• 1. Recueil des actions des partenaires agricoles et ruraux en faveur de la biodiversité Edition 2014 Agriculture et biodiversité : une alliance féconde
  • 2. EDITO Agriculteurs, producteurs de biodiversité A l’heure des débats parlementaires sur la Loi d’Avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt et des prochaines discussions sur le projet de Loi Cadre pour la Biodiversité, les organisations professionnelles agricoles et leurs partenaires du monde rural et de la nature souhaitent rappeler, à travers ce recueil, leur intérêt et leur investissement auprès des agriculteurs pour préserver et valoriser la biodiversité, qu’elle soit ordinaire ou remarquable. Toutes filières confondues – arboriculture, élevage, grandes cultures, maraichage, horticulture, viticulture… –, les agriculteurs contribuent, en plus de la production alimentaire et non alimentaire, à la diversité des écosystèmes et des milieux, à la conservation de la biodiversité domestique, au maintien de la richesse faunistique et floristique et à l’entretien des paysages en France. Depuis 2010, l’ensemble de la profession agricole s’est fortement mobilisée pour faire reconnaitre ce rôle de l’agriculture, acquérir de nouvelles connaissances sur les interactions entre biodiversité et activité agricole et mieux comprendre les systèmes agro-écologiques et leurs fonctionnalités. Ce recueil illustre la diversité des actions menées par les différentes organisations professionnelles agricoles – les associations spécialisées, les coopératives agricoles, les chambres d’agriculture, le syndicalisme agricole et les instituts techniques – et les autres acteurs territoriaux. De nombreux programmes de recherche portent sur les liens entre pratiques agricoles et richesse de la biodiversité, sur les services écosystémiques comme la pollinisation, la diversité floristique des prairies ou les auxiliaires de culture et la productivité agricole, et sur les aménagements parcellaires favorables à la biodiversité. Les organisations professionnelles invitent également les agriculteurs à contribuer à l’acquisition de connaissances par les sciences participatives, notamment par l’implantation de l’Observatoire Agricole de la Biodiversité (OAB) dans la majorité des départements. Les connaissances acquises par ces différentes démarches sont ensuite transférées aux agriculteurs grâce aux formations continues sur le thème de la biodiversité, suivies de projets de restauration de milieux ou d’infrastructures agro-écologiques ou de maintien de certaines espèces floristiques ou faunistiques réalisés au niveau local. Ce recueil se veut un outil de dialogue autour de la biodiversité entre agriculteurs et société et ainsi permettre à la profession agricole et à ses partenaires d’innover, d’expérimenter et d’utiliser leur savoir-faire pour apporter des solutions pour respecter l’environnement et valoriser la biodiversité. Je tiens à remercier l’ensemble des organisations professionnelles agricoles et les nombreux partenaires du monde rural pour leur contribution à ce recueil et leur investissement continu en faveur d’une agriculture conciliant performance économique, sociale, environnementale et territoriale. Par notre diversité, nous avons su témoigner collectivement de notre engagement pour une alliance productive entre agriculture et biodiversité. Christiane Lambert Première Vice-présidente de la FNSEA
  • 3. 5 SOMMAIRE EDITOEDITOEDITOEDITO ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................ 3333 SOMMAIRESOMMAIRESOMMAIRESOMMAIRE........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................ 5555 PARTIE I BIODIVERSITPARTIE I BIODIVERSITPARTIE I BIODIVERSITPARTIE I BIODIVERSITE ET AGRICULTUREE ET AGRICULTUREE ET AGRICULTUREE ET AGRICULTURE : PANORAMA: PANORAMA: PANORAMA: PANORAMA .................................................................... 6666 LES « BIODIVERSITES » DES MILIEUX AGRICOLES........................................ 8 DES SERVICES ECOSYSTEMIQUES DIVERS ET COMPLEMENTAIRES...... 9 LES CONTRIBUTIONS MULTIPLES DE L’AGRICULTURE................................................. 11 AGRICULTURE ET BIODIVERSITE : QUELLES PERSPECTIVES POUR DEMAIN ?............. 14 PARTIE IIPARTIE IIPARTIE IIPARTIE II AGIR EN RESEAU POURAGIR EN RESEAU POURAGIR EN RESEAU POURAGIR EN RESEAU POUR LA BIODIVERSITELA BIODIVERSITELA BIODIVERSITELA BIODIVERSITE........................................................................................ 16161616 AAAACTIONS DES FILIERESCTIONS DES FILIERESCTIONS DES FILIERESCTIONS DES FILIERES .........................................................................................17 ELEVAGE......................................................................................................................... 18 CULTURES ...................................................................................................................... 37 CULTURES SPECIALISEES ............................................................................................... 54 VITICULTURE ................................................................................................................. 