Rapport annuel 2013 (Français)

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Rapport annuel 2013 - Jardin botanique national de Belgique

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1 1Jardin botanique national de BelgiqueRapport annuel 2013Jardin botanique national de BelgiqueRapport annuel 2013Le nouvel nonc de la mission du Jardin : Explorer, tudier et dcrire le monde vgtal, le prserver et le faire connatre pour construire ensemble un avenir durable incarne merveille les valeurs que nous portons, tant en Belgique que dans le monde entier. De nos jours, les jardins botaniques tels que le ntre ont des missions plus exhaustives que dautres organisations axes sur les plantes. Ils combinent la recherche fondamentale, comme la taxonomie et la phylognie, avec des programmes concrets de conservation ex situ et in situ. Ils dif-fusent cette connaissance du monde vgtal afin de sensibiliser le grand public au rle vital jou par les plantes dans notre vie quotidienne. Notre quipe de spcialistes collabore quoti-diennement avec un large ventail de personnes ou dorganisations, tant en Belgique qu ltranger, en vue de faire voluer la socit et promouvoir un avenir plus durable. Notre rseau collaboratif inclut galement les coles primaires et secon-daires, les universits et dautres institutions lies la recherche en botanique et la conservation des plantes. Au cours de cette anne, les membres de notre quipe ont contribu de faon significative linventaire de la biodiversit mondiale. Ils ont pu y parvenir grce leur expertise et grce la somme de nos diffrentes collections scientifiques uniques, rassembles tout au long de lhistoire du Jardin. Les exemples mis en vidence dans ce rap-port annuel dmontrent comment les mthodes traditionnelles se combinent aux pratiques scien-tifiques modernes pour dcrire la diversit des plantes et en retracer lhistoire. tant donn quun tiers de la flore mondiale est menace dextinction, limportance dassocier la conservation des plantes in situ et ex situ ne fera que saccrotre. En 2013, le Jardin sest engag dans un grand projet financ par lEurope visant restau-rer cologiquement lun des cosystmes belges les plus fragiles. Plus loin, nous avons examin la valeur conomique des forts africaines en ma-tire de champignons sauvages comestibles afin de dmontrer combien la conservation des forts contribue rduire la pnurie alimentaire et la malnutrition. Voil un sujet important lheure o les responsables politiques du monde entier incorporent les modles conomiques dans leurs processus de dcision. 2013 a galement t une anne passion-nante pour notre personnel travaillant sur des collections dhistoire naturelle qui avaient t jusqualors largement oublies . Ces collections ont enfin reu lattention quelles mritaient et sont maintenant soigneusement inventories et examines. Les collections vivantes intrieures et ext-rieures du Jardin ont t largies. Nombre dentre elles sont pertinentes pour la recherche, la conser-vation et les programmes ducatifs. Au cours de lanne, nous avons t heureux de renforcer leur valeur par lacquisition de nouvelles plantes fasci-nantes. Nous avons aussi tendu notre programme ducatif afin dinclure un groupe significatif de visiteurs, savoir les aveugles et les dficients visuels. Ce groupe peut maintenant bnficier de visites guides tenant compte de leurs besoins spcifiques. Ce rapport annuel marque la fin dune poque. Le premier janvier 2014, le Jardin a t officiel-lement transfr la Communaut flamande et rebaptis Jardin botanique Meise . Le person-nel a t transfr aux communauts flamande ou franaise, mais continuera travailler ensemble pour relever les dfis communs. La prparation de ce transfert a exig beaucoup dnergie et de bonne volont des administrations concernes : en premier lieu de la part du personnel du Jardin, mais galement de la part de nombreuses per-sonnes travaillant au niveau fdral ou dans les communauts flamande ou franaise. Grce vous tous, la transition a t soigneusement prpare et nous pouvons envisager un avenir positif.Pour conclure, je voudrais remercier tous les membres de notre quipe, les bnvoles, les guides, le gouvernement fdral, les gouverne-ments de la Communaut flamande et de la Com-munaut franaise et nos nombreux soutiens pour tout le travail accompli en 2013. Je suis convaincu quensemble, nous sommes prts relever les dfis qui nous attendent !Explorer, tudier et dcrire le monde vgtal, le prserver et le faire connatre pour construire ensemble un avenir durable.Avant-propos Steven DesseinAdministrateur gnral4 55 1112 1617 1920 2425 2930 3536 4041 66Dcouvrir et inventorier la biodiversitPrserver le monde vgtalComprendre les cosystmes(Re)connecter les plantes et les hommesInspirer et informerValoriser notre patrimoineOrganisationLe Jardin botanique en chiffres lheure actuelle, le nombre total despces sur notre plante demeure inconnu. Beaucoup de ces espces restent dcouvrir, en particulier dans les rgions tropicales et au sein de groupes comme les champignons et les algues. Cela constitue une lacune scientifique importante vu que les espces sont les constituants de base des cosystmes et que leur connaissance est essentielle la compr-hension du fonctionnement de notre plante. Dcouvrir, dcrire, nommer et classer les espces est au cur de notre recherche scienti-fique. Nos taxonomistes combinent des mthodes classiques, comme la morphologie, lhistologie et lanatomie avec des techniques modernes, no-tamment la microscopie lectronique balayage, limagerie numrique et le barcoding de lADN. Le rsultat vise ordonner, dune manire accepte lchelle mondiale, stable et scientifique, toutes les formes de vie dans un systme qui reflte leur ori-gine et leur volution. Les donnes taxonomiques et les outils didentification, comme les Flores, dvelopps par nos spcialistes sont dune impor-tance cruciale dans de nombreux autres domaines de recherche et pour des activits but commer-cial.Dcouvrir et inventorier la biodiversit 6 7La Flore dAfrique centrale en voie dachvementUne Flore est un ouvrage destin permettre lidentification des plantes. Cest un outil essentiel, non seulement pour les spcialistes de la taxonomie, mais aussi pour les cologistes, les forestiers, tous ceux qui uvrent la conservation de lenvironnement, les ethno-botanistes, ou mme les zoologistes qui sintressent par exemple au rgime alimentaire des animaux.Une Flore complte est disponible pour lEst et pour lOuest de lAfrique tropicale, mais pas pour la rgion centrale dont la couver-ture systmatique nest encore que partielle. Cette lacune reprsente une srieuse entrave au travail des scientifiques et des cologistes de la rgion, qui doivent faire appel un rseau de spcialistes pour identifier les espces et pointer les plus rares ou les plus menaces. Depuis 1948, le Jardin botanique sest investi dans la production de la Flore dAfrique centrale, qui, terme, doit comprendre toutes les plantes connues en Rpublique dmocratique du Congo, au Rwanda et au Burundi. ce jour, cet ouvrage comporte une centaine de volumes traitant plus de 6000 espces appartenant 180 familles. Malgr cet immense effort, ce travail ne couvre encore que 60% de la flore.Durant les deux dernires dcennies, le rythme de travail sest considrablement ralenti, mais en 2013 le Jardin botanique a dcid de replacer cet ambitieux projet parmi ses priorits et de lui donner un nouvel essor. Le 1er octobre 2013, un nouveau collaborateur scien-tifique a t engag tout spcialement pour coordonner les efforts en vue de terminer le traitement des 40% restants. Sa tche est de crer un solide rseau de spcialistes prts contribuer la prparation de la Flore. Ces spcialistes devront lire avec un regard critique des mil-liers darticles, tudier des centaines de milliers de spcimens dher-biers et organiser la ralisation de plusieurs milliers de dessins. ct de la version imprime, un environnement digital intelli-gent sera cr pour rassembler les donnes collectes. Cette version en ligne facilitera grandement laccs linformation, elle simpli-fiera la mise jour par lentre de nouvelles observations (voire de nouvelles espces) et permettra le dveloppement doutils connexes comme des applications pour tlphones mobiles. En outre, notre jardin va essayer dobtenir les fonds ncessaires pour assurer la for-mation dune quipe de botanistes locaux, capables de contribuer la production de la Flore et sa mise jour permanente en ligne. Le but est dachever la Flore dAfrique centrale et sa version lectronique dans les quinze annes venir. Cest un grand dfi relever !Nombre despces dcrites par le pass (en vert) et prvisions (en noir) de lavancement de la Flore dAfrique centraleStreptocarpus bindseilii Rugarama au Rwanda, une espce endmique rare rcemment dcrite de la famille des Gesneriaceae qui doit encore tre traite dans la Flore dAfrique centrale. Photo Eberhard Fischer.Dcouvrir et inventorier la biodiversitNouveau pour la scienceChaque anne, nos chercheurs effectuent des missions de terrain travers le monde et dcouvrent de nouvelles espces de plantes et de champignons. De retour au laboratoire, les chantillons collects avec soin sont tudis en dtail grce divers outils et techniques scientifiques, comme le microscope optique ou le microscope ba-layage, lanalyse chimique et ltude de lADN. En 2013, 18 diatomes, 13 lichens, 1 champignon et 21 plantes fleurs, tous nouveaux pour la science, ont t dcrits par nos scientifiques.Grce leurs tudes, nos taxonomistes sont des acteurs-cls pour linventaire de la biodiversit mondiale. Occasionnellement, des d-couvertes peuvent mme tre faites trs prs de chez nous. Lhybride Magnolia nooteboomiana Geerinck, plante ornementale jusquici non dcrite et qui a t dcouverte le long dune avenue dIxelles dans la banlieue de Bruxelles, en est un exemple. Cest le cas galement de Cantharomyces elongatus Haelewaters & De Kesel, un champignon ec-toparasite associ un insecte et qui a t dcouvert pour la premire fois dans une fort de frnes aux Pays-Bas.LAfrique centrale est connue comme un hotspot de biodiversi-t et a toujours prsent un intrt particulier pour nos chercheurs. Parmi les nouvelles espces de diatomes de 2013, Cavinula lilandae Cocquyt, M.de Haan & J.C.Taylor mrite dtre mentionne, car elle est la premire algue dcrite avoir t collecte lors de lexpdition Boyekoli Ebale Congo 2010. Quasiment rien nest connu de la diver-sit des algues en Rpublique dmocratique du Congo et la descrip-tion de nombreux autres taxons est donc prvoir dans les annes venir. La mme expdition scientifique a dcouvert le lichen Piccollia congolensis Van den Broeck, Aptroot & Ertz, inconnu jusqu ce jour.Les tudes morphologiques et les analyses molculaires sont complmentaires dans le cadre des travaux en lichnologie. En 2013, les recherches menes au Jardin botanique ont permis la descrip-tion de trois nouveaux genres du Chili, de Madagascar et du Brsil (Austroroccella Tehler & Ertz, Savoronala Ertz, Eb.Fisch., Killmann, Razafin. & Srus. et Sergipea M.Cceres, Ertz & Aptroot).LHerbier du Jardin botanique abrite de nombreux spcimens non identifis de plantes fleurs dont certains, collects il y a plusieurs dizaines dannes, attendent dtre dcrits. En 2013, la recherche sur la flore africaine sest principalement oriente vers les genres Justicia (Acanthaceae) et Psychotria (Rubiaceae). De ces deux genres, res-pectivement 11 et 8 espces ont t dcrites comme nouvelles pour la science, et plusieurs sont endmiques et menaces dans la nature. Les observations de terrain sont souvent importantes pour rsoudre les problmes taxonomiques, comme dans le cas de Kalaharia schaijesii Bamps (Lamiaceae), une nouvelle espce africaine. Elle tait aupara-vant confondue avec la seule autre reprsentante du genre, mais des observations de son port et de ses caractres floraux ont dmontr quil sagissait bien dune espce distincte.Piccollia congolensis Van den Broeck, Aptroot & Ertz, un nouveau lichen crustac de la fort dense congolaise. Cavinula lilandae Cocquyt, M.de Haan & J.C.Taylor, une nouvelle espce de diatome du fleuve Congo. Tronc couvert de lichens crustacs dans la fort dense congolaise.010002000300040005000600070008000900010000Avancement de la Flore d'Afrique centrale (Spermatophytes)1948195219561960196419681972197619801984198819921996200020042008201220162020202420288 9Les amibes protostlodes en Rpublique dmocratique du CongoLes amibes protostlodes sont des microorganismes bact-riophages quon trouve sur la matire vgtale morte et dont 33 espces seulement sont connues. Elles sont traditionnellement re-groupes avec les Myxomyctes et les Dictyostlides au sein des Eumyctozoaires. Lidentification des taxons est base sur les caract-ristiques morphologiques de leurs fructifications qui consistent en un pied translucide supportant une ou plusieurs spores.La prsence damibes protostlodes en Rpublique dmocratique du Congo a t tudie sur base de cultures de substrats collects entre Kisangani et Bumba au cours de lexpdition Boyekoli Ebale Congo 2010 . Cet inventaire est le premier ralis en Afrique cen-trale, mais des amibes protostlodes avaient dj t recenses sur le continent africain, notamment en gypte, au Kenya, au Malawi, en Ouganda et en Tanzanie.Des cultures ralises partir de litire arienne (ou de feuilles mortes encore attaches aux arbres), ont rvl 23 espces, soit 70% du nombre total despces dcrites de par le monde. Deux de ces taxons, Schizoplasmodiopsis reticulata et Schizoplasmodium seychellarum, sont signals pour la premire fois en Afrique. Par ailleurs, la souche LHI05 est observe pour la premire fois ailleurs que sur lle dHawa. La dcouverte de cinq taxons inconnus est dun intrt tout parti-culier. La diversit spcifique leve observe partir dun nombre limit dchantillons suggre que la rgion tudie est, tout comme Hawa, un des hotspots des amibes protostlodes en rgion tropicale.Rvision de quelques noms de CyanobactriesPour tre publis validement, les noms scientifiques des plantes doivent respecter les rgles du Code International de Nomenclature Botanique (ICBN). Ceci permet une comprhension claire et uni-voque des noms valides par la communaut scientifique et vite, no-tamment, dutiliser un seul et mme nom pour deux taxons diffrents. Il arrive cependant que des noms ne soient pas validement publis et, dans ce cas, il faut corriger les manquements aux rgles. Ainsi par exemple Gloeobacter violaceus Rippka et al. est le nom donn, en 1974, une cyanobactrie (Cyanophyte) primitive caractrise par labsence de thylakodes, organites porteurs des pigments photosynthtiques, prsents chez toutes les autres Cyanophytes. Ce caractre unique en fait un taxon dune grande importance phylogntique.Bien que Gloeobacter violaceus soit abondamment cit dans la lit-trature phylogntique, taxonomique ou exprimentale, on a r-cemment remarqu que le nom de genre Gloeobacter avait t publi invalidement et quil navait donc pas dexistence pour le Code Inter-national de Nomenclature Botanique, ni pour le Code International de Nomenclature des Prokaryotes.En consquence, les noms Gloeobacter et G. violaceus ont t valids par la dsignation dun holotype conforme larticle 40 de lICBN. Au cours de ce travail, il apparut que plusieurs noms plus anciens pou-vaient entrer en comptition avec G. violaceus. De plus, un de ces noms tait le type dun autre genre, Gloeothece. Pour pouvoir continuer uti-liser les noms Gloeobacter violaceus et Gloeothece dans leur sens courant, il est ncessaire de conserver les deux noms. Pour permettre cette conservation, deux propositions