Le mdicament,un atout pour la France

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Les Entreprises du Mdicament posent sept principes fondateurs pour que la France reste un des grands pays des sciences de la vie et du progrs thrapeutique

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  • Le mdicament, un atout pour la France.

    Ne passons pas ct !

    2007Manifeste des Entreprises du Mdicament pour lavenir de la France

    LEEM 7 couv.indd 1LEEM 7 couv.indd 1 4/01/07 17:49:454/01/07 17:49:45

  • Les questions de sant ne peuvent tre rduites un simple dbat comptable. Nous devons nous inscrire dans une dmarche de nouvelle conomie de sant au service du progrs qui associera chercheurs, industriels, politiques, mdecins, pharmaciens, et lensemble des acteurs du secteur. Le mdicament a vocation diminuer la souffrance. Son laboration et son volution sont au cur dune triple logique, conomique, politique et sociale. Le mdicament est donc laffaire de chaque citoyen.

    Christian Lajoux, Prsident du Leem

    2 Le mdicament, un atout pour la France

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    100 000 emplois directs

    Prs de 200 000 emplois indirects

    220 sites industriels

    Emplois et nombre de sites par rgion

    Source : UNEDIC, donnes 2004

    Les Entreprises du Mdicament,1er acteur du progrs thrapeutique,

    interpellent la socit politique dans le cadre du dbat lectoral de 2007.

    Elles posent sept principes fondateurs pour que

    la France reste un des grands pays des sciences de la vie et du progrs thrapeutique.

    3Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:3LEEM 7 28 p.indd Sec1:3 5/01/07 10:13:035/01/07 10:13:03

  • Dans lintrt de la sant des Franais, de leurs emplois, de leurs revenus, de leur protection sociale, il faut remettre lconomie du mdicament et de la sant au cur de nos choix stratgiques. Cest un des grands enjeux du dbat politique qui sengage et des choix de socit qui en dcouleront en 2007.

    En effet, la France a bti un systme de sant et de prise en charge de soins, considr comme lun des plus protecteurs et des plus ef caces au monde, grce une comptence dans le champ mdical et des sciences de la vie dun trs haut niveau. Lindustrie du mdicament dans le pays, troisime exportateur mondial et premier producteur europen, a largement contribu ce patrimoine exceptionnel. Les expertises scienti ques de recherche fondamentale, dvaluation et dtudes cliniques sont reconnues parmi les meilleures.

    Ce patrimoine est aujourdhui menac.Labsence dune vision ambitieuse et lexcs de politique malthusienne fragilisent loutil industriel, dcouragent les investissements de recherche et conduisent au recul inluctable de cette industrie. On dstabilise un outil industriel de premier plan

    et on laisse passer des occasions dinvestissements technologiques qui seront dterminantes pour lavenir.

    Pourtant, linvestissement dans le domaine du savoir et plus particulirement des sciences de la vie, nest pas une revendication passiste. Cest une dmarche de progrs, lexpression de la citoyennet soucieuse des gnrations futures.

    On dstabilise un outil industriel

    de premier plan et on laisse passer

    des occasions dinvestissements

    technologiques qui seront

    dterminantes pour lavenir .

    La France peut et doit tre un des grands pays des sciences du vivant et de lconomie de la sant.Ne passons pas ct de ce d majeur. Il se dcide en ce moment.

    4 Le mdicament, un atout pour la France

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  • Notre population vieillit, de nouvelles menaces pidmiques et environnementales apparaissent qui devraient conduire crer les conditions du dveloppement de cette industrie, en assurant laccs au progrs thrapeutique tous les ges et en maintenant notre pays au cur de la recherche et de la production du mdicament.La politique comptable actuelle est court-termiste.

    Elle sinscrit linverse de celle de la Grande-Bretagne, de la Suisse et de lIrlande qui ont compris que la comptition se joue aujourdhui sur lconomie de la connaissance, dterminante pour la prosprit de leurs pays.

    Ce document est un plaidoyer pour une France, grand pays des sciences du vivant et de la sant .Cest un appel pour quon noublie pas le lien fondamental qui existe entre ltat de sant dune population et la dynamique du progrs thrapeutique sur son territoire.

    Nous proposons des principes simples, applicables rapidement, comprhensibles par les Franais et attendus par les industriels qui veulent continuer investir sur notre territoire.Pour que la France reste la fois LE grand pays europen du mdicament et un exemple en matire de politique de sant.

    Nous voulons faire partager par les dcideurs politiques cette conviction quon ne peut pas dissocier les enjeux conomiques et sociaux en matire de sant. La question sera au cur des dcisions des nouveaux lus et bien des consquences sociales, sanitaires, conomiques dcouleront de leur rponse.

    60 millions de Franais, 1 million et demi de professionnels ou acteurs de sant, 300 000 collaborateurs en contact direct ou indirect avec lindustrie du mdicament, attendent que la France relve le d de la sant.

    Christian Lajoux

    Prsident du Leem

    Ce document est un plaidoyer

    pour une France, grand pays des

    sciences du vivant et de la sant.

    Cest un appel pour quon noublie pas

    le lien fondamental qui existe entre

    ltat de sant dune population et la

    dynamique du progrs thrapeutique

    sur son territoire.

    5Le mdicament, un atout pour la France

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  • Plusieurs situations nouvelles viennent remettre en cause le modle de production du progrs thrapeutique, tel quil a fonctionn depuis plusieurs dcennies, offrant aux patients prs dune quarantaine de molcules innovantes chaque anne :

    Les gestionnaires de sant sont de plus en plus rticents rtribuer les mdicaments daujourdhui un prix intgrant les recherches de demain, comme on la fait jusquici.

    Les recherches cotent de plus en cher et sont de plus en plus longues et complexes, sans quon tienne compte de cette lourdeur dans le temps dexploitation des brevets.

    La pression impose en faveur des gnriques enlve une ressource considrable lconomie de la recherche tout en privant lindustrie dun chiffre daffaires important.

    Les pays mergents deviennent des comptiteurs performants vis--vis des pays dvelopps notamment dans les marchs de masse et courants.

    La contrefaon prend une dimension dramatique sans quon ait pu organiser encore une lutte ef cace qui protge les vrais mdicaments.

    Bien des maladies ont t vaincues mais ce qui reste dcouvrir et ce qui nous attend savre dune trs grande complexit et pose dnormes d s de nancement.

    Or, les entreprises qui ont invent un modle de cration et de nancement du progrs thrapeutique ne pourront plus lassurer si le contexte ne prend pas mieux en compte ces donnes. Les pays qui sauront concentrer et nourrir les

    recherches, qui sauront garantir une juste rmunration du mdicament dans un contexte rglementaire encourageant, concentreront demain lessentiel de la cration du progrs thrapeutique. Les autres leur achteront aux conditions daccs du march international et perdront leur souverainet en matire sanitaire.Une nouvelle carte plantaire de la sant se dessine. La France est confronte cette rvolution.Alors mme que la sant va accaparer une part croissante des PIB de tous les pays du monde.

    Il y a urgence, aujourdhui,

    inverser la tendance

    et prendre des dcisions

    pour lavenir !

    Disposerons-nous demain des mdicaments dont nous aurons besoin ?

