Le Fil 21 novembre 2013

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Le journal de la communaut universitaire

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Volume 49, numro 12 21 novembre 2013Depuis louverture du Muse de la civilisation, en octobre 1988, nombreux sont nos professeurs qui ont contribu, titre de conseillers scientifiques, la ralisation dexpositions. p8 et p9tre trop en forme, est-ce possible ? p2 Je regarde, je twitte, jaime ! p525 ans de collaboration fructueusele fil | le 21 novembre 20132 actualits ULen brefCampagne de prvention contre lalcool au volantUne campagne de prvention contre lalcool au volant se droulera du 28 novembre au 13 dcembre sur le campus et aura pour slo-gan : Avec qui voudriez finir la soire ? . Afin dassurer le retour en toute scurit des parti-cipants, le Service de scurit et de prvention installera un kiosque sur les lieux des partys prvus pour les clbrations des ftes. Visitez le www.ssp.ulaval.ca pour en savoir plus sur cette campagne et pour connatre les endroits o se tiendra le kiosque. Noubliez pas, si vous ntes pas en tat de conduire, prvoyez votre retour : chauffeur dsign, taxi, Opration Nez rouge, transport en commun ou vignette de tolrance. Entente avec AmorChemLUniversit Laval, le CHU de Qubec et AmorChem ont sign une entente de collabo-ration touchant la cration de mdicaments contre lendomtriose et les cancers sensibles aux strognes. Ces mdicaments mettraient profit un inhibiteur dcouvert par le professeur Donald Poirier et son quipe de la Facult de mdecine. Son groupe a mis au point une mol-cule qui bloque une enzyme intervenant dans la synthse de lstradiol, une hormone lie au dveloppement de lendomtriose et de cer-tains cancers. Lendomtriose affecte 10 15 % des femmes en ge de procrer. Elle est lune des principales causes de linfertilit et elle peut aussi provoquer des fortes douleurs abdomi-nales. Linhibiteur qui fait lobjet de lentente pourrait attnuer ces douleurs et il pourrait aussi servir dans le traitement des cancers du sein et de lendomtre.Essaimez avec La RucheVous tudiez ou travaillez lUniversit et avez un projet qui peut contribuer au rayon-nement et la vitalit de la rgion de Qubec ? Prsentez votre projet La Ruche Acadmie, une plateforme de financement participatif de la rgion de Qubec qui permet des citoyens de lancer ou dappuyer des projets. Plusieurs prix sont gagner, dont un mentorat avec un ambassadeur de La Ruche, une campagne mdia pour le lancement dun projet sur La Ruche, ainsi quune bourse du Service de placement. Pour participer, il faut dcrire son projet en 200 mots et envoyer son texte dici le 25 novembre ruche.academie@cadeul.ulaval.ca. Les dix meilleurs projets seront prslectionns et leurs promoteurs seront invits prsenter leur ide le 5 dcembre au Grand Salon du pavillon Maurice-Pollack.Information : www.cadeul.com/rucheacademie. Le journal de la communaut universitaireFond en 1965, Le Fil est un hebdomadaire publi 30 fois par an par la Direction des communications de lUniversit Laval et distribu gratuitement sur le campus.On peut le lire en ligne au www.lefil.ulaval.ca et sabonner gratuitement un avis de parution lectronique. crivez-nous ! Le Fil accueille vos ides avec plaisir.Les lettres destines au courrier des lecteurs 400 mots maximum doivent nous parvenir au plus tard le vendredi midi prcdant la paru-tion, ladresse le-fil@dc.ulaval.ca.Le contenu de ce journal peut tre reproduit condition de mentionner la source et lauteur. Rdactionditeur: Jacques Villemure, directeur des communicationsRdactriceenchefparintrim: Claudine MagnyJournalistes: Jean Hamann, Rene Larochelle, Yvon Larose Journalistenouveauxmdias: Julie PicardCollaborateurs:Matthieu Dessureault, Stphane Jobin, Nathalie Kinnard, Pascale Guricolas, Julie TurgeonRdactrice-rviseure: Anne-Marie LapointeSecrtairelardactionetrecherchistephoto: Jose NadeauProductionInfographie: La Robitaille, Service de reprographie de lUniversit LavalImpression: Les Presses du Fleuve, Montmagny (Qubec)Ventes publicitaireslisabeth Farinacci 418 656-2131 poste 4618Dpt lgalBibliothque nationale du Qubec,ISSN 022-1-1965Pour nous joindre2325, rue de lUniversit, local 3108 Qubec (Qubec) G1V 0A6Tlphone: 418 656-2131 poste 4687 Le sport, cest la sant condition de ne pas en abu-ser, rvle une tude mene auprs de 1245 jeunes par des chercheurs de lUniver-sit Laval et des universits de Lausanne et de Genve. La conclusion peut sem-bler vidente, mais ces tra-vaux, publis cette semaine dans Archives of Disease in Childhood, ont le mrite de chiffrer le nombre dheures dactivit physique heb-domadaire partir duquel un voyant rouge devrait sallumer. Les chercheurs ont mesur le degr de bien-tre de jeunes de 16 20 ans laide dun questionnaire labor par lOrganisation mondiale pour la sant. Cet outil comprend cinq questions simples qui portent sur la perception de lhumeur, du stress, du niveau dnergie, de la fatigue et de lentrain ressentis au cours des deux dernires semaines. Le total des points obtenus Trop cest comme pas assezLexcs dactivit physique est aussi nfaste que la sdentarit pour le bien-tre des adolescentspar Jean Hamann chaque question permet le calcul dun indice de bien-tre allant de 0 25.Lanalyse des donnes recueillies par les chercheurs montre que le bien-tre aug-mente en fonction du nombre dheures dactivit physique pratiques. Le maximum est atteint chez ceux qui sentra-nent environ 14 heures par semaine, ce qui reprsente le double de la recommanda-tion actuelle pour ce groupe dge. Toutefois, au-del de 17,5 heures, le bien-tre dcline pour se rapprocher de celui rapport par les jeunes sdentaires. Ainsi, le risque davoir un faible indice de bien-tre est 2,3 fois plus lev chez les jeunes qui font plus de 17,5 heures de sport par semaine que chez les ado-lescents qui suivent la pres-cription hebdomadaire de 7 heures. notre connaissance, il sagit de la premire tude qui lie la pratique intensive du sport une diminution du bien-tre chez les ado-l e s c e n t s , c o m m e n t e Richard Blanger, profes-seur de pdiatrie la Facult de mdecine et coauteur de ltude. Notre mthodo-logie ne permet malheureu-sement pas de dterminer les causes de cette association. Par contre, les risques de bles-sures associs la pratique intensive de sport, le manque de repos entre les entrane-ments ou le stress que ces jeunes ressentent parce quils pratiquent un sport de faon souvent comptitive, en plus des travaux scolaires rali-ser, sont quelques hypothses considrer. Mme si ltude montre que le bien-tre optimal est observ chez les jeunes qui pratiquent 14 heures dacti-vit physique par semaine, la recommandation actuelle de 7 heures nest pas remise en question pour autant, assure le professeur Blanger. Notre message est plutt que les intervenants auprs des jeunes, et particulire-ment les professionnels de la sant, doivent tre conscients du fait que la pratique inten-sive dactivit physique peut avoir des rpercussions nga-tives sur la sant globale dun jeune. Il ne faut pas conclure quun ado qui est trs actif na pas de problme. Lexcs dactivit physique, tout comme la sdentarit, peut affecter son bien-tre. L tude pub l i e dans Archives o f Disease in Childhood est signe par Arnaud Merglen, Aline Flatz, Richard Blanger, Pierre-Andr Michaud et Joan-Carles Suris.Il sagirait de la premire tude qui lie la pratique intensive du sport une diminution du bien-tre chez les adolescentsLes blessures ou le stress associ au dsir de performance pourraient expliquer la baisse de bien-tre chez les jeunes sportifs qui consacrent plus de 17,5 heures par semaine lentranement. photo Youth Sport Trustle fil | le 21 novembre 20133actualits ULQuon le veuille ou non, la tendance est au rchauffement climatique. Cet automne, le Groupe dexperts intergouvernemental sur lvolution du climat (GIEC), dont font partie plusieurs chercheurs qubcois et cana-diens, a rendu public son dernier rapport. Le constat ne laisse personne de glace : selon 9 200 publications scientifiques et prs de 55 000 commentaires provenant de cher-cheurs, la temprature moyenne de la plante augmente et la Terre ne peut encaisser une hausse de plus de 2 C sans que des impacts importants se fassent sentir sur lenviron- nement et les humains.Les tats membres des Nations unies se donnent ainsi jusquen 2015 pour ratifier un nouveau plan daction qui prendra le relais du protocole de Kyoto. Avec en trame de fond limpact dvastateur du typhon Haiyan, 191 pays se sont runis la semaine dernire Varsovie lors de la 19e Confrence des Parties la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Le ministre du Dveloppement durable, de lEnvironne-ment, de la Faune et des Parcs, Yves-Franois Blanchet, y tait pour prsenter les initiatives qubcoises de rduction des gaz effet de serre (GES). Il a galement dvoil la cra-tion de son nouveau comit consultatif sur les changements climatiques compos de 16 experts, dont le professeur-chercheur au Dpartement de gographie, Michel Allard, que Le Fil a interrog.Q Pourquoi le Qubec a-t-il cr ce comit consultatif sur les changements climatiques ?R Le gouvernement a voulu rassembler autour dune table des reprsentants pro-venant de secteurs divers de la socit qu-bcoise afin daider la province mieux lut-ter contre les changements climatiques et La voix du NordLe spcialiste du perglisol Michel Allard a t choisi pour siger au nouveau comit consultatif sur les changements climatiques du gouvernement du Qubec par Nathalie Kinnardmieux sy adapter. Le Qubec a dj fait de grands progrs pour rduire ses missions de GES dans le cadre son Plan daction 2006-2012 sur les changements climatiques. Mais le gouvernement veut aller encore plus loin. La cration du comit sinscrit dans le nouveau Plan daction 2013-2020. Q Quel sera le rle des membres du comit ?R Nous conseillerons notamment le mi- nistre sur les mesures prendre afin dattein-dre lobjectif qubcois trs ambitieux de rduction des missions de GES de 25 % par rapport celles de 1990. Nous aborderons galement lentente conclue avec la Californie sur le systme de plafonnement et dchange de droits dmission de gaz effet de serre. Le Qubec et la Californie sont les deux premiers participants au march du carbone lchelle de lAmrique du Nord.Q Pourquoi le Qubec sinvestit-il autant alors que le Canada sest retir du protocole de Kyoto ?R Cest un choix