LIMAM MÂLIK BEN ANAS ( ) Imam Abdallah imamabdallah@free.fr http://imam-abdallah.over.blog.com.

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    04-Apr-2015

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  • LIMAM MLIK BEN ANAS ( ) Imam Abdallah imamabdallah@free.fr http://imam-abdallah.over.blog.com
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  • I NTRODUCTION 2 Limportance de connatre les biographies des savants et des hommes/femmes pieux (ses) Lcole malkite est lune des quatre coles juridiques les plus rpandues dans le monde musulman depuis le deuxime et le troisime sicle hgirien. Les coles juridiques
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  • 3 Source cours de Mostafa BRAHMI
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  • S ON POQUE 4 La premire moiti de la vie de limam Mlik scoula sous le Califat des Omeyyades, alors que la seconde tmoigna des premiers pisodes du Califat Abbasside (132). Le Califat islamique bien-guid fut transform en un systme monarchique par les Omeyyades,. Cela gnra discordes, conflits et instabilit. Le systme instaur fut teint dun "nationalisme arabe". Les non-arabes subirent des injustices, et cela fini par engendrer un "nationalisme perse".
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  • S A NAISSANCE ET SA MORT 5 LImm Mlik est n en 93 A.H., Dh Al-Marwah (une oasis dans le dsert au nord de Mdine). Il vcut ensuite Al-`Aqq, une valle dans les alentours de Mdine, puis sinstalla Mdine, la ville o repose le Messager bien-aim ( ). Il dcda Mdine lge de 86 ans le 14 Rab` Al-Awwal 179 A.H et fut enterr au cimetire dAl-Baq`. Puisse Dieu lagrer et nous faire profiter de sa science dans les deux demeures. Il tomba malade quelques jours, il pronona la Chahadat et lit le verset suivant : [4]... La dcision finale, aussi bien avant quaprs, appartient Dieu 30. Sourate des Byzantins (Ar-Rm) et rendu lme aussi tt aprs. La prire funraire (janzah) fut prononce cette occasion par le gouverneur 'Abd Allh ben Zaynab. Son tombeau fut surmont d'une coupole.
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  • S A FAMILLE 6 Il est le fils de Anas fils de Mlik fils Amir fils de Amr fils de Harith fils Ghaymane fils de Khotheil fils de Amr fils de Harith. Sa famille est donc une famille arabe originaire du Ymen, qui sest installe Mdine, Amir ben Amr tait probablement un Sahabi (compagnon du Prophte ( )) Mlik le grand pre tait un Tabii (faisait partie de la gnration juste aprs celle des Sahabat), il faisait partie des savants de Mdine et transmettait les Hadiths, il a t choisi par Othmane le troisime calife pour faire partie du comit qui avait en charge lcriture du Coran, il avait crit un Moshaf que limam Mlik gardait chez lui. Il faisait partie de 4 personnes qui se sont occupes du corps du Othmane aprs sa mort jusqu lenterrement, Son pre Anas et ses trois frres rapportaient des Hadiths de leur pre. Il gagner sa vie en fabricant les arcs et ne consacrait pas trop de temps la science, (il est devenu handicap et a continu travailler), Sa maman sappelait Al-Ghaliat bent Chouraik de la tribu arabe de Azd,
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  • S A FAMILLE 7 Nadr le frre de Mlik tait aussi un savant de Hadith. On parlait de Mlik le frre de Nadr. Mais quand Mlik est devenu ce quil est devenu on parlait de Nadr le frre de Mlik. La femme que choisit lImm pour laccompagner dans sa vie tait une esclave affranchie. Il avait beaucoup destime pour son pouse. Il avait trois enfants Yahya, Mohamed et Ftimah. Yahya rapportait les Hadiths de son pre. Ftimah connaissait par cur Al-Muwatt (livre de son pre ). Elle avait une connaissance des sciences islamiques suprieures celle de ses frres. Lorsquun lve de Mlik lisait Al-Muwatta dans son cercle denseignement, Ftimah se tenait derrire la porte et signalait chaque erreur de lecture en frappant la porte. Entendant cela, Mlik demandait au lecteur de reprendre le passage o il stait tromp. Son fils Mohamed ne sintressait pas la science alors que des enfants de son ge venaient apprendre, limam Mlik disait alors Cela me rend un peu moins triste quand je me rappelle que la science ne se donne pas par hritage
