*DEFINITIONS Oikos En Grèce antique, dès l'époque homérique, chaque personne était rattachée à un oikos (« maison »), un ensemble de biens et d'hommes rattachés à un même lieu d'habitation et de production, une « maisonnée ». Il s'agit à la fois d'une unité familiale élargie – des parents aux esclaves – et d'une unité de production agricole ou artisanale. La démocratie Athénienne Dès le 7ème siècle et surtout au 6ème siècle av. J.-C. les cités du monde grec furent confrontées à une grave crise politique. Le commerce se développe, notamment avec l'apparition de la monnaie au VIe siècle , en provenance de la Lydie de Crésus. Ce développement extraordinaire du commerce méditerranéen a deux conséquences : la première, c'est que les agriculteurs grecs, peu compétitifs face à ceux de la Grande Grèce (Péninsule Italienne + Sicile) dans la mesure où la Grèce est très aride et peu fertile, n'arrivent plus à vendre leurs produits, et s'endettent pour survivre, et ce en premier lieu concernant les paysans non-propriétaires. Et pour rembourser leurs dettes, les paysans étaient condamnés à l'esclavage. Ces esclaves forment une concurrence déloyale pour les petits artisans et les urbains, engendrant chômage et mécontentement chez les moins riches. Par ailleurs, une nouvelle bourgeoisie, composée d'artisans, d'armateurs se développe dans les villes, grâce aux échanges commerciaux. Cette bourgeoisie a dorénavant les moyens de s'acheter des équipements d'hoplites, les soldats de la Grèce Antique, et revendiquent plus d'accès au pouvoir et d'égalitarisme dans un monde politique dominé par les nobles. Ces mécontents n'hésitent pas à faire appel à des puissances extérieures, comme par exemple d'autres cités, pour renverser les tyrans, ce qui engendre des troubles et des guerres. Pour répondre à ces deux enjeux, les cités grecques durent revoir leur conception du politique. Ces réformes prirent une voie inédite, dans le cas de la cité Athénienne, qui aboutira au 5ème siècle avant JC à un régime politique nouveau : la démocratie. Fonctionnement de la démocratie athénienne La démocratie Athénienne repose sur le pouvoir des citoyens. Jusqu'en 451, pour être citoyen athénien, il faut être un homme né de père athénien, et avoir suivi l'éphébie (une formation militaire et civique) de 18 à 20 ans, c'est-à-dire être capable de défendre la cité. En 451 av. J.-C., Périclès modifie la loi et accorde la citoyenneté à la seule condition d'avoir un père citoyen et une mère fille de citoyen, en vue de limiter l'essor du nombre de citoyens du à des mariages mixtes (un citoyen et une métèque, ou encore un citoyen et une esclave). La démocratie Athénienne est très éloignée des démocraties actuelles : en effet, les esclaves étaient considérés comme des biens, les femmes comme des mineurs. Quant aux métèques (les étrangers à la cité, à différencier des barbares, les non grecs), s'ils pouvaient à titre exceptionnel avoir droit à la citoyenneté Athénienne, en remerciements pour services rendus, une telle décision ne pouvait être prise qu'à la suite d'un vote de l'Ecclésia réunissant 6000 citoyens. Ils étaient donc de facto exclus de la citoyenneté Athénienne. Au final, les citoyens forment une classe limitée : pour être citoyen, il faut avoir plus de 20 ans, être un homme, ne pas être métèque, ni esclave. Démétrios de Phalère fait état de 21 000 citoyens, 10 000 métèques et 400 000 esclaves. Et pour un citoyen, il y a une femme plus les enfants, soit si l'on considère 3 enfants par femme par exemple, 80 000 personnes non citoyennes faisant partie d'une famille dont le chef de famille est citoyen. Au final, seuls 21 000 personnes sont citoyens sur un total d'environ 500 000 habitants, soit une personne sur 25… Les institutions politiques La démocratie athénienne n'a jamais eu de constitution écrite officielle, mais ses différentes institutions étaient clairement reconnues de tous, et évoluaient au gré des luttes politiques. Les principales institutions étaient les suivantes : l'Ecclésia, la Boulê, Les Magistrats, l'Aréopage, et l'Heliée. L'Ecclésia vote les lois en général avec la présence de 5000 citoyens, selon Thucydide. Les votes se font à main levée, et à la majorité simple. N'importe quel des citoyens peut prendre la parole en vue de proposer une motion. Et, pour se préserver des risques inhérents à la démocratie directe, l'Ecclésia peut voter une fois par an un bannissement d'un citoyen : c'est l'ostracisme (mot provenant des ostrakon, tessons de poterie où étaient inscrit les noms des personnes que l'on désire expulser). Cette pratique perdurera jusqu'en -417 avant JC. La Boulè étaient les conseils des différents régimes grecs, à savoir cinquante membre représentant chacun une tribu parmi les dix distinguées par Clisthène. Les bouleutes, membres de la Boulè, sont choisis par tirage au sort parmi les citoyens volontaire de plus de 30 ans Les magistrats quant à eux s'occupaient des affaires courantes et de la bonne application des lois. Ils sont choisis après la dokimasia, qui vérifie que les candidats à la magistrature remplissent toutes les conditions requises (âge, citoyenneté, …) et qu'ils sont dignes de devenir des magistrats. Les magistrats doivent exercer leur pouvoir de manière collégiale et jamais de manière individuelle. Les magistrats et les ambassadeurs sont contrôlés à la fin de leur mandat, afin d'éviter toutes dérives tyranniques. L'Aréopage quant à elle est une institution politique, dont le but est avant tout de conserver les lois, et de respecter la constitution. Constitué d'anciens nobles, l'Aréopage est l'institution athénienne la moins démocratique et la plus aristocratique Enfin, l'Héliée est un tribunal populaire, composé de 6000 citoyens, toujours âgé de plus de 30 ans et répartis en dix classes de 500 citoyens. L'accusation était l'initiative d'un citoyen, récompensé financièrement en cas de condamnation et d'amende. Les verdicts de l'Héliée étaient sans appel et immédiatement exécutoires, on comprend dès lors l'important rôle politique que les tribunaux de l'Héliée prirent. Le problème constitutif de l'Heliée est le principe de la rémunération des accusations, favorisant la délation professionnelle (sycophantes), ce qui divisera la cité et provoquera une grave crise de la démocratie Athénienne face aux Aristocrates. Conclusion La démocratie Athénienne n'était qu'une solution parmi d'autres pour faire face à la crise du 6ème siècle avant JC. Si celle-ci est très éloignée des démocraties actuelles 4% des Athéniens sont citoyens, les esclaves n'ont aucun droits civiques -, la démocratie Athénienne est un des précieux héritages que les civilisations européennes hériteront, plus de 2000 ans plus tard. La démocratie, à l'époque simple curiosité politique, deviendra de nos jours le ciment de l'identité européenne. Les réformes de Clisthène Au VIe siècle av. J.