RÉFORME PEILLON : C'EST L'ÉCLATEMENT DE L'ÉCOLE PUBLIQUE ! Le gouvernement mène une politique d’austérité, au nom de la réduction des « déficits » publics, dictée par la Troïka (Union Européenne, Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne), comme en Grèce, en Espagne, en Italie... Elle s’applique partout, comme dans l’Éducation nationale autour du projet de loi Peillon et du décret sur les rythmes scolaires qui loin de servir l’intérêt de l’élève, n’a pour but que de transférer les responsabilités financières et éducatives de l’État vers les collectivités locales dans le cadre du projet de loi de l’acte III de la décentralisation du 8 janvier 2013. L’éclatement de l’École publique Peillon explique lui-même : « la réforme des rythmes scolaires doit agir comme un levier pour faire évoluer l’école autour d’un projet éducatif territorial ». La mise en place d’un tel projet, local et différent d’une commune à l’autre, remet en cause la séparation enseignement et périscolaire, le caractère national de l’école publique et la gratuité qui n’est pas inscrite dans le décret. Un vaste plan… Conforme à l’obligation de réduire les « déficits » publics et la dette de l’État, cette réforme s’inscrit dans la politique de décentralisation, qui dans sa mise en place vise la fin de l’organisation uniforme du territoire national, sur laquelle s’adosse toute la législation nationale, l’égalité des droits, l’existence des services publics et la protection sociale collective. C’est la politique défendue par Marylise Lebranchu qui veut créer des « conférences territoriales de l’action publique » afin de faire « progresser la mutualisation des moyens » pour se conformer à l’obligation de réduction des déficits publics et de la dette de l’État. C’est donc une réforme parfaitement intégrée à la totalité de la politique gouvernementale qu’ont voté les élus PS, Verts et Front de gauche au conseil municipal, sous couvert d’une modification des rythmes scolaires. Pouvait-il en être autrement ? Seulement 15 communes du département sur 185 ont décidé de mettre en œuvre la réforme dès la rentrée 2013. Les 3 communes les plus importantes du Val d’Oise, Argenteuil, Cergy et Sarcelles, toutes 3 dirigées par des maires PS, ont décidé de différer son application. A l’échelle nationale, ce sont plus de 80% des communes qui ont décidé de ne pas appliquer le décret dès 2013. La décision du conseil municipal s’apparente donc à un zèle politique dont il aurait très bien pu se passer. Mais il y a eu concertation ? De quel type ? A l’appel de tous leurs syndicats, les enseignants ont massivement rejeté par leurs grèves, à Eragny comme ailleurs, le décret Peillon. La section locale de la FCPE, l’organisation de parents la plus représentative sur cette commune, a manifesté son désaccord à cette réforme : elle n’a été ni reçue ni consultée. Qu’est ce qu’une concertation quand les opposants à un projet ne sont pas reçus ? Est-ce là une illustration de la démocratie participative dont se réclame Mme Gillot ? Oui, ce vote est bien un choix : relayer et accompagner la politique gouvernementale. Choix logique des élus PS et EELV qui se réclament du gouvernement Hollande /Ayrault, choix plus surprenant de la part des élus du Front de gauche. Comment comprendre qu’on puisse d’un coté faire des déclarations radicales contre la politique gouvernementale et de l’autre l’appliquer au niveau communal ? Le choix du POI Pour sa part, le POI estime qu’une municipalité soucieuse de l’intérêt des enfants et tenant compte de l’avis des enseignants, ne devrait entrer dans la réforme Peillon ni maintenant, ni plus tard. Ses élus auraient choisi de demander l’abandon pur et simple de ces projets, exigé l’ouverture de toutes les classes et tous les postes nécessaires à la réussite scolaire des enfants, défendant ainsi l’école publique. Le POI combat pour la réalisation de l’unité des travailleurs et des organisations contre toutes les mesures d’austérité et toutes les contre réformes du gouvernement exigées par la Troïka. Il appuie toutes propositions, tous pas en avant pour l’unité contre ces mesures, comme :  Le refus des confédérations CGT et FO de signer l’accord national interprofessionnel (ANI), leur appel à se mobiliser contre cette loi.  Le rejet par référendum en Alsace, d’une tentative de démanteler la république par une territorialisation, comme dans l’ANI et la réforme Peillon. Oui, l’heure est au regroupement des forces pour préparer les combats qui s’annoncent. Le comité POI d’Eragny vous invite à préparer ensemble le prochain congrès national du POI en discutant de la réponse à apporter à la question suivante :  Que faut-il mettre en œuvre pour aider la classe ouvrière et la jeunesse à se rassembler dans l’unité de leurs organisations afin de défaire cette politique ? Je désire entrer en contact avec le POI NOM, Prénom : Adresse : Mail : Je désire adhérer au POI NOM, Prénom : Adresse : Mail : Prochaine réunion du POI : Vendredi 24 mai à 20h30, maison de quartier de La Challe Le 30 avril 2013 Contact: Jean-Michel Braud: jmichel.braud@gmail.com - Agnès Partaix: agnes.partaix@orange.fr
