Le gisement de Freiria de Rio Maior, Portugal, et sa faune de Mammiferes; Nouvelle espece de Rotundomys, consequences stratigraphiques

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    01-Nov-2016

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    LE G ISEMENT DE FRE IR IA DE R IO MAIOR, PORTUGAL,

    ET SA FAUNE DE MAMMIFERES ; NOUVELLE ESPECE DE ROTUNDOMYS,

    CONSEQUENCES STRAT IGRAPHIQUES.

    par

    Miguel Telles ANTUNES* et Pierre MEIN**

    R6sum6

    Un nouveau gisement ~ Freiria de Rio Maior a livr6, outre des Charophytes, graines, Ostracodes, Gast6ropodes et Urod~les, une faune de mammif6res dont l'616ment le plus abondant est une esp6ce nouvdle, Rotundomys freiriensis. Ce gisement que 1'on peut dater de la base du Vall6sien sup6rieur (MN 10) est le plus modeme des gisements ~ petits mammif~res du Miocene du Portugal. La s6rie des calcaires de Freiria est donc corr61ative des calcaires de Cartaxo, Almoster, etc., si d6velopp6s dam la province de Ribatejo.

    Abstract

    A new locality, close to Freiria de Rio Major, provided a mammalian fauna associated with Charophytes, seeds, Ostracods, Gastropods and Urodels. The most abundant remains correspond to a new species : Rotundomys freiriensis. This fauna has been dated as the Upper Vallesian base (MN 10), corresponding to the most recent level with small mammals found in the portuguese Miocene. Thus, the Freiria limestone succession is correlated to Cartaxo, Almoster, etc., limestones which are so developed in the Ribatejo area.

    Resumo

    O novo jazigo de Freiria de Rio Maior permitiu a colheita de car6fitas, sementes, ostracodos, gastr6podes e mamf- feros, dentre os quais se destaca como forma preponderante urea nova esp6cie, Rotundomys freiriensis. Apresentam-se resultados preliminares de estudos em curso. A idade foi determinada corn rigor, base do Vallesiano superior (MN 10); trata-se do mais moderno jazigo corn pequenos mamfferos conhecido no Mioc6nico de Portugal. Os calcfirios de Freiria s~o correlativos dos de Cartaxo, Almoster, etc., t~o desenvolvidos no Ribatejo.

    * Centro de Estratigrafia e Paleobiologia da UNL, Faculdade de Ciencias e Tecnologia da Universidade Nova de Lisboa, Quinta do Cabe~o, Olivais, 1899 Lisboa, Portugal. ** Centre de Pal~ontologie stratigraphique et Pal6o~cologie de l'Universit~ Claude-Bernard, associ6 au CNRS (LA 11), D6partement des Sciences de la Terre, 27-43 bd. du 11 novembre, 69622 Villeurbanne Cedex, France.

    G6obios n 12 - fasc. 6 p. 913 - 919, 1 tabl., 1 pl. Lyon, d6cembre 1979

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    Introduction

    La r~gion de Rio Maior, ~ la limite du bassin du Tage et du massif calcaire d'Extremadura, est particuli~rement int6ressante des points de rue g6ologique et 6conomique (lignite, diatomite, sables pour verrerie, kaolin). En effet, un bassin d'effondrement ~ forte subsidence en rapport avec la remont6e d'un massif de sel du diapir voisin, ajou6 le r61e d'un pi6ge ~ s6diments permettant l'accumulation d'6paisses couches de diatomites et de lignites. Le remplissage, rapport6 au Plioc6ne, n'a pas pu 6tre dat6 avec pr6cision, malgr6 quelques 6tudes de Pal6obotanique qui lui ont 6t6 consa- cr6es.

    D'apr6s sa position, il est 6vident que le bassin lignitif6re est plus r6cent qu'un ensemble sous-jacent que G. Zbysz- wski et F. Almeida (1) ont d6nomm6 "Complexe de Vale de Obidos". Cet ensemble se termine par une alternance de minces lits argilo-sableux et de bancs calcaires qui ont livr6 autrefois ~ F. Roman [(2) et (3)] une faune de gast6ropodes continentaux rapport6e au "Pontique".