-C., l'aristocrate athénien Clisthène entreprit d’importantes réformes politiques en Attique. Elles avaient pour but de transformer le système politique afin d’empêcher le retour de la tyrannie. Toutefois, ces réformes n’aboutirent pas immédiatement à la démocratie. En effet, les réformes de Clisthène permirent l’implantation de l’isonomie, c’est-à-dire l’égalité devant la loi, ce qui fut le premier pas vers la démocratie. Les réformes portaient essentiellement sur une nouvelle division de l’Attique en de nouvelles tribus ainsi que l’implantation de nouvelles mesures toujours dans le but d’empêcher le retour de la tyrannie. De nouvelles fonctions, notamment celle de stratège, entrèrent en vigueur et marquèrent profondément les institutions politiques de la Grèce. Cette révision du système politique toucha l’Attique entière et transforma le mode de participation aux affaires publiques. Acropole : Citadelle, forteresse et sanctuaire d'Athènes. Plateaux rocheux d'environs 50m de haut. Agora : En grec, ce mot signifie "assemblée", mais plus particulièrement l'assemblée du peuple et lieu d'asemblée. C'était la place du marché ou le centre de la cité. Archontes : Nom donné aux titulaires de charges élevées dans le domaine de la ustice et de la politique. Sous la démocratie, les archontes possédaient certaines fonctions judiciaires et religieuses envers les non-citoyens athéniens. Ils étaient tirés au sort, un représentant par tribu. Aéropage : Conseil composé d'Eupatrides (aristocrates) qui devaient conseillé le roi avant l'établissement de la démocratie. Après les réformes de Solon, seuls les citoyens les plus riches purent y accéder et ils étaient nommés à vie. Les réformes de Clisthène limitèrent les pouvoirs du conseil et son accessibilité fut agrandie puisque ces membres étaient dorénavant tirés au sort. Les membres de l'aéropage formaient un conseil chargé de faire régner la justice sur le territoire athénien. Boulé : Dans l'Athènes classique, la boulé se composait de 500 citoyens de plus de trentes ans, cinquante de chacunes des tribus, tirés annuellement au sort par les dèmes. Elle avait deux fonctions particulières : superviser les magistrats et assumer le travail administratif de l'ecclésia. La boulé siégeait tous les jours de l'année, sauf les jours fériés. On appelait cesmembres les bouleutes et la salle du conseil de la boulé ce nommait le Bouléterion. Dèmes : Lors des réformes de Clisthènes, les dèmes remplacèrent les groupes de parenté comme base de la constitution démocratique d'Athènes. Les dèmes, au nombre de 170, dont 30 dans la Cité d'Athènes, étaient divisés en 10 tribus. Chaque tribu était divisée en trois trittyes (dèmes de la Cité, dèmes des terres agricoles et dèmes du littoral). Chaque dème était administré par un démarque qui était élu par son assemblée locale. Ecclésia : l'assemblée du peuple athénien composée de tous les citoyens. Elle se réunissait sur la Pnyx, d'ordinaire 40 fois par an et elle était présidée par le président de la boulé (épistale) qui avait été tiré au sort pour la journée. Les décisions se prenaient à la majorité simple et les votes avaient lieu à main levée. l'ecclésia élisait les stratèges et servait de cours de justice pour les crimes graves. Épistale : Président de la boulé tiré au sort pour la période d'une journée. Eupatrides : Familles qui prétendaient descendre d'un ancêtre héroïque grec. Il s'agissait généralement de riches propriétaires terriens qui jusqu'à la fin du VIe siècle avant J-C monopolisaient les fonctions gouvernementales. Héliée : Tribunal populaire où le peuple constituait le jury. Elle fut subdivisée en plusieurs petites cours variant selon l'importance des cas. L'héliée était présidée par 6 archontes. Magistrats : Dirigeants des diverses institutions sociales et des entreprises publiques d'Athènes. Ils sont élus par tirage au sort par l'ecclésia. Ostracisme : Expulsion de la ville d'Athènes d'un citoyen pour un période de 10 ans, sans perte des droits et des devoirs civils et politiques. L'ostracisme nécessite un vote populaire d'un minimum de 6000 citoyens. Il était appliqué habituellement pour empêcher certains citoyens qui avaient la soif du pouvoir d'atteindre de hautes fonctions. Phratries : groupe de familles apparentées ayant une force politique majeure jusqu'au VIe siècle avant J-C. Ils oeuvraient aussi dans les organisations sociales et religieuses. Les réformes de Clisthènes leur enlevèrent tous leurs pouvoirs. Pnyx : Colline d’Athènes à l’ouest de l’Acropole où avait lieu l’assemblée des citoyens athéniens. Prytanes : Fait parti de la prytanie, il est un membre de la tribu qui est désigné à la boulé. À chaque jour, on pigeait un prytane au hasard pour qu’il devienne chef de l’état pour la période d’une journée. Personne ne pouvait être élu plus d’une fois. Prytanie : Chacune des 10 tribus devait choisir par tirage au sort cinquante citoyens qui les représenteraient à la boulé. Chaque groupe de cinquante conseillers siégeait pendant un dixième d’année au conseil exécutif de la boulé, cette période avec pour nom la prytanie. Stratège : Commandant d’une unité militaire ou d’une flotte. Ils devaient être élus par le peuple, un par tribu. Ils devaient aussi surveiller les archontes pour que ceux-ci ne soient pas tentés d’augmenter leur pouvoir politique. Puis, ils sont responsables sur tout ce qui touche la guerre et l’enrôlement des citoyens dans l’armée ou la marine. Sycophante : Nom qu’on donnait à ceux qui dénonçaient les voleurs de fruits et de figuiers sacrés. Ensuite, ce terme signifiait un homme qui accusait facilement un autre homme pour en tirer en certain bénéfice. Tribu : À l’époque clisthénienne, regroupement de dèmes rejoignant la ville, la côte et la campagne. L’Attique est divisé en dix tribus portant le nom du héros athéniens. Trittye : Subdivision de la tribu en Attique. On retrouve trois trittyes par tribu qui sont redivisée en dèmes. Ils doivent aussi surveiller tout l’administration du dème. Le Citoyen Athénien : Jusqu'en -451, pour être citoyen athénien, il faut être un homme né de père athénien, et avoir suivi l'éphébie de 18 à 20 ans, c’est-à-dire être capable de défendre la cité. L'éphébie est en effet une formation militaire et civique qui permet à la cité d'assurer sa défense sans avoir d'armée permanente ; elle prémunit aussi la ville des risques de tyrannie. En -451, Périclès modifie la loi et accorde la citoyenneté à la seule condition d'avoir un père citoyen et une mère fille de citoyen. La citoyenneté conférait un pouvoir politique, mais aussi une protection judiciaire (les citoyens ne pouvant ni être torturés sans poursuite ni être condamnés à la torture) et un avantage économique : seuls les citoyens pouvaient avoir une propriété foncière. Ce privilège s'explique par l'histoire de la démocratie athénienne ; héritier d'un passé aristocratique, le régime considérait l'agriculture comme le seul travail digne d'un citoyen, et valorisa la vie de rentier. Le citoyen Athénien avait le droit de voter et d'être élu mais aussi il avait le devoir de faire la guerre, payer les impôts, les riches devaient financer les pièces de théâtre : liturgies et les pauvres devaient être aidés financièrement pour qu'ils puissent participer à la vie de la cité. Gérousie La gérousie (« le vieillard ») est l'équivalent spartiate du Sénat : c'est un élément aristocratique et oligarchique, par opposition à l'assemblée du peuple. C'est une assemblée de 28 hommes âgés de plus de 60 ans, les gérontes, élus à vie, sans reddition de comptes. Cette limite d'âge correspond à la fin de l'astreinte du service militaire. Elle est présidée par les deux rois. Éphore Les éphores (littéralement « surveillants », de « surveiller ») sont un directoire de cinq magistrats annuels à Sparte, dont ils forment le véritable gouvernement. Créé à une date indéterminée (ils existent déjà au VIe siècle av. J.-C.), l'éphorat est supprimé en 227 av. J.