Le chant du cygne- chant du cygne Cycle posthume de Lieder Musique Franz Schubert Pomes Heinrich Heine, Ludwig Rellstab, Johann Gabriel Seidl Accompagns de

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    12-Feb-2018

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Le chant du cygne Cycle posthume de Lieder Musique Franz Schubert Pomes Heinrich Heine, Ludwig Rellstab, Johann Gabriel Seidl Accompagns de Lettres, textes et pomes de Franz Schubert Une production OpraprO Prlude Sonate pour piano n 20 en la majeur, D. 959 Mouvement n2 Andantino Liebesbotschaft / Message damour Ludwig Rellstab Rauschendes Bchlein, So silbern und hell, Eilst zur Geliebten So munter und schnell? Ach, trautes Bchlein, Mein Bote sei du; Bringe die Gre Des Fernen ihr zu. All ihre Blumen, Im Garten gepflegt, Die sie so lieblich Am Busen trgt, Und ihre Rosen In purpurner Glut, Bchlein, erquicke Mit khlender Flut. Wenn sie am Ufer, In Trume versenkt, Meiner gedenkend Das Kpfchen hngt, Trste die Se Mit freundlichem Blick, Denn der Geliebte Kehrt bald zurck. Neigt sich die Sonne Mit rtlichem Schein, Wiege das Liebchen In Schlummer ein. Rausche sie murmelnd In se Ruh, Flstre ihr Trume Der Liebe zu. Ruisselet murmurant, Argent et si clair, Presse-toi vers ma bien-aime, Gai et rapide Ah! fidle ruisselet, Sois mon messager; Apportes lui le salut De l'absent Toutes ses fleurs, En son jardin cultives, Qu'avec tant de charme Elle porte la poitrine, Et ses roses Dans leur clat purpurin, Ruisselet, rconforte les De ton flot rafrachissant. Lorsque sur la rive, Perdue en ses rves, En pensant moi Elle penche sa petite tte, Console la douce D'un regard ami, Car le bien-aim Sera bientt de retour. Le soleil se couche Dans une rouge lumire, Il berce la bien-aime qui s'endort. Chuchote lui Un doux repos Et murmure lui Des rves d'amour. Qui me rendra seulement une heure de ces temps heureux ? Ce temps o nous tions ensemble si intimes et o chacun apportait aux autres avec une timidit naturelle lenfant de son art, attendant, non sans quelque apprhension, leurs jugements affectueux et sincres, ce temps o, nous exaltant les uns les autres, une mme aspiration vers le beau nous animait tous Franz Schubert, lettre Franz von Schober, le 21 septembre 1824 Kriegers ahnung / Penses de guerrier (Ludwig Rellstab) In tiefer Ruh liegt um mich her Der Waffenbrder Kreis; Mir ist das Herz so bang und schwer, Von Sehnsucht mir so hei. Wie hab ich oft so s getrumt An ihrem Busen warm! Wie freundlich schien des Herdes Glut, Lag sie in meinem Arm! Hier, wo der Flammen dstrer Schein Ach! nur auf Waffen spielt, Hier fhlt die Brust sich ganz allein, Der Wehmut Trne quillt. Herz! Da der Trost dich nicht verlt! Es ruft noch manche Schlacht. Bald ruh ich wohl und schlafe fest, Herzliebste - gute Nacht! Autour de moi, dans une profonde quitude, Dorment en cercle mes compagnons d'arme; J'ai le coeur si lourd et inquiet, Je suis brlant de dsir. J'ai si souvent doucement rv A la chaleur de son sein! L'ardeur du hros semblait si accueillante Qu'elle se tenait en mes bras! Ici, o la sombre lueur des flammes Hlas! ne joue que sur des armes, Ici le coeur se sent tout seul, Et jaillissent les larmes mlancoliques. Mon coeur! Que le rconfort ne t'abandonne pas! Il y a encore maints combats venir. Bientt je prendrai un bon repos et dormirai profondment, Amour de mon coeur - Bonne nuit. Frhlingssehnsucht / Ardeurs du printemps (Ludwig Rellstab) Suselnde Lfte wehend so mild Blumiger Dfte atmend erfllt! Wie haucht ihr mich wonnig begrend an! Wie habt ihr dem pochenden Herzen getan? Es mchte euch folgen auf luftiger Bahn! Wohin? Bchlein, so munter rauschend zumal, Wollen hinunter silbern ins Tal. Die schwebende Welle, dort eilt sie dahin! Tief spiegeln sich Fluren und Himmel darin. Was ziehst du mich, sehnend verlangender Sinn,Hinab? Grender Sonne spielendes Gold, Hoffende Wonne bringest du hold! Wie labt mich dein selig begrendes Bild! Es lchelt am tiefblauen Himmel so mild Und hat mir das Auge mit Trnen gefllt! Warum? Grnend umkrnzet Wlder und Hh'! Schimmernd erglnzet Bltenschnee! So drnget sich alles zum brutlichen Licht; Es schwellen die Keime, die Knospe bricht; Sie haben gefunden, was