Revue Reach Hiver 2012

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    24-Mar-2016

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Mysterieuses questions microbiennes plus incursion dans le cerveau des nouvelles-nes et changements climatiques et evolution humaine.

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  • MYSTRIEUSES QUESTIONS MICROBIENNES PLUS

    INCURSION DANS LE CERVEAU DES NOUVEAU-NS

    CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET VOLUTION HUMAINE

    H I V E R 2 0 1 2

  • TABLE DES MATIRES

    1 Une rencontre mondiale extraordinaire

    2 In memoriam Vignettes

    3 Des chercheurs de lICRA font parler deux

    5 Mise en lumire de mystres microbiens

    8 Incursion dans le cerveau des nouveau-ns : que savent les bbs sur le langage?

    10 Changements climatiques et volution humaine : regard sur le pass

    12 largissement des horizons pour des chercheurs prometteurs

    15 Investir dans lavenir

    16 Cercle lunaire de lICRA

    17 Donateurs de lICRA

    20 Conseil dadministration de lICRA

    Crer des connaissances qui largissent les possibilits humaines.

    LICRA est un institut de recherche priv sans but lucratif

    qui, depuis 30 ans, change lunivers de la recherche et

    accrot la capacit de recherche au Canada. Nos chercheurs

    travaillent actuellement de grandes questions qui

    pourraient amliorer la sant humaine et lenvironnement,

    transformer la technologie, favoriser la cration de socits

    plus solides, rehausser notre comprhension de la culture

    humaine et mme permettre de cartographier lUnivers.

    Prs de 400 chercheurs de 16 pays participent nos quipes

    de recherche avances multidisciplinaires, collaboratives

    et au long cours. uvrent lappui de lICRA des

    personnes exceptionnelles, des fondations, des socits, le

    gouvernement du Canada et les gouvernements de lAlberta,

    de la Colombie-Britannique et de lOntario.

    E N P A G E C O U V E R T U R E

    Image dun protiste recouvert de bactries capte laide dun

    microscope lectronique balayage. Il ne sagit l que lun des

    nombreux microorganismes complexes et magnifiques

    tudis par Patrick Keeling et ses collgues de lICRA. Les

    protistes constituent le groupe le plus vaste et le plus vari de

    tous les eucaryotes (cellules dotes dun noyau). Dans ce cas

    prcis, le professeur Keeling vise comprendre pourquoi des

    bactries enveloppent le protiste comme sil sagissait dune

    boule au rhum .

    Source : Kevin Carpenter et Patrick Keeling

    R E T O U R N E R L E S O B J E T S N O N D I S T R I B U A B L E S :

    Reach, l'Institut canadien de recherches avances

    180, rue Dundas Ouest, bureau 1400, Toronto (Ontario)

    M5G 1Z8

    Tlphone : (416) 971-4251 Tlcopieur : (416) 971-6169

    Courriel : letterstoreach@cifar.ca

    Web : icra.ca

    Suivez-nous @CIFAR_News

    NE-Numro dinscription 11921 9251 RR0001

    Hiver 2012Volume 12, Numro 1

  • 01

    Pour la premire fois en

    30 ans, le Canada sera lhte

    de cette extraordinaire

    rencontre de chercheurs,

    dcideurs, ducateurs et

    journalistes qui se runissent

    chaque anne pour partager

    de nouveaux rsultats et

    parler denjeux mondiaux.

    Plusieurs groupes dexperts

    comptent des chercheurs de lICRA, et ce numro de la

    revue Reach met en vedette certains de leurs travaux.

    Nous mettons en lumire les travaux de Patrick Keeling,

    biologiste et Boursier de lICRA qui, laide de nouvelles

    techniques puissantes visant scruter lunivers

    microbien, ralise des dcouvertes sur les protistes

    microscopiques principalement des organismes

    unicellulaires qui jouent un rle important dans le

    maintien de la vie sur Terre.

    Nous mettons aussi en vedette Janet Werker,

    psychologue et Boursire de lICRA dont les travaux

    claircissent le mcanisme dapprentissage du langage

    qui se produit beaucoup plus tt que lon ne croyait.

    Les recherches de la professeure Werker dmontrent

    que dans les premiers jours de vie, les nouveau-ns

    ragissent dj diffremment une langue familire

    et une langue non familire.

    Mark Collard, archologue travaille avec des

    climatologues pour mieux comprendre comment les

    changements climatiques lchelle plantaire ont

    influenc lvolution humaine. Comme vous le verrez

    la lecture de cet article, ces connaissances pourraient

    se rvler fort utiles pour mieux comprendre les

    mcanismes par lesquels notre environnement pourrait

    influencer les humains lavenir.

    LAAAS et lICRA sengagent tous deux favoriser le

    perfectionnement professionnel des chercheurs. Ce

    numro de Reach fait tat des occasions de recherche

    et de leadership que permet lAcadmie des Boursiers

    juniors de lICRA et met en lumire trois Boursiers

    juniors exceptionnels.

    Mme si nous ressentons encore cruellement la perte

    de Fraser Mustard, entrepreneur intellectuel et fondateur

    de lICRA, nous clbrons sa vision dun institut

    mondial qui prconise la recherche interuniversitaire et

    interdisciplinaire et qui explore les dfis scientifiques et

    sociaux dimportance pour le Canada et le monde. Il est

    tout fait opportun de commencer ce numro consacr

    lAAAS, par un hommage un homme qui a accueilli

    le monde au Canada et qui a offert aux chercheurs de la

    plante un havre intellectuel au sein de lICRA.

    Chaviva M. Hoek, O.C.Prsidente et chef de la direction et

    Boursire de la Fondation Lawson

    UNE RENCONTRE MONDIALE EXTRAORDINAIRE Des milliers de personnes de partout au monde vont se runir Vancouver

    en fvrier 2012 pour participer la runion annuelle de lAmerican Association

    for the Advancement of Science (AAAS) et lICRA sera de la partie.

  • 02

    Cest avec

    tristesse que les

    Canadiens ont

    appris le dcs de

    Fraser Mustard

    en novembre

    dernier. Homme

    remarquable,

    le professeur

    Mustard a fond lInstitut et en a assur

    la prsidence pendant les quatorze

    premires annes. Tout au long de

    sa vie, il a t un membre actif de la

    communaut de recherche de lICRA.

    Fraser ne voulait rien de moins que de

    crer un institut denvergure mondiale

    favorisant la recherche interdisciplinaire

    et explorant les dfis scientifiques et

    sociaux auxquels font face le Canada

    et le monde. Il a rehauss de faon

    considrable notre comprhension

    de la faon dont les gradients sociaux

    et conomiques influencent la sant,

    le dveloppement pendant la petite

    enfance et le mieux-tre tout au long de

    la vie. la fin de sa vie, il sest passionn

    pour la recherche sur le dveloppement

    humain fond sur une quit vritable,

    objectif que doivent adopter tous les

    pays et communauts selon lui.

    Pour clbrer son uvre prodigieuse,

    lICRA a mis sur pied le Fonds Fraser

    Mustard.

    Le fonds permet des chercheurs

    dexplorer des sujets qui amliorent

    notre comprhension de la notion

    dquit dans le dveloppement

    humain. Les chercheurs travaillent des

    questions importantes, notamment :

    Clbration de la vie de Fraser Mustard, pre fondateur de lICRA

    IN MEMORIAM

    Pourquoi certaines socits sont-elles

    plus saines que dautres? Comment

    les expriences et les conditions de

    vie influencent-elles la biologie du

    dveloppement et tracent-elles une

    trajectoire qui dtermine la sant tout

    au long de la vie? Et pourquoi certains

    pays sont-ils plus aptes soutenir leurs

    habitants devant de multiples menaces?

    Joignez-vous nous et laissez-vous

    inspirer par la dtermination, la curiosit

    et la grande intelligence de Fraser ,

    affirme Chaviva Hoek, prsidente et chef

    de la direction.

    Pour de plus amples renseignements,

    veuillez communiquer avec Kara Spence,

    vice-prsidente lavancement au

    kspence@cifar.ca ou au (416) 971-4439.

    Le professeur Alan Bernstein commencera

    son mandat titre de nouveau prsident

    et chef de la direction de lInstitut le

    1ermai2012.