-C. par Cléomène III, puis rétabli par Antigone III Doson, roi de Macédoine, avant d'être définitivement aboli par l'empereur Hadrien au IIe siècle. *PERSONNAGES IMPORTANTS Dracon Il a été le législateur athénien qui reçu de la métropole une autorité particulière pour organiser et codifier les lois en 621 av. J-C. Il avait pour tâche prinicpale d'établir un code civil et criminel uniforme pour toute la cité. De plus, il fut le premier à afficher les lois sur la lace publique pour que tous en prendre connaissance. On ne connaît pas encore les détails de sa législation, mais on sait que les lois érigées étaient très sévères. La très grande majorité des délits avaient comme sentence la mort. Selon Dracon, tous les crimes méritaient le même châtiment. Toutes ces lois furent abolies par Solon, sauf celles concernant l’homicide. Solon (638?-559? avant J-C) Homme d’état et poète athénien, dont les poèmes nous renseignent beaucoup sur la crise économique et sociale que vivait Athènes à son époque. Grâce à la réputation qu’il acquiert comme conseiller lors de la guerre en Salanime, il fut nommé archonte en 594-593 av. JC. Athènes était alors au bord d’une guerre civile en raison du système agraire qui enrichissait les propriétaires fonciers et réduisait les pauvres à la misère, à l’esclavage. Sa politique réformiste n’empêcha pas la venue d’une tyrannie, mais la retarda. Son cadre constitutionnel facilitera l’arrivée de la démocratie un peu plus tard. Les deux principales mesures prises par Solon consistent d’une part, de soulager la misère des pauvres par l’illégalité de se vendre pour payer ses dettes. D’autre part, d’interdire toute créance garantie sur la personne du débiteur. Par contre, Solon n’a pas procédé à la redistribution des terres comme l’avait souhaité les citoyens les plus pauvres. On lui reprocha aussi une série de réformes économiques telles l’établissement d’un système de monnaie, de poids et mesure, l’interdiction d’exporter des produits agricoles exceptés les olives ainsi que le rejet des artisans étrangers. Il réforma aussi la vie politique d’Athènes. Solon brisa le monopole héréditaire pour le remplacer par un monopole de richesse. Maintenant, les 9 archontes étaient élus parmi les citoyens les plus riches. Les citoyens de classes intermédiaires détenaient des charges moins importantes. Les plus pauvres, se contentaient de voter à l’assemblée. Il institua de plus, un second conseil, une boulé de 400 membres, 100 membres pour chacune des classes sociales. Cette boulé solonienne consistait en une assemblée délibérative, elle examinait les questions avant qu’elles ne soient soumises à l’assemblée. Ses réformes ont élevé le mécontentement autant chez les riches que chez les pauvres. Il quitta donc volontairement Athènes pour une période de 10 ans. Pisistrate (600-527 av J-C) Pisistrate qui est apparenté à Solon du coté de sa mère lutta pour le pouvoir politique à la suite des réformes de ce dernier. ( IVième siècle ) On déclara Pisistrate chef des pauvres, en raison de sa situation familiale. En 561, l’assemblée lui accorda une garde personnelle pour le protéger de ces supposés ennemis. Avec celle-ci, il s’empara de l’acropole pour se proclamer tyran. Par la suite, on l’expulsa de la cité, mais il revient en 555 avec une belle jeune femme portant une armure. C’était Athéna, venue le rétablir dans la cité, disait-il. Il reprend donc son pouvoir tyrannique jusqu’à sa mort en 527. Pisistrate a maintenu la constitution de Solon, mais en veillant que l’archontat soit occupé par ses partisans. Il a su renforcer sa position politique par une politique d’alliances étrangères. Son règne se caractérise par la modération et la bienveillance. Il a crée un impôt sur les richesses des citoyens qui devaient aider financièrement les agriculteurs pauvres. Son gouvernement apporta de l’importance au développement commercial d’Athènes par ses exportations d’huile, de vin et de poteries. Sous son règne, de nombreuses routes furent construites ainsi que des canaux d’approvisionnement en eaux et plusieurs temples, sans oublier, un panoplie de statues. Clisthènes (570?-507 avant J-C) Clisthènes, qui était tyran, fut nommé en 525, archonte. On lui doit l’établissement de la démocratie athénienne. Tout d’abord, il a été capable de renverser les aristocrates au pouvoir afin de faire voter les réformes déterminantes pour la démocratie. Puis, il élimina les derniers vestiges du pouvoir fondé sur les groupes familiaux, principalement des 4 tribus ioniennes pour les remplacer par un système fondé sur le découpage géographique. Plusieurs métèques et esclaves accédèrent au statut de citoyen pour augmente le nombre de ceux-ci. Il regroupa les anciens dèmes dans 10 nouvelles tribus. L’organisation de l’armée dépendrait maintenant de la tribu. De plus, toutes les tribus devaient élire, par tirage au sort, à chaque année 50 citoyens proportionnellement à la population des dèmes. Ces 50 citoyens de chaque tribu formaient, chacun leur tour, le conseil exécutif de la boulé durant un dixième d’année. Clisthènes dans ses réformes, soumet la boulé et l’aréopage à l’autorité de l’ecclésia. Il garda, selon les limites de Solon pour l’éligibilité aux magistratures supérieures, un système particulier pour l'élection des archontes et des membres de l'aréopage. Ceuxci, pour détenir leur poste, devaient être approuvés par les membres de la boulè. Clisthènes établie aussi l’ostracisme pour protéger la constitution athénienne et, du même coup, la démocratie. Périclès (495-429 avant J-C) Homme d’état athénien, Périclès devint l’homme le plus influent de la cité en 461. Il est un fervant partisan de la démocratie. Il instaura un salaire aux jurés de l’héliée. Sous son règne, la citoyenneté athénienne fut restreinte à ceux qui possédaient seulement des parents né à Athènes (citoyen et femme de citoyen). Il domina la vie politique d’Athènes en se faisant élire 15 fois de suite comme stratège. Périclès opta pour une politique impérialiste en étant un fondateur de la ligne de Délos, créée afin de se forger un fond économique s'il y avait guerre avec les Perses. Il est considéré comme un précurseur de l’empire athénien en annexant Hellespont, Thourici et Amphipolis au territoire de la cité sans oublier Samos dans la région de la mer Noire. Par contre, plusieurs l’attaquaient, dont son pire ennemi Thucydide, pour avoir détourné les fonds de la ligne de Délos pour son programme d'embellisement d'Athènes. C'est sous son pouvoir qu'il y eut la construction de nombreux édifices artistiques, dont le Parthénon. Les Athéniens eurent des doutes que ce geste, parmi tant d’autres, aurait été responsable de la guerre entre Sparte et Athènes (431) en apportant aussi le début du démantèlement de la démocratie grecque. L’héliée l’a donc démis de ses fonctions et il fut condamné à payer une amende d'une grande importance. Malgré sa réticence envers lui, Thucydide, qui dû vivre l’ostracisme, le décrit comme un défenseur de la démocratie : un homme d’une forte personnalité, incorruptible, sévère, réservé et d’une éloquence majestueuse. *CHRONOLOGIE L'histoire grecque connaît quatre périodes : 1° L'époque mycénienne de 1500 à 800 avant J.-C. Des tribus indo-européennes, les Ioniens et les Achéens investissent peu à peu la Grèce, les premières villes s'organisent autours de palais fortifiés comme Mycènes. C'est au début du XIII e siècle que les Grecs placent traditionnellement la guerre de Troie, qu' Homère rendra légendaire. 