    6 Le mdicament, un atout pour la France

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  • Sept principes fondateurs pour gagner la bataille pour la sant

    PRINCIPE 1

    La sant doit tre la premire ressource garantir la nation La sant devra crotre de 2 % de plus

    que le PIB chaque anne pour rpondre la demande.

    PRINCIPE 2

    Le mdicament doit tre reconnu comme le pivot du progrs thrapeutique La ressource consacre au mdicament

    doit crotre au moins autant que celle de la sant.

    PRINCIPE 3

    Lconomie de la sant doit tre au cur des dcisions politiques et stratgiques pour la France Le plus haut niveau de ltat doit tre garant

    de la dimension stratgique des industries de sant.

    PRINCIPE 4

    Le dveloppement du mdicament passe par une politique industrielle lisible et attractive Le cadre administratif et scal

    du mdicament doit tre celui des pays les plus attractifs.

    PRINCIPE 5

    Investir fortement sur linnovation, la connaissance, la recherche et laccs au march Les programmes des sciences du vivant

    doivent occuper 30 % du budgetnational de recherche.PRINCIPE 6

    Promouvoir la mutation industrielle adapte aux mdicaments de demain Les ples de comptitivit sant

    et les incitations doivent bn cier dun soutien massif et coordonn.

    PRINCIPE 7

    Organiser la place du mdicament en partenariat avec les forces sociales et politiques du pays La gouvernance conomique, sanitaire et sociale

    de la sant doit intgrer quitablement tous les acteurs concerns.

    7Le mdicament, un atout pour la France

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  • Pour 64 % des Franais,

    il ne faut pas baisser,

    aujourdhui, les

    dpenses de sant.*

    *Sondage IFOP pour le Leem,octobre 2006

    La sant doit tre la premire ressource garantir la nation

    La croissance des dpenses de sant est un phnomne inluctable. volutions dmo-graphiques et sociales, progrs continus de la recherche mdicale et priorits de sant publique concourent tout la fois cette croissance :

    La sant crot depuis plus de 20 ans, dans les pays de lOCDE, un rythme suprieur de plus de 2 points en moyenne celui du PIB.

    La sant doit tre apprhende travers ses effets positifs sur lconomie et la croissance. Elle contribue prs de 6 % du PIB. Une telle dynamique est dailleurs quali e dexceptionnelle par les conomistes et ne semble pas avoir encore atteint ses limites.

    La sant saccompagne du dveloppement dun tissu trs dense dindustries et de services, gnrateur de nombreux emplois et crateur de forts excdents commerciaux.

    LEurope de la sant merge. Elle pose la question de la comptitivit de notre offre de biens et services face un citoyen qui aura accs aux progrs les plus rcents dans les pays voisins.

    Manquer ce tournant priverait le pays dun fort levier de croissance en termes de progrs techniques, de Recherche et Dveloppement, dinvestissements tant en capital humain que productif et dconomie de la connaissance.

    Penser et agir autrement

    1 Oprons une rvolution de la pense. Cessons de parler de cots et de dpenses : la progression des dpenses de sant dans le PIB doit tre vue comme une chance pour la croissance.

    2 Changeons de paradigme : reconnaissons que la sant est un bien suprieur condition-nant le taux dactivit ncessaire un bon niveau de dveloppement et devant dpasser 10 % du PIB.

    3 Mesurons les effets positifs en se dotant dinstruments of ciels dvaluation des retombes conomiques et sociales de lconomie de la sant sous lgide du nouvel Institut des Donnes de Sant prvu par la rforme de 2004.

    4 Dveloppons un nouveau levier de croissance : devenons un leader dans la fourniture de soins de sant au sein de lEurope de la sant, premier gisement de dveloppement.

    PRINCIPE N 1

    8 Le mdicament, un atout pour la France

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  • La sant, un ressort conomique de la croissance Colloque Cercle des conomistes, 17 mai 2005.

    La contribution du secteur de la sant au PIB na cess daugmenter, permettant aux conomistes de tisser des liens entre le secteur de la sant et la croissance conomique. Une telle dynamique est exceptionnelle et ne semble pas encore avoir atteint ses limites La sant impulse des dynamiques et a un effet entranant sur lconomie nationale Lindustrie du mdicament sinscrit dans cette tendance. Sa part dans lconomie nationale tend saccrotre. Une hausse de 1 milliard deuros de la consommation de mdicaments provoque une hausse de 650 millions deuros des consommations intermdiaires des autres activits

    ... Une lire de la sant innovatrice et comptitive est un atout signi catif non seulement pour crer des emplois et contribuer la croissance conomique globale, mais aussi pour amliorer la qualit du systme de soins.

    volution de la valeur ajoute de la branche sant

    En milliards d'eurosSource : INSEE, comptes nationaux

    Branches 1993 2002

    En valeur Part du PIB En valeur Part du PIB

    Industrie pharmaceutique 6,1 0,61 % 10,3 0,75 %

    Fabrication de matriel mdico-chirurgical et orthopdique

    1,9 0,19 % 2,7 0,20 %

    Sant humaine (marchande) 27,8 2,80 % 36,6 2,67 %

    Sant humaine (non marchande) 29,4 2,96 % 43,5 3,17 %

    Total (PIB) 991,4 100 % 1 368,4 100 %

    Le vieillissement de la population (en 2020, 26,8 % des Franais auront plus de 60 ans) fait des maladies dgnratives, notamment, un enjeu majeur (maladie dAlzheimer, maladie de Crohn, sclrose en plaques). Ainsi, plus de 100 000 nouveaux cas dAlzheimer sont diagnostiqus chaque anne en France. Or, les avances technologiques permettent denvisager moyen/long terme le dveloppement de solutions diagnostiques et thrapeutiques pour ces pathologies (...). Malgr une recherche publique et prive de rang mondial dans le domaine de la pharmacie et des sciences de la vie, la France simplique peu sur le sujet, risquant de passer ct dun march trs important (estim plusieurs dizaines de milliards de dollars dici 2020).

    Rapport de Jean-Louis Beffa,Pour une nouvelle politique industrielle, septembre 2004

    9Le mdicament, un atout pour la France

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  • Les nouveaux mdicaments nous ont fait faire des pas de gant dans les trente dernires annes : Antirtroviraux contre le sida, traitements contre le cancer et dans les maladies cardio-

    vasculaires, amlioration continue des thrapeutiques pour des maladies chroniques comme lasthme

    Les mdicaments ont permis de faire reculer la mortalit infantile, de donner des chances de vie supplmentaires, de gagner en qualit de vie et en autonomie des personnes. Si la France est un pays o laccs au mdicament est rel, cest aussi le pays bn ciant en Europe de la meilleure esprance de vie.

    PRINCIPE N 2

    Le mdicament doit tre reconnu comme le pivot du progrs thrapeutique

    Acc

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    Complexit de la pathologieDe mdicaments champ large des mdicaments de plus en plus cibls

    lchelle de la structure molculaire

    lchellede la biochimie de la cellule

    lchelle de la biochimiedes tissus

    lchelle du hasard et de lobservation

    Nouvelle gnration danticancreux, dantihypertenseursTraitements des maladies rares

    Traitements des maladies du systme nerveux centralTraitements des maladies auto-immunes

    Traitements des maladies de lenvironnement (obsit...)Traitements des maladies du vieillissement (ostoporose...)