    Alan est un dirigeant visionnaire

    riche dune vaste exprience la barre

    dentreprises davant-garde qui mnent

    des recherches de pointe et favorisent la

    collaboration interdisciplinaire, tout comme

    lICRA, a affirm David Dodge, prsident

    du conseil dadministration. Nous sommes

    heureux de le voir revenir au Canada.

    Il y a peu de temps encore, le professeur

    Bernstein tait directeur gnral de Global

    HIV Vaccine Enterprise New York, une

    alliance internationale de chercheurs

    et de bailleurs de fonds dont le mandat

    est dacclrer la mise au point dun

    vaccin contre le SIDA. De 2000 2007,

    le professeur Bernstein a t le premier

    prsident des Instituts de recherche en

    sant du Canada, principal organisme

    fdral de soutien de la recherche en sant,

    o il a pilot la transformation

    de la recherche en sant au Canada.

    Pour consulter la biographie intgrale du

    professeur Bernstein, veuillez aller au

    www.icra.ca.

    Alan Bernstein, O.C., nouveau prsident et chef de la direction compter du 1ermai2012

    VIGNETTES

  • 03

    Des scientifiques ont cr lun des plus petits

    circuits lectroniques du monde compos de deux

    cbles spars par seulement 150 atomes. Lquipe

    dirige par Guillaume Gervais, Universit McGill

    et Mike Lilly, Centre de nanotechnologies intgres

    des Sandia National Laboratories, a dcouvert que

    le courant dans un cble pouvait entraner un effet

    important et inattendu dans le deuxime cble.

    Ils ont chang de faon impressionnante ,

    a dit le professeur Gervais au Toronto Star. Si

    vous envoyez un courant dans lun dentre eux, un

    courant transitoire se dveloppera dans lautre ou, en

    dautres termes, une tension apparat spontanment

    dans le deuxime cble. Parfois, le courant induit

    avanait et parfois il reculait. Lquipe a dcouvert

    avec tonnement que la tension induite dans ces

    circuits nanomtriques correspondait autant que

    25 % de la tension dentre. Ces rsultats pourraient

    nous permettre de mieux comprendre les circuits

    lectriques nanomtriques afin daugmenter la

    vitesse et la puissance des circuits lectroniques

    utiliss dans diverses technologies, comme les

    tlphones intelligents et les ordinateurs de table.

    Les rsultats de lquipe ont t publis dans la revue

    Nature Nanotechnology.

    DES CHERCHEURS DE LICRA FONT PARLER DEUX

    Des chercheurs de lICRA font les gros titres partout au monde.

    Voici un aperu de la couverture rcente :

    La crise de la dette en Europe suscite de

    lanxit au plan mondial. Peter A. Hall,

    membre de lICRA bas lUniversit

    Harvard, croit que les mythes conomiques

    qui prvalent depuis la cration de lUnion

    conomique et montaire en Europe

    ont contribu la crise de la dette. Dans

    un article en ligne destin au service

    international de diffusion allemand Deutsche

    Welle, le professeur Hall avance que la crise

    a dmoli un grand nombre de ces mythes

    fondateurs, comme celui qui prtend que

    les proccupations de la Banque centrale

    europenne ne devraient se limiter qu

    linflation. Mais, dit-il, davantage de ces

    mythes doivent scrouler pour que se

    rtablisse la zone euro. Le professeur Hall

    parle du besoin dune politique fiscale

    coordonne et dune banque centrale qui

    assure la gestion de la dette souveraine.

    Qui plus est, il avance que la rforme

    structurelle nest pas un substitut une

    vritable stratgie de croissance. Si lEurope

    espre rsoudre la crise et rtablir la

    croissance conomique, des changements

    rapides simposent.

    D E U T S C H E W E L L E

    La longue courbe dapprentissage de lUnion europenne

    T H E T O R O N T O S T A R

    Que se passe-t-il quand on place deux cbles seulement 150 atomes de distance?

  • 04

    De nouveaux rsultats dmontrent que le fait

    davoir un nom consonance anglaise procure

    un avantage pour se dcrocher un emploi.

    Des chercheurs ont envoy des milliers de

    curriculum vitae factices en rponse des

    offres demploi Vancouver, Toronto et

    Montral et ont dcouvert que les postulants

    au nom consonance anglaise avaient plus

    de chances de recevoir un appel, mme

    comptences gales avec leurs homologues

    non-anglophones. Philip Oreopoulos,

    Chercheur au sein du programme Interactions

    sociales, identit et mieux-tre a dirig ltude de

    concert avec la doctorante Diane Dechief; ils

    ont tous deux pour port dattache lUniversit

    de Toronto. Comme le signale The Globe

    and Mail, les chercheurs ont parl avec des

    recruteurs et ont appris que les employeurs

    avaient des inquitudes quant aux lacunes des

    aptitudes en communications. Les professeurs

    Oreopoulos et Dechief souponnent quentre en

    jeu une discrimination ethnique implicite. Ces

    recherches pourraient modifier la faon dont les

    employeurs choisissent les candidats ventuels

    une entrevue. Ces rsultats sont tirs dun

    document de travail labor pour Metropolis

    British Columbia Centre of Excellence for

    Research on Immigration and Diversity.

    T H E G L O B E A N D M A I L

    quoi mne un nom? un emploi, peut-tre.

    T H E G A Z E T T E

    Les difficults prcoces contribuent au faonnement de lADN

    Les expriences de la petite enfance laissent une

    trace durable sur notre ADN. Des recherches

    menes par Clyde Hertzman, Universit de la

    Colombie-Britannique et Moshe Szyf, Universit

    McGill, tous deux membres de lICRA, ont permis

    de dcouvrir un lien entre lenvironnement

    socioconomique tt dans la vie et des variations

    dans lADN chez lhumain. Cette intriorisation

    biologique pourrait expliquer pourquoi certains des

    effets ngatifs sur la sant associs une situation

    socioconomique moins favorable, comme

    lobsit, peuvent perdurer toute la vie, mme en

    cas damlioration de la situation socioconomique.

    Comme le rapporte The Gazette, les chercheurs ont

    examin un type de changement de lADN connu

    sous le nom de mthylation. Ils ont dcouvert

    que lenvironnement socioconomique pendant

    la petite enfance a une influence plus importante

    sur la mthylation de lADN lge adulte que

    lenvironnement qui prvaut ce moment de la vie.

    La prochaine tape est de comprendre comment

    ces changements de lADN influencent la sant.

    Les rsultats de lquipe ont t publis dans

    International Journal of Epidemiology.

    N A T I O N A L G E O G R A P H I C N E W S

    La viande de brousse pour ceux qui ont faim : tude

    La viande despces en voie de disparition et

    lanmie infantile constituent des enjeux complexes

    dans les rgions recules du monde. La viande de

    brousse est une source de fer, un lment essentiel

    de lhmoglobine. Les recherches dmontrent que

    les enfants qui mangent de la viande de brousse

    risquent moins de souffrir dune anmie qui peut

    entraver la croissance et le dveloppement. Lia

    Fernald, membre de lICRA base lUniversit

    de la Californie Berkeley a fait partie dune

    quipe qui sest aventure dans une rgion recule

    de Madagascar o la population locale dpend

    fortement des espces sauvages comme source de

    nourriture, y compris plusieurs espces en voie de

    disparation, comme le lmur.

    Lquipe a dcouvert que si la population ltude

    perdait laccs aux espces sauvages comme

    source de nourriture et quaucune autre mesure

    ntait prise, les cas danmie chez les enfants

    augmenteraient de faon importante. National

    Geographic News dcrit comment ces rsultats de

    recherche ont des rpercussions significatives sur

    les lois rgissant la conservation de la faune et sur la

    sant des enfants de par le monde.

  • 05

    MISE EN LUMIRE DE MYSTRES MICROBIENS PAR MARGARET POLANYI

    Il nest donc pas surprenant qu loccasion

    dun voyage rcent en Australie pour

    participer une runion, il ait apport

    sa combinaison de plonge et son

    microscope. Habituellement, les objets de

    sa fascination sont trop petits pour tre vus

    lil nu, mais ils ont le don dubiquit.

