Note du Comité national de suivi du dispositif « Plus de ...cache.media. ?· - de sa contribution…

  • Published on
    10-Sep-2018

  • View
    212

  • Download
    0

Transcript

Note du Comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes Janvier 2017 Synthse des prconisations Note du Comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes Septembre 2016 Laccompagnement et le pilotage Rendre plus lisible le dispositif de prvention et de lutte contre la difficult scolaire Le comit national de suivi recommande de rendre plus lisible la dimension de prvention et de lutte contre la difficult scolaire du dispositif Plus de matres que de classes par le rappel, aux diffrents niveaux de pilotage : - du sens de ce dispositif et de son objectif : rduire le nombre dlves en difficult ; - de sa contribution la rduction moins de 10% des carts de russite scolaire entre les lves de lducation prioritaire et les autres lves, dfinie par la loi n2013-595 du 8 juillet 2013 pour la refondation de lcole ; - du maintien de la priorit denseignement du matre supplmentaire au cycle 2 et plus particulirement au CP et au CE1. Par ailleurs, le comit relve que les matres supplmentaires interviennent, parfois, sur de nombreuses coles, du fait de la petite taille de certaines dentre elles. Il rappelle que si lutilisation des postes matres supplmentaires en service partag entre plusieurs coles nest pas proscrite, cette modalit rend difficile un rel travail dquipe. Il recommande donc quelle naille pas au-del de deux coles. Concevoir un cadrage efficace et adapt, grce un pilotage rigoureux et coordonn aux diffrents chelons A lchelon acadmique : Afin dviter une trop grande disparit entre les dpartements, le pilotage du dispositif requiert un cadrage du mouvement des personnels sur les postes denseignants supplmentaires, dans le respect de la rglementation et en rfrence aux recommandations nationales. A lchelon dpartemental : Le comit recommande la mise en place dun comit de suivi dpartemental pluri-catgoriel, llaboration dun cahier des charges, la dfinition de critres dimplantation des postes de matres supplmentaires, en priorit au cycle 2. Il prconise ltablissement, pour chaque dispositif implant dans une cole, dune fiche descriptive (cf. rapport du comit de septembre 2015), afin de permettre aux enseignants intresss par un poste de matre supplmentaire ou demandant tre nomms dans lcole, lors du mouvement dpartemental, dtre pleinement informs de lexistence et de la nature de ce dispositif. A lchelon des circonscriptions : Le comit prconise lidentification des besoins des coles, laccompagnement llaboration et au suivi des projets et leur formalisation crite, sur la base dun cahier des charges dpartemental. Il recommande larticulation du pilotage du dispositif Plus de matres avec celui de lducation prioritaire et avec laction du rseau daides spcialises aux lves en difficult (RASED). Directeurs dcole : Limportance de lengagement pdagogique des directeurs dans la mise en uvre du dispositif tait dj mentionne dans le rapport de septembre 2015. Il convient vritablement de renforcer leur rle danimateurs pdagogiques de lquipe enseignante et de pilotes de proximit favorisant la coordination, la rgulation et lvaluation du dispositif avec le soutien et la participation de lquipe de circonscription et des coordonnateurs REP. La formation Mutualisation, harmonisation et diffusion des outils conus aux divers niveaux de pilotage - Formalisation et organisation de temps dchanges pour construire, suivre et faire vivre le projet dcole et pouvoir ajuster lacte pdagogique et didactique aux besoins rels des lves. - Recensement des traces et crits relatifs au dispositif, mis en uvre dans les coles afin de mutualiser et de partager les pratiques dquipes (journal de bord) et de construire une mmoire professionnelle dquipe. Renforcer la formation adosse la recherche : formation didactique et accompagnement de la co-intervention et du co-enseignement Concernant le dispositif Plus de matres que de classes , limplication des Ecoles suprieures du professorat et de lducation (ESPE) dans la recherche et la formation est trs variable dun dpartement un autre. Le comit recommande le renforcement de la formation adosse la recherche en mobilisant davantage les ESPE ; toutes les quipes dcole mettant en uvre le dispositif Plus de matres que de classes doivent pouvoir bnficier dapports pdagogiques et didactiques sur des temps de formation continue formaliss. Le comit prconise ainsi la conception dactions de formations cibles portant sur lamlioration des comptences didactiques des enseignants, le suivi du projet des lves et lvaluation des pratiques professionnelles induites par la co-intervention et le co-enseignement : - organisation du travail en quipe du binme matre de classe/matre supplmentaire pour des regards croiss sur les gestes professionnels ; - analyse de situations dapprentissage ; - organisation des stages dquipe et dcole. - maillage des formations proposes dans le cadre du REP avec celles accompagnant le dispositif Il rappelle que les recommandations du jury de la confrence de consensus sur la lecture de mai 2016 linstitut franais de lducation (IFE) de Lyon peuvent utilement tre communiques, ainsi que la synthse du rapport de la recherche Lire-Ecrire , coordonne par Roland Goigoux. De mme, les recommandations de la confrence du Conseil national dvaluation du systme scolaire de novembre 2015 sur la numration peuvent servir de support des formations. Enfin, la priorit n1 du rfrentiel de lducation prioritaire, Garantir lacquisition du Lire, crire, parler et enseigner plus explicitement les comptences que lcole requiert pour assurer la matrise du socle commun , peut tre un point dappui pour construire les formations didactiques. 1 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes Janvier 2017 INTRODUCTION ........................................................................................................................................................... 2 1. POINT DETAPE SUR LE DEPLOIEMENT DU DISPOSITIF .......................................................................................... 2 1.1. Caractristiques du dispositif Plus de matres que de classes ......................................................... 3 1.1.1. Des exprimentations anciennes aux apports limits ........................................................................................ 3 1.1.2. Des spcificits particulires .......................................................................................................................................... 4 1.2. Etat des lieux du dploiement ............................................................................................................................ 5 1.2.1. Donnes gnrales ............................................................................................................................................................... 5 1.2.2. Eclairages apports par les travaux du comit ...................................................................................................... 6 1.2.2.1. Pilotage ............................................................................................................................................................................... 6 1.2.2.1.1. Les comits de pilotage des dpartements ............................................................................................. 6 1.2.2.1.2. Les coles ................................................................................................................................................................. 8 1.2.2.1.3. Le recrutement et le niveau dintervention des matres supplmentaires ............................ 9 1.2.2.1.4. Articulation de lintervention du matre supplmentaire avec celle du RASED................. 10 1.2.2.2. Formation et accompagnement ........................................................................................................................... 10 1.2.2.3. Evaluation....................................................................................................................................................................... 15 1.2.2.4. Lvaluation des lves ............................................................................................................................................ 15 1.2.2.5. Lvaluation du dispositif ........................................................................................................................................ 16 2. DES POINTS DE TENSION A RESOUDRE .................................................................................................................. 18 2.1. Renforcer le lien entre la russite des lves et lvolution des pratiques enseignantes .......... 18 2.2. Privilgier le rle prventif du dispositif ..................................................................................................... 18 2.3. Inscrire la dyade matre supplmentaire -matre de la classe dans lquipe pdagogique ..................................................................................................................................................................................... 19 3. UN DISPOSITIF EN COURS DEVALUATION NATIONALE ....................................................................................... 19 4. RECOMMANDATIONS DU COMITE NATIONAL DE SUIVI DU DISPOSITIF ............................................................. 21 4.1. Des recommandations suivies ......................................................................................................................... 21 4.2. Des recommandations rappeler ................................................................................................................. 22 4.3. De nouvelles recommandations...................................................................................................................... 23 CONCLUSION .............................................................................................................................................................. 25 LISTE DES ANNEXES ................................................................................................................................................ 26 2 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Introduction Les premires missions du comit national de suivi Plus de matres que de classes ont t fixes par lettre de mission de la directrice gnrale de lenseignement scolaire en date du 24 janvier 20141. Elles portaient sur le suivi et laccompagnement du dploiement qualitatif (moyens attribus, impact sur les apprentissages des lves) : reprage des projets et des organisations pdagogiques innovantes, articulation avec dautres dispositifs daide, recensement des besoins de formations des enseignants, dfinition des modalits dvaluation de lefficience du dispositif. Le rapport final du comit national de suivi de septembre 2015 a permis dtablir des recommandations2 pour une mise en uvre efficace du dispositif. Le comit national de suivi a prolong ses travaux par lettre de mission de la directrice gnrale de lenseignement scolaire en date du 16 novembre 2015. Les missions portaient sur laccompagnement du dploiement du dispositif, notamment en ducation prioritaire. Runi quatre fois entre le mois de fvrier 2016 et le mois de juin afin de pouvoir recenser diverses modalits de pilotage du dispositif, le comit national de suivi a rencontr des membres de comits de suivi dpartementaux dans plusieurs acadmies reprsentatives des diffrents territoires pouvant bnficier du dispositif Plus de matres que de classes . La prsente note tablit un premier bilan de laccompagnement du dploiement du dispositif dans les dpartements rencontrs aprs trois annes de mise en uvre et propose de nouvelles recommandations sur la base de lanalyse des donnes recueillies lors des visites que les membres du comit ont effectues. 1. Point dtape sur le dploiement du dispositif Anticip par la circulaire n 2012-201 du 18 dcembre 20123, le dispositif Plus de matres que de classes a t institu par la loi n2013-595 du 8 juillet 2013 dorientation et de programmation pour la refondation de lcole de la Rpublique. Ce dispositif repose sur l'affectation dans une cole d'un matre supplmentaire dont laction est prioritairement centre sur l'acquisition des instruments fondamentaux de la connaissance (expression orale et crite, mathmatiques) et sur la mthodologie du travail scolaire. Dispositif phare de la priorit nationale donne l'cole primaire et la matrise des comptences de base, il a pour objectif de mieux rpondre aux difficults rencontres par les lves et de les aider effectuer leurs apprentissages fondamentaux indispensables une scolarit russie , en renforant lencadrement des lves dans les zones les plus fragiles afin de prvenir, dans un contexte denseignement ordinaire , la difficult scolaire, et en permettant de nouvelles organisations pdagogiques au sein mme de la classe. 1 Annexe 2 : Lettre de mission et composition du comit 2 Annexe 3 : Synthse des prconisations du rapport 3 Annexe 1 : Circulaire n 2012-201 du 18 dcembre 2012 relative au dispositif Plus de matres que de classes 3 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Les coles prioritairement concernes par le dispositif Plus de matres que de classes sont situes dans les rseaux REP+ et REP, mais galement, de manire ponctuelle, sur des territoires fragiliss qui rencontrent des difficults scolaires et sociales significatives. 1.1. Caractristiques du dispositif Plus de matres que de classes Des recommandations ont t mises dans le document 10 repres pour la mise en uvre du dispositif Plus de matres que de classes , publi en juin 2013 afin daccompagner le dploiement de ce dispositif la rentre 2013. Elles ont t labores en appui sur les conclusions de travaux de recherches portant sur des exprimentations de dispositifs proches, afin de donner des indications susceptibles dapporter un rel bnfice aux apprentissages des lves et dviter de reproduire des modles improductifs. 1.1.1. Des exprimentations anciennes aux apports limits Des exprimentations ont t menes, notamment aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, avec des modalits de mise en uvre diffrentes de celles mises en place en France par le dispositif Plus de matres que de classes et prsentent un apport limit. Lexprience STAR (Student-Teacher Achievement Ratio) mene aux Etats-Unis en 1985 dans ltat du Tennessee a concern des enfants qui entrent, lge de 5 ans, dans les jardins denfants (kindergarten). Dans chaque cole participante, ces enfants furent assigns alatoirement dans des classes effectif rduit (13-17 lves), des classes entires (22-26 lves) sans enseignant supplmentaire ou encore dans des classes entires avec un enseignant assistant temps plein. Les enseignants ont eux aussi t assigns alatoirement dans ces classes. Cette organisation a t maintenue dans les mmes conditions (petite classe, classe entire sans assistant, classe entire avec assistant) pendant une priode maximale de quatre annes, avec un nouvel enseignant assign alatoirement chaque anne. Cette exprience a permis de mettre en vidence que la prsence denseignants assistants nentraine aucun effet bnfique si lacquisition dhabilets spcifiques nest pas favorise par la mise en uvre de programmes dintervention structurs, intensifs (plusieurs heures par semaine), dont les lves peuvent bnficier durant plusieurs annes. En Grande Bretagne, ltude DISS (Deployment and Impact of Support Staff) de Blatchford, Bassett, Brown, Martin, Russell & Webster (2011); Blatchford, Russell & Webster (2012) avait pour but dtudier la relation entre le soutien reu dassistants denseignement et les acquisitions et attitudes des lves envers lapprentissage. Cette tude faisait suite la mise disposition des coles dun nombre important dassistants denseignement4 temps plein en 2011. Elle a montr quen prsence dassistants, les enseignants ont tendance accorder plus dattention individuelle aux lves et mieux contrler la classe (rduction du temps pass grer les comportements ngatifs). 4 teaching assistant , utilis comme un terme gnrique qui recouvre des interventions en classe (classroom assistant, higher level teaching assistant, learning support assistant, and nursery nurse) 4 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Mais plus les lves en difficult ont de contacts avec ces assistants denseignement qui les prennent en charge, moins ils reoivent dattention de la part de leur enseignant. Les lves tendent tre spars du curriculum principal de la classe et de leur enseignant. Les assistants denseignement sont souvent devenus les principaux rfrents de ces lves. Daprs les auteurs de cette tude, cest la dfinition prcise de leurs tches qui aurait pu permettre aux assistants dinscrire leur action en complmentarit de celle de lenseignant. Par ailleurs, des actions de formation auraient favoris la qualit de leurs interventions. En France, dans le dispositif Aide la Russite de Tous les Elves (ARTE) mis en place dans le dpartement de la Haute-Marne au dbut des annes 2000, la prsence dun matre surnumraire sur le cycle 3 (CE2, CM1, CM2) permettait des ddoublements de classe afin que lenseignant de la classe prenne les lves les plus en difficult, pendant une partie du temps scolaire. Il ressort de lvaluation de cette exprience effectue alors par linstitut National de Recherche Pdagogique (INRP) que lorsque les modalits concrtes dorganisation ne sont pas explicitement et strictement dfinies, on observe une grande variabilit dans la mise en place de ce dispositif, et peu deffets au final. Par ailleurs, lorganisation de groupes de niveau napporte pas de bnfice significatif sur la moyenne des acquisitions. En conclusion, les diverses recherches portant sur ces dispositifs montrent que les rsultats obtenus dpendent fortement des missions et des modalits dintervention des personnes supplmentaires dans les coles ; les formes organisationnelles nexercent gure deffet si elles ne sont pas mises au service dapprentissages prcis, intgres dans des programmations denseignement spcifiques et rigoureuses. Les rsultats sont positifs quand il sagit dintervention de personnes formes (enseignants), sur des habilets cibles. 1.1.2. Des spcificits particulires La circulaire n 2012-201 du 18 dcembre 2012 dfinit les conditions de mise en uvre du dispositif Plus de matres que de classes et prcise quelles sont les missions, lorganisation du service et laccompagnement des enseignants dans ce cadre. Lobjectif de lquipe pdagogique renforce par la prsence dun matre supplmentaire est de conduire chaque lve la matrise du socle commun de connaissances, de comptences et de culture. Il sagit la fois de prvenir la difficult scolaire et dy remdier si elle na pas pu tre vite. Toutefois, ce dispositif ne se substitue pas aux aides spcialises (RASED), qui gardent toute leur pertinence pour les lves en grande difficult, ni aux autres dispositifs daide (activits pdagogiques complmentaires, accompagnement ducatif). Laction du matre supplmentaire sinscrit dans le quotidien de la classe. Laffectation dun matre supplmentaire se fait dans une cole ou un nombre limit dcoles relevant dun ou plusieurs groupes scolaires dun mme secteur de collge, pour viter toute forme de saupoudrage de son intervention. 5 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Laction sera prioritairement centre sur lacquisition des instruments fondamentaux de la connaissance (expression orale et crite) et de la mthodologie du travail scolaire. Cest pourquoi, le rapport du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes de septembre 2015 raffirme la priorit qui doit tre donne au cycle 2 (classes de CP et CE1) pour lattribution des moyens. La mise en uvre de ce dispositif au sein de lcole repose sur la rdaction dun projet inscrit dans le projet dcole. Ce projet pourra tre adapt, au cours de lanne scolaire, lvolution des besoins des lves et devra prvoir les modalits dintervention du matre supplmentaire, de concertation et de rgulation. Bien sr, il pourra, si ncessaire, tre rvis annuellement. Le dispositif Plus de matres que de classes doit permettre la mise en place de nouvelles organisations pdagogiques dont la co-intervention et le co-enseignement, dans la classe, du matre supplmentaire avec le matre titulaire. Le choix des formes dintervention pdagogique, considres comme les plus appropries en fonction des objectifs dapprentissages poursuivis, est plac sous la responsabilit de lquipe pdagogique et sous lautorit de lIEN qui relaie localement les modalits du pilotage dpartemental. Laccompagnement des quipes dcole mobilise les quipes de circonscription et les matres formateurs. La formation continue dispense aux quipes enseignantes associe la circonscription, le dpartement et lacadmie. Elle peut notamment tre assure par des formateurs acadmiques de lducation prioritaire sur la base des orientations pdagogiques du rfrentiel de lducation prioritaire. 