    2005 Premier vaccin anticancreux : vaccin contre le papillomavirus2004 Premier anticorps monoclonal anti-angiognse (cancer colorectal)

    2003 Antileucmie mylode chronique2001 Premiers rcepteurs solubles contre les maladies auto-immunes

    2000 Antidgnrescence maculaire de la rtine1999 Premier vaccin conjugu mnigocoque C

    1998 AntiTNFalpha contre la polyarthrite rhumatode1996 AntiVIH : trithrapies

    1994 Antimigraineux : triptans1992 Interfrons bta contre la sclrose en plaques

    1990 Anticancreux : interleukine 21988 Statines

    1988 Anticancreux : rythropoetine1955 Antirtroviraux

    1983 Antirejet1980 Premier interfron recombinant

    1977 Antiulcreux antiH21975 Anticorps monoclonaux : premire mthode de fabrication

    1970 Anticancreux (deuxime gnration)1967 Btabloquants

    1963 Premiers immunodpresseurs1960 Pilule contraceptive

    1957 Antigrippe : vaccination contre le virus de la grippe1952 Premiers neuroleptiques

    1951 Premiers antidpresseurs 1950 Synthse de la cortisone

    1949 Antituberculeux1947 Anticoagulants

    1941 Antibiotiques 1940 Antihistaminiques H1

    1935 Sulfamides 1931 Premier antihypertenseur (rserpine)

    1921 Dcouverte de linsuline1900 Aspirine : fabrication des premiers comprims (synthse en 1853)

    Chronologie de linnovation thrapeutique. Les principales tapes.

    10 Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:10LEEM 7 28 p.indd Sec1:10 5/01/07 10:13:105/01/07 10:13:10

  • Les d s actuels ou venir restent pourtant immenses. De nouvelles maladies font leur apparition et certaines continuent dtre des aux sociaux :

    Cancer, maladies infectieuses virales avec risque de ambes pidmiques (sida, SRAS, grippe aviaire, etc.), bactriennes (tuberculose), ou autres (obsit et diabte).

    Des besoins nouveaux mergent lis au vieillissement de la population (maladies neuro-dgnratives).

    Il y a galement urgence avancer dans le traitement des maladies pdiatriques.

    Penser et agir autrement

    5 Dotons-nous des moyens la hauteur de nos objectifs nationaux de sant publique : plans de lutte contre des pathologies lourdes et les pandmies, politiques de prvention

    6 Associons tous les acteurs concerns par les mutations venir de notre systme de sant pour grer au mieux lensemble de la chane du soin.

    7 Changeons les perceptions pour valuer le potentiel du mdicament pour faire reculer la masse des besoins mdicaux non satisfaits.

    0

    20 000

    40 000

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    1997 19991998 1997 19991998

    Latanoprost

    Brimonidine

    Dorzolamide + Timolol Hpitaux publics

    Cliniques prives

    Total

    Source : tude du Pr Claude Le Pen, Mdicament et hpital : la nouvelle donne, septembre 2003.

    Lexemple du glaucome, ou comment plus de mdicaments a entran moins de chirurgie

    Nombre de patients glaucomateux traits par an, en France en 1997 et 1999

    Nombre dactes de chirurgie du trabeculum, en France en 1997 et 1999

    Grce la rvolution technologique lie aux sciences du vivant et aux biotechnologies, de nouvelles voies souvrent nous. En matire de sant, les cent ans qui soffrent nous seront ponctus de dcouvertes attendues et inattendues. Il va de soi que les regards se tournent vers le cancer ou le sida, les deux aux du XXIe sicle. Bien que rien ne permette encore de prsager la moindre victoire sur ces deux maladies, la science effectue actuellement de grands pas vers le succs () la sant du monde moderne ira en samliorant.

    Eric de Riedmatten,XXIe sicle, les innovations qui vont changer notre vie, 2005

    Or, cest le mdicament qui structure la chane de soins. Ses conditions de dlivrance, plus ou moins complexes, induisent les modalits de la prise en charge mdicale et technique du patient.

    Une innovation de lindustrie pharmaceutique a ainsi des rpercussions majeures sur lactivit des professionnels de sant et des tablissements de soins.

    Linnovation est galement source dconomie et de qualit de vie pour les patients et leurs proches.

    Des traitements initis lhpital peuvent ainsi tre poursuivis en ville (sida, schizophrnie, etc.), diminuant le recours lhospitalisation et contribuant lef -cacit des soins hospitaliers (diminution des actes chirurgicaux lourds avec des progrs spectaculaires, par exemple, dans les ulcres gastro-duodnaux ou en ophtalmologie).

    11Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:11LEEM 7 28 p.indd Sec1:11 5/01/07 10:13:125/01/07 10:13:12

  • Rpartition des exportations franaises de mdicamentsPar zones gographiques en 2005

    En France, la contribution du mdicament la valeur ajoute nationale est la plus importante dEurope : prs de 12 milliards deuros en investissements, revenus, salaires, taxes, etc.De plus, lindustrie pharmaceutique y est sans doute lun des plus gros crateurs de valeur ajoute immatrielle : elle induit des volumes dtudes, des systmes dinformation, des dpts de brevets qui ne verraient pas le jour sans elle.

    Lindustrie du mdicament est bien un secteur multiplicateur exceptionnel pour une conomie :

    100 000 personnes travaillent dans lindustrie pharmaceutique en France.Ses effectifs globaux ont progress de 20 % depuis 15 ans avec des emplois haute valeur ajoute, fminins pour beaucoup et rmunrs au-dessus de la moyenne gnrale de lindustrie.

    Avec 22 000 personnes travaillant en Recherche et Dveloppement, les entreprises du mdicament se placent en tte des secteurs industriels, galit avec laronautique et assez loin devant linformatique. Si lon compte lensemble de la chane du mdicament, lemploi reprsente 280 000 personnes.

    Pourtant, la croissance de lemploi et le nombre de recrutements ralentissent pour la 2e anne conscutive. On prvoit, par ailleurs, prs de 15 000 dparts la retraite dici 2012, auxquels sajoutent 25 000 dparts lis au turnover naturel. Mais seront-ils remplacs ?

    Alors que la balance commerciale du pays est en d cit chronique, lindustrie du mdicament est le 3e secteur exportateur en France, avec un excdent commercial de 6 milliards deuros en 2005. De France partent encore des mdicaments pour les USA, lAfrique, lAsie et toute lEurope. Mais attention : lexcdent commercial dclre depuis 2002 alors que celui de lAllemagne ou du Royaume-Uni se stabilise ou progresse. Et lIrlande est en train de nous dpasser.

    Source : statistiques douanires

    volution des exportations et des importationsfranaises de mdicamentsEn millions d'euros. Avant 1997, mdicaments usage vtrinaire inclus.

