Rflexion stratgique sur les perspectives de la filire ... ? La filire franaise du sucre

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    15-Sep-2018

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1 17 dcembre 2013 Rflexion stratgique sur les perspectives de la filire sucre lhorizon 2025 La filire franaise du sucre et de lthanol gnre un chiffre daffaires de lordre de 4 milliards deuros et emploie directement prs de 45 000 personnes, dont 26 000 planteurs de betterave et 10 000 planteurs de canne. Avec un excdent de 1 Mds deuros en 2012, le sucre est un point fort des changes extrieurs de la France, puisquil arrive en 5me position dans le classement des produits agroalimentaires dont la balance est positive, aprs les crales (4,2 Mds ), les vins (3,3 Mds ), les fromages (1,2 Mds ) et les bovins vivants (1,1 Mds ). Le sucre assure ainsi 10% de lexcdent agro-alimentaire. En moyenne, depuis 2007, la production betteravire dpasse 33 Mt par an, la production de sucre de betterave est voisine de 4,5 Mt et la production dalcool-thanol dpasse 9 Mo dhl. La France demeure ainsi le 1er producteur de betteraves, de sucre et dthanol de lUE et le 7me producteur mondial de sucre. La France est par ailleurs le seul tat-membre de lUE produire du sucre de canne, production qui occupe une place cruciale dans lconomie et les quilibres sociaux des trois dpartements ultra-marins concerns (Runion, Guadeloupe, Martinique). Les fortes spcificits de cette filire tant au niveau agricole, industriel et rglementaire que des enjeux, notamment celui de la commercialisation des sucres de canne et du rle dans lconomie des DOM, justifient donc de lui accorder une place particulire dans cette rflexion stratgique. A la demande du Ministre de lAgriculture, celle-ci sera conduite sous lgide de lODEADOM. I ETAT DES LIEUX (FORCES/FAIBLESSES) CONTEXTE DE LA FILIERE BETTERAVE-SUCRE-ETHANOL Malgr la baisse des quotas impose par la rforme de la politique sucrire en 2006 et 2007, les surfaces de betteraves se sont stabilises, voire sont en lgre hausse. Le dveloppement de la filire thanol a jou dans ce fait un rle important. La restructuration qui a dcoul de cette rforme a permis, par ailleurs, de consolider et de renforcer les atouts de la filire. Depuis de nombreuses annes, et cela sest renforc dans la priode la plus rcente, la recherche dune meilleure comptitivit a toujours t un axe essentiel de dveloppement de la filire, tant par la rduction des cots de production agricoles et industriels, par le progrs gntique des semences, par lamlioration des pratiques agricoles, que par la recherche dune meilleure performance environnementale. 2 Malgr des cots logistiques plus levs du fait de notre plus grand loignement des zones dficitaires europennes, nous avons pu gagner des parts du march europen depuis 2006. Ctait dautant plus indispensable que la rforme nous fermait une partie de nos dbouchs traditionnels lexport. La diversification de nos dbouchs, tant alimentaires que non alimentaires, constitue un atout utile vis--vis de la concurrence car il rend des arbitrages possibles et donne plus de souplesse dans la conduite industrielle. Des investissements importants ont t engags dans la production de lthanol. Toutefois, les faibles marges dgages du fait des conditions du march marques par des pratiques commerciales dloyales concernant les importations europennes des pays tiers et laffaiblissement des soutiens publics, ont fragilis cette filire. Enfin, lorganisation mme de la filire autour de la contractualisation et des accords interprofessionnels a permis de donner de la visibilit aux planteurs comme aux fabricants de sucre. II 2 013 2025 : QUELLES VOLUTIONS (OPPORTUNITS ET RISQUES) Le principal bouleversement pour la filire betterave-sucre-thanol rsultera de la dcision de supprimer le rgime des quotas compter de la campagne 2017/18. Cette suppression concernera non seulement le sucre mais galement lisoglucose. Dans les 10 prochaines annes, il