des gouvernements qub-cois depuis au moins une dizaine dannes, que tient poursuivre, voire intensifier, la pr-sente administration. En labsence dun enga-gement suffisamment fort des grands tats et des fdrations, on remarque lmergence de nombreuses initiatives de lutte contre les changements climatiques provenant des gouvernements provinciaux, tatiques et rgionaux. Le Qubec prend de lavance dans ce dossier qui va finir par rattraper tout le monde. Q Selon vous, pourquoi avez-vous t choisi pour siger ce comit ?R Probablement en raison de mon implication dans le Nord pour mes travaux de recherche. Je suis membre du Centre dtudes nordiques depuis 30 ans et je participe au rseau de cen-tres dexcellence ArcticNet. Nous venons dailleurs de produire ArcticNet, une tude rgionale intgre sur ladaptation au chan-gement climatique et la modernisation au Nunavik et au Nunatsiavut. Je suis aussi engag dans des tudes qui portent sur la sen-sibilit du perglisol dans les communauts inuites. Plusieurs projets auxquels jai colla-bor ont servi de base scientifique pour des prises de dcision dans le domaine publique. Q Quelles situations avez-vous personnel-lement observes au Nord en lien avec le rchauffement climatique ?R Avec mon quipe, nous avons compil des donnes climatiques et observ limpact du rchauffement climatique sur le perglisol, sur les cosystmes et sur la vie des gens. Cette partie de notre territoire est affecte de faon notable. Nous aidons les administrateurs prendre les meilleures mesures dadaptation possible. Entre autres, choisir des m- thodes de construction adaptes au type de sol. Nous le faisons par exemple actuellement pour laroport dIqaluit au Nunavut. Cette plaque tournante du transport arien, trs affecte par le dgel du perglisol, doit tre mise niveau en raison de laugmentation importante du trafic qui accompagne le dve-loppement conomique.Q Comment voyez-vous votre participation au sein du comit consultatif ?R Je me vois un peu comme un tmoin de limpact rel des changements climatiques. Je serai aussi un peu la voix du Nord, mme si je nen suis pas un rsident permanent. Au Sud, on voit bien quelques effets, comme lindustrie du ski qui souffre des hivers plus doux, mais les rpercussions sont graduelles. Actuellement, les changements climati-ques au Nord sont loin dtre thoriques ! terme, il faut que tout le Qubec envisage de sacclimater.Les 16 experts conseilleront notamment Qubec sur les mesures prendre afin datteindre lobjectif de rduction des missions de GES de 25 % par rapport celles de 1990Cent quatre-vingt-onze pays taient runis la semaine dernire Varsovie lors de la 19e Confrence des Parties la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Czarek Sokolowski/AP PhotoMichel Allard, professeur-chercheur au Dpartement de gographie photo Katie Blasco/ArcticNet4le fil | le 21 novembre 2013rechercheen brefInauguration du caf Le Fou LISLAssociation des tudiantes et tudiants de Laval inscrits aux tudes suprieures (LIS) procdait, le 14 novembre dernier, louver-ture officielle de son caf Le Fou LIS, au pavillon Desjardins. Le vice-recteur excutif et au dveloppement, ric Bauce, tait notam-ment prsent. Louverture de ce caf rpond au besoin exprim par les tudiants des cycles suprieurs de se donner un endroit privilgi pour la tenue dactivits ou simplement pour changer. Au cur de sa mission, le caf orga-nisera des vnements saveurs artistique, scientifique, politique ou culturelle et favorisera la tenue de discussions et de rencontres, notam-ment pour les tudiants trangers. Tous les membres de la communaut universitaire sont invits sy rassembler ! Microprogramme en ducation lenvironnement et dveloppement durableCe nouveau programme de 12 crdits est une formation distance qui vise lengagement co-citoyen des jeunes et qui mise sur linter- disciplinarit, la pdagogie critique et lduca-tion aux sciences. Durant ce microprogramme de 2e cycle, les tudiants analyseront et conce-vront des activits de formation et des projets ducatifs sur le dveloppement durable en milieu scolaire ou professionnel. Celles et ceux qui dsirent sy inscrire pour la session dhiver 2014 ont jusquau 13 dcembre pour le faire.Pour connatre les cours offerts, consultez le www.distance.ulaval.ca.Bnvoles pour la Guignole et dons recherchs La Confrence Saint-Vincent-de-Paul/Marie-Guyart recherche 150 bnvoles pour la Guignole tudiante 2013 qui aura lieu le mercredi 27 novembre, de 8 h 18 h, dans tous les pavillons du campus. Les volontaires auront donner environ une heure de leur temps afin de solliciter la communaut universitaire donner gnreusement pour alimenter le fonds de dpannage qui vient en aide aux tudiants dans le besoin. Pour sinscrire, les bnvoles doivent crire ladresse guigolee.campuslaval@gmail.com et se verront ensuite assigner une heure de bnvolat durant la journe en plus dtre jumels. Toujours dans cet esprit de partage, lagence tudiante Prambule communication organise sa traditionnelle activit Apporte ton jouet qui se tiendra les 26, 27 et 28 novembre, de 9h 16 h, aux pavillons Alphonse-Desjardins, Charles-De Koninck, Ferdinand-Vandry et Palasis-Prince. Toute la communaut universitaire est invite apporter des jouets, des denres non prissables, des vtements et des produits dhygine corporelle lors de ces trois journes. Le bonheur est dans le pr gntiquement modifiLes avantages des OGM ont sduit les producteurs agricoles qubcois par Jean HamannAu Qubec, les varits gntiquement modifies couvrent maintenant 75 % des superficies consacres la culture du mas-grain. Les producteurs agricoles y voient des avantages pour eux et pour lenvironnement. photo FishhawkLes rserves que les produc-teurs agricoles qubcois entretenaient lendroit des plantes gntiquement modi-fies (GM) se sont estompes au cours des dix dernires annes. Pas tonnant puisque la majorit dentre eux estime que ces cultures leur facilitent la vie en plus dtre bnfi-ques sur le plan environne-mental. Voil en substance ce qui se dgage dune enqute mene par la professeure Gale West, du Dpartement dconomie agroalimentaire et des sciences de la consom-mation, dont les rsultats ont t prsents lors dune rencontre de lObservatoire Transgne qui se droulait sur le campus le 19 novembre.Rappelons que les cultures GM ont fait leur apparition controverse dans les cam-pagnes qubcoises il y a une quinzaine dannes. En 1999, les varits GM de mas, de canola et de soya reprsen-taient 25 % des superficies de ces trois cultures au Qubec. En 2011, ce chiffre avait grimp 65 %.En 2003, la professeure West a men une premire enqute pour connatre les perceptions des produc-teurs de grandes cultures lendroit de ces varits. Neuf ans plus tard, la demande du ministre de lAgriculture, des Pcheries et de lAlimen-tation, elle est retourne son-der 516 producteurs du mme secteur pour voir comment les choses avaient volu. lusage, les producteurs ont constat que les vari-ts GM rduisaient le temps de travail et le nombre din-terventions au champ, les dpenses en carburant et la manipulation dinsecticides, rapporte la chercheuse. Le pourcentage de producteurs qui croit fortement que les plantes GM ne sont pas noci-ves pour la sant est pass de 34 48 %. Dailleurs, ils sont maintenant 45 % dire quils nauraient aucune crainte nourrir leur famille avec des plantes GM, une hausse de 7 points de pourcentage par rapport 2003.Les producteurs estiment que le public est mieux inform quil y a dix ans au sujet des plantes GM, mais quil demeure malgr tout mal inform, notamment en raison de la faible crdibilit des mdias dans ce domaine. Ils croient toujours que les groupes environnementaux ont un poids trop grand dans la dfinition des politiques entourant les GM, mais ils sont toutefois moins hos-tiles aux prises de position de ces groupes quil y a dix ans. Peut-tre parce que les producteurs ont constat que les environnementalistes navaient pas obtenu ce quils demandaient , avance la pro-fesseure West.Une majorit de produc-teurs (52 %) croit fermement que les varits GM vont dominer lagriculture de demain. Le tiers des rpon-dants sont trs conscients quils sont en position de dpendance par rapport aux producteurs de semences GM, mais ils sen accommo-dent bien. Malgr lengoue-ment des cultures bio, 69 % des rpondants prdisent un rle mineur ces productions dans lavenir, une hausse de 14 points de pourcentage par rapport 2003. Dailleurs, les producteurs jugent que le voisinage entre les cultu-res GM et bio ne pose pas de risque, mais ils acceptent tout de mme le principe dune zone tampon.Enfin, certaines varits GM permettent de forcer les doses dherbicides utilises dans les champs pour radi-quer les mauvaises herbes. La crainte que cette approche ne favorise lmergence de mauvaises herbes rsistantes aux herbicides est moins pr-sente au Qubec quailleurs au Canada, a constat la pro-fesseure West. Pourtant, une trentaine de rpondants a signal la prsence de prles rsistantes un herbicide dans leurs champs, souligne- t-elle. Le fait quune bonne part ie des producteurs prfre ne pas voir le pro- blme minquite un peu. a suggre quil est important de leur rappeler limportance dappliquer rigoureusement toutes les consignes lies lusage des plantes GM. Les varits GM rduisent le temps de travail et le nombre dinterventions au champ, les dpenses en carburant et la manipulation dinsecticidesphoto Marc Robitaille5le fil | le 21 novembre 2013 socitLe fi l des vnementsAnnonce : 1/4 bandeau 10,125 po x 3,5 poDate : 21 novembre 2013Tables rondesDialogue publicCin-dbatJeux de socit et de rleRallyeDmonstrationsKiosquesExpositionsJeudi 28NOVEMBRE2013DE 10 H MINUITAU MUSE DE LA CIVILISATIONOuvert tousGRATUIT NOVEMBREInformation 418 643-2158Programmation compltescienceetsociete.ulaval.caTHMES : Les soins de sant,lavenir de la mdecine Les technologies numriques Vivre en milieu urbain Les enjeux thiques lis la science daujourdhuiUne initiative de lUniversit Laval et des Muses de la civilisationLes tlphones intelligents, les tablettes et les ordinateurs portables changent radicalement notre faon de naviguer sur le Web, mais galement notre manire de nous informer. La dernire enqute publie par le Centre dtudes sur les mdias lUniversit Laval et le Consortium canadien de recherche sur les mdias met en lumire des changements profonds dans les habitudes des Qubcois francophones. Par exemple, le temps