The Study of Mechanical Properties of Structural Lightweight Concrete

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    11-Dec-2016

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TRAVAUX ORIGI NAUX Medecine et Maladies Infectieuses - 1988 - I - 29 ~ 36 RESISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES CHEZ ESCHERICHIA COLI : Etats actuel et nouvelles acquisitions par C. SOUSSY**, J. DUVAL** et P. COURVALIN***. RESUME Le comportement d'Escherichia coli vis-~-vis des antibiotiques apparait remarquablement stable depuis 1969 ; on peut toutefois noter un tres lent, mais r~el accroissement de la r~sistance aux aminopenicillines ainsi qu'aux associations trimethoprime-sulfamides. En 1986, les frequences de r(~sistance n'atteignent ou ne depassent 30 % des souches que pour aminopenicillines, streptomycine, tetracyclines et sulfamides ; elles sont, patrols comprises entre 10 et 30% (carboxypenicillines, ureidopenici l l ines, cefalotine et kanamycine) et tr~s inferieures a 10 % dans de nombreux cas (cephalosporines de 3~me g~neration, autres aminosides et quinolones notamment). Parmi-les acquisitions nouvelles, il faut noter I'existence de quelques rares souches resistantes au cefotaxime : mutants hyperproducteurs de cephalosporinase ou souches productrices de b~ta-lactamase plasmidique a large spectre du type CTX-1 Mots-cl~s : Escherichia coli- Resistance aux antibiotiques. L'importance d6j~ grande du colibacille en patho- logie infectieuse semble s'~tre encore affirm~e ces derni~res ann6es. L'observation r6guli~re de la fr6quence relative des diff~rentes esp~ces d'ent6- robact6ries montre, sur environ 3500 fi 4000 souches isol6es chaque ann6e h l'hSpital Henri Mondor, tous pr61~vements confondus, que la fr6quence d'isotement des colibacilles est pass6e de pros de 40 % il y a 10 ou 12 ans fi plus de 50 % ces derni~res anndes. Cette augmentat ion relative s'est effectu~e aux d6pens des autres esp~ces d'ent~robact~ries, et notamment celles du groupe K lebs ie l la - Enterobacter - Ser ra t ia . *Communication pr6sent6e au Colloque Pharmuka organis6 sous le patronage de la Soci6t6 de Pathologie inibctieuse de Langue Fran~aise, sur le th~me des "Coll ibaci l ies eL leur Pathologie" ~ Paris, le 20 mars 1987. **Service de Bact6riologie, Centre Hospitalier Universitaire Henri Mondor, 51 av. du Mal. de Lattre de Tassigny, F-94010 Cr6teil Cedex. ***Unit6 de Bact6riologie m~dicale, Institut Pasteur, 75724 Paris C6dex 15. La predominance du colibacille est particuli~- rement nette dans les infections urinaires, non seulement parmi les entdrobact~ries, mais sur l 'ensemble des esp~ces bac%riennes. Ainsi en milieu hospitalier, pros de 40 % des infections urinaires sont dues h des colibacilles, alors que le groupe K lebs ie l la - Enterobacter - Ser ra t ia ne reprdsente que 17,6 %, les streptocoques 15,9 et les autres groupes moins de l 0 %. Cette predominance est encore plus 6vidente en milieu urbain. D'apr~s une dtude de Lemeland (7), la fr6quence d'isole- ment du colibacille atteint pros des 3/4 de l'ensem- ble. ll est suivi de tr~s loin par les Proteus mi ra - b i l i s : seulement 8,6 %, le groupe K lebs ie l la - Ente - robacter - Ser ra t ia : 5,4, puis les autres groupes bact6riens. COMPORTEMENT GENERAL DU COLI- BACILLE VIS-A-VIS DES ANT IB IOT IQUES Le comportement du colibacille vis-h-vis des anti- biotiques apparait remarquablement stable au cours du temps. 