78 AAAACTIONS DES RESEAUX NCTIONS DES RESEAUX NCTIONS DES RESEAUX NCTIONS DES RESEAUX NATIONAUXATIONAUXATIONAUXATIONAUX....................................................................90 ACTA............................................................................................................................. 91 Assemblée Permanente des Chambres d’agriculture................................................... 93 ASSOCIATION FRANÇAISE D'AGROFORESTERIE ............................................................ 97 COOP DE FRANCE.................................................................................................. 100 FARRE......................................................................................................................... 103 FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS............................................................... 106 FNSEA ......................................................................................................................... 108 TRAME........................................................................................................................ 110 AAAACTIONS DES RESEAUX TCTIONS DES RESEAUX TCTIONS DES RESEAUX TCTIONS DES RESEAUX TERRITORIAUXERRITORIAUXERRITORIAUXERRITORIAUX .............................................................112 ADASEA de L’Aveyron.............................................................................................. 113 ADASEA du Lot ......................................................................................................... 120 ASSOCIATION HOMMES ET TERRITOIRES ................................................... 126 Chambre régionale d’agriculture de Picardie ............................................................ 128 FDSEA Maine-et-Loire ............................................................................................... 130 FNSEA NORD BASSIN PARISIEN................................................................................. 132 RESEAU DES CHAMBRES D’AGRICULTURE.................................................. 134
  • 4. 6 PARTIE I BIODIVERSITE ET AGRICULTURE : PANORAMA
  • 5. LES « BIODIVERSITES » DES MILIEUX AGRICOLES Ce recueil recense les actions des organisations professionnelles agricoles et rurales nationales ou territorialisées, en faveur de la biodiversité. Ces actions portent sur les trois niveaux d’organisation de la biodiversité : • le niveau écosystémique de la biodiversité, c'est-à-dire l’ensemble des interactions entre différentes espèces dans un même milieu, • le niveau spécifique de la biodiversité, soit la diversité entre les espèces, • et le niveau génétique, c'est-à-dire la diversité génétique entre les individus d’une même espèce, notamment pour la biodiversité domestique (espèces animales et végétales). 1. Les paysages et les milieux Les exploitations agricoles se situent sur des territoires et façonne le paysage. Par leur situation, elles peuvent soit contribuer à une mosaïque paysagère, par un assolement diversifié ou par l’entretien des haies du bocage, soit former une zone paysagère qui possède des caractéristiques spécifiques et homogènes sur l’ensemble de cette zone, comme par exemple certaines zones viticoles ou les paysages d’ « openfields »faisant de l’agriculteur un artisan du paysage. Le paysage est un facteur commun à tous les acteurs agricoles, ruraux et cynégétiques : l’élevage, les grandes cultures, les cultures spécialisées, la viticulture, les chasseurs, et les acteurs du monde rural illustrent systématiquement le lien entre agriculture et biodiversité par l’exemple du paysage. Concernant les écosystèmes, les actions des organisations agricoles portent sur différents types de milieux : les prairies, les coteaux, les espaces cultivés, les zones humides et les interfaces entre les espaces agricoles et forestiers. 2. Les espèces Sur l’exploitation agricole, l’agriculteur entretient différents espaces : des espaces cultivés, des pâturages, mais également des espaces non productifs comme les haies, les bois et bosquets, les chemins, les bandes enherbées, les cours d’eau… Ces infrastructures agro- écologiques constituent des abris, des espaces d’approvisionnement pour la faune et la flore, qui par leur richesse et leur diversité sur l’exploitation contribuent au maintien d’une diversité floristique et faunistique à l’échelle de l’exploitation et d’un territoire. Plusieurs actions des filières, des réseaux territoriaux et des chasseurs sont mises en œuvre et visent à étudier la diversité des espèces floristiques et faunistiques dans ces différents milieux. De nombreux programmes portent sur la diversité floristique des prairies et le lien entre pratiques agricoles et avifaune. D’autres actions sont menées sur la diversité des insectes et la biodiversité du sol. 3. La diversité génétique Concernant la diversité génétique, les agriculteurs jouent un rôle prépondérant pour le maintien des ressources génétiques domestiques animales et végétales. L’ensemble des acteurs agricoles a, par son travail de sélection, façonné la diversité génétique des espèces animales domestiques et des espèces cultivées. Aujourd’hui, il est nécessaire de veiller à ce patrimoine génétique pour garantir la durabilité des productions animales et végétales, et leur capacité d’adaptation aux changements climatiques et aux maladies émergentes. Les filières semences végétales et animales sont particulièrement préoccupées par la nécessité de préserver la diversité génétique des espèces cultivées et animales.