1.2. Etat des lieux du dploiement 1.2.1. Donnes gnrales En 2013, la mise en place du dispositif a t effectue par des quipes dpartementales, de circonscriptions et dcoles, investies et extrmement ractives. Pour 2014, au terme dune premire anne de mise en uvre, on comptait 1 849 emplois d'enseignants supplmentaires, soit 582 emplois de plus qu' la rentre 2013. En 2015, ce sont 2 352 emplois qui ont t consacrs ce dispositif, dont 1 733 en ducation prioritaire (912 REP+, 821 REP), respectant ainsi les priorits indiques dans la circulaire n 2012-201 du 18-12-2012. Pour la rentre 2016, les services dconcentrs prvoient d'affecter 844 ETP supplmentaires ce dispositif, ce qui porterait le total des emplois 3196 ETP5. Ces donnes provisoires seront actualises dans le courant du mois doctobre, aprs les ajustements de la rentre. L'augmentation des moyens devrait permettre, la rentre 2017, de doter de matres supplmentaires toutes les coles lmentaires classes REP et de faire bnficier de ce dispositif les coles repres localement comme relevant de besoins similaires, notamment les coles isoles sur des territoires fragiliss. 5 Annexe 5 : Prvision des emplois au titre du dispositif Plus de matres que de classes la rentre 2016 6 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 1.2.2. Eclairages apports par les travaux du comit Pour rpondre la lettre de mission de la directrice gnrale de lenseignement scolaire, le Comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes a organis des visites dans quatre acadmies : Versailles (dpartement des Hauts-de-Seine), Nantes (dpartement de Loire-Atlantique), Montpellier (dpartement de lHrault), Aix-Marseille (dpartement des Bouches-du-Rhne), une visio-confrence avec lacadmie de La Runion et auditionn M. Guy Charlot, IA-DASEN du dpartement du Nord. La synthse des compte-rendu de visites, de la visio-confrence et de laudition de M. Guy Charlot qui suit, vise mettre en vidence des convergences dans les objectifs assigns par les Comits de suivi dpartementaux dans leurs modalits de travail et des lments plus contrasts, en matire de pilotage, de suivi, de formation et dvaluation. 1.2.2.1. Pilotage Tous les dpartements rencontrs par le comit national ont mis en place un comit de pilotage dpartemental qui se runit sous lautorit de lIA-DASEN. Il contribue faciliter le pilotage dpartemental (voire acadmique) en rgulant les fonctionnements selon les particularits locales. Il assure la mise en place et le suivi du dispositif et veille la prise en compte des recommandations nationales afin de dfinir clairement les enjeux communs laide dun cahier des charges localement tabli6. Il arrte les besoins en formation pour le dpartement. Dans une logique de proximit, ce pilotage dpartemental est relay par les quipes de circonscription. 1.2.2.1.1. Les comits de pilotage des dpartements La composition, lorganisation du comit de pilotage ainsi que les missions attribues aux quipes de circonscription peuvent se rvler diffrentes, selon les dpartements visits. Composition du comit de pilotage Le comit est compos de personnels de lencadrement (IENA, IEN) et de formateurs (CP, PEMF). Il peut tre largi des enseignants-chercheurs ou des formateurs de lESPE, des coordonnateurs REP. Plus rarement, il intgre des matres supplmentaires et des directeurs dcole. Rle du comit de pilotage Le comit de pilotage dpartemental est, le plus souvent, compos de plusieurs instances ou groupes de travail dont les rles sont dfinis au niveau dpartemental. Dans les Bouches-du-Rhne, trois instances ont t mises en place au sein du comit de pilotage dpartemental : 6 Annexe 7 : Cahier des charges pour lanne scolaire 2015-2016 - dpartement des Hauts-de-Seine 7 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 - le groupe de pilotage PARE7 identifie les besoins annuels du dpartement et axe sa rflexion sur lvaluation ; - la commission technique PARE, compose dIEN et de conseillers pdagogiques tudient les demandes dcole(s) qui souhaitent intgrer le dispositif ou renouveler leur engagement ; - un groupe de pilotage REP+. Dans les Hauts-de-Seine, le comit dpartemental, pluri-catgoriel, travaille en sous-commissions pour produire des outils et rpondre aux besoins des circonscriptions et aux demandes des enseignants (vade-mecum, outils dvaluation des progrs des lves, ressources didactiques). Dans le dpartement du Nord, le comit dpartemental sest donn cinq grandes priorits : - identifier les besoins et accompagner les nouveaux dispositifs par la formation ; - valuer les anciens dispositifs afin de mettre en uvre une dmarche rflexive des quipes ; - raffirmer le sens des dispositifs par lidentification des objets dapprentissages que laction des deux enseignants permet doptimiser ; - articuler formation de bassin et formation dpartementale ; - identifier toutes les ressources susceptibles dalimenter le site dpartemental. Dans le dpartement de lHrault, diffrentes commissions du groupe de pilotage travaillent laborer des outils de pilotage (fiche de poste matre supplmentaire8 , questionnaire indicatif pour les commissions de recrutement9) et produire des ressources pdagogiques pour les enseignants : vade-mecum, outils dvaluation des progrs des lves. Dans le dpartement de Loire-Atlantique, le pilotage10 repose sur trois instances : - le groupe de pilotage, instance de dcision, se runit deux fois par an ; - le comit de suivi assure la mise en uvre du dispositif ; Collectif de rflexion, ce comit de suivi se subdivise en plusieurs groupes de travail : enqutes quantitatives, bilans qualitatifs, synthse de formation, valuation des lves, stages didactiques et pdagogiques. Il travaille en lien troit avec les quipes dcoles afin que les remontes dexprience nourrissent laccompagnement apport aux quipes pdagogiques et aux directeurs dcole dans leur pilotage. 7 Le dispositif PARE (Projet dAide la Russite des Elves), lanc en 2005 dans 20 coles, sans distinction (ZEP et hors ZEP) tait la concrtisation de la mise en uvre du PPRE. Aujourdhui, ce dispositif sinscrit dans le cadre du dispositif Plus de matres que de classes . 8 Annexe 8 : Fiche de poste Plus de matres que de classes , dpartement de lHrault 9 Annexe 9 : Questionnaire indicatif pour le recrutement des matres supplmentaires, dpartement de lHrault 10 Annexe 12 : Principes dencadrement du dispositif Plus de matres que de classes en Loire-Atlantique/ Lire galement Plus de matres que de classes, une exprience darticulation entre pilotage et formation dans le dpartement de Loire-Atlantique http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/nouvelles-professionnalites/maitres-surnumeraires/plus-de-maitres-que-de-classes-une-experience-d2019articulation-entre-pilotage-et-formation-dans-le-departement-de-loire-atlantique-44 http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/nouvelles-professionnalites/maitres-surnumeraires/plus-de-maitres-que-de-classes-une-experience-d2019articulation-entre-pilotage-et-formation-dans-le-departement-de-loire-atlantique-44http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/nouvelles-professionnalites/maitres-surnumeraires/plus-de-maitres-que-de-classes-une-experience-d2019articulation-entre-pilotage-et-formation-dans-le-departement-de-loire-atlantique-44http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/nouvelles-professionnalites/maitres-surnumeraires/plus-de-maitres-que-de-classes-une-experience-d2019articulation-entre-pilotage-et-formation-dans-le-departement-de-loire-atlantique-448 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 - le groupe de travail formation . Constitu de quelques membres du groupe de pilotage et du comit de suivi (CPC, enseignant-chercheur), ce groupe labore le cadrage de la formation. Il travaille en relation avec lInstitut franais de lducation (if) de Lyon, Marie Toullec-Thry (Matre de confrences en didactique compare - Universit de Nantes et ESPE Pays-de-Loire) et des chercheurs de lUniversit de Genve (Valrie Lussi Borer, Matre denseignement et de recherche lUniversit de Genve et membre du laboratoire CRAFT (Conception - Recherche - Activit - Formation - Travail), Marc Durand, Professeur, Laboratoire CRAFT, Alain Muller, Institut Universitaire de Formation des Enseignants-IUFE de Genve) qui effectuent une recherche sur des dispositifs Plus de matres que de classes en Haute-Savoie. Ce groupe de travail alimente la formation de formateurs et fait une prsentation de ses travaux en conseil dpartemental dIEN. Les missions assignes aux quipes de circonscription Les quipes de circonscription jouent toutes un rle important dans le pilotage de proximit du dispositif, leurs missions se dclinant diffremment selon les dpartements. Elles relaient le pilotage du dispositif. Leurs missions peuvent concerner le recrutement du matre supplmentaire (Loire-Atlantique, Hauts-de-Seine) mais sont le plus souvent centres sur la formation (conseils didactiques et pdagogiques pendant les visites, stages de circonscription, animations pdagogiques), le suivi de proximit (aide lcriture du projet, runions de cycle, de rgulation du projet) et le reprage des coles susceptibles de bnficier de ce dispositif. Dans le dpartement de lHrault, chaque conseiller pdagogique de circonscription assure laccompagnement dune ou plusieurs coles inscrites dans le dispositif. Les directeurs dcole La place et le rle des directeurs dcoles dans le pilotage du dispositif font consensus. Dans le dpartement de La Runion, ils peuvent tre sollicits pour le suivi et la formation des acteurs du dispositif. En Loire-Atlantique, ils sont associs certains temps de formations dpartementales portant sur la question du pilotage. Dans les dpartements du Nord ou de lHrault, ils peuvent tre membres du comit de pilotage dpartemental. Le dpartement des Hauts-de Seine travaille au renforcement de leur rle dans le pilotage de proximit, en circonscription. Dans les Bouches-du-Rhne, une des commissions du groupe de pilotage REP+ sest donn pour mission dapprofondir le rle que peut jouer le directeur dcole dans le pilotage du travail en quipe. 1.2.2.1.2. Les coles Les dpartements consults prcisent qu la rentre 2016, des postes de maitres supplmentaires seront dploys dans lensemble des coles de lducation prioritaire. Une partie des moyens allous est galement implante dans des coles hors ducation prioritaire, repres comme fragiles (zones rurales pauprises en Loire-Atlantique, coles dont le collge de 9 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 rattachement comporte des milieux sensibles dans lHrault, fragilit du public scolaire dans les Hauts-de-Seine). Dans tous les dpartements, les coles qui intgrent le dispositif doivent rdiger un projet11 respectant le cahier des charges dpartemental. Ce projet est valid, soit par une commission dpartementale, soit par lIEN de circonscription. Dans les Bouches-du-Rhne, le dossier de candidature 12 de lcole, pour tre valid par la commission dpartementale, saccompagne dun contrat dengagement de lquipe, y compris en cas de reconduction du dispositif ; tous les enseignants doivent manifester leur adhsion en apposant leur signature en page 3 du dossier. Dans le dpartement de LHrault, afin de prparer au mieux la mise en place du dispositif dans les coles, le dpartement peut accompagner les quipes dans la construction de leur projet13. Une valuation triennale du projet est systmatiquement mise en uvre. 1.2.2.1.3. Le recrutement et le niveau dintervention des matres supplmentaires Dans les dpartements visits, les emplois de matre supplmentaire sont des emplois temps plein ou mi-temps, attribus titre dfinitif au mouvement. Lenseignant supplmentaire est, le plus souvent, un enseignant de lcole qui se porte volontaire (Hauts-de-Seine, Loire-Atlantique, Nord), ou choisi par ses pairs dans lcole o il exerce (Bouches-du-Rhne). Le profil recherch est celui dun enseignant expriment, dtenteur dune certaine expertise. Dans le dpartement des Bouches-du-Rhne, le matre supplmentaire est recrut pour deux ans avec une reconduction possible de son poste pour un an. Toutefois, des difficults, rencontres localement dans le recrutement du matre supplmentaire, conduisent certains dpartements procder diffremment. Dans le dpartement de Loire-Atlantique, mme si le matre supplmentaire est prioritairement un matre dcole volontaire (75% des cas), il a aussi t ncessaire de recruter des no-titulaires, plus spcifiquement dans les petites coles rurales dans lesquelles le nombre denseignants non expriments est plus important. 11 Annexe 6 : Appel projet- dpartement du Nord 12 Annexe 10 : Dossier de candidature Plus de matres que de classes anonym-dpartement des Bouches-du-Rhne 13 Annexe 11 : Fiche projet Plus de matres que de classes -dpartement de lHrault 10 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Dans le dpartement de LHrault, certaines coles ont du mal stabiliser leurs quipes ; les emplois de matres supplmentaires font lobjet dun appel candidature et sont ouverts des enseignants potentiellement extrieurs lcole. Dans les dpartements visits, le matre supplmentaire intervient au cycle 2. Nanmoins, il lui arrive parfois dlargir son champ daction en direction du cycle 3, dans des situations particulires comme par exemple auprs dlves allophones nouvellement arrivs en France (Loire-Atlantique) ou en CE2 dans un souci de continuit de laide apporte au cycle 2. Il lui arrive aussi dintervenir en grande section en fin danne scolaire auprs dlves reprs comme fragiles, dans le cadre de la liaison grande section-cours prparatoire (Hrault). 1.2.2.1.4. Articulation de lintervention du matre supplmentaire avec celle du RASED Dans son rapport de septembre 2015, le comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes rappelait la distinction oprer entre lintervention dun matre supplmentaire et la mise en uvre dune aide spcialise par les membres du rseau daides spcialises aux lves en difficult (RASED). Lintervention du matre E, dans les dpartements visits, est centre sur la grande difficult. Afin darticuler au mieux son action avec celle du matre supplmentaire, lenseignant spcialis est associ aux runions de pilotage du dispositif au niveau de la circonscription dans le dpartement des Hauts-de-Seine, impliqu dans la formation et laccompagnement en Loire-Atlantique, ou invit travailler avec le matre supplmentaire dans le dpartement de lHrault, notamment lors des concertations de fin danne pour les constitutions de classe ou lors de lanalyse des valuations diagnostiques en dbut danne scolaire. Dans les Bouches-du-Rhne, les coles qui participent au dispositif (ou celles qui dsirent lintgrer) doivent ncessairement utiliser des valuations dpartementales afin didentifier prcisment les besoins des lves qui, selon le type de difficults rencontres, sont pris en charge par le matre E ou bnficient du dispositif Plus de matres que de classes ; un mme lve ne peut pas faire lobjet dune double prise en charge14. Dans ce dpartement, lorsque les difficults de llve relvent du dispositif Plus de matres que de classes , les modalits dintervention du matre supplmentaire sont du type co-intervention ou co-enseignement afin de ne pas externaliser le traitement de la difficult. 1.2.2.2. Formation et accompagnement De nombreuses actions de formation sont mises en uvre dans les dpartements visits. Elles portent sur ladaptation lemploi de matre supplmentaire , le travail en quipe et des objets didactiques et pdagogiques. 14 Annexe 22 : Analyse de cohorte PARE 2010 2016 - Marseille- dpartement des Bouches-du-Rhne 11 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Les formations sont organises diffrents niveaux de pilotage en fonction des choix et des possibilits des dpartements. Ceux qui travaillent avec des chercheurs et les formateurs de lESPE soulignent le bnfice de ce partenariat (Hrault, Nord, Loire-Atlantique). Dans les Hauts-de-Seine, la collaboration qui existe dj dans certains domaines avec lESPE va tre largie la conception mme du plan dpartemental de formation (PDF). Dans lacadmie de La Runion, une commission de liaison a t mise en place entre le rectorat et lESPE pour articuler leurs comptences rciproques en formation initiale et continue. Il a t dcid dinclure dans le master Mtiers de l'enseignement, de l'ducation et de la formation (MEEF) de lESPE une action de formation ddie au dispositif Plus de matres que de classes . Au niveau dpartemental Dans la grande majorit des cas, il existe une formation, assure le plus souvent par les membres des comits de suivi dpartementaux du dispositif des dpartements visits. Dans les Hauts-de-Seine, un rseau dpartemental des matres supplmentaires a t cr. Ils bnficient d'une formation annuelle de trois jours fils, inscrite au plan dpartemental de formation, qui a pour but de leur permettre d'changer sur leurs pratiques. Cette formation propose une entre didactique et offre aux matres supplmentaires l'occasion de travailler sur les documents quils utilisent habituellement, afin de les rendre accessibles tous (grille dvaluation, emplois du temps, squences en lecture et productions dcrits, en langue orale et en mathmatiques). Une formation sur la construction du nombre et un stage de deux jours pour les nouveaux entrants dans le dispositif sont prvus en 2016-2017. Les directeurs d'coles et les conseillers pdagogiques seront associs cette formation dpartementale. Dans le dpartement de Loire-Atlantique, le groupe de travail formation , issu du comit de suivi dpartemental, labore le cadrage de la formation15. Il alimente la formation de formateurs. En 2015-16, cette formation a port sur des questions didactiques (numration et calcul au cycle 2), sur lvaluation des progrs des lves et sur les effets des apports en formation sur les pratiques de classe. Dans ce mme dpartement, trois autres journes dpartementales regroupent par secteur : - les matres supplmentaires et les directeurs dcoles sur la question du pilotage du dispositif dans les coles ; - les matres supplmentaires, de CE1 et les matres E sur les aspects didactiques de lenseignement des mathmatiques et larticulation du travail entre ces trois enseignants ; - les nouveaux binmes matres supplmentaires et enseignants de CP intgrant le dispositif, sur lapprentissage de la lecture-criture. 