Rapport Gestion Des Catastrophes Cameroun - Disaster Mitigation Report Cameroon

  • Published on
    11-Jun-2015

  • View
    5.769

  • Download
    10

DESCRIPTION

La ligne de crte du volcan mont Cameroun est toujours en activit; mais demeure silencieux. Les lacs Monoun et Nios qui dgagent des manations de gaz; ainsi que les installations industrielles proximit des grandes villes sont des dangers potentiels qui menacent l'environnement au Cameroun.

Transcript

REPUBLIQUE DU CAMEROUNMINISTERE DE L'ADMINISTRATION TERRITORIALEPROGRAMME NATIONAL DE PREVENTION ET DE GESTION DES CATASTROPHESDOCUMENT DE PROGRAMMERdig par MM. - Alfred GONDO - Franois F. NDJOCK BALOCK - Isaac NJILAH KONFORYaound (Cameroun) Aot 1997. Programme Des Nations Unies pour le Dveloppement Dpartement des Affaires Humanitaires des Nations UniesINTRODUCTIONLe Cameroun fait face depuis plus d'une dcennie divers types de catastrophes telles que : les inondations, les ruptions volcaniques, les manations de gaz toxique, les tremblements de terre, les risques oliens (ouragan, tornades, orages, foudre), la scheresse, les pidmies, les accidents de transport et les incendies de toutes natures. L'manation de gaz survenue en aot 1986 dans la zone du Lac Nyos et des rpercussions dramatiques sur la vie et l'activit humaines. Plus de cinq mille personnes furent affectes. Mille sept cent quarante six (1746) personnes trouvrent la mort. Dans le mme ordre d'ide, la scheresse qui a marqu la partie septentrionale du pays durant le dernier trimestre de l'anne 1990 a affect prs de deux cent mille personnes, dsorganis le tissu socio-conomique et rendu prcaire la production agro-alimentaire. De 1988 1994, les inondations ont rendu prs de vingt mille personnes sans abris. Pour faire face aux situations gnres par les catastrophes, le Gouvernement a labor en collaboration avec la DHA un projet de Programme National de Prvention et de Gestion des Catastrophes. L'objectif principal du projet est d'radiquer les difficults et combler les lacunes en renforant la capacit du Ministre de l'Administration Territoriale et d'autres dpartements ministriels impliqus dans la prvention et la gestion des catastrophes. Pour finaliser ce projet, le Ministre de l'Administration Territoriale avec l'appui financier du Programme des Nations Unies pour le Dveloppement (PNUD) et le Dpartement des Affaires Humanitaires des Nations Unies (DHA) a recrut une quipe de trois experts; un expert international, M.Alfred GONDO, du Dpartement des Affaires humanitaires et deux consultants nationaux Messieurs Franois F. NDJOCK BALOCK, conomiste et Isaac NJILAH KONFOR, go-scientiste environnemental. Le prsent document est le fruit des investigations de cette quipe d'experts. Il a t ralis partir : - de l'tude et de l'analyse des documents mis sa disposition par les diverses administrations publiques, parapubliques et prives impliques dans les problmes de prvention et gestion des catastrophes au Cameroun ; - de l'tude et de l'analyse des recherches et rapports d'tudes spcifiques ; - des entretiens avec les responsables centraux et extrieurs des ministres et autres institutions intresses ; - de visites de sites risques sur le terrain (sept2 provinces sur dix ont t visites et des rencontres avec les responsables provinciaux ont t organiss sous la houlette des gouverneurs).* 1 L'quipe eu faire face un certain nombre de difficults venant : - du temps relativement courts imparti la mission. Cet handicap n'a pas permis de visiter toutes les provinces et d'laborer, grce de contacts et des entretiens plus pousss avec les responsables des administrations concernes des budgets affrents aux divers plans proposs ; - du manque de logistique qui a frein quelque peu le rythme d'volution souhaite des travaux ; - de l'incomprhension releve auprs de certains ministres dont des responsables n'ont pas cru devoir donner des informations et documents ncessaires au bon accomplissement de la mission. Nonobstant ces difficults, l'quipe a bnfici dans l'ensemble d'une collaboration fructueuse des administrations au niveau central et surtout au niveau de provinces. Cette collaboration a beaucoup contribu la sortie du document qui comporte sept (7) chapitres : 1 - Les gnralits qui dcrivent les contextes physique, socio-conomique et technologique pour permettre de dceler les origines des risques de catastrophes potentiels ; 2 - La typologie des catastrophes et la localisation des zones risques ; 3 - Le diagnostic de la situation de la prvention et de la gestion des catastrophes au Cameroun ; 4 - Le cadre conceptuel du Programme National de Prvention et de Gestion des Catastrophes ; 5 - Le dveloppement du Programme ; 6 - L'incidence du programme ; 7 - les facteurs de russite du programme et les recommandations.* Seules les provinces de l'Adamaoua, de l'Est et du NordOuest non pas pu tre visites, faute de temps.13I - GENERALITES 1 - 1 CONTEXTE GEOGRAPHIQUE ET PHYSIQUE Le Cameroun, pays de l'Afrique Centrale, situ entre les 2me et 12me parallle de latitude Nord, les l8me et 16me parallle de longitude Est limit: - au Nord par le Tchad ; - au Sud par la Guine Equatoriale, le Gabon et le Congo ; - L'Ouest par le Nigria; - l'Est par la Rpublique Centrafricaine. Le pays s'tire sur plus de 1200 Km du Lac Tchad au Golfe de Guine et prsente grossirement la forme d'un triangle de 475.000 Km2 de superficie avec une population estime plus de 13.000.000 d'habitants (1996). 111 - LE RELIEF Le relief est assez vari. Ainsi les rgions basses se trouvent surtout au nord, dans l'intrieur du pays, alors que les plaines ctires sont relativement peu tendues. Entre ces deux ensembles s'lve la "dorsale" camerounaise, hautes terres qui, du Mont Cameroun la Rpublique Centrafricaine coupe le pays en deux, sparant aussi les rgions basses du Nord du vaste plateau Sud-Camerounais.(fig.1) A) - LES REGIONS BASSES Elles sont confines au Nord et se subdivisent en deux units distinctes spares par les Monts Mandara et le bombement de Kal. A la partie septentrionale, les plaines du Tchad s'abaissent progressivement de 550 280 m des monts Mandara aux rives du Logone. La partie Mridionale de ces rgions basses est occupe par la cuvette tectonique de la Bnou, cette cuvette est une plaine dprime entre les monts Pesk Bori, la rgion de Kal et les hautes terres de l'Adamaoua (Plateau de l'Adamaoua). B) - LES HAUTES TERRES Les hautes terres occupent l'essentiel du territoire dont 63 % de la superficie et se situent au dessus de 600 m4 d'altitude. Elles se subdivisent en quatre ensembles bien individualiss : - Au Nord, les Monts Mandara, d'une altitude moyenne de 900 m, dominent la plaine du Diamar de plus de 500 mtres ; - Au Centre, le plateau de l'Adamaoua (1100 m d'altitude moyenne) prend en charpe la zone mdiane du pays et constitue le chteau d'eau du Cameroun. La transition avec les terres basses du Nord (Cuvette de la Bnou) est abrupte et souligne par la falaise de Ngaoundr. Par contre vers le Sud, ce plateau offre des pentes douces. - A l'Ouest, les hautes terres offrent une grande diversit de reliefs : moyennes montagnes, plateaux tags, bassins dprims comme les plaines de Mbo, de Ndop, ou la troue Bakossi, et grands difices volcaniques. Le Plateau Bamoun s'tend vers 1240 m d'altitude et est parsem de petits massifs volcano-tectoniques et d'appareils volcaniques. Il est surplomb par le plateau Bamilk qui atteint au pied des Monts Bamboutos (2740 m). Les Plateaux volcaniques de Bamenda, et les grassfields de Jakiri Nkamb, vers 1800 m d'altitude offrent des paysages de landes. Sud-Ouest, Nord-Ouest les massifs volcaniques forment une ligne de direction Sud-Ouest, Nord-Est depuis le Golfe de Guine jusqu'au Tchad. Cette ligne est constitue de grands appareils volcaniques tels le Mont Cameroun (4100 m) le Mont Manengouba (2396 m) les Monts Bamboutos (2740 m) et les Monts OKU (3008 m), les Rumpi Hills. Le Mont Cameroun est encore en activit et la dernire ruption date de 1982. - Au Sud, le Plateau Sud-Camerounais se trouve en contrebas de ces hautes terres qui le domine par un escarpement bien marqu entre Yoko et Lint. Les altitudes varient entre 650 et 900 m et la monotonie se trouve rompue par endroits par des pointements de petits massifs. C) - LES PLAINES COTIERES Elles couvrent une tendue beaucoup plus limite ne dpassant pas 150 Km de large entre l'Ocan Atlantique et le Plateau Sud-Camerounais dont le rebord se trouve marqu par un escarpement. Ces plaines ctires se subdivisent en trois entits dont le bassin du Ndian, le bassin de Douala et le Bassin Kribi-Douala. 112 - HYDROGRAPHIE Le Cameroun est drain partir du plateau de l'Adamaoua et de la dorsale Nyong-Sanaga selon quatre bassins versants principaux : les bassins Atlantique, du Congo, du Niger et du Tchad.(fig.2) A) - LE BASSIN ATLANTIQUE Il est constitu de la sanaga et les fleuves ctiers5 (Nyong, Ntem, Mungo, Wouri) auxquels on associe galement des petits fleuves mal rgulariss tels la Lokoundj, la Kienk et la Lob. - La Sanaga avec ses 920 Km de longueur, et un bassin 140.000 Km2 est le principal fleuve du Cameroun. Elle prend source dans l'Adamaoua. Elle franchit les diffrentes units relief par de multiples chutes et rapides dont les derniers rencontrent Eda. - Les fleuves ctiers de l'Ouest (Ndian, Mungo, Wouri) se dirigent tous vers les rgions basses du Calabar - Rio Del Rey et vers le vaste estuaire du Cameroun. - La Manyu, ou Cross River, arrose la cuvette de Mamf et se dirige vers le Nigria. de sa de se B) - LE BASSIN DU CONGO Il est drain par deux principaux cours d'eau : La Kad et le Ngoko. La Kad recueille les eaux de la Doum et de la Boumb, rejoint la Mambr pour former la Sangha en Rpublique Centrafricaine - La Ngoko est constitue du Dja et de la Boumba, qui conflue avec la mme Sangha Ouesso au Congo. C) - LE BASSIN DU NIGER la Bnou et ses affluents appartiennent au bassin du Niger dont le principal est le Faro, qui collectent les eaux des hautes terres de l'Adamaoua septentrional, des Mandara et des Alantika. Le Mayo Kebi, affluent de la rive droite, vient du lac Tchad qui reoit en priode de fortes crues les eaux du Logone. D) - LE BASSIN DU LAC TCHAD Le Logone est le cours d'eau principal. Cependant on note galement la prsence des cours d'eau saisonniers appels "Mayos" qui dvalent les pentes des monts Mandara. Tous les cours d'eau du Cameroun prsentent des caractres communs : - Profil en long coup de rapides et de chutes ; - Peu profonds et encombrs de bancs de sable ; - Navigation rendue impossible ; - Potentiel nergtique trs important ; - Rgimes hydrologiques repartis en deux extrmes : * rgime quatorial 2 pointes de crues (saison pluvieuse) * rgime tropical sahlien une seule pointe et des maigres pouvant aller jusqu' l'tiage. Entre ces deux extrmes, on note toutes sortes de transition (rgime soudanien, rgimes complexes ou mixtes des fleuves grand bassin versant tals sur plusieurs rgions climatiques).6 113 - C L I M A T Le Cameroun s'tend sur onze degrs de latitude et offre presque toute la gamme des climats intertropicaux. Par contre des reliefs importants et la proximit de l'Ocan introduisent des nuances climatiques. A) - LES TEMPERATURES Eleves dans l'ensemble (23,5c au Sud et 28c au Nord Garoua et Kousseri) les tempratures varient peu au cours de l'anne (2,4c Yaound, 7,7c Maroua). Les nuances montagnardes attnuent celles-ci (20 21c dans les rgions de hautes terres). - l'insolation varie galement peu et est trs importante dans le Nord au climat plus sec. B) - LES PRECIPITATIONS Les prcipitations diminuent du Littoral vers l'intrieur et du sud vers le nord, mais par contre augmentent avec l'altitude. L'humidit relative suit ces variations. C) - LES MASSES D'AIR Le Cameroun est sous l'influence de deux masses d'air provenant d'anticyclones (zone de haute pression), situes de part et d'autre de l'quateur ; Au sud, la mousson ou aliz du Sud-Est est issue de l'anticyclone de Sainte Hlne et amortit les carts thermiques et apporte la pluie ; L'harmattan ou aliz du Nord-Est vient de l'anticyclone saharien au Nord ; elle est stable et sche. La circulation de ces masses d'air est responsable de la diversit des prcipitations. D) - LES DOMAINES CLIMATIQUES Le pays est partag en trois domaines climatiques, le domaine quatorial, le domaine soudanien et le domaine soudanosahlien.(Fig.3) 1 - Le Domaine Equatorial Le climat quatorial se rencontre au Sud jusqu' 6 de latitude Nord et se partage entre deux types de climat : * Le type "Guinen" Ce climat se dveloppe sur le plateau Sud-Camerounais7 et prsente quatre saisons (1 grande saison de pluie et 1 grande saison sche : 1 petite saison de pluie et 1 petite saison sche). La temprature moyenne est de 25c et la pluviomtrie oscille entre 1500 2000 mm. Il pleut toute l'anne. * Le Type "Camerounien" Trs humide et chaud, il se dveloppe dans le SudOuest littoral jusqu' Mamf et l'embouchure de la Sanaga. Les pluies sont abondantes (2 11 mm) et continues. La courbe pluviomtrique a un seul maximum. Les hautes terres de l'Ouest et du Nord-Ouest cause de l'altitude, prsentent des nuances avec une saison sche plus marque et une baisse des tempratures. 2 - Le Domaine Soudanien Tropical humide, il s'tend du 7 plus de 10c de latitude nord. On y trouve deux nuances : - la nuance soudano-guinenne d'altitude de l'Adamaoua avec des pluies plus abondantes (1500 mm par an). La saison sche dure cinq mois, les tempratures restent plus fraches avec des carts sensibles entre maxima et minima (34,6c en mars et 9,9c en janvier) ; - le climat soudanien classique se dveloppe dans la cuvette de la Bnou. Les tempratures sont leves (28c 45c au mois d'avril). Les pluies sont moins abondantes (< 1 mm).La saison sche dure six mois. 3 - Le Domaine Soudano-Sahlien Ce climat s'tend au nord sur les plaines de MayoDanay et du Diamar et les monts Mandara. Ce type est caractris par une svre diminution des prcipitations (Maroua, 815 mm) et une saison sche de sept mois. Au Nord du 11 de latitude nord, la plaine du Tchad est encore plus sche ; la saison de pluies est rduite trois mois avec de faibles prcipitations (400 700 mm) et l'vaporation est intense. 114 VEGETATIONLa vgtation camerounaise est celle d'une Afrique intertropicale miniaturise, de la fort dense humide mridionale en passant par la savane centrale, la steppe nordique, et une fort et prairie de montagne. On dnombre environs 8000 espces, 1800 genres et 230 familles de plantes angiospermes reparties entre deux principales rgions, elles mmes subdivises en domaines(fig.4). A) - LA REGION CONGO-GUINEENNE8 1 - Le Domaine Nigro-Camerouno-Gabonais C'est une zone de grande fort subdivise en fort littorale, en mangrove, en fort atlantique toujours verte csalpiniaces, en fort et prairies marcageuses inondables. 2 - Le Domaine Camerouno-Congolais Ce domaine englobe la fort verte du Dja, les forts marcageuses sterculiaces du Haut Nyong, Bourtia, la prairie aquatique Echinochloa et inondable du Haut Nyong et les prairies marcageuses. 3 caducifolie Le domaine Congo-Guinen de la fort semi-Il runit la fort semi-caducifolies sterculiaces et ulmaces, de savanes herbeuses et arbustives. 4 - Le Domaine Afro-Montagnard de la fort toujours verte d'altitude Il comprend les forts submontagnarde et montagnarde et les prairies subalpines. B) - LA REGION SOUDANO ZAMBEZIENNE 1 - Le domaine Soudanien Il regroupe la savane soudano-guinenne, la savane boise soudano-sahlienne et la savane soudanienne d'altitude. 2 - Le domaine Sahlien Il est reprsent par la steppe pineux sahelosoudanienne, la prairie inondable sahelo-soudanienne. La vgtation du Cameroun est aussi expose des srieux problmes, qui menacent sa survie lies essentiellement l'action de l'homme. Les cultures, l'exploitation sauvage, l'explosion dmographique, les feux de brousse et l'exploitation pastorale menacent srieusement la prennit de ce riche couvert vgtal.Du Nord au Sud les dcoupages climatiques correspondent grosso modo ceux du couvert vgtal. Cependant la non superposition exacte entre les deux facteurs (climatiques et vgtal) est beaucoup plus lie l'action destructrice de l'homme. On note aujourd'hui une rgression rapide du couvert vgtal. La dgradation de la vgtation menace la survie de plusieurs espces et genres. On assiste au dveloppement des vastes tendues de forts et de savane dgrades, rendant ainsi9 difficile l'tablissement camerounaise. 115 GEOLOGIE d'une carte de la vgtationLe Cameroun est constitu de trois principaux ensembles gologiques : le complexe de base, les formations sdimentaires et les roches magmatiques. A) - COMPLEXE DE BASE Le complexe de base camerounais peut se diviser en deux units majeures : a - Le craton du Congo vers le Sud ; b - La zone mobile d'Afrique Centrale plus au Nord. Le Craton du Congo est beaucoup plus tendu au Sud de Cameroun o il est connu sous le nom de complexe du Ntem. Il est essentiellement constitu de gneiss, granites et charnokites (granites hyperothne). La zone mobile d'Afrique Centrale (ZMAC) est un domaine o les terrains prcambriens ont t remobiliss donnant les roches mtamorphiques et ignes d'ge Panafricain (600500Ma). La ZMAC est en majorit constitue de migmatites, micaschistes et gneiss micacs plagioclase pntre des formations et parcourus par des filons de quartz. Elle est recoupe au centre du Cameroun par les failles majeures qui constituent la zone de cisaillement de Foumban (Foumban Shear Zone). Le complexe de base est localement recouvert, par les formations, volcanosdimentaires de Palozoque infrieur comme le bassin de MANGHEI. B) - ROCHES SEDIMENTAIRES Les roches sdimentaires se localisent seulement dans le Sud-Ouest, les plus anciennes sont les grs conglomratiques plus ou moins massifs connus sous le nom de "formation de Mudeck" qui, considre comme crtace malgr l'absence de fossiles stratigraphiques, repose en discordance sur le complexe de base. Cette formation est recouverte de marnes fossilifres d'ge turonien. Les bassins offshore de Douala et du Rio-del-Rey sont des bassins de marge passive typiques qui se sont forms pendant l'ouverture de l'Atlantique Sud. Du Crtac au miocne, ils constituaient un bassin sdimentaire continu qui s'tendait du Nigria au Sud-Cameroun. Son orientation t contrle par des failles normales de direction N120. La partie Nord du bassin de Douala en particulier est caractrise par des sries de failles directionnelles Nord Est-Sud Sud Ouest. Celles-ci se sont probablement formes pendant l'activit volcanique qui spare le grand bassin continu. Les sdiments d'ge Crtac se sont aussi observs dans le bassin de Mamf et le rift de Yola qui forment les bras du Bnou Trough au Nigria. Le bassin du10 Lac Tchad est couvert de sdiments d'ge quaternaire assez rcent alors que les dpts alluviaux et colluviaux prdominent dans les boucles de grandes rivires. Alors que l'exploitation du gaz et du ptrole s'effectue dans les bassins de Kribi-Campo et de Douala et du Rio-Del-Rey respectivement, la prospection continue dans le bassin du lac Tchad au Nord. C) - LES ROCHES MAGMATIQUES DE LA LIGNE DU CAMEROUN a - Les Complexes Annulaires (66-30 Ma) Du sud-ouest l'extrme-nord du Cameroun, on trouve une srie de complexes annulaires synitiques et granitiques dont l'ge varie de 66 30 Ma et le diamtre de 1 10 Km. Ces ges indiquent qu'il y a eu un chevauchement avec l'activit volcanique de la ligne du Cameroun. Ces complexes annulaires reprsentent probablement les racines profondes d'anciens appareils volcaniques intrusifs dans le complexe de base granito-gneissique et dans les sdiments antrieurs. Plus de 60 de ces complexes subvolcaniques aussi appel "granites ultimes" ou "massifs ultimes" s'tendent sur une distance de 1000 Km du mont Koup Mora Waza suivant la ligne du Cameroun, de direction Nord 30 Est ils sont trs semblables, aux complexes annulaires du Nigria mais ne prsentent pas une migration NordSud et les minralisations conomiques y sont peu frquentes. Les baryte minralisations de fluorite et baryte sont connues. La cassitrite et la columbrite sont associes aux filons et veines associes ces complexes. Le Mayo-Darl est le seul importante minralisation de cassitrite. L E V O L C A N I S M ELe volcanisme au Cameroun se localise le long de la "Ligne du Cameroun" qui est un alignement d'difices volcaniques depuis le lac Tchad jusqu'aux les ocaniques de la Golfe de Guine suivant un axe n30G et parcourant une distance de 1600 kilomtres. Ce sont les massifs gnralement alkaline d'ges tertiaires rcent prsentant un intrt particulier unique au monde car ils passent du domaine ocanique au domaine continentale. De ce fait, cette ligne peut se diviser en deux secteurs majeurs : le secteur ocanique et le secteur continentale. Le secteur ocanique est compos de quatres les ; pagalu, Sao Tom, Principe et Bioko. - Pagalu est essentiellement constitu des coules basaltiques recoups par des dmes trachytiques ; - Sao tom et Principe est en majorit couverte de coules basaltiques, trachytiques et phonolitiques ; - Bioko est largement domin des basaltes. Le secteur continental se trouve dans le territoire camerounais et comprend les grands massifs volcaniques suivants: * Le Mont Cameroun qui culmine vers 4100 mtres est dominante basaltique, au sud-ouest duquel se trouve le Mont Etinde (aussi appel le petit Mont Cameroun) compos des roches11 sous-satures ; nephelinite et leucitite) ; * Le Mont Manengouba situ quelques dizaines de kilomtres au nord-est du Mont Cameroun est constitu de basaltes, hawaites et rhyolites ; * Le Mont Bamboutos l'ouest du Cameroun est essentiellement igninbrique, trchytique et rhyolitique et s'tend jusqu'aux hautes terres de Bamenda ; * Le mont Oku situ une centaine de kilomtre au nord de bamboutos est constitu des basaltes et des rhyolites ; * Le plateau de l'Adamaoua et Mandara au nord Cameroun sont largement basaltiques et parfois recoups par des dmes rhyolitiques et trachyphonolitiques. Parmi tous ces massifs volcaniques, seul le Mont Cameroun est encore actif. Il a connu six ruptions volcaniques au cours de ce sicle (1901,1922,1925,1954,1959 et 1982) et reste toujours un danger potentiel pour les habitants avoisinants. La numrologie, ptrographie et gochimie de ces volcans montrent qu'ils appartiennent tous la srie alkaline comprenant toutes les varits ptrographiques comme : basalte alkaline, hawaite, mujarite, benmoreite, pierite, phonolite, trachyte et rhyolite, benmoreite,pierite, phonolite, trachyte et ryolite alkaline. Les travaux de terrain montrent que les laves basaltiques prdominent sur les termes plus volus. Parmi toutes les hypothses mise en place de cette ligne de "rifting continental" est largement accept ces dernires dizaines d'annes. 1-2 - CONTEXTE 121 SOCIO - ECONOMIQUE- DEMOGRAPHIED'aprs le dernier recensement, le Cameroun comptait au mois d'avril 1987, 10.493.655 habitants dont 49,2 % d'hommes et 50,8 % de femmes, soit prs de 97 hommes pour 100 femmes. Dans cette population, prs de trois personnes sur 100 sont des trangers et sur 100 trangers rsidant au Cameroun, 94 sont des africains. La densit observe est un peu plus de 22 habitants au Km2 entre 1976 et 1987, la population du Cameroun a augmente de 2 830.000 personnes en chiffres absolu, soit un taux d'accroissement annuel moyen de 2,9 %. Toutefois, si entre 1987 et 1993 le taux de croissance est de 2,89 %, il est de 2,83 % entre 1993 et 1997. A ce taux, on peut estimer la population actuelle 14.044.000 habitants (avril 1997). Le Cameroun est donc moins peupl que son gant voisin le Nigria mais dpasse largement les pays limitrophes d'Afrique Centrale. On observe que environ 40 % de la population Camerounaise habite en ville et 60 % en zone rurale. Deux villes (Yaound et Douala) ont atteint le million et plus d'habitants et une demi-douzaine a plus de 100.000 habitants. Sept provinces12 sur dix ont plus d'un million d'habitants. La population camerounaise est trs ingalement rpartie. Les 3/4 des habitants occupent peine le 1/5me du territoire. En considrant les densits rurales dont la moyenne nationale avoisine 15 hab/Km2, les secteurs de peuplement dense contrastent avec les vastes tendues pratiquement vides. Trois rgions densment peuples existent au Cameroun. - La premire rgion, la plus importante en superficie et en effectifs comprend les hautes terres de l'Ouest et l'axe volcanique Mont Cameroun - Manengouba. La majeure partie des hautes terres compte plus de 70 hab/Km2. Des noyaux apprciables en pays Bamilk et sur les grassfields dpassent 200 habitants/km2 avec des lots atteignant 2000 habitants. - La seconde rgion de peuplement dense englobe les monts Mandara, leur bordure mridional et la plaine du Diamar, avec une annexe dans le secteur de Makan, au bord du lac Tchad. Dans les montagnes refuge du Mandara, la densit moyenne atteint souvent 120 hab/km2, certains lots dpassant largement ce chiffre en dpit d'un milieu naturel hostile. - La troisime rgion couvre, sur la bordure occidentale du plateau Sud camerounais le pays Beti et Yambassa - Bafia. Moins tendue et moins peuple (50-100 habitants/km2), elle s'entoure d'une aurole o les densits dcroissent graduellement de 50 100 hab/km2. Ici la concentration humaine rsulte des migrations qui jusqu'au dbut du XIX sicle, ont fait franchir le Mbam et la Sanaga plusieurs groupes ethniques chasss par les conqurants Foulb et Vout. Entre ces aires de forte densit, le reste du territoire hormis quelques secteurs limits, est faiblement peupl et comporte de vastes zones pratiquement inhabites (Adamaoua, sud-est Benou, sud-est Cameroun). La population Camerounaise s'accroit rapidement depuis les annes 50. Evalue 3.800.000 habitants en 1950, elle atteint 14.044.000 en 1997, soit 4 fois le chiffre d'aprs la seconde guerre mondiale. Cet essor dmographique rsulte des progrs de l'action sanitaire et de l'hygine, mme si la crise conomique et la phobie du SIDA ont compris cette dynamique. Les taux moyens de natalit et de mortalit qui taient respectivement de 45 et 20,4 % en 1976, sont estims aujourd'hui 39,7 % et 11,4 %. L'accroissement naturel passe ainsi de 2,9 % en 1976 2,83 % en 1997. Ces taux expliquent la jeunesse de la population et un dbut de transition dmographique. En effet, les personnes de moins de 20 ans reprsentaient en 1987 56,3 %, celles de 20 54 ans 36 % et celles de 55 ans et plus 7,4 %. En 1997, les projections montrent 6.921.000 hommes contre 7.124.000 femmes. L'esprance de vie la naissance est de 56,7 ans en 1997, soit 54,5 pour les hommes et 59 ans pour les femmes.13 Sur le plan de l'alphabtisation, 16 % de la population de 11 ans et plus ne savent ni lire, ni crire. Cette proportion est plus leve chez les femmes (5/10) que chez l'homme (3/10). En ce qui concerne le niveau d'instruction, on observe que 41 % des personnes ges de 3 ans et plus ont le niveau du secondaire. Les personnes n'ayant jamais t l'cole ou ayant suivi seulement les enseignements maternels ou coraniques reprsentent 46 %. Les personnes ges de 6 ans et plus reprsentent 77,6 % de la population totale (celle de 15 ans et plus reprsente 53,6 %). Dans la premire tranche la population active reprsente 48,2 % et la population inactive 51,8 %. Dans la tranche d'ge 15 ans et plus, la population active reprsente 64,95 % et la population inactive 35,05 %. Parmi les actifs occups, 58,9 % ont dclar travailler pour leur propre compte ; 18,1 % pour un salaire, 21,7 % comme aide familiaux, 0,9 % comme apprentis. La proportion des actifs est plus leve en zone rurale (53,3 %) qu'en ville (39,6 %). 122 - ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALE 1 Organisation sociale L'Organisation sociale du Cameroun est caractrise par sa diversit ethnique, gographique et climatique, qui conditionne le style de vie en termes conomiques, c'est--dire la manire dont la socit doit s'organiser pour satisfaire ses besoins fondamentaux et assurer sa survie et celle de l'espce : l'agriculture sdentaire ou itinrante, la chasse et la cueillette, l'levage nomadique et la pche. Au sein des groupes ethniques on rencontre plusieurs ensembles linguistiques ou dialectes ; cependant, il existe quelques langues vhiculaires parles par une majorit des camerounais. Le franais et l'anglais sont les seules langues officielles du pays. Les socits des forts n'ont pas une organisation sociale base sur les chefferies suprmes, mais sur les liens de solidarits lignagres et classiques. Sur les plateaux de l'ouest et nord-ouest, les populations sont regroupes dans des chefferies autonomes et assez concurrentielles, avec pouvoirs centraliss, certaines sont encore puissantes aujourd'hui. Dans les rgions du nord, on trouve deux situations diffrentes : les populations islamises sont organises en chefferie tablies la suite du jihad et qui assuraient traditionnellement l'administration. Quant aux populations non islamises (les kirdi), elles ont centralise et sans hirarchie politique fortement tablie. Malgr ces diffrences, la famille plus ou moins largie ou segment d'une ligne constitue la cellule de base de la socit camerounaise, quelque soit le groupe considr.14 2 - Organisation administrative Aprs son indpendance en 1960 et la runification en 1961, le pays est devenu un Etat unitaire en 1972 divis en circonscriptions hirarchises. En 1996, le pays comptait 10 provinces, 58 dpartements, 289 arrondissements et 53 districts(fig.6) dont le dcoupage respecte autant que possible la configuration sociologique du pays, sans prendre en compte le poids dmographique. Les administrations sont prsentes au niveau de : * Chaque province par des dlgus provinciaux placs sous l'autorit d'un Gouverneur ; * chaque dpartement par des dlgus ou chefs de services dpartementaux placs sous l'autorit d'un prfet ; * Chaque arrondissement ou district par les dlgus ou chefs de service d'arrondissements ou de districts placs sous l'autorit d'un sous-prfet ou d'un chef de district. 3 - Organisation politique Le Cameroun est un Etat lac rgime prsidentiel. Il comprend un pouvoir Excutif, un pouvoir Lgislatif et une Autorit judiciaire. Le pouvoir Excutif est plac sous l'autorit du Prsident de la Rpublique qui veille au respect de la constitution, assure l'unit de l'Etat et garantit par son arbitrage le fonctionnement harmonieux des institutions. Le prsident de Rpublique est lu au suffrage universel direct, et secret pour un mandat de 7 ans renouvelable une fois. Il nomme le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, et sur proposition de celui-ci, les ministres et les secrtaires d'Etat fixe leurs attributions. Le pouvoir lgislatif est exerc par l'Assemble Nationale qui comprend 180 dputs lus au suffrages universel et secret pour un mandat de 5 ans. L'Assemble Nationale tient 3 sessions annuelles d'une dure maximum de 30 jours chacune. Elle se runit en session extraordinaire sur un ordre du jour dtermin pour une dure ne dpassant pas 15 jours la demande du Prsident de la Rpublique et du tiers de ses membres. Le Cameroun compte en 1997 prs de 130 partis politiques dont les plus importants sont le Rassemblement Dmocratique du Peuple Camerounais (RDPC) au pouvoir, le Social Democratic Front (SDF) et l'Union Nationale pour la Dmocratie et le Progrs (UNDP). 123 - ENVIRONNEMENT MEDIATIQUE Le Cameroun d'information crits est et riche d'une pluralit de moyens audiovisuels. La loi sur la15 communication sociale du 19 dcembre 1990 qui pose le principe de la libert de la communication sociale, a favoris l'closion de nombreux supports de presse crite. A ct du quotidien national Cameroun Tribune, de nombreux titres appartenant des secteurs priss foisonnent. Cette presse couvre des domaines aussi divers que l'information gnrale, spcialise, fminine, de loisirs etc... Il faut relever que l'accs la presse reste limit par un taux d'analphabtisme lev, une distribution circonscrite aux grandes villes, une diffusion essentiellement faite dans les langues officielles (anglais et franais) et un cot relativement lev au numro. A titre d'illustration, un hebdomadaire cote en moyenne 300 francs CFA, ce qui est lev par rapport aux salaires pratiqus aprs la baisse drastique des salaires intervenue en novembre 1993 (le SMIG est de 22.000 francs CFA par mois). S'agissant de l'audiovisuel, les textes d'application qui auraient permis la libration du secteur ne sont pas encore signs et publis, ce qui consacre un monopole de fait de l'Office National et de Tlvision (CRTV). La radio reste le mdium de masse par excellence. Son accs est facilit, par l'investissement peu coteux qu'il exige, la disponibilit des piles mme dans les campagnes et surtout sa diffusion dans les principales langues nationales. 