faut donc sattendre une concurrence beaucoup plus forte sur le march communautaire: - au sein de chaque segment (sucre, isoglucose) - entre le sucre et lisoglucose (ce dernier pouvant se substituer au sucre pour des volumes de lordre de 1 2 Mt ?);entre la production communautaire de sucre de betterave et les importations de sucre de canne. Cette dernire comptition dpendra fortement des concessions tarifaires, des accords de libre change, de lvolution de la production dans les pays PMA et ACP, des cots de production compars, mais aussi de lcart entre prix communautaire et prix mondial. - entre matires premires agricoles (betteraves, crales, autres cultures vgtales). Cette concurrence accrue concernera un march communautaire mature connaissant au mieux une faible expansion, mais sans exclure une stagnation en fonction des prfrences des consommateurs et des politiques publiques qui les orientent. Toutefois, le sucre europen, dans le dbat incessant de la durabilit et de la traabilit, peut disposer datouts certains auprs des consommateurs. Le sucre tant un produit assez peu diffrenci sur les plans qualitatif et commercial (malgr le poids des marques), il est vraisemblable que le renforcement de la concurrence sur le march communautaire des sucres portera essentiellement sur le niveau des prix au stade rendu client . 3 Lavenir de la filire franaise betterave-sucre dpendra donc de sa capacit continuer gagner en comptitivit-prix en premier lieu sur le march communautaire, pour maintenir voire accrotre ses parts de march. La suppression du rgime des quotas aura une seconde incidence importante, puisquelle lvera tout plafonnement aux exportations de lUE sur le march mondial. Il y a donc l, priori, une possibilit de dveloppement pour la filire franaise, possibilit qui deviendra une obligation dans lhypothse o ses parts de march se rduiraient dans lUE sous leffet de la concurrence de lisoglucose. Que peut-on dire des perspectives des marchs mondiaux lhorizon 2020 2025 ? - la consommation mondiale devrait continuer crotre au rythme moyen de 2 % par an, soit un volume de 200 Mt en 2020 (173 Mt en 2013) - cette croissance sera essentiellement le fait de lAsie (55% de la hausse), des Amriques (30%) puis de lAfrique (15%) - la consommation pourrait diminuer en Europe hors UE (Russie, Ukraine) - elle augmenterait assez fortement en Afrique du Nord (Egypte, Algrie notamment) - les politiques dauto-approvisionnement ne seront pas suffisantes pour viter le recours aux importations sur le march mondial - les perspectives de production mondiale sont plus dlicates valuer, tout en sachant que le niveau de la consommation sajuste videmment la production (dans le cas o la production est le facteur limitant). Des interrogations existent sur lexpansion de la production brsilienne. En tout tat de cause, les cots de production et les cots logistiques devraient continuer augmenter au Brsil, en Ral ; dautres acteurs pourraient suppler aux limites du Brsil, notamment la Thalande, qui bnficie de plusieurs atouts, notamment sa proximit par rapport aux marchs porteurs de lAsie, et dune organisation conomique similaire celle dont lUE tait dote avant 2006 et qui a t attaque lOMC par le Brsil, lAustralie et la Thalande. - une dpendance forte aux dcisions du gouvernement brsilien et des USA en matire de biocarburants. - linfluence du facteur montaire (taux de change) dans la dtermination de la comptitivit-prix, influence qui peut trs sensiblement modifier la hirarchie issue des seuls cots de production et fausser la concurrence. Ainsi, une dvaluation du Ral brsilien peut suffire amoindrir considrablement limpact des efforts de comptitivit ralis par les sucriers europens, dont au premier chef les franais. De mme, le fret est une composante prendre en compte sur le march mondial, comme le stockage pour une production saisonnire faute de logistique adapte. Il est donc difficile de se faire une ide prcise de lvolution du march mondial, mais