Mera Peak & Island Peak (2/2)

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    18-Mar-2016

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Second part of a 100-page book which shows a group of French trekkers who went in Nepal in November 2012 to make the Mera Peak (6540m), Island Peak (6180m) and the Amphu Lapsa Pass (5750m). Book written in French but with a lot of photos for those who would like to have a moment of fun.

Transcript

  • En ce matin du dixime jour de marche, le rveil est fix 6h30. Pas de grasse matine, mais nous avons eu prs de 10h pour rcuprer cette nuit. Surtout, le mal de crne dhier et cette sensation de flottement ne sont plus quun mauvais souvenir. Autre bonne nouvelle, cest quasiment la premire fois que nous nous rveillons avec le soleil sur les tentes. Nous en profitons dailleurs pour djeuner dehors. Un vrai bonheur aprs tous ces efforts, mme si les visages paraissent fatigus. Le temps que les porteurs rglent un contentieux salarial et nous pouvons enfin partir pour une journe cool, avec seulement 200m de dnivel.

    A partir de maintenant et pour deux jours, nous remontons la valle de lHunku, abandonne et sauvage, o il ny a aucun village. Nous marchons alternativement entre lacs, rochers, cailloux, herbe et marcages, dans un paysage trs minral, avec notre gauche le majestueux pic 41, et droite le Chamlang. Nous rattrapons les porteurs qui, le temps de nos longues pauses, nous rejoignent et nous dpassent. Pas vraiment de complicit entre nous, mais des sourires, et surtout de belles photos deux avec la montagne en arrire-plan (voir pages suivantes).

    Aprs quatre heures de marche, nous arrivons au camp de base du Chamlang (4900m), prs du chapelet de lacs de Panch Pokhari (5100m), aliments par les glaciers de l'Ama Dablam et du Baruntse. L'endroit, entour de montagnes, dgage une impression de bout du monde.

    Nous profitons de laprs-midi pour rcuprer, couter de la musique, faire un peu de lessive et recharger les batteries avec les panneaux solaires. Vers 17h, cest lapro dans notre tente, o nous russissons rentrer huit ! Un bon moment de convivialit et surtout le signe dun groupe de plus en plus soud et solidaire.

    jour 14 : la grande liaison

  • Pour cette journe cool, chacun va son rythme, le temps de prendre des photos, comme ici Vro en train de prendre lEverest et le Lhotse.

    Pause vers un petit lac avec en arrire-plan le Chamlang (7321m). Le chemin mal trac et rocailleux serpente le long de lHonggu Khola

  • Laprs-midi de repos et la longue nuit de sommeil ont eu un eet bnfique sur les organismes de chacun, et nous sommes tous en forme ce matin. Ce nest pas le cas en revanche dun des porteurs dun autre groupe, alit dans le tea-house du camp, dans un sale tat cause de laltitude. Heureusement, Terdav a fourni deux Tupperware de mdicaments, ce qui permet Guillaume de soccuper du malheureux. Il devrait vite se remettre, condition quil respecte la posologie (ce qui est loin dtre vident ici) et quil se repose. Nous avons en tout cas fait le maximum, mais devons partir.

    Aujourdhui, nous poursuivons notre lente remonte de la valle de lHunku, alternant montes et descentes dans cette valle morainique unique. Comme il ny a que 4h de marche de prvues, nous allons un train de snateur, avec de longues pauses et au son de Emmenez-moi au bout de la terre. Au fil de notre ballade, lEverest et le Lhotse se rapprochent devant nous. Nous contournons aussi les Panch Pokhari. Cest dailleurs vers lun deux, le Hunku Pokhari (5262m), que nous pique-niquons, avec une vue imprenable sur le clbre Baruntse (7152m).

    Laprs-midi, nous remontons au niveau du Panch Pokhari, 200m plus haut que le prcdent et en partie recouvert dune couche de glace. Nous le contournons pendant plus dune heure pour finalement arriver Amphu Phedi (5500m), le camp de base de l'Amphu Lapsa, col que nous passerons demain. Dici on voit dailleurs le glacier en tages quil faudra traverser. Un vrai dcor de cinma et on se dit dj que la journe devrait tre magnifique, mme si cest aussi la plus grosse et prouvante journe des porteurs. En attendant, chacun va se reposer un peu, et Guillaume en profite pour faire un point mdical dtaill avec chacun.

    en route vers le camp de base de lAmphu Lapsa

  • Photo prise lextrmit sud du Panch Pokhari. On voit dj au loin le glacier en tages qui mne lAmphu Lapsa (5780m)

  • Notre journe dmarre vers 6h30. Aprs le morning tea et une toilette de chat, nous remballons tout trs rapidement pour que les porteurs puissent partir immdiatement. Cest une journe longue et prouvante pour eux. Ils vont en effet devoir monter dans le glacier sans crampons, passer le col 5839m, puis redescendre en rappel sans baudrier, le tout avec 40kg sur le dos. Dailleurs, Pasang et Ang Gyalden partent avec eux pour grer la logistique (il arrive que certains des sacs chutent pendant le rappel en croire certains rcits !).

