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    16-Sep-2018

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1 Compte rendu de lAtelier philosophique de mars 2018 L'essor scientifique et technique En 2000, lhistorien amricain Kenneth Pomeranz publie Une grande divergence, un essai original dans lequel il compare lAngleterre et une rgion de la Chine. Il dveloppe lhypothse quau XVIIIe sicle lempire du Milieu et lEurope prsentaient des chances gales de devenir la premire puissance conomique mondiale. Que sest-il pass pour que lEurope prenne un pareil ascendant au XIXe sicle et domine le monde pendant plus dun sicle ? Image extraite de L'atmosphre : mtorologie populaire, par Camille Flammarion (1888), colore par Hugo Heikenwaelder. La rponse de Kenneth Pomeranz a marqu les esprits et suscit une vive polmique au sein de la communaut des historiens car elle remettait en cause les explications classiques qui invoquaient les volutions sculaires et le phnomne de la rvolution industrielle . Selon Pomeranz, deux facteurs fortuits ont en fait permis lAngleterre (et, par suite, LEurope) de dcoller : lexistence de gisements de charbon proches de ses centres industriels et la rserve de terre que lui confraient ses colonies dans le Nouveau Monde. Parce quon y cultivait du coton, un substitut avantageux de la laine ou du lin, les plantations du Nouveau Monde conomisaient des centaines de milliers, voire des millions dhectares consacrs lhabillement de la population insulaire. Parce quil se substituait au charbon de bois ou au bois de chauffe, le charbon pargnait lui aussi des surfaces consquentes de terre (Xavier de la Vega). Ces avantages cologiques, allis au dveloppement du capitalisme, ont sans doute aussi encourag lessor dune culture scientifique et technique jusqualors limite. 2 Une reprsentation du systme gocentrique de Claude Ptolme. Nicolas Copernic (1473-1543) Galileo Galilei (1564-1642) Naissance de la science moderne et mathmatisation de la nature En amont du phnomne de dveloppement conomique et technique dcrit par les historiens de la Rvolution industrielle, on observe une srie de dcouvertes et de thories scientifiques dterminantes. Jusqu la fin du XVIe sicle prvalait une conception du monde aujourdhui oublie. Hrite de lAntiquit (particulirement dAristote et de Ptolme), cette conception peut se rsumer par le mot grec (ksmos). ce quassurent les doctes pythagoriciens, dclare Socrate, le ciel et la terre, les Dieux et les hommes sont lis entre eux par une communaut, faite damiti et de bon arrangement, de sagesse et desprit de justice, et cest la raison pour laquelle, cet univers, ils donnent, mon camarade, le nom de cosmos, darrangement, et non celui de drangement [Chaos] non plus que de drglement. (Platon, Gorgias, 507e - 508a). Le terme de cosmos renvoie lide dun monde clos, harmonieux et ordonn. Cet univers comprend deux domaines bien distincts : le monde des toiles, situ au-del de la lune (le monde supralunaire ou monde cleste) et le monde sublunaire, dsignant la terre et la portion de ciel quon imaginait plac sous la lune (le monde sublunaire ou monde terrestre). Rput inaltrable, le monde cleste est anim dun mouvement circulaire, simple et parfait. ce lieu supralunaire, correspond une science exacte, une science astronomique mathmatique. Le monde sublunaire, en revanche, est lobjet de la physique, science qui tente de dcrire les corps en devenir et ne peut pas appliquer la mthode mathmatique. Par ailleurs, selon lantique conception, la nature nest pas encore conue comme une simple matire mais elle est doue dun dynamisme qui lui est propre, elle porte en elle une finalit qui correspond son accomplissement. Pour les Anciens et les hommes du Moyen ge, la nature est physis ( ce qui crot en grec) elle est dou dune me, dune finalit, dune nergie. Durant les quelque deux cents ans qui sparent la mort de Copernic (1543) de celle de Newton (1727), la conception traditionnelle du monde sera totalement remise en cause au profit dune science nouvelle dont nous sommes aujourdhui encore les hritiers. Voici les principales tapes de cette rvolution scientifique : Aux