    Malgr6 cette datation peu pr6cise, des doutes subsistaient, surtout ~ la p6riph6rie du bassin, off des lambeaux isol6s et faill6s, pr6sentant un pendage pouvant d6passer 20 degr6s, pouvaient &re confondus avec des calcaires oligoc6nes. Aces difficult6s s'ajoute souvent, en bordure du bassin, le chevauchement du Jurassique sur les terrains tertiaires qui ne sont pas toujours bien expos6s.

    Telle 6tait la situation lorsque les recherches entreprises par M.-T. Antunes d6s 1958 ont abouti en 1971 /~ la d6couverte de fossiles dans l'un des lambeaux isol6s de calcaires lacustres, h la carri~re de Freiria de Rio Maior. Ces fossiles consistaient en gast6ropodes, moules de tiges herbac6es, oogones de charac6es. De nouveaux lavages en 1978 ont permis de r~colter dans la m~me couche argileuse inf~rieure (couche 4) des graines, des ostracodes, des urod~les et des petits mammif6res ; ces derniers offraient pour la premi6re fois la possibilit6 de dater avec pr6cision la couche fossi- lif~re et par cons6quent d'avoir un rep6re chronologique convenable concernant les calcaires en cause. Cette datation nous permet d'ores et d6j~ de corr61er les calcaires de Freiria avec ceux de Cartaxo, Almoster, etc., si importants darts cette m~me province de Ribatejo.

    De ce fait un ensemble de publications actuellement en pr6paration sera consacr6 aux divers aspects stratigraphi- ques et pal6ontologiques du plus r6cent gisement ~ petits mammif~res trouv6 dans le bassin du Tage (avec en particulier l'6tude des Charac6es par I. Souli6 et celle des Gast6ropodes par G. Truc).

    La publication d'une note pr61iminaire est justifi6e par la n6cessit6 d'utiliser prochainement ces donn6es dans la raise au point sur la g6ologie du Portugal qui sera pr6sent6e au prochain Congr6s g6ologique international (Paris, 1980).

    Pal6ontologie des Mammif~res

    A part la d6couverte r6cente d'une dent de Rhinocerotidae, tousles restes de mammif~res se rapportent ~ des formes de petite taille, dont on d6crira plus sp6cialement celle qui est ~ la fois la plus commune et la plus int6ressante : une esp6ce nouvelle du genre Rotundomys (Rodentia, CricetidaeJ.

    Rotundomys freiriensis n. sp. (pl. 1 a - f , i)

    Holotype : M 1 g. (1,89 x 1,07) (pl. 1 a, i)

    Paratypes : 20 dents isol6es appartenant aux collections du Centro de Estratigrafia e Paleobiologia da Universidad Nova de Lisboa.

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    Mensurations :

    M 1 M 2 M 3 M 1 M 2 M 3

    1,89 x 1,07 1.38 x 1,17 1,54 x 1,25 - x 1 "35 1,59 x 1,35 1,22 x 1,12 1,90 x 1,08 1,66 x 1"30 1,45 x 1,14 - x l "30 1,61 x 1"36 1,26 x 1,18 1,81 x 1,06 1,55 x 1,18 1,31 x 1,07 1,54x 1,28 1,34x 1,15 t ,80 x 1,07 - x 1,24 1 "34 x 0,99 1,64 x 1 "38 1,22 x 1,20

    1 "30 x 1,06

    Locus typicus : carri~re de calcaires h Freiria de Rio Maior ; coordonn6es U.T.M., d'apr~s la carte militaire 1 : 25 000 du Portugal, feuille 339 (RIO MAIOR) : ND 041 556.

