Projet de developpement tchad/cameroun - chad-cameroon

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  • Projet de Dveloppement Dveloppement Tchad/Cameroun

    Mise a jour du Projet No 28RAPPORT SEMI-ANNUEL 2010

  • Projet dExportation Tchadien

    Mise jour du Projet No 28 Rapport semi-annuel 2010

    Ce rapport a t prpar par Esso Exploration and Production Chad Inc., en sa qualit dOprateur du Consortium et de

    Socit de gestion du Projet pour le compte de la Tchad Oil Transportation Company S.A. (TOTCO) et de la Cameroon Oil

    Transportation Company S.A. (COTCO).

  • Prface

    ette mise jour reprsente le vingt- huitime rapport du Projet dExportation Tchadien (ou Projet de Dveloppement Tchad/Cameroun) et couvre la priode allant de Janvier Juin

    2010. Ce rapport qui reflte les activits de la socit dexploitation du Projet et de ses sous-traitants principaux est ax plus particulirement sur le respect de la conformit au Plan de Gestion de lEnvironnement dont plusieurs organismes se partagent la responsabilit de la mise en uvre du Projet.

    Au Tchad, Esso Exploration et Production Chad Inc. (EEPCI) dirige le dveloppement et la production des champs ptroliers pour le compte du Consortium (Esso, Petronas, Chevron).

    Au Tchad, la Tchad Oil Transportation Company S.A. (TOTCO) dirige les activits du pipeline pour la partie situe au Tchad.

    Au Cameroun, la Cameroon Oil Transportation Company S.A. (COTCO) dirige les activits du pipeline pour la partie situe au Cameroun.

    Pendant la construction, EEPCI a fourni les services de gestion du Projet TOTCO et COTCO.

    Ces rapports sont communiqus la Banque Mondiale et aux Prteurs qui les vrifient. Cette soumission fait partie des conditions tablies dans le cadre du partenariat entre le Projet, la Banque Mondiale et les deux pays daccueil.

    Ce rapport reprsente la philosophie de transparence envers laquelle Esso et les partenaires du Consortium se sont engags. En publiant ces informations, le Projet permet aux citoyens des pays daccueil, aux organisations non gouvernementales (ONG) concernes, la Banque Mondiale, aux Prteurs et aux diverses parties prenantes de se tenir informs au fur et mesure du dveloppement du Projet.

    Les rapports sont publis sur le site Internet du Projet (www.essochad.com). Un nombre limit de rapports imprims est galement distribu aux parties intresses pour respecter les engagements en termes de communication et rendre linformation plus accessible aux citoyens du Tchad et du Cameroun o laccs lInternet est limit. Ces rapports sont galement disponibles en anglais.

    Il est important de noter qu'officiellement la compilation des donns est effectue depuis octobre 2000. Les conversions montaires sont bases sur le taux de change en vigueur au moment de la dpense. Le taux de change utilis dans cette dition est celui du FCFA pour un dollar U.S :

    3e trimestre - 2009 - 467 FCFA 4e trimestre - 2009 - 453 FCFA 1er trimestre, 2010 - 475 FCFA 2e trimestre, 2010 - 517 FCFA

    C

  • Table des Matires Vue densemble 1

    Production et Construction 6

    Situations de non-conformit au PGE 13

    Programme de suivi et de gestion du PGE 17

    La scurit 25

    Consultation et communication 32

    Compensation 34

    Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers 36

    Emploi local 50

    Dbouchs conomiques locaux 56

    Sant 61

    Investissement communautaire 63

    Revenus du brut tchadien 76

  • 1

    Vue densemble La production journalire de brut a atteint une moyenne de 125 000 barils par jour pendant les six

    premiers mois de 2010. La production de 2010 est jusqu'ici en hausse de 5 % par rapport la moyenne de 2009. - Pour atteindre ces rsultats, depuis Janvier 2007, le Projet a investi prs de 2 milliard de

    dollars (environ 990 milliards de FCFA) dans des mesures de soutien la production. - Ces investissements ont contribu pour 80 000 barils la production journalire du Projet.

    Sans eux, la production serait tombe un tiers du rendement actuel. Les mesures de soutien la production qui incluent des puits additionnels, l'injection d'eau et des

    stimulations de puits se sont avres ncessaires pour surmonter les conditions gologiques et les formations ptrolires extrmement complexes prsentes dans le bassin de Doba. - la mi-anne, plus de 40% de la troisime phase du programme d'injection d'eau haute

    pression tait termine. - Le Projet qui prvoit ajouter plus de 100 nouveaux puits de production cette anne, en a dj

    for 56 jusqu'ici en 2010. Ce qui porte leur nombre total 569 puits. - L'quipe des travaux de puits du Projet compte raliser plus de 950 procdures de

    reconditionnement et d'amlioration sur les puits au cours de cette anne, et elle en avait dj ralis 546 la mi-anne.

    Au premier semestre 2010, le Projet a atteint un nouveau record de conformit dans le cadre du Plan de Gestion de lEnvironnement (PGE). - Six situations de non-conformit ont t enregistres au cours de cette priode, le chiffre le

    plus bas depuis que la phase de construction du Projet a dbut dix ans auparavant. - Il n'y a pas eu de situation de non-conformit de niveau II ou III. Celles qui ont t

    enregistres taient toutes du niveau de classification le plus bas, c'est--dire de niveau I. - L'indice de performance de conformit du Projet s'est amlior et tait de l'ordre de 1,00 par

    mois la mi-2010. Deux fuites ont t enregistrs dans la premire moiti de 2010. Tous ont t rapidement

    matriss et nettoys sans porter d'atteinte durable l'environnement. - Au cours d'une opration de chargement du ptrole pour lexportation au terminal maritime,

    une bourrasque soudaine de forte intensit a provoqu un dversement lorsque le tuyau de chargement s'est dtach. L'activation des scellages automatiques a permis de limiter le dversement environ 5 barils de ptrole brut.

    - Pendant l'entretien d'une vanne du pipeline d'exportation au Tchad, on s'est aperu qu'une petite valve de contrle tait dfectueuse. Tout le ptrole a t confin l'excavation et 27 barils de ptrole ont t rcuprs.

    Section

    1

  • Vue demsemble

    2

    Au premier semestre 2010, les initiatives du Plan de Gestion de lEnvironnement ont donn lieu un ventail de mesures de prvention des dversements. - Les quipes d'intervention d'urgence ont effectu des exercices d'intervention en cas de

    dversement accidentel d'hydrocarbures plusieurs endroits, notamment dans une rivire de la zone des champs ptroliers et bord du terminal maritime.

    - Des tests programms d'entretien anticorrosion ont aid assurer l'intgrit du pipeline d'exportation et des rservoirs du terminal maritime.

    Des tudes techniques et environnementales ont t ralises pour apporter une modification au pipeline d'exportation. Cette modification permettra au Cameroun d'aller de l'avant avec son projet d'lectrification de Lom Pangar Dam.

    Le Projet a amlior sa performance de scurit au premier semestre 2010, en rduisant le taux d'incidents rapportables un tiers du niveau de l'an dernier. Les gestionnaires du Projet attribuent cette amlioration une nouvelle initiative par laquelle chaque employ prend un engagement officiel en matire de scurit personnelle.

    Les sessions d'ducation publique dispenses de village en village dans le cadre du lancement d'un nouveau programme d'intgrit de l'emprise ont commenc le long de l'emprise du pipeline d'exportation qui s'tend sur des centaines de kilomtres. Les sessions d'ducation ont pour but d'expliquer ce que les fermiers peuvent planter sans danger dans l'emprise.

    Le montant total de la compensation individuelle pour l'occupation des terres vers par le Projet lanne dernire s'lve plus de 920 millions de FCFA (plus de $1,9 million de dollars) en espces et en nature. Plus de 13,2 milliards de FCFA (environ $22,3 millions de dollars) en compensation individuelle ont t verss depuis le commencement du Projet.

    Un programme de cration de nouvelles rizicultures pour les cultivateurs de la zone des champs ptroliers a ralis ses premires plantations au premier semestre 2010, juste temps pour la saison des pluies. Le programme vient complter le plan d'action d'attnuation de l'occupation des terres.

    Les conclusions d'une tude d'valuation environnementale et sociale dans la zone des champs ptroliers ont tabli que les mesures d'attnuation existantes taient mises en uvre conformment au Plan de Gestion de lEnvironnement et ses documents d'appui.

    la mi-anne 2010, les Tchadiens et les Camerounais dtenaient neuf sur dix des emplois directs du projet. - Plus de 71 % des Tchadiens et des Camerounais travaillant pour le Projet occupaient des

    postes qualifis ou de qualification intermdiaire et 6 % avaient des postes de supervision. - Le total des salaires verss aux travailleurs locaux pour les douze derniers mois a atteint 38,0

    milliards de FCFA (79,5 millions de dollars US). Le montant total des achats effectues par le Projet auprs des fournisseurs locaux a approch les

    112 milliards de FCFA (environ 235 millions de dollars US) pour les 12 derniers mois. Depuis que le Projet a commenc, ces achats slvent environ 1,26 trillions FCFA (pratiquement 2,3 milliards de dollars US).

    Les cliniques du Projet ont enregistr plus de 9 000 consultations de patients (employs) au premier semestre 2010.

    Alors qu'il entame sa deuxime anne d'existence, le programme pour le renforcement conomique des femmes dans la zone des champs ptroliers apporte son soutien plus de 30 coopratives de femmes. Le programmes a t financ par la Fondation ExxonMobil.

  • Vue demsemble

    3

    Dans le cadre de la lutte contre le paludisme, deux importants programmes sont subventionns par la fondation ExxonMobil au Tchad et au Cameroun. Le montant total de ces deux subventions s'lve plus de 2,1 millions de dollars.

    Les investissements du Projet pour soutenir les niveaux de production du ptrole brut, associ des prix forts pour le ptrole du bassin de Doba ont contribu accrotre considrablement les revenus globaux tchadiens au cours du premier semestre 2010. Au total, les revenus tchadiens s'lvent jusqu'ici 5,7 milliards de dollars.

  • Projet de dveloppement Tchad/Cameroun Zone du projet

  • MOUNDOU

    MOUNDOULI

    DOBA

    MIANDOUM

    Donia

    Kom

    Bbdjia

    Baikoro

    Boro

    Miladi

    Bro

    Bti

    Mbikou Miandoum

    Nankess

    BADILA

    Bladjia

    Boye Bessao

    BOLOBO

    NgaraNYA

    MAIKERI

    KOME

    TIMBRE

  • 6

    Production et Construction es investissements du Projet destins soutenir la production ont permis d'accrotre la production de ptrole brut de milliers de barils par jour

    comparativement au niveau de l'an dernier. Le niveau de production journalire a augment denviron 5% par rapport la moyenne de 2009 et la production a atteint une moyenne de 125 000 barils par jour pour les six premiers mois de 2010.

    Depuis Janvier 2007, le Projet a investi prs de 2 milliard de dollars (environ 990 milliards de FCFA) dans des mesures de soutien de la production.

    Au premier semestre 2010, les dpenses pour le soutien de la production s'levaient 325 millions de dollars (plus de 161 milliards de FCFA), incluant 275 millions de dollars en investissements de capitaux et 50 millions de dollars pour les activits courantes directement relies au maintien de la production.

    Les mesures de soutien de la production comprennent des puits supplmentaires, un programme d'injection d'eau et des stimulations de puits pour rpondre aux caractristiques complexes de la formation ptrolifre du bassin de Doba.

    A la mi-anne, plus de 40% de la troisime phase du programme d'injection d'eau haute pression tait dj termine. L'expansion du projet a pris de l'avance, en partie en raison d'une saison des pluies prcoce plus clmente que la normale, mais aussi en raison des efforts dploys pour acclrer la livraison des matriaux de construction dans le Sud tchadien. 54 puits d'injection d'eau au total ont t mis en service la fin juin.

    Le programme d'injection d'eau haute pression a supple la baisse considrable de pression du bassin de Doba des champs ptroliers au fur et mesure de la production dhuile. La pression doit tre suffisante pour maintenir les niveaux de production.

    Le Projet qui prvoit ajouter plus de 100 nouveaux puits cette anne en a dj for 56 jusqu'ici la mi-anne. Au total, 569 puits de production taient en service la fin juin.

    Des puits supplmentaires ont aid le Projet venir bout de la faible mobilit du ptrole du bassin de Doba. Une faible mobilit limitant le rayon effectif de chaque puits, il devient ncessaire de rapprocher les puits les uns des autres pour une extraction optimale.

    Section

    2L

    Investissements de Soutien

    la Production

  • Production et Construction

    7

    2/3 de la production totale 80 000 barils/jour

    L'quipe des travaux de puits du Projet a ralis 950 procdures de reconditionnement et d'amlioration de puits en 2010 et 546 ont t ralises avant la mi-anne.

    Le ptrole du bassin de Doba se trouve dans des sables non consolids, produisant de fines particules qui migrent vers les puits et obstruent les zones de production. Pour contrer ce problme les techniques employes sont des stimulations de puits pour balayer contre-courant les pores dans la formation ptrolifre en plus des mises niveau et des rparations des pompes de puits submersibles obstrues.

    Le Projet a expdi jusqu'ici sur les marchs mondiaux 354 millions barils de brut rpartis en 390 chargements ptroliers. La production journalire moyenne en 2010 a t de 125 000 barils jours, soit environ 5% de plus que le niveau atteint en 2009. Statistiques de production pour les quatre derniers

    trimestres (volume net des exportations du terminal maritime) 3e T 2009 4e T 2009 1e T 2010 2e T 2010 Total 12

    mois Total ce jour

    Millions de barils 10,6 11,3 11,3 11,6 44,8 354,0 Navires ptroliers 12 13 12 12 49 390

    Rsultats des investissements de soutien la production (en milliers de barils)

    Statistiques de Production

    Jan

    Feb

    Mar

    Apr

    May

    Jun Ju

    lAu

    gSe

    p Oct

    Nov

    Dec

    Jan

    Feb

    Mar

    Apr

    May

    Jun Ju

    lAu

    gSe

    p Oct

    Nov

    Dec

    Jan

    Feb

    Mar

    Apr

    May

    Jun

    3 Modes de soutien la production (Bleu)

    Puits de Ptrole ajouts

    Stimulations de puits

    Injection deau

    Moyenne la mi-2010:125,100 barils/jour

    2008 2009 2010

    Dclin de production des puits d'origine (gris)

  • Production et Construction

    8

    Les investissements de soutien de la production contribuent pour 80 000 barils par jour la production de ptrole brut du Projet. Sans les investissements du Consortium, la production serait tombe au-dessous de 40 000 barils, soit seulement un tiers du rendement actuel des champs ptroliers qui est de 125 100 barils par jours.

    Les efforts du Projet pour maintenir les niveaux de production, jumels avec les prix du ptrole brut sur le march, affectent considrablement les revenus ptroliers tchadiens. Pour une mise jour des informations sur les paiements du Projet au Tchad, voir le chapitre Revenus du brut tchadien.

  • Production et Construction

    9

    Terminal maritime: le terminal flottant de stockage et de dchargement

    Pour plus d'informations sur les oprations au terminal maritime, voir les chapitres Scurit, Programme de suivi et Emploi local.

