Jeunesse Pionnire Agricole (JPA) des premires annes de lindpendance devra inspirer constamment lintressement des jeunes au secteur agricole et aux activits rurales. Des brigades de travail seront formes pour animer les activits dans des fermes pilotes qui seront cres au niveau de toutes les rgions administratives. Il sagira de : mettre en place une rforme agro-foncire adapte aux conditions du Togo ; 39 profiter des atouts climatiques pour promouvoir, intensifier et diversifier les cultures vivrires, les cultures de rentes telles que caf, cacao, palmiers huile, noix de cajou, hva, th, karit, cola et fleurs ornementales ; intensifier la pche, llevage et lagroforesterie ; rduire la pnibilit du travail agricole par ladoption des moyens et mthodes de productions amliores par la mcanisation du travail agricole, la subvention une large chelle des intrants agricoles, la transformation sur place et la conservation des produits etc. ; mettre en place des programmes rgionaux de dveloppement rural intgr (PDRI) pour sdentariser les jeunes ruraux ; accroitre le cheptel en initiant des programmes de dveloppement de llevage et en multipliant les retenues deau et les pturages dans les zones prdisposes ces activits ; pratiquer une politique de labellisation de lagriculture togolaise ; crer des banques agricoles et adopter une politique de crdit favorable linvestissement dans le secteur agricole ; intensifier la culture du coton par la sensibilisation, laccompagnement technique et financier des services dencadrement pour hisser le coton togolais une place de choix dans le monde ; porter de 2% 10% le budget allou au secteur agricole ; intervenir massivement en matire dinvestissement agricole, notamment, la construction dinfrastructures socioconomiques et routires en milieu rural ; dvelopper massivement la micro-finance dans les zones rurales et la mise disposition de lignes de crdits dau moins 70 milliards de FCFA sur 5 ans; recourir aux comptences du secteur priv ; 40 crer des lyces agricoles dans les rgions forts potentiels agricoles. 4-1-3 Dynamiser lagriculture togolaise Nous mettrons rapidement en uvre, avec notamment le concours des partenaires du Togo, une srie dactions concrtes pour dynamiser lagriculture togolaise. Parmi ces actions concrtes, on peut retenir : la restructuration des filires caf, cacao et coton ; la promotion et le dveloppement de nouvelles filires telles que lhva et lanacarde ; la valorisation du travail et du rle des ingnieurs agronomes qui sont le plus souvent sous employs, sous utiliss ou carrment affects des activits ou fonctions autres que celles pour lesquelles ils ont t forms aux frais du contribuable. Des opportunits de recyclage leur seront offertes pour les mettre pleinement et efficacement contribution dans le ncessaire encadrement technique et oprationnel du secteur. la promotion des changes dexpriences avec les pays performants dans les filires mises en valeur au Togo la restructuration du secteur de production animale et halieutique. Les bassins susceptibles de servir de sites de production seront mthodiquement rpertoris et prpars lexploitation sur toute ltendue du territoire national. 4-1-4 Revitaliser les diffrentes filires 4-1-4-1 Crer un fonds commun de placement dans la filire cacao Dans le cadre de la restructuration des filires, nous tudierons avec les partenaires du Togo, la possibilit de mettre en place une structure publique charge de piloter les projets dinvestissement et dencadrer les oprateurs du secteur. Des discussions seront menes avec les acteurs 41 du secteur afin dassurer dans les meilleures conditions, les oprations commerciales. En outre, un fonds commun de placement sera cr afin de grer les cotisations des producteurs. Ce fonds sera dot dun apport initial sous forme de subvention de lEtat. Il permettra de financer des actions de modernisation des outils de production des producteurs et damlioration de leur cadre de vie (route, piste rurale, units de sant, coles, eau potable, assainissement notamment). Les producteurs seront reprsents dans les instances de dcision et de gestion de ce fonds. Le fonds sera cot en bourse afin den assurer la bonne gestion et la transparence. Il sera consacr au dveloppement du secteur notamment : le renouvellement des plants ; la plantation de jeunes pousses de cacao ; le ddoublement de la surface cultivable ; la construction de logements sociaux pour les producteurs ; lachat de tracteurs ; lachat dintrants en quantits suffisantes pour les besoins de la filire ; lorganisation de la filire. Notre objectif est datteindre 25 000 tonnes de fves lhorizon 2020 et le renouvellement complet des plants au cours des 7 prochaines annes. Pour cela, une politique bio-scuritaire, inspire des pratiques et expriences des grands pays producteurs, sera labore pour combattre les maladies telles que le Swollen Shoot virus et le Photophora. 42 4-1-4-2 Optimiser le dveloppement de la filire coton La filire coton fera lobjet dinvestissements importants chaque anne pour optimiser le dveloppement de ce secteur. Lamlioration des rendements par hectare sera le premier objectif atteindre. Pour cela, une organisation plus efficace sera conue autour de la plantation et de la commercialisation du coton, en troite collaboration avec des professionnels du secteur. Les rendements actuels (650 kg/ha) sont largement en de de ceux atteints il y a une quinzaine dannes, soit environ 1 500kg par hectare. Outre lamlioration du rendement, la surface de production sera augmente de 100%. La production devra atteindre au moins 300 000 tonnes par an au cours des cinq prochaines annes. 4-1-4-3 Investir massivement dans la filire caf A linstar du cacao, le caf fera lobjet dune attention particulire. Les mmes solutions seront appliques comme pour la filire cacao. La production sera porte 45 000 tonnes dici 2020. Ce rsultat appelle naturellement dimportants investissements pour lesquels les partenaires du Togo seront mis contribution. Ces investissements peuvent atteindre 100 milliards de FCFA sur la priode soit en moyenne, 20 milliards de FCFA par an. 4-1-4-4 Augmenter la productivit dans la filire riz Les projets de dveloppement de la riziculture en cours dans la rgion de la Kara, la valle du fleuve Mono, la Plaine de Mo, la valle du fleuve Zio, la valle de lOti et la plaine de Djagbl, seront renforcs et grs avec plus defficacit et de transparence. 43 Il sagit entre autres daugmenter la productivit et la superficie cultivable par une amlioration de la qualit du riz produit. Il faut rduire la dpendance du pays vis--vis de lextrieur en ce qui concerne le riz paddy. La production doit passer 200 000 tonnes sur les cinq prochaines annes. 4-1-4-5 Rendre effective la mcanisation dans les filires du mais, du mil, du sorgho et du manioc La mcanisation sera effective dans ces filires ds notre arrive au pouvoir. Lobjectif consistera lutter contre les alas climatiques surtout dans la partie septentrionale du pays afin datteindre une production globale de plus de deux millions de tonnes ds lanne 2020. Le manioc est devenu un fculent trs convoit aussi bien dans son aspect consommation directe que pour son utilisation dans lindustrie. Il y a lieu de viser le doublement de la production actuelle qui plafonne environ un million de tonnes. Les Togolais pratiquent avec passion et dvouement de nombreuses autres cultures comme : des plantes et arbres fruitiers (avocats, ananas et autres agrumes), des plantes aromatiques, des pices, des plantes ornementales, des lgumes, des palmeraies, des cocoteraies etc. Certains de ces produits reoivent des applications industrielles linstar du tapioca, des graines de coton, des noix de coco, des noix de palmier, du beurre de karit, des huiles essentielles, etc. A lhorizon de 2020, le Togo doit pouvoir sauto-suffire dans nombre de ces productions, et envisager des exportations. 44 Une rorganisation plus efficace du secteur agricole et de ses divers segments, associe une rpartition plus judicieuse des investissements financiers et le suivi-valuation permettront de faire dcoller toutes ces cultures. 4-1-4-6 Rassembler les comptences dans les filires levage et pisciculture Le Togo accuse un rel dficit au niveau de la production de viande et de poissons. Des mesures nergiques en vue de rpertorier les tangs et den crer, afin daugmenter substantiellement la production de poissons seront prises. Parmi les mesures, il faut noter : o la production et la distribution des alevins et des provendes ; o la formation sur toute ltendue du territoire de Togolais dsireux de pratiquer la pisciculture ; o le rassemblement de toutes les comptences de ces domaines afin quelles apportent leurs contributions au dveloppement de ce segment dactivit. Lobjectif est de passer une balance commerciale positive sur ce segment avant la fin du quinquennat. 4-1-5 Crer des emplois dans le secteur agricole Le secteur agricole est sans conteste celui qui permettra de crer de la richesse et des milliers demplois directs et indirects de faon permanente dans notre pays, contribuant ainsi rduire lexode rural. Il faut noter galement que lattention porter lagriculture permettra de diminuer le dficit de la balance commerciale, daugmenter 45 significativement et trs rapidement le niveau du PIB. En dfinitive, il faut : porter le taux de mcanisation agricole 33% avant 2020 ; accroitre les superficies cultivables 3000 000 ha; porter la quantit dengrais distribus de 25 000 50 000 tonnes dici deux ans, en attendant la mise en service de lusine dengrais en 2017. Les ressources consacrer lagriculture au cours des cinq prochaines annes sont estimes 1 000 milliards de FCFA. En conclusion, nous entendons raliser la croissance deux chiffres grce au dveloppement de lagriculture togolaise. En effet, la modernisation rapide de lagriculture togolaise doit permettre de booster la contribution du secteur la croissance du PIB. Plus spcifiquement, nous avons lambition et la volont de quintupler la production agricole du Togo dont la contribution devrait passer denviron 700 milliards de FCFA en 2013 environ 3 500 milliards de FCFA en 2020. 4-1-6 Rglementer la migration des troupeaux Les populations des zones rurales continuent dtre confrontes au phnomne de la transhumance des troupeaux, qui saccompagne de saccages de champs, de dvastations de cultures ainsi que de litiges et conflits souvent meurtriers. Nous mnerons une action nergique dans ce domaine en concertation avec les propritaires des cheptels et les paysans pour mettre fin cette situation par la rglementation de la migration des troupeaux. Les contrevenants aux mesures de cette rglementation encourront des sanctions. 46 4-2 Lindustrie 4-2-1 Identifier les richesses minires et intensifier leur prospection Le secteur de lindustrialisation est essentiellement caractris par lexportation de phosphate ltat brut. A lexception du marbre transform en cramique et du clinker en ciment, aucun minerai exploit nest transform sur place. En outre, les impacts des activits minires sur les ressources de lEtat ne sont pas visibles. Enfin, les usines dont disposait lindustrie togolaise dans le pass, en loccurrence, la fculerie de Ganav, les huileries dAgou et dAlokogb, lusine textile de Datcha, les usines de sidrurgie et de raffinerie, la Socit Togolaise de Marbrerie (SOTOMA) de la zone portuaire, etc., ont t fermes en raison de : mauvaises tudes dopportunit ; gestion calamiteuse voire occulte ; dfaut dentretien et vtust des outils de production qui nont gure t renouvels aprs plusieurs annes dexploitation ; De fait, toutes les units de production implantes sous lgide du rgime actuel se sont avres dauthentiques lphants blancs, mis en place des fins denrichissements illicites. Aussi, est-il difficile de retracer la contribution de ces units dans les recettes de lEtat. Par contre, elles ont entrain un alourdissement effrn et insoutenable de la dette extrieure et intrieure du pays. Le dernier rapport de lInitiative de transparence des industries extractives(ITIE) a rvl lexistence dun certain nombre de ressources minires notamment : le phosphate de Sotouboua, lor, lilmnite, le monazite, le marbre et le granite Blitta, Assoli, Av et Ogou, lor de Tchambri et le diamant de Soudou, dont lexploitation et/ou les recherches minires seffectuent de manire occulte par des oprateurs 47 conomiques nationaux ou trangers dont lexistence lgale demeure ce jour nigmatique. De la mme manire, la recherche de gisement de ptrole off-shore ou son exploitation demeure un dossier entirement opaque. A ce jour, lexploitation des ressources minires du pays ne profite qu une minorit. Selon la Stratgie de Croissance Acclre pour la Promotion de lEmploi (SCAPE), il existait en 2012, 16 permis dexploitation minire dont la majorit est dtenue par des entits prives (hors secteur des phosphates). De mme, il existait 7 permis de recherche pour lor, le diamant, le manganse, le nickel, le zinc, etc. Il faut souligner que la SCAPE ne cite pas de faon explicite, les entreprises dtentrices de ces permis dexploitation. Le manque de transparence du rgime RPT-UNIR est galement patent en matire dexploitation minire. Cet tat des choses doit changer. Nous nous attlerons lidentification et lintensification de la prospection de toutes les richesses minires et ptrolires, et nous veillerons tout particulirement une valorisation et une juste prise en compte de leurs produits dans les finances de lEtat. Dans cette optique, notre souci majeur sera de promouvoir des relations fructueuses, efficaces et proactives de partenariat entre le Togo et les investisseurs trangers. 