noms de principes essentiellement mtaphysiques et esthtiques (influences pythagoriciennes), le chanoine Nicolas Copernic (1473-1543) remet en cause les calculs de lastronome grco-romain Claude Ptolme (90-168 ap. J-C) et labore un systme hliocentrique. Cependant, il ne questionne pas la distinction entre le monde cleste et le monde terrestre et ne se prononce pas sur la nature finie ou infinie de lunivers. En revanche, il bouscule le sens commun, montrant que la ralit vue par le savant est autre que celle de la perception naturelle (spontanment gocentrique). Le mathmaticien Galileo Galilei (1564-1642) va plus loin. Il confirme la thse de lhliocentrisme et, sutout, remet en cause la distinction entre monde terrestre et monde cleste (il perfectionne le tlscope et peut ainsi onserver que la lune et les toiles ne sont pas plus inaltrables que les choses terrestres). En 1632, il publie Florence son Dialogue sur les deux grands systmes du monde. Il y met en scne trois personnages : Simplicio (dfenseur de Ptolme) ; Salviati (dfenseur de la science nouvelle) et Sagredo (personnage incarnant le point de vie de lhonnte homme). L-bas, cest comme ici dclare un des protagonistes de 3 Ren Descartes (1596-1650) Isaac Newton (1643-1727 son Dialogue sur les deux grands systmes du monde (Florence, 1632). Ce qui est en jeu, cest une unification, une homognisation ontologique et mthodologique de la nature. Lastronomie nest pas diffrente de la physique et cette dernire a vocation noncer des lois universelles. Pour laristotlisme et ses reprsentants chrtiens, le repos (absence de mouvement) correspondait au lieu naturel dun tre, dans un ordre dfini par le Cosmos (ou la Cration). Le repos est identit, le mouvement transition, dsquilibre provisoire. Pour Galile, repos et mouvement sont dsormais relatifs. Tout dpend du point de rfrence (une malle dans un navire est en repos par rapport la cale, mais en mouvement par rapport au rivage). Est ainsi remis en cause la dfinition entire de la nature comme systme didentits (ou de formes selon la terminologie dAristote). Les thses de Galile dchaneront les foudres de lInquisition en 1633. En cette mme anne 1633, Ren Descartes (1596-1650) achve son Trait du monde et de la lumire mais renonce le publier par crainte dencourir la mme condamnation que Galile. Comme son confrre italien, il affirme l'existence du mouvement de la Terre. Contre la physique des Anciens qui recourrait aux lments (Eau, Terre, Feu, Air) pour expliquer les mouvements des choses, Descartes simplifie la mthode et dveloppe une conception gomtrique de la ralit. Approche quantitative du monde qui finit par rendre compte des choses aussi bien, si ce nest mieux, que lapproche qualitative de lancien systme aristotlicien. Descartes synthtise lesprit de la physique nouvelle : il rduit les mouvements de la nature la mcanique dune horloge. Par ailleurs, il affirme une attitude fortement anthropocentrique : pour lui, lhomme est comme matre et possesseur de la nature et pour vocation de la dominer. Cette nature, le savant franais la conoit dsormais comme une matire, pure tendue inerte et ressource exploitable lenvi. Le physicien anglais Isaac Newton (1643-1727) achve ce processus de mathmatisation du monde. Il dmontre que le mouvement des objets terrestres et des corps clestes est gouvern par les mmes lois naturelles. Sappuyant sur les lois de Kepler, il dveloppe la loi universelle de la gravitation. Son ouvrage Philosophi Naturalis Principia Mathematica, publi en 1687, uvre majeure de l'histoire de la science, dcrit la loi universelle de la gravitation, formule les trois lois universelles du mouvement et jette les bases de la mcanique classique. Au terme de cette rvolution des thories et de la mthode, une certaine vision du monde saffirme, que lhistorien et philosophe des sciences Alexandre Koyr rsume en ces termes : la destruction du Cosmos et la gomtrisation de lespace (voir ci-dessous, extraits des textes comments). Dans son matre livre, La Structure des rvolutions scienti-fiques (1962), lpistmologue amricain Thomas Kuhn (1922-1996) dveloppe la thse dune science progressant de manire fonda-mentalement discontinue, cest--dire non par accumulations mais par ruptures. Ainsi la rupture entre le monde dAristote et celui de Newton se caractrise-t-elle par lmergence dune vision mcaniste du monde (un nouveau paradigme selon T. Kuhn) qui remet en question la frontire entre le naturel et l artificiel . Le vivant y est conu sur le modle de la machine (cf. les animaux-machines de Descartes) et soumis aux mmes lois physiques. 