15 Annexe 16 : Rcapitulatif des formations proposes en 2015-2016- dpartement de Loire-Atlantique (page 2) 12 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Dans le dpartement de lHrault, plusieurs formations sont proposes : - formation didactique en mathmatiques sur la construction du nombre au cycle 2 pour les 47 supports du dpartement la rentre prochaine ; - regroupement des directeurs et des matres supplmentaires pour prciser le rle de chacun ; - formations acadmiques en lien avec lESPE et la dlgation acadmique la formation des personnels de lducation (DAFPEN) car linvestissement fort des formateurs de lESPE dans le dpartement contribue lvolution professionnelle des conseillers pdagogiques qui assurent les formations de proximit. Dans les Bouches-du-Rhne, la mise en place dune formation de formateurs a permis de travailler, en relation avec lIFE, sur linventaire des pratiques et des outils mis en uvre dans le cadre du dispositif Plus de matres que de classes et lidentification des difficults des lves. Par ailleurs, un stage dpartemental de trois jours a regroup les nouveaux matres supplmentaires pour une formation dadaptation lemploi16. Le sous-groupe enseignement explicite du groupe de pilotage REP+ qui fait partie du comit de suivi du dispositif Plus de matres que de classes uvre au dveloppement de pratiques denseignement efficaces pour permettre aux lves de dvelopper les savoirs fondamentaux. Il a recens des actions et formations en REP+ sur : - le dveloppement des comptences langagires au cycle 1 ; - la comprhension, aux cycles 1 et 3 (apports thoriques, outils pour la classe et retour rflexif). Enfin, lorganisation dun sminaire dune journe, en juin 2016, a regroup les coordonnateurs de rseaux et les matres supplmentaires avec un triple objectif : - faire connaitre les formations mutualisables sur les comptences langagires au service des apprentissages et les stratgies pour apprendre, du cycle 1 au cycle 4 ; - associer les chercheurs aux travaux des quipes dcole ; - impulser des formations pour le binme matre de la classe / matre supplmentaire centres sur lenseignement explicite. Le dpartement du Nord a labor un cahier des charges de la formation continue des quipes Plus de matres que de classes 17. Les contenus de formation labors par le comit de pilotage de ce dpartement visent lacquisition de comptences professionnelles collectives et transversales (valuer, diffrencier, analyser, piloter et rguler), de comptences didactiques (notions d'obstacles didactiques, l'oral au service des disciplines, les situations complexes, l'entre dans l'crit). Cette formation sappuie sur lexpertise des membres du comit de suivi dpartemental, formateurs ressources, des conseillers pdagogiques, des IEN et intgre des interventions des formateurs de 16 Annexe 17 : Stage dpartemental no-PDMQDC- Marseille- dpartement des Bouches-du-Rhne 17 Annexe 15 : Formation continue des quipes dans le dpartement du Nord 13 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 lESPE, portant sur le rapport de la recherche Lire-Ecrire coordonne par Roland Goigoux, les gestes professionnels (co-intervention, co-enseignement, etc.), lenseignement explicite. Une journe de formation dpartementale a t organise, en juin 2016, pour les directeurs et les enseignants matres supplmentaires des coles entrant dans le dispositif. Au niveau du bassin Dans le dpartement de La Runion, la formation repose sur un plan de formation triennal porte par lIA-DAASEN et est organise par bassins. Cette formation sadresse aux matres supplmentaires, directeurs dcole, formateurs, conseillers pdagogiques de circonscription et quipes pdagogiques dcole. Elle porte sur lanalyse de pratiques, lanalyse de sances de classe filmes (posture des enseignants de la dyade) et des auto-confrontations croises (matre supplmentaire - matre de la classe) sont conduites par le conseiller pdagogique de bassin et le formateur de lESPE, qui appartiennent au groupe de pilotage dpartemental. Dans le dpartement du Nord, en 2016-2017, une formation de 6 heures (comptences spcifiques et entres didactiques) sera mise en uvre au niveau de chaque bassin, dans le cadre de la mutualisation des pratiques professionnelles et de lexprience acquise. Au niveau de la circonscription Le pilotage de circonscription repose prioritairement sur lanalyse des besoins des coles et la formation des quipes dcoles. Ces formations peuvent prendre la forme de stages de circonscription, entrer dans le cadre des animations pdagogiques de circonscription (18h) ou encore sinscrire dans le cadre des dix-huit demi-journes libres en REP+ (participation aux travaux en quipe ncessaires l'organisation de la prise en charge des besoins particuliers des lves, aux actions correspondantes ainsi qu'aux relations avec les parents d'lves et la formation). Dans le dpartement de lHrault, les conseillers pdagogiques de circonscription, rfrents du dispositif, interviennent sur des questions didactiques et pdagogiques (notamment sur lenseignement de la lecture et de la production dcrits) ; ils conduisent des formations adaptes aux publics denseignants, en ne sadressant pas aux seuls matres supplmentaires. Ils mettent galement en place des formations dadaptation lemploi : accueil et accompagnement des nouveaux matres supplmentaires, la fin du mois de juin, dans lcole de rattachement de la circonscription pour sapproprier le projet de lcole. Dans le dpartement de La Runion, les formations dinitiative locale (FIL) sappuient sur des besoins identifis : - contraintes organisationnelles ; - expertise didactique (oral, comprhension, construction du nombre) ; - apport langue premire / langue de scolarisation (lves crolophones) ; - volution de la posture denseignement. 14 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Le dpartement de Loire-Atlantique a dvelopp une logique de formation en cascade . La formation de formateurs, assure par le comit de suivi dpartemental en direction des conseillers pdagogiques de lensemble des circonscriptions, permet de former ensuite les quipes denseignants, en garantissant une cohrence dapproche dans les coles et les circonscriptions. Dans le dpartement du Nord, des stages coles d'une dure de deux jours (12h) sont proposs aux quipes, en fonction des besoins reprs par l'quipe de circonscription (au cycle 2), selon un calendrier pluriannuel. Le dpartement a cr une brigade de vingt-cinq enseignants, dvolue aux remplacements des enseignants et directeurs en formation qui bnficient du dispositif, afin de mettre en uvre ces stages dcole. Dans le dpartement des Bouches-du-Rhne, des stages de formation en circonscription ont t mis en place pour accompagner le dispositif, en direction du matre supplmentaire et des enseignants des classes concernes par le dispositif ; ils portent sur laccompagnement de la difficult scolaire, la diffrenciation pdagogique et la construction doutils professionnels. Paralllement aux actions de formation, les quipes de circonscription assurent le suivi de proximit du dispositif Plus de matres que de classes . Dans le dpartement de lHrault, les conseillers pdagogiques de circonscription, rfrents du dispositif dans leur circonscription, participent la construction du projet de lcole, effectuent des visites dans les classes ou auprs des quipes dcoles pour apporter conseils, ressources, lments didactiques. Ils assistent aux runions de rgulation ncessaires lvolution du projet. Dans le dpartement des Hauts-de-Seine, en plus de laccompagnement par lquipe de circonscription, un programme de visites systmatiques des classes bnficiant du dispositif est assur par le groupe de pilotage (IENA, CPD rfrent du dispositif) afin dapprcier ladquation de sa mise en place avec le cahier des charges dpartemental. Par ailleurs, la volont des dpartements de capitaliser lexprience acquise, constituer un appui la formation de proximit, sexprime par la mise disposition de toutes les coles de ressources dpartementales ou de circonscription, le plus souvent sur une page numrique ddie. Dans les Hauts-de-Seine, le comit dpartemental travaille en sous-commissions pour produire des outils rpondant aux besoins des circonscriptions et aux demandes des enseignants18 : notamment, un pas pas du dispositif (cadre, recommandations, modalits dintervention du matre 18 Annexe 13 : Prsentation du site PDMQDC92 dpartement des Hauts-de-Seine 15 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 supplmentaire), une aide la rdaction de projet permettant dengager lensemble dune quipe pdagogique dans une dmarche de pilotage, des lments didactiques, appels fiches repres19. Dans ce mme dpartement ainsi que dans les Bouches-du-Rhne, les ressources mises en ligne fournissent des outils dvaluation des progrs des lves. 1.2.2.3. Evaluation Comme le prcise la circulaire n2012-201 du 18 dcembre 2012, lvaluation fait partie du projet. Une premire valuation du dispositif a t conduite par les inspections gnrales. Elle a donn lieu la rdaction dun rapport : Le dispositif Plus de matres que de classes : projet et mise en uvre pdagogique (rapport IGEN-IGAENR ; juin 2014). Cette question de lvaluation a ensuite t un objet de rflexion des membres du comit national de suivi du dispositif depuis le dbut de ses travaux. Le rapport de septembre 2015 donne des lments danalyse des modalits dvaluation : Lvaluation de limpact du dispositif ne peut se limiter des donnes quantitatives, elle doit aussi aborder les dimensions qualitatives. Il convient de distinguer ce qui relve de lvolution des pratiques pdagogiques de lquipe enseignante de ce qui atteste dune amlioration des rsultats des lves. Lvaluation constitue une prise dinformation qui vise permettre aux enseignants dajuster leur enseignement, en mesurant limpact de leur action pdagogique sur les lves. Dans tous les dpartements visits par les membres du comit, des dispositifs dvaluation sont dj dploys ou en cours dlaboration, visant soit mesurer les progrs des lves (dpartements de La Runion, des Hauts-de-Seine, des Bouches-du-Rhne, de lHrault), soit valuer quantitativement et qualitativement le fonctionnement du dispositif lui-mme (dpartements de Loire-Atlantique, du Nord, des Hauts-de-Seine, de lHrault). 1.2.2.4. Lvaluation des lves De lavis de tous les dpartements visits, les valuations destines mesurer les progrs des lves rpondent une forte demande des quipes. Lobjectif assign ces valuations nest cependant pas le mme partout. Dans les Bouches-du-Rhne, lvaluation est utilise comme un outil diagnostique pour identifier les besoins des lves afin de leur apporter une aide cible : intervention du matre E ou intgration dans le dispositif Plus de matres lorsquune cole souhaite bnficier du dispositif. Lvaluation est galement utilise en cours danne scolaire (janvier) des fins de rgulation des actions de pilotage (programmation et progressivit des apprentissages). Dans ce mme dpartement, des suivis de cohortes (trente quarante lves) permettent dimpliquer les lves dans leur projet dapprentissage et leur valuation. Une valuation terminale 19 Annexe 14 : Un modle de comprhension de lecture, daprs Jocelyne Giasson - Une slection du groupe dpartemental Plus de matres que de classes 92 , dpartement des Hauts-de-Seine 16 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 des progrs des lves est faite dix-huit vingt mois aprs le dbut du dispositif dans une cole. Le travail important des circonscriptions est de mettre la disposition des enseignants des outils dvaluation de cohorte qui font lobjet dune mutualisation importante. Ces valuations20 portent, par exemple en milieu de CP, sur de nombreux champs de la matrise de la langue (lecture, criture, vocabulaire, grammaire, orthographe) et des mathmatiques (nombres et calcul, gomtrie, grandeurs et mesures, organisation des donnes). Dans dautres dpartements, les progrs des lves permettent dapprcier les effets du dispositif sur les apprentissages. Ainsi, deux dpartements ont pour objectif datteindre 100% dlves lecteurs en fin de classe de CE1 (Hauts-de-Seine) ou dans les classes Plus de matres (Nord). Dans le dpartement de La Runion, un protocole a t mis en place pour un suivi de cohorte de 8 000 lves. Dans les Hauts-de-Seine, lvaluation des progrs des lves a pour vise didentifier des ingrdients de russite dans les pratiques enseignantes. Cette approche de lvaluation de lefficience du dispositif par les rsultats des lves questionne cependant en raison de la difficult isoler, dans les progrs constats, ce qui relve de leffet du dispositif de ce qui dpend de lensemble des actions conduites dans le cadre plus gnral du rseau dducation prioritaire. 1.2.2.5. Lvaluation du dispositif Les dpartements engags dans cette rflexion ont produit de nombreux documents. Leurs travaux portent sur des enqutes quantitatives et qualitatives menes auprs des quipes dcole et visent sassurer que le dispositif Plus de matres que de classes respecte bien le cahier des charges tout en mesurant ses effets sur les volutions des pratiques des enseignants21. Dans le dpartement de Loire-Atlantique, des valuations dclaratives22 renseignes par les quipes font merger les effets positifs reprs, les facteurs defficacit et les points de vigilance dans la mise en uvre du dispositif. Cette valuation, mene par Marie-Toullec Thry, permet de mettre en vidence des lments de stabilit et des volutions dans ces pratiques enseignantes. Des rsultats stables Les chiffres montrent une stabilit dans les modalits d'organisation choisies : c'est toujours un peu moins de 50 % que les dyades matre de la classe et matre supplmentaire enseignent dans des espaces spars. 20 Evaluations en milieu de CP - Livrets de lenseignant et livrets de llve (Matrise de la langue ; Mathmatiques); dpartement des Bouches-du-Rhne ; http://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/jcms/c_410435/fr/evaluations-departementales-de-cycle-2-mi-parcours 21 Evaluation des dispositifs Plus de matres que de classes - dpartement du Nord 22 Annexes 18 et 19 : Doc A : Pour valuer le projet Plus de matres que de classes au sein dune quipe dcole au cours de sa mise en uvre ; Doc B : Pour valuer le projet Plus de matres que de classes au sein dune quipe dcole au terme de sa mise en uvre - dpartement de la Loire-Atlantique http://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/jcms/c_410435/fr/evaluations-departementales-de-cycle-2-mi-parcourshttp://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/jcms/c_410435/fr/evaluations-departementales-de-cycle-2-mi-parcours17 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Stabilit aussi des champs disciplinaires enseigns, majoritairement centrs sur la matrise de la langue, les mathmatiques restant en trs nette minorit (17 %, mais avec une augmentation des situations problmes). Des rsultats qui voluent Une densification de l'action des matres supplmentaires : le M+ travaille avec moins de groupes diffrents (de 19,7 13,2) et a rduit le nombre de ses collaborateurs (de 8,1 7,6). Les groupes auxquels le M+ s'adresse sont plus communment constitus selon un principe d'htrognit (de 56 % 73%). Le dispositif serait donc un dispositif qui rpondrait des principes de prvention beaucoup plus qu des principes de remdiation. Alors que les quipes mettent toujours en avant les difficults de concertation, le travail de prparation reste minemment conjoint et montre une lgre augmentation. 61 % des dyades disent engager un temps de prparation conjoint fort et trs fort (contre 56 % en 2014) ; le nombre de dyades qui disent ne pas prparer du tout en commun est mme en baisse, de 16 12 %. La diffrenciation au sein des groupes est galement plus affirme. Ainsi, en 2014, les M+ affirmaient, pour un quart du temps, ne pas proposer de diffrenciation, ce chiffre est presque divis de moiti et ne reprsenterait plus que 14 % en 2015. Ce qui est privilgi reste la tche identique avec aide (41 % contre 36 % en 2014). Dans le dpartement de lHrault, deux procdures permettent de recueillir des lments quantitatifs sur la mise en uvre du dispositif par le biais dune plateforme numrique et des lments qualitatifs renseigns, quant eux, sur la base de visites effectues par lIEN et la CPC rfrents du dispositif dans le dpartement. La synthse dpartementale 2015/201623 prsente les rsultats de lenqute quantitative. Elle permet de recueillir des lments dinformation sur le nombre de classes sur lesquelles intervient le matre supplmentaire, le nombre denfants concerns, le nombre et la dure des sances, les modalits dorganisation du matre supplmentaire, les apprentissages cibls par ces interventions en matrise de la langue et en mathmatiques, lengagement de lquipe pdagogique Les premiers rsultats recueillis grce ces valuations mettent en vidence des lments encourageants. Le dispositif suscite lenvie. Il semble avoir un rel effet sur le travail collectif. Une nouvelle professionnalit se dveloppe par le travail partag. Et les reprsentations des enseignants sur lacte denseigner voluent. Certains aspects relatifs au pilotage du dispositif Plus de matres que de classes semblent cependant tre diffremment analyss selon les territoires et requirent une attention particulire. 23 Annexe 20 : Synthse quantitative dpartementale 2015/2016- dpartement de lHrault 18 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 2. Des points de tension rsoudre 2.1. Renforcer le lien entre la russite des lves et lvolution des pratiques enseignantes Ce point tait dj voqu dans le rapport du comit national de suivi de septembre 2015. Il faut rappeler que les objectifs du dispositif Plus de matres que de classes visent conduire chaque lve la matrise du socle commun (comptences de base) en prvenant la difficult scolaire en primaire grce de nouvelles organisations pdagogiques et en remdiant aux difficults rencontres par les lves dans le cadre de la classe. Daprs les premiers rsultats recueillis grce aux valuations organises dans certains dpartements, la mise en place du dispositif semble avoir un effet sur le travail collectif et sur les reprsentations des enseignants concernant lacte denseigner. Leur professionnalit et leurs pratiques pdagogiques voluent du fait des nombreux changes pdagogiques et didactiques requis par leur travail commun. Dans le mme temps, le suivi et la formation qui accompagnent le dispositif permettent aux enseignants daccder la comprhension des difficults que les lves rencontrent dans les apprentissages en dveloppant, notamment, leurs connaissances didactiques. Ces connaissances contribuent galement faire voluer leurs pratiques. 2.2. Privilgier le rle prventif du dispositif Dans les 10 repres pour la mise en uvre du dispositif Plus de matres que de classes , le repre consacr aux diverses formes dinterventions pdagogiques met en garde sur le risque de ne parler que de remdiation ou de difficults ; or, envisag prioritairement dans une perspective de prvention, le dispositif peut gagner en efficacit et en clart. Le dispositif Plus de matres que de classes doit constituer avant tout un dispositif de prvention. A ce titre, les organisations et changes entre enseignants quil permet, lobservation renforce des lves au travail doivent faciliter lidentification des obstacles didactiques les plus frquents, leur comprhension, leur analyse et donc permettre de prvenir les difficults ordinaires que tout lve peut rencontrer dans ses apprentissages en faisant voluer les pratiques (organisation des squences, contenus, droulement, tayage etc.). Envisag ainsi, le dispositif Plus de matres que de classes est galement un dispositif de remdiation, en ce sens quil va faciliter, par des organisations pdagogiques varies, la diffrenciation des tches et des activits, la prise en compte de lhtrognit des lves, afin de mieux les aider effectuer leurs apprentissages fondamentaux. Il convient de noter un point de vigilance relatif la constitution de groupes homognes, parmi les modalits dorganisation pdagogique. Comme le montrent les travaux de Kulik & Kulik (1982); Slavin (1987, 1990), la mise en place de groupes de niveau napporte rien per se ; il ny a pas de bnfice 19 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 significatif sur la moyenne des acquisitions. Cest pourquoi, le rfrentiel de lducation prioritaire valorise la constitution de classes et de groupes de travail htrognes qui favorisent les confrontations des dmarches, les changes et la coopration entre lves. Dans un cadre de travail ainsi dfini le rle du matre E et du RASED et celui du matre supplmentaire trouvent plus facilement leur articulation et leur complmentarit. Limportance du RASED est raffirmer dans le regard dexpert que ses membres peuvent porter sur la comprhension des obstacles aux apprentissages que rencontrent les lves dans le cadre ordinaire de la classe. 2.3. Inscrire la dyade matre supplmentaire-matre de la classe dans lquipe pdagogique Dans ce dispositif, le matre supplmentaire et lenseignant de la classe dans laquelle il intervient sont associs dans une vritable coopration professionnelle. Leur travail dans le mme espace-classe semble compris et accept. Pour renforcer la qualit du travail en dyade dans ses aspects de co-prparation, co-enseignement et co-intervention, les actions de formation dpartementales ou de circonscription associent autant que possible ces deux enseignants pour dvelopper des comptences partages. Un autre niveau de coopration, relatif lquipe des matres de lcole, est lun des repres mentionn dans le document labor par la DGESCO en juin 2013 10 repres pour la mise en uvre du dispositif Plus de matres que de classes . Les recommandations du prcdent rapport accordent en effet une grande importance lquipe des enseignants de lcole. Lquipe pdagogique tant responsable du bon fonctionnement du projet labor, il est primordial quelle coopre pour interroger les pratiques des uns et des autres, observer et analyser de manire objective les russites et les obstacles rencontrs par les lves, et les amliorations ncessaires de certaines pratiques ou dans certains domaines cibls. Le rle du directeur dcole est cet gard trs important pour que le projet soit bien inscrit dans le projet dcole et bien connu de tous, mme sil concerne trs prioritairement voir exclusivement le cycle 2. Le rfrentiel pour lducation prioritaire24 prcise que ce travail en quipe concourt la confiance partage dans la russite de tous les lves. Il contribue [] au dveloppement professionnel de chacun et il facilite la rsolution des problmes rencontrs. 3. Un dispositif en cours dvaluation nationale En 2014, une premire valuation qualitative du dispositif Plus de matres que de classes a dj t ralise par la Direction de lvaluation, de la prospection et de la performance (DEPP). Un temps dappropriation a t ncessaire pour que les quipes dcole dpassent les questions relatives lorganisation de la mise en place du dispositif Plus de matres que de classes et ciblent leur action pdagogique. 