4-2-2 Asseoir lindustrialisation sur des units de transformation Lindustrialisation dun pays constitue un atout majeur pour sa croissance conomique et son expansion. Le Togo dispose de ressources minires et de produits agricoles diversifis lui permettant dasseoir son industrialisation partir de transformations primaires voire plus avances. Cest pourquoi, nous envisageons : 48 daccrotre la production nationale par lexploitation minire et sa transformation sur place pour satisfaire les besoins nationaux et lexportation ; laccroissement de la production agricole et de llevage ainsi que leurs transformations sur place pour satisfaire les besoins nationaux et lexportation ; la valorisation des ressources naturelles minires et agricoles en vue dassurer la comptitivit du secteur industriel ; loptimisation des recettes provenant de lexploitation des gisements miniers et ptroliers en vue de lacclration du taux de croissance conomique deux chiffres dans le but de rejoindre les rangs des nations mergentes lhorizon 2025. Tout cela ne sera possible que grce linstauration dun climat favorable linvestissement, une bonne gouvernance conomique et politique travers le respect de lEtat de droit, la gestion saine des ressources nationales, la capacit de mobilisation des ressources financires internes. Cette mobilisation de ressources se fera travers lpargne nationale appuye par des mesures incitatives et un renforcement des relations de confiance avec les partenaires trangers dans le but de susciter leur engouement investir au Togo. Au total, le dveloppement des secteurs agricole, minier et des infrastructures ainsi que la promotion des PME et PMI seront au cur de la stratgie de relance de lindustrialisation du pays. A cet effet, un Plan National de Dveloppement (PND) sera initi et dot dun budget dinvestissement consquent sur la priode 2015 2020. Le programme dindustrialisation, dont lobjectif sera datteindre progressivement un taux de croissance dau moins 12 % lhorizon 49 2025, sera prioritairement ax sur la recherche des partenaires financiers et techniques en vue de : la rhabilitation des infrastructures nergtiques, ferroviaires, routires et des sites industriels en activit dont les locaux et les quipements de production sont devenus vtustes ou obsoltes ; lexploitation et la transformation sur place des gisements miniers connus ; lintensification des recherches minires et ptrolires. louverture du march des tlcommunications une large concurrence de manire offrir aux consommateurs des cots modrs et comparables ceux des autres pays de la sous-rgion ; la prise de participation dinvestisseurs nationaux dans les structures de production industrielle et minire privatises en vue dencourager lmergence dun actionnariat national ; du renforcement des capacits de production et du transfert de comptences managriales et techniques ; ltude et la construction dune usine de transformation de phosphate en engrais phosphat et acide phosphorique ; ltude et la ralisation dunits de transformation des produits de rentes tels que le caf, le cacao, le karit, lhva, lhuile de palme ; ltude et la ralisation dun projet de conditionnement et de transformation de fruits et lgumes, notamment dans les rgions des plateaux, maritime et de la Kara ; ltude et la ralisation dunits de conserverie de plats cuisins locaux ; ltude et la ralisation dun complexe agro-industriel de soja-mas dans la rgion centrale ; 50 le repositionnement stratgique et structurel de la zone franche industrielle pour accroitre les exportations et promouvoir des activits forte intensit de main duvre permettant une rduction du chmage des jeunes ; ltude et la ralisation dune unit de fabrication de papier et de carton demballage Lom ; ltude et la ralisation dun complexe agro-industriel de conserverie de tomates dans les rgions des savanes et maritime ; ltude et la ralisation dune briqueterie en argile dans les prfectures du Zio et du Yoto ; la cration dusines de marbrerie et de fabrication de carreaux et autres matriaux de construction (adosse au marbre de Blitta et au calcaire de Sikakondji) ; ltude et la ralisation dune acirie dote de laminoirs pour la transformation du fer et du manganse. 4-3 La recherche scientifique 4-3-1 Relancer les activits de recherche scientifique Le rgime RPT/UNIR na pas jug utile de poursuivre les efforts mens jusque vers le dbut des annes 90 en matire de recherche scientifique. Les activits de recherche scientifique seront donc relances, encourages et soutenues. Ds notre prise de fonction, nous encouragerons effectivement les Togolaises et les Togolais orienter leur carrire vers des activits de recherche, dans tous les domaines dintrt pour le pays, en particulier dans les domaines suivants : pharmacope, mdecine, gologie, hydrologie, robotique, technique et technologie de pointe, histoire, linguistique, climatologie etc. 51 4-3-2 Restructurer le secteur de la recherche Ces activits seffectueront au sein des universits, des centres denseignement suprieur. Elles seffectueront galement au sein de certaines entreprises et dagences de lEtat existantes ou crer cet effet. Aprs un tat mthodique des lieux, ce secteur sera restructur afin quil apporte sa participation au processus de dveloppement du pays. Les rsultats de travaux effectus dans le pass, qui mritent de ltre, seront publis. Des bourses seront rendues disponibles pour renforcer les capacits des chercheurs. La recherche fondamentale et la recherche applique seront encourages. Une coopration sera tablie avec tous les partenaires lintrieur et lextrieur du Togo. 4-4 Les infrastructures et le transport Le dcollage de lconomie togolaise et son mergence lhorizon 2025, ncessitent que soient construites des infrastructures routires, ferroviaires, portuaires, fluviales, et de communication viables et efficientes. 4-4-1 Entreprendre des chantiers routiers conformes aux normes de scurit Le bilan du rgime RPT/UNIR, en matire de travaux publics, est vritablement accablant. En effet, aprs 50 ans de gestion du pays : 52 moins de 10% du rseau routier au Togo est correctement bitum ; les travaux publics ont constitu et constituent le moyen le plus sr de dtournement de deniers publics du rgime qui sentte financer les infrastructures sur des emprunts des taux prohibitifs auprs des banques de la place, refusant de se soumettre aux conditions des institutions financires qui accordent des prts des taux concessionnels. Cette faon de procder entraine une aggravation vertigineuse de la dette togolaise les marchs des travaux publics sont attribus sur des critres douteux, en violation flagrante des lois et rglements rgissant lattribution des marchs publics. Tout est faire ou refaire. A ce jour, bien que plusieurs chantiers soient dj lancs, trois dfaillances majeures sont constater : linexistence dun plan dexcution approuv avant le lancement des travaux ; linexistence dun plan global de drainage des eaux pluviales et des eaux uses pour les villes et les villages ; la coordination difficile entre les diffrents chantiers aux points de croisement. A ces dfaillances sajoutent des carences dordre conceptuel et des malfaons criardes, sources daccidents de la circulation. Le peuple togolais a besoin de routes bien faites, ayant une longue dure de vie et conformes aux normes de scurit routire. Ce sont ces types de chantiers routiers que nous entendons entreprendre ds notre arrive au pouvoir. 53 4-4-2 Restructurer les agences des travaux publics Les agences intervenant dans le domaine des travaux publics : AGETUR et SAFER seront restructures et leurs missions recadres. Un projet de loi sera soumis lAssemble Nationale dans ce sens. Nous ferons entreprendre progressivement la construction de routes neuves correctement revtues. En dehors de la route nationale N0 1, les dessertes des villes secondaires et des villages de production, recevront un traitement vigoureux. Ainsi les routes suivantes seront bitumes : Agou - Nots Nots - Tohoun - frontire du Bnin ; Datcha - Azovou - Homa ; Nangbto - Atakpam - Badou ; Kougnohou - Kamina ; Frontire Ghana - Kabou - Kara - Kmrida - frontire du Bnin; La bretelle de Ktao - Pagouda ; Ani-Adogbnou - Atsigndji ; Ani - Adogbnou - Atsindji - Gbagbadjakou ; Wahala - Kpgnon - Adja - Haito ; Sagbibou - Gando - frontire du Bnin ; Pagouda - Sola - frontire Bnin ; Sokod - Tchamba - Kaboli - frontire Bnin ; Gli - Kpatgan - Amou Oblo ; Kabou - Gurin - Kouka - Katchamba ; Anho - Tabligbo - Tsevi ; Kpalim - Atakpam; Lom - Vogan - Anfoin; Aneho - Aklakou - Agom - Sva; 54 Aneho - Agoegan - Seko - Djeta - Agbanakin; Glidji - Zaliv - Togoville - Abobo; Glidji - Zowla; Nop - Kovi - Davi; Agonyiv - Mission - Tov - Kovi, Bassar - Djarkpanga - Tindjass. La sous-prfecture de M sera dsenclave par la construction de ponts indispensables lexcution dune route directe entre Sotouboua et Djarkpanga. Les routes de desserte lintrieur des prfectures dAkebou et de Wawa seront galement refaites pour rpondre aux normes techniques requises afin de faciliter la libre circulation des populations et des biens. Il en sera de mme pour les prfectures de Tchaoudjo, Assoli, Binah, Tchamba, Doufelgou, Kant, Oti, Tandjoare et Kpendjal. 4-4-3 Evaluer ltat des ponts sur toute ltendue du territoire national Le ministre des Travaux Publics sera charg de faire lvaluation de ltat des ponts sur toute ltendue du territoire national. La plupart des ponts sont dans un tat de dlabrement avanc et menacent de seffondrer. Un programme national de rhabilitation de tous les ponts sera lanc. De nouveaux ponts seront construits pour dsenclaver plusieurs localits. 4-4-4 Reconstruire le rseau ferroviaire Le rseau ferroviaire togolais comprend prs de 519 km de voies mtriques trs vtustes, dont 160 km (Lom Kpalim, 112 km et Lom Anho, 50 km) totalement hors service et partiellement dmanteles. Seule la voie Lom Tabligbo est oprationnelle et sert au transport du 55 clinker. La configuration actuelle des installations ferroviaires ne permet pas dassurer le niveau de service de qualit requis. Aprs des tudes appropries, nous entreprendrons la rhabilitation du rseau ferroviaire abandonn par le systme RPT-UNIR. Plus spcifiquement, nous entendons lancer la construction de la ligne ferroviaire Lom - Cinkass, (avec embranchement vers Bassar, Bandjeli et Guerin-Kouka). Ce rseau sera, dans les toutes prochaines annes, un atout considrable pour le commerce intrieur, le transport de voyageurs, ainsi que pour le Port Autonome de Lom avec le dveloppement du ferroutage. Le projet dbutera autant que possible ds la premire anne de prise de pouvoir. Au demeurant, nous saluons avec beaucoup dintrt le projet de la CEDEAO dune ligne de chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Cotonou. Nous engagerons en temps opportun des pourparlers aux fins dtudier des interconnexions avec le rseau national togolais. 4-4-5 Moderniser les autres rseaux de transport Avant de doter le Togo dun nouvel aroport, il convient de moderniser ceux qui existent. Des ressources financires substantielles seront dgages pour ce programme de modernisation. En ce qui concerne les autres rseaux de transport, nous entendons rendre navigables les portions de cours deau susceptibles de ltre. Dans ce sens et aprs les tudes de faisabilit, il sera entrepris la construction dun canal reliant la lagune-Est de Lom la Lagune dAnho via le Lac Togo. Ce programme implique dimportants travaux de dragages qui seront excuts aux fins de dsengorger ces voies deau des obstacles les obstruant. Entre autre, ces amnagements permettront dassainir les abords de ces cours deau, liminant ainsi les 56 vecteurs de paludisme et autres maladies hydriques et facilitant linstallation de sites touristiques. Il en sera de mme pour les fleuves Mono, Kara, Oti, Zio et Haho. Avec les soucis de rduction des cots de transport en gnral, notre autre proccupation majeure est la cration demplois pour les jeunes et la volont de booster la production de richesses et, partant, le PIB. Laccent sera mis sur la stratgie de dveloppement des infrastructures qui rpond cette proccupation essentielle, savoir les options haute intensit de main duvre. 4-4-6 Dvelopper et intensifier les mesures de scurit au Port Autonome de Lom (PAL) Le Port Autonome de Lom (PAL) bnficiera dune attention trs particulire, aussi bien en termes de performance commerciale et financire quen termes de ressources humaines, afin de prserver durablement sa capacit de contribution aux ressources du budget de lEtat. Nous veillerons particulirement la prservation de la capacit du PAL offrir des emplois dcents, occasionnels ou permanents dans des conditions de scurit et de juste rmunration, tant pour les cadres que pour les ouvriers et autres dockers. Des mesures de scurit rpondant aux menaces de pirateries maritimes seront dveloppes et renforces en collaboration avec les partenaires du Togo. 4-4-7 Scuriser la Socit Aroportuaire de Lom -Tokoin (SALT) La SALT fera lobjet de la mme attention que le PAL, avec galement des normes de scurit compatibles avec les exigences actuelles lies aux menaces terroristes. 57 4-4-8 Crer une compagnie arienne vocation interne Une compagnie arienne dote davions commerciaux ainsi que de quatre hlicoptres dont deux civils et deux mdicaliss, sera cre pour combler le vide au niveau du transport rapide. Cette compagnie aura pour rle de desservir lintrieur du pays. 4-4-9 Mettre en place un port sec Cinkass et Blitta Un port sec sera cr Cinkass afin que le Togo soit plus mme de desservir les pays de lhinterland. Des tudes de faisabilit seront galement lances pour valuer lopportunit de la cration dun autre port sec Blitta. 4-5 Lnergie 4-5-1 Se doter dune capacit nergtique suffisante 4-5-1-1 Renforcer le taux dlectrification Le Togo a, jusqu ce jour, un taux dlectrification trs faible ( peine 10% de la population a llectricit). Il existe pourtant : un potentiel nergtique important en biomasse vgtale compose de ressources forestires et de dchets vgtaux; des sites hydrolectriques identifis ; un potentiel en nergies renouvelables (nergie solaire et nergie olienne) ; des ressources nergtiques exploitables du sous-sol (tourbe, lignite) signales certains endroits du pays. Il faut ajouter quen 2008, la consommation finale en source dnergie est largement domine par la biomasse (71%) suivie des produits ptroliers (26%) et seulement (3%) pour llectricit. 58 Dautre part, trois secteurs se rpartissent la quasi-totalit des consommations finales dnergie. Il sagit des mnages (67%) suivis du secteur des transports (22%) et enfin des secteurs marchands et publics (9%). Lindustrie pour sa part reprsente moins de 2% des consommations. En outre on constate que 34% de la population en milieu urbain consomment 94% de llectricit alors que les 66% de la population en zone rurale ne consomment que 6% de llectricit. Lapprovisionnement nergtique du Togo est trs dpendant des importations en produits ptroliers et en lectricit. Il est aussi peu diversifi. Cette forte dpendance nergtique cre non seulement des tensions sur les finances publiques mais constitue, dans la situation actuelle, un risque majeur pour lconomie nationale. En outre, les diffrentes crises nergtiques ont t fortement ressenties par le pays. Ce qui traduit la vulnrabilit de lconomie du Togo par rapport aux approvisionnements en nergie. Les approches de solutions exprimentes jusqualors ont t de vritables checs. Le dficit en consommation dnergie constitue une entrave au dveloppement de lconomie togolaise. Le Togo a besoin de se doter dune capacit nergtique suffisante pour asseoir sa politique industrielle en vue de raliser son mergence. Sur le plan structurel, cinq institutions se partagent lapprovisionnement, la distribution et le contrle de lnergie au Togo : 59 1) lEtat travers le ministre charg de lEnergie. Il formule et revoit priodiquement la politique gnrale de lorganisation du secteur ; 2) lAutorit de Rglementation du Secteur de lElectricit (A.R.S.E) ; 3) la Communaut Electrique du Benin (C.E.B.), un tablissement public inter-tats cr le 27/07/1968 entre le Bnin et le Togo pour limportation et le transport de lnergie lectrique haute tension dans les deux pays. 4) la Compagnie Energie Electrique du Togo (C.E.E.T.), un tablissement public spcialis dans la distribution de llectricit. 