des opportunits existeront. Dautre part, il est raisonnable de penser que la volatilit des prix, en partie imputable aux stratgies des acteurs financiers sur les marchs terme, perdurera dans les prochaines annes; il est galement raisonnable de penser que le march communautaire sera plus permable quil ne lest aujourdhui cette volatilit, compte-tenu de la connexion entre march 4 mondial et march UE via les exportations dplafonnes de lUE et via des importations qui pourraient crotre. Dans un environnement expos une plus grande volatilit (prix, demande), la diversification procure par les dbouchs non alimentaires (thanol, chimie du vgtal) aura un rle au moins aussi important quaujourdhui pour la filire franaise. III - LES ENJEUX ET LES OBJECTIFS POUR LA FILIERE BETTERAVE-SUCRE-ETHANOL Au cours des 10 prochaines annes les enjeux pour la filire betterave-sucre dcoulent du nouveau contexte communautaire et des perspectives des marchs mondiaux, sommairement analyss au point II, sans oublier toutefois les proccupations en matire de sant. Lenjeu central pour la filire est de pouvoir continuer rpondre la demande alimentaire et non-alimentaire dans ce nouveau contexte, de manire viter une dynamique rgressive ou dattrition de la production. Il y va du dveloppement de notre activit, tant au niveau des agriculteurs que des fabricants de sucre, essentielle dans les zones rurales o est implante la filire. Le maintien, voire laccroissement, de lemploi direct et indirect, est ce prix. Le dveloppement insparable de la comptitivit-prix et de la production, doit tre au cur de la stratgie de la filire. La diversification de nos dbouchs et les opportunits saisir sur le march mondial sont essentielles. Dans ces conditions, les objectifs stratgiques de la filire peuvent se rsumer comme suit : Objectif 1 : rduire les cots de production agricole et industriel Lamlioration de notre comptitivit globale passe par la rduction des cots de production agricole et industrielle. Lacclration du progrs gntique et lamlioration varitale, loptimisation des pratiques agricoles, la mobilisation de surfaces supplmentaires, lallongement de la dure de campagne, lamlioration et lefficience nergtique, auront un rle majeur jouer. Objectif 2 : gagner des parts de march Accrotre notre prsence sur le march communautaire comme sur le march international. Cela veut dire aussi que lUE doit limiter au maximum les concessions dans ses ngociations bilatrales qui ne font que dstabiliser le march domestique, alors mme que les politiques montaires de certains pays ne sont pas matrises. La protection douanire doit tre maintenue. 5 Objectif 3 : diversifier les dbouchs de la production Poursuivre la diversification de notre production. Pour cela, il faut que le Gouvernement franais et lUE redonnent de lallant la production dthanol de 1 gnration, pierre angulaire du dveloppement de la 2 gnration et de la chimie du vgtal, thme retenu parmi les 34 jugs prioritaires pour lavenir industriel de la France. Objectif 4 : innover Renforcer leffort de recherche / dveloppement et dinnovation afin dasseoir un haut niveau de comptitivit. Objectif 5 : maintenir un cadre contractuel et interprofessionnel adapt Donner de la visibilit tant aux planteurs quaux fabricants de sucre grce la contractualisation des conditions dachat de la betterave et un accord interprofessionnel adapt la nouvelle situation des marchs. Ces cinq objectifs indispensables ne pourront se raliser que si le contexte conomique, rglementaire, social et socital samliore et cesse de multiplier les handicaps qui freinent le dveloppement de notre filire (charges sociales et salariales, contraintes environnementales excessives et souvent dinitiative nationale, fiscalit leve et discriminante, renchrissement du prix de lnergie par la fiscalit, diabolisation non justifie du sucre, sur-taxation du biothanol, ) 6 Analyse stratgique filire BETTERAVE SUCRE Phase 1 : identifier les forces/faiblesses internes et les volutions