124 ECONOMIEA) - Prdominance de l'agriculture L'conomie camerounaise repose essentiellement sur l'agriculture, elle fait vivre plus ou moins directement 3/4 de la population, reprsente 24 % du PIB et fournit environ 1/3 des exportations en valeur. La varit par la diversit des secteur prsahlien, plateaux de moyenne nouvelles. des produits agricoles s'explique d'abord milieux naturels de la zone quatoriale au avec des basses et hautes terres et des altitude, puis l'introduction de culturesActivit principale, l'agriculture seconde l'levage dans le grand Nord, l'Ouest et l'Est, la pche sur la cte et autour des lacs artificiels. A l'heure actuelle, plus de 1,5 millions d'exploitations paysannes pratiquent une polyculture vivrire associe gnralement de petites plantations. Les exploitations capitalistes (environ 200), localises dans les zones les plus favorables, emploient un outillage et des mthodes modernes. Les terres cultives couvrent plus de 2 millions d'habitants (sur un total de 3 millions d'habitants de terres cultivables). Aprs l'chec de plusieurs grands projets agricoles, le dsengagement de l'Etat dans le secteur des16 engrais, l'agriculture se dveloppe grce au recherche et l'essor du mouvement coopratif. progrs de laLa limite qui spare l'agriculture commerciale de l'agriculture vivrire n'est pas nette, les deux activits sont imbriques. Dans les exploitations paysannes le mnage pratique une polyculture destine couvrir les besoins essentiels et commercialise le surplus. Les types d'associations et les techniques culturelles varient selon les rgions naturelles, la situation dmographique et les habitudes alimentaires. L'agriculture vivrire parvient rpondre la demande urbaine. Un nombre croissant de villageois, considrant les avantages qu'offrent la commercialisation des vivres et la monte des prix, dveloppent la production de certaines denres (banane plantain, mas, pomme de terre, fruits, tomates etc...) parfois au dtriment des stimulants et autres cultures de rente. Le cacao, le caf, le th... souffrent des problmes de qualit de la production et les alas du march mondial. La production varie trs peu depuis plus d'une dcennie (entre 100.000 et 120.000t/an). B) - Activits Industrielles L'activit industrielle est en plein essor et s'appuie sur un potentiel nergtique considrable. L'nergie hydrolectrique, le ptrole et le gaz sont en quantits importantes. L'agro industrie (CAMSUCO, SOSUCAM SOCAPALM, SODECOTON...) cohabite avec l'industrie lourde (mtallurgie d'aluminium Eda). Le dveloppement du chemin de fer a favoris la dconcentration des industries de Douala pour d'autres ples. (une ligne Douala-Mbanga-Kumba, une ligne Douala-YaoundNgaoundr). L'amnagement des ports en eau profonde de Limb et Kribi, le dragage du chenal du port de Douala, la multiplication des aroports pouvant recevoir de gros porteurs(trois aroports nationaux : Yaound Nsimalen, Douala et Garoua), l'existence d'un rseau ferroviaire d'environ 1.100 Km exploit sur deux lignes, Douala-Yaound-Ngaoundr avec embranchement Ngoumou vers Mbalmayo et Douala-Mbanga-Kumba, et la consolidation du secteur routier existant(21800 kilomtres au total de routes plus ou moins entretenues dont 3800 kilomtres revtues et 18000 kilomtres de terre classes en routes nationales, provinciales et dpartementales) contribuent l'affermissement de l'activit industrielle. L'informatique et les tlcommunications intgrent l'industrie camerounaise dans l'conomie mondiale. (Tous les chefs lieux de provinces, presque tous les chefs lieux de dpartement et certains chefs lieux d'arrondissement disposent d'un tlphone automatique,le Cameroun tant par ailleurs reli au reste du monde par Internet. D'importants gisements miniers existent (bauxite, ptrole, gaz, fer...) et leur exploitation donnera un coup de fouet une industrie embryonnaire.17 Le Cameroun regorge d'importants atouts tant physiques que humains. Mais c'est la gestion rationnelle de ce potentiel, l'accs plus de liberts individuelles dj envisag avec l'instauration du multipartisme et la libralisation engage de l'conomie qui consolideront les acquis. En effet, le Cameroun qui subit depuis une dcennie dj une crise conomique des plus svres, "n'a pas su profiter pleinement du surcrot de richesses gnres par les exportations ptroliers partir de l'exercice 1977/78, pour crer les conditions et les bases d'un dveloppement durable qui aurait pu rsister plus longtemps aux importants chocs extrieurs intervenus partir de 19885/1986.* C'est pourquoi, pour faire face cette crise amplifie par la chute des exportations du pays partir de 1985 et la dprciation du dollar amricain, le Cameroun a adopt de nouvelles rgles de gestion de l'conomie nationale dans le cadre du Programme d'ajustement structurel (PAS) dont les rpercussions au niveau social/march du travail et pauvret notamment) se sont avrs trs dures. En effet le ralentissement voire l'arrt des grands projets d'investissements publics, le gel des recrutements dans la fonction publique, le non paiement de la dette intrieure de l'tat de nombreuses entreprises, l'arrt de subventions aux entreprises publiques... dicts par le PAS, avec ce que cela 2 entrane en terme de compressions de personnel, ont amplifi le phnomne de chmage dont le taux a atteint environ 15 % de la population active en 1993 contre 6,1 % seulement en 1987. La consquence de ce chmage massif (410.000 de sans emploi en 1992 contre 260.000 en 1987) est la pauprisation de la population urbaine et surtout rurale. Ainsi d'aprs toujours le rapport PNUD sus-cit, moins de 1 % de mnages de yaound et Douala vivaient au dessous du seuil de pauvret en 1983 alors qu'en 1993 ces taux sont passs respectivement 20 % pour Yaound et 30 % pour Douala. Quant au secteur rural, la pauvret qui y tait dj massive d'aprs l'enqute budget consommation ralis par l'ancien ministre du Plan et de l'Amnagement du Territoire (un mnage sur deux vivait sous le seuil de pauvret) s'y est considrablement aggrav, avec la baisse des prix de la plupart des produits agricoles : - 42 % des cultures d'exportation ; - pour les cultures vivrires, la valeur de la production est passe de 417 milliards de FCFA en 1983 378 milliards en 1992/1993. L'une des consquences de cette pauprisation est la dgradation de l'tat sanitaire de la population (65 dcs pour * PNUD : Rapport sur le dveloppement humain au Cameroun, 1993.218 1000 naissances accouchements). vivantes, 450 dcs de mres pour 100.000Bien que la croissance conomique ait repris depuis 1995/1996 avec un taux d'environ 5 % l'an, cette situation de chmage et de pauvret, ne s'est pas encore vritablement amlior cause du fort endettement du pays (prs 42 % des recettes budgtaires sont affectes au paiement de la dette extrieure). C - Planification du dveloppement Pendant le premier quart de sicle l'indpendance, les stratgies de dveloppement du Cameroun taient contenues dans les plans quinquennaux de dveloppement de dveloppement. Le sixime plan (1986-1991), le dernier en date, n'a t ni programm ni excut. Pourtant ce plan s'est servi, plus que les prcdents, d'une masse importante de donnes dmographiques fiables. Ainsi, des objectifs sectoriels (sant, ducation, alimentation,..) avaient t fixs en fonction de ces donnes, mais, il n'existait pas, pas plus qu'aujourd'hui d'ailleurs, un modle global population/dveloppement adapt au contexte du Cameroun. Face la crise, le gouvernement s'appuie sur un ensemble de mesures pour corriger les dsquilibre constats et restaurer la comptitivit de l'conomie camerounaise vis--vis de l'extrieur et ramener la croissance. Ces mesures qui constituent dans l'ensemble des Plans et Programmes d'Ajustement Structurel (PAS) repose sur une stratgie comportant quatre piliers : (1) ralignement de la partie du franc CFA afin de ramener le taux de change effectif un niveau compatible avec les objectifs d'une croissance durable de l'conomie ; (2) adoption d'une politique de gestion de la demande intrieure pour juguler les effets inflationnistes de la dvaluation ; (3) rduction de l'intervention de l'Etat dans l'conomie et instauration d'une bonne gouvernance ; (4) libralisation de l'conomie. Elle importe cependant de relever que les rformes engages ne semblent pas procder d'une rflexion concerte dans un cadre global qui tient compte de toutes les exigences au niveau national. Les plans quinquennaux de dveloppement socioconomique qui restent ce type de cadre, ne sont plus labors depuis celui de 1986/1991. Ces plans, malgr leurs imperfections avaient l'avantage de prsenter des orientations gnrales d'action pour un dveloppement harmonieux long terme. Le processus de planification du dveloppement a montr ses limites du fait qu'il s'agissait d'une planification instaure et anime par l'Etat-providence, et aussi de par les mthodes de programmation (le plan a souvent t voqu comme "catalogue" de projets et comme justificatif de la volont politique auprs des bailleurs) sans oublier les difficults lies son exigence ( peine 40 % de projets ont t excuts convenablement dans le cinquime plan). Cependant, malgr ces19 faiblesses, il est reconnu que le plan de dveloppement tait cadre de rfrence pour la concertation des divers acteurs dveloppement, la cohrence des stratgies globales sectorielles, l'arbitrage des priorits et surtout la vision l'conomie et de la socit court, moyen et long termes. un du et de1-3CONTEXTE TECHNOLOGIQUE131 - INTRODUCTION Il est important de savoir que en dehors de l'artisanat et des petits mtiers rpandus dans tout le territoire certaines rgions du pays sont compltement non industrialises. C'est le cas des provinces du Nord-Ouest et de l'Est.(fig.7) On distingue cinq rgions (zones) industrielles principales au Cameroun et qui sont les suivantes : - la rgion industrielle de Douala ; - la zone industrielle d'Eda ; - la zone industrielle de Yaound ; - la zone industrielle de Garoua. 132 - LA REGION INDUSTRIELLE DE DOUALA Plus de 50 % des industries camerounaises sont localises Douala. Cette rgion est le coeur de l'industrie lourde et lgre du Cameroun. Dans cette rgion les industries sont implantes dans quatre principaux centres ou secteurs : 1 - Douala centre : Il regroupe le centre de la ville de Douala et ses environs. La grande densit et la grande concentration des populations dans cette localit constitue un grand march et encourage l'tablissement ou la cration des industries de premires ncessits. Ces industries sont, les industries chimiques etc... 2 - Bonabri : Elle est une localit situe sur la rive ouest du fleuve Wouri. La zone industrielle de Bonabri, principalement constitue d'industries lourdes, produit des quipements qui sont distribus ou chemins dans tout le pays et l'tranger. Elle comprend la cimenterie, les industries de sel, des savonneries, des usines d'embouteillages de gaz etc... 3 - Bassa : Le centre industriel de bassa est situ sur l'axe Douala-Yaound. On note certes une certaine accumulation des industries dans ce site, cependant leur capacit d'extension est trop limite comparativement celles du centre de bonabri essentiellement installes le long de la rive du fleuve wouri. Les industries que l'on note ici sont : la CICAM (textile) SOPARCA (parfumerie), UNALOR (botes d'allumettes), les savonneries, les scieries etc...20 4 - Dibombari : Ce centre industriel est situ hors de la ville de Douala, quelques kilomtres sur la route Douala-Nkongsamba. On ne note pas une grande concentration industrielle dans ce centre. La SOCAPALM, l'industrie principale est spcialise dans la raffinerie de l'huile de palme. 133 - LA REGION INDUSTRIELLE TIKO-LIMBE Les industries de cette rgion ne sont pas localises sur un mme site. Chaque industrie ou usine est installe proximit des sources d'approvisionnement en matires premires. Les principales sont : - La raffinerie d'huile de palme de Mondoni ; - l'usine de Tole tea ; - l'industrie d'Hva (caoutchouc) de Tiko ; - la savonnerie de Tiko ; - les brasseries de Ombe ; - l'usine de fabrication des parapluies de Moliwe ; - la raffinerie du ptrole de la SONARA au cap Limb. 134 LA REGION INDUSTRIELLE D'EDEAA ct de l'usine hydrolectrique d'Eda situe sur la Sanaga (fleuve), la rgion compte galement deux autres usines: - L'ALUCAM, principale industrie du pays, transforme l'alumine importe de la Guine Conakry en aluminium ; - la SAFACAM est situe non loin d'Eda Dizangu et transforme l'Hva ; - la SONEL grce ses barrages d'Eda et de Songlulu alimente sept provinces du Cameroun en lectricit. 135 - LA REGION INDUSTRIELLE DE YAOUNDE On note relativement une faible concentration des industries Yaound. En effet, la ville est la capitale politique du pays donc est beaucoup plus domin par les activits administrative et universitaires qu'industrielles. On regroupe dans cette rgion les industries situes Yaound et celles qui se trouvent dans les villes environnantes, les industries de Yaound sont : - Les industries de cigarettes (Bastos) ; - Les Brasseries (Brasseries du Cameroun) ; - S.C.D. P. (Stockage des produits ptroliers) ; - Les scieries (CORON) ; Les industries localises dans les villes environnantes sont : - la SOSUCAM (Mbandjock) ; - la CAMSUCO (Nkoteng) ; - les Socits de transformations de bois (socit de fabrication des contre-plaques) et les vanneries Mbalmayo.21 136 - LA REGION INDUSTRIELLE DE GAROUA La ville de Garoua compte quelques industries, on note aussi des industries dans les villes ou localits environnantes. A Garoua on note : - les industries de textiles ; - la S.C.D.P. (stockage et distributeur de produits ptroliers) ; - les brasseries (brasseries du Cameroun) ; Hors de Garoua on distingue : - la SODECOTON (Kal pour le tissage du coton) ; - l'usine d'huile d'arachide (Pitoa) ; - la cimenterie (Figuil). A Maroua dans la province de l'extrme-nord on observe: - l'usine de conservation de viande ; - l'artisanat ; - des usines de transformation du riz dont Yagoua se prsente comme ville principale. La tannerie est rpandue dans les villes de Garoua et Maroua.Dans la plupart des villes principales du Cameroun il y a une prolifration des stations d'essence, des boulangeries et des industries de transformation agro-alimentaires. La S.C.D.P. est galement installe Bafoussam, Garoua et Yaound (Efoulan). Bafoussam s'industrialise graduellement et la zone connat un essor industriel de nos jours avec les usines de transformation du cacao et du caf et dont l'UCCAO se prsente de nos jours comme l'une des principales usines. Egalement les usines de transformation des tomates sont installes Foumbot. L'essor de l'industrie s'accompagne de plusieurs maux : il y a l'aggravation des conditions de vie et de travail des ouvriers, au plan social, mais il y a aussi les problmes de pollution et leurs effets qui s'ajoutent l'inquitude que cause la perspective de l'puisement des ressources. La sidrurgie et l'extraction minire constituent les principales activits industrielles forte capacit de pollution, sans ngliger l'importance des industries manufacturires. L'industrie est devenue rapidement l'lment central des socits modernes, malgr d'importantes disparits encore observes dans ce domaine entre continents et entre pays. De nombreux besoins essentiels des populations ne peuvent en effet tre satisfaits que par des biens et services fournis par l'industrie.22 Le rapport de la Commission Mondiale sur l'environnement et le dveloppement souligne ainsi l'impact de l'industrialisation sur l'environnement : "L'industrie et ses produits on un impact sur le patrimoine de ressources naturelles de la civilisation au cours du cycle tout entier de prospection de d'extraction de matires premires, de leur transformation en produits, de la consommation d'nergie, de la production de dchets et de l'utilisation et de l'limination des produits par consommateurs. Ces impacts peuvent tre positifs, lorsqu'ils amliorent la qualit d'une ressource ou tendent le champ de ses utilisations. Ou ils peuvent tre ngatifs lorsque des processus ou des produits sont gnrateurs de pollution, ou s'il y a puisement ou dgradation des ressources". Cette situation ne peut que proccuper la prvention et la gestion des catastrophes technologiques au Cameroun.II - TYPOLOGIE DES CATASTROPHES ET LOCALISATION DES ZONES A RISQUES INTRODUCTION Au travers de son histoire l'homme vit en permanence sous la menace des catastrophes naturelles. Dans les dernires dcennies, on a recens, de par le monde, les pertes en vies humaines avec toutes les consquences socio-conomiques ) (ex: la catastrophe du Lac Nyos, les inondations au Nord du Cameroun et les glissements de terrain dans les hautes terres) sans toutefois oublier les pertes en biens matriels entranant de ce fait un frein dans les efforts de dveloppement. Cette situation qui s'aggrave au fil des ans n'pargne malheureusement pas le Cameroun. De nos jours, les hommes sont confronts aux catastrophes provoques par la dmographie galopante, l'urbanisation et l'industrialisation rapides dans les zones risque Ces catastrophes ont un impact ngatif dans le dveloppement socio-conomique du pays. Les stratgies pouvant23 rendre supportables les risques naturels demandent l'organisation, la construction, l'identification, la prdiction, des lieux (sites) risque probable, tout en prvoyant leurs effets. Les dfis environnementaux auxquels nous faisons face ne prsentent pas de solutions simples ; les problmes poss se prsentent sur le plan social ou technologique. Ces stratgies et leur mise en oeuvre varient d'un type de catastrophes un autre, d'o le besoin d'tablir une typologie de catastrophes actuelles et potentielles. On distinguera donc : * Les risques naturels : ce sont des risques non provoqus par l'activit humaine ; * Les risques naturels et humains : ce sont des risques provoqus par l'homme et la nature. * Les risques technologiques : ce sont des risques provoqus par les activits technologiques de l'homme 2 - 1 LES RISQUES NATURELS211 - LE SEISMES OU TREMBLEMENTS DE TERRE Un tremblement de terre est un branlement brutal de la terre. Cet branlement est provoqu en profondeur par un mouvement brutal de deux compartiments de roches soumis des pressions. Il pourrait galement tre provoqu par les mouvements des magmas dans les chambres magmatiques. Les vibrations qui gnralement se propagent dans le globe terrestre provoquent des mouvements en surface. Les tremblements de terre prsentent des effets en surface qui varient du plus faible branlement dtectable seulement grce aux sismographes trs sensibles aux grandes pertes en vies humaines et en matrielles grande chelle. Le rseau mondial de la standardisation sismologique (World Wide Standardisation Seismograph Network) en abrg (WWSSN), dvelopp en 1960 a beaucoup amlior la performance de dtection des tremblements de terre partout dans le monde. Malgr sa ligne volcanique, le Cameroun est class comme relativement asismique l'chelle mondiale. La premire station sismique permanente (BCAO) d'Afrique Centrale a t installe Bangui la veille des indpendances. Dans le territoire camerounais, la premire station sismique permanente, installe en fvrier 1982 Yaound par l'Universit de LEEDS et l'ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique Outre Mer France) tait dj oprationnelle lors de l'ruption du Mont Cameroun d'Octobre-Novembre 1982. Une srie de stations temporaires, ont t installes entre Ngaoundr et Ngaoundal de mars juin 1983, 40 stations temporaires ont t installes entre Meiganga et Garoua. L'interprtation des informations gre par ces stations et celle de Bangui montre que la sismicit du Cameroun est confine la rgion du Mont Cameroun.(fig.8)24Secondairement il y a des zones linaires d'activit parallles la ligne du Cameroun et contenant le Mont Cameroun. A fin de surveiller l'activit du Mont Cameroun, 8 stations temporaires ont t installes sur et autour de ce volcan entre 1985 et 1987(fig.9). Le rsultat de ces travaux montre que tous les 3 jours, il y a en moyenne 1 4 vnements sismiques. Ces vnements sont probablement lis au mouvement de magma dans les chambres magmatiques peu profondes. Les tudes montrent qu'il existe une zone relativement asismique sous le Mont Cameroun vers 20 30 Km de profondeur. Ceci, peut tre attribu la ductilit de la crote infrieure, la prsence de corps magmatiques ou des corps partiellement fondus. L'un des tremblements de terre les plus rcents dans la partie nord de la ligne a eu lieu en mars 1990 NTUNDIP. Ceci serait li au dveloppement de fractures de surface rcentes dans la rgion de Ndu. Une autre rgion o l'activit sismique a t frquente est la bordure Nord du Craton de Congo. Les tudes gologiques et gophysiques dtailles indiquent que la partie continentale de la ligne de Cameroun est superpose la zone de cisaillement de Foumban (Foumban Shear Zone), qui a jou en cisaillement dextre au crtac suprieur et au tertiaire. Le 26 janvier 1987 le tremblement de terre de Tibati d'une magnitude Ma=4.8 a t dtect des distances tlsismiques et reprsente l'un des plus grands vnements sismiques le plus rcents dans cette zone de cisaillement et mme dans tout le territoire camerounais. L'absence d'vnement de grande magnitude le long de la ligne du Cameroun ne signifie pas ncessairement qu'elle est asismique mais suggre que les contraintes des crotes terrestres responsables des phnomnes sismiques sont amorties par les petites secousses, ce qui est frquent dans plusieurs provinces volcaniques. Les sismes provoquent d'normes pertes en vies humaines et en matriels, les effets peuvent tre directs ou indirects. a) - Les effets directs Les mouvements du sol entranent la destruction des difices (btiments, ponts, routes...etc). Ces mouvements du sol causent des dommages normes. Pendant un sisme les vibrations se dplacent en profondeur et atteignent la surface. Celles-ci vont provoquer les modifications de la topographie (ex : Bua...Ntundip, 1990) accompagnes de dommages normes sur les btiments, les ponts et les routes qui gnralement vont s'affaisser la suite de la fracturation du sol. les pertes en vies humaines sont25 gnralement provoques par la chute des dbris. Les effets meurtriers et destructeurs d'un tremblement de terre dpendent de : - la proximit des populations des lieux risques ; - le type de roches et du sol de la rgion ; - la qualit des constructions ; - l'heure laquelle le sisme s'est produit. b) - Les effets indirects - Les glissements de terrain Lorsque la terre tremble, on assiste gnralement aux boulements. Ces boulements sont constitus d'normes quantits de matriaux issus des flancs des collines et qui dvalent les pentes pour se retrouver dans les bas fonds. - Les tsunamis Ce sont de grandes vagues qui se produisent lorsque les sismes se produisent dans les fonds ocaniques si un sisme se produit aux larges des ctes de Limb, la ville et les cits environnantes seront frappes par les tsunamis.- Le feu Lorsque la terre tremble, les conduites de gaz et d'lectricit sont rompus. Cette rupture entrane gnralement des incendies. En plus, la rupture des conduits d'eau rend difficile l'intervention des sapeurs pompiers cause de la pnurie en eau. - Les inondations Les inondations sont soit causes par la rupture des barrages de retenues d'eau soit par les tsunamis.212 - L E SV O L C A N SUn volcan est un orifice dans l'corce terrestre travers lequel les magmas ou les liquides mlangs aux gaz arrivent la surface du sol. IMPORTANCE DU VOLCANISME Les volcans malgr leurs effets nfastes sont utiles la population dans les cas suivant :26 - ils aident la formation des paysages montagneux - Ils fournissent les substances minrales aux industries ; - Ils augmentent de faon considrable la fertilit des sols ; - Ils crent les sites touristiques ; - Ils attirent les populations. Ex : les rgions les plus peuples du monde sont des rgions volcaniques. LES RISQUES VOLCANIQUES Contrairement aux cyclones et aux tremblements de terre, les ruptions volcaniques correspondent souvent des catastrophes moins comprhensibles au grand public. Les manifestations volcaniques causent les dommages sur les plans humanitaire et matriel. C'est--dire dans l'agriculture, dans la communaut, dans les moyens de communication et dans l'eau (cours d'eau, lac...). Comme les sismes, les effets des ruptions volcaniques peuvent tre directs ou indirects. Le IAVCEI (The International Association of Volcanology and Chemistry of the Earth Interior) en franais Association Internationale de Volcanologie et de Chimie des Matriaux Profonds) a distingu plusieurs risques volcaniques:-Coules de laves ; Matriaux pulvriss (pyroclastiques) ; Pyroclastiques S.S ; Gaz ; Lahars ; Glissements de terrains.LES EFFETS DIRECTS a) - Les coules de laves (Mont Cameroun, 1982), menacent rarement les vies humaines cause : * de leur viscosit ; * de leur vitesse relativement lente ; * de l'angle des pentes topographiques qui pourrait tre plus ou moins fort. - Les coules de laves sur les pentes raides pourraient devenir dangereux pour un coulement continu. Les laves basaltiques causent des dgts de la faon suivante : - destruction par incendie (Mont Cameroun 1959 et 1982) ; - crasement, l'ensevelissement et la destruction de tous les objets sur le trajet ; - rendent les sols inutilisables dans les zones affectes ;27 - peuvent causer les coules boueuses et de lahars trs destructeurs par mlange avec la neige, la glace ou l'eau de pluie. b) - Les matriaux pulvriss (cendres volcaniques) et les coules pyroclastiques. Les cendres volcaniques sont des particules de laves pulvrises qui pourraient ou pas tre associes aux dbris de roches encaissantes (socle) fragments aprs explosion. Les matriaux pyroclastiques sont des mlanges de blocs, de bombes, de cendres et de gaz qui tombent en contrebas des collines. Les pyroclastiques prsentent les effets suivants : - peuvent couvrir de larges superficies (villages et villes) ; - Avec les tempratures entre 350-500c ils peuvent tuer par incinration ; - les gros blocs cause de leur masse tuent aisment ; - les cendres et le gaz peuvent tre nocifs la respiration. L'un des aspects les plus destructeurs d'une ruption volcanique violente sont constitu de nues ardentes qui sont produites rapidement sans signes prmonitoires et circulent des vitesses de plus de 200 Km/h. Elles affectent de centaines de Kilomtres de terrain en dtruisant tout sur le passage par leur impact, leur abrasion et leur temprature leve. Les hommes ou les animaux qui survivent meurent de suite de pollution de l'air. c) - Les gaz volcaniques Les gaz mis durant ou aprs une ruption comprennent : - Les vapeurs d'eau ; - les dioxyde de carbone ou gaz carbonique (C02) ; - les monoxydes de carbone (C02) ; - les sulfures (S02,S03) ; - les chlorures ; - les fluorures ; - l'azote et ses oxydes. Le monoxyde de carbone est toxique : le dioxyde de carbone ne l'est pas, par contre repousse l'oxygne cause de sa grande densit et donc tue par asphyxie (ex : les catastrophes des lacs Mounoun et Nyos). Le dioxyde de soufre (S02) et le tioxyde de soufre (S03) sont corrosifs et combins l'eau, ils forment l'acide sulfurique.28Les gaz volcaniques menacent la vie, la sant des hommes et des animaux et crent les dommages normes sur l'agriculture. 213 - LES EMANATIONS DE GAZ TOXIQUES Parmi les cnes volcaniques et les cratres qui abondent le long de la ligne du Cameroun, de nombreux se seraient forms pendant les dernires centaines d'annes par les ruptions phratiques et phratomagmatiques. Certaines ont donn naissance des maars dont plusieurs sont occups par des lacs. La majorit de ces lacs ont des profondeurs infrieures 200 m. Il est constat que les lacs profonds contiennent des accumulations de gaz volcaniques, principalement le co2. Deux entre eux ont subi les ruptions de gaz toxiques ; le Lac Mounoun (1984) et le Lac Nyos (1986). Le 15 aot 1984, un nuage de gaz riche en co2 s'est chapp du Lac Mounoun causant la mort de 37 habitants et de plusieurs centaines d'animaux domestiques et sauvages. Dans la nuit de 21 aot 1986 une ruption de gaz plus lourd que de l'air chapp du Lac Nyos a balay les villages voisins tuant plus de 1700 personnes et un grand nombre de tte de btails ainsi que d'autres animaux. C'tait la plus grande catastrophe de gaz jamais enregistre partout dans le monde, ce qui a focalis toute attention internationale sur ce petit lac dans le Nord-Ouest du Cameroun. Les premiers rsultats ont abouti a deux tendances : une premire cole mene par H.TAZZIEF, soutient que l'vnement du Lac Nyos a t purement volcanique, volcanisme d'un genre particulier par l'norme volume de co2. La deuxime cole de pense basant sur l'hypothse limnologique considre cette catastrophe comme d'manation rapide de gaz riche en co2, dissout dans l'eau du lac et emmagasin pendant plusieurs annes. De ces deux hypothses la premire tend perdre sa crdibilit car la chimie des eaux de ce lac montre de trs faibles concentrations en Cl- et S02. Ceci est significatif car une ruption volcanique aurait produit des gaz volcaniques comprenant HC1, H2S, SO4H2 etc..., qui seraient dissous dans les eaux du lac. En plus les sdiments de fond du lac sont rests non perturbs aprs cette ruption gazeuse, ce qui n'est pas en faveur de l'hypothse volcanologique. L'hypothse limnologique est base sur les tudes dtailles fait sur certains lac voisins (Bambuluwe, Benakuma, Eneps, Elum, Nyi/Kuk et Wum) et une tude comparative de 39 lacs naturels au Cameroun. Ces tudes montrent que les lacs riches en C02 ont une stratification thermique qui serait le cas pour le Lac Nyos avant la catastrophe. Cette stratification est responsable de l'accumulation de co2 dans ces lacs. Le gaz carbonique qui serait d'origine mantellique est approvisionn au fond sous forme d'eaux souterraines charges en gaz. Une29 partie de co2 dissout serait expulse du lac lorsque le seuil de saturation est atteint.CAMEROUN LAC Latitu de Longitu de Prof ond eur (M) 52 13 4 58 6 111 Super ficie 10 m2 VOL. 10 m3 TYPEBaleng Baledjam Bambili-S Bambuluwe Barombi Koto Barombi Mbo533'N 708'N 555'N 552'N 428'N 439'N1025'E 1352'E 1015'E 1012'E 916'E 924'E35 204 417 184 1260 3972 7.2 4.8 272caldere crater caldere crater caldere caldere30 Beme Benakuma Debundsha Dissoni Edib Elum Enep Gagouba Kuk Manengouba-Nord Manengouba-Sud Baleng Nfou Mfouet Mounoun Banefo Negop Ghang Ngaoundaba Ngouondam Njupi Nyos Oku Ptponoun Tizong Wum 510'N 626'N 406'N 444'N 458'N 620'N 618'N 707'N 624'N 502'N 502'N 719'N 533'N 532'N 535'N 535'N 533'N 708'N 537'N 627'N 626'N 612'N 538'N 715'N 624'N 938'E 957'E 859'E 917'E 939E 1002'E 1002'E 1341E 1013E 950'E 950'E 1344'E 1042'E 1035'E 1035'E 1027'E 1034'E 1342'E 1033'E 1019'E 1018'E 1028'E 1039'E 1335'E 1003'E 15 138 14 81 13 35 78 104 47 168 93 52 58 14 96 64 23 62 49 17 208 52 12 48 124 280 1606 96 1330 95 285 320 103 407 293 60 399 76 85 565 40 66 29 18,5 271 1501 2271 408 44 295 153 71.6 14.0 18.6 3.4 70.5 crater crater crater caldere caldere caldere caldere crater caldere caldere caldere crater crater caldere crater crater crater crater crater lava dam crater caldere crater crater caldereLES RISQUES INDIRECTS a) - Les Lahars31 On observe les lahars Bua, Mutenguen, ceux-ci se forment lorsque une ruption volcanique se produit dans un lac ou au contact de l'eau, la glace ou la neige. Le tout est transform en lahars la suite d'un mlange entre les produits volcaniques et l'eau. Les lahars se forment la suite de phnomnes suivants : - la brutale ruption d'un lac de cratre ; - le mlange de la neige ou des glaciers et les dbris de roches portes haute temprature ; - le mouvement des coules vers la neige ; - l'avalanche des dbris de roches imbibs d'eau issus des volcans ; - les coules boueuses ; - des pluies torrentielles sur les dbris non consolids ; - le dversement des dbris pyroclastiques dans les rivires et le mlange de ces matriaux avec l'eau. - Les effets des Lahars - Ils sont meurtriers (hommes et animaux) - destructeurs agriculture et infrastructures (habitats, ponts, routes...etc). b) Les glissements de terrain Les produits non consolids issus des activits volcaniques sont parfois l'origine des glissements de terrain surtout sur les versants pente forte. Les rafales des ruptions trs violentes (pourraient aller jusqu' causer d'normes dgts (voir glissement de terrain). c) Les tsunamis S'il y a ruption volcanique sur les ctes camerounaises, les mouvements des vagues grande vitesse (Tsunamis) dtruiront les villes et cits ctires. Causes des Tsunamis - Les ruptions volcaniques dans les zones marines ; - tremblement de terre dans les ocans. Les effets des Tsunamis - Inondations des villes et villages ctiers ; - Destruction des plantations le long des ctes ; - Destruction des infrastructures. 214 -L E S O R A G E SLes orages sont des violentes pluies dont les effets entranent les pertes en vies et en biens. La plus rcente des orages qui a secou toute la partie sud du Cameroun date du 17 mai 1997. Cet orage a dtruit les biens dont la valeur s'lve en centaine de millions dans les villes de Kumba, de Douala, de Mamf et dans plusieurs villages. Les orages sont rguliers au nord du Cameroun durant la priode des pluies32 torrentielles. * Les Effets des Orages - Les orages causent d'normes destructions des infrastructures ; - Ils dvastent les domaines agricoles tel est le cas de Cameroon Development Corporation (CDC) qui fut dtruit en 1996 par un orage dans les environs de TIKO ; - Ils entranent les pertes en vies humaines et animales plus prcisment lorsqu'il y a destruction d'habitat ; - Ils peuvent aussi dtruire les voies de communication ou mme entraner l'interruption du trafic par le barrages (arbres, blocs de roche) ; - Ils crent des inondations dans les plaines et dans les villes ; - Ils entranent une rosion massive. 