ihnen gebricht: Und du? Rastloses Sehnen! Wnschendes Herz, Immer nur Trnen, Klage und Schmerz? Auch ich bin mir schwellender Triebe bewut! Wer stillet mir endlich die drngende Lust? Nur du befreist den Lenz in der Brust, Nur du! Les brises frmissantes, si douces, exhalent Leur respiration charge de parfums floraux! Avec quelle volupt votre souffle me salue! Comment pouvez-vous faire battre mon coeur? Il doit vous suivre sur les voies ariennes! Vers o? Ruisselet, chantant si gaiement, Se jetant vers la valle en clats argents. L'onde s'enfle, et se presse l-bas! Les champs et le ciel s'y refltent. Pourquoi m'attires-tu, esprit languissant et dsirant,Vers en-bas? Affable soleil aux jeux d'or, Tu apportes, gracieux, l'espoir de volupts! Combien ton image heureuse et accueillante me rafrachit! Elle sourit si doucement dans le bleu profond du ciel Que cela m'emplit les yeux de larmes! Pourquoi? Le verdissement couronne forts et hauteurs! La neige des bourgeons brille avec clat! Ainsi toute chose aspire la lumire nuptiale; Les germes gonflent, les bourgeons clatent; Ils ont trouv ce qui les brise:Et toi? Langueur incessante! Coeur dsirant, Toujours des larmes, des plaintes et des douleurs? J'ai conscience de mes pulsions grandissantes! Qui calmera enfin en moi ce dsir ardent? Seule toi libres le printemps dans le coeur, Seule toi! Mon rve Javais beaucoup de frres et soeurs. Mon pre et ma mre taient bons, anims par un amour profond. Un jour, mon pre nous conduisit un joyeux banquet. Mes frres taient gais. Moi seul, j'tais triste. Mon pre s'approcha de moi et m'invita goter de ces mets savoureux. Mais je ne pouvais pas. Il se mit en colre et me chassa de sa vue. Le coeur plein d'un amour infini pour ceux qui en faisaient fi, je portai mes pas ailleurs. J'errai dans une contre lointaine. Des annes durant, la plus grande douleur et le plus grand amour en mon sein se mlrent. Alors me parvint la nouvelle de la mort de ma mre. Je revins en hte pour la voir et mon pre, attendri par le chagrin, ne m'empcha pas d'entrer. Lorsque je vis sa dpouille, les larmes coulrent de mes yeux. Elle nous avait recommand par un voeu de lui survivre comme au bon vieux temps, ainsi qu'elle avait vcu elle-mme, et ainsi que je la voyais reposer. Dans le deuil, nous suivmes sa dpouille jusqu' ce que le cercueil soit enseveli. A compter de ce jour, je repris place dans la maison de mon pre. Celui-ci me reconduisit comme par le pass dans son jardin favori. Il me demanda s'il me plaisait. Mais ce jardin me rpugnait tout fait et je n'osai rien dire. Alors, mon pre s'emporta et me demanda pour la deuxime fois si le jardin me plaisait. Je rpondis non, en tremblant. Mon pre me battit et je m'enfuis. Et, le coeur plein d'un amour infini pour ceux qui en faisaient fi, je portai mes pas ailleurs une deuxime fois. J'errai dans une contre lointaine. Je chantai des lieder durant de longues, longues annes. Voulais-je chanter l'amour, celui-ci se changeait pour moi en douleur. Et voulais-je rechanter la douleur, celle-ci se changeait pour moi en amour. Amour et douleur se mlaient en moi. Un jour me parvint la nouvelle qu'une pieuse jeune fille venait de s'teindre. Un cercle se formait autour de sa tombe, dans lequel des jeunes gens et des vieillards se promenaient sans fin comme dans la batitude. Ils parlaient doucement pour ne pas veiller la jeune fille. Des penses clestes semblaient continuellement jaillir de la tombe de la jeune fille vers les jeunes gens comme de lgres tincelles produisant un doux murmure. Alors je souhaitai m'y promener moi aussi. Mais seul un miracle, disaient les gens, me permettrait de m'y introduire. Je m'avanai pas lents, dans la foi et le recueillement, les yeux baisss vers la tombe et, avant mme d'en avoir pris conscience, j'tais dans le cercle, d'o manaient des sons merveilleux ; et j'prouvai la batitude ternelle comme ramasse en un instant. Je vis aussi mon pre rconcili et aimant. Il m'entoura de ses bras et pleura. Mais moi je pleurai plus encore. Franz Schubert le 3 juillet 1822 Standchen / Srnade (Ludwig Rellstab) Leise flehen meine Lieder Durch die Nacht zu dir; In den stillen Hain hernieder, Liebchen, komm zu mir! Flsternd