formelles ont t publies dans la revue Taxon. Ces propositions doivent maintenant tre examines par les Comit de Nomenclature pour les Algues et par le Comit Gnral de Nomenclature qui dcideront de linclusion de ces deux noms dans la liste des nomina conservanda ou noms devant tre conservs. Collecte dchantillons de litire arienne pour la mise en culture damibes protostlodes.Diversit des diatomes dans le bassin du CongoUn des objectifs de lexpdition Boyekoli Ebale Congo 2010 tait dtudier la diversit des diatomes du bassin du Congo. Des chantillons deau ont t prlevs diffrents endroits le long du fleuve Congo, notamment en aval de Kisangani (Rpublique dmo-cratique du Congo) lintersection daffluents importants comme les rivires Lomami, Itimbiri et Aruwimi, ainsi que de rivires plus petites et de ruisseaux, comme le Lubilu et la Lilanda dans les environs de Yangambi. Les chantillons ont t ramens au Jardin botanique afin didentifier les espces de diatomes quils contenaient.Les recherches prliminaires ont rvl la prsence dun grand nombre de diatomes encore inconnues, contrastant avec le faible pourcentage de taxons cosmopolites, notamment Navicula rostellata, Staurosirella pinnata, et Ulnaria ulna. Certaines espces africaines, comme Fragilariforma strangulate et Gomphonema zairensis, ont aussi t obser-ves. Il est intressant de signaler que des taxons dcrits dAmrique du Sud, comme Encyonopsis frequentis Krammer et Gomphosphenia tenerrima, taient galement prsents dans nos chantillons.Certains taxons observs dans le bassin du Congo sont proches (mais diffrents) despces dcouvertes dans le bassin amazonien. Dautres sapparentent des taxons originaires dAsie tropicale. Une espce proche de Navicula fuerbornii, dcrite de Java, en est un exemple. Alors que Navicula fuerbornii semblait avoir t trouve au Ghana, un examen minutieux a rvl que le dessin du spcimen africain tait bien diffrent du spcimen-type de Java. Ainsi, le nom donn au spcimen ghanen sest avr incorrect et un nouveau taxon devra tre dcrit puisque la forme dcouverte en Rpublique dmo-cratique du Congo est la mme que celle trouve au Ghana.Parmi les dcouvertes, de nombreuses espces nouvelles appar-tiennent au genre Eunotia, une composante typique des petites rivires et ruisseaux acides pH souvent infrieur 5. Cet environnement, bien que gnralement peu diversifi, a nanmoins rvl une nou-velle espce, Cavinula lilandae Cocquyt, M.de Haan & J.C.Taylor, d-crite et publie en 2013. Cette espce a t nomme daprs le nom de sa localit-type, le village et le ruisseau Lilanda. Les affluents plus importants du fleuve Congo, dont le pH est suprieur 8, ont galement t chantillonns. Ils ont montr une diversit plus importante avec souvent plus de 50 taxons par chan-tillon. Les descriptions de nombreux autres nouveaux taxons sont en cours ; certaines publications sont dj soumises ou sous presse dans des journaux internationaux comit de lecture.Ces tudes des diatomes ont t possibles grce limplication de notre Jardin botanique dans lexpdition Boyekoli Ebale Congo 2010 (http://www.congobiodiv.org/fr/expedition2010) ainsi que dans deux autres projets financs par la Politique Scientifique Fdrale, COBAFISH (Congo Basin: From carbon to fishes) et COZADIMO (Preliminary study of diatoms as potential water quality indicators for the tropical Congo and Zambezi sister basins).La rivire Lilanda, au nord-ouest de Yangambi, Rpublique dmocratique du Congo.Dcouvrir et inventorier la biodiversit10 11Notre contribution au Catalogue de la VieLe Catalogue de la Vie est un ambitieux projet visant crer un rpertoire de tous les organismes vivants et de leurs interrelations. Ce catalogue est lossature sur laquelle sappuient plusieurs autres grands projets internationaux comme le Systme Mondial dInformations sur la Biodiversit (GBIF) et lEncyclopdie de la Vie (EOL). En 2013, le Jardin botanique a contribu cette base de donnes via le projet europen i4Life dont le but est daccrotre tant le nombre despces recenses dans le Catalogue de la Vie, que le nombre dinstitutions qui y participent. Eu gard notre expertise en matire de flore africaine, nous avons choisi de contribuer la liste des familles endmiques dAfrique et aux Connaraceae, une importante famille africaine.Certaines familles endmiques sont trs mal connues. Ainsi, par exemple, les Hydrostachyaceae sont des plantes aquatiques rares trouves dans les chutes et les rapides en eau douce ; les Grubbiaceae, une famille vieille de 90 millions dannes limite aujourdhui la pninsule du Cap en Afrique du Sud, et les Dioncophyllaceae, des plantes dAfrique tropicale occidentale, dont un reprsentant est Triphyophyllum peltatum, une surprenante plante carnivore grimpante. Ces familles mconnues sont souvent ngliges dans les listes taxono-miques, pourtant ce sont des cibles importantes pour la conservation, car elles reprsentent diffrentes lignes volutives. ce jour, nous avons dj introduit un millier de noms accepts et de synonymes dans le projet. Nous poursuivons notre effort et esp-rons encore y ajouter prochainement quelque 800 noms supplmen-taires.Dumortiera devient une revue digitale en libre accsEn 2013, la revue de botanique de terrain Dumortiera, publie par le Jardin botanique, a vu son nombre dabonns tripler par rapport lanne prcdente. Ce succs est d la dcision de publier la revue en libre accs sur internet.Fonde en 1975, la revue est devenue un lien important entre bota-nistes professionnels et amateurs. Cependant, ces dernires annes, le nombre dabonns dclinait, ainsi que le nombre de manuscrits reus. Cette constatation est lorigine de la dcision darrter la publica-tion sur papier aprs le numro 100 en 2012. partir du numro 101, Dumortiera est publie uniquement en version digitale.De nombreux avantages accompagnent ce nouveau format de diffusion : les articles peuvent tre tlchargs gratuitement au format PDF ; les auteurs peuvent ajouter du contenu supplmentaire, comme des annexes volumineuses et des images couleur de haute quali-t. Par exemple, les dtails dune planche dherbier peuvent tre agrandis sur lcran, ce qui permet de visualiser avec prcision les dtails dcrits dans larticle ; les auteurs bnficient dun lectorat plus large ; les abonns sont avertis par e-mail lorsquun nouveau numro est publi.En plus des manuscrits en nerlandais et en franais (avec une traduction en anglais du rsum), la revue publie dsormais des ar-ticles en anglais. Les articles des numros prcdents ont aussi t rendus disponibles au tlchargement, ce qui accrot la visibilit de Dumortiera.Feuille compose de lespce africaine Cnestis ferruginea DC. (Connaraceae), cultive dans les serres du Jardin botanique.Dumortiera 103.Out of Africa : dispersion transocanique rcente despces vgtales vers MadagascarMadagascar, qui faisait jadis partie de lancien supercontinent Gondwana, sest spar de lAfrique de lEst il y a 160 millions dan-nes, et ensuite de lAntarctique et de lInde, pour demeurer solitaire dans lOcan Indien depuis 80 millions dannes. Ce long isolement exclut toute possibilit que des plantes fleurs aient pu se trouver sur lle avant la sparation, puisque ce groupe ne sest dvelopp que plus rcemment. Pourtant, malgr ce long isolement, Madagascar abrite aujourdhui plus de 12.000 espces de plantes, la plupart endmiques, ce qui fait de cette flore une des plus diversifies de la plante. Do sont venues toutes ces plantes uniques constituant la flore malgache ?Nous avons entrepris ltude molculaire du genre pantropical Ixora qui, avec ses quelque 530 espces, constitue un des plus grands genres de la famille du cafier. Environ 40 espces dIxora existent en Afrique et une autre quarantaine sont endmiques de Madagascar. Notre tude a montr que les espces malgaches dIxora appartiennent deux lignes dge diffrent. Cela signifie quau moins un pisode de dispersion sest produit, de lAfrique de lEst vers Madagascar, travers le canal du Mozambique, il y a quelque huit millions dannes. Une fois implant Madagascar, Ixora a commenc une radiation rapide, colonisant cette le nouvelle et sadaptant ses diffrentes niches. Ainsi, les espces malgaches dIxora sont des endmiques r-centes, qui ont volu sur place aprs leur dispersion transocanique.Les deux lignes distinctes dIxora malgaches montrent les mmes innovations morphologiques, uniques au sein du genre. Ceci suggre que les mmes pressions slectives ont orient lvolution des deux groupes. En comparaison avec lAfrique tropicale, Ixora a subi une diffrentiation remarquable Madagascar. On observe une tendance la rduction du nombre de fleurs par inflorescence, de plusieurs centaines quelques-unes, voire une seule. De plus, la dimension des fleurs varie de faon spectaculaire, la longueur du tube de la corolle allant de 0,4 23 cm, selon les espces.Aprs son implantation Madagascar, Ixora sest diversifi en 40 espces avec certains caractres morphologiques uniques, et cela en moins de huit millions dannes. Comment expliquer une radiation aussi rapide ? Une des forces motrices responsables des radiations ra-pides sont les fluctuations climatiques, que lon sait stre produites au Plio- et Plistocne. Lorsque le climat devient plus sec, la surface occupe par les forts tropicales rtrcit et se fragmente en lots disperss dans un paysage plus sec. Une fois isoles, les diffrentes populations dune mme espce peuvent dvelopper des caractres originaux et voluer indpendamment jusqu devenir des espces distinctes. Les pollinisateurs constituent galement une force motrice pour la radiation. La diversification dans la longueur du tube des Ixora de Madagascar aura indubitablement entran une spcificit accrue vis--vis des pollinisateurs, isolant les diffrentes populations les unes des autres et facilitant leur volution vers des espces diffrentes.Spcimen dherbier dIxora peculiaris De Block.Dcouvrir et inventorier la biodiversit12 13Banque de graines du sol de lache rampante Helosciadium repens (ache rampante) est une petite plante connue prcdemment sous le nom de Apium repens ; elle appartient la fa-mille de la carotte ou Apiaceae. Cest une plante rare, vivant dans les milieux marcageux ou les prairies humides. Sa distribution est limi-te principalement lEurope et lespce est reprise dans la Directive europenne Habitats comme espce ncessitant une protection particulire. Au cours des dix dernires annes, le Jardin botanique a dirig un projet de recherche relatif la biologie de la conservation et aux exigences cologiques de lespce au sein des populations belges. Une partie de ce travail consista compter les individus prsents dans des quadrats permanents. Ces comptages ne tiennent cependant pas compte des graines qui peuvent tre prsentes dans la banque de graines du sol, qui peut tre vitale pour la survie dune espce. Puisque lache rampante est rapparue sur des sites do elle avait disparu de-puis plus de 50 ans, nous avons pens que lespce tait caractrise par une banque de graines longvives. Une tude fut ainsi entreprise pour examiner la banque de graines du sol. Des chantillons de sol furent prlevs dans les trois plus grandes populations. Ils furent nettoys grande eau, tamiss et schs. Les chantillons de sol ainsi obtenus furent observs sous un microscope binoculaire, rvlant un monde souterrain souvent surprenant. Les graines de H. repens furent spares des particules de terre, mesu-res et stockes long terme dans la banque de graines du Jardin. La couleur brun fonc des graines permet difficilement de les distinguer des particules de terre, rendant leur comptage imprcis. Pour cette raison, les chantillons de sol furent finement pandus la surface de terrines remplies de terreau, placs et arross dans les serres. Ce procd rsulta en la germination de centaines de graines de H. repens. Plus de 500 plantules furent chantillonnes et conserves dans du gel de silice pour analyser plus tard la diversit gntique de la banque de graines du sol. Certaines plantules furent transplantes pour ren-forcer une population existante qui avait fortement rgress cause, notamment, dune gestion inadquate de lhabitat. Plantules issues de la germination de graines dchantillons de sol prlevs dans des populations dache rampante (Helosciadium repens). La plupart des populations dache rampante sont broutes par des chevaux.On estime que prs dun tiers des espces v-gtales sont actuellement menaces ou promises une extinction ltat sauvage, principalement en raison de la fragmentation et de la destruction des habitats combines au changement climatique. Chaque plante joue un rle crucial dans le fonc-tionnement dun cosystme. Certaines peuvent recler des trsors inconnus, comme des mol-cules prsentant des proprits mdicinales utiles. La prservation des espces vgtales est, par consquent, essentielle. Notre recherche contribue au dveloppement doutils de gestion dans le cadre de la conserva-tion in situ de zones naturelles prcieuses tant au niveau national quinternational. La conservation hors site, ou ex situ, est tout aussi importante. Nous collectons des vgtaux ltat sauvage pour en assurer la prservation et la propagation dans nos collections vivantes, ainsi que dans des jardins bo-taniques partenaires. Notre banque de semences conserve les graines de nombreuses espces rares et menaces, ce qui permet de prserver une varia-tion gntique qui est essentielle. Le fait de combi-ner notre expertise et nos collections nous permet daider actuellement nos partenaires rintro-duire des espces dans leurs habitats naturels et de garantir quils puissent continuer le faire dans le futur. Prserver le monde vgtal14 15Le Jardin se lance dans la restauration cologique Les pelouses maigres et plusieurs de leurs espces caractristiques se trouvent dans un tat critique dans de nombreux pays europens, y compris en Belgique. Les raisons principales en sont la fragmentation des habitats, labandon des activits agropastorales traditionnelles et lintensification des pratiques agricoles. Il y a donc un besoin urgent de prserver, grer et restaurer les quelques fragments dhabitats re-lictuels. Ce travail comporte notamment la restauration des popula-tions despces vgtales en danger dextinction qui, sans interven-tion, ne se rgnreront pas naturellement tant donn leur capacit limite de dispersion et labsence de banque de graines dans le sol.Ce challenge est relev grce au partenariat entre Natagora, le SPWallonie (DEMNA et DNF) et le Jardin botanique, dans le cadre dun nouveau projet europen LIFE Nature au sud de la Belgique (LIFE11 NAT/BE/001060). Ce projet, dune dure de 7 ans, vise amliorer ltat de conservation de 400 ha dhabitats prioritaires en utilisant une approche intgre impliquant la fois des techniques de conservation in situ et ex situ. Le financement LIFE est utilis pour restaurer onze types de prairies, dont six habitats prioritaires, parmi lesquels les pelouses calcaires de sables xriques, les pelouses sches semi-naturelles sur calcaire et les formations herbeuses Nardus.En tant que centre dexcellence en conservation ex situ, Meise a en charge la rintroduction et le renforcement de six espces cibles : lillet deltode (Dianthus deltoides), lillet prolifre (Petrorhagia prolifera), limmortelle des sables (Helichrysum arenarium), la cam-panule agglomre (Campanula glomerata), le pied-de-chat dioque (Antennaria dioica) et larnica (Arnica montana). Lobjectif est daug-menter la taille effective des populations relictuelles (renforcement) et de restaurer les populations teintes (rintroduction) de manire augmenter la connectivit dans le paysage. Les graines de