2° L'époque archaïque de 800 à 500 avant J.-C. C'est à cette époque que se développent les cités de Sparte et d' Athènes. L'influence grecque s'étend sur le pourtour nord du bassin méditerranéen. L'époque archaïque est celle de la création de l'alphabet grec, des jeux olympiques et du sanctuaire de Delphes. 3° L'époque classique de 500 à 350 avant J.-C. Elle couvre l'apogée d'Athènes au plan militaire, politique et culturel. La Cité joue un rôle déterminant lors des guerres Médiques contre les Perses. Le siècle de Périclès est celui de l'apogée de la culture classique : les grandes tragédies, le théâtre d' Aristophane, Platon, Thucydide et le Parthénon datent de cette époque. 4° L'époque hellénistique de 350 à 27 avant J.-C Elle est marquée par l'empreinte d' Alexandre le Grand. A travers son empire, il diffuse la culture hellénistique jusqu'en Asie. Les échanges commerciaux se multiplient entre la Méditerranée et le monde antique. C'est aussi à cette époque que Rome monte en puissance. 1° L'époque mycénienne et les siècles obscurs Mise en place en place du peuplement grec 1500 à 800 avant J.-C. : A partir du début du second millénaire av. J.-C., les premiers Grecs se sont installés en Grèce continentale, où ils ont constitué, en relation avec la population préexistante et avec les habitants des îles, une civilisation florissante. Tirynthe, Pylos et surtout Mycènes, associée à la royauté mythique d'Agamemnon, sont fondées. La civilisation mycénienne est guerrière, paysanne et commerçante. Hautement organisée, très hiérarchisée, elle possède une bureaucratie dont les «archives» sont en partie conservées. Ce sont des tablettes d'argile, rédigées dans une langue grecque en utilisant une écriture syllabique (le linéaire B). Au milieu du 2e millénaire av. J.-C. : conquête probable de la Crète (destruction de Cnossos). Vers 1200 av. J.-C., destruction massive et simultanée des palais mycéniens, suivie d'une période d'occupation des ruines. Des mouvements de population ont lieu à l'intérieur du monde grec, où le niveau d'organisation politique et économique reste longtemps réduit dans la plupart des régions. L'écriture disparaît, ainsi que la plupart des formes d'expression artistique. Nous connaissons cette période par la documentation archéologique, par l'étude des dialectes grecs, reflets des groupes de population, et par des éléments des poèmes homériques, l'Iliade et l'Odyssée, dont l'élaboration orale commence pendant les siècles obscurs. Les données mythiques présentées dans ces textes (guerre de Troie, retour d'Ulysse, etc) nous ramènent donc à l'imaginaire du début du premier millénaire avant J.-C. 2° L'époque archaïque Apparition des cités-états en Grèce continentale et en Asie Mineure 800 à 500 avant J.-C. : A l'époque archaïque, l'écriture réapparaît en Grèce vers le début du VIIIe av. J.-C. sous la forme d'une adaptation de l'alphabet Phénicien : il n'y a donc pas continuité avec le système syllabique des Mycéniens (linéaire B), disparu alors depuis près de 4 siècles. Dès la fin du 9e siècle av. J.-C. : une intensification du commerce vers le ProcheOrient, puis vers l'Italie, conduit à l'installation de comptoirs commerciaux. Du 8e au 6e siècles avant J.-C. : la colonisation et des troubles sociaux. Qu'ils soient des pauvres, chassés par la misère ou l'oppression des plus puissants, qu'ils soient des cadets, privés de biens par leurs aînés, ou qu'ils soient des jeunes poussés par l'esprit d'aventure, de nombreux Grecs quittent leur cité-mère et vont fonder des colonies sur le pourtour méditerranéen : dans le nord de la mer Egée, sur les bords de la mer Noire, en Sicile, en Italie du sud, ou sur les côtes des actuelles Espagne et France (Marseille, Nice, Antibes, etc). Le monde grec est un ensemble de cités unies par une langue, une religion et des mœurs largement identiques. Les différences de dialectes, de cultes, d'usages n'empêchent pas la communication et le sentiment d'appartenance à une civilisation commune. Les Grecs appellent « barbares » ceux qui parlent différemment. Mais ces cités ne sont pas unies voire sont en conflits fréquents. Dans les cités archaïques, le pouvoir est détenu soit par un homme seul (monarchie, tyrannie), soit par un groupe restreint d'individus (aristocratie, oligarchie). Les troubles sociaux se développent, opposant souvent de grands propriétaires fonciers à des petits paysans. Certaines cités choisissent de régler les crises en faisant appel à un arbitre et en se dotant de lois écrites. C'est le sens des réformes de Solon, à Athènes, au début du 6e siècle avant J.-C.. 3° L'époque classique L'apogée de la civilisation grecque 500 à 350 avant J.-C. : A l'époque classique, fin du 6 e siècle. Les réformes de Clisthène en 508/507 av. J.-C. permettent à Athènes de devenir une démocratie, la première du monde antique. 498 avant J.-C.. : Révolte de certaines cités grecques d'Asie Mineure (Ionie) contre la Perse qui domine cette région. 490-479 avant J.-C.. : Les guerres médiques. Emmenés par Sparte et Athènes, les Grecs battent les envahisseurs perses (batailles de Marathon, Salamine, Platées). Athènes devient la plus puissante cité du monde grec, en s'appuyant sur une alliance maritime appelée « Ligue de Délos », qui vise à protéger les Grecs contre un retour offensif des Perses. 444-429 avant J.-C.. : Gouvernement de Périclès à Athènes qui se reconstruit, après les destructions causées par les Perses en 480 av. J.-C. et s'embellit ( monuments de l'Acropole). Prospérité générale dans le monde grec. Apogée de la civilisation classique. 431-404 avant J.-C.. : Guerre du Péloponnèse entre deux coalitions emmenées l'une par Sparte et l'autre par Athènes. Cette dernière est finalement vaincue et sa puissance abattue. 401-400 avant J.-C. : Expédition des Dix Mille : 10'000 mercenaires grecs abandonnés par leur employeur perse rentrent à pied d'Iran aux rivages de la mer Noire, à travers des territoires hostiles. 371-362 avant J.-C. : Luttes entre Thèbes et Sparte. Affaiblissement général des cités grecques. 4° L'époque hellénistique La civilisation grecque s'enrichit d'apports venus d'Orient 350 à 27 avant J.-C. A l'époque hellénistique 359 av. J.-C. : Philippe II devient roi de Macédoine et fait de cet Etat périphérique la principale puissance du monde grec. Il s'étend d'abord au détriment d'Athènes et de ses alliés. 338 av. J.-C. : Philippe de Macédoine écrase les Grecs, tardivement ressoudés, à la bataille de Chéronée. Début de la domination macédonienne sur la Grèce. 336-323 av. J.-C. : Epopée d' Alexandre le Grand. L'empire Perse est vaincu et l'armée d'Alexandre arrive jusque dans la vallée de l'Indus. Bâtisseur (fondateur de nombreuses cités dont Alexandrie d' Egypte est la plus célèbre), Alexandre voulut aussi rapprocher la civilisation grecque des civilisations orientales. Les territoires conquis par Alexandre s'étendent de la Grèce à l'Inde, et de la mer Noire à l'Egypte. 323-30 avant J.-C : Sur les ruines de l'empire d'Alexandre se bâtissent des royaumes monarchiques gréco-orientaux (Macédoine, Egypte, Pergame, Proche-Orient, etc). Apogée de la civilisation hellénistique. 3 e siècle avant J.-C. : Premiers rapports et premiers conflits militaires entre Grecs et Romains. Expédition du roi grec Pyrrhus, souverain d'Epire (Albanie actuelle), en Italie. 2 e- 1 er siècles avant J.-C. : Rome conquiert et soumet progressivement tout le monde grec.