schlanke Wipfel rauschen In des Mondes Licht; Des Verrters feindlich Lauschen Frchte, Holde, nicht. Hrst die Nachtigallen schlagen? Ach! sie flehen dich, Mit der Tne sen Klagen Flehen sie fr mich. Sie verstehn des Busens Sehnen, Kennen Liebesschmerz, Rhren mit den Silbertnen Jedes weiche Herz. La auch dir die Brust bewegen, Liebchen, hre mich! Bebend harr' ich dir entgegen! Komm, beglcke mich! Doucement mes chants t'implorent A travers la nuit; En bas,dans le calme bosquet, Mignonne, rejoins-moi! Chuchotant, les sveltes cimes chantent Dans la lumire de la Lune; Le guet malveillant du perfide, Belle, ne le crains pas Entends-tu le battement d'aile des rossignols? Ah! ils t'implorent, D'un doux air plaintif, Ils t'implorent pour moi. Ils comprennent le coeur alangui, Connaissent la peine d'amour, Ils touchent de leurs voix d'argent Celui au coeur tendre. Laisse aussi ton coeur s'attendrir, Mignonne, coute-moi! En tremblant je t'attends! Viens, fais-moi plaisir! Aufenthalt / Sjour (Ludwig Rellstab) Rauschender Strom, Brausender Wald, Starrender Fels Mein Aufenthalt. Wie sich die Welle An Welle reiht, Flieen die Trnen Mir ewig erneut. Hoch in den Kronen Wogend sich's regt, So unaufhrlich Mein Herze schlgt. Und wie des Felsen Uraltes Erz, Ewig derselbe Bleibet mein Schmerz. Fleuve frmissant, Fort mugissante, Falaise abrupte, Mon sjour. Comme la vague Suit la vague, Mes larmes coulent Eternellement renouveles. L-haut les cimes Ondoyantes s'agitent, De mme, sans cesse, Mon coeur bat. Et comme le minerai Sculaire des falaises, Ma douleur reste Eternellement la mme In der Ferne / Au loin (Ludwig Rellstab) Wehe dem Fliehenden, Welt hinaus ziehenden! - Fremde durchmessenden, Heimat vergessenden, Mutterhaus hassenden, Freunde verlassenden Folget kein Segen, ach! Auf ihren Wegen nach! Herze, das sehnende, Auge, das trnende, Sehnsucht, nie endende, Heimwrts sich wendende! Busen, der wallende, Klage, verhallende, Abendstern, blinkender, Hoffnungslos sinkender! Lfte, ihr suselnden, Wellen sanft kruselnden, Sonnenstrahl, eilender, Nirgend verweilender: Die mir mit Schmerze, ach! Dies treue Herze brach - Grt von dem Fliehenden, Welt hinaus ziehenden! Malheur au fuyard, Cheminant de par le monde! Parcourant les terres trangres, Oubliant sa patrie, Hassant sa maison natale, Abandonnant ses amis Poursuivant son chemin, hlas! Sans aucune bndiction. Coeur languissant, Yeux larmoyants, Nostalgie infinie, Se retournant vers la patrie! Poitrine brlante, Plainte au loin expirant, Etoile du soir scintillante, Se noyant sans espoir! Vents frmissants Vagues moutonnantes, Rayons de soleil pressants, Ne tardez pas : A celle qui avec douleur, hlas! A bris un coeur fidle - Portez le salut de la part du fuyard, Cheminant de par le monde! Adieu Adieu toi mon ami bien-aim ! Pars dans les contres lointaines Saisis le lien intime de lamiti Et garde le fidlement dans ta main Adieu toi mon ami bien-aim ! Adieu toi mon ami bien-aim ! Entends dans ce chant funbre Le dsir ardent de mon cur, Son cri, pourtant, est si dur et si anxieux ! Adieu toi mon ami bien-aim ! Adieu toi mon ami bien-aim ! Parole amre que partir ! Hlas ! On tappelle loin de nous, Vers le lieu qui tes destin ! Adieu toi mon ami bien-aim ! Adieu toi mon ami bien-aim ! Quand ce lied touchera ton cur, Ton ombre amie me rejoindra, Effleurant les cordes de mon me. Adieu toi mon ami bien-aim ! Franz Schubert, lied pour Franz von Schober 24 aot 1817 Abschied / Adieux (Ludwig Rellstab) Ade! du muntre, du frhliche Stadt, ade! Schon scharret mein Rlein mit lustigen Fu; Jetzt nimm noch den letzten, den scheidenden Gru. Du hast mich wohl niemals noch traurig gesehn, So kann es auch jetzt nicht beim Abschied geschehn. Ade, ihr Bume, ihr Grten so grn, ade! Nun reit ich am silbernen Strome entlang. Weit schallend ertnet mein Abschiedsgesang; Nie habt ihr ein trauriges Lied gehrt, So wird euch auch keines beim Scheiden beschert! Ade, ihr freundlichen Mgdlein dort, ade! Was schaut ihr aus blumenumduftetem Haus Mit schelmischen, lockenden Blicken heraus? Wie sonst, so gr ich und schaue mich um, Doch nimmer wend ich mein Rlein um. Ade, liebe Sonne, so gehst du zur Ruh, ade! Nun schimmert der blinkenden Sterne