chacune de ces espces ont t rcoltes dans 3 4 populations sources dans des habitats similaires (gographiquement proches des sites cibls). Les feuilles de chaque population source et cible ont t chantillonnes afin destimer la diversit gntique au sein des populations, le niveau de consanguinit, ainsi que les diffrences gntiques entre popu-lations. Des chantillons de sol ont t rcolts dans les sites cibles afin den tudier la banque de graines. Aprs plusieurs mois de tests avec diffrents types de substrats, un protocole de propagation a t dvelopp avec succs pour chaque espce. En 2013, mille plants de Dianthus deltoides ont dj t transplants dans deux sites restau-rs. Avant transplantation, chaque individu a fait lobjet de mesures morphomtriques (longueur et largeur de la plus grande feuille). Une fois sur le terrain, ces plantes ont t cartographies prcisment afin den faciliter le monitoring long terme (survie, croissance vgta-tive, floraison, fructification, germination, descendance). Dautres rintroductions sont prvues au fur et mesure de la restauration des habitats.Prserver le monde vgtalDveloppement de protocoles de propagation dans la serre de culture du Jardin.Transplantation des plants dillet deltode (Dianthus deltoides) dans une pelouse restaure du sud de la Belgique.Rcolte dans la nature de graines dimmortelle des sables (Helichrysum arenarium) par le personnel du Jardin.16 17Dans un monde souffrant de plus en plus de la pression environnementale, les plantes, les cosys-tmes et les services quils fournissent doivent tre prservs pour garantir la bonne sant de notre plante. Les plantes rduisent notamment limpact des gaz effet de serre, jouent un rle important dans le cycle de leau et contribuent combattre la dsertification. Les travaux de nos chercheurs nous aident comprendre le fonctionnement des cosystmes, et la manire dont ils peuvent tre dcrits et surveills. Ils sintressent galement aux plantes invasives qui influencent les espces indignes. Partout dans le monde, en Afrique comme en Belgique, lhumanit dpend de la bonne sant des cosystmes. Comprendre les cosystmesRamnagement de larboretum de lERAIFT (Rpublique dmocratique du Congo) avec des essences locales La Direction de lERAIFT (cole rgionale post universitaire dAmnagement et de Gestion intgre des Forts et Territoires tropicaux) voulait amliorer les espaces autour de ses btiments, oc-cups par une plantation massive dacacia et eucalyptus ralise dans le pass pour attnuer les graves problmes drosion.Le Jardin botanique a propos de prendre en charge les travaux de plantation dans le cadre du Programme dappui technique qui lie les deux Institutions. Lobjectif final est la ralisation dun arboretum didactique destin aux tudiants (de lERAIFT et dautres facults de lUniversit de Kinshasa) pour la reconnaissance des espces typiques de la fort de la Rpublique dmocratique du Congo. Un projet de plantation simple a t labor o la surface de plantation a t divise en parcelles monospcifiques. Pour la rali-sation pratique des travaux damnagement du nouvel arboretum, le Jardin botanique avait besoin dun appui logistique. Appel a t lanc lONG congolaise Les amis de la nature et des jardins (ANJ) , une association trs engage dans le domaine de la sauvegarde de la nature. Cest ainsi que la population locale, les femmes et les adolescents qui vivent dans la rue, les shegues , ont t embau-chs comme ouvriers journaliers. La premire zone plante, sur une superficie de 2,7 ha, a t enrichie avec 280 plants de 30 espces diffrentes (entre autres Milicia excelsa, Milletia laurentii, Penthacletra macrophylla, Pericopsis elata, Terminalia superba). Dans cette zone, un sentier pdagogique sera trac afin de sensibiliser le public aux multiples aspects de la protection de lenvironnement, aux espces menaces et la gestion durable du bois de chauffe. Notre Jardin continuera le suivi de la plantation pendant lanne 2014 pour sassu-rer de la russite de ce projet.Utilisation de plantes locales pour larboretum de lERAIFT.Prserver le monde vgtal18 19Charbon de bois et champignons comestibles en vente au Katanga (Rpublique dmocratique du Congo).Outils pour la conservation et lexploitation durable des forts africaines : les champignons comestibles Les forts ombrophiles mga-diverses dAfrique centrale ont souvent focalis lattention des protecteurs de la nature, cause de leur destruction par lindustrie du bois. Les zones forestires entou-rant ce qui est appel le Bassin du Congo sont moins connues, bien qutant systmatiquement surexploites pour la production de char-bon de bois. Ces dernires formations forestires (appeles miombos) sont adaptes une longue saison sche (au moins 4 mois), avec de nombreuses espces darbres capables de rsister aux feux de brousse. Ces forts sont vulnrables parce que, une fois coupes, elles se rg-nrent difficilement. La pression humaine sur cet cosystme fores-tier est extrmement forte, tant donn que la moiti de la population dAfrique en dpend pour la nourriture, la mdecine, le combustible, le bois de construction, etc.Des chercheurs du Jardin botanique ont dvelopp une mthode pour fournir des donnes taxonomiques et des outils pour la conser-vation et lutilisation durable de ces forts. Ces outils sont destins estimer la valeur des produits forestiers non ligneux, comme les champignons comestibles, une tape essentielle dans la rvaluation de la juste valeur des cosystmes menacs et peu valoriss.Grce lutilisation de placeaux permanents, la production an-nuelle de champignons sauvages comestibles a t mesure dans dif-frents types de forts. Cette tude a t conduite dans les forts du Bnin (rgion soudanienne) et dans le Sud-est de la Rpublique dmo-cratique du Congo (rgion zambzienne). Dans ces deux rgions, les champignons constituent une importante source de nourriture et un revenu vital pour des millions de personnes. Les rsultats de ltude ont rvl une grande diversit en espces comestibles dans chacune des deux rgions. La majorit de ces champignons sont des sym-biontes ectomycorhiziques, c.--d. obligatoirement associs avec le systme racinaire darbres vivants. La composition en espces semble dpendre du type de fort. Notre tude a rvl que les chanterelles dominent dans la rgion zambzienne alors que la rgion soudanienne est domine par les lactaires.La production de champignons varie de 100 300 kg/ha/an, en fonction de lespce et du type de fort. Si seulement 10 % des cham-pignons produits atteignaient le march pour y tre vendus, un prix moyen de 1 le kg, un seul hectare de miombo rapporterait en moyenne 20 par an. La production de charbon de bois rapporte bien davantage (300 /ha) mais cela ne peut se produire quune fois parce quil faut 30 ans la fort pour se rgnrer aprs labattage. En cons-quence, sur le long terme, le charbon de bois ne rapporte que la moiti des revenus gnrs par la rcolte des champignons !Cette recherche, mene par des chercheurs du Jardin botanique dmontre donc que le maintien de la fort et lexploitation des pro-duits forestiers non ligneux quelle produit sont financirement et culturellement bien plus avantageux que la production de charbon de bois, pour les populations locales, et que les bnfices sur le long terme dpassent les gains court terme.Cantharellus ruber, champignon comestible, pousse en abondance dans les forts zambziennes. Comprendre les cosystmesChampignons comestibles : une importante source de nourriture et de revenus en Afrique tropicale. 20 21Restes de bryophytes et dautres vgtaux dans des fouilles de sites romains : une vitrine sur la flore de la priode prindustriellePour comprendre le milieu dans lequel vivaient nos anctres, les archologues doivent tudier un large ventail de traces. Ces tmoi-gnages du pass comprennent les restes de btiments, de spectacu-laires colonnes, des fragments de poteries, mais galement des restes animaux et vgtaux prsents dans les sdiments. En 2013, le Jardin botanique a apport son aide aux archologues de la Flemish Heritage Agency et de la.s.b.l. Agilas en identifiant et en interprtant le mat-riel vgtal trouv sur diffrents sites de fouilles en Flandre.Plus spcifiquement, nos chercheurs ont tudi les graines, les fruits et les dbris de bryophytes dans les sdiments des couches les plus profondes dun puits du site romain dAsse ( proximit de lac-tuel village dAsse). Trois chantillons de sdiments ont t tamiss et des macrorestes vgtaux en ont t prlevs. Malgr les mauvaises conditions de conservation depuis lpoque romaine, 50 espces de plantes vasculaires et 9 espces de mousses ont pu tre identifies en plus de restes calcins de grains de crales.Il est probable que la plupart des dbris vgtaux du site dAsse provient du voisinage immdiat du puits ainsi que des prairies hu-mides avoisinantes. La composition spcifique des mousses suggre la prsence de forts dans le voisinage. Dautres plantes pourraient avoir t slectionnes pour leurs proprits mdicinales. De nombreuses espces introduites par les Romains ont aussi t identifies, notam-ment Apium graveole, Anethum graveolens et Prunus avium. Des mres, sans aucun doute collectes dans la nature, ont aussi t prserves dans les sdiments. Dans un autre site, le fort romain dOudenburg, deux puits contenaient dimportants restes de bryophytes trs bien prservs. Ces mousses taient probablement utilises comme l-ment filtrant de leau du puits.Le matriel vgtal en provenance des sites archologiques donne un bon aperu de la flore prsente un millnaire avant les change-ments importants survenus dans loccupation du sol et ceux qui ont affect la qualit de lair, consquences de la rvolution industrielle. La majeure partie du matriel bryophytique tait constitue des-pces formant des tapis de pleurocarpes collects sur les troncs et la base des arbres, bien que certaines espces terrestres aient galement t trouves. Au total, 45 espces de bryophytes ont t identifies et donnent un aperu de la bryoflore piphyte et terrestre de cette poque.Beaucoup de ces espces navaient jamais t collectes en Flandre. Certains taxons taient frquents, voire dominants dans les chantillons. Dautres espces identifies par nos chercheurs ont r-apparu relativement rcemment dans nos campagnes. Lorigine de ce phnomne est chercher dans lapplication de la lgislation euro-penne qui a permis de rduire les missions de dioxyde de soufre et a conduit lamlioration de la qualit de lair. Ces espces continuent dtendre leur distribution et, avec le temps, devraient nouveau constituer des tapis diversifis de bryophytes dans nos forts.Partout sur la plante et depuis des millnaires, des espces vgtales ont fourni aux populations locales de quoi se nourrir, de lnergie, des mat-riaux pour construire leurs habitations et leurs outils, des fibres pour leurs vtements et des mdi-caments. Dans de nombreuses parties du monde, les plantes demeurent le principal moyen de lutte contre la faim, la maladie et lextrme pauvret. Les plantes sont galement souvent prsentes dans les expressions culturelles et les religions. Aujourdhui la connaissance ancestrale des plantes est en train de se perdre et, avec elle, le lien vi-tal que nous entretenons avec les vgtaux et les champignons.Nos chercheurs consignent les multiples ma-nires dont les plantes et les champignons sont utiliss de faon ce que cette connaissance puisse tre partage et diffuse. La capacit de nos cher-cheurs identifier des plantes, notamment partir de fragments minuscules ou parfois anciens, a des consquences dans des domaines aussi divers que les enqutes mdicolgales et larchologie, et per-met ainsi dtablir en permanence les liens entre les plantes et les hommes.(Re)connecter les plantes et les hommesVue dune feuille de Thamnobryum alopecurum.Fragment de branche de Thamnobryum alopecurum en provenance dun puits du site romain de Oudenburg (premire moiti du 3e sicle).22 23Atelier sur lducation environnementale en Rpublique dmocratique du CongoLes rsultats du partenariat entre le Jardin botanique et la Rpu-blique dmocratique du Congo, au cours de ces huit dernires annes, ont t trs positifs. La relance des jardins botaniques et la reprise des activits de conservation ex situ ont t conduites en rponse la de-mande croissante des institutions nationales.Ces acquis restent nanmoins fragiles, car le renforcement des ressources humaines, dans le domaine de la conservation ex situ, nen est qu ses premiers pas. Pour pallier le manque de comptences techniques, notre Jardin botanique a organis plusieurs formations sur des thmatiques novatrices lies la conservation ex situ, la bota-nique et lducation environnementale.Grce la coopration avec lcole rgionale post-universitaire dAmnagement et de Gestion intgre des Forts et Territoires tro-picaux (ERAIFT) et avec lUNESCO, Latelier sur lducation envi-ronnementale a pu tre organis dans la salle de lERAIFT Kinsha-sa les 23 et 24 septembre 2013. Son objectif principal tait la promotion de lducation environnementale auprs des Institutions en charge de la conservation de la nature, des coles, de la socit civile et des m-dias, pour une meilleure intgration des enjeux quelle reprsente, en appui la sauvegarde de la biodiversit de la Rpublique dmocra-tique du Congo et du bassin du Congo. Environ 60 participants prove-nant de diffrentes institutions taient prsents chaque jour.Pendant la premire journe, huit experts nationaux et interna-tionaux ont introduit les thmes forts de latelier : la notion dduca-tion environnementale, la nature en ville, la conservation de la biodi-versit (in et ex situ), les plantes menaces, avec un accent particulier sur les ralits de la conservation de la nature dans la ville de Kinshasa.La deuxime journe a t consacre au travail en groupe. Deux thmes ont t proposs : Limportance de la protection de la biodiversit et La place de lducation environnementale dans lenseignement scolaire , en-visags tous les deux sous langle de la situation actuelle et des pers-pectives dans le futur. Les changes ont t trs intressants et dy-namiques : chaque groupe a fourni des propositions concrtes pour linsertion de ces thmatiques dans son institution.Les participants ont montr un vif intrt pour le sujet de latelier et ils ont demand davantage de formations techniques et de mat-riel dans le domaine (livres, manuels, dpliants et posters). Le Jardin botanique a dit les actes de latelier et rimprim le poster sur lim-portance des plantes dans la vie de lHomme ; ces documents ont t distribus tous les participants.Participants latelier sur lducation environnementale.