    Nous partons vers 8h, avec une monte sur un chemin qui zigzague trs rapidement dans une pente 20-30. A la fin, il ny a mme plus de trace, et nous devons trouver notre route en utilisant nos pieds et nos mains pour escalader les blocs de pierre. Aprs un replat, nous rejoignons le pied du glacier qui a encore rtrcit depuis lanne dernire, daprs Guillaume. Pendant que les autres enfilent leurs crampons, je mitraille de photos les porteurs qui grimpent les diffrents tages de ce monstre de glace, mains nues et sans crampons. Je narrterai dailleurs pas de prendre des photos deux et de nous tout au long de la monte, tellement lendroit est frique.

    Aprs une belle heure de marche encords sur le glacier, nous revenons sur la roche. Et cest l, au dtour dun petit virage, quapparat une cassure dans la fine arte de roche friable. Derrire elle, une descente vertigineuse de plus de 500m jusquau plateau. Mais pour linstant, nous profitons dune bonne pause pour manger un morceau, prendre des photos et admirer la vue 360 sur tous les sommets environnants, sous un ciel bleu et un soleil clatant. Jusquici, tout est la hauteur de mes esprances, et le moment presque aussi intense et merveilleux que lorsque nous tions au sommet du Mera.

    jour 16 : passage du col de lAmphu Lapsa (5780m)

  • Duche utilisant pieds et mains pour grimper sur les normes rochers, sous loeil toujours attentif de Guillaume.

  • LAmphu Lapsa nest quune fine arte rocailleuse ballote par les vents, mais do la vue est imprenable sur le Baruntse et le Makalu.

    Vro et Duche au col. Ici, le vent souffle prs de 60 km/h Alain et moi fiers de notre deuxime exploit.

  • Guillaume assure la descente en rappel de 40m. En haut, on distingue peine lun des porteurs en train de descendre.

  • Aprs une demi-heure de pause, nous commenons la descente sur une pente 30, jonche de roche friable qui menace de glisser au moindre faux pas. Do lobligation dtre assurs par un mousqueton une main courante. Trente mtres plus bas, nous atteignons de la roche dure. Cest l que Ang Gyalden, qui a fait descendre tous les porteurs avant le groupe, nous attend pour nous vacher une autre corde. Et l, mieux vaut ne pas avoir peur du vide, car il faut descendre 40m en rappel sur une falaise quasi verticale recouverte de plaques de glace par endroits. Etrangement, je nai pas peur et arrive mme jouer au commando de marine par moments, grce Guillaume qui est en bas pour me guider et massurer.

    Une fois tous runis labri des chutes de pierres, nous continuons la descente jusquen bas du cirque, 5250m. Cest l que nous prenons notre pique-nique avec, face nous, le col de lAmphu Lapsa et les 600m de dnivel que nous venons de descendre en un peu plus d1h30. On se demande bien comment on a pu y arriver vu la verticalit de la pente. Mais ce qui force encore plus le respect, ce sont ceux que nous avons vu faire le col dans le sens inverse. Sans oublier les porteurs !

    La descente se poursuit pendant encore 3h, jusquau campement situ 4950m, sur le chemin entre le camp de base de lIsland Peak et Chhukhung. Cest durant ce trajet que lon peut enfin voir lIsland Peak en entier pour la premire fois. Ce nom lui a t donn en 1952, lors de lexpdition dEric Shipton, ce dernier lui voquant une le perdue au milieu des glaciers. La montagne a t rebaptise Imja Tse en 1983, mais les locaux ont conserv lancien nom. Au terme de 10h de marche, nous sommes vanns et allons nous reposer, manger et dormir, pour tre dattaque pour lascension, prvue dans deux jours.

    la grande descente

  • Du bas de la valle, prs de 600m de dnivel nous contemplent. Le col se situe un peu aprs le premier tiers de la photo.

    Dici, lIsland Peak parait ridicule compar la face sud du Lhotse (6189m vs. 8516m). En contrebas, lImja Tsho (lac), qui menaait dinonder la valle il y a quelques annes.

  • A quelques heures de marche, lIsland Peak nous tend les bras

    Comme nous navons quune courte marche jusquau camp de base de lIsland Peak, nous avons droit une grasse matine et un petit-dj en plein air face lIsland Peak. Il parat tout petit au milieu des gants qui lentourent, pourtant nous savons que lorsque nous serons son pied, ce ne sera plus la mme chose.

    Deux heures de marche plus tard, nous sommes au camp de base (5550m). Des dizaines de tentes sont dj montes, et lon se dit vite que a risque dtre vite embouteill demain. Mais peu importe, il nest plus temps de reculer, dautant que le moral est bloc. Aprs le pique-nique du midi, nous en profitons pour faire une longue sieste, couter de la musique et eectuer les derniers prparatifs(habits, matriel, nourriture). A la nuit tombe, nous nous rapprochons des porteurs qui ont fait un feu de bouses de yaks. La scne voque presque une veille darmes avant une importante bataille.