12observation des courbes d'6volu- 29 r tion de la rSsistance, trac6es dans notre hSpital depuis 1969, montre en effet que les fr~quences de rdsistance n'ont pratiquement pas vari~ depuis 18 ans. Ce fair est v~rifi~ pour la plupart des anti- biotiques, bien que l'on puisse noter un tr~s lent, mais r(!el, accroissement de la r~sistance aux ami- nopdnicillines et carboxypdnicillines, ainsi qu'aux associations tr im~thoprime-sulfamides (Fig. 1). L'examen de la situation du colibacille aujourd'hui fair ainsi apparaitre que cette esp~ce, rest6e trds sensible aux antibiotiques, ne pr~sente pas de rdsistance naturel le aux ant ib iot iques thdori- quement actifs sur les bacilles h Gram n~gatif et qu'elle est touch~e de faqon limit~e par les r~sis- tances acquises. Si lon met h part la rifampicine, les fr~quences de r~sistance n'atteignent ou ne d~passent en effet 30 % des souches que pour quelques antibiotiques : aminop~nicillines, strep- tomycine, t~tracyclines et sulfamides. Les fr(!- quences sont patrols comprises entre 10 et 30 % et m~me tr&s inf~rieures h 10 % dans de nombreux cas (Fig. 2). Escherichio coil Amp C~r Ctn , ' \ / \ . . . . . . . . . . . . . . , . . . ,, S t r ~ .Kon eGen o T~b o Akn . , , . , ,~ . '~ '~"~.~- .~._ . . . . .~ . . . . ,~ ,~,~. . . - J - _~. - -~. .~. ~od 5C *Crop ~ l "v t a Co l 8'0 ' 8"2. 84 86 oSuf ITSU Fur a Na l o .~.~o~ " ~ o ~ __o,,,- ~ o "- '"- . . . o__o......o._o...o... ~ 7"0 ' 7"2 " 7~ " 7"6 " 7"8 ' 8'0 " 8"2 ' g4 " S'6 F IGURE 1 Evolut ion de la r~sistance aux ant ib iot iques d'E. coli (1969 A 1986) Une 6rude de Bourlioux (1), r6alis~e en 1986 sur les souches isoldes d'urines en ville et h l'hSpital, a montr~ des rdsultats tr~s semblables avec de faibles differences d'un milieu h l 'autre : on y remarque notamment la fr~quence de r6sistance aux aminopdnicillines, sup~rieure h 35 %. B ILAN DE L 'ACTIVITE DES D IFFERENTES FAMILLES D 'ANTIB IOT IQUES BETA-LACTAMINES Activit6 Parmi les trois principales families d'antibioti- ques: b~ta-lactamines,aminosides,quinolones,c'est celle des bSta-lactamines qui a connu, ces derniS- res ann6es, les plus importants d~veloppements. l,es premidres p6nicillines actives sur le colibacille ont 6t6 les aminop6n ici l lines avec une CMI modale de 4mg/l pour l'ampicilline et l'amoxicilline sur les souches sensibles, l,cs carboxyp~nicillines ont une activit6 comparable (4 pour la carb~nicilline) ou ldg~rement sup~rieure : 2 mg/l pour la ticarcilline. Fn ce qui concerne les ur~idop~nicillines, l'azlocil- line (mode 4) est moins active que la mezlocilline et la pipdracilline (! h 6galit(~) et l'apalcilline (0,5 rag/l). Enfin, le mdcil l inam, reprdsentant des amidinopdcillines, a une bonne activit~ sur les souches sensibles avec une CMI modale ~gale ~, 0,25 mg/1 (figure 3). La c~falotine, repr6sentante des c~phalospoines dites de "lbre g6n~ration", a une activit~ proche de celle des aminop~nicillines. 30 BETA-LACTAMIN ES AMINOSIDES j O.UIN . . . . . . : : ~ ~ ' 5 "~ o t'- " P- E E ("- "+ "8 ," e" r" ~ aJ >- > ::,.+ + . . . . . :+ >+ ',-, >. '+ "Z -+ + "m E E E -~ E El E .- x u E m o < ~ ,] ~ ~ z ~ ~: o .