(Re)connecter les plantes et les hommesEmpreintes vgtales sur des amphores SagalassosUne amphore est un rcipient, de forme et de taille caractris-tiques, souvent utilis pour le transport et le stockage durant la p-riode romaine. Les fouilles sur le site archologique de Sagalassos, dans le sud-ouest de la Turquie 100 km au nord dAntalya, ont mis au jour des amphores datant de lpoque romaine tardive, dcores dempreintes de feuilles. Le parfait tat de conservation de ces em-preintes permet didentifier les espces reprsentes. Ce dcor dem-preintes vgtales constitue un cas tout fait original dans le monde romain.Durant les fouilles archologiques systmatiques du site, diriges par le Professeur M. Waelkens et ses collaborateurs de la KU Leuven, des milliers de tessons ont t retrouvs. Le Dr Philip Bes a rcem-ment dcouvert quun petit nombre dentre eux taient recouverts dempreintes de feuilles. Des spcimens dherbier de rfrence col-lects entre 1997 et 2004 sur le site historique ont permis didentifier les deux espces utilises pour les empreintes, savoir Styrax officina-lis, espce bien connue depuis lAntiquit pour sa rsine parfume, et Vitis vinifera, la vigne cultive. Ces deux espces se rencontrent au-jourdhui encore dans le voisinage du site archologique.Les empreintes vgtales taient positionnes de manire stan-dardise sur la lvre, le col et au dessus de lanse du rcipient, mon-trant ainsi clairement quil sagissait dun choix dlibr dans le pro-cessus de fabrication de lobjet. Beaucoup de questions subsistent quant la signification de ces empreintes : sont-elles purement dco-ratives, ont-elles une fonction spcifique et pourquoi nont-elles t trouves que sur ce site ?Seules de nouvelles fouilles avec leurs lots de dcouvertes pour-ront peut-tre rpondre certaines de ces questions.Empreinte de feuilles de Styrax officinalis sur le col dune amphore de la priode romaine tardive Sagalassos. ( Sagalassos Archaeological Research Project ; B. Vandermeulen).24 25Le Jardin botanique abrite 18 000 espces de plantes dans un domaine historique stendant sur 92 hectares. Il sagit dun espace vert magnifique et diversifi qui constitue une source de plaisir, dmerveillement et dinspiration attirant 100 000 visiteurs par an. Grce une grande diversit dexpositions bo-taniques, de pages Web, doutils de communication scientifique, dvnements, dactivits dappren-tissage informelles, dinstruments de sensibilisa-tion et dateliers pdagogiques bass sur lexp-rimentation, le Jardin botanique a la capacit de changer la perception du public sur limportance des plantes pour le bien-tre de lhumanit et de le sensibiliser la conservation des vgtaux. Sappuyant sur cette comprhension, le Jardin botanique peut encourager les personnes de tous ges et de tous milieux agir sur leur environne-ment de manire durable et responsable. Inspirer et informerLe tueur dans la botte de foin Notre Jardin botanique a des rles importants et varis. Voici une illustration de lun dentre eux. Un vtrinaire travaillant pour ladmi-nistration des services vtrinaires de Flandre (Dierengezondheidszorg Vlaanderen) cherchait savoir pourquoi les moutons dun troupeau quon lui avait demand dinspecter mouraient. Aprs plusieurs ten-tatives infructueuses pour recevoir de laide dautres institutions, il a contact le Centre Antipoisons Belge. L, on lui rpondit quon ne pouvait pas laider et on lui conseilla de contacter le Jardin botanique.Peu de temps aprs, un grand sac rempli de foin fut apport au Jar-din. Quelques jours auparavant, plus de trente moutons taient morts dans une mme ferme des environs dAnvers. Le vtrinaire suspec-tait que le foin dun ballot rcemment entam soit le responsable. Il a donc demand au Jardin botanique de rechercher la prsence de plantes toxiques dans le foin.Le sac fut ouvert et son contenu tal sur une grande table. Le foin ne semblait pas tre de la meilleure qualit et son odeur tait peu engageante. Beaucoup de tiges et de feuilles taient couvertes dune moisissure blanche. Comme le myclium tait strile, un mycologue ne put pas identifier le champignon, mais il lui parut douteux quil y ait un lien avec la mortalit soudaine des moutons. Le foin fut examin plus avant, la recherche dautres coupables possibles. ct de plu-sieurs espces de gramines diffrentes et de quelques fragments pi-neux de ronces se trouvaient de nombreuses tiges de quelque chose qui ressemblait une vesce (Vicia). Un examen attentif apporta suffi-samment de matriel pour une identification, qui fut confirme par la comparaison avec les spcimens dherbier du Jardin botanique. Et ce fut une surprise.Il apparut que les fragments de foin nappartenaient pas une espce indigne, mais plutt au sainfoin dEspagne (Galega officinalis), dont laire naturelle est situe dans le centre, le sud et lest de lEurope, ainsi que dans le sud-ouest de lAsie. Cest une plante herbace vivace assez attrayante, qui est parfois cultive pour lornement. Elle a t rpertorie comme plante exotique rare en Belgique ds le 19e sicle, mais il semble quelle sy soit installe et quelle sy propage mme dans un petit nombre de localits disperses.En poussant la recherche dinformation un peu plus loin, on ap-prit que, lorsquil est prsent dans le foin, le Galega officinalis peut tre mortel pour les animaux, surtout les ovins. En outre, les symptmes prsents par les moutons qui taient morts Anvers correspondaient parfaitement aux effets de la plante dcrits dans la littrature vt-rinaire. Une investigation ultrieure a rvl que, les annes prc-dentes, cette plante avait t observe par un botaniste dans les envi-rons de la prairie o le foin avait t coup. Cette population trouve vraisemblablement son origine dans les plantes rejetes dun jardin voisin.Au total, 38 moutons sont morts en quelques jours et 30 tonnes de foin ont t dtruites. Cest une histoire triste, mais lincident a offert la science des bottes de foin (expression mprisante, qui fut uti-lise au 19e sicle pour dnigrer les botanistes travaillant sur herbiers) une belle occasion de prouver son utilit.38 moutons morts dans la rgion dAnvers.Sainfoin dEspagne (Galega officinalis)(wikipedia, Epibase).(Re)connecter les plantes et les hommes26 27Des plantes qui ont du mordant : dveloppement Meise dune collection de rfrence de plantes carnivoresLe Jardin botanique a dvelopp en 2012 et 2013 une collection de rfrence de plantes carnivores. Jusquici, notre modeste collection tait principalement constitue de plantes issues de lhorticulture.Depuis longtemps, les plantes carnivores fascinent les botanistes et les horticulteurs par leur capacit capturer et digrer, grce leur systme foliaire transform en pige, des organismes invertbrs et mme des petits batraciens et mammifres.Ces plantes poussent le plus souvent dans des milieux saturs en eau et pauvres en lments nutritifs comme les tourbires ou les zones marcageuses. Leur habitat naturel rgresse de manire constante cause notamment du drainage et de leutrophisation. De plus, ces plantes sont souvent lobjet dune rcolte excessive. Ces conditions sont une menace dextinction pour beaucoup despces. Le Jardin a enrichi sa collection de 169 introductions (121 espces botaniques), dont 46,7% ont une origine naturelle connue. Du ma-triel vivant de Cephalotaceae (Cephalotus), Droseraceae (Aldrovanda, Dionaea, Drosera), Drosophyllaceae (Drosophyllum), Lentibulariaceae (Gen-lisea, Pinguicula, Utricularia), Nepenthaceae (Nepenthes) et Sarraceniaceae (Darlingtonia, Heliamphora, Sarracenia) reprsente une importante col-lection de rfrence. Apprentissage et dcouverteOffrir aux enfants et aux jeunes la possibilit de dcouvrir le monde fascinant des plantes est lun des objectifs de notre Jardin bota-nique. Notre participation INQUIRE, un projet europen dduca-tion portant sur lEnseignement des Sciences Bas sur lInvestigation (ESBI), a fourni une belle occasion notre quipe ducative de renfor-cer sa collaboration avec le dpartement flamand de lenseignement.Lorsque le projet est parvenu son terme en novembre 2013, nous avons pu faire une rtrospection de ces trois annes dexploration des possibilits de lESBI en compagnie denseignants trs motivs, de formateurs denseignants et dducateurs.Lenseignement bas sur linvestigation tait rcemment devenu un lment important du nouveau programme de lcole flamande, mais il tait vident que de nombreux enseignants et acteurs de ldu-cation ne se sentaient pas laise avec cette nouvelle mthodologie. Par consquent, nous avons dcid de partager notre exprience avec les conseillers pdagogiques des diffrents rseaux. Nous leur avons offert un compte-rendu portfolio du projet INQUIRE.Comme suite ces contacts du Jardin avec les dcideurs et conseillers politiques de lducation, lassociation flamande de lensei-gnement secondaire catholique (VVKSO) a organis une confrence dune journe dans notre Jardin afin de rpondre aux besoins des ac-teurs de lducation. Cela comprenait des activits pratiques bases sur la dmarche dinvestigation dans nos serres. Nous avons dlivr un programme similaire plusieurs groupes denseignants-stagiaires provenant de diverses Hautes-Ecoles et nous prvoyons de renforcer notre relation avec les instituts de formation des enseignants lavenir. Dveloppement de notre collection de MagnoliaLe genre Magnolia reprsente un groupe trs attractif darbustes et darbres floraux. Il fut dcid en 2013 dlargir notre collection dont la conception remonte au dbut des annes 80. Depuis lors, le choix en nouveaux cultivars sest considrablement largi, tandis que le r-chauffement observ du climat sest traduit par une probabilit plus leve pour que les espces dorigine chinoise, moins rsistantes au froid, survivent aux hivers belges.Avec la plantation en 2013 de 32 nouveaux taxons, la collection de Magnolia du Jardin botanique compte au total 71 taxons (85 introduc-tions). Les nouvelles acquisitions comprennent des espces rares de Chine: Magnolia biondii ; M. doltsopa ; M. zenii ; llgant M. sargentiana var. robusta ; le dlicat M. campbellii ; et M. sprengeri var. sprengeri. Les taxons amricains sont reprsents par M. virginiana var. australis, une plante dlicate feuilles persistantes du Sud-Est des tats-Unis. La floraison des Magnolia attire chaque anne de nombreux vi-siteurs, raison pour laquelle de nouveaux hybrides et cultivars aux fleurs toujours plus spectaculaires compltent lassortiment des es-pces botaniques. Ceux-ci comprennent les cultivars fleurs jaunes : Limelight, Sundance et Yellow Lantern; le pourpre fonc Black Tulip ; le rose Flamingo ; la forme insolite de M. loebneri Mags Pirouette ; et des slections provenant des tats-Unis et de Nou-velle-Zlande, telles que David Clulow, Daybreak, Atlas, Galaxy, Spectrum et Star Wars.Tous ces magnolias peuvent tre observs en se promenant dans le Jardin, laide dun dpliant explicatif. Le visiteur est ainsi guid au travers du groupe des M. stellata, situ prs de lHerbarium, des hy-brides robustes plants autour du Palais des Plantes, des espces bota-niques dans le Fruticetum et les hybrides dlicats dans la zone arbore et autour de lOrangerie.40 000 bulbes pour illuminer le printemps MeiseLe Jardin botanique cultive des centaines despces bulbes diffrentes. Jusquen 2013, ces bulbes, cormes et tubercules taient prsents essentiellement en petits nombres, de manire isole. Cette anne, nous avons dcid la ralisation dune plantation large chelle de bulbes pour offrir au public un printemps abondamment fleuri. Celle-ci vient complter la beaut des plantes vernales naturellement prsentes telles que le perce-neige (Galanthus nivalis), lanmone des bois (Anemone nemorosa) et lail des ours (Allium ursinum). lautomne, en quelques semaines, bnvoles, jardiniers et assis-tants ont plant la main plus de 40 000 bulbes. Les sites de planta-tion slectionns sont des pelouses visibles depuis les chemins rgu-lirement frquents par le public. Ils se situent proximit de lentre principale et du Chteau et aux alentours du Palais des Plantes. Le printemps 2014 brillera par limpressionnante floraison des : Narcissus Carlton ; Crocus chrysanthus Cream Beauty, Blue Pearl ; Crocus tommasinianus Ruby Giant, Whitewell Purple ; Crocus vernus Flower Record, Jeanne dArc, Remembrance, Yellow Mammoth, Striped Beauty ; Ornithogalum umbellatum et Fritillaria meleagris.Inspirer et informerPlantation manuelle de Crocus chrysanthus Blue Pearl. Magnolia Limelight, un magnolia floraison jaune spectaculaire. Pinguicula rotundiflora au Jardin botanique.Exprience sur la photosynthse en dmarche dinvestigation.28 29Projet Grundtvig Les jardins botaniques : de nouveaux outils pour lducation lenvironnement Le Jardin botanique a parachev avec succs son implication au sein du projet Grundtvig, dans le cadre du programme europen de lducation et de la formation tout au long de la vie (2011-2013). Le pro-jet sest construit autour des guides et des ducateurs, car ils tiennent un rle cl dans les jardins botaniques : on leur confie la mission de transmettre aux visiteurs un enthousiasme pour la recherche en bota-nique et de les sensibiliser la prservation de lenvironnement.Notre Jardin a travaill avec deux partenaires, les jardins bota-niques de Madrid et de Florence. Ensemble, grce lchange de bonnes pratiques lors de visites ducatives sur nos sites respectifs, nous avons pu mener bien une formation par les pairs. Les ralisa-tions majeures du projet sont une nouvelle visite guide du Jardin avec son support dinterprtation, un site Web ddi au projet et un ma-nuel. Ces outils sont proposs dans chaque jardin partenaire, mais ils ont galement t mis la disposition des rseaux lis lducation lenvironnement et des rseaux internationaux de jardins botaniques. Le travail des guides et des ducateurs a t valoris et certains dentre eux ont dvelopp de nouvelles approches pour des visites existantes, mais aussi de nouvelles comptences et activits, par exemple une vi-site guide pour les aveugles et malvoyants. Des vnements spciaux ont t organiss pour les enseignants, les ducateurs lenvironne-ment, des guides touristiques et le grand public.Le projet a t valu comme excellent par les valuateurs de lUnion europenne.Une nouvelle visite guide pour les aveugles et malvoyants Avant 2013, il ny avait pas de dispositif spcifique pour les aveugles et les malvoyants dans notre Jardin. Toutefois, grce len-thousiasme de lune de nos guides, et grce au service ducatif, cest un projet devenu aujourdhui une ralit. Cette visite est une des rali-sations importantes du projet Grundtvig, un processus qui a permis ladite guide de gagner en confiance et en exprience.Pour concrtiser cet objectif, elle a suivi des formations sur la fa-on de guider les visiteurs aveugles et malvoyants dans des contextes de muses et en extrieur. Elle a ensuite rencontr des personnes aveugles et des spcialistes travaillant dans ce domaine. Ces exp-riences lui ont fait prendre conscience des diffrents types de dfi-cience visuelle et ces rencontres ont t loccasion de discuter sur la faon de concevoir un guidage interactif pour ces diffrents publics.Au fur et mesure que le concept progressait, le Jardin sest procur du matriel spcifique (cartes en 3D) et des prsentoirs ont t arrangs avec des plantes et des maquettes en 3D du complexe des serres. Des sances dessai avec des petits groupes de personnes aveugles et malvoyantes ont permis de dvelopper et damliorer les activits. Le lancement de cette nouvelle visite a t annonc sur notre site Web et travers une campagne de presse. La toute premire Journe Fdrale de la Diversit (sur le thme du handicap en 2013) a t loc-casion dinviter les organisations qui travaillent spcifiquement avec des dficients visuels. Cette visite commence connatre un certain succs auprs de ces organisations qui la rservent prsent pour leurs membres.Une exceptionnelle anne botanique dans le Palais des PlantesChaque anne, des milliers de plantes poussent et fleurissent labri dans le Palais des Plantes. Trois vnements exceptionnels sont mentionner en 2013. Au printemps, la liane de jade (Strongylo-don macrobotrys) a produit des gousses. Cest la premire fois quune telle observation est rapporte en Belgique. En t, lArum titan (Amorphophallus titanum) a une nouvelle fois fleuri et lagave cou de cygne (Agave attenuata) a produit une inflorescence la fin de lau-tomne. La liane de jade est une plante grimpante luxuriante originaire des forts tropicales et humides Dipterocarpus des Philippines. La dforestation large chelle dans son aire dorigine provoque une rduction drastique des populations, un point tel que lespce est aujourdhui