    Island Peak Base Camp

  • Le camp de base de lIsland Peak, dans les cailloux, mais avec une vue imprenable

  • jour 18 : Island Peak (6180m)Comme prvu, le rveil sonne vers 1h du matin. Il faut bien 30 45 minutes pour enfiler les trois couches de vtements (carline, polaire, gore-tex) et contrler une dernire fois le sac dos, rempli de gants de rechange, de la longe, des crampons, sans oublier les lunettes de soleil et la crme solaire. Entre-temps, Makar notre cook a fait des merveilles en nous prparant th, ufs, crales et rice-pudding, mme si cest toujours aussi dicile de manger cette heure et cette altitude. Mais la monte risque dtre longue et il vaut mieux prendre des forces.

    Nous partons un peu aprs 2h en traversant le camp de base, qui se trouve le long du chemin. Il y a prs de 40 tentes, mais aucun signe de fbrilit apparente. Les autres cordes sont probablement parties un peu avant ou aprs nous. En eet, dix minutes aprs avoir dpass le camp, alors que le chemin bifurque gauche pour remonter droit dans la pente, on voit quelques cordes parties plus tt. Pendant deux bonnes heures, le sentier serpente au milieu des cailloux sur une pente pas trop prononce, ce qui fait que nous marchons dun pas lent mais rgulier. Le moral est tellement bon, que Tonio, Guillaume, Duche et moi nous mettons chanter tue-tte, pendant que les autres groupes nous dpassent. A 5500m, la pente se redresse et nous arrivons dans une sorte de petit didre o il est ncessaire dutiliser les prises de main pour progresser et franchir des pas de 50 80 cm de haut. Rien de bien compliqu, mais le froid est glacial et nous sommes plus de 5600m daltitude, dans le noir quasi absolu. Le chemin contourne la pente par la droite, puis remonte une nouvelle fois, cette fois-ci dans un amas de rochers instables et tranchants cause du gel et du dgel successifs. Une centaine de mtres plus haut, tous les alpinistes sarrtent sans exception pour admirer le soleil qui se lve et qui illumine progressivement les sommets enneigs environnants, sur des tons de bleu mtallique et orange cuivr. Un spectacle inoubliable !

    Mais le froid est glacial. Il faut donc vite repartir et passer larte rocheuse un peu arienne pour rejoindre une terrasse abrite du vent, au pied du glacier. Cest l, 5700m, que les quipes se posent pour manger un morceau. Seul Bernard, puis par ces 4h de monte, rebrousse chemin. Nous le rejoindrons ce soir Chhukhung. De notre ct, nous fixons nos crampons, vrifions nos longes et mettons nos lunettes de soleil, avant de former trois cordes autonomes. Alain et moi sommes ensemble, avec Pasang devant et Pemba derrire. Les autres groupes partent avec Guillaume et Ang Gyalden comme premiers de corde.

    Ds les premiers mtres, la pente se redresse nettement, et il faut souvent reprendre son soue. Mais cela ne dure quune demi-heure, car la pente se radoucit et progresse dsormais plat en contournant les crevasses et les sracs. Aprs un petit dtour, la trace remonte tout droit vers le pied de la pente finale, un mur de 150m de haut avec une inclinaison de 45-50. Heureusement, les agences ont pos des cordes fixes qui vont nous aider (mme si elles ont lair davoir dj bien vcu vu leur tat). Le sommet est porte de Jumar.

    Dans les rcits que javais lu avant de venir, je mtais prpar psychologiquement cette prouvante ascension, que certains mettent prs d1h30 faire cause du manque doxygne et de laltitude. Et pourtant, malgr le premier choc visuel, tout se passe bien. Mme si je marrte comme les autres pour reprendre mon soue, je suis laise avec la poigne Jumar, jprouve une certaine facilit doubler dautres alpinistes (qui sont fatigus ou mal acclimats), et je prends des photos en tant corde tendue dans le vide (alors que jai le vertige en gnral). Rsultat : en une heure peine, Alain, Pemba et moi sommes les premiers du groupe poser le pied sur larte sommitale, 6100m daltitude. Cest ici, sur un espace trs rduit, que nous attendrons le reste du groupe avant lassaut final vers le sommet.

  • Au fond au centre, le sommet de lIsland Peak. Mais il nous reste au moins deux trois heures pour latteindre.

  • Le premier mur final 40 dinclinaison que lon monte avec la poigne Jumar.

  • Le plus long cest finalement dattendre que les autres avancent enfin

  • De haut en bas, de gauche droite : Guillaume, Alain, Vro, Duche et Benot sont proches du sommet.

  • Au fond au centre, lAma Dablam, qui signifie le reliquaire de la mre, en rfrence au pendentif en forme dtoile que portent les Sherpanis (femmes de lethnie Sherpa)

  • En attendant les autres, Alain et moi nous prenons en photo tour de rle, toujours cheval sur cette arte minuscule qui plonge droite sur plus de 2000m sur une pente 70-80, et gauche sur 150m 45-50. Nous attendons larrive de Ang Gyalden et de Guillaume pour gravir les 70m qui nous sparent du sommet, le long de ce minuscule passage, ou deux alpinistes se croisent difficile-ment (jen ai fait lexprience) et o le vent menace tout moment de vous faire chuter. Mais la corde fixe est l pour nous assurer. En moins de dix minutes, nous sommes au sommet, heureux comme des fous davoir russi tous nos objectifs sans casse. Cette joie se transforme en motion mesure que les derniers membres du groupe arrivent. Le moment le plus intense restera bien entendu la photo prise au sommet avec lensemble de lquipe.