positives/menaces de lenvironnement externe lhorizon de 10 ans de manire dgager une ou plusieurs stratgies 1 - Contribution ltat des lieux (diagnostic interne de la filire) La filire betterave-sucre-ethanol reprsente 45 000 emplois directs, un chiffre daffaires de 4/5 Mds et un solde extrieur de 1 Mds ATOUTS/FORCES FAIBLESSES 1. PRODUCTION BETTERAVIERE 1.1 Surfaces : . la superficie betteravire la plus importante de lUE (400 000 ha), globalement stabilise depuis 2000, en hausse depuis 2008 et cela malgr la rforme de 2006 (rle important de lthanol) 1.2 Conditions agro-climatiques : . conditions agro-climatiques favorables : sols, pas de facteurs limitants (eau, ) : besoins en eau relativement modrs (irrigation rgulire uniquement sud seine), et plus faibles que pour la canne 1.3 Rendements : . doublement du rendement betteravier ( 16) en 50 ans (48 t/ha 96 t/ha) . croissance de 2%/an du rendement sucre (sur 20 ans, de 10 t/ha 13 t/ha de sucre achet, 15 t/ha en 2011 ) . la betterave est la seule grande culture connaitre une croissance du rendement sur les 20 dernires annes; avantage comparatif vis vis du bl et des orges . rendements betteraviers les plus levs de lUE . variabilit inter-annuelle plus faible que celle dautres cultures 1.4 Pratiques culturales : . baisse de la fertilisation tout en prservant une croissance des rendements: rduction (qts/ha) de 30% des apports dazote minral grce aux outils de pilotage; baisse de 20% des quantits moyennes pour la potasse, 45% pour le phosphore . protection phytosanitaire : dveloppement du dsherbage mcanique et rduction des - 1.1 Surfaces : 1.2 Conditions agro-climatiques : 1.3 Rendements : 1.4 Pratiques culturales : . pas de possibilit de se passer totalement de dsherbage chimique 7 quantits de matires actives par quantits de sucre/ha. . dveloppement du bio-contrle et de lagriculture de prcision . effet bnfique de llvation des tempratures (avancement des dates de semis , gains de tempratures pendant la priode de dveloppement, hausse du taux de CO2) . mise en place dintercultures, prcdant la betterave, et pige nitrates => rduit les pertes dazote, amliore le taux de MO; simplification des techniques culturales (en particulier travail du sol) . effet bnfique de la betterave dans la rotation culturale (# monoculture) 1.5 Progrs gntique : . varits rsistantes la rhizomanie, tolrantes aux nmatodes et rhizoctones . amlioration varitale (notamment programme AKER dont lobjet est de multiplier par deux le taux daccroissement annuel de la quantit de sucre produite par hectare) . progrs gntique plus rapide pour la betterave (plante annuelle) que pour la canne (plante pluriannuelle) 1.6 Potentiel de production : . en dveloppement : la rcolte betteravire dpasse systmatiquement les 30 Mt (33,5 Mt en moyenne entre 2007 et 2013, contre 30,7 Mt entre 2000 et 2006) . le maintien des bassins de production ( lexception du Bassin dAiserey) . 24 260 exploitations betteravires (RA 2010) . surfaces disponibles importantes 1.7 rcolte/stockage : . mcanisation croissante (gains en main-doeuvre, plus grande adaptation aux conditions de rcolte, avec le recours aux machines intgrales) . rduction de la tare terre : le taux de dtrage est pass de moins de 5% en 2001 60 % en 2012 ; la tare dchet a t rduite depuis 2001 et prsente une moindre sensibilit aux fortes pluviomtries dautomne. 1.5 Progrs gntique : . pas de recours aux OGM. Cest un handicap rel pour le dveloppement de rsistances aux maladies (avec son interaction positive sur le rendement en sucre) ou certains herbicides. . cot du progrs gntique et des semences (vs canne et autres cultures). La betterave nayant pas un effet de masse suffisant par rapport dautres cultures, ses cots de recherche dveloppement sont proportionnellement plus levs. 1.6 Potentiel de production : 1.7 rcolte/stockage : . charges / cot croissant des chantiers de rcolte et moindre flexibilit dans les dates darrachage. . lallongement des dures de campagne accroit les risques au stockage, mais matrisables notamment grce au bchage. Cots supplmentaires pour les planteurs mais meilleur amortissement des frais fixes en sucrerie dus lallongement de la dure des campagnes. 