Gold. Wie bin ich euch Sternlein am Himmel so hold; Durchziehn wir die Welt auch weit und breit, Ihr gebt berall uns das treue Geleit. Ade! du schimmerndes Fensterlein hell, ade! Du glnzest so traulich mit dmmerndem Schein Und ladest so freundlich ins Httchen uns ein. Vorber, ach, ritt ich so manches Mal, Und wr es denn heute zum letzten Mal? Ade, ihr Sterne, verhllet euch grau! Ade! Des Fensterlein trbes, verschimmerndes Licht Ersetzt ihr unzhligen Sterne mir nicht, Darf ich hier nicht weilen, mu hier vorbei, Was hilft es, folgt ihr mir noch so treu! Adieu! toi lgre, toi joyeuse ville, adieu! Dj mon petit cheval piaffe, le pied foltre; Maintenant accepte le dernier salut celui du dpart, Tu ne m'as encore jamais vu triste, Aussi cela ne pourra arriver au moment des adieux. Adieu, vous arbres, vous jardins si verts, adieu! Maintenant je chevauche le long du fleuve argent. Au loin retentit l'cho de mon chant d'adieu; Vous n'avez jamais entendu un chant triste, Aussi je ne vous en ferai pas cadeau au dpart! Adieu, vous l bas gentilles filles, adieu! Que regardez-vous de vos maisons parfumes d'un regard mutin et attirant? Comment ne pas les saluer et jeter un coup d'oeil, Pourtant jamais je ne tournerai bride. Adieu, cher soleil, tu vas te reposer, adieu! Maintenant brille l'or des scintillantes toiles. Je suis comme vous, petites toiles si belles au ciel; Nous parcourons le monde de long en large, Vous nous apportez partout une escorte fidle. Adieu! toi claire et brillante petite fentre, adieu! Ton clat est si triste et d'une sombre lueur, Tu nous invites si amicalement dans la petite cabane devant laquelle je suis pass de si nombreuses fois. Etait-ce aujourd'hui pour la dernire fois? Adieu! vous les toiles, voilez-vous de gris! adieu! La lumire trouble et dclinante de la petite fentre,pour moi ne peut vous remplacer innombrables toiles, Je ne puis ici m'attarder, je dois poursuivre, Ce qui m'aide est que vous me suiviez si fidlement Tu me pardonneras certainement bien des choses pour lesquelles dautres me tiendraient grandement rigueur. En un mot je me sens plus le plus malheureux, le plus pitoyable des hommes Imagine un homme dont la sant ne pourra plus jamais tre bonne et qui, par dsespoir, fait des choses plutt pires que meilleures. Imagine un homme dont les plus grandes esprances sont rduites rien, auquel lamour et lamiti noffrent plus rien () et demande toi si ce nest pas le plus misrable et le plus malheureux Franz Schubert, lettre Kupelweiser 31 mars 1824 Der Atlas/ Atlas Heinrich Heine Ich unglcksel'ger Atlas! Eine Welt, Die ganze Welt der Schmerzen mu ich tragen, Ich trage Unertrgliches, und brechen Will mir das Herz im Leibe. Du stolzes Herz, du hast es ja gewollt! Du wolltest glcklich sein, unendlich glcklich, Oder unendlich elend, stolzes Herz, Und jetzo bist du elend. Moi l'infortun Atlas ! Moi l'infortun Atlas ! Le monde, le monde entier des peines - je le dois porter. Je porte l'insupportable, Et en moi mon coeur voudrait se briser. A coeur trop fier, tu l'auras bien voulu ! Tu voulus tre heureux - heureux sans partage ; Ou pour jamais malheureux - coeur trop fier - A prsent tu es malheureux. Ihr Bild / Rveries (Heinrich Heine) Ich stand in dunkeln Trumen und starrte ihr Bildnis an, und das geliebte Antlitz Heimlich zu leben begann. Um ihre Lippen zog sich Ein Lcheln wunderbar, Und wie von Wehmutstrnen Erglnzte ihr Augenpaar. Auch meine Trnen flossen Mir von den Wangen herab - Und ach, ich kann's nicht glauben, Da ich dich verloren hab! J'tais plong en de sombres rveries Et fixais son portrait, Alors le visage aim Commena s'animer secrtement. Autour de ses lvres se dessina Un merveilleux sourire Et des larmes mlancoliques Brillrent dans ses yeux. Mes larmes aussi coulrent Le long de mes joues - Hlas, je ne puis croire, Que je t'ai perdue! Amis si chers, si prcieux ! Comment pourrais-je vous oublier vous qui mtes tout ? Comment allez vous, la vie vous sourit elle ? Quant moi, je me porte fort bien. Je vis et compose comme un dieu, comme sil devait en tre ainsi. Solitude de Mayrhofer est achev et comme je le crois, cest ce que jai fait de mieux : jtais serein ! Jespre que vous tes tous trs bien