    Une agence indpendante, Bureau Veritas (au milieu), effectue des inspections et des audits bord pour assurer que les normes

    internationales de scurit et d'intgrit oprationnelle sont respectes. L'quipage et les sous-traitants viennent de terminer un

    important projet de mise niveau pour les systmes de contrle et d'alimentation lectrique des navires (au milieu droite, en bas

    droite). Ces systmes plus efficaces ont permis de rduire la quantit de ptrole brut utilis comme carburant et d'accrotre de ce fait la quantit de brut livre aux marchs mondiaux. Les nouveaux

    systmes ont aussi permis de rduire les missions atmosphriques.

    Chaque million de barils de ptrole brut export

    par le Projet passe par ce navire (en haut), le

    terminal maritime amarr en permanence au large de la cte du Cameroun.

  • Production et Construction

    10

    Injection d'eau haute pression : 3e phase

    La troisime phase d'expansion du programme d'injection d'eau haute pression a pris de l'avance au premier semestre 2010. Les employs font passer des cbles lectriques (en haut) et relient des canalisations (en bas droite) l'norme pompe (en bas gauche) qui rinjectera des centaines de milliers de barils d'eau supplmentaires par jour dans les formations ptrolifres plus d'un kilomtre sous la surface de la terre. L'eau, qui est initialement spare du ptrole brut l'installation centrale de traitement en vue de prparer le ptrole pour le transport par pipeline vers la cte du Cameroun, aide maintenir la pression souterraine dans les champs et soutient ainsi la production ptrolire en cours.

  • Production et Construction

    11

    Champ de ptrole de Timbre: ptrole + gaz

    Ce puits dans le nouveau champ ptrolier de Timbre produit une combinaison de liquide de

    qualit et de gaz naturel. Ce gaz s'avrera important l'avenir, car comme le nombre de puits

    de ptrole augmente, les besoins nergtiques augmentent aussi en consquence. Le gaz naturel

    de ce puits et de trois puits additionnels projets fournira un combustible propre pour les turbines

    productrices d'lectricit l'installation centrale de Kom. Les canalisations du puits ont t peintes

    en orange suivant le code couleur indiquant la prsence de gaz naturel. L'huile de ce puits

    constitue vraiment un plus, car elle est de bien meilleure qualit que la majorit du ptrole

    provenant du bassin de Doba. Mme si le puits ne produit pas un pourcentage majeur de la

    production totale des champs ptroliers, sa haute qualit fait quand mme une petite diffrence dans

    la qualit globale du flux d'exportation.

  • Production et Construction

    12

  • 13

    Situations de non-conformit au PGE

    ux premier et deuxime trimestres 2010, le Projet a ralis un nouveau record de conformit dans le cadre du Plan de Gestion de lEnvironnement (PGE).

    Six situations de non-conformit ont t enregistres durant cette priode, soit le chiffre le plus bas depuis que la construction du Projet a dbut dix ans auparavant.

    Il n'y a pas eu de situation de non-conformit de niveau II ou III et celles qui ont t enregistres taient toutes du niveau de classification le plus bas, c'est--dire de niveau I.

    L'indice de performance du Projet en matire de conformit s'est amlior en tombant 1,00 par mois la mi-2010.

    Performance relative aux situations de non-conformit

    4.00

    2.90

    1.801.33

    1.001.33

    0

    1

    2

    3

    4

    2005 2006 2007 2008 2009 1e moiti de2010

    Le taux de non-conformit mensuel du Projet est tomb 1,00 partir de la fin juin, une amlioration de 33 % par rapport au taux de 2009, soit le taux le plus bas depuis les premiers jours de la construction du Projet, une dcennie auparavant.

    Il y a eu deux dversements au cours du premier semestre 2010. Dans chaque cas, le dversement a t rapidement contenu et nettoy sans porter d'atteinte durable l'environnement.

    Section

    3A

    Dversements

    N

    ombr

    e m

    ensu

    el m

    oyen

    de

    situ

    atio

    ns d

    e no

    n-co

    nfor

    mit

  • Reportable EMP Situations

    14

    22 avril : Une bourrasque de vent soudaine et de forte intensit a frapp le terminal maritime pendant la nuit au cours d'une opration de chargement de ptrole pour lexportation. Des vents d'une rare violence (jusqu' 60 nuds), changeant constamment de direction, ont finalement russi dsaligner le ptrolier d'exportation et le terminal flottant de stockage et de dchargement. Les doubles lignes d'amarrage entre les deux btiments se sont spar ce qui a activ les coupleurs auto-obturants dont sont munies les extrmits du tuyau de chargement. Tel que prvu, les organes d'accouplement ont scell les extrmits du tuyau de sorte que moins d'un baril s'est rpandu dans l'eau. Environ quatre barils de ptrole se sont dverss sur le pont du ptrolier d'exportation dont une partie s'est rpandue dans la mer en raison de la pluie torrentielle. Suivant les prescriptions spcifiques du plan d'intervention en cas de dversement accidentel d'hydrocarbures, des dispersants ont t appliqus sur la fine nappe de ptrole sur l'eau. Le lendemain du dversement, aucune nappe de ptrole n'tait dtectable sur l'eau. Des patrouilles ont t effectues sur la plage pendant six jours aprs le dversement, mais le ptrole n'a pas atteint le littoral. Une intervention massive d'urgence a t dclenche jusqu' qu'on soit en mesure de dterminer l'ampleur du dversement. Les fonctionnaires du gouvernement camerounais et les autorits locales de la rgion de Kribi ont t notifis et tenus au courant de la situation tout au long de l'intervention. la suite d'une enqute dtaille, plusieurs mesures ont t prises pour viter que l'incident ne se reproduise.

    Amlioration des procdures relatives aux conditions mtorologiques en engageant une socit prive de prvisions mto qui fournit des alertes concernant les vnements mtorologiques violents.

    Mise jour du mode opratoire relatif l'alignement du ptrolier, au systme de dconnexion rapide, aux conditions mto et aux tensions d'amarrage.

    Remplacement de l'quipement d'amarrage par un nouvel quipement. 10 Mai : Des travaux d'entretien taient en cours sur la vanne numro 4 du pipeline d'exportation au point kilomtrique 98. Pendant les travaux en cours, du ptrole a commenc couler d'une ligne de graissage en raison de la dfaillance d'une petite valve de contrle. Le systme du pipeline d'exportation a t immdiatement ferm. Tout le ptrole dvers a t confin l'excavation profonde entourant la vanne en rparation. L'quipe d'intervention d'urgence, dpche avec un camion-aspirateur, est arrive sur les lieux dans les heures qui ont suivi. l'aide du camion-aspirateur, elle a retir environ 27 barils de ptrole de l'excavation ce qui lui a permis de pntrer dans l'excavation et de raccorder la ligne de graissage.

  • Reportable EMP Situations

    15

    Pour viter que l'incident ne se reproduise, les procdures d'entretien des vannes de la ligne principale ont t modifies en se basant sur l'enqute post-incident.

    Nombre total de situations signaler par pays 1e T 2010 2e T 2010 Niveau

    I Niveau

    II Niveau

    III Total Niveau

    I Niveau

    II Niveau

    III Total Tchad 0 0 0 0 2 0 0 2Cameroun 1 0 0 1 3 0 0 3Total 1 0 0 1 5 0 0 5

    Situations de non-conformit par socit 1e T 2010 2e T 2010 Niveau

    I Niveau

    II Niveau

    III Total Niveau

    I Niveau

    II Niveau

    III Total

    Africa Security 0 0 0 0 1 0 0 1Bantou 1 0 0 1 0 0 0 0FMC 0 0 0 0 1 0 0 1PSN 0 0 0 0 3 0 0 3

    Situations de non-conformit par catgorie 1e T 2010 2e T 2010 Niveau

    I Niveau

    II Niveau

    III Total Niveau

    I Niveau

    II Niveau

    III Total

    Sant/Sant au travail 0 0 0 0 1 0 0 1Main-d'uvre Code du travail

    1 0 0 1 0 0 0 0

    Terres Usage non autoris 0 0 0 0 1 0 0 1Terres Rinstallation/restauration

    0 0 0 0 1 0 0 1

    Gestion des dchets Manutention/Transport

    0 0 0 0 2 0 0 2

    Total 1 0 0 1 5 0 0 5

    Rcapitulation des situations signaler aux 1e

    et 2e trimestres

  • Reportable EMP Situations

    16

    Le Plan de Gestion de lEnvironnement du Projet comprend des normes pour rapporter les situations de non-conformit et les dversements accidentels. Ces normes fournissent des mcanismes mthodiques et cohrents pour mesurer la performance des protections environnementales et la prvention des dversements accidentels.

    Situations de non-conformit Le systme de classement trois niveaux pour les situations de non-conformits a t conu comme un systme dalerte rapide pour dtecter les problmes et faciliter la rectification des comportements et pratiques non conformes bien avant quils ne deviennent assez graves pour causer des dommages.

    Cette pyramide illustre lapproche utilise par le systme dalerte rapide du Projet pour identifier et grer les situations de non-conformit au PGE. Les deux premiers niveaux servent alerter le Projet des impacts environnementaux possibles. Seul le niveau le plus lev, le niveau III, indique quun impact environnemental grave sest produit sur une ressource sensible identifie.

    Dversements Le Plan de Gestion de lEnvironnement du Projet exige que soient consigns les dversements accidentels relatifs un baril de ptrole, 10 barils d'eau produite ou 100 kilogrammes de produits chimiques.

    Contexte: Situations de

    PGE signaler

    Pourrait conduire un impact grave sur une ressource sensible identifie

    Niveau IIAction immdiate requise

    Aucun impact significatif sur une ressource sensible, identifie, mais non conforme au PGE

    Niveau IAlerte rapide

    Niveau IIIgrave

    Impact sur une ressource

    sensible identifie

  • 17

    Programme de suivi et de gestion du PGE

    u premier semestre 2010, le Projet a surtout port son attention sur un vaste ventail de mesures d'intervention et de prvention des

    dversements incluant notamment des exercices, l'intgrit des pipelines et des rservoirs, de mme que l'ducation communautaire.

    Ces deux exercices sur les dversements accidentels d'hydrocarbures sont des exemples du travail de prparation oprationnelle qui met frquemment l'preuve le personnel et l'quipement dans toutes les zones du Projet, d'une rivire proximit des champs ptroliers de Kom (en haut) jusqu'au terminal maritime au large de la cte de Kribi (en bas).

    Section

    4A

    Veiller la disponibilit

    oprationnelle : de Kom Kribi

  • Programme de suivi et de gestion du PGE

    18

    Veiller la disponibilit oprationnelle : le terminal maritime

    Les intervenants d'urgence dans un exercice sur un dversement accidentel gonflent et mettent l'eau depuis le pont du terminal flottant de stockage et de dchargement (en haut) des barrires flottantes usage maritime pour contenir le dversement. Une des embarcations d'assistance du navire dploie la barrire flottante dans l'eau (en bas gauche). Les navires de soutien, quant eux, se sont exercs pandre des dispersants pulvriss hypothtiques en utilisant l'eau de mer aux fins de l'exercice d'intervention en cas de dversement.

  • Programme de suivi et de gestion du PGE

    19

    Veiller la disponibilit oprationnelle : une rivire dans la zone des champs ptroliers

    Des plans d'intervention en cas de dversement accidentel d'hydrocarbures, spcifiques une rgion, ont tabli tout le long du trac du pipeline des points de contrle pr-planifis comme celui-ci, le long des berges d'une rivire dans la rgion de Kom. Ces points de contrle permettent un dploiement rapide des barrages flottants pour bloquer l'avance du ptrole en cas de dversement. Cette quipe d'intervention d'urgence, effectuant un des nombreux exercices qui ont lieu au cours de l'anne, a amen au site dans une remorque un dpt de matriel d'intervention en cas de dversement ainsi qu'un bateau moteur (en haut gauche et droite). La remorque contient, entre autres, des pans de barrages de confinement (en bas), diffrents types d'cumeurs, des matires absorbantes et des quipements de protection individuels.

  • Programme de suivi et de gestion du PGE

    20

    Prvention des dversements : les rservoirs du terminal maritime

    Tous les cinq ans, le Projet fait inspecter le mtal des rservoirs du terminal flottant de stockage et de

    dchargement suivant un calendrier alternant. Une quipe de chantier naval spcialement forme vient au Cameroun pour effectuer les inspections, incluant cette citerne de ballast pour l'eau de mer. Les rservoirs sont

    vids et nettoys pour les inspections afin que les inspecteurs puissent descendre en rappel le long des

    parois des rservoirs plusieurs tages afin de vrifier la prsence de corrosion sur chaque surface. Les

    techniciens utilisent des appareils lectroniques de mesure ultrasonique de prcision pour mesurer

    l'paisseur du mtal et dtecter les zones qui ont besoin d'tre renforces.

  • Programme de suivi et de gestion du PGE

    21

    Prvention des dversements : le pipeline d'exportation

    Racleurs intelligents et essais ultrasoniques de l'paisseur des mtaux ces technologies aident le Projet s'assurer que son plan de prvention contre la corrosion est en mesure de protger le pipeline d'exportation. Les racleurs sont des appareils qui sont systmatiquement envoys dans le pipeline pour nettoyer sa surface intrieure et aider l'inspecter. Ces racleurs (au milieu droite) contiennent des instruments sophistiqus servant dtecter les anomalies. Dans le cas prsent, les donnes collectes par les racleurs ont rvl un problme potentiel. Des quipes ont excav le pipeline cet endroit pour l'examiner de plus prs (en haut). Utilisant un appareil ultra-son (en bas gauche et droite), les personnels ont confirm la prsence d'une anomalie et ils l'ont donc rectifie avant qu'elle ne puisse devenir un problme.

  • Programme de suivi et de gestion du PGE

    22

    Le barrage de Lom Pangar : tudes environnementales et techniques sur la modification du pipeline

    Taco Hoencamp, socit Royal Haskoning, sous-traitant en valuation environnementale pour la

    modification du pipeline : Nous avons conclu que ce projet de modification du pipeline n'aura qu'un impact mineur sur l'environnement. Trois mesures de protection importantes seront appliques. Le projet sera

    ralis en pleine conformit avec le Plan de Gestion de lEnvironnement existant, qui est trs bon. Pour limiter l'accs aux braconniers, nous avons trouv un moyen de rduire les voies d'accs au site qui doivent

    tre limites et contrles. Notre recommandation aidera prserver la zone environnementale sensible existante. Le nouveau Parc national de Deng Deng ne sera pas affect et nous avons recommand de

    mettre contribution les camps de construction proximit pour rduire la superficie occupe par le projet. La conception du projet inclut aussi des vannes de contrle de scurit additionnelles pour limiter un

    dversement ventuel et il y a un bon plan d'intervention en cas de dversement accidentel qui prvoit un nouveau dpt d'quipement et de fournitures dans la zone pour les interventions en cas de dversement

    accidentel d'hydrocarbures.

    Des tudes techniques et d'valuation environnementale approfondies ont t ralises pour la modification du pipeline d'exportation, modification qui s'impose pour

    mener bien le projet d'lectrification du barrage de Lom Pangar au Cameroun. Les conclusions de ces tudes appuient le plan de modification des deux sections du

    pipeline qui seront inondes lorsque le barrage sera termin. Un grand nombre de reprsentants du

    gouvernement camerounais, des ONG et des mdias ont assist au sminaire du projet et ont obtenu des dtails

    complets sur l'tude ralise.