5) le Systme dInformation Energtique du Togo (S.I.E.-TOGO). Par ailleurs, le projet Contour Global, sest rvl plus un investissement priv de groupes obscurs quun projet capable de rgler dfinitivement les problmes nergtiques du pays. Ces structures existantes ncessitent un renforcement de leur capacit dans le sens de la vulgarisation de lnergie dans le pays. 4-5-1-2 Intgrer les besoins dlectricit dans un programme de planification Les indicateurs de llectricit montrent quil existe des besoins normes satisfaire en matire daccs des populations aux services nergtiques modernes. La prise en compte de ces besoins ncessite aujourdhui une gestion efficiente de la situation nergtique qui doit sintgrer dans un vaste programme de planification et de dveloppement du secteur. 60 La couverture du pays en nergie devrait constituer une priorit travers une politique long terme. Pour favoriser une accessibilit de la population lnergie, il faut rtudier les cots des facteurs notamment le tarif moyen de llectricit basse tension qui demeure nettement suprieur la moyenne en Afrique subsaharienne. 4-5-1-3 Encourager les projets de recherche en nergies renouvelables Il urge de diversifier les sources de fourniture dnergies lectriques et dencourager les projets de recherche en nergie (barrages hydrolectriques, nergies solaires et oliennes) pour rduire les tarifs dlectricit qui sont nettement suprieurs la moyenne rgionale. Il faut souligner avec une vive inquitude que cette situation ne favorise pas la comptitivit du Togo dans le secteur des industries manufacturires, lnergie lectrique constituant un intrant trs important pour le dveloppement de ce secteur. Il faut ncessairement augmenter la capacit de production nergtique pour non seulement couvrir les besoins nationaux, mais galement pour rpondre aux objectifs dacclration de la croissance. La coordination entre les acteurs (secteur public et priv, secteur formel et informel) doit faciliter la dfinition et la mise en uvre dune stratgie harmonieuse et cohrente pour la gestion du secteur. 4-5-1-4 Mettre llectricit la porte de tous Un accent particulier sera mis sur le programme dlectrification rurale. La tendance la libration du secteur de lnergie doit provoquer plus de visibilit pour le besoin du dveloppement du Togo, et doit susciter beaucoup dintrt et dappui. 61 Une exploration objective des nergies renouvelables (nergies solaire et nergie olienne) doit constituer une alternative en vue de juguler la crise de lnergie au Togo. Notre politique dans le secteur lectrique sera axe sur la fourniture aux populations de lnergie lectrique bon march et rgulirement disponible. Notre ambition sera de porter le taux dlectrification de 10 20% au moins avant la fin du quinquennat. 4-5-1-5 Structurer le secteur de llectricit LEtat doit reprendre son rle de construction des infrastructures permettant de fournir de lnergie aux populations. La production et lexploitation seront concdes la CEET. Cependant, le financement de ces investissements sera opr avec lappui de groupes stratgiques spcialiss dans le secteur de lnergie. Ainsi, nous prvoyons des investissements importants dans ce secteur sur une priode de 10 ans. Il sagira de restructurer la CEET pour lui permettre dassurer son quilibre financier afin de mieux rpondre aux attentes des populations. A ce titre, le capital de ladite socit sera ouvert au moins 40% des oprateurs privs dont 20% aux partenaires techniques privs et 20% aux pargnants togolais. En dfinitive, pour permettre au Togo datteindre un optimum de production dlectricit, en vue de satisfaire la demande et de booster la croissance conomique du pays, nous encouragerons la ralisation rapide du projet de construction du barrage dAdjaralla, en coopration 62 avec la Rpublique du Bnin, dans le cadre de la CEB. Lobjectif ultime est dlectrifier toutes les localits de plus de 500 habitants. En outre, un effort sera dploy en vue de llectrification des autres villages et hameaux de moins de 500 habitants par des installations dlectricit solaire ou olienne. 4-5-2 Diminuer les cots des produits ptroliers et gaziers La gestion opaque qui est faite actuellement de lachat et de la vente des produits ptroliers et gaziers est tout simplement scandaleuse. Ds notre accession au pouvoir, des mesures seront prises pour remdier cette situation. En dfinitive, des efforts seront faits pour ramener le prix des diffrents produits ptroliers un niveau compatible avec les prix internationaux et supportable par le pouvoir dachat des populations. 4-6- Le commerce et les services Pendant des dcennies, dans notre pays, lattribution des marchs publics na jamais obi aux critres objectifs internationalement reconnus. Ces mauvaises pratiques ont cr une discrimination parmi les entrepreneurs. Quoique dune qualification et dune comptence avres, certains sont contraints la faillite, victimes du favoritisme et du clientlisme, institus par le rgime RPT-UNIR en rgles dEtat dans les processus dattribution des marchs. Nous nous engageons mettre fin ces pratiques de manire ce que les marchs publics soient attribus en toute transparence, dans le strict respect des lois et rglements en vigueur. 63 Nos objectifs et les grands axes de nos actions politiques court terme seront de : favoriser une concurrence saine et loyale entre les oprateurs conomiques ; rduire les cots des facteurs ; appuyer toutes initiatives visant limplantation de nouvelles entreprises ou units de production et lamlioration des performances techniques, commerciales et organisationnelles de celles qui existent dj. Plus spcifiquement, ces actions consisteront notamment : - appuyer les diagnostics stratgiques globaux, restructurations et mises niveau des entreprises en difficult ; - prendre des mesures idoines pour abaisser progressivement la pression fiscale en faveur des entreprises au fur et mesure de llargissement de la base fiscale en incluant le secteur informel ; - encourager les oprateurs conomiques diversifier leurs activits dans des secteurs porteurs de croissance conomique. 4-6-1 Protger les inventions, brevets et droits dauteur Nous prendrons dautres mesures qui sarticulent autour de : la protection des inventions, brevets, marques et droits dauteur ; loptimisation du recouvrement des recettes fiscales ; la lutte contre le dumping, les importations frauduleuses et les contrefaons ; 4-6-2 Abaisser les cots des facteurs Il sagit de : 64 la mise en uvre dune synergie concerte avec les banques pour la rduction du cot de largent et la stimulation du financement bancaire des activits industrielles et commerciales ; la rduction des cots des services sollicits auprs des administrations publiques, par la numrisation des formulaires et donnes pour faciliter leur remplissage et leur envoi par le rseau internet. 4-6-3 Promouvoir les activits informelles Plus de 60% des femmes togolaises sinvestissent dans les activits du commerce informel. Nous prvoyons de : moderniser les marchs sur toute ltendue du territoire national. Un budget estim au moins 100 milliards de FCFA sur 5 ans, sera consacr la construction et la rnovation des marchs de nos villes et de nos campagnes ; crer et installer un comit qui sera charg de former aussi bien en franais quen langues locales, les commerantes togolaises des diffrents marchs sur divers thmatiques et principalement ceux touchant leurs activits au quotidien. Ce comit servira de relais au ministre du Commerce ; initier des campagnes dinformation des consommateurs sur la qualit des produits et des directives du ministre du Commerce sur les modalits dapplication des rglementations en matire de commerce intrieur et extrieur ; appuyer les initiatives des associations de consommateurs, dans leurs actions de sensibilisation et de dfense des droits des consommateurs; crer de nouveaux marchs en concertation avec les collectivits territoriales qui devront leur tour confier la gestion et lentretien 65 des installations des acteurs privs qui auront pour mission doptimiser le recouvrement des redevances. 4-6-4 Promouvoir un secteur bancaire moderne Nous envisageons de promouvoir un secteur bancaire moderne, sain et respectueux des normes en vigueur dans la communaut montaire de lUEMOA. Le tissu bancaire togolais sest rapidement tendu ces dernires annes mais reste confront un certain nombre de difficults lies sa gouvernance. Nous nous attlerons : faire procder la ralisation dun diagnostic des obstacles techniques et juridiques qui entravent le dveloppement des activits des banques ; restructurer les banques publiques en difficult et restes non privatises, les professionnaliser et les transformer en holdings bancaires inscrites la Bourse Rgionale des Valeurs Mobilires dAbidjan. Ces banques auront pour rle essentiel de financer les politiques industrielles et agro-industrielles du Togo telles que : la mcanisation de lagriculture pour assurer la croissance de la production de ce secteur ; le financement de lindustrie minire et de transformation des produits agricoles ; le financement des projets des jeunes entrepreneurs (Lancement du produit Crdits Start - Up). titriser des crances de la Togolaise des Eaux (TdE) : lencours des crances de la TdE sera titris ds notre prise de pouvoir. Nous crerons ainsi un fonds de titrisation des crances par le biais de la bourse rgionale des valeurs mobilires afin de pouvoir recouvrer ces crances en souffrance. Il est clair quun 66 audit gnral desdites crances sera commandit pour lucider la situation actuelle de la socit. 4-6-5 Soutenir les activits des marchs pour les commerantes et commerants Il sagit de : - faire une tude de faisabilit et de construire un centre commercial moderne dans les grandes villes principales, notamment Lom, Kpalim, Sokod et Kara ; - construire sur les ruines des marchs dAdawlato et de Karade nouveaux marchs modernes en remplacement des anciens dtruits par des incendies criminels ; - crer un fonds pour une indemnisation substantielle des sinistrs des marchs de Kara et de Lom. 4-6-6 Superviser les activits de la zone franche La zone franche togolaise, cre au cours des annes 90, est gre dans une telle opacit par le systme RPT/UNIR que lon peroit difficilement limpact de cette structure dans le dveloppement du pays. On a limpression que la zone franche a t institue pour transformer notre pays en un paradis fiscal afin dhberger des investisseurs peu regardants sur les conditions de travail de leurs employs et dsireux de trouver un havre o nexistent ni contrainte fiscale ni lgislation protgeant les droits des travailleurs locaux. On observe que toute ltendue du territoire national togolais est dclare zone franche alors quune zone franche sapparente une cession dune partie de la souverainet et du territoire national o des acteurs conomiques et financiers trangers bnficient davantages fiscaux. Do lexigence dimplanter la zone franche dans un espace national dlimit avec un 67 cordon douanier et scuritaire bien circonscrit pour contrler et superviser les activits qui sy droulent. 4-6-7 Rglementer lactivit des taxis motos Les conducteurs de taxi moto sont, pour la plupart des jeunes sans emploi qui, pour joindre les deux bouts, sadonnent cette activit prcaire, ne ncessitant aucune formation. Notre plan daction, dans un premier temps, consistera rglementer cette activit par la formation des conducteurs de taxis-motos (Zmidjan) au code de la route, la pratique des gestes de secours durgence, lducation civique et rpublicaine, et envisager dans un deuxime temps leur reconversion vers des mtiers offrant plus de scurit demploi (artisanat, agriculture, industrie, services). 4-7 Le tourisme et lhtellerie 4-7-1 Revaloriser nos sites touristiques Depuis toujours, le systme RPT-UNIR a tourn le dos au secteur touristique de notre pays. Il est plus que temps de remettre ce secteur au centre de nos proccupations afin quil contribue davantage lvolution du PIB. Nous prenons lengagement de veiller la mise en place dun cadre visible dactions ncessaires au dveloppement de ce secteur qui reprsente des ples de cration demplois et dopportunits de dveloppement, services connexes, loisirs, restaurations, htellerie, etc. De faon concrte, nous allons : mettre jour la cartographie touristique du pays ; 68 mettre en valeur la cinquantaine de km de plage dont dispose le pays en la rendant propre et saine, en installant un amnagement limage des grandes mgapoles ouvertes sur la mer ; revaloriser nos sites touristiques ; ramnager les bordures de nos lagunes, fleuves, rivires et lacs ; rnover les anciens htels qui appartiennent lEtat et reconstruire dans les grandes villes du pays des htels de standing international ; adopter un plan quinquennal de dveloppement du secteur touristique. construire ou rhabiliter les Campements et gites, des sites et circuits touristiques ; encourager et assister les jeunes sorienter vers les formations en artisanat local ; promouvoir et former les artisans en les aidant se perfectionner dans des pays o lartisanat est trs dvelopp comme : le Ghana, la France, la Chine. 4-7-2 Dvelopper un tourisme de proximit Nous allons encourager le dveloppement du tourisme de proximit travers la promotion de nos sites historiques au sein de nos villages. Des bungalows traditionnels de standing seront construits dans des zones rputes touristiques afin daccueillir les visiteurs. Des projets dappui financier au secteur priv seront initis pour encourager tout projet ayant pour but de dynamiser le secteur du tourisme et de lhtellerie. 69 Nous dvelopperons de nouvelles formes de tourisme : le tourisme de dcouverte de la nature ou des cultures, les sjours organiss chez lhabitant dans des conditions de vie totalement authentiques. Nous voulons inciter les Togolaises et les Togolais faire du tourisme pour dcouvrir et mieux aimer leur pays, et ce faisant comprendre que notre pays est capable dassurer le bien-tre de chaque citoyen. 4-8 Permettre aux Togolais de la diaspora de prendre part aux lections au Togo Les Togolaises et les Togolais vivant hors du Togo sont estims aujourdhui environ deux millions (2 000000) de personnes. Leurs contributions multiformes demeurent trs importantes, non seulement pour leurs familles, mais pour toute la nation. Nous lancerons un recensement exhaustif pour connatre ltat prcis des Togolaises et des Togolais dans chaque pays sur chaque continent. Ces compatriotes doivent, dans un avenir proche, prendre part toutes les lections organises au Togo. Les conditions pour lexercice de ce droit seront tudies et arrtes en accord avec eux. En outre, et trs rapidement, un projet de loi sera soumis lAssemble Nationale afin que ces compatriotes puissent avoir des reprsentants dment lus, pour siger, en tant que parlementaires de plein droit. Par toutes ces mesures, nous entendons inciter davantage nos compatriotes continuer investir dans notre pays pour son dveloppement conomique. 