~ ~ ~ o . d -- P- "F-. FIG U RE 2 F r~quence de r6sistance aux ant ib iot iques chez E. coil en 1986 sur 1822 souches ~t rh6p i ta l ttenri Mondor Les c6phalosporines de "2~me g6n6ration" oat apport6 un gain important d'activitd intrinsSque : c6foxitine et plus encore c6famandole.Mais ce gain d'activit6 a 6t6 consid6rablement amplifi6 avec les c6phalosporines de "36me gdndration" : les CMI modales sont en effet de 0,12 pour ceftazidime et c~fot6tan, 0,06-0,12 pour le tatomoxef et 0,03 pour cefotaxime, ceftriaxone et ceftizoxime. Les autres nouvelles b~ta-lactamines ont une activit6 proche. Ainsi en est-il des monobactams : mode dgal h 0,06 pour l'azthr~onam et des carbapdn~mes : 0,12 pour l'imip~n~me (Fig. 3). R~sistance Les frdquences de r~sistance aux b~ta+lactamines sont actuel lement les suivantes : -aminop~ni- cillines : 35 % ; carboxycilines et ur6idop6nicilli- nes : 25 h 30 % ; c~falotine et Augmentin : 15 h 20% ; m~cillinam : 5 % ; c~fotaxime, ceftazidime et azthr6onam : moins de 0,5 % (Fig. 2). Ces r6sis- lances sont li6es h la s6cr6tion de b6ta-lactamases. Plusieurs ph6notypes peuvent 6tre ainsi ddfinis en fonction de la sensibilit6 des souches aux amino- p6nicillines, carboxyp6nicillines, c6phalosporines de l~re g6n6ration et au c6fotaxime (Tableau I). I1 faut d'abord distinguer le phdnotype SSSS : sen- sible aux quatre antibiotiques. Ce ph6notype est celui des souches non productrice d'enzyme qui re- prdsentent environ 2/3 des colibacilles de notre recrutement. Le phenotype RSRS concerne les 4 % de mutants hyperproducteurs de cdphalosporina- se, enzyme produite naturelleinent ~t un taux tr~s faible par [es colibacitles, et alors sans traduction l'antibiogrammc. I,e phenotype RRSS, rencontr~ chez 21% des souches, est celui des colibacilles prod ucteurs de p6nicillinases. La production de ces enzymes est due -h une information acquise par un plasmide ou un transposon. II s'agit le plus sou- vent d'enzymcs du groupe TEM et beaucoup plus rarement d'oxacillinases. En cas de biog6nSse im- portante, dans 6 % des cas ici, la c6falotine peut ~tre ~galement touchSe : c'est le ph4notype RRIS. Le ph~nolype RRRS concerne les 2,5 % de souches capables de produire les deux types d'enzymes. Enfin, le phdnotype RRRI, qui touche ~galement le c~fotaxime, est observd soit en cas de biog~nSse importante de c~phalosporinase, chez les mutants hyperproducteurs de cette enzyme : 0,2 %, soit chez lea eolibacilles producteurs de b6ta- lactamase plasmidique h tr~s large spectre, du type de celle dScrite par Sirot (8) chez les KlebsieUa et d~nom- m6e CTX-1 et rdcemment observde dans notre h6- pital (2). La frdquence de cette derni~re r6sistance est pour l' instant exceptionnelle dans notre recru- tement, mais sa diffusion, qui peut varier d'un 31 : CMI (rag/I) 128 32 8 2 0,5 0,125 0,0312 0,0078 I I ;; i; ;lli Nbrede ~S , $ , , 44_, 44 , , 44 . ~1 , ~1 , ~ ~ ~,~.~./.\o ~ .~o, .,~,o : o o ,.o,, ~.,~ . ~.\~ CMI (mg/I) 128 I I I o:! i 0,0078 4 Nb~e de 53 , , 53, 54, , ~ , $ , ~'7, ~] , 127, 163, , ~r~, , ;~ , o'~ ~ .~\~,~ ,..o v ,-,\~ .~-~".t,.~.~,~.~,~. ,,~. ,-,~'~" ~ F IGURE 3 Aet iv i t6 des b6ta - laetamines sur E. oli (rag/l) centre h l'autre, est 6videmment h surveiller avec une extreme vigilance. Le comportement des autres b~ta-lactamines en fonct ion de ces phdnotypes est in t~ressant h analyser car il pose le probl~me de l'interpr~tation de l'antibiogramme. La figure 4 donne, pour chaque produit, la r@artit ion des diam~tres d'inhibition pour la totalitd des souches de colibacilles isol6es en 1986 dans notre hSpital. A l ' int6rieur de chaque histogramme sont indiqu~es les moyennes des diam~tres observ6s en fonction du phdnotype. Ces moyennes sont rel i~es ent re el les et chaque ph~notype est ainsi repr~sent~ sous la forme d'un profiI. On remarque que, par rapport