con- sacr la recherche dinformation sur les nouveaux mdias augmente substantiel-lement, passant de 7 minutes en moyenne Les internautes sont surtout en qute dinformations lgres et pratiques sur Internet, notamment sur la mto, les livres, les disques, le cinma.Comment les Qubcois sinforment-ils?en 2007 19 minutes en 2013. Lutilisation globale des nouveaux mdias comme source dinformation crot aussi, passant 20 % du temps allou linformation.Cest la quatrime fois depuis six ans que les deux organismes de recherche tentent de rpondre cette question : comment les Qubcois sinforment-ils ? Pour ce faire, Sbastien Charlton, Daniel Giroux et Michel Lemieux ont sond et rencontr prs de 500 francophones provenant de plusieurs rgions du Qubec. Leurs rsultats fournis-sent de prcieux renseignements aux mdias qui ont tant besoin de suivre un march de plus en plus volatil pour prendre des dci-sions appropries. Ainsi, mme si la tlvi-sion demeure encore le premier mdia pour sinformer devant la radio et Internet qui arrivent ex quo, son importance samenuise puisquelle a perdu 6 points de pourcentage depuis 6 ans. Ajoutons galement que la pro-portion de lecteurs rguliers de quotidiens payants est maintenant moindre que celle des gens qui sabreuvent aux sites de nouvelles.Ltude rvle aussi une autre ralit : la fracture entre les gnrations sur la faon de sinformer. Les moins de 35 ans consul-tent dautres crans que celui de la tlvision pour se tenir au courant. Ces derniers met-tent aussi beaucoup plus de commentaires sur les sites et les rseaux sociaux, particu-lirement les moins de 25 ans. Cette rup-ture gnrationnelle va certainement avoir des consquences sur le type dinformation diffuse sur les nouvelles plateformes, fait observer Daniel Giroux, secrtaire gnral du Centre dtudes sur les mdias. Je ne suis pas certain que le traitement rserv la politique par les mdias traditionnels rejoint les jeunes. Sinterroger pendant des jours sur la tenue ou non dlections ou suivre la faon dont les politiciens rpliquent telle ou telle petite phrase les intresse peu. Les donnes recueillies par les chercheurs confirment son analyse. Selon les rsultats obtenus, les internautes sont surtout en qute dinformations lgres et pratiques sur Internet, notamment sur la mto, les livres, les disques, le cinma. La tlvision et les quotidiens, eux, fournissent les principaux ingrdients de la dfinition traditionnelle de linformation : actualit politique, conomie et finance, sport, faits divers , comme le pr-cise lenqute. Ce glissement, confirm par dautres donnes comme celles recueillies depuis 15 ans aux tats-Unis par le Pew Research Center, inquite Daniel Giroux. Je me demande quelle place vont avoir lavenir les grands dbats de socit dans les mdias, dautant plus que le passage sur sup-port numrique pose de nouveaux dfis pour la relation avec les annonceurs. Les publici-taires qui saffichent sur Internet sattendent en effet coller le plus possible aux contenus diffuss pour cibler les acheteurs potentiels, ce qui peut causer un srieux casse-tte en matire dindpendance de linformation.Pour consulter le rapport de recherche : cem.ulaval.caUne rcente enqute mene par le Centre dtudes sur les mdias laisse entrevoir une fracture numrique entre les gnrations par Pascale GuricolasLes moins de 35 ans consultent dautres crans que celui de la tlvision pour se tenir au courant et mettent aussi beaucoup plus de commentaires sur les sites ou les rseaux sociaux6le fil | le 21 novembre 2013Sur laccord de libre-change Canada-Union europenneSelon Maurice Doyon, le libre march nest pas une bonne affaire pour les pro-ducteurs de lait au Qubec. Regardez aux tats-Unis : quand le prix du lait monte, les leveurs augmentent leur troupeau pour pro-duire davantage. Le march devient inond et le prix se met baisser [] Les btes continuent pro-duire du lait et le prix chute davantage, ce qui pousse les leveurs la faillite. En Californie, des producteurs ont t montrs du doigt pour avoir tu des vaches en bonne sant, afin de forcer la remonte du prix du lait. Sur le transfert dentreprises qubcoises aux trangersAu Qubec, le transfert du sige social dune entre-prise gnre des craintes lgard du maintien des emplois. Quand un sige social sen va, nous per-dons un peu le contrle sur les emplois et sur les achats effectus auprs des fournisseurs locaux, dit Maripier Tremblay. Qubec, nous sommes en mesure de constater cet avantage dans le domaine des assurances, avec la prsence de nombreux siges sociaux. Elle assure la stabilit. Elle procure un bon coussin lconomie rgionale. Sur la Loi sur le dveloppement durableLe rapport dtape de 2011-2012 de la mise en uvre de la stratgie gouverne-mentale de dveloppement durable 2008-2013 recense les toutes dernires actions mises de lavant par les ministres et les organismes de ltat qubcois. Est-ce que lvaluation soumise dans ce rapport est bien faite ? sinterroge Paule Halley. La question doit tre pose. Le rapport nous donne une ide des actions entreprises par les minis- tres et organismes. Il nous dit sils ont respect ou non leurs obligations dans tel ou tel cas, mais il donne trs peu dinformation sur laspect qualitatif. socitils ont dit...Maurice Doyon, professeur au Dpartement dconomie agroalimentaireLactualit, 1er dcembreMaripier Tremblay, professeur au Dpartement de management Le Soleil, 16 novembrePaule Halley, professeure la Facult de droitLe Devoir, 16 novembreLconomie du savoir et ses emplois bien rmunrs, les innovations organisation- nelles qui sont porteuses dune autonomie accrue pour le travailleur, ou la baisse mar-que, en usine, des emplois trs contraignants sur le plan physique : autant de phno-mnes qui laissent croire que la qualit de lemploi a fait un bond en avant depuis un quart de sicle. Pourtant, le portrait nest pas si rose en ce qui concerne les salaires. La rmunration stagne ou diminue depuis une trentaine dannes , affirme Paul-Andr Lapointe, professeur au Dpartement des relations industrielles.Le 6 novembre, au pavillon J.-A.-DeSve, le profes-seur Lapointe a fait part des rsultats dune recherche quil a mene sur lvolution de la qualit de lemploi au Qubec. Son chantillon, constitu de donnes de Statistique Canada, couvrait la priode situe de 1961 2010. Le sommet des sa- laires a t atteint au milieu des annes 1970, dit-il. En 2010, on navait pas encore rattrap ce sommet. Selon lui, aujourdhui, en valeur relle ajuste au cot de la vie, on gagne moins, en moyenne, que ce quon gagnait il y a une trentaine dannes. Toutefois, poursuit-il, les salaris les mieux rmu-nrs ont vu leur situation La rmunration de la plupart des travailleurs qubcois tire de la patte depuis une trentaine dannespar Yvon LaroseDes salaires qui stagnent ou se dtriorentsamliorer, alors que les autres ont vu leurs revenus stagner ou se dtriorer. Cela a grandement contri-bu accrotre les ingalits de revenu. Au Qubec, comme au Canada, la notion de qualit de lemploi na pas suscit beaucoup dintrt, jusqu prsent, de la part des cher-cheurs. Une des rares tudes sur le sujet a t publie rcemment par lInstitut de la statistique du Qubec (ISQ). Elle couvre la priode comprise entre 1997 et 2011. Les chercheurs ont dcou-vert que les emplois de faible qualit auraient dimi-nu de 7,7 % durant la priode tudie. En revanche, les emplois de qualit moyenne auraient augment de 1,8 %. La palme revient cependant aux emplois de qualit le-ve dont la proportion aurait grimp de 5,9 %. Par qualit leve, lInstitut entend des emplois permanents et qua-lification leve, et dont le salaire horaire, en 2011, tait de 17,75 $ et plus. Paul-Andr Lapointe sins-crit en faux contre ces pour-centages. Dans mon tude, indique-t-il, jai considr plusieurs indicateurs de mesure. LISQ, lui, na retenu que lindicateur le plus favo-rable, ce qui permet de voir les choses de faon plus posi-tive. En outre, sous prtexte dexclure les tudiants de leur chantillon, ils ont exclu les salaris les plus faiblement rmunrs, lesquels repr-sentent de 10 15 % de la main-duvre. Selon lui, plusieurs syn-dicats ont d accepter des concessions salariales pour leurs membres au cours des 20 dernires annes. Ce ph-nomne a eu pour cons-quence une certaine dgra- dation des revenus. Au cours de cette priode, pour com-penser la stagnation et le dclin des salaires, lendette-ment a cr fortement, au point de reprsenter aujourdhui en moyenne quelque 150 % du revenu des salaris. Derrire lvaluation de la qualit de lemploi, soutient Paul-Andr Lapointe, cest lvaluation des politiques publiques relatives au travail et lemploi, du systme co-nomique dans son ensemble et des stratgies des acteurs sociaux qui sont en cause. Le professeur souligne que le salaire minimum rel a dimi-nu au fil des ans et que seu-lement 50 % des chmeurs se qualifient, aujourdhui, pour les prestations dassurance- emploi. Il ajoute que la situa-tion appelle une rflexion globale. Avec dautres, poursuit-il, je soutiens la thse que les financiers ont chang le rgime capitaliste. Dans le pass, les salaires taient vus comme une demande de consommation. Ils sont dsormais considrs comme un cot quil faut chercher rduire le plus possible. Quatre forces agiraient sur la rmunration. Dabord, la financiarisation qui a pour effet de tirer vers le haut les revenus des salaris les mieux rmunrs. Ensuite, les poli-tiques publiques qui crent un plancher salarial, lequel sest abaiss. Il y a aussi la mondialisation. Ce phno-mne met en concurrence tous les salaris de la plante sur la base des cots de main- duvre. Ce faisant, len-semble de la pyramide des salaires se trouve tir vers le bas. Quant au syndica-lisme, explique Paul-Andr Lapointe, il a pour effet daug-menter la classe moyenne, mais celle-ci saffaiblit. La solution passe par le renfor-cement du syndicalisme. Une telle force crerait une classe moyenne plus importante qui, en plus, tirerait vers le haut les faibles salaris. Le mouvement Occupy Montral, le 15 octobre 2011. Ce mouvement international de protestation ciblait principalement les ingalits conomiques et sociales, dont les ingalits de revenu. photo Creative CommonsLe syndicalisme crerait une classe moyenne plus importante qui tirerait vers le haut les faibles salaris 7le fil | le 21 novembre 2013 sur le campusQ3La bataille mene par une majorit de conseillers municipaux de Toronto pour priver le maire de ses prrogatives