4-9 Trouver une solution judicieuse au problme foncier La terre, outil privilgi de production, est source de conflits dans tout le pays. 70 Les contentieux fonciers reprsentent la grande partie des dossiers devant les tribunaux du Togo. A cela, il faut ajouter la paix sociale qui est souvent menace dans nos milieux aussi bien dans les villes que dans les campagnes autour de la terre. Le silence coupable des autorits n'est plus soutenable. Aujourdhui, le Togo est quasiment en friche alors mme que des paysans ne trouvent pas de terre cultiver. Nous pensons que tout en respectant les propritaires coutumiers, il importe de trouver des mcanismes, dans un dialogue constructif et inclusif, pour donner laccs la terre ceux qui veulent lexploiter. 4-10 Faciliter laccs au crdit aux plus pauvres Le dveloppement macroconomique dun pays comme le Togo et la rduction de la pauvret reposent sur la micro-finance. Nous relverons trois dfis majeurs pour consolider et dvelopper cette activit vitale : . Assainir et professionnaliser le secteur de la micro-finance Nous sensibiliserons les structures de la micro-finance la rationalisation de la gestion de ces institutions, condition sine qua non de lquilibre du systme financier dcentralis et gage de confiance de centaines de milliers dpargnants. . Accroitre le financement et le dveloppement de ce secteur Le microcrdit mrite un financement consquent. Les organismes de la micro-finance seront convis assouplir les rgles daccs au crdit. LEtat togolais mettra des lignes de crdit la disposition des tablissements de micro-finance ligibles en termes de critres de saine gestion et de qualit de service. Des avantages fiscaux leur seront galement consentis. 71 . Orienter la micro-finance vers le monde rural Les structures de micro-finance, qui se tournent vers le monde rural, seront fortement encourages et des avantages spciaux leur seront concds. Elles seront tenues par consquent douvrir des agences dans les zones rurales ainsi que dans les villages fortes potentialits agricoles. 4-11 Mobiliser les ressources et rduire le train de vie de lEtat Les grands dfis conomiques et sociaux qui nous attendent supposent une mobilisation consquente des ressources, particulirement celles internes. Cela induit une rduction drastique du train de vie de lEtat et une gouvernance au-dessus de tous soupons et dans tous les domaines. Augmenter la part des ressources non fiscales dans le budget Depuis plusieurs dcennies, lun des problmes dont souffrent les finances publiques de notre pays rside dans lorganisation dlibre des trous budgtaires. Des sommes importantes sont soustraites chaque anne des recettes de lEtat. A notre arrive au pouvoir, nous mettrons fin aux importants flux illicites de fonds publics dnoncs dans les rapports successifs de Global Financial Integrity. Contrairement la fixation qui se fait actuellement sur les services des Impts et des Douanes travers lOffice Togolais des Recettes (OTR), notre ambition est daugmenter significativement les recettes non fiscales en ayant pour objectif, de les porter 25% des recettes budgtaires contre 9% pour le budget de lanne 2014. 72 Cela passera par une meilleure gouvernance des socits publiques. Amliorer la gouvernance des socits publiques Concrtement, nous allons amliorer la gouvernance des socits publiques et contrler davantage leur gestion financire en : o renforant en ressources humaines de qualit et en matriels les services dinspection dEtat ; o optimisant les stratgies de gestion afin que les apports des entreprises publiques aux recettes budgtaires atteignent au moins 600 milliards de FCFA chaque anne ; o mettant en uvre des procdures de recouvrement des recettes issues de toutes les activits dexploitation des gisements miniers ; o proposant au vote du parlement un nouveau code minier. Elaborer une nouvelle politique fiscale et douanire Plusieurs experts de notre pays saccordent reconnaitre que le Togo a besoin dune profonde rforme fiscale pour augmenter les recettes publiques sans pnaliser les mnages et les entreprises. Une loi portant rforme fiscale sera propose lAssemble Nationale. Ce projet de loi sarticulera autour de quatre grands axes savoir : o une justice fiscale et une introduction progressive du secteur informel dans lassiette fiscale ; 73 o un largissement de lassiette fiscale et une introduction de limpt foncier adoss une politique de promotion immobilire ; o une loi portant sur la rpression fiscale ; o une accentuation de la publication priodique dinformations financires et fiscales sur le Togo. Notre politique fiscale sera incitative et fonde sur le principe du donner et recevoir. Toute mesure fiscale sera suivie dune mesure daccompagnement. Cette politique fiscale sera conforme aux traits et conventions relatifs aux impts et taxes et aux tarifs extrieurs communs aux pays de la CEDEAO et de lUEMOA. Toutefois, dans le strict respect des traits et conventions conclus entre la Rpublique Togolaise et les pays amis, nous entendons protger les oprateurs conomiques et industriels togolais de la concurrence dloyale, des falsifications et de linvasion du march darticles et biens contrefaits. Aprs linitiative de remise partielle de la dette extrieure du Togo, suite lachvement de linitiative PPTE, le niveau de la dette reprsente 17,4% du PIB. Le systme RPT-UNIR sest ensuite endett de nouveau pour porter ce ratio 41% du PIB. Cet endettement de 23,6 points na servi pratiquement pas grand-chose, sauf masquer de massifs dtournements de fonds. Ds notre arrive au pouvoir, nous prenons lengagement de faire un audit de la dette intrieure, lobjectif tant de mettre en place un chancier de remboursement de la dette aux oprateurs conomiques, cranciers de lEtat, dans un dlai maximum de trois ans pour relancer les activits conomiques et la consommation, vecteurs de la cration demplois et de croissance conomique. 74 La confiance ainsi restaure, nous pourrons viser un taux de croissance rel de9% ds la premire anne de notre mandat. Grce la croissance retrouve, aux ressources intrieures mobilises, nous disposerons de ressources financires accrues susceptibles de nous permettre dexcuter avec srieux et responsabilit, des dpenses budgtaires pour assurer une meilleure productivit de lconomie et une plus grande justice sociale. A cet effet, nous privilgierons lefficacit conomique en donnant lEtat de jouer son rle rgalien de soutien aux activits productrices, cratrices demplois. ( les pistes, les routes, les ponts, les barrages etc.). 75 V- ENGAGER UNE POLITIQUE SOCIALE VOLONTARISTE 5-1 La sant La rforme de la politique de sant du Togo est un pralable toute volont dengager notre pays dans la voie du dveloppement conomique et social. En effet, lessor de notre pays doit sappuyer sur les fondements dune politique de sant efficiente et quitable car, de la sant des populations dpend le dveloppement de la Nation. Depuis des dcennies, le manque de vision des autorits politiques a conduit une dfaillance progressive du secteur de la sant. Depuis le niveau oprationnel jusqu celui de la conception et de la coordination, il existe de graves insuffisances qui obrent le fonctionnement du systme, le rendant par consquent peu efficace pour rsoudre les problmes de sant de la population. Il apparat donc ncessaire, aprs analyse de la situation, de repenser lorientation, les priorits et les stratgies dans le domaine de la sant, afin dadapter ces principes au nouvel environnement national et international. 5-1-1 Augmenter la couverture sociale de la population Le Togo vit en tat de stress mdical permanent depuis plusieurs dcennies et cette situation se traduit par un faible taux de satisfaction des utilisateurs pour les prestations des services de sant. Ceci dcoule dune conjonction de plusieurs dterminants en loccurrence : la pauprisation aggrave de la population : le Togo fait partie des pays les moins avancs et le revenu des mnages est trs bas. Depuis 2006, lincidence de la pauvret demeure leve en raison de la mauvaise gouvernance et de la rcession conomique mondiale (plus de 60% dindice de pauvret en 2010). Cette pauvret a des rpercussions sur laccessibilit aux offres de soins publics et/ou privs. 76 Labsence de protection sociale vient se surajouter, conduisant les malades dserter les circuits de soins mdicaux. Les paysans (la majorit de la population togolaise) sont de facto exclus de tout processus de couverture sociale. Des pays, comme le Rwanda, avancent rsolument vers un systme de couverture sociale pour plus de 90% de la population, le Ghana atteint pratiquement 65% de couverture sociale, le Togo reste en dessous de 10%. Ce problme dinaccessibilit financire se pose avec plus dacuit dans le contexte des urgences. Tout est la charge des usagers et rien nest mis la disposition du personnel pour les premiers soins. Les patients dmunis ou nayant pas dargent sur eux doivent souffrir, des heures durant, en attendant la venue de membres de leur famille pour acheter le ncessaire leur traitement. Ces heures dattente sont source de complications et de dcs. Depuis 2012, la csarienne subventionne (la patiente paie 10.000FCFA pour sa csarienne) a t institue dans les hpitaux publics aprs plusieurs annonces et contre-annonces. Pour chaque femme csarise, le gouvernement a prvu de verser une compensation financire de 20.000FCFA aux hpitaux pour leur permettre de couvrir les autres charges. Cette disposition nest pas respecte, aggravant ainsi les difficults conomiques des hpitaux (pour lanne 2012, la direction du CHU-SO a valu le manque gagner li lactivit de la csarienne subventionne 66.000.000FCFA). La pauprisation concourt maintenir la population dans un tat sanitaire prcaire. La situation sanitaire se caractrise par des niveaux levs des taux de morbidit et de mortalit. Lesprance de vie la naissance est estime 63,3 ans pour lensemble de la population; le taux de mortalit gnrale est estim 8,1 en liaison avec des taux levs de mortalit infantile (78), infanto-juvnile (12,3% en 2008). Le paludisme continue de grever lconomie sanitaire et reprsente la premire cause de morbidit et de mortalit chez les enfants (en 2009 le 77 paludisme tait responsable de 25% des dcs chez les moins de 5 ans) ; la malnutrition infantile reste proccupante (la malnutrition aigu est de 4,5% et la malnutrition chronique est de 28,4%. Le dcs maternel tait estim 350 pour 100.000 naissances en 2008 (largement suprieur lobjectif vis de 160 pour 100.000 naissances en 2015). Compare la moyenne dAfrique de lOuest, la prvalence du VIH/Sida (en 2009 : 3,2% contre 1,3%) au Togo est leve. A ce rythme, latteinte des OMD lis la sant reste alatoire. La pnurie des ressources humaines pour la sant : le personnel est dmotiv car le cadre dexercice professionnel noffre aucun panouissement. Les moluments sont bas (parmi les plus bas dans la sous-rgion), les primes sont drisoires. Min par la dmotivation, le personnel de sant peine offrir les prestations de qualit que les malades sont en droit dattendre. En effet, en dpit des recommandations de lOMS, le Togo tarde sengager dans une politique de motivation et de fidlisation de son personnel de sant et surtout des spcialistes. Le sentiment de frustration au sein du personnel de sant est rel, expliquant le flux migratoire incessant vers des pays dAfrique ou dEurope (voire des Amriques) qui offrent de meilleures conditions dexercice (on estime plus de 40 % la proportion de mdecins togolais travaillant en dehors du territoire national). En 2008, les donnes nationales (DISER) taient de 1 mdecin pour 17.009 habitants, 1 infirmier dEtat pour 7.202 habitants, 1 sage-femme dEtat pour 15.989 habitants. Ces chiffres montrent un recul par rapport lanne 2003 (16.791 habitants pour 1 mdecin, 6220 habitants pour 1 infirmier, 14.282 pour 1 sage-femme) et surtout restent en-de des normes de lOMS (1 mdecin pour 10.000 habitants, 1 infirmer dEtat pour 4.000 habitants, 1 sage-femme dEtat pour 4.000 habitants). Bien que la formation des professionnels de la sant ait un cot trs important, paradoxalement trs peu de mesures incitatives sont mises 78 en place pour limiter le flux migratoire : le Togo investit des sommes importantes pour la formation de base, mais les personnels forms vont renforcer la capacit oprationnelle des pays plus riches. Cette situation obre de faon dramatique toute vellit de modernisation du secteur. Le manque dinfrastructures : les infrastructures sanitaires ont besoin dune maintenance et dun renouvellement priodiques afin dassurer une continuit des soins dans des conditions optimales. Pourtant, le renouvellement et la maintenance du matriel ne sont pas inscrits dans les priorits des institutions sanitaires tatiques. Et souvent, on est confront des situations o le matriel tombe en panne inopinment et bloque lexcution des activits pour de longues priodes. Les outils de travail sont insuffisants ou usags. Les structures de soins manquent de tout : pas de tensiomtre (parfois un seul tensiomtre pour des dizaines de malades), pas dattelles pour contenir des membres fracturs : souvent des attelles de fortune sont confectionnes avec du carton ; pas de brancards ou de fauteuils pour le dplacement des malades, pas doutils dexamens spcifiques comme les otoscopes pour lexamen du conduit auditif, etc En hospitalisation, pas de bote pansement (une seule boite pour plusieurs malades avec des risques de transmission dinfection) ; il ny a souvent quun seul tensiomtre pour plusieurs salles dhospitalisation (on reste parfois plusieurs jours sans prendre la tension certains malades), les lits sont branlants, les matelas pouilleux, les sanitaires non fonctionnels 79 Dans les services de soins intensifs et dans les services des urgences, il ny a pas de mdicaments de premiers soins, il ny a pas dappareils pour le monitorage des malades. Il ny a quun seul centre dhmodialyse pour tout le pays ; ce centre fonctionne difficilement et gre avec peine une quarantaine de malades faute dquipements suffisants pour prendre en charge tous les malades qui ont une insuffisance rnale. Ce centre est Lom (au CHU SO) et toutes les personnes souffrant dinsuffisance rnale en dehors de Lom sont condamnes mourir. Lespoir entretenu par le projet BIDC (projet dquipements et de rhabilitation des hpitaux publics soutenu financirement par lInde) smousse progressivement. Dans sa conception et sa ralisation pratique, ce projet na quasiment pas associ les principaux utilisateurs que sont les personnels de sant. Ceci a conduit par endroits une inadquation du matriel mis en place. Des microscopes pour chirurgie ORL ont t commands pour les services dophtalmologie et ne sont pas utilisables ; les fauteuils de stomatologie ne sont pas adapts ; beaucoup dinstruments ne sont pas adapts nos conditions de travail (exigence de matriels solides, fonctionnels et