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*DEFINITIONS Oikos En Grèce antique, dès l'époque homérique, chaque personne était rattachée à un oikos (« maison »), un ensemble de biens et d'hommes rattachés à un même lieu d'habitation et de production, une « maisonnée ». Il s'agit à la fois d'une unité familiale élargie – des parents aux esclaves – et d'une unité de production agricole ou artisanale. La démocratie Athénienne Dès le 7ème siècle et surtout au 6ème siècle av. J.-C. les cités du monde grec furent confrontées à une grave crise politique. Le commerce se développe, notamment avec l'apparition de la monnaie au VIe siècle , en provenance de la Lydie de Crésus. Ce développement extraordinaire du commerce méditerranéen a deux conséquences : la première, c'est que les agriculteurs grecs, peu compétitifs face à ceux de la Grande Grèce (Péninsule Italienne + Sicile) dans la mesure où la Grèce est très aride et peu fertile, n'arrivent plus à vendre leurs produits, et s'endettent pour survivre, et ce en premier lieu concernant les paysans non-propriétaires. Et pour rembourser leurs dettes, les paysans étaient condamnés à l'esclavage. Ces esclaves forment une concurrence déloyale pour les petits artisans et les urbains, engendrant chômage et mécontentement chez les moins riches. Par ailleurs, une nouvelle bourgeoisie, composée d'artisans, d'armateurs se développe dans les villes, grâce aux échanges commerciaux. Cette bourgeoisie a dorénavant les moyens de s'acheter des équipements d'hoplites, les soldats de la Grèce Antique, et revendiquent plus d'accès au pouvoir et d'égalitarisme dans un monde politique dominé par les nobles. Ces mécontents n'hésitent pas à faire appel à des puissances extérieures, comme par exemple d'autres cités, pour renverser les tyrans, ce qui engendre des troubles et des guerres. Pour répondre à ces deux enjeux, les cités grecques durent revoir leur conception du politique. Ces réformes prirent une voie inédite, dans le cas de la cité Athénienne, qui aboutira au 5ème siècle avant JC à un régime politique nouveau : la démocratie. Fonctionnement de la démocratie athénienne La démocratie Athénienne repose sur le pouvoir des citoyens. Jusqu'en 451, pour être citoyen athénien, il faut être un homme né de père athénien, et avoir suivi l'éphébie (une formation militaire et civique) de 18 à 20 ans, c'est-à-dire être capable de défendre la cité. En 451 av. J.-C., Périclès modifie la loi et accorde la citoyenneté à la seule condition d'avoir un père citoyen et une mère fille de citoyen, en vue de limiter l'essor du nombre de citoyens du à des mariages mixtes (un citoyen et une métèque, ou encore un citoyen et une esclave). La démocratie Athénienne est très éloignée des démocraties actuelles : en effet, les esclaves étaient considérés comme des biens, les femmes comme des mineurs. Quant aux métèques (les étrangers à la cité, à différencier des barbares, les non grecs), s'ils pouvaient à titre exceptionnel avoir droit à la citoyenneté Athénienne, en remerciements pour services rendus, une telle décision ne pouvait être prise qu'à la suite d'un vote de l'Ecclésia réunissant 6000 citoyens. Ils étaient donc de facto exclus de la citoyenneté Athénienne. Au final, les citoyens forment une classe limitée : pour être citoyen, il faut avoir plus de 20 ans, être un homme, ne pas être métèque, ni esclave. Démétrios de Phalère fait état de 21 000 citoyens, 10 000 métèques et 400 000 esclaves. Et pour un citoyen, il y a une femme plus les enfants, soit si l'on considère 3 enfants par femme par exemple, 80 000 personnes non citoyennes faisant partie d'une famille dont le chef de famille est citoyen. Au final, seuls 21 000 personnes sont citoyens sur un total d'environ 500 000 habitants, soit une personne sur 25… Les institutions politiques La démocratie athénienne n'a jamais eu de constitution écrite officielle, mais ses différentes institutions étaient clairement reconnues de tous, et évoluaient au gré des luttes politiques. Les principales institutions étaient les suivantes : l'Ecclésia, la Boulê, Les Magistrats, l'Aréopage, et l'Heliée. L'Ecclésia vote les lois en général avec la présence de 5000 citoyens, selon Thucydide. Les votes se font à main levée, et à la majorité simple. N'importe quel des citoyens peut prendre la parole en vue de proposer une motion. Et, pour se préserver des risques inhérents à la démocratie directe, l'Ecclésia peut voter une fois par an un bannissement d'un citoyen : c'est l'ostracisme (mot provenant des ostrakon, tessons de poterie où étaient inscrit les noms des personnes que l'on désire expulser). Cette pratique perdurera jusqu'en -417 avant JC. La Boulè étaient les conseils des différents régimes grecs, à savoir cinquante membre représentant chacun une tribu parmi les dix distinguées par Clisthène. Les bouleutes, membres de la Boulè, sont choisis par tirage au sort parmi les citoyens volontaire de plus de 30 ans Les magistrats quant à eux s'occupaient des affaires courantes et de la bonne application des lois. Ils sont choisis après la dokimasia, qui vérifie que les candidats à la magistrature remplissent toutes les conditions requises (âge, citoyenneté, …) et qu'ils sont dignes de devenir des magistrats. Les magistrats doivent exercer leur pouvoir de manière collégiale et jamais de manière individuelle. Les magistrats et les ambassadeurs sont contrôlés à la fin de leur mandat, afin d'éviter toutes dérives tyranniques. L'Aréopage quant à elle est une institution politique, dont le but est avant tout de conserver les lois, et de respecter la constitution. Constitué d'anciens nobles, l'Aréopage est l'institution athénienne la moins démocratique et la plus aristocratique Enfin, l'Héliée est un tribunal populaire, composé de 6000 citoyens, toujours âgé de plus de 30 ans et répartis en dix classes de 500 citoyens. L'accusation était l'initiative d'un citoyen, récompensé financièrement en cas de condamnation et d'amende. Les verdicts de l'Héliée étaient sans appel et immédiatement exécutoires, on comprend dès lors l'important rôle politique que les tribunaux de l'Héliée prirent. Le problème constitutif de l'Heliée est le principe de la rémunération des accusations, favorisant la délation professionnelle (sycophantes), ce qui divisera la cité et provoquera une grave crise de la démocratie Athénienne face aux Aristocrates. Conclusion La démocratie Athénienne n'était qu'une solution parmi d'autres pour faire face à la crise du 6ème siècle avant JC. Si celle-ci est très éloignée des démocraties actuelles 4% des Athéniens sont citoyens, les esclaves n'ont aucun droits civiques -, la démocratie Athénienne est un des précieux héritages que les civilisations européennes hériteront, plus de 2000 ans plus tard. La démocratie, à l'époque simple curiosité politique, deviendra de nos jours le ciment de l'identité européenne. Les réformes de Clisthène Au VIe siècle av. J.