illustre le manque de mcanismes lgislatifs pour rele-ver de ses fonctions un maire devenu fort embarrassant. De quoi relancer peut-tre les tentatives en faveur dune dmocratie plus participative donnant plus de pouvoirs aux citoyens. Lopinion de Steve Jacob, profes-seur au Dpartement de science politique, qui enseigne notamment lthique et ladminis-tration publique.Q Les dispositions du droit municipal onta-rien auraient-elles pu forcer Rob Ford dmissionner ? R Le code dthique de la Ville de Toronto prcise quon sattend ce que les lus adop-tent les comportements les plus adquats avec les plus hauts standards de conduite. Il semble y avoir un trs grand dcalage entre les at- tentes assez leves dcrites dans ce pram-bule et limposition dune sanction lorsquun lu, comme le maire actuel, scarte de ces rgles de dontologie. Entre les lections, un membre du conseil peut perdre son sige uniquement sil est condamn pour un dlit selon le Code criminel canadien, ou pour avoir failli dclarer un conflit dintrts. Cela semble donc trs limit. Dans le cas de Rob Ford, il faut rappeler quil na pas t condamn, et quune cour dappel a annul en janvier dernier la destitution du maire, dcide par un juge de la Cour suprieure de lOntario. [Rappelons quen novembre 2012, le premier magistrat avait t trouv coupable de conflits dintrts pour avoir particip au vote du remboursement de dons par la Ville sa fondation prive pour les jeunes joueurs de football.] De son ct, mme si le gouver-nement de lOntario se rend compte quil y a un problme de gouvernance, la premire ministre attend pour intervenir directement. Une attitude assez logique, car le gouverne-ment de la province ne peut singrer dans les affaires municipales en fonction des dcisions dun maire quil apprcie ou non.Q Quels sont les exemples de lgislation o les lecteurs peuvent rappeler leurs lus lordre avant lchance des lections ? R Dans certains pays et dans certaines pro-vinces canadiennes, comme la Colombie-Britannique, les lecteurs ont la possibilit Le 22 octobre, lUniversit Laval est devenue la premire universit qub-coise adhrer au programme Fiert au travail Canada. Ce programme invite les entreprises, incluant les tablissements postsecondaires, faciliter linclusion des employs LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres) dans leur milieu de travail. Doctorante en service social, Anne-Sophie Ruest Paquette est linstigatrice de ladhsion de lUniversit ce pro-gramme. Elle est galement prsidente sortante du GGUL (Groupe gai de lUni-versit Laval). Jusqu tout rcemment, seule une universit ontarienne, tait partenaire de Fiert au travail Canada, explique Anne-Sophie Ruest-Paquette. Le GGUL, qui a ft en 2012 son 35e anniversaire, souhaitait que lUni- versit Laval devienne la premire uni-versit qubcoise en faire partie. Nous pensons que cette collaboration sinscrit dans la continuit des efforts de ltablissement pour demeurer lafft des enjeux sociaux dactualit. Ne dites surtout pas cette jeune femme engage que lhomophobie ou encore que la transphobie laversion pour les personnes transsexuelles ou transgenres nexistent pas lUniver-sit. Elle ne vous croira pas, exemples lappui. Lors de journes portes ou- vertes, certains regards et comporte-ments mprisants lendroit des res-ponsables du kiosque tenu par le GGUL ne trompent pas, dit-elle. Sans compter les actes de vandalisme commis ces der-nires annes dans les locaux du groupe ou sur des affiches. De la mme faon quelles perdurent au Qubec, ces ido-logies haineuses sont prsentes sur le campus. Cest malheureux, quand on pense que lUniversit est le milieu de travail de milliers demploys, ainsi que le milieu dapprentissage des btisseurs de la socit de demain. Originaire de lOntario, Anne-Sophie Ruest-Paquette ne connaissait per-sonne lors de son arrive Qubec Le campus de la diversitEn adhrant au programme Fiert au travail Canada, lUniversit illustre sa volont de faire du campus un lieu dpanouissement pour toutes les personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle par Rene Larochelleen septembre 2010. Le Groupe gai de lUniversit Laval est devenu en quelque sorte sa famille daccueil. Elle souligne dailleurs que, pour bien des nouveaux tudiants, les locaux du GGUL repr-sentent souvent le premier lieu o ils parlent quelquun. On voit parfois des tudiants passer et repasser dix fois devant le local avant de se dcider entrer, dit-elle. Ils vivent parfois beau-coup dinscurit; le groupe devient pour eux une plateforme daffirmation de soi. Dans limmdiat, lUniversit ne pr-voit pas organiser des activits con- crtes en lien avec Fiert au travail Canada. Cela dit, elle montre claire-ment sa volont de faire du campus un lieu ouvert, o peuvent spanouir tous les individus, quelle que soit leur orien-tation sexuelle, estime Anne-Sophie Ruest-Paquette. En soi, cest dj un trs bon signe.Groupe Gai de lUniversit Laval : ggul.orgFiert au travail Canada : prideatwork.caLUniversit Laval est devenue, le 22 octobre dernier, la premire universit qubcoise adhrer au programme Fiert au travail CanadaSteve Jacob sur les mcanismes lgislatifs pour destituer le maire de Torontode demander un rfrendum rvocatoire envers un lu qui aurait failli sa tche. Contrairement la dmocratie reprsenta-tive o les reprsentants disposent presque dun chque en blanc entre deux lections, ce modle de dmocratie participative permet aux lus dtre redevables envers les citoyens. Pour ce faire, ces derniers doivent recueillir un certain nombre de signatures, et la popu-lation se prononce alors sur la destitution de cet lu puis, ventuellement, sur la dsi-gnation dun successeur. Les motifs sont trs varis, quil sagisse de problmes de com-portements ou dun manque dthique dans lutilisation de fonds publics. Ainsi, le maire de San Diego a fait face cet t une telle pro-cdure pour harclement sexuel envers une employe. En 2002, Arnold Schwarzenegger est devenu gouverneur de la Californie la suite dun rfrendum rvocatoire contre le dmocrate Gray Davis. Aux tats-Unis, ce type de procdure est utilis dailleurs assez frquemment tous les niveaux de pouvoir, pour les conseillers municipaux, les maires ou les lus de certains tats, la seule exception tant la fonction de prsident du pays. Sur les 150 rfrendums des dernires annes, la moiti des lus ont t rvoqus. En fait, bien souvent, les personnes concernes par ce type de mesure dmissionnent avant que le rfrendum nait lieu, comme en Colombie-Britannique, en 1998, o une ptition de 25 000 noms avait t lance contre le dput libral Paul Reitsma qui avait sign sous un pseudonyme des lettres encensant son travail dans un journal local.Q Comment viter que les lus ne tombent dans le populisme avec une telle pe de Damocls au-dessus de leur tte ? R Certains garde-fous existent comme le nombre minimal de signatures exig pour un rfrendum rvocatoire, en gnral autour de 5 10 % de la population. Dans certains tats amricains, 25 30 % des lecteurs doi-vent signer un registre. Je ne pense pas que les citoyens se mobiliseraient pour bloquer un seul projet port par un lu; ils sont capa-bles de faire la part des choses et de consi-drer lensemble de ses ralisations. De toute faon, la dmocratie sappuie sur le principe voulant que la population et le citoyen don-nent des lus le droit de les gouverner. Au Qubec, le Parti qubcois avait propos dans sa dernire plateforme lectorale la mise en place de rfrendums dinitiative populaire, qui permettent aux citoyens de solliciter une consultation. Cependant, lors du dernier Conseil national du Parti qubcois, Bernard Drainville, celui qui avait dfendu cette ide, a annonc que cela ne se ferait pas prochai-nement. Les citoyens ont aussi accs des procdures de consultation, comme celle qui a eu lieu sur un site Web propos du projet de Charte des valeurs qubcoises. Nanmoins, cette dmarche reste uniquement consul-tative, et le ministre peut ensuite choisir les lments qui lintressent davantage pour rdiger un nouveau projet.Propos recueillis par Pascale Guricolas8le fil | le 21 novembre 2013Il ny a pas dire : le Muse de la civili-sation et lUniversit Laval soufflent en- semble 25 bougies. Depuis le 19 octo-bre 1988, date douverture officielle du Muse, les diverses collaborations entre cette institution et lUniversit nont cess daugmenter. Nombreux sont nos pro-fesseurs qui, titre de conseillers scien-tifiques, ont particip aux expositions de ce muse visit par prs de 16 millions de personnes depuis son ouverture.Or, la tche de conseiller scientifique nest pas sans exiger beaucoup de sou-plesse de la part des professeurs, qui doi-vent littralement sortir de leurs zones de confort. Habitus sadresser des audi-toires dtudiants, ils saperoivent rapide-ment que leur travail devra tenir compte de publics aussi diffrents que des lves du secondaire, du collgial ou encore des Sortir des sentiers battusDepuis louverture du Muse de la civilisation, il y a 25 ans, nombreux sont nos professeurs qui ont contribu, titre de conseillers scientifiques, la ralisation de diverses expositionspar Rene Larochellepersonnes ges. Parlez-en quatre pro-fesseurs au Dpartement des sciences his-toriques qui ont vcu lexprience. Cest un aspect auquel on est plus ou moins sensible au dbut quand on participe un projet de ce genre , constate Martin Pquet, professeur au Dpartement des sciences historiques et consultant pour lexposition Partir sur la route des fran-cophones . Cette exposition permanente retrace lhistoire des francophones ayant quitt le Qubec ou le Canada pour vivre ailleurs en Amrique du Nord. Au cours des mois prcdant lexposi-tion, lhistorien a propos des pistes dex-ploration, valid des contenus, remis cent fois sur le mtier son ouvrage. Pour lui, les contraintes avec lesquelles un muse doit composer ne sont pas tant les chances serres, mais bien celle, trs concrte, de lespace puisquune salle nest pas dote de dimensions infinies Comme expert, on peut faire valoir que tel ou tel fait historique important devrait figurer dans lexposition, dit Martin Pquet. Par exemple, jaurais aim que lon insiste davantage sur la rvolution indus-trielle durant laquelle 900 000 Canadiens franais ont migr aux tats-Unis pour aller travailler dans les filatures de coton partir des annes 1840. Cela dit, les res-ponsables de lvnement ont faire des choix rationnels et cest trs comprhensi-ble. lui seul, lexode des