rutilisables) : les aspirateurs des blocs opratoires, les instruments de chirurgie, les tables opratoires, les gnrateurs de bistouri lectrique prsentent de nombreuses insuffisances. Il y a manifestement une mauvaise utilisation des ressources pour lacquisition de biens et matriels peu fiables et durables. La faible capacit de gestion et dorganisation dans le secteur de la sant : dans beaucoup de pays africains, le financement des dpenses en sant est surtout assur par les usagers eux-mmes, les Etats africains ayant rduit considrablement leur apport dans les secteurs sociaux (dont 80 celui de la sant) depuis le choc ptrolier des annes 70 et les politiques dajustement structurel imposes par les institutions de Breton Wood. Le budget allou annuellement au ministre de la sant demeure insuffisant ; entre 2009 et 2010, lEtat a allou 6% du budget national la sant (4% en 2014), ce qui reprsentait 31,6% des dpenses prvisionnelles de ce secteur. Par consquent, les mnages doivent supporter la majeure partie du financement de la sant (60% des dpenses de sant sous forme de dpenses directes lors de maladies). Pourtant lobjectif du sommet des chefs dEtat africains en 2001 Abuja tait que chaque Etat consacre 15% de son budget national la sant. Mais depuis plus de 10 ans, le rgime RPT-UNIR au Togo na jamais respect cet engagement, sans lequel il sera difficile de rpondre aux besoins normes dans ce secteur et de satisfaire aux engagements internationaux. Mais au-del du manque de financement, ce qui inquite le plus cest le manque dun leadership clair du systme. La gouvernance du secteur est caractrise par une faiblesse dans lorganisation, la planification, la gestion et le suivi-valuation chaque niveau de la pyramide sanitaire. Les tablissements de soins de lEtat doivent gnrer des ressources pour financer leurs activits tout en conservant tant bien que mal leur part de mission de service public. Cette nouvelle dmarche impose un sens conomique et une organisation managriale (comme pour une entreprise) pour une gestion optimale des ressources. Peu de directoires ont cette comptence. Llaboration en 1998 dune Politique Nationale de Sant (PNS) tait cense donner un nouvel lan au secteur en traant des lignes directives claires. La mise en uvre de cette PNS se fait travers deux Plans Nationaux de Dveloppement Sanitaire (PNDS 2002-2006 et 2009-2013) dont llaboration fut loccasion dune planification 81 stratgique ascendante, depuis les communauts jusquau niveau central. A priori, la dmarche tait salutaire puisquelle impliquait les communauts dans llaboration dune stratgie de dveloppement qui prend en compte leurs proccupations. Mais lEtat na pas pris soin de renforcer les communauts, les quipes de district, les quipes de rgion en capacit dautocritique et danalyse pour leur permettre de relever les vrais problmes prioritaires de sant au sein de leurs communauts. Les problmes tant mal poss, les solutions nen sont que plus inappropries. Laide financire des partenaires au dveloppement est indispensable pour permettre de satisfaire plusieurs lignes de dpenses dans le secteur. Mais au niveau central, on constate parfois un manque de rigueur dans la gestion des fonds allous par les partenaires, conduisant des dtournements qui sapent le crdit confiance des bailleurs mais aussi du personnel lgard des personnalits dirigeant le secteur de la sant (120.000 moustiquaires subventionnes par le Fonds Mondial ont t dtournes et revendues. Le Fonds Mondial a valu le prjudice prs de 380 millions de FCFA. A ce jour, aucune responsabilit na t situe). Le manque dintgration avec les autres secteurs partenaires dans la lutte pour lamlioration de la sant des populations : lamlioration de la sant des populations est indissociable dune meilleure gestion de lenvironnement et du cadre de vie. Laccs leau potable, lhygine et lassainissement du milieu (latrines, vacuation des eaux uses, pollution, traitement des ordures mnagres), la lutte contre lanalphabtisme et lignorance, lamlioration de ltat nutritionnel des populations par une politique agricole amliore et cible, sont autant dlments prendre en compte pour dcloisonner les secteurs et favoriser leur intgration. 82 5-1-2 Donner une vision et des principes directeurs la politique de sant 5-1-2-1 Redonner une place prioritaire la sant La nouvelle vision de la politique nationale de sant est de redonner ce secteur une place prioritaire dans le processus de dveloppement de notre Nation. Il faut assurer toutes les couches de la population des soins de sant de qualit, en dveloppant un systme de sant performant avec une meilleure gouvernance et une participation de lensemble de la Nation. A terme, notre systme sanitaire va sinscrire dans un processus de leadership international avec une attractivit sous rgionale. 5-1-2-2 Dfinir des principes directeurs La mise en uvre de la politique nationale de sant est guide par huit principes directeurs: 1. Sant publique, un impratif majeur pour le dveloppement de notre pays ; 2. Couverture universelle en sant : la couverture universelle aux soins et services de sant de qualit doit tre base sur lextension de la protection sociale en sant travers un financement suffisant, quitable et durable et des actions innovantes ; 3. Renforcement qualitatif et quantitatif des ressources humaines : le dveloppement des ressources humaines passe par un renforcement des capacits de formation de base et de formation continue, une politique de fidlisation du personnel qualifi form, une incitation au service en zones enclaves, un recours la diaspora ; 83 4. Politique de renouvellement et de maintenance du matriel et des infrastructures : une politique efficiente de renouvellement et de maintenance du matriel doit se dcliner depuis le niveau central jusquau niveau oprationnel. Un renforcement des capacits techniques de maintenance doit tre effectif ; 5. Meilleure gouvernance pour les quipes tous les niveaux: les capacits managriales des quipes diffrents niveaux doivent tre renforces pour leur permettre de rpondre aux normes ncessits de gouvernance ; il faut gnraliser le systme de gestion axe sur lthique et les rsultats et allouer les finances indispensables la ralisation des objectifs ; 6. Complmentarit : la prvention de la maladie, la promotion et la restauration de la sant sont complmentaires et il faut des actions transversales qui permettent de mutualiser les comptences ; la complmentarit doit intgrer un partenariat sain et efficient entre les secteurs priv et public ; 7. Mdicaments : laccs universel aux mdicaments essentiels gnriques de qualit cot abordable reste indispensable lexercice du droit la sant ; la lutte contre les faux mdicaments reste un objectif prioritaire ; 8. Evaluation : toutes les interventions et les stratgies de soins sont soumises une valuation conjointe. 5-1-3 Garantir des soins de sant et une protection sociale tous Les rsultats du Questionnaire unifi sur les indicateurs de base du bien-tre (QUIBB) 2011 montrent que lincidence de la pauvret na recul que de 3 points de pourcentage entre 2006 et 2011, passant de 61.7 58.7 %. Mais sur cette priode, le taux dextrme pauvret a lgrement augment sur la mme priode, de 28.6 30.4 %, signe que la 84 croissance nest pas pro-pauvre. Cette aggravation de lextrme pauvret sest logiquement accompagne dune hausse des ingalits. Par ailleurs, selon une valuation gnrale de la couverture sociale au Togo, il ressort que seulement 4 % de la population bnficient dune protection sociale acceptable, essentiellement les salaris des secteurs public et priv formels. La cration de lInstitut national dassurance-maladie (INAM) est un progrs indniable, mais sa couverture reste limite aux agents de ltat. Or la protection sociale est reconnue comme un droit humain indispensable et un besoin vital pour lensemble des Togolais et des Togolaises, tous secteurs dactivits et tous milieux confondus. Cest un lment essentiel pour la valorisation et laccroissement du capital humain et social au Togo, plus prcisment cest un facteur de cohsion sociale. Dans le contexte actuel, la protection sociale est perue comme une composante clef de rduction de la pauvret. En outre, elle contribue la croissance conomique, car elle encourage les investissements, en particulier pour les chefs des petites entreprises (lien avec la scurit), promeut la productivit travers un meilleur tat de sant pour les travailleurs, et favorise les activits conomiques et la scurit des salaires. Cest pourquoi, sa prennisation et son extension demeurent notre proccupation majeure. Un rel dveloppement du Togo ncessite une large protection de tous les travailleurs et des diffrentes couches de la population. Le faible niveau de protection sociale des travailleurs et populations dans le pays doit interpeller des actions porteuses de changement pour tous. Cest pourquoi, dans loptique dun meilleur esprit de solidarit et pour rpondre aux besoins vitaux de la population, la politique sociale, que nous prconisons, devra mettre un accent particulier sur les programmes et politiques de protection sociale afin quils puissent bnficier au grand 85 nombre et aux plus dmunis. Les actions et initiatives mener vont se matrialiser notamment, travers: le soutien aux personnes ges ; lassistance lenfance et aux femmes enceintes ; la mise en place de rgimes de protection sociale adapts aux diffrentes catgories socioprofessionnelles ; une emphase particulire sur la protection sociale des acteurs de lconomie informelle reprsentant la majorit des actifs du pays ; la mise en place dune couverture maladie universelle pour tous 5-1-4 Ouvrir les CHU des thrapeutes traditionnels Des connaissances ancestrales en matire de traitement de maladies persistent toujours au Togo, dans toutes les rgions, travers un personnel qui on donne familirement le nom de gurisseurs ou thrapeutes. A linstar dexpriences conduites au Ghana, Madagascar pour ne citer que ces deux pays, il serait judicieux dentreprendre une exprience similaire, sous la conduite de la Facult de Mdecine. Nous entendons initier une exprimentation dans ce sens en crant, dans les six (6) mois de notre arrive au pouvoir, un Comit ad hoc constitu de professeurs en mdecine, de chercheurs en biologie, chimie, botanique etc., avec le concours de thrapeutes rputs. 5-2 Leau et lassainissement La corve quotidienne deau constitue lune des tches habituelles de la femme rurale au Togo. Il suffit dentamer une sortie sur la Nationale n1, partir de 06H00, pour observer avec effarement des files de femmes, parfois avec un enfant au dos, un grand seau ou une large bassine sur 86 la tte, allant ou revenant dun tang ou dun cours deau. Ce spectacle est observ sur toute ltendue du territoire national. Pour la qualit de leau, cest encore une autre histoire ! Aprs plus dun demi-sicle dexercice du pouvoir par le rgime RPT-UNIR, les autorits ne se sont pas donn la peine doffrir de leau en abondance leurs concitoyens. 5-2-1 Raliser des forages dans les villages et les hameaux Ds le dbut de notre mandat, nous prenons lengagement solennel de raliser dans tous les villages et hameaux, des forages et de les quiper afin que les populations puissent accder une eau de qualit dans un rayon de moins de cinq cents mtres. Un programme dinvestissement sera vot par lAssemble Nationale cet effet, afin que les lus, reprsentant des populations, puissent suivre au jour le jour son excution. 5-2-2 Ouvrir le capital de la TdE des privs Pour les agglomrations, aprs un tat des lieux, il sera entrepris la construction de chteaux deau, raison de trois par an. Ici aussi, un programme dinvestissement sera vot lAssemble Nationale. Quant la Togolaise des Eaux (TdE), socit dEtat qui produit et distribue leau, elle sera recadre, son capital sera ouvert des privs, raison de 50%, dont 20% pour les partenaires au dveloppement, et 30% des Togolais. Un corps de police verte et de police urbaine sera cr pour veiller strictement lapplication des mesures qui seront prises cet effet pour assurer la salubrit et la restauration de comportements citoyens dans nos villes et campagnes. Toutefois, des dispositions seront prises pour : 87 o lenlvement rgulier des ordures dans les villes et agglomrations de plus de cinq cents personnes; o la construction de latrines publiques dans tous les quartiers de Lom et les villes et villages ; o la construction durinoirs dans les rues des villes et des agglomrations. o lentretien et la maintenance de lensemble de ces dispositifs seront assurs par les mairies et les prfectures en troite collaboration avec les services de voirie qui seront dots en ce qui les concerne de moyens logistiques et financiers consquents. 5-3 Lducation et la formation 5-3-1 Renforcer le brassage ethnique dans le prscolaire Au Togo, la prise en charge des enfants dans le prscolaire commence partir de 03 ans rvolus. De trois (3) cinq (5) ans inclus, les enfants frquentent des tablissements appels Jardins denfants . Durant lanne scolaire 2012-2013, 86680 enfants ont frquent 1443 Jardins denfants. (cf. Annuaire National des Statistiques Scolaires, 48 anne 2012-2013, p.1) Evidemment, comme il fallait sy attendre les Jardins denfants sont nettement insuffisants. De plus, des disparits importantes apparaissent entre les Rgions, ainsi quentre les tablissements de lEtat et ceux des autres oprateurs (Enseignement catholique, Enseignement protestant, Enseignement priv lac etc.). De trs srieux efforts doivent tre entrepris dans lavenir. Car entre autres avantages, limpact conomique de cette activit reste vident pour loccasion quelle offre aux parents, et plus spcifiquement aux mres dans la libration de leur capacit de travail. Il y a l un devoir 88 dquit indispensable rendre aux mres, quelles vivent en zone rurale ou en ville, quelles aient des activits professionnelles ou quelles soient strictement mnagres. Aprs un audit exhaustif, avant la fin de la premire anne au pouvoir, nous consacrerons trs rapidement, des ressources financires et humaines substantielles, aux fins de renforcer la socialisation et le brassage ethnique et autres des enfants togolais. Entre autres dispositions, ds la premire anne dans les jardins denfants, en plus de la langue maternelle, lapprentissage dune autre langue nationale sera introduit, avant de poursuivre avec la langue officielle quest le franais. Ce sera galement loccasion dexciter la curiosit de ces jeunes sur la comprhension de la nature, les relations entre les groupes sociaux, en vue de limiter lapparition voire la cristallisation des prjugs. 