24 Annexe 4 : Le rfrentiel de lducation prioritaire 20 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Aprs trois ans de mise en uvre, la DEPP a mis en place, la rentre 2016, une valuation la fois quantitative et qualitative permettant, dune part, de mesurer les effets de ce dispositif sur les apprentissages des lves et, dautre part, danalyser lvolution des professionnalits enseignantes. Il sagit de mesurer la progression des lves, sur une anne scolaire de CP, en tenant compte des organisations pdagogiques du dispositif, sur les bases du protocole suivant : Echantillonnage : Plus de 10 000 lves de CP, 229 matres supplmentaires, 519 matres de classe, 239 coles de lducation prioritaire et des zones rurales. 4 dpartements impliqus (Nord, Rhne, Puy-de-Dme, Haute-Loire). Mthodologie Pour les lves : Lvaluation des progrs des lves sappuie sur des items en franais et en mathmatiques, pralablement expriments par la DEPP. Trois moments de passation sont prvus : en septembre, dcembre 2016 et en mai 17 selon lorganisation ci-dessous pour les passations de septembre et dcembre. Pour les enseignants : Une enqute dclarative relative aux pratiques pdagogiques des enseignants de cours prparatoire impliqus dans le dispositif comportera les dimensions suivantes : RESSOURCES Ressources concrtes Ressources en termes de connaissances Ressources en termes de stratgies cognitives 21 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 APPRENTISSAGE VISE (AVANT, PENDANT, APRES) Avant la sance (ou au dmarrage) Pendant la sance Aprs la sance ( la fin) GUIDAGE Ne pas hsiter refaire Ne pas hsiter proposer des aides Ne pas hsiter signaler une mauvaise route ou sassurer que les lves ne la prennent pas Un questionnaire sera galement propos aux matres supplmentaires ; il permettra dexplorer les dimensions suivantes : Caractristiques socio-dmographiques et professionnelles Intervention du M+ sur une priode donne (2 puis 4) Objectifs poursuivis par le M+ (contenus denseignement et attitudes) Diffrenciation pdagogique Organisation du travail entre MC et M+ Sentiment defficacit Accompagnement du M+ Deux passations sont prvues pour cette valuation des pratiques enseignantes : - lune en dcembre pour valuer les pratiques sur la priode 2 (entre les congs dautomne et les congs dhiver) - lautre en mai pour valuer les pratiques sur la priode 4 (entre les congs dhiver et de ceux de printemps). La DEPP exprime par ailleurs la volont de faire aussi du premier temps de cette valuation un outil diagnostique et rflchit donc un retour possible (non chiffr pour viter toute comparaison entre les classes) auprs des classes. 4. Recommandations du comit national de suivi du dispositif Des recommandations ont t mises dans le rapport du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes de septembre 2015. Sur la base des consultations effectues auprs des dpartements rencontrs par le comit national, certaines ont t suivies, dautres semblent devoir tre raffirmes, de nouvelles apparaissent. 4.1. Des recommandations suivies - La monte en charge progressive du dploiement, souhaite dans le rapport de septembre 2015 est effective. Les constats remonts des dpartements, aprs ajustements de rentre, montrent quen 2015, 2352 emplois taient dvolus au dispositif en France mtropolitaine et dans les dpartements doutre-mer. 22 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 - De mme, laffectation des postes de matres supplmentaires est essentiellement attribue lducation prioritaire ou dans des coles repres localement comme relevant de besoins similaires, situes sur des territoires fragiliss. - Un pilotage dpartemental, avec la cration de comits de suivi pluri-catgoriels, offre un espace professionnel permettant des regards croiss sur la mise en uvre du dispositif. - La circonscription, dans ses missions de pilotage de proximit, est perue comme lchelon pertinent pour valuer les besoins des coles et assurer le suivi et laccompagnement des quipes denseignants. - La formalisation crite des projets, dans le respect dun cahier des charges dpartemental, lorsquil existe, est bien conforte comme condition pralable la mise en uvre du dispositif. 4.2. Des recommandations rappeler - Mme si le pilotage acadmique et dpartemental sinscrit effectivement dans une logique globale de formation, la place dune formation adosse la recherche (ESPE en formation initiale et en formation continue) reste renforcer. Le comit raffirme la ncessit de dvelopper les connaissances sur lapprentissage de la lecture-criture et des mathmatiques. Les recommandations du jury de la confrence de consensus CNESCO/IFE sur la lecture25 de mai 2016 peuvent utilement tre communiques, ainsi que la synthse du rapport de la recherche Lire-Ecrire , coordonne par Roland Goigoux. De la mme manire, celles de la confrence de consensus CNESCO/IFE de novembre 2015 sur la numration doivent servir de support des formations des personnels26. - En ce qui concerne la formation, les comits de suivi dpartementaux ont pris en compte la recommandation du rapport quant la ncessit de former les quipes autant que les matres supplmentaires. Il sagit de mieux comprendre la difficult scolaire et de partager des connaissances didactiques et pdagogiques utiles tous les niveaux pour soutenir les apprentissages. - Mme si, comme cela a pu tre observ au cours de lensemble des visites du comit, la tentation est grande dlargir lintervention du matre supplmentaire la GS et au CE2, le comit raffirme la priorit qui doit tre donne au cycle 2, laccent tant mis sur les classes de CP et CE1 (au sein du nouveau cycle 2 qui se met en place ds cette rentre scolaire) pour lattribution de ces moyens, de faon viter lmiettement des dispositifs pdagogiques. Il est permis de sinterroger sur la pertinence dobservations dlves conduites par les enseignants supplmentaires en fin de GS pour assurer la liaison GS- CP et constituer les classes de CP, sauf considrer que les enseignants des classes ne disposeraient pas des lments ncessaires. 25 http://www.cnesco.fr/wp-content/uploads/2016/03/CCLecture_recommandations_jury1.pdf 26 http://www.cnesco.fr/fr/conference-de-consensus-numeration http://www.cnesco.fr/wp-content/uploads/2016/03/CCLecture_recommandations_jury1.pdfhttp://www.cnesco.fr/fr/conference-de-consensus-numeration23 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Les actions engages grce au matre supplmentaire doivent pouvoir se poursuivre de manire cohrente et continue sur deux annes, au moins. - Les matres supplmentaires interviennent, parfois, sur de nombreuses coles, du fait de la petite taille de certaines dentre elles. Le comit rappelle que, si lutilisation des postes matres supplmentaires en service partag entre plusieurs coles nest pas proscrite, cette modalit nuit au travail dquipe. Il recommande donc quelle naille pas au-del de deux coles. - Les rles et les missions des matres supplmentaires et des matres E ont tre clairement diffrencis. Le matre supplmentaire facilite par la coprsence une meilleure comprhension et analyse des obstacles rencontrs par les lves dans leurs apprentissages. Dans un travail commun avec le maitre et lquipe pdagogique, il participe la mise en uvre dune organisation des enseignements de la classe qui tient compte de cette analyse dans une approche inclusive qui favorise la prise en compte positive de lhtrognit des lves. Les enseignants spcialiss apportent leur aide et expertise ces analyses et volutions des pratiques. Laction du RASED est centre sur laide directe apporter aux lves manifestant des difficults persistantes d'apprentissage ou de comportement. En termes de formation, la priorit n1 du rfrentiel de lducation prioritaire27, Garantir lacquisition du Lire, crire, parler et enseigner plus explicitement les comptences que lcole requiert pour assurer la matrise du socle commun , peut utilement tre un point dappui pour construire les formations didactiques. 4.3. De nouvelles recommandations 1. Concevoir un cadrage efficace et adapt, grce un pilotage rigoureux et coordonn aux diffrents chelons A lchelon acadmique : - Cadrage du mouvement des personnels sur les postes denseignants supplmentaires par les recteurs afin dviter une trop grande disparit entre les dpartements, dans le respect de la rglementation et des recommandations nationales : dfinition des postes, conditions de candidature, entretien pralable, priorit accorde des enseignants dj dans lcole etc. A lchelon dpartemental : - Mise en place dun comit dpartemental et dun comit de suivi pluri-catgoriel ; - Elaboration dun cahier des charges ; - Dfinition des critres dimplantation des postes de matres supplmentaires; - Etablissement de fiches descriptives du dispositif (cf. le rapport de septembre 2015_ 4.3) ; 27 Annexe 4 : Le rfrentiel de lducation prioritaire 24 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 - Implantation prioritaire au cycle 2. A lchelon des circonscriptions et des coles : - Reprage des besoins des coles et accompagnement du dispositif (aide la construction et suivi du projet) ; - Formalisation crite des projets en conformit avec le cahier des charges dpartemental ; - Articulation du pilotage de lducation prioritaire avec celui du dispositif Plus de matres pour donner une cohrence lensemble des actions mises en place dans le cadre du projet de rseau et maillage des formations proposes dans le cadre du REP avec celles accompagnant le dispositif ; - Articulation du dispositif avec les autres dispositifs daide. Directeurs dcole : Limportance de lengagement pdagogique des directeurs dans la mise en uvre du dispositif tait dj mentionne dans le rapport de septembre 2015. Il convient vritablement de renforcer leur rle danimateurs pdagogiques de lquipe enseignante et de pilotes de proximit favorisant la coordination, la rgulation et lvaluation du dispositif avec le soutien et la participation de lquipe de circonscription et des coordonnateurs REP. 2. Rendre le dispositif de prvention et de lutte contre la difficult scolaire plus lisible - Rappel aux diffrents niveaux de pilotage du sens du dispositif et son objectif : rduire le nombre dlves en difficult ; - Contribution la rduction moins de 10% des carts de russite scolaire entre les lves de lducation prioritaire et les autres lves, dfinie par la loi n2013-595 du 8 juillet 2013 pour la refondation de lcole ; - Maintien de la priorit denseignement du matre supplmentaire au cycle 2 et particulirement au CP et au CE1. 3. Renforcer la formation adosse la recherche (ESPE - formation initiale et continue), ainsi que laccompagnement de la co-intervention et du co-enseignement - Renforcement de la formation adosse la recherche en mobilisant davantage les ESPE : dans les rencontres avec les quipes dpartementales, limplication des ESPE dans la recherche et la formation relatives au dispositif Plus de matres que de classes sest rvle trs variable dun dpartement un autre. Il apparait que de nombreuses ESPE ne sont, ce jour, pas encore impliques dans cet objet de travail. Toutes les quipes dcole mettant en uvre le dispositif Plus de matres que de classes doivent pouvoir bnficier dapports pdagogiques et didactiques sur des temps de formation continue formaliss ; 25 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 - Organisation du travail en quipe dans la formation du binme matre de classe/matre supplmentaire pour des regards croiss sur les gestes professionnels ; - Analyse de situations dapprentissage ; - Organisation des stages dquipe et dcole ; - Conception dactions de formations cibles portant sur lamlioration des comptences didactiques des enseignants, le suivi du projet des lves et lvaluation des pratiques professionnelles induites par la co-intervention et le co-enseignement. 4. Concevoir et mettre disposition des outils didactiques et dvaluation adapts et construits avec les quipes pdagogiques - Recensement des traces et crits relatifs au dispositif mis en uvre dans les coles afin de mutualiser et de partager les pratiques dquipes (journal de bord) - Formalisation et organisation de temps dchanges pour construire, suivre et faire vivre le projet dcole et pour ajuster constamment lacte pdagogique et didactique aux besoins rels des lves concerns. Conclusion Les apports du dispositif Plus de matres que de classes sont multiples. Les lves gagnent en confiance et, grce aux interactions plus frquentes avec les enseignants, peuvent mobiliser des comptences mtacognitives indispensables la rgulation de leurs situations dapprentissage. Ce dispositif, dans sa double dimension de prvention et daide aux lves, notamment ceux les plus loigns de la culture scolaire, contribue la rduction des ingalits, lamlioration du climat scolaire et la russite de tous. Il concourt galement lvolution des pratiques enseignantes, change la forme scolaire, favorise l'inter professionnalit, renforce la dimension collective de l'cole. Inscrit dans la dynamique des cycles, il implique un pilotage partag, au plus prs des besoins des coles. Il doit pouvoir faciliter la mise en place d'valuations partages en lien avec la recherche. 26 Note du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes _Septembre 2016 Liste des annexes I - Des documents institutionnels 1. Circulaire n 2012-201 du 18 dcembre 2012 Dispositif Plus de matres que de classes - Missions, organisation du service et accompagnement des matres . 2. Lettre reconduisant les missions du Comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes pour lanne 2015-2016 3. Synthse des prconisations du rapport du Comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes - septembre 2015 4. Un rfrentiel pour lducation prioritaire janvier 2014 5. Emplois au titre du dispositif Plus de matres que de classes la rentre 2016 II Des exemples doutils adaptables pour : A Limplantation des postes 6. Appel projet relatif au dispositif Plus de matres que de classes - dpartement du Nord 7. Cahier des charges pour lanne scolaire 2015-2016 Dispositif Plus de matres que de classes - dpartement des Hauts-de-Seine 8. Fiche de poste Plus de matres que de classes - dpartement de lHrault 9. Questionnaire indicatif pour le recrutement des matres supplmentaires - dpartement de lHrault 10. Dossier de candidature Plus de matres que de classes anonym- dpartement des Bouches-du-Rhne 11. Fiche projet Plus de matres que de classes - dpartement de lHrault B Pilotage et accompagnement 12. Principes dencadrement du dispositif Plus de matres que de classes en Loire-Atlantique 13. Prsentation du site PDMQDC92 dpartement des Hauts-de-Seine 14. Un modle de comprhension de lecture, daprs Jocelyne Giasson - Une slection du groupe dpartemental Plus de matres que de classes 92 , dpartement des Hauts-de-Seine 15. Formation continue des quipes Plus de matres que de classes : mise en uvre du dploiement dpartemental dpartement du Nord 16. Rcapitulatif des formations proposes au plan dpartemental de 2013 2017 - dpartement de Loire-Atlantique 17. Stage dpartemental NoPDMQDC - dpartement des Bouches-du-Rhne C Evaluation 18. Document A - Pour valuer le projet au sein dune quipe dcole au cours de la mise en uvre du dispositif - dpartement de Loire-Atlantique 19. Document B - Pour valuer le projet au sein dune quipe dcole au terme de la mise en uvre du dispositif - dpartement de Loire-Atlantique 20. Synthse quantitative dpartementale 2015-2016 Dispositif Plus de matres que de classes - dpartement de lHrault 21. Evaluation des dispositifs Plus de matres que de classes - dpartement du Nord 22. Analyse de cohorte PARE 2010 2016 - dpartement des Bouches-du-Rhne ANNEXE 1 Membres du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes 1 sur 3 ANNEXE 2 Membres du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes 2 sur 3 Comit de suivi du dispositif Plus de matres que de classes Composition Noms et fonctions Prsidente Marie-Danile Campion, rectrice de lacadmie de Clermont-Ferrand Expert Roland Goigoux, professeur des universits, Laboratoire Activit, Connaissance, Transmission, Education (ACT) ESPE Clermont-Auvergne - Universit Blaise Pascal-Clermont II Expert Marie Toullec-Thry, matre de confrences en sciences de lducation, Centre de recherche en ducation de Nantes (CREN) Universit de Nantes. Expert Jean-Marc Merriaux, directeur gnral du rseau Canop, Et / ou Regis Guyon, Dlgu ducation & Socit Expert Andr Tricot, professeur des universits, directeur adjoint recherche et dveloppement universitaire de lESPE de lacadmie de Toulouse, Universit Toulouse-Jean Jaurs Expert Patrick Picard, directeur du Centre Savary, Institut franais de lducation (IF) - ENS Lyon Expert Benot Dechambre, IA-DASEN du Maine-et-Loire Expert Catherine Benoit-Mervant, IA-DASEN de Seine-Maritime Expert Andr Garcia, IENA du Val dOise Expert Grard Roubaud, IEN 1er degr, circonscription Marseille 3 Expert Herv Rgnier, IEN, circonscription St-Mathieu-de-Trviers (Hrault) Expert Vronique Durand, CPC, circonscription Bourges II (Cher) Expert Cline Mazeyrie, CPC, rfrente PMC 34 (Hrault) Expert Yoann Pincemin, Directeur de lcole primaire Le Verger, Palluau (Vende) Expert Sylvain Arnoux, Matre spcialis option E, cole lmentaire (Nice) Expert Galle Puyo, PE, Ecole lmentaire rue dOran Paris (18e) Partenaires : LAssociation nationale des conseillers pdagogiques LANCP est reprsente par son prsident, Christian Deghilage (CPC, Rouen) Partenaires sociaux Reprsentant SE-UNSA Reprsentant SGEN-CFDT Reprsentant SI-EN-UNSA Reprsentante Snpi-FSU Reprsentant(e) SNUDI-FO Reprsentant SNUipp-FSU Ministre IGEN Christian Loarer, IGEN, doyen du groupe de lenseignement primaire DGESCO Direction gnrale de lenseignement scolaire Roger Vrand, sous-directeur du socle commun, de la personnalisation des parcours scolaires et de lorientation (DGESCO-A1) Marie-Claire Duprat, chef du bureau des coles (DGESCO A1-1) Corinne Consalvi, charge dtudes au bureau des coles (DGESCO A1-1). Secrtariat du Comit national de suivi PDMQDC Evelyne Aguile, charge dtudes, bureau des coles (DGESCO A1-1). Secrtariat du Comit national de suivi PDMQDC Marc Bablet, chef du bureau de la politique dducation prioritaire (DGESCO B3-2) Membres du comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes 3 sur 3 Sous-direction de la gestion des programmes budgtaires (DGESCO B1) Eric Peyre chef du bureau du programme enseignement scolaire public du 1er degr (DGESCO B1-1) Dpartement de la recherche et du dveloppement, de linnovation et de lexprimentation (DGESCO DRDIE) DEPP Direction de lvaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) : Sous-direction des valuations et de la performance scolaire (DEPP-B) : Jean-Olivier Cosnefroy, chef du bureau de l'valuation des actions ducatives et des exprimentations (DEPP B4) DGRH Direction gnrale des ressources humaine : Catherine Geny-Guery chef du bureau des enseignants du 1er degr (DGRH B2-1) Haider Aloui chef du bureau du pilotage de gestion (DGRH B1-2) 1 sur 3 ANNEXE 3 Synthse des prconisations Rapport du Comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes - Septembre 2015 Suivi du dploiement Le contexte : une place privilgie de lducation prioritaire, sans exclusive Dans tous les cas, laffectation dans une cole dun matre supplmentaire favorise le travail collectif des enseignants ; il contribue bien identifier les besoins des lves et accompagner leurs apprentissages. Une monte en charge progressive de 2013 2015 avant un dploiement plus soutenu Le comit prconise la ncessit dune monte en charge progressive du dploiement et souligne le ncessaire aspect collectif du projet et des formations ddies. Services partags entre plusieurs coles Le comit considre que, si lattribution des postes de matres supplmentaires en service partag nest pas proscrite, cette modalit nuit leffectivit du travail dquipe et recommande quelle soit limite deux coles. Il convient dviter le saupoudrage du dispositif, source de dilution du travail des enseignants, conduisant un moindre apport pour les lves. Taille des coles Le comit recommande de privilgier lattribution de ce moyen supplmentaire dans les coles de lducation prioritaire mais galement dans des coles repres localement comme relevant de besoins similaires, situes sur des territoires fragiliss. Il recommande que limplantation dans des petites coles soit limite aux coles rencontrant de relles difficults sociales et scolaires. Niveau denseignement Le comit raffirme la priorit qui doit tre donne au cycle 2, laccent tant mis sur les classes de CP et CE1, pour lattribution de ces moyens, tout en rappelant que la mise en uvre de ce dispositif relve de la comptence de lensemble de lquipe dcole, dans le cadre du projet dcole quelle tablit. Evolution des pratiques et concept dinnovation Co-intervention / co-enseignement : des choix au service dun projet Le projet de lquipe et la co-prparation qui en rsulte, dfinissent les modalits dintervention en classe les plus pertinentes, en fonction des objectifs dapprentissage poursuivis. Le comit tient souligner que ces configurations ne sont pas hirarchises et que leur choix est plac sous la responsabilit de lquipe pdagogique. Quel que soit le mode dintervention retenu, il est essentiel quaucun lve ne soit priv de la continuit des apprentissages raliss au sein mme de la classe. 