portants et heureux comme je le suis. Maintenant enfin je vis. Dieu soit lou ; il tait temps ; jaurais fini en musicien vagabond. Schobe, prsente mes hommages Monsieur Vogl. Jaurai trs bientt la libert de lui crire aussi. Sil se peut, demande lui sil ne voudrait pas avoir la bont de chanter un de mes lieder au concert de Kunz, en novembre, celui quil voudrait Ecrivez moi sans attendre, chaque ligne de vous mest si chre! Franz Schubert, lettre ses amis viennois Le 3 aot 1818 Das Fischermdchen / La fi l le du pcheur (Heinrich Heine) Du schnes Fischermdchen, Treibe den Kahn ans Land; Komm zu mir und setze dich nieder, Wir kosen Hand in Hand. Leg an mein Herz dein Kpfchen Und frchte dich nicht zu sehr; Vertraust du dich doch sorglos Tglich dem wilden Meer. Mein Herz gleicht ganz dem Meere, Hat Sturm und Ebb' und Flut, Und manche schne Perle In seiner Tiefe ruht. Toi, jolie fille du pcheur, Tire la barque terre; Viens vers moi et assieds-toi, Cajolons-nous main dans la main. Pose ta petite tte sur mon coeur, Et n'aies pas peur; Insouciante, n'as tu pas confiance, En la sauvage mer, chaque jour. Mon coeur tout pareil la mer, Connat les temptes, le jusant et le flot, Et parfois une belle perle Repose en son sein. Cher Schober ! Jentends dire que tu nes pas heureux ; en es-tu chasser par le sommeil le vertige de ton dsespoir ? Cest ce que mcrit Schwind. Bien que jen sois profondment afflig, je nen suis nullement tonn ; cest l en effet presque toujours, en ce monde misrable, le sort de tout homme sens. Mais que ferions-nous du bonheur, puisque le malheur est encore le seul attrait qui nous reste ? Si seulement nous tions ensemble, toi, Schwind, Kauppel et moi, toute infortune me serait lgre ! Mais nous sommes spars, chacun dans son coin, et cest l tout mon malheur. Jaimerais mcrier avec Goethe : Qui me rendra ne serait-ce quune heure de ce temps de flicit ! Ce temps o nous tions ensemble si intimes, et o avec une crainte toute maternelle, chacun dcouvrait aux autres les fruits de son art, attendant non sans quelque apprhension le jugement que leur dicteraient la vrit et lamour ; ce temps o, nous exaltant les uns, les autres, nous tions tous anims par la seule et mme aspiration vers la beaut. Franz Schubert, lettre Franz von Schober Le 21 septembre 1824 Die Stadt / La vi l le (Heinrich Heine) Am fernen Horizonte Erscheint, wie ein Nebelbild, Die Stadt mit ihren Trmen, In Abenddmmrung gehllt. Ein feuchter Windzug kruselt Die graue Wasserbahn; Mit traurigem Takte rudert Der Schiffer in meinem Kahn. Die Sonne hebt sich noch einmal Leuchtend vom Boden empor Und zeigt mir jene Stelle, Wo ich das Liebste verlor. A lhorizon lointain Apparat, comme une image de brume, La ville et ses tours, Enveloppe du crpuscule du soir. Un courant dair humide fronce Londe grise ; Le marin dans ma barque Rame dune cadence triste. Le soleil se dcoupe encore une fois Brillant au-dessus du sol Et me montre cet endroit, O jai perdu ce que javais de plus cher. Am meer/ Au bord de la mer (Heinrich Heine) Das Meer erglnzte weit hinaus Im letzten Abendscheine; Wir saen am einsamen Fischerhaus, Wir saen stumm und alleine. Der Nebel stieg, das Wasser schwoll, Die Mwe flog hin und wieder; Aus deinen Augen liebevoll Fielen die Trnen nieder. Ich sah sie fallen auf deine Hand Und bin aufs Knie gesunken; Ich hab von deiner weien Hand Die Trnen fortgetrunken. Seit jener Stunde verzehrt sich mein Leib, Die Seele stirbt vor Sehnen; Mich hat das unglckselge Weib Vergiftet mit ihren Trnen. La mer resplendissait loin l-bas Dans les dernires lumires du soir ; Assis prs de la maison solitaire du pcheur, Nous tions silencieux et seuls. Le brouillard montait, les eaux senflaient, Les mouettes volaient de-ci de-l ; De tes yeux aimants Tombaient des larmes. Je les voyais tomber sur ta main Et suis tomb genoux ; De ta blanche main Jai bu les larmes. Depuis cette heure mon corps se consume, Mon me meurt de langueur ; La malheureuse femme De ses larmes ma empoisonn. Du plus profond de mon cur, je hais cette troitesse desprit qui fait croire tant de misrables quil ny a que ce quils font qui soit le mieux, et que tout le reste nest rien. Quune seule manifestation de la beaut doive