-C., l'aristocrate athénien Clisthène entreprit d’importantes réformes politiques en Attique. Elles avaient pour but de transformer le système politique afin d’empêcher le retour de la tyrannie. Toutefois, ces réformes n’aboutirent pas immédiatement à la démocratie. En effet, les réformes de Clisthène permirent l’implantation de l’isonomie, c’est-à-dire l’égalité devant la loi, ce qui fut le premier pas vers la démocratie. Les réformes portaient essentiellement sur une nouvelle division de l’Attique en de nouvelles tribus ainsi que l’implantation de nouvelles mesures toujours dans le but d’empêcher le retour de la tyrannie. De nouvelles fonctions, notamment celle de stratège, entrèrent en vigueur et marquèrent profondément les institutions politiques de la Grèce. Cette révision du système politique toucha l’Attique entière et transforma le mode de participation aux affaires publiques. Acropole : Citadelle, forteresse et sanctuaire d'Athènes. Plateaux rocheux d'environs 50m de haut. Agora : En grec, ce mot signifie "assemblée", mais plus particulièrement l'assemblée du peuple et lieu d'asemblée. C'était la place du marché ou le centre de la cité. Archontes : Nom donné aux titulaires de charges élevées dans le domaine de la ustice et de la politique. Sous la démocratie, les archontes possédaient certaines fonctions judiciaires et religieuses envers les non-citoyens athéniens. Ils étaient tirés au sort, un représentant par tribu. Aéropage : Conseil composé d'Eupatrides (aristocrates) qui devaient conseillé le roi avant l'établissement de la démocratie. Après les réformes de Solon, seuls les citoyens les plus riches purent y accéder et ils étaient nommés à vie. Les réformes de Clisthène limitèrent les pouvoirs du conseil et son accessibilité fut agrandie puisque ces membres étaient dorénavant tirés au sort. Les membres de l'aéropage formaient un conseil chargé de faire régner la justice sur le territoire athénien. Boulé : Dans l'Athènes classique, la boulé se composait de 500 citoyens de plus de trentes ans, cinquante de chacunes des tribus, tirés annuellement au sort par les dèmes. Elle avait deux fonctions particulières : superviser les magistrats et assumer le travail administratif de l'ecclésia. La boulé siégeait tous les jours de l'année, sauf les jours fériés. On appelait cesmembres les bouleutes et la salle du conseil de la boulé ce nommait le Bouléterion. Dèmes : Lors des réformes de Clisthènes, les dèmes remplacèrent les groupes de parenté comme base de la constitution démocratique d'Athènes. Les dèmes, au nombre de 170, dont 30 dans la Cité d'Athènes, étaient divisés en 10 tribus. Chaque tribu était divisée en trois trittyes (dèmes de la Cité, dèmes des terres agricoles et dèmes du littoral). Chaque dème était administré par un démarque qui était élu par son assemblée locale. Ecclésia : l'assemblée du peuple athénien composée de tous les citoyens. Elle se réunissait sur la Pnyx, d'ordinaire 40 fois par an et elle était présidée par le président de la boulé (épistale) qui avait été tiré au sort pour la journée. Les décisions se prenaient à la majorité simple et les votes avaient lieu à main levée. l'ecclésia élisait les stratèges et servait de cours de justice pour les crimes graves. Épistale : Président de la boulé tiré au sort pour la période d'une journée. Eupatrides : Familles qui prétendaient descendre d'un ancêtre héroïque grec. Il s'agissait généralement de riches propriétaires terriens qui jusqu'à la fin du VIe siècle avant J-C monopolisaient les fonctions gouvernementales. Héliée : Tribunal populaire où le peuple constituait le jury. Elle fut subdivisée en plusieurs petites cours variant selon l'importance des cas. L'héliée était présidée par 6 archontes. Magistrats : Dirigeants des diverses institutions sociales et des entreprises publiques d'Athènes. Ils sont élus par tirage au sort par l'ecclésia. Ostracisme : Expulsion de la ville d'Athènes d'un citoyen pour un période de 10 ans, sans perte des droits et des devoirs civils et politiques. L'ostracisme nécessite un vote populaire d'un minimum de 6000 citoyens. Il était appliqué habituellement pour empêcher certains citoyens qui avaient la soif du pouvoir d'atteindre de hautes fonctions. Phratries : groupe de familles apparentées ayant une force politique majeure jusqu'au VIe siècle avant J-C. Ils oeuvraient aussi dans les organisations sociales et religieuses. Les réformes de Clisthènes leur enlevèrent tous leurs pouvoirs. Pnyx : Colline d’Athènes à l’ouest de l’Acropole où avait lieu l’assemblée des citoyens athéniens. Prytanes : Fait parti de la prytanie, il est un membre de la tribu qui est désigné à la boulé. À chaque jour, on pigeait un prytane au hasard pour qu’il devienne chef de l’état pour la période d’une journée. Personne ne pouvait être élu plus d’une fois. Prytanie : Chacune des 10 tribus devait choisir par tirage au sort cinquante citoyens qui les représenteraient à la boulé. Chaque groupe de cinquante conseillers siégeait pendant un dixième d’année au conseil exécutif de la boulé, cette période avec pour nom la prytanie. Stratège : Commandant d’une unité militaire ou d’une flotte. Ils devaient être élus par le peuple, un par tribu. Ils devaient aussi surveiller les archontes pour que ceux-ci ne soient pas tentés d’augmenter leur pouvoir politique. Puis, ils sont responsables sur tout ce qui touche la guerre et l’enrôlement des citoyens dans l’armée ou la marine. Sycophante : Nom qu’on donnait à ceux qui dénonçaient les voleurs de fruits et de figuiers sacrés. Ensuite, ce terme signifiait un homme qui accusait facilement un autre homme pour en tirer en certain bénéfice. Tribu : À l’époque clisthénienne, regroupement de dèmes rejoignant la ville, la côte et la campagne. L’Attique est divisé en dix tribus portant le nom du héros athéniens. Trittye : Subdivision de la tribu en Attique. On retrouve trois trittyes par tribu qui sont redivisée en dèmes. Ils doivent aussi surveiller tout l’administration du dème. Le Citoyen Athénien : Jusqu'en -451, pour être citoyen athénien, il faut être un homme né de père athénien, et avoir suivi l'éphébie de 18 à 20 ans, c’est-à-dire être capable de défendre la cité. L'éphébie est en effet une formation militaire et civique qui permet à la cité d'assurer sa défense sans avoir d'armée permanente ; elle prémunit aussi la ville des risques de tyrannie. En -451, Périclès modifie la loi et accorde la citoyenneté à la seule condition d'avoir un père citoyen et une mère fille de citoyen. La citoyenneté conférait un pouvoir politique, mais aussi une protection judiciaire (les citoyens ne pouvant ni être torturés sans poursuite ni être condamnés à la torture) et un avantage économique : seuls les citoyens pouvaient avoir une propriété foncière. Ce privilège s'explique par l'histoire de la démocratie athénienne ; héritier d'un passé aristocratique, le régime considérait l'agriculture comme le seul travail digne d'un citoyen, et valorisa la vie de rentier. Le citoyen Athénien avait le droit de voter et d'être élu mais aussi il avait le devoir de faire la guerre, payer les impôts, les riches devaient financer les pièces de théâtre : liturgies et les pauvres devaient être aidés financièrement pour qu'ils puissent participer à la vie de la cité. Gérousie La gérousie (« le vieillard ») est l'équivalent spartiate du Sénat : c'est un élément aristocratique et oligarchique, par opposition à l'assemblée du peuple. C'est une assemblée de 28 hommes âgés de plus de 60 ans, les gérontes, élus à vie, sans reddition de comptes. Cette limite d'âge correspond à la fin de l'astreinte du service militaire. Elle est présidée par les deux rois. Éphore Les éphores (littéralement « surveillants », de « surveiller ») sont un directoire de cinq magistrats annuels à Sparte, dont ils forment le véritable gouvernement. Créé à une date indéterminée (ils existent déjà au VIe siècle av. J.-C.), l'éphorat est supprimé en 227 av. J.