    Ils se trouvent en nous, dans le sol, les

    lacs et rivires, et lair, dit-il. Ils pntrent

    tous les cosystmes imaginables. En leur

    absence, notre cosystme seffondrerait.

    Les protistes utilisent le gaz carbonique

    dans latmosphre terrestre et librent de

    loxygne. Ils insufflent des nutriments

    essentiels dans leau et jouent un rle

    important dans la chane alimentaire.

    Ils font partie intgrante de nombreux

    procds industriels.

    Les protistes constituent le groupe le

    plus vari et le plus vaste des eucaryotes

    (cellules dotes dun noyau) qui comptent

    tous les animaux, les plantes et les

    champignons. Toutefois, jusqu tout

    rcemment, nous ne connaissions gure

    lampleur de leur diversit. Pendant le

    plus clair de lHistoire humaine, nous

    navions mme pas not leur existence ,

    dit le professeur Keeling, directeur du

    programme Biodiversit microbienne

    intgre de lICRA.

    Cela sexplique entre autres par le fait

    quil est compliqu dtudier les protistes.

    Si vous tudiez les girafes, vous pouvez

    partir la recherche dune girafe. Mais

    si vous tudiez les microorganismes,

    la cellule et lorganisme se confondent.

    Il vous faut donc travailler au plan

    cellulaire. Pour tudier les cellules, on

    en fait habituellement la culture pour en

    obtenir un grand nombre partir dune

    seule cellule. Mais il est difficile de cultiver

    la plupart des protistes dans un vase de

    Ptri, car il est pratiquement impossible de

    reproduire leur environnement complexe.

    Dans locan au large des ctes

    de lAustralie se trouve lun des

    plus grands terrains de jeux

    du monde pour les cratures

    marines, les microorganismes et

    les humains. La Grande Barrire

    de corail et les courants qui y

    tourbillonnent foisonnent de ce

    que lon appelle les protistes :

    principalement des microbes

    unicellulaires. Il sagit

    dorganismes incroyablement

    complexes et magnifiques aux

    formes, aux symtries et aux

    comportements tonnants ,

    dit Patrick Keeling, Boursier

    de lICRA, et biologiste et

    protistologiste lUniversit de

    la Colombie-Britannique.

  • 06

    Toutefois, grce de rcentes perces

    technologiques, il nous est maintenant

    possible de rencontrer les protistes de

    visu. Des perces comme la gnomique

    unicellulaire et le squenage dADN

    haut rendement permettent de gnrer

    des connaissances importantes sur leur

    univers. Nous pouvons maintenant

    squencer des gnomes complets partir

    dune cellule quil est impossible de cultiver

    en laboratoire , dit le professeur Keeling.

    Ce dernier a commenc uvrer dans le

    domaine il y a prs de vingt ans titre de

    doctorant de Ford Doolittle, Boursier de

    lICRA lUniversit Dalhousie.

    laide de techniques molculaires

    puissantes, le professeur Keeling a

    ralis des dcouvertes emballantes. En

    collaboration avec Claudio Slamovits,

    Chercheur de lICRA, il a dcouvert un

    protiste marin appel Oxyrrhis marina

    qui vole sa proie un gne favorisant

    la photosynthse. Il semble que le

    prdateur pourrait utiliser le gne vol

    pour produire de lnergie partir de

    la lumire du soleil ou bien utiliser

    la lumire du soleil pour digrer ses

    aliments. Il sagirait l dune utilisation

    novatrice de la lumire comme source

    dnergie , affirme le chercheur.

    Actuellement, son laboratoire essaie de

    comprendre une relation curieuse entre

    des protistes et des bactries qui vivent

    ensemble dans lestomac dinsectes

    xylophages. Les bactries enrobent les

    protistes comme une boule au rhum .

    Le professeur Keeling a mis la thorie

    qu ils doivent changer un certain type

    de nutriment, quils ont conclu une sorte

    daccord de coopration .

    Au fil de la dcouverte de nouveaux

    protistes, de nouvelles lignes et de

    nouvelles relations, le professeur

    Keeling et ses collgues de lICRA

    transmettent leurs rsultats au projet

    web Arbre de vie, un recueil massif de

    toutes les connaissances scientifiques

    sur la diversit, lhistoire volutive et

    les caractristiques de chaque espce

    et groupe important dorganismes sur

    Terre, vivants ou disparus.

    Ces jours-ci, larbre a une allure bien

    diffrente. Il y a cinquante ans, nous

    avons dessin larbre en faisant des

    animaux et plantes les lments les plus

    importants. Les protistes se trouvaient

    quelque part au bas de larbre , explique

    le professeur Slamovits qui tudie le

    gnome de protistes lUniversit

    Dalhousie. Maintenant, cest le

    contraire. On reprsente les animaux

    par une branche minuscule; il en va de

    mme pour les plantes. Ceux-ci font

    partie dun immense buisson comptant

    des milliers de branches et de feuilles

    reprsentant surtout des protistes.

    Nous pouvons maintenant

    squencer des gnomes

    complets partir dune

    cellule quil est impossible

    de cultiver en laboratoire.

    Emiliania huxleyi : ce protiste est une

    algue marine commune qui absorbe

    le gaz carbonique de latmosphre et

    libre de loxygne.

    Source : J. Young, Natural History

    Museum, Londres

  • 07

    Les microbiologistes font aujourdhui

    pour la biologie ce que Copernic a fait

    pour la cosmologie, dit le professeur

    Keeling. Nous nous retirons du centre

    de lUnivers.

    Qui plus est, ltude des protistes peut

    jeter de la lumire sur lorigine de la

    maladie, ajoute le professeur Slamovits,

    organisateur dun symposium sur la

    diversit microbienne la runion

    de lAAAS en 2012. Certains protistes

    provoquent des infections chez lhumain,

    comme la malaria, alors que dautres

    entranent des maladies chez la volaille,

    le bovin et le poisson. Il y a quelques

    annes seulement, lquipe du professeur

    Keeling et le professeur Julius Luke, un

    Associ tchcoslovaque de lICRA, ont

    ralis une dcouverte tonnante qui

    tablissait un lien phylognique entre la

    malaria et les algues responsables de la

    mare rouge toxique.

    Il nous reste beaucoup de choses

    apprendre sur la diversit microbienne

    mme alors quelle est menace

    par lactivit humaine. Le professeur

    Keeling cite une tude mene

    lUniversit Dalhousie qui a fait appel

    des donnes ocanographiques pour

    dmontrer que la diversit microbienne

    est la baisse, et ce, denviron un

    pour cent par anne depuis cent ans.

    Si vous faites le calcul, cela revient

    environ moiti moins de diversit.

    Considrez le blanchissement

    corallien qui tue le corail des endroits

    comme la Grande Barrire de corail.

    Cela se produit quand les protistes sont

    jects des cellules coralliennes.

    Il ny a aucun protiste sur la Liste rouge

    des espces menaces, mais des masses

    dentre eux sont probablement en voie

    de disparition, car chaque fois quun

    animal disparat, il y a peut-tre vingt

    microorganismes qui disparaissent avec

    lui , dit le professeur Keeling.

    Tout cela ajoute un sentiment durgence

    encore plus grand ces recherches.

    Les microbiologistes

    font aujourdhui pour

    la biologie ce que

    Copernic a fait pour

    la cosmologie. Nous

    nous retirons du

    centre de lUnivers.

    Patrick Keeling lors dun voyage rcent en Australie.

  • 08

    INCURSION DANS LE CERVEAU DES NOUVEAU-NS : QUE SAVENT LES BBS SUR LE LANGAGE? PAR MARGARET POLANYI

    Ils sont prts pour le langage et

    ont dj commenc apprendre des

    choses sur leur langue maternelle la

    naissance , dit Janet Werker, Boursire

    de lICRA et professeure de psychologie

    lUniversit de la Colombie-Britannique.

    La professeure Werker tudie les facteurs

    qui aident un enfant acqurir le langage,

    particulirement dans les deux premires

    annes de la vie. Elle est reconnue et

    respecte pour ses rsultats tonnants

    sur ltat de prparation du cerveau du

    nourrisson au langage.