5-3-2 Rformer le premier, le second et le troisime degr Durant lanne scolaire 2012-2013, un peu moins de 1 500000 lves sont prsents dans 6582 tablissements denseignement primaire, encadrs par 34365 enseignants. (cf. Annuaire National des Statistiques Scolaires, 48 anne 2012-2013, p.23). Ce secteur vital pour lavenir du pays accuse de trs srieuses lacunes : insuffisance denseignants, insuffisance dtablissements, insuffisance dquipements (table-bancs notamment), insuffisance de matriels pdagogiques (manuels entre autres), pour ne citer que celles-ci. Les solutions nonces pour le prscolaire sont appliquer ici aussi. Il est vident que les contenus des formations doivent tre revus et adapts au monde moderne de linformatique et de lInternet, sans oublier la formation morale et politique impliquant les droits humains. 89 Ce travail urgent et indispensable devra faire lobjet trs rapidement dtats gnraux des Inspecteurs de lducation, des associations reprsentatives des parents dlves, ainsi que des reprsentants de tous les personnels intervenant dans lenseignement et lducation. En tout tat de cause, nous nous engageons dores et dj examiner le rtablissement des subventions aux tablissements confessionnels, ainsi que la prise en charge des rmunrations des enseignants. 5-3-3 Rhabiliter lenseignement technique En dehors des deux lyces techniques ( Lom et Sokod), du Centre technique de formation Dapaong, du Centre de formation artisanale et artistique Kpalim, la centaine de centres ou tablissements de formation technique et professionnelle des jeunes se trouve concentre entre les mains doprateurs privs : glises, socits ou personnes physiques. Ce faisant, lEtat ne doit pas dmissionner de sa responsabilit de rgulateur et de responsable de normes tablir et faire respecter. Il est bien vrai que la plupart des techniciens : maons, menuisiers, charpentiers, ferrailleurs etc., constructeurs dimmeubles, de routes, de ponts, de pistes rurales et autres, des cuisiniers, restaurateurs, hteliers, des comptables, aides-comptables etc., au Togo comme ailleurs sortis de ces centres, sont apprcis. Les rgions et les prfectures seront dotes de centres artisanaux, agricoles et techniques pour accueillir et former systmatiquement les jeunes nayant pu terminer leur cursus secondaire. La bourse annuelle pour les lyces et collges au profit des lves brillants mais ncessiteux sera rinstaure. 90 5-3-4 Augmenter sensiblement la bourse et laide des tudiants Les deux universits publiques, celle de Lom et celle de Kara ne suffisent pas satisfaire la demande en formation de haut niveau pour les jeunes Togolaises et Togolais. Les formations traditionnelles offertes : droit, gestion, conomie, humanits, biologie etc., ne suffisent plus pour rpondre aux attentes des temps modernes. Nous nous engageons crer trois nouvelles universits dans trois rgions conomiques du pays, avant la fin du quinquennat aprs les tudes et concertations appropries. Les deux universits, en plus des trois nouvelles, doivent avant la fin de notre mandat, devenir de vritables centres de culture et dexcellence de la sous-rgion. Elles seront dotes de salles de cours modernes, de logements confortables, de salles de confrences, de bibliothques bien quipes, dinstallations sportives bien amnages ainsi de sites de dtente et de loisirs. Allouer 10 000 ordinateurs aux tudiants des universits de Lom et de Kara ; porter la bourse des tudiants de 18 000 FCFA par mois 45 000 FCFA par mois et laide 250 000 FCFA par an au lieu de 120 000 FCFA; construire des logements pour les tudiants des deux universits de Lom et Kara ainsi que dans les trois nouvelles universits ; mettre un terme la privatisation rampante des logements des tudiants. Telles seront nos priorits pour lenseignement suprieur. Nous nous engageons galement rformer les curricula et programmes pour toutes les universits et grandes coles, et encourager des formations pluridisciplinaires dans le mme dlai. 91 Ces projets et rformes seront tudis et excuts en troite coopration avec les partenaires et pays amis ainsi que les pays voisins que sont le Bnin, le Burkina, la Cte dIvoire, le Ghana, la Guine, le Niger, le Nigria, le Sngal, entre autres. 5-3-5 Porter une attention soutenue lalphabtisation Lmergence du Togo comme pays de prosprit passe par un relvement significatif de la capacit de la majorit des Togolaises et des Togolais savoir lire et crire, que ce soit dans la langue franaise ou dans des langues togolaises et africaines. Autrement dit, lillettrisme constitue un handicap trs srieux lpanouissement et au bien-tre. Leffort dans lalphabtisation a t abandonn par le rgime RPT/UNIR depuis de longues annes. Paralllement laugmentation trs importante des moyens financiers, matriels et humains dans le prscolaire, le primaire et les autres degrs, nous consacrerons une attention trs soutenue lalphabtisation, particulirement en milieu rural. Des progrs dans ce domaine faciliteront des avances notables dans nombre dautres domaines, comme : la scolarisation des enfants, notamment la jeune fille, la lutte contre les maladies tropicales dont le paludisme, lautonomisation de la femme. 5-3-6 Rduire les cots des TIC et vulgariser loutil informatique Les technologies modernes de linformation et de la communication sont vitales pour lenvironnement des entreprises et notamment pour le commerce extrieur et les services (banques, assurances, transports). Leurs cots et leurs qualits dterminent la comptitivit de nombreux secteurs de lconomie et constituent un facteur important pour les dcisions dinvestissement. Ces cots sont en forte baisse partout dans 92 le monde, la faveur des avances technologiques et des rformes de la rglementation, surtout la gnralisation de la concurrence entre les oprateurs. Au Togo, les cots sont parmi les plus levs du monde et laccs est non seulement limit mais souffre de frquentes interruptions. Il sagira de rduire les cots de la communication et damliorer la qualit des services de tlcommunications avec louverture du march de la tlphonie mobile et de fourniture daccs Internet dautres oprateurs privs pour susciter une relle concurrence entre les oprateurs. Nous mnerons une politique de vulgarisation massive de lusage de loutil informatique et veillerons ce que nos universits et notre administration publique, notamment, soient dotes dun systme performant de connexion Internet. 5-4 Lhabitat et lurbanisme 5-4-1 Dsengorger la capitale Notre pays connait une dynamique durbanisation croissante. Cette dynamique se traduit par un taux durbanisation de lordre de 38%, proche du taux durbanisation dans lespace UEMOA. Plus dun Togolais sur trois vivent dans une agglomration urbaine. Les dcennies prochaines verront une urbanisation encore plus importante du pays, le taux daccroissement moyen dans les villes est de 4,5% contre 2,84 % pour lensemble de la population du pays. Dans cette armature urbaine, la ville de Lom se distingue, car elle abrite dans sa grande agglomration une concentration de 63,2% des citadins soit 23% de la population totale du pays (1 447 660 habitants) sur une superficie reprsentant environ 0,49% du territoire national. En dehors de 93 Lom, aucun autre centre urbain ne compte plus de 100 000 habitants. Sokod (95 070 habitants) et Kara (94 878 habitants) font partie des villes ayant plus de 80 000 habitants. La ville de Lom a subi cette dernire dcennie un dveloppement spatial prodigieux d un accroissement acclr de la population urbaine engendrant de multiples problmes (social, foncier, circulatoire, logement, assainissement, hygine) accompagns dun dysfonctionnement dans toutes les structures de gestion administrative et politique... Face cette macrocphalie brutale de Lom, capitale du pays, une intervention nergique est ncessaire dans une approche mthodique avec une vision nouvelle dans les domaines ci-dessous : 1. le dveloppement quilibr du territoire national, 2. lamnagement durable des agglomrations urbaines, 3. la maitrise du foncier et la promotion du logement dcent pour tous, 4. lamlioration de la couverture en quipements et services urbains, 5. la promotion dune conomie urbaine dynamique, 6. la garantie dun environnement sain et viable pour tous les citadins, 7. lembellissement de nos villes. 5-4-2 Promouvoir un dveloppement quilibr du territoire national Le territoire national souffre dun dsquilibre grave marqu par la macrocphalie de bme et un dveloppement prcaire des villes et rgions de lintrieur. Cette situation est cause par des choix politiques douteux, labsence de programmes de dveloppement des villes et 94 rgions de lintrieur, ainsi que le dtournement des investissements publics censs oprer lmergence de toutes les potentialits du pays. Face ce constat dsolant, nous nous engageons : promouvoir le dveloppement de toutes les villes et rgions du pays ; amliorer les conditions de vie des populations des centres semi-urbains qui recevront un surcroit dinvestissements publics en vue dimpulser leur dveloppement ; soutenir le dynamisme des chefs-lieux de prfectures en amliorant leur urbanit travers le renouvellement de leurs quartiers administratifs, qui seront restaurs en ples dactivits partir desquels rayonnera le dveloppement local ; soutenir le dynamisme des chefs-lieux de rgions en renforant leur vritable vocation de mtropole rgional ; les chefs-lieux de rgions recevront des investissements destins promouvoir le dveloppement des rgions conomiques selon leurs potentialits ; garantir un dveloppement harmonieux du Grand Lom, en rgion mtropolitaine dynamique tout en prservant le littoral et les autres milieux naturels travers des choix damnagement cohrents. 5-4-3 Amnager de faon durable les agglomrations urbaines La plupart des villes togolaises ne disposent pas dun document durbanisme. Dans les rares agglomrations qui ont fait lobjet de documents durbanisme, ces documents ne sont pas mis en uvre, ou sont dpasss sans avoir connu de vritable excution. Ainsi, aucun chef-lieu de rgion ne dispose de document durbanisme jour. 95 Toutes nos villes ont besoin dun vritable plan damnagement inscrit dans un plan de dveloppement harmonieux et dynamique qui sera dtaill par la suite. Pour toutes nos agglomrations urbaines, nous mettrons un point dhonneur laborer et mettre en uvre des schmas directeurs et plans damnagement. 5-4-4 Maitriser le foncier et promouvoir un logement dcent pour tous Pendant longtemps, le citoyen togolais a t laiss pour compte dans la qute de son logement. Partout dans nos villes, les effets dsastreux de cette absence de politique de logement se constatent : les conflits fonciers sont rcurrents, les rserves dquipements sont brads, ladministration publique na plus la confiance des populations pour les questions foncires. La majorit des populations na pas accs au logement dcent. En vue de garantir laccs au logement dcent pour tous les citoyens, nous nous engageons : apurer progressivement les contentieux fonciers en vue de rtablir la confiance entre les populations, les propritaires fonciers, les collectivits locales et ladministration publique. Les populations, victimes des diffrentes formes dexpropriation, doivent tre ainsi ddommages ; faciliter laccs au titre de proprit travers la dcentralisation, le renforcement des services cadastraux et la simplification des procdures ; soutenir lamlioration de loffre de logement locatif ; promouvoir la construction de logements pour les fonctionnaires affects dans les chefs-lieux de rgions et prfectures ; 96 engager un vaste programme de construction de logements sociaux pour faciliter laccs de tous au logement dcent ; mettre en place un mcanisme de financement du logement travers une banque de lhabitat ; faciliter le dveloppement de lindustrie de la construction travers la baisse des taxes sur les matriaux de construction. 5-4-5 Amliorer la couverture en quipements et services urbains Les villes togolaises sont sous-quipes, la majeure partie de lespace de nos villes nest pas desservie par les rseaux divers ou les quipements de superstructures. Cette situation entraine la pauprisation de milliers de populations urbaines qui ne bnficient pas des services de base. La nouvelle vision politique que nous proposons, en matire durbanisme et dhabitat, se traduira par : llectrification et ladduction deau dans tous les centres urbains et semi-urbains. Cette lectrification programme mettra un terme llectrification sauvage, dnomme Branchement Araigne , laquelle sadonnent les populations togolaises face la dmission de lEtat dans ce secteur ; la promotion des nergies renouvelables face aux crises nergtiques rcurrentes ; le renouvellement et lextension des rseaux de voirie ; la construction dquipements de superstructures (coles publiques, marchs, dispensaires, ) dans tous les centres urbains et semi-urbains. 5-4-6 Promouvoir une conomie urbaine dynamique Dans notre nouvelle vision politique, les agglomrations urbaines doivent tre au service du dveloppement du pays entier. Ainsi les atouts de la 97 dynamique durbanisation de notre pays doivent tre mis en valeur, et les contraintes minimises. Pour ce faire, laccent sera mis sur la dynamisation de lconomie urbaine travers : lamlioration des infrastructures de communication; lincitation aux investissements en milieu urbain ; le dveloppement despaces fonctionnels pour les activits conomiques ; le dveloppement dactivits conomiques ayant un haut niveau de productivit ; la construction dquipements marchands. 5-4-7 Garantir un environnement sain et viable pour tous les citadins La garantie dun environnement sain et viable est une dimension essentielle de notre vision politique. Elle repose sur: la prservation des milieux naturels (lac Togo, fleuves,) ; limplantation dun rseau efficace de drainage et lassainissement pour toutes les agglomrations urbaines ; la mise en uvre dun systme efficace de gestion des ordures mnagres pour toutes les agglomrations urbaines. 5-4-8 Embellir nos villes Nos villes prsentent actuellement un aspect physique chaotique, rsultat de labsence de planification et de politique dembellissement. Les villes togolaises doivent tre restructures selon un nouveau concept, une nouvelle philosophie tenant compte de notre histoire, de nos valeurs traditionnelles, culturelles et sociales. Elles deviennent des sources dinstruction toute la population ainsi quaux visiteurs. Cette nouvelle planification spatiale de nos villes va allier la vie citadine lambiance bucolique (campagnarde) en reposant sur : 98 des donnes nouvelles sur la trame urbaine : des doubles voies obligatoires (circulation principale), des voies de cts facilitant les accs aux immeubles avec parking etc., les espaces verts intgrs la voirie ; des espaces ouverts non btis par opposition aux espaces btis ; des jardins publics, et promenades, des espaces verts, parcs, jardins publics et squares ; des monuments retraant les faits culturels et historiques importants de notre pays ; des faades urbaines cohrentes et harmonieuses sur toutes les rues de nos villes ; des espaces culturels, traditionnels rorganiss; des espaces dhabitations individuelles et collectives; des espaces de sport et loisirs. Lensemble dans une nouvelle dfinition spatiale planifie ordonne pour une nouvelle vision de la ville du 21me sicle. 