aux souches sensibles, les diam~tres d'inhibition des diff~rentes p~nicil l ines sont diminu~s chez les souches du ph~notype RRSS et plus encore chez celles du ph~notype RRIS. Cette diminution est tou jours importante avec les ur~idopdnici l l ines, et n 'est importante avec le mdcillinam que chez les souches du phdnotype RR IS . En ce qu i concerne l'Augmentin , on note que l'activit6 de l'amoxi- ci l l ine (26 mm en moyenne sur les souches sensibles) n'est pas ent i~rement restaur~e en presence d'acide clavulanique chez les souches productrices de p~nicillinase ; moyennes : 21 et 18 mm. La ceftazidime, l'aztr~onam et l'imip~n~me ne sont pas concern~s par ces deux ph~notypes de r6sistance. TABLEAU I E. coli : phenotypes de r6s istance (%) aux b~ta- lactamines SOUCIIES Non product r i ces d 'enzymes B-lactamines Fr6q. C6fo- % Amin. Carb. CF.I tax . S S S S 66 Mutants R S R S 4 hyperproduc- R R R I 0,2 teurs de cephalospo- r inase Prod uctr ices de penicil l inases Enzymes it R S S 21 d'information acquise (pasmides- transposons) : TEM- R R I S 6 oxacillina- S{~S Product r i ces des deux types d'enzymes R R R .S 2,5 R R R l 0,2 P roduct r i ces d'enz, large spectre Sur les souches du ph6notype RSRS (mutant hyperproducteur de e6phalosporinase), l 'Augmen- tin v apparait inactif a lors que tous les aut res produits conservent leur activit~ malgr6 une l~g~re 32 o lO 15 20 25 30 35 4o 45 ~rn) < 44 I [ 918 I e ~ , , , ~ , , , , i~D~ 0 ram) o ; 20 35 4O 45 t Nbde, t ~ , , I~ , II1~ , , , . , , . PHENOTYPES : RRIS ; RRSS ; SSSS F IGURE 4 E.coli : r6part i t ion des diam/~tres d' inhibit ion des b6ta- laetamines et moyennes des diam~tres en fonet ion duph6notype diminution des d iam6tres d' inhibit ion par les ur6idop6nieill ines, le m6eill inam mais aussi la ceftazidime et l'azthr6onam. Sur les souches RI~RS, qui associent au ph6notype pr6c6dent la production d'une p6nieillinase, on observe eette lois une nette diminution d'activit6 des p6nicillines et l'on retrou- ve la 16g6re diminution des diam6tres, d6j'~ not6e pour ceftazidime et aztr6onam ; seule l'aetivit6 de l'imip6n6me reste inehang6e (Fig. 4). Nous avons vu que le ph6notype RRRI pouvait eorrespondre/~ des souehes vraisemblablement hyperproduetriees de e6phalosporinases ou bien des souehes produetriees de b6ta-laetamase h large spectre. Chez les premi6- res, par rapport ~ une souehe sensible,on remarque l 'ant ib iogramme la d iminut ion du diam~tre d'inhibition autour du disque de e6fotaxime, 25 mm eontre 35 mm en moyenne. La diminution est g6n6- ralement plus nette pour eeftazidime, e6fot6tan et aztr6onam, mais plus faible pour latamoxef et m6- cillinam. L'imip6n6me n'est pas concern6 et aueune synergie n'est observ6e auvec l'Augmentin . Chez les secondes, les diambtres d'inhibition sont dimi- nu6s pour c6fotaxime, ceftazidime, aztr6onam et m6cillinam, mais restent inchang6s pour c6fot6tan, latamoxef et imip6n6me. De plus, un effet synergi- que est observ6 entre l'Augmentin et le c6fotaxime, la ceftazidime,l'aztr6onam, mais 6galement la pip6- racilline. AMINOSI I )ES La famille des aminosides n'a pas connu d'impor- rants d6veloppements ces derniSres ann6es. La ka- namycine reste le produit le moins actif du groupe des d6soxystreptamines avec un mode ~ 2 mg/1. Elle est suivie par la dib6kacine et l 'amikacine : 1. L'hab6kacine, qui est l'aminoside le plus r6cent, a une activit6 sur les souches sensibles 6gale ~ celle de la tobramycine et du groupe