    Stratum typicum : partie inf6rieure de la s6rie de calcaires surtout lacustres qui constituent le sommet du "Complexo de Vale de Obidos" ; les calcaires en question sont l'6quivalent des calcaires "pontiens" de Cartaxo, Almoster, Santa- r~m, etc. Couche 4 de la coupe de la carri~re de Freiria.

    Aetas : partie basate du Vall6sien sup6rieur (MN 10 inf.) ; 6quivalent marin probable : Tortonien (N 16).

    Derivatio nominis : nora rappelant celui du village de Freiria, pros de Rio Maior, Portugal.

    Diagnose : Rotundomys de petite taille, caract~ris~ par l'isolement de l'ant6rolophide des M 1 ainsi que par la direction transversale, aux m~mes dents, des m~talophulides.

    Diagnose diff6rentielle : Cette forme diff~re de R. hartenbergeri [(4) et (5)] et de R. sabadellensis (6) par : la disparition totale des m6so-

    lophes et m6solophides, la perte des protolophules ant6rieurs et des post6rosinus, la perte aux M 3 du cingulum ant6ro- lingual.

    Cette forme diff6re de R. montisrotundi (7) et de R. bressanus (8) par : une taille plus faible, un abaissement midian de la hauteur des entolophes et des ectolophides.

    Cette forme diff~re enfin de R. mundi (9), outre l'isolement et le non renflement de l'ant6rolophide des M 1, par la persistance du cingulum ant6ro-lingual aux M 2 et l'absence de m6talophute ant6rieur aux M 2.

    Description :

    Cinq M 1 ont 6t6 r6colt6es, toutes ont une taflle et une morphologie tr~s semblables. Un sp6cimen n'a pas 6t6 mesur6 car la dent semble avoir 6t6 fortement comprim6e lat6ralement (ante - ou postmorten ?). L'ant6rolophide en forme d'arc est ~ peine renfl6 en deux 6bauches de tubercules, sa muraflle ant6rieure est fi peine 6chancr6e fi son sommet. Cet ant6rolophide n'est reli6 ni au protoconide ni au m6taconide. Le m6talophulide est transverse et rejoint le protoco- nide chez quatre dents, pour la derni6re fl rejoint un petit ant6rolophulide prolongeant le protoconide vers l'avant. Le protoconide poss6de, sur sa muraflle labiale, une ar6te qui descend dans le sinuside. On n'observe, ainsi qu'aux autres dents, aucun vestige du m6solophide. L'hypolophulide, comme le m6talophulide, est presque orthogonal fi l'ectolophide. Les dents sont tr~s peu 61argies fi l'arri6re, les bords labiaux et linguaux sont presque parall61es.

    La portion m6siale des M 2 a conserv6 une structure archai~lue avec la persistance d'un cingulum ant6ro-lingual et l'insertion du m6talophulide en arri~re de l'ant6roconide. L'orientation de l'hypolophulide semble plus variable qu'aux

    M 1 .

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    Les M 3 sont repr6sent6es par sept sp6cimens ; toutes ont perdu le cingulum ant6ro-lingual, et le cingulum ant6ro- labial peut s'ins&er sur l'ant6roconide ou rester cantonn6 h la base de la couronne. Contrairement aux M 2 le m6talophu- lide s'ins6re sur l'extr6mit6 linguale de l'ant6roconide. L'hypolophulide, de direction variable, rejoint dans deux sp6cimens le post6rolophide cr6ant ainsi un entonnoir ~ l'arri6re de la dent.

    Pour les M 1 nous n'avons que trois dents fragrnentaires, deux d6pourvues de la partie post6rieure et une ddpourvue de la pattie ant6rieure. L'ant6roc6ne, 16g6rement renfl6 distalement en deux tubercules, montre une muraille ant6rieure non subdivis6e. La cr6te r6unissant l'ant6roc6ne au protoc6ne est en position linguale. I1 y a un cingulum ant6ro-lingual. Le protolophule post6rieur est transverse. Le post6rolophe ne se poursuit pas au-del~ de lajonction avec le m6talophule. Comme aux autres dents on ne trouve pas de vestige de m6solophe.