22 - LES RISQUES NATURELS ET HUMAINS 221 - LES GLISSEMENTS DE TERRE - Les glissements de terrain sont de mouvements de matriaux de la terre vers les bas des pentes sous l'influence de la gravit. C'est un terme gnral qui regroupe toute une varit de masses gaspilles (Mass Wasting) et les formes topographiques crent par ce type de mouvements. Dans le contexte actuel, le terme glissement de terrain s'utilise par les coules, les glissements et les chutes. Au Cameroun, les hauts reliefs, les pentes aigus, les pluies torrentielles, les sismes et l'activit volcanique se combinent pour produire les conditions naturelles qui aboutissent aux glissements de terrain. Ceci est aggrav par l'urbanisation, les routes, les activits agricoles incluant l'levage intensif sur les collines. Dans les dernires dcennies, la population humaine a connu un boom dmographique entranant les limitations des espaces et des terrains et un changement dramatique dans la modification des habitudes sociales des hommes et des activits agricoles. De plus en plus les hommes cause de la recherche des terres ou des parcelles nouvelles s'adaptent une vie montagnarde qui autrefois tait considre comme milieu non propice la vie et l'agriculture (Province de l'ouest). Les habitations s'implantent sur les versants des montagnes, les sillons fournis par les tracteurs btail parcourent les collines. Tout ceci entranent les conditions qui dstabilisent les pentes des collines entranant ainsi les glissements de terrain petite et mme parfois grande33 chelle. Ex : Pinyin, Aot 1992 et Oyomabang...) LOCALISATION DES GLISSEMENTS DE TERRAIN AU CAMER0UN L'activit des glissements de terrain au Cameroun est dominante dans les hautes terres de l'Ouest et de l'Adamaoua(fig.10). Dans ces rgions, les volcans sont rcentes et peu dnuds. Les pentes sont fortes et les coulements rapides des cours d'eau le long des valles en 'V' rodent les amonts et les avals et dstabilisent ainsi les pentes. La vgtation est celle de la savane donc les racines des plantes sont ramifies et peu profondes et ne peuvent par ce fait retenir le sol. Dans cette partie du pays les forts montagnardes initiales (Banso, Ndu) ont t dtruites par ces dernires annes pour laisser la place aux grassfields et l'agriculture (NJILAH et al. 1996). Les glissements sporadiques ont t recenss dans d'autres parties du Cameroun (Ex: Oyomabang - yaound) et dont l'origine pourrait tre plus rapporte l'activit humaine qu'aux conditions naturelles. Dans les rgions de fort tropicale qui couvrent plus d'un tiers du territoire national, les glissements de terrain sont rares. Ceci pourrait tre attribu la longueur du systme racinaire des arbres qui retiennent fortement le sol. Donc une pente couverte de fort rsiste mieux aux glissements qu'une pente herbace, cultive ou dnude tel que cela peut s'observer dans les hautes terres de l'ouest. La plupart des pentes couvertes pendant des sicles sont aujourd'hui dstabilises cause de la dforestation par l'exploitation industrielle des grumes (Est Cameroun) ou par le dveloppement de l'activit agricole (Sud et Sud Ouest du Cameroun) ou cause des projets de constructions.Dans le Nord et l'Extrme-Nord, la topographie est relativement plate et les pluies aplanissent le relief rendant rare les phnomnes de glissements de terrain.LES FACTEURS INFLUENCANT L'INSTABILITE DES VERSANTS DE PENTE DANS LES REGIONS EXPOSEES AUX GLISSEMENTS DE TERRAIN DES HAUTES TERRES (OUEST ET ADAMAOUA En plus des versants des pentes moyennes leves , la faible couverture vgtale, la dforestation acclre, la34 bonne pluviomtrie sont des facteurs importants qui joue un grand rle dans le contrle de l'activit des glissements de terrain dans ces rgions. L'action des pluies diluviennes sur les roches altres entranent le dmantlement de celles-ci donc facilite les glissements de terrain. Une petite quantit d'eau remplira les pores entre les particules d'un sol et pourra les lier. Pendant les grandes pluies, au courant du mois d'Aot, le sol se trouve imbib d'eau, cette abondance anantit la cohsion des particules du sol entranant par ce fait leur dstabilisation. C'est l'entre massive d'eau dans les sols qui est l'origine de la plupart des glissements de terrain. Le creusement d'un talus initial tout comme son dblai influence la stabilit des versants des pentes entranant dans beaucoup des cas, des glissements de terrain. L'accumulation des charges sur cette pente peut galement influencer l'instabilit de celle-ci et entraner sa destruction (glissement de terrain). L E S E F E T SLes versants entiers sont frquemment perdus et les pentes initialement utilises dans l'agriculture et les pturages deviennent inutilisables (infertiles). On a recens plusieurs accidents occasionns par les glissements de terrain qui ont aboutit la destruction des habitations, la mort des occupants (Lum-Oku,1985 ; Pinyin 1992 ; Oyomabang 1990 ) et allant mme jusqu' la destruction des voies de communications (Santa 1984) et la destruction complte des plantations (Pinyin 1993) et les zones rserves l'agriculture. 222 - L E S I N O N D A T I O N SAu Cameroun, les inondations se dveloppent au Nord et Extrme-Nord du pays, tout comme dans les grandes villes telles Douala, Limb, Yaound etc... Les causes des inondations pourraient tre naturelles, ou technologiques. Au Nord et l'Extrme-Nord les inondations se produisent annuellement et en pleine saison pluvieuse. Les inondations qui accompagnent gros cours d'eau sont la consquence de grandes pluies continues ou d'intenses orages. En 1988 des sries d'orages ont entran la saturation du sol et des roches du socle Garoua et Maroua. Le cours d'eau de la Bnou a t inond jusqu'aux berges ; cette inondation a entran des dgts trs importants. LES INONDATIONS TECHNOLOGIQUES Ce sont des inondations qui sont causes par le35 dveloppement technologique. L'urbanisation accrot les risques d'inondations par l'augmentation du volume et la vitesse des coulements d'eau. * Les Causes des inondations urbaines - La construction le long et l'intrieur des plaines d'inondation ; - la suppression des mandres par le redressement du cours des rivires. Ceci rduit le volume du lit ou du chenal, ainsi donc cre un excs d'eau qui ne peut plus tre canalis, entranant ainsi les inondations ; - les tsunamis dans les villes ctires lors d'une ruption volcanique ou un tremblement de terre survenu dans les fonds ocaniques ; - les routes, les pavs, les parkings sont impermables et durant les pluies, l'absence de l'absorption et de la permabilit naturelles des sols ou des surfaces entranent des inondations ; - la construction des retenues d'eau pour les barrages hydrolectriques et d'irrigation ; - la chute ou la rupture d'un barrage ; - le drainage ou l'asschement des marcages pour l'habitat et la cration des drainages artificiels (Yaound) ; - le dpt des dchets ou des ordures mnagers dans les cours d'eau ; - la mdiocre qualit d'ingnierie dans le drainage des eaux souterraines ; - la rduction par l'asschement des lits des cours d'eau pour un dveloppement technologique. Ex : Le cas du Wouri Douala. LES EFFETS DES INONDATIONS - la perte en vies humaines et du btail ; - la destruction des espaces ou surfaces cultivables - les dgts des infrastructures routires, des btiments et des voies de communication ; - le dveloppement des pidmies telles le cholra, la mningite, la typhode etc... ; - les glissements de terrains et les coules boueuses. 223 - LES COULEES BOUEUSES Ce sont des mouvements des particules fines du sol mlanges l'eau. Elles coulent aussi vite que l'eau et ont la consistance du bton. LES CAUSES DES COULEES BOUEUSES - elles pourraient se produire lorsque les magmas36 chauds se mlangent la neige proximit du sommet d'un volcan ; - elles sont parfois issues des ruptions volcaniques l'intrieur d'un lac ; - elles se produisent lors des pluies torrentielles - elles sont provoques par les inondations. LES EFFETS DES COULEES BOUEUSES - elles causent la mort des tres humains et des animaux. L'exemple le plus mmorable est celui de Dschang en 19 ou une coule boueuse a caus par dplacement des argiles et des limons la suite des pluies diluviennes six morts ; - la destruction des plantations et des zones cultivables sur les pentes et dans les versants des valles ; - la destruction des moyens de communication : routes, lignes tlphoniques et btiments; 224 - LA DESERTIFICATION La dsertification est l'expansion du dsert au del de ses limites naturelles ou bien l'expansion du dsert dans les rgions semi-arides Le dsert du Sahara de nos jours avance vers le sud du continent africain aux dpens du Sahel. Au Cameroun, on atteint les vitesses de 5 km/an et cette avance cause d'normes prjudices l'environnement (fig.11).LES CAUSES DE LA DESERTIFICATION AU CAMEROUN Au Cameroun la dsertification est beaucoup plus accentue par la mauvaise gestion de l'environnement. Cette mauvaise gestion des espaces passe par : - le surpturage ; - le dveloppement de l'agriculture extensive ; - l'irrigation ; - les feux tourbillonnants ou tourbillons de feu ; - la destruction des forts par l'abattage des arbres pour les besoins domestiques ; - les feux de brousse rpts pour l'agriculture et le pturage ; dans le Sahel la vgtation primaire a t dtruite la suite de nombreux feux de brousse rpts et du surpturage. De nos jours cette vgtation a laiss la place des plantes de pturages inadaptes aux conditions climatologiques et la nature du sol (impermabilit des sols l'air et l'eau) ; * L'impact de la dsertification37 Les effets de la dsertification sont nombreux et parmi ceux-ci on peut citer : - le manque d'humidit et le climat trs chaud des zones sahliennes du Nord Cameroun ; - la faible pluviomtrie qui entrane le manque d'eau pour les populations locales ; - la famine par manque des terres cultivables ; - le dveloppement de l'rosion olienne et de l'rosion par l'action de l'eau de ruissellement ; - la pollution de l'air pour la poussire et la fume issue des feux de brousse. 225 - LES FEUX TOURBILLONNANTS feux) Il s'agit d'un violent courant de feu qui tourbillonne et dtruit la vgtation. Ce phnomne se produit rgulirement durant les saisons sches dans les savanes des rgions de Nord, de l'Ouest, de l'extrme-Nord et de l'Adamaoua. * Les causes des tourbillons de feux - Les activits humaines telles les feux de brousse pour les besoins agricoles et la recherche des nouveaux pturages ; - Les tonnerres connus comme facteur essentiel du dveloppement des tourbillons de feu ; - Les feux accidentels peuvent parfois dgnrer en tourbillons de feu. * Impact des tourbillons de feu sur l'environnement eau) ; - la famine suite la destruction des plantations ; - la rduction de la fertilit des sols cultivables. la destruction de la biodiversit ; la destruction du biotose des animaux ; la destruction des biens ; la pollution de l'air par la fume ; l'exposition des sols aux agents d'rosion (tourbillons de(vent,226 - L'E R O S I O N L'rosion est un processus naturel qui dgrade ou dtruit la surface de la terre. Le transport des produits d'altration et leur dpt dans les bassins sdimentaires se fait par des agents d'rosion tels : - le vent, l'eau de ruissellement, l'eau sous toutes ses formes, et la gravit.38 L'rosion dans le Nord Cameroun est d la dsertification et l'action du vent alors que dans les zones du Sud, il est plus li au ruissellement des eaux et le dpt des produits dans les ocans. Dans l'Adamaoua l'rosion se fait par ravinement. L'rosion a tendance a tre plus efficace dans les rgions peu couvertes par la vgtation comme tel est le cas dans les rgions de savane du Cameroun. Ce phnomne est aussi beaucoup tendu dans les rgions accidentes comme Bua. Dans les rgions couvertes par les forts, la vgtation et la litire protgent le sol contre les agents d'rosion. L'rosion ctire ou marine se dvelopp dans les ctes ou les rivages.LES CAUSES DE L'EROSION Parmi les causes multiples de l'rosion, au Cameroun les plus courantes sont les suivantes : - Le dveloppement des savanes au profit des forts - Les pratiques de l'agriculture sur les pentes et versants ; - les feux de brousse qui dtruisent la vgtation tout en exposant le sol aux agents de l'rosion ; - Les pluies torrentielles ; - Les inondations ; - L'action des vagues le long des ctes ; - L'exploitation sauvage de la fort pour l'industrie ou pour l'utilisation domestique. IMPACT DE L'EROSION - L'Impact de l'rosion sur la productivit de l'agriculture est beaucoup plus sensible. Les sols dans les zones cultives sont lessivs et perdent les sels minraux ncessaires aux plantes ; - l'rosion dtruit les infrastructures comme les routes ; - La formation des oueds et des canyons comme Kousseri sont rapports l'rosion ; - Les produits ou les sdiments transports par les agents d'rosion se dversent parfois sur les voies de communication et entranent par le blocage du trafic : Ce cas est frquent Bua aprs les grandes pluies ou les sdiments issus des sommets ou de la montagne se dversent sur les routes.227 - L AF A M I N ELe Cameroun est l'un des rares pays d'Afrique qui soit pargn de l'insuffisance alimentaire. Cependant, occasionnellement dans les provinces du Nord et de l'Extrme-39 nord l'on note des cas de famine. LES CAUSES DE LA FAMINE Gnralement, la famine dans les deux provinces du Nord et de l'Extrme-nord est principalement cause par les mauvaises rcoltes dues aux faits suivants : - la scheresse : la scheresse dans les provinces du Nord est aggrave par la dsertification. Par exemple en 1993 le gouvernement camerounais a dbloqu 1 milliard de Francs CFA comme aide pour les provinces sinistres du Nord ; - les tourbillons de feux : ils causent de larges destructions des rcoltes dans les plantations et des les magasins de stockage (greniers) ; - les inondations causent galement d'normes dgts dans les zones agricoles et dans les rcoltes ; - les guerres dans les pays voisins sont l'origine du dplacement de plusieurs centaines ou milliers de personnes. Au Cameroun les provinces du nord et nord-ouest accueillent les rfugis fuyant les guerres ; - les animaux, les oiseaux et les insectes envahissent, dtruisent les champs et les habitants trs rgulirement. Les lphants ou pachydermes, il y a quelques annes, en provenance des pays voisins ont envahi les provinces du Nord et de l'Extrme-nord et ont occasionn les destructions massives des plantations. Malgr les moyens mis en oeuvre pour limiter leurs actions ceux-ci n'ont toujours pas t repousss dans les rserves et chaque anne ces pachydermes causent d'normes dgts dans les plantations et mme dans l'habitat. En plaine saison sche, lorsque les pturages sont rduits leur simple expression ou niveau, ces animaux sortent de leur rserves (Waza, Bouba et Njida) la recherche des pturages et causent des destructions normes. - les oiseaux granivores (Qulea) provenant des pays sahliens voisins en milliers, gnralement, envahissent les provinces du nord et nord-ouest et dtruisent toutes les rcoltes ; - les criquets trs frquemment attaquent cette partie du pays en dtruisant toute vgtation sur leur passage - les hippopotames provenant des cours d'eau de la Bnou, du Shari et du Logone et mme des lacs Lagdo et Maga dtruisent trs souvent les rcoltes et l'habitat. 228 - LES CONFLITS ARMES ET LE GRAND BANDITISME Les conflits arms tels que le coup d'tat manqu du 06 avril 1984 Yaound, les conflits ns des problmes fonciers de l'Extrme-nord (kotokos contre Arabes chaos) et du Nord-ouest (Bambili contre Nkwen, Binka contre Bimshua, Djontui contre Banso...) et la menace de guerre entre le Cameroun et le Nigria au niveau de la presqu'le de Bakassi causent gnralement beaucoup de dgts tant humains que matriels (destructions d'habitations du btail et des cultures) sans oublier les dplacements forcs des populations40 avec ce que cela entrane de misre, de pauvret etc..) Le grand banditisme (criminalit urbaine, plus les grandes cits du pays, phnomne de coupeurs de route dans les zones rurales notamment dans l'extrme-nord), cre une psychose de nature paralyser toute l'activit conomique. Les conflits arms et le grand banditisme en crant une instabilit politique, conomique et sociale, empchent les investisseurs potentiels de financer des activits cause de grands risques auxquels ces investissements sont exposs et crent par consquent le chmage, la pauvret et la misre et un climat de perptuelle mfiance au sein de la population. 2 - 3 LES RISQUES TECHNOLOGIQUES 231 - LES POLLUTIONS 2311 - LA POLLUTION DES NAPPES PHREATIQUES La pollution des nappes phratiques prsente deux catgories : a) - Pollution partir d'un site prcis (point source pollution) cette pollution est gnralement issue d'une source spcifique ex : fosse septique b) - Pollution parse partir de nombreuses sources. Elle occupe des larges surfaces ex : les pesticides. - Pollution partir d'un site prcis ou d'un point prcis Elle est plus dveloppe dans les villes et les zones industrielles et pourrait tre lie aux lments ou facteurs suivants : - le non traitement des dchets toxiques ; - le ruissellement des eaux issues des fosses septiques et des fosses d'aisance ou le non traitement des dchets mnagers qui contribuent largement la contamination bactrienne et virale et qui aboutissent gnralement la transmission et le dveloppement des maladies diarrhiques ; - les tas de dchets et les dpts hasardeux d'ordures qui entranent les contaminations virales, bactrienne et chimiques ; - les fuites souterraines des huiles et des produits ptroliers qui sont frquentes dans plusieurs villes du pays ; - les dchets issus des mines et des industries de fer et d'acier et d'autres industries mtallifres contenant les grandes concentrations des mtaux tels l'arsenic, le cobalt, le plomb et d'autres mtaux lourds ; - les eaux uses issues des usines, des plantations et des usines de traitements des eaux uses par les plantes biologiques ; - les liquides dchets chimiques infects en profondeur en dessous des nappes phratiques et qui sous haute41 pression pourrait remonter. B - Pollution parse (non point source pollution) Ce type de pollution au Cameroun est attribue aux causes suivantes : - la mauvaise utilisation des herbicides et des pesticides dans les plantations ; - le non ramassage et le non traitement des dchets domestiques ( cas de Yaound ou les dchets domestiques sont rangs et abandonns sur les routes ou dposs dans les cours d'eau) ; - la contamination des nappes phratiques par les engrais (nitrates et phosphates) - l'accumulation des dchets issus des eaux de ruissellements lors des orages. 2312 - LA POLLUTION COTIERE Le problme de pollution des ctes est li l'impact de l'addition ou la combinaison des forces naturelles et de l'activit humaine sur un cosystme dans lequel les milieux aquatiques et terrestres sont interdpendants et interactifs. Le Cameroun prsente une cte de plus de 350 km de long. Les grands cours d'eau chargs de sdiments et des souillures de toutes sortent dchargent leurs contenus dans les ocans au point appel la "Bouche du Cameroun". * Les Sources de la Pollution Ctire L'exploitation et l'exploration du gaz et ptrole dans le Rio Del Rey et Kribi qui sont de loin les plus importantes activits conomiques dans les rgions ctires ont eu un impact srieux dans la faune et la flore de ces zones et ont entran des lourdes dtriorations du paysage et de la qualit des eaux ; - Le dversement du ptrole dans les eaux entranerait les dommages normes l'agriculture, la qualit des eaux douces (consommes par l'homme), dans la mangrove environnante, et dans la pche (poissons, crabes, mollusques, oiseaux...) comme tel est le cas de nos jours dans le bassin du Rio Del Rey ; - Les producteurs de ptrole dversent dans les eaux les produits toxiques (boues, fluides, dblais de forage) produits qui stimulent la production du ptrole lors de l'exploitation, les produits chimiques anticorrosifs (telles les peintures et d'autres produits qui jouent un grand rle dans la sparation de l'eau et du ptrole. Tout ceci a pour consquence l'augmentation de la pollution ctire. - Le dversement des dchets industriels et42 domestiques directement dans l'ocan (Limb et Kribi) ou bien dans les cours d'eau qui se dversent dans l'ocan (le Wouri, le Mungo) est un problme imminent dans la pollution des ctes camerounaises et dont les consquences se font ressentir par les faibles productions de produits de pche et l'encombrement des plages par les dchets (Limb). - L'coulement des fertilisants et pesticides dans les cours d'eau ; - les dtritus tel le plastique en gnral ne se dcompose pas et cause annuellement la mort de milliers des mammifres marins et des oiseaux, par la digestion ou l'tranglement dans les sacs en plastique, dans les canettes de boisson et les filets de pche. 2313 - LA POLLUTION DE L'AIR La pollution atmosphrique (air spcialement, dans les villes met en jeu la chaleur, la poussire, la fume etc... un volume excessif de poussire de fume et du brouillard dans l'atmosphre est capable d'entraner une baisse d'ensoleillement des villes et d'accrotre la temprature (rchauffement des villes) ; ces particules de poussire et de la journe diminuent la visibilit, augmentent la condensation entranant pour ce faire un aspect majeur (un ciel couvert ou nuageux) et des pluies. La pollution atmosphrique dans les villes est la plus grande menace parmi les problmes d'aujourd'hui rencontrs, les maladies cardio-vasculaires,les poumons, l'estomac, la peau. La pollution atmosphrique des villes est cause par les industries, les fumes issues des voitures qui mettent la fume, les dioxydes de sulfures, les acides sulfuriques, les hydrocarbures benzniques, les oxydes nitriques, l'ozone etc... les produits partiellement oxyds le monoacide de carbone et le plomb. * Les Effets de la pollution Atmosphrique a) - Les effets sur l'homme et les animaux - Certains produits polluants de l'air sont irritants et sont l'origine des toux et autres maladies des voies respiratoires ; - La fume, ainsi que d'autres produits polluant ou d'autres formes de pollution de l'air durcissent les poils dans les narines et retardent le processus de purification de l'air et laissent passer les bactries et virus dans les voies respiratoires jusqu'aux bronches. ; - Les tissus des bronches peuvent tre durcis lorsque les gaz comme NO2 sont respirs en excs, ceci a pour43 consquence de rduire l'efficacit ou la rsistance des poumons aux efforts ; - La pollution de l'air ou atmosphrique noircit galement les tissus pulmonaires exactement comme le fait la fume chez les fumeurs ou sur tout autre objet ; - Les sables trs fins et la poussire affectent ou attaquent les yeux et entranant la ccit dans certains cas comme l'Extrme-Nord et Nord du Cameroun. b) - Les Effets ou Consquences sur les Plantes - Le dioxyde de soufre et l'acide sulfurique dcolorent les feuilles et ralentissent la croissance des plantes ; -L'ozone et d'autres substances entranent des dgts sur les fruits et les vgtaux. 2314 - LA POLLUTION PAR LE BRUIT Le bruit dans les cits et villes manent gnralement des avions, des industries, des activits de construction, du trafic routier et des activits musicales. Le bruit constitue galement un flau dans les villes en croissance (Douala, Yaound, Bafoussam, Bamenda etc...). LES EFFETS DE LA POLLUTION (Pollution nuisante) - Le bruit cause beaucoup de malaise et de gne au sein des populations ; - Les bruissements soudains et retentissants peuvent entraner des ractions physiques telles des problmes cardio-vasculaire, respiratoires et ceux touchant parfois le systme nerveux ; - Le stress et des maladies mentales surviennent dans un environnement trs bruissant ; - Le bruit est galement l'origine des perturbations du sommeil (surtout dans la nuit) ; - Dans les usines, le bruissement est parfois cause des mauvaises performances des ouvriers ; - Un bruissement excessif et permanent peut entraner la perte ou la dtrioration du systme auditif ; - Les populations riveraines des aroports internationaux (Douala, Yaound) et Garoua dans une moindre mesure sont exposes aux nuisances excessives qui surviennent dans la plupart des cas lors du dcollage ou de l'atterrissage des avions. Le bruit des engins, des vhicules, motocyclettes, des bateaux et de la musique constitue galement un flau grave qui menace les populations des grandes villes.44232 - LES RUPTURES DE BARRAGES Le long de toute la ligne volcanique du Cameroun, on observe plusieurs lacs de cratres (tableau...). Ces lacs sont entours de produits pyroclastiques. L'orifice d'mission de certains de ces lacs sont fissurs comme ceux du barrage du lac Nyos (Lockword et al. 1988). Ces barrages retiennent des millions de km3 d'eau et constituent ainsi un risques norme en cas de rupture. Compte tenu de l'urbanisation croissante (le dveloppement des villes), l'accroissement de la demande en nergie lectrique, et le besoin croissant des terres cultivables, le gouvernement a t contraint construire les barrages suivants : * le barrage de Bamendjin dans la province de l'ouest sur le Noun de capacit 1.800 millions de m3 d'eau sur une surface de 344 km2 ; * le barrage de Mbakaou sur le Djerem, tributaire de la Sanaga de 2.900 millions m3 de capacit ; * le barrage de Song-loulou sur la Sanaga ; * le barrage de Lagdo sur la benou qui a une capacit de 7.700 millions m3 d'eau et couvre une surface de 700 km2 ; * le barrage de Maga avec une digue de plus de 27 km et recueille l'eau de plusieurs cours d'eau. Ces cinq rservoirs constituent une rserve de 15 milliards de m3 en eau dont la moiti se trouve contenue dans le barrage en cas de rupture constitue un danger trs grave pour toute la ville de Garoua, les localits environnantes et mme des pays voisins (Nigria). LES CAUSES DES CHUTES DES BARRAGES DE RETENUE D'EAU - les barrages de retenue d'eau artificiels ou naturels peuvent tre dtruits la suite des vnements suivants : * les pluies torrentielles suivies de l'accumulation d'normes quantits d'eau dans les rservoirs ; * l'rosion souterraine du barrage ; * les ruptions volcaniques ; * les tremblements de terre. LES EFFETS DE LA CHUTE DES BARRAGES DE RETENUE D'EAU Depuis les temps immmoriaux les plaines inondes ont toujours constitue des zones d'attraction pour les hommes non seulement pour leur qualit agricole, mais aussi pour les facilits d'installation (habitat), d'industrialisation et commerciales. Ceci a t exacerb par le fait que les barrages contribuent au contrle des inondations de l'eau pour l'irrigation et la production d'lectricit ; par exemple on45 peut citer les barrages de Lagdo, de Bamendjin etc...La rupture des barrages pourrait causer des inondations sur les larges tendues l'aval. Les villes de Maga et de Pouss dans la province de l'extrme-nord et celle de Garoua au nord sont exposes des gros dangers d'inondation si les eaux de Maza et Lagdo venaient dtruire leur barrage ; Cette chute dtruirait compltement le barrage hydrolectrique de Lagdo qui est juste situe en dessous et entranerait les coupures en nergie lectrique dans les trois provinces 'Adamaoua, Nord, Extrme-nord). La rupture du barrage de Bamendjin causera des inondations en aval de la valle de la Sanaga et par consquent la destruction du barrage hydrolectrique d'Eda; ceci entranera un "black-out" gnral dans toute la partie sud du pays et l'arrt de pratiquement toutes les units industrielles. Dans le cas de la rupture du barrage du lac Nyos 121,5 millions m3 d'eau libre par le lac vont entraner d'normes dgts sur leur passage au Cameroun et mme au Nigria. Le Lagdo en cas de rupture de son barrage librera 70 milliards m3 d'eau qui dtruiront toutes les exploitations agricoles, les terres cultivables et toutes les constructions humaines. Les villes de Garoua et de Pitoa seront compltement dtruites. - La rupture des barrages pourrait causer : * les coules boueuses ; * la destruction de l'habitat et les rseaux de communication ; * les pidmies (cholra, typhode) ; * la perte en vie humaine et la disparition du btail.III - DIAGNOSTIC DE LA SITUATION DE LA PREVENTION ET DE LA GESTION DES CATASTROPHES AU CAMEROUN 3-1 INVENTAIRE DES CATASTROPHES SURVENUES AU CAMEROUN46 311 - INTRODUCTION Les catastrophes ne sont pas un fait nouveau au Cameroun. En effet, l'histoire nous renseigne que le Mont Cameroun a crach du feu respectivement en 1815,1835,1838,1845,1852,1866,1902,1922,1925,1954,1959. La dernire ruption en date monte 1982. Mais il faut dire que depuis le dbut des annes 80, les catastrophes sont non seulement de plus en plus frquentes mais encore de plus en plus diversifies. Ainsi pour les seules annes 1983 et 1984 le Cameroun a d subir successivement une grande scheresse sans prcdente dans sa partie septentrionale, un conflit arm (coup d'tat manqu du 06 avril) Yaound, un accident d'avion Douala, une explosion de gaz volcanique au lac Mounoun de Foumbot. Et pendant que le pays essayait de s'en remettre l'manation de gaz toxique survenue en aot 1986 au Lac Nyos est venue replonger le Cameroun dans la torpeur et la dsolation totale eu gard aux consquences climatiques et ce, sur tous les plans, causes par cette calamit : - 1746 personnes tues ; - plus de 874 personnes blesses ; 3 villages entiers affects provoquant le dplacement de plus de 5000 personnes (Nyos, Subum, Cha) - Un important Cheptel dcim ; - On se souvient encore du rcent crash du Boeing 737 de la Compagnie Cameroon Airlines intervenu le 03 dcembre 1995 l'aroport international de Douala, crash qui a fait plus de 70 victimes sans oublier l'avion compltement calcin ; Plusieurs autres dgts causs depuis les catastrophes ne font que se multiplier et se diversifier. Mais faute de statistiques disponibles, toutes les catastrophes n'tant pas systmatiquement dclares ou enregistres. Seules dclares et enregistres entre 1970 et 1996 au Ministre de l'Administration Territoriale (Direction de la Protection Civile, Service de la Coordination Dcembre 1996) seront prsentes dans les pages qui suivent. Ces catastrophes ont pour origine : les ruptions de gaz, les tornades, les orages et la foudre, les inondations, les glissements de terrain, les incendies, le vandalisme et les conflits arms. Cet chantillon sera complt par les statistiques provenant des accidents de la route. Une grande majorit de sinistres tels que les feux de brousse, les glissements de terrain et les inondations surtout en milieu rural n'a donc pas t pris en compte, pour des raisons de non dclaration et de non enregistrement voqus plus haut, mme47 s'il est vrai que depuis 1986 (catastrophe du Lac Nyos), on note une nette amlioration dans ces dclarations et enregistrements.312 - ETAT DES CATASTROPHES INTERVENUES ENTRE 1992 ET 1996 3121 PROVINCES EMANATIONS DE GAZ TOXIQUES DATE DOMMAGES CAUSES ESTIMATIO N DES DEGATS EN FCFALOCALITEOUESTLac Mounoun par FoumbotAot 1984 Aot 198637 personnes tues 174 personnes tues 03 villages affects (Nyos Subum, Cha) plus de 874 personnes blesses important cheptel decim 1 personne tue de suite de l'information manant d'un puitsNORD-OUEST Lac Nyos par WUMCENTREYaound1974NSIMALEN Yaound manation d'un peu de gaz asphyxiant au site de l'aroport19843122 - Tornades, Orages et Foudres PROVINCES LOCALITE DATE DOMMAGES ESTIMATION48 TOUCHEE Yd:Obobogo Yaound CENTRE MvogBeti DEUK Mfou-Mefou Lobo et Nkolngal (Lki) Abong Mbang EST Nguelemendo uka 1/04/94 6et7/11/ 95 4/3/95 et 20/3/95 fv/avri l/mai 1996 12/04/ 1994 1993 CAUSES 100 familles sans abri non prcise maisons abimes 31 maisons et toitures endommages 27 habitations dtruites + cole + lyce + hpital maisons dtruites 275 maisons et btiments dtruits 185 familles sans abri 27 boeufs foudroys un enfant tu, plusieurs maisons, cultures et march dtruits biens et marchandises dtruits Maisons dtruites 28 familles sans abri, cultures dvastes, 1 vhicule endommag une famille entire sinistre maisons et cultures dtruites DES DEGATS (FCFA) 41.900.000 2.000.000 4.400.000 206.940.000812.540 74.272.777ADAMAOUATignre Benakouma21/6/95 27/2/932.920.000930.000 30.430.000NORD-OUESTNWa Boyo (Kom) Kribi01/2/92 27/5/95 27/2/95SUD Ambam 19/12/9 516.994.400 37.085.268 84.041.600SUD-OUESTToute la ProvinceAot 199349 Bandjoun OUEST Bamedjing o5/1993 17/4/19 94 toitures de 5 salles de classe enleves 14 boeufs et 4 veaux tus 1638 personnes sinistres1.230.000 222.947.300NORDGaroua22/4/94503123 - Les Inondations PROVINCES LOCALITES DATE DOMMAGES CAUSES ESTIMATION DES DEGATS (FCFA) 24.887.000 villa et biens endommages cultures dtruites 108 Agriculteu rs sinistrs 80 cases et cltures endommage s, animaux et cultures dtruits Plantation s dvastes 10 morts champs et habitation s dtruites 15 maisons dtruites 112 ha de cultures inondes 100 personnes sans abri 7.000.000Yaound CENTREjuin 93 30/05/96SUD-OUESTMetokomai-sept 1994104.000000ADAMAOUATignre28/09/93 et 06/10/9312.000.000Pitoa NORD ANCIEN NORD GarouaKoussri1994300.0001988EXTREMENORDMouvouda par Garoua suite rupture barrage SEMRYoctobre 8851 3124 - Les Glissements de terrain et sismes PROVINCES LOCALITES DATE DOMMAGES CAUSES 57 personnes sinistres , 50 plantation s de cacao dtruites plusieurs cases et plantation s dtruites 1978 1986 nom dtermin non dtermin non dtermin non dtermin ESTIMATION DES DEGATS (FCFA)SUD-OUESTBafakaBalue (glissemen ts)05/9/95100.000.000sept 94 Bamendanku e (glissemen ts) EST (SEISME) Garoua Boulah Garoua Boulah Kribi (sisme intensit 4) Mont Mbankolo et Akok Bikamba (boulemen t) Awae16.000.000 non dtermin non dterminSUD (SEISME)1987non dtermin20 dc. 1986non dterminCENTREjuin 19881 personne tue plusieurs plantation s dtruites 3 personnes tues plusieurs plantation s dtruites 6 personnes tues plusieurs plantationLITTORALManjo (coules boueuses suites pluies diluvienne s) Dschang (coules boueuses des pluies diluvienneOUEST52 s s dtruites53 3125 - Les Incendies PROVINCES LOCALITES DATE DOMMAGES CAUSES incendie boutique maisons et biens consums case dtruite 22 boutiques consumes au march incendie domicile maison consume march et boutiques brls maison et effets brls 52 familles sinistres 60 cases consumes 50 chvres prie plusieurs rserves d'aliments dtruits biens consums maisons et biens dtruits Rsidence consume 03 boutiques dont 1 magasin brl ESTIMATION DEGATS (FCFA) 12.600.500 15.000.000Akono Minta Mfou09/1993 7/01/92 01/03/94 26/01/95200.000CENTRE Yaound Yaound (mvogAda) Ayos 1994 31/12/95 17 et 18/07/ 199423.233.750 25.000.000 13.100.0008.474.000Elig Efomo12/01/96500.000Cholobo25/02/93EXTREME NORD Kal Maroua 22/02/94 09/03/95140.000.000 1.337.800 non valu 4.095.000Mbotoro (Batouri) Doum EST18/02/95 09/02/957.823.00054 Manjo Douala LITTORAL Eda 16/02/94 2/2/94 oct/92 incendie biens Maison et tous les biens dtruits Une famille de chefferie traditionn elle sinistre 22 maisons dtruites + rserves alimentair es brles 02 champs de guatemala dvasts dbit de boisson+5 ateliers+5 boutiques consums 14.000.000 5.746.3001.000.000Bebekette05/02/95SUD-OUEST Mbarsehndu (feux de brousse) Sangm lima SUD janv/fv/ 199610.000.0009.767.55003/06/9513.994.400553126 - Les Vandalismes et les Conflits Arms PROVINCES LOCALITE DATE DOMMAGES CAUSES Concession s et biens dtruits ESTIMATION DES DEGATS (FCFA)CENTREYaound Briquet terie (Vanda lisme) Andjagara (conflit)23-30/ 11/9412.973.95009/6/9316 personnes tues, 9 cases incendies cultures dvastes, vhicule endommag familles sinistres , maisons brles 2 morts, 200 sans abris, 250 maisons incendies troupeaux de boeufs vaches et chvres dcims 16 personnes tues, 2 douaniers blesss, 9 cases et 3 camionnett es incendiesnon valuSUDEbolowa (vanda lisme) Batouri (conflits)19/6/941.937.63428/04/9 29.755.000EST NORD-OUEST Boyo (conflits) 08/2/96non valuExtrmenord (entre Kotoko et Arabes Choas)Amadjagara9/5/199 3non valu56 3127 - Les Epidmies PROVINCES LOCALITE DATE DOMMAGES CAUSES 648 dcs sur 6020 cas 1 dcs sur 167 523 dcs 38 dcs 441 cas 57 dcs, taux de ltalit 12,92 % 39 personnes dcdes 2096 cas, 126 dcs, taux de ltalit 6,01 % 939 cas, 36 dcs taux de ltalit 3,83 % 11.025.000 (25.000/cas) ESTIMATIONS DES DEGATS (FCFA)EXTREMENORDMaroua (cholra)1993 et 1995Maroua (mningite ) Kolofata Mora (cholra)1993 et 1995 09/03/95ESTLom et Djerem (m ningite) Valle du Ntem DJGUM (diarrhe)Avril 95120.000.00094 - 96SUD52.400.000 (25.000/cas)NORDBibmi, Pitoa Garouamai-juin 199623.475.000 (25.000/cas) 206.900.000TOTALS'agissant de ces pidmies et d'aprs les statistiques recueillies au Ministre de la Sant, Direction de la Mdecine Communautaire, Service d'Epidmiologie et d'Endmopidmiologie, la situation dans l'ensemble du pays, se prsente comme suit : a) - Cholra De 1970 au 03/07/1997, il a t enregistr 24.078 cas pour 1985 dcs soit un taux de ltalit pour toute la priode d'environ 8,24 %. En dehors des provinces de l'Est et du Nord-Ouest o des cas de cholra n'ont pas encore t dclars toutes les provinces sont concernes par l'pidmie, l'Extrme-Nord et le Nord les connaissant tous les ans, en dbut de saisons des57 pluies. A Douala, le cholra svit presque de faon endmique, le Nfoundi connat lui aussi des cas de cholra, c'est ainsi depuis mars 1997 et ce jour jusqu'en juin 1997, des cas sont signals (4 cas en mars 1997 dont un dcs). b) - La Mningite Les pidmies de mningite crbro-spinale envahissant le Nord et l'Extrme-Nord pratiquement tous les ans, en dbut de saison sche. Pour les annes 92,93,94,96 et 97 (jusqu'au 03 juillet) on en a dmontr 9359 cas dont 983 dcs soit un taux de ltalit d'environ 10,50 %. c) - Diarrhe (Dysenterie Bacillaire) Elle s'est dclare dans le Sud Cameroun, dans la Valle du Ntem et Djoum en 1994,95 et 96 surtout au mois de novembre 4.236 cas au total ont t recenss pour 326 dcs soit un taux de ltalit d'environ 7,70 %. d) - Rougeole De 1991 1994 on a relev 53.511 cas dont 878 dcs soit un taux de ltalit d'environ 1,64 %. En 1996, des pidmies de cette maladie se sont signales particulirement dans l'Extrme-Nord (1583) dans le Nord (160) et dans l'Adamaoua (62 cas) soit au total 1805 cas. On a enregistr au total 26 dcs soit un taux de ltalit de 1,4 %. En plus de ces pidmies, le Cameroun connat de nombreuses endmies qui constituent de vritables catastrophes nationales eu gard aux grands problmes de sant qu'elles constituent. Il y a lieu de citer : * du paludisme ; * du sida (8932 cas identifis de 1985 1996 ; * de la tuberculose dont on atteint en moyenne 20.000 nouveaux cas par an avec 9,3 % d'origine pulmonaires et 3,7 % de forme extrapulmonaire (nouveaux cas dtects en 1987 : 3878, en 1989 : 5521, en 1993 : 8575) ; * la maladie du sommeil : 363 cas dpists de 1988 1996 ; * l'onchocercose ; * la lpre : prvalence en 1996 1808 malades ;58 * le ver de guine : - 30 cas dans 18 villages infects en 1994 - 15 cas dont 7 imports du Nigria en 1995 8 villages infects - 13 cas imports du Nigria (Borno Stata) dans 2 villages infects. 