    Epuiss mais heureux, nous redescendons prudemment le long de larte, assurs la corde fixe. Vro, Duche et moi attendrons ensuite plus dune heure au sommet intermdiaire, car dautres alpinistes peu expriments et lents nous ont grill la politesse. Nous sommes alors quasiment seuls pour nous dbrouiller. Mais les cours de Guillaume ont servi, car nous russissons faire les manips et les descentes en rappel quasi seuls (Guillaume veille sur nous et nous assure den bas). La corde se reforme ensuite pour passer le glacier jusquau point de cramponnage. Il est midi et nous mangeons un morceau avant de redescendre dans la caillasse pendant plus de 2 heures, sur le mme chemin qu laller. Vers 14h, nous voici revenus au camp de base, fatigus et poussireux. Les tentes ne sont plus l, mais une bonne soupe et du riz nous sont servis. Pas le temps de se reposer que nous repartons pour 2h de marche dans la moraine jusqu Chhukhung, pour notre premire nuit en lodge depuis 19 jours. Au compteur, prs de 15h de marche aujourdhui !

    lassaut final et la redescente

  • Tonio, habitu voyager seul, dcide dimmortaliser ce moment dexception, qui montre un groupe extrmement soud, o est mme prsent Makar, notre cook, qui est mont sans crampons ni piolet. Cette photo, qui reste pour moi lun de mes meilleurs souvenirs de montagne, sera dailleurs publie en double-page dans Trek magazine de dcembre 2012.

  • Surtout rester vigilants. Les pentes qui encadrent larte sont toujours l, le danger aussi Laurent redescend du sommet, solidement attach la corde fixe

    La descente se fait en rappel et ncessite donc dtre trs attentif et en bonne forme Tonio et moi au point de cramponnage. Mission accomplie

  • Une image qui rsume trois semaines dpope : le glacier de lisland Peak au premier plan, le col de lAmphu Lapsa au deuxime plan et le Mera Peak tout au fond (centre de la photo).

  • Aprs une bonne nuit de repos et un bon petit djeuner, nous saluons une partie de nos porteurs, car nous dormirons et mangerons dsormais en lodges. Certains ramnent ainsi directement le matriel Lukla, tandis que dautres enchanent dj sur dautres treks. De notre ct, le trek est loin dtre fini, car il reste encore trois jours de marche jusqu Lukla, alternant entre longues montes et descentes, et passages de ponts suspendus.

    Depuis Chhukhung, il nous faut 1h30 pour rejoindre le village de Dingboche (4375m). Aprs tre pass sur le pont Pheriche Pass (4270m), nous marchons le long de lImja Drangka. Sur un plateau herbeux, nous croisons pour la premire fois quelques yaks en train de patre tranquillement. Aprs quelques kilomtres, nous repassons de lautre ct de la rivire pour rejoindre le grand chemin qui va vers la valle du Khumbu, lEverest. A partir dici, les villages et surtout les trekkeurs se font donc plus nombreux. Nous regrettons presque ces longs moments disolement que nous avions connu dans la valle de lHinku.

    Aprs le djeuner Deboche, et une courte monte, nous arrivons au monas-tre de Tengboche (3860m), pos sur une vaste valle herbeuse et construit au pied du Thamserku (6618m) et du Kang Tenga (6685m), avec en arrire-plan lAma Dablam. Pas le temps, comme il y a deux ans dassister la puja (messe) de 17h, mais nous visitons quand mme la salle de prire du plus grand monastre du Khumbu. Nous pouvons ainsi voir de prs toutes les tenues de crmonie, les objets de culte rituels en bronze, comme le drilbu (cloche tibtaine) et le dorje, sans oublier les instruments de musique tels le gyalin, sorte de hautbois au son insolite, et le dung dkar (conque).

    Cest par une descente un peu raide que nous rejoignons la Dudh Khosi Phunki (3250m), puis le chemin remonte rapidement jusqu Kenjoma (3550m). Crevs, Vro et moi arrivons dans les derniers au lodge, un peu aprs 17h, o se trouve un autre groupe Terdav qui revient du camp de base de lEverest. Vu lheure et le froid, chacun remonte dans la grande salle manger pour profiter de la chaleur dgage par le pole bouses de yak. Il est dj lheure de prendre un vrai apro autour dun bon saucisson, dune bonne bire Everest et de Springles. Ang Gyalden et ses assistants sont l aussi. Le repas est succulent, et le dessert une tuerie (apple pie chaude). Le bonheur, quoi !

    jour 19 : la (trs) longue marche

  • En arrire-plan, lAma Dablam, (6814m) considr comme lun des plus beaux sommets au monde

  • Un panorama inoubliable : un shorten avec lEverest et le Lhotse au loin

    bancs de repos en pierre pour les porteurs

    LAma Dablam lodge Kenjoma

    Nous quittons lAma Dablam lodge vers 8h30, pour une courte marche jusqu Namche Bazar. Sur la gauche, au fond du ravin, coule toujours bruyamment lImja Khola, rivire imptueuse aux couleurs turquoise. Ici, le chemin est assez large et bien entretenu pour laisser passer le flot de marcheurs qui vont au pied de lEverest. Dans certains passages plus troits, il faut souvent cder le passage aux caravanes de yaks, ce qui permet par la mme occasion de se retourner et dadmirer au loin les dernires images quorent les sommets du Haut Khumbu, dj loin au nord.