1.8 betteraves thanol 8 1.8 betteraves thanol : . dveloppement du dbouch thanol (20% des betteraves destines la production dthanol/alcool) 1.9 rsultats conomiques : . un revenu scuris par le rgime des quotas . marge moyenne suprieure aux crales et autres grandes cultures . cots de production parmi les plus bas dans lUE 1.9 rsultats conomiques : . baisse des DPU et risque de distorsion de concurrence entre Etats-membres compte tenu des possibilits de recouplage 2. INDUSTRIE SUCRIERE 1.1 efficacit/efficience productive : gains et rattrapage Le dveloppement de la production dthanol a permis de maintenir peu prs son niveau 2000 la surface consacre la culture de la betterave, alors que le nombre dusines passait de 45 en 1996 / 1997 25 en 2008 / 2009. En consquence : . quasi doublement du tonnage de betteraves trait par usine : 780 000 tonnes en 2000, 1,1 Mt de betterave effective en 2011 . hausse de la production moyenne de sucre par usine Par ailleurs : . allongement des dures de campagne : 70 80 jours jusquen 2002, 80 90 jours jusquen 2007, 100 110 jours depuis 2008 . accroissement de la capacit journalire de traitement . amlioration du process sucrier dextraction : - ratio sucre / betterave (6,8 t de betteraves pour 1 tonne de sucre, contre 7,1 t en 1989) - ratio sucre entr / sucre rcupr . rayon dapprovisionnement plus faible que dans le reste de lUE 1.2 performance nergtique et environnementale : 1.1 efficacit/efficience productive : mais toujours derrire Allemagne et PB . production moyenne par usine plus faible quen Allemagne (230 000 t/usine en 2011) et Pays-Bas (500 000 t sucre/usine) . dure de campagne plus faible (112 jours en 2011 / 2012 pour la France) que dans le reste de lUE (124 jours en moyenne) 1.2 performance nergtique et environnementale : 9 . rduction de la consommation nergtique (thermies/tonne de betterave) (- 50% en 30 ans) . eaux (la quantit deau contenue dans les betteraves permet aux sucriers dtre zro prlvement deaux neuves), pandage rejets (fertilisation, rduction des intrants chimiques, retour des terres pour les pandages deaux terreuses, lutte contre lrosion). . dbouch en alimentation animale des pulpes 1.3 transport et reception des betteraves : . gnralisation du 44 T 1.4 efficacit / performance conomique : . prix de la betterave plus faible que dans le reste de lUE 1. 5 structure du capital: 1.6 diversification via la filire thanol: . investissements importants et modernes gnralement dans de nouvelles units de production . pour la production dalcool-thanol, les conditions conomiques de la betterave sont plus stables que celles des crales . handicap vis vis de la filire canne-sucre : pas dquivalent la cognration de la bagasse . eaux (traitement de la charge polluante), pandage rejets (risque dinterdiction de lpandage) . GES (gaz effets de serre) / quotas CO2 : cots supplmentaires. Mises aux normes environnementales : cots supplmentaires 1.3 transport et reception des betteraves : . cotaxe Poids Lourd . nuisance pour les riverains mme si des efforts ne cessent dtre raliss par les sucriers 1.4 efficacit / performance conomique : . Industrie fortement capitalistique . Rglementation franaise plus contraignante que celle des autres pays europens : exemple des auxiliaires technologiques o notre rglementation nationale impose des listes positives. .propension de ladministration franaise sur transposer les rglementations europennes : exemple de la directive IED et des valeurs limites dmission. 1. 