-C. par Cléomène III, puis rétabli par Antigone III Doson, roi de Macédoine, avant d'être définitivement aboli par l'empereur Hadrien au IIe siècle. *PERSONNAGES IMPORTANTS Dracon Il a été le législateur athénien qui reçu de la métropole une autorité particulière pour organiser et codifier les lois en 621 av. J-C. Il avait pour tâche prinicpale d'établir un code civil et criminel uniforme pour toute la cité. De plus, il fut le premier à afficher les lois sur la lace publique pour que tous en prendre connaissance. On ne connaît pas encore les détails de sa législation, mais on sait que les lois érigées étaient très sévères. La très grande majorité des délits avaient comme sentence la mort. Selon Dracon, tous les crimes méritaient le même châtiment. Toutes ces lois furent abolies par Solon, sauf celles concernant l’homicide. Solon (638?-559? avant J-C) Homme d’état et poète athénien, dont les poèmes nous renseignent beaucoup sur la crise économique et sociale que vivait Athènes à son époque. Grâce à la réputation qu’il acquiert comme conseiller lors de la guerre en Salanime, il fut nommé archonte en 594-593 av. JC. Athènes était alors au bord d’une guerre civile en raison du système agraire qui enrichissait les propriétaires fonciers et réduisait les pauvres à la misère, à l’esclavage. Sa politique réformiste n’empêcha pas la venue d’une tyrannie, mais la retarda. Son cadre constitutionnel facilitera l’arrivée de la démocratie un peu plus tard. Les deux principales mesures prises par Solon consistent d’une part, de soulager la misère des pauvres par l’illégalité de se vendre pour payer ses dettes. D’autre part, d’interdire toute créance garantie sur la personne du débiteur. Par contre, Solon n’a pas procédé à la redistribution des terres comme l’avait souhaité les citoyens les plus pauvres. On lui reprocha aussi une série de réformes économiques telles l’établissement d’un système de monnaie, de poids et mesure, l’interdiction d’exporter des produits agricoles exceptés les olives ainsi que le rejet des artisans étrangers. Il réforma aussi la vie politique d’Athènes. Solon brisa le monopole héréditaire pour le remplacer par un monopole de richesse. Maintenant, les 9 archontes étaient élus parmi les citoyens les plus riches. Les citoyens de classes intermédiaires détenaient des charges moins importantes. Les plus pauvres, se contentaient de voter à l’assemblée. Il institua de plus, un second conseil, une boulé de 400 membres, 100 membres pour chacune des classes sociales. Cette boulé solonienne consistait en une assemblée délibérative, elle examinait les questions avant qu’elles ne soient soumises à l’assemblée. Ses réformes ont élevé le mécontentement autant chez les riches que chez les pauvres. Il quitta donc volontairement Athènes pour une période de 10 ans. Pisistrate (600-527 av J-C) Pisistrate qui est apparenté à Solon du coté de sa mère lutta pour le pouvoir politique à la suite des réformes de ce dernier. ( IVième siècle ) On déclara Pisistrate chef des pauvres, en raison de sa situation familiale. En 561, l’assemblée lui accorda une garde personnelle pour le protéger de ces supposés ennemis. Avec celle-ci, il s’empara de l’acropole pour se proclamer tyran. Par la suite, on l’expulsa de la cité, mais il revient en 555 avec une belle jeune femme portant une armure. C’était Athéna, venue le rétablir dans la cité, disait-il. Il reprend donc son pouvoir tyrannique jusqu’à sa mort en 527. Pisistrate a maintenu la constitution de Solon, mais en veillant que l’archontat soit occupé par ses partisans. Il a su renforcer sa position politique par une politique d’alliances étrangères. Son règne se caractérise par la modération et la bienveillance. Il a crée un impôt sur les richesses des citoyens qui devaient aider financièrement les agriculteurs pauvres. Son gouvernement apporta de l’importance au développement commercial d’Athènes par ses exportations d’huile, de vin et de poteries. Sous son règne, de nombreuses routes furent construites ainsi que des canaux d’approvisionnement en eaux et plusieurs temples, sans oublier, un panoplie de statues. Clisthènes (570?-507 avant J-C) Clisthènes, qui était tyran, fut nommé en 525, archonte. On lui doit l’établissement de la démocratie athénienne. Tout d’abord, il a été capable de renverser les aristocrates au pouvoir afin de faire voter les réformes déterminantes pour la démocratie. Puis, il élimina les derniers vestiges du pouvoir fondé sur les groupes familiaux, principalement des 4 tribus ioniennes pour les remplacer par un système fondé sur le découpage géographique. Plusieurs métèques et esclaves accédèrent au statut de citoyen pour augmente le nombre de ceux-ci. Il regroupa les anciens dèmes dans 10 nouvelles tribus. L’organisation de l’armée dépendrait maintenant de la tribu. De plus, toutes les tribus devaient élire, par tirage au sort, à chaque année 50 citoyens proportionnellement à la population des dèmes. Ces 50 citoyens de chaque tribu formaient, chacun leur tour, le conseil exécutif de la boulé durant un dixième d’année. Clisthènes dans ses réformes, soumet la boulé et l’aréopage à l’autorité de l’ecclésia. Il garda, selon les limites de Solon pour l’éligibilité aux magistratures supérieures, un système particulier pour l'élection des archontes et des membres de l'aréopage. Ceuxci, pour détenir leur poste, devaient être approuvés par les membres de la boulè. Clisthènes établie aussi l’ostracisme pour protéger la constitution athénienne et, du même coup, la démocratie. Périclès (495-429 avant J-C) Homme d’état athénien, Périclès devint l’homme le plus influent de la cité en 461. Il est un fervant partisan de la démocratie. Il instaura un salaire aux jurés de l’héliée. Sous son règne, la citoyenneté athénienne fut restreinte à ceux qui possédaient seulement des parents né à Athènes (citoyen et femme de citoyen). Il domina la vie politique d’Athènes en se faisant élire 15 fois de suite comme stratège. Périclès opta pour une politique impérialiste en étant un fondateur de la ligne de Délos, créée afin de se forger un fond économique s'il y avait guerre avec les Perses. Il est considéré comme un précurseur de l’empire athénien en annexant Hellespont, Thourici et Amphipolis au territoire de la cité sans oublier Samos dans la région de la mer Noire. Par contre, plusieurs l’attaquaient, dont son pire ennemi Thucydide, pour avoir détourné les fonds de la ligne de Délos pour son programme d'embellisement d'Athènes. C'est sous son pouvoir qu'il y eut la construction de nombreux édifices artistiques, dont le Parthénon. Les Athéniens eurent des doutes que ce geste, parmi tant d’autres, aurait été responsable de la guerre entre Sparte et Athènes (431) en apportant aussi le début du démantèlement de la démocratie grecque. L’héliée l’a donc démis de ses fonctions et il fut condamné à payer une amende d'une grande importance. Malgré sa réticence envers lui, Thucydide, qui dû vivre l’ostracisme, le décrit comme un défenseur de la démocratie : un homme d’une forte personnalité, incorruptible, sévère, réservé et d’une éloquence majestueuse. *CHRONOLOGIE L'histoire grecque connaît quatre périodes : 1° L'époque mycénienne de 1500 à 800 avant J.-C. Des tribus indo-européennes, les Ioniens et les Achéens investissent peu à peu la Grèce, les premières villes s'organisent autours de palais fortifiés comme Mycènes. C'est au début du XIII e siècle que les Grecs placent traditionnellement la guerre de Troie, qu' Homère rendra légendaire. 