3128 L'INSECURITE ROUTIEREdansLa mise en service de nouveaux axes routiers dans les annes 80 et le boom que connat le parc automobile probablement d l'importation des vhicules de deuxime, main ont eu pour consquence un accroissement de l'inscurit routire. En effet, depuis ce temps l, les accidents sont devenus de plus en plus proccupants aussi bien en nombre qu'en gravit. Le tableau ci-aprs prsente phnomne en rase campagne de 1976 1992. l'volution duSITUATION DES ACCIDENTS DE LA ROUTE 1976-1992 ANNEE 1976 1980 1987 1988 1989 1990 1991 1992 TOTAL MORTELS 317 496 816 665 661 629 707 677 4.968 CORPORE LS 1650 1879 3258 2788 2539 2414 2476 2367 MATERIE LS 729 780 1402 1265 1202 1122 1055 1140 TOTAL 2696 3155 5476 4718 4402 4165 4238 4184 TUES 406 451 1034 779 813 804 910 854 BLESSES 3737 2245 8347 6860 6076 6067 6277 854 40.46319.371 8.695 33.034 6.051 Source : Ministre des TransportsD'aprs la mme source ces divers accidents ont pour origine : * usager de la route 85 % (notamment les conducteurs) * tat du vhicule 10 % (vtust) ; * tat de la route 5 % (dgradation de la chausse, dfaut ou mauvais tat des quipements de scurit : signalisation, glissires...). Enfin s'agissant toujours des catastrophes, il faut dire que la scheresse et la famine qui svissent dans certains59 rgions du pays notamment au Nord et l'Extrme-Nord, restent toujours vivaces, elles qui en 1994 ont sinistrs toute la Province de l'Extrme-Nord et ont ncessit l'aide tant nationale (5000.000.000FCFA dont le dblocage a t dcid par le Chef d'Etat lui-mme) qu'internationale. Dans le mme ordre d'ide, il faut relever les dgts souvent causs par le mouvement d'lphants toujours dans l'Extrme-Nord. Ainsi en 1992/1993, ce mouvement d'lphants (320 ttes au total a caus la destruction des cultures sur une superficie totale de 5093,336ha dtruisant de ce fait 3.066 mnages soit une population de 185.413 personnes sur un total de 266.240 que compte la zone sinistre. Les oiseaux granivores eux aussi causent des dgts estims environ 20 % de toute la production cralire des provinces de l'Extrme-Nord. D'une manire gnrale, on peut dire, aprs cet aperu gnral, que le Cameroun connat des catastrophes de tout ordre mais leur apprhension leur juste valeur reste somme toute difficile d'une part parcequ'elles ne sont pas toutes dclares et enregistres et d'autre part parce que leur valuation en terme de divers dgts causs, en terme d'valuation montaire reste toujours approximative ; aucune province n'est pargne.3.2POLITIQUES, STRUCTURES ET ACTIONS DE PREVENTION ET DE GESTION DES CATASTROPHES EXISTANTE 321 - HISTORIQUEA son accession l'indpendance en 1960, le Cameroun hrite l'administration coloniale d'un rseau embryonnaire de protection civile constitu par trois casernes de Sapeurs Pompiers bases respectivement : - Yaound pour la rgion Centre, Sud et Est ; - Douala et Nkongsamba pour le Littoral, l'Ouest et le Nord. Conscient de ce que le rseau est loin de faire face toutes les sollicitations en matire de protection civile, les pouvoirs publics entreprennent certaines mesures tendant donner une structuration adquate cette activit. C'est ainsi que : 1) Par loi n67/LF-9 du 12 juin 1967 portant organisation gnrale de dfense passive, la prparation, la60 mise en oeuvre et la coordination des mesures de protection sont dsormais confies au Ministre Charge de l'Administration Territoriale Fdrale. 2) Par une autre loi, celle n73/12 du 7 dcembre 1973 portant organisation gnrale de la protection civile, des structures nationales et rgionales s'occupant de la protection civile, sont institues (Conseil National de Protection Civile, Etats-Majors de Protection Civile au niveau de la Province, du Dpartement, de l'Arrondissement et de toute localit dont la population dpasse 5000 habitants). Mais toutes ces structures sont restes inoprantes par manque la fois de textes d'application et de moyens matriels permettant leur fonctionnement. De plus la loi de 1973 comporte un certain nombre de lacunes dont les plus saillantes sont : - la dfinition incomplte de la Protection Civile et de, ses missions ; - l'absence d'indications sur son champ d'application, son caractre obligatoire et gnral ; - l'imprcision dans la dfinition de ses moyens d'action ; - l'imprcision sur la prise en charge des cots de fonctionnement, de ses quipements. L'avnement d'vnements calamiteux (accident d'avion l'aroport International de Douala dans la Province du Littoral, explosion de gaz volcanique au Lac Mounoun, dans la Province de l'Ouest, le conflit arm de Yaound, grande scheresse la Province de l'Extrme-Nord et surtout l'ruption de gaz toxique du Lac Nyos dans la Province du Nord-Ouest) a mis en vidence l'inefficacit de ces divers structures d'intervention en cas d'urgence ou de catastrophe de quelque nature qu'elles soient. Des tudes et des rflexions sont alors menes sous la houlette des pouvoirs publics qui ont tabli que la gestion des situations d'urgence sont d'un intrt capital pour le Cameroun qui prsente plusieurs zones risques en matire de catastrophes de toutes sortes, eu gard a ses spcificits : - Importantes zones de savanes o les feux de brousse ravagent chaque anne une bonne partie de patrimoine national et crent des conditions favorables la pousse du dsert dans l'extrme-Nord ; - Habitat rural trs souvent ralis en matriaux provisoires particulirement inflammables ou pas rsistant en cas d'inondations ; - Assez forte concentration des populations dans61 certains centres urbains, qui favorise le dveloppement de taudis et accentue les risques d'incendie ;(1) - Grande dispersion des populations sur le territoire national surtout en zone forestire o les densits sont souvent infrieures mise en oeuvre des secours traditionnels en cas de catastrophe ; - Nombreuses zones touristiques sans systme de scurit vraiment efficace ; - Secteur Industriel et Agro-industriel en plein essor - Des Ports et Aroports en expansion ; - Compagnies de navigation arienne et maritime fort dynamiques ; - Zones volcaniques qui de temps en temps signalent leur triste existence. Ces tudes ont alors abouti la conclusion que problme de la gestion des situations d'urgence se ramne celui de l'organisation de la Protection Civile dans globalit et que sa planification devrait faire appel participation active de nombreux dpartements ministriels. le sa laC'est ainsi qu'une grande rflexion sur la Protection Civile est entreprise avec la participation des dpartements ministriels ci-aprs : L'Administration Territoriale ; l'Agriculture ; Les Mines et l'Energie ; La Dfense Nationale ; La Scurit Intrieure ; l'Information et la Culture ; Les Finances ; Les Postes et Tlcommunications ; Les Transports ; L'Industrie ; La Sant Publique ;Paralllement cette rflexion, de nombreuses missions d'experts camerounais sont envoyes l'tranger pour puiser dans l'exprience d'autres pays : * une mission de prospection s'est donc rendue auprs de certains pays amis : Algrie, France, Sude, Suisse ; * une dlgation d'experts camerounais a particip aux travaux de la 8me Confrence Mondiale de la Protection Civile Tunis du 18 au 23 mai 1978 ; * deux mdecins camerounais ont pris part la 4m Confrence Internationale de Mdecine de Catastrophe Grenoble en France tenue du 27 au 30 novembre 1985 ; * le Sous-Directeur de la Mdecine Hospitalire et Rurale a reprsent le Cameroun l'Atelier Rgional de l'OMS sur la gestion des situations d'urgences et la planification pralable tenu du 17 au 21 mars 1986 ;62 La somme de toutes ces investigations et expriences a permis de jeter les bases d'une politique nationale de protection civile.322 - POLITIQUE ET STRUCTURES NATIONALES La politique nationale en matire de Protection Civile telle que ressortie dans la loi n86/016 du 06 dcembre 1986 portant organisation gnrale de la Protection Civile et son Dcret d'Application n96/054 du 12 mars 1996, est dveloppe selon trois grands axes : 1- L'Organisation gnrale ; 2- L'Organisation interne ; 3- Les Activits. 3221 - L'ORGANISATION GENERALE L'organisation gnrale de la Protection Civile englobe ses missions, ses champs d'application et ses moyens d'intervention. a)- Les Missions et le champ d'action (Art1 de la loi) La Protection civile a pour mission d'assurer en permanence la protection des personnes, des biens et de l'environnement contre les risques d'accidents graves, des calamits ou de catastrophes, ainsi que contre les effets de ces sinistres. La Protection Civile comporte des mesures de prvention, de protection et d'organisation de secours. b)- Les Moyens d'Intervention Les moyens de la Protection Civile comprennent : (Art 5 de la loi) - les moyens en personnels ; - les moyens en matriels ; - les constructions et les installations diverses rserves aux organismes publics, para-publics ou privs de Protection Civile. La Protection Civile utilise les personnels des services publics chargs de la conduite des activits de protection civile, les personnes requises, les recrues du contingent et les volontaires (Art 6 de la loi). L'Organisation gnrale tablit le caractre obligatoire et gnral de l'institution. En effet : (Art7 de la63 loi) Toute mobilisation gnrale vaut ordre de mobilisation des organismes de Protection Gnrale ; - La mobilisation des Organismes de Protection Civile peut tre dcrte en outre en cas de mise en garde, de mobilisation partielle, d'tat d'exception.3222 - L'ORGANISATION INTERNE Elle dcrit les structures centrales et extrieures de l'institution et en fixe les comptences et les responsabilits. A) Les Structures Centrales Les structures centrales sont au nombre de trois (3) savoir : le Conseil National de Protection Civile, le Comit Technique Permanent et le Secrtariat du Comit Technique Permanent (cf. Dcret n96/054 du 12 mars 1996 fixant la composition et les attributions du Conseil National de la Protection Civile). a) - le Conseil National de la Protection Civile Organe consultatif plac sous l'autorit du Secrtaire Gnral de la Prsidence de la Rpublique, le Conseil National de Protection Civile assiste le Prsident de la Rpublique dans ses prrogatives en matire de protection civile (le Prsident de la Rpublique dfinit la politique gnrale de la Protection Civile). Prsid par le Secrtaire Gnral de la Prsidence de la Rpublique, il comprend les chefs ou leurs reprsentants des dpartements ministriels ou des Organismes suivants : Secrtariat Gnral des Services du Premier Ministre Administration Territoriale; Dfense ; Sant Publique ; Relations Extrieures ; Finances ; Justice ; Communication ; Transports ; Affaires Sociales ; Environnement ; Scurit Intrieure ; Recherche Extrieure ; Croix Rouge Camerounaise.Il est charg de la mise en oeuvre, en temps normal comme en priode de crise, de la mise en oeuvre de la politique64 gnrale de Protection Civile telle que dfinie par le Prsident de la Rpublique, et peut faire toute suggestion utile en la matire. b) - Le Comit Technique Permanent et son Secrtariat 1 Prsid par un responsable nomm par dcret du Prsident de la Rpublique, le Comit Technique Permanent est l'organe excutif du Conseil National de la Protection Civile. Il comprend les reprsentants de toutes les administrations qui sigent au sein du Conseil condition qu'ils soient notamment chargs de la gestion relative la protection civile dans ces administratives respectives. Il se runit en tant que besoin et, dans tous les cas, au moins une fois par trimestre ; 2 Le Secrtariat du Comit Technique Permanent du Conseil National de la Protection Civile est assum par l'administration en charge de la Protection Civile au Ministre de l'Administration Territoriale. Cette administration qui au dpart tait le Service de la Protection Civile a t successivement rige en Cellule (1994) et rcemment (1996) en Direction de la Protection Civile. c) - Les Structures Extrieures Les structures extrieures du Conseil National de la Protection Civile comprennent les Comits Techniques Provinciaux et les Comits Techniques Dpartementaux. La composition et les attributions des Comits Techniques Provinciaux et Dpartementaux sont fixs par des textes particuliers qui, ce jour, ne sont pas encore sortis. 3223 - LES ACTIVITESLes activits de la Protection Civile vont de la planification oprationnelle de cette dernire aux relations de l'institution avec les administrations, les tiers et les organismes nationaux, rgionaux et internationaux partenaires (ONG, OMS, Croix Rouge, UNICEf, FAO, PAM...) sans oublier la prise en charge de cots de son fonctionnement. C'est dans cette perspective que le dcret d'application n96/054 du 12 mars 1996 suscit prvoit les activits devant tre ralises dans le cadre de la mission du Conseil National de la Protection Civile savoir : 1- Procder : * une valuation nationale dtaille des risques de catastrophes naturelles et technologiques, d'accidents graves et de calamit ; * la mise jour permanente d'un inventaire de fourniture de matriels, de moyens et de personnels pouvant tre65 mobiliss en cas de situation d'urgence ; * aux tudes gnrales sur les mesures de Protection Civile en temps de paix comme en temps de guerre ; 2- Proposer au Prsident de la Rpublique les mesures de prvention appropries ; 3- Coordonner les moyens mis en oeuvre pour la Protection Civile, notamment les secours, le sauvetage, la logistique et l'utilisation des forces suppltives et des corps auxiliaires ; 4- Arrter aprs approbation du Prsident de la Rpublique, un plan national d'intervention et d'organisation des secours ; 5- Siger au moins une fois l'an sur convocation de son Prsident. Toutefois en cas de calamit ou de catastrophe dclare, il se runit de plein droit en cellule de crise en vue de la coordination au niveau national, des activits des organismes de Protection Civile. S'agissant de la prise en charge des cots de son fonctionnement, le dcret d'application prvoit deux catgories de ressources : - Les ressources provenant du budget de l'Etat, des interventions ponctuelles de l'Etat, des dons et legs ; - Les ressources provenant des appels la gnrosit publique auxquels le Conseil peut recourir dans les conditions fixes par les lois et rglements en vigueur. Le Prsident du Conseil assure la gestion des ressources financires et des matriels mis sa disposition dans les conditions fixes par la rglementation en vigueur. Il a habilit ouvrir au nom du Conseil des comptes auprs de toute institution bancaire agre, aprs avis ce dernier ; enfin il (le prsident) dispose galement d'une caisse d'avance spciale dont les rgles de gestion et de fonctionnement sont celles de droit commun. Bien que le dcret d'application n'ait pas cru devoir prvoir de faon spcifique les activits raliser dans le cadre de leur mission par les Comits Technique Permanent, les Comits Techniques et Dpartements, on peut tout de mme penser que celles-ci sont pratiquement les mmes que celles du Conseil mais ramenes au niveau du ressort territorial concern. Bien que suffisamment bien dcrite par la loi n86/016 du 6 dcembre 1986 et son dcret d'application suscits, on peut dire que la politique nationale en matire de Protection Civile reste encore sa phase d'organisation, ce qui ne lui permet par d'tre dj efficacement oprationnelle. La raison fondamentale de cette inoprationalit vient66 de ce que le dcret d'application de la loi 1986 est sorti pratiquement dix ans plus tard (12 mars 1986) et qu' l'heure actuelle aucune structure prvue dans ces deux textes n'a encore t mise en place. Certes, le service de Protection Civile cr au MINAT au sein de la Direction des Affaires Politiques aprs la sortie de la loi de 1973 suscite, et qui tait au dpart appel assurer seulement le Secrtariat du Comit Technique Permanent l'intrieur du Conseil National de la Protection Civile, est aujourd'hui rige en Direction de Protection Civile. Cette nouvelle Direction, d'aprs le dcret n95/232 du 06 novembre 1995 portant organisation du Ministre de l'Administration Territoriale, a repris presque toutes les attributions nagure rvolues au Conseil National de la Protection Civile (sauf celles ayant trait aux possibilits de proposer au Prsident de la Rpublique des mesures de prvention appropries ou toute suggestion utile en matire de politique civile). D'autres attributions sont venues en plus s'ajouter, notamment celles ayant trait aux relations avec les autres organismes de Protection Civile et certains aspects des aprs catastrophes (examen des requtes en indemnisations et aides financires, contrle de l'utilisation des aides, suivi de la gestion des aides, transfert des corps...), qui n'taient pas explicitement ressorties dans le dcret de 1996). Mais la jeunesse de cette structure (la Direction de la Protection Civile en tant que Direction ne date que de 1996) double d'un manque des ressources tant humaines, matrielles et logistiques adquates, ne lui permettent pas encore de jouer pleinement son rle. 3234 - LES ACTIONS MENEES Pour permettre la Protection Civile de jouer pleinement son rle avec cohrence et efficacit, la jeune Direction de la Protection Civile a prioritairement axe son action sur l'laboration d'un cadre lgislatif devant appuyer cette action. C'est ainsi qu'en dehors des textes dj existants plusieurs autres projets de textes ont dj t labors. Il s'agit de : - Un projet de loi portant organisation de la Protection Civile ; - Un projet de dcret portant cration de dlgations provinciales, dpartementales, et au niveau des arrondissements et districts ; - Un projet de dcret portant cration d'une67 commission nationale de secourisme ; - Un projet de dcret relatif l'enseignement et la pratique du secourisme ; _ Un projet de dcret portant organisation des secours en cas de catastrophe (ORSEC) ; - Un projet de dcret relatif la protection contre les risques d'incendie et de panique dans les tablissements recevant du public ; Un projet de dcret portant organisation administrative sur l'ensemble du territoire national des structures de protection civile ; - Un projet d'arrt fixant la composition et les attributions des comits techniques provinciaux et dpartementaux - Un projet de dcret fixant les rgles gnrales applicables en matire d'hygine et de salubrit publique, d'assainissement et de protection civile sur l'ensemble du territoire national ; - Un projet d'arrt portant cration d'un comit technique charg de l'laboration d'une cartographie nationale des zones risques ; - Un avant projet de statut des corps des volontaires de la Protection Civile. En plus de cette action prioritaire la Direction de la Protection Civile a tudi plusieurs requtes en indemnisations et aides financires en faveur des personnes des calamits de toutes sortes. C'est ainsi que pour l'exercice 1994/1995, un montant d'environ 30 millions a t dbloqu pour apporter des aides aux sinistrs de huit provinces (Centre, Sud, Littoral, Ouest, Extrme-Nord, Adamaoua et Sud-Ouest).323 - POLITIQUES ET STRUCTURES SECTORIELLES Comme au niveau national et global, la protection civile au niveau sectoriel est dveloppe selon les mmes axes (organisation gnrale, organisation interne et activits) et est confronte aux mmes types de problmes (dficience en ressources humaines, matrielles et logistiques, manque de coordination des actions des structures concernes). Pour illustrer ces propos trois cas vont tre sommairement examins dont l'un a caractre transversal (les transports) et les deux autres, un caractre spcifiques (l'Agriculture et la Sant). 3231 - LE SECTEUR DES TRANSPORTS A) Organisation gnrale Le secteur des transports est trs vaste au Cameroun,68 il couvre l'arien, le terrestre et le fluvial. La dfinition de la politique de tous ces divers modes de transport est confie au Ministre des transports qui en assure aussi la gestion. Pris dans son aspect de mouvement des personnes et des biens, le transport est une activit qui est, par essence, soumise aux dangers divers : catastrophes de la navigation arienne et maritime, hcatombes routiers et ferroviaires. Ces divers accidents mritent donc qu'un certain nombre de mesures de prvention et de gestion soient prises qu'elles soient organisationnelles ou rglementaires. Les mesures organisationnelles sont du domaine de chaque mode de transport qui se dote de structures charges de la prvention et de la gestion des accidents. Ainsi : - Pour ce qui est du transport arien, la socit des Aroports du Cameroun (ADC) s'occupe de la scurit de la navigation arienne (la gestion commerciale de la flotte nationale relevant de la Cameroon Airlines) ; - la navigation maritime et fluviale est coordonne par une direction centrale dote de structures charges de prvenir et de scruter l'environnement. Autour de cette administration centrale gravite un important nombre de socits publiques, parapubliques et prives dont les actions sont diriges vers une plus grande scurit dans la navigation ; - le transport terrestre est divis en deux sous modes (ferroviaire et routier) dont le premier est confi la Rgie Nationale des Chemins de Fer du Cameroun (RNFC). Par contre le sous mode routier est confi dans son aspect exploitation l'Administration des Transports qui en son sein s'est dot d'une sous-direction charge de la prvention des accidents. S'agissant des mesures rglementaires, il faut dire que les transports maritime et fluvial et arien sont soumis des conventions internationales o un accent particulier est mis sur la prvention et la gestion des catastrophes. Ces conventions sont compltes pour ce qui est du transport maritime et fluvial par l'ordonnance 62/OF/30 du 31 mars 1962 portant code de la marine marchande camerounaise et le code de la marine marchande de l'UDEAC qui en sont les deux textes de base en matire de prvention des accidents (conditions d'identification d'acquisition des navires, institution des visites de contrle, dfinition des sanctions, condition d'accs la profession de marin). Seule le mode terrestre et particulirement le sous mode terrestre routier qui est particulirement analys ici, est soumis une rglementation nationale. B) - Le Sous secteur routier L'ampleur des accidents causs par le sous secteur routier tels que prsents plus haut fait qu'il s'est avr ncessaire de prendre des mesures qui sont actuellement prises pour prvenir de tels flaux.69 a- Les mesures rglementaires Ces mesures ont un double but, prvenir et punir svrement les fautes des hommes susceptibles de porter atteinte la scurit routire, vu que, d'aprs les statistiques disponibles, 85 % des accidents routiers sont imputables l'usager de la route. Plusieurs textes sont labors dans ce sens : - le dcret n 79/241 du 03/09/79 portant code de la route ; - un texte visant la protection du patrimoine routier face l'exploitation abusive du rseau routier par les vhicules de grand gabarit (loi n96/67 du 8 avril 1996 portant protection du patrimoine routier national) ; - un texte portant conditions d'accs la profession de transporteur routier (loi n90/030/ du 10 aot 1990) ; - un texte portant sur les assurances automobiles (loi n 65/LF/9 du 22 mai 1965 portant assurance automobile obligatoire) ; - dcret n 65/DF/565 du 29 dcembre 1965 portant application de la loi n 65/LF/9 du 22 mai 1965 relative l'assurance automobile ; - ct de ces mesures prventives il y a certains articles spcifiques dans les codes pnal et civil. b- Les structures et les activits Plusieurs structures sont charges d'assurer la scurit routire : - le Ministre des Transports qui est particulirement charg de la mise en oeuvre en matire de la scurit routire et de la coordination des actions y affrentes ainsi que la rglementation en la matire ce titre : * il organise la profession du transporteur ; * il met en circulation des vhicules automobiles ; * il labore des programmes de scurit de prvention routires ; * il gre les quipements de scurit ; * il coordonne les actions de scurit routire ; * il value par l'analyse des statistiques des accidents et des infractions. Pour mener bien cette mission de scurit routire le Ministre des Transports est dot d'une sous direction disposant d'un personnel qualifi et d'une ligne budgtaire de l'ordre de 100 millions par exercice ; - le Secrtariat d'Etat la Dfense (SED) et la direction gnrale de la Sret Nationale (DGSN) qui sont chargs du contrle de la circulation routire de l'ducation des usagers de la route et du constat des infractions au code de la route. Ces deux structures disposent d'importants moyens humains, matriels et financiers dans la lutte contre l'inscurit routire ;70 - les ministres chargs des Travaux Publics, de l'Urbanisme et les Municipalits : ils sont chargs de l'laboration des normes routiers de la construction et de l'entretien routier ; - le ministre de l'Economie et des finances charg d'assurer le dblocage des moyens susceptibles de financer les oprations de prvention routire et de la rglementation en matire d'assurance automobile ; - le ministre de la Justice dont le rle est de rprimer les infractions au code de la route ; - le ministre de la Sant charg d'accueillir travers ces structures hospitaliers, des victimes des accidents de la circulation routire ; - les auto-coles et leurs divers syndicats qui sont chargs de la fonction des lves conducteurs d'automobiles ; - les divers transporteurs et leurs syndicats chargs de transporter les biens et des personnes et qui ont une influence certaine sur la qualit de la circulation. Malgr l'existence de ces lois, rglements et structures, la scurit au Cameroun reste toujours une matire grande proccupation. Cela provient surtout d'une faible sinon d'un manque de coordination des diffrentes interventions des administrations impliques. 3232 - LE SECTEUR AGRICOLE a- Organisation gnrale Les principaux flaux ou catastrophes auxquels est confront l'agriculture proviennent de l'attaque des cultures et des rcoltes par les oiseaux granivores et des insectes tels que les criquets, les chenilles etc.., de la dvastation de pachydermes (hippopotames et lphants notamment) et les caprices du climat (scheresse, inondations, vents violents et temptes diverses) Pour prvenir et/ou faire face ce type des catastrophes, le gouvernement camerounais travers son ministre de l'Agriculture a mis en place certaines structures spcialises. b- Les structures et les activits 1) Les Bases phytosanitaires Les bases phytosanitaires ont la charge de la protection des vgtaux. A ce titre les agents des bases phytosanitaires en appui aux brigades villageoises forms font des prospections terrestres afin de reprer les colonies de nidifications et de dortoirs et les signaler l'UTAVA (Unit de Traitements Agricoles par Voie Arienne). Les bases71 phytosanitaires ont pour mission : - la collecte, l'analyse de l'information sur le criquet plerin ; l'appui technique en matire de formation, l'organisation des campagnes de lutte et la recherche des solutions aux problmes d'ordre oprationnel ; - la coordination de la lutte anti-acridienne et anti aviaire ; - le suivi des stocks provinciaux des produits phytosanitaires. Sur le plan oprationnel ces missions n'ont pas t suffisamment accomplies. Les dysfonctionnement des bases phytosanitaires sur le terrain est principalement d au manque des ressources matrielles appropries. Il faut aussi dire que le dsengagement de l'Etat de l'agriculture et surtout la libration de la distribution des intrants agricoles (engrais et pesticides notamment) a trs sensiblement rduit l'activit de ces bases phytosanitaires surtout dans les provinces Sud du pays. 2- U T A V A L'UTAVA est une structure relais aux bases phytosanitaires a pour mission : - appliquer la politique du gouvernement en matire de traitements agricoles par voie arienne et notamment par la dfinition des mthodes de traitements ariens les plus conomiques et efficaces contre les pizooties diverses ; - organiser toute campagne nationale de lutte contre les dprdateurs de cultures et autres flaux susceptibles de frapper la production rurale ; - assurer l'encadrement pratique des paysans et la formation des cadres et technicien en matire d'aviation agricole - coordonner toutes activits de protection des cultures, des forts par voie arienne. Pour accomplir ces missions, l'tat avait mis la disposition des avions, du personnel technique (pilotes, mcaniciens, agronomes, etc..) Actuellement l'UTAVA dispose de deux avions d'pandage en ordre de vol, de deux pilotes et de trois mcaniciens-avions. Le manque de moyens financiers ne permet pas de disposer d'un stock de pices de rechange qui assurerait une rgularit des traitements durant les campagnes ainsi que le cot des oprations. Cette situation, l'origine des faibles performances enregistres durant les dernires campagnes pourrait nettement s'amliorer, grce un appui plus accentu de l'Etat.72 En effet, la situation aviaire est mauvaise actuellement ; le Cameroun connat depuis plusieurs annes un regain d'activits d'oiseaux granivores dans la zone septentrionale. Ceci peut aussi s'expliquer en raison des difficults que connat l'UTAVA, panne d'avion, manque de pilote, de carburant, etc. Aucun traitement par voie arienne n'est men et ceci depuis les trois dernires campagnes. Dans la province du Nord et de l'Extrme-nord seul un dortoir de 100 ha a t trait en 1994-1995 parmi tant d'autres signals. Au cours de l'anne 1996 prs de 700 Ha de riz et mouskuwari ont subi de dgts trs importants. 3- S N A R Le SNAR comporte essentiellement trois volets : - un systme d'information sur les changes et la disponibilit des denres sur le marchs ; - un systme pour la surveillance des cultures et la prvision des rcoltes , - un systme de suivi des groupes de population prsentant des risques d'inscurit. Le SNAR a pour objectifs, le renforcement de capacits des pouvoirs publics planifier et dfinir sur la base d'une meilleure apprciation des ralits, des actions entreprendre en vue d'assurer la scurit alimentaire des populations et ragir aux situations d'urgence. En matire de production agricole et de prvision des rcoltes, un certain nombre de facteurs de risque sont pris en considration selon que l'on se trouve dans une rgion cologie connue. Dans le cas des provinces cibles par l'action du SNAR (en matire de prvision des rcoltes) et situes en zones sahlienne. Les principaux facteurs de risque peuvent diffrencis ainsi : - facteurs climatiques : scheresse, inondation, vent violent et temptes diverses ; facteurs biologiques : acridiens, aviaires, pachydermes, etc Le suivi de l'incidence de ces facteurs est videmment li aux types de productions agricoles et dans le cas d'espce, l'accent est mis sur les cultures cralires constituant la base de l'alimentation des populations ou faisant l'objet d'importantes transactions sur les marchs et dont les revenus permettent aux populations de se procurer des denres alimentaires. structures L'approche mise en place par le SNAR s'appuie sur les existantes sur le terrain. C'est ainsi que les73 partenaires techniques ont t identifis au regard de leur implication dans la production agricole et ont t institus avec pour mission essentielle d'apprcier chaque mois le comportement des cultures. La composition des comits dpartementaux est la suivante : - le prfet - le dlgu dpartemental de l'agriculture ; - le chef de brigade phytosanitaire ; - le chef de service dpartemental de la mto ; - le chef de section des statistiques ; - le chef de section agricole. le comit provincial se compose comme suit : le le le le le le le gouverneur ; dlgu provincial de l'agriculture ; chef de base phytosanitaire ; chef de service de la mtorologie ; chef de service provincial des enqutes ; chef de service de l'agriculture ; chef d'antenne SNAR.Le comit provincial se runit une frquence mensuelle et travaille essentiellement sur la base des rapports produits par les comits dpartementaux. Un document final sur le droulement de la campagne en cours est rdig l'attention de la cellule centrale du SNAR dans lequel figurent tous les vnements marquants enregistr au cours du mois coul et pouvant avoir une influence sur la production agricole. Le suivi ici consiste relever les enclavements ds l'apparition des premires pluies ce qui permettra d'estimer des rcoltes attendues selon les conditions de culture et l'volution des conditions climatiques. A ce titre, l'incidence d'un certain nombre de facteurs (pluviomtrie, insolation, attaques des divers prdateurs) sur la production agricole quelques stades de croissance des cultures peut aisment tre apprcie. En zone mridionale, un dispositif plus lger a t mis en place avec pour objectif de pouvoir apprcier l'tat des principales cultures (racines, tubercules et fculents) ainsi que les disponibilits sur les marchs. Ici,les productions agricoles ne sont pas essentiellement tributaires des alas climatiques comme au Nord et l'extrme-Nord, mais des dgts d'ordre phytopathologique, entomologique, de mme des inondations peuvent compromettre plus ou moins srieusement les rcoltes. Les canaux de diffusion des informations obtenues et les supports utiliss 1- Le bulletin d'information "Rapid Alerte" : le SNAR74 publie tous les mois un bulletin d'information sur la scurit alimentaire, qui est une sorte de synthse des activits menes par le projet au cours du mois. Ce bulletin d'analyse synoptique de la scurit alimentaire se propose d'informer les principales structures concernes, sur la situation qui prvaut dans le pays et notamment dans les zones prsentant des risques avrs. 2 - La lettre d'information : lorsque des accidents srieux sont enregistrs et qui peuvent compromettre srieusement la scurit alimentaire des populations dans une zone donne, le SNAR publie et diffuse une lettre d'information et d'Alerte Rapide, sur la situation qui prvaut dans la zone sinistre. 