    Les M 2 connues par quatre dents enti6res et deux dents incompl6tes ont des cingulums ant6ro-labiaux et ant6ro- linguaux bien d6velopp6s qui atteignent l'ant6roc6ne. Le protolophule post6rieur est tr6s peu oblique. La rnuraille linguale de l'hypoc6ne montre une ar6te descendante plus ou moins accus6e qui se poursuit en bourrelet cingulaire l'entr6e du sinus. Une seule dent montre un post6rolophe long qui se poursuit au del~ de sajonction avec le m6talophule post6rieur. I1 n'y a aucune trace de m~talophule ant6rieur.

    Le cingulum ant6ro-lingual des M 3 atteint l'ant6roc6ne dans trois dents sur quatre. Le cingulum ant6ro-labial, long, a tendance h se refermer sur le parac6ne. L'entolophe est plus bas qu'aux M 2 et sur deux dents il est m6me compl6tement interrompu en arri6re du protoc6ne. Une dent montre un m6talophule ant6rieur bas et incomplet, toutes par contre ont un mdtalophule post6deur tr6s d6velopp6, soud6 ~ l'extr6mit6 labiale du post6rolophe.

    Aff'mit6s : Cette nouvelle esp~ce de Rotundomys appara~t comme plus 6volu6e que R. sabadellensis et 16g6rement plus

    archai~lue que R. montisrotundi par l'ensemble des caraet6res indiqu6s dans la diagnose diff6rentieUe. On peut done pour cette forme envisager un fige correspondant au d6but de la zone MN 10. La description par J. Calvo et alii (9) d'une petite forme 6volu6e : R. mundi dans le gisement d'Hijar permet de supposer l'existence d'une petite lignde durant le Vall6sien sup6rieur de la P6ninsule ib6rique. C'est vraisemblablement h cette petite lign6e qu'appartient la nouvelle esp6ce de Freiria de Rio Maior (tabl. 1).

    Liste faunique provisoire du gisement de Freiria de Rio Maior :

    Perissodactyla cf. Aceratherium (Alicornops) simorrense (LARTET, 1851)

    Rodentia Rotundomys freiriensis n. sp. Hispanomys peralensis de WEERD, 1976 Progonomys hispanicus MICHAUX, 1971 Spermophilinus ou Heteroxerus ind6t. Castorid6 taiUe de Euroxenomys minutus (v. MEYER, 1838)

    Lagomorpha Prolagus cmsafonti LOPEZ, 1975

    Insectivora ? Desmanella ind6t.

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    En dehors du Rotundomys, qui est l'esp6ce dominante du gisement, les autres formes sont tr6s mal repr6sent6es, le plus souvent par des fragments, ce qui explique les ind6terminations. L'Hispanomys peralensis est repr6sent6 par une belle M 2 (2,48 x 1,80) ; cette dent ~ peine us6e a une hauteur au m6ta- c6ne de 1,47 mm, ce qui lui donne un indice L/h (10) de 1,69. L'ectolophe ant6rieur est plus basque le sommet du para- c6ne mais se trouve au m6me niveau que l'ant6roc6ne (cf. pl. 1 g , h). Cette dent correspond parfaitement aux pi6ces espagnoles du gisement de Mafia del Barbo.

    Le Progonomys hispanicus n'est repr6sent6 que par la moiti6 distale d'une molaire inf6rieure. Le tubercule impair post6deur est tr6s bas et allong6 transversalement ; le tubercule accessoire post6ro-labial est isol6 de l'hypoconide. L'hypoconide est plus longitudinal que l'entoconide ; ces deux tubercules sont gr61es. La largeur de la dent mesur6e ~t l'hypoconide est de 1,00 mm. Ces caract6res correspondent gt ceux du Progonomys hispanicus de Masia del Barbo (11).

    Le Rhinoc6rotid6,de taille modeste, n'est repr6sent6 que par une dent jugale sup6rieure (germe). I1 s'agit tr6s probablement de la forme la plus commune dans le Vall6sien du bassin du Tage, A. simorrense. Cette esp~ce habitait d6j~t la r6gion avant l'arriv6e des premiers Hipparion.