considre par beaucoup comme susceptible de dispa-ratre. La production de graines est trs rarement observe en condi-tions de culture parce que les fleurs de couleur bleu-vert luminescent sont fcondes par des chauves-souris qui se nourrissent de son nec-tar. En labsence des agents pollinisateurs, les fleurs furent dlicate-ment pollinises la main, en copiant le comportement des chauves- souris. Le rsultat obtenu, deux grandes gousses contenant des graines viables, est unique en Belgique. Ne prsentant aucun mca-nisme de dormance, les graines ne peuvent pas tre conserves. Elles furent ds lors semes immdiatement. La vingtaine de plantes qui se sont dveloppes seront distribues dautres jardins botaniques et institutions.Nos visiteurs ont pu en 2013 une nouvelle fois smerveiller devant linflorescence de lArum titan. Celui-ci avait fleuri pour la premire fois en 2008. Depuis, tous les 30 mois environ, il nous offre une florai-son chaque fois plus spectaculaire. En juillet, des milliers de visiteurs ont t tmoins de linflorescence haute de 2,42 m. Cependant, encore plus surprenant, son bulbe atteignit en 2013 un poids de 130 kg. Un tel poids navait jamais t observ et constitue un record mondial. Avant la premire floraison de 2008, le bulbe pesait 10 kg. En 2010, son poids slevait 47 kg. Personne ne pouvait alors imaginer quil maintien-drait une telle vitesse de dveloppement. Llgante floraison de notre agave cou de cygne, introduite dans les collections il y a 105 ans, cltura lanne en beaut. Contrai-rement beaucoup dagaves, les larges rosettes de feuilles sont sans pine terminale et la tige florale est non ramifie. Sa haute hampe flo-rale couverte de trs nombreuses fleurs jaune verdtre fait penser un cou de cygne recourb, ce qui explique le nom vernaculaire qui lui a t attribu.Inflorescence de Strongylodon macrobotrys dans la serre Mabundu.Agave attenuata en fleurs dans la Serre de la Mousson et des Savanes.Journe VIP pour les enseignants Meise.Visite guide dun groupe de malvoyants sous la conduite de la guide qui a conu le circuit.Inspirer et informer30 31Curiosits botaniques exhumes des cavesOubli depuis plus dun demi-sicle dans les caves du btiment dherbier, un colossal trsor historique constitu dobjets et curiosits botaniques dans des bocaux de verre a t remis au jour. Son inven-taire et sa restauration ont dbut en 2013. Chaque flacon est dpous-sir, le contenu soigneusement examin et les donnes des tiquettes vrifies et compares aux documents darchives. Toutes les informa-tions sont encodes dans une base de donnes.Une grande partie de cette collection a t rassemble durant la seconde moiti du XIXe sicle par des explorateurs passionns, au cours dexpditions piques, ne disposant daucune des facilits ac-tuelles de voyage, ni des moyens de communication modernes.Le noyau de la collection est form par les Fruits et graines et les Produits et drogues de la collection de Carl von Martius acquise par le gouvernement belge lors de la fondation du Jardin botanique de ltat en 1870. Pharmaciens, missionnaires et botanistes (e.a. Peckolt, Wullschlgel, Glaziou, Teijsmann et von Mller) ont procur von Martius de nombreux matriaux en provenance du Brsil, du Suri-nam, de lAsie et de lAustralie. Le plus ancien chantillon rpertori ce jour date de 1848 et appartient une srie de 52 varits de th bien documentes de Theodor von Martius, frre de Carl.Ce trsor recle aussi du matriel de trois expositions internatio-nales qui ont eu lieu Paris en 1855, en 1867 et en 1878, des objets du Muse des Colonies franaises de Paris, une collection de produits conomiques dInde et des plantes mdicinales et industrielles dAlg-rie. Sy trouvent galement des rcoltes de personnalits importantes comme Bernardin et Delacre. Le pre Bernardin (fl. 1858-1878) tait professeur lcole suprieure de Melle, prs de Gand. Il a rcolt sur-tout des fibres, huiles et graisses vgtales. La qualit remarquable de ses chantillons lui a valu des prix lors dexpositions internationales, et mme une dcoration dcerne par le roi Lopold II. Pharmacien, Ambroise Delacre sest intress aux plantes mdicinales. Son pre, Charles, pharmacien lui aussi, fonda la clbre marque de biscuits De-lacre Vilvorde, aprs quil et dcid de ne pas seulement vendre le chocolat en tant que fortifiant dans sa pharmacie, mais aussi en tant que friandise bientt trs apprcie par les classes les plus aises de son poque.Cette collection historique recle une multitude dobjets diff-rents qui reprsentent tous des curiosits botaniques. Fruits tropicaux y ctoient graines, huiles vgtales, fibres, clats de cacao, rocou, in-digo, feuilles de th, grains de caf, ainsi quune torche imprgne dhuile vgtale, un chapelet de fruits de gombo, des ppites de rsine dopium, dencens et de myrrhe. En 2013, environ 10 % de la collection a fait lobjet dune remise en valeur. Cest avec beaucoup dimpatience que nous attendons de dcouvrir les autres richesses qui seront dvoi-les dans les prochaines annes. corce de Galipea officinalis (Angostura trifoliata) de la collection von Martius.Extrait de Pilocarpus pennatifolius du Paraguay, dans son flacon dorigine, issu de la collection A. Demarchi, pharmacien Buenos Aires (1856-1879). Au cours de sa longue histoire, le Jardin bota-nique na cess daccroitre son patrimoine et de se constituer un large ventail de collections bota-niques, de plantes vivantes, de livres, de pices musales et dinstruments mais galement de btiments, de serres et de paysages. Beaucoup de ces lments jouent encore un rle actif dans notre travail quotidien : les livres et les archives sont consults par les chercheurs, les serres historiques protgent nos collections vivantes alors que les btiments sont accessibles au grand public et que les paysages dans le domaine font le bonheur de nos visiteurs.Ce patrimoine unique ncessite une gestion spcifique permanente mais est aussi une irrem-plaable source dinspiration pour dvelopper des approches innovantes et mener bien la mission du Jardin botanique dans un monde en constante volution. Valoriser notre patrimoine32 33Julien Houba, Les chnes de lAmrique septentrionale en Belgique, leur origine, leur [sic] qualits, leur avenir (Hasselt: Michel Ceysens, 1887).Cornelia Pompe, aquarelle originale sur papier avec empreintes vgtales.Les riches collections de notre bibliothque ont t mises en lu-mire par deux communications des symposiums. Ces prsentations ont dbouch sur la rdaction, en 2013, de deux articles sur limpres-sion vgtale, rvlant ainsi cette technique un plus large public.La premire contribution, prsente au symposium Traces du vg-tal luniversit dAngers, rsulte dune collaboration entre la biblio-thque et Sandrine de Borman, artiste en rsidence au Jardin bota-nique. La technique de limpression vgtale y est largement voque ainsi que son volution de lillustration scientifique lart contempo-rain.La seconde a t prsente au colloque Le livre illustr en Belgique (1800-1865) la Bibliothque royale de Belgique. Aprs un rsum des diffrents procds utiliss au fil du temps, un ouvrage de nos collec-tions, le seul tmoin belge de limpression naturelle, a t tudi de manire approfondie ; il sagit de la monographie Les Chnes de lAm-rique septentrionale, rdige par Julien Houba.Johann Hieronymus Kniphof, Botanica in Originali, seu herbarium vivum (Halle: J.G. Trampe, 1757-1764).Henry Baildon, Nature-printed ferns. Prepared according to his new patented process (London: L. Reeve & Co., 1869).Les empreintes naturelles : un trsor mconnu de la bibliothqueL impression naturelle dsigne un ensemble de procds des-tins obtenir limage dun objet, tel des feuilles ou des fleurs, par impression de lobjet lui-mme. La bibliothque du Jardin botanique possde plusieurs livres illustrs dempreintes naturelles. La plupart dentre eux font depuis longtemps partie de notre fonds. En 2013, cette collection sest considrablement enrichie par lachat dun ma-nuscrit de Cornelia Pompe ralis prs de La Haye entre 1901 et 1902. Il sagit dun ensemble de 137 dessins botaniques originaux qui asso-cient des empreintes vgtales de feuilles (entre 1 et 3 par page) avec des aquarelles.Longtemps, limpression vgtale a offert une alternative la confection et la conservation de spcimens dherbier notamment pour pallier les attaques dinsectes. Lempreinte vgtale fournit aussi une alternative au dessin botanique en offrant une illustration prcise un prix abordable.Diffrents procds ont t utiliss au cours des sicles.Le premier exemple connu se trouve dans un manuscrit arabe du De Materia Medica de Dioscoride datant du XIIIe sicle, conserv au Muse Topkapi Istanbul.Lonard de Vinci est le premier en avoir dcrit la technique la fin du XVe sicle. Il explique quil faut enduire un papier dun mlange dhuile douce et de noir de fume, puis en recouvrir la feuille comme on encre les caractres dimprimerie ; il suffit alors dimprimer la feuille selon la mthode habituelle.Plusieurs tmoins dempreintes vgtales ralises entre les XVe et XVIIe sicles sont encore conservs. la fin de cette priode, le noir de fume est remplac par de lencre et on utilise la presse dimprime-rie pour presser sur le papier lobjet enduit dencre. Durant le XVIIIe sicle, cette technique sera peu peu utilise pour publier des livres de botanique tirs un certain nombre dexemplaires et destins la commercialisation, comme en tmoigne la production du naturaliste allemand Kniphof.Lart de limpression naturelle connat dimportantes mutations au XIXe sicle. Les mthodes artisanales anciennes qui se sont maintenues pendant si longtemps se perfectionnent en profitant des nouvelles d-couvertes, comme la galvanoplastie et la lithographie. La plante nest plus imprime directement, mais est utilise pour produire une ma-trice et un clich destin limpression, permettant ainsi la produc-tion dun plus grand nombre de copies. La technique galvanoplastique est dveloppe en Autriche par Aloys Auer et en Grande-Bretagne par Henry Bradbury. La technique lithographique est, quant elle, utilise en France par Ansberque, en Grande-Bretagne par Baildon et en Belgique par Houba.La collection douvrages illustrs dempreintes vgtales conser-ve au Jardin a des origines diverses. Certaines pices proviennent de la Socit royale dhorticulture de Belgique, anctre du Jardin bota-nique, tandis que dautres ont t achetes ou reues en don.Ces dernires annes, la bibliothque a aussi pu acqurir quatre ouvrages majeurs, illustrs dempreintes vgtales : Ectypa vegetabilium par Christiaan Gottlieb Ludwig, publi Halle par Trampe entre 1760 et 1764 ; Physiotypia plantarum Autriacarum par Constantin von Ettings-hausen, publi Vienne en 1855 ; Nature-printed ferns par Henry Baildon, publi Londres en 1869 ; Herbier de la flore franaise par Louis-Antoine Cusin et Edme Ansberque, publi Villeurbanne entre 1867 et 1876.Valoriser notre patrimoine34 35Wikipdia : un outil efficace mais encore sous-utilisWikipdia est un projet collaboratif dencyclopdie multi-lingue, sur Internet. Son contenu est librement rutilisable, objectif et vrifiable, tout un chacun peut lutiliser et lditer pour le modi-fier et le complter. Dans le cadre dune journe dtude sur le thme Wikipdia, objet scientifique non identifi organise en juin 2013 Paris lInstitut des sciences de la communication (CNRS), le comportement des chercheurs du Jardin botanique face cet outil a t tudi.Le sondage ralis rvle que : la plupart des chercheurs consultent frquemment Wikipdia dans leur domaine et dans dautres disci-plines ; linformation est considre comme fiable, mais est nanmoins vrifie laide dautres sources ; bien quils soient conscients de lin-trt de Wikipdia, les chercheurs du Jardin y contribuent trs peu, considrant que cest du temps perdu.Ces comportements sont intressants. En effet, les chercheurs du Jardin botanique disposent non seulement de lexpertise, mais ils ont galement un accs privilgi la littrature scientifique et botanique.Leur rticence contribuer lencyclopdie en ligne montre que nos botanistes y recherchent des informations (rdiges par dautres scientifiques) sans tre rellement conscients du fait que leurs contri-butions pourraient, leur tour, aider une communaut scientifique plus large. En partageant leur expertise sur Wikipdia, non seulement ils contribueraient cet idal, mais ils auraient, en outre, une fantas-tique opportunit de promouvoir, lchelle du monde, leur propre travail scientifique et ainsi de contribuer lune des missions du Jar-din, diffuser la connaissance scientifique.Pour plus dinformations, consulter le site web du CNRS : http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1738Lhistoire des sciences, un moyen de mettre nos exceptionnelles collections en valeurAlors que nos botanistes gardent loeil fix sur le prsent et le fu-tur, nos historiens aiment rappeler que le Jardin botanique, comme ses homologues, est hritier dun pass, et que celui-ci dtermine, peu ou prou, son avenir. Ainsi, dans les herbiers, les archives et les autres collections gisent des donnes susceptibles dclairer sur les futurs possibles de linstitution. Lhistoire nest donc pas quune disci-pline coupe des autres champs de la recherche : elle peut aussi servir les intrts des botanistes quand elle noffre pas, une forme de distraction intelligente aux visiteurs du Jardin botanique.En 2013, nos historiens ont ainsi rdig diverses contributions sur les relations complexes entre le Jardin botanique et la Socit royale de Botanique de Belgique (1862-1875), sur limpact de la dmocratisa-tion de la socit belge sur les activits de linstitution, sur la pntra-tion du darwinisme en Belgique la fin du XIXe sicle et sur lmer-gence dune conscience cologique prcoce, dans notre pays, la mme poque... outre, diverses notices relatives des botanistes et des institutions scientifiques belges.Cette vigoureuse activit, enracine dans nos collections de sources, a t vivement apprcie, jusquau niveau international, comme le dmontrent la participation de nos historiens des projets acadmiques ou ditoriaux, et les confrences quils ont t amens donner, dans un cadre acadmique, comme plus large. Citons, parmi ces invitations, celle qui nous fut faite dans le cadre des travaux prpa-ratoires la mise en valeur du site du Jardin Massart , Auderghem.Laugmentation, en 2013, des demandes de renseignement histo-riques reues par la bibliothque et par larchiviste du Jardin bota-nique... en est la consquence directe.La Socit royale de Botanique de Belgique lors de son excursion annuelle, sous la direction de F. Crpin (1830-1903), alors directeur du Jardin botanique de ltat. Le directeur W. Robyns prend la parole lors de linauguration du Palais des Plantes en 1958.Nos archives : une collection ancienne qui a de lavenir.Durant de longues dcennies, les archives du Jardin botanique staient empiles, un peu partout, dans une forme danarchie plus ou moins fonctionnelle. Des pans entiers de ces importants documents demeuraient conservs dans les locaux inappropris, ne refaisant ventuellement surface qu la faveur dun dpart la pension, par exemple. Lexistence dune bonne quantit darchives restait mme ignore. Notre mritoire et partiel inventaire, quant lui, ntait pas dpourvu derreurs. Cette situation rendait ces importantes collec-tions inexploitables, en partie du moins. En 2013, le Jardin botanique a dcid de mettre un terme cette situation.Dabord, un archiviste a t embauch. Ensuite, de lourds pa-quets darchives ont t rcolts et placs dans un local o rgnent des conditions dhumidit, de luminosit et de temprature idoines. Notre archiviste a, ds lors, pu