3- Le bulletin agro-mtorologique : la publication d'un bulletin agro-mtorologique, outil indispensable la ralisation d'un suivi plus prcis de la campagne agricole en zone septentrionale et la prise de dcision par les agriculteurs, est en ngociation avec les services de la direction de la mtorologie nationale. Mais des difficults subsistent quant aux moyens mettre en oeuvre par chacune des parties. Sur un tout autre plan, des tranches horaires ont t ngocies avec les stations provinciales de radio pour la diffusion hebdomadaire des informations sur les prix et les quantits des principales denres changes sur les marchs. Des analyses de tendances sont prsentes par les responsables locaux chargs des oprations avec l'appui rgulier de la cellule centrale SNAR. Les zones surplus et dficit sont galement identifies afin de faciliter les flux des produits agricoles. Les principaux destinataires des publications produites par le SNAR sont les ministres en charge des problmes du dveloppement rural, les reprsentations diplomatiques, les ONG et les organisations internationales intervenant dans le domaine de l'alimentation et de l'agriculture. Le SNAR collabore galement avec le SMIAR et le CILLS, organisations sous rgionales impliques dans la surveillance des rcoltes en zone sahlienne et dans la prvision des attaques des flaux tels que les criquets. Les informations sur la commercialisation des denres intressent galement les oprateurs conomiques exerant dans la filires dtermines. Ainsi donc, grce aux banques des donnes ainsi collectes par le SNAR, il est relativement ais de dterminer les superficies dvastes par le sinistre, les pertes enregistres et le dficit alimentaire moyen encouru par les populations victimes. De mme, au cours d'un suivi d'une campagne agricole et partir des informations sur l'offre et la demande des75 principales denres alimentaires, les importations et les stocks de fin campagne, il est en effet possible de dterminer le dficit alimentaire et mme calorique (cas de sous alimentation chronique ou transitoire) d'une population donne. Les signaux ainsi dclenchs suffisamment de temps l'avance permettent aux dcideurs et donateurs de grer plus efficacement les interventions en faveur des sinistrs. Mais l'action du SNAR connat un impact limit pour plusieurs raisons : - le manque de statistiques agricoles antrieures fiables. La dernire enqute agricole d'envergure a t ralise et les rsultats qui sont assez controverss, ne permettent d'en faire des analyses pertinentes ; - la faible capacit oprationnelle des cadres sur le terrain notamment en ce qui concerne les moyens de locomotion ; - la faible diffusion des rsultats du SNAR et le manque d'un cadre de collaboration avec d'autres structures dont les services peuvent amliorer l'action du SNAR (mtorologie nationale) ; - un manque de comptences avres en matire de surveillance de la scurit alimentaire. D'une faon gnrale, ds le constat d'un sinistre (scheresse, inondation, destruction des rcoltes...) le Ministre de l'agriculture travers le secrtariat permanent du FAO-PAM Cameroun, adresse une requte auprs du Programme Alimentaire Mondiale, requte contenant des informations portant sur la population sinistre, le dficit alimentaire, les prvisions de l'aide, le nombre de bnficiaires prvus, la dure de l'opration, le cot total estim, la date prvue de la premire distribution, la date de la dernire distribution. Pour s'appuie sur l'agriculture. distribuer l'aide, le secrtariat permanent les structures locales du ministre deMais en dehors de cette fourniture de la logistique travers le ministre de l'agriculture, l'Etat intervient en achetant sur le march local les denres alimentaires au profit des sinistrs en attendant l'appui de la communaut internationale. C) - AUTRES POLITIQUES DE LUTTE La sortie des lphants du parc national de WAZA et des hippopotames du lac Tchad et de certains fleuves tels que la Bnou, le Logone et le Noun s'accompagne toujours d'importants dgts matriels notamment, la destruction de cultures des populations environnantes. Chaque fois qu'il y a sinistre de cette nature, le service provincial de la faune de l'Extrme-nord (MINEF) se dploie ardemment sur le terrain question de ramener ces btes 76 leur gte habituel (tirs des coups de feu, permission au fusil un ou deux animaux pour faire fuir le troupeaux). Pour sa part, le gouvernement se fait d'indemniser les populations qui on t victimes calamit. d'abattre reste de le devoir de cetteAfin de mieux surveiller le mouvement des animaux l'intrieur du parc et contre les agressions des braconniers, l'effectif des gardes chasse a t revu la hausse, quoi qu'il demeure infrieur la norme gnralement admise. Malheureusement, la qualit de ce personnel n'est pas encore celle qu'elle devrait tre. En outre, un plan d'amnagement du parc en est cours d'laboration et intgre galement la ncessit de prvenir le dgts dus la famine. Par ailleurs, un plan national de gestion des lphants est en cours d'laboration. Enfin, dans le cadre de ses activits, la socit nationale des raffineries rejette rgulirement les sous produits du ptrole dans le Rio del rey. Cette pratique prsente une menace srieuse de pollution sur la biodiversit marine (flore et faune aquatique) par ailleurs, l'ventualit d'un dversement ptrolier par un navire n'est pas exclure, tel que cela a t constat sous d'autres cieux (catastrophe de l'EXXON VALDEEZ en 1989 en Alaska notamment). Au plan rglementaire et lgislatif, rien de connu n'existe au Cameroun, bien qu'une loi cadre sur la gestion de l'environnement ait t promulgue en aot 1996. 3233 - LE SECTEUR DE LA SANTE Dans le secteur sant, les catastrophes recenses se prsentent sous formes d'pidmies surtout, et localises dans certaines rgions du pays : Mningite crbro-spinale, cholra, fivre jaune dans les provinces du Nord, la fivre jaune dans l'adamaoua, la diarrhe sanglante dans le sud. Le cholra qui apparat sous forme pidmique dans les provinces septentrionales, svit de faon endmique dans le littoral (wouri surtout). Le personnel de sant face ces situations d'urgence prouve souvent d'normes difficults les grer ou les prvenir par manque de prparation ou de formation approprie. Cependant, dans les provinces septentrionales, le personnel confront aux pidmies chaque anne est beaucoup plus expriment par rapport d'autres provinces. C'est ainsi que, des comits multi-sectoriels de mobilisation existent et qui sont actifs lors des pidmies dans les localits concernes.77 Cette situation d'mergence et de rsurgence de certaines maladies provoquant des pidmies a amen en 1993 les ministres de la Sant de la rgion OMS/Afrique runis lors de 43me session au comit rgional adopter la rsolution AFR/RCA43/R7 faisant du renforcement de la surveillance pidmiologique et de lutte contre les pidmies au niveau du district, une priorit dans les Etats membres pendant les cinq annes venir. C'est ainsi depuis 1995, le ministre Publique a mis sur pied, avec le soutien de l'OMS, de formation de personnels de sant de district techniciens suprieurs de la sant responsables des sanitaires) la gestion des pidmies et pidmiologique). de la Sant un programme (mdecins et statistiques surveillanceA ct de cette formation engage, le ministre de la sant publique mne bon au mal ses missions de vaccinations, d'ducation sanitaire, d'hygine et d'assainissement, lments capitaux dans la prvention des pidmies (mningite, cholra). Mais malgr ces efforts, plusieurs insuffisances sont observes et ce, sur de nombreux plans. a) - Sur plan rglementaire et lgislatif - Absence des textes rglementaires et lgislatifs en matire de gestion des pidmies ; - Absence d'une politique sectorielle en la matire y compris le cadre de collaboration avec les autres secteurs impliqus. b) - Sur la plan des ressources humaines - Insuffisance des personnels forms la gestion des pidmies. Seules les provinces de l'Extrme-nord et du Nordouest en ont suffisamment cause de la frquence de la survenue des calamits naturelles, et particulirement des pidmies dans ces rgions. Pour pallier ces insuffisances, un plan de formation des personnels de sant de district la gestion des pidmies a t mise en place depuis 1996, concernant les mdecins de district. A ce jour 101 mdecins de cinq provinces (Nord-ouest, Extrme-nord, Centre, Sud et Littoral) ont t forms la gestion des pidmies et la surveillance pidmiologique. Cette formation est appele couvrir les dix provinces. Un systme d'alerte rapide a t mis en place dans les provinces septentrionales afin de dtecter prcocement les pidmies. Mais la mobilit (affectation) des personnels de sant a un impact ngatif sur son fonctionnement.78 c) (quipement) Sur le plan des ressources matriellesIl n'y a pas de ressources matrielles (quipements) spcifiques consacres la prvention et gestion des pidmies. Les quipements, la logistique des formations sanitaires dans les districts de sant servent la lutte contre les pidmies. Aussi les laboratoires des hpitaux de district, si possible, et le centre Pasteur sont mis contribution pour l'isolement des agents tiologiques. La chane de froid du programme largi de vaccination (PEV) est utilise pour la conservation des vaccins, y compris ceux contre la mningite et la fivre jaune. LES INSUFFISANCES ET LES CONTRAINTES * Faibles moyens logistiques pour une bonne gestion des pidmies ; * Absence/faible stock des vaccins et mdicaments appropris entre les priodes pidmiques ; * Retard par rapport la demande dans la livraison/rception du matriel sollicit de nos partenaires ; * Le problme des pidmies est considr par les autres secteurs comme du seul ressort du ministre de la sant publique, d'o parfois une faible collaboration intersectorielle * Logistique insuffisante : les seuls vhicules du ministre de la sant ne suffisent pas couvrir les zones sinistres dans les dlais appropris ; * dans les provinces du nord et de l'extrme-nord, il a t mis en place des mcanismes de contribution et de renouvellement des stocks, fournitures et matriels essentiels destins la lutte contre les pidmies, mais il est complter et rendre plus efficace. Ce systme est tudier dans les autres provinces. d) - Sur le plan des ressources financires * Il n' y a pas de budget spcifique consacr la prvention et gestion des pidmies. L'aide des partenaires de la coopration ne permet pas de pallier ces insuffisances ; * Le matriel/quipement, souvent acquis avec l'appui de ces partenaires n'atteint pas rapidement les zones risque, pour cause de lourdeurs administratives. e) - Sur le plan des activits sur le terrain Dans le cadre de la gestion des pidmies, des activits d'information, ducation, et communication sont menes sur le terrain, surtout au moment o svit une pidmie donne. Des comits de mobilisation sociales ont t mis en place dans les localits risque des provinces septentrionales du pays. Si certains de ces comits fonctionnent bien, d'autres ont des difficults pour se mobiliser effectivement et les79 communauts et les ressources. L'accent est plus mis sur la gestion que sur la prvention des pidmies. Quand bien mme les zones risque d'pidmie, la priodicit des pidmies, les populations et groupes cibles sont connues, il y a toujours des problmes de planification quant aux activits, vaccins et autres matriels permettant de rduire l'impact sanitaire. Ainsi des informations non confirmes sont transmises. Il s'avre souvent que ces informations sont souvent sans fondement, sont exagres, tant donn qu'une pidmie rpond des critres pidmiologiques (seuil pidmique) que seule l'autorit sanitaire matrise. Ainsi des pidmies sont dclares l o elles n'existent pas, seulement parce que quelques cas de maladies tendance pidmique ont t signales. Des enqutes y affrentes inities partir du ministre (niveau central) entranent des dpenses qu'on aurait pu et qu'on devrait viter si l'autorit sanitaire et les autres secteurs avaient initialement collabor. Il est essentiel de grer rationnellement les maigres ressources disponibles en vitant la duplication des activits et en mettant en commun les ressources disponibles localement. * La participation communautaire la lutte contre les pidmies est souvent faible, rsultant certainement du fait que les comits de mobilisation mis en place sont peu fonctionnels. A cela s'ajoutent : * Les difficults de changement de comportement des populations ; * L'insuffisance des ressources financires pour mener les activits planifies. Sur le terrain une fois l'pidmie dclare, les autorits sanitaires locales font le constat, en appliquant les critres pidmiologiques permettant de confirmer une pidmie et mettent en place des mesures appropries avant de faire appel l'chelon central. Mais il s'avre que le plus souvent les ressources du seul ministre de la sant publique sont insuffisantes pour atteindre les objectifs fixs. Des mdecins de district sant de cinq provinces ont t dj forms la gestion des pidmies et la surveillance pidmiologique, mais il faut couvrir tout le pays et augmenter le nombre des personnels former. 324 - LES AUTRES STRUCTURES INTERVENANT DANS LA PREVENTION ET LA GESTION DES CATASTROPHES Plusieurs autres structures interviennent aussi dans80 la prvention et la gestion des catastrophes directement ou indirectement en apportant un appui technique, matriel ou logistique ou en finanant certaines activits lies cette prvention et cette gestion (formation des personnels, tudes spcifiques ...) Ces structures sont la fois nationales (Croix rouge camerounaise,Organisations non gouvernementales (ONG) et internationales (OMS,UNICEF,FAO, PAM etc...). Il a paru ncessaire dans le cadre de ce travail d'voquer la politique mise en place par certaines d'entre elles, en matire de prvention et de gestion des catastrophes (Croix rouge camerounaise, ONG). A) - Politique de prparation aux catastrophes : la Croix rouge en matire deLa prparation de la Croix-rouge vise essentiellement grce une approche communautaire, mettre en place de stratgies permettant de : * dterminer les causes de vulnrabilit des populations ; * prendre des mesures pour rduire la vulnrabilit ; * augmenter la capacit des populations remdier aux effets de la catastrophe ; * former e organiser son personnel, ses volontaires secouristes, les collectivits locales afin de les rendre aptes pourvoir aux besoins vitaux immdiats, aider aux mesures initiales de radaptation qui visent rduire la vulnrabilit des particuliers, mnages et collectivits. La Croix-rouge dans l'ensemble du mouvement, a donc dfini des principes et des rgles, comme outils/guides rgissant les oprations de secours en cas de dsastre. La planification et l'action de la Croix-rouge nationale comportent les grandes lignes suivantes : * Prparation d'un plan de secours de la socit nationale (SN) qui dfinit son rle, ses relations avec les pouvoirs publics et ses modalits d'application, ainsi que celles avec les Organismes Internationales, les Organismes non gouvernementales et autres intervenants dans les oprations de secours, voir les pays voisins ; * Etude et valuation des besoins : comportant des enqutes sur le terrain afin de dfinir les consquences du dsastre et l'laboration des plans ncessaires pour y faire face * Alerte, vacuation et sauvetage comportant une tude des diffrents types de dsastres survenus dans le pays, les dangers probables ainsi que les rgions les plus exposes et le type de systme d'alerte mettre en place pour mieux prvenir les populations, prvoir si possible les lieux de refuge, des abris et fournir des informations quant l'emplacement. Enfin dterminer les diffrentes mthodes de sauvetage et l'quipement81 permettent de faire face aux ventuels problmes, ceci en collaboration troite avec les autres intervenants aux actions de secours : Sapeurs pompiers, forces armes, police, organismes impliqus, pouvoirs publics ; * Prvoir galement des programmes en alimentation, en vtements, en abris, en services de sant, en communications, en transports, en information, en approvisionnement, en personnel, financement, comptabilit et rapports. Ainsi la Croix Rouge Camerounaise a entrepris de 1991 1993 la formation de volontaires secouristes la prparation des catastrophes suivant les grandes lignes sous-voqus. Dans ses interventions, la Croix Rouge Camerounaise fait face un certain nombre de problmes dont : - une difficile collaboration avec certains services impliqus (exigence par la CRTV de faire payer les messages destins au grand public) ; - problme de motivations des secouristes qui travaillent de faon bnvole (par exemple les secouristes ne bnficient d'une police d'assurance que lorsqu'ils interviennent sous l'gide du Comit Internationale de la Croix rouge). B) - Politique des Organisations Non Gouvernementales en matire de prparation aux catastrophes Les Organisations non gouvernementales (ONG) qui s'occupent des catastrophes au Cameroun, pratiquent, la mdecine de masse. Cette mdecine collective en situation prcaire est constitue, outre les soins, par des activits de prvention avant, pendant et aprs la catastrophe. 1) - Avant la catastrophe Les activits concernent l'organisation des campagnes et des sminaires d'information des populations vulnrables sur les risques qui les menacent. Ces campagnes seraient efficaces si elles taient appuyes par des spcialistes des risques encourus et l'organisation des sminaires de formation des communauts et du personnel des zones risque, ponctus par des manoeuvres de simulation de catastrophe. 2) - Pendant la catastrophe En dehors des activits de soins aux victimes de catastrophe ralises l'intrieur du circuit des intervenants officiels, les Organisations non gouvernementales poursuivent les actions de prvention portant sur l'environnement, la nutrition et la vaccination. a) - Action sur l'environnement cette l'assainissement. action concerne l'eau, l'hygine Des spcialistes sont chargs de tous et les82 problmes lis l'eau (Approvisionnement, pompage, stockage et distribution ). L'assainissement consiste amliorer les conditions d'hygine par l'limination des dchets : construction des latrines, d'incinrateurs ordures, de systmes d'vacuation des eaux uses en particulier dans les zones de forte concentration humaine (camp de rfugis, bidonvilles). L'action sanitaire concerne aussi la lutte contre les vecteurs (mouches, moustiques, puces) qui propagent en grand nombre des maladies. b)- Action nutritionnelle L'objectif de cette action vise rduire la mortalit et la morbidit due la manipulation. Il faut suivre l'tat nutritionnel de la population, former le personnel local aux techniques de prise en charge des populations menaces et assurer l'ducation nutritionnelle des mres pour l'alimentation de leurs enfants. Dans le meilleur des cas, un programme d'aide alimentaire est mis en place (achat, acheminement, stockage, distribution). La cration des centres d'alimentation intensive est parfois ncessaire. c) - Action de vaccination La vaccination est indispensable pour prvenir ou juguler les pidmies et rduire la mortalit infantile due certaines maladies, notamment dans les regroupements des populations. On vise souvent les six maladies cibles (rougeole, coqueluche, ttanos, diphtrie, poliomylite, tuberculose). 3) - Aprs la catastrophe les actions ci-dessus voques se poursuivent jusqu' la reconstitution des familles, la rhabilitation des sites et la reprise normale de la vie dans la communaut sinistre. L'objectif final tant la formation du personnel local aux techniques de la prise en charge des communauts et de leur formation et information dur les attitudes pouvant tre adoptes avant, pendant et aprs la catastrophe. LES PROBLEMES AUXQUELS FONT FACE CES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES ONT TRAIT A : * manque et/ou insuffisance d'un personnel mdical paramdical bien form ; * manque et/ou insuffisance de technicien spcialistes d'intervention en cas de catastrophe ; * manque et/ou insuffisance de moyens d'information de communication avec le public ; * non connaissance et non matrise de techniques mthodes d'interventions efficaces et efficients ; * la faiblesse de la recherche en la matire ; * le manque et/ou l'insuffisance de matriel quipement d'intervention appropris ; * manque de moyens financiers. et et et et et83IV - LE CADRE CONCEPTUEL DU PROGRAMME 4 - 1 DEFINITION DES CONCEPTS "CATASTROPHE" ET "PROTECTION CIVILE" 411 - LA CATASTROPHE La notion de catastrophe et la dfinition de ce terme ont volu avec le temps, suivant en cela l'volution des ides concernant leurs causes et leurs effets. Ainsi par exemples les catastrophes naturelles n'taient perues que par rapport aux caractristiques des forces physiques l'oeuvre et la nature du sinistre ou des dgts en rsultant. Ds lors, les catastrophes apparaissaient comme des fatalits inluctables. De nos jours, on aborde la gestion de catastrophes naturelles en privilgiant moins les aspects techniques du phnomne physique pour prendre conscience du fait que la gravit des effets tient essentiellement des circonstances sociales que conditionne la mesure dans laquelle la population peroit rellement le danger potentiel et peut mener des actions voulues pour rduire au minimum les dgts matriels et les perturbations sociales. C'est dire que ce que l'on considrait jadis comme fatalits inluctables, sont maintenant perues comme des phnomnes que l'on peut, dans une certaine mesure, matriser. - C'est dire que la recherche d'une dfinition du terme "catastrophe" doit tenir compte du fait qu'on trouve la fois la nature de la situation ainsi dfinie et la raction que celle-ci appelle.84 Dans le cadre de ce programme la dfinition suivante de la catastrophe emprunte RUSSSEL R.DYNES 3 a t retenue. Une Catastrophe "est un phnomne localis dans le temps et dans l'espace qui produit des conditions telles que la continuit de la structure et du fonctionnement des units sociales devient problmatique". Les agents l'origine de la catastrophe peuvent varier quant leur origine, leur frquence, la possibilit de les contrler, la soudainet du cataclysme, la dure des signes annonciateurs, la dure du phnomne, l'importance des effets produits, et leur puissance de destruction. Outre les caractristiques auxquelles on se rfre le plus communment quand on tente de dfinir une catastrophe (origine, nature, ampleur etc...), cette dfinition de DYNES fait ressortir deux caractristiques fondamentales : - Les catastrophes sont de phnomnes sociaux plutt que de simples manifestations physiques ; - bien que la manifestation physique risque de provoquer des perturbations sociales, il est peu probable qu'elle entrane une dsintgration totale de la socit. Cette dfinition prsuppose qu'aprs une catastrophe, les survivants, loin de rester impuissants, sans dfense, sont plutt capables de rsister au choc et d'entreprendre une action positive afin de faire face la situation. Cette hypothse impose que les Programmes mis en oeuvre en matire de catastrophes doivent intgrer aussi bien des actions de prvention et d'attnuation des catastrophes que la planification des secours pendant et aprs celles-ci. 412 - LA PROTECTION CIVILE La dfinition de la Protection Civile est fortement tributaire de celle de la notion de catastrophe qui a une incidence importante sur les programmes ou actions mettre en oeuvre. Au Cameroun les textes rglementant actuellement les problmes relatifs aux catastrophes (loi du 06 dcembre 1986) dcret du 12 mars 1996, dcret du 06 nov. 1995) n'ont pas cru devoir donner une dfinition concrte de la notion de catastrophe. Par contre, la notion de Protection Civile est bien RUSSEL R. DYNES, et d'aprs E.L. QUARENTELU, 385 dfinie dans la loi n86/016 du 06 dcembre 1986 portant rorganisation gnrale de la Protection Civile et prvoit aussi bien des activits de prvention de protection et d'organisation des secours. En effet, l'article 1er de cette loi stipule : "La Protection Civile consiste assurer en permanence la protection des personnes, des biens et de l'environnement contre les risques d'accidents graves, de calamits ou de catastrophes ainsi que contre les effets de ces sinistres. La protection civile comporte des mesures prvention de protection et d'organisation des secours. 4 - 2 CONTRAINTES ET PROBLEMES ACTUELS LIES A LA PROTECTION CIVILE Les contraintes et problmes lis la protection civile sont de trois grands ordres : - La particularit gographique et gologique du pays est expose aux catastrophes d'origines diverses et dont certaines se manifestent de plus en plus frquemment. - Les populations camerounaises dans leur grande majorit, ne semble pas se proccuper des dangers qui les guettent et de ce fait ne sont pas suffisamment prpares faire face aux catastrophes ; - La politique gouvernementale du Cameroun en matire de prvention et de gestion de catastrophes reste embryonnaire. 421 - Le CAMEROUN EST UN PAYS VULNERABLE Le cadre physique du Cameroun s'expose naturellement de nombreuses catastrophes dont les origines viendraient de : - l'existence d'un certain nombre de volcans inactifs qui peuvent tout moment se mettre en mouvement ; - l'existence d'un bon nombre de lacs de cratres dont deux ont dj mis des gaz toxiques et ont causs des souffrances, des dcs et rpercussions sociales (Lacs Mounoun et Nyos) ; - l'existence de nombreuses basses terres souvent trs peuples entoures de montagnes et/ou de cours d'eau, exposes de ce fait aux risques d'inondations dans un pays o la pluviomtrie atteint souvent des pointes de 11.000mm certains endroits. En plus de ces risques d'origine naturelle, il existe d'autres risques d'origine technologique constitus : - d'usines polluantes (usines chimiques) ; - des dpts ptroliers et de nombreuses stations de86 d'essence, dont la prolifration dans nos centres urbains constitue une vritable menace en cas d'incendie ou d'explosion - de nombreuses retenues d'eau (barrages) pour des fins hydrolectriques, agricoles et autres dont les ruptures peuvent causer des dgts inestimables. Enfin le phnomne d'urbanisation galopante et non matrise sans oublier la permabilit de nos frontires qui favorise une immigration non contrle surtout dans des grands centres urbains font que le pays est expos aux risques d'pidmies de toutes sortes (cholra dont jusqu' prsent seules les provinces de l'Est et du Nord-Ouest sont encore pargnes, la mningite, la typhode etc...). 422 UNE POPULATION INSOUCIANTE ET NON PREPAREELa vulnrabilit du Cameroun est encore renforce par l'insouciance affiche de la grande majorit de la population face aux risques de catastrophes. Cette insouciance est due : - un pourcentage suffisamment lev de Camerounais ne sachant ni lire ni crire (16 % de la population de 11 ans et plus) ; - la pauvret qui frappe celle-ci surtout dans les zones rurales ; - certaines traditions et croyances qui empchent certaines de ces populations changer d'habitudes et/ou de mentalits. C'est ainsi que certaines populations refusent l'usage des latrines, l'usage de matriaux de construction autres que ceux qu'ils connaissent et matrisent etc... - l'incivisme des populations qui refusent de respecter les exigences et normes en matire d'urbanisme imposes par les services comptents : On voit partout des constructions dans des zones interdites (cas des dpts ptroliers de la SCDP Douala, Bafoussam et Yaound ; cas de construction d'habitations sous les fils haute tension et dans les zones marcageuses. 423 - LES CONTRAINTES ET PROBLEMES LIES A LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE EN MATIERE DE PREVENTION ET GESTION DES CATASTROPHES La politique gouvernementale en matire de Protection Civile connat un certain nombre de contraintes et problmes qui s'inscrivent aussi bien dans une perspective nationale que dans celle plus circonscrite aux administrations et services reconnus en matire de prvention et de gestion des catastrophes. Au niveau national, il convient de signaler que malgr une volont affiche d'organiser la protection civile avec des structures y affrent telles que le Conseil National de la Protection Civile, le Comit Technique Permanent (loi n86/016 du 06 dcembre 1986 et dcret n 96/054 du 12 mars 1996 portant87 rorganisation gnrale de la Protection Civile, (dcret n95/232 du 6 novembre 1995 portant organisation du Ministre de l'Administration Territoriale) le Cameroun ne dispose pas encore d'une politique nationale de Prvention et de Gestion des Catastrophes et encore moins d'une stratgie nationale bien pense en la matire. En effet non seulement on dcle certains chevauchements dans les attributions confres certaines structures nationales charges de la mise en oeuvre de la politique en matire de Protection Civile(cas de la Direction de la Protection Civile et du Conseil National de la Protection Civile notamment) mais encore bon nombre de ces dernires ne sont pas encore oprationnelles (le Conseil National de la Protection Civile et les autres structures qui la composent). S'agissant des administrations et services en charge de la mise en oeuvre de la politique de prvention et de gestion des catastrophes au niveau central (Direction de la Protection Civile et au niveau sectoriel (Services comptents des Ministres impliqus) leurs responsables respectifs ont une exprience limite en matire de connaissances et procdures relatives l'valuation des risques, la prescription des mesures prventives appropries, la matrise des principes lis la prvention, l'attnuation, la planification pralable, l'laboration et la mise en oeuvre de programmes de formation et de sensibilisation destins aux fonctionnaires de base et la population. En plus de cette carence et/ou insuffisance en ressources humaines comptentes et aguerries, on relve dans toutes ces administrations et services quelque niveau que ce soit, une autre dficience lie cette fois au caractre trs sommaire, trs embryonnaire des ressources matrielles consacres la lutte contre les catastrophes. Enfin, s'agissant toujours de ces structures charges de la mise en oeuvre de la politique en matire de Protection Civile, elles voluent pratiquement en vase clos en l'absence d'un cadre appropri de coordination, de concertation et de dialogue. Tous ces problmes trs difficiles la prvention Cameroun, sont amplifis par pays depuis plus d'une considrablement les moyens matire. et contraintes qui rendent dj et la gestion des catastrophes au la crise conomique qui secoue le dcennie et rduisent trs d'intervention tatiques en laDevant les problmes susmentionns, il s'avre imprieux d'une part de procder une meilleure dfinition d'un cadre lgislatif et rglementaire susceptible d'aider rsoudre l'quation relative la coordination et la coopration intragouvernementale et d'autre part de renforcer les capacits88 internes des administrations et services concerns en matire de prvention et de gestion des catastrophes. Cette ncessit d'impliquer et de mettre contribution divers secteurs de l'appareil de l'Etat et de la vie nationale dans la mise en oeuvre de la politique de Protection Civile et le minimum de coordination que cela entrane, commandent que toutes les actions y relevant soient menes dans le cadre d'un Programme National. 4 - 3 OBJECTIFS DU PROGRAMME 431 - OBJECTIF GENERAL L'objectif gnral du Programme est de renforcer et de dvelopper la capacit nationale en matire de prvention et de gestion des catastrophes. Cet objectif se justifie par le fait que l'organisation gnrale de la protection civile au Cameroun reste encore sa phase d'organisation qui tarde devenir vritablement oprationnelle pour des raisons voques ci-avant (jeunesse des structures prvues ou existantes caractrises entre autres par un manque et/ou une insuffisance des ressources humaines comptentes, et de ressources matrielles et techniques appropries et une absence de coordination et de concertation entre elles, la dfinition incomplte d'un cadre juridique et institutionnel etc...)432 - OBJECTIFS SPECIFIQUES La ralisation de cet objectif gnral passe par les voies suivantes : a) sectoriels en Catastrophes et structures en la Disposer d'un plan national et des plans matire de Prvention et de Gestion des proposer la cration et/ou l'amlioration des matire ;b) - Ractualiser le dispositif lgislatif et rglementaire en matire de prvention, de planification pralable, de rponse et de rhabilitation ; c) - Oeuvrer au fonctionnement et au renforcement des capacits du personnel des institutions concernes par les activits lies en matire de Prvention et de Gestion des Catastrophes l'chelle nationale, provinciale et locale ; d) Concevoir et organiser des campagnes de sensibilisation, d'ducation et de mobilisation des populations sur les problmes de prvention et de gestion des catastrophes ceci avec des programmes, mthodes, outils et matires appropris e) Doter les administrations et services impliqus89 d'un quipement appropri la prvention et la Gestion des Catastrophes. 4 - 4 S T R A T E G I ETrois principes stratgiques se trouvent la base de la politique de prvention et de gestion des catastrophes. 