2 sur 3 Des pratiques pdagogiques en volution (Enqute Roland Goigoux) Le comit recommande aux quipes dcole, accompagnes par les quipes de circonscription, de veiller attentivement ladquation de la mise en uvre du dispositif avec les objectifs pdagogiques et didactiques dfinis dans le cadre du travail collectif. Il raffirme la ncessit daccompagner les quipes dans la dfinition des objectifs pdagogiques et des modalits denseignement privilgier pour que les lves tirent le meilleur parti de la prsence dun matre supplmentaire. Cet accompagnement doit galement porter sur llaboration et le partage doutils professionnels facilitant les co-enseignement / co-intervention. Le comit recommande aux quipes pdagogiques danalyser et de rguler leurs choix pdagogiques et les organisations qui en dcoulent, en croisant cinq ensembles de critres : - les contenus disciplinaires et les comptences vises ; - les modalits de diffrenciation ; - dans le cas du travail en groupe, la composition plus ou moins homogne de ces derniers ; - lintensit de la prparation collective ; - lorganisation du travail deux. Il est important de tenir compte du risque de dispersion ou dmiettement pdagogique qui induit, pour les lves, des temps dintervention en classe trop courts et, pour les matres supplmentaires, un nombre trop important denseignants avec lesquels travailler chaque semaine, qui nuit la qualit de la collaboration entre collgues. Des projets et des organisations pdagogiques innovants Linnovation porteuse de nouvelles postures dans les diffrents mtiers Pour ce faire, le comit recommande : - de renforcer et valoriser linitiative pdagogique ; - de considrer linnovation comme lintroduction de nouveaux changes professionnels entre les enseignants, qui sappuient sur le travail inscrit dans le quotidien de la classe ; - de partager et diffuser les pratiques innovantes ; - de favoriser le travail en quipe, volution majeure du mtier denseignant. Accompagnement et pilotage Ncessit dun pilotage adapt Pour le comit, la mise en uvre du dispositif requiert un pilotage acadmique et dpartemental adapt qui doit rendre visible lobjectif de prvention et de lutte contre la difficult scolaire, ce qui est souhait par les quipes, tout en vitant un sur-encadrement normatif. Le pilotage doit sinscrire dans une logique globale de formation adosse la recherche, ESPE et universit. Un comit de suivi dpartemental institutionnalis Le comit prconise la cration de comits de suivi dpartementaux, pour accompagner le dploiement du dispositif et offrir un espace professionnel de concertation. Un dispositif inscrit explicitement dans le projet dcole - Clarification des objectifs du dispositif : comprendre et prvenir les difficults, favoriser les progrs des lves. - Planification des actions, organisation des concertations entre enseignants. 3 sur 3 Situation du matre supplmentaire Pour le comit, il est essentiel que le matre supplmentaire soit volontaire et adhre au projet de lcole, quil peut contribuer enrichir par son action. Un cadre de travail formalis par une fiche descriptive du dispositif Le comit prconise une certaine stabilit des enseignants sur les postes de lcole concerne par le dispositif. Articulation avec dautres dispositifs daide aux lves Laction du matre supplmentaire sinscrit dans le quotidien de la classe et ne se substitue pas aux autres dispositifs daide, notamment les rseaux daide spcialise aux lves en difficult (RASED). Besoins de formation : une priorit raffirme Un besoin de formation au service dune comptence collective exprim par tous les acteurs Il apparat souhaitable de permettre aux enseignants dactualiser leurs connaissances sur lapprentissage de la lecture/criture, la numration et les situations problmes. Il convient aussi dassocier quipes dcoles et membres des RASED dans ces formations. La circonscription, un chelon conforter La circonscription est lchelon pertinent de lorganisation et du suivi des formations, en rfrence aux actions dfinies dans les plans acadmiques et dpartementaux de formation et sur la base dun diagnostic des besoins des enseignants. Lappui des ESPE et des oprateurs renforcer Les Ecoles suprieures du professorat et de lducation (ESP), en formation continue comme en formation initiale, doivent dvelopper des liens entre recherche, formation et pratiques pdagogiques. La formation de formateurs en est une des dimensions, incluant des partenariats tels que lEcole nationale suprieure de lducation nationale, de lenseignement suprieur et de la recherche (ESENESR), lInstitut franais de lducation (IF), le rseau CANOP. Il conviendrait galement, en lien avec les responsables des Ecoles suprieures du professorat et de lducation (ESP), dencourager les stagiaires faire de ce dispositif un objet de recherche. Dfinition des modalits dvaluation de lefficience du dispositif Lvaluation ne peut sen tenir des donnes quantitatives mais doit aborder les dimensions qualitatives des actions mises en uvre. ANNEXE 4 ANNEXE 5Dpartements /AcadmiesTotal des emplois au titre du dispositif RS2015 Mouvement RS2016Total des emplois prvus au titre du dispositif RS2016004 Alpes-de-Haute-Provence 2 1 3005 Hautes-Alpes 12 -1 11013 Bouches du Rhone 78 11 89084 Vaucluse 15 10 25Aix-Marseille 107 21 127002 Aisne 21 6 27060 Oise 40 4 44080 Somme 26 4 30Amiens 87 14 101025 Doubs 14 12 26039 Jura 6 5 11070 Haute Sane 7 7 14090 Territoire de Belfort 6 2 7Besanon 33 25 58024 Dordogne 12 3 15033 Gironde 56 12 68040 Landes 10 3 13047 Lot et Garonne 6 5 11064 Pyrenes Atlantiques 25 4 28Bordeaux 108 26 134014 Calvados 32 9 41050 Manche 16 2 18061 Orne 15 3 18Caen 62 14 76003 Allier 4 4 7015 Cantal 6 1 7043 Haute-Loire 2 2063 Puy-de-Dme 11 2 13Clermont-Ferrand 23 6 2902A Corse-du-Sud 5 502B Haute-Corse 3 1 4Corse 8 1 9077 Seine et Marne 24 14 38093 Seine-Saint Denis 44 114 158094 Val-de-Marne 35 18 53Crteil 103 146 249021 Cte d'or 22 7 29058 Nivre 11 3 14071 Sane et Loire 28 1 29089 Yonne 20 4 24Dijon 81 15 95007 Ardche 11 1 12026 Drome 23 2 25038 Isre 52 13 65073 Savoie 14 1 15074 Haute Savoie 22 6 29Grenoble 122 23 145Les emplois au titre du dispositif "plus de matres que de classes" la rentre 20161er degr Enseignement publicDpartements /AcadmiesTotal des emplois au titre du dispositif RS2015 Mouvement RS2016Total des emplois prvus au titre du dispositif RS2016Les emplois au titre du dispositif "plus de matres que de classes" la rentre 20161er degr Enseignement public059 Nord 99 93 192062 Pas-de-Calais 63 58 121Lille 162 151 313019 Corrze 13 -1 12023 Creuse 3 1 4087 Haute vienne 16 2 17Limoges 31 2 33001 Ain 29 3 31042 Loire 21 6 27069 Rhne 112 12 124Lyon 162 21 182011 Aude 4 5 9030 Gard 15 20 35034 Hrault 28 20 48048 Lozre 1 1 2066 Pyrnes Orientales 8 1 9Montpellier 56 47 103054 Meurthe-et-Moselle 12 4 16055 Meuse 7 17 24057 Moselle 21 8 30088 Vosges 10 8 17Nancy-Metz 49 37 86044 Loire Atlantique 59 4 63049 Maine-et-Loire 18 4 22053 Mayenne 13 2 15072 Sarthe 19 19085 Vende 7 6 13Nantes 116 16 131006 Alpes Maritimes 27 1 28083 Var 31 4 35Nice 58 5 63018 Cher 6 4 10028 Eure et Loir 20 5 25036 Indre 5 1 6037 Indre-et-Loire 15 1 16041 Loir et Cher 8 5 13045 Loiret 25 9 34Orlans-Tours 79 24 103Paris 24 15 39016 Charente 19 5 23017 Charente-maritime 16 3 19079 Deux-Svres 17 8 25086 Vienne 19 1 20Poitiers 70 17 87008 Ardennes 23 2 25010 Aube 18 5 23051 Marne 41 1 41052 Haute - Marne 9 1 10Reims 91 9 99Dpartements /AcadmiesTotal des emplois au titre du dispositif RS2015 Mouvement RS2016Total des emplois prvus au titre du dispositif RS2016Les emplois au titre du dispositif "plus de matres que de classes" la rentre 20161er degr Enseignement public022 Ctes d'Armor 3 2 5029 Finistre 8 5 13035 Ille et Vilaine 13 6 19056 Morbihan 8 5 13Rennes 32 18 50027 Eure 29 6 35076 Seine-maritime 31 10 41Rouen 60 16 76067 Bas-Rhin 13 6 19068 Haut-Rhin 13 6 19Strasbourg 26 12 38009 Arige 1 1 2012 Aveyron 1 1 2031 Haute-Garonne 29 10 39032 Gers 2 2046 Lot 3 -1 2065 Hautes-Pyrnes 1 1081 Tarn 6 2 7082 Tarn-et-Garonne 4 3 7Toulouse 46 16 62078 Yvelines 58 18 76091 Essonne 47 47 94092 Hauts de Seine 35 18 53095 Val d'Oise 90 12 102Versailles 230 95 325France mtropolitaine 2 021 787 2 809971 Guadeloupe 19 28 47973 Guyane 55 21 76974 La Runion 90 33 123972 Martinique 88 21 109DOM 252 103 355France mtro. + DOM (4) 2 273 890 3 163976 Mayotte 79 -22 57France mtro. + DOM (5) 2 352 868 3 220source : enqute d'octobre 2016 - contrle de l'utilisation des emploisANNEXE 6 Objet : Appel projets relatif au dispositif plus de matres que de classes La refondation de l'ducation prioritaire poursuit une ambition : lutter contre les ingalits scolaires lies aux origines sociales pour la russite scolaire de tous. Le dispositif plus de matres que de classes participe lobjectif daccompagner les lves dans leurs apprentissages et dans la continuit de leur parcours scolaire. Les travaux du comit dpartemental de suivi montrent quil est possible de sappuyer sur lexprience acquise pour permettre aux futurs dispositifs de bnficier de prconisations dpartementales en termes de dploiement, de travail dquipe, de suivi et de formation et dvaluation. Dploiement : - Lutilisation du poste de matre supplmentaire en service partag ne peut aller au-del de deux coles. - La mise en uvre du dispositif doit bnficier au cycle 2, laccent tant mis sur les classes de CP et CE1. Travail en quipe : - Le projet sinscrit dans les priorits du projet dcole. - Une marge dinitiative doit tre laisse lquipe dans le respect du cadre national. - Le dispositif plus de matres que de classes doit apparatre de manire explicite dans les diffrentes instances (conseils dcole, de cycle, de matres) du pilotage pdagogique de lcole. - Les modalits dintervention des diffrents acteurs garantissent la plus-value pdagogique apporte par le dispositif. - Les difficults dapprentissage font lobjet dune rflexion et dune action collective dans le cadre du dispositif. Suivi et Formation : - Un accompagnement de proximit est mis en place par lquipe de circonscription dans la conception et la rgulation du projet. - Les contenus de formation ciblent les caractristiques du dispositif, la prise en compte des difficults des lves, les besoins didactiques propres aux quipes et les nouvelles modalits du travail en quipe. - Les modalits de formation seront adaptes aux quipes et aux coles concernes. Evaluation : - La mesure de leffet du dispositif sur les acquisitions des lves, sur leurs attitudes (comptences transversales) et sur les actions de prvention et de remdiation des lves en difficult doit tre prvue. - Les valuations lies au dispositif doivent tre cohrentes lchelle de lcole. - Lvolution des comptences professionnelles individuelles et collectives sera un des critres dvaluation du dispositif. Ces prconisations doivent servir de ligne directrice llaboration des projets lis au dploiement dpartemental des nouveaux supports consacrs au dispositif plus de matres que de classes . ANNEXE 7 Dispositif Plus de matres que de classes CAHIER DES CHARGES POUR LANNE SCOLAIRE 2015-2016 La mise en place de ce dispositif est une dimension importante de la loi n 2013-595 du 8 juillet 2013 dorientation et de programmation pour la Refondation de lcole de la Rpublique. Ce dispositif repose sur laffectation dans une cole dun matre supplmentaire. Dans le dpartement des Hauts-de-Seine, 32 coles ont mis en place ce dispositif la rentre scolaire depuis la rentre 2013. 1. Les principes La circulaire n2012-201 du 18-12-2012 fixe les grands principes du dispositif. Lobjectif de lquipe denseignants est de conduire chaque lve la matrise du socle commun de connaissances, de comptences et de culture. Il sagit de prvenir la difficult scolaire lcole lmentaire, en permettant de nouvelles organisations pdagogiques en priorit au sein de la classe, ou dy remdier si elle na pas pu tre vite. Il sagit galement dviter les ruptures dans le parcours scolaire des lves en particulier de la maternelle llmentaire et de llmentaire au collge. 2. Le projet Il sinscrit dans le projet dcole et vise dvelopper des dmarches concertes pour amliorer significativement les rsultats des lves. Il est le fruit dune rflexion de lquipe enseignante. Il est coordonn par le directeur de lcole. Ses objectifs sont ambitieux pour tous les lves. Il privilgie les actions daide aux lves du cycle 2 dans les domaines du franais, des mathmatiques et de la mthodologie. En dbut danne scolaire, il met prioritairement laction sur lapprentissage de la lecture des lves qui entrent en CP. Les modalits dintervention du matre supplmentaire ainsi que les dispositifs de concertation et de rgulation ncessaires la bonne coordination de ses actions avec lensemble des enseignants de lcole sont prvues dans le projet. Le projet est valid par linspecteur de lducation nationale charg de la circonscription. Il fait lobjet dune prsentation en conseil dcole. 3. Le matre supplmentaire : a. Son profil Il sagit dun matre volontaire de lcole, chevronn, dont les comptences sont reconnues par linstitution scolaire. Sa candidature est valide par lIEN de la circonscription. Sa capacit faire progresser tous les lves, y compris les moins performants est largement installe. Il possde une vraie expertise pdagogique, connat les principales thories dapprentissages et sait travailler en quipe. Ses capacits relationnelles sont indniables et il accorde aux parents des lves une place de choix dans lexercice de ses missions denseignant. b. Ses interventions : Son temps rglementaire de service est identique celui des autres enseignants de lcole. Son emploi du temps doit garder une souplesse suffisante pour pouvoir tre adapt, au cours de lanne scolaire, lvolution des besoins des lves. Lenseignant supplmentaire fait le lien entre tous les enseignants de lcole sous la responsabilit du directeur dcole. Son action nest pas strictement ddie un groupe dlves ou une difficult en particulier. Le matre supplmentaire nintervient pas uniquement auprs dlves en difficult. Il peut en effet enseigner auprs dun groupe dlves experts pendant que le matre de la classe travaille avec ceux qui ont le plus de difficults. Il peut travailler avec des groupes dlves dont les niveaux scolaires sont htrognes ou homognes. Les activits prvues doivent se drouler sur un temps suffisamment long pour permettre lefficacit de laction pdagogique. Ses interventions sont penses et choisies de manire rpondre au mieux aux besoins des lves, selon les contextes locaux. Il peut sagir : - de la prise en charge dun petit groupe dlves hors de la classe habituelle (qui ne se rduit pas aux seuls lves en difficult), - dune co-intervention dans la classe selon diverses modalits : lun enseigne, lautre observe lun enseigne, lautre aide enseignement parallle enseignement en ateliers enseignement avec groupe diffrenci enseignement en tandem Lvaluation du dispositif Le directeur de lcole et son quipe sont responsables de la cohrence des interventions et des modalits choisies. Ils sont garants de lefficacit du dispositif auprs des lves reprs, cest dire qui doivent en tirer les bnfices en termes dapprentissages. Des indicateurs dvaluation des progrs des lves dune part, du contexte dexercice des enseignants dautre part, sont prvoir dans le projet. Ils servent de point dappui pour organiser les rgulations, le cas chant, dans le projet relatif au dispositif plus de matres que de classes . CADRE DE FONCTIONNEMENT Circulaire n 2012-201 du 18-01-2012 Ce dispositif nouveau repose sur laffectation dans une cole ou un nombre limit d'coles relevant d'un ou plusieurs groupes scolaires d'un mme secteur de collge dun matre supplmentaire. Il sagit, grce des situations pdagogiques diverses et adaptes, de mieux rpondre aux difficults rencontres par les lves, de les aider effectuer leurs apprentissages fondamentaux, indispensables une scolarit russie et donc de conduire chaque lve la matrise du socle commun de connaissances, de comptences et de culture. Les enseignants souhaitant postuler devront sinformer des conditions particulires de fonctionnement de lcole par consultation du projet dcole, par contact direct avec le directeur de lcole daffectation ou lIEN de la circonscription. Pour les supports en REP et REP+, les candidats doivent s'informer des conditions de fonctionnement du rseau (contrat d'objectifs) et prendre contact avec l'IEN qui pourra orienter l'enseignant vers la secrtaire de rseau pour des informations complmentaires. MISSIONS Sur la base de constats et analyses relatifs au climat et difficult scolaires, lquipe pdagogique, en lien avec lIEN de circonscription, dfinit les objectifs prioritaires viss en matire : - dacquisition des instruments fondamentaux de la connaissance (expression orale et crite, mathmatiques); - de mthodologie du travail scolaire. Les modalits de collaboration et dintervention du matre supplmentaire ainsi que lorganisation de service sinscrivent dans ce projet, volets ducatif et pdagogique, rdig par lquipe pdagogique, sous lautorit du directeur de lcole daffectation et valid par lIEN. COMPETENCES ET QUALITES REQUISES ATTENDUES ET VISEES Savoirs : didactique et pdagogie - dveloppement de lenfant - processus dapprentissage Savoir-faire : prendre en compte la diversit des lves - valuer Savoir-tre : communication - distanciation - travail en quipe adaptation - coopration avec les parents et partenaires DSDEN 34 DISPOSITIF PMC Herv REGNIER ANNEXE 8 FICHE POSTE PLUS DE MAITRES QUE DE CLASSES Document tabli par Cline Mazeyrie, CPC Saint-Mathieu-de-Trviers 29/01/16 ANNEXE 9 03/02/16 DSDEN34 Questions entretiens PMC Aspects motivationnels : Quelles sont vos motivations pour postuler sur ce type de poste? Comment envisagez-vous le travail en quipe auprs de titulaires que vous ne connaissez pas a priori ? Quel positionnement ? Aspects institutionnels Quels objectifs principaux sont assigns la mise en place du dispositive PMC ? Quels textes officiels connaissez-vous concernant ce dispositif ? Quelles grandes lignes ? Dans quel cadre de la politique ministrielle ce dispositif sinscrit-il ? Quelles grandes lignes de la refondation de lcole ? Quel lien tablissez-vous entre le PMC et lEducation Prioritaire ? Aspects organisationnels Sur quels publics, quelles classes, quelles modalits pensez-vous intervenir ? Quel rle du directeur, selon vous ? Quelle distinction oprez-vous entre le PMC et le RASED ? Pouvez-vous tre charg de missions de coordination entre les titulaires en obtenant ce poste? Les parents ont-ils connatre lexistence de ce dispositif ? Si oui, par quelles voies peuvent-ils en tre informs ? Aspects didactiques et pdagogiques Quels domaines disciplinaires doivent tre absolument et essentiellement abords ? Quel est laspect transversal voqu et attendu de la circulaire ? Comment imaginez-vous concrtement le fonctionnement du MS ? Quelles organisations pdagogiques imaginez-vous que la prsence dun matre supplmentaire favorise ? Quelles sont vos connaissances sur le dveloppement de lenfant ? Sur les processus dapprentissage ? Evaluation : quelles formes vous semblent particulirement capitales instaurer au sein de ce dispositif ? Aspects sociaux Quelles qualits, selon vous, pour tre un matre surnumraire de qualit ? Quelles sont les personnes vers lesquelles vous pouvez vous tourner pour obtenir de laide ? Pensez-vous que ce type de poste va vous prendre beaucoup de votre temps personnel investir ? Si vous prenez ce poste, cest dans lide dy rester combien de temps ? Pourquoi lInstitution vous soumet-elle un entretien pour obtenir ce poste ? PARE 2016-17 1 ANNEXE 10 DOSSIER DE CANDIDATURE PLUS DE MATRES QUE DE CLASSES PARE Prsentation du dossier Ce dossier comprend un fichier Word et un fichier Excel. Ils doivent tre remplis par toutes les coles qui ont bnfici dun poste PARE en 2015-2016 ou qui dsirent bnficier dun matre+ en 2016-2017, quil sagisse dune nouvelle demande ou de la reconduction dun moyen attribu lan dernier. Recommandations 1. Ces fichiers sintitulent PARE1617. doc et PARE1617.xls, changer le nom de ces fichiers. Pour cela, aprs les avoir ouverts, allez dans le menu fichier et cliquez sur enregistrer sous. Renommez les fichiers en gardant PARE1617, ajoutez sans espace le nom de votre circonscription, puis le nom de votre cole, puis MAT sil sagit dune cole maternelle, ELEM sil sagit dune cole lmentaire, PRIM, sil sagit dune cole primaire, GROUP si ce projet associe une cole maternelle et une cole lmentaire ou un regroupement de plusieurs coles. Ainsi, le dossier de candidature de lcole lmentaire Curie de la circonscription de Fos sintitulera : PARE1617FOSCURIEELEM. Le dossier de candidature de lcole Maternelle Voiron de la circonscription de ST REMY se nommera : PARE1617STREMYVOIRONMAT. Celui de lcole Primaire PYAT de la circonscription de Marseille 3 sera intitul PARE1617M3PYATPRIM. Enfin, celui du groupe scolaire Saint-Louis Consolat de la circonscription de Marseille 1 sera nomm : PARE1617M1STLOUISCONSOLATGROUP. 