commencer le long travail didentifi-cation des producteurs darchives jadis actifs au sein de linstitution. Cette procdure est cruciale pour la dtermination des sries et des autres catgories dfinies par larchivistique, et, finalement, pour la production dun inventaire mis jour. Dans le cadre de cette proc-dure, de grandes quantits de documents sont manipules et places dans des chemises et des botes faites en papier et carton non-acides. Un tableau de tri fut aussi mis au point par les Archives gnrales du Royaume (A.G.R.). Outil indispensable la gestion rationnelle des collections darchives, il permet une limination intelligente des do-cuments sans intrt pour le botaniste, les gestionnaires de linstitu-tion, lhistorien ou toute autre personne. Cette dmarche a t rali-se avec toute la rigueur et lexpertise dont sont capables les A.G.R., qui les archives de plus de 30 ans appartiennent, lgalement. Le Jardin botanique a, toutefois, t autoris en assurer la conservation, afin de faciliter laccs de ses chercheurs aux donnes quelles reclent. Les annes venir devraient voir la parution dun nouvel inven-taire. Il permettra une meilleure mise en exploitation de nos magni-fiques collections darchives, en les rendant enfin accessibles aux bo-tanistes, historiens, historiens de lart et tous ceux que le pass, le prsent et le futur de notre institution intressent. Bringing our heritage to lifeOrdo ab chao : des centaines de botes ad hoc accueillent les documents qui dormaient, un peu partout, dans linstitution. Cest un premier pas vers la gestion professionnelle de nos archives.36 37In memoriam Jean Lonard (1920-2013)Le 23 avril 2013, le professeur Jean Lonard steignait lge de 93 ans. Entr au Jardin botanique en 1968, il y avait poursuivi ses travaux durant de nombreuses annes aprs sa retraite officielle en 1985.Son premier contact avec notre institution remonte 1942, lors-quil prpare son mmoire de licence en botanique lUniversit Libre de Bruxelles. Un an plus tard, il est engag comme collaborateur la Cellule Flore du Congo de lInstitut national pour ltude agrono-mique du Congo (INEAC), aussitt dtach au Jardin botanique de ltat Bruxelles o il entame sa thse de doctorat sur la flore afri-caine.De 1945 1948, il travaille au Jardin botanique dEala au Congo belge, avant dtre nomm conservateur de lHerbarium national du Congo Yangambi. De retour en Belgique, il est lorigine de la cration de lAssociation pour ltude taxonomique de la flore dAfrique tropicale (AETFAT) en 1950 dont le but est de promouvoir les changes entre botanistes travaillant sur la flore des pays dAfrique centrale. Trs enthousiasm par ce projet, Jean Lonard en deviendra bientt secrtaire permanent. Dans les annes 1960, sous contrat lInstitut royal des Sciences naturelles de Belgique, nouveau dtach au Jardin botanique, il se consacre ltude de la flore et de la vgta-tion africaines, plus spcialement la famille des Euphorbiaceae.En 1964-1965, Jean Lonard accompagne une expdition mi-litaire belge qui traverse le Sahara douest en est, tudiant la flore de limmense dsert de Libye (il y mnera une seconde expdition en 1969). Sur un march au nord du Tchad, son attention est attire par dtranges galettes vertes consommes par la population lo-cale. Lanalyse microscopique rvle quil sagit dune cyanophyce, Spirulina platensis (synonyme de Arthrospira platensis), extrmement riche en protines. Cette dcouverte a fait le tour du monde et la spiru-line est aujourdhui largement utilise comme complment alimen-taire. Quelques annes plus tard, Lonard se joint une mission fran-aise de lOffice de la Recherche Scientifique et Technique outre-mer (ORSTOM), voue lexploration botanique du lac Tchad, pour y me-ner une enqute sur la spiruline.En 1968, Jean Lonard est transfr, avec ses collgues de la Cel-lule Flore du Congo, au Jardin botanique, entre-temps rebaptis Jar-din botanique national de Belgique. Toujours trs actif au sein de lAETFAT, il publie annuellement, de 1953 1976, un relev des travaux de botanique systmatique et un index des taxons nouveaux dAfrique subsaharienne. Sappuyant sur les rcoltes quil avait faites en 1972, loccasion dune mission scien-tifique interdisciplinaire belge en Iran, il entreprend encore la rdac-tion dune importante srie intitule Contribution ltude de la flore et de la vgtation des dserts dIran (10 vol., 1981-1992). En parallle, il poursuit ltude des Euphorbiaceae africaines, avant de se lancer dans la publica-tion dun dernier grand ouvrage, la Flore et vgtation du Jebel Uweinat (Dsert de Libye : Libye, gypte, Sudan) (6 vol., 1997-2001).Jean Lonard est lauteur de plus de 200 articles ; il a dcrit une nouvelle famille (les Lepidobotryaceae), une douzaine de nouveaux genres et plusieurs centaines de nouvelles espces. Atteignant sa 80e anne, il dcida de se retirer dfinitivement, disant quil prfrait aban-donner la science avant de voir diminuer sa rigueur scientifique . Le Jardin noubliera pas son importante contribution.Jean Lonard en 2012.Les fondateurs de lAETFAT en 1966 : Jean Lonard (1920-2013), Arthur Wallis Excell (1901-1993) et Edgar Milne-Redhead (1906-1996).Notre Jardin sappuie sur une organisation dyna mique comptant environ 180 membres du personnel, 70 bnvoles et 20 guides. Le domaine, qui couvre 92 hectares, compte environ 50 bti-ments o le personnel travaille, se rencontre et prserve les collections vgtales. Un des dfis majeurs est de prparer lavenir de notre Jardin en limitant sa dpendance aux nergies fossiles et en rduisant ainsi son impact environnemental. Dans le futur, des rponses devront tre apportes tous les niveaux. Organisation38 39Ecoteam : une anne dactionsEcoteam poursuit son travail afin de susciter des cochangements positifs pour lenvironnement dans le Jardin. En 2013, des campagnes dinformation rgulires sur la consommation deau filtre, la rduc-tion des dchets, le lombricompostage et la mobilit douce ont contri-bu sensibiliser le personnel aux questions environnementales.Le tri des dchets est maintenant en vigueur au sein du personnel. En plus dtre un acte cologique, il y a une valorisation conomique pour le Jardin : nous dpensons moins dargent en triant nos dchets. Aprs quEcoteam a tudi diverses options avec les services concer-ns, notre Jardin est maintenant prt installer des poubelles de tri dans le domaine, pour le public.Parmi les russites de 2013, nous mentionnerons : La mise disposition dune fontaine deau filtre dans la caftria pour rduire lutilisation de bouteilles en plastique ; Le test suivi de ladoption de produits de nettoyage cologiques par lquipe de nettoyage ; Lemploi de papier recycl pour nos imprimantes et les toilettes a t test et attend un accord administratif pour sa mise en uvre dfinitive ; En collaboration avec le Comit Cuisine, les menus de la caftria ont chang : fin de lachat despces de poissons surexploites et augmentation de loffre de plats vgtariens ; Ecoteam a test des vlos cargo (vlos conus pour le transport de chargements encombrants) pour rduire les dplacements moto-riss dans le domaine, et a tudi les cots. Ces vlos devraient bientt tre mis la disposition du personnel ; Une plate-forme de covoiturage sur Internet a galement t cre.Ecoteam se rjouit surtout des retours positifs et de la participa-tion enthousiaste du personnel, pour que nous soyons toujours plus nombreux faire du Jardin botanique un organisme soucieux de lenvironnement dans toutes ses activits. Nous attendons avec impa-tience les dveloppements venir.Visiter la Boutique du Jardin de chez soiAvant 2013, acqurir un livre ou un article au Jardin botanique tait rserv aux personnes qui se dplaaient jusqu notre Boutique ou achetaient par correspondance. Dans un monde de plus en plus fa-cilement accessible en un clic de souris , le Jardin botanique a dci-d de dvelopper une offre complte dachats accessible via Internet. La nouvelle boutique en ligne fournit tous les avantages offerts par les autres magasins sur le web : un outil de recherche, des photos permettant de visualiser le produit, un processus dachat et de factu-ration automatis, un paiement scuris et un envoi rapide des articles achets.Loffre de la Boutique couvre une multitude douvrages rpartis en une varit de genres diffrents, depuis la littrature scientifique publie par le Jardin botanique ( Scripta Botanica Belgica / Opera Botanica Belgica, Flore de Belgique / Flora van Belgi, Flore illustre des champignons dAfrique centrale...) jusqu des livres gnralistes prsentant un int-rt pour le grand public, comme les guides didentification, des livres ou des posters sur lhorticulture, les champignons, les mousses ou les algues.La Boutique en ligne est accessible ladresse: http://shopbotanic garden.comSemaine de la mobilit : test dun vlo Cargo.Semaine Europenne de la Rduction des Dchets : dmonstration de lombricompostage.Le site web de la Boutique du Jardin botanique.Les volontaires : un groupe dynamique en pleine croissanceEn 2013, le nombre de bnvoles a atteint prs de 100 personnes. Leurs efforts sont devenus indispensables dans pratiquement tous les secteurs dactivits du Jardin botanique. Initi en 2006, le programme volontariat a dabord vu les pre-miers bnvoles se consacrer au montage de spcimens dherbier et des travaux dextrieur en soutien de nos quipes de jardiniers. Afin de rationaliser ce secteur en pleine croissance, trois catgories dac-tivits ont t dfinies par la suite : lhorticulture, le soutien la re-cherche scientifique, et laccueil des visiteurs.Pour illustrer le rle essentiel que jouent les bnvoles au Jardin botanique, voici une slection des activits dans lesquelles ils se sont impliqus au cours de lanne 2013. Certains bnvoles ont la main verte et, trs naturellement, ils ap-puient les jardiniers pour assurer lentretien quotidien des collections de plantes. Une mention toute spciale pour les efforts quils ont four-nis pour planter plus de 40 000 bulbes durant lautomne ! Une autre catgorie de volontaires, les stewards, a pour mission daccueillir le public. Afin de rendre optimale la visite du Jardin, ils fournissent aux personnes des informations sur des faits botaniques saillants et de saison. Les bnvoles soutiennent galement le travail de recherche, par exemple, en numrisant des spcimens types de lHerbier, en photo-graphiant des plantes ou en aidant les chercheurs sur le terrain. Cer-tains bnvoles assistent aussi les scientifiques dans leurs travaux de laboratoire et dans le contrle des rfrences bibliographiques des spcimens dherbier.En 2013, linitiative dun volontaire spcialis dans les systmes dinformation, une quipe sest engage dans un projet dinventaire des arbres du domaine. Les coordonnes GPS lies des mesures darbres fournissent un outil essentiel pour la gestion de nos presti-gieuses collections vgtales. Une volontaire a mont une exposition artistique et pdagogique intitule Lgendes de la graine sur le thme des semences. Un groupe de bnvoles a assur la traduction des informations de cette exposition ainsi que la surveillance des mo-dules interactifs. Tous ces exemples illustrent admirablement la manire dont les comptences spcifiques et lintrt des bnvoles peuvent rpondre aux besoins du Jardin botanique. Nos bnvoles travaillent toujours en troite collaboration avec un membre du personnel qui encadre leur travail. Pour les remercier de cet investissement, le Jardin orga-nise leur intention des activits de dcouverte, des confrences et les invite des activits socioculturelles. Les volontaires ralisent un excellent travail et leur passion est aussi contagieuse quinspirante ! Le Jardin botanique leur en est extrmement reconnaissant.OrganisationBnvole et jardinierau Fruticetum.Bnvole et membre du personnel montant un spcimen dherbier.Bnvole et jardinier au Palais des Plantes.40 41Le Jardin botanique en chiffresEncore une anne bien remplie pour le service techniqueLingnierie joue un rle fondamental au Jardin botanique. Sans des quipements techniques bien entretenus, de nombreuses tches ne pourraient pas tre ralises, le systme de chauffage ferait dfaut, et la survie des plantes, la scurit du staff et des visiteurs ne pour-raient plus tre assures. Nous voulons ici souligner limportance du travail accompli par lquipe de 18 personnes du service technique.Comme les annes prcdentes, nos techniciens ont t trs oc-cups en 2013. On retiendra notamment la restauration de 100 bancs de bois qui accueillent les visiteurs dsireux de se reposer tranquille-ment dans un cadre magnifique. Lentre principale a aussi fait lobjet dune rnovation pour la rendre plus attractive.Nos techniciens ont galement relev le dfi du service ducatif en plein dveloppement en amnageant un local pour crer un espace de bureau supplmentaire destin accueillir de nouveaux collabo-rateurs. Ils ont aussi automatis linstallation de chauffage des serres, mis en service une pompe eau de pluie pour les plantes aquatiques et dvelopp un systme de brouillard afin damliorer les conditions de culture de certaines plantes dans les serres.Certains projets ont t raliss par des sous-traitants externes, mais grs par notre service technique. Par exemple, la construction dune nouvelle porte dans une des serres consacres la fort tropi-cale, dont louverture est prvue au printemps 2014. Notre service a aussi remplac le systme dombrage des serres de collection et de multiplication et renforc le systme de protection de lherbier contre les incendies.Beaucoup de grands projets entams en 2013 se poursuivront au-del de la fin de lanne, tels que la mise en conformit de linstal-lation lectrique, linformatisation de lclairage des chemins du do-maine et lachvement de linstallation de chauffage central lOran-gerie.De nouveaux bancs au Jardin botanique.Organisation42 43Le Jardin botanique en chiffresEvolution de lactif net de la Personnalit juridique (en K)La balance de la Personnalit juridique, cest--dire lactif net moins le passif, est reste plus ou moins stable. Rpartition des revenus de la Personnalit juridique selon la source (K )Les revenus de la Personnalit juridique ont augment de plus de 10 % en 2013, principalement grce laugmentation du nombre de billets dentre vendus. 