    Mais, jusqu prsent, peu de chercheurs

    avaient tudi les bbs de zro trois

    ans pour voir ce qui se passe vraiment

    au plan crbral au contact dune langue.

    Dans une tude fascinante publie en

    ligne dans Frontiers in Psychology, en

    septembre 2011, la professeure Werker

    et ses collaborateurs ont men une telle

    exprience. Ils voulaient voir comment

    le langage quentendent les bbs dans

    lutrus pouvait dterminer la raction

    du cerveau au langage dans les quelques

    premiers jours de vie.

    Quand nous prenons un nouveau-n dans nos bras, notre attention se tourne

    habituellement vers ses traits dlicats, ses doigts et orteils minuscules, et son doux babil.

    Mais des choses beaucoup plus complexes sont en cours. Les plus rcentes recherches

    dmontrent que ds le moment de leur naissance, les bbs commencent faire

    lapprentissage du langage de faons tout fait extraordinaire.

    Lquipe a analys la raction

    neuronale de vingt nourrissons de

    mres anglophones alors quils taient

    exposs langlais et une langue non

    familire. Les chercheurs ont mesur les

    changements dans le niveau doxygne

    du sang crbral par spectroscopie

    proche infrarouge alors que le nourrisson

    dormait ou se reposait dans son petit lit.

    Chose tonnante, la raction crbrale

    tait nettement diffrente selon que le

    nouveau-n coutait une langue familire

    ou non.

  • 09

    Ces rsultats dmontrent que mme

    avant la naissance, le cerveau humain

    souvre lenvironnement langagier, dit

    la professeure Werker. Comme lactivit

    crbrale tait plus intense quand les

    bbs taient exposs leur langue

    maternelle, on met lhypothse que

    lexprience prnatale en plus de la

    programmation biologique aurait une

    influence ce stade prcoce de la vie.

    Il est incroyable dimaginer que les

    bbs sont en contact avec le langage

    dans lutrus. Quel est le mcanisme

    en jeu? Le systme auditif priphrique

    (loreille externe, moyenne et interne)

    est fonctionnel aprs 26 semaines de

    gestation. La mre parle et le son

    se propage jusquau ventre; cela fait

    vibrer le liquide amniotique et stimule

    la membrane tympanique , explique

    la professeure Werker. Le ftus est

    aussi expos au langage de la mre par

    conduction osseuse. Les proprits

    rythmiques du langage sont celles

    dont la transmission est la plus forte,

    dit la professeure Werker. Entretemps,

    le cerveau se dveloppe et sorganise.

    Le stade de dveloppement est plus

    avanc 40 semaines qu 26 semaines.

    Cela est probablement partiellement

    attribuable au processus de maturation,

    mais la stimulation auditive peut aussi

    jouer un rle dans lorganisation de laire

    crbrale responsable du langage.

    Vu les sujets ltude, comprendre le

    langage prnatal nest pas chose facile.

    Le problme avec les bbs, cest quils

    ncoutent pas les instructions , dit en

    riant la professeure Werker. Les bbs

    deviennent irritables et distraits. Ils ont

    le hoquet et des gaz. Quand ils gigotent

    beaucoup, ils peuvent dstabiliser les

    appareils sensibles. Nanmoins, lquipe

    de la professeure Werker apprend

    de nouvelles choses chaque jour y

    compris sur les racines du bilinguisme.

    Son quipe a dmontr que des

    nouveau-ns gs seulement de zro

    cinq jours de mres anglophones

    unilingues nont que langlais comme

    prfrence. Par contre, les bbs de

    mres bilingues (anglais et tagalog)

    montrent une prfrence en ttant

    leur suce plus fort pour langlais et

    le tagalog. Les bbs exposs deux

    langues, mme dans lutrus, ragissent

    dj leurs deux langues maternelles

    quelques heures aprs la naissance , dit

    la professeure Werker. Il est intressant

    de noter que sans exposition continue

    aux deux langues, les bbs perdront

    plus tard intrt pour la langue moins

    frquemment utilise.

    Je ne veux pas que les gens croient que

    lexprience langagire prnatale est le

    seul facteur dterminant lacquisition

    du langage car je pense que le cerveau

    doit tre prt recevoir les stimulations

    mais, de toute vidence, lexprience

    auditive peut commencer avoir un effet

    ds que linformation se prsente.

    Donc, est-ce que les femmes devraient

    rciter du Shakespeare leur ventre

    gravide pour amliorer lexprience

    auditive in utero? La professeure Werker

    croit que non. Dans la plupart des

    cas, les bbs sont dj suffisamment

    stimuls. Mais elle veut vivement

    dcouvrir quelle est lexprience

    langagire prnatale suffisante pour

    faonner la raction neuronale au langage.

    Autre question : quel est leffet de la

    prise de certains mdicaments par la

    femme enceinte sur le dveloppement

    du langage? Dans le cadre de la runion

    de lAAAS 2012, la professeure Werker,

    en collaboration avec le professeur

    Takao Hensch de lUniversit

    Harvard, prsentera de nouveaux

    rsultats importants tirs dune

    tude qui a examin leffet de la prise

    dantidpresseurs courants par la femme

    enceinte sur le dveloppement prnatal

    du langage. La professeure Werker

    prsidera un symposium de lAAAS sur

    les effets des premires expriences

    sur le fonctionnement tout au long de

    la vie un sujet de recherche cl du

    programme Dveloppement crbral et

    biologique fond sur lexprience de lICRA

    auquel participent les professeurs Werker

    et Hensch.

    En tant quespce humaine, le

    langage est lune de nos habilets par

    excellence. Dans mes recherches, je vise

    comprendre les priodes critiques de

    lacquisition du langage, le rle que joue

    lexprience dans lorganisation crbrale

    et les effets durables.

    Ces rsultats dmontrent que mme avant la naissance,

    le cerveau humain souvre lenvironnement langagier.

  • 10

    Bien que de nombreux scientifiques

    croient que le climat est lun des facteurs

    dterminants de lvolution humaine, cest

    seulement rcemment que les chercheurs

    ont commenc pouvoir quantifier

    lincidence du changement climatique sur

    lhumanit, dit Mark Collard, professeur

    darchologie et titulaire dune chaire de

    recherche du Canada lUniversit Simon

    Fraser. Membre du comit directeur dune

    srie dateliers de recherche collaborative

    de lICRA dans ce nouveau domaine, le

    professeur Collard se tourne vers le pass

    pour cerner des liens entre le climat et des

    changements du comportement humain.

    Actuellement, nous connaissons

    une augmentation importante de

    la temprature sur la plante, dit le

    professeur Collard. Nous ne sommes

    pas tout fait certains de la mthode

    suivre pour ragir ce problme, car

    nous avons une exprience limite de

    tels changements. En tudiant le pass,

    nous pouvons apprendre comment des

    changements climatiques antrieurs

    ont influenc les humains et ce qui

    nous attend.

    Parler mto peut sembler banal, mais les changements climatiques ont t associs lvolution et aux

    modes de migration de lhumanit. Dans le dernier quart de millions dannes priode marque par

    lapparition et la dispersion sur la plante des humains modernes , le climat a connu des changements

    frquents avec des vagues de froid stendant sur des centaines dannes, entrecoupes par des priodes

    de rchauffement. Toutefois, les derniers 10 000 ans ont t relativement stables, permettant lessor de

    la civilisation humaine et lvolution de lagriculture.

    Mettant profit ses comptences

    en archologie, palontologie et

    anthropologie, le professeur Collard

    explore plusieurs situations o le

    climat a entran des dplacements de

    population. Lun de ces projets actuels,

    ralis avec lun de ses tudiants

    diplms, Christopher Carleton,

    concerne un mystre relatif un lieu

    de fouille du Nolitique atalhyk

    (Turquie).

    Habit entre 7400 et 5600 ans avant

    notre re, atalhyk tait lun des plus

    grands peuplements lpoque. Les

    donnes archologiques suggrent que

    des personnes habitant dans lune des

    rgions de lendroit lont soudainement

    abandonne autour de 6200 ans avant

    notre re. Mais pourquoi cela sest-il

    produit? Et pourquoi, plus tard, les gens

    ont-ils dmnag dans les environs,

    mais ont choisi de vivre sur lautre

    versant de la rivire?