    En moins de 2h, nous sommes aux portes de Namche Bazar (3440m), que lon surnomme la capitale des Sherpas et que rve de voir tout bon trekkeur une fois dans sa vie. Dans la ralit, ce nest quune bourgade qui a trs vite grossi grce sa position gographique et la manne du tourisme. Du coup, Namche se rsume essentiellement ses nombreux lodges touristes poss sur les contreforts de la montagne, ses boutiques et ses tarifs levs. Un point positif nanmoins : le petit muse sherpa qui prsente des objets traditionnels et une galerie de photos de tous les sherpas qui sont alls au sommet de lEverest depuis 1953, dont Apa Sherpa, qui en a russi plus dune vingtaine !

    Aprs le repas nous attend une longue descente dans la poussire, au milieu des hordes de trekkeurs essouffls et dgoulinants de sueur qui sattaquent leur premire vraie preuve. Il faut dire que certains mettront jusqu 3h pour faire les 1000m de dnivel, cause de laltitude et du manque dentranement. Et une bonne partie dentre eux se feront mme doubler par des porteurs qui soulvent pourtant jusqu 50 60 kg sur leur dos. Mais tous en bavent clairement, certains pour leur plaisir, dautres juste pour gagner leur vie.

    Aprs avoir pass le grand pont mtallique, les montagnes laissent place la fort et au courant tumultueux de la Dudh Khosi (la rivire de lait). Vers 16h, aprs la monte dune vole de marches en pierre, nous atteignons enfin le check point dentre du Sagarmatha National Park. Une centaine de mtres plus loin, nous sommes Monjo (2840m), o nous dormirons ce soir. Le confort du lodge reste sommaire, mais lendroit est sympa. Pour la premire fois en trois semaines chacun peut enfin prendre une (courte) douche et jen profite pour appeler mes parents par tlphone pour les rassurer.

    de Kenjoma Monjo, via Namche

  • Lentre sud de Namche Bazar

    Convoi de zols chargs sur le chemin qui descend de Namche

    A Namche on trouve tout... 20 30% plus cher qu Katmandou

    Bernard arrive Namche Bazar, la capitale des sherpas. Au loin, vue sur le Tartikha (6186m) et le Kongde (6086m)

  • Au premier plan, lun de nos porteurs sur le pont mtallique qui enjambe la Dudh Khosi, aprs la longue descente de Namche Bazar

    Pont suspendu juste avant Monjo Ces lourdes plaques serviront de cloisons pour lun des nombreux lodges en construction

  • Moi, Duche et Tonio sous le kani de Lukla : mission accomplie !

    Le gteau des 40 ans de Tonio : il sen souviendra longtemps !

    Depuis Chhukhung, le chemin est jalonn de shortens et de stupas

    Aujourdhui, nous effectuons une lente remonte jusqu Lukla, alternant entre forts et clairires, ponts suspendus et villages de plus en plus nombreux. Comme depuis Chhukhung, nous croisons une multitude de chortens, de stupas quil faut tout prix contourner par la gauche. Mme attitude devant les longs murets recouverts de plaques de pierre o est sculpt le clbre mantra Om mani padme hum, qui signifie grosso modo hommage au joyau du lotus. Nous voyons galement de plus en plus de moulins prires qui contiennent chacun une prire et quil faut faire tourner dans le sens horaire, sans quoi nous attirerions les foudres de la divinit concerne.

    Malgr le peu de distance parcourir, le rythme reste soutenu. Mais comme pour la dernire tape du Tour de France, nous prenons le temps de discuter pour faire un premier bilan du trek et admirons ce paysage une ultime fois. Nous en profitons aussi pour faire quelques longues pauses comme dans ce bouiboui crasseux que nos sherpas ont lair de bien connatre (surtout la serveuse), o nous dgustons un bretzel local gorg dhuile et un bon th sucr. La pause djeuner Chheplung (2660m) durera, elle, prs de 3h, dont la moiti pour attendre le repas. Mais avec une vue imprenable sur le Kusum Kangguru (6370m) dont nous admirions la face est il y a treize jours Tangnag.

    Aprs une dernire remonte, nous passons enfin un kani, sorte darche sous lequel passe le sentier, qui marque larrive Lukla (2840m). Le kani a pour fonction de dbarrasser les passants des esprits mauvais qui pourraient les accompagner avant dentrer dans le village. Une centaine de mtres plus loin, nous voici devant le Mera Lodge, o nous avions pris notre premier petit-dj il y a 19 jours. Aprs le th, Vro et Guillaume partent en ville acheter un gteau danniversaire pour les 40 ans de Tonio, pendant que je reste les pieds dans une bassine deau chaude et de Btadine, pour faire sauter ce satan panaris.