5-5 Lamnagement du territoire Lamnagement du territoire est conu comme une rpartition judicieuse des activits sur ltendue du territoire, aux fins de rpondre des objectifs defficacit et de pertinence. Nous estimons quil est de notre devoir de nous attaquer ces insuffisances, lourd hritage de la gestion vue des 50 annes du rgime RPT/UNIR. 5-5-1 Amliorer lorganisation et ladministration du pays Lorganisation et ladministration du pays souffrent souvent de dsquilibre et de continuit : 99 la Prfecture du Golfe est spare en deux morceaux territoriaux, entrecoups par la ville de Lom ; la Prfecture de Sotouboua est immense, stendant dEst en Ouest, de la frontire du Bnin la frontire du Ghana, englobant la nouvelle Sous-prfecture du M, accessible seulement par la Prfecture de Bassar, aprs un dtour denviron cent cinquante kilomtres. la plupart des prfectures ne disposent ni dimmeubles fonctionnels, ni dquipements adquats en qualit et en quantit, sans parler de personnels qualifis et en nombre consquent. Ces situations ncessitent dtre amliores sans dlai. Prfectures et mairies mritent dtre correctement loges afin de rpondre aux sollicitations des citoyens, ce dautant plus que ceux-ci sont tenus de payer taxes et redevances pour ces sollicitations. 5-5-2 Rapprocher ltat civil du citoyen Plus de cinquante annes, aprs laccession du Togo lindpendance, des enfants naissent, sans tre enregistrs lEtat civil, en raison de labsence de cette fonction rgalienne de lEtat, dans un rayon territorial raisonnable. Il convient de prvoir des mesures vigoureuses et prennes pour remdier cette grave lacune. 5-5-3 Dcentraliser les services des transports routiers et du permis de conduire Pour des raisons defficacit et de justice, les agences ou rgies de transport routier et de permis de conduire doivent tre installes dans un premier temps dans les Chefs-lieux de Rgions, en plus de Lom, la capitale. Il y va de la crdibilit des contrles. En effet, les rsidents 100 Dapaong, Bassar, voire Afagnan, par exemple, nont pas besoin de se rendre systmatiquement Lom pour la visite technique de leurs vhicules, ou pour leur examen du permis de conduire. Nous prendrons les mesures ncessaires pour quil en soit ainsi, ds notre entre en fonction. Mieux, chaque anne, des moyens de travail en ressources financires et en personnel qualifi leur seront affects. Ces agences seront soumises des contrles stricts de manire les amener reverser au Trsor public la totalit des taxes et droits perus. 5-5-4 Augmenter le nombre des socits de transport urbain La multiplication du transport collectif Lom et dans les principales agglomrations du Togo reste une ncessit. A lhorizon 2020, il faut mme dj envisager lintroduction de lignes de tramway pour Lom. Dans limmdiat, nous engagerons des contacts et des dmarches avec des partenaires ainsi que des privs togolais, en vue daugmenter le nombre des socits de transport, non seulement pour Lom, mais galement plusieurs autres villes du pays. 5-6 Lemploi et la fonction publique Un effort important sera consacr la rsolution du problme de chmage endmique qui svit dans notre pays. 5-6-1 Mieux apprhender le problme du chmage La cration demplois sera au centre de notre politique conomique. En ralit, le chmage dans notre pays est difficilement quantifiable. Toutefois, en nous appuyant sur les chiffres des ONG, le chmage au Togo avoisine les 35% de la population active. La plupart des diplms et des jeunes ouvriers forms finissent sur un taxi-moto. 101 Une enqute statistique sera commande par lAgence Nationale pour lEmploi (ANPE) qui sera restructure avec des missions prcises et une efficacit plus accrue, afin de recenser les diffrentes catgories de personnes sans emploi. Lobjectif de ltude sera de mieux valuer le problme du chmage au Togo et de planifier les recrutements de ces jeunes en fonction des besoins existants et de voir dans quelle mesure il serait possible doprer des reconversions la suite de sances de formations la carte qui seront organises. Des concours de recrutement seront organiss en fonction de la demande du march de lemploi. Nous initierons des programmes de ralisation des grands travaux dans les domaines des infrastructures routires, ferroviaires, industrielles et dexploitations minires ainsi que des programmes de formations spcifiques. Nous organiserons des recrutements par vague dau moins5 000 jeunes par an,pour rsorber le chmage. 5-6-2 Donner des chances demploi tous les Togolais Dautres programmes, tels que ceux de la cration des brigades douvriers et dartisans recruts et forms pour animer des units industrielles et des units de transformation de produits agricoles, dlevages et halieutiques, seront initis. Pour crer des emplois viables, il faut concevoir des projets, les financer et les excuter. LEtat de droit, que nous voulons btir, induira la scurit juridique et judiciaire pour les investissements, crateurs dentreprises et donc demplois. Cest dans cette optique que nous nous situerons ds notre prise de fonction. De nombreux projets se traduiront par la cration de plus de 30 000 emplois permanents dans les villes comme dans les zones rurales. 102 Nous ferons en sorte quil y ait des chances demploi pour tous les Togolais quels que soient leur niveau dtude et leurs qualifications professionnelles. Cest donc lapproche minima que nous prconisons pour rsoudre avec dtermination le problme du chmage et de la prcarit qui svit au Togo. 5-6-3 Revaloriser les salaires des travailleurs et les pensions des retraits Les travailleurs et les retraits togolais ont subi une diminution drastique de leur pouvoir dachat depuis la dvaluation du franc CFA, en 1994. Ds notre arrive au pouvoir, nous engagerons des pourparlers avec tous les partenaires sociaux en vue de revaloriser les salaires des travailleurs et les pensions des retraits. 5-7 La jeunesse, la culture et le sport 5-7-1 Prparer la jeunesse pour demain Nos jeunes, les citoyens de demain doivent bnficier dune ducation et dune formation qui les prparent assumer leurs responsabilits futures et avoir une place de choix dans la socit. A cet effet, nous nous engageons : garantir que lducation des jeunes les forme ladhsion et au respect des valeurs essentielles telles que le travail et lesprit dentreprise, le respect de la chose publique, la probit et lintgrit, le respect dautrui, de la dignit et de la parole donne, 103 autant de valeurs qui relveront le niveau thique et moral de la socit togolaise de demain ; encourager lorientation des jeunes scolaires vers les filires industrielles dans les coles de formation techniques ; organiser les jeunes agriculteurs ruraux en coopratives pour freiner lexode rural ; porter une attention particulire la situation des jeunes non scolariss et des jeunes non diplms, mieux organiser leur formation en vue de leur insertion dans la vie professionnelle de faon les prmunir contre la drogue, lalcoolisme, le SIDA, etc. ; mettre en place des moyens plus coercitifs dans la lutte contre le trafic, lexploitation et le travail des enfants ; mettre en uvre des mesures et des programmes crant des opportunits demploi et dauto-emploi en faveur des jeunes au terme dune dmarche de concertation entre les divers acteurs concerns ; rendre quitable le march de lemploi aussi bien pour les jeunes filles que pour les jeunes garons ; favoriser les jeunes dans les politiques de recrutement dans la fonction politique et tudier des mesures dincitation des entreprises. De vastes programmes seront lancs en faveur des jeunes de sept (7) vingt-cinq (25) ans, aux fins de les duquer au civisme, au patriotisme, laltruisme, au respect et lamour des personnes ges, handicapes, etc. Dans ce sens, le Scoutisme, le Guidisme, les CV/AV (Curs vaillants/Ames vaillantes), les Jeunesses en mission etc. seront ractivs et recevront une attention particulire de lEtat. Des Maisons de jeunes dans toutes les principales localits verront le jour avant le milieu du quinquennat; des enseignements non diplmants en musique, folklore, art, couture, art culinaire, etc. y seront dispenss. 104 Les glises, temples et mosques seront mis contribution aux fins de dynamiser les associations de jeunes, capables dorganiser des activits daide aux personnes ges, aux malades dans les hpitaux, et de faire des travaux de reboisement, de rfection de btiments scolaires, etc. 5-7-2 Initier la jeunesse au volontariat Chaque anne, au moins 5 000 jeunes seront recruts et forms pour travailler au sein des brigades de travail qui animeront des Centres Pilotes Rgionaux Agricoles(CPRA)crs dans le cadre dun Programme de Sdentarisation des Jeunes Ruraux(PSJR). 5-7-3 Redorer le blason de la culture Dans le but dassouvir les desseins pervers du culte de la personnalit, le rgime RPT-UNIR a, pendant un demi sicle, ruin le patrimoine culturel national en rigeant en politique culturelle, le dvoiement et la transformation des chants et danses du terroir ainsi que des ftes traditionnelles, en louanges au dictateur. A ce jour, le secteur des arts et de la culture ne sest pas encore relev de ce lourd pass peu reluisant. Faute de soutien et de protection de leurs droits, les artistes togolais, pourtant pleins de talent et de gnie crateur, sont laisss labandon et peinent spanouir. En vue de permettre la promotion et le dveloppement de la culture togolaise, nous entendons : engager dans le pays un dbat sur la dfinition et la mise en uvre dune politique structure et crdible de promotion de la culture togolaise ; difier des maisons des arts et de la culture ainsi que des centres culturels ; 105 rhabiliter les centres artisanaux ; crer des studios denregistrement dont un ultramoderne Lom ds la premire anne de notre mandat afin dencourager et de promouvoir les musiciens ; crer une facult des arts et de la culture au sein des universits de Lom ou de Kara, avec un accent particulier sur la culture et lart africain ; organiser chaque anne, un vnement culturel dnomm Festival National des Arts et de la Culture (FESNAC), pour promouvoir ce secteur. A lissue de ce festival, les meilleurs artistes, hommes et femmes de culture, seront prims et des bourses de formation ou de stage leur seront attribues. 5-7-4 Rorganiser les fdrations sportives Malgr le foisonnement de talents sportifs qui se manifestent souvent avec un clat la mesure des potentialits du pays, la situation au plan des sports est peu glorieuse. Les prtendues rformes des annes 1974 dans le secteur des sports, qui navaient dautre but que de parachever le totalitarisme par lassujettissement des organisations sportives et de jeunesse, ont plomb le sport, dtruit les clubs, ananti le sens de la comptition et lesprit sportif, empch lmancipation et la professionnalisation des sportifs, dmantel de nombreuses disciplines sportives, sabord le sport scolaire et universitaire, et ruin les aspirations et lesprit sportif de la jeunesse togolaise. Aujourdhui, les tribulations du football togolais, le dsordre et les crises rptes au sein de la Fdration togolaise de football de mme que les checs retentissants au demeurant prvisibles de lquipe nationale, ne sont que lillustration patente des dgts inhrents au manque de vision politique, des improvisations et des choix irresponsables. 106 Nous nous engageons ds notre arrive au pouvoir, linstar des actions que nous allons initier dans le domaine de la culture, engager dans le pays un dbat afin de dfinir et de mettre en place une politique structure et crdible pour lamise en valeur des talents sportifs de notre jeunesse, et rorganiser toutes les fdrations sportives existantes. Nous rhabiliterons cette fin les comptitions scolaires et universitaires. Au niveau des infrastructures, nous construirons un Palais des sports Lom, avec un nombre de places la hauteur de nos ambitions lgitimes. Il sera pluridisciplinaire et moderne pour accueillir des comptitions de haut niveau au plan national et international. Ce Palais sera destin galement abriter les spectacles des artistes de notre pays. Un programme de construction de centres de confrence et de loisirs dans les principales villes du pays sera labor et excut entirement avant la fin des cinq annes. Au total, la jeunesse, la culture et les sports seront au centre de nos proccupations parce quils sont galement crateurs de milliers demplois. 5-8 Lenvironnement et le dveloppement durable Lutter contre les effets ngatifs du drglement climatique en lanant des programmes contre les phnomnes effet de serre, en proscrivant les dchets plastiques non biodgradables, en encourageant la reforestation spontane au sein des populations rurales etc., telles seront les grandes priorits de notre politique de lEnvironnement et du Dveloppement durable. 107 5-8-1 Dvelopper lusage du gaz domestique La politique de protection de lenvironnement mener, impose court terme un dveloppement rapide du gaz domestique. En effet, il est plus quurgent darrter labattage frquent des arbres des forts et savanes comme source domestique essentielle de chauffage. La prise en otage de ce segment dactivits par des oprateurs ne respectant pas les lois et rglementations en vigueur, nest pas de nature augmenter la demande de gaz domestique par les populations et rguler convenablement le prix. Cest la raison pour laquelle une rforme judicieuse de ce segment sera opre en vue dun accs ais et rapide de tous les citoyens au gaz domestique. Nous allons trs rapidement permettre que soient installs sur toute ltendue du territoire, des distributeurs de gaz domestique. Toujours aux fins de protection de lenvironnement, des dmarches pertinentes seront entreprises en vue de doter les transports en commun dans un premier temps de mcanismes leur permettant de rouler partir du gaz, linstar de ce qui se fait au Ghana. Des spcialistes en mcanique auto (ingnieurs, techniciens ou artisans), seront envoys au Ghana voisin, afin dapprendre linstallation et la gestion de cette technique dalimentation de lautomobile partir du gaz. 5-8-2 Rendre attractives et saines nos plages et les bordures de nos lagunes et lacs Ce secteur sattaquera lamnagement des lagunes, qui traversent les quartiers Nykonakpo, Octaviano-Ntim, Hanoukop, Amoutiv et B. Un important investissement sera consacr ce projet, pour une dure de trois ans, partir de 2018. 