  • Programme de suivi et de gestion du PGE

    23

    Barrage de Lom Pangar : une coopration

    Gestion des dchets A mi 2010, le Projet avait stock moins de 891 tonnes dchets dangereux en attente dtre traits. Certains des dchets entreposs attendent un recyclage conformment aux directives du PGE. Le Projet utilise aussi diverses techniques, dcrites dans le PGE, pour liminer les dchets non dangereux (e.g., incinration, dcharge, recyclage et sous-traitants tiers), tel qu'illustr dans le tableau suivant.

    Tableau de rpartition des dchets non-dangereux (Tonnes)

    3e T 2009

    4e T 2009

    1e T 2010

    2e T 2010

    Total 12 mois

    Ordures mnagres incinres sur place 245 573 424 516 1 758 Dchets solides inoffensifs enterrs (dcharge) 111 353 187 171 822 Dchets recycls aux communauts locales 766 647 455 390 2 258 Dchets envoys des installations indpendantes autorises pour rutilisation, recyclage ou limination 237 101 91 841 1 270 Total 1 359 1 674 1 157 1 918 6 108

    Peter Matthys, Directeur gnral de COTCO/TOTCO : COTCO se rjouit de cooprer avec les autorits sur le projet d'adaptation

    du pipeline qui s'avre ncessaire pour que barrage puisse tre ralis. COTCO et le gouvernement ont sign un accord en 2009 en vue de financer des tudes environnementales et techniques

    relatives au projet d'adaptation du pipeline. COTCO a reu en novembre la somme de 3,1 millions de dollars octroye par le

    Gouvernement du Cameroun pour la ralisation de ces tudes. Ces tudes ont t entirement ralises dans les limites du budget et dans les dlais impartis par le Gouvernement. Les

    rapports finaux ont t examins par des experts indpendants pour le compte du Gouvernement camerounais et des bailleurs de

    fonds de COTCO.

    Michael Ngako Tomdio, ministre de l'nergie et de l'Eau pour le Cameroun : Le barrage de Lom Pangar permettra d'apporter environ 140 170

    mgawatts supplmentaires d'nergie garantie au systme des centrales lectriques existantes. Il est

    important de souligner que cette construction est d'une grande importance pour le dveloppement

    du secteur nergtique du Cameroun. En d'autres termes, cette installation constitue la clef de vote

    du systme lectrique camerounais.

  • Programme de suivi et de gestion du PGE

    24

  • 25

    La scurit e Projet a amlior sa performance en matire de scurit au premier semestre 2010, rduisant l'indicateur cl de performance, appel le taux

    d'incidents rapportables, un tiers du niveau enregistr l'an dernier. Les gestionnaires du Projet attribuent cette amlioration une nouvelle initiative en matire de scurit : la raffirmation de l'engagement du Projet l'gard d'un lieu de travail sr par laquelle chaque employ prend un engagement officiel en matire de scurit personnelle.

    L'engagement personnel envers le programme de scurit reconnat que les facteurs humains sont le fondement de la scurit, et que les engagements respectifs des employs constituent une culture de la scurit l'chelle de l'organisation. travers tous les chantiers du Projet dans les bureaux, sur les portes et les panneaux d'affichage, aux fentres les employs ont affich leurs promesses l'gard de la scurit. Chaque employ du Projet a rdig une promesse et l'a signe, en prenant un engagement personnel l'gard de la scurit. Bon nombre de promesses incluent des photos de famille et l'engagement d'appliquer ces pratiques de travail sres la maison.

    Section

    5L

    Un engagement personnel

    l'gard de la scurit

  • La scurit

    26

    Total daccidents rapportables Infrieur la rfrence de l'industrie (Nombre total d'incidents rapportables par 200 000 heures travailles)

    0.38 0.37 0.35

    0.600.48

    0.16 0.13

    0.390.23

    0.44

    0.580.68

    1.24

    0.890.74 0.72

    1.3

    1.03

    0.000.200.400.600.801.001.201.40

    Projet ce jour

    2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 1emoiti

    de 2010 Une mesure rependue de la performance de scurit, le taux d'incidents rapportables prend mme en compte les accidents avec blessure mineure. Jusqu'ici en 2010, les employs du Projet ont considrablement amlior le taux. Le taux d'incident rapportables des employs du Projet et contractants est demeur bien au-dessous du taux moyen de l'industrie ptrolire dans son ensemble et le taux au sein de l'industrie est un chiffre quatre fois suprieur au taux d'accident du Projet jusqu'ici en 2010. Le taux mesure les incidents rapportables par 200 000 heures travailles et la moyenne de rfrence de l'industrie ptrolire amricaine provient des rapports des socits qui font partie de l'American Petroleum Institute.

    Accidents ( consigner selon lOSHA) 3e T

    2009 4e T 2009

    1e T 2010

    2e T 2010

    12 derniers

    mois

    Projet (depuis 2000)

    Accidents mortels 0 0 0 0 0 4 Arrts de travail 0 0 0 0 0 27 Travaux allgs 1 6 0 1 8 139 Traitement mdical requis 2 5 2 3 12 289 Premiers soins 23 19 15 24 81 2 703 Heures de travail (milliers) 4 686 4 592 4 460 4 482 18 220 242 904 Analyse des tendances Taux dincidents signaler 0,13 0,48 0,09 0,18 0,22 0,38 Taux dincidents avec arrt 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,02

    Ces statistiques de scurit du Projet concernent EEPCI, TOTCO, COTCO, et les autres socits affilies travaillant pour le Projet et leurs sous-traitants respectifs. Elles incluent des incidents impliquant un lieu, un bien ou des activits excutes, contrles ou supervises par ces entits.

    Statistiques de scurit

    Rfrence de lindustrie U.S.

  • La scurit

    27

    Nombre daccidents de la route 3e T

    2009 4e T 2009

    1e T 2010

    2e T 2010

    12 derniers

    mois

    Project (Depuis 2000)

    Accidents de la route

    11 6 6 9 32 874

    Inclut tous les incidents de la circulation des vhicules du Projet, y compris ceux qui, d'aprs les directives de l'OSHA, ne sont pas rapportables. Le total inclut les accidents ayant caus des dgts matriels majeurs ou mineurs aux vhicules ainsi que les accidents avec des blesss, y compris les accidents non rapportables.

  • La scurit

    28

    Procds en matire de scurit : Analyse de la scurit des tches et espaces clos

    Chaque tche du Projet est prcde d'un processus d'valuation des risques relis la scurit, appel une analyse de la scurit des tches ou JSA. Par exemple, avant un exercice relatif un dversement accidentel d'hydrocarbures (en haut) l'quipe d'urgence s'est runie pour passer en revue une JSA de six pages, rpertoriant les risques et les mesures d'attnuation. La JSA mne souvent une procdure de scurit spcialise comme dans cette situation (en bas) concernant des travaux dans un rservoir au terminal maritime, o une procdure mticuleuse pour les espaces clos requiert une surveillance mthodique et une responsabilisation quant aux employs qui se trouvent l'intrieur ou l'extrieur du rservoir.

  • La scurit

    29

    Processus de scurit : transport arien

    Le Projet fait un usage considrable d'aronefs pour dplacer le personnel travers les centaines de champs ptroliers et le long du pipeline. Une gamme de procdures de scurit ont fait en sorte que le programme d'aronefs n'a enregistr aucun accident depuis que Projet existe. Les hlicoptres transportent le personnel destination et en provenance de l'hliport (en haut gauche) au terminal maritime au large. Tout comme lors d'un vol commercial, les passagers reoivent un briefing de scurit obligatoire avant le vol, ainsi qu'un livret de procdures de scurit pour les personnes arrivant bord du terminal maritime. Pour bnficier d'une marge de scurit supplmentaire, chaque avion du Projet est quip de deux moteurs et a deux pilotes (au milieu droite) bord. Les passagers portent des gilets de sauvetage, car c'est un trajet avec survol de l'eau et des protecteurs auditifs contre le bruit de l'hlicoptre. l'atterrissage, un agent incendie monte la garde (en bas droite) juste au cas o il y aurait un incident.

  • La scurit

    30

    Une anne sans accident : la rcompense

    Les quipes qui travaillent sur l'installation de forage n 292 ont atteint en juin une tape majeure en matire de scurit. Elles ont travaill pendant plus d'un an sans enregistrer aucune sorte d'accident, pas mme d'accident mineur ncessitant des premiers secours. Pour clbrer cet accomplissement et pour les fliciter, le Projet a organis un barbecue sur le chantier et ferm l'installation de forage l'heure du djeuner. Des tmoignages comme celui-ci visent rcompenser une performance en matire de scurit et un accomplissement qui inspire de la fiert, de mme que de btir une culture de scurit.

    Madjitelem Djindiguedji, assistant lectricien, installation de forage n 292 : Nous sommes vraiment fiers parce que nous avons fait a en suivant les procdures de scurit. valuer les risques avant de commencer le travail. Appliquer les pratiques communment admises. Sans prendre aucun raccourci. J'ai une femme et deux enfants et c'est pourquoi la scurit est vitale. Je pars de chez moi sain et sauf et je veux aussi rentrer chez moi sain et sauf.

    Netoumbaye Djimtolabaye, cariste, installation de forage n 292 : Le secret de notre record de scurit, c'est l'application des concepts que nous

    avons appris. Nous valuons les risques avant de commencer le travail. Nous communiquons en quipe et si nous voyons un problme, nous

    prenons du recul, arrtons le travail et rflchissons la situation avant qu'un accident ne se produise. Il ne faut pas trop se presser, car en

    commettant une erreur, on peut blesser quelqu'un.

  • La scurit

    31

    Mesure de la performance de scurit La prsentation et lanalyse statistique des rapports daccidents jouent un rle cl dans leffort de prvention dans le cadre de grands Projets industriels comme le Projet de Dveloppement Tchad-Cameroun.

    Comme beaucoup dautres socits, ExxonMobil a slectionn les directives largement reconnues de lOSHA comme standard pour la mesure des performances en matire de scurit dans le monde. Les statistiques obtenues par le Projet peuvent donc tre compares celles provenant dautres rgions.

    Les directives de lOSHA sont galement largement utilises par dautres socits ptrolires et un certain nombre de secteurs similaires, fournissant ainsi une source supplmentaire de rfrence pour mesurer la performance du Projet en matire de scurit.

    En plus de la mise en uvre mondiale des strictes directives de lOSHA, Esso se conforme galement toutes les rgles locales concernant lenregistrement et notification des accidents et des statistiques daccidents qui peuvent tre mises en vigueur dans le pays o elle exerce ses activits. En consquence, le Projet tient jour et analyse une gamme complte de statistiques en matire de scurit, mme si les gouvernements du Tchad et du Cameroun nont pas encore adopt de normes de scurit dtailles semblables celles que l'on retrouve dans les pays industrialiss.

    Transparence des rsultats La consignation des accidents par le Projet au Tchad et au Cameroun correspond aux pratiques de transparence appliques dans la plupart des pays industrialiss et, dans certains cas, les dpassent.

    Tous les accidents graves, y compris ceux qui tombent en dehors des directives de lOSHA, sont immdiatement dclars aux autorits locales des fins denqute. Les forces de lordre locales sont gnralement sur les lieux dans les quelques minutes qui suivent un accident grave et cooprent avec le Projet aux enqutes de police. La consignation des accidents par le Projet est donc identique ce qui se pratique aux tats-Unis et dans de nombreux pays o la police, les pompiers ou autres organisations durgence sont appeles sur la scne dun accident grave.

    De plus, les statistiques de performance de scurit, bases sur les normes de lOSHA, sont publies dans les rapports de mise jour. Comme lindique la prface, ces rapports sont publis sur Internet (www.essochad.com) et des centaines dexemplaires imprims sont distribus aux parties prenantes y compris aux ONG dans les deux pays daccueil et la communaut internationale.

    Contexte: Les standards du

    Projet relatifs aux rapports de

    scurit

  • 32

    Consultation et communication es sessions d'ducation publique dispense de village en village ont commenc le long de l'emprise du pipeline d'exportation qui s'tend sur

    des centaines de kilomtres au Cameroun. Les runions ducatives constituent le point de dpart d'une nouvelle initiative appele le programme d'intgrit de l'emprise o l'ducation publique sur la protection du pipeline s'allie une gamme complte de mesures regroupes et amliores sur l'entretien de l'emprise. En consquence, le nombre de runions de consultation publique a substantiellement augment au Cameroun au cours du deuxime trimestre. Table des runions de consultations Pendant les 12 derniers mois, le Projet a tenu environ 800 runions de consultation publique auxquelles ont assist prs de 26 000 personnes.

    3e T 2009

    4e T 2009

    1e T 2010

    2e T 2010

    Total

    Tchad Sessions 115 53 76 72 316Prsences 6 607 6 207 4 186 3 745 20 745

    Cameroun Sessions 123 88 116 154 481 Prsences 1 200 1 431 1 155 1 760 5 546

    Total du Projet Sessions 238 141 192 226 797 Prsences 7 807 7 638 5 341 5 505 26 291

    Section

    6L

  • Consultation et Communication

    33

    Sessions d'ducation de village en village : Le programme d'intgrit de l'emprise

    Tout le long de l'emprise du pipeline d'exportation au Cameroun, le Projet a commenc tenir des runions de sensibilisation sur le programme d'intgrit de l'emprise comme celle-ci dans le village de Bikondo (en haut). La nouvelle initiative met l'accent sur la participation locale pour prendre soin du pipeline. Les rsidents sont encourags cultiver les terres dgages de l'emprise pour autant qu'ils plantent uniquement des rcoltes enracinement superficiel, la prsence d'arbres directement dans l'emprise tant interdite. En plus d'un dialogue qui se droule dans les deux sens pendant les sessions, des t-shirts orns de slogans (en bas gauche) sont distribus gratuitement pour que tout le monde se souvienne des directives. Par ailleurs, un programme amlior d'embauche et de formation des villageois relatif la surveillance du pipeline a t largi toutes les zones du pipeline. Jean-Marie Se (en bas droite), Chef du village de Zoatoupsi : Cette nouvelle approche pour prendre soin de l'emprise du pipeline est trs importante. Nous en sommes trs heureux. Tous les coupeurs d'herbe qui travaillent l'entretien sur le trac du pipeline reoivent ainsi un salaire standard. Il est bon aussi que notre village aide patrouiller le pipeline. Comme nous connaissons trs bien la rgion, nous ferons du bon travail. Et si jamais il y a un problme, ce sera un problme qui nous concernera tous. C'est pourquoi nous sommes contents de notre participation.