2. Remplir le dossier de manire aussi prcise que possible. Tout document demand doit tre fourni. Par ailleurs, il est possible de joindre tout autre document permettant de montrer le fondement de votre analyse pdagogique. 3. Transmettre le dossier par courriel votre IEN Linspecteur de la circonscription ladressera par courrier postal uniquement Monsieur lInspecteur dAcadmie, DASEN en indiquant le nom et le prnom du conseiller pdagogique rfrent ou tuteur du projet et portera son avis et sa signature. Plus quun dossier, un engagement Le dossier constitue un contrat dengagement, celui dune quipe. Tous les membres de lquipe, qui sengagent, doivent imprativement manifester leur adhsion par une signature (page 3). PARE 2016-17 2 coles concernes par le projet "PLUS DE MATRES QUE DE CLASSES-PARE" ANNEE SCOLAIRE 2016-2017 Notre cole a dj bnfici dun matre PARE en 2015/2016 NON OUI X (Si oui, remplir obligatoirement les fiches bilans ainsi que toutes les rubriques qui se rfrent lanne 2014-2015) Notre cole a dj bnfici dun matre PARE en 2014/2015 NON OUI X IDENTIFICATION DE LCOLE SUPPORT DU POSTE SUPPLMENTAIRE Maternelle lmentaire X Primaire N FET : Nom de lcole : lmentaire B. CIRCO : Adresse : Ville : Tl. : Courriel : Portable : Avis circonstanci de lIEN mettant en vidence les lments caractristiques du dossier Cachet et signature de lIEN : Avis de la commission dpartementale Dcision de Monsieur lInspecteur dAcadmie Favorable Attribution dun matre supplmentaire Dfavorable Refus Grard ROUBAUD IEN Prsident de la commission Luc LAUNAY IA-DASEN PARE 2016-17 3 coles concernes par le projet "PLUS DE MATRES QUE DE CLASSES-PARE" ANNEE SCOLAIRE 2016-2017 SITUATION DES COLES LIES AU PROJET la rentre de septembre 2016 N FET SIGLE (mat, l, prim) INTITUL EXACT DE CHAQUE COLE CONCERNE PAR LE PROJET DUCATION PRIORITAIRE (cocher) REP+ REP HORS duc.prioritaire lem x Mat x Mat x Engagement de tous les enseignants respecter le cahier des charges du projet Prnom Nom Fonction Signature Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem Adj lem PARE 2016-17 4 Adj lem Dir lem Dir mat Adj mat Adj mat Adj mat Adj mat Dir mat Adj mat Adj mat Adj mat Adj mat Adj mat Nom, prnom et signature du conseiller pdagogique rfrent ou tuteur du projet PARE 2016-17 5 RECUEIL DINDICATEURS DE SITUATION Des indicateurs pertinents rendant compte de la situation de lcole. (Vous pouvez joindre tout document complmentaire pouvant tayer le dossier). L'cole a t classe REP+ la rentre 2015 suivant ainsi son collge de secteur. Il y a 16 classes en cole lmentaire dont une ULIS. Deux maternelles lui sont rattaches : X avec 6 classes et Y. avec 5 classes. Les effectifs des classes niveau simple (13 sur 15) sont importants pour une cole en zone REP+: 25,4 de moyenne. Des informations qui paraissent importantes pour la prise en compte de votre demande Environnement social : Le quartier est soumis depuis quelques annes de nombreuses fluctuations de sa population ce qui entrane des effectifs qui se renouvellent rgulirement. Un afflux d'enfants issus d'une immigration rcente explique des difficults langagires importantes. De plus en plus de parents sont isols ou spars et en situation sociale prcaire. Environnement scolaire : De nombreux lves rencontrent des difficults scolaires et demandent une attention particulire. Le nombre d'lves quittant l'cole ou arrivant en cours d'anne entrane des difficults dans leur suivi. On constate qu'ils sont plus l'aise pour travailler dans un petit groupe qui les aide progresser. Divers : L'quipe souhaite mieux pallier les difficults scolaires ds le dbut du CP afin d'apporter ces lves les bases les plus solides possibles. Notre volont est d'apporter au plus grand nombre une aide adapte. Axes principaux du Projet dcole : 1) Matrise de la langue franaise 2) Matrise d'une langue trangre 3) La culture scientifique PARE 2016-17 6 FICHE BILAN DTAILLE DU PROJET DE TRAVAIL MIS EN UVRE EN 2015 / 2016 ( renseigner par lensemble des enseignants de lcole ou du groupe) Commentaires, suggestions, rle du conseiller pdagogique, pilotage du directeur, nombre dlves pris en charge lissue de cette anne de fonctionnement du projet PARE : Durant cette anne scolaire, 76 lves ont t pris en charge par le dispositif PARE. Les valuations de rentre ont permis de constituer, en concertation de cycles, les groupes dlves concerns par ce dispositif. Ces groupes ont volu au rythme des rsultats obtenus aux valuations de priodes ou de trimestres, ainsi quaux valuations institutionnelles mi-parcours. Cette anne lenseignante PARE intervenait dans les classes de GS, CP et CE1. Dans son rle de garant de lorganisation pdagogique, administrative et sociale de lcole, le directeur a t partie prenante du dispositif PARE et sest assur du bon fonctionnement de ce dernier au sein de lcole. Il a assur la coordination ncessaire entre les enseignants et la rgulation du dispositif. Ces comptences sont animes dans le souci dassurer un suivi susceptible de construire collectivement la russite de tous les lves. Le dispositif PARE sinscrit pleinement dans le projet dcole, les enseignants soutiennent une analyse partage et une mme volont daction: lquipe est garante de lefficacit du dispositif et responsable de la cohrence des interventions et modalits choisies. Le conseiller pdagogique de circonscription a runi la fin de chaque trimestre les matres PARE en un moment de rgulation, dchanges dexpriences et de pratiques plus prcisment cette anne autour de la production dcrits. La stabilit de lquipe de lcole []constitue galement un atout majeur. Avez-vous rencontr, cette anne, des difficults dans la mise en uvre du projet? Si oui, lesquelles? Llaboration de lemploi du temps rglementaire de lenseignant PARE reste une difficult notamment cause du grand nombre de classes concernes. En effet, nous ne pouvons ignorer que lefficacit et la vigilance des lves fluctuent selon le moment de la journe. Ainsi les crneaux de fin de journe restent pnibles et il est difficile de contenter toutes les classes concernes. Laction du matre PARE doit tre cible et efficace, et ne permet llve aucune vasion. Le nombre trs important de classes prises en charge (6 en lmentaire et 4 en maternelle) diminue lefficacit du dispositif (le nombre maximum prconis est 6). Actions de formation continue attendues : Les appariements denseignants PARE de la circonscription mis en place depuis la rentre 2013 constituent des moments riches dchanges et dinspiration. Ils mritent dtre reconduits. Le visionnage de squences menes par certains enseignants PARE, filmes par les conseillers pdagogiques, constitue galement un outil professionnel formateur. Les moments dchanges et danalyses qui en dcoulent aboutissent une mutualisation des outils et un change des pratiques. Lefficience du dispositif PARE passe par lorganisation de formations communes pour les quipes enseignantes: matre de la classe/matre supplmentaire, directeur, autres membres de lquipe de lcole. Le dispositif permet de disposer de journes dobservation inter degrs dans les classes qui sont trs enrichissantes et formatrices et permettent un change des pratiques, indispensable en ducation prioritaire. Il semblerait ncessaire d'organiser des stages d'quipe sur la base des valuations institutionnelles mi-parcours et fin d'anne. Avez-vous produit des documents et outils pouvant constituer un fonds documentaire? Une dropbox a t cre et mise disposition des enseignants PARE de la circonscription. Elle mutualise des documents autour de la production dcrits issus dexpriences menes par les enseignants PARE et les enseignants titulaires. Un ENT spcial PARE a t ouvert lcole []. PARE 2016-17 7 PLUS DE MATRES QUE DE CLASSES FICHE PREVISIONNELLE 1 DU PROJET DE TRAVAIL ENVISAG POUR 2016/2017 Analyse et commentaires des indicateurs de rsultats fichier Excel joint, onglet "Rsultats". Modalits de co-enseignement. Comment sont constitus les groupes. Lien avec le rased Les valuations institutionnelles CP/CE1 permettent de rvler les domaines d'apprentissage o les lves russissent plus ou moins, mme si leurs contenus restent difficiles et pas toujours en adquation avec les comptences attendues. Synthse des rsultats aux valuations institutionnelles mi-parcours CP. La russite globale des lves est de 73,8%. La notation binaire a t trs pnalisante. En effet, une seule erreur est souvent considre comme une absence de rponse, faisant apparatre en chec des lves pourtant performants. En matrise de la langue, sur les trois classes de CP, les scores de russite sont les suivants: 83,4% en lecture, 64,8% en criture et 62,3% en tude de la langue. Ceux-ci refltent assez bien la priorit donne par l'quipe l'apprentissage de la lecture. Les enseignants regrettent toutefois qu'un aussi grand nombre d'items soit consacr l'tude de la langue. Un regret est galement formul face l'intolrance l'erreur dans les dictes notamment. De mme, les notions comme le verbe ou le genre n'ont pas lieu d'tre values au mois de janvier. Ces rsultats montrent que les scores obtenus en lecture sont meilleurs que ceux de l'anne prcdente. De mme, nous observons une progression en criture (49,5% en 2015 contre 62,3% en 2016)et en tude de la langue (49,5% en 2015 contre 62,3% en 2016). Dans le domaine des mathmatiques, sur les trois classes de CP, les scores de russite sont les suivants: 67,8% en numration et calcul, 83,7% en gomtrie, 77,5%en mesures et 77,5% en organisation des donnes. Ces rsultats montrent une nette progression par rapport l'anne dernire en gomtrie (67,5% en 2015 contre 83,7% en 2016) en mesures (71,7% en 2015 contre 77,6 en 2016) et en organisation des donnes (73,8% en 2015 contre 77,5% en 2016) . Les lves ont galement progress en numration et calcul (55,4% en 2015 contre 76,8% en 2016). Une progression gnrale a t observe dans plusieurs domaines et ceci est plutt satisfaisant. Nous notons toutefois que les rsultats dans le domaine de l'crit, de l'tude de la langue, de la numration et du calcul sont perfectibles. Malgr l'exigence leve de ces valuations et la tolrance l'erreur trop faible, nous soulignons la ncessit d'aider les lves progresser. Le dispositif PARE se met entirement au service d'une amlioration significative des rsultats scolaires. Synthse des rsultats aux valuations institutionnelles mi-parcours CE1. En matrise de langue, les rsultats en lecture ont sensiblement baisss (72% en 2015 contre 65% en 2016). Dans le domaine de l'crit, c'est plus significatif (56% en 2015 contre 46,7%en 2016). En tude de la langue, les rsultats ont galement baiss (58,5% en 2015 contre 52% en 2016). Ce rsum nous montre que les comptences en lecture sont davantage travailles, les rsultats tant meilleurs que dans les deux autres domaines. Les efforts du dispositif PARE doivent se concentrer davantage sur l'crit, cl de vote de la russite des lves dans les apprentissages fondamentaux et dans une perspective de russite au C3. En mathmatiques, nous observons une stabilit des rsultats, sauf dans le domaine de l'organisation des donnes o nos lves ont progress. En numration et calcul le score de russite en moyenne sur les 3 classes est de 66,8% (68% en 2015). En gomtrie, les lves ont obtenu 84,3% de russite (83% en 2015). Dans le domaine des mesures, le score de russite est de 65,1% (70% en 2015). Pour l'organisation des donnes, les rsultats ont augment: 58% obtenus cette anne contre 47% en 2015. Ces rsultats sont satisfaisants et montrent une volont de l'quipe enseignante de renforcer les rsultats et les comptences des lves, dans le domaine de la numration et du calcul notamment. Les rsultats de chaque lve ces valuations mi-parcours ont t des indicateurs privilgis pour constituer les groupes de travail PARE. Les besoins ont t cibls, comptence par comptence, pour, d'une part, rdiger les PPRE ncessaires et, d'autre part, constituer les groupes de travail avec l'enseignant du RASED. Le dispositif PARE favorise une volution des pratiques pdagogiques, l'action de l'enseignant spcialis garde toute sa pertinence pour les lves en grande difficult. Le dispositif PARE s'inscrit dans une optique prventive. L'enseignant du rseau d'aides est sollicit dans un second temps pour des lves qui, malgr les activits proposes, ne parviennent pas surmonter leurs difficults. A l'issue de chaque valuation (fin de priode, fin de trimestre ou valuations institutionnelles), la fin de chaque PPRE, des moments de synthse runissent l'ensemble des enseignants concerns par le PARE, incluant l'enseignant du RASED. PARE 2016-17 8 Modalits du co-enseignement. L'cole [] est une grande cole accueillant 148 lves de CP/CE1 le groupe scolaire comportant deux coles maternelles. Les modalits d'intervention ont t multiples cette anne. - Situation de co-enseignement: les deux enseignants (titulaire et PARE) interviennent dans le mme espace et leur action porte sur un mme objet didactique, mme s'ils ne s'adressent pas toujours au groupe d'lves au complet. Leurs interventions sont interdpendantes. Cette modalit d'intervention a t mene dans une classe de CP, sur une activit de production d'crits, o l'enseignante de la classe et l'enseignante PARE aidaient les lves de la classe raliser leur tche. - Situation de co-intervention: les lves d'une mme classe sont rpartis en groupes et les objets d'apprentissage peuvent tre diffrents. Les deux enseignants peuvent travailler dans des espaces disjoints avec des groupes d'lves constitus selon des critres variables. L'interaction entre le groupe PARE et le groupe classe reste assez prsente. Cette situation d'enseignement en ateliers a t ralise sur deux classes de CE1, en franais (lecture) et mathmatiques. - Une troisime situation a t ralise dans une classe de CP en matrise de la langue (tude du code): l'enseignante PARE prend en charge le groupe classe pendant que l'enseignante titulaire se consacre aux lves en difficult au fond de la classe. Les deux enseignantes travaillaient sur les mmes comptences et avec le mme outil didactique. Les modalits d'intervention dans les autres classes sont sur le modle d'une co-intervention avec un groupe d'lves en fond de classe. PARE 2016-17 9 PLUS DE MATRES QUE DE CLASSES FICHE PREVISIONNELLE 2 DU PROJET DE TRAVAIL ENVISAG POUR 2016/2017 Organisation et modalits pdagogiques prvues au sein de lcole : prsentation de la fiche poste du matre+. Modalits du co-enseignement. Pilotage du directeur. Suivi du conseiller pdagogique. Une des conclusions positives du rapport du comit national de suivi du dispositif PDMQDC est daffirmer que laffectation dun matre supplmentaire favorise le travail collectif des enseignants et contribue bien identifier les besoins des lves et accompagner leurs apprentissages. Quand le matre supplmentaire a un rle de cohsion dans lquipe, il se fait le relais des capacits et des difficults dapprentissage. Parce quil a un regard sur toute une cohorte dlves, il peut pondrer les difficults dapprentissage que les enseignants peroivent dans leur classe. Parce quil intervient en amont et en aval du cycle, il peut aider au transfert des informations sur les capacits et les difficults des lves, et assurer ainsi une liaison entre ses collgues. La composition pdagogique prvue pour 2016/2017 est la suivante : 3 CP, 3 CE1, 3 CE2, 3 CM1 et 3 CM2 et une ULIS. tant donnes les difficults releves ces dernires annes cause du nombre trop lev dlves pris en charge par le dispositif et le grand nombre de classes concernes, le conseil des matres demande la cration dun deuxime poste PARE sur notre cole. Pour cette prochaine anne scolaire, en cohrence avec les nouveaux programmes et lentre du CE2 dans le cycle 2, les enseignantes PARE interviendront sur les classes de CP, CE1 et CE2. Laccent sera mis, au mois de septembre, sur les classes de CP et CE1, les lves de ces deux niveaux ayant besoin dune aide mthodologique particulire au moment de la rentre. La prise en charge des CE2 se fera partir du mois doctobre. Les crneaux PARE pour chaque classe auront une dure de 45 minutes. Lemploi de temps sera prcis en concertation avec les enseignants au cours dun conseil des matres de pr rentre. Les modalits dintervention, ncessairement volutives, seront dfinies en fonction des besoins des lves et dune analyse diagnostique pralable. Laction sera centre en priorit sur lacquisition des instruments fondamentaux de la connaissance : matrise de la langue orale et crite, mathmatique et mthodologie du travail scolaire. Lobjectif principal est de conduire chaque lve la matrise du socle commun de connaissance, de comptences et de culture. Il sagira de prvenir la difficult scolaire et dy remdier, en mettant en uvre des projets pdagogiques innovants, et en sinscrivant dans des changes de pratiques et de services. Un accompagnement est, de plus, ncessaire avec des conseillers pdagogiques de circonscription qui soient partie prenante du dispositif. Les valuations dpartementales mi-parcours et fin de parcours constitueront les outils ncessaires au fonctionnement du dispositif. Les modalits du co-enseignement seront celles dtailles ci-dessus. ANNEXE 11 FICHE PROJET PLUS DE MAITRES QUE DE CLASSES Nouvelle organisation pdagogique, en priorit au sein mme de la classe, pour mieux rpondre aux difficults rencontres par les lves et pour les aider effectuer leurs apprentissages fondamentaux, indispensables une scolarit russie . Circulaire n 2012-201 du 18-01-2012 Circonscription Description du support daffectation Ecole : Maternelle : Elmentaire : Primaire : Commune : Education Prioritaire : Secteur de collge : Date de cration du support : Elves besoins ducatifs particuliers : Personnel en surnumraire : Effectif global de lcole : Nombre de classes : Inscription et articulation du projet PMC par rapport au projet dcole et au projet Rseau dEducation Prioritaire Analyse et objectifs en vue datteindre la matrise du Socle Commun de Connaissances, de Comptences et de Culture (cf. dcret n 2015-372 du 31-3-2015) Constats et analyse relatifs au climat scolaire et aux difficults scolaires (dont paliers 1 et 2 SCCCC, valuations nationales, % de retard scolaire, absentisme) : Objectifs viss par rapport lacquisition des instruments fondamentaux de la connaissance (expression orale et crite mathmatiques) : Objectifs viss par rapport la mthodologie de travail scolaire : Objectifs viss complmentaires : Nombre dlves concerns par le PMC : Nombre de classes concernes : Modalits de collaboration et dintervention du Matre Supplmentaire Organisation du service pdagogique du Matre Supplmentaire Comment prvoyez-vous : dorganiser lanne, vos semaines ? de travailler avec le directeur ? darticuler votre action avec le RASED ? Quelles modalits de rgulation prvoyez-vous ? A quelle frquence ? Etc. Besoin de formation continue Conception et accompagnement du projet Dveloppement de lenfant Processus dapprentissage Evaluation Autres Signature du Directeur reprsentant de lquipe pdagogique Avis et signature de lIEN CCPD ANNEXE 12ANNEXE 13 Prsentation du site PDMQDC92 Inspection de lducation Nationale 19me circonscription de BAGNEUX Dossier suivi par : Youmna TOHME Tlphone 01.30.83.41.86 Courriel 0922547u@ac-versailles.fr Groupe scolaire Paul Vaillant-Couturier 26, avenue Paul Vaillant-Couturier 92220 BAGNEUX Dans le cadre du groupe dpartemental PDMQDC (quipe pluri catgorielle : IEN, CPC, matre supplmentaire, maitre E), la question des ressources sest rapidement impose comme vecteur daccompagnement des quipes enseignantes. Quatre objectifs : - Sadresser aux matres supplmentaires et tous ceux qui souhaitent accompagner les lves vers la russite scolaire. - Faciliter le travail de recherche des quipes en centralisant des ressources, ddies entre autres au dispositif PDMQDC mais pas uniquement. - Regrouper un espace institutionnel (dinformation), un espace de rflexion (de formation) et un espace de pratique pdagogique (de mutualisation). - Dvelopper lautonomie et la prise dinitiative des quipes sans tre modlisant. Un point de vigilance : Toute slection entrainant ncessairement des choix, il a sembl important de porter attention aux besoins des enseignants et du matre supplmentaire, de faon ne pas externaliser le dispositif PDMQDC. Une architecture en trois entres : 1. Sinformer : Une rubrique pour