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  • S ON MODE DE VIE 8 Avant de se consacrer entirement la science, il travaillait avec son frre comme vendeur dhabits. Il devint sans ressources et lui arriva de vendre des objets de chez lui pour pouvoir faire vivre sa famille dcemment; Par la suite Allah lui ouvra les portes de la subsistance, Il tait grand de taille, robuste, teint clair (roux) des cheveux blonds avec une barbe importante, chauve et avait des yeux bleus. Il prenait trs soin de ses apparences et ne sortait jamais voir les gens sans tre trs bien habillait, en blanc gnralement, On disait quil shabill comme les rois. Son neveu dit je nai jamais vu de tche sur ses vtements Mlik portait des vtements de grande valeur d'Aden, du Khursan et d'Egypte. Il faisait la prire sur un tapi fabriqu dune matire tendre et douce, on lui demanda pourquoi ? Il dit je ne veux pas que mon front soit marqu, que les gens pensent que je fais la prire de la nuit alors que je ne la fait pas .
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  • S ON MODE DE VIE 9 Il utilisait le musc et le parfum dune grande qualit Il avait jolie une bague en argent o sest crit Dieu me suffit pour Matre. Il est le meilleur protecteur ! Il louait (ou possdait) un foyer luxueux, avec toute sorte de meuble et de parure. Il avait un tableau lentre de chez lui o il y avait crit Telle est la volont de Dieu ! Il ny a de puissance quen Dieu ! Sa demeure tait probablement celle du grand compagnon et savant Abdoullh ben Massoud, Il aimait la nourriture raffine et mangeait dune manire raisonnable sans excs ni gaspillage. Il achetait de la viande chaque jour pour sa famille, Il aimait beaucoup les fruits et aimait particulirement les bananes. Il disait Rien n'est plus proche qu'elles des fruits du Paradis, on les trouve aussi bien en t qu'en hiver, et Allh a dit : On les mange en permanence, comme on profite de leur ombre Il ne mangeait jamais en public, il le considrait comme incompatible avec son statut de Savant,
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  • S ON MODE DE VIE 10 Il invitait ses tudiants manger chez lui une fois par semaine, le vendredi gnralement, Il prenait en charge financirement tous les tudiants pauvres, Il a reu des chameaux comme cadeaux de la part dun Calife, il les distribua entre ses lves, Son lve Ibn Al Qsim dit : Mlik avait 400 dinars avec lesquels il commerait et qui le faisait vivre. Il tenait ce que les bienfaits de Dieu soient visibles sur lui. Il disait : Il n'est pas souhaitable un homme combl par Allh de ses bienfaits de ne pas les montrer, surtout s'il s'agit de gens de science. Et il affirmait aussi : J'aime voir le lecteur du Coran vtu de blanc. Sa vie ressemblait plus celle des princes qu celle des hommes de la religion connus par leur dtachement des biens de ce bas monde !! Pourquoi ? Mlik recherchait le confort pour tre le plus efficace en matire de science, il savait quil avait un rle important jouer dans la transmission de la science de Mdine et semployer raliser son objectif,
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  • S ON MODE DE VIE 11 Une tude minutieuse de la vie de Mlik montre qu'il ne recherchaient en rien les parures du monde, Le vrai dtachement pour lui est celui du cur, Un des pieux de lpoque de Mlik lui a crit pour lencourager sisoler pour ladoration, Mlik lui a rpondu : Dieu a partag les travaux comme il a partag les subsistances ; il se peut quIl ait donn quelquun la capacit daccomplir beaucoup de prires mais il ne lui a pas donn la capacit daccomplir beaucoup de jenes ; et Il a donn un autre la capacit de dpenser beaucoup dargent en donnant laumne mais Il na pas la capacit daccomplir beaucoup de jenes ; et Il a donn un autre la capacit de combattre dans son chemin, un autre la capacit dapprendre la Science, et rpandre la Science est parmi les meilleurs actions, et je suis satisfait de ce que Dieu ma donn, et je ne pense pas que ce que Dieu ma donn est infrieur ce quIl ta donn, et jespre que nous sommes tous deux dans le bien