Canadiens fran-ais vers la Nouvelle-Angleterre pourrait faire lobjet dune exposition ! Ayant dirig des fouilles archologiques dans les annes 1980 et 1990 en Syrie, Michel Fortin a t conseiller scientifique pour lexposition Syrie, terre de civili-sation qui a eu lieu de mai 2000 jan-vier 2001. Trs populaire, lvnement a attir plus de 450 000 visiteurs. Cest plus dtudiants que je nen aurai jamais dans toute ma carrire ! souligne avec humour Michel Fortin. En plus dcrire le volumi-neux catalogue de lexposition, larcho-logue a crit des notices pour chacun des 400 objets exposs. Un travail de moine, quand on considre que chaque notice ne devait pas dpasser 300 caractres. Il fallait vulgariser, abrger, remettre en contexte, en somme, avoir un discours trs terre terre, raconte Michel Fortin. Cela nous sort forcment du cadre universitaire et nous oblige faire de la recherche de manire originale. Pour Didier Mhu, conseiller scientifique pour lexposition Gratia dei. Les chemins du Moyen ge , organise en mai 2003, lexercice oblige revoir sa manire de tra-vailler. Alors que le travail universitaire est inscrit dans un temps long, la prpara-tion dune exposition, elle, sinscrit dans lurgence, ce qui est assez peu confortable et rarement satisfaisant , affirme ce profes-seur dhistoire mdivale. De son ct, Jocelyn Ltourneau dit avoir dcouvert le dcalage important exis-tant entre lintention des concepteurs de lexposition, la traduction de ces intentions par les musographes et, enfin, leur rcep-tion par le public. Il a fait partie de lquipe qui a tabli le concept de lexposition per-manente Le temps des Qubcois , et dfrich les thmes autour desquels a t construite lexposition. Quand il sagit dun sujet comme celui de lhistoire du Qubec, explique-t-il, les visiteurs sont habits de prconceptions qui rendent difficile leur conscientisation dautres visions du pass. Quon le veuille ou non, interprter le pass est hasardeux et dlicat. Cest marcher sur le mince fil rouge qui spare le scientifique du politi-que, et la vrit de la responsabilit. Les conseillers scientifiques doivent sadresser des publics aussi diffrents que des lves du secondaire, du collgial ou encore, des personnes ges19muse de la civilisationSortir des sentiers battusPour Didier Mhu, conseiller scientifique pour lexposition Gratia dei. Les chemins du Moyen ge , organise en mai 2003, lexercice oblige revoir sa manire de tra-vailler. Alors que le travail universitaire est inscrit dans un temps long, la prpara-tion dune exposition, elle, sinscrit dans lurgence, ce qui est assez peu confortable et rarement satisfaisant , affirme ce profes-seur dhistoire mdivale. De son ct, Jocelyn Ltourneau dit avoir dcouvert le dcalage important exis-tant entre lintention des concepteurs de lexposition, la traduction de ces intentions par les musographes et, enfin, leur rcep-tion par le public. Il a fait partie de lquipe qui a tabli le concept de lexposition per-manente Le temps des Qubcois , et dfrich les thmes autour desquels a t construite lexposition. Quand il sagit dun sujet comme celui de lhistoire du Qubec, explique-t-il, les visiteurs sont habits de prconceptions qui rendent difficile leur conscientisation dautres visions du pass. Quon le veuille ou non, interprter le pass est hasardeux et dlicat. Cest marcher sur le mince fil rouge qui spare le scientifique du politi-que, et la vrit de la responsabilit. linitiative de lUniversit Laval et du Muse de la civilisation, les premires Rencontres science et socit de Qubec auront lieu le jeudi 28 novembre de 10 h minuit, au Muse. Elles seront, pour les chercheurs et apprentis chercheurs scientifiques de la rgion de Qubec, une occasion privilgie de ren-contrer leurs concitoyens, jeunes et moins jeunes, afin de discuter science, recherche, innovation, thique et avenir. Des tables rondes, des discussions, un cin-dbat autour du film Intouchables, des jeux de socit et de rle, un rallye, des dmonstrations et des expositions sont au menu ! Les quatre thmes principaux abords seront : les soins de sant et lavenir de la mdecine; les technologies numriques; vivre en milieu urbain; les enjeux thiques lis la science daujourdhui. Toutes les activits pro-poses seront gratuites et ouvertes tous. Pour plus dinformation sur le programme : scienceetsociete.ulaval.caLa science sinvite au Muse !Lexposition Le Temps des Qubcois prsente depuis 2004. photo Idra Labrie/perspective1 Lexposition Partir sur la route des francophones au Muse de lAmrique francophone depuis 2010. 2 Lexposition Syrie, terre de civilisations prsente en 2000. photo Jacques Lessard 3 Heaume de chevalier prsent dans lexposition Gratia Dei. Les chemins du Moyen ge en 2003. photo Jacques Lessard2310le fil | le 21 novembre 2013scienceen brefCrmonie des sarraus en medicine La Facult de mdecine a tenu sa premire crmonie de remise des sarraus le 14 no- vembre au Thtre de la cit universitaire. Une salle comble a chaudement applaudi les 230 nouveaux tudiants admis au doctorat en mdecine lorsquils ont prononc leur adhsion au code de professionnalisme. Le vice-doyen aux tudes de premier cycle, Jean-Franois Montreuil, a expliqu que cette crmonie est loccasion idale de sengager envers la pro-fession. Il a galement ajout quen portant le sarrau, ces tudiants deviennent des ambas- sadeurs de la profession mdicale et de la Facult qui compte plus de 160 ans dhistoire. Les avances de la gastronomie molculaire Vingt-cinq ans aprs la cration officielle de la gastronomie molculaire, force est de consta-ter que ses concepts se sont clarifis, et que les travaux scientifiques se sont mieux distingus des travaux technologiques. Lors de sa conf-rence grand public La gastronomie molcu-laire a 25 ans, ses avances et ses applications , le physico-chimiste Herv This, du Groupe de gastronomie molculaire lAgroParisTech, abordera quelques travaux fondamentaux de gastronomie molculaire et expliquera com-ment la technique et la technologie gagnent valoriser ces travaux. Il parlera galement de la cuisine note note , un concept de son invention qui combine des composs purs afin de crer des aliments.Jeudi 28 novembre, 11 h, au local 2830 du pavillon Alexandre-Vachon. Entre libre.Chants sacrsLes 80 choristes du Chur de lUniversit Laval se prparent fbrilement pour le concert de Nol du chur qui aura lieu le samedi 30 novembre lglise Saint-Thomas-dAquin. Ils chanteront, sous la direction de Guy Laviqne, le motet Lobet den Hern de Jean-Sbastien Bach, le sublime Magnificat dArvo Prt et des extraits du Messie de Haendel. Ils entonneront galement des extraits des Vpres de Sergei Rachmaninov, un chef-duvre de la musique russe orthodoxe, ainsi que des airs de Nol traditionnels. Le chur sera accompagn par la pianiste Anne-Marie Bernard.Samedi 30 novembre, 20 h, lglise Saint-Thomas-dAquin (au coin des rues Myrand et Louis-Jolliet). Cot : 20 $ (grand public) et 15 $ (tudiants) en prvente au bureau de lAsso-ciation des diplms (local 3548 du pavillon Alphonse-Desjardins). Il en cotera 25 $ et 15 $ la porte.On savait que le soya contenait des pep-tides qui amlioraient la rgulation du glucose sanguin chez les personnes dia-btiques, mais on ignorait leur identit et leur mcanisme daction. Une quipe de lInstitut de nutrition et des aliments fonctionnels (INAF) vient de lever une partie du voile qui entoure cette ques-tion en isolant des peptides de soya qui facilitent lentre du glucose dans les cellules musculaires.Cyril Roblet, Alain Doyen, Jean Amiot, Genevive Pilon, Andr Marette et Laurent Bazinet ont fait appel une technologie dveloppe lINAF pour reprer ces prometteuses molcules. Ce procd, appel lectrodialyse avec membrane dultrafiltration, permet de couper les protines en composantes plus petites des peptides , laide denzymes digestives et de sparer ces peptides en fonction de leur poids et de leur charge lectrique. Tout a dans un mme bioracteur. La difficult consiste reprer les peptides respon-sables de laction biologique recherche dans un mlange qui peut en contenir plus de 150 , explique Laurent Bazinet. Le soya renferme des peptides qui pourraient aider les diabtiques mieux rguler leur glycmie et contourner le problme de rsistance linsuline.Des chercheurs sont sur la piste de peptides vgtaux qui facilitent la rgulation du glucose sanguinpar Jean HamannLe soya, survolteur dinsuline?La difficult consiste reprer les peptides responsables de laction biologique recherche dans un mlange qui peut en contenir plus de 150 En appliquant leur procd des protines de soya, les chercheurs ont obtenu des fractions peptidiques quils ont ensuite testes sur des cellules musculaires in vitro dans un milieu contenant de linsuline. Rsultats ? La prsence dinsuline seule augmente la captation de glucose par un facteur 1,5 compar un milieu neutre. Lorsquon ajoute certaines fractions peptidiques au milieu, ce facteur grimpe 2,5. Ces mol- cules agiraient sur lAMPK, une enzyme implique dans la rgulation du glucose sanguin, dmontre ltude que les cher-cheurs publient dans un rcent numro de la revue scientifique Food Chemistry. Pour le moment, on ne sait pas quelles molcules contenues dans ces fractions produisent cette augmentation, recon-nat le professeur Bazinet. Il sagit sans doute dun effet synergique de quelques peptides. La prochaine tape consiste dcouvrir leur identit. Et si jamais son quipe trouvait ? Nous allons breveter la squence de ces peptides, rpond-il sans hsitation. Les personnes diab-tiques pourraient recourir un mdi-cament contenant ces molcules pour mieux contrler leur glycmie et pour contourner le problme de rsistance linsuline. 