1) - Privilgier tout l'attnuation des catastrophes d'abord la prvention etCette priorit donne la prvention relve mme de la dfinition de la catastrophe ci-dessus propose et qui montre qu'une catastrophe est en ralit une inter-action entre un facteur de destruction et une population vulnrable. La vulnrabilit est dtermine en partie par le comportement des individus qui la composent. Plus ces comportements sont positifs et responsables devant l'ventualit d'une catastrophe, plus grandes sont les chances de limiter les consquences du sinistre. Dans ces conditions, il s'avre plus que prioritaire de renforcer les capacits des structures charges de la protection civile dans la perspective que celles-ci favoriseront les efforts de prparation des populations qui doivent d'abord compter sur leurs propres ressources. Cette prvention passera donc par l'information, la formation, la sensibilisation et l'ducation du public savoir les administrations et les services charges de la protection civile et surtout les membres des collectivits exposes aux catastrophes afin que : - ils prennent conscience de la ralit des risques connus ; - ils adoptent des mesures pratiques pour protger les vies et les biens ; - ils se prparent avec plus de ralisme aux consquences de la catastrophe et aux activits de relvement. 2) - Intgrer les activits de prvention et de gestion des catastrophes dans les politiques et stratgies gouvernementales de dveloppement dans le cadre d'un programme Les activits lies la prvention et la gestion des catastrophes doivent tre intgres dans les politiques et les stratgies gouvernementales en matire de dveloppement et non tre considres comme de simples oprations ponctuelles. D'o la ncessit de l'laboration d'un plan national de prvention, d'attnuation et de gestion des catastrophes. Ainsi que des plans sectoriels appropris. cette Mais la vision intgre de dveloppement que vise prvention, cette attnuation et cette gestion des90 catastrophes doit privilgier l'approche globale par rapport l'approche structurelle. En effet, le risque de disjonction des composantes du programme (plan national et plans sectoriels) est grand lorsque ces dernires sont labores de faon tout fait indpendante. Or la prise en compte des interactions entre les diverses composantes (plans national et sectoriels) va amliorer l'impact du programme. Ainsi l'objectif global qui passe par le renforcement et le dveloppement de la capacit nationale en matire de prvention et de gestion des catastrophes sera atteint. Dans cette perspective, il s'agit d'assurer la coordination gnrale du programme par une institution qui prendrait en compte les proccupations de tous, ce qui suppose la promulgation d'une lgislation adquate. 3) - Privilgier les secteurs dont les activits ont un impact direct o indirect sur la nutrition et la sant des populations et/ou des zones et localits risques trs spcifiques Dans le cadre de cette politique de prvention et de gestion des catastrophes, un accent trs particulier doit tre mis sur les secteurs dont les activits concourent la nutrition et la sant des populations directement ou indirectement. Il s'agit des secteurs lis l'agriculture, la sant la recherche et la communication. En effet, toute catastrophe tendant rduire ou anantir les possibilits des populations se nourrir, ou crer de graves problmes de sant pour celles-ci doivent tre bien circonscrites. Or d'aprs les statistiques prsents plus haut, ces deux secteurs sont exposs des catastrophes causant plus de dgts tant humains que matriels. Enfin certaines zones et localits prsentant des risques trs spcifiques eu gard leur situation particulire (alentour du Mont Cameroun, zones situes en aval de certains barrages hydrolectriques etc...) mritent aussi des plans prioritaires spciaux. 4 - 5 POPULATION CIBLE Les bnficiaires directs du programme sont de deux sortes : - Les fonctionnaires et agents des administrations gouvernementales et services intresss par les questions relatives la prvention et la gestion des catastrophes l'chelle nationale, provinciales et locales;91 - Les populations vivant dans les zones exposes aux catastrophes, particulirement en milieu rural o vivent des habitants constitus essentiellement de couches pauvres et vulnrables (femmes, enfants, personnes ges). Outre ces deux catgories de bnficiaires dits directs, il faut dire que le Programme profitera toute la nation entire car les problmes rsoudre dans le cadre dudit programme s'inscrivent dans une perspective nationale et que les bnfices qui en rsulteront (conomie des ressources financires matrielles et humaines dveloppement plus harmonieux et plus serein des diverses activits) rejailliront sur l'ensemble du pays et de ses habitants et mme sur certains pays voisins partageant les frontires communes avec le Cameroun (ex populations des pays voisins vivant aux alentours ou en aval du barrage de LAGDO). 4 - 6 GESTION DU PROGRAMMEPour les besoins de gestion du programme, les Organes suivants sont prvus : - Le Comit de Coordination ; - Le Comit de Pilotage ; - Le Secrtariat Technique ; 1) - Le Comit de Coordination est charg de la coordination du Programme de son orientation et de son volution priodique. Prsid par le Secrtaire Gnral de la Prsidence de la Rpublique ou son Reprsentant, il regroupe les responsables au plus haut niveau ou les reprsentants des Administrations suivantes : - Services du Premier Ministre - Administration Territoriale - Dfense - Economie et des Finances (MINEFI) - Mines et Energie - Sant - Agriculture - Elevage et Pches - Dveloppement Industriel et Commercial - Travaux Publics - Urbanisme - Transports - Postes et Tlcommunications - Sret Nationale - Gendarmerie Nationale - Croix Rouge Camerounaise - Communication - Affaires Sociales et Fminines - Justice.92 Il se runit une fois par an sur convocation de son prsident et de plein droit en cas de catastrophe ou de calamit dclares. Le comit de coordination s'apparente national de la protection civile actuelle. au conseil2) - Le comit de pilotage est charg de la dfinition du programme de son excution et de son suivi. Il est plac sous la coordination du Ministre de l'Administration Territoriale et comprend les reprsentants de toutes les Administrations qui sigent au Comit de Coordination. Il se runit une fois par semestre chaque fois que l'urgence se fait sentir. Le comit de pilotage s'apparente au comit technique permanent actuel. 3) - Le secrtariat technique du comit de pilotage est charg de la coordination technique et de la gestion quotidiennes du programme et de rendre oprationnelles les diffrentes composants (plans) du programme ; il bnficie de la collaboration de toutes les parties prenantes dans le but de tenir compte de leurs proccupations respectives. Le secrtariat dispose de dlgations au niveau provincial, dpartemental, de l'arrondissement ou du district. Cette dconcentration du Secrtariat Technique rpond un souci d'assurer une couverture efficace et effective en cas de catastrophe et de collecter au quotidien des informations et donnes fiables pouvant permettre une rvision ventuelle de la politique de prvention et de gestion des catastrophes. Le secrtariat technique peut tre assur par la Direction de la Protection Civile actuelle du ministre de l'Administration Territoriale ou par un tablissement public dot d'une personnalit morale et d'une autonomie financire place sous la tutelle du ministre de l'Administration Territoriale cre par dcret. La deuxime formule parait mieux approprie pour permettre au secrtariat technique de mieux jouer son rle avec beaucoup plus de responsabilit. Le programme sera valu par rapport ses objectifs et par rapport aux rsultats attendus. Pour chaque cas, il conviendra de ressortir la contribution du Programme leur ralisation et l'effet de l'oprationalit de son cadre institutionnel sur cette ralisation. Cette valuation sera faite chaque niveau du programme. Comit de coordination, comit de pilotage, secrtariat technique, plans national et sectoriels. Le comit de coordination se chargera du choix de la93 priodicit et de la dfinition des termes de rfrence pour l'valuation du programme. 4 - 7 MISE EN OEUVRE La mise en oeuvre du programme implique la participation technique et financire de plusieurs partenaires. Mais les modalits de cette participation sont dfinies dans des conventions diffrentes (bilatrales et/ou multilatrales). En mme temps qu'il faut respecter les termes des diverses conventions, notamment en ce qui concerne les modalits de gestion financire et les dlais de ralisation, un effort doit tre fait dans le sens de la ralisation des objectifs communs du programme, par le biais d'un minimum de coordination. Pour que chaque composante en particulier et tout le programme en gnral atteigne un niveau d'efficacit requis par l'approche-programme, le dispositif de mise en oeuvre est le suivant : - tous les intervenants au programme communiquent au secrtariat du comit de pilotage, leur calendrier d'excution trimestriel ; - le secrtariat exploite ce calendrier par composante et informe les intervenants impliqus ; - il convoque des runions techniques regroupant des intervenants dans le cadre d'une mme composante et des runions priodiques pour l'ensemble des intervenants ; - l'excution sur le terrain est ralise ; - une pr-valuation par les intervenants impliqus est faite priodiquement ; - un rapport trimestriel sur la marche du programme tabli par le secrtariat technique est transmis au comit de pilotage ; - une valuation priodique par le comit de pilotage est faite. Chaque fois que l'excution du programme semble compromise du fait du non respect par certains intervenants du mcanisme de coordination, le secrtariat saisit par crit le Prsident du Comit de pilotage qui son tour prend des mesures correctives ncessaires. V - DEVELOPPEMENT DU PROGRAMME INTRODUCTION Le Programme sera dvelopp travers une srie d'actions, de projets appels "plans" repartis en : - Plan National de prvention des catastrophes ; - Plans sectoriels ; - Plans spciaux.94 Le Plan National de Prvention accorde une attention toute particulire l'information, la sensibilisation/ducation et la formation des populations (responsables des administrations charges des problmes de protection civile, populations exposes aux risques de catastrophes ...). Les Plans Sectoriels concernent les secteurs dont les activits concourent directement ou indirectement la nutrition et la sant des populations et pour lesquels les risques de catastrophes sont le plus craindre. Deux secteurs mritent aussi un traitement particulier, le secteur des transports et celui de la recherche. Mais dans le cadre de ce programme, des plans y relatifs n'ont pas t labors pour plusieurs raisons : - les deux secteurs sont transversaux ; tous les autres plans intgrent la dimension transport et recherche ; - le secteur des transports, sans avoir un plan National proprement parl, mne des actions de prvention et dispose d'un cadre lgislatif et rglementaire. Les problmes qui s'y posent relvent essentiellement de la mauvaise application de ces actions et rglements ; - le secteur recherche, d'aprs les informations recueillies dispose d'un plan national. Pour que les activits retenues dans le cadre des divers plans puissent tre menes dans de bonnes conditions, un cadre juridique a t esquiss. Les divers plans sont prsents de la manire suivante * situation actuelle ; * situation souhaite ; * les actions mener. V - 1 PLAN NATIONAL DE PREVENTION 511 - LA SITUATION ACTUELLE Le Cameroun est un pays expos aux risques et catastrophes, de par sa situation physique, gographique, gologique, industrielle et humaine. Il est align dans l'axe d'difices volcaniques qui va du Mont Cameroun jusqu'au golfe de guine. Le contour des frontires permables, la prsence des barrages hydrolectriques, ainsi que des industries gnralement source de pollution sont autant de dangers permanents qui psent dans la planification et l'amnagement du territoire. La politique de prvention est quasi inexistante quoiqu'il faille dire qu'un embryon d'organisation et de secours existe au sein de la Croix Rouge Camerounaise, la gendarmerie, les sapeurs pompiers. Ce constat accablant ouvre une perspective de programme et d'actions mener. Il est rare qu'une catastrophe frappe un pays tout entier, elle s'abat plutt sur des communauts particulires les personnes vulnrables (femmes,95 enfants et personnes ges). Par consquent une bonne prparation et une bonne organisation de ces autorits et des populations concernes une ventualit d'une catastrophe a beaucoup plus de chance d'attnuer l'ampleur et les dgts, par extension les cots socio-conomiques, culturels et humains. 512 - OBJECTIFS L'objectif est de toucher les populations par le triptyque information/formation/communication, une pratique servant prvenir ou attnuer les catastrophes. Il n'y a pas de trait faisant autorit en la matire, et les spcialistes de l'information du public doivent se documenter diverses sources. A) L'information embrasse non seulement l'information officielle diffuse dans le public, mais aussi l'information sur les catastrophes transmise d'un organe l'autre et par des canaux non officiels. Il est vrai que l'information est le sang qui irrigue tout systme de gestion des situations d'urgence, alors que les voies de communication sont les artres dans lesquelles elle circule. Les agents de l'information ont pour tche d'informer le public et de satisfaire une demande prcise et grandissante de renseignements sur la ou les catastrophes et la faon dont son action se rpercute sur la population. 513 - S T R A T E G I E S a) Mise en garde et information Une mise en garde prcise au bon moment allie un tat de prparation aux catastrophes permet une raction efficace susceptible de rduire la gravit des consquences d'une catastrophe. Du point de vue du public, la mise en garde sera le plus efficace si : 1 - Elle est formule par une personne ou une organisation qui jouit de la confiance de la population ; 2 - Elle peut recevoir une confirmation indpendante d'une organisation non gouvernementale par exemple. b) Formation et ducation La formation a pour objectif d'apprendre des individus effectuer des tches bien prcises. En ce qui concerne la prparation aux catastrophes, il y a trois lments96 qui doivent tre pris en considration : 1 - La formation technique, pour que les gens susceptibles de participer des activits de secours d'urgence soient capables d'utiliser au mieux des techniques amliores ou spcialises ; 2 - Une formation et une ducation en matire de gestion, pour les planificateurs et les responsables des oprations d'urgence ; 3 - L'ducation du public en gnral, au moyen des programmes d'information spcialement conus dans ce but ou par la participation des exercices. c) L'ducation et formation en matire de gestion Pour l'essentiel, la gestion d'une situation d'urgence ne diffre pas de toute autre sorte de gestion. Elle passe invitablement par des plus grandes tensions, par de plus fortes pressions auxquelles il faut rsister, ainsi que par les dcisions plus difficiles prendre (parcequ'elles peuvent concerner des gestions de vie ou de mort) : tout cela demande beaucoup de souplesse, de comptence professionnelle, de force de caractre et d'intgrit. le "jeu" de simulation d'une catastrophe est une mthode d'enseignement efficace pour les dbutants ou tous ceux qui ne possdent pas une formation de lutte contre les catastrophes. Plusieurs y occupent des fonctions dans l'organisation de la gestion d'une situation d'urgence et reoivent des informations, des messages et d'autres lments auxquels ils doivent ragir que les animateurs du observent les rsultats. Outre son utilisation pour la simulation de catastrophes, l'ordinateur occupe une place de plus en plus importante en fournissant les informations de base qui sont ncessaires la lutte contre les catastrophes. Au Cameroun il y a une volont nationale de former des cadres. Les pouvoirs publics peuvent susciter une action de caractre national, par exemple l'organisation des sminaires sous-rgionaux pouvant accueillir des orateurs venus d'organismes internationaux et/ou des grands pays donateurs. Cette mthode a l'avantage de permettre que les sujets abords soient essentiellement ceux dont les participants ont le plus besoin, alors que dans un centre international les sujets traits ont tendance tre d'ordre plus gnral, ou alors, s'ils sont spcialiss, ils ne prsentent pas d'intrt pour certains des participants. 514 - L E S A C T I O N SLa communication de masse dsigne un processus social qui se ralise par les mdias. Autrement dit, ces derniers ne97 sont que les outils ncessaires dans l'accomplissement de ce processus. Les moyens exploiter pour l'information sont trs certainement les suivants : 1 - Usage des mdias grce un programme de relations avec la presse (et ses matriels professionnels) : radio, tlvision, quotidiens, articles, livres ; 2 - Mdias secondaires : missions rgionales rurales, hebdomadaires, documentaires ou journaux parls ; et3 - Dveloppement au sein de la direction de la Protection civile d'un service audio-visuel avec les photographies (vues fixes, diapositives, bandes sonores, cassettes enregistres pour des programmes de communication interne ; 4 - Elaboration de divers programmes de communication interne destins * aux autorits administratives (prfets, sousprfets et chefs de district) ; * aux autorits municipales (Maires et dlgus de gouvernement) ; * aux autorits politiques (chefs de parti et lus du peuple) ; 5 - Cration d'un circuit de communication au parlement et aux prochains conseils rgionaux pour les questions lies la scurit civile ; 6 - Elargissement d'un espace aux exposs organiss dans la srie d'missions la radio "La Territoriale" ; 7 - Ouverture d'une ligne directe de service gratuit de rponses tlphones et de messages enregistrs au ministre de l'Administration Territoriale l'instar du 18 des sapeurs pompiers ; 8 - Organisation de campagnes de sensibilisation d'information, de formation et de communication destines aux populations ; 9 - Organisation de manifestations spciales : simulation de catastrophes; journe nationale d'information sur les catastrophes, srie de journes portes ouvertes ou cours desquelles les communauts sont invites visiter des centres officiels (la Direction de la Protection Civile) ou de services techniques publics comme la caserne des pompiers, la gendarmerie, la police ; (milieux 10- Institution de rseaux populaires de prvention familiaux, dirigeants de communaut, groupements98 communautaires, cercles, religieuses, etc..) ; associations, organisations11- Inscription du programme de prvention dans l'infrastructure pdagogique de l'cole primaire au secondaire et au besoin l'tendre l'universit ; 12 - Mise en avant de l'activit et des programmes de la mtorologie nationale dans la prvision des inondations, les transports, l'aviation civile, la scheresse, la position des vents, etc...). Une prise de conscience administrative, politique et populaire faciliterait l'application du prsent plan et de tous les autres. Une fois ces objectifs raliss, la situation nouvelle ainsi cre permet le dmarrage et l'excution du plan. 5 - 2 CADRE LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE Un cadre juridique bien tudi contribue gnralement la gestion optimale des risques de toute nature tout en prservant l'quilibre cologique. Mais pour que ce rsultat soit efficacement atteint, ce cadre doit inclure des dispositions relatives aussi bien la prvention et l'attnuation des catastrophes (mesures rglementant la mise en valeur et le contrle de l'occupation des sols) mesures sur les technologies du btiment, mesures ayant pour but de prvenir et/ou punir svrement les fautes des hommes susceptibles de porter atteinte la scurit routire par exemple) qu' la prparation en prvision de celles-ci (tablissement d'avance de procdures d'urgence appliquer en cas de catastrophes).521 - SITUATION ACTUELLE S'agissant du premier volet, savoir les dispositions relatives la prvention et l'attnuation des catastrophes, le Cameroun dispose d'une charpente rglementaire constitue de: - l'ordonnance n74-1 du 06 juillet 1974 fixant rgime foncier qui, son article 1er alina 1, stipule : "l'Etat est le gardien de toutes les terres. Il peut ce titre, intervenir en vue d'en assurer un usage national ou pour tenir compte des impratifs de dfense ou des options conomiques de la nation" ; - la loi portant sur le code de construction et d'urbanisme qui dispose entre autres, que le maire ne peut dlivrer l'autorisation de btir sans l'avis de l'autorit charg de la scurit (Sapeurs Pompiers, Police, Gendarmerie...) ; - la loi- cadre sur la gestion de l'environnement promulgue en 1996 et dont on attend les textes d'application ;99 - Plusieurs textes labors pour prvenir et /ou punir les fautes des hommes, susceptibles de porter atteinte la scurit routire/loi n96/67 du 08 avril 1996 portant protection du patrimoine routier national, loi n90/030 du 10 aot 1990 portant conditions d'accs la profession de transporteur routier, loi portant sur les assurances automobiles et sur dcret d'application etc...). Mais ces diffrents textes ont un impact trs limit si on s'en tient l'occupation anarchique des sols observ dans tout le pays aussi bien en ville comme en campagne, au non respect quasi chronique de normes de construction d'urbanisme et de scurit de btiments publics et enfin au nombre important de cas d'accidents de circulation routire enregistre chaque anne. La raison vient des difficults d'application de ces textes et rglement causes par l'absence et/ou l'insuffisance d'une infrastructure administrative comptente (au niveau des municipalits surtout ) par le manque de conscience professionnelle des agents chargs de superviser et de contrler la mise en oeuvre de ces rglementations et aussi par la corruption. Quant au plan national tablissant d'avance de procdures d'urgence appliquer en cas de catastrophes, (plan d'organisation de secours : plan ORSEC par exemple), le Cameroun n'en dispose pas encore en dehors des plans propres aux corps des Sapeurs Pompiers, ceux des forces de police et de la gendarmerie, forces armes nationales et de la Croix rouge camerounaise pour des raisons voques plus haut (Jeunesse de la Direction de la Protection Civile qui en est encore sa phase d'organisation). 522 - RESULTATS ATTENDUS ET ACTIONS A MENER L'effort entrepris par la direction de la protection civile et orient l'laboration d'un cadre juridique lui permettant de mieux asseoir son action avec les textes nouveaux, doit tre fait en collaboration avec les ministres concerns et la Socit Civile (ONG, Croix Rouge Camerounaise, professionnels en matire de prvention et de gestion des catastrophes. Ces textes actuellement en projet la direction de la protection civile concernent : - l'organisation gnrale de la protection civile ; - la cration des dlgations de la protection civile au niveau des provinces, dpartements, arrondissements, districts et mme des villages ; la cration d'une commission nationale de secourisme; - l'enseignement et la pratique du secourisme du secourisme ;100 - l'organisation des secours en cas de catastrophes (Plan ORSEC) ; - la protection contre les risques d'incendie et de panique dans les tablissements recevant du public ; - l'organisation administrative sur l'ensemble du territoire national des structures de protection civile ; - la composition et attribution des comits techniques provinciaux et dpartementaux de protection civile ; - les rgles gnrales d'hygine et de salubrit publique d'assainissement et de protection civile sur l'ensemble du territoire national ; - la cration d'un comit technique charg de l'laboration d'une cartographie nationale des zones risques - le statut des corps des volontaires de la protection civile. A ces projets, il conviendra d'ajouter celui relatif aux indemnisations et aux aides accorder aux sinistrs ainsi que les procdures de recours y affrentes.523 - CONDITIONS DE SUCCES Pour permettre au cadre juridique de contribuer une meilleure prvention et gestion des catastrophes, certaines prcautions doivent tre prises, notamment : a) - Dispositions relatives l'attnuation des catastrophes la prvention et - faire une analyse pousse de la situation des divers risques avant d'en laborer une lgislation adquate ; - prvoir de mesures tendant assurer une bonne application de la lgislation concerne (laboration des procdures d'application de la rglementation, institution des contrle contradictoire, prvision des incitations financires et/ou honorifiques pour motiver les contrleurs ayant donn ample satisfaction...) ; - renforcer les capacits matrielles d'intervention. b) - Dispositions relatives la prparation en prvision des autres catastrophes - fixer la procdure suivre pour la dclaration des catastrophes ; noncer les rgles fixant la dure de l'tat de catastrophe ; - dfinir clairement les pouvoirs confrs au principal responsable ; - cration des units locales ou rgionales autonomes de prparation en prvision des catastrophes ; - tenir compte du rle trs prcieux des services existants entrans rpondre divers types de situation d'urgence et intgrer et coordonner ces divers apports dans le plan ; - prvoir les actions d'un comit de financement des101 secours en cas de catastrophes charg de voter des crdits et de prendre des mesures au cas o l'assemble lgislative ne serait pas en session ; - prvoir des indemnisations pour des personnes ayant fourni des services personnels ou dont les biens ont t utiliss, endommags ou dtruits dans le cadre des efforts dploys par les pouvoirs publics pour attnuer les dgts poss par la catastrophe ; intgrer la dimension internationale dans l'laboration du ou des plans (simplification des formalits douanires et l'exemption de droit des approvisionnements arrivant l'tranger, facilitation des procdures d'immigration des sauveteurs, exemption de permis de travail des travailleurs mis disposition dans le cadre des secours internationaux etc...). D'une manire gnrale, dans un cas comme dans l'autre, toutes ces dispositions lgales et rglementaires ne produisent des effets escompts que si une trs large diffusion et sensibilisation est faite auprs des citoyens, ceci pour leur permettre de ragir positivement.4V - 3LESPLANSSECTORIELS531 - PLAN SECTORIEL AGRICOLE A) - INTRODUCTION Au Cameroun l'agriculture occupe prs de 75 % de la population active, assure dans une large mesure la scurit alimentaire du pays, gnre environ un tiers des recettes en divises, 15 % des ressources budgtaires et participe pour 24 % au PIB. De plus, l'agriculture constitue l'activit qui induit le plus d'effets d'entranement sur les autres secteurs contribuant ainsi la diversification des exportations la cration d'emplois et la lutte contre la pauvret.( 5 ) (1) RUSSEL R. DYNES, et d'aprs E.L QUARENTELU, Rpublique du Cameroun : cadre politique pour le dveloppement du secteur agricole ; document de travail pour la Commission de Coordination des Aides au Dveloppement (CCAD), Aot 1996.5 4102Au vu de ces nombreux atouts et bien d'autres encore, l'agriculture se positionne comme le secteur cl de tout dveloppement futur du Cameroun. Il importe par consquent, que la prvention et la gestion des catastrophes touchant ou susceptibles de toucher ce secteur soient spcifiquement abordes au cours de l'laboration du PNPGC, dans le cadre d'un plan sectoriel. B) - SITUATION ACTUELLE L'un des principaux problmes auxquels est confront l'agriculture camerounaise est la destruction des cultures et des rcoltes cause notamment par : * l'attaque des oiseaux (qulia-qulia) ; * l'attaque des insectes (criquets, chenilles) ; * la divagation des pachydermes (hippopotames et lphants) ; * les inondations ; * les scheresses ; * et dans une moindre mesure les glissements et boulements de terrain. Ces flaux sont pratiquement prsents dans l'ensemble du pays mais beaucoup plus accentus dans sa partie septentrionale (provinces du nord et de l'extrme-nord). Malgr un certain nombre de mesures prises par le ministre de l'Agriculture travers les Bases phytosanitaires l'UTAVA et le SNAR (pour l'attaque des cultures par les oiseaux granivores, les criquets plerins et les flaux climatiques) et par les services techniques locaux du ministre de l'Environnement et des Forts (pour la lutte contre les sorties intempestives et dvastatrices des pachydermes), le problme reste rel et inquitant au regard de consquences nfastes qu'il entrane. - Spectre de la famine : la situation alimentaire du pays bien que globalement satisfaisante (autosuffisance alimentaire assure 96 % pour les produits alimentaires de base) reste tout de mme proccupante car cette autosuffisance alimentaire demeure fragile pour plusieurs raisons dont les plus importantes sont l'inscurit alimentaire observe chez les ruraux de certaines rgions suscites due aux divers attaques ci-dessus mentionnes et la croissance dmographique rapide dont le taux est suprieur celui de la croissance agricole. Le spectre de la famine est d'autant plus craindre et combattre qu'il est source de maladies, les maladies dues la malnutrition par exemple ; - Baisse continue des contributions du Secteur l'conomie nationale entre 1971 et 1975, la part de l'agriculture dans le PIB tait de 30 % et les exportations agricoles reprsentaient 82 % du total. En 1996, ces parts sont tombes respectivement 24 % et environ 34 %.103 C) - SITUATION SOUHAITEE ET ACTIONS A MENER Eu gard aux consquences nfastes que gnrent ces divers flaux, il s'avre imprieux pour le pays de rechercher des voies et moyens pour sinon les radiquer mais du moins en attnuer l'ampleur, l'objectif tant de consolider et de prenniser l'autosuffisance alimentaire du pays avec ce que cela implique en matire de sant et de permettre l'agriculture de jouer son rle de secteur moteur du dveloppement du Cameroun. Pour parvenir cette fin plusieurs actions et mesures mritent d'tre prioritairement menes et concernant la fois la prvention et la lutte contre les flaux et la rhabilitation d'aprs catastrophes tant entendu qu' chaque stade de la lutte, une grande implication des autorits et surtout des populations concernes doit tre recherche. 1) - Le renforcement des capacits d'intervention des structures existantes SNAR, Bases Phytosanitaires, UTAVA) - SNAR : * Pour produire les rsultats escompts en matire de suivi de la campagne agricole et de prvision des rcoltes, il est imprieux de disposer d'une base statistique fiable et rgulirement actualise. Or comme il a t dit prcdemment, la dernire enqute agricole d'envergure en date remonte 1984 et les rsultats restent assez controverss. Une enqute agricole nationale mrite d'tre mene pour aider le SNAR mieux mener ses missions. * Dans le mme ordre d'ide, le SNAR pour parvenir de meilleurs rsultats, a besoin des services d'autres partenaires. C'est ainsi que la contribution des services de mtorologie nationale, titre d'exemple et d'une importance incontournable pour la ralisation de suivi des autres sur la base du bilan hydrique. D'o la ncessit de dfinir un cadre de collaboration entre le SNAR et les autres partenaires existants : mtorologie, programme national de vulgarisation agricole sous direction de la Protection des vgtaux, direction des oprations agricoles du ministre de l'Agriculture, Cameroon Radio and Television etc... La possibilit de rattacher le SNAR une autre structure plus haute dans la hirarchie du gouvernement peut aussi tre envisage dans cette perspective d'une meilleure collaboration avec les autres partenaires. * D'un autre ct les informations produites par le SNAR en matire de surveillance de la scurit alimentaire notamment, intressent un nombre important d'utilisateurs : Administrations, Organisations Internationales, ONG,104 Commerants, Producteurs... Leur plus large diffusion doit tre par consquent envisage. * Enfin, compte tenu des besoins habituels, il est ncessaire de renforcer la capacit oprationnelle des cadres du SNAR sur le terrain notamment en mettant sa disposition des moyens de locomotion appropris et surtout en formant et en multipliant les cadres en matire de surveillance de la scurit alimentaire. - Les Bases phytosanitaires et l'UTAVA Les bases phytosanitaires sont confrontes essentiellement au manque de ressources matrielles appropries. Les besoins exprims pour ce qui est des provinces du Nord et de l'Extrme-nord (provinces les plus concernes) sont les suivants: * 06 vhicules de prospection tout terrain ; * installation de 09 metteurs rcepteur radio ; * 20.000 litres de ULV par an ; * 10.000 litres de CE ; * des pices dtaches pour la rparation des appareils en panne ; * une dotation suffisante en carburant et lubrifiants. Les mmes besoins sont ressentis au niveau de l'UTAVA qui ne dispose plus que d'un pilote. Il s'agit particulirement: * d'un stock important de pices dtaches pour les deux avions qui tombent frquemment en panne ; * de l'acquisition d'un nouvel avion eu gard au regain d'activits d'oiseaux granivores durant ces dernires campagne * de la formation de deux nouveaux pilotes. Dans le mme ordre d'ide, le nombre de garde - chasse dans les parcs d'o dsertent les lphants doit tre renforce et leur formation perfectionne dans les sens des exigences actuelles sans oublier un quipement appropri (vhicules tout terrain, walkie talkies, radio de transmission). Devant la libralisation de l'approvisionnement et la distribution des intrants agricoles (notamment des pesticides dont l'usage conditionne en trs grande partie les rcoltes de la plupart des cultures).Certaines actions et mesures par les pouvoirs publics mritent d'tre poursuivies et renforces, il en est : * des contrles phytosanitaires et de la dcentralisation des procdures y affrentes pour faciliter les oprations des contrles par les utilisateurs eux-mmes ; * du programme d'appui la mise en place des polices phytosanitaires au niveau des principales entres au Cameroun. De mme les tudes doivent tre menes pour la mise en place : - d'un systme d'information sur le march des intrants agricoles (et plus particulirement des pesticides) ; d'un systme de financement de l'approvisionnement en pesticides des producteurs agricoles.1052) -La Coordination et l'harmonisation des actions des divers intervenantsL'agriculture, au sens o il est compris ici, regroupe toutes les activits menes par les ministres de l'agriculture, de l'levage, de la pche et des industries animales et de l'environnement des forts. Les actions de prvention et de gestion des catastrophes dans ce secteurs sont menes simultanment par tous ces dpartements concernes, sans oublier que leur russite sur le terrain ncessite l'apport d'autres ministres tels que ceux chargs des transports, des mines de l'eau et de l'nergie, de la communication pour ne citer que ceux-l. Un minimum de coordination et d'harmonisation des divers interventions ; aussi bien au sein d'un mme dpartement ministriel qu'entre les dpartements concerns, s'avre ncessaire. 