01002003004005006007008009001 00020092010201120122013Actif net20092010201120122013Actif net au 01/01/ 20131 030 869 689 283 269Balance de lanne 2013-161 -180 -406 -14 -16Actif net au 31/12/ 2013869 689 283 269 25301002003004005006007008009001 0002009201020112012201320092010201120122013Projets externes662696891530592Boutique95991148299Vente de publications4024544045Vente de billets238223268202271Location et vente3455405657Services3041473735Autres revenus4133345582Total des revenus1 1401 1701 4491 0021 181Budget total (K )En 2013, le budget du Jardin a diminu considrablement. Ceci sexplique partiellement par laugmentation exceptionnelle du budget du personnel en 2012 de sorte que le paiement des salaires a pu tre effectu en dcembre de la mme anne au lieu de janvier de lanne suivante. Tenant compte de cet lment, les subventions reues par le Jardin ont connu une diminution encore plus considrable. Le budget dinvestissement et celui des dpenses de fonctionnement est descendu de 15%, le budget du personnel a t rduit de 2%. Rpartition des dpenses (en K )Les cots salariaux constituent le plus gros poste de dpenses du Jardin botanique. En 2013, les cots nergtiques demeuraient un niveau trs lev. Le budget dinvestissement rduit a t principalement utilis pour la ralisation dune chambre froide pour le traitement contre les insectes des collections dherbier.Finances02 0004 0006 0008 00010 00012 00020092010201120122013BudgetK BudgetK Dpenses20098,9137,87620108,9228,34520119,0088,58720129,6319,574Dpenses de fonctionnement nergiequipement InvestissementsPersonnel et service socialDpenses de fonctionnement nergiequipement Investissements Personnel et service socialK 999695200686 82120092010201120122013Budget8 9138 9229 0089 6318 76744 45Le Jardin botanique en chiffresRpartition du personnel selon le rle linguistique (situation au 1er janvier de chaque anne)Le Jardin botanique, situ en Flandre, compte environ 80% de nerlandophones et 20% de francophones. Cette situation est reste presque inchange au cours des 40 dernires annes.Pyramide des gesPrs de deux tiers des membres du personnel sont gs de 40 ans et plus dun tiers est g de plus de 50 ans. Lge moyen est de 46 ans. Environ 40% du personnel est fminin, mais la rpar-tition entre les diffrents services est trs ingale, ainsi par exemple, la plupart des jardiniers sont des hommes.20092010201120122013Francophones3338373638Nerlandophones142145139145139Autres langues25344Total17718817918518102040608010012014016020092010201120122013FrancophonesNerlandophonesAutres langues201510505101560-+55-5950-5445-4940-4435-3930-3425-2920-24FemmesHommesFemmes Hommes Total60-+371055-5912162850-5413173045-4910182840-44991835-3912193130-346121825-29481220-24066Total69112181Rpartition des dpenses de la Personnalit Juridique selon la source (K )En 2013, le nombre de personnes payes par la Personnalit juridique tait suprieur aux an-nes prcdentes. Les nouveaux membres du personnel taient souvent pays par des projets financs par des sources externes.Rpartition du personnel (situation au 1er janvier de chaque anne)Le nombre de membres du personnel (y compris les contrats de remplacement) a lgrement diminu. 0100200300400500600700800Personnel PJPersonnel surprojets externesPersonnel dela Boutiqueet des caissesAutres cotsde la BoutiqueAutres cots PJ(par ex. assurances)2009201020112012201320092010201120122013Personnel PJ475412545206283Personnel sur projets externes545671585584691Personnel de la Boutique et des caisses151161215238273Autres cots de la Boutique5162584256Autres cots PJ (par ex. assurances)878613170153Total1 3101 3921 5331 1401 456Personnel0102030405060708090Statutairesscientifiques Statutairesnon scientifiquesContractuelsscientifiques Contractuelsnon scientifiques2009201020112012201320092010201120122013Statutaires scientifiques 1817161413Statutaires non scientifiques7071668581Contractuels scientifiques 1715181618Contractuels non scientifiques7285797069Total 17718817918518146 47Le Jardin botanique en chiffres20092010201120122013Gratuit23 81225 98836 60230 91331 368Tarif rduit50 63548 97346 82038 21538 992Plein tarif21 58319 25727 48719 48420 811010 00020 00030 00040 00050 00060 00020092010201120122013GratuitTarif rduitPlein tarif05001 0001 5002 0002 50020092010201120122013Gold 1+3Goldindividuelle20092010201120122013Carte annuelle individuelle1 2221 2531 3821 1131 443Carte annuelle individuelle Gold1501069910094Carte annuelle Gold 1+3633329353384411Rpartition du nombre de visites (gratuit-tarif rduit-plein tarif)Cartes annuellesBnvolesLe nombre de bnvoles a fortement augment jusqu prs de 100 en 2013, ce qui correspond plus de 8 quivalents temps plein (ETP). Ils contribuent aux diffrentes activits du Jardin botanique. 20092010201120122013Nombre6766807098ETP 55658012345678902040608010012020092010201120122013Nombre ETPVisiteursNombre total de visiteursMalgr le mauvais temps de la premire moiti de lanne, le nombre de visiteurs a lgrement augment. Le nombre de dtenteurs dabonnement a augment de plus de 20%. 020 00040 00060 00080 000100 000120 0002009201020112012201320092010201120122013Nombre total de visites96 03094 218110 90988 61291 17148 49Le Jardin botanique en chiffresLe Jardin botanique dans les mdias et les rseaux sociauxEn 2013, le Jardin botanique a diffus 25 communiqus de presse (13 en nerlandais et 12 en franais) : 225 reportages en nerlandais et 215 en franais en sont le rsultat. Les nouvelles du Jardin botanique ont t annonces dans les divers mdias, avec une prdominance des publi-cations crites. La floraison de larum titan le 7 juillet a t largement diffuse dans la presse et a t suivie par plus de 5 000 personnes sur Facebook. Les activits du Jardin botanique sont systmatiquement reprises dans les agendas de divers sites touristiques. Nos collaborateurs sont consults par les mdias en raison de leur expertise dans des domaines trs diffrents : lidentification des plantes, la connaissance gnrale des plantes et linfluence du climat sur la floraison.Sur la page Facebook du Jardin botanique, nous avons post 78 messages et ce, dans les deux langues. En 2013, le site du Jardin botanique a t consult par 640 046 visiteurs depuis 280 899 ordi-nateurs en provenance de 127 pays. La plupart des visiteurs proviennent de Belgique, dAlle-magne, de France et des Pays-Bas. Un total de 6 680 088 pages de notre site ont t consultes, et elles ont t cliques 17 697 258 fois.En 2013, le nombre dabonns Dumortiera, un priodique publi par le Jardin botanique et li la floristique, a augment jusqu prs de 1 000.Actuellement, 2 715 personnes sont abonnes Musa, la newsletter du Jardin botanique, qui est envoye trimestriellement en nerlandais et en franais.3%5% 71%21%RadioTlvisionMdias papierInternet05001 0001 5002 0002 5003 0002009201020112012201320092010201120122013Inscriptions Musa1 7492 1082 5152 6402 715Participation des visites ducatives organisesLe nombre de visites scolaires a continu augmenter. Ceci est d au nombre lev de vi-sites scolaires libres et au nombre dtudiants du Suprieur participant au module BAMA. Le nombre dlves participant un atelier scolaire a diminu sensiblement aprs une anne 2012 exceptionnelle. Visiteurs la BoutiqueAu total, 5 200 visiteurs ont achet des produits de la Boutique. Les clients ont dpens en moyenne un peu plus de 15 . Les produits typiques du Jardin botanique, comme le miel ou le caf sont trs priss. 05001 0001 5002 0002 5003 0003 5004 000Visite libreVisite guideModule BAMAAtelier scolaire2009201020112012201301 0002 0003 0004 0005 0006 0007 0002009201020112012201320092010201120122013Visite libre1 9982 0343 0602 7713 523Visite guide6631 2761 3681 091989Module BAMA462187201551713Atelier scolaire1 8829135841 7631 127Total5 0054 4105 2136 1766 36120092010201120122013Visiteurs4 6735 9586 6554 7295 18950 51Le Jardin botanique en chiffresvolution du nombre de recherches dans LIVCOLLIVCOL est la base de donnes utilise pour la gestion quotidienne de la collection de plantes vivantes et de la documentation connexe. Sur le site du Jardin botanique, cette base de don-nes est partiellement accessible au grand public, aux scientifiques, curateurs, tudiants En 2013, le nombre de recherches dans la base de donnes a atteind 3 962.20092010201120122013Recherches dans LIVCOL3 6812 6643 6333 7343 96205001 0001 5002 0002 5003 0003 5004 0004 50020092010201120122013Recherches dans LIVCOLConfiscation de plantes CITESLe nombre de plantes CITES confisques par les douanes belges et transfres aux collections vivantes du Jardin botanique fluctue danne en anne. En 2013, il y a eu 122 introductions, ce qui reprsente 1 152 plantes individuelles. Elles sont le rsultat de 10 saisies.2010201120122013Introductions CITES2786986122020406080100120140201120122013Introductions CITES02004006008001 0001 2001 400201120122013Nombre de plantes confisques02468101214161820201120122013Nombre de saisies CITESCollection de plantes vivantesLa collection de plantes vivantes du Jardin botanique compte actuellement 25.185 introduc-tions. Elles reprsentent 341 familles, 3.008 genres, 16.833 taxons et 12.562 espces. Elles sont partages entre les serres (57%) et les collections de plein air (43%). Les familles de plantes les plus reprsentes dans les serres sont les Cactaceae (2.475 intro-ductions), les Orchidaceae (1.651), les Euphorbiaceae (1.006), les Liliaceae (910), les Rubiaceae (578), les Crassulaceae (509), les Araceae (474) et les Agavaceae (412). Dans les collections de plein air, les familles les mieux reprsentes sont les Rosaceae (747 in-troductions), les Ericaceae (561), les Liliaceae (470), les Malaceae (436) et les Asteraceae (433).CollectionsExtrieur2011Extrieur2012Extrieur2013Intrieur2011Intrieur2012Intrieur2013Taxons7 4287 5517 5268 8989 0919 307Espces4 9464 9674 8877 4057 4757 675Introductions10 89011 03010 89412 84313 92914 29102 0004 0006 0008 00010 00012 00014 00016 000TaxonsEspcesIntroductionsExtrieur 2011Extrieur 2012Extrieur 2013Intrieur 2011Intrieur 2012Intrieur 2013volution de lacquisition de matriel vgtal vivantLe nombre dintroductions dans la collection de plantes vivantes a continu augmenter au cours des dernires annes. En 2013, cette croissance tait plutt limite.05001 0001 5002 0002 5002010201120122013Origine sauvageCultivCultivOrigine sauvageTotal 20106148811 49520111 0218631 88420121 6315282 15920137104041 11452 53Le Jardin botanique en chiffresConservation long terme des semencesLa banque de graines est un moyen de conservation ex situ trs important pour soutenir les projets de conservation in situ. Elle permet de stocker, dans un espace trs limit, une trs grande diversit gntique long terme (plus de 100 ans). La banque de graines du Jardin botanique stocke actuellement des graines prleves dans la nature dont 890 introductions despces belges et 626 de plantes du cuivre du Katanga et 2 152 introductions de graines de haricots sauvages.24% 17%59%Flore belgeFlore du cuivreHaricots sauvages05001 0001 5002 0002 500Flore belgeFlore du cuivreHaricots sauvages20112012201324% 17%59%Flore belgeFlore du cuivreHaricots sauvages05001 0001 5002 0002 500Flore belgeFlore du cuivreHaricots sauvages201120122013Flore belgeFlore du cuivreHaricots sauvages20117724112 14420128415362 14420138906262 152Montage de spcimens dherbierLe montage de spcimens est une tape importante et de longue haleine qui permet une conservation long terme du matriel vgtal. Le nombre de spcimens monts en 2013 a aug-ment. Contrairement 2010 et 2011, aucun engagement de personnel supplmentaire na pu tre effectu en 2013 afin dacclrer le travail de montage.20092010201120122013Spcimens monts BT7 3507 90017 0006 5006 811Spcimens monts SP9 51913 82820 19111 59617 500Total 16 86921 72837 19118 09624 31105 00010 00015 00020 00025 00030 00035 00040 00020092010201120122013Spcimens monts SPSpcimens monts BT2010201120122013Nombre de plantes confisques2 2051052401 152020406080100120140201120122013Introductions CITES02004006008001 0001 2001 400201120122013Nombre de plantes confisques02468101214161820201120122013Nombre de saisies CITES020406080100120140201120122013Introductions CITES02004006008001 0001 2001 400201120122013Nombre de plantes confisques02468101214161820201120122013Nombre de saisies CITES2010201120122013Nombre de saisies CITES30181210Distribution de matriel vivantLe nombre dchantillons de plantes envoys varie fortement dune anne lautre. En 2013, un total de 1 770 chantillons ont t expdis, dont environ 75 % sous forme de graines.20092010201120122013Distribution de matriel2 1581 3701 8891 6641 77005001 0001 5002 0002 50020092010201120122013Distribution de matriel54 55Le Jardin botanique en chiffresBase de donnes de la bibliothqueLe nombre denregistrements dans la base de donnes de la bibliothque est en augmenta-tion constante. Le catalogue complet, qui est galement disponible en ligne, comprend plus de 120 000 enregistrements. Acquisitions de la bibliothqueLe nombre de nouvelles acquisitions de la bibliothque est en diminution constante. La raison en est que de plus en plus de priodiques sont uniquement disponibles en ligne. Le nombre de nouvelles monographies est stable; 2010 et 2011 taient des annes exceptionnelles au cours desquelles la bibliothque du Jardin a reu plusieurs dons dautres bibliothques.010 00020 00030 00040 00050 00060 0002009201020112012201320092010201120122013Articles48 01148 51648 83449 03049 150Sries4 1514 4754 5964 6954 789Correspondance5 7597 3007 4437 4447 444Monographies44 85447 50048 79649 96950 743Ouvrages prcieux3 3763 3833 3853 3863 421Priodiques8 2148 3528 7428 9799 117Total114 365119 526121 796123 503124 66420092010201120122013Monographies2 2383 1241 2441 035926Fascicules de priodiques3 0183 0003 0252 7332 50005001 0001 5002 0002 5003 0003 50020092010201120122013MonographiesFascicules de priodiques010 00020 00030 00040 00050 00060 00070 00080 00020092010201120122013SP BTEncodage des collections Les spcimens dherbier contiennent de prcieuses donnes sur la rpartition, lcologie et lutilisation des plantes. Cette information est rendue accessible un vaste groupe dutilisa-teurs potentiels par la numrisation des collections et lencodage dans une base de donnes. En 2013, plus de 75.000 nouveaux enregistrements de spcimens ont t crs par les deux d-partements. Ce nombre lev est le rsultat de lencodage rapide dans le dpartement BT, qui a t effectu afin de donner laccs linventaire complet de la collection fdrale. Seule linformation de base a t enregistre. 20092010201120122013BT8 03021 93518 15917 48749 341SP17 02023 44721 88030 32426 105Total25 05045 38240 03947 81175 446Prts et programmes dchangeLe transfert de spcimens dherbier entre institutions est essentiel pour la recherche bota-nique. Les spcimens peuvent tre transfrs vers un autre Herbier sur base dune conven-tion temporaire sous forme de prt, de faon permanente comme don ou dans le cadre dun programme dchange. 2013 a t une anne particulirement charge avec un nombre lev dchanges entrants, de dons et de prts entrants.20092010201120122013changes entrants2 7993 24911 2617 89215 536Dons entrants2 4419 6682 4638 5913 918Prts entrants 5355955392 391678changes sortants2 5691 4262 8971 6551 991Dons sortants164177221175128Prts sortants2 1492 0123 1141 7012 36602 0004 0006 0008 00010 00012 00014 00016 00018 000changesentrantsDonsentrantsPrtsentrants changessortantsDonssortantsPrtssortants2009201020112012201356 57Le Jardin botanique en chiffresFacteur dimpact moyenLe facteur dimpact moyen des manuscrits du personnel du Jardin botanique en 2013 atteind 2,33 soit un peu moins quen 2012, mais beaucoup plus quen 2010 et 2011. Les scientifiques de notre Jardin combinent les travaux taxonomiques de base (souvent publis dans des prio-diques faible facteur dimpact) avec des recherches plus appliques pouvant tre publies dans les meilleures revues facteur dimpact plus lev.Manuscripts publis et chapitres de livres0102030405060Publicationsinternationalesavec IFPublicationsinternationalesou nationales sans IFLivresou chapitresde livres20092010201120122013Publicationsinternationales avec IFPublications internationales ou nationales sans IFLivres ouchapitres de livresTotal2009282025020103425564201147363111420123045883201349402711620092010201120122013Moyenne IF2,021,272,212,812,3300,511,522,5320092010201120122013Moyenne IFConsultation externe de la bibliothqueLa bibliothque est ouverte au public et accueille, chaque anne, 500 visiteurs externes et 1.000 visiteurs internes. Ce nombre va continuer diminuer lavenir car la littrature bota-nique est de plus en plus disponible en ligne. Le Jardin botanique participe donc activement divers projets de digitalisation. Le nombre de prts inter-bibliothques reste plus ou moins stable.010020030040050060020092010201120122013Prts inter-bibliothquesVisiteurs externes 20092010201120122013Visiteurs externes492494504457440Prts inter-bibliothques5458496158Nombre de publicationsLe nombre de publications scientifiques du personnel a encore augment. Le nombre de contributions dans des journaux comit de lecture avec facteur dimpact (IF) est le plus lev depuis 2009. Manuscrits et chapitres de livresRsumsde posters ou prsentationsAutres publications (rapports, comptes rendus de livres...)Total20095063611920106461513020111142618158201283721416920131165026192050100150200250Manuscrits etchapitres de livresRsums de postersou prsentationsAutres publications(rapports, comptesrendus de livres...)Total20092010201120122013Recherche58 59Le Jardin botanique en chiffresMolecular data place the hyphomycetous lichenicolous genus Sclerococcum close to Dactylospora (Eurotiomycetes) and S. parmeliae in Cladophialophora (Chaetothyriales). Fungal Diversity 58: 61-72. (IF: 5.319) Ertz D., Fischer E., Killmann D., Razafindrahaja T. & Srusiaux E. (2013) Savoronala, a new genus of Malmideaceae (Lecanorales) from Madagascar with stipes producing sporodochia. Mycological Progress 12: 645-656. 