    Hijar ; Soblay

    Montredon

    Freiria de Rio Maior

    Can Llobateres

    Can Ponsie

    Pedregueras

    R. mundi R. bressanus I

    R. montisrotundi MN 10

    R. freiriensis /

    R. sabadellensis

    R. ef. h!rtenbergeK

    R. hartenbergeri

    MN 9

    Tabl. 1 - Phylog6nie suppos6e des Rotundomys vall6siens. Supposed Phylogeny of the vallesian Rotundomys.

    Conclusion

    La faune, si incompl6tes que soient encore nos connaissances, indique sans aucun doute la base du Valldsien supdrieur (MN 10). C'est done l'gge de la partie inf6rieure de la s6rie calcaire de Freiria. La corr61ation avec celle de Cartaxo, Almoster etc. est maintenant 6vidente ; les deux s6ries sont une m6me unit6, ce qui est corrobor6 par l'6tude des Hipparion r6colt6s dans les assises les plus 61ev6es fi Marmeleira et Azambujeira,o/~ Hipparion primigenium melendezi indique dgalement le Vall6sien sup6rieur (MN 10), mais plut6t fi la limite du Turolien inf6rieur (MN 11),comme ~ Soblay ou Masia del Barbo [Alberdi, Antunes, Sondaar, Zbyszewski (12)].

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    R6f6renees b~liographiques

    (1) ZBYSZEWSKI G. & ALMEIDA F. MOITINHO DE - Carta Geologica de Portugal na escala de 1/50 000. Noticia Explicativa da folha 26-D CALDAS DA RAINHA, Lisboa,, 1960, 56 p. (2) ROMAN F. & TORRES A. -Mem. Comm. Serv. geol. Portugal, Lisboa, XII, 1907, 109 p. (3) ROMAN F. - Commun. da Com. do Serv. Geol. Portugal, Lisboa, XII, 1917, p. 70- 101. (4) FREUDENTHAL M. - Proc. Koninkl. Nederl. Akad. Wetans. Amsterdam, B, (70), 3, 1967, p. 298 - 315. (5) HARTENBERGER J.L. & CRUSAFONT M. -Palaeovertebrata, Montpellier, (9), 1, 1979, p. 1 - 15. (6) HARTENBERGER J.-L. - Bull. Soc. geol. France, Paris, (7), VII, 1965, (paru en 1966), p. 487 - 498. (7) MEIN P . - Bull. Soc. geol. France, Paris, (7), VII, 1965 (paru en 1966). p. 421 -425. (8) MEIN P. - Coll. intern. CNRS, Paris n 218, 1975, p. 759 - 763. (9) CALVO J. ELIZAGA E., LOPEZ N., ROBLES F. & USERA J. - Bol. Geol. y rain., Madrid (89), V, 1978 (paru en 1979), p. 407 - 426. (10) WEERD van de A. - UtrechtMicropal. Bull., Spec. publ., 2, 1976, 212 p. (11) MICHAUX J. - Paleobiol. contin., Montpellier, II, 1, 1971, p. 1 - 67. (12) ALBERDI M.T. et alii - Ciemias da Terra, Universidade Nova de Lisboa, 4, 1978, p. 129 - 156.

    PLANCHE 1

    a : Mlg (1,89 x 1,07) holotype;

    b : M2g(1,38 x 1,17) ;

    c : M3g (1,54 x 1,25) ;

    Rotundomys freiriensis n. sp.

    d :M lg( -x 1,35) ;

    e : M2g(1,59 x 1.35) ;

    f : M3g(1,34 x 1,15) ;

    i : Mlg holotype en profil labial.

    g : M2g (2,48 x 1,80);

    Hispanomys peralensis WEERD

    h : idem vue labiale.

  • G6obios N 12 - fasc. 6

    PI. 1 M.-T. Antunes et P. Mein

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