gentamicine-sisomici- ne-n6tilmicine avec une CMI modale de 0,5 (Fig. 5). Les fr6quences de r6sistance aux aminos ides atteignent 37 % pour la streptomycine et 13 % pour la kanamycine. Elles sont beaucoup plus faibles pour les autres produits, n'atteignant en effet que 1,6/t 2 % pour gentamicine, sisomicine, tobramycine et n6tihnicine et seulement 0,5 % pour l'amikacine. Ces fr6quences sont le reflet de la diffusion chez le colibacille des diverses r6sistances acquises aux aminosides qui sont de nature enzymatique et co- d6es par des plasmides ou des g6nes transposables. On sait qu'il existe trois types d'enzymes modifica- teurs : les phosphotransf6rases ("APH"), ac6tyl- t ransrdrases ("AAC') et ad6ny l t rans f6rases ("AA D"). lies ph6notypes de r6sistance conf6r6s par ces enzymes chez les ent6robact6ries sont indiqu6s au Tableau I1. Seuls les enzymes modifiant la strep- tomycine et la kanamycine ont donc une diffusion relativement importante chez le colibacille, mais il faut noter que les souches productrices de b6ta- laet, amase h large speel, re produisent aussi une AAC-6' eL sont, done, ,'6sistantes/t l'amikacine. TABLEAU l I Ph6notypes de resistance conf6r6s par les enzymes mod i f iant les aminos ides ehez les en terobact6r ies K G SIS G SIS TO DIB NET !G SIS K TO DIBNET G SIS K TO DIB SIS K TO DIB NET (Am) APH 3" ET AAD 3" APH 3' I.II. AAC 3.I. AAC 3.11ET AAC 2' (Providencia) AAC 3.II AAD 2" AAC 6' 33 CMI (mg/I) J I m 128 32 0,5 0,125 0,0312 0,0078 Nb de souches I ! I I I ' i i n I N "1 , 53 , 53 , 67 , 53 , 239 , , 53 , 53 , 53 I I I I | I I n i CMI (rag/I) J == 128 F IGURE 5 Act iv i t6 des aminos ides sur E. coli (rag/I) 32 0,5 0,125 0,0312 0,0078 Pl iI -a "11 Nbde ! ~ i 1 , 5O , 2S , 675 I II II ~),~,0 ~1'~1~'~ .~0 '~"~"~ ,~, ~,,C)..~ ) '~c~ ' F IGURE 6 Act iv i te des qu ino lones sur E. coli (mg/l) , 120 , I~ , 50 u g I ~ ~ ~~ ~ ~o 34 QUINOLONES Parmi les quinolones, il convient d'abord de d is t inguer les produi ts c lass iques , avec essentiel lement l'acide nalidixique et l'acide pip~midique, pour lesquels les CMI modales sont respectivement de 2 et 1 mg/1 sur les colibacilles sensibles. Des nouvelles quinolones prdsentant une aetivit~ intrins~que nettement sup~rieure. Toutefois, des differences sont h noter selon les moldcules. Ainsi, la CMI modale est de 0,25 mg/1 pour la difloxacine, 0,12 mg/1 pour l'~noxacine et la p~floxacine, 0,06 mg/1 pour l'ofloxacine et la norf loxacine et m~me 0,016 mg/1 pour la c iprof loxacine (Fig. 6). Les f r~quences de r~sistance h l'acide nalidixique (CMI critique :> 8 mg/1) et h la p~floxacine (CMI > l) sont respectivement de 7 et 5 %. La r~sistance aux quinolones est due h des mutations chromosomiques. Les premiers travaux de Hane et Wood (3) en 1969 avaient eonclu l'existence de deux types de mutants :nal A et nal B. En 1981, Shimizu (6) en a ddcrit deux nouveaux types :nal C et hal D. Enfin, deux autres vari~tds viennent d'etre d~crites par Mitshuhashi (4) en 1986 : nor Bet nor C. La mutation nal A, la plus fr6quemment rencontr~e en clinique, est res- ponsable d'une modification de la sous-unit~ A de I'ADN gyrase, ce qui entraine une augmentation des CMI h l'ensemble des quinolones. Les CMI peuvent toutefois rester basses pour les nouveaux d~riv~s, ce qui n'implique donc pas forcOnent une r~sistance clinique. Les mutations nal C et nal D intdressent la sous-unit~ B de la gyrase. Chez le mutant nat D, on observe une augmentation des CMI "h