    Mark Collard : mise profit de ses

    comptences en archologie, palontologie

    et anthropologie.

    CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET VOLUTION HUMAINE : REGARD SUR LE PASS PAR VERONIKA BRYSKIEWICZ

  • 11

    Les archologues souponnent que

    le climat a peut-tre jou un rle en

    la matire. Les climatologues savent

    quautour de cette priode, la rgion

    est devenue sche et froide, rendant

    lagriculture problmatique. Mais alors,

    autre chose sest apparemment produit

    pour attirer de nouvelles gens proximit.

    Les professeurs Collard et Carleton

    sont en train de mettre au point une

    mthodologie pour vrifier si le climat

    est responsable de labandon et de la

    rinstallation du peuplement. Pour

    mettre cette thorie lessai, ils auront

    besoin de donnes archologiques et

    des tout derniers outils de larchologie

    et de la palontologie, comme lanalyse

    des isotopes stables qui contribue

    la caractrisation de matires brutes

    ventuelles et des lments chimiques

    connexes.

    Des travaux archologiques du genre

    tirent souvent profit de lexpertise

    de climatologues comme Andrew

    Weaver, professeur lUniversit de

    Victoria. Le professeur Weaver tait

    lun des auteurs principaux du Groupe

    intergouvernemental sur lvolution

    du climat qui le prix Nobel de la paix

    a t attribu en 2007, conjointement

    avec Al Gore, ancien vice-prsident des

    tats-Unis.

    Les professeurs Collard et Weaver font

    partie dun vaste groupe dexperts qui

    ont particip aux ateliers exploratoires de

    lICRA visant cerner la meilleure faon

    de mettre au point un cadre scientifique

    pour mieux comprendre les interactions

    entre les humains et lenvironnement.

    titre de climatologue, le

    professeur Weaver parle la langue

    des mathmatiques et du calcul de

    grande puissance pour modliser

    les interactions entre le climat et

    la biosphre au fil du temps. En

    examinant les donnes issues de

    nombreux sites archologiques, nous

    pouvons mettre au point des hypothses

    vrifiables sur les raisons pour lesquelles

    les gens ont quitt une rgion du monde

    pour stablir ailleurs , dit-il.

    En outre, le professeur Collard

    prsidera un groupe dexperts la

    runion de lAAAS 2012 qui explorera

    les changements climatiques au fil

    des sept derniers millions dannes.

    Ce groupe dexperts sera de nature

    interdisciplinaire et comprendra, entre

    autres, des paloenvironnementalistes,

    des spcialistes de lvolution humaine

    et des anthropologues. Le groupe a

    lintention de prsenter les premires

    tapes suivre dans la dtermination

    de la faon de quantifier la recherche

    dans ce nouveau domaine dexploration

    interdisciplinaire.

    En tant quhumains modernes, nous

    navons aucune exprience dans la faon

    de composer avec des changements

    climatiques importants, dit le professeur

    Weaver. Mais au fil du rchauffement

    de la plante, nous tentons de combler

    cette lacune.

    Le mystre entoure ce lieu de fouille nolithique atalhyk, en Turquie.

  • 12

    LARGISSEMENT DES HORIZONS POUR DES CHERCHEURS PROMETTEURS PAR MARGARET MROZIEWICZ

    Par un beau jour de printemps, en avril dernier, un groupe de chercheurs en dbut de carrire

    issus de domaines aussi varis que la cosmologie, la microbiologie et la sociologie sest retrouv

    dans un htel torontois loccasion dune runion de lAcadmie des Boursiers juniors le

    programme prestigieux de perfectionnement du leadership de lICRA.

    Au fil de deux journes, aucun sujet

    na t pargn, alors que les Boursiers

    juniors faisaient rapport sur leurs travaux.

    On a pos des questions sur la faon dont

    diffrentes disciplines abordent leurs

    recherches. On a mis des suggestions

    sur la faon dinterprter des rsultats

    autrement. lheure des pauses, la

    conversation a dbord dans les couloirs.

    Les roues de limagination tournaient.

    Le dynamisme intellectuel est au cur

    de lAcadmie des Boursiers juniors qui

    est conue pour offrir des possibilits

    sans prcdent de leadership et

    dapprentissage des gens qui ont fait

    montre dune capacit exceptionnelle en

    recherche et en obtention de bourses. La

    plupart des membres sont des stagiaires

    postdoctoraux dans une universit ou un

    institut de recherche, alors que ceux qui

    travaillent en sciences sociales sont peut-

    tre des professeurs subalternes.

    Pour Mel Silverman, vice-prsident

    la recherche de lICRA, lAcadmie vise

    former des chefs de file rflchis qui

    maintiennent des liens avec le Canada

    leur carrire durant. Nous crons un

    rseau durable de chercheurs. Nous

    esprons que dans quinze ans encore,

    ils continueront se faire confiance et

    collaborer.

  • 13

    Le programme a pour caractristique

    singulire dintgrer tous les Boursiers

    juniors lun des programmes de

    recherche interdisciplinaire de lICRA

    o ils pourront profiter du mentorat de

    lun des chercheurs de classe mondiale

    de lInstitut. tant membres part

    entire dun programme, les Boursiers

    juniors travaillent en collaboration avec

    des chercheurs de renomme mondiale

    issus de divers domaines.

    Depuis la cration du programme en

    2008, les Boursiers juniors ont publi

    plus de 120 articles dans des revues avec

    comit de lecture. Certains Boursiers

    juniors ont dj reu des prix et des

    hommages, et nos Anciens affichent

    un taux de succs exceptionnel quant

    lobtention dun poste de chercheur

    luniversit ou dans le monde des affaires.

    En raison des possibilits exceptionnelles

    de mentorat et de collaboration offertes

    par lAcadmie des Boursiers juniors,

    des gens de par le monde posent leur

    candidature. En fait, jusqu prsent,

    56 % des Boursiers juniors vivaient

    lextrieur du Canada au moment de leur

    demande. plein rendement, lAcadmie

    compte 24 Boursiers juniors.

    Selon Mel Silverman, lobjectif de

    lAcadmie est de former une nouvelle

    gnration de chefs de file dans le

    milieu universitaire, en affaires et au

    sein du gouvernement dont la force

    est la pense cratrice. Au bout du

    compte, nous esprons largir les

    horizons et acclrer le cheminement

    de carrire international de ces

    chercheurs talentueux.

    Les postes de Boursiers juniors

    se librent divers moments au

    sein de chacun des programmes

    de recherche. Pour de plus amples

    renseignements, veuillez visiter

    icra.ca/academie-des-boursiers-

    juniors.

    Arjumand Siddiqi tudie le mieux-tre

    social des collectivits et des socits.

    Pendant son mandat lAcadmie, au sein

    de la premire cohorte de Boursiers juniors,

    elle a amlior notre comprhension des

    ingalits en matire de sant entre les

    pays un domaine de recherche nglig.

    La professeure Siddiqi dit que sa

    participation lAcadmie des Boursiers

    juniors en 2008-2009 lui a permis

    dexplorer des questions de recherche

    hors norme en pidmiologie sociale,

    son champ dexpertise.

    Cela ma aide pousser ma rflexion

    sur des points dintersection novateurs

    et importants entre mon propre travail

    et des recherches menes par dautres

    chercheurs que je naurais probablement

    pas pu connatre autrement.

    Aprs avoir termin son mandat de

    Boursire junior lAcadmie lanne

    dernire, la professeure Siddiqi a

    rapidement dcroch un poste de

    membre associe du programme

    Socits russies de lICRA.

    Ses collaborations rcentes avec dautres

    chercheurs de lICRA examinent

    comment les institutions conomiques

    et les politiques sociales peuvent

    influencer la sant des populations. Ces

    travaux seront publis dans le numro

    davril 2012 de la prestigieuse revue

    Annual Review of Public Health.

    La professeure Siddiqi est maintenant

    professeure adjointe la Dalla Lana

    School of Public Health lUniversit

    de Toronto.

    Nous crons un rseau durable

    de chercheurs. Nous esprons

    que dans quinze ans encore,

    ils continueront se faire

    confiance et collaborer.