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RÉFORME PEILLON : C'EST L'ÉCLATEMENT DE L'ÉCOLE PUBLIQUE ! Le gouvernement mène une politique d’austérité, au nom de la réduction des « déficits » publics, dictée par la Troïka (Union Européenne, Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne), comme en Grèce, en Espagne, en Italie... Elle s’applique partout, comme dans l’Éducation nationale autour du projet de loi Peillon et du décret sur les rythmes scolaires qui loin de servir l’intérêt de l’élève, n’a pour but que de transférer les responsabilités financières et éducatives de l’État vers les collectivités locales dans le cadre du projet de loi de l’acte III de la décentralisation du 8 janvier 2013. L’éclatement de l’École publique Peillon explique lui-même : « la réforme des rythmes scolaires doit agir comme un levier pour faire évoluer l’école autour d’un projet éducatif territorial ». La mise en place d’un tel projet, local et différent d’une commune à l’autre, remet en cause la séparation enseignement et périscolaire, le caractère national de l’école publique et la gratuité qui n’est pas inscrite dans le décret. Un vaste plan… Conforme à l’obligation de réduire les « déficits » publics et la dette de l’État, cette réforme s’inscrit dans la politique de décentralisation, qui dans sa mise en place vise la fin de l’organisation uniforme du territoire national, sur laquelle s’adosse toute la législation nationale, l’égalité des droits, l’existence des services publics et la protection sociale collective. C’est la politique défendue par Marylise Lebranchu qui veut créer des « conférences territoriales de l’action publique » afin de faire « progresser la mutualisation des moyens » pour se conformer à l’obligation de réduction des déficits publics et de la dette de l’État. C’est donc une réforme parfaitement intégrée à la totalité de la politique gouvernementale qu’ont voté les élus PS, Verts et Front de gauche au conseil municipal, sous couvert d’une modification des rythmes scolaires. Pouvait-il en être autrement ? Seulement 15 communes du département sur 185 ont décidé de mettre en œuvre la réforme dès la rentrée 2013. Les 3 communes les plus importantes du Val d’Oise, Argenteuil, Cergy et Sarcelles, toutes 3 dirigées par des maires PS, ont décidé de différer son application. A l’échelle nationale, ce sont plus de 80% des communes qui ont décidé de ne pas appliquer le décret dès 2013. La décision du conseil municipal s’apparente donc à un zèle politique dont il aurait très bien pu se passer. Mais il y a eu concertation ? De quel type ? A l’appel de tous leurs syndicats, les enseignants ont massivement rejeté par leurs grèves, à Eragny comme ailleurs, le décret Peillon. La section locale de la FCPE, l’organisation de parents la plus représentative sur cette commune, a manifesté son désaccord à cette réforme : elle n’a été ni reçue ni consultée. Qu’est ce qu’une concertation quand les opposants à un projet ne sont pas reçus ? Est-ce là une illustration de la démocratie participative dont se réclame Mme Gillot ? Oui, ce vote est bien un choix : relayer et accompagner la politique gouvernementale. Choix logique des élus PS et EELV qui se réclament du gouvernement Hollande /Ayrault, choix plus surprenant de la part des élus du Front de gauche. Comment comprendre qu’on puisse d’un coté faire des déclarations radicales contre la politique gouvernementale et de l’autre l’appliquer au niveau communal ? Le choix du POI Pour sa part, le POI estime qu’une municipalité soucieuse de l’intérêt des enfants et tenant compte de l’avis des enseignants, ne devrait entrer dans la réforme Peillon ni maintenant, ni plus tard. Ses élus auraient choisi de demander l’abandon pur et simple de ces projets, exigé l’ouverture de toutes les classes et tous les postes nécessaires à la réussite scolaire des enfants, défendant ainsi l’école publique. Le POI combat pour la réalisation de l’unité des travailleurs et des organisations contre toutes les mesures d’austérité et toutes les contre réformes du gouvernement exigées par la Troïka. Il appuie toutes propositions, tous pas en avant pour l’unité contre ces mesures, comme :  Le refus des confédérations CGT et FO de signer l’accord national interprofessionnel (ANI), leur appel à se mobiliser contre cette loi.  Le rejet par référendum en Alsace, d’une tentative de démanteler la république par une territorialisation, comme dans l’ANI et la réforme Peillon. Oui, l’heure est au regroupement des forces pour préparer les combats qui s’annoncent. Le comité POI d’Eragny vous invite à préparer ensemble le prochain congrès national du POI en discutant de la réponse à apporter à la question suivante :  Que faut-il mettre en œuvre pour aider la classe ouvrière et la jeunesse à se rassembler dans l’unité de leurs organisations afin de défaire cette politique ? Je désire entrer en contact avec le POI NOM, Prénom : Adresse : Mail : Je désire adhérer au POI NOM, Prénom : Adresse : Mail : Prochaine réunion du POI : Vendredi 24 mai à 20h30, maison de quartier de La Challe Le 30 avril 2013 Contact: Jean-Michel Braud: jmichel.braud@gmail.com - Agnès Partaix: agnes.partaix@orange.fr
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