comprendre, se mettre au courant, se documenter, se renseigner en regroupant : Une bibliographie Une sitographie Un lexique 2. Se questionner : Une rubrique pour questionner, examiner, rechercher, interroger lappui : Des rapports du comit de suivi PDMQDC des rapports de l'IGEN Des documents daccompagnement Des articles de chercheurs et de praticiens 3. Agir : Une rubrique pour agir, en classe, en quipe, en proposant : Des pistes daction rsolument courtes pour des mises en uvre rapides Des organisations pour construire des squences denseignement efficaces Des outils, adapter, pour construire ses propres outils. Le site a vocation tre rgulirement aliment. Il a t dcid une premire version avec peu de ressources pour une prise en main progressive par les enseignants, sans les inquiter du nombre de documents. Le site a t prsent en plnire puis loccasion dune formation des enseignants supplmentaires. mailto:0922547u@ac-versailles.frOutils PDMQDC Une slection du groupe dpartemental Plus de matres que de classes 92 Page 1/2 Un modle de comprhension en lecture daprs Jocelyne GIASSON (in La comprhension en lecture, 3me d.) ANNEXE 14 Un modle de comprhension de lecture d'aprs Jocelyne GIASSON Le lecteur aborde la tche de lecture avec un ensemble de structures qui lui sont propres. celles-ci sajoutent les diffrents processus quil lui faudra mettre en uvre pour comprendre le texte (daprs Jocelyne Giasson, La comprhension en lecture, 3me d.2008 de Boeck.) Ces derniers se ralisent diffrents niveaux simultanment et non squentiellement. LES COMPOSANTES DE LA VARIABLE LECTEUR Le Lecteur Structures Processus Structure cognitives Structures affectives Microprocessus Processus d'intgration Macroprocessus Connaissances sur la langue Connaissances sur le monde Processus d'laboration Processus mtacognitifs Outils PDMQDC Une slection du groupe dpartemental Plus de matres que de classes 92 Page 2/2 Un modle de comprhension en lecture daprs Jocelyne GIASSON (in La comprhension en lecture, 3me d.) ANNEXE 14 Les structures du lecteur les structures cognitives Les connaissances que le lecteur possde et utilise dans diverses situations et qui seront mises contribution au cours dune lecture : les structures affectives Attitudes et intrts du lecteur : - ce que le lecteur peut faire, - ce que le lecteur veut faire, - son attitude face la lecture. Connaissances sur la langue (linguistiques et textuelles) : - phonologiques - syntaxiques - smantiques - pragmatiques Connaissances sur le monde (connaissances encyclopdiques) : Pour comprendre, il faut tablir des ponts entre le nouveau (texte) et le connu (les connaissances antrieures) Processus Microprocessus niveau de la phrase Processus dintgration entre les phrases Macroprocessus niveau du texte Processus dlaboration Processus mtacognitifs comprendre linformation contenu dans la phrase. effectuer des liens entre les propositions et les phrases. tablir des liens pour faire du texte un tout cohrent : comprhension globale. dpasser le texte, effectuer des infrences non prvues par lauteur qui ne sont pas indispensables la comprhension. utiliser ses connaissances sur les processus de lecture pour grer la comprhension et sajuster au texte et la situation. - Reconnaissance des mots. - Lecture par groupes de mots (units significatives). - Microslection (slectionner les lments importants de la phrase). - Utilisation des rfrents ou anaphores. - Utilisation des connecteurs. - Infrences fondes sur les connaissances du lecteur. - Identification des ides principales. - Rsum. - Utilisation de la structure du texte (tenir compte de la faon dont les ides sont organises lintrieur du texte : textes narratifs, informatifs). Prdictions (hypothses) : - Image mentale. - Rponse affective. - Lien avec les connaissances. - Raisonnement. - Identification de la perte de comprhension. - Rparation de la perte de comprhension. ANNEXE 15 Formation continue des quipes plus de matres que de classes : mise en uvre du dploiement dpartemental L'impulsion donne au dispositif plus de matres que de classes au niveau dpartemental est l'objet d'un accompagnement soutenu par la mise en place d'un plan de formation 2016-2017. Ce plan s'inscrit dans la continuit de la politique dpartementale depuis la cration des dispositifs PDM. Il s'organise en tenant compte des complmentarits de formation et d'accompagnement au niveau dpartemental/bassin et de circonscription. L'enjeu principal de cette formation est de soutenir la professionnalit collective en renforant les comptences communes et transversales, les connaissances didactiques en fonction des besoins mergeant des projets ainsi que les savoirs professionnels spcifiques par mtier pour amliorer les rsultats des lves. Lobjectif premier est explicite : tous les lves dune cole o est implant un dispositif plus de matres que de classes doivent tre lecteurs la fin du CE1 (indicateur : valuation nationale CE2). Les moyens disponibles Oprationnalit de la brigade Formation Continue : la brigade de formation continue implante dans les 9 bassins. Les choix organisationnels et la communication Ce sont les circonscriptions qui dterminent les coles prioritaires pour les formations. La communication entre les circonscriptions et les membres du comit de pilotage comprenant des reprsentants par bassin permettra d'valuer la faisabilit et de formaliser l'organisation de ces formations. Lingnierie de formation PUBLIC : 1- Les quipes d'cole Format de formation sur les diffrents niveaux: L'accompagnement de proximit et les modalits de formation seront adapts aux besoins des quipes. Lensemble des 192 dispositifs du dpartement : - Formation de bassin 2016-2017 se dclinera par mtier, afin dintervenir sur des comptences spcifiques, et par des entres didactiques. 6 heures seront consacres au regroupement par bassin. Elle se fera communment pour tous les dispositifs (anciens et nouveaux) dans le cadre de la mutualisation des pratiques professionnelles et de lexprience acquise. - Formation hors temps scolaire en circonscription : parcours magistre (9h) pourra tre inclus dans les 18h de la FCHTS. Une attention particulire sera apporte lintgration de la formation spcifique au dispositif plus de matres que de classes dans la formation hors temps scolaire. Les dispositifs dploys pour la premire fois en septembre 2016 (93 nouveaux dispositifs) : - Formation dpartementale ou acadmique d'une journe (6h) en direction des directeurs et des enseignants matres plus sera effectue ds juin 2016. Les 40 nouveaux dispositifs dploys en REP ainsi que les 44 dispositifs 2013 reconduits partir de la rentre 2016 : - Des stages coles d'une dure de 2 jours (12h) seront proposs aux quipes en fonction des besoins reprs par l'quipe de circonscription (au cycle 2) et sur un calendrier pluriannuel. Les ANNEXE 15 sessions sont banalises dans le calendrier de remplacement des brigades formation continue afin de mettre en uvre ces stages dcole. Pour rpondre aux conditions dinstitutionnalisation dcole lieu de formation , chaque stage dcole permettra daboutir une production de ressources par et pour lcole. Pour les 53 nouveaux dispositifs dploys en REP +, une attention particulire sera apporte lintgration de la formation spcifique au dispositif plus de matres que de classes dans la formation lie la modulation de service des enseignants du premier degr. 2- Les quipes de formateurs Les quipes de circonscription, actrices de la formation, participent aux diffrents niveaux de formation dpartementale et seront formes de manire spcifique l'accompagnement du travail d'quipe au cours d'une journe dpartementale (6h). DIPOSITIONS COMMUNES : Contenus de formation : le comit de pilotage dpartemental labore les contenus de formation, assure la formation de formateurs et la mise disposition des ressources. Le site de la DSDEN par un accs direct ou par lintermdiaire dun accs rserv permet la capitalisation des ressources existantes mais galement des ressources qui seront produites lors des stages dcole. Lacquisition de comptences professionnelles collectives et transversales (valuer, diffrencier, analyser, piloter et rguler) et de comptences didactiques (notions d'obstacles didactiques et d'adaptation des gestes professionnels, l'oral au service des disciplines, les situations complexes, l'entre dans l'crit...) est lobjectif de la formation ddie au dispositif plus de matres que de classes pour lanne scolaire 2016 2017. Stratgies de formation : L'amlioration des rsultats des lves se fera par une action prventive de mdiation (plutt que de remdiation) et plus finement cible sur les obstacles dapprentissage de chaque lve ainsi que les leviers actionner pour les dpasser. La stratgie de formation doit permettre de dvelopper les complmentarits et donc de renforcer la dimension collective de l'quipe afin de linstaller dans une dynamique collective de travail. Le renforcement des gestes professionnels collectifs et l'approfondissement des stratgies d'apprentissages en seront les principaux composants. L'accompagnement de proximit des quipes de circonscription ainsi que le dveloppement des comptences de management des directeurs viendront en appui du dveloppement de la responsabilisation et de l'autonomie des quipes dcole. Les regards professionnels croiss hors et en situation ainsi que les pratiques de collaboration et de coopration entre pairs scurisation de la continuit des parcours, production de ressources, mise en rseaux de pratiques, co-prparation constituent un socle ressource indispensable au dveloppement de la dimension collective ncessaire la russite du dispositif plus de matres que de classes . Lieux de formation : la formation se dcline, au plan dpartemental, en regroupement de bassin et en circonscription. La diversit des formateurs Un rseau de formateurs pluri catgoriels permettra la prise en charge de lingnierie de formation ainsi dcrite. Les membres du comit de suivi dpartemental du dispositif plus de matres que de classes constituent lexpertise du dpartement en termes de formateur ressource. ANNEXE 15 La composition des formateurs : - Le rseau de formateurs ressource " plus de matres que de classes " les conseillers pdagogiques de circonscription, les IEN, les formateurs ESPE. , ANNEXE 16 PLUS DE MAITRES QUE DE CLASSES en LOIRE-ATLANTIQUE (44) RECAPITULATIF DES FORMATIONS PROPOSEES AU PLAN DEPARTEMENTAL DE 2013 2017 La formation a t construite en articulation avec Patrick Picard (IF - Lyon) et Marie Tou/lee-Thry, maitre de confrences l'Universit de Nantes. Les orientations ont t dtermines par le groupe de pilotage dpartemental conduit par l'lENA, prpares et coordonnes par le groupe de travail Formation , msies en uvre avec le comit de suivi et avec le concours des commissions dpartementales Maitrise de la langue et d.e Dates .ij. Public vis c:> Format c:> Conseillers pdagogiques Coordonnateurs REP Formateurs ASH Journes dpartementales Matres+ Directeurs d'coles Journe dpartementale par secteurs Stage remplac (si ncessaire,selon les publics) En trinmes : Maitre+ Maitre de CE1 Maitre E Journe dpartementale par secteurs Stage remplac En binmes : Maitre+ Maitre de CP Journes dpartementales par secteurs Stages remplacs Matres+ Equipes d'coles En circonscription avec harmonisation llllliil En binmes: Maitre+ Maitre de classe Formation hybride sur M@gistre Vendredi 4 septembre 2015 En comit de suivi, prparation du stage M+1 Directeurs Septembre 2015 Pilotage du dispositif PMQC dans les coles -Analyse des effets du dispositif- Communication avec les partenaires elavecles familles Mercredi 7 octobre 2015 Vendredi 16 octobre 2015 Novembre ou dcembre 2015 Confrence sur la numration et le calcul au Cyde 2 Retour surla formation de formateurs en mathmatiques et prparation du stage en trinmes Enseignerles mathmatiques : aspects didactiques1articulation des enseignements entre le maitre Janvier mars 2016 : formation distance et en prsentiel Novembre 2015 de dasse,le maitre +, le maitre E ..1 _Analyse de vidos de situations Apprendre lire au CP (1) de dasses et d'entretiens pour les nouveaux binmes - Synthse des observations et enrichissement de la rflexion Lundi 14 dcembre 2015 1-Rflexion sur l'valuation des -Dans les coles,observations progrs des lves, en vue de croises et analyse l'animation pdagogique en -Approfondissement des circonscription. questions didactiques et pistes -Groupes de travailthmatiques pour la mise en uvre Janvier 2016 Vendredi18 mars 2016 Intervention de chercheurs de Genve,de l'li et du CREN - Effets des apports en formation surles pratiques de dasse - Evaluation des lves -Analyse des enqutes 2015 Mars 2016 Apprendre lire au CP (2) pour les nouveaux binmes - Evaluer les progrs des lves - Travaux par coles Mars -Avril 2016 -Apports en lien avec la recherche -Travaux par coles Nathaile.Donot@ac-nantes.fr - Groupe de pilotage 44 Plus de matres que de dasses 1Groupe de travailFormation Document mis jour le 25 mai 2016 2/t_ mailto:Donot@ac-nantes.fr ANNEXE 17 Stage dpartemental No-PDMQDC 2 au 4 Septembre 2015 - Collge IZZO mercredi 2 septembre 9h-12h 9h-10h30 Intervention de M. Roubaud, IEN Marseille03 10h45-12h Prsentation : Diffrents dispositifs / co-ducation/co-intervention Christelle Combes, Enseignante RASED (E) (thse co-enseignement ) Jeudi 3 septembre 13h-16h 9h-9h30 1/ Introduction -Dro u l d e lap rs -midi et suite du stage Quelles sont les attentes ? qui a dj eu un M+ dans sa classe ? - Con stitu tion d u n e gril le d ob se rva tio n Travail de deux s a nc e s film es de produc tion d c rits a ve c un M+ Quels points peut-on observer ? -> Constitution de lbauche dune grille ensemble loral- Distribution de la grille avec linventaire des points dobservation 9h30- 9h45 2/ film PARE cole Korsec Film : 6min Retour sur les lments voqus de la grille _quels sont les avantages du PDMQDC dans cette situation? _quelles sont les difficults rencontres par les enseignants? _quel est le rle du titulaire? du M+? _qui passe les consignes? Pourquoi?... 9h45- 10h30 3/ film PARE cole Cadenat Film : 14 min Explication du contexte - rcolte des mots Focus sur lorganisation, la disposition de la classe, les outils, - criture des phrases - clture de sance 10h30-11h 4/ CE1 comprehension if Film 8 min 30 3min : importance de coprparation -> commentaires 6min : importance de la ritualisation -> commentaires Rles de la ritualisation : avantages pour les enseignants, les lves, retour sur la coprparation 11h-11h45 5/ produc tion dc rit CP : tmoignage Toulouse If Film : 13min A 10 min : discussion sur lorganisation en ateliers/matriel/organisation pdagogique, problmatique importante de gestion matrielle 11h45-12h Conclusion : Points essentiels retenus Evolution des reprsentations vendredi 4 septembre 9h-12h / 13h-16h 9h00- 12h Tmoignages de M+ : 5 groupes mens par des binmes M+/CPC : Prsentation outils, emploi du temps, changes 13h-16h Travail en quipe ou autonomie, prparation doutils Ccile PAIN, CPC Marseille03 Vincent LETERTRE CPC EPS Marseille 03 Page 1 ANNEXE 18 ANNEXE 19 DSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 1 ANNEXE 20 DISPOSITIF PLUS DE MAITRES QUE DE CLASSES Synthse quantitative dpartementale 2015 / 2016 Dpartement de lHrault DSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 2 SOMMAIRE PREAMBULE LES CLASSES ET LES ELEVES Le public cible de lenqute Les classes Les lves Lorganisation des sances Dure et nombre de sances Modalits dorganisation Le co-enseignement La co-prsence La co-intervention LEVALUATION Les apprentissages cibls La matrise de la langue Les mathmatiques La mthodologie Lvaluation des lves Les modalits de mise en uvre LENGAGEMENT DE LEQUIPE PEDAGOGIQUE Les membres de lquipe pdagogique impliqus Limplication directe Limplication indirecte Le temps consacr la mise en uvre du dispositif LACCOMPAGNEMENT DES ENSEIGNANTS Les besoins identifis Les personnes lorigine de la demande daccompagnement Les niveaux et stades daccompagnement MISE EN PERSPECTIVE DSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 3 Preambule Afin dvaluer les dispositifs Plus de Matres que de Classes (PMC) mis en place dans lHrault, le comit de pilotage a mis en place deux procdures : une valuation quantitative, ralise par le biais de la plate-forme Interview ; une valuation qualitative, mene lors dentretiens avec les enseignants nomms sur les postes de PMC et les quipes enseignantes des coles dans lesquelles ils interviennent. Ce document prsente les rsultats de lenqute quantitative. Les classes et les eleves Le public cible de lenqute Vingt-huit coles taient cette anne concernes par le dispositif. Elles ont toutes t destinatrices de lenqute en ligne. Les rsultats prsents reposent sur les rponses de vingt-sept de ces coles. Le dispositif PMC sadresse aux lves de cycle 2 et principalement aux CP et CE1. Pour prendre en compte ltendue actuelle du cycle et lvolution de lorganisation des cycles (intgration du CE2 dans le cycle 2 la rentre 2016), des interventions ont aussi t effectues auprs des lves de GS et de CE2. Les classes Les enseignants Matres Supplmentaires (MS) sont intervenus sur 122 classes (de la GS au CE2). Des disparits sur le nombre de classes o les MS ont intervenir apparaissent toutefois. Selon leur affectation, les MS ont un champ dintervention entre deux et huit classes. La mdiane se situe quatre classes. Nombre de classes dintervention Moins de 4 classes 4 classes Plus de 4 classes Nombre de PMC 6 9 12 Les lves Les classes concernes regroupent cette anne 3160 lves (de la GS au CE2). Parmi ceux-ci, 2086 ont bnfici de la prsence dun Matre Supplmentaire. 51% 75% 74% 39% 0%10%20%30%40%50%60%70%80%01002003004005006007008009001000GS CP CE1 CE2Nombre% par rapportau nombretotal d'lvesdu niveauDSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 4 Les informations recueillies rvlent de stratgies diffrentes selon les coles : intervenir sur tous les niveaux du cycle (prsents dans lcole) ; intervenir sur lensemble des lves du niveau ; cibler quelques lves. Trois coles ont concentr le travail du Matre Supplmentaire uniquement sur les classes de CP. Huit coles ont tendu les interventions au CE2. Sur cinq coles accueillant des GS, trois ont mis un travail en place ce niveau avec le MS. Pour les CP, sept coles (sur vingt-sept) ont choisi de cibler les interventions sur une partie des lves (entre 23% et 65% des lves) ; pour le CE1, huit (sur vingt-quatre) ont retenu la mme option (entre 21% et 74% des lves). Lorganisation des sances Dure et nombre de sances Modalits dorganisation Trois types de modalits taient proposs : Le co-enseignement o Enseignement en tandem o Un enseigne, lautre aide o Les deux aident La co-prsence o Lun enseigne, lautre observe La co-intervention o Enseignement en ateliers o Enseignement avec des groupes diffrencis o Enseignement en parallle Dix-sept classes (sur 122) nont pratiqu que la co-intervention et trois classes ont utilis uniquement le co-enseignement. 27% 37% 26% 10% Dure 45mn1h1h30Autres9% 11% 23% 41% 8% 3% 5% Nombre de sances hebdomadaires 1 s.2 s.3 s.4 s.5 s.6 s.7 s.DSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 5 Le co-enseignement La pratique de modalits de co-enseignement est voque dans 95 classes (sur 122), soit utilise dans 78% des classes. Modalits de co-enseignement pratiques dans les classes Enseignement en tandem Un enseigne, lautre aide Les deux aident Nombre de classes (sur un total de 122) 63 (51,6%) 63 (51,6%) 71 (58,2%) Modalits diffrentes pratiques dans les classes les 3 modalits 2 modalits Une seule modalit Nombre de classes (sur 122) 32 (26,2%) 57 (46,7%) 26 (21,3%) La co-prsence. Lobservation dun enseignant par lautre dans le cadre du dispositif PMC est pratique dans 48 classes (soit utilise dans 39% des classes). La co-intervention Cest la modalit la plus frquemment utilise dans les classes. 