2° L'époque archaïque de 800 à 500 avant J.-C. C'est à cette époque que se développent les cités de Sparte et d' Athènes. L'influence grecque s'étend sur le pourtour nord du bassin méditerranéen. L'époque archaïque est celle de la création de l'alphabet grec, des jeux olympiques et du sanctuaire de Delphes. 3° L'époque classique de 500 à 350 avant J.-C. Elle couvre l'apogée d'Athènes au plan militaire, politique et culturel. La Cité joue un rôle déterminant lors des guerres Médiques contre les Perses. Le siècle de Périclès est celui de l'apogée de la culture classique : les grandes tragédies, le théâtre d' Aristophane, Platon, Thucydide et le Parthénon datent de cette époque. 4° L'époque hellénistique de 350 à 27 avant J.-C Elle est marquée par l'empreinte d' Alexandre le Grand. A travers son empire, il diffuse la culture hellénistique jusqu'en Asie. Les échanges commerciaux se multiplient entre la Méditerranée et le monde antique. C'est aussi à cette époque que Rome monte en puissance. 1° L'époque mycénienne et les siècles obscurs Mise en place en place du peuplement grec 1500 à 800 avant J.-C. : A partir du début du second millénaire av. J.-C., les premiers Grecs se sont installés en Grèce continentale, où ils ont constitué, en relation avec la population préexistante et avec les habitants des îles, une civilisation florissante. Tirynthe, Pylos et surtout Mycènes, associée à la royauté mythique d'Agamemnon, sont fondées. La civilisation mycénienne est guerrière, paysanne et commerçante. Hautement organisée, très hiérarchisée, elle possède une bureaucratie dont les «archives» sont en partie conservées. Ce sont des tablettes d'argile, rédigées dans une langue grecque en utilisant une écriture syllabique (le linéaire B). Au milieu du 2e millénaire av. J.-C. : conquête probable de la Crète (destruction de Cnossos). Vers 1200 av. J.-C., destruction massive et simultanée des palais mycéniens, suivie d'une période d'occupation des ruines. Des mouvements de population ont lieu à l'intérieur du monde grec, où le niveau d'organisation politique et économique reste longtemps réduit dans la plupart des régions. L'écriture disparaît, ainsi que la plupart des formes d'expression artistique. Nous connaissons cette période par la documentation archéologique, par l'étude des dialectes grecs, reflets des groupes de population, et par des éléments des poèmes homériques, l'Iliade et l'Odyssée, dont l'élaboration orale commence pendant les siècles obscurs. Les données mythiques présentées dans ces textes (guerre de Troie, retour d'Ulysse, etc) nous ramènent donc à l'imaginaire du début du premier millénaire avant J.-C. 2° L'époque archaïque Apparition des cités-états en Grèce continentale et en Asie Mineure 800 à 500 avant J.-C. : A l'époque archaïque, l'écriture réapparaît en Grèce vers le début du VIIIe av. J.-C. sous la forme d'une adaptation de l'alphabet Phénicien : il n'y a donc pas continuité avec le système syllabique des Mycéniens (linéaire B), disparu alors depuis près de 4 siècles. Dès la fin du 9e siècle av. J.-C. : une intensification du commerce vers le ProcheOrient, puis vers l'Italie, conduit à l'installation de comptoirs commerciaux. Du 8e au 6e siècles avant J.-C. : la colonisation et des troubles sociaux. Qu'ils soient des pauvres, chassés par la misère ou l'oppression des plus puissants, qu'ils soient des cadets, privés de biens par leurs aînés, ou qu'ils soient des jeunes poussés par l'esprit d'aventure, de nombreux Grecs quittent leur cité-mère et vont fonder des colonies sur le pourtour méditerranéen : dans le nord de la mer Egée, sur les bords de la mer Noire, en Sicile, en Italie du sud, ou sur les côtes des actuelles Espagne et France (Marseille, Nice, Antibes, etc). Le monde grec est un ensemble de cités unies par une langue, une religion et des mœurs largement identiques. Les différences de dialectes, de cultes, d'usages n'empêchent pas la communication et le sentiment d'appartenance à une civilisation commune. Les Grecs appellent « barbares » ceux qui parlent différemment. Mais ces cités ne sont pas unies voire sont en conflits fréquents. Dans les cités archaïques, le pouvoir est détenu soit par un homme seul (monarchie, tyrannie), soit par un groupe restreint d'individus (aristocratie, oligarchie). Les troubles sociaux se développent, opposant souvent de grands propriétaires fonciers à des petits paysans. Certaines cités choisissent de régler les crises en faisant appel à un arbitre et en se dotant de lois écrites. C'est le sens des réformes de Solon, à Athènes, au début du 6e siècle avant J.-C.. 3° L'époque classique L'apogée de la civilisation grecque 500 à 350 avant J.-C. : A l'époque classique, fin du 6 e siècle. Les réformes de Clisthène en 508/507 av. J.-C. permettent à Athènes de devenir une démocratie, la première du monde antique. 498 avant J.-C.. : Révolte de certaines cités grecques d'Asie Mineure (Ionie) contre la Perse qui domine cette région. 490-479 avant J.-C.. : Les guerres médiques. Emmenés par Sparte et Athènes, les Grecs battent les envahisseurs perses (batailles de Marathon, Salamine, Platées). Athènes devient la plus puissante cité du monde grec, en s'appuyant sur une alliance maritime appelée « Ligue de Délos », qui vise à protéger les Grecs contre un retour offensif des Perses. 444-429 avant J.-C.. : Gouvernement de Périclès à Athènes qui se reconstruit, après les destructions causées par les Perses en 480 av. J.-C. et s'embellit ( monuments de l'Acropole). Prospérité générale dans le monde grec. Apogée de la civilisation classique. 431-404 avant J.-C.. : Guerre du Péloponnèse entre deux coalitions emmenées l'une par Sparte et l'autre par Athènes. Cette dernière est finalement vaincue et sa puissance abattue. 401-400 avant J.-C. : Expédition des Dix Mille : 10'000 mercenaires grecs abandonnés par leur employeur perse rentrent à pied d'Iran aux rivages de la mer Noire, à travers des territoires hostiles. 371-362 avant J.-C. : Luttes entre Thèbes et Sparte. Affaiblissement général des cités grecques. 4° L'époque hellénistique La civilisation grecque s'enrichit d'apports venus d'Orient 350 à 27 avant J.-C. A l'époque hellénistique 359 av. J.-C. : Philippe II devient roi de Macédoine et fait de cet Etat périphérique la principale puissance du monde grec. Il s'étend d'abord au détriment d'Athènes et de ses alliés. 338 av. J.-C. : Philippe de Macédoine écrase les Grecs, tardivement ressoudés, à la bataille de Chéronée. Début de la domination macédonienne sur la Grèce. 336-323 av. J.-C. : Epopée d' Alexandre le Grand. L'empire Perse est vaincu et l'armée d'Alexandre arrive jusque dans la vallée de l'Indus. Bâtisseur (fondateur de nombreuses cités dont Alexandrie d' Egypte est la plus célèbre), Alexandre voulut aussi rapprocher la civilisation grecque des civilisations orientales. Les territoires conquis par Alexandre s'étendent de la Grèce à l'Inde, et de la mer Noire à l'Egypte. 323-30 avant J.-C : Sur les ruines de l'empire d'Alexandre se bâtissent des royaumes monarchiques gréco-orientaux (Macédoine, Egypte, Pergame, Proche-Orient, etc). Apogée de la civilisation hellénistique. 3 e siècle avant J.-C. : Premiers rapports et premiers conflits militaires entre Grecs et Romains. Expédition du roi grec Pyrrhus, souverain d'Epire (Albanie actuelle), en Italie. 2 e- 1 er siècles avant J.-C. : Rome conquiert et soumet progressivement tout le monde grec.
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