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  • S ON APPRENTISSAGE DE LA SCIENCE 12 Il habita Mdine sans jamais la quitter sauf pour le plerinage de la Mecque. Il faisait ses prires et apprenait la mosque du prophte (o se trouve sa tombe) La ville, la famille et lenvironnement permettent limam Mlik a devenir lun des plus grands savants de lislam Il a apprit le Coran par cur, comme la grande majorit des enfants de son ge, dans les Katatib (les Madrassa coraniques de la mosque) Quand il informe sa maman quil voulait apprendre la science et assister aux cours des grands savants alors sa maman lui dit tu dois porter les habits de la science . Elle lui fait porter des beaux habits et une Amama (un turban) et lui dit Va auprs de Rabia apprendre maintenant, apprend de son bon comportement avant sa Science . Ce petit geste resta dans sa mmoire et le poussa avoir un grand respect pour les savants et le savoir.
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  • S ON APPRENTISSAGE DE LA SCIENCE 13 Il dit Limam Azzouhri est arriv Mdine, je suis venu le voir avec Rabia. Il nous rapporte une quarantaine de Hadiths. Nous somme revenu le lendemain, il nous dit : sortez vos cahiers pour voir combien de Hadith avez-vous retenu. Rabia dit : je connais quelquun qui a tout appris par cur. Cest Mlik. Azzouhri interrogea Mlik qui rpta la quarantaine de Hadiths sans se tromper , Je ne croyais pas quil y avait encore des gens qui pouvaient apprendre de cette manire, comme moi dit Azzouhri. Ahmed ben Saleh dit Jai vu dans les registres de Mlik, quil avait crit plus de 12000 Hadiths Il sasseyait des heures et des heures devant les portes de ses matres en attendant leur sortie pour pouvoir leur poser des questions et profiter de leurs science Il avait mme confectionner des habits rembourrs au niveau des genoux et des cuisses pour ne pas sentir le froid de la pierre,
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  • S ES MATRES 14 Il a apprit la science de 110 matres Il tait trs exigeant, et choisissais les meilleurs maitres de son poque, Mdine, il avait cet poque un trs large choix. LImm Mlik porta le flambeau des sept clbres juristes mdinois : Ab Bakr Ibn `Abd Ar-Rahmn Ibn Al-Hrith Ibn Hishm, Qsim Ibn Muhammad Ibn Ab Bakr As-Siddq, `Urwah Ibn Az-Zubayr Ibn Al- `Awwm, Sa`d Ibn Al-Musayyab, Sulaymn Ibn Yasr, Khrijah Ibn Zayd et `Ubayd Allh Ibn `Abd Allh Ibn `Utbah Ibn Mas`d. Nafi (le dsiple du grand compagnon ibn Omar) Nafi est devenu aveugle, Mlik laccompagner de sa maison jusqu la mosque et profitait de ce temps l pour apprendre de lui Je venais voir Nafi chez lui au milieu de la journe et en plein soleil, je guettais sa sortie, je le laissais marcher un peu, je passais devant lui et le saluais. Quand il arrive la cours je dis : Quest ce que Ibn Omar a dit concernant tel sujet ? Il rpondait ma question et je reste avec lui Il tait svre. Ibn Hormouz Jai frquenter Ibn Hormouz treize ans sans divulguer la science que jai apprise personne Il hrita de lui lexpression Je ne sais pas Je ne maitrise pas la question
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  • S ES MATRES 15 Rabiat: Lorsque Rab`ah dcda, Mlik pronona ces mots nostalgiques : "La saveur de la jurisprudence disparut depuis la mort de Rab`ah." Ibn Chihab Nous tions attroup devant la porte dIbn Chihab Jafar as-Sdiq : lun des partisants de Ali