    A R J U M A N D S I D D I Q I

    Recherche en sant hors norme

    PROFILS DE BOURSIERS JUNIORS

  • 14

    La premire fois que Krister Shalm

    a entendu parler de calcul quantique

    luniversit, il sest mis en tte de

    comprendre comment lunivers

    quantique pourrait nous aider rsoudre

    des problmes de la vie quotidienne.

    Cela est devenu une telle fascination

    quil en a oubli de se prparer ses

    autres examens.

    Aujourdhui, le professeur Shalm travaille

    avec des lasers de grande puissance

    lInstitut de calcul quantique lniversit

    de Waterloo afin dexplorer les interactions

    entre les particules de lumire et la

    matire. Jadore apprendre sur le

    monde qui nous entoure, dit-il. Je me

    surprends parfois mmerveiller du fait

    que nous navons que gratt la surface

    des possibilits quoffrira la mcanique

    quantique lavenir.

    Son adhsion lAcadmie des Boursiers

    juniors en 2010 fut une grande source

    dinspiration. Le mentorat de mon

    conseiller immdiat et dautres membres

    de programmes loccasion de runions

    de lICRA suscite continuellement de

    nouvelles ides de recherche. Il y a un

    esprit de camaraderie lAcadmie jy ai

    tiss des amitis qui dureront tout au long

    de ma carrire scientifique et de ma vie.

    Au fil de laccroissement de ses

    connaissances sur le fonctionnement

    de la nature, le professeur Shalm sest

    efforc de partager son travail avec

    dautres. Il blogue rgulirement

    Quantumpie.com et travaille avec un

    magicien local pour montrer au public

    la magie de lunivers quantique.

    Certaines personnes veulent changer

    le monde. Moi, je veux lexpliquer ,

    dit-il.

    Comme la science a toujours passionn

    Else Starkenburg, sa dcision dtudier la

    physique et lastrophysique luniversit

    allait de soi. Pendant ses tudes de matrise

    lUniversit de Groningue (Pays-Bas), elle

    a compris quel point lUnivers la fascinait

    et combien peu de choses on savait sur

    son histoire.

    Archologue galactique , la professeure

    Starkenburg est lune des plus rcentes

    recrues de lAcadmie des Boursiers

    juniors. Dans ses recherches, elle vise

    comprendre lhistoire de notre jardin

    astronomique la Voie lacte et les galaxies

    plus petites qui lentourent.

    La rsolution de petits mystres dans

    le contexte plus grand de lUnivers

    est le point de mire de la professeure

    Starkenburg. Elle est emballe de

    contribuer lapprofondissement de

    notre comprhension de la formation

    des galaxies.

    Sa qualit de Boursire junior lui ouvre

    dj des portes. Je suis emballe de

    pouvoir parler de divers dfis avec des

    scientifiques dont la carrire est rendue

    un stade comparable au mien, dit-elle.

    Jespre aussi que ma participation ce

    rseau largira mes horizons et mnera

    des collaborations interdisciplinaires.

    Alors quelle entreprend un stage

    postdoctoral lUniversit de Victoria,

    la professeure Starkenburg tudie des

    toiles individuelles et met lessai des

    thories sur la formation et lvolution

    des galaxies.

    E L S E S T A R K E N B U R G

    Rsoudre les mystres de la galaxie

    K R I S T E R S H A L M

    Inspir par la magie de lunivers quantique

  • 15

    Peut-tre est-ce parce que les Canadiens ont, de

    nature, un esprit de collaboration plus marqu. Mais

    dune faon ou dune autre, lICRA runit des gens,

    des institutions et des pays qui normalement ne se

    rencontreraient pas. Ces groupes diversifis collaborent

    pour mieux comprendre et rsoudre certaines des

    questions les plus urgentes sur la plante.

    ce que je sache, le modle de lICRA nexiste nulle

    part ailleurs au monde. Je crois que lune des faons par

    lesquelles le Canada peut contribuer lavancement du

    monde est en partageant le mode de fonctionnement de

    lICRA. Bien franchement, il nexiste pas suffisamment

    de telles organisations.

    T M O I G N A G E D U N D O N A T E U R

    Investir dans lavenir

    Japprcie aussi le fait que lICRA vulgarise ses

    recherches au profit des non-spcialistes et explique

    comment de grandes questions complexes ont une

    incidence sur notre vie quotidienne. Je mefforce de

    participer aux activits de lICRA quand cest possible.

    Japprends toujours quelque chose de nouveau et de

    vritablement remarquable. Pour moi, cest dune

    importance capitale.

    BILL YOUNG

    Entrepreneur social et

    donateur de lICRA

    www.icra.ca/faire-un-don-a-l-icra

    LInstitut canadien de recherches avances a besoin du soutien de gens comme vous pour

    continuer poser de grandes questions.

    Les membres de programmes de lICRA ne savent jamais o leurs recherches les mneront.

    Leurs questions exigent deux quils explorent les plus petits atomes et les galaxies les plus

    lointaines. Les recherches quils mnent sont interdisciplinaires, collaboratives et audacieuses,

    et visent la cration de connaissances qui pourraient changer notre comprhension du monde.

    Vous pouvez vous joindre leur priple en faisant un don dductible au :

    Pourquoi est-ce que joffre mon soutien lICRA? Pour une raison bien simple. Jaime que lICRA ralise des recherches audacieuses et au long cours qui se penchent sur les causes fondamentales des plus grands dfis du monde.

  • 16

    CERCLE LUNAIRE DE LICRALe Cercle lunaire se compose dun groupe prestigieux de particuliers et dorganisations qui ont fait des dons vie totalisant

    100 000 dollars ou plus au profit de lICRA (selon la valeur des dons en date du 31 dcembre 2011). Le Cercle lunaire sinspire

    de la Socit lunaire des annes 1760 un groupe de philosophes, de gens daffaires, de scientifiques et dexprimentateurs

    amateurs qui se rencontraient les soirs de pleine lune pour partager et discuter dides loccasion de longs dners. Par sa

    collaboration, ce groupe est devenu le catalyseur de la rvolution industrielle.

    50 millions de dollars ou plusGouvernement du CanadaGouvernement de lOntario

    10 millions de dollars ou plusGouvernement de la Colombie- Britannique

    4 millions de dollars ou plusGouvernement de lAlbertaRBC Groupe financier(un donateur anonyme)

    2 millions de dollars ou plusBMO Groupe financierFondation de la famille J.W. McConnell Fondation Lawson Financire Manuvie

    1 million de dollars ou plusCanadian Pacific LimiteCIBCGeneral Motors du Canada LimiteGouvernement du QubecDr Gerald G. HatchJerry et Geraldine HeffernanFondation Henry White Kinnear Inco LteFondation Ivey LAC Minerals LimiteFondation Max Bell MD RoboticsFondation Molson Power Corporation du CanadaFondation R. Howard Webster Banque ScotiaGroupe Banque TDXstrata

    500 000 $ ou plusAlcan Inc.Fondation Arthur J.E. Child Fondation caritative Atkinson Bell Canada EntreprisesCN

    500 000 $ ou plus suiteDofasco Inc.Fondation canadienne Donner George A. FierhellerSuccession de Beryl M. IveyRichard W. et Donna IveyBruce H. MitchellPtro-CanadaShell Canada LimiteFondation de la famille T.R. Meighen (un donateur anonyme)

    200 000 $ ou plusJames C. BailliePeter BentleyThe Bowring Group LimitedFondation CRB John et Gay EvansFondation Flair Margaret et Jim FleckFondation caritative George Cedric Metcalf George Weston LimiteGerdeau AmeristeelGouvernement du ManitobaGouvernement du Nouveau-BrunswickGreat-West, London Life, Canada-Vie, compagnies dassurance-vieFondation Harold Crabtree Beland H. HonderichHydro OneFondation John Dobson Michael M. et Sonja KoernerMacMillan Bloedel Ltd.Margaret et Wallace McCainFondation McLean Placer Dome Inc.Famille John et Barbara Poole Precarn IncorporatedAllan R. et Shirley I. TaylorTexas Industries, Inc.Richard H. TomlinsonThe Toronto StarFondation W. Garfield Weston (trois donateurs anonymes)

    100 000 $ ou plusAlberta Research CouncilFondation AlvaAndrs Wines Ltd.Fiducie caritative Auld Cedar John et Mary BarnettBill BlundellCanadian Technion SocietyCanfor CorporationGroupe CGI Inc.Fondation Chawkers Purdy Crawford David A. DodgeBruno DucharmeGnrale lectrique du Canada Inc.Anthony R.M. GrahamChaviva M. HoekBanque HSBC CanadaCompagnie Ptrolire Impriale Lte Institut de recherche sur le travail et la santRichard M. IveyJoseph E. Seagram and Sons, Inc.Liberty HealthBanque nationale du Canada et Financire Banque NationaleConseil de recherches en sciences naturelles et en gnie du CanadaGilles et Julia OuellettePricewaterhouseCoopers LLPFondation Rockefeller Sandra et Joseph RotmanFondation de la famille S.M. Blair Financire Sun Life CanadaSuncor Energy Inc.TELUS CorporationTorys LLPFondation Walter et Duncan Gordon Alfred G. WirthBill et Janet YoungFonds de la famille Young de la Fondation communautaire de Hamilton(deux donateurs anonymes)

    LICRA tient aussi remercier Les Aliments Maple Leaf de leur soutien.