    Source : statistiques douanires

    Europe

    61 %

    Afrique Amrique

    Asie8 %

    Moyen-Orient

    Ocanie2 %

    10 % 17 %

    2 %

    16 000

    16 000

    16 000

    16 000

    16 000

    20 000

    1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005

    Exportations16 747

    Importations10 589

    Solde6157

    PRINCIPE N 3

    Lconomie de la sant doit tre au cur des dcisions politiques et stratgiques pour la France

    12 Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:12LEEM 7 28 p.indd Sec1:12 5/01/07 10:13:135/01/07 10:13:13

  • Il faut donc encourager lconomie du mdicament pour en tirer tout le potentiel dinnovation, conomique, social et, bien entendu, mdical. Alors que la demande mondiale de mdicaments augmente de 7 % par an, la politique franaise rgresse en se xant des objectifs de 1 % de croissance du march, prjudiciables aux patients comme aux acteurs de sant.

    Penser et agir autrement

    8 Refusons le malthusianisme mdical et acceptons une croissance raliste du march du mdicament qui ne soit pas infrieure la croissance de la sant : PIB + 2 %.

    9 Identi ons les besoins mdicaux non satisfaits a n dlever la qualit de vie et la capacit du pays produire.

    10 Encourageons la production et lexportation de produits pharmaceutiques en direction des pays tiers, a n den faire une force pour notre conomie.

    46

    Les ples decomptitivit Total : 8

    Total : 220Nombre dtablissementspar rgion

    Plus de 20 000De 5 000 20 000De 2 000 5 000De 1 000 2 000Moins de 1 000

    Effectifsdes Entreprisesdu Mdicament

    par rgion

    3esecteurexportateurfranais

    Le 5e excdentcommercial de la France

    VOLUTION DES EXPORTATIONSFRANAISES DE MDICAMENTSEN MILLIARDS DEUROS

    1990

    1998

    2005

    16,75

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    14

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    13

    PARISMeditech Sant

    STRASBOURG

    Innovationsthrapeutique

    NORD-PASDECALAIS

    NutritionSant longtivit

    AQUITAINEProd'Innov

    LYONLyonBioPle

    MONTPELLIER, MARSEILLEOrpheme

    NANTES / ANGERSBiothrapies

    TOULOUSECancerBio Sant

    70

    s

    13Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:13LEEM 7 28 p.indd Sec1:13 5/01/07 10:13:145/01/07 10:13:14

  • Lindustrie du mdicament est, pour les Franais, le secteur le plus stratgique, le plus utile pour la collectivit nationale, aprs lnergie.*

    Conduire une politique industrielle volontariste du mdicament participe lobjectif national commun : Faire de la France un grand pays des sciences du vivant et de la sant .Pour assurer la russite de cette politique industrielle, il faut rpondre trois conditions :

    Une vision commune af rme et une convergence des rapports entre ltat et lIndustrie. Une continuit et une cohrence entre les politiques de recherche, industrielle, de sant

    publique et de scurit sanitaire et la ncessaire matrise des comptes sociaux.

    Le respect de la spci cit du mdicament qui ncessite des cycles longs dinvestissements avec des risques nanciers croissants et des garanties de respect de sa valeur.

    Une telle politique, rpondant toutes ces exigences, ne peut qutre porte au sommet de ltat, par le chef du gouvernement. Lexistence dune structure de pilotage coordonne entre le gouvernement et les industriels, comme cest le cas dans les pays performants, est plus que jamais ncessaire.

    Quel est, selon vous, le secteur* le plus stratgique ou le

    plus utile pour la collectivit nationale ? En premier ?

    En deuxime ? En troisime ?

    *Sondage IFOP pour le Leem, octobre 2006

    PRINCIPE N 4

    Le dveloppement du mdicament passe par une politique industrielle lisible et attractive

    Classement

    par secteur stratgique*

    Lnergie 67 %

    Le mdicament 52 %

    Lagroalimentaire 50 %

    Les tlcommunications 39 %

    Le tourisme et les loisirs 35 %

    La distribution 19 %

    Les banques et assurances 18 %

    Lautomobile 18 %

    Aucun de ces secteurs/ne sait pas 1 %

    14 Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:14LEEM 7 28 p.indd Sec1:14 5/01/07 10:13:155/01/07 10:13:15

  • La dsindustrialisation est une tendance de nos conomies, les dlocalisations linvitable consquence de la rorganisation globale des groupes, mais cest aussi une perte de substance industrielle, rsultat de politiques inadaptes, qui menace notre niveau de vie.

    Jean-Herv Lorenzi et Lionel Fontagn, Dsindustrialisation, dlocalisations

    Rapport du Conseil danalyse conomique, fvrier 2005

    La prise de conscience de lampleur de leffort ncessaire nest pas faite chez les dirigeants politiques franais () et encore moins parmi les commissaires europens. Que lindustrie recule ? Cest normal, on va vers une conomie de service, entend-on ?

    ric Le Boucher, LIndustrie franaise a perdu pied, Le Monde, 19 novembre 2006

    Penser et agir autrement

    11 Il faut attribuer lindustrie du mdicament un statut de secteur stratgique, au mme titre que celui de la Dfense, au nom des principes dindpendance et de scurit nationale.

    12 Installons un Conseil Stratgique des Industries de Sant (CSIS), prsid par le Premier ministre lui-mme, disposant dune comptence et dune dynamique la hauteur de lenjeu.

    13 Exerons un leadership dans lEurope de la Recherche, travers la plate-forme de recherche prcomptitive ( Initiative mdicaments innovants ) et la mobilisation des crdits des programmes existants (7e PCRD).

    15Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:15LEEM 7 28 p.indd Sec1:15 5/01/07 10:13:155/01/07 10:13:15

  • Notre recherche et notre industrie ne travaillent pas assez ensemble. Les tablissements de recherche font de lexcellente science. Nos entreprises, dans le domaine de linnovation, font plus que tenir leur rang. Mais mme si des progrs ont t faits, trop souvent ces deux mondes signorent .

    Discours du Prsident de la Rpublique franaise Reims,30 aot 2005

    Dans le champ des biotechnologies, lune des nouvelles frontires de la connaissance les plus prometteuses pour notre prosprit de demain, lEurope est la trane, alors quelle devanait les tats-Unis il y a une dcennie peine. Depuis le dbut des annes 2000, les trois quarts des perces thrapeutiques enregistres proviennent dAmrique. La monte en puissance des mdicaments fabriqus par des procds biotechnologiques est venue conforter lhgmonie amricaine.

    Jean-Louis Levet, Pas davenir sans Industrie, 2006

    Linnovation est un des ressorts principaux de la productivit, de la comptitivit et donc de la croissance conomique et des emplois dans la socit.Aujourdhui, grce la combinaison des nouvelles technologies de linformation avec les sciences du vivant et les biotechnologies, la recherche et la production changent de nature.

    Or, la capacit dinnovation de lindustrie pharmaceuti-que en Europe et en France est en dcroissance. La majorit des innovations vient des tats-Unis et la France ne dispose que de 6 units de bioproduction pour la commercialisation de nouveaux mdicaments.

    Des mesures ont bien t prises en France : cration de structures ddies linnovation fonctionnant en mode projet (Agence nationale de la Recherche, Agence pour linnovation industrielle, OSEO) ou encore le lancement de ples de comptitivit, levier fondamental pour oprer des rapprochements croiss entre tous les acteurs de linnovation.

    Mais les sommes investies ne sont pas au niveau de la comptition internationale, ni mme europenne. Une tape supplmentaire doit tre franchie avec la cration dun cosystme puissant, concentr, misant tout sur linnovation de nouvelle gnration.