  • 34

    Compensation e montant total de la compensation individuelle pour l'occupation des terres vers par le Projet durant les 4 derniers trimestres s'lve plus de

    920 millions de FCFA (plus de 1,9 million de dollars) en espces et en nature. Plus de 13,2 milliards de FCFA (environ 22,3 millions de dollars) en compensation individuelle ont t verss depuis le commencement du Projet. Compensation individuelle (en millions FCFA)

    3e T 2009

    4e T 2009

    1e T 2010

    2e T 2010

    Total 12 mois

    Total ce jour

    Tchad 182,7 203,1 251,8 266,5 904,1 7 546,40 Cameroun 4,3 3,7 5,8 5,6 19,4 5 704,00 Total du Projet

    187,0 206,8 257,6 272,1 923,5 13 250,40

    Les crmonies de paiement de compensation aux utilisateurs de terrains individuels comme celle-ci dans le village de Bero dans la zone des champs ptroliers suivent un protocole plusieurs tapes qui est dfini dans le Plan de Gestion de lEnvironnement. Les taux de compensation sont affichs et des runions de suivi sont tenues dans les villages pour s'assurer que les compensations proposes sont bien comprises, en incluant le droulement d'un dialogue pour rpondre toutes les questions. Le paiement lui-mme a lieu en public pour que toutes les personnes du village puissent voir que tout le monde est trait de la mme manire. Les photographies prises lors du paiement de compensation vers chaque utilisateur de terre ont t conserves depuis le dbut de la construction du Projet.

    Section

    7L

  • Compensation

    35

  • 36

    Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

    n programme de cration de nouvelles rizicultures pour les cultivateurs de la zone des champs ptroliers a ralis ses premires plantations au

    premier semestre 2010, juste temps pour la saison des pluies. Cette initiative foncire fait partie d'une srie de mesures additionnelles que le Projet a adopte, maintenant que les activits des neuf domaines d'action initiaux du plan d'action d'attnuation de l'occupation des terres de 2007 sont pratiquement termines.

    Section

    8U

    Cration de nouvelles

    rizires

    Les cultivateurs dans les villages de dix zones des champs ptroliers travaillent ensemble (en haut) sur deux grandes rizires de dmonstration,

    en testant diffrentes varits (mdaillon) pour trouver celle qui sera la plus productive dans la zone des champs ptroliers. Cette initiative crera

    de nouvelles rizires, c'est--dire une nouvelle rserve de terres disponibles pour les cultivateurs dont la terre a t utilise par le projet de

    dveloppement ptrolier. Dans ces champs situs dans les rgions basses proximit de rivires qui dbordent annuellement pendant la

    saison des pluies, les cultivateurs peuvent appliquer leurs techniques de culture traditionnelle en bnficiant des conseils d'experts agronomes.

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

    37

    Cration de nouvelles rizires : une collaboration d'quipe Le programme rizicole financ par le Projet inclut aussi comme partenaires le Centre du riz pour lAfrique (anciennement, l'Association pour le dveloppement de la riziculture en Afrique de lOuest), CETREN, une ONG locale et des experts agronomes du gouvernement tchadien de l'Office National de Dveloppement Rural.

    Dr Allayam Rayamta, CETREN, une ONG tchadienne locale qui conseille les cultivateurs : Sur nos deux sites de dmonstration, les cultivateurs du

    village font des essais sur quatorze varits de riz, en comparant leur riz traditionnel avec diffrents croisements de riz asiatique et africain. Nous ne pouvons pas leur imposer une varit : il leur appartient donc de choisir ce

    qu'ils vont cultiver tout en s'appropriant le projet. Ils doivent prendre en compte non seulement le rendement de culture et la rsistance aux maladies,

    mais ils doivent aussi aimer le got. Comme cette dmonstration s'tend plusieurs villages de la rgion, tout le monde peut voir les rsultats.

    Nadlem Allahondoum, expert agronome du gouvernement tchadien, Chef de secteur de l'Office National de Dveloppement Rural (ONDR) de Doba :

    C'est le premier test de ces varits au Tchad. C'est un test qui sera utile l'chelle du Tchad, car nous disposerons d'un test qui nous indiquera

    quelle varit de riz peut tre cultive dans des rgions comme celle-ci o il n'y a pas beaucoup d'eau. C'est important, car si a marche, un plus grand

    nombre de personnes auront de la nourriture et de l'argent, car le riz est une culture de rente. Je suis heureux de rapporter que jusqu'ici tout va bien.

    Emanuel Djikolmbaye, Chef du village de Madana : a a t une bonne initiative de la part d'Esso d'introduire ce projet dans nos villages. Nous

    avons t forms de nouvelles techniques agricoles. Par exemple, nous n'arrachions pas toujours auparavant les mauvaises herbes dans nos

    rizires. Nous essayons aussi de nouvelles varits de riz qui peuvent donner des rcoltes de riz plus abondantes. Nous goterons aussi bien sr les nouvelles varits de riz pour voir celles que nous aimons. Les

    quatre villages de Madana, Danmadjia, Bela et Koutounya, travaillent sur cette ferme-essai. C'est la premire fois que tant de villages travaillent

    ensemble dans un champ.

    Igelin Mbarab, riziculteur du village de Madjo : Le travail ici va bien. Au dbut, c'tait dur, mais maintenant, a fait du bien de voir tout ce riz qui

    pousse. Nous sommes tous impatients de voir ce que la rcolte va donner et quelle varit sera la meilleure pour nous.

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

    38

    Des femmes cultivant des semences de riz : une nouvelle entreprise Madjo

    Le programme rizicole aura besoin de semences pour les nouvelles rizires. Il n'existe aucune industrie majeure de semences au Tchad et presque toutes les semences doivent tre importes des pays voisins. C'est pourquoi le Projet a aid ces femmes du village de Madjo (en haut) dmarrer une entreprise de semences. Un ancien chantier du Projet a t remis en tat en ajoutant une couche arable et en forant deux puits pour vacuer l'eau dans la rizire en vue de garantir une rcolte mme les annes o il n'y a pas de pluie.

    Rosalie Dadmal (en bas droite), dirigeante du Groupement Yelkone, un mot qui signifie sauver la semence : Nous produisons ici des semences de nouveau riz au profit de notre groupe de femmes et du village. Cette production va nous aider, car nous pouvons la vendre pour de l'argent. Nous utiliserons cet argent pour faire des achats et du commerce, pour acheter des produits et les revendre. L'avantage de cultiver notre propre semence, qui est de meilleure qualit, c'est que nous augmentons la production de riz pour nous et les autres dans la rgion.

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

    39

    Amliorer la fertilit de la terre

    Sur l'emplacement d'une ancienne fosse d'emprunt, le Projet a fourni des semences (mdaillon) au village de Bero pour

    une plante de haricot fertilisante appele mucuna (en haut), portant parfois aussi le nom de haricot de velours ou de pois mascate. La technique d'amlioration du sol finance par le

    Projet a t adopte par les agriculteurs du village (en bas droite) mme s'il s'agit d'une nouveaut pour la rgion. Si

    cette nouvelle technique donne de bons rsultats, elle pourrait donner lieu des amliorations importantes dans

    l'amendement des sols et s'avrer particulirement utile dans la remise en tat des chantiers du Projet.

    Manass Assidongar, Chef de groupement : Le travail est bon ici. la bonne saison, nous rcolterons les graines. Nous esprons que les graines que nous cultivons aideront tout le monde dans le village de Bero. Dans cette fosse d'emprunt remise en tat, nous avons retrouv notre terre et c'est bien. Nous sommes un peu inquiets au sujet des rgions basses du littoral et de leur productivit au point de vue culture. Mais nous sommes vraiment contents des mesures qu'Esso a prises.

    Isaac Nedjam Mbaornom, Chef de ferme de Deli : Les plantes de mucuna fertiliseront le

    sol et aideront amliorer le sol dans la fosse d'emprunt remise en tat. Et leur bienfait ne

    s'arrte pas l. Pas dans ce projet de culture de graines, mais dans de futurs projets, on produira de l'alimentation pour le btail. Les graines sont

    aussi utilises en mdecine. Les plantes prviennent l'rosion.

    du sol. Dans deux ans nous saurons coup sr si le test fonctionne ici Bero avec les plantes normalement cultives dans d'autres rgions. Si c'est le cas, d'autres cultures de graines pourront tre

    faites pour des projets d'amlioration du sol dans de nombreuses autres rgions du Tchad.

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

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    Une vrification indpendante de la performance du PGE Une autre mesure adopte par le Projet au-del des neuf domaines d'action initiaux a t de faire raliser une valuation environnementale et sociale du programme actuel de forage du Projet par une firme-conseil indpendante. L'tude a t finance par le Projet et gre conjointement par le Projet et le personnel environnemental de la Socit financire internationale du groupe de la Banque mondiale.

    D'aprs les conclusions de l'valuation : Les mesures d'attnuation existantes sont mises en uvre conformment aux exigences du Plan de Gestion de lEnvironnement (PGE) existant, au Plan de rinstallation et de compensation du Tchad (CRCP) et au Plan d'action de l'attnuation de l'occupation des terres (LUMAP).

    valuation cible en matire environnementale et sociale impacts incrmentiels du programme de forage additionnel pour les champs ptroliers de Kom et de Bolobo, Tchad tude mene par ENVIRON, Londres, Royaume-Uni

    L'tude a effectu une analyse du programme des nouvelles rizires et a recommand que le Projet poursuive ses efforts pour convertir les basses terres du littoral et les rgions marcageuses en rizires. L'tude a galement offert des recommandations additionnelles pour amliorer l'efficacit des travaux du Projet en vue d'attnuer les impacts de son occupation des terres dans la zone des champs ptroliers, incluant :

    Le dveloppement d'indicateurs de performance cls complmentaires utiliser dans l'valuation de l'tat des personnes affectes par le Projet et le suivi du maintien des modes de subsistance et des progrs de la restauration.

    Des techniques pour une collaboration plus troite entre les diverses quipes socio-conomiques du Projet.

    Des mthodes de partage des informations parmi les quipes pour amliorer la cohrence des informations et rduire le nombre de fois o le Projet contacte les dtenteurs de terrains.

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

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    Lalphabtisation fonctionnelle dans les villages: un taux de frquentation qui a quadrupl dans les villages Pour le Projet, tous les rsidents d'un village sont les bienvenus pour assister aux cours dalphabtisation fonctionnelle pas seulement les personnes ligibles et cette anne les cours taient trs populaires. Soixante-douze personnes taient ligibles au cours, mais quatre fois autant de personnes ont profit de cette offre, soit un total de 300 personnes. Ces cours enseignent des comptences de base en mathmatiques, en comptabilit, en marketing et en gestion d'inventaire. Ils ont t initialement conus pour rendre service aux personnes ligibles la rinstallation d'aprs les directives du PGE.

    Les cours dalphabtisation fonctionnelle ont lieu en plein milieu du village, souvent sous un arbre ombrageux comme Mbanga (en haut droite) et toutes les personnes qui veulent assister au cours reoivent des cahiers d'exercices et se voient attribuer un sige. Les rsidents du village de Dildo posent pour une photo de classe aprs avoir termin leur cours dalphabtisation fonctionnelle (en bas gauche).

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

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    Lalphabtisation fonctionnelle : les rsultats dans les villages

    Micheline Rabeye, village de Dildo : Avant, je ne connaissais ni l'alphabet ni les chiffres et je ne savais pas comment

    conomiser de l'argent. Maintenant je peux lire, crire et grer mon entreprise. Ce sont des comptences que j'utilise chaque jour. J'ai conomis de l'argent et j'ai achet des cochons, des chvres, des sacs de crales, une bicyclette et un tlphone

    mobile pour mon fils. Nous avons aussi appris travailler en quipe et nous avons form une association d'pargne pour les

    femmes.

    Jacqueline Danoum, village de Dildo : Nous sommes une famille de neuf. Mon entreprise s'est vraiment amliore. Par

    exemple, j'ai conomis pour acheter une bicyclette ce qui me facilite la tche en allant acheter du poisson sch les jours de

    march. Ma fille a mme t capable d'aller l'cole. Nous avons pu nous permettre d'acheter de nouveaux vtements et

    d'obtenir de l'aide quand nous sommes malades.

    Philemon Boudjingar, village de Mbanga : Essentiellement, j'ai une ferme et un petit magasin qui me fournit l'argent ncessaire pour quilibrer l'anne entre les rcoltes. L'argent m'a permis de

    constituer un troupeau de six chvres et j'ai quatre cabanes dans ma cour. J'ai accumul cela au fil des ans et maintenant

    lalphabtisation fonctionnelle a fait en sorte que mon magasin soit plus solide et plus professionnel. a m'a permis

    d'augmenter les profits de mon magasin d'un tiers jusqu'ici cette anne.

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

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    Rapport d'avancement des travaux Le plan d'action d'attnuation de l'occupation des terres de 2007 subdivise en neuf catgories l'ensemble des activits se rapportant aux travaux du Projet pour maintenir le mode de subsistance agricole. Presque tout ce travail initial a maintenant t mis en uvre alors que le Projet assume des initiatives supplmentaires pour amliorer la restauration du mode de subsistance dans la zone des champs ptroliers.

    Domaine d'action 1 Identification et valuation: termine et en cours d'extension Des tudes socio-conomiques maison par maison des villages et des mnages les plus affects donnent une image prcise de l'occupation des terres et leurs utilisateurs dans la zone de dveloppement des champs ptroliers, la base de la planification de l'attnuation. Les tudes ont t effectues auprs de presque 3 000 mnages dans la zone initiale des trois champs ptroliers. Ces tudes seront largies pour englober cinq rgions de village supplmentaires afin de clarifier l'impact de l'occupation des terres sur un primtre plus large.

    Domaine d'action 2 Rduction de limpact sur loccupation des terres: en cours Pour minimiser l'occupation des terres par le Projet, les quipes de construction et les

    ingnieurs ont travaill la remise en tat de ces terres pour qu'elles puissent tre rendues l'agriculture. Diverses mthodes d'attnuation des impacts de l'occupation des terres sont employes, dont notamment : la rduction de la superficie des emplacements de puits, le regroupement de puits sur un mme emplacement, le forage dvi, les stimulations de puits et le dveloppement des puits compartiment par compartiment.

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

    44

    Gestion de lensemble de la superficie au sol du Projet

    0

    250500

    7501000

    1250

    15001750

    20002250

    2500

    27503000

    32503500

    2Q05 4Q05 2Q06 4Q06 2Q07 4Q07 2Q08 4Q08 2Q09 4Q09 2Q10 la mi-anne, la superficie occupe par le Projet tait juste au-dessus de 2 600 hectares. La superficie occupe par le Projet est donc reste ainsi peu prs au mme niveau depuis 2005, mme si des douzaines de puits ptroliers et d'infrastructures associes ont t ajouts pendant ce temps. Jusqu'ici, les efforts dploys pour la remise en tat des terres ont permis de restituer 1 140 hectares de terre l'agriculture depuis que le programme de remise en tat des terres a commenc.

    Terres rendues(1 142 Hectares rendues lagriculture)

    Occupation temporaire des terres

    Occupation permanente des terres

    Superficie au sol 2 612 hectares

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

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    Domaine d'action 3 Rinstallation: pratiquement termine Le Plan d'action tablit un objectif obligatoire de restauration du mode de subsistance des mnages et des communauts les plus affects par les besoins fonciers du Projet. Le domaine daction 3 du plan ncessite l'laboration et la mise en uvre de plans spcifiques aux sites pour accomplir l'objectif voulu, en donnant corps aux principes existants du Plan de gestion de l'environnement en matire de rinstallation et de compensation. Des plans spcifiques aux sites ont t labors pour chacune des dix villages de la zone de dveloppement des champs ptroliers et leur mise en application est en cours ou a t mene bien.