  • 17

    D O N A T E U R S D E L I C R A

    CERCLE DES VISIONNAIRESLICRA est extrmement reconnaissant aux gouvernements, aux particuliers, aux fondations et

    aux socits ci-dessous de leur soutien au long cours de la recherche avance davant-garde sous

    la forme de dons et de promesses de dons au profit de la campagne de mobilisation de fonds, de

    promesses de dons pluriannuelles courantes et de legs.

    25 millions de dollars Gouvernement du Canada*

    10 millions de dollars Gouvernement de la Colombie-Britannique*

    4 millions de dollars Gouvernement de lOntario*

    2 millions de dollars Richard W. et Donna Ivey*

    (un donateur anonyme)

    1 000 000 $ - 1 999 999 $ BMO Groupe financier*

    Gouvernement de lAlberta*

    Fondation Lawson*

    (un donateur anonyme)

    500 000 $ - 999 999 $ Fondation caritative Ira Gluskin et

    Maxine Granovsky Gluskin*

    Succession de Beryl M. Ivey

    Fondation RBC*

    Fondation R. Howard Webster

    50 000 $ - 99 999 $ David W. Choi

    N. Murray et Heather Edwards*

    Fondation de la famille Lawrence et

    Judith Tanenbaum

    Fondation Liz et Tony Comper*

    PricewaterhouseCoopers LLP*

    Gerard J. Protti

    Fondation W. Garfield Weston*

    25 000 $ - 49 999 $ Canada Colors and Chemicals Limited

    Fondation McLean*

    Kara M. Spence*

    Fondation Wilson

    10 000 $ - 24 999 $ Pierre Fortin*

    Syd Jackson*

    Thomas E. Kierans

    Kara Palleschi*

    Martha C. Piper

    Ilse Treurnicht*

    200 000 $ - 499 999 $ David A. Dodge

    George A. Fierheller

    Anthony R.M. Graham*

    Fondation Henry White Kinnear*

    Fondation Ivey*

    Fondation Max Bell

    Power Corporation du Canada*

    Banque Scotia*

    100 000 $ - 199 999 $ Fondation Alva

    John et Mary Barnett

    Peter J.G. Bentley*

    Bruno Ducharme

    George Weston Limite*

    Great West, London Life et Canada-Vie,

    compagnies dassurance-vie*

    Fondation Harold Crabtree*

    Chaviva M. Hoek*

    Fondation Molson

    Gilles et Julia Ouellette*

    Barbara Stymiest*

  • 18

    D O N A T E U R S D E L I C R A

    DONS ANNUELSDons reus entre le 1er juillet 2010 et le 31 dcembre 2011

    LICRA tient remercier les donateurs suivants de leur gnreux soutien.

    CERCLE DES DCOUVREURS

    (50 000 $ - 99 999 $)

    Fondation Arthur J.E. Child*

    Peter A. Allen

    Canada Overseas Investments

    George A. Fierheller*

    Fondation caritative George Cedric Metcalf*

    Fondation Flair*

    Jerry et Geraldine Heffernan*

    Richard W. et Donna Ivey*

    Margaret et Wallace McCain*

    Bruce H. Mitchell*

    CERCLE DES EXPLORATEURS

    (25 000 $ - 49 999 $)

    Fonds de la famille Young de la Fondation

    communautaire de Hamilton

    CERCLE DES BTISSEURS

    (10 000 $ - 24 999 $)

    Fiducie caritative Auld Cedar

    Fondation Chawkers

    Fondation Cline et Jacques Lamarre

    Purdy Crawford*

    Bruno Ducharme

    Anthony S. Fell

    Charles Fischer et Joanne Cuthbertson

    Anthony R.M. Graham*

    Fondation caritative Ira Gluskin et

    Maxine Granovsky Gluskin*

    Richard M. Ivey*

    Sheryl et David Kerr*

    Fondation Liz et Tony Comper*

    Osler, Hoskin & Harcourt LLP*

    Gilles et Julia Ouellette*

    Charles Sirois

    Alfred G. Wirth*

    Janet et Bill Young*

    CERCLE DES BIENFAITEURS

    (5000 $ - 9999 $)

    James C. Baillie*

    Frank Barker

    Bill Blundell*

    David W. Choi

    David A. Dodge

    Pierre Ducros*

    Derek et Adrienne Fisher*

    Doug et Ruth Grant*

    Nancy et Richard Hamm*

    Charles Hantho et Eileen Mercier*

    Richard F. et Lois Haskayne*

    John F. et Judith I. Helliwell*

    Chaviva M. Hoek*

    Suzanne Ivey Cook

    Vahan et Susie Kololian*

    Robert W. Korthals*

    Rmi Marcoux

    Patricia Meredith et Stephen Karam

    Peter Nicholson

    Fondation de la famille R. et J. Stern

    William et Meredith Saunderson

    Fondation de la famille S.M. Blair

    Allan R. et Shirley Taylor*

    Fondation de la famille Trottier

    (un donateur anonyme)

    CERCLE DES RALISATEURS

    (2500 $ - 4999 $)

    Stuart J. Butts

    Patricia D.S. Jackson

    Fondation Pirie

    Gerard J. Protti

    Fondation Ralph et Roslyn Halbert

    Stephen Lister et Dre Molly Rundle

    Fonds de la famille Rose de la Fondation

    communautaire de Toronto

    Pekka et Pat Sinervo

    Hugo F. et Elizabeth G. Sonnenschein

    Kara M. Spence*

    Douglas Steiner

    Sunville Printco Inc.

    Velan Inc.

    Fondation de Winnipeg Fonds de

    la famille Mauro*

    CERCLE DES MCNES

    (1000 $ - 2499 $)

    Michael Adams

    Fonds Aubrey et Marsha Baillie de la

    Fondation communautaire dOakville

    Beverley Brennan*

    Bruce et Mary Ann Burton*

    Larry D. Clarke*

    Ronald L. Cliff*

    Fondation canadienne Donner

    Stephen J. Donovan*

    William Downe*

    Rob Dowsett et Anne Folger*

    James C. Duffield*

    Peter B. Evans

    John T. Ferguson

    Rebecca Finlay et Gordon Koch

    Pierre Fortin*

    Elizabeth Gerrits et Gordon Evans*

    Heather Gordon*

    Lionel P. Hurtubise

    Jessica Kamphorst et Alex Whitehead

    Michle Lamont et Frank Dobbin

    Claude Lamoureux*

    J. Spencer Lanthier*

    David Laprise*

    Michael Mackenzie*

    John C. Madden*

    Paul et Martha McLean

    John et Maggie Mitchell

    Sabi Marwah

    Nancys Very Own Foundation

    Kara Palleschi*

    Michael E.J. Phelps

    Frances Picherak par lentremise du

    Philanthropy Preceptorship Fund la

    mmoire du Dr Fraser Mustard

    Martha C. Piper

    Predictum Inc.