5 structure du capital: 1.6 diversification via la filire thanol . dpendance aux politiques publiques de soutien (dfiscalisation) et de fixation dobjectifs souvent remis en cause . faibles marges du fait de pratiques dloyales limportation 10 3. MARCHS . France 1er producteur europen et mondial de sucre de betterave (5,1 millions de tonnes de sucre produit pour 2011/2012) suivi de l'Allemagne (4,5 millions de tonnes en 2011/2012), et le 7me producteur mondial de sucre (Brsil, Inde, Chine, Thalande, USA, Mexique) . gains de parts de march sur lUE depuis 2006 (effet positif de la rforme de 2006) . taux d'auto approvisionnement (production / utilisations intrieures de sucre) trs largement positif (180-190%), gnrant un excdent des changes suprieurs 1 milliard d'eurosi. . capacit rpondre aux dficits de certaines zones intra-UE (Italie, Espagne, Europe centrale et du Sud-Est) . protection tarifaire extrieure incluant des droits additionnels. . concurrence du sucre de canne sous contrle (droits de douane) . difficults du secteur du raffinage . limitation de la production et de la concurrence de lisoglucose et des autres substituts au sucre. Cet atout disparat avec la suppression des quotas au 1ier octobre 2017. . des groupes de taille internationale (Tros, Cristal Union, SLS) . un portefeuille de marques important (Beghin Say, Daddy, Erstein, SLS...) . 1er producteur mondial dthanol de betterave. . croissance plus rapide de la production mondiale de sucre de canne. La part de march du sucre de betterave en est dautant rduite.. pertes de parts de march sur le march mondial suite la rforme de 2006 . march Fr & UE mature, faible croissance de la demande communutaire, premier dbouch pour le sucre made in France . croissance des importations communautaires suite aux accords de libre-change et en fonction des prix mondiaux . distance entre zones de production franais et zones dficitaires europennes; cot de transport plus lev, notamment pour atteindre les marchs priphriques.. rayon de commercialisation 2 fois plus lev quen Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni . pression concurrentielle accrue au prtexte de vertu environnementale . zone gographique lexport concentre sur le Moyen Orient, lAfrique du Nord et lAfrique noire, o des investissements de raffinage se sont dvelopps suite la rforme de 2006. 11 4. GOUVERNANCE de la FILIERE 1.1 Une organisation interprofessionnelle trs structure . un accord interprofessionnel national qui rgit les relations contractuelles entre planteurs et fabricants de sucre dans le cadre des quotas (modalits de rmunration des planteurs, sur la base du prix minimum communautaire de la betterave) dans le cadre du CIPS . instituts techniques (ITB, ARTB) . des structures de promotion : CEDUS . des syndicats professionnels (CGB, SNFS, FCB) efficients 1.2 Un lien trs troit et ractif avec les semenciers et les fabricants de matriel 2 Opportunits et menaces prsentes dans lenvironnement lhorizon de 10 ans (diagnostic externe de lenvironnement de la filire) GAINS/OPPORTUNITS (possibilits extrieures positives) RISQUES/MENACES (problmes, obstacles, limitations extrieures) 1.1 PRODUCTION BETTERAVIERE (vs canne) . constat de llvation des tempratures (+ pour la betterave, - pour la canne) . potentiels de surfaces . agrandissement et conomies dchelle (chantiers de rcolte) . place de la betterave dans les rotations culturales . progrs gntique : augmentation du rendement sucre varits rsistantes aux maladies et aux herbicides 1.2 INDUSTRIE SUCRIERE : -. allonger la dure de campagne - rduire les consommations nrgtiques(mme si les marges de progression deviennent limites), amliorer la performance nergtique - valoriser les coproduits pour la production dnergie (biogaz partir de pulpes ou de vinasses) . se diversifier 1.1 PRODUCTION BETTERAVIERE : . baisse des DPU . concurrence possible par les cultures alternatives . volatilit des prix du sucre, rpercute au niveau planteur . contraintes environnementales,sur les intrants notamment : si rduction, risque de baisse des rendements et daccroissement de la variabilit interannuelle des rendements . concurrence de la canne . hausse du cot de lnergie 1.2 INDUSTRIE SUCRIERE : - hausse du cot de lenergie. - durcissement des contraintes environnementales