l'ensemble des quinolones alors que chez le mutant nal C, on note une augmentation des CMI de l'acide nalidixique, de l'acide pip~idique et de l'acide oxolinique mais une diminution pour les produits qui poss~dent un cycle pip~razine. Les mutations nal B, nor B et nor C, impliquent des modifications de p6n~tration de l'antibiotique, li~es notamment h une diminution quantitative de certaines purines. Ces mutations de perm~abilit~ ne sont responsable que d'une faible augmentation des CMI (2 h 4 lois g~n~ralement) (4, 5). AUTRES PRODUITS Parmi les autres antibiotiques susceptibles d'etre actifs sur le colibacille,il convient de citer d'abord : les sulfamides,le trim~thoprime et les associations sulfamides-trimdthoprime. 15 % des souches r~sistent simultan6ment h l'ensemble de ces pro- duits et 20 % r~sistent aux sulfamides en restant sensibles aux deux autres produits. 27 % des coli- bacilles r~sistent au chloramph~nicol, proba- blement par production d'une ac~tyltransf~rase plasmidique. Les frdquences de r~sistance sont ~lev~es vis-h-vis des t~tracyclines (40 %) et plus encore de la rifampicine (73 %). Elles sont par contre tr~s faibles vis-h-vis des nitrofuranes (4,5%) et de |a fosfomycine (1%). Enfin, il convient de citer les polymyxines pour lesquelles la sensibilit~ quasi-constante des souches n'est pas toujours corr~l~e h des r6sultats cliniques satisfaisants. SUMMARY ANTIBIOTIC RESISTANCE IN ESCHERICHIA COLI: PRESENT STATUS AN !) N EW I)EVELOPMENTS Resistance of Escherichia coli to antibiotics appeared relatively stable between 1970 and 1986 ; a slow, but probably real, increase in amino-penicillins and cotrimoxazole resistance can be pointed out. In 1986, the frequency of resistant strains was superior or equal to 30 % for aminopenicillins, streptomycin, tetracyclines and sulfonamides ; fre- quency varied from 10 to 30 % of isolates for carboxypenicillins, ureidopenicillins, cephalothin and kanamycin ; it was often inferior to 10 %, especially for third gene- ration cephalosporins, other aminosides and quinolones. Some strains were resistant to cefotaxime : cephalosporinase hyperproducing mutants or strains producing a broad spectrum beta-lactamase similar to CTX- 1. Key-words : Escher ichia coil - Antibiotics resistance. 35 BIBL IOGRAPHIE 1. BOURLIOUX P., AMGAR A. - Etude multicentrique de la surveil lance de la r6sistance h 7 antibiotiques de germes isol~s d ' in fect ions ur ina i res en vi l le et en mi l ieu hospitalier. Reunion Interdisciplinaire de Chimioth~rapie Antiinfectieuse. Paris, 4 d~cembre 1986. R~sum~ 150/C8. 2. BRUN-BUISSON C., LEGRAND P., PHIL IPPON A., MONTRAVERS F., ANSQUER M., DUVAL J . - Transferable enzymatic resistance to third generat ion cepha lospor ins dur ing nosocomia l outbreak of mult i res istant Klebsiella pneurnoniae. Lancet, 1987,302- 306. 3. HANE M.W., WOODT H. - Escherichia coli K12 mutants res i s tant to na l id ix ic acid : genet ic mapp ing and dominance studies. J. Bacteriol., 1969, 99,238-24 I. 4. HIRAI K., AOYAMA H., SUZUE S., IRIKURA R., IYOBE S., MITSUHASHI S. - Isolation and characterization of norfloxacin-resistant mutants of Escherichm coli K-12. A ntimicrob. Agents Chemother., 1986, 30,248-253. 5. HOOPER C., WOLFSON J.S., SOUZA K.S., TUNG C., McItUGH G.L., SWARTZ M.N. - Genetic and biochemical characterization of norfloxacin resistance in Escherichia eoli. A ntimicrob. Agents Chernother., 1986, 29,639-644. 