11le fil | le 21 novembre 2013 artsen brefIl tait une fois en musiqueRetrouvez votre cur denfant et ouvrez grand vos oreilles avec lEnsemble vent et percussion de Qubec. Il vous racontera des histoires abra-cadabrantes, fantastiques et irrsistibles ! Les 55 musiciens de lensemble entament la saison en prsentant un concert consacr aux fables merveilleuses et la musique quelles inspirent. Le programme prsentera certaines pices majeures du rpertoire symphonique dont LApprenti Sorcier de Paul Dukas ainsi que Pierre et le loup de Sergei Prokofiev. Le 23 novembre, le concert sera anim par le comdien Martin Lebrun. La reprsentation jeunesse du dimanche 24 novembre laissera place une formule conue pour les familles, avec un bazar musical avant le concert. Des performances musicales indites, des essais dinstruments et un atelier de direction dor-chestre seront alors offerts tous.Samedi 23 novembre, 20 h, la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault. Dimanche 24 novembre, ds 13 h 30. Renseignements : www.billetech.com Nouveaux mondes paramtriquesQuels effets ont les technologies informatiques rcentes sur larchitecture, sa conception et sa construction ? Cest ce que vous propose de dcouvrir lexposition Protiforme : architec-ture paramtrique . Tout au long des tapes de conception de 11 projets labors par des membres de jeunes firmes qubcoises et onta-riennes se profilent les mondes multiples ren-dus possibles par la modlisation paramtrique.Jusquau 13 dcembre, la salle dexposition Jean-Marie-Roy (local 1106) de lcole darchi-tecture (1, cte de la Fabrique).Concert de NolLe chur et les solistes de la Facult de musi-que ainsi que son atelier de musique baroque prsentent la Messe de minuit pour Nol de Marc-Antoine Charpentier. crite autour de 1690, la messe est inspire dairs de Nol qui taient populaires cette poque. Il sagit dune occasion en or dentendre ce chef-duvre de la musique baroque franaise en un lieu dont larchitecture fait cho cette musique sacre. Vendredi 29 novembre, 20 h, la basilique-cathdrale Notre-Dame de Qubec. Prix dentre : 20 $. Billets en vente la cathdrale (secrtariat) au 418 692-2533 ou la Facult de musique (local 3312 du pavillon Louis-Jacques-Casault) au 418 656-7061.Le soya, survolteur dinsuline?Une salle de rptition, sept comdiens et aucun texte crit davance. Cest ainsi qua dmarr l aventure dOvertime. Les membres de la troupe Les Treize ont mis contribution leurs talents dimprovisateurs. Ce beau dlire cratif a amen son lot de moments cocasses et de rpliques savoureuses. Les meilleures ides ont t conserves, ce qui a permis de crer une histoire de 32 say-ntes. Chacun des comdiens a collabor lcriture sous la Lart de prendre des risques collectifsLa troupe de thtre Les Treize revient en force avec une cration originale et audacieuse intitule Overtimepar Matthieu Dessureaultdirection du metteur en scne Simon Lepage. Un projet audacieux qui est encore en volution au moment dcrire ces lignes.Le prsident de la troupe et codirecteur de la produc-tion, Eric Robitaille, convient que lcriture collaborative est une dmarche prilleuse. Cependant, il rappelle aussi que le thtre, cest lart de prendre des risques collectifs. a permet dtre impliqu physiquement et motive-ment dans un projet commun. Notre projet est risqu, mais je sais que a va bien aller , affirme ltudiant la matrise en technologie ducative.Pour sa huitime pice dans Les Treize, il jouera le rle de Rmi, un jeune sportif fou-gueux. ses cts volueront Monsieur Lemieux, un vieil homme tourment, et Karine, une agente de voyages insa-tisfaite de son couple. Trois personnages qui ne se croise-ront jamais (ou presque), mais dont les voix sentremleront alors quils devront prendre une dcision qui changera le cours de leur vie.La pice aborde de front des thmes aussi complexes que le destin, lamour, le bon-heur, la maladie mentale et la mort. Malgr la gravit de certains sujets, la troupe use dun ton caustique et dcal qui ajoute une couche dhu-mour aux tragdies de ce monde. Chose certaine, les adeptes du rire jaune seront ravis. Mais Overtime va bien au-del de la simple provo-cation, assure Eric Robitaille. La pice montre quel point nous navons aucun contrle sur notre vie. On ne sait pas de quoi demain sera fait. Il vaut mieux en profiter et tre heureux ds maintenant ! Le comdien et tudiant au baccalaurat en linguis-tique Alexandre Bellemare nous promet des s i tua-tions dsopilantes, qui nen demeurent pas moins cr-dibles. Dailleurs, il na eu aucun mal entrer dans la peau de son personnage, celui dun joueur de hockey et meilleur ami de Rmi. Les personnages sont trs prs de notre ralit puisque cest nous qui les avons ima-gins. Eric et moi avons dve-lopp une telle complicit au fil des rptitions quune fois sur scne, on y croit facilement. Le duo brlera les plan-ches avec Bernard Duchesne, Camille Proust, Alexandre Marchand, Heido Bersot et Julie-Anne Tremblay (aussi codirectrice de production). Munis de quelques acces- soires dans un dcor mini-maliste, ils donneront vie une panoplie de personnages attachants. Lenvironnement sonore de la pice a t confi lartiste Mathieu Deschnes. Un thme musi-cal sera cr pour chacun des protagonistes.Du 26 novembre au 1er dcembre au Thtre de poche du pavillon Maurice-Pollack 20 h. Les billets sont en vente sur le site www.lestreize.org ou en communiquant par courriel avec la production creation@lestreize.org.Les comdiens de la pice Overtime : Bernard Duchesne au premier plan avec, larrire, Camille Proust, Alexandre Bellemare, Alexandre Marchand, Julie-Anne Tremblay, Eric Robitaille et Heidi Bersot. photo Marc RobitailleChacun des comdiens a collabor lcriture sous la direction du metteur en scne Simon Lepagele fil | le 21 novembre 2013actualits UL12Avis officielCONSEIL DADMINISTRATION Sance ordinaire du 27 novembre 2013ORDRE DU JOUR1. Ouverture de la sance2. Adoption de lordre du jour3. Adoption du procs-verbal de la sance ordi-naire du 23 octobre 20134. Communications du prsident et du recteur5. Questions des membresSur consentement des membres6. Rapport annuel de suivi 2012-2013 sur les principales entits lies de lUniversit7. Comit consultatif sur les conflits dintrt en recherche : composition ORDRE DU JOUR COURANT8. Service des immeubles tat du portefeuille de projets majeurs au 30 septembre 20139. Service des immeubles Projet de construc-tion dune centrale thermique de relve : accepta-tion de principeRecommandations du Comit excutif10. Projections financires 2013-2014 sur la base des rsultats au 30 septembre 2013 Recommandations du Comit excutif11. Clture de la sance LUniversit compte deux nouveaux experts en rsidence. G. Daniel Caron, un diplomate de carrire, sest joint aux Hautes tudes internationales (HEI) en aot. En octobre, ctait au tour de Gaston Lafleur, lex-PDG du Conseil qubcois du commerce de dtail, de faire son entre la Facult des scien-ces de ladministration (FSA). Diplm de sciences conomiques de lUniversit Laval, G. Daniel Caron revient son alma mater au terme dune longue carrire de 32 ans au sein de la fonction publique du Canada. Son entente avec les HEI est pour une priode dtermine et renouvelable. Jai consacr ma carrire au service public, dit-il, et il mtait tout natu-rel de poursuivre avec une institution publique ouverte sur le monde comme lUniversit Laval. Questions environnementales, lib-ralisation du commerce, mobilit des travailleurs, droits de lhomme, droit de la mer, aide humanitaire : le nouveau diplomate en rsidence a plusieurs cor-des son arc. Parmi ses nombreuses affectations, mentionnons celle de consul et de dlgu commercial au Consulat gnral de Boston de 1889 1992, et celle dambassadeur du Canada en Ukraine de 2008 2011.Sa collaboration avec les HEI consiste partager ses expriences pratiques avec les tudiants, les chercheurs et le personnel. Il va aussi mettre profit ses qualits de gestionnaire et contribuer activement des initiatives concrtes. Je contribuerai largir les partena-riats avec le milieu des affaires et le milieu gouvernemental , souligne G. Daniel Caron.Selon lui, avec les HEI, lUniversit rayonne dune manire tout fait uni-que. La notorit des HEI, indique- t-il, est bien tablie linternatio-nal, tant chez les diplomates cana-diens qutrangers, et dans le milieu Un diplomate et un administrateur en rsidenceLes Hautes tudes internationales et la Facult des sciences de ladministration pourront bnficier de leur expertise de pointe par Yvon Laroseuniversitaire. Cette notorit repose beaucoup sur les diplms des Hautes tudes internationales. Ceux-ci sont recruts un peu partout dans le monde, notamment par les organisations internationales.G. Daniel Caron est le troisime diplomate en rsidence aux HEI. Un praticien, affirme-t-il, peut tre une source dinspiration pour les tudiants et de motivation saccomplir. Il peut inciter les jeunes aller jusquau bout de leur potentiel. Depuis son entre en poste, cet expert a fait quelques prsentations devant les tudiants, entre autres sur la politique trangre et le rle du diplomate. Il collabore aussi lorganisation de cer- taines activits, dont limportant col- loque sur le capitalisme dtat qui se tient du 21 au 24 novembre lUniversit.Pour sa part, lavocat Gaston Lafleur a t engag par la FSA pour une priode dun an renouvelable. Aprs 15 ans de pratique prive, ce dernier a pris les rnes du Conseil qubcois du com-merce de dtail. Il y est rest 25 annes, soit jusquen juin dernier. Aprs 40 ans de vie professionnelle, explique- t-il, je me suis dit que le temps tait peut-tre venu pour moi de donner au suivant. Jai pens aux jeunes en formation. Selon lui, le milieu du commerce de dtail a besoin de ges-tionnaires talentueux et bien forms. Et la Facult, avec son nouveau chemi-nement mixte en commerce de dtail pour le baccalaurat en administration des affaires, le rejoint dans ce quil croit essentiel de faire.Au Qubec, le secteur du com-merce de dtail reprsente plus de 50 000 tablissements commerciaux, 440 000 emplois et un chiffre daffaires annuel global de plus de 108 milliards de dollars.Gaston Lafleur voit son rle de cadre en rsidence comme un apport pratique et dynamique au travail des enseignants et des gestionnaires du programme, mais aussi la formation des tudiants. Je veux, dit-il, mettre contribution mon exprience, mes connaissances et mon rseau professionnel afin daider la Facult dans la ralisation de sa mis-sion qui consiste former une relve qualifie pour les entreprises dici. Ce dernier souhaite galement agir titre dambassadeur de la FSA auprs du secteur du commerce de dtail.Dans un milieu aussi dynamique que le commerce de dtail, les choses peuvent voluer rapidement et de faon importante. Les gestionnaires, Le 25 octobre 2010 Kiev en Ukraine, lambassadeur du Canada G. Daniel Caron ( gauche) signe un protocole dentente sur la mobilit des jeunes en prsence du premier ministre Stephen Harper et du prsident Victor Ianoukovitch. photo Site du gouvernement du CanadaGaston Lafleur : Dans le commerce de dtail, le changement doit faire partie des valeurs du gestionnaire .Urgence tempte lUniversitLhiver approche