    Domaines d'action 4 et 5 Formation non agricole et formation en technique d'agriculture amliore: en cours Ces deux options de formation offrent des alternatives la rinstallation physique des mnages et de leurs fermes. Bien que les fermiers soient compltement ddommags pour les terres dont le Projet a besoin, la superficie de leurs fermes a diminu. Les programmes visent les aider maintenir leur mode de subsistance agricole sur le long terme. Les domaines d'action 4 et 5 du plan prvoient des amliorations de la mise en application de ces deux lments du programme de compensation du PGE en matire de rinstallation.

    Une formation de renforcement a t offerte aux mnages qui n'ont pas tout fait russi aprs leur formation initiale. Tel que le montre le tableau suivant, des valuations de suivi indiquent que 133 des 150 dtenteurs de terrains qui ont suivi la formation ont pu restaurer leur mode de subsistance, ce qui correspond un taux de russite de 89 % la moiti de 2010.

    Type de formation

    Nombre des participants

    Mode de subsistance

    restaur Culture marachre 31 28 Artisanat/Produits locaux 14 13 levage 75 65 Agroforesterie 12 11 Pche 5 5 Riziculture 5 5 Gestion des cultures pluviales 8 6

    Total 150 133 Taux de russite 89%

    En utilisant le systme des situations particulires du recensement de mnage par mnage, le Projet a identifi des mnages qui ont besoin d'une aide supplmentaire au-del de la compensation qu'ils ont reue quand le dveloppement des champs ptroliers a rquisitionn initialement une partie de leur terre. La formation de renforcement a donn de bons rsultats, atteignant un taux de russite de 89% parmi les participants cette formation en 2010, aprs un taux de russite de 88 % pour la formation offerte en 2009.

    Domaine d'action 6 Compensation individuelle: termine Le Plan d'action ncessite une mise jour du manuel de gestion foncire du Projet qui est un document de mise en application de la compensation nonce dans le Plan de Gestion de lEnvironnement. Le travail dans ce domaine d'action a t achev en 2008.

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

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    Domaine d'action 7 Compensation communautaire: pratiquement termine La compensation communautaire fournit une attnuation des impacts du Projet au niveau du village sous forme de projets de dveloppement devant tre choisis par le village, comme la construction ou lamlioration des salles de classe , des puits d'eau, des places de march ou des projets de dveloppement gnrateurs de revenus.

    Dans tous les villages, un processus de consultation complet a t mis au point pour aider les communauts choisir leurs projets. La technique d'valuation rurale participative emploie des facilitateurs des ONG pour orienter le processus en tenant jusqu' dix runions du village.

    Progrs raliss quant aux projets de compensation communautaire et supplmentaire En tout, trente-cinq communauts reoivent une compensation communautaire supplmentaire. Certaines communauts ont choisi deux petits projets plutt qu'un grand projet. En tout, soixante-sept projets ont donc t choisis.

    Type de Projet Ralis

    En cours de

    ralisation Entrept crales communautaire 4 0 Salle communautaire 9 0 Culture du mas 1 0 Meuneries 6 2 coles : trois salles 3 0 coles : une salle 7 0 coles : maisons pour les directeurs 7 4 coles : mobilier de remplacement 6 2 Puits d'eau 14 2

    Total 57 10 Domaine d'action 8 Consultation et communication: en cours La consultation publique forme le noyau du Plan daction. Tel que dcrit ci-dessus, un nouveau processus de consultation collaborative a t mis en application pour aider les communauts choisir leurs projets de dveloppement de compensation communautaire. Ce rapport est la neuvime dition de mise jour du Projet contenant des informations dtailles sur le travail d'attnuation de l'occupation des terres ralis par le Projet depuis l'identification initiale du problme relatif aux terres. Les rapports sont affichs sur le site Web du Projet www.essochad.com. Ils sont aussi distribus grande chelle sous forme imprime aux intervenants et aux ONG. Des rapports dtaills du plan d'action d'attnuation de l'occupation des terres sur la restauration du mode de subsistance pour les mnages et les villages (dcrit dans le domaine d'action 9) ont aussi t posts sur le site Web du Projet

    Domaine d'action 9 Surveillance et organisation: en cours Plusieurs moyens de surveillance ont t crs pour permettre de faire un suivi de la progression de la mise en uvre du Plan d'action.

    Des rapports trimestriels sur l'tat des villages adresss au personnel environnemental de la Socit financire internationale.

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

    47

    Des rapports annuels adresss au personnel environnemental de la Socit financire internationale sur l'tat des mnages individuels.

    Des plans d'attnuation spcifiques au site pour chacun des villages les plus affects. Les tudes effectues mnage par mnage, dcrites prcdemment et autres outils de

    cartographie socio-conomique et de surveillance. Ces tudes :

    - Faire un suivi de la restauration du niveau de vie et des progrs relatifs au maintien des moyens de subsistance des mnages qui ont opt pour une formation non agricole ou en agriculture amliore.

    - Identifier dans la base de donnes des utilisateurs chaque mnage individuel affect par les nouveaux besoins en terre et analyser l'impact potentiel de la superficie rduite de terre sur l'agriculture.

    - Aider laborer des plans communautaires spcifiques aux sites en matire de restauration et de maintien du mode de subsistance.

    Historique des programmes de compensation du PGE Tous les utilisateurs de terres ainsi que les villages ont t ddommags conformment au Plan de Gestion de l'Environnement approuv avant la construction du Projet.

    Depuis le commencement de la construction en 2000, le Projet a ddommag environ 12 900 occupants de terrains individuels de 7 000 hectares de terre dans 375 villages sur toute la longueur du Projet depuis les champs ptroliers de Kom, au Tchad, jusqu'au terminus du pipeline d'exportation Kribi, au Cameroun.

    Dans la zone de dveloppement des champs ptroliers, les utilisateurs de terre individuelle, soit un peu plus de 4 400 personnes ont t ddommags pour plus de 3 800 hectares de terre En fait, le Projet a occup moins de 3% des 100 000 hectares de terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers. Quand toutes les terres occupes par des constructions temporaires seront rendues, le pourcentage sera juste au-dessus de 1% des 100 000 hectares.

    La conformit du Projet aux obligations de compensation du PGE a t documente dans les rapports de mise jour du Projet et par le Groupe Indpendant pour le Suivi de la Conformit aux Spcifications du PGE et le Groupe International Consultatif de la Banque Mondiale. (Pour plus de renseignements sur les activits de compensation, consulter la section sur la Compensation). Un ensemble de principes de base a rgi l'effort de compensation, dont en particulier :

    Une procdure transparente de compensation avec un minimum de quatre tapes de communication et de consultation pour que tous les habitants du village puissent voir quaucun habitant nest favoris par rapport aux autres.

    Contexte: volution de loccupation

    des terres et compensation

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

    48

    Une sensibilisation aux coutumes et traditions ainsi quaux exigences de la lgislation locale. La plupart des terres dans la zone du Projet sont contrles par le village et attribues par le chef du village. Au Tchad et au Cameroun, presque toutes les terres sont juridiquement la proprit de ltat. Au lieu dtre propritaires comme en Europe ou aux tats-Unis, les fermiers nont que lutilisation des terres pour la culture. Le Projet nachte donc pas la terre mais verse des compensations au fermier pour son travail et ses pertes de rcoltes, en vertu des dispositions de PGE.

    L'archivage de toutes les transactions de compensation. Chaque paiement est enregistr et va dans un dossier avec une photo de la transaction et lempreinte digitale du bnficiaire.

    viter la rinstallation des mnages grce une reconfiguration du Projet et loffre de deux alternatives la rinstallation, la formation aux techniques de culture amliore et une formation aux mtiers non agricoles.

    Historique du plan d'action d'attnuation de l'occupation des terres Tandis que les trois champs ptroliers initiaux taient en cours de dveloppement, et que les rsultats de la compltion des puits dorigine commenaient tre obtenus, il est devenu vident qu'il faudrait de nombreux puits supplmentaire pour augmenter la production dhydrocarbures de la rgion de Doba. Ces forages supplmentaires et l'infrastructure de collecte des hydrocarbures ainsi que l'alimentation en lectricit pour les puits demandaient une occupation de terres plus importante que prvu initialement.

    la mi-2005, le Projet a commenc dployer des efforts importants dans le cadre de l'occupation des terres suite la dclaration d'une situation de non-conformit de niveau II concernant la cadence de la remise en tat et de la restitution aux communauts des terres utilises provisoirement tel que spcifi dans le PGE.

    Au dbut de 2006, le Projet a libr les surfaces ncessaires pour commencer traiter le retard pris sur ses engagements concernant la remise en tat des terres afin que celles-ci puissent tre rendues aux villages pour des usages agricoles.

    En juin 2006, les auteurs de ltude sur lvaluation du Plan de rinstallation et de compensation du Tchad (Chad Resettlement and Compensation Plan Evaluation Study) (Drs Robert Barclay et George Koppert, 2006) ont recueilli des donnes sur le terrain pour une tude indpendante commande conjointement par le Projet et la Socit financire internationale.

  • Occupation des terres dans la zone de dveloppement des champs ptroliers

    49

    Vers la fin 2006, le Projet avait mis au point un plan d'action d'attnuation initial sur la base des rsultats de l'tude et avait commenc le mettre en uvre.

    Le plan d'action final d'attnuation de l'occupation des terres, adopt en avril 2007, a amlior le plan initial avec la collaboration du Service du dveloppement social et de lenvironnement de la Socit financire internationale du groupe de la Banque mondiale. Pour consulter le texte complet du plan d'action finalis et les documents connexes, voir le site Web du Projet 0Hwww.essochad.com.

    Au dbut de 2008, une quipe de spcialistes affecte la mise en uvre du plan d'attnuation de l'occupation des terres a ralis tous les engagements de travail de la premire anne tels qunoncs dans le plan. On a organis des travaux continus pour restaurer les niveaux de vie dans les neuf domaines d'action catgoriss comme dans le plan initial

  • 50

    Emploi local la mi-2010, les tchadiens and camerounais dtenaient neuf sur dix des emplois directs du Projet. Le haut niveau de nationalisation est la

    consquence de l'objectif du Projet de remplacer les expatris au sein de ses effectifs, en aidant les employs accder des postes suprieurs par une combinaison d'acquisition de comptences, de cheminement de carrire et de formation en cours d'emploi.

    Lors de l'atelier annuel sur la nationalisation, les statistiques prsentes au gouvernement tchadien ont dmontr les progrs du programme de nationalisation depuis le dbut de la production six ans auparavant. Par exemple, la fin de l'poque de la construction en 2003, les Tchadiens dtenaient 64 % des emplois du projet chez EEPCI. Maintenant, la mi-2010, la main-d'uvre tchadienne chez EEPCI est passe 90 %.

    la mi-2010, pour l'ensemble du Projet, la main-d'uvre nationale reprsentait 90 % de tous les employs du Projet au Tchad et au Cameroun combins.

    Section

    9

    Atteindre une nationalisation

    de 90 % de la main-doeuvre

  • Emploi local

    51

    Engagement l'gard de la nationalisation

    Abdelkerim Batil Tagoi, Directeur de l'ONAPE, l'Office de l'emploi du gouvernement tchadien : partir de 2003, beaucoup d'expatris ont t remplacs. Bien sr, ma mission consiste toujours mieux faire,

    faire accder les gens des emplois hautement qualifis, dans les emplois les mieux pays. Nous avons donc une base de donnes de

    curriculum vit tchadiens pour faciliter le placement quand Esso a besoin de quelqu'un. Nous exigeons que les socits se dotent d'un plan de formation long terme et qu'elles le suivent. Nous exigeons

    toujours que les employs travaillent aux cts des expatris pour acqurir une formation et pour ventuellement remplacer ces derniers.

    C'est a l'objectif.

    Yolla Zongre, Directeur des Affaires publiques et gouvernementales, EEPCI : J'ai commenc travailler pour aider crer une industrie ptrolire dans mon pays, il y a presque trente ans en 1982 comme

    ingnieur pour le gouvernement et maintenant je travaille pour Esso. En 1989, un ministre m'a dit que c'tait seulement un rve lointain.

    Pourtant, c'est l que nous sommes maintenant. En tant que Tchadien, je peux affirmer que nous vivons notre rve. Notre peuple a vraiment

    l'espoir d'une vie meilleure.

    Colin Eggleston, Baker Hughes : Au cours des deux dernires annes, nous avons engag sept Tchadiens pour des postes de haut niveau et

    nous allons en engager trois autres. Ce sont de rcents diplms qui reoivent tous (ou vont tous recevoir) une formation Cape Town, Dubai et aux tats-Unis. Pour ce qui est des sept premiers, ils vont remplacer les expatris d'ici un ou deux ans au sein de notre main-

    d'uvre. C'est l'objectif. Nous travaillons avec certaines des technologies les plus sophistiques du secteur ptrolier, et le Tchad et les Tchadiens possderont en bout de ligne cette capacit technique.

    C'est important, car le Tchad n'avait aucune industrie ptrolire quand le Projet a commenc.

  • Emploi local

    52

    Nationalisation sur le terrain : Travailler au terminal maritime Au tout dbut de la production, les travaux trs techniques sur le terminal flottant de stockage et de dchargement (TFSD) taient surtout l'apanage des expatris. Maintenant, six ans plus tard, presque tous les travaux au terminal maritime sont excuts par des Camerounais.

    Thomas Priso, Coordinateur de matriel : J'ai dbut l'entrept en 1997. Travailler ici a chang ma perception des gens, car dans ce poste, nous

    travaillons et vivons en troite proximit avec des gens de partout dans le monde et de cultures diverses. Depuis le dbut, je souhaitais avoir un travail

    qui ne soit pas seulement un moyen de gagner ma vie pour ma famille. Le travail est intressant et, c'est important de le dire, il reprsente une grande

    partie du dveloppement du Cameroun.

    Youssoufa Abo, Adjoint administratif : Mon travail a commenc en 2001 comme moniteur d'atelier dans le Nord. Je travaille depuis trois ans ici sur le TFSD. Je n'avais jamais travaill en mer ; c'est trs intressant et j'ai appris

    beaucoup de choses. Le travail ici se droule bien ; il est gr trs efficacement, en mettant toujours l'accent sur la scurit et sur la bonne

    faon de procder. Cet emploi est parfait pour ma famille. Nous avons notre propre maison et je suis capable de payer les frais de scolarit de mes

    quatre enfants.

    Henry Abongwa, contrematre de pont : a fait cinq ans que je travaille ici sur le TFSD, ce qui reprsente un tiers de mon temps en mer. tre marin

    veut gnralement dire tre loin de sa famille pendant de longues priodes, mais maintenant ma famille est toujours proximit grce cet amarrage

    permanent. Il est galement important que tout le monde comprenne que ce TFSD est de plus en plus gr par des Camerounais. J'ai commenc

    comme employ d'entretien gnral et je suis maintenant contrematre. C'est seulement un des nombreux exemples de l'intgration des

    Camerounais dans la main-d'uvre du Projet.

  • Emploi local

    53

    Salaires Le montant total des salaires verss aux travailleurs locaux pour les douze derniers mois a atteint 38,0 milliards de FCFA (79,5 millions de dollars US).