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Le facteur dimpact du priodique a lgrement augment et atteind 1,19.55221827Rejet sans lectureRejetAcceptEn lectureRejet sans lectureRejetAcceptEn lectureTotal201355221827122%45,118,014,822,1PublicationsPublications comit de lecture, avec auteur ou co-auteur collaborateur du Jardin botanique Aguiar B., Vieira J., Cunha A.E., Fonseca N.A., Reboiro-Jato D., Reboiro-Jato M., dez-Riverola F.F., Rasp O. & Vieira C.P. (2013) Patterns of evolution at the gametophytic self-incompatibility Sorbus aucuparia (Pyrinae) S pollen genes support the non-self recognition by multiple factors model. Journal of Experimental Botany 64,8: 2423-2434.(IF: 5.242) Aptroot A., Ertz D., Lima E.L., Jesus K.A., Maia L.C. & Cceres M.E.S. (2013) Two new species of Roccellaceae (Ascomycota: Arthoniales) from Brazil, with the description of the new genus Sergipea. Lichenologist 45,5: 627-634. 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Lquipe du Jardin Abdoul Kader Fofana Cheikh Abid Kenza Allemeersch Luc Amalfi Mario Asselman Sabrina Ausloos Gert Baert Wim Ballings Petra Beau Natacha Bebwa Baguma Nestor Bellanger Sven Bellefroid Elke Bockstael Patrick Bogaerts Ann Borremans Paul Brouwers Erwin Caluwaerts Hilda Cammaerts Thomas Cassaer Ronny Charavel Valrie Clarysse Katrien Claus Liliane Cnop Rony Cocquyt Christine Cremers Stijn DHondt Frank Dardenne Christel De Backer Rita De Block Petra De Bondt Hendrik De Bondt Leen De Buyser William De Coster An De Groote Anne de Haan Myriam De Jonge Gerrit De Kesel Andr De Medts Steve De Meeter Ivo De Meeter Niko De Meyer Frank De Meyere Dirk De Pauw Kevin De Smedt Sofie De Wit Marie-Hlne Decock Marleen Degreef Jrme Dehertogh DavyPersonnel et tudiants jobistes Delcoigne Daphne Denis Alain Deraet Nancy Derammelaere Stijn Derycke Marleen Dessein Steven Diagre Denis Dubroca Yael Engledow Henry Ertz Damien Es Koen Esselens Hans Etienne Christophe Fabri Rgine Faict Samuel Fernandez Antonio Fourmanois Frdric Fraiture Andr Franck Pieter Galluccio Michele Gerstmans Cyrille Gheys Rudy Ghijs Dimitri Godefroid Sandrine Groom Quentin Hanquart Nicole Hanssens Francis Hechelski Marie Heyvaert Karin Heyvaert Louisa Maria Hidvegi Franck Honor Jacqueline Hoste Ivan Houdmont Karel Huyberechts Sonja Incheva Diana Janssens Marina Janssens Steven Jospin Xavier Kassoumi Abdennabi Kint Otto Kleber Jutta Kopalov Katerina Kosolosky Christine Lachenaud Olivier Laenen Luc Lahaye Chantal Lanata Francesca Lanckmans Peter Lanin Lieve Lanin Myriam Lanin Peter Le Pajolec Sarah Lekeux Hubert Leyman Viviane Lips Axel Lips Jimmy Loeckx Yentl Looverie Marleen Maerten Christophe Magotteaux Denis Mamdy Guillaume Mangambu-Mokoso Jean de Dieu Mato Kelenda Bibiche Mertens Micheline Mombaerts Marijke Moortgat Niels Moyson Jozef Ndiritu George Ntore Salvator Ohanian Aren Orban Philippe Peeters Katarina Peeters Marc Postma Susan Puttenaers Myriam Rasp Olivier Reubrecht Guy Reusens Dirk Reynders Marc Robberechts Jean Rombout Patrick Ronse Anne Ryken Els Saeys Wim Salmon GraudSystematics and Sustainable Development Proceedings of the XIXth AETFAT Congress, held at Antananarivo, Madagascar, 2630 April 2010. Scripta Botanica Belgica 50. Meise, National Botanic Garden of Belgium. De Meyere D. (ed.) (2013) Belgische Dendrologie Belge 2012. Jaarboek van de Belgische Dendrologische Vereniging / Annales de la Socit Belge de Dendrologie. 174 p. De Meyere D. (2013) Dendrologische notities: Nationale Plantentuin, Meise. In: Jaarboek van de Belgische Dendrologische Vereniging / Annales de la Socit Belge de Dendrologie 2012: 88-92. Diagre-Vanderpelen D. (2013) Bommer Charles (Bruxelles, 1814 [sic, i.e. 1866] - Bruxelles, 1838 [sic, i.e. 1938]). In: Serge Jaumain (dir.) Dictionnaire dhistoire de Bruxelles: 104. Bruxelles, ditions Prosopon. Diagre-Vanderpelen D. (2013) Bommer Jean douard (Bruxelles, 1829 - Bruxelles, 1895). In: Serge Jaumain (dir.) Dictionnaire dhistoire de Bruxelles: 104. Diagre-Vanderpelen D. (2013) Botanique de Bruxelles, Jardin. In: Serge Jaumain (dir.) Dictionnaire dhistoire de Bruxelles: 110. Diagre-Vanderpelen D. (2013) Brsiers Franois (Hoboken, 1777 - Schaerbeek, 1844). In: Serge Jaumain (dir.) Dictionnaire dhistoire de Bruxelles: 121. Diagre-Vanderpelen D. (2013) Crpin Franois (Rochefort, 1831 - Bruxelles, 1903). In: Serge Jaumain (dir.) Dictionnaire dhistoire de Bruxelles: 203. Diagre-Vanderpelen D. (2013) De Wildeman mile (Saint-Josse-ten-Noode, 1866 - Bruxelles, 1947). In: Serge Jaumain (dir.) Dictionnaire dhistoire de Bruxelles: 270. Diagre-Vanderpelen D. (2013) Drapiez Pierre-Auguste (Lille, 1778 - Bruxelles, 1856). In: Serge Jaumain (dir.) Dictionnaire dhistoire de Bruxelles: 280-281. Diagre-Vanderpelen D. (2013) Dupont douard (Dinant, 1841 - Cannes, France, 1911). In: Serge Jaumain (dir.) Dictionnaire dhistoire de Bruxelles: 287. Diagre-Vanderpelen D. (2013) Durand Thophile (Saint-Josse-ten-Noode, 1855 - Saint-Josse-ten-Noode, 1912). In: Serge Jaumain (dir.) Dictionnaire dhistoire de Bruxelles: 288. Diagre-Vanderpelen D. (2013) Errera Lo-Abram (Laeken, 1858 - Uccle, 1905). In: Serge Jaumain (dir.) Dictionnaire dhistoire de Bruxelles: 305. 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(2013) The INQUIRE Course Manual, National Botanic Garden of Belgium, The INQUIRE project, Meise, Belgium 69 p. Groom Q., Agosti D., Gntsch A., Hovenkamp P., Kralt E., Mietchen D., Paton A. & Sierra S. (2013) The Use of e-Tools among Producers of Taxonomic Knowledge. Figshare. EU Seventh Framework programme Pro-iBiosphere, http://dx.doi.org/10.6084/m9.figshare.785738 Groom Q. & Agosti D. (2013) Taking the data out of paper. EU-BON Newsletter Online publication: http://www.eubon.eu/news/10516_taking-the-data-out-of-paper/ Groom Q. (2013) Recommendations on how to move the naming of organisms 64 65Le Jardin botanique en chiffres Keresdedjian Andre Kozloski Elisabeth Lecomte Jo Lippert Maa Lokadi La Kembe Hyango Valre Maes Bart Mager Gertrude Marivoet Jos Mignolet Vinciane Miguel Gmiz Beatriz Minost Claire Moesen Piet Peeters Henrica Putman Didier Puttemans Barbara Ray Anne Rose Nathalie Salazar Renaldo Sanin Robayo David Sasson Diane Scheers Patricia Scheiba Ria Schotte Marleen Semeria Claudia Shutt Richard Speeckaert Claudine Sterckx Marie-Louise Strack Van Schijndel Maarten Sutterman Marina Swyncop Muril Tack Florent Tanase Ionut Thielemans Lea Thielemans Marc Valles Maria Van Asch Solange Van Assche Hilde Van Bueren Gerd Van Capellen Gisle Van De Casteele Geertrui Van der Straeten Els Van Rossem Mieke Vandeloo Rita Verlinden Hugo Verswyvel Myriam Vivek Rao Vivignis Patrick Wagemans Miel Wagemans Philip Wens Monique Wrsten BartCollaborateurs scientifiques bnvoles Billiet Frieda Champluvier Dominique Compre Pierre Geerinck Daniel Janssens Thomas Jongkind Carel Malaisse Franois Pauwels Luc Rammeloo Jan Robbrecht Elmar Sann David Sharp Cathy Sonk Bonaventure Sotiaux Andr Tariq Stvart Stieperaere Herman Vanderweyen Arthur Vanhecke Leo Verstraete Brecht Vrijdaghs AlexanderLe Jardin botanique Meise en quelques mots Schaille David Scheers Elke Schoemaker Erika Schoevaerts Johan Schuerman Riet Sergeant Roland Sosef Marc Speliers Wim Steppe Eric Stoffelen Piet Stuer Benot Swaerts Daniel Tavernier Willy Telka Brandon Telka Dominique Thielemans Tom Tilley Maarten Tytens Liliane Van Belle Fernand Van Caekenberghe Frank Van Campenhout Geert Van De Kerckhove Omer Van de Vijver Bart Van de Vyver Ann Van den Borre Jeroen Van Den Broeck Dries Van den Broeck Maria Van Den Moortel Jean Van den Troost Gery Van der Beeten Iris Van der Jeugd Celien Van der Jeugd Michael Van der Plassche Thierry Van Eeckhoudt Jozef Van Eeckhoudt Kevin Van Eeckhoudt Lucienne Van Eeckhoudt Rita Van Gijseghem Jeannine Van Gompel Julie Van Grimbergen Dieter Van Hamme Lucienne Van Herp Anita Van Herp Marc Van Herp Michiel Van Hove Siemen Van Hoye Manon Van Humbeeck Jozef Van Humbeeck Linda Van Laethem Steven Van Onacker Jean Van Opstal Jan Van Ossel Anja Van Paeschen Bndicte Van Renterghem Koen Van Riet Laurens Van Rossum Fabienne Van wal Rita Van Wambeke Paul Vandelook Filip Vanderborght Thierry Vanderstraeten Dirk Vanwinghe Petra Vekens Odette Verdickt Jozef Verdickt Nathalie Verdonck Carina Verissimo Pereira Nuno Verlinden Kevin Verlinden Willy Verloove Filip Vermeerbergen Jochen Vermeersch Bart Versaen Franois Versaen Ilse Verschueren Alice Vleminckx Kevin Vleminckx Sabine Vloeberghen Joseph Wets Rutger Willems Stefaan Wrsten Bart Yamani Kamal Zemagho Lise Zerard Carine Zucka SergeGuides Bailly Francine Benit Danielle De Cock Marianne De Cuyper Jef De Vriendt Francis Geernaert Inge Kozloski Elisabeth Proost Alida Silverans Michel Talloen Paul Tavernier Patrick Thielemans Katinka Van Acoleyen Roger Van Conkelberge Luc Van den Broeck Martine Vanderherten Frank Van de Vijver Martine van Lidth Bndicte Verschueren Frans Wayembergh Lisiane Wymeersch Miet Bnvoles Adams An Aparicio Tejerina Oscar Bailly Francine Bas Osman Bastin Dominique Belmans Lucie Berckx Mieke Bockstael Annie Boutet Didier Boyker Victor Buelens Luc Cammaerts Lisette Cappelleman Ingrid Chashanovski Zvi Claes Philippe Claessens Alfons Coen Marie-Laure Connrot Claire Cuvry Bruno De Beer Dirk de Borman Sandrine De Cock Marianne de Coninck Hans De Cuyper Josephus De Meuter Pascale De Praetere Claude De Smet Franoise De Wit Danil Dehaes Mimi Deleu Ann Delire Sandra Devolder Chris Doutrelepont Hugues Dubois Tinne Dumont Anne-Marie Durant Danil Exsteen Walter Eykens Jos Fabr Lisette Gheysens Lieve Goossens Florent Harding Steven Horions Chris Houben Guido Huet Dimitri Huriaux Thierry Jacobs Ludo Jessen GeorgetteUn Jardin botanique jouissant dune histoire riche.Lhistoire du Jardin botanique Meise remonte 1796. Linstitution est plus ancienne que la Bel-gique et elle bnficie de plus de deux sicles dexprience. Le domaine de 92 hectares abrite des btiments historiques, notamment un chteau dont le donjon remonte au 12me sicle.Des collections uniquesLherbier du Jardin botanique abrite quelque 4 millions de spcimens, comprenant notamment le plus grand herbier de roses du monde et dimportantes collections historiques du Brsil et dAfrique centrale. Le Jardin botanique a aussi une bibliothque spcialise comptant plus de 200 000 volumes, avec des publications allant du 15me sicle nos jours. Conserver les plantes pour lavenirLe Jardin botanique conserve plus de 18 000 espces de plantes vivantes, parmi lesquelles de nombreuses espces menaces, comme lencphalartos de Laurent (Encephalartos laurentianus). Le Jardin botanique a une collection de rfrence au niveau mondial de graines de haricots sauvages.Une institution scientifique qui tudie les plantes et les champignonsLes activits de nos scientifiques couvrent le monde entier, de lAntarctique jusquaux forts tropicales du Congo. Leur travail se concentre sur lidentification correcte et scientifique des espces. Quelles sont les caractristiques dune espce ? Combien despces existe-t-il ? Comment pouvons-nous distinguer une espce dune autre ? Aucune activit conomique base sur les vgtaux ou des produits drivs des vgtaux ne pourrait avoir lieu sans r-pondre ces questions fondamentales. Attribuer un nom scientifique une espce est la cl des connaissances son sujet. Lidentification correcte des espces nous aide distinguer les espces vnneuses des espces mdicinales apparentes ou identifier les espces menaces qui ncessitent une protection.Le partage des connaissances sur les plantesLe Jardin botanique reoit chaque anne environ 100 000 visiteurs. La plupart connat surtout les collections extrieures et les serres, mais il y a beaucoup plus dcouvrir ! Nos scienti-fiques partagent avec passion leurs connaissances avec le public. Le Jardin botanique a dve-lopp une srie doutils qui permettent de diffuser la connaissance sur les plantes de faon efficace et sensibilisent le public la ncessit de la conservation des plantes. Notre site web www.jardinbotanique.be offre un aperu des activits en cours.66 67Le Jardin botanique en chiffresExplorer, tudier et dcrire le monde vgtal, le prserver et le faire connatre pour construire ensemble un avenir durable.Notre missionOrganigrammeNos valeursDIRECTIONDPT. Bryophytes et ThallophytesSECTION Algues et MoussesSECTION Fougres, Gymnospermes et MonocotyldonesSECTION Collections vivantes et ParcSECTION Bibliothqueet ArchivesSECTION Musologie et ducationSECTION Champignons et LichensSECTION DicotyldonesAdministrationComptabilitService du PersonnelInformatiqueScurit et HygineServiceTechniqueAccueilGardiensEntretienDPT. Spermatophytes et PtridophytesGestion gnraleUne quipe, une missionEn tant que collaborateurs du Jardin botanique, nous mettons ensemble nos ta-lents pour raliser notre mission. Nous dterminons de concert les objectifs et nous sommes conjointement responsables de leur ralisation.Le respect de la diversitNous avons de la considration et du respect pour toutes les personnes que nous ctoyons. Nous valorisons leur individualit et leur diversit. Nos collgues sont des partenaires professionnels avec qui nous interagissons avec respect.Un service ciblDans laccomplissement de nos tches et le dveloppement de nouvelles ides, nous avons lesprit les besoins et les attentes de nos collaborateurs et de nos clients. Un engagement pour lenvironnementEn tant que professionnels dans le domaine nous portons tous une responsabilit pour garantir un environnement sain aux personnes et aux plantes. Nous sommes un exemple et une rfrence lintrieur et lextrieur de notre institution.Une communication ouverteTant dans notre travail quotidien que dans la prise de dcisions, nous communi-quons ouvertement et honntement. Linformation dont nous disposons est un bien commun que nous partageons avec toute personne qui elle peut tre utile. Nous discutons des problmes que nous rencontrons et cherchons, ensemble, des solutions. Nous sommes discrets lorsque cest ncessaire.Viser lexcellenceNous atteignons nos objectifs de manire efficiente, intgre et avec profession-nalisme. A cette fin, nous valuons notre fonctionnement de manire critique et osons faire des ajustements si ncessaire. Nous sommes ouverts aux remarques constructives manant tant de lintrieur que de lextrieur.Texte :Jardin botanique MeiseBotanical ValuesCe rapport est galement disponible en nerlan-dais et en anglais et peut tre tlcharg partir de notre site web http://www.jardinbotanique.beImprim sur papier recycl certifi FSC. Jardin botanique Meise, 2014