108 Nous raliserons le projet de Canal Express du Littoral(CEL). Ce canal, ds sa finition, assurera la navigabilit du systme lagunaire de la frontire du Ghana-Nykonakpo-Lom Anho en passant par lembouchure des fleuves Zio et Haho et le Lac Togo. Il servira de ple dattraction trs pris de la cte ouest-africaine et de vitrine aux visiteurs et aux touristes. Ltude du projet consistera excuter le dblaiement des voies traversant les lagunes, la destruction des immeubles et des structures obstruant le cours des trois lacs de Lom Anho. Le dragage des lagunes et des espaces dblays et la construction de ponts, des voies ariennes et des ouvrages dart. Des mesures pralables seront prises en vue du relogement et du paiement dune juste indemnisation aux riverains affects par le projet. Les bordures et des espaces environnants seront amnags en espaces de loisirs et de dtente, dhtels, de parcs de promenade et de sport, de parcs animaliers, zoo etc. Le Canal Express du Littoral, sa finition, sera navigable et propice pour les randonnes en bateaux de plaisance, le transport des biens par bateau, le ski nautique, le cano kayak et surtout llevage de poissons et de crustacs pour combler les dficits des populations riveraines en protines et crer divers emplois permanents. Notre plage sera convenablement mise en valeur. En concertation avec les municipalits de Lom et dAnho, un plan damnagement du littoral ctier sera mis en uvre. 5-8-3 Anticiper les problmes environnementaux Nous reprendrons la ralisation des grands rseaux et des quipements dpuration qui manquent si cruellement dans nos grandes villes. 109 Nous revisiterons les textes relatifs aux exploitations forestires afin de rglementer lexploitation de bois. Les espces animales et vgtales les plus importantes seront interdites dexploitation sur toute ltendue du territoire national. Nous insisterons sur le reboisement des espaces dboiss sur toute ltendue du territoire national, en faisant ventuellement appel des pays africains ou amis, pour nous aider rechercher des plantes rares ayant t dtruites dans notre cosystme par la force de nuisance de lhomme. Le ministre de lAgriculture, celui de lEnvironnement et nos universits seront mis contribution pour procurer des plants en quantits suffisantes afin doprer les reboisements. Les problmes de la pollution seront anticips par notre gouvernement. La politique industrielle que nous souhaitons mener, sera suffisamment encadre afin dviter notre pays, une pollution grande chelle. 110 VI- REHABILITER LA FEMME Les femmes constituent la vraie force de travail tant dans les villes que dans les campagnes. Nous entendons mettre les femmes au cur des actions de dveloppement. Il sagira de valoriser leurs contributions multiformes la cration de la richesse nationale, de les encadrer dans leurs activits quotidiennes, de leur donner une formation adquate et consquente. Cela implique laccs lducation de base, aux soins de sant, au crdit, aux conditions dcentes de vie, la terre. Cest un dfi majeur relever. Nous voulons rhabiliter la femme togolaise et faire delle une partenaire gale de lhomme. 6-1 Inscrire les questions de genre dans les manuels scolaires Les femmes reprsentent plus de la moiti de la population togolaise. Elles devraient tre des partenaires gales et efficaces des hommes tous les niveaux et dans toutes les sphres de notre socit. Cependant, les nombreux problmes et discrimination, auxquels elles sont confrontes au plan politique, conomique et social, constituent de srieux handicaps pour leur promotion et leur panouissement, pour leur pleine participation au dveloppement du pays. Pour inverser cette situation et liminer les discriminations dont souffre la femme, nous proposons : dinscrire les questions dgalit de sexe dans les programmes scolaires pour faire connatre les droits de la femme ; de mettre en uvre des programmes dducation et de sensibilisation des populations afin dliminer les facteurs 111 socioculturels qui crent et entretiennent la discrimination contre les femmes ; de procder aux rformes lgislatives ncessaires afin dliminer les discriminations lgard des femmes, leur redonner leur dignit et nous conformer par la mme occasion aux normes rgionales et internationales auxquelles le Togo a souscrit. Il sagira de crer un environnement propice lexercice par les femmes de leur droit inalinable de participer aux prises de dcisions politiques, et faire delles des citoyennes au mme titre que les hommes. A cet effet, nous mettrons tout en uvre pour garantir une participation de 40% des femmes dans les instances de prise de dcisions, notamment travers diversprogrammes et mesures de renforcement de capacits des femmes, la nomination des femmes aux postes de responsabilit qualification gale avec les hommes, ainsi que des mesures dincitation des partis politiques promouvoir les femmes en leur sein et sur les listes lectorales. 6-2 Faciliter laccs des femmes aux ressources productives Sagissant de la valorisation du statut socio-conomique de la femme, nous prenons lengagement de: faciliter laccs des femmes aux ressources productives que sont la terre, le crdit et la technologie ; favoriser le maintien des filles tous les niveaux dducation en agissant par des mesures spcifiques sur les facteurs dabandon, de favoriser galement leur accs aux disciplines traditionnellement rserves sans aucun fondement objectif aux garons ; 112 prendre des mesures spcifiques susceptibles damliorer la sant de la femme, notamment par un rapprochement continu des structures de sant, la prise en charge de la csarienne telle que demande juste titre par les organisations de femmes, et mettre en place des programmes susceptibles damliorer la nutrition chez la femme et les enfants. Les institutions susceptibles de promouvoir lgalit des sexes seront renforces. A cette fin, le gouvernement: dotera le mcanisme national de promotion de la femme de moyens adquats pour remplir sa mission ; consolidera les structures de coordination des femmes, y compris lchelon des collectivits locales. 113 VII- CONDUIRE UNE DIPLOMATIE PRAGMATIQUE 7-1 Promouvoir les relations de coopration Au plan des relations diplomatiques et de la coopration internationale, nous envisageons de souscrire tous les engagements conclus avec lEtat togolais, pourvu quelles ne menacent pas lexistence de la nation, sa souverainet nationale, son intgrit territoriale, ni les intrts du peuple togolais. Nous raffirmerons galement notre adhsion toutes les organisations rgionales et internationales et aux pactes internationaux conclus et ratifis par la Rpublique Togolaise. Nous marquerons notre volont, de vivre en parfaite harmonie, dans la paix, la fraternit et la concorde avec tous les pays voisins. Nous nous engageons continuer renforcer et promouvoir les relations de fraternit et de coopration avec les pays frres. 7-2 Inscrire nos actions dans une intgration rgionale Nous prenons rsolument le parti dinscrire nos grandes actions de dveloppement dans le cadre de la CEDEAO, de lUEMOA et de lUA. En effet, le regroupement territorial coupl avec llargissement en termes de populations couvertes, nous permettra doptimiser nos ressources et nos comptences. Entre autres, lenseignement suprieur et la recherche scientifique au sein de grands ensembles, afin dchapper linsuffisance de moyens financiers et techniques ; les forces de dfense bien formes, bien 114 quipes, disciplines, rellement patriotiques, dtermines dfendre les institutions dmocratiques, les espaces, patrimoine social et culturel ; les units industrielles et autres ; la ncessit daccs lnergie (lectricit, ptrole, nergie solaire et olienne, etc.) imposent de sinterdire le micro-nationalisme, et de concevoir les rponses aux attentes des populations, en matire de sant, dducation, de transport urbain et interurbain, demploi des jeunes et des moins jeunes, de promotion de la femme et de la jeune fille, de protection des personnes du troisime ge, de protection de lenvironnement, en nous inscrivant aujourdhui dans le cadre dunits rgionales dpassant les frontires actuelles des Etats. 115 ACCOMPLIR UN ULTIME EFFORT DE MOBILISATION Ce programme volontariste, que nous allons mettre en uvre ensemble, a besoin dtre massivement soutenu par chaque Togolaise et chaque Togolais qui se doivent de se lapproprier, en ayant lesprit quil appartient chacun de nous de contribuer rsolument sortir notre pays, le Togo, de la prcarit, de la pauvret et de la misre. Ce programme nous permettra, par une mobilisation rigoureuse des ressources nationales, et une rduction drastique du train de vie de lEtat, de satisfaire les besoins de base de nos populations : eau potable, lectricit domestique, latrines publiques, coles, centres de sant, routes et ponts Nous nous attlerons aux grands chantiers qui nous attendent dans les domaines prioritaires que constituent notamment lducation, la formation et lemploi, la sant, leau, lassainissement, lenvironnement et lhabitat, lagriculture, lindustrie, lnergie et les infrastructures. La scurit pour tous est naturellement au cur de nos toutes premires proccupations. Il sagira de lutter contre la criminalit, limpunit, les trafics de tous genres, le grand banditisme et le terrorisme afin de garantir la libre circulation des personnes et des biens sur le territoire national. La persvrance gagne. Cest le sens de notre lutte et de notre dtermination uvrer sans relche pour rpondre aux vritables aspirations et aux attentes lgitimes de nos populations. Cest le prix de labngation, du courage, du dvouement et des sacrifices consentis par le peuple togolais souverain que nous sommes appels servir, protger et dfendre. 116 Nos compatriotes, dans leur grande majorit, principalement notre jeunesse, en dpit des contraintes de toutes sortes, ont su garder toutes les raisons desprer et de croire que lavenir reste prometteur, que le changement tant attendu est la porte dun ultime effort de mobilisation. Le moment est donc venu pour chacun de nous, dagir en toute conscience, pour marquer de son empreinte la nouvelle re qui sannonce en allant rsolument porter son suffrage sur Jean-Pierre Fabre, le candidat de CAP 2015. 117 ANNEXES 118 Annexe 1: Principaux graphiques portant sur les deux quinquennats de Faure Gnassingb Sources : Rapports de la banque de France : 2003-2013. Le solde primaire de base est lun des indicateurs les plus importants en matire de gestion budgtaire de ltat. Dans le cas du Togo depuis 2005, ce solde a t toujours ngatif sauf en 2010. Le plus grand dficit sest opr en 2011. Sources : Loi des finances du Togo : 2006-2014 Le dficit budgtaire du Togo sest creus 213,9 milliards de FCFA soit environ 442% depuis 2006. Sources : Rapports de la banque de France : 2006-2013 Le dficit de la balance commerciale saggrave tous les ans depuis 2006. Elle connait une dgradation denviron 15 milliards de FCFA en moyenne par an avec une baisse sur 7 ans de plus de 64%. Sources : Rapports de la banque de France : 2003-2013 Le graphique montre clairement quel point la gestion du rgime de Faure GNASSINGBE reste opaque. La publication des chiffres sur les exportations sest arrte en 2009..Sources : rapports de la Banque de France 2006-2013 -60-40-2002040602003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013Evolution du solde primaire de base (en milliards de FCFA)-400-2000Evolution du dficit budgtaire du Togo depuis 2006-450-400-350-300-250-200-150-100-5002006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013Evolution de la Balance commerciale (en milliards de FCFA)0200 000400 000600 000800 0001 000 0001 200 0001 400 0001 600 0002003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012Evolution de la production et de l'exportation des phosphatesProduction Exportation119 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Indice de Dveloppement Humain 152me/177 159me/179 159me/179 159me/182 139me/169 162me/187 159me/187 166me/187 Les matriaux de construction Les matriaux industriels Les mtaux de base Les mtaux prcieux Les pierres prcieuses & semi-prcieuses Les substances minrales stratgiques le sable le phosphate le cuivre l'argent le diamant Uranium le gravier le calcaire le plomb l'or l'meraude Thorium le granulat les nitrates le zinc le platine le rubis Bryllium l'argile les sels alcalins l'aluminium le saphir terres rares la latrite les argiles cramiques le zircon eaux minrales l'ardoise le gypse le jade le granite la barytine le grenat gemme le marbre le charbon l'aigue-marine les pierres ornementales le lignite la tourbe le soufre le sable de verre le talc le disthne le rutile 120 Annexe 2 : Prsentation de la Rpublique Togolaise (En chiffres et en commentaires sommaires) Superficie : 56 785 km Longueur totale de la faade maritime : 56 Km Population : 7 351 374 habitants (2014) 121 Densit de population (2013) : 126, 0 h/km Population urbaine (2013) : 39,0 % Population agricole active (2014) : 57,27 % Population de moins de 15 ans (2012) : 40,8 % Population de plus de 64 ans (2014) : 3,3 % Taux daccroissement naturel (2014) : 2,71 % Taux de natalit (2014) : 34%0 Esprance de vie la naissance (2014) : 64,06 ans Taux de mortalit infantile (2014) : 48,28 %0 Mortalit maternelle pour 100 000 naissances (2010) : 300 Taux dalphabtisation 15 ans et + (2010) : 57,1 % Pourcentage dhabitants de bidonvilles dans la population urbaine (2005) : 62 % Divisions administratives : Cinq (05) Rgions conomiques : du nord vers le sud : Rgion des Savanes, Rgion de Kara, Rgion Centrale, Rgion des Plateaux, Rgion Maritime Trente-cinq (35) Prfectures administratives ; Une (1) Sous-prfecture administrative. Capitale : LOME : 839.566 habitants, 122 Principales villes et chefs-lieux de prfecture : Adta, Afagnan, Agou-Gadzp, Amlam, Anho, Ani, Atakpam, Badou, Bafilo, Bassar, Blitta, Cinkass, Danyi, Dapaong, Elavanyo, Gurin-Kouka, Kant, Kara, Kv, Kougnohou, Kpalim, Mandouri, Mango, Niamtougou, Nots, Pagouda, Sokod, Sotouboua, Tabligbo,Tandjoar, Tchamba, Tohoun, Tsvi, Vogan Monnaie : Franc CFA (Parit fixe avec Euro ; 1 Euro = 655,957 Francs CFA) Principales cultures vivrires : mas, sorgho, igname, haricot, manioc Principales cultures de rente : caf, cacao, coton, noix de cajou Autres cultures et fruits : arachide, cocotiers, canne sucre, avocat, mangue, palmiers, noix de karit etc. Produits imports : btail, ptrole et drivs, mdicaments, produits manufacturs (cosmtiques, quipements, habillement, machines-outils, vhicules, etc.), riz, etc. Minerais exports : clinker, fer, manganse, marbre, phosphates. Valeur totale des exportations annuelles : 924,4 milliards de FCFA (Banque de France) Valeur totale des importations annuelles : 1 413,8 milliards de FCFA (Banque de France) PIB (Produit Intrieur total Brut) en millions de dollars US courants (2014) : 3 600 Part du PIB agricole en pourcentage du PIB (2011) : 45,9 % 123 Taux dinflation (2012) : 2,6 % Taux de croissance (2013) : 5,5 % Budget de lEtat (2015) : 815,9 milliards FCFA Principal pays importateur (2011) : Chine : 32,5 % Principal pays dexportation (2011) : Chine : 10,7 % Principales Religions : Religions traditionnelles dites animistes ; Religions chrtiennes (Eglise Catholique Romaine, Eglise Evanglique Presbytrienne, Eglise Mthodiste, Eglise des Assembles de Dieu, Eglise de Pentecte, Eglise Adventiste, Premire Eglise Baptiste, Autres Dnominations Evangliques) ; Religion musulmane. N.B. Les informations concernant la prsentation du Togo proviennent des structures de lEtat et des statistiques mondiales (cf. statistiques- mondiales.com),

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