inspirer lhomme sa vie entire, est vrai ; seulement lclat de cette inspiration doit illuminer tout le reste. Cest avec la foi que lhomme dcouvre le monde. La foi dpasse de loin lintelligence et la connaissance ; car pour comprendre, il faut dabord croire. Franz Schubert, journal Les 24 et 25 mars 1824 Der Doppelgnger / Le sosie (Heinrich Heine) Still ist die Nacht, es ruhen die Gassen, In diesem Hause wohnte mein Schatz; Sie hat schon lngst die Stadt verlassen, Doch steht noch das Haus auf demselben Platz. Da steht auch ein Mensch und starrt in die Hhe Und ringt die Hnde vor Schmerzensgewalt; Mir graust es, wenn ich sein Antlitz sehe Der Mond zeigt mir meine eigne Gestalt. Du Doppelgnger, du bleicher Geselle! Was ffst du nach mein Liebesleid, Das mich geqult auf dieser Stelle So manche Nacht, in alter Zeit? La nuit est calme, les ruelles tranquilles, Mon trsor habitait cette maison ; Elle a quitt la ville depuis dj longtemps, Pourtant la maison est encore au mme endroit. Il y a aussi un homme qui regarde en lair Et de violente douleur se tord les mains ; Avec horreur, lorsque je vois son visage La lune me montre ma propre personne. Toi, sosie, toi blme compagnon ! Que singe-tu la douleur de mon amour, Qui, cet endroit ma tortur De si nombreuses nuits, aux temps anciens ? Hier mercredi aprs-midi, 3 heures, Franz Schubert, mon fils si tendrement aim, artiste, musicien et compositeur, sest endormi pour une vie meilleure, au terme dune courte maladie, muni des derniers sacrements. Il tait dans sa trente deuxime anne. Franz Schubert (pre), Matre dcole la Rossau le 20 novembre 1828 Die Taubenpost/ Le pigeon voyageur Johann Gabriel Seidl Ich hab' eine Brieftaub' in meinem Sold, Die ist gar ergeben und treu, Sie nimmt mir nie das Ziel zu kurz Und fliegt auch nie vorbei. Ich sende sie viel tausendmal Auf Kundschaft tglich hinaus, Vorbei an manchem lieben Ort, Bis zu der Liebsten Haus. Dort schaut sie zum Fenster heimlich hinein, Belauscht ihren Blick und Schritt, Gibt meine Gre scherzend ab Und nimmt die ihren mit. Kein Briefchen brauch ich zu schreiben mehr, Die Trne selbst geb ich ihr, Oh, sie vertrgt sie sicher nicht, Gar eifrig dient sie mir. Bei Tag, bei Nacht, im Wachen, im Traum, Ihr gilt das alles gleich, Wenn sie nur wandern, wandern kann, Dann ist sie berreich! Sie wird nicht md, sie wird nicht matt, Der Weg ist stets ihr neu; Sie braucht nicht Lockung, braucht nicht Lohn, Die Taub' ist so mir treu! Drum heg ich sie auch so treu an der Brust, Versichert des schnsten Gewinns; Sie heit - die Sehnsucht! Kennt ihr sie? - Die Botin treuen Sinns. J'ai mon service un pigeon voyageur Qui est trs dvou, trs fidle ; Il ne vise jamais trop court Et ne dpasse pas non plus son but. Je l'envoie des milliers de fois Quotidiennement aux nouvelles, Il passe par divers lieux familiers Pour arriver la maison de ma bien-aime. L, en cachette, il regarde la fentre, piant chaque regard et chaque pas ; En jouant, il lui donne mon petit mot Et prend le sien. Je n'ai plus besoin d'crire de lettres, Je ne lui donne plus que mes larmes ; Oh, il ne les perd srement pas, Il me sert avec tant de diligence ! Jour et nuit, rveill ou endormi, C'est pareil pour lui, Tant qu'il peut voyager, voyager, Il est satisfait ! Il ne se fatigue pas, il ne s'ennuie pas, Le chemin lui parat toujours nouveau ; Il ne lui faut ni appt ni rcompense, Ce pigeon m'est si fidle ! C'est pourquoi je le serre souvent sur ma poitrine, Assur de possder le plus beau des trsors. Il se nomme... le dsir inquiet ! Le connaissez-vous ? Messager de la fidlit. Helena Gourzoulidou (piano) Helena obtient son prix de piano en Grce et se perfectionne Paris auprs de Sylvaine Billier et Irne Kudela. Actuellement, elle travaille dans deux conservatoires municipaux de Paris et paralllement se produit dans divers spectacles lyriques, notamment avec la compagnie Voix Lactes ( La Scopa, spectacle lyrique burlesque; Le Journal dun disparu de Janacek), des opras entiers avec les compagnies Le Chant des Sirnes et OpraprO (Cosi fan tutte, La Finta Giardiniera, Don Giovanni, Les Noces de Figaro de Mozart, Loccasione fa il ladro de Rossini), des rcitals avec des chanteurs comme Armelle Orieux ( lAmour selon Goethe), Brigitte le Gargasson (Verlaine-Baudelaire en musique). Accompagnements : Cosi Fan Tutte de Mozart (Regard du Cygne, Paris - Salle Paul Garcin, Lyon - Le Pinacle, Bourgogne - Thtre de Mnilmontant, Paris) Don Giovanni de Mozart (Espace Kiron -Regard du Cygne -Thtre du Tambour Royal, Paris Le Pinacle, Bourgogne) Les Noces de Figaro de Mozart (Le Pinacle, Bourgogne) La Finta Giardiniera de Mozart (Thtre du Tambour Royal, Paris) Suor Angelica de Puccini (Chapelle de lhpital Saint-Louis, Paris) Loccasione fa il ladro de Rossini (Le Pinacle, Bourgogne - Thtre du Tambour Royal, Paris) Le chant du cygne de Schubert (Regard du Cygne, Paris) Jean-Daniel Lelivre (baryton-basse) 1979, 13 ans, Opra de Lyon, derniers accords du Crpuscule des dieux, une rvlation. 1983, premiers cours de chant avec Madeleine Charvet Lyon. 1991, audition avec Suzanne Sarroca dont il deviendra llve au sein du conservatoire du IXme arrondissement. 1992, Anne-Marie Rhodes remplace Suzanne Sarroca. 1994 rencontre avec Vronique Hazan au conservatoire du Xme arrondissement, dterminante. Premiers spectacles informels autour de Cosi Fan Tutte puis des Noces de Figaro. Don Giovanni sera le premier opra quil produira en 1999, priode charnire o il rencontrera Stphane Schurck et Quentin Martel avec qui il crera en 2004 la compagnie Le chant des sirnes quil prsidera jusqu fin 2007. De cette association natront cinq opras Cosi Fan Tutte, Suor Angelica, La Finta Giardiniera, Don Giovanni et Les Noces de Figaro. Sil nest encore quassistant sur Cosi quil rorganisera toutefois lors dune reprsentation donne Lyon, il dbute son activit de metteur en scne avec Suor Angelica. Production, mise en scne, chant se mleront allgrement dans les spectacles suivants. Fin 2007, une page est tourne Les sirnes donnent leur chant final avec Les Noces, OpraprO vient de natre dans livresse dun petit Rossini Loccasione fa il ladro , et dune nouvelle production de Cosi Fan Tutte Rles Guglielmo (Cosi fan tutte), Nardo (La Finta Giardiniera), Don Giovanni (Don Giovanni), Le comte Almaviva (Les Noces de Figaro), Martino (Loccasione fa il ladro)... Product ions et mises en scne Cosi Fan Tutte de Mozart (Regard du Cygne, Paris - Salle Paul Garcin, Lyon - Le Pinacle, Bourgogne - Thtre de Mnilmontant, Paris) Don Giovanni de Mozart (Espace Kiron -Regard du Cygne -Thtre du Tambour Royal, Paris Le Pinacle, Bourgogne) Les Noces de Figaro de Mozart (Le Pinacle, Bourgogne) La Finta Giardiniera de Mozart (Thtre du Tambour Royal, Paris) Suor Angelica de Puccini (Chapelle de lhpital Saint-Louis, Paris Festival de Taverny Eglise de Chapaize, Bourgogne) Loccasione fa il ladro de Rossini (Le Pinacle, Bourgogne - Thtre du Tambour Royal, Paris) Le chant du cygne de Schubert (Regard du Cygne, Paris) Projets Speak low when you speak love musique Kurt Weill Rcital mlodies en franais musiques Poulenc, Ravel, Weill Le mariage secret de Cimarosa Jean Rieutord (rcitant) Fidlit ou frilosit Jean Rieutord a exerc son activit thtrale sous l'unique bannire de l'Atelier Thtre de Lsigny (Seine et Marne 3001 mes). Seul ce nid aussi douillet, n d'amitis potaches, lui donna l'illusion de pouvoir habiter le rle du vieil et sage Roi Cron l'ge de vingt-deux ans et, tout juste honor du grade de premier classe de porter beau l'habit militaire dans L'amour des quatre colonels . C'est donc bard des cueils, des contradictions, mais aussi des richesses et plaisirs de sa passion thtrale qu'il thsaurise en sa besace une quinzaine de pices. D'incontournables Feydeau (ah ! assouvir ses fantasmes amoureux dans de folles poursuites), Obaldia, Goldoni, quelques rossignols et pour finir Bacri-Jaoui plutt deux fois qu'une. Aprs une pause salutaire, il entretient ses mninges en duo et sous forme de thtre domicile dans L'aide mmoire de Jean Claude Carrire mise en scne par Marie-Silvia Manuel . Son seul Actor Studio fut le bar de Papa ou l'observation de l'art de servir le demi sans col et de jeter les ds. Cela lui donna quelques atouts pour jouer les barmans chez Bacri-Jaoui. Un premier pas vers lOpraprO en somme A t l aff iche dans Antigone Jean Anouilh, L'amour des quatre colonels Peter Ustinov, Le satyre de la