110 dentre-elles dclarent en faire usage. La mise en place dateliers est la situation la plus rpandue (soit utilise dans 90% des classes). Modalits de co-intervention pratiques dans les classes Les ateliers Lenseignement avec des groupes diffrencis Lenseignement en parallle Nombre de classes (sur 122) 104 (85,2%) 70 (57,4%) 55 (45%) 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%Enseignement en tandemUn enseigne, lautre aide Les deux aident28% 49% 23% les 3 modalits2 modalitsUne seule modalitDSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 6 Modalits diffrentes pratiques dans les classes les 3 2 modalits Une seule modalit Nombre de classes (sur 122) 25 (20,5%) 44 (36%) 39 (32%) 0% 20% 40% 60% 80% 100%Les ateliersLenseignement avec des groupes diffrencis Lenseignement en parallle 23% 41% 36% les 32 modalitsUne seule modalitDSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 7 Levaluation Les apprentissages cibls Trois grands domaines dapprentissages taient valus dans lenqute : La matrise de la langue Les mathmatiques La mthodologie (piliers 6 et 7 de lactuel Socle Commun de Connaissances, Comptences et de Culture) Domaines dapprentissage Matrise de la langue Mathmatiques Mthodologie Pourcentage dcoles ayant travaill ces domaines 100% 96 % 96 % La matrise de la langue Dire Lire Ecrire Vocabulaire Grammaire Orthographe Pourcentage dcoles 82 % 100% 100% 89% 62% 82% Dire Lire Lire seul, haute voix, un texte comprenant des mots connus et inconnus Lire seul et comprendre un nonc, une consigne simple Dgager le thme dun paragraphe ou dun texte court Lire silencieusement un texte en dchiffrant les mots inconnus et manifester sa comprhension dans un rsum, une reformulation, des rponses des questions Lire seul et couter des textes du patrimoine et des uvres intgrales de la littrature de jeunesse, adapts son ge DSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 8 Ecrire Vocabulaire Copier un texte court sans erreur dans une criture cursive lisible et avec une prsentation soigne Utiliser ses connaissances pour mieux crire un texte court Ecrire de manire autonome un texte de 5 10 lignes Ecrire sans erreur sous la dicte un texte de 5 lignes en utilisant ses connaissances lexicales, orthographiques et grammaticales Grammaire Orthographe Identifier la phrase, le verbe, le nom, larticle, ladjectif qualificatif, le pronom personnel (sujet) Reprer le verbe dune phrase et son sujet Conjuguer les verbes du 1er groupe, tre, avoir, au prsent, au futur, au pass-compos de lindicatif Conjuguer les verbes faire, aller, dire, venir, au prsent de lindicatif Distinguer le prsent, du futur et du pass Ecrire en respectant les correspondances entre lettres et sons et les rgles relatives la valeur des lettres Ecrire sans erreur des mots mmoriss Orthographier correctement des formes conjugues, respecter laccord entre le sujet et le verbe, ainsi que les accords en genre et en nombre dans le groupe nominal DSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 9 Les mathmatiques Nombres et calcul Gomtrie Grandeurs et mesures Organisation et gestion de donnes Pourcentage dcoles 96 % 72% 52% 88% Nombres et calcul Gomtrie Ecrire, nommer, comparer, ranger les nombres entiers naturels infrieurs 1000 Rsoudre des problmes de dnombrement Restituer et utiliser les tables daddition et de multiplication par 2,3, 4 et 5 Calculer : addition, soustraction, multiplication Calculer mentalement en utilisant des additions, des soustractions et des multiplications simples. Diviser par 2 et par 5 des nombres entiers infrieurs 100 (dans le cas o le quotient exact est entier) Rsoudre des problmes relevant de laddition, de la soustraction et de la multiplication Utiliser les fonctions de base dune calculatrice Situer un objet par rapport soi ou un autre objet Donner sa position et dcrire son dplacement Percevoir et reconnatre quelques relations et proprits gomtriques : alignement, angle droit, axe de symtrie, galit de longueurs Reconnatre, nommer et dcrire les figures planes et les solides Usuels Utiliser la rgle et lquerre pour tracer avec soin et prcision un carr, un rectangle, un triangle rectangle Rsoudre un problme gomtrique Reprer des cases, des nuds dun quadrillage Grandeurs et mesures Organisation et gestion de donnes DSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 10 La mthodologie Comptences sociales et civiques Autonomie et initiative Pourcentage dcoles 89 % 100% Comptences sociales et civiques Autonomie et initiative Ecouter pour comprendre, interroger, rpter, raliser un travail ou une activit Echanger, questionner, justifier un point de vue Travailler en groupe, sengager dans un projet Se reprsenter son environnement proche, sy reprer, sy dplacer de faon adapte Appliquer des rgles lmentaires dhygine Lvaluation des lves Les coles se sont interroges sur les modalits dvaluation des lves travers deux entres : Quel type dvaluation : valuation en continu ou valuation priodique ? Quelles modalits de mise en uvre : diagnostique, formative, formatrice ou sommative ? Lvaluation en continu est pratique dans 81 classes sur 122 (soit par 66,4% des classes) et lvaluation priodique dans 74 classes (soit par 60,6% des classes). La pratique des deux types dvaluation est mentionne dans 53 classes (soit par 48,4%). Les modalits de mise en uvre valuation diagnostique (avant l'apprentissage) valuation formative (en cours d'apprentissage) valuation formatrice (auto-valuation de l'lve) valuation sommative (en fin d'apprentissage) Nombre de classes mettant en uvre cette modalit (sur 122) 84 (68,8%) 88 (72,1%) 26 (21,3%) 85 (69,7%) DSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 11 Lutilisation de plusieurs modalits dvaluation varie selon les classes. Mettent en uvre toutes les modalits Mettent en uvre 3 modalits sur les 4 Mettent en uvre 2 modalits sur les 4 Mettent en uvre 1 modalit sur les 4 Nombre de classes (sur 122) 18 (14,7%) 34 (27,9%) 47 (38,5%) 15 (12,3%) Lorsquune seule modalit est mise en uvre, les pratiques les plus rpandues sont : Lvaluation formative : 8 classes Lvaluation sommative : 5 classes Lvaluation diagnostique : 2 classes 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%valuation diagnostiquevaluation formativevaluation formatricevaluation sommative0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%Mettent en uvre toutes les modalitsMettent en uvre 3 modalits sur les 4Mettent en uvre 2 modalits sur les 4Mettent en uvre 1 modalit sur les 4DSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 12 Lengagement de lequipe pedagogique Les membres de lquipe pdagogique impliqus Limplication directe Dans lensemble des coles, il est indiqu limplication directe de lensemble des enseignants dont les classes sont impliques dans le dispositif PMC. Trois coles signalent limplication des AVS prsents dans la classe, deux celle du matre E et une celle du directeur. Limplication indirecte Elle est mentionne par les coles pour les personnels suivants : Le directeur : 26 coles (93%) ; Le matre E : 26 coles (93%). Une cole signale lintervention de 2 matres E ; Le matre G : 11 coles (39%) ; Autres personnes : Le psychologue scolaire (1), les AVS/EAP/AED (4 coles, 10 personnes). Une cole cite limplication de l'ensemble des enseignants qui participent aux animations pdagogiques proposes dans la cadre du dispositif PMC, qui s'intressent aux pratiques de classe des PMC et tentent d'en tirer profit pour leur propre classe . Dune faon gnrale, limplication de lquipe de lcole est juge trs satisfaisante. Le temps consacr la mise en uvre du dispositif. Laspect chronophage du dispositif est trs souvent mis en avant. De mme, il semble que trouver des temps institutionnels soit compliqu. Les temps de travail sont trs souvent informels. Deux aspects sont toutefois mis en avant : lanciennet de lexistence du dispositif dans lcole ainsi que la stabilit des quipes enseignantes apparaissent comme des facteurs permettant de limiter les temps de prparation et de rgulation. DSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 13 Laccompagnement des enseignants Les besoins identifis Pourcentage de citations par rapport au nombre dcoles. Les personnes lorigine de la demande daccompagnement Pourcentage de rpondants Les enseignants de l'cole impliqus dans le dispositif Le matre supplmentaire Le matre titulaire ET le matre supplmentaire Le directeur L'quipe de circonscription Les enseignants de CE2 Le dpartement Autre 0% 20% 40% 60% 80%Besoin de davantage de temps de concertation pour organisation, analyse, rgulation, bilan,valuation - difficults langagires (syntaxe, vocabulaire), crit, numration ;Besoin de davantage de temps pour projet par cole et par classe. - comprhension en cycle 2 ; - rencontrer dautres quipes qui bnficient de dispositifs (visites dans les classes et changes) pour mutualiser les pratiques et avoir une cohrence de circonscription sur les - les motivations dans lapprentissage ; - quelle(s) forme(s) du dispositif privilgier pour un enseignement efficace et unapprentissage plus ais ? - besoin de renouveau dans les pratiques de certaines disciplines ;Besoin de renforcer la liaison maternelle / CP. - travailler au plus prs des besoins des lves, les ateliers, former les groupes.Besoin de davantage de temps pour mutualisation avec les autres PMCBesoins en termes daccompagnement la remise en uvre pour chaque dbut danne (rles de chaque enseignant, prcision des objectifs, volution du projet en cours). Besoins en termes daccompagnement pdagogique et thorique souhait : - les composantes de lapprentissage de la lecture-criture ; - outils numriques et diversit des lves ;Besoins en termes daccompagnement la mise en place du dispositif quand il est nouveau (objectifs, organisation, ciblage des lves, emploi du temps, lments didactiques en DSDEN 34 PMC 34 : synthse valide par H. Rgnier IEN pilote, coordonne par C. Mazeyrie, CPC rfrente PMC 34 et tablie par A. Schultz, charg de mission TICE dpartemental Juin 2016 Page 14 Les niveaux et stades daccompagnement Parmi les commentaires apports sur ces questions, deux coles ont formul une demande de stage conjoint Matre Supplmentaire enseignants des classes concernes par le dispositif . La participation du directeur ces formations est aussi vue de manire bnfique la vie du dispositif dans lcole. Mise en perspective Ces derniers rsultats pointent lmergence dune nouvelle problmatique : lappropriation plus collective du dispositif par des regards croiss et des gestes professionnels partags. ANNEXE 21 Objet : valuation des dispositifs plus de matres que de classes dpartement du Nord Plus de matres que de classes est un dispositif, au sens couramment employ dans les institutions publiques, pour dsigner un ensemble de moyens, initis par les circulaires du 18 dcembre 2012 et du 4 juin 2014, en vue damliorer lefficacit du systme afin de rpondre aux difficults des lves et les aider effectuer leurs apprentissages fondamentaux, indispensables une scolarit russie. Il permet tout particulirement de favoriser le travail collectif des enseignants. Une rflexion quant lvaluation de chaque dispositif et de ses effets sur les rsultats des lves a t mene par le groupe dpartemental de suivi et a permis de recueillir lavis de tous les acteurs sur les critres de qualit du travail des enseignants. Un protocole dpartemental dvaluation tenant compte des critres noncs ci-dessus a t rdig. Il est compos de trois phases distinctes : Phase 1 : auto-valuation de chaque quipe travers un questionnement large autour de 6 questions : 1. Quelles valuations pour quels rsultats ? Quels effets sur les lves et sur les acquis des lves les plus en difficult ? 2. Quels renforcements du travail en quipe ont eu lieu ? Que fait-on de nouveau, de diffrent en quipe et quels liens avec le projet dcole ? 3. Quels sont les nouveaux outils utiliss et nouvelles modalits de travail mises en place ? Que peut-on faire deux enseignants dans une classe que lon ne peut effectuer seul ? 4. Quels besoins en formation et quels besoins de ressources sont apparus ? 5. Quels ajustements ont t raliss (objectifs, contenus, organisation) ? Quels sont les transferts prvus (mthodologie, didactique, posture, ) en dehors du dispositif (lorsque lenseignant est seul dans la classe) ? 6. Quelles nouvelles comptences professionnelles ont t dveloppes ? Phase 2 : valuation externe partir de 21 critres de qualit du travail Travail en quipe : - La prise en compte des difficults dapprentissage sinscrit-elle dans une dmarche collective ? - Le projet du dispositif sinscrit-il dans les axes du projet dcole ? - Quelle est la marge dinitiative laisse lquipe dans le respect du cadre national ? - Le projet a-t-il permis de dvelopper une culture professionnelle commune ? - Le dispositif PDM apparat-il de manire explicite dans les diffrentes instances (conseils dcole, de cycle, de matres) du pilotage pdagogique de lcole ? - Ladaptation des modalits dintervention des diffrents acteurs aux objectifs et aux besoins permet-elle de garantir une plus-value pdagogique apporte par le dispositif ? - Le dispositif permet-il de : . mutualiser en situation des pratiques et des gestes professionnels ? . concevoir et utiliser des outils partags ? .exprimenter de nouvelles approches ? .positiver le regard sur les lves ? Suivi et Formation : - Les enseignants connaissent-ils les enjeux institutionnels du dispositif PDM ? - Lquipe dcole est-elle partie prenante de sa formation ? - La matrise de la didactique des domaines dapprentissage cibls par les interventions permet-elle dassurer une cohrence dans le parcours des lves de lcole ? Evaluation : - Une valuation objective des effets du dispositif sur les acquisitions des lves existe-t-elle ? - Une valuation objective des effets du dispositif sur lattitude des lves - habitudes de travail, autonomie, confiance en soi, motivation, - existe-t-elle ? - Les actions relatives la prvention et la remdiation des lves en difficult font-elles lobjet dune valuation spcifique ? - Ces valuations ont-elles t labores et mises en uvre en quipe dcole ? - Lvaluation est-elle prise en compte pour faire voluer le dispositif ? - La connaissance des diffrents processus dapprentissage des enfants a-t-elle t dveloppe? -La matrise des disciplines a-t-elle t renforce ? - La comptence concevoir et mettre en uvre des approches pdagogiques diffrencies en classe a-t-elle t renforce ? - La comptence travailler en quipe a-t-elle t renforce ? - La comptence valuer les acquisitions des lves a-t-elle t renforce ? - La comptence innover et exprimenter a-t-elle t renforce ? Phase 3 : analyse des carts (par rapport au diagnostic initial, lauto-valuation, aux plus-values perues et aux perspectives de progrs envisags) puis rgulation des projets. ANNEXE 22 AnalyseCohortePAREPDMQDC20102016ECOLER.MARSEILLE3CONTEXTELcoleR.estunecoleprimairede14classes,dont4classesprlmentaires,avec350lves.LeslvesbnficientdudispositifPAREdepuis2007.Lcoleavaitalors12classes.LcoleestenREP+depuisseptembre2014.ElletaitprcdemmentenECLAIRdepuis2013etenZEPdepuissacrationen2004Les classes de CP accueillent les lves de GS de lcole R. et une partie des lves de GS delcolematernelle F.Lcole R.est intgre au rseau du collge V.. Tous leslvesdusecteurdelcoleR.dpendenten6educollgedurseau,saufpouruneruequialimentelecollgeI..Lcole R. connait unmouvement de radiations/inscriptions qui squilibrent de luimme chaqueannede1520%.Leslvesde lcoleR.nontplusbnficidenseignantdeclassedadaptationpendant3ans.Lesannes prcdentes, les lves bnficiaient dunmitemps de classe dadaptation. Depuisseptembre 2015, 1/3 temps prend en charge les lves de CP, CE1 et CE2 qui sont en grandedifficultscolaire.ORGANISATIONDUMAITRE+Demaniregnrale,mmesichaqueannelesquipesenseignantesrediscutentdeladaptationaucontextedesmodalitsdudispositif,lemaitrePAREintervientenprioritenpriode1enCPetCE1,puisenGSetCPenpriode3et4.Leslvesbnficientdunepriseenchargequotidiennepourunepriodescolaire,dontlesobjectifssontprcissauseindunPPRE.LenseignantPAREneprendpasenchargeleslvessitusdanslagrandedifficultscolaire(infrieure30%auxvaluations).LenseignantPAREintervientuniquementencointerventionlintrieurdelaclassedepuis2007.PRESENTATIONdesDONNEESLe tableaude suivide cohorteprsente les rsultats scolairesdeslves inscritsau seinde lcoleR.enmars2016ayantbnficidansleurscolarit,entre laGSet leCM2,dunepriseenchargeparunenseignantMaitre+,dunedureminimumdunepriodescolaire.Leslvessontrpartisparniveauparonglet.Encolonnepourchaquelve, ilestprcis lafoisleurs rsultatsauxvaluationsdpartementalesde chaque findanneen franaiset leurpriseenchargeeffectiveparlenseignantPAREPDMQDC.Sontsurlignsenjauneleslvesayantdesrsultatsprsentantunegrandedifficultscolaire(infrieure30%)etenorangeleslvesendifficultscolaire(entre30et60%).Ce relev de donnes a t ralis en mars 2016 par lenseignante PARE, et ladirectrice, encompulsantlesdocumentsdetravailde6annesdePAREPDMQDC.ANALYSECM2 : 14 lvesSur cette cohorte de 14 lves ayant bnfici aumoins une fois dune prise en charge PARE etencore scolariss lcoleR.enCM2, seulement2lvesontbnficisduPAREpendant3ansdelaGSauCE1.3lvessontdanslagrandedifficultscolaire,dont2ltaientdjenCP,seulement1enGS.1 seul lve est hors du champ de la difficult scolaire en fin deCM1 avec84% de russite auxvaluationsdpartementales.3lvesseulementsemblentendifficultenfindeGS,situsentre41et55%derussite.Sur les14lves,seulement7taientendifficultscolaireenfinCPetunseulengrandedifficultscolaire.Seulement9lvessontendifficultenfinCE2(dont3engrandedifficultscolaire),mais13sesituentdansladifficultscolaireenfindeCM1(dont4engrandedifficultscolaire).CM1 : 19 lvesSur les19lvesdeCM1ayantbnfici aumoinsune foisdunepriseen chargePARE,1 lveseulementsembleengrandedifficultenGS,3enCP,6enCE1puis7enCE2.EnGS,4lves sontendifficult scolaireet6 sontprisen chargepar lePAREdurant ladernireanneducycle1.Puis,12sontendifficultenCPet14enCE1.5lvessur19prsententdesrsultatsquisamliorentdurantleurscolarit.CE2 : 23 lvesSur les23lves,aucunnest reprengrandedifficultscolaireen findeGS,mais8semblentendifficult (infrieur 60% de russite). En CP, 6 lves sont en grande difficult scolaire et 9 endifficult.11lvesaurontprogress.9lvessontsortisdeladifficultscolaireenfindeCE1.CE1 : 21 lvesSur les23lvesdeCE1ayantbnficiunmomentdonndeleurscolaritdunepriseenchargepar lemaitre+,2taient endifficult enGS, sachantque seulement11ont ralis lesvaluationsdpartementalesdefindeGS.EnCP,3lvessontengrandedifficultscolaireet10endifficult.EnCE1,3lvesayantbnficisduPAREdanslesannesprcdentessontenrussiteet18lvessontendifficultscolaire.CP : 20 lves2lvesseulementsemblaientendifficultenfindeGS(seulement13onttvalus),alorsquilssont6engrandedifficultet10endifficultenCP.4lvesquitaientprisenchargeparlemaitrePDMQDCenGSnesontplusprisenchargeenCP.CONSTATIl sembledifficilededgagerdeslments stableset significatifspour les6 cohortes. Il fautnoterque les contextestaientchaqueannediffrents:prsenceoupasdunepriseen chargeRASED,maintiens,troublesouhandicapde llveavecorientation/prisesenchargeeffectives,changementdesprogrammes,descycles,desrythmesscolairesELEMENTSSAILLANTS9 Leslvesquivonttre en difficultscolaire en CM1et CM2ne sontpasforcmentdtectsenGSouCP,voiretrspeu,etquasimentpasenGS.9 LadifficultscolairesemblemergermassivementpartirduCE1.9 LenombredlvesendifficultscolaireaugmentedanneenanneentreleCPetleCM2.9 LeslvesengrandedifficultscolairesemblentleresteraufildesannesetaugmenterennombreentreleCPetleCM2.9 QuelqueslvessemblentsortirdeladifficultscolaireenteleCPetleCE2.PERSPECTIVESEnfindannescolaire,ilseraintressantdeconfirmerlarussitedeslvesayantquittladifficultscolaireenCP,CE1etCE2.Lquipeenseignantepourrarflchirauxcausede laruptureente laGSetleCPet leCPetleCE1,deuxpassagesquicreusentdemanireflagranteladifficultscolairedeslves.Commentreprerplustt,anticiperlchecetmieuxciblerlesprrequistravaillerpourviterqueleslvesperdurentdemanirecroissantedansladifficultenCE1,CE2,CM1etCM2?LadirectricecoleprimaireR.15mars2016 Note du Comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes janvier 2017Couverture du rapport PDMSynthse des prconisations-pages blanchesSynthse des prconisationsNote du Comit national de suivi du dispositif Plus de matres que de classes Septembre 2016BDE_NOTE-PDM-janvier2017_version du 12-01-17_en pdfAnnexe 1_circulaireAnnexe 2_lettre-mission-membres-comit-2015Annexe 3_SYNTHESE PRECONISATIONS_COMITE PDMQDC_sept2015Annexe 4_ Rfrentiel ducation prioritaireAnnexe 5_Constat-PDM-2016_V3Annexe 6_Appel-projet-PDM-DSDEN 59Annexe 7_Cahier des charges PDMQDC 2015-DSDEN 92Annexe 8_FICHE POSTE PMQC-DSDEN 34Annexe 9_Questionnement PMC-DSDEN 34Annexe 10_dossier candidature PARE-anonym-DSDEN 1Annexe 11_Fiche Projet PMC DSDEN 34 - Avril 2016Annexe 12_Principe d'encadrement du dispositif PDMQC-DSDEN 44Annexe 13-Prsentation du site PDMQDC-DSDEN 92Annexe 14_ PDM-fiche-repere-DSDEN 92-GiassonAnnexe 15_PDM_formation-DSDEN 59-v2Annexe 16_ Rcap-formations PDF-DSDEN 44Annexe 17_Formation-stageneoPARE-DSDEN 13Annexe 18_Eval-projet-Doc A-DSDEN 44.jpgAnnexe 19_Eval-projet-Doc B-DSDEN 44.jpgAnnexe 20_Synth-quantitative-PMC-DSDEN 34-2015-16 - VDLe public cible de lenquteLes classesLes lvesLorganisation des sancesDure et nombre de sancesModalits dorganisationLe co-enseignementLa co-prsence.La co-interventionLes apprentissages ciblsLa matrise de la langueLes mathmatiquesLa mthodologieLvaluation des lvesLes modalits de mise en uvreLes membres de lquipe pdagogique impliqusLimplication directeLimplication indirecteLe temps consacr la mise en uvre du dispositif.Les besoins identifisLes personnes lorigine de la demande daccompagnementLes niveaux et stades daccompagnementAnnexe 21_PDM-Note-Evaluation-DSDEN 59Annexe 22_AnalyseCohorte PARE PDMQDC 2010 a 2016-DSDEN 13Page finale_rapport 2017Page vierge

Recommended

View more >