  • 6. 9 DES SERVICES ECOSYSTEMIQUES DIVERS ET COMPLEMENTAIRES Les organisations agricoles et les autres acteurs du monde rural ont, pour la plupart, évoqué dans leurs contributions les services agro-écosystémiques rendus par la biodiversité : alimentation humaine, organisation et décomposition des matières organiques, dégradation des matières polluantes, régulation climatique, régulation des ravageurs et des maladies, pollinisation, régulation de la qualité de l’eau, entretien de la structure, de la vie et de la fertilité des sols, paysage… Tous ces services sont essentiels pour une production agricole durable et ils doivent être préservés. 1. Les services d’approvisionnement Les services d’approvisionnement correspondent aux services écosystémiques les plus évidents pour l’agriculture. En effet, les agro-systèmes peuvent fournir plusieurs catégories de biens : l’alimentation humaine, l’alimentation animale, des plantes pour les médicaments et les parfums, des plantes d’ornements, des matériaux pour les textiles, la chimie verte ou la construction, du bois pour le chauffage, des énergies renouvelables… Tous les secteurs confondus étudient ces services d’approvisionnement. Certains secteurs innovent et développent de nouvelles solutions techniques pour valoriser l’ensemble de la biomasse produite sur les espaces agricoles. 2. Les services de régulation Les services de régulation sont nombreux – régulation climatique, qualité de l’eau, régulation des ravageurs…- et bénéficient indirectement aux sociétés humaines. La plupart de ces services sont fournis en partie par les écosystèmes agricoles. Afin de mieux comprendre l’interdépendance entre ces services et les pratiques agricoles, de nombreuses organisations agricoles les étudient et promeuvent des techniques pour optimiser ces services. Le service de régulation climatique, par exemple, comme le stockage du carbone, fait l’objet de nombreuses études actuellement, notamment dans le secteur de l’élevage, pour comptabiliser les stocks de carbone présents dans les prairies. Certaines cultures également, comme le chanvre, s’intéressent à ce service de régulation, via le stockage pérenne de CO2 dans les agro-matériaux à longue durée de vie pour la construction de bâtiments. D’autres types de services de régulation peuvent être rendus par l’agriculture : la lutte contre les incendies, la prévention des inondations et des avalanches… Le service de régulation de la qualité de l’eau est également le support de nombreux travaux pour comprendre l’impact positif de l’introduction de certaines cultures à faibles intrants dans les rotations sur la qualité de l’eau, sortie des parcelles agricoles. Un des services de régulation les plus étudiés est le service de régulation des ravageurs. Principale préoccupation des cultures spécialisées et des grandes cultures, la lutte contre les ravageurs et les maladies est au cœur des travaux de recherche des filières. L’objectif est de développer la lutte biologique pour protéger les vergers et les parcelles de grandes cultures et les parcelles maraîchères, permettant ainsi de diminuer le recours aux produits phytosanitaires.
  • 7. 10 3. Le service de pollinisation Les filières grandes cultures, fruits et légumes étudient de près le service de pollinisation rendu par les insectes pollinisateurs. Des recherches sont menées sur l’impact de la variabilité de l’activité pollinisatrice sur le rendement des cultures, notamment pour le secteur des semences, et sur le rôle des pollinisateurs sauvages et de l’apiculture par rapport aux cultures porte-graine. D’autres recherches sont en cours sur le lien entre aménagements parcellaires (infrastructures agro-écologiques) et pollinisateurs pour optimiser le service de pollinisation. 4. Les services culturels Pour l’ensemble des acteurs agricoles et ruraux, les services culturels, rendus par les exploitations agricoles, à l’échelle d’un territoire, comme le paysage, le patrimoine architectural et naturel, l’aménagement des espaces ruraux – chemins de randonnée, berges des cours d’eau, espaces verts, fleurissement – contribuent à la qualité du cadre de vie des habitants des espaces ruraux et au développement du tourisme rural. C’est également la valorisation des terroirs, de leurs produits, et de leur identité culturelle et paysagère. Parmi les services culturels, sont également prises en compte les activités cynégétiques, fortement liées aux espaces agricoles, et aux réservoirs de faune sauvage que peuvent constituer les infrastructures agro-écologiques. Ainsi, que ce soit les filières viticoles ou horticoles, les filières fruits et légumes, l’élevage ou les grandes cultures, les services culturels rendus par les agriculteurs sont systématiquement identifiés comme des leviers sociaux et économiques pour l’agriculture.