villette - Au dbut tait le Bang Ren de Olbadia, Le Fil la patte Le Dindon.. Feydeau, Barouf Chiogga et La manie de la villgiature Goldoni, L'argent de la vieille, Les copropritaires, Cuisines et dpendances, Un air de famille Bacri-Jaoui. Stphane Schurck (tnor) Cest avec Vronique Hazan, professeur au conservatoire Hector Berlioz de Paris que Stphane Schurck dbute le chant en 1992. Il travaille successivement le rpertoire de baryton-martin puis de tnor. Il participe plusieurs concours comme Lopold Bellan et Les Matres du Chant. Passionn par lopra, sa rencontre avec Jean-Daniel Lelivre et Quentin Martel sera dterminante : aprs avoir particip divers spectacles lyriques, ils dcident de crer en 2004 la compagnie Le Chant des Sirnes . Stphane Schurck conoit les dcors, les affiches et participe la scnographie des productions. En tant que chanteur, il interprte les rles de Ferrando (Cosi fan tutte), Ottavio (Don Giovanni), le Podestat (La Finta Giardiniera), Basilio et Curzio (Les Noces de Figaro). Il chante galement dans des rcitals de lieder. En 2008, il cre au sein de leur nouvelle compagnie OpraprO dont il assure la prsidence, un opra de jeunesse de Rossini, Loccasione fa il ladro . Rles Ferrando (Cosi fan tutte), Le Podestat (La Finta Giardiniera), Don Ottavio (Don Giovanni), Don Basilio, Don Curzio (Les Noces de Figaro), Il conte Alberto ( Loccasione fa il ladro)... Product ions et dcors Cosi Fan Tutte de Mozart (Regard du Cygne, Paris - Salle Paul Garcin, Lyon - Le pinacle, Bourgogne - Thtre de Mnilmontant, Paris) La Finta Giardiniera de Mozart (Thtre du Tambour Royal, Paris) Don Giovanni de Mozart (Espace Kiron - Regard du cygne -Thtre du Tambour Royal, Paris Le Pinacle, Bourgogne) Les Noces de Figaro de Mozart (Le Pinacle, Bourgogne) Loccasione fa il ladro de Rossini (Le Pinacle, Bourgogne - Thtre du Tambour Royal) Le chant du cygne de Schubert (2010, Paris) Projets Le mariage secret de Cimarosa OpraprO Compagnie lyrique Cre en Janvier 2008 par Stphane Schurck, Quentin Martel et Jean-Daniel Lelivre, la compagnie OpraprO a pour but de monter des spectacles lyriques. En juin 2004, les trois compres crent Le chant des sirnes. Avec cette premire compagnie ils produisent cinq opras : La trilogie Mozart - Da Ponte, La Finta Giardiniera de Mozart et Suor Angelica de Puccini. Stphane imagine les dcors, Jean-Daniel soccupe de la mise en scne, cependant quils produisent tous les deux les spectacles. Quentin, chanteur sur plusieurs productions, intervient galement comme chef de chant. Aprs quatre ans ils dcident de crer une nouvelle compagnie afin de souvrir de nouveaux horizons. Celle-ci a commenc en fanfare par un spectacle enchanteur et enchant au Vissi d'Arte, et s'est panoui avec "L'Occasione fa il ladro" de Rossini donn le 23 aot au Pinacle (Bourgogne) puis Paris fin 2008. Les productions prsentes sont des opras du rpertoire en version scnique avec accompagnement au piano (certaines productions sont toutefois donnes avec orchestre). Les rcitatifs sont retravaills, rduits, parfois transposs en franais, certains airs sont supprims ou dplacs, en prenant soin chaque fois de ne pas trahir lesprit de loeuvre. Ce travail de rcriture associ une mise en scne impliquant une grande proximit avec la salle permet un abord ais pour les non initis tout en offrant une vision nouvelle un public plus connaisseur. En 2010/2011 la troupe va donner, aprs une nouvelle production de Cosi fan Tutte reprsente au Pinacle puis au thtre de Mnilmontant, le "Mariage secret " de Cimarosa. Cette anne sera galement l'occasion de concerts plus intimistes Speak low when you speak love spectacle autour de chansons de Kurt Weill, Le chant du cygne rcital trois voix (tnor, baryton et rcitant) autour du clbre cycle de Franz Schubert La compagnie est une association rgie par la loi de 1901. Elle engage dans ses productions aussi bien des musiciens amateurs que professionnels. Contacts 24 rue Eugne Jumin 75019 Paris Courriel : operapero@free.fr Site web: www.operapero.com Jouis toujours du prsent avec discernement, ainsi le pass te sera un beau souvenir et l'avenir ne sera pas un pouvantail. Franz Schubert

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