et conscutivement, accroissement des cots de mise aux normes. - volatilit des prix (Brsil avec les arbitrages alcool / sucre et la parit du Rall brsilien) 12 1.3 MARCH MONDIAL du SUCRE: . perspectives de croissance des changes mondiaux . consommation mondiale croissante ( environ 2 %/an), 200 Mt en 2020 . croissance de la consommation des pays dAfrique du Nord (Egypte, Algrie, Maroc) etpositionnement priviligi de la France (gographie, histoire,...) sur ces zones . expansion ralentie de la production de sucre de canne au Brsil . hausse des cots de production au Brsil en Ral . faible croissance relative des disponibilits exportables des pays ACP-PMA 1.4 MARCH COMMUNAUTAIRE du SUCRE: . suppression des quotas baisse voire arrt de la production dans les pays les moins comptitifs nouveaux dbouchs dans les pays du sud de lUE, mais dont lampleur reste dfinir compte tenu notamment des importations fin de la limitation des exportations sur le march mondial . faible croissance des importations ACP-PMA du fait de prix plus faibles et des dbouchs rgionaux pour ces pays 1.5 ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE ET MONETAIRE: . apprciation du dollar ou maintien un niveau lev 1. 3 MARCH MONDIAL du SUCRE: . de fort taux de croissance de la consommation essentiellement centrs sur lAsie. . concurrence croissante des autres produits sucrants . expansion maintenue de la production thalandaise . monte de lautosuffisance dans les principaux pays consommateurs . dveloppement du raffinage de destination en Afrique du Nord, pour approvisionner leur march intrieur, voire le march UE . baisse du prix mondial du sucre 1.4 MARCH COMMUNAUTAIRE du SUCRE: . risque de recouplage des aides dans certains pays . plus grande volatilit du march . stagnation globale de la demande intrieure communautaire . renforcement des contraintes nutritionnelles et dplacement des prfrences des consommateurs. Toutefois, il faut tenir compte des problmes technologiques de substitution sucre/isoglucose et dune tendance forte pour la naturalit qui joue en faveur du sucre. . fiscalit nutritionnelle . concurrence de lisoglucose qui pourrait tre favorise par la baisse de prix des crales . renforcement de la concurrence intra-UE => baisse des prix du sucre => baisse du prix de la betterave . multiplication des accords de libre-change etrisque douverture de contingents supplmentaires (Thalande, Afrique du Sud, ) . rduction de la protection tarifaire sur le sucre 1.5 ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE ET MONETAIRE: . baisse et volatilit du taux de change du Dollar et du Real vis vis de leuro et des monnaies des pays exportateurs. . croissance prudente de lconomie mondiale 13 1.6 FILIERE ETHANOL: . biocarburants 1ire gnration, lthanol de betterave bnficiant du meilleur bilan carbone en europe. . nouveaux dbouchs (chimie du vgtal) . avantage de lthanol sur les autres sources dnergie renouvelables pour les transports, notamment sur llectricit (cf conclusions de ltude de lADEME novembre 2013) . 1.7 Gouvernance interprofessionnelle: . un dispositif rglementaire communautaire qui prvoit un accord interprofessionnel et une politique contractuelle obligatoires, conclus avant les semis, dcoulant de lenvironnement post-quota et adapts aux besoins de renforcement de la comptitivit. lexception des zones relativement loignes de lUE 1.6 FILIERE ETHANOL: . contraintes sur la premire gnration (ILUC, ) avec le risque dun plafonnement des taux dincorporation trop bas . politique de lUE (taux dincorporation, rgime fiscal et autres soutiens) plutt en retrait . attentes socitales : forte pression des ONG anti agro carburants . . domination des USA et du Brsil sur la production dthanol qui se renforce et menace la rentabilit des productions europennes, dautant plus que des TRQ seraient accords aux USA et au Brsil dans le cadre des ngociations bilatrales. 1.7 Gouvernance interprofessionnelle:

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