4 Le perspectographe d'Albrecht Drer (1525) : une mtaphore du regard scientifique sur la nature ?Une lunette tlscopique de l'poque de Galile. Sciences et techniques : des influences rciproques ? Le modle mcaniste invite aussi repenser les liens entre sciences et techniques. Dfinie comme un ensemble structur de connaissances qui se rapportent des faits obissant des lois objectives (ou considrs comme tels) et dont la mise au point exige systmatisation et mthode (Dictionnaire CNRTL), la pense scientifique a souvent t place presque exclusivement sous le signe du langage et considre comme une activit de manipulation de symboles et de thories. La notion de technique (drive du grec , techn art manuel ) embrasse quant elle un champ trs vaste : tous les procds utiliss pour la ralisation d'une activit particulire, au savoir-faire requis pour la matrise d'une tche, d'une activit... (on peut parler de techniques culinaires, musicales, archtecturales, etc.). Rapporte au domaine de la science, la technique a t conue comme un prolongement de la connaissance thorique, travers des ralisations pratiques, des productions industrielles et conomiques. Une science applique en quelque sorte. Toutefois, les choses sont plus complexes. Concevoir la ralisation d'objets techniques comme la seule application de connaissances scientifiques reviendrait faire limpasse sur des problmes proprement pratiques et matriels. Ce serait supprimer la diffrence entre le thorique et le concret, et entre l'artificiel (projection dune reprsentation scientifique) et le technique. Cela signifierait aussi que la science serait mme de saisir les causes suffisantes dun objet concret avant qu'il n'existe. Comme le souligne Jean-Yves Chteau, lobjet technique n'est pas application (dductive) de la science puisque la science vritable (exprimentale et inductive) peut et doit s'appliquer lui comme tout autre ralit naturelle. Plus encore : lobjet technique peut avoir une influence dterminante sur la science. On sait, par exemple, que le perfectionnement de la lunette tlscopique a t dcisif dans le progrs des recherches de Galile : cest aprs avoir constat avec cet instrument que la surface de la lune prsentait des asprits ou que la plante Jupiter possdait quatre satellites que lastronome italien a finalement developp son systme. Dautre part, dans la mthode exprimentale, la technique est primordiale : elle se dploie comme un dispositif permettant de sonder la 5 nature, de la faire ragir . ce sujet, Martin Heidegger formule cette rflexion intrigante : .On dit que la technique moderne est diffrente de toutes celles dautrefois, au point de ne pouvoir leur tre compare, parce quelle est fonde sur la science moderne, exacte, de la nature. Entre temps, on a vu clairement que linverse aussi tait vrai : la physique moderne, en tant quexprimentale, dpend dun matriel technique et est lie aux progrs de la construction des appareils. Cette relation rciproque de la technique et de la physique est bien exacte ; mais la constatation qui en est faite demeure une simple constatation historique de faits et elle ne nous dit rien du fondement de cette relation rciproque. La question dcisive demeure pourtant : quelle est donc lessence de la technique moderne, pour que celle-ci puisse saviser dutiliser les sciences exactes de la nature ? (La question de la technique, 1953). Pour le philosophe allemand, cest le fait de concevoir la nature comme un immense stock (fonds, Bestand) de matires exploitables qui a scell les liens historiques entre science moderne, technique et conomie. L'il de HAL 9000, le clbre ordinateur de 2001 l'Odysse de l'espace (film de Stanley Kubrick, 1968). Les objets techniques ont-ils une existence