  • 8. 11 LES CONTRIBUTIONS MULTIPLES DE L’AGRICULTURE 1. Programmes de recherche et d’études Les filières de l’élevage investissent dans la recherche et le développement en matière de diversité génétique des espèces animales domestiques. Ils ont également mis en place des programmes de recherche sur le lien entre les pratiques agricoles des éleveurs et la biodiversité présente sur les exploitations. Les filières céréalières, et notamment les filières des semences végétales, mènent des programmes de recherche sur les ressources génétiques et les avantages environnementaux des variétés des espèces cultivées. Certaines filières spécialisées, comme la pomme de terre, développent des indicateurs sur la diversité génotypique et phénotypique des différentes variétés. Dans le secteur des fruits et légumes, la recherche reste plus avancée et structurée sur la thématique de la biodiversité fonctionnelle liée aux auxiliaires des cultures. La qualité biologique des sols est aussi une thématique à développer, mais nécessite un renforcement de l’adossement scientifique d’amont en multi-filières étant donnée la complexité des communautés biologiques telluriques concernant la biodiversité fonctionnelle. Plusieurs programmes de recherche visent à identifier les aménagements parcellaires favorables aux auxiliaires de culture, pour maximiser le service de régulation des ravageurs et des maladies, rendu par ces auxiliaires, et ainsi à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires sur ces cultures. Des études sont également entreprises pour créer des indicateurs de qualité des infrastructures agro-écologiques des exploitations agricoles en fonction de leur capacité d’accueil de la biodiversité faunistique. Dans la filière viticole, les programmes de recherche visent à étudier la vie des sols dans les parcelles viticoles, les ravageurs et les auxiliaires de la vigne. Des travaux sont également menés sur le lien entre biodiversité ordinaire ou fonctionnelle et les caractéristiques du paysage viticole. Les instituts techniques produisent également des connaissances sur la biodiversité et l’agriculture. Ils développent notamment des outils méthodologiques d’évaluation de la biodiversité selon les productions animales ou végétales. 2. Sciences participatives – diagnostic Les sciences participatives permettent à la fois d’acquérir des connaissances sur la biodiversité à grande échelle, et de sensibiliser les observateurs à la nécessité de préserver la biodiversité. Plusieurs projets d’observatoires participatifs ont émergé depuis quelques années : l’observatoire agricole de la biodiversité, le projet BiodiversID… L’observatoire agricole de la biodiversité permet aux agriculteurs volontaires de faire l’inventaire de certaines espèces présentes sur leurs exploitations. Les données collectées permettent de faire un suivi annuel de cette biodiversité pour analyser des premières tendances d’évolution de la biodiversité sur les parcelles agricoles.
  • 9. 12 D’autres outils d’observation de la biodiversité ont été créés, comme les diagnostics biodiversité des chambres d’agriculture, le livret biodiversité de la FNSEA, ou des diagnostics spécifiques aux filières. En complément des techniques classiques d’échantillonnage et d’identification, la filière viticole utilise des protocoles simplifiés ou développe des méthodologies adaptées afin de mener à bien les suivis floristiques et entomologiques réalisés dans les vignobles. 3. Formation et diffusion des connaissances De nombreuses formations sur la biodiversité sont proposées aux conseillers agricoles et aux agriculteurs, eux-mêmes, pour leur permettre d’adapter les pratiques agricoles aux milieux et à la nécessité de préserver la biodiversité. Des formations portent sur le paysage et les infrastructures agro-écologiques, sur les auxiliaires de culture et la lutte contre les ravageurs et les maladies, sur la faune et la flore. Le programme Agrifaune, mené avec plusieurs acteurs agricoles et cynégétiques, vise également à partager les connaissances acquises sur le terrain, par l’observation des relations entre la faune sauvage et les pratiques agricoles. S’appuyant sur un réseau d’exploitations agricoles et d’associations cynégétiques, le partenariat Agrifaune collecte des données et permet aux agriculteurs d’échanger sur leurs expériences. 4. Actions de restauration ou de maintien de la biodiversité Au sein des filières de l’élevage, ont été instaurés des programmes de conservation des races anciennes et menacées d’extinction génétique. Ces programmes doivent permettre de conserver la richesse du patrimoine génétique des animaux domestiques. D’autre part, elles ont mis en place un réseau de distribution des semences des ruminants. Les cultures spécialisées mènent des actions de réintroduction d’anciennes variétés (pommes de terre, légumes,…) et poursuivent des programmes de conservation des ressources génétiques. En fruits et légumes, les professionnels sont aussi engagés dans des chartes de production intégrée, déclinées par type de culture. La filière horticole a créé une certification environnementale spécifique à son secteur « Plante bleue » pour favoriser l’amélioration continue des pratiques agricoles et des matériels plus économes en intrants. Dans le secteur viticole, plusieurs projets de restauration de la biodiversité ont vu le jour depuis quelques années, notamment la réintroduction d’éléments topographiques dans le paysage viticole. L’installation d’inter-rangs enherbés ou la réintroduction de haies composites autour des parcelles sont des exemples d’aménagements réalisés en vue de favoriser la biodiversité ordinaire et potentiellement renforcer