3) - La Sensibilisation, la formation et l'ducation de populations exposes pour leur meilleure implication ce plan * sensibilisation au bon usage des pesticides ; * formation de brigades phytosanitaires villageoises; * valorisation des comptences villageoises en matire de prvention et de lutte. 4) - Autres mesures et actions * former les populations du nord et de l'extrme nord la fabrication et l'usage dans les champs d'pouvantails avec ou sans grelots pour chasser les oiseaux et les criquets (on pargnerait ainsi de dtourner les enfants du chemin de l'cole, qui sont occups toute la journe crier tue-tte pour loigner ces sinistres bestioles) ; * entourer les divers parcs d'o sortent les lphants de clture lectrifie (cas de WAZA notamment) ; * favoriser la recherche en matire de prvention et de lutte contre les grands flaux touchant l'agriculture (recherche de semences pour culture de contre saisons, des pesticides plus performants et relativement bon march etc...); * vulgariser grande chelle l'action et les rsultats de certaines structures comme le SNAR, la mtorologie nationale etc.. ; * laboration et mise en oeuvre des plans d'amnagement des divers parcs ;106 * crer un stock alimentaire stratgique au niveau national pour parer toutes ventualits sans perturber l'quilibre alimentaire de la nation ; * ramnager les articles 26 et 94 du dcret n95/531/PM du 23 aot 1995 fixant des modalits d'application du rgime des forts, en tenant compte des spcificits des zones cologie dfavorable comme l'extrme-nord, particulirement pour ce qui est du volume de bois de coupe autoris qui est actuellement de 30 m3 de bois brut au plus par autorisation personnelle de coupe ; * laborer de nouveaux textes relatifs l'indemnisation ou l'aide accorder aux sinistrs en prcisant les procdures de recours ; y* Etudier les possibilits d'instituer un impt de solidarit pour financer un fonds la prvention et la gestion des catastrophes.107108 PLAN D'ACTION POUR LA PREVENTION ET LA LUTTE CONTRE LES CATASTROPHES AGRICOLES OBJECTIF Indiquer ou du moins rduire l'ampleur des catastrophes STRATEGIES Renforcer les capacits d'intervention s structures existantes ACTIVITES - former les personnels du SNAR, des bases phytosanitaires, de l'UTAVA et des Parcs - Augmenter leur effectif respectif - Doter ces structures d'quipements matriels et logistiques adquats (notamment les pices dtaches (carburants et lubrifiants) - Remettre en tat les divers matriels et quipement actuellement en panne - Crer un stock alimentaire stratgique au niveau national pour parer toutes ventualits sans perturber l'quilibre alimentaire de la nation - Sensibiliser pour amener les autorits s'impliquer travers des contrats individuels et des runions. - Informer rgulirement les populations sur tout lment susceptible de compromettre leurs rcoltes ou cultures (conditions climatiques...) et sur les zones surplus alimentaire (surtout en priode difficile) sensibiliser RESPONSABLES MINAGRI MINEF MINEPIA PARTENAIRES MINREST INSTITUT DE RECHERCHE MINESUP OBSERVATIONSMobilisation SocialeMINAGRI MINEF MINEPIAMINREST INSTITUT DE RECHERCHE MINESUP109 - Sensibiliser les populations au bon usage des pesticides - Former et mettre en place des lignes phytosanitaires - Sensibiliser et former les populations du nord et de l'extrme nord la fabrication et l'usage d'pouvantails dans les champs (avec ou sans grelots) Collaboration intra et inter sectorielle - Dfinir un cadre de collaboration, de coordination et d'harmonisation des actions divers intervenants au sein d'un mme secteur ou des secteurs diffrents. - Favoriser l'change d'information et de services entre divers intervenants. - Mettre la disposition du grand public notamment des populations concerns de toute action et/ou informations utiles provenant des divers intervenants. - Mener une grande enqute agricole nationale - Mener une tude relative aux possibilits de rattacher le SNAR une structure plus haute au sein de la hirarchie du gouvernement. MINAGRI MINEPIA MINEF MINTRANS PORT (METEORO LOGIE NATIONAL E) MINCOM (CRTV) ONG MINCOM (CRTV) ONG ORGANES DE PAIX MINREST INSTITUT DE RECH. MINSUP CONSULTA NTS MINATLarge diffusion des actions et des rsultats des divers intervenant Etude et rechercheMINAGRI MINEPIA MINEFMINAGRI MINEPIA MINEFLes conclusions de l'tude relative la construction d'une clture lectrifie du parc de WAZA - Mener une tude pour la mise en place d'un systme d'information sur le march des intrants agricoles110 notamment des pesticides et insecticides - Mener une tude pour la mise en place d'un systme de financement de l'approvisionnement en pesticides insecticides des producteurs agricoles - Elaborer et mettre en oeuvre des plans d'amnagements des divers parcs - Favoriser le recherche en matire de protection et de lutte contre les grands flaux touchant l'agriculture : recherche portant sur la production de semences pour des cultures de contre saison, sur la production de pesticides plus performants moins nocifs et bon march. Elaboration et/ou amlioration application des textes lgislatifs et rglementaire s - Rendre effectives les contrles sanitaires et la dcentralisation des procdures y affrentes pour faciliter les oprations de contrle par les utilisateurs eux-mmes. - Continuer le programme d'appui la mise en place des polices phytosanitaires au niveau des principales entres au Cameroun -Ramnager les articles 26 et 94 MINAGRI MINEPIA MINEF MINAT MINJUSTI CEdu dcret n95/531/PM du 23 aot 1995 fixant des modalits d'application du rgime des forts en tenant compte des spcificits de zones cologie fragile telle que l'extrme-nord, particulirement pour ce qui est du volume de bois de coupe autoris qui111 est actuellement de 30 m3 de bois brut au plus par autorisation personnelle de coupe - Elaborer de nouveau textes relatifs l'indemnisation ou l'aide accorder aux sinistrs et en y prcisant les procdures de recours. Mobilisation des ressources internes et externes - Etudier les possibilits d'instituer un impt de solidarit nationale pour la prvention et la gestion des catastrophes. MINAGRI MINEPIA MINEF MINAT COOPERAT ION INTERNAT IONALE112 532 - PLAN SECTORIEL SANTE A) - SITUATION ACTUELLE Le Cameroun est le thtre de l'mergence et de la recrudescence depuis quelques annes, d'pidmies dans certaines parties de son territoire. Ainsi en est-il de :* 6 - la fivre jaune dans les provinces de l'extrme-nord en 1990 (182 cas et 125 dcs : taux de ltalit 68, %) et de l'adamaoua 1994 (10 cas et 5 dcs : taux de ltalit 50 %) ; - la mningite dans la province de l'extrme-nord en 1992 (2479 cas et 304 dcs : taux de ltalit 12,5 %) ; - le cholra dont la situation se prsente comme suit: * 1991 province de l'extrme nord (3018 cas, 440 dcs, taux de ltalit 14,6 %) ; * 1996 (situation au 31 octobre 1996 - province du littoral 1002 cas, 39 dcs taux de ltalit 3,8 %) ; - province du sud (323 cas dcs 23, ltalit 10,6 %) ; - province de l'extrme-nord 2033 cas, 164 dcs, ltalit 8 %) soit un total de 5765 cas, 481 dcs et un taux de ltalit de 8,3 % en 1996. - La diarrhe dans la province du sud notamment dans le district de sant d'Ambam en 1994-1995 avec 1275 cas, 124 dcs et un taux de ltalit de 9,7 %. Face donc cette frquence rgulire de ces pidmies qui constituent une vritable catastrophe pour la nation entire eu gard aux consquences nfastes qu'elles entranent (de nombreux dcs, des dpenses normes et des squelles qui rendent les personnes ayant survcu inactives pendant un temps. B) - OBJECTIFS - Objectif gnral rduire l'impact social des pidmies sur la sant des populations des zones risques d'ici la fin 2002. * rduire de 50 % l'incidence des maladies suscites ; * amliorer d'au attitudes et pratiques des d'pidmie. c) - STRATEGIES * source : Plan d'action de formation des personnels de district sur la prvention et la lutte contre les pidmies au Cameroun (1996-1997). Direction de la Sant Communautaire, MINSANTE.6moins 50 % les connaissances, populations des zones risque113 - mobilisation sociale pour la lutte contre les pidmies - sensibilisation des populations des zones concernes travers l'information, l'ducation et la communication ; - vaccination de masse (mningite) dans les zones risques ; - prise en charge correcte des cas ; - collaboration intersectorielle dans la gestion des pidmies ; mobilisation des ressources matrielles et financires ncessaires pour la lutte contre les pidmies. D) - ACTIVITES - mener des campagnes de sensibilisation ; mettre sur pied/redynamiser des comits intersectoriels de mobilisation sociale dans les zones risque ; - former le personnel de sant en charge correcte des cas - assurer la surveillance pidmiologique ; - assurer l'approvisionnement en vaccins, mdicaments ; - mettre en place un cadre de collaboration intersectorielle avec dfinition des rles ; - organiser des ateliers intersectoriels ; - assurer la supervision des activits. E) RESULTATS ATTENDUS - une meilleure prise en charge des pidmies ; - une bonne implication des communauts concernes la lutte contre les pidmies ; - une meilleure collaboration entre les diffrents secteurs concerns.114 PLAN D'ACTION POUR LA PREVENTION ET LA LUTTE CONTRE LES EPIDEMIES OBJECTIF Rduire la ltalit STRATEGIES prise en charge correcte des cas ACTIVITES - former le personnel de sant - Assurer la surveillance pidmiologique - Assurer l'approvisionnement en vaccins, mdicaments et autres matriels - Amener les autorits s'impliquer travers des contrats individuels et des runions - mener des campagnes de sensibilisation (descente sur le terrain, utilisation de mdia conventionnels, utilisation du matriel ducatif, didactique pendant les causeries et sances d'ducation) - mettre en place/redynamiser des comits intersectoriels de mobilisation sociale. RESPONSABLES MSP PARTENAIRES MINESUP MINREST INSTITUT DE RECHERCHE OBSERVATIONSAmliorer les connaissances, attitudes et pratiquesM S PMINCOM MINAT MINAGRI (DEV.COMMU. MINASCOFmobilisation sociale Rduire la morbidit Vaccination Collaboration - mener des campagnes vaccination de masse (mningite) - mettre en place un cadre MSP PARTENAIRES CONCERNES115 intersectoriel le Mobilisation des ressources internes et externes Elaboration de textes lgislatifs et rglementaires de collaboration intersectorielle - organiser de ateliers intersectoriels - soumettre des requtes aux bailleurs de fonds - laborer et adopter des textes en matire de gestion des pidmies. MSPMSP MSPMINAT COOPERATIONS MINAT MINJUSTICE116117 PLAN DE LUTTE CONTRE LES EPIDEMIES ACTIVITES 1 - Formation intgre la prise en charge des cas et la gestion des pidmies 2 - Approvisionnement en : - mdicaments - vaccins - divers matriels BESOINS ITEM Mdecins infirmiers A - Lutte contre la mningite a-1 vaccin anti mninococcique a-2 mdicaments * chloramphnicol suspension huileuses * chloramphnicol inj; * pni G * Ampicilline B - Lutte contre le cholra b-1 * mdicaments * doxycycline * cotrimoxazole b-2 pour rhydratation * Lactate de Ringer * perfuseurs * picraniens * aiguilles * seringues * sels de rhydration orale * sondes nasogastriques * sondes nasogastriques adultes * sondes nasogatriques enfants NOMBRE/QUANTITE 100 200 COUT (CFA) 15.000.000 20.000.0007.500.000 doses soit 150.000fl/doses 240.000 doses de 0,5 g 1,050.000 amp de 0,5 g 56.000 fl de 5 millions U.I 1.050.000cs de 500 mg400.000.000 10.000.000 10.000.000 5.000.000 10.000.0001000,000 cs 1000b/1000 cs 300,000=300 botes/1000 cs 100.000fl/500cc 100.000 100.000 100.000 300.000 2.000 1.00029.912.000 9.000.000 70.000.000 15.000.000 8.000.000 5.000.000 10.000.000 27.000.000 3.000.000 1.000.000118 ACTIVITES BESOINS B-3 Dsinfectants et autres matrielles * hypochlorite de calcium 500 mg * hypochlorite de sodium * gants mdicaux latex * gants de mnage * sparadraps * toile cire * petits bassins pourcue re NOMBRE/QUANTITE COUT (CFA)1000 kg 5.000 fl/500cc 20.000 paires 5.000 paires 600 rouleaux d'1 mt. 500 mtres 500 units 500 m 500 units 2.500 units 100 units10.000.000 5.000.000 7.000.000 3.500.000 1.000.000 2.000.000 450.000pour recueillir excreta * sceaux de 10-15 litres * sceaux de 100 litres avec robinets pour SRO * gobelets en plastique 200 cc pour conservation eau et prparation SRO * tabliers en plastique * bottes de caoutchouc C - Lutte contre les diarrhes sanglantes graves c-1 Mdicaments * cotrimoxazole2.500 units 100 units 1.000 units2.500.000 2.800.000 100.000500 units 500 paires1.900.000 13.000.000150 botes/1000 cs4.500.000119 ACTIVITES BESOINS * mtronidazole * doxycline 100mg c-2 Pour rhydration * glucose 5 % 500cc * lactate de ringer 500cc * seringues * sel de rhydratation orale c-3 Pour dsinfection et divers matriels * eau de javel * gants mdicaux * gants de mnage * petits bassins * seaux de 10-15 l Item * dpliants * affiches * brochures * documentaire TV * spots TV et radio - Outils de surveillance - Enqutes pidmiologiques * mningite * cholra * diarrhe sanglante grave - Vhicule 4 x 4 SW - Carburant * lutte pidmie mningite * lutte pidmie cholra * lutte pidmie NOMBRE/QUANTITE 150 botes/1000 cs 100 botes/1000 cs 50.000 fl 50.000 fl 100.000 COUT (CFA) 4.000.000 2.991.200 10.500.000 20.000.000 500.000 10.000.00001000 litres 10.000 paires 3.000 paires 500 units 500 units1.000.000 2.000.000 1.000.000 450.000 500.000SENSIBILISATION200.000 units 20.000 units 10.000 units 3 10 5.000 fiches20.000.000 7.600.000 20.000.000 3.000.000 3.000.000 3.000.000SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE5 5 5 1 30.000 litres 30.000 litres 15.000 litres10.000.000 10.000.000 7.000.000 20.000.000 10.000.000 10.000.000 5.000.000LOGISTIQUE120 ACTIVITES BESOINS diarrhe grave Micro ordinateurs Laptots (portatif) Imprimante laser fourniture relieuse rtroprojecteurs projecteur diapositives NOMBRE/QUANTITE 1 1 1 1 1 1 15 COUT (CFA) 1.750.000 2.000.000 750.000 5.000.000 400.000 450.000 510.000 30.000.000GESTIONSUPERVISIONUn superviseur par Province/an et par maladieTOTAL Inflation 5 % GRAND TOTAL927.063.000 46.353.150 973.416.150121ESTIMATION DU BUDGET SUR 5 ANS RECAPITULATIF1 - FORMATION 2 - APPROVISIONNEMENT EN - VACCIN ANTI MINGOCOCIQUE - MEDICAMENTS ET AUTRES MATERIELS 3 - SENSIBILISATION 4 - SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE 5 - GESTION 6 - LOGISTIQUE 7 - SUPERVISION TOTAL INFLATION GRAND 5 %35.000.000 FCFA 400.000.000 FCFA 322.603.000 FCFA 53.600.000 FCFA 30.000.000 FCFA 10.860.000 FCFA 45.000.000 FCFA 30.000.000 FCA ----------------927.063.000 FCFA 46.353.150 FCFA -----------------973.416.150 FCFATOTAL54 - LES PLANS SPECIAUX 541 -LA VILLE DE DOUALA Douala est la plus grande ville du Cameroun et s'tend sur les Rives du Wouri jusqu' 24 kilomtres de l'Ocan Atlantique. La ville avoisine les 2.000.000 habitants. La population est diversifie et principalement compose d'allognes dont la majorit provient de la zone ouest du pays. L'attraction de la ville est plus accentue par son caractre industriel. Aujourd'hui la ville connat aussi l'arrive des expatris. Douala se prsente comme un grand centre industriel et commercial avec son aroport international et son port qui se situent parmi les plus importants de la cte Ouest africaine. Le port de Douala contrle 90 % des importations et exportations ; ses capacits ont t tendues cause de son caractre international d au fait qu'il sert comme porte d'entre et de sortie aux marchandises et produits des pays voisins. Les principaux produits d'exportation sont : le bois, le coton, le cacao, le caf, l'aluminium, le ptrole etc... les importations concernent la bauxite, la farine, le fer, les vhicules, les machines, le textile, les matriaux de construction ....etc. Prs de 50 % des industries du pays sont implantes Douala. La ville se prsente ainsi comme la capitale conomique du Cameroun et la capitale provinciale du littoral.1225411 - SITUATION ACTUELLE ET VULNERABILITE AUX RISQUES a) La dmographie galopante La dmographie galopante et l'accroissement du potentiel industriel de la ville de Douala contribuent trs largement accrotre des transformations cologiques du milieu, dveloppant par ce fait la vulnrabilit de la ville aux risques technologiques et naturels. La recherche des surfaces et espaces d'habitation a conduit l'asschement des marais et la rcupration des terres de l'estuaire du Wouri ; cette situation a contribu au rtrcissement du lit du fleuve qui aujourd'hui ne peut plus canaliser toutes les eaux durant la priode des grandes pluies. Ce phnomne est l'origine des inondations que connat la ville depuis quelques annes. La pauvret et la misre galopantes des populations faibles revenus, poussent les habitants de la ville occuper les marais, les zones inondes et celles exposes aux glissements de terrain. Consquence, la ville est ainsi expose des srieux problmes parmi lesquels on peut citer : * la contamination des nappes phratiques par les produits toxiques ; * la fragilit du sol (risque d'enfoncement ou d'coulement des difices et btiments) ; * la svrit des inondations. * l'ampleur et la svrit des inondations. Le degr de vulnrabilit de Douala aux risques est trs grand ; D'abord Douala est situ quelques kilomtres du Mont Cameroun dont le volcan s'il est en activit pourrait, en cas de violentes explosions pyroclastiques dans ses versants Est et Sud ou bien dans le cas d'un tremblement de terre de grande magnitude, entraner la destruction totale de la ville. La forte concentration des populations est lie plusieurs paramtres (politique, conomique et administratif) et toute catastrophe de quelque ampleur que ce soit pourrait avoir un cot lev au pays tout entier. La dmographie galopante et la diminution des potentialits de pche du fleuve wouri entranent de nombreuses difficults. On estime aujourd'hui que cette population atteindra trois millions en l'an 2.000 et donc ncessitera de la part des pouvoirs publics plus de sacrifices allant de l'lectrification, du logement, de l'ducation la sant et la scurit.b) - LES PROBLEMES ENVIRONNEMENTAUX123 Chaque anne entre les mois de janvier et d'avril le cours d'eau Japouma connat le plus bas niveau d'tiage. Cette baisse du niveau d'eau est suivie d'une entre massive d'eau sale de l'ocan atlantique dans le cours d'eau Japouma. Par consquent la seule source d'approvisionnement en eau potable se trouve pollue en sel. La dsalisation de cette eau cote trs chre la socit Nationale des Eaux du Cameroun (plusieurs milliards de dpenses annuelles). Malgr ces efforts et celle de l'information par voies radio et tl, les populations prfrent l'utilisation de l'eau des puits, impropre la consommation mais sans sel. Par contre cette eau des puits est pollue par les dtritus de toutes sortes. En effet, le sol de Douala est trs poreux (nature sablonneuse) donc trs permable la circulation des bactries, virus et microbes. Les puits d'eau qui gnralement sont situs quelques mtres des latrines et fosses d'aisance sont rgulirement contamins. A ct de ce problme, on note galement : - la pollution par les huiles uses issues des ateliers, des industries,etc... ; - le jonchage de la ville par les matriaux plastiques (sacs,sceaux etc...) et le caoutchouc de toutes sortes (pneus) ; - la pollution de l'air par la fume industrielle et domestique ; - le non lotissement de la ville ; - l'ensevelissement des produits chimiques et autres toxiques qui contribuent contaminer l'eau souterraine - le bruit ; - la pollution par les produits ptroliers ; - l'utilisation des produits chimiques interdits ou prims (ex : pesticides, herbicides) ; - la dtrioration des infrastructures municipales ; - le non enlvement des ordures mnagres ; - les inondations en saison pluvieuse ; - les gros risques d'incendie ; par exemple Bessengue de la Socit Camerounaise de dpts Ptroliers (S.C.D.P.) ne prsente qu'une entre principale et sans issue de secours, en plus le dpt est situ au centre d'un quartier populeux dont les maisons sont construites en matriaux de fortune comme le bois. Les installations d'lectricit sont de trs mauvaise facture. Ainsi dans le cas d'un incendie on ne serait pas loin d'une catastrophe qui coterait la vie des milliers d'mes ; - la prolifration des stations d'essence qui dans le cas ou leurs citernes ne seraient pas bien tanches pourraient non seulement contamines la nappe phratique, mais galement causer des incendies normes dans les environs. c) - Les problmes de sant124 Les problmes environnementaux rencontrs Douala ont des implications svres sur la sant. - la pollution atmosphrique est cause par les industries et la circulation intense (Goke Adeegoroye 1997) sous forme d'missions de produits toxiques et dangereux comme la fume (gaz carbonique), les dioxyde de sulfure (SO2), l'acide sulfurique (H2SO4), les hydrocarbures benzniques, l'acide nitrique (HNO3), l'oxyde d'azote (NO2), l'ozone (03), les aldhydes, les produits partiellement oxyds (CO) et le plomb. Ces produits sont responsables de la plupart des problmes ou des maladies respiratoires retrouves Douala ; - le monoxyde de carbone (CO) et le plomb sont des produits qui ont des effets sur le systme nerveux central ; ces deux lments attaquent le systme neuropsychologique chez les enfants ; - les maladies endmiques comme le cholra sont rpandues et elles sont gnralement causes par le non respect de l'hygine lmentaire notamment l'utilisation de l'eau souille par les ordures et autres produits contamins ; - les inondations sont gnralement la cause de la propagation des pidmies dans la ville ; - la mauvaise utilisation des produits chimiques et leur propagation dans l'eau et l'air peuvent entraner des avortements prmaturs, des problmes d'accouchement et mme l'augmentation du taux de mortalit infantile. - la dgradation urbaine serait le meilleur indice du sous dveloppement (GoKE ADEGOROYE 1997). Il conduit la pauvret et prpare le lit aux risques naturels et technologiques, aux maladies et aux pidmies. l'urbanisation est caractrise par le surpeuplement, la vie dans les conditions d'insalubrit, la pauvret ou la raret des logements, la malnutrition, le cholra, la typhode avec des comportements de dlinquance lis aux mauvaises conditions de vie ; - l'habitat est 90 % compos de taudis.LA5412I - STRATEGIES POUR LA REDUCTION DE RISQUES DANS VILLE DE DOUALAPour que tout projet de dveloppement soit pris en considration l'accent doit tre mis sur : - la rduction des risques ; - une occupation de terrain contrle ; - une bonne qualit des construction. 1 - La rduction des risques La ville de Douala s'tend une vitesse alarmante, un meilleur dveloppement de la ville devrait tabler sur une diminution des risques. Ceci va entraner une rvision de125 stratgies et vitera l'implantation des populations dans les zones exposes aux inondations, aux glissements de terrain ...etc. * L'estimation des risques Avant de s'aventurer dans tout projet de dveloppement il est important d'valuer les risques et la vulnrabilit du projet dans le but de les rduire. * Contrle de l'occupation de terrain Les zones industrielles bien dfinies ne devraient pas tre occupes par les populations. Les conditions d'installation dans ces zones doivent tre planifies de telle sorte que les populations vivant dans ces zones aient des bonnes structures sanitaires, de l'eau potable et de l'lectricit des prix relativement bas. Les sources d'approvisionnement en eau potable doivent tre protges. * La qualit des constructions Dans chaque programme de construction la scurit des personnes et des biens devrait tre prioritaire. Les lois sur la construction sont bonnes mais seulement leur application devrait tre renforce. Elles gagneraient tre renforces par rapport la construction des logements sociaux. II - LA GESTION DES VILLES * Les politiques Un schma directeur clair et prcis doit tre labor pour permettre aux situations de secours et aux risques d'tre de manire assurer une distribution quitable du soutien aux risques et une utilisation optimale des ressources (Olavi et al 1996) ; * de mme, les capacits de dsalination de l'usine de traitement des eaux de la SNEC Japouma doivent tre renforces ; * la gestion des catastrophes Le prsent plan doit tre disponible aussi bien au niveau national que local et doit mettre un accent sur les rles et les responsabilits des diffrents ministres ou directions et des acteurs. Il doit en plus, mettre en place des arrangements appropris pour s'attendre toute ventualit ; * Les institutions de gestion des catastrophes Les institutions de gestion des catastrophes locales doivent tre cres afin de former les hommes aux dangers ou aux catastrophes spcifiques la ville ; * La communication L'tablissement des canaux spcifiques de communication pouvant permettre aux autorits d'informer les126 populations sur les risques et les conditions ou les oprations de secours. Les routes d'vacuation et de secours devraient tre construites afin de dcongestionner la circulation en cas d'vacuation ;* Avertissement contre les catastrophes Lorsque les moyens techniques de communication existent, pour informer les populations sur l'ventualit d'une catastrophe, les informations doivent tre donnes de la faon la plus prompte et la plus simple par les autorits locales comme les maires ou les chefs traditionnels par exemple. 3) - Les informations concernant les risques doivent tre donnes aux communauts exposes et doivent tre conduites de faon montrer celles-ci les dangers qu'elles courent. * solutions Les programmes doivent prsenter des solutions aux problmes des risques. Les informations publiques et la sensibilisation La population doit tre sensibilise aux risques, exemple : les inondations, la pollution (dans toutes ses formes), le feu ... etc. Elle doit tre informe sur les moyens de venir bout des risques. Cette population doit matriser les mesures d'vacuation en cas de catastrophe. Avertissement contre les catastrophes Les avertissements contre les ventuelles catastrophes doivent tre largement diffuser de la faon la plus audible. Les conseils et les instructions sur les mesures prendre doivent tre explicites et oprationnels. 542 - L E M O N T C A M E R O U N La communaut : les programmes de base et les5421 - SITUATION ACTUELLE Le Mont Cameroun est l'un des plus grands volcans africains et est compos de basalte d'alkali et de basanite mlangs avec des petites quantits de matire pyroclastique (FITTON 1987). Ces roches volcaniques ont fait ruption en un sous-sol de prcambrien mtamorphique couvert par le crtas aux dpts rcents des bassins de Douala et de Rio Del Rey (Duruelle et al. 1987). l'amas volcanique s'lve une hauteur une hauteur de 4100 mtres avec une longueur de 50 kilomtres et une largeur de 35 kilomtres. Ce monstre couvre une superficie de 1750 Km (NEBA 1982) Fitton et Dunlop (1985) ont donn un ge KAR de 9 MA au plus vieux basalte du Mont Cameroun. Le Mont Cameroun est pour le moment le seul volcan actif sur la ligne127 volcanique du Cameroun. Il a fait ruption six reprises pendant ce sicle ; 1909, 1922, 1925, 1959 et 1982 (Njilah 1991).Lors de l'ruption de 1909. La lave s'est verse et a coul de la partie nord la partie nord-ouest couvrant une distance de 6 kilomtres. L'ruption de 1922 fut plus catastrophique car la lave brla des hectares de forts et de fermes qu'elle rencontrait sur son passage avant de faire ruption dans l'ocan atlantique. En 1959 la lave coula sur quatre kilomtres avec une largeur moyenne de 100 mtres et une paisseur de 20 mtres. Le cours secondaire se trouve juste audessus de la ville d'Ekona et est mme all jusqu' bloquer l'axe Kumba-Victoria faisant obstruction la circulation. L'ruption volcanique la plus rcente du Mont Cameroun fut celle de 1982 qui versa la lave basanitique travers un cours au Sud de la montagne sur une superficie de 12 kilomtres. Plus de 140 cornets pyroclastiques sont disperss le long du grand axe du massif. Ces rcents cnes de cratres sont dresss ainsi Sud-ouest-Nord ouest comme cela est le cas avec la morphologie gnrale du massif.5422 - PROBLEME A RESOUDRE ET ACTIONS A MENER a) - Problme rsoudre La prsence des pyroclastiques mlanges et de plus de 140 cnes de cendre et cratres est la preuve de la nature violente de certaines ruptions du Mont Cameroun. Ces cendres et autres produits volcaniques donnent lieu des terres fertiles le long des versants et au pied du volcan. Ces terres fertiles ont attir des populations et l'installation des grandes proprits agriculturielles comme le CDC qui cultive la banane, le caoutchouc, le th et la palme. Le CDC est l'un des plus grands employeurs, aprs le gouvernement et la plupart des employs habite Bua, Mua, Ekona, Mutenguen, Tiko, Limbe, Muyuka... etc. Ces villes ont une densit de population trs leve. Cependant, le Mont Cameroun demeure une menace cette population qui habite au pied et au flanc du massif. Dans le cas d'une ruption plus violente les villes de Mbanga et Douala ne seront non plus pargnes. Des tombes pyroclastiques, la verse du lave et gaz volcaniques sont des risques majeurs associs au Mont Cameroun et auxquels les gens seront assujettis. b) - Actions mener La ville de Bua est relie au reste du pays par une128 seule route. Cette route est trs escarpe et troite et aussi caractrise par de nombreux virages. Les signaux routiers qui s'y trouvent ne sont pas suffisant pour contrecarrer les dangers qui peuvent survenir. Juste au dbut de l'anne un camion transportant plus de 60 tonnes de bois a fait un accident Mutenguen faisant 20 morts et dtruisant des matriels avec une valeur des centaines de millions. Pour viter l'avenir de pareils accidents et venir bout de la circulation des camions grumiers, engins lourds recueillis lors de la procdure d'vacuation de la population de Bua et ses environs en cas d'une ruption volcanique, il est propos des solutions suivantes : - crer deux nouvelles routes reliant Bua aux villes voisines; l'une de Bua Mua et l'autre de Bua en passant par Tole Omb ou Bonjongo. Ces routes vont servir de voies de sret en cas d'une ruption ; - Remettre en service l'aroport de Tiko qui est rest inoprationnel et prolonger la piste d'envol pour rsister aux grands avions ; - L'axe Limb-Tiko-Douala qui fut construite il y a de cela plus de vingt ans est insuffisant aux besoins normes du trafic routier, ce qui constitue une source importante d'accidents. Il est donc ncessaire que cet axe soit tendu de manire faciliter la fluidit de la circulation; - continuer les travaux entrepris au port de Tiko avec un accs mis la disposition des vaisseaux ; - rendre aussi le port de Limb oprationnel ; - remettre en service les huit sismomtres sur le Mont Cameroun qui ne fonctionnent plus afin de fournir l'institut de recherche gologique et minire (IRGM) une gamme complte d'informations. L'antenne de recherche gophysique et volcanologique de l'Institut de Recherche Gologique et Minire (IRGM) d'Ekona est suffisamment quip en infrastructure, quipement et le personnel qualifi. Pour effectuer ce surveillance du Mont Cameroun financiers : projet. Pour les propres (IRGM) a besoin de moyensRparation des quipements scientifiques (sismomtres, radio modulateur, transmetteur et receveurs, 8 canaux interface) Rparation des voitures carburant et lubrifiants transport des matriaux transport du personnel Autres TOTAL20.000.000FCFA 6.000.000FCFA 2.000.000FCFA 2.000.000FCFA 2.000.000FCFA 1.500.000FCFA _________________ 34.000.000FCFA543 - LES ZONES D'EMANATION DE GAZ TOXIQUES129 5431 - Situation actuelle Le bilan diagnostic a montr que le Cameroun dispose de nombreux lacs de cratres dont une bonne partie contient en profondeur des accumulations de gaz toxiques, notamment le gaz carbonique (CO2). Le dsastre des lacs Mounoun et Nyos dmontrent que les cratres de la ligne volcanique camerounaise sont dangereux et constituent ainsi des risques d'ruptions de gaz dans l'avenir. Etant donn que la dissolution du gaz carbonique dans l'eau augmente en profondeur, il est certains que les lacs profonds contiennent plus de gaz dissous que les lacs moins profonds. De ce fait, des tudes approfondies doivent tre entreprises sur les cratres au Cameroun avec pour but la connaissance des profondeurs. Le volume d'eau qu'elles contiennent etc. Ceci permet de connatre et de classifier les lacs potentiellement dangereux et moins dangereux. Selon l'inventaire suscit, la mthode de dgazage essay par les franais et japonais peut tre utilise pour dgazer les lacs dangereux et potentiellement dangereux ; - une cartographie de toute la zone des lacs dangereux mrite d'tre labore qui permette d'avoir une bonne connaissance de la concentration et du volume du gaz carbonique dissous dans le lac, la quantit qui peut tre dcharge en cas de dsastre, de la distance d'coulement dpendant de la topographie et la direction du vent. Ceci permettra au gouvernement de prendre des dcisions fermes sur le dplacement et le relogement des personnes sans risque naturel : - Les masques anti-gaz doivent tre mis la disposition des populations qui habitent autour des lacs cratre ; - les hpitaux et les centres de sant doivent tre bien quips l o ces facilits sont rares. Leur cration s'avre trs importante ; - Des systmes d'alarme doivent tre installs dans tous les lacs risque ; - la coopration avec les organismes internationaux doivent tre assurs pour qu'en cas de dsastre, une assistance technique, vivres et mdicaments soient mis la disposition des victimes l'immdiat. Le Plan national de la gestion de l'environnement (PNGE) fait une bauche des rgulations suivantes en cas de risques naturels qui peuvent tre adaptes et utilises dans une situation de gaz dsastreux. Les sinistrs pourront dans un cadre normatif prtendre une indemnisation et une assistance rglementes,130 vitant ainsi diverses spculations qui accompagnent en gnral toutes les catastrophes. Au niveau conomique, on peut citer notamment, la prservation des constructions humaines conformes aux normes anti-risques. Sur le plan dmographique, les nombreuses pertes en vies humaines constituent l'aspect le plus attristant des catastrophes qui pourraient tre attnues grce au comportement responsable des populations et aux mesures d'intervention bien structures.544 - EXTREME -NORD : INFLUENCE CLIMATIQUE SUR L'ENVIRONNEMENT 5441 - Situation actuelle La province de l'Extrme-nord est une province d'excs climatiques. La saison sche est longue et tandis que la saison pluvieuse est courte mais gntrice d'inondations. La topographie est faite d'interminables plaines (la plaine du lac Tchad) avec des petites collines ceinturant de tous cts. La terre est essentiellement argileuse et impermable et c'est cette impermabilit qui donne lieu des inondations nombreuses lors des pluies torrentielles. 