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  • S ES LVES 16 Il avait beaucoup dlves originaires de diverses contres, cela sexplique par 3 choses : Sa grande science : les gens venaient de loin pour apprendre de lui Sa ville Mdine un lieu de passage pour les plerins Sa longue vie (plus de 90 ans) Il traitait ses lves de la mme manire, mme les enfants des gouverneurs et les enfants de la famille du prophte. Il disait dans les assembls de science celui qui arrive le premier la premire place Il refusait de consacrer des crneaux particuliers l'ducation des enfants des califes. Le calife, Hron ar-Rachid vint Mdine et envoya un messager Mlik pour lui demander de venir le voir et lui enseigner le hdth. Mlik dit au messager : Dis lui qu'on se dplace pour le savoir et que le savoir ne se dplace pour personne . Le calife vint alors lui-mme assister au cours de Malik, comme n'importe quel lve. Hrn tait assis sur une chaise et les lves par terre, alors Mlik rapporte le Hadith : O calife, celui qui s'humilie devant Dieu, Dieu l'lve au dessus des autres . Hron comprit le message et s'assis par terre avec les lves.
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  • S ES LVES 17 Parmi ses grands lves : Az-Zuhr, Ayyb As-Sikhtiyn, Ab Al-Aswad, Rab`ah Ibn Ab `Abd Ar-Rahmn, Yahy Ibn Sa`d Al-Ansr, Ms Ibn `Uqbah, Hishm Ibn `Urwah, Muhammad Ibn Al-Hasan Ash-Shaybn, LImm Ash-Shfi`. Ils venait de tous les coins du monde musulman (Palestine, Egypte, Magreb, Andalousie, ) Ce sont ses lves qui ont compils et propags la science de Mlik pour devenir lune des plus grandes coles juridiques du monde musulman.
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  • S ON RESPECT POUR LE P ROPHTE ( ) 18 On rapporte que lorsque les gens venaient chez lui, il leur envoyait sa servante qui leur demandait : "Le chaykh vous demande si ce que vous cherchez est le hadith ou bien des rponses des questions." S'ils disaient : "Nous avons des questions lui poser", il sortait et donnait des Fatwas. Par contre, s'ils disaient: "Nous recherchons le hadith", il leur faisait dire de s'asseoir puis il allait se laver, se coiffer la barbe, se parfumer, s'habiller, mettait son turban. On disposait pour lui une chaire face aux gens et il venait, rempli de la crainte de Allah. on faisait brler de l'encens. Quand une personne lve la voix lors de cette sance de Hadith, limam le gronda et rcita le verset [2] croyants ! Ne couvrez pas de votre voix celle du Prophte, et ne haussez pas le ton devant lui, comme vous le faites entre vous, si vous ne voulez pas perdre, votre insu, le bnfice de vos uvres. 49. Sourate des Appartements (Al- Hujurt). Il considrait que levait la voix lors de la lecture du Hadith est comme lever la voix devant le Messager ( ) Il ne marchait pas sur une monture autour de la mosque du prophte ( ) par respect au Prophte ( )
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  • S ON RESPECT POUR LE P ROPHTE ( ) 19 On lui demandait pourquoi tu na pas rapport de Hadith de Amr ben Dinar ? Il rpondit Je lai vu rapport le Hadith et les gens taient debout entrain dcrire, je nai pas aim cette manire de rapporter la parole du Messager et je suis parti Khalaf ben Omar dit : jtait chez Mlik lors dun cercle de science. Ibn Abi Kathir le rcitateur de Mdine vint le voire et lui donna un manuscrit. Mlik lit le manuscrit et le place sous son tapis. Quand les tudiants sont parti Mlik mappelle et me donne le papier, jai lu Jai vu en rve hier comme si on me disait le prophte ( ) est dans sa mosque, je suis venu la mosque jai vu le ct de la tombe du prophte sest ouvert et jai vu le Messager ( ) assis et les gens autour de lui. Les gens lui demande messager de Dieu ordonne nous. Il dit Jai laisser sous le minbar un trsor et jordonne Mlik de le partager entre vous, allez voir Mlik. Les gens partirent voir Mlik en disant que pensez vous que Mlik fera ? Il excutera lordre du Messager . Khalaf ben Omar dit Malik tait touch et il pleurait, je suis sortie de la mosque et je lai laiss dans cet tat.