et nous devons dj prvoir les effets des temptes de neige ou de verglas qui ne manqueront pas de frapper au cours de lhiver. Le campus ne ferme jamais ses portes. Toutefois, lorsque les conditions mtorologiques lexigent, la direction de lUniversit peut dcrter la suspen-sion de lensemble de ses activits. Cette dcision est communique de la faon suivante : en prvi-sion de la suspension des activits de lavant-midi, la dcision est diffuse avant 6 h 30; en prvision de la suspension des activits de laprs-midi, la dci-sion est diffuse avant 10 h 30; en prvision de la suspension des activits de la soire, la dcision est diffuse avant 15 h 30. Diffrents moyens sont utiliss pour communi-quer un avis Urgence tempte aux membres de la communaut universitaire : le courrier lectronique, le site Web de lUniversit (ulaval.ca) et les mdias lectroniques. Par ailleurs, si aucun avis nest diffus aux heures indiques prcdemment, la commu-naut universitaire doit considrer que lensemble des activits annonces pour la plage couverte se tiendra comme prvu.Lorsquune situation Urgence tempte empche la tenue dun examen, celui-ci est report. Pour lautomne 2013, il a t convenu que : du 2 au 13 dcembre, les examens manqus seront repor-ts au samedi ou au dimanche suivant; du 16 au 20 dcembre, les examens manqus seront reports au courant de cette mme semaine. Dans limpossi-bilit de tenir les examens ce moment, la reprise aura lieu au dbut de la session dhiver 2014, une date indtermine. Les tudiants concerns seront aviss par courriel le plus rapidement possible.Version intgrale de la Procdure : www.ulaval.ca/sg/reg/Politiques/tempetesverglas1.pdf. Le Service de scurit et de prventionsouligne Gaston Lafleur, doivent avoir une bonne capacit dinnova-tion. Le changement doit faire par-tie de leurs valeurs. Selon lui, le secteur volue aujourdhui dans un environnement caractris par une concurrence accrue, par de nouvelles technologies de paiement et par le commerce en ligne. Ce contexte, indi-que-t-il, est trs stimulant. Il amne de beaux dfis. Aprs Walmart et Costco, un autre dtaillant amricain vient de simplanter au Qubec : Target. La concurrence de ces gants est un autre motif pour avoir des gestionnaires bien forms , affirme-t-il.le fil | le 21 novembre 2013 sur le campus 13Ce sont les tudiantes lisa Gouin (tudiante en architecture, profil international au Viet-nam) et Ambre Sibuet-Masson (tudiante en administration) qui ont toutes deux remport le prix Coup de cur du public du concours de photos qui sest tenu durant la Semaine de lducation internationale lUniversit, du 11 au 14 novembre. La premire faisait partie de la catgorie des tudiants sjournant ltran-ger dont les photos racontaient les aventures alors que la seconde entrait dans la catgorie des tudiants internationaux sur le campus qui nous renvoyaient, par le truchement de leur lentille, une image de Qubec. Le jury a reu quelque 600 photos pour loccasion, dont les plus belles ont t affiches dans latrium Jean-Guy-Paquet. 1 Des enfants jouant devant le Bakong, au Cambodge. Ce temple-montagne consacr Siva est rig sur le site de Hariharalaya prs dAngkor. photo lisa Gouin2 Tendre tte--tte dun vieil homme avec son chien dans le Vieux-Port de Qubec.photo Ambre Sibuet-MassonDu Cambodge au Vieux-Port de QubecColloque sur le capitalisme dtat Les Hautes tudes internationales (HEI) et la Facult des sciences de ladministration organisent un important colloque sur le capitalisme dtat dans la nouvelle conomie politique globale. Lvnement commence aujourdhui jeudi 21 novembre jusquau dimanche 24 novembre, au pavillon Palasis-Prince. Le capitalisme dtat dsigne une ra-lit nouvelle dans laquelle ltat joue un triple rle : il oriente les activits conomiques, protge les intrts conomiques nationaux et produit grce ses entreprises tatiques. Ce capitalisme sest particulirement accentu au cours des dernires annes dans les pays mergents comme la Chine, la Russie, le Brsil ou la Malaisie qui sont de plus en plus ports investir au Qubec et au Canada. Ce colloque est loccasion dvaluer les rper-cussions de ce capitalisme dtat sur le dveloppement conomique et de cerner les dfis quil reprsente pour le modle capitaliste libral dans le monde. Pour inscription et information : www4.fsa.ulaval.ca/cms/site/fsa/accueil.le fil | le 21 novembre 2013socit14En 1971, Guylaine Demers avait 7 ans. Elle se souvient que son frre pouvait jouer au hockey, mais que ce sport lui tait interdit, elle, une fille. lpoque, la place des filles tait davantage dans les estrades que sur la pati-noire. Aujourdhui, les filles qui pratiquent un sport tra-ditionnellement masculin ne sont pas systmatiquement discrimines. Mais les stro-types et les prjugs envers les femmes sont encore bel et bien prsents dans le monde du sport, a soulign Guylaine Demers, qui est aujourdhui directrice du baccalaurat en intervention sportive, lors du midi recherche de la Chaire Claire-Bonenfant Femmes, Savoirs et Socits. La cher-cheuse y a prsent le der-nier ouvrage de la Socit Les strotypes envers les femmes sont encore trs prsents dans lunivers du sportpar Rene LarochelleFemmes dans le sport:toujours des prjugsLors des Jeux olympiques de Vancouver en 2010, les photos montrant des membres de lquipe fminine de hockey canadienne en train de boire de la bire et de fumer des cigares sur la patinoire, la suite de la victoire contre les Amricaines, avaient soulev la controverse aux quatre coins de la plante. CP imagesdhistoire fministe, Pour celles qui suivront : 50 ans dhistoire de femmes en sport au Canada, dont elle est lune des auteures. Retour dans le temps. En 1976, la suite de sa nomi-nat ion comme ministre la Condition physique et au Sport amateur, Iona Campagnolo , premire femme occuper ce poste, devient la rise des jour-nalistes sportifs, raconte Guylaine Demers. Quest-ce quune femme peut bien con-natre en sport ?, se demande-t-on. La politicienne raconte quun de ses collgues lui aurait mme affirm que sa premire tche serait de dbarrasser le sport de toutes les lesbiennes. Dans notre socit, on duque les jeunes en leur disant que le sport est bon pour lestime de soi , ajoute Guylaine Demers, joueuse dans lquipe fminine de basketball du Rouge et Or dans les annes 1980. Sauf que le sport est encore associ au dveloppement de la mas-culinit, dplore-t-elle. Par exemple, un gars qui ne veut pas faire de sport, on trouve a louche. La mme atti-tude chez une fille est moins drangeante. Dans cette foule, qui ne se souvient pas des critiques adresses lendroit des joueuses de lquipe natio-nale fminine de hockey, la suite de leur victoire contre les Amricaines, lors des Jeux olympiques de Vancouver, en 2010 ? Les photos les mon-trant en train de boire de la bire et de fumer des cigares sur la patinoire ont fait le tour du monde. Or, si des gars avaient fait la mme chose, il est fort probable que lon nen aurait peut-tre jamais entendu parler , a soutenu la confrencire. Aprs deux mois sous sa gouverne, nous avons com-menc remettre en question sa faon de nous entraner, dit Guylaine Demers. On la trouvait trop douce, pas assez directive. Elle ne criait pas assez aprs nous ! Bref, on ne reconnaissait pas les com-portements quavaient adop-ts nos anciens entraneurs, tous des hommes, dois-je le prciser Dans notre socit, on duque les jeunes en leur disant que le sport est bon pour lestime de soi. Sauf que le sport est encore associ au dveloppement de la masculinit.Les croyances et les prju-gs ne touchent pas seule-ment les athltes, mais aussi les entraneurs. On sattend ainsi ce que celui qui entrane une quipe parle haut et fort et ne sen laisse pas imposer. Ce modle mas-culin constitue la norme, tel point que ceux qui ne sy conforment pas risquent de dcontenancer leurs joueurs. La chose est aussi mal vue chez les entraneurs de sexe fminin qui nentrent pas dans le moule. Et Guylaine Demers de citer lexprience vcue avec Linda Marquis, alors que cette dernire tait entraneuse-chef de lquipe fminine de basketball du Rouge et Or, en 1985.Lquipe polonaise, lors du Grand Prix mondial de volley-ball 2012. photo Creative Commons15le fil | le 21 novembre 2013 sportsen brefBasketball: dernier match local de lanneLes quipes fminine et masculine de basket-ball auront lhonneur de disputer la dernire comptition locale du Rouge et Or en 2013. Mercredi prochain, 27 novembre, le club recevra les Citadins de lUQAM lors dun pro-gramme double (18 h F, 20 h H) dans le nouvel amphithtre-gymnase du PEPS. Une belle occasion de venir dcouvrir, si ce nest dj fait, les spectaculaires installations dans les-quelles le Rouge et Or a la chance dvoluer. Linvitation est lance tout particulirement aux tudiants qui peuvent venir prendre une pause bien mrite de leur intense fin de ses-sion pour assister un spectacle de grande qualit, agrmente dune consommation gra-tuite sur prsentation de la carte tudiante.Pour plus dinformation, rendez-vous la billetterie du Rouge et Or ou tlphonez au 418 656-PEPS.Inscription en ligne pour la session dhiver Le programme hivernal du PEPS est main-tenant en ligne au www.peps.ulaval.ca. Profitez-en pour dcouvrir les cours qui seront offerts ds la mi-janvier. Les tudiants inscrits 12 crdits de cours lUniversit bnficient dune offre de cours prix trs abordables, qui revient bien souvent 50 % moins cher que le tarif pour les non-membres du PEPS. La priode dinscription dbute le mercredi 4 dcembre ds 7 h par Internet, sur place au PEPS (jusqu 21 h), ou encore par tlphone au 418 656-PEPS (de 7 h 12 h et de 13 h 30 16 h 30). Aprs la premire journe dinscrip-tion, il sera possible de sinscrire tous les jours par Internet, entre 9 h et 21 h la rception du PEPS, ou par tlphone de 9 h 12 h et de 13 h 30 16 h 30. Le PEPS propose prs de 100 activits.Lentranement KinFit: diffrent et efficaceVous souhaitez repousser vos limites par une mthode dentranement diffrente qui donne des rsultats ? Saviez-vous que le PEPS pro-pose comme nouveaut cet automne ce type dentranement intense dans une nouvelle salle quipe pour recevoir des groupes dau plus huit personnes accompagnes par un interve-nant chevronn ? Trois types de circuits ont t mis sur pied, le kin-abdos, le kin-plio et le kin-circuit, tous conus pour vous amener vous dpasser. Lobjectif de ce systme dentrane-ment est damliorer votre condition physique gnrale. De cette manire, vous