1) - La scheresse La province de l'Extrme-nord est caractrise par une prcipitation basse, d'ordinaire en dessous de 900 mm et un prolongement de la saison sche qui dure plus de sept mois. Cette prcipitation basse rend la province cologiquement faible et permanemment expose au dsastre. Situe dans le sahel, cette province s'expose aux effets dvastateurs de la dsertification qui entrane de manire continuelle la dgradation de l'environnement avec la disparition de la faune. La procdure naturelle de dsertification est aggrave par des activits humaines comme les feux de brousse, l'agriculture, le surpturage, l'exploitation du bois etc.. Ceci entrane l'appauvrissement de la terre et l'explosion de l'rosion. La construction des rservoirs comme celui de Maga a caus un manque d'eau dans la rgion de waza. Le manque d'eau pendant la saison sche en particulier pousse les lphants et hippopotames dserter le parc la recherche du pturage causant ainsi des dgts la population et aux activits agriculturelles. (fig. 12) 2) - Les consquences de la dsertification Les consquences de la dsertification sont aussi nombreuses que si des mesures ne sont pas prises l'immdiat,131 la vie n'aura aucun sens dans cette province tellement peuple. Ces consquences entre autres sont : - scheresse totale du lac Tchad, le lac Tchad l'poque couvrait une superficie de 25,000 km2 mais prsent, il ne reste que 5000 km2. Cette situation est aggrave par la baisse de niveau du Logone et du Chari ; - l'aridit des puits provoque des situations difficiles l'homme, au btail et aux rcoltes. Des pertes de revenus qui proviennent des produits du sahel ;3) - La famine La famine est commune dans la province de l'extrmenord et entrane en amont la dsertification, puis la famine est aggrave par les tourbillons de feux, les inondations, les animaux (lphants, hippopotames, oiseaux et les invasions d'insectes; - l'augmentation de la svrit de l'harmattan, avec les vents de dsert rduisant la visibilit ; - les tempratures leves des saisons sches provoquent la mningite. 4)- LES RISQUES DE L'INONDATION La ville de Maroua se situe dans une cuvette et quand il pleut, l'eau se draine rapidement des altitudes leves vers les plaines causant des inondations dvastatrices dans les villes et ses environs. Cette mme situation se vit Mokolo, Goulfey et Kousseri. La situation Maga et Pouss est diffrente et plus complexe. Ceci parce que les deux villes se situent en aval de la digue de Maga. Pouss est limit l'Est par le Logone. Ces deux villes subissent donc des inondations de trois phnomnes principaux : * l'coulement de la digue de Maga ; * des averses pluvieuses ; * le dbordement de la Logone. Les inondations constituent donc l'un des plus grands risques que court la province de l'extrme-nord. Elles ont caus des dgts tout rcemment parmi lesquels : * la destruction des terres agricoles ; * la destruction des logements, des ponts, des poteaux lectriques et de tlphones ; * la famine ; * les pidmies (cholra, typhode et la mningite... etc) ; * la destruction des vivres. 5441 - SITUATION SOUHAITEE ET ACTIONS A MENER Le gouvernement camerounais doit subventionner pour la132 baisse du prix du ptrole, de l'lectricit et du gaz en les rendant moins chers au niveau des populations de l'Extrme-nord faible revenu et si possible qu'on introduise l'nergie solaire ou biomasse qui si s'avre moins couteux que l'nergie provenant du bois rduira la destruction des arbres pour l'utilisation domestique.Dans cette province, il existe un degr lev de pturage qui entrane le surpturage. Le berger constamment est la recherche d'un pturage frais aprs avoir puis les rgions dj uses. Ceci est aggrav par les effets destructeurs de la saison sche qui force le pturagiste entreprendre la transhumance. Des larges champs de btail doivent tre construits et encourags pour viter le trop d'exploitation du rare pture. L'agriculture est pratique dans la province par des paysans qui utilisent la mthode de culture extensive de la terre, de feux de brousse, de jachre qui ne sont en aucun cas des mthodes utiliser, encourager tant donn que la population augmente trs rapidement. L'agriculture intensive doit tre encourage pour effacer ces pratiques locales. La population doit tre sensibilise contre le dboisement et de manire correspondante une sensibilisation sur le reboisement. L'opration Sahel vert qui tait entreprise dans le pass devra tre ressusciter afin de rsister ce dsert qui ne fait qu'avancer. Ceci doit tre suivi immdiatement par des applications strictes de la lgislation forestire et des amendes svres infliges aux personnes contrevenantes. 545 - LAGDO : RISQUE DE CHUTE DU BARRAGE 5451 - Situation actuelle Le barrage de Lagdo est situ sur la Benou juste 50 km du sud-Est de Garoua et couvre une superficie de 700 km2 qui contient 7,7 milliards de mtres cubes d'eau. L'eau s'tend du barrage Lagdo de l'intrieur sur plus de 70 km engloutissant collines et valles inondables. Le volume d'eau de 7,7 milliards mtres cubes rserv dans le lac reprsente plus de la moiti d'eau de l'intrieur avec les rserves estimes 15 milliards de mtres cube d'eau. Le rservoir de Lagdo est un barrage buts varis. Construit initialement pour les besoins hydrolectriques et irrigationnels , il est devenu prsentement l'un des plus grands sites de pche dans le pays et les voies d'eau y ont t cres. L'installation hydrolectrique situ juste en dessous du barrage alimente les provinces de l'Adamaoua, du nord et de l'extrme nord en lectricit. "Il a commenc oprer depuis 1985 et jusqu'alors, il n'a jamais prsent des signes de dprciation133 selon les responsables chargs de la gestion des installations". Le barrage et les trois digues (centre, est, ouest) sont surveills de manire constante pour recueillir le niveau d'eau afin que les vannes de sret soient ouvertes pour rduire cette dernire. En dpit de cette assurance sur la rsistance du barrage et des digues, le barrage de Lagdo demeure un danger potentiel aux populations qui habitent en aval. Le fait que la pche dans le lac soit beaucoup plus pratiqu par les trangers que les camerounais ainsi que l'agriculture dans les zones d'irrigation suscite les craintes de sabotage parce que le barrage n'est pas bien protg. Le peu de gendarmes de la brigade de Lagdo et les policiers du poste de police ne sont pas suffisamment entrans pour un tel investissement, et le danger potentiel qu'il reprsente. La rupture du barrage est une pratique commune. La plus rcente s'est produite en Chine et a caus d'normes dgts. La crainte pour une situation pareille Lagdo est imminente. Il est d'usage d'entendre dire que pour viter la guerre, il faut se prparer en consquence. Cette phrase est galement vraie en terme de dsastre. Si un dsastre est viter, cela ne peut se raliser que par prparation soit au niveau local, provincial ou national. Garoua, Pitoa et Figuil se situent toutes dans une cuvette qui sera inonde et dtruite en cas de dsastre imminent. Les plaines d'inondation de la bnou seront dvastes aussi loin qu' l'intrieur du Nigria. La population qui sera touche sur le territoire camerounais est value un million tandis que la destruction des biens reste incalculable.5452 - ACTIONS A MENER En amont au programme NOE, dvelopp par la gendarmerie, d'autres programmes de mme nature doivent tre dvelopps et des gardiens bien entrans ou des quipes de scurit doivent tre institus dans chaque quartier afin de veiller l'vacuation des populations en cas de menace. Le systme d'alarme de l'installation lectrique de Lagdo qui a une porte de dix kilomtres doit tre relay par d'autres jusqu' l'intrieur du Nigria. Ces systmes d'alarmes doivent tre priodiquement ouverts afin de sensibiliser les gens sur les mthodes d'vacuation. Ces exercices priodiques vont jusqu' rduire des pertes plus de 75 % en cas de rupture du barrage. Cette mthode a t utilise avec succs dans toutes sortes de zones risques dans diffrents pays. Pour que le processus d'vacuation se ralise avec succs, il faut crer plusieurs routes d'vacuation dans chaque134 ville concerne vers les sites de sret. Ces sites choisis devraient tre capables d'accommoder les populations et les biens. La commune urbaine de Garoua doit ouvrir la route par Gashiga Tingilli et crer des sites pour ouvrir un espace en cas d'vacuation des populations sur les hauteurs. L'agriculture et le pturage sur les plaines inondes de la Bnou doit tre prohibe et d'autres zones mises la disposition des populations. Le pont de la Bnou est en tat de dprciation par les lchages des eaux qui rognent les berges. Avec cette situation prsente, ce pont est condamn cder dans les annes venir. Pour faciliter la communication, la seule ligne tlphonique de l'arrondissement de Lagdo doit s'tendre. L'unique ligne qui existe se trouve au bureau de la SONEL et donc loigne des populations. Les sapeurs pompiers doivent tre quips et l'augmentation du personnel qualifi est ncessaire pour grer les dsastres au moment o ils se signalent. En cas de dcouverte de rupture du barrage de Lagdo, une alerte gnrale doit tre dispense avec tous les moyens de bord. Ceci doit couvrir une superficie la plus possible tendue. Si cette rupture est dcouverte par la population locale, elle doit l'immdiat faire signe aux autorits gouvernementales les plus proches ou aux services de scurit. Ces services devront s'organiser suivant le plan ORSEC. Ce plan spontan doit tre en relation avec la Croix rouge qui, de son ct doit tre quip de vaccins, des quipements de protection, des mdicaments et des quipements de sauvetage. Dans les zones d'inondation potentielle, les populations et les biens doivent tre vacus vers des terrains levs dans le cas de Garoua, la population peut tre canalise vers Gashiga sur les collines de Tingilli. Les Sapeurs pompiers, services de sant, la sonel, La Mairie rurale, la Marine marchande...etc peuvent tre d'une utilit importante dans cette zone. Les populations de Pitoa peuvent aussi tre vacues vers des terrains levs. Les agriculteurs habitant le long des rivires doivent aussi tre vacus l'immdiat. En cas de dcs d'un tre humain ou des animaux, l'enterrement doit suivre immdiatement afin d'viter une pidmie. Pour viter la panique la population doit tre assure de sa scurit.VI - INCIDENCE DU PROGRAMME135 Les rsultats attendus Programme sont les suivants : avec la mise en oeuvre du- Une meilleure prvention des risques ; - une sensibilisation, une information et une ducation des populations sur les problmes de prvention et de gestion des catastrophes mieux assure ; - une laboration d'un cadre juridique appropri ; actions d'effets. 6 - 1 EFFETS ATTENDUS DE LA PREVENTION DES RISQUES La prvention des risques ncessite un renforcement des capacits d'intervention des services publics chargs de la protection civile : formation du personnel, dotation de celui-ci d'quipement, matriel et logistique adquats et construction des infrastructures ncessaires la mise en place des observatoires. Ce renforcement des capacits d'intervention conduit un accroissement de la prcision des prvisions de certaines catastrophes et par consquent une meilleure organisation de la prvention. Il s'en suit une rduction des dgts humains et matriels et donc de celle des cots sociaux y affrents. une meilleure de ces coordination rsultats des interventions une etchacuncorrespondentsrie6 - 2 EFFETS ATTENDUS DE LA SENSIBILISATION DE L'INFORMATION ET DE L'EDUCATION DES POPULATIONS La sensibilisation, l'information et l'ducation des populations a pour objectif d'amener celles-ci prendre conscience des risques de catastrophes qu'elles courent et de s'en prmunir. Cette prise de conscience et cette prmunition ont pour effet: - la cration et l'organisation par les populations elles-mmes de comits de prvention et de lutte contre les catastrophes ; l'identification, la surveillance et la viabilisation responsable des zones risques ; - la naissance d'un esprit de groupe et de solidarit.136 6 - 3 EFFETS ATTENDUS DE L'ELABORATION D'UN CADRE JURIDIQUE L'existence appropri et l'application d'une rglementation sur la prvention et la gestion des risques ont pour effets : - une meilleure indemnisation des sinistrs et des personnes ayant mis la disposition de l'autorit publique pendant la catastrophe leurs services et/ou leurs biens, ce qui vite des spculations de toutes sortes accompagnant gnralement toutes les catastrophes ; - une attnuation de nombreuses pertes en vies humaines et en matriel ; - une reprise de la confiance des populations mieux armes pour lutter contre les catastrophes ce qui a pour consquence * de meilleures dispositions de ces populations crer des activits viables et rentables ; * une amlioration de leur niveau de vie ; * la naissance d'un rflexe de solidarit ; - un regain de civisme au sein de ces populations. 6 - 4 EFFETS ATTENDUS DE LA COORDINATION DES INTERVENTIONS La coordination des interventions assure : une meilleure planification des mesures d'interventions en cas de catastrophes ; - une meilleure implication des diverses parties prenantes et une gestion plus efficace de leurs diverses interventions. Les effets gnrs par ces diverses actions sont : - une actualisation rgulire des plans d'urgence disponibles ainsi que des mthodes, outils et messages dans le cadre des actions de sensibilisation,information et ducation des populations ; - une prise en charge plus efficace des sinistrs. D'une manire gnrale la mise en oeuvre du programme en favorisant une prise de conscience collective et nationale des problmes lis la prvention et de la gestion des catastrophes dont les risques sont ressentis dans presque toutes les provinces du pays pour contribuer un renforcement de la cohsion et de l'unit nationales.VII - FACTEURS DE REUSSITE DU PROGRAMME ET RECOMMANDATIONS sont La russite du programme dpend des prcautions qui prises en terme de mesures d'accompagnement et de137 renforcement pour tenir le cap. En effet, les expriences tires de la crise conomique, et des programmes d'ajustement financiers et structurels ont fait clairement comprendre que la qualit d'un programme n'est pas seulement lie sa formulation, sa cohrence d'ensemble ou la disponibilit des ressources financires , mais est galement fonction d'un certain nombre des facteurs exognes et endognes qu'il convient de dceler temps afin de dfinir et de mettre en application des actions coercitives ventuelles. Ces facteurs sont d'ordre politique, institutionnel, conomique et financier, socio-culturel, cologique ou technologique. En outre, le facteur du dlai de mise en oeuvre est aussi capital afin d'impulser les actions du programme au rythme appropri. De mme, la simplicit et la transparence du systme de monitoring sont galement des critres minima que le programme doit remplir en vue d'en assurer une gestion efficace. 7 - 1 LES FACTEURS POLITIQUES ET INSTITUTIONNELS L'ide de raliser un Programme National de Prvention et de Gestion des Catastrophes relve de la volont relle du gouvernement d'accorder ce problme une attention particulire dans le but d'en trouver une solution ou un dbut de solution fiable. Mais pour que la mise en oeuvre de ce programme connaisse une issue heureuse, cette volont politique affiche doit tre maintenue, et concrtise par la suite par la prise de mesures et autres reformes institutionnelles susceptibles de susciter une large adhsion des toutes les composantes de la nation, surtout en cette priode de multipartisme. Il en est ainsi de toutes les mesures de large dconcentralisation prconise par la nouvelle constitution du 18 janvier 1996 et de toutes les institutions qui y sont cres et dont la mise en place effective reste toujours attendue. Il en est aussi des mesures devant dboucher sur la mise en place d'une administration vritablement au service de l'intrt public. Dans le cas contraire, le mouvement de dmocratisation engag depuis 1990, au lieu de crer la possibilit d'amliorer la gestion de la chose publique, favoriserait plutt l'mergence de forces sociales conduisant une conscience contestatrice ou des allgeances ethniques et rgionales plus aigus, ce qui entraverait srieusement l'aboutissement heureux du programme.7 - 2LES FACTEURS ECONOMIQUES ET FINANCIERSLes facteurs conomiques et financiers interviennent dans la coordination et dans la cohrence entre le contexte macro-conomique et l'allocation des ressources financires.138 Un effort de prise en compte des comportements des agents conomiques mrite d'tre galement fait de manire engager temps toutes les actions anticipatives ventuelles. D'o l'importance du'un systme d'information pour la mise en oeuvre et le suivi du Programme National de Prvention et de Gestion des Catastrophes. Les ressources pour le financement du programme doivent tre activement recherches, notamment partir d'un effort interne (impt et solidarit nationale) afin de constituer un fonds spcial de prvention et de gestion des catastrophes. La croissance conomique gnratrice des richesses ne saurait tre assure si les investissements productifs ne sont pas effectus dans les secteurs d'activits potentiellement rentables. Il s'agira non seulement de veiller la quantit des ressources ; mais aussi leur qualit de manire intgrer les contraintes d'endettement. Les ressources d'APD continueront d'tre mobilises auprs des organismes internationaux et auprs des pays amis. A cet effet, une stratgie approprie devra tre mise en place pour convaincre les partenaires au dveloppement sur la qualit des choix oprs notamment la bonne gouvernance, la lutte contre la pauvret, la protection de l'environnement et la prvention et la gestion des catastrophes. 7 - 3 LES FACTEURS SOCIO-CULTURELS Eu gard aux divers comportements sociologiques et culturels de la population observes sur le terrain en ville et en campagne, il faudrait oprer certains ajustements vers cette direction. En particulier, afin d'viter que les facteurs socioculturels ne jouent ngativement sur la ncessit du programme, il y a lieu de dvelopper chez tout le monde les rflexes prventionnistes simples, mais efficaces. Dans cet ordre d'ide, l'enseignement des notions et mesures simples de prvention de certaines catastrophes ainsi que les mesures de secourisme y relatives, devra tre encourag dans nos coles, lyces et collges, en privilgiant les catastrophes dont les risques sont plus perceptibles localement. Un systme de sanctions devra tre mis en place pour dcourager la dlinquance sous toutes les formes et pour encourager les plus mritants. Enfin, des stratgies appropries devront tre conues et appliques en vue d'viter les frustrations souvent la base des multiples tensions sociales. Ces frustrations pourraient trouver leur origine dans les exclusions conomiques, sociales ou linguistiques. 7 - 4 LES FACTEURS ECOLOGIQUES Le Programme National de Prvention et de Gestion des139 Catastrophes exige la permanente sauvegarde de l'quilibre des cosystmes. En, effet, les pressions effectues par l'Etat et les populations sur l'environnement prsentent de nombreux risques de dtrioration considrablement dans le cadre de vie dont certains ont dj abouti des catastrophes dans le pays. Des mesures prventives doivent tre envisages pour limiter les impacts ngatifs constats ou ventuels. - Dveloppement de sources d'nergie alternative au bois de chauffe. Ainsi pour ce qui est des Provinces du nord et de l'extrme-nord notamment il y a lieu d'y dvelopper l'usage de gaz domestique, du ptrole, de l'lectricit. Pour cela il conviendra d'tudier des stratgies favorisant la forte utilisation de ces nergies mais des prix suffisamment la porte de la majorit de la population. De recherches devront y tre menes vulgariser l'utilisation de l'nergie solaire : aussi pour* Programme de recherche applique pour accrotre les rendements agricoles sans une utilisation abusive des engrais chimiques et sans surexploitation des sols au risque de dtruire le couvert vgtal ; * Ramnagement de la dette extrieure dans le sens de rduire son stock et le service annuel. 7 - 5 LES FACTEURS TECHNOLOGIQUES Un obstacle la russite du programme pourrait tre constitu par l'incapacit de la population accder aux nouvelles connaissances cause des progrs techniques induits (zones de volcanismes ou d'manations de gaz toxiques). La rvolution lectronique actuelle, en l'absence du renforcement des capacits humaines, risque de marginaliser davantage le pays en matire de prvention et de gestion des catastrophes. C'est pour cela qu'il faut investir dans l'homme de manire lui permettre de suivre les volutions actuelles et de matriser son destin. Un effort particulier devra tre fait pour la mise en place des technologies appropries au contexte national. La matrise des facteurs technologiques passe aussi par le renouveau socio-culturel en faveur de la promotion d'une reforme fondamentale du systme d'ducation et de la rvision des programmes de formation. 7 - 6 LE FACTEUR DELAI DE MISE EN OEUVRE DU PROGRAMMELa prise en compte du facteur dlai renvoie la question de savoir quel rythme doit-on excuter le programme. La dtermination du rythme et du calendrier devra tenir compte140 des considrations d'ordre politique, institutionnel, conomique ou sociologique. Selon les situations, l'on pourra procder soit une excution rapide (effets de choc) des mesures de manire donner le signal d'un changement crdible par rapport la situation antrieure, soit une excution graduelle de manire matriser tous les phnomnes susceptibles de natre. Le respect du rythme et du calendrier est ncessaire afin d'viter les cots d'un ajustement tardif. Car plus on retarde la mise en oeuvre des actions retenues, plus les cots conomiques sociaux environnementaux et mme parfois politiques sont levs. 7 - 7 LES FACTEURS EXTERIEURS Les facteurs extrieurs concernent la mobilisation de l'assistance technique et financire ncessaire l'excution du programme. En outre, la rduction du stock et du service de la dette publique extrieure devrait tre obtenue des bailleurs de fonds afin de permettre au gouvernement d'affecter en priorit les ressources disponibles au financement du Programme National de Prvention et de Gestion des catastrophes. 7 - 8 LA STRUCTURE DE GESTION DU PROGRAMMELa structure mettre en place constitue galement un facteur de russite du programme. Il devra remplir les quatre critres de simplicit, de transparence, de moindre cot, de participation populaire. Le schma propos dans le cadre du Programme National de Prvention et de la Gestion des Catastrophes veut que : - son comit de coordination soit plac sous l'autorit du Secrtaire Gnral de la Prsidence de la Rpublique car la loi confre au seul prsident la prrogative de dfinir la politique en matire de Protection Civile ; son comit de pilotage sorte de Conseil d'Administration, soit plac sous l'autorit du Ministre de l'Administration Territoriale, ministre charg de coordonner et de grer l'action de toutes les autorits administratives, reprsentants locaux du Prsident de la Rpublique et de l'Amnagement du Territoire ; - Le secrtariat technique charg de la gestion technique et administrative quotidienne du PNPGC soit une structure jouissant d'une personnalit juridique et d'une autonomie financire, cre par dcret du prsident de la Rpublique et plac sous tutelle du Ministre de l'Administration Territoriale. Mais en attendant la mise en oeuvre effective de cette institution avec ce que cela implique en termes de personnel qualifi, d'quipements adquats et de cadre juridique appropri, l'actuelle Direction de la Protection Civile du ministre de l'Administration Territoriale peut continuer de jouer ce rle pour un dlai maximum de trois (3) ans, dlai maximum de la mise en oeuvre du programme.141ANNEXESLA N d'o rdA - 1 ESTIMATION DES BESOINS EN EQUIPEMENT ET MATERIEL DE DIRECTION DE LA PROTECTION CIVILE DESIGNATION QT E PRIX UNITAIRE PRIX TOTAL1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28Stroscope miroir Stroscope de poche Boussole topochaix complte clisimtre loupe de poche calculatrice scientifique table de dessin rouleau de papier calque rouleau de papier millimtr paquet de 4 rotrings gomme plastique critrium 0,5 plus mines rgle chelle (kutck) sac dos paire de chaussure de terrain (patoga palladium) pochette plastique plus planchette carte gologique du Cameroun 1/1000000 carte topographique (1/50000) carte administrative carte hydrographique du cameroun 1/1000000 vhicule tout terrain (4w) avec treuil photographie arienne camera vido appareils photos micro ordinateurs avec imprimantes photocopieur tlcopieur1 4 4 4 4 4 2 4 4 4 20 20 5 10 15 8 1 1 1 1 1 4 2 1 1700.000 90.000 175.000 30.000 5.000 30.000 350.000 28.000 20.000 70.000 300 2.500 4.000 15.000 25.000 7.000 16.000 5.000 20.000 20.000 35.000.000 (voir location) 2.000.000 150.000 3.000.000 3.000.000 700.000700.000 360.000 700.000 180.000 20.000 120.000 700.000 112.000 80.000 280.000 6.000 50.000 20.000 150.000 375.000 56.000 16.000 5.000 20.000 20.000 35.000.000 2.000.000 600.000 6.000.000 3.000.000 700.000TOTAL51.210.000142A - 2 BUDGET DE LA COORDINATION DES ACTIVITES DE PREVENTION AU NIVEAU DE LA DIRECTION DE LA PROTECTION CIVILE RUBRIQUES 1 - Equipement 2 - Formation du personnel (l'tranger et l'intrieur du pays) 3 - Organisation sminaire, confrence, colloque, journe internationale de la prvention et campagne d'ducation et de sensibilisation 4 - Frais de mission pour la ralisation des tudes, recherches et missions diverse 10.000.000 5 - Fonctionnement et maintenance des quipements TOTAL 145.000.000 85.754.000 86.279.000 318.243.000 10.000.000 10.000.000 30.000.000 ANNEE 1 51.210.000 25.000.000 ANNEE 2 754.000 25.000.000 ANNEE 3 1.279.000 25.000.000 ANNEE4 53.243.000 75.000.00045.000.00030.000.00025.000.000100.000.00015.000.00020.000.00025.000.00060.000.000143BIBLIOGRAPHIE1)Nations Unies:Prvention et Catastrophes le point vol vol vol vol vol 7 : 9 : 12 : 10 : 11Attnuation desdesconnaissancesactuelles Aspects conomiques Aspects juridiques Aspects sociaux et sociologiques Aspects relatifs l'information : Aspects relatifs la pralable ;planification:Aspects juridiques de la Prvention des catastrophes naturelles l'emploi des instruments conomiques aux fins de prvention des catastrophes naturelles, octobre 1996 ; 2) 3) Rp. du Cameroun/PNUD:Rapport sur le dveloppement humain 1993; Rp. du Cameroun/PNUD :Programme National de Monitoring du dveloppement humain durable au Cameroun, novembre 1994 MINAGRI/CUROR/BIT Rp. du Cameroun :Programme National de la rforme du monde rural, 1995 ; :Cadre politique pour le dveloppement du secteur agricole (Document de travail pour la commission de coordination des aides au dveloppement) aot 1996 ;4) 5)6)Contributions crites relatives la prvention et la gestion des catastrophes - Des ministres : * de la Sant * de l'Agriculture * des Transports * de la Communication - de la Croix Rouge Camerounaise - de certaines ONG (ASFRO) ;1447)LoiN67-LF-9 Dfensedu12juin1967portantorganisationdela8)Loi n73/12 du 7 dcembre 1973 portant organisation gnrale de la Protection Civile 9) Loi n86/016 du 06 dcembre 1986 gnrale de la Protection Civile portant rorganisation10) Dcret n96/054 du 12 mars 1996 fixant la composition et les attributions du Conseil National de la Protection Civile ; 11) Dcret n95/232 du 06 novembre 1995 portant organisation du Ministre de l'Administration Territoriale ; 12) Loi n94/01 du 20 janvier 1994 portant rgime de la Faune et de la Pche et dcret d'application 95/531/PM du 23 aot 1995; 13) Christophe BIKOE : Catastrophe et Sant Publique : le dsastre du lac Nyos, dpartement de la Menchum, Province du Nord Ouest Cameroun, Aot 1991 ;14) Tokarev P.I (1984) on the Prediction of the place Time and Energy and of Danger of Large explosions of Andesietic Volcanoes. Earthquakes and geological Hazard Prediction Colloquium Moscow (1984) pp 84-106. 15)Tilling R.T and R.A. Bailley (1984). Volcanic Hazard Program in USA. Earthquakes and Geological Hazard Prediction Colloquium 06 USSR Moscow pp 106-118. 16)Fitton J.G. (1987). The Cameroon Ligne West Africa. A Comparison Between Oceanic and Continental alkaline Volcanism. Alkali Igneous Rocks. Geological Society Publication No. 30 pp273-291. 17)Fitton J.G & H.M. Dunlop (1985). The Cameroon Ligne West Africa, and its Bearing on the Origin of Oceanic and continental Alkali Basalts. Vol. 72 pp 23-38. 18)Deruelle B, Nni J & Kambou R. (1987): Mt. Cameroon an Active Volcano of the Cameroon Ligne. J. African Earth Sciences 6 No. 2 pp 197-214. 19)Njilah I.K. (1991) Geochemistry nd Petrogenesis of Tertiary Quaternary Volcanic Rocks Of the Oku-Ndu Area, N.W. Cameroon. Unpublished PhD Thesis. University Of Leeds. 345p.145 20)Njilah I.K; Eno Belinga, R. Ghogomu, Wehndi G (1996)Kopfu in Danger. First International Geographic Forum; Yaounde Cameroon. pp 11-12. 21)Temdjim (1985) Les Risgues Naturels d'origine Geologique et Tectonique Connus au Cameroun et Leurs Implications sur le Plan Environnemental(I.R.G.M). 22)Thompson R.G & J. Turk (1993) Modern Saunder College Publishing. 608p. Physical Geology.23)Lockwood, J.P; J.E. Costa, M.L. Tuttle; J. Nni (1988): The Potential for Catastrophic dam failure at Lake Nyos Maar Cameroon. Bull. Volc. 50: pp340-349. 24)Ambeh W.B. (1989) Seismicity of Mt. Cameroon, West Africa. Unpublished PhD Thesis. University of Leeds. 25)Ambrasseys, N.N. and Adams, R.D. (1986). Seismicity of West Africa. Annal Geophysicaae 4, pp679-702. 26)Neba A. (1982) Modern Geography of the United Republic of Cameroon. Albany, New York. 156p. 27)Olavi Elo, Elina Palm and Luc Vrolijks (1996) Reduction in Urban areas. ITC Journal pp 29-37. Disater28)Freeth S.J. (1996) Towards a Catalogue of Volcanic Lakes. Current Research on Volcanic Lakes Newsletter. pp30-37. 29)PNGE (1996) Plan National de Gestion de Volume 11. Analyses Sectorielles. 712p. L'environnement.30)Goke Adegoroye (1997) Environmental Consideration in Property Design and Urban Development and Renewal. Dimensions of Environmental Problems in Nigeria. Davidson Press. University Of Ibadan pp12-25.146TABLE DES MATIERESINTRODUCTION GENERALE I - GENERALITES 11 - CONTEXTE GEOGRAPHIQUE ET PHYSIQUE 111 - Relief 112 - Hydrographie 113 - Climat 114 - Vgtation 115 - Gologie 12 CONTEXTE SOCIO-ECONOMIQUE 121 - Dmographie 122 - Organisation politique et sociale 123 - Environnement mdiatique 124 - Economie 13 - CONTEXTE TECHNOLOGIQUE 131 - Introduction 132 - La rgion industrielle de Douala 133 - La rgion industrielle Tiko-Limb 134 - La rgion industrielle d'Eda 135 - La rgion industrielle de Yaound 136 - La rgion industrielle de Garoua147 II- TYPOLOGIE DES CATASTROPHES ET LOCALISATION DES ZONES A RISQUES 2 - INTRODUCTION 21 - LES RISQUES NATURELS 211 - Les sismes ou tremblements de terre 212 - Les volcans 213 - Les manations des gaz toxiques 214 - Les orages22 - LES RISQUES NATURELS ET HUMAINS 221 - Les glissements de terrain 222 - Les inondations 223 - Les coules boueuses 224 - La dsertification 225 - Les feux tourbillonnants 226 - L'rosion 227 - La famine 228 - Les conflits arms et le grand banditisme23 - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES 231 - Les pollutions 232 - Les ruptures de barrage148 III - DIAGNOSTIC DE LA SITUATION DE LA PREVENTION ET DE LA GESTION DES CATASTROPHES AU CAMEROUN 3 - INTRODUCTION 31 - INVENTAIRE DES CATASTROPHES 311 - Catastrophes intervenues entre 1970-1996 312 - Politiques, structures et actions de prvention et de gestion des catastrophes existantes 313 - Historique 314 - Politique et structures nationales 315 - Politique et structures sectorielles 316 - Autres structures intervenant dans la prvention et la gestion des catastrophes IV - LE CADRE CONCEPTUEL DU PROGRAMME 41 PROTECTION DEFINITION DES CIVILE" CONCEPTS "CATASTROPHE ET411 - La catastrophe 412 - La protection civile 42 - LES CONTRAINTES ET LES PROBLEMES ACTUELS 421 - Le Cameroun : Pays vulnrable 422 - Une population insouciante et non prpare la prvention 423 - Les contraintes et les problmes lis la politique gouvernementale en matire de prvention et de gestion des catastrophes43 - OBJECTIFS DU PROGRAMME 431 - Objectif gnral 432 - Objectifs spcifiques149 44 - STRATEGIE 441 - Privilgier la prvention et l'attnuation des catastrophes 442 - Intgrer les activits de prvention et de gestion des catastrophes dans les politiques et les stratgies gouvernementales de dveloppement dans le cadre d'un programme 443 activits ont un impact direct ou indirect sur la nutrition et la sant des populations et/ou des zones et localits risques trs spcifiques 45 - POPULATION CIBLE 46 - GESTION DU PROGRAMME 47 - MISE EN OEUVRE V - DEVELOPPEMENT DU PROGRAMME INTRODUCTION 51 - LE PLAN NATIONAL DE PREVENTION 52 - LE CADRE LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE 53 - LES PLANS SECTORIELS 531 - Le plan sectoriel agricole 532 - Le plan sectoriel sant Privilgier les secteurs dont les54 - LES PLANS SPECIAUX 541 - La zone volcanique de Bua 542 - La ville de Douala 543 - Les zones d'manations de gaz toxiques 544 - Le barrage de Lagdo150 545 - La province de l'extrme-nordVI - L'INCIDENCE DU PROGRAMME 61 - EFFETS ATTENDUS DE LA PREVENTION DES RISQUES 62 - EFFETS ATTENDUS DE LA SENSIBILISATION DE L'INFORMATION ET DE L'EDUCATION DES POPULATIONS 63 - EFFETS ATTENDUS DE L'ELABORATION D'UN CADRE JURIDIQUE 64 - EFFETS ATTENDUS DE LA COORDINATION DES INTERVENTIONSVII - LES FACTEURS DE REUSSITE DU PROGRAMME ET LES RECOMMANDATIONS 71 - LES FACTEURS POLITIQUES ET INSTITUTIONNELS 72 - LES FACTEURS ECONOMIQUES ET FINANCIERS 73 - LES FACTEURS SOCIO-CULTURELS 74 - LES FACTEURS ECOLOGIQUES 75 - LES FACTEURS TECHNOLOGIQUES 76 - LES FACTEURS DE DELAI DE MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME 77 - LES FACTEURS EXTERIEURS 78 - LES FACTEURS LIES A LA STRUCTURE DE GESTION DU PROGRAMMEA N N E X E S : - ESTIMATIONS EN EQUIPEMENT, MATERIELS ET LOGISTIQUE DE LA DIRECTION DE LA PROTECTION CIVILE - BUDGET ESTIMATIF151 - BIBLIOGRAPHIE

Recommended

View more >