    Au premier trimestre de 2010 les salaires pays aux employs tchadiens se sont levs 8,3 milliards de FCFA (17,5 millions de dollars US). Au deuxime trimestre, les salaires se sont levs 8,9 milliards de FCFA ($17.2 millions de dollars US).

    Au premier trimestre de 2010, les salaires pays aux employs camerounais se sont levs 1,5 milliard de FCFA (3,3 millions de dollars). Au deuxime trimestre, les salaires se sont levs 1,4 milliard de FCFA (2,8 millions de dollars).

    Rcapitulatif de la main duvre du Projet par trimestre

    Fin 3e T 2009

    Fin 4e T 2009

    Fin 1e T 2010

    Fin 2e T 2010

    Tchad Ressortissants 6 442 6 328 6 338 6 513 Expatris 838 860 775 764

    Total Tchad 7 280 7 188 7 113 7 277

    Cameroun Ressortissants 1 140 1 125 1 056 990 Expatris 81 68 64 68

    Total Cameroun 1 221 1 193 1 120 1 058

    Total du Projet 8 501 8 381 8 333 8 335

    Les rcapitulatifs des salaires et des niveaux d'emploi sont bass sur les rapports les plus rcents des sous-traitants du Projet et pourraient faire l'objet d'un ajustement dans de futurs rapports.

    Statistiques d'emploi local

  • Emploi local

    54

    Niveau de qualification des employs locaux Encadrement Qualifis Semi qualifis Non qualifis

    1e T 2010 2e T 2010 1e T 2010 2e T 2010 1e T 2010 2e T 2010 1e T 2010 2e T 2010 Tchad 253 261 2 789 2 866 1 901 1 954 1 395 1 432Cameroun 214 209 297 323 261 196 284 262Total du Projet

    467 470 3 086 3 189 2 162 2 150 1 679 1 694

    Non-qualifis22.6%

    Semi-qualifis28.7%

    Qualifis42.5%

    Encadrement6.3%

    Plus de 71% des Tchadiens et des Camerounais travaillant pour le Projet avaient des postes qualifis et semi-qualifis la mi-2010, et 6% avaient des postes de supervision. Les postes qualifis correspondent des postes doprateurs en salle de contrle, de techniciens sur champs ptrolier, de techniciens en construction, en mcanique, en lectricit et en instrumentation, de surveillants du PGE ou de soudeurs. Des exemples de postes de qualification intermdiaire incluent des aides cuisiniers et des assistants soudeurs.

    Catgories demplois

  • Emploi local

    55

  • 56

    Dbouchs conomiques locaux e montant total des achats effectus par le Projet auprs des fournisseurs locaux a approch les 112 milliards de FCFA (plus de 235 millions de

    dollars US) pour les 12 derniers mois. Depuis que le Projet a commenc, les achats effectus slvent 1,26 trillion de FCFA (pratiquement 2,3 milliards de dollars US).

    Au Tchad, les achats des quatre derniers trimestres slevaient 78,4 milliards de FCFA (environ 165 millions de dollars US), portant le total des achats ce jour au Tchad presque 799 milliards de FCFA (environ 1,5 milliards de dollar US).

    Au Cameroun, les achats des quatre derniers trimestres slevaient 33,4 milliards de FCFA (Plus de 70 millions de dollars US), portant le montant total des achats ce jour au Cameroun presque plus de 462 milliards de FCFA (plus que 793 millions de dollars US).

    Achats du Projet auprs des fournisseurs locaux (en milliards de FCFA)

    3e T 2009

    4e T 2009

    1e T 2010

    2e T 2010

    Total 12 mois

    Total ce jour

    Tchad 20,2 20,6 18,5 19,1 78,4 799,3 Cameroun 7,6 10,1 8,0 7,7 33,4 462,2

    Total du Projet 27,8 30,7 26,5 26,8 111,8 1 261,5

    Ce tableau a t prpar avec les donnes les plus rcentes. Les donnes des trimestres prcdents ont t mises jour et incluent les donnes enregistres en retard.

    Section

    10L

  • Dbouchs conomiques locaux

    57

    Le programme populaire de l'Universit d'excellence en affaires va lancer une nouvelle srie de cours cette anne, en tablant sur les matires offertes aux entreprises tchadiennes en 2008 quand les cours ont t offerts pour la dernire fois. L'Universit d'excellence en affaires a t rendue possible grce un financement important du Consortium. l'occasion du lancement du nouveau programme, parmi les cinquante participants au programme de 2008, certains font un rtrospectif pour valuer la faon dont leur entreprise a volu la suite de ce qu'ils ont appris.

    L'Universit d'excellence en

    affaires

    Le programme nous a permis de devenir plus efficaces et plus rentables. Pour ce qui est des ressources humaines et de la gestion, nous avons appris grer le personnel avec plus d'efficacit, planifier l'horaire des employs de faon accomplir plus de travail moindre frais. Finalement, nous

    avons largi notre gamme de clients : part Esso, nous comptons maintenant parmi nos clients des ONG comme CARE et des organisations internationales comme les Nations unies.

    Oumar Adoudou Zaid, Directeur gnral de Garantie : Le programme d'excellence en affaires a eu un impact

    positif sur notre organisation parce qu'il tait ax sur les comptences d'entreprise. Il a apport des solutions la

    gestion de notre entreprise. Nous avons ainsi amlior les ressources humaines, la mesure de la qualit et les

    finances. Notre entreprise est devenue plus pratique et plus professionnelle. Par exemple, nous avons dcid de

    suivre l'approche d'une tude de cas du programme. Nous avons restructur notre organigramme, nous l'avons

    simplifi, condens et nous avons combin les postes.

  • 58

    L'Universit d'excellence en affaires : Deux ans plus tard L'Universit d'excellence en affaires vise augmenter la capacit des entreprises tchadiennes, en particulier leur capacit soutenir la concurrence dans le cadre des opportunits avec le projet ptrolier. La srie de cours en 2008 a attir 50 managers d'entreprises tchadiennes cherchant acqurir des connaissances sur la gestion du contrle de la qualit, le marketing et la gestion des ressources humaines. La formation tait dispense par le Centre d'expansion conomique grce l'appui de ses membres : la Chambre de commerce tchadienne, les trois membres du Consortium et la Socit Financire Internationale, une institution de la Banque Mondiale.

    Ali Ahmed Ali, Encobat, Directeur gnral : Le programme a t vraiment utile si on fait le bilan des deux dernires annes depuis le dbut du programme.

    Nous avons en particulier amlior notre gestion, notre contrle de la qualit et nos mesures de scurit. Aprs la formation, avec toutes les connaissances

    acquises, nous avons rorganis la compagnie, non seulement le service que nous fournissions Esso, mais galement tous nos clients. Nous avons

    tendu nos prestations des projets dirigs par la Banque mondiale et les organismes franais, car ils ont les mmes exigences de protection

    environnementale, de qualit et de scurit. En fait, nous avons impos les exigences et les procdures de scurit d'Esso au sein de toute notre

    entreprise. Suite la formation, nos profits ont nettement augment et notre expansion se poursuit.

    Ahmat Khamir, Propritaire, Copguard : Un avantage pour nous a t la scurit de notre personnel. Nous avons compris l'importance de la scurit, partir d'une des tudes de cas de la formation, et nous avons mis en uvre au

    sein de notre entreprise de solides procdures de scurit, allant jusqu' les promouvoir auprs de nos employs pour qu'ils les appliquent la maison. En finance, nous avons t incits faire l'acquisition d'un logiciel de comptabilit

    et notre gestion financire est maintenant bien meilleure. la suite du programme d'excellence en affaires, nous avons pris de l'expansion et cette

    expansion se poursuit encore aujourd'hui. La formation nous a aids planifier pour cette expansion ainsi qu' faire face la crise financire mondiale. Nous sommes trs contents des rsultats et nous ne manquerons pas de participer

    au nouveau programme.

    Khalil Djalal, Vice-prsident de la Chambre de commerce : Le programme de formation d'excellence en affaires constitue une nouvelle approche, au

    Tchad, pour amliorer nos entreprises : c'est une mthode de gestion qui est moderne. Cette nouvelle mthode permet aux propritaires d'entreprises de

    se concentrer sur les choses les plus importantes et d'tablir des priorits. Nous souhaitons tendre ce programme d'autres entreprises que les sous-

    traitants d'Esso. Depuis le dveloppement du secteur ptrolier, nous avons chang et une plus grande activit commerciale s'est cre : nos entreprises

    doivent donc tre prtes saisir les opportunits qui s'offrent elles. Notre futur n'est pas seulement fond sur le ptrole, mais aussi sur le

    dveloppement de notre conomie toute entire, sans oublier le secteur agricole qui servira assurer la scurit alimentaire de notre peuple.

  • Dbouchs conomiques locaux

    59

    Btir une entreprise : Emploi Service

    La premire agence de placement voir le jour au Cameroun, qui est maintenant un des

    plus gros employeurs du pays, s'est largement btie sur sa relation avec le Projet

    qui remonte aux premiers jours de la construction. La socit fonde en 1994, a

    grandi exponentiellement aprs avoir dcroch un contrat avec le Projet. La

    socit opre partir de deux immeubles modernes de Douala (en haut droite),

    construits par la fondatrice Collette Minka (en blanc) avec les recettes de l'entreprise en

    forte expansion.

    Depuis ses modestes dbuts, la socit a russi btir une entreprise internationale

    avec une longue liste de clients part sa relation avec COTCO. En plus du

    recrutement d'employs temporaires, la socit gre maintenant une grande masse

    salariale ainsi qu'un programme de formation pour les employs (en bas).

  • Dbouchs conomiques locaux

    60

    Marcel Ekang, Emploi Service, Directeur gnral adjoint : Nous avons des bureaux dans sept pays d'Afrique occidentale et dans les dix provinces du

    Cameroun. Cette norme expansion a commenc en 1994 quand notre directrice gnrale, Madame Collette Minka a ouvert la premire agence de

    placement au Cameroun. l'poque, ce type d'entreprise tait pour le moins inhabituel dans notre pays. Cette nouvelle approche protgeait des personnes

    qui travaillaient souvent sans contrat pendant des annes avec un statut temporaire. Puis, un dveloppement spectaculaire s'est produit : la signature d'un contrat avec COTCO lorsque la construction a commenc. Cela nous a

    obligs apprendre et adopter les systmes d'ExxonMobil. Il tait alors peu commun d'offrir une formation aux employs, d'avoir un programme de

    protection de l'environnement et des procdures de scurit. Depuis lors, notre portefeuille de clients s'est considrablement dvelopp et nos revenus

    ont tripl. Nos employs sont placs dans 80 pour cent des entreprises au Cameroun. Nous avons en tout prs de 90 employs permanents et 3 000

    personnes que nous plaons. Pour tout cela, nous pouvons remercier notre partenariat avec COTCO avec qui nous avons maintenu une collaboration

    d'apprentissage et de rsolution de problmes.

  • 61

    Sant e Projet offre dans ses cliniques des soins mdicaux gratuits ses employs, un avantage social trs apprci au Tchad et au Cameroun o

    des soins mdicaux peuvent tre difficiles obtenir, surtout dans les zones rurales. Les cliniques du Projet ont enregistr plus de 20 000 consultations de patients au cours des quatre derniers trimestres. La plupart de ces soins taient dus des conditions mdicales nayant aucun lien avec lactivit professionnelle. Consultations dans les cliniques du Projet

    3T2009 4T2009 1T2010 2T2010Tchad 5 027 4 400 4 017 4 036

    Cameroun 842 798 557 503

    Total du Projet 5 869 5 198 4 574 4 539

    Donnes sur la sant des employs du Projet

    MSTs1 vnements SSS2

    (sauf paludisme et MST) Hospitalisations/

    Observations Medevacs 1T2010 2T2010 1T2010 2T2010 1T2010 2T2010 1T2010 2T2010

    Tchad 67 66 248 214 15 12 3 2Cameroun 6 4 1 2 0 4 0 1

    Total du Projet

    73 70 249 216 15 16 3 3

    1. MST: Maladies sexuellement transmissibles. 2. SSS: Service davertissement anticip pour identifier les changements dans les taux de maladies. Certaines maladies couvertes par le systme SSS comprennent les maladies gastro-intestinales et les maladies respiratoires. Le SSS met l'accent sur d'autres maladies part les deux qui ont t prioritairement cibles : le paludisme et les maladies sexuellement transmissibles. Les tendances releves dans le taux des maladies peuvent aider les spcialistes de la sant du Projet dceler un problme sanitaire avant que celui-ci n'atteigne un niveau pidmique.

    Pour des informations sur les efforts intensifs du Projet dans sa lutte contre le paludisme au Tchad et au Cameroun, voir le chapitre sur l'Investissement communautaire.

    Section

    11L

  • 62

  • 63

    Investissement communautaire lors que le programme de Renforcement du Pouvoir conomique des Femmes Entrepreneurs dans la zone des champs ptroliers entame sa deuxime anne, d'autres coopratives de femmes sont venues

    s'ajouter au programme. Dans la lutte contre le paludisme, le travail progresse au sein de deux programmes importants subventionns par la fondation ExxonMobil au Tchad et au Cameroun.

    Les femmes de l'Association des Femmes Sage ont une cooprative d'achat et de vente , achetant des produits qu'elles peuvent revendre profit. Elles se tiennent ici dans leur petit entrept avec des sacs d'arachides et de grains qu'elles vont mettre sur le march.

    Section

    12A

    Renforcement du Pouvoir Economique

    des Femmes Entrepreneurs : le

    commerce des arachides

    Julpha Laoudane, Prsidente, Association des Femmes Sage, Doba : Cela fait huit ans que notre association fait du commerce, mais on peut affirmer que depuis deux annes nous prosprons notamment grce au programme de Renforcement

    du Pouvoir Economique des Femmes Entrepreneurs . Grce au travail de proximit dAfricare ralis grce au financement dExxonMobil nous avons pu nous

    diversifier et nous. venons ainsi d'envoyer 41 sacs d'arachides la RCA. Pour nos familles, le nombre de repas est pass dun trois fois par jour. Nous avons pu inscrire nos enfants dans des coles professionnelles et prives de la place et

    mme l'tranger. Une femme de notre association a construit une nouvelle maison et une autre a remplac son toit en chaume par un toit en tle. Nous avons aussi

    form une association d'pargne pour les femmes.

  • Investissement communautaire

    64

    Renforcement du Pouvoir Economique des Femmes Entrepreneurs : une deuxime anne en cours Dans sa deuxime anne, l'Initiative pour le Renforcement du Pouvoir Economique des Femmes Entrepreneurs a ralis ses objectifs par le financement de 30 micro-crdits et de projets de formation pour les coopratives de femmes dans la zone des champs ptroliers. L'initiative, mise en uvre par l'ONG internationale Africare, a t finance pour une priode de trois ans hauteur de 1,7 million de dollars par la Fondation ExxonMobil. Le but final est de financer 100 coopratives de femmes et aussi de leur offrir des programmes de formations qui contribuera augmenter leurs revenus de 80 %.