propre ? La pense de Gilbert Simondon (1924-1989) sur lessence de la technique nourrit toujours les rflexions contemporaines en raison dune approche originale et assez dconcertante. Simondon choisit de se focaliser sur les objets et de mettre entre parenthses tous les autres aspects de la ralit technique, notamment ses conditions conomiques et sociales : l'organisation du travail (travail la chane,standardisation, etc,), de la production (artisanat ou industrie moderne), de la distribution et de la consommation (les formes de la demande, les lois du march), etc.. Car ces aspects constituent, selon lui, des conditions extrinsques et non essentielles lobjet technique. Mais quest-ce quun objet proprement technique ? On serait tent dans un premier temps de qualifier un objet de technique en raison de son utilit ou de son caractre manufactur. Mais Simondon rcuse cette approche car un mme rsultat peut tre obtenu partir de fonctionnements et de structures trs diffrents ; un moteur vapeur, un moteur a essence, une turbine, un moteur ressort ou poids sont tous galement des moteurs ; pourtant, il y a plus d'analogie relle entre un moteur ressort et un arc ou une arbalte qu'entre ce mme moteur et un moteur vapeur ; une horloge poids possde un moteur analogue un treuil, alors qu'une horloge entretien lectrique est analogue une sonnette ou un vibreur . Par ailleurs, un lment ou une chose naturels (la force du vent, le courant dun fleuve) peuvent remplir des fonctions comparables. Suivant une autre approche, on pourrait essayer dapprhender les objets techniques d'aprs leur air de famille et de les classer par grandes catgories : les outils (qui viennent prolonger le corps de lhomme et augmenter son efficacit) ; les instruments (qui augmentent ses capacits perceptives) ; les prothses (objets hybrides, entre outil, instrument et organe) ; les machines (objets plus complexes, capables daccomplir des actions auparavant dvolue lhomme). Mais, l encore, on sinterdit de penser la caractre essentiel de lobjet ou de lindividu technique suivant lexpression de G. Simondon. Pour le philosophe, llment dcisif rside ailleurs, dans le fait que lobjet technique est bien le produit de lintelligence humaine mais que, par sa nature, il est mme de lui chapper. En effet, pour exister, lobjet technique ne dpend pas uniquement de son inventeur mais dautres objets ou inventions techniques : sans mtal pas de moteur, il 6 faut un engrenage, une transmission, un procd dj prouv, etc. Les objets nouveaux proviennent dautres objets. Ils en sont souvent la combinaison indite. Par ailleurs, lobjet technique possde en lui-mme des potentialits, des possibilits dapplication que son concepteur navait pas forcment prvues. On peut par exemple dtourner des inventions pacifiques des fins guerrires. Il y a toujours quelque chose d abstrait (de potentiel ou d'imprvu, selon la terminologie de Simondon) dans l'objet technique le plus concret et qui est ce par quoi il chappe une science ou une connaissance compltes. Jamais entirement transparent pour la science, lobjet technique se pose l, la manire dune chose naturelle (et avec toutes les surprises, bonnes ou mauvaises, que sa nature peut rserver). Pareilles considrations semblent nous renvoyer la fable de lapprenti sorcier ou du Dr. Frankenstein. Mais, surtout, elles nous enseignent que la frontire entre naturel et artificiel peut tre franchie dans les deux sens. Dans la perspective optimiste et conqurante des savants du XVIIe sicle, la nature semble appele se soumettre lordre souverain de la raison humaine. En revanche, dans la perspective pessimiste et inquitante de notre poque, il peut arriver que les produits de la science et de la technique (pensons aux manipulations gntiques) prennent la forme dune nature nouvelle, parfois plus menaante et meurtrire que celle que connaissaient les Anciens, capable aussi de la mettre en danger. Simondon, dclare Xavier Guchet, comparait notre rapport aux techniques aux rapports que nous avons avec les trangers. La machine est dans nos socits industrielles comme ltranger que lon rejette : la fois omniprsente, indispensable, source