    Gail Regan*

    Fondation de la famille Rotman

    Mel Silverman*

    Louis Taillefer

    Doug Todgham*

    Toronto Region Research Alliance

  • 19

    CERCLE DES MCNES SUITE

    D. Lorne Tyrrell

    Walter Stewart and Associates

    Jane M. Wilson

    Michael H. Wilson

    (deux donateurs anonymes)

    CERCLE DES PARTISANS

    (500 $ - 999 $)

    Jonathan Arac

    Sandy Auld MacTaggart

    Harry Baumann*

    Lhonorable Mauril Blanger, dput

    George Bezaire

    Fonds caritatif de la famille Brooks de

    la Fondation Aqueduct

    William Buyers*

    Paul G.S. Cantor

    Connell Limited Partnership

    Jim Coutts

    Dre Reva Gerstein, C.C., O. Ont.*

    H. Donald Guthrie*

    Peter A. Hall

    F. David A. Hartwick*

    Russell Hiscock

    Son excellence, le trs honorable

    David L. Johnston*

    George Kirczenow*

    David H. Laidley

    Carol Mitchell et Richard Venn*

    Aimee Park

    Ronald E. Pearlman*

    Kasey Reese

    Huntington Sheldon*

    Margaret Soden Strus

    TELUS Corporation

    Fondation Trudeau

    Dr Allan A. Warrack

    Susan Waterfield*

    Anne C. Wettlaufer

    Fondation William et Nancy Turner

    Hugh R. Wilson et Frances Wilkinson

    Rose Wolfe

    (un donateur anonyme)

    CERCLE DES AMIS

    (100 $ - 499 $)

    David Angell

    Ana DAvila

    Patricia Baird*

    Karen Baker-MacGrotty

    Ronald G. Barr

    Patchen Barss

    Dennis Bennie

    Wendy M. Cecil*

    George Connell

    Amy Cook

    Marcel Ct

    Stefanie Crispino

    Marie Day

    Sony Dhillon et Tunji Giwa

    Anne et Stefan Dupr*

    Niamh Earls

    Lesley Evans*

    Jack L. Frankel

    Joseph Glaister*

    Peter Glynn la mmoire

    du Dr Fraser Mustard

    John Godfrey

    Dr David Goldbloom et

    Dre Nancy Epstein

    Dre Rose Goldstein

    Stephen T. Goudge

    Michael W. Gray

    David et Annette Grier*

    Haft2 Inc.

    B. Heinrich

    Nancy Howe

    Stephen R. Julian

    Hae-Young Kee

    Carol Kirsh*

    Lee et Michelle Kump

    Eva Kushner

    Will Kymlicka

    Ann et Jack Laidlaw

    Scott et Sara Lamb*

    Margaret Lefebvre

    Dean Levitt

    CERCLE DES AMIS SUITE

    John Macaulay

    May Maskow*

    Jennifer Mauro

    Dorothy Z. McDonald

    Donald McQ Shaver

    Simon Miles*

    Jatin Nathwani*

    Fiona Nelson

    Alison L. Palmer

    Margaret Phillips*

    Sylvia Pivko

    E. Courtney Pratt

    Donald S. Rickerd

    Brian Rogers

    Harry G. Rogers

    Andr Saumier

    Dorothy Shoichet

    T. Ann Smiley* la mmoire

    du Dr Fraser Mustard

    Ann Swidler

    Laurent Taillefer

    Michle Thibodeau-Deguire*

    John F.H. Thompson

    Mark A. Weisdorf

    Hugh Wright

    Adam Zimmerman

    (six donateurs anonymes)

    LICRA tient aussi remercier

    Les Aliments Maple Leaf * de leur

    soutien.

    * donateurs qui ont fait un don

    pendant cinq annes conscutives

    ou plus.

    Si vous avez des questions sur

    cette liste ou si vous dsirez

    modifier la mention de votre

    don, veuillez communiquer

    avec Jennifer Wlodarczyk au

    (416) 971-4886 ou au

    jwlodarczyk@cifar.ca.

  • 20

    CONSEIL DADMINISTRATION DE LICRA

    2011-2012

    David Dodge(Prsident, ICRA)Ancien gouverneurBanque du CanadaOttawa, Ontario

    Chaviva HoekPrsidente et chef de la directionICRAToronto, Ontario

    Martha C. Piper(Vice-prsidente)Prsidente du conseil dadministrationInstitut national de nanotechnologieEdmonton, Alberta

    Barbara Stymiest(Vice-prsidente)Administratrice de socitsToronto, Ontario

    Richard W. Ivey (Prsident sortant)Prsident et chef de la directionIvest CorporationToronto, Ontario

    Peter J.G. BentleyDirecteur et prsident mriteCanfor CorporationVancouver, Colombie-Britannique

    David ChoiPrsident et chef de la directionRoyal Pacific RealtyVancouver, Colombie-Britannique

    Anthony F. ComperPrsident et chef de la direction sortantBMO Groupe financierToronto, Ontario

    Bruno DucharmePrsidentTIW Capital Partners Londres, Royaume-Uni

    Pierre DucrosPrsidentP. Ducros & AssocisMontral, Qubec

    George A. FierhellerPrsidentFour Halls Inc.Toronto, Ontario

    Charles FischerAncien prsident et chef de la directionNexen Inc. Calgary, Alberta

    Pierre FortinDpartement dconomieUniversit du Qubec MontralMontral, Qubec

    Anthony R. GrahamPrsidentWittington Investments, Ltd.Toronto, Ontario

    Maxine Granovsky GluskinFiduciaireFondation caritative Ira Gluskin et Maxine Granovsky Gluskin Toronto, Ontario

    Jacques LamarreConseiller stratgiqueHeenanBlaikie LLPMontral, Qubec

    Patricia MeredithAssocie et conseillre principaleMonitor GroupToronto, Ontario

    Bruce H. MitchellPrsident et chef de la directionPermian Industries LimitedToronto, Ontario

    Frank ODeaPrsidentO'Dea Management Limited Ottawa, Ontario

    Gilles G. OuellettePrsident et chef de la directionGroupe gestion prive et vice-prsident BMO Nesbitt BurnsToronto, Ontario

    Gerard J. ProttiPrsidentFlint-Transfield ServicesCalgary, Alberta

    Hugo F. SonnenscheinPrsident mrite et professeur distinguUniversit de ChicagoChicago, Illinois

  • LInstitut canadien de recherches avances fte la prsidente et chef de la direction sortante Chaviva Hoek et les 30 ans dinspiration et leadership de lICRA

    Clbrons le leadership passionnant

    le 12 juin 2012

    Joignez-vous nousLe mardi 12 juin 2012Rception : 18 hSouper : 18 h 45

    Matre de crmonieDavid Dodge, prsident du Conseil dadministration de lICRA

    ARCADIAN COURT401, rue Bay Tour Simpson, 8e tage Toronto

    Pour parrainer une table, consultez : www.cifar.ca/inspiringleadership

  • Travailler avec les plus grands cerveaux largit mes horizons au profit de mes recherches et de ma carrire.

    Les candidats doivent avoir obtenu

    un doctorat au cours des trois

    dernires annes. Toutefois, dans

    certains domaines, les professeurs

    subalternes sont aussi admissibles.

    Les Boursiers juniors exercent leur

    mandat au sein de lun des douze

    programmes de recherche de lICRA

    pendant deux ans. Au cours de cette

    priode, les stagiaires postdoctoraux

    reoivent 70 000 $ CAN en salaire et

    avantages sociaux et 5000 $ CAN en

    soutien la recherche; les professeurs

    subalternes reoivent 50 000 $ CAN

    en soutien la recherche.

    Aprs ces deux annes, les Boursiers

    juniors continuent participer

    lAcadmie pendant une priode

    supplmentaire de trois ans.

    Pour savoir comment et quand faire

    une demande et obtenir des dtails

    sur les critres dadmissibilit,

    veuillez visiter icra.ca/academie-des-

    boursiers-juniors.

    Si vous avez des questions,

    veuillez communiquer avec

    pdriedger@cifar.ca.

    La seule acadmie nationale du Canada voue au perfectionnement et au soutien du leadership postdoctoral.

    J A M E S B U R N S

    Boursier junior de lICRA

    ACADMIE DES BOURSIERS JUNIORS DE LICRA

    Le Dr. James Burns travaille au dpartement de biologie de lUniversit de Toronto Mississauga.