    Un saupoudrage de mesu-res non coordonnes pour-rait en effet nous empcher danticiper la deuxime r-volution industrielle, lie lmergence des sciences du vivant et des biotechno-logies.

    Penser et agir autrement

    14 D nissons un projet national, associant public et priv, autour daxes thrapeutiques, de pathologies, de choix technologiques et scienti ques, autour des biotechnologies et des sciences du vivant, comme on a su le faire avec succs pour le cancer par exemple.

    15 Con rmons le nouveau mode de gouvernance de la Recherche : gestion par projet et valuation, orientation des nancements sur les priorits de sant publique, doublement des budgets de la Recherche, en consacrant la part ncessaire aux sciences du vivant.

    16 Optimisons la recherche clinique dans les tablissements de sant en France. Lobjectif est daugmenter le potentiel national de ralisation dessais cliniques.

    PRINCIPE N 5

    Investir fortement sur linnovation, la connaissance, la recherche et laccs au march

    16 Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:16LEEM 7 28 p.indd Sec1:16 5/01/07 10:13:155/01/07 10:13:15

  • La rvolution scienti que et technologique modi e lorganisation de notre recherche et de notre production ; elle a des rpercussions sur toute la chane de soins. Il est urgent de revoir bien des modes de fonctionnement si on ne veut pas que laccs au progrs soit retard en France.

    Larrive des mdicaments du futur implique une instruction rapide des dossiers denregistrement et des processus dvaluation. Des adaptations sont ncessaires pour rduire des dlais excessifs dans notre pays : un nouveau mdicament met un an en moyenne, aprs son autorisation de mise sur le march, avant de pouvoir tre propos aux patients franais, contre quelques semaines au Royaume-Uni et en Allemagne. Le cas des vaccins est dailleurs rvlateur. Les dlais pour xer le prix et inscrire un vaccin sur la liste des mdicaments remboursables sont plus longs que ceux des autres mdicaments en dpit des enjeux en matire de prvention des crises sanitaires.

    Il y a galement ncessit considrer que linnovation passe par des avances rgulires, dites incrmentales, et pas forcment pas des rvolutions thrapeutiques, exceptionnelles.

    Penser et agir autrement

    17 Reconnaissons la spci cit des mdicaments issus des biotechnologies, par de nouveaux critres dapprciation de leur niveau dinnovation. Renforons le partage du risque entre les pouvoirs publics et lentreprise dans un intrt de sant publique (plans de gestion du risque et inscription conditionnelle au remboursement, prise en compte des besoins thrapeutiques non couverts, procdure dvaluation acclre, etc.).

    18 Optimisons la procdure administrative et encourageons la performance des services publics concerns en xant des objectifs clairs et des dlais, dans le respect des rgles europennes (180 jours).

    Source : Pharma, Analyse A.D. Little pour le Leem, tude bioproduction, novembre 2004

    0 %

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    1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003

    NME chimiques (chelle de gauche)

    NME biothrapeutiques (chelle de gauche)

    Part des biomdicaments (chelle de droite)

    Part des molcules biothrapeutiques parmi les nouvelles entits molculaires (NME) approuves par la FDA** Federal drug administration

    17Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:17LEEM 7 28 p.indd Sec1:17 5/01/07 10:13:165/01/07 10:13:16

  • La raison dtre des Entreprises du Mdicament est de proposer des avances thra-peutiques aux patients. Cette mission est conditionne par leur capacit accrotre leurs investissements de Recherche et Dveloppement.

    6 entreprises du mdicament gurent dans le top 20 mondial des entreprises investissant en Recherche et Dveloppement. En France, 12 % du CA des entreprises sont consacrs la Recherche et Dveloppement, ce qui fait 4 milliards deuros en 2004.

    Le cot de la mise au point dun nouveau mdicament a t multipli par 10 en 20 ans et reprsente prs de 900 millions deuros. Pourtant, moins dune molcule sur 10 000 arrive lautorisation de mise sur le march malgr des tests de plus en plus pousss.

    Pour continuer sinscrire dans le ux continu de linnovation, les entreprises ont besoin que soit attribu au mdicament un prix qui corresponde cet investissement. Le niveau de prix est galement un facteur dterminant pour renforcer lattractivit et favoriser les choix de pays prioritaires pour les lancements de nouveaux mdicaments.

    En outre, si la proprit intellectuelle garantit une certaine dure de protection de linnovation, lexclusivit de commercialisation est limite. En raison des dlais de dveloppement et denregistrement, la priode effective est de lordre de 10 ans.

    Ds lors, trois conditions dterminent linvestissement :

    La rmunration de linnovation doit pouvoir sinscrire dans la dure et leffectivit de sa protection doit tre garantie, notamment vis--vis des gnriqueurs.

    Des mesures de rgulation ne doivent pas remettre en cause le principe mme de la protection intellectuelle, au dtriment des mdicaments qui sont issus dune Recherche et Dveloppement importante.

    En n, la mise en place de conditions commerciales quitables dans le respect des rgles de concurrence est indispensable, comme cest le cas sur tous les autres marchs.

    Penser et agir autrement

    19 Reconnaissons linnovation dans toutes ses composantes. Appliquons ces inno-vations un rgime conomique cohrent avec celui des autres pays europens en le garantissant sur une priode de 7 ans minimum.

    20 Garantissons la mise sur le march des gnriques en assurant le respect complet des droits de proprit intellectuelle des mdicaments princeps et rquilibrons les conditions de la concurrence entre tous les mdicaments, dans le cadre dune comptition quitable.

    Le cadre fiscal, lgal et rglementaire est aussi un dterminant de linnovation. Il condi-tionne le choix des lieux dimplantation des activits haute valeur ajoute. Or, la France reste perue comme un territoire o il y a la fois un manque dincitations et une fiscalit dfavorable. En France, les entreprises du mdicament cumulent rgime fiscal gnral

    et fiscalit pharmaceuti-que spcifique, variant au gr des dficits annuels des comptes sociaux. Ceci nuit gravement la prvisibilit et la confiance.

    PRINCIPE N 6

    Promouvoir la mutation industrielle adapte aux mdicaments de demain

    La Pharmacie franaise peut-elle survivre lincroyable acclration des dpenses de recherche quimposent les biotechnologies ?

    ric Le Boucher, LIndustrie franaise a perdu pied, Le Monde, 19 novembre 2006

    18 Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:18LEEM 7 28 p.indd Sec1:18 5/01/07 10:13:175/01/07 10:13:17

  • Penser et agir autrement

    21 Arrtons la pression scale croissante : abaissons les prlvements cumuls, arrtons les prlvements exceptionnels, amliorons la lisibilit de la scalit pharmaceutique et tendons vers les niveaux des nations les plus attractives dans le monde.

    22 Encourageons les comportements des entreprises privilgiant les investissements en recherche et production, notamment en bioproduction, via un cadre scal incitatif sur le long terme, comme les crdits dimpts recherche.