    Toussourom Djimdoulngar Ngarastam, Sous-prfet, Sous-prfecture rurale de Doba : Je peux voir les effets du projet de

    Renforcement du Pouvoir Economique des Femmes Entrepreneurs en ville, et dans mon quotidien puisque je suis aussi membre d'une des bnficiaire du projet. Par le pass, ,

    de nombreux partenaires ont soutenu les femmes et leurs associations, mais l'effet n'tait pas aussi manifeste. Dans ce

    cas, l'effet est vident. Et on na pu en voir les effets positifs lors des notre semaine portes ouvertes o les femmes sont venues

    des villes et villages du Logone expos leur travail. Les gens taient impressionns et ont mme demand si ces femmes

    venaient d'un autre pays. C'tait sensationnel. Dans notre socit, ce sont les femmes qui nourrissent les membres de la

    famille. Le soutien du Projet profite donc galement bon nombre d'autres personnes. Si a continue, la pauvret va

    reculer dans notre rgion. Bref, nous voyons un rsultat positif.

    Dr Abraham Usman, Reprsentant d'Africare pour le pays : Nos premires associations ont maintenant l'quipement dont elles

    ont besoin ; c'est ce qu'on peut appeler l'effet de dcollage, une vritable perce. Les associations de femmes doivent galement

    tre capables d'utiliser l'quipement de faon adquate et durable. Cette tape a t franchie. Comme dit l'adage : Plutt

    que de leur donner du poisson, nous leur avons appris pcher. Elles ont aussi les comptences ncessaires pour trouver des

    marchs. titre d'exemple, une cooprative de vtements a trouv des coles qui avaient besoin d'uniformes et elle s'est

    dveloppe pour s'introduire sur le march des uniformes scolaires.

  • Investissement communautaire

    65

    Renforcement du Pouvoir Economique des Femmes Entrepreneurs: l'levage des chvres

    L'Association Melom achte des chvres que les membres du groupe engraissent pour le march. La cooprative bnficie dune subvention pour le Renforcement du Pouvoir Economique des Femmes Entrepreneurs.

    Yvette Nebinon, Association Melom (un mot qui signifie paix) : La gestion des affaires a t une des premires choses apprises dans le

    programme. Le rsultat a amlior la vie de nos familles. Notre revenu a augment et vous pouvez voir nos investissements dans notre cour. Nous avons augment notre stock pour pouvoir faire plus d'argent. Nous avons

    mme tabli un tiroir-caisse l'intention de nos membres pour les aider avec des prts. Par exemple, un prt m'a aid acheter une chvre qui

    m'a dj donn deux chevreaux.

  • Investissement communautaire

    66

    Renforcement du Pouvoir Economique des Femmes Entrepreneurs : un restaurant

    Les femmes du restaurant de Nessang Kom Atan ont cre leur restauraunt en faisant la cuisine pour les employs et les rsidents qui vivent autour des diffrentes bases vies

    Clemencia Menodji droite, fille de Milie: Le renforcement de capacit a t un changement pour nous. Le programme nous a beaucoup appris, y compris des comptences en passation de march. J'ai conomis assez d'argent pour mes frais de scolarit et des vtements. Toutes les femmes ici ont assez d'argent pour mieux prendre soin de leurs enfants en leur offrant une nourriture plus abondante et de bons soins mdicaux.

    Milie Menodji ( gauche), restauratrice, membre de Nessang, Kom Atan : Avec le soutien du projet de Renforcement du Pouvoir Economique des

    Femmes Entrepreneurs d'Africare financ par ExxonMobil, nous avons bien russi ici. Si nous avions eu autant de soutien depuis le dbut, nous serions

    trs loin. Nous avons fond le groupe en 2003 et nous faisons partie du programme du Renforcement du Pouvoir Economique des Femmes

    Entrepreneurs depuis un an et demi. Nous avons cr notre groupe parce que nous avons suppos qu'il y aurait une demande pour des plats cuisins,

    comme il y en a chaque fois qu'un grand nombre de personnes sont rassembles un endroit. Grce au nouveau soutien, nous avons obtenu de

    l'quipement et un financement pour des dpenses et des amliorations d'entreprise. Cela nous a permis de satisfaire aux exigences sanitaires du

    Projet. C'est ainsi que nous venons de passer un contrat avec le sous-traitant d'entretien de l'emprise du Projet en vue nourrir les employs sur le terrain.

  • Investissement communautaire

    67

    La lutte contre le paludisme : deux subventions importantes Le paludisme continue de tuer des milliers de personnes chaque anne au Cameroun et au Tchad. La maladie afflige aussi des milliers d'autres personnes, sapant de ce fait la productivit de deux nations dont les populations essaient de sortir de la pauvret. Le programme mondial dradication du paludisme Roll Back Malaria vise contenir ce problme, principalement par une action locale dans des partenariats publics/privs. Pour appuyer cet effort, la Fondation ExxonMobil a accorde deux nouvelles subventions importantes au Cameroun et au Tchad pour un total de plus de 2,1 millions de dollars.

    Le Cameroun Au Cameroun, la subvention d'ExxonMobil de plus de 1,5 million de dollars pour les trois prochaines annes aidera :

    Identifier les facteurs qui contribuent au problme du paludisme dans les 234 villages situs sur le trac du pipeline d'exportation.

    Accrotre d'au moins 50 % le nombre de personnes ayant disposition des moyens de prvention contre le paludisme, telles que des moustiquaires, parmi la population de la zone du Projet.

    Accrotre d'au moins 10 % le nombre de cas de paludisme convenablement grs suivant les protocoles standards.

    Enseigner aux rsidents dans la zone du Projet les mthodes les plus efficaces de prvention et de contrle du paludisme.

    valuer les rsultats des interventions intgres pour pouvoir tirer des leons pour l'avenir. Les partenaires de mise en uvre incluent le Ministre de la Sant camerounais, COTCO, l'Association Camerounaise pour le Marketing Social/PSI, l'Universit de Yaound, l'Universit de Bordeaux, Sanofi Aventis Cameroun et le Service Mdical International.

    Le Tchad Au Tchad, la subvention d'ExxonMobil dun peu plus de plus de 600 000 dollars et qui stale sur 3 ans entre dans sa deuxime anne pour vise atteindre les objectifs suivants :

    Former 100 % des travailleurs de la sant dans les rgions vises de Logone Oriental et de NDjamna la gestion et aux soins appropris des cas de paludisme.

    Assurer la protection et la prvention du paludisme d'au moins 80 % des enfants et des femmes en ge d'avoir des enfants au moyen de moustiquaires imprgnes d'insecticide de longue dure et de kits de traitement.

    Mener des activits ducatives de prvention du paludisme dans au moins 80 % des villages et des quartiers des deux rgions cibles.

    Le projet est gr conjointement par la Division du contrle du paludisme du Ministre de la Sant tchadien ainsi que par les dlgations des rgions et districts sanitaires du Ministre. Les organismes collaborant ce projet incluent les ONG locales et des associations telles que la Croix-Rouge tchadienne, World Vision et l'UNICEF.

  • Investissement communautaire

    68

    La lutte contre le paludisme : prises de sang sur le terrain

    Les enqutes sur le terrain ont commenc au deuxime trimestre pour le nouveau programme

    antipaludique du Cameroun, financ par une subvention de 1,5 million de dollars de la Fondation ExxonMobil. Les quipes ont recueilli les prises de

    sang et autres donnes permettant de mettre le programme sur pied et d'tablir une ligne de base

    pour mesurer les rsultats. Une fois que ces mesures auront t prises, le programme commencera

    l'ducation communautaire et la distribution des moustiquaires antipaludiques. Cette initiative est la dernire d'une srie d'efforts dans la lutte contre le

    paludisme que le Projet a appuye, depuis le dbut de l'poque de la construction, dix ans auparavant.

  • Investissement communautaire

    69

    La lutte contre le paludisme : Ciblage des femmes et des enfants En plus du programme antipaludique au Cameroun, la Fondation ExxonMobil a donn plus de 660 000 dollars pour renforcer les efforts continus dploys dans la lutte contre le paludisme au Tchad en partenariat avec le Ministre de la Sant du pays et UNICEF. Cet appui au partenariat de mise en uvre du programme d'radication du paludisme Roll Back Malaria vise former les travailleurs de la sant la gestion et aux soins des patients souffrant de paludisme et fournir des moustiquaires antipaludiques 80 % des enfants et des mres des rgions de NDjamna et de Logone Oriental.

    Les femmes dans ce service de maternit de l'hpital de Doba recevront en partant une moustiquaire imprgne d'un insecticide longue dure defft qui est un des moyens les plus efficaces pour se proteger contre le paludisme.

    Bernadette Ndjenam, sage-femme l'hpital de Doba : Les moustiquaires constituent une prvention contre les piqres de

    moustiques pour les femmes et leurs enfants. Comme le paludisme peut provoquer une fausse couche ou tuer la mre,

    nous fournissons des moustiquaires surtout aux femmes enceintes qui viennent en consultation prnatale en plus des .

    vaccins contre le ttanos.. Quand j'tais l'cole, mon pre voulait que je sois infirmire et j'ai vu des professionnels de la sant sauver des vies dans les films. Cela m'a inspir et c'est

    ce que nous faisons aujourd'hui.

  • Investissement communautaire

    70

    Dr Djimasd Mbairebe, spcialiste de la sant de l'UNICEF pour les enfants, les femmes et le paludisme : Le paludisme est la cause numro un des maladies et des dcs au Tchad surtout chez les enfants de moins de cinq ans. Il y a toutefois un traitement et une prvention disponible pour cette maladie. Nous pouvons donc nous procurer ce dont nous avons besoin et rduire le taux de mortalit. Nous savons que 17 % des dcs au Tchad sont causs par le paludisme. Et la maladie se rvle coteuse pour notre pays plus d'un titre, surtout cause des absences au travail qui minent la productivit du Tchad, et nous empchent d'atteindre une meilleure qualit de vie.

  • Investissement communautaire

    71

    La lutte contre le paludisme : Les orphelinats et les coles

    Au premier semestre 2010, loccasion de la Journe Mondiale de Lutte contre le Paludisme, le Consortium a distribu des moustiquaires imprgnes 5 orphelinats de NDjamna et lHpital de Doba Lorphelinat SOS fait partie des 5 orphelinats slectionnes qui ont toutes reues 200 moustiquaires l'orphelinat SOS de NDjamna, 200 moustiquaires ont t remises par le Consortium.

    Mariette Ngarnbo, orphelinat SOS, agent social : Nous vivons dans un pays o le paludisme rgne en

    matre. Par consquent, les moustiquaires aident vraiment les enfants. Sans elles, beaucoup de nos enfants mourraient.

  • Investissement communautaire

    72

    Soutien pour les Bagyeli Bakola : une mise jour de RAPID Depuis ses dbuts en 2002, le programme pour les peuples indignes, cr l'intention des Bagyeli Bakola, a graduellement atteint un niveau de soutien stable. Le programme est administr par l'ONG RAPID, qui reoit son financement de la Fondation pour l'Environnement et le Dveloppement au Cameroun (FEDEC). La fondation environnementale FEDEC a t forme au tout dbut du Projet grce un don du Projet de 3,5 millions de dollars en financement de dmarrage et l'an dernier, le Projet a promis un financement additionnel de 1,5 million de dollars pour aider la Fondation tendre vers un dveloppement durable.

    RAPID a fourni des statistiques sur son travail avec les Bagyeli Bakola.

    ducation : 245 Bagyeli Bakola sont alls l'cole en 2010, soit trois fois plus de participants que lorsque le programme a commenc en 2002. Douze jeunes gens sont prts aller au lyce. Depuis que le programme a commenc, RAPID a fourni 800 bourses d'tudes annuelles aux Bagyeli Bakola.

    Soins de sant : 125 personnes par mois utilisent les cliniques o RAPID a conclu une entente, une augmentation de 15 30 personnes par mois par rapport il y six ans. Un programme point focal avance de l'argent pour des soins de sant aux dirigeants de la communaut afin d'aider les gens obtenir rapidement des soins en cas d'urgence.

    Agriculture : 172 familles reoivent actuellement une formation ou un autre soutien agricole, une hausse trs nette par rapport aux 45 familles de la premire anne du programme en 2002. L'agriculture les aide accrotre la nourriture et l'argent qu'ils obtiennent en chassant.

    Logement : 39 maisons ont t construites depuis 2002. On avait d'abord prvu de fournir les matriaux et de donner une formation aux gens pour qu'ils construisent leur propre maison et avoir ainsi un sentiment d'appartenance. Depuis 2009, le programme a accru son soutien pour aller au-del de la fourniture des matriaux et de la formation pour construire de fait les maisons pour les Bagyeli Bakola.

    Celestine Mbarga, RAPID, Directeur du programme l'intention des peuples indignes pour FEDEC : Il y a une bonne coopration avec la fondation

    FEDEC qui est notre principal bailleur de fonds, c'est--dire notre base. Le soutien de la Fondation a aussi permis d'attirer des fonds additionnels des autres ONG et d'organismes gouvernementaux comme le Programme de

    dveloppement des Nations unies, le Fonds mondial pour la nature et le Programme National de Dveloppement Participatif du Cameroun. La

    Fondation gre soigneusement les fonds : les contrats sont de six mois, les audits trimestriels et le comptable reoit une formation. Il est important pour moi de souligner qu'aider les peuples Bagyeli Bakola demandera beaucoup

    plus de travail et un financement hauteur de ce que la Fondation pu fournir jusqu'ici. Par exemple, certains de nos enfants boursiers sont maintenant au

    lyce et nous esprons qu'ils iront l'universit. Toutes les personnes qui ont appris un mtier comme la menuiserie ou la fabrication de chaussures ont

    besoin d'outils pour transformer leurs connaissances en gagne-pain.

  • Investissement communautaire

    73

    Soutien pour les Bagyeli Bakola : le village de Bidou

    Dans le tout petit village de Bidou, le programme pour les peuples indignes a aid amliorer certaines maisons en les construisant avec du bois massif comme celle-ci qui est encore en cours de construction (en haut), une amlioration par rapport aux maisons en torchis (en bas gauche) occupes par bon nombre de Bagyeli Bakola.

    Bertin Bhou (en bas droite), un membre du village de Bidou : Cette maison est un exemple de l'aide que nous avons reue. Elle est nettement mieux que nos vieilles maisons, car elle a un toit en mtal et des

    murs en bois pour nous protger des intempries. Nous sommes sept personnes vivre ici, incluant mon oncle le propritaire. Deux enfants dans cette maison sont alls l'cole avec l'aide de la Fondation. Mon oncle agit comme le point focal mdical et par l'entremise de RAPID fournit de l'argent aux gens malades

    pour des mdicaments et le transport la clinique ou l'hpital.

  • Investissement communautaire

    74

    Soutien pour les Bagyeli Bakola : le village de Bidou Le soutien pour les Bagyeli Bakola inclut un programme agricole qui a aid les membres du village de Bidou tablir des parcelles de jardin (en haut gauche). Des parcelles comme celle-ci fournissent du manioc et d'autres aliments (en haut droite) pour amliorer la nutrition.

    Pierre Bischouaba Bouh (en bas, gauche), docteur en mdecine traditionnelle et chef du village de Bidou avec une mre et son bb : RAPID m'a fourni de l'argent titre de point focal communautaire pour que si une personne tombe malade, elle obtienne de l'aide sans dlai. Je remets l'argent au malade ou sa famille pour qu'ils puissent obtenir de l'aide tout de suite. Cette anne nous avons eu trois cas srieux. a a t trs utile pour nous Bidou. Par exemple, cette femme a reu de l'argent du point focal pour des soins mdicaux pendant sa grossesse et vous pouvez voir que son enfant est en bonne sant.