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  • S A MTHODE POUR LA F ATWA 20 Il ne commena la Fatwa quaprs avoir reu laval de 70 savants, Il tait la fois un grand imam de Hadith et un grand imam de Fikh Al-Haytham Ibn Jaml rapporte : Jai entendu lImam Mlik, interrog sur 48 questions ; et il a rpondu 32 questions (parmi les 48 ) par je ne sais pas . Il disait : Avant de rpondre une question lun de vous doit simaginer sa position du paradis et de lenfer quand il sera devant Dieu. Les gens lui disaient mais cest une question simple ou lgre , Il rpondait il ny a pas de question simple ni lgre en matire de religion Il rcite le verset suivant : Nous allons te rvler des paroles lourdes (trs importantes). Il ne rpondait aux questions que quand celles-ci se passent rellement pour la personne qui linterrogeait, Il naimait pas les polmiques et disait : Les dbats striles loignent les dbatteurs de la vrit de la religion. La vanit et les dbats striles teignent la lumire de la science dans le cour du croyant .
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  • S A MTHODE POUR LA F ATWA 21 Un homme venu de louest posa Mlik les questions des gens de son pays, la rponse de limam Mlik fut : Je ne sais pas, nous navons pas eu rpondre cette question dans notre pays, et nous navons entendu aucun de nos professeurs parler de ce problme, mais reviens ! ; le lendemain, lhomme revint, et limam Mlik lui dit : Tu mas pos une question et je ne connais pas la rponse, lhomme dit : pre dAbdallah, jai laiss derrire moi des gens qui disent quil ny a pas plus savant que toi sur terre, limam Mlik lui dis leur Mlik vous dit : Je ne sais pas. Les actes des gens de Mdine : Abo Yosouf demanda Mlik de lui donner un hdth qui autorise la rptition dans l'appel la prire. En effet, les hanafites ne voient pas cela et disent que rpter chaque phrase est une innovation sans texte et sans raisons valables. Mlik lui rpondit : Une tradition qui s'est perptr de gnrations en gnrations, qui la tiennent du prophte lui-mme, n'a pas besoin d'un rcit que l'on tient d'untel de untel. Ceci est chez nous plus sr qu'un hdth .
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  • S A RELATION AVEC LES GOUVERNEURS 22 Il avait une dignit et une distinction, tous les gouverneurs le respectaient et le craignaient. Cependant, il tait trs modeste et accessible avec ses lves et ses proches, Il donnait des conseils sincres aux gouverneurs, il ne les craignait pas, il leur dit la vrit avec sagesse, leur ordonnait le bien et interdisait le mal, Quand il venait la mosque il sinstallait l o il y a de la place mais quand il venait chez les gouverneurs et les princes, il exigeait une place ct le prince. Il considrait cela comme un respect pour le science. Ce nest de lorgueil mais de la dignit et la fiert dun savant qui veut honor la science, Sans demander ni shumilier, il acceptait les dons du Califes et ne voit en cela aucune interdiction et aucun doute. Contrairement limam Abou- Hanifa qui lui refusait systmatiquement ces dons. Un gouverneur lui envoie 300 Dinars et lui demande de venir, Mlik renvoie le don et refuse de venir, le gouverneur lui envoie alors 600 dinars sans lui demander de venir, il les accepta,
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  • S A RELATION AVEC LES GOUVERNEURS 23 .. . .. .. .. !! ! .. " " . .. . " " ..! .. .. . . : " : . . : . . : ..!
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