    Le systme dassurance maladie couvre prs de 73 % des dpenses de sant des patients, permettant une offre de soins leve et solvable en France. Cest un puissant moteur de dveloppement conomique, de progrs et demplois haute valeur ajoute. Mais il requiert des financements au niveau de la dpense. Or, le systme de recettes nest ni conu, ni

    gr pour faire face au nces-saire quilibre comptable. L est son dfaut essentiel. En vrit, ce dsquilibre est rig depuis longtemps en stratgie de matrise de la demande.

    Alors que les entreprises du mdicament auront contri-

    bu pour plus de 4 milliards deuros la rforme de lassu-

    rance maladie de 2004, les rfor-mes majeures comme celle de lhospitalisation publique ne sont pas entreprises et il reste 6 8 milliards deuros de gaspillage au dire des autorits publiques.

    moyen terme, face laugmentation inluctable des dpenses de sant, un choix politique devra dgager les modes de financement appropris. On ne pourra plus prlever simplement sur lindustrie de la valeur dont elle ne disposera plus. On ne pourra pas reporter les dficits sur les gnrations futures. Des dcisions collectives devront permettre de prserver notre contrat de solidarit, en ouvrant sur dautres modes de financement originaux et en rvi-sant invitablement le primtre de prise en charge socialement justifi.

    Paralllement, la mdication conseille en France prend du retard par rapport ses voisins europens. La dispensation a et aura un rle considrable jouer de par sa relation de proximit avec le patient. Bien des volutions sont envisager l aussi du fait des innovations des nouveaux enjeux de socit : problmatiques de dmographie mdicale, accroissement de la dpendance, ingalits territoriales et accs aux outils technologiques Ces nouveaux moyens informatiques, de traabilit, de systme expert mdical sur Internet, vont concourir renforcer le suivi des traitements distance, la scurit et la facilit dutilisation. Ce sont des opportunits qui permettront dabaisser les cots de sant et de renforcer les dmarches qualit, si on le veut bien.

    Penser et agir autrement

    23 Organisons le dbat sur les primtres respectifs dintervention des rgimes obligatoires et des rgimes complmentaires, selon les pathologies et les traitements, dans le cadre du contrat de solidarit qui fonde notre assurance maladie.

    24 Mettons en place un cadre favorable la mdication conseille, travers le libre accs des patients ces mdicaments en of cine, une rglementation adapte en matire de publicit et dinformation, fonde sur la responsabilisation des acteurs.

    25 Accompagnons en n les mutations invitables de la chane de valeur du mdicament au niveau de la distribution et de la dispensation, en lien avec tous les professionnels de sant.

    La politique conomique est confronte plusieurs objectifs sociaux aussi lgitimes les uns que les autres : un objectif dquilibre des comptes sociaux et de limitation des prlvements collectifs, un objectif de haut niveau de soins et dinnovation dans le domaine du mdicament, en n un objectif de dveloppement de lemploi sur notre territoire.

    Michel Didier,Les enjeux industriels de la rforme de lAssurance Maladie, Cahier du Cercle des

    conomistes, conomie de la sant : une rforme ? Non, une rvolution !, 2004

    19Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:19LEEM 7 28 p.indd Sec1:19 5/01/07 10:13:175/01/07 10:13:17

  • 20

    En ce qui concerne les biotechnologies, la France a accumul un retard absolument considrable. Le Royaume-Uni a attir 30 % des investissements europens dans ce domaine entre 2002 et 2004, contre 9 % pour la France. 40 % des entreprises europennes de biotechnologies cotes en bourse sont anglaises, contre 7 % de franaises.De manire gnrale, luniversit britannique produit davantage de diplms pertinents pour le secteur industriel ; au contraire, la France peine former ce type de pro ls. Tous les indicateurs convergent ainsi dans une mme direction : le Royaume-Uni cumule les dispositions favorables au dveloppement dune industrie de la sant forte, au contraire de la France.

    Reinhard Angelmar,Professeur de marketing, INSEAD

    La gouvernance du mdicament en France sinscrit pour partie dans un cadre conventionnel.Cet accord organise entre autres un systme de ngociations des prix entre le Comit conomique des Produits de Sant (CEPS) et les laboratoires ainsi quun dispositif de remises pour limiter la croissance des dpenses de mdicaments. Mais en sus de ce cadre conventionnel, des mesures additionnelles sont rgulirement prises, soit par les pouvoirs publics, soit par lassurance maladie, sous formes de baisses de prix, de dremboursements, dincitation aux gnriques, de limitation de la prescription, etc. La loi de rforme de lassurance maladie de 2004 na en rien stabilis ces mcanismes qui viennent en permanence dsorganiser lindustrie.

    La nouvelle organisation retenue par cette rforme multiplie les instances dcisionnelles et gnre de linstabilit ainsi quune incomprhension quant au respect des objectifs de sant publique.

    Des accords peuvent tre signs entre les caisses dassurance maladie et les mdecins ou pharmaciens, sans mme que lindustrie du mdicament, directement concerne, soit partie prenante, ni mme consulte ou informe !

    Limpact de la gouvernance sur lattractivit est pourtant important.

    Le comportement des autorits de sant lgard du mdicament constitue un signal fort, suivi attentivement par les dcideurs nationaux et internationaux.

    Les mesures additionnelles sont vcues comme contradictoires et rendent la gestion conomique imprvisible.

    Penser et agir autrement

    26 Refondons une lisibilit et une cohrence globale de la gouvernance du mdicament en France qui inscrivent les comptences et les modes de dcision dans un cadre ef cace.

    27 Associons naturellement les Entreprises du Mdicament aux ngociations qui les concernent, avec les autorits et les partenaires de sant, sous les formes d nir ensemble.

    PRINCIPE N 7

    Organiser la place du mdicament en partenariat avec les forces sociales et politiques du pays

    20 Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:20LEEM 7 28 p.indd Sec1:20 5/01/07 10:13:185/01/07 10:13:18

  • Attractivit de la France : des clignotants inquitants*

    La position commerciale de la France risque de se dgrader avec le dveloppement des gnriques bas cot (dont les units de production sont frquemment localises en Inde ou en Europe de lEst) et les vagues de fusions-acquisitions qui entranent des restructurations et la concentration des sites de production. Ainsi, si la part de la France dans le march mondial reste importante (7 % de part de march), elle sest dtriore ces dernires annes (- 1,8 % en quatorze ans).

    Tout comme lAllemagne ou le Japon, la France sinscrit dsormais dans les zones en dcroissance, contrairement aux tats-Unis, la Suisse, la Sude, lIrlande ou la Core. La tendance est nouveau la perte de 1,5 point de part de march mondial dici 2010, ce qui reprsenterait 4 milliards deuros de perte de solde commercial. La France a perdu 1,7 point de part de march mondial au cours des quinze dernires annes, quand lIrlande et la Suisse en gagnaient autant chacune. La France est passe du 3e au 5e rang mondial des exportateurs entre 1997 et 2002.

    Autre source dinquitude : contrairement aux autres pays europens, la France bn cie de moins en moins des investissements des grands groupes internationaux. Les raisons ? La rgulation imprvisible sur les prix des mdicaments, labsence de politique de Recherche et Dveloppement attractive, une comptitivit qui srode en matire dessais cliniques.

    Ainsi, en Europe, cest aujourdhui le Royaume-Uni qui se dtache en matire de nancement public travers le National Health Service Trusts : les crdits budgtaires pour la Recherche et Dveloppement y reprsentent plus de 1 % du PIB, soit deux fois plus que dans les autres pays europens.