  • Investissement communautaire

    75

    Promouvoir l'ducation et les bourses d'tudes

    Les employs du Projet quittent souvent leur bureau et leur chantier pour se rendre dans des coles. Les ingnieurs prsentent des journes dorientation de carrire. Les employs de la station de pompage vont dans les villages pour enseigner la scurit et la prvention du paludisme. En juin, le bureau de NDjamna a organis la premire dition du Prix de lExcellence. Ce prix a runi dix coles de la Capitale. Ce prix a pour but dencourager les jeunes lves exceller dans leurs tudes, gage de russite Les lves supporteurs (en haut), les candidats (en bas gauche), le jury constitu des chefs dtablissements (au milieu) et les vainqueurs de la comptition recevant leur trophe ( droite). Sophie Remadji ( gauche), lune des laurates du premier prix de

    lExcellence du Collge Sacr-Coeur, tient les livres qu'elle a remport comme 1er prix, offert en conformit avec le programme acadmique de lEducation Nationale Tchadienne: Jaimerais devenir mdecin. Nous avons un grand

    problme de sant, avec un mdecin pour 1 000 habitants. Jaimerais surtout devenir cardiologue car il y en a un seul pour tout le Pays. J'ai t ravie de

    gagner. J'ai remport le prix la suite de mon travail continu, de mes lectures et de mon travail dans des groupes d'tudes.

    Flicit Mgongoto ( droite), la mre de Sophie : Au Tchad, avec la pauvret et le sous-dveloppement du pays, il est difficile pour nous de russir. Moi aussi, jai voulu tudier, mais je n'avais personne qui pouvait menvoyer

    lcole. Je suis veuve, donc jlve seule mes enfant. . Pour Ramadji, Dieu lui a donn du talent. SI elle arrive devenir mdecin, elle pourra aides ses

    frres et surs. Elle ira loin, elle fera mieux que sa mre.

  • 76

    Revenus du brut tchadien es investissements du Projet pour soutenir les niveaux de production du ptrole brut, jumels des prix forts pour le ptrole du bassin de Doba ont

    contribu accrotre considrablement les revenus globaux tchadiens au cours du premier semestre 2010.

    Le Projet a investi 2 milliards de dollars au cours des trois dernires annes pour maintenir la production du ptrole brut des champs ptroliers du bassin de Doba au Tchad. En consquence, la moyenne de production journalire a augment d'environ 5 % plus de 125 000 barils de ptrole brut par jour la mi-2010.

    Les prix du ptrole sur le march mondial, au cours des dernires annes, ont t bien plus levs que prvus quand le projet tait au stade de la planification. Malgr la volatilit des prix, le prix du baril depuis 2008 a t en moyenne de 69,37 $, prs de deux fois le prix qu'il atteignait au tout dbut de la production.

    Ces deux facteurs une forte production de ptrole brut et des prix de brut en hausse ont fait en sorte que les revenus du projet du Tchad s'lvent au total plus de 5,5 milliards de dollars. Les revenus du Tchad ont de loin dpass les niveaux envisags pour un projet dont la dure de vie est de 20 25 ans.

    Pour plus d'informations sur les investissements du Projet au soutien de la production, voir le chapitre sur la Production et la Construction.

    Section

    13L

  • Revenus du brut tchadien

    77

    Revenus ptroliers du Tchad mi 2010 (millions de dollars U.S.)

    3e T 2009

    4e T 2009

    1er T 2010

    2e T 2010

    Total 12 mois

    Total ce jour

    Redevances sur les ventes de brut1 0 52 102 97 251 1 913

    Revenus lis au pipeline 0 1 1 1 3 58

    Impt sur les bnfices des socits 2 143 216 225 280 864 3 389

    Charges, permis, droits, etc.3 7 14 16 14 51 345 Project Total 150 283 344 392 1 169 5 705

    1. Paiements de redevances en espces verss par tous les membres du Consortium. 2. montants de limpt sur les bnfices des socits qui incluent les paiements effectus par le Consortium et TOTCO. 3. Les montants totaux verss ce jour par le Projet ont t ajusts pour exclure les montants prcdemment inclus correspondants aux services fournis par des entits Gouvernementales, telles que les socits de fourniture dlectricit et deau, les hpitaux et les services de tlcommunication.

    Volatilit du prix de March du brut du bassin de Doba

    (Par mois en dollars U.S.)

    64.5870.73

    30.76

    117.51

    76.70

    0

    20

    40

    60

    80

    100

    120

    Jan

    Feb

    Mar

    Apr

    May

    Jun Ju

    lAu

    gSe

    pOc

    tNo

    vDe

    cJa

    nFe

    bMa

    rAp

    rMa

    yJu

    n Jul

    Aug

    Sep

    Oct

    Nov

    Dec

    Jan

    Feb

    Mar

    Apr

    May

    Jun

    Prix

    sur

    le m

    arch

    du

    bru

    t de

    Dob

    a en

    $

    Moyenne depuis 2008 = $69,37

    2008 2009 2010

  • Revenus du brut tchadien

    78

    Des routes pour la capitale

    Partout NDjamna, dans la capitale du Tchad, des projets de construction de rues comme celui-ci ont t financs par les revenus du projet ptrolier. Quand le Projet a dmarr, NDjamna ne comptait que quelques kilomtres de rues asphaltes et un grand nombre de secteurs de la ville taient impraticables cause de la prsence d'une boue profonde et de mares d'eau pendant la saison des pluies. Maintenant, mme pendant la saison des pluies, on peut accder bon nombre de ces secteurs cause des nouvelles rues asphaltes.

  • Revenus du brut tchadien

    79

    Investissement des revenus dans la zone des champs ptroliers : un hpital, une universit et une cole normale

    Dans la dernire anne, un complexe immobilier est en cours de construction la priphrie de Doba. Le financement pour la construction provient du fonds de 5 %, soit les revenus ptroliers consacrs la rgion productrice de ptrole au titre de la loi de gestion des revenus ptroliers. Le complexe inclut un hpital rgional qui peut fournir des soins 1 000 personnes par jour, une cole normale et un campus universitaire qui compte accueillir 900 tudiants dans sa premire anne

    Joel Bemba (en bas droite), ingnieur du contrle de la construction : Les gens de la rgion sont enthousiastes quant l'avenir de ces trois

    projets. Ces projets signifient que les gens peuvent aller l'Ecole Normale et l'Universit ici dans le Logone Orientale. Ils peuvent s'y rendre

    bicyclette et n'ont pas besoin de faire tout le chemin jusqu' Moundou ou NDjamna. Pour ce qui est de l'hpital rgional, nous aurons bientt tous des services similaires ceux des hpitaux de NDjamena et de Moundou ici Doba. Nous savons que certaines personnes craignent que la rgion

    ptrolire ne bnficie pas des revenus ptroliers. Mais la preuve du contraire se trouve ici sur ces trois chantiers de construction et dans bien

    d'autres projets raliss au cours de ces trois dernires annes.

  • Revenus du brut tchadien

    80

    Sources principales de revenus Les revenus du Projet ptrolier tchadien proviennent de quatre sources principales: Redevance sur les ventes de ptrole: Le Tchad reoit une redevance immdiate, paye par les membres du Consortium sur les ventes de ptrole aprs avoir dduit le cot de transport par pipeline dexportation pour le livrer sur les marchs internationaux.

    La redevance sur le ptrole des trois champs ptroliers initiaux couverts par la Convention de 1998 est de 12,5 %. Cette convention rgit aussi les champs satellites de Moundouli et de Nya.

    La redevance sur le ptrole de Maikeri et Timbr, champ ptrolier couvert par la Convention de 2004 est de 14,25 %.

    Impt sur le bnfice des socits : En 2006, les membres du Consortium ont commenc payer l'impt sur les bnfices nets provenant des trois champs ptroliers initiaux

    Participation dans le pipeline d'exportation : Le Tchad possde des parts dans les deux socits de pipeline TOTCO et COTCO et reoit donc sa part des bnfices provenant des frais que ces deux socits facturent pour le transport du brut tchadien de Doba sur les marchs.

    Permis, droits de douane, impt : Toute une varit de paiements divers sajoute aux diffrentes sources de revenus y compris les permis, droits de douane, impt pays par les employs, permis de travail et autres droits.

    Revenus provenant de limpt sur les socits L'impt sur les bnfices des socits qui a commenc tre pay en 2006 a t une source majeure de revenus pour le Tchad et a commenc plusieurs annes avant la date prvue Ces paiements effectus plus tt que prvu sont dus deux facteurs:

    Laugmentation significative des cours mondiaux du prix du ptrole ont augment les revenus totaux du Projet et les ont ports des niveaux bien plus levs quinitialement estims lors de la phase de planification du Projet.

    Ces revenus plus levs que prvus ont t suprieurs aux charges d'exploitation et aux amortissements des trois champs initiaux, causant ainsi le dclenchement de l'impt sur les bnfices des socits de 60 % pour les membres du Consortium conformment aux dispositions de la Convention de 1988 (et l'impt socit 50 % pour Maikeri et Timbr).

    Le taux de l'Impt Socit, en vigueur et applicable aux socits implantes au Tchad est fix par la loi 40 %, c'est--dire bien infrieur au taux de 60 % payable pour les trois champs ptroliers initiaux dans la convention actuelle. Le projet ptrolier a ainsi une structure fiscale du taux de l'impt sur les socits diffrente et beaucoup plus leve que les autres socits implantes au Tchad.

    Contexte: Sources de revenus du

    Tchad

  • Revenus du brut tchadien

    81

    Les revenus futurs du Tchad pourraient varier de manire significative Tel quindiqu dans les ditions prcdentes du Rapport de mise jour du Projet, les prix levs du ptrole sur les marchs internationaux au cours des dernires annes ont gnr d'importants avantages pour le Tchad. Il est impossible de prdire avec certitude si les prix continueront tre aussi volatiles qu'ils l'ont t pendant ces deux annes coules et s'ils seront en hausse ou baisse. Outre les prix sur les marchs internationaux, au moins deux autres facteurs auront une influence ventuelle sur les revenus du Tchad.

    Le calcul de l'impt sur les bnfices des socits dpend aussi de lamortissement des dpenses dinvestissement pour les nouvelles installations ou pour les travaux damliorations, tel que prvu dans les conventions ptrolires.

    En dpit des investissements du Projet pour maintenir la production, l'extraction du brut des champs ptroliers du Tchad s'est heurte de grandes difficults techniques. Comme dans les autres champs ptroliers travers le monde, la production va naturellement dcliner partir du moment o les champs ptroliers vont arriver au stade de maturit.

    Pour plus de dtails sur les investissements engags par le Projet pour maintenir les niveaux de production des champs ptroliers, voir le chapitre sur la Production et construction. Pour des explications dtailles des problmes techniques qui entravent l'extraction du ptrole tchadien et les mesures prises par le Projet pour y remdier, voir la section sur la Gologie complexe du Tchad dans le Rapport de mise jour du Projet n 24.

    En septembre 2008, le gouvernement du Tchad a rembours ses emprunts aux deux institutions financires du groupe de la Banque mondiale, la Banque internationale pour la reconstruction et le dveloppement (BIRD) et l'Association Internationale de Dveloppement (IDA). En consquence, la BIRD et lIDA se sont retirs du projet du pipeline d'exportation. Les prts de la BIRD et de lIDA avaient en partie financ la prise de participation du Tchad dans les deux socits d'exploitation de pipeline. Le Groupe de la Banque mondiale reste implique par l'entremise de sa filiale, la Socit financire internationale (SFI). La SFI a facilit le financement commercial de centaines de millions de dollars pour le Projet et a directement prt des dizaines de millions de dollars aux deux socits de pipeline.

    Les contrats de ces prts exigent le suivi continuel de la conformit du Plan de Gestion de lEnvironnement du Projet restent en vigueur.

    Le personnel de la SFI spcialis en Environnement, poursuit ses travaux, incluant des voyages au Tchad dans le cadre d'une collaboration continue avec le personnel du projet sur le plan d'action de gestion de l'occupation des terres.

    Contexte: Le rle du groupe de la

    Banque mondiale au Tchad

  • Revenus du brut tchadien

    82

    L'organisme indpendant de vrification de la SFI, le Groupe Indpendant pour le Suivi de la Conformit aux Spcifications du PGE (ECMG), poursuit ses travaux.

    Le Plan de gestion des revenus du Tchad reste en place mme si la Banque internationale pour la reconstruction et le dveloppement (BIRD) et l'Association Internationale de Dveloppement (IDA) ne sont plus impliques dans le projet.

    Un prt similaire de la Banque europenne d'investissement (BEI) consenti au Tchad comporte les mmes exigences lies au Plan de gestion des revenus. Ce prt est toujours en vigueur

    La loi tchadienne mettant en uvre le Plan de gestion des revenus est toujours en vigueur.

  • Revenus du brut tchadien

    83

    Revenus du pipeline du Cameroun Le Cameroun tire ses revenus du Projet grce au transport du brut Le pipeline cot Cameroun prend le relai du convoie du ptrole tchadien partir du fleuve Mbr situ au Cameroun jusquau Terminal de Kribi. Bien que le Cameroun n'ait aucun actif dans le ptrole tchadien, il a, en revanche des actifs, le systme de transport par lOloduc au Cameroun.. Les revenus du Cameroun proviennent ainsi de sources suivantes. Frais de transit : Au premier stade de ngociations, le Cameroun a ngoci un taux fixe de frais de transit par baril pour avoir une source revenu sre plutt que d'tre la merci des prix parfois volatiles du ptrole. Les frais de transit appartiennent 100 % au Cameroun et ne sont pas partags avec les autres partenaires du pipeline.

    Impt sur le revenu des socits : Comme toute autre socit au Cameroun, la socit de pipeline COTCO paie des impts sur le revenu au gouvernement du Cameroun.

    Droits de douane et autres taxes : Toutes les fois o le Projet apporte des marchandises au pays, il doit payer des droits de douane en plus des diverses autres taxes et frais de permis.

    Dividendes et primes d'mission : En tant que copropritaire du systme de pipeline d'exportation, le Cameroun reoit une part proportionnelle des profits de la socit de pipeline.

    Revenus ptroliers du Cameroun jusqu' la mi-2010 (millions de dollars amricains)

    2003

    2004

    2005

    2006

    2007

    2008

    2009

    1er semest

    re 2010

    Projet ce jour

    Frais de transit 3,5 25,1 25,9 23,0 21,6 19,0 17,7 9,3 145,1

    Impt1 0 2,5 3,9 2,4 2,4 3,3 9,9 0,0 24,4

    Droits de douane et autres taxes2 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 2,4 12,6 4,1 19,1

    Dividendes de la participation dans le pipeline 0,0 0,0 1,0 3,6 2,5 2,6 3,3 9,5 22,5

    Primes d'mission de la participation dans le pipeline 0,0 16,3 13,8 10,5 11,4 10,5 4,0 0,0 66,5

    Total du Projet 3,5 43,9 44,6 39,5 37,9 37,8 47,5 22,9 277,6 1. L'impt pour 2010 sera pay en 2011. 2. Droits de douane et autres taxes pour 2010.

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