de richesse, et en mme temps dvalorise, mprise, prive de tout contenu vritable de valeur humaine. Sortir de cette xnophobie et dvelopper une vritable culture technique, c'est assumer une relation et une responsabilit vis--vis de ses produits. Retour sur la grande divergence Europe-Chine En introduction, nous avons voqu la grande divergence entre lAngleterre et la Chine du XVIIIe sicle. LEmpire du milieu disposait depuis fort longtemps dune solide science mathmatique et a, par ailleurs, offert lhumanit des inventions techniques majeures telles que limprimerie (les types amovibles), le papier, la boussole, la poudre canon... Toutefois, sa conception traditionnelle du monde naturelle semble lavoir longtemps cart (prserv ?) de toute forme de rvolution industrielle . Le philosophe et sinologue Franois Jullien lexplique en ces termes : Cest la tradition grecque qui nous a appris sparer, dune part, ce qui est de lordre de lengendrement naturel ou, plus prcisment, de la pousse , phusis, et, de lautre, le faire crateur qui est propre lhomme, la techn. Quitte penser ensuite la nature, comme chez Aristote, sur le modle de la technique. [] La Chine, linverse, a pens le faire humain daprs le procs dengendrement naturel et le relayant. Voire, elle na pas eu isoler un concept spcifique de la nature, puisquelle navait rien dress, titre de valeur et de paradigme, opposer celle-ci []. Aussi divers, multiple et quasiment sans bord, est le registre qui, en Chine, sert dsigner la nature. Pour dire la nature, on dit le ciel (comme procs rgul et continu) ; ou ciel et terre (pour en dployer la polarit do nat linteraction fconde) ; ou, plus prcisment encore, les capacits d initiative et de rceptivit (yin et yang), de laccord desquelles dcoule tout engendrement ; ou 7 La Chine : un autre regard sur la nature. Sources des images : sauf mention spciale, les illustrations du prsent article sont issues de Wikimedia. encore la spontanit (au sens de ce qui vient tout seul, ziran). Aussi les Chinois ont-ils d traduire de leuropen le terme de nature , la fin du XIXe sicle, pour concevoir dsormais, de faon univoque ou du moins dtache vis--vis du faire humain, le phnomne de processivit dans lequel leur pense, jusqualors, tait demeure immerge. On aura remarqu que, depuis lors, la Chine s'est bien rattrape ... Mots et ides suggrs par les participants aux ateliers vian : Adam Smith Progrs Ouverture volution / Rvolution Libration Dshumanisme Disparition des abeilles, des oiseaux, des orangs-outans, de la fort, de la banquise Optimisme Algorithme Fordisme Matrialisme Dmatrialisation Objet/Sujet Violence Thories Ralit virtuelle Humanode Ralit ? Extrieur / intrieur Moulinex Confort Harmonisation des moyens de recherche Passionnant largir / rtrcir Rapprocher. Montreux : Mcanisation Dcouverte Exactitude Prcision Profit Recherche Exprience Nouveau Monde Monde actuel Preuve Amlioration Progrs Chmage Machine Erreur Rationalit / rationalisation Technologie Utopie Invention Changement Connaissances Dshumanisation Automatisation. Extraits de textes comments : 1. Alexandre Koyr (1892-1964) Du monde clos lunivers infini, traduit de langlais par Rassa Tarr, 1957. 2. Gilbert Simondon (1924-1989), Du mode dexistence des objets techniques, 1958. Rfrences bibliographiques BACHELARD Gaston, La formation de l'esprit scientifique. Librairie philosophique J. Vrin, Paris, 1993. BOORSTIN Daniel J., Les Dcouvreurs. D'Hrodote Copernic, de Christophe Colomb Einstein, l'aventure de ces hommes qui inventrent le monde. Bouquins / Robert Laffont, Paris, 2014. BURBAGE Frank, La Nature, GF / Flammarion, Paris, 2013. CHALMERS Alan, Qu'est-ce que la science ? Popper, Kuhn, Lakatos, Feyerabend, trad. Michel Biezuski, Le Livre de Poche / LGF, Paris, 1990. CHTEAU Jean-Yves, Gense et concrtisation des objets techniques dans Du mode d'existence des objets techniques de Gilbert Simondon Philopsis : Revue numrique, Ellipses, CRDP Midi-Pyrnes. GUCHET Xavier, Les technosciences : essai de dfinition , Philonsorbonne [En ligne], 5 | 2011, mis en ligne le 03 fvrier 2013, consult le 28 mars 2018. 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