    Actuellement, la France participe la recherche clinique, passage oblig pour lvaluation de linnovation thrapeutique, peu prs la hauteur de sa place dans le march pharmaceutique mondial. Mais cette place est menace. Diffrentes tudes voquent les dif cults de ralisation des essais dans notre pays. Sont points du doigt : les dif cults daccs aux patients et leur vitesse de recrutement ; la faible disponibilit et linsuf sante connaissance de la langue anglaise des investigateurs ; la lourdeur des procdures administratives dans les hpitaux ; le manque de abilit ; la mauvaise image de la recherche clinique dans le public, lhpital et chez les mdecins. Lcart avec la Grande-Bretagne se creuse, avec un rapport de 1 2,6 pour le nombre dessais cliniques en cours par habitant.

    * Extrait du document Dveloppement des industries de sant publi par le Leem en juin 2005 suite la runion du premier Comit Stratgique des Industries de Sant (CSIS)

    DONNES CONOMIQUES

    21Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:21LEEM 7 28 p.indd Sec1:21 5/01/07 10:13:195/01/07 10:13:19

  • Lindustrie pharmaceutique a un impact fortement multiplicateur pour le reste de lconomie

    Pour 1 euro de chiffre daffaires ralis dans la fabrication et la commercialisation dun mdicament en France, 1,50 euro de chiffre daffaires est ralis ailleurs dans lconomie nationale.

    Un emploi dans le secteur du mdicament est li quatre emplois dans le reste de lconomie (et cinq emplois si on compte les administrations publiques).

    1 euro de valeur ajoute cre dans le secteur du mdicament correspondent 2 euros de valeur ajoute dans le reste de lconomie.

    1 euro dinvestissement dans le secteur du mdicament correspondent 5 euros dinvestissement dans le reste de lconomie.

    Synthse de ltude Cemka Eval*, juin 2006

    * Bureau dtudes indpendant spcialis en conomie de sant.Directeur Francis Fagnani tude complte disponible sur le site : www.cemka.fr

    Limpact de lindustrie pharmaceutique sur le reste de lconomie franaise

    DONNES CONOMIQUES

    Les effets dentranement conomique se concentrent notamment sur les trois branches suivantes :

    Les services oprationnels : intrim, gardiennage, entretien, location de matriel, etc., avec 72 320 emplois mobiliss.

    Le conseil et lassistance aux entreprises : 56 300 emplois. La Recherche & Dveloppement : 26 800 emplois. Il sagit dun impact important

    puisquau total lactivit gnre directement et indirectement 4,7 milliards deuros de chiffre daffaires sur cette branche, pour une valeur ajoute de presque 1,5 milliard deuros.

    Parmi les autres branches impactes, les branches industrielles reprsentent prs de 80 000 emplois, le btiment et travaux publics presque 30 000 emplois.

    Les recettes des administrations publiques sont estimes plus de 15 milliards deuros, valeur correspondant la rmunration de 108 576 emplois en quivalent temps complet (4 % de lensemble des salaris de ladministration publique).

    Une comparaison entre les diffrentes branches sur le multiplicateur des effets indirects (rapport des effets indirects aux effets directs) du chiffre daffaires montre que pour 100 euros de production, lindustrie pharmaceutique gnre 101,81 euros de CA HT sur la chane des fournisseurs, ce qui place cette industrie en huitime position parmi les 35 branches de lconomie.

    22 Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:22LEEM 7 28 p.indd Sec1:22 5/01/07 10:13:205/01/07 10:13:20

  • Ces rsultats con rment lenjeu stratgique que reprsentent la croissance de cette industrie et limportance dune politique industrielle dynamique pour que la France reste un march attractif qui permette de continuer dattirer des activits industrielles sur son territoire.

    Type dimpact Emploi (ETP)Chiffre

    daffairesValeur ajoute Investissement Salaires

    Contributions sociales

    Impt et taxes

    Effets directs 95 819 38 135 10 342 1 019 3 772 1 701 2 305

    Effets indirects 197 307 31 263 11 063 2 429 5 852 2 465 1 424

    Effets induits :

    Secteur marchand 124 063 18 720 6 706 1 826 3 047 1 291 971

    Administrations publiques 54 853 8 336 3 062 847 1 409 608 441

    Indirects + induits 376 224 58 319 20 832 5 102 10 307 4 364 2 836

    Total gnral 472 043 96 454 31 174 6 121 14 079 6 065 5 142

    Multiplicateurs 3,9 1,5 2 5 2,7 2,6 1,2

    Au total :

    Le PIB gnr par la production du mdicament est de 35,15 milliards deuros, soit 2,13 % du PIB national.

    Lemploi associ (470 000 emplois environ) reprsente un peu plus de 2 % de lensemble de la population active employe salarie (2,5 % si on intgre les emplois des administrations publiques nances par les recettes scales gnres).

    Linvestissement gnr est de 6,12 milliards deuros ( comparer 1,02 milliard dinvestissement direct).

    Ensemble des impacts conomiques de lindustrie pharmaceutique en 2004En millions d'euros (en 2004)Source : CEMKA-EVAL (2005)

    Elle occupe la premire place pour son impact sur la Recherche et Dveloppement. En effet, 100 euros de CA HT dans lindustrie pharmaceutique entranent 13,36 euros de CA HT dans la Recherche et Dveloppement, assez loin devant lindustrie des quipements lectriques et lectroniques (9,34 euros) et la construction navale, aronautique et ferroviaire (7,92 euros).

    23Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:23LEEM 7 28 p.indd Sec1:23 5/01/07 10:13:215/01/07 10:13:21

  • Avril 2005

    Il faut inscrire la r exion sur la place du mdicament dans notre socit dans une vision volontariste

    En n, la France doit veiller une rgulation densemble quilibre.

    Le mdicament peut tre peru comme une dpense, cest--dire comme un cot, et il est bien sr essentiel que les comptes sociaux soient quilibrs. Mais il convient de rap-peler que le mdicament constitue dabord un facteur de progrs, cest--dire un b-n ce pour la sant publique. Du point de vue de la dpense, la France peut apparatre en position dfavorable. Si le haut niveau de consommation de mdicaments sexpliquait par des gaspillages, il conviendrait bien videmment de les corriger. Mais le haut niveau de consommation de mdicaments correspond aussi et surtout une couverture trs large du risque maladie qui constitue un lment du bien-tre collectif.

    La r exion actuelle privilgie trop souvent la description du pass sans sinscrire suf samment dans une vision prospective. La situation nouvelle cre par le courant dinnovation des biotechnologies suppose une raction qui nest pas uniquement indus-trielle et concerne galement lavenir de lassurance maladie. Larrive de mdicaments de haute technologie sera probablement accompagne de lmergence de centres dex-cellence en matire de soins. Ces centres dexcellence dessineront terme une nouvelle cartographie europenne des soins (ce quavait par exemple su faire la France dans les annes 80 dans le traitement des maladies cardiaques). Or, il existe un lien entre cen-tres de recherche pour le mdicament et accs aux soins, par le biais de la formation

    des praticiens et de lducation des patients dans lusage du mdicament. La relation industrie-systme hospitalier est un lment important.