dveloppez lendurance musculaire et cardiovasculaire, la force et lquilibre. Pour vivre cette exprience, il suffit de vous procurer un billet la rception principale du PEPS au cot de 5 $ pour les tudiants et les membres du PEPS pour une sance de 30 minutes et de 7 $ pour une sance de 45 minutes.Lvnement sportif tant attendu opposera lquipe classe au 3e rang au dernier classement de Sport inter- universitaire canadien (SIC), les Dinos de Calgary, et la formation classe au deuxime rang, le Rouge et Or Laval. Les deux quipes ont obtenu leur billet pour la finale nationale en liminant res-pectivement les Mustangs de Western et des Mounties de Mount Allison samedi dernier.Quelques billets sont toujours en vente la billetterie du Rouge et Or pour cette 49e Coupe Vanier, prsente Qubec pour la troisime fois en cinq ans. Nous avons trs hte au bott den-voi ! , sest exclam le coprsident de la Coupe Vanier TELUS, Gilles Lpine. Le comit organisateur a travaill fort depuis les cinq derniers mois pour accueillir le match le plus prestigieux de lanne. Compte tenu du court dlai dont nous disposions pour mettre en place la rencontre de championnat, je pense que les quipes, les partisans et les partenaires seront trs impression-ns par ce quon aura leur offrir , a-t-il ajout.Ayant obtenu confirmation de lorga-nisation de la Coupe Vanier en juin, le comit organisateur sest mis au travail ds lt pour que tout soit prt temps. Tout est en place pour la XLIXeCoupe VanierCest le samedi 23 novembre au stade TELUS quaura lieu le grand duel entre le Rouge et Or et les Dinos de Calgary par Stphane Jobin Encore une fois, les partenaires ont rpondu prsents. Nous sommes choys de pouvoir bnficier dun tel soutien de la communaut , a renchri Gilles Lpine.Par ailleurs, les tudiants-athltes mritants seront rcompenss jeudi soir lors du Banquet des toiles canadiennes Sun Life prsent par Mallette. La soire aura lieu au Hilton Qubec et regrou-pera quelque 550 convives.Christian Ct, coprsident du comit organisateur de la Coupe Vanier et coordonnateur du banquet, estime que bien quil sera plus modeste quen 2010, lvnement promet tout de mme dtre spectaculaire. Il faut que a demeure une soire spciale pour les athltes et pour les quipes en prsence. Nous avons mis le paquet encore une fois pour offrir aux footballeurs un gala haut en couleur qui permettra dapprcier et de souligner leurs exploits raliss cette sai-son , a-t-il mentionn. Nous sommes galement trs heu-reux de la participation de la commu-naut, qui a voulu faire partie intgrante de ce banquet. Dj, il ny a pratique-ment plus de billets vendre pour cette soire , a-t-il continu.Les jeunes du secondaire seront lhonneur le vendredi matin avec la tenue du Challenge des toiles dans lenceinte intrieure du stade TELUS-Universit Laval. Ds 9 h, plus de 230 participants provenant de 31 coles envahiront le terrain afin de se mesurer dans plus dune demi-douzaine de comptitions. Les membres des quipes dtoiles cana-diennes ne participant pas au match de la Coupe Vanier seront aussi sur place afin de donner des conseils aux toiles de demain.Vendredi soir, les D.J. Gareth Emery et Sky Blu (LMFAO) feront vibrer la foule du Hangar, situ ExpoCit, lors du party officiel de la Coupe Vanier. La soire se mettra en branle ds 20 h et se poursuivra jusquau petit matin. Enfin, le jour du match, le traditionnel tailgate ouvrira ses portes ds 6 h. Le camion Big Rig de Budweiser, un groupe de musique et des jeux gonflables per-mettront de divertir les partisans. Un cran gant qui diffusera le match sera aussi install pour ceux et celles qui nauront pas t en mesure de se pro- curer des billets.Les membres du Royal 22e Rgiment soccuperont de lhymne national. La Drumline du Rouge et Or sera aussi prsente pour ajouter lambiance qui devrait tre survolte. En cas de neige, une centaine dlves de lAcadmie Saint-Louis et de la polyvalente Roger-Comtois se chargeront du dneigement de la surface de jeu. Pour plus dinformation: www.cou-pevanier.com. Pour se procurer des billets : 418 656-FOOT (3668).Le comit organisateur a travaill fort depuis les cinq derniers mois pour accueillir le match le plus prestigieux de lanne. photo Yan DoubletLquipe polonaise, lors du Grand Prix mondial de volley-ball 2012. photo Creative Commonsle fil | le 21 novembre 201316 au fil de la semaineComprendre lconomie crativeQuest-ce que lcono-mie crative, ce moteur de la croissance de nos territoires ? Et quels sont les effets de sa mise en place sur lvolution de la rgion mtropolitaine de Qubec au cours de la dernire dcennie ? Si ces questions tournant autour de lconomie numrique vous intressent, ne man-quez pas la confrence que donnera ce soir, la bibliothque Gabrielle-Roy, Mario Carrier, un urbaniste et sociologue professeur lcole suprieure dam-nagement du territoire et de dveloppement rgio-nal. Cette communication fait partie des Rencontres du numrique de lInstitut Technologies de linforma-tion et Socits. photo Doug TannerJeudi 21 novembre, de 19 h 20 h 30, la salle Grard-Martin de la bibliothque Gabrielle-Roy.Couvrir le conflit isralo-palestinienLe Centre dtudes sur les mdias prsente la confrence La russite de la communication officielle isralienne du correspondant permanent de France 2 Jrusalem, Charles Enderlin. Ce dernier expliquera les difficults quil rencontre en tant que journaliste rapporter et expliquer les vnements qui marquent ce long conflit. En effet, les journalistes sont constamment soumis, dans ce coin du monde, aux tentatives des parties impli-ques dans le conflit pour influencer leur couverture. Enderlin est lauteur dune trilogie qui a fait date depuis et dont le dernier tome sintitule Les annes per-dues. Intifada et guerre au Proche-Orient, 2001-2006.Vendredi 22 novembre, 14 h, au local 3788 du pavillon Louis-Jacques-Casault.Lutte pour lindpendance intellectuelle en Tunisie Cest demain, le vendredi 22 novembre, que le doyen de la Facult des lettres, des arts et des humanits de lUniversit de la Manouba, Habib Kazdaghli, viendra parler de sa lutte pour la dmocratie et la libert intellectuelle en Tunisie face des courants obscuran- tistes salafistes. Ce profes-seur dhistoire contempo-raine de la Tunisie et du Maghreb sest farouchement oppos au port du niqab par des tudiantes lors des cours et des examens, ce qui a entran un groupe dtu-diants salafistes bloquer la facult. Par la suite, le professeur Kazdaghli a t victime de campagnes dinti-midation qui se sont soldes par un procs de 10 mois devant les tribunaux. Menac de mort, il fait depuis figure de rsistant dans le milieu universitaire.Vendredi 22 novembre, 18 h, au local 2F du pavillon Charles-De Koninck.Labc de la bande dessine Les mordus du 9e art sont invits assister un atelier de BD gratuit qui aura lieu mercredi prochain ldifice du Boulevard. Cet atelier est offert dans le cadre du Concours interuniversitaire de bande dessine qui prend fin le 6 fvrier. Il est destin aux tudiants qui dsirent approfondir leurs connais-sances ou entreprendre un processus de cration sur le thme du concours : phmre . Divis en trois volets, latelier permettra tout dabord aux tudiants dacqurir des connaissances thoriques et techniques. Le deuxime volet leur don-nera la chance de connatre les exigences propres au concours. Enfin, des exer-cices ludiques leur permet-tront de sexercer en vue de raliser une bande dessine complte. illustration Jean-Philippe MorinMercredi 27 novembre, de 19 h 21 h 30, au local EDB-603 de ldifice du Boulevard (350, boul. Charest Est). Information et inscription : accueil@bve.ulaval.ca.21/11 22/11 27/1122/11 27/11 28/11Paris, capitale des arts autour de 1900mile Zola, Auguste Rodin, Camille Claudel, Sarah Bernhardt, Toulouse Lautrec, les frres Fratellini sont tous des artistes qui rappellent quel point Paris tait lun des centres artistiques les plus importants de la Belle poque. Lintense activit qui sy dployait dans tous les domaines y attirait des artistes du monde entier venus y travailler... et y faire la fte ! Franoise Lucbert, pro-fesseure dhistoire de lart au Dpartement des sciences historiques, viendra donner une confrence sur cette poque enlevante loccasion de lexposition Paris en scne. 1888-1914 qui a cours jusquau 23 fvrier au Muse de la civilisation. Elle y prsentera les principaux acteurs de lcole de Paris en sattachant tout particuli-rement ceux qui, des fauves aux cubistes, ont rvolu-tionn lhistoire des arts laube du 20e sicle.Mardi 26 novembre, 14 h et 17 h 30, lauditorium Roland-Arpin du Muse de la civilisation. Cot : 10 $ pour le grand public et 8 $ pour les tudiants et les Amis du Muse. Rservation obligatoire au 418 643-2158.Consultez le calendrier complet des activits sur le campus ulaval.caConcert de musique nouvelle Les lves de la classe de composition dric Morin viendront prsenter leurs crations mercredi prochain. La musique nouvelle sins-crit dans la tradition de la musique de concert et est pleinement ancre dans son temps. On y passe savam-ment des plus fines textures aux nergies les plus dbri-des. Il sagit dune bouffe dair frais dans le monde st-rotyp de lindustrie musi-cale ! Au programme, des uvres de Pier-Luc Boivin, dAudrey-Anne Jupin-Langlois, de Franois-Olivier Loignon, de Mathieu Houde et de Marie-France Gilbert. En plus de ces crations dtudiants, on y prsentera des uvres prouves du rpertoire rcent. Mercredi 27 novembre, 19 h 30, la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault.Les travailleurs migrants de lle dOrlansDepuis les annes 2000, le Qubec reoit un nombre croissant de travailleurs migrants saisonniers dans le domaine agricole. La pro-fesseure au Dpartement de gographie Danile Blanger viendra donner la conf-rence Travailleurs migrants temporaires au Qubec : expriences migrantes et regards citoyens . Elle y traitera de ces migrants et des reprsentations quun groupe dacteurs-cls rsidents ont de cette population daprs une tude effectue en 2011-2012 lle dOrlans. La chercheuse montrera que, daprs ses rsultats, les migrants sont habits par un sentiment dexclusion. Quant aux acteurs locaux, ils peroivent ces personnes comme une main-duvre de grande qualit, invisible socialement. Cette activit sinscrit dans les Midis du Centre interuniversitaire dtudes qubcoises. photo Danile BlangerJeudi 28 novembre, 12 h, au local 3244 du pavillon Charles-De Koninck.26/11