6. INOUE S., OItUE T., AMAGISH1 J., NAKAMURA S., SIIIMIZU M. - Mode of incomplete cross-resistance among pipemidic, piromidic and nal id ix ic acids. Antimicrob. Agents Chemother., 1978,14,240-245. 7. LECOMTE F., GRISE G., MOREL A., LEMELAND J.F. - Infection des voles urinaires en pratique m~dicale de ville. Etude des donn~es cliniques, de la r~partit ion des espdces microbiennes responsables et de leur sensibilit6 h seize antibiotiques. Path.Biol., 1986,34,483-489. 8. S IROT l)., SII~()T J . , LAB lA R., MORAND A., COURVA[ , IN P., I )ARFEUILLE-MICHAUD A., PERROUX R., CI,UZEL R. - Transferable resistance to third generation cephalosporins and to aminoglycosides in clinical isolates of Kleb~iella pneumoniae identification of a novel bet alactamase. J. Antimicrob. Chemother. 1986, 20,323-334. ANALYSE DE LIVRE COMITE OMS D'EXPERTS DE L'ONCHOCERCOSE. Troisieme rapport. Geneve, Organisation Mondiale de la Sante, Serie des Rapports techniques n 752, 1987, 188 p. Ce rapport, bilan gEnEral des progrEs recents accomplis dans la comprehension clinique, scientifique et EpidEmiologique de I'onchocercose, fait frequemment rEfErence au Programme de lutte contre I'onchocercose en Afrique occidentale. II est le fruit des discussions d'un comite d'experts charge d'evaluer les progrEs rEalises au cours des dix derniEres annees et d'Etudier le parti qui pourrait en ~tre tire dans la pratique sur le plan du traitement et de la lutte. Tous les aspects de la maladie,y compris son importance socio-economique, sont passes en revue. Les premiers chapitres donnent une information gEnErale sur la distribution et la prevalence de I'onchocercose et sur ses manifestations cliniques, en mettant I'accent sur le polyformisme geographique de la maladie. Des donnees prouvant que cette maladie se propage en AmErique latine sont egalement prEsentees. Les chapitres suivants dEcrivent les tableaux pathologiques correspondant chacune des principales formes de la maladie et font le point des connaissances actuelles en matiere d' immunopathologie onchocerquienne. Une Etude sur les medicaments actuellement disponibles pour la chimioth~rapie est particulierement interessante sur le plan pratique. Pour chacun des medicaments en usage aujourd'hui, le rapport recapitule les indications, les contre- indicat ions, la posologie recommandEe, les effets secondaires et les procedures a suivre pour traiter les reactions indEsirables. II rend compte de la situation actuelle et des perspectives concernant I ' ivermectine, un agent therapeutique administrable par voie orale en une seule prise, qui devrait amEliorer la chimiothErapie dans le proche avenir. D'autres chapitres sont consacrEs ~ la lutte contre I'onchocercose et font le point des connaissances actuelles en ce qui concerne les vecteurs et leur repartit ion geographique, les mEthodes de lutte antivectorielle et les methodes d'Evaluation de la transmission de la maladie et de la lutte anti-onchocerquienne. Le rapport se termine par un examen d'ensemble des lemons tirEes du Programme de lutte contre I'onchocercose en Afrique occidentale et par une discussion sur la contribution des soins de sante primaires a la lutte anti-onchocerquienne. Complet mais concis, cet ouvrage constitue ~ la fois un rEsumE commode de toutes les connaissances actuelles concernant l'onchocercose et un agenda des recherches ~ entreprendre en prioritE pour ameliorer encore le traitement et la lutte. O.M.S. 36

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