    Le temps est un lment primordial dans lindustrie du mdicament. Le processus dapparition du mdicament (partiellement techno-

    logique, partiellement rglementaire) et la longue dure de la priode dinvestissement par rapport la priode dexploitation

    ont des implications conomiques trs importantes.Dans la mesure o le retour sur investissement doit soprer sur environ un tiers de la dure totale de protection du brevet, tout dcalage dans le dmarrage effectif de lexploitation des brevets a un effet ngatif considrable sur le rsultat dexploitation. Une anne de dcalage du dbut de la priode de commercialisation est susceptible de faire disparatre une large partie de la rentabilit attendue dun mdicament. On mesure aussi limportance du risque li

    linvestissement initial et la ncessit dtre rigoureux dans la gestion des dlais administratifs de mise sur le march. Selon

    le rapport Marmot (2004), ltat, malgr ses efforts rcents, a encore des progrs faire en termes de dlais administratifs (qui

    restent suprieurs la moyenne europenne).

    Extraits de ltude Rexecode (2005)

    Santpublique

    Matrisedes cots sociaux

    Effet surla croissance

    et lemploi

    Industrie du mdicament

    Les enjeux de lindustrie du mdicament pour lconomie franaise

    DONNES CONOMIQUES

    24 Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:24LEEM 7 28 p.indd Sec1:24 5/01/07 10:13:225/01/07 10:13:22

  • Lapport positif du mdicament la socit

    Lindustrie du mdicament reprsente un enjeu stratgique pour la France alors quelle est trs probablement laube dune phase de mutation majeure. Elle constitue en effet, comme de grands tats europens voisins et les tats-Unis en ont pris conscience, un produit de haute technologique, un facteur essentiel de progrs dans la socit de connaissance qui est la ntre. Si par exemple, la demande mondiale en produits pharmaceutiques poursuivait son expansion au rythme de 9 % lan en valeur (7 % en termes rels) et que la part de march franaise demeure lavenir stable, le gain pour lconomie franaise est de 20 milliards deuros (constants 2004) de recettes dexportations supplmentaires par an lhorizon 2015. Mme en tenant compte dune forte hausse des importations, suprieure aux objectifs de lONDAM, de lordre de 6 % en termes rels, ceci conduirait un surplus denviron 6 milliards deuros, soit un surplus de croissance de lconomie franaise sur cette priode de lordre de 0,3 point de PIB. On constate quentre lacclration des pertes de part de march et leur interruption, lcart est de lordre de 7 milliards deuros. Lenjeu est important.

    La matrise des comptes sociaux est assurment ncessaire, mais elle ne constitue lvidence que lun des enjeux auxquels lindustrie du mdicament contribue. La prsence dans un pays dune industrie du mdicament performante contribue une meilleure qualit des soins qui y sont prodigus. Elle cre galement de la valeur qui bn cie lensemble de lconomie, valeur qui aide au nancement des dpenses collectives.

    Le meilleur moyen dviter un con it entre tous ces objectifs collectifs est la comptitivit industrielle. Une industrie du mdicament comptitive (cest--dire innovatrice et qui fasse jouer les conomies dchelle sur le march mondial pour diminuer les cots) est le meilleur moyen de concilier des prix de revient limits et un niveau demploi lev sur notre territoire. Une action globale pour rendre lindustrie du mdicament plus attractive est donc ncessaire et elle ne peut tre conduite que par ltat.

    Source : INSEE

    Part de la valeur ajoute de lindustrie du mdicament dans le PIB

    0,75 %

    0,70 %

    0,65 %

    0,60 %

    0,55 %

    0,50 %

    0,45 %

    1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002

    25Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:25LEEM 7 28 p.indd Sec1:25 5/01/07 10:13:225/01/07 10:13:22

  • Le Leem est lorganisation reprsentative de lensemble des entreprises du mdicament agissant dans la recherche, le dveloppement, la fabrication et la distribution de mdicaments en France. Son rle consiste laborer le cadre conomique et social de la profession avec les pouvoirs publics, les autorits de sant, les reprsentants des patients. Il exerce galement un rle dontologique, une reprsentation internationale et une mission de dialogue et de communication avec les professionnels de sant et lensemble de la socit.

    Un secteur stratgique en France

    300 laboratoires pharmaceutiques dont plus de la moiti de PME

    100 000 emplois directs dont 20 000 scienti ques

    220 sites industriels rpartis sur lensemble du territoire

    40 milliards deuros de CA 1er producteur de mdicaments

    en Europe

    1er investisseur priv dans la Recherche en France : 3,7 milliards deuros par an

    3e secteur exportateur franais

    Acteur du progrs thrapeutique

    30 nouveaux principes actifs reconnus chaque anne dont un tiers avec ASMR* 1 et 2

    Plus de 1 000 essais cliniques par an Moteur dans lessor des biotechnologies uvrant aux cts des associations

    de malades

    Tourn vers la rsolution des enjeux sanitaires

    Partenaire de la sant publique

    Soutient la rforme de lassurance maladie travers le Plan mdicament 2004

    Partenaire des autorits de sant publique dans la gestion des risques

    Soutient les politiques publiques de prvention

    Acteur de formation au bon usage du mdicament

    Responsable

    Fortement engag dans la lutte contre les maladies rares et orphelines

    Rpond aux situations durgence avec lassociation Tulipe

    Soutient le recyclage des emballages et la protection de la biodiversit

    lcoute des parties prenantes et publie leur attention un rapport annuel de responsabilit sociale (www.leem.org)

    1er contributeur en matire de mcnat(6 milliards $ dans le monde, 1 % du CA)

    Un dialogue avec la socit

    En liaison permanente avec les associations de patients

    Accessible sur le site Internet le-medicament-parlons-en.com, destin aux mdias, aux enseignants, aux tudiants et au grand public

    Rend compte de tous les essais cliniques sur le site international http://www.ifpma.org/clinicaltrials

    Rpond en direct aux questions des Franais lors de la Semaine nationale dinformation le mdicament, parlons-en !, organise son initiative

    * ASMR : Amlioration du service mdical rendu

    Le Leem : rle et mission

    26 Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:26LEEM 7 28 p.indd Sec1:26 5/01/07 10:13:235/01/07 10:13:23

  • Notre activit consiste lever des fonds pour se lancer ensuite dans linconnu, en esprant y trouver des rponses des maladies, et ainsi soigner les patients. Nous voluons actuellement dans un environnement politique marqu par le principe de prcaution, quand lconomie demande lesprit dentreprise, et valorise la prise de risque.

    ric Cornut, Prsident directeur gnral Novartis groupe France,

    Responsable du comit dvaluation stratgique du Leem

    27Le mdicament, un atout pour la France

    LEEM 7 28 p.indd Sec1:27LEEM 7 28 p.indd Sec1:27 5/01/07 10:13:245/01/07 10:13:24

  • 88, rue de la Faisanderie75116 Paris

    Tl. 01 45 03 88 88Fax 01 45 03 88 42

    Retrouvez-nous surwww.le-medicament-parlons-en.com

    LEEM 7 couv.indd 4LEEM 7 couv.indd 4 4/01/07 17:49:494/01/07 17:49:49

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