    Le dernier dner sera finalement lun des meilleurs, avec trekkeurs, sirdar et shirfas enfin runis la mme table autour dun bon repas et de bire, se remmorer ces bons moments passs ensemble. Tonio se souviendra aussi longtemps du gteau, que Makar lui talera en plein visage (et celui de Vro). Nous finirons mme avec lautre groupe de Terdav autour de chansons paillardes et de musique traditionnelle npalaise. Le bonheur, tout simplement !

    jour 21: le retour Lukla

  • Nous nous levons 5h pour prendre lavion. Comme chaque fois, cest la cohue pour lenregistrement des bagages, mais tout se passe bien et le vol dcolle vers 7h. Je suis juste derrire les deux pilotes, ce qui me permet de voir limpressionnant dcollage (la piste, en pente, sarrte au bord dun goure). Depuis le hublot on voit nettement les cimes enneiges que nous laissons derrire nous. Puis, ce sont les collines couvertes de champs en terrasses qui apparaissent, pour finir par les plaines fertiles de Katmandou qui forment un patchwork de champs dont les couleurs varient avec les saisons.

    A laroport, nous rcuprons nos bagages et filons directement au Tibet Hotel, en nous faufilant dans une circulation toujours aussi bruyante et embouteille danne en anne. Vers 9h, nous pouvons enfin nous poser et prendre notre premire vraie douche depuis trois semaines. A midi, nous partons vers Thamel, le quartier touristique de la capitale, pour nous goinfrer de pizzas. Ici, la foule, le bruit et la pollution sont incessants. On commence vraiment regretter le calme et le silence du trek. Laprs-midi, chacun fait ses derniers achats. En soire nous nous retrouvons pour un super resto coren que connat Ang Gyalden.

    Le lendemain, le groupe dcide de suivre Tonio. Comme il est journaliste, il vient ici au minimum deux fois par an, et il connat donc bien les recoins de la ville. Il nous propose donc de visiter les grands lieux touristiques de la ville, mais en se baladant et en prenant les moyens de transport locaux. Nous voici donc 9h dans un taxi vers Bodnath, situ 8km lest de la ville, o est situ le plus grand stupa du pays, et lun des plus grands du monde (100m de diamtre).

    Lendroit est trs touristique, mais tt le matin on peut y voir les bouddhistes tibtains se livrer de nombreux rites sacrs : se prosterner de tout son long, marmonner des mantras et faire brler des monceaux de genvrier schs pour dbarrasser lair des mauvaises influences. La plupart des plerins se contente de tourner dans le sens des aiguilles dune montre autour de ce monument de 100m de diamtres en grenant leur chapelet et en faisant tourner les moulins prires en cuivre estamp. De notre ct, nous regardons plutt les devantures des dizaines de magasins de souvenirs qui donnent directement sur lalle et qui vendent toutes sortes dobjets de culte tibtains : moulins prires, botes encens, cymbales, etc. On se croirait presque Lourdes...

    jours 22 et 23 : Katmandou

  • Durbar Square : le Jagannatha Temple au premier plan et le Bhuvana-lakshmeshvara en blanc au fond Durbar Square : lentre de lancien palais royal

    Durbar Square : statue de Kala-Bhairab, manifestation la plus terrifiante de Shiva

  • Les diffrentes parties du stupa reprsentent les quatre lments : la base symbolise la terre, le dme leau, le pinacle le feu et la pointe lair.

  • Tt le matin, les plerins viennent faire le tour du stupa par la gauche en faisant tourner les nombreux moulins prires

  • Un gamin ramne un cercueil intact pour le revendre bon prix. Cest aussi a Pashupatinath !

    Au pied de la rivire sacre Bagmati, les ghats de crmation o sont brls les corps. Mourir ou tre incinr ici est cens porter chance (cest--dire librer du cycle de la naissance et de la mort)

    En une demi-heure, nous rejoignons le temple hindou de Pashupatinath, considr comme lun des quatre grands centres religieux du sous-continent ddis Shiva. Si les temples sont magnifiques, le lieu lest un peu moins. En eet, le lieu est poussireux et le sol jonch de djections de singes. Surtout, le temple est bti au pied de la Bagmati, la rivire la plus sacre du Npal, mais o sont dverss les restes des corps qui viennent juste dtre incinrs. Un vrai cloaque o certains saventurent pieds nus pour aller chercher des restes pour survivre, quil sagisse de dents, deets personnels et mme de cercueils quils iront revendre un peu plus loin. Mais ce qui choque le plus, ce sont les touristes qui, sur le grand promontoire en face du temple, photographient ces scnes de vie (et de mort), face des familles endeuilles. Malgr tout, lendroit conserve son charme, autant par la beaut des chaitya (chapelles) en pierre que par son animation (on y croise vrais et faux sdhus qui qumandent pour une photo, brahmanes, singes, vendeurs de fleurs).

    Pashupatinath

  • Au centre, le temple au toit dor, maison du dieu Shiva, qui nest pas accessible aux non-hindous

  • Nous reprenons un taxi pour aller en quelques minutes Thamel, o nous djeunons rapidement. Il nous faut ensuite quelques enjambes pour rejoindre les rues de la vieille ville, o le but est de se perdre pour y dcouvrir ses trsors. Et nous nallons pas tre dus, car entre les vieux btiments en brique rouge prts seondrer, se trouvent des portes basses qui dbouchent sur de paisibles cours entourant des chaitya (chapelles) en pierre ou des temples familiaux dors.

    A chaque pas, on dcouvre de minuscules sanctuaires en pierre sacre enduits de rouge ou des temples aux toits dors, ctoyant des fontaines publiques (hity) et de vieux abris conus initialement pour le repos des voyageurs (pati). Ainsi, par hasard, jemprunte une petite porte qui dbouche sur le magnifique Temple de Macchendranath. A un autre angle, nous reprenons une seconde porte, qui dbouche, elle, sur une petite place o sont entasss des dizaines de pots, de jarres et de rcipients en terre cuite.

    Plus loin nous arrivons dans la Makhan Tole (Tole signifie quartier en nepali), que nous remontons dans une cohue et un bruit indescriptibles. Ici, on y trouve les marchands de vtements qui prsentent tout un assortiment de tissus arc-en-ciel. Plus haut, cest une explosion de couleurs avec saris et chles tendus, bracelets brillants, les ustensiles en cuivre. En arrivant vers Indra Chowk, ce sont les vendeurs dpices, de fruits et lgumes. La foule se fait de plus en plus pressante et dense, et il devient dicile de sarrter pour prendre des photos. Du coup, nous bifurquons dans les petites ruelles pour rejoindre dautres places moins encombres. Au final, Tonio a donc gagn son pari : nous faire dcouvrir un autre visage, plus humain et moins touristique, de cette magnifique ville.

    ballade dans la vieille ville

  • Notre dernire marche nous emmne louest de la ville, une bonne demi-heure de marche, au pied de la colline o est bti le temple sacr de Swayambunath. Mais il faut pour cela grimper 365 marches de pierre use, dont les dernires sont presque 30 dinclinaison, et surtout passer la caisse situe comme par hasard juste avant la fin des escaliers ! Mais la monte en vaut la peine, car dici la vue sur la valle est lune des plus belles. Nous prenons quand mme le temps de regarder et prendre les photos des dizaines dautels et de sanctuaires de la plate-forme centrale.

    Mais le plus bel difice reste sans nul doute le grand stupa central et son regard pntrant, dont la fondation remonterait plus de 2500 ans. Selon la lgende, la valle tait autrefois un immense lac calme et profond. Un bouddha en mditation au sommet dune colline voisine planta une graine qui, une ternit plus tard, donna naissance une fleur de lotus aux milliers de ptales diusant une lumire sacre. Cette lumire intrinsque (swayambu) est dsormais enferme dans le stupa sacr.

    Cest donc sur ce magnifique coucher de soleil au-dessus de la ville que nous achevons non seulement cette longue journe mais aussi ce superbe voyage. Une nouvelle fois, je garderai une belle image de la capitale, mais aussi et avant tout, un superbe souvenir de ce trek et des sommets que nous avons franchi (presque) tous ensemble. Cest probablement lune des premires fois que je vois un groupe aussi soud. Nous rvons ainsi de reconstituer la fine quipe pour attaquer peut tre dici un ou deux ans notre premier 7000m, peut tre le Pic Lnine avec Guillaume comme guide ou lHimlung, toujours au Npal. Comme quoi le pays nous tend encore les bras pour de nouvelles aventures.

    la fin du voyage

  • crditsphotos : lensemble des photos ont t prise par Fabrice Durand compltes par celles de Vronique, Duche, Alain et Anthony Nicolazzi.textes : notes prises par Fabrice Durand pendant le trek, compltes par les informations tires de lexcellent livre Katmandou valle mythique (Editions Grnd, 1998) et du site zonehimalaya.net.

    remerciementsmes camarades de trek : Tonio, journaliste Trek Mag, Vro, Duche, Alain, Benot, Laurent, Bernard, et Guilaume, notre guide breizho-chamoniard.au Npal : tous ces sherpas anonymes, notre sirdar Ang Gyalden et ses compres Pasang, Pemba et notre super cuisinier Makar (qui aura lui aussi fait ses premiers 6000m avec nous et quasiment sans crampons). chez Orange : Caroline Mesureur, Marie-Paule Freitas pour Orange Passion.Enfin, Trinh Vo, mon meilleur ami, qui a cr en son potentiel et a enfin ralis son rve de voir lEverest et passer plusieurs cols 5000m, sans mon aide.

  • le trajet jour par jour

    J1 2 : Paris - KatmandouVol Paris/Katmandou, avec escale New Delhi. Journe libre le lendemain. Arrive du reste de lquipe le soir. Nuits l'htel Tibet.J3 : Katmandou - Lukla - Phuyan (Chutok, 2740 m)Vol de 35 min en bimoteur tt le matin pour Lukla (2840m). Descente vers Surkhe (2293m) puis monte par un chemin flanc de montagne pour atteindre le Chutok La (2945m). A travers une fort de pins de lHimalaya et de cdres, nous descendons vers le hameau de Phuiyan (Chutok). 4h30 de marche. Dnivel : +680m / -700m.J4 : Phuiyan (Chutok) - Pangkongma (2870 m)Peu aprs le hameau, traverse de la Phuiyan Khola, puis monte vers le Khari La (3081m). A partir de l, nous quittons la piste principale pour prendre un chemin plus troit flanc de montagne pour rejoindre le village sherpa de Pangkongma (6h, +830m). Nuit sous tente.J5 : Pangkongma - Bamboo Kharka (2850 m)Courte monte raide dans une fort de rhododendrons vers le Pang- kongma La (3173m), puis descente sur la crte jusquau village de Sibuje. Nous quittons ensuite la route de lest pour partir plein nord vers la valle de lHinku. Camp Bamboo Kharka (4h, +600m/-625m).J6 : Bamboo Kharka - Zetra Khola (3115 m)Marche flanc de montagne dans une paisse fort de bambous et de rhododendrons, en fleur au printemps. Campement Zetra Khola. 7h30 de marche, dnivel +1260 m / -985 m. Nuit sous tente.J7: Zetra Khola - Khote (3550 m)La fort de bambous laisse place aux rhododendrons puis une fort de pins bleus de lHimalaya. Superbe vue sur la face sud-ouest du Mera Peak. Descente pour rejoindre le cours de lHinku Khola, puis le camp de Khote. 6h de marche, +1065m / -605m.J8 : Khote - Tangnag (4200 m)Nous remontons tranquillement la valle de lHinku, en traversant de nombreux alpages. La valle se rtrcit : louest le Kusum Kangguru (6369m), lest la face rocheuse de 1800m du Mera Ouest (6255m). Camp dans lalpage de Tangnag. 5h de marche, +745m / -70m.J9-12 : Tangnag - Khare (4900 m) - Mera Base Camp (5350m) - Mera High Camp (5800 m)Aprs une journe de repos Tangnag (J9), nous remontons le long de la moraine latrale du glacier Dig qui descend du Mera Peak, jusqu Khare (4h, +620m/-435m). Le lendemain, monte jusquau Mera La en passant dans le glacier Dig (4h, +565m). Poursuite de la traverse sur la langue glaciaire jusquau High Camp (4h / +455 m).

    J13 : Mera Peak (6476 m) - Kongme Dingma (4750 m)Ascension du sommet central du Mera Peak : monte rgulire sud/sud-ouest sur des pentes de 30, peu crevasses. Longue descente jusquau Mera La puis Kongme Dingma (10-12h, +715m / -1725m).J14-15 : Kongme Dingma - Panch Pokhari - Amphu Phedi (5500 m)Remonte de la valle de lHunku, endroit dsertique et grandiose, au pied du Chamlang (7321m). Camp prs du chapelet de lacs de Panch Pokhari (5100m) (5h, +465m/-235m). Nous continuons notre chemin le lendemain pour rejoindre Amphu Phedi, le camp de base de lAmphu Lapsa (5h de marche, +405m).J16 : Amphu Lapsa (5780 m) - Campement la jonction (4950 m)Passage du col en passant par un sublime glacier en tage. Descente en rappel (50m) puis sur un chemin dabord trs raide, jusqu la jonction avec Island Peak et Chhukhung (10h, +400m/-1000m).J17 : Island Peak Base Camp (5090 m)Courte tape de transition (1h30, +130m). Aprs-midi de repos. J18 : Island Peak (6189 m) - Chhukhung (4780 m)Dpart de nuit dans la moraine qui mne un peron rocheux. Monte raide en crampons dans le glacier, au milieu des crevasses. Ascension du mur de neige final (45), quip de cordes fixes sur 150m, puis passage dune arte jusquau sommet. Longue descente par le mme chemin, jusqu Chhukhung (12h, +1100m/-1460m) J19-21 : Chhukhung - Kenjoma (3550 m) - Monjo (2840 m) - LuklaLe chemin longe l'Imja Khola et nous rejoignons Dingboche (4375m). Nous marchons le long de lImja Drangka que nous traversons ensuite par un pont suspendu avant de remonter vers Tengboche (3860m) et son trs clbre monastre. descente un peu raide jusqu la Dudh Khosi, puis longue remonte jusqu Kenjoma (8h, +400m/-1650m). Le lendemain, marche courte jusqu Namche Bazar (3440m), la capitale sherpa, avant une longue descente jusqu Monjo (6h, +90m/-920m). Dernire journe de marche entre forts, ponts suspendus jusqu notre point de dpart, Lukla (4h de marche). Nuits en lodge.J22-23 : Lukla - KatmandouVol pour Katmandou tt le matin. Le reste de la journe est ddi au repos, au rangement du sac et aux derniers achats dans le quartier touristique de Thamel. Le lendemain, visite pied et en taxi des points dintrts de la capitale : Durbar Square, Bodnath, Pashupatinath, et Swayambhunat.J24 : Katmandou - Parisvol retour dans la matine, via New Delhi. Arrive en soire.

  • de gauche droite : Laurent, moi, Alain, Makar (notre cook, qui a russi faire tous les sommets sans crampons) et Pasang enfin runis au sommet de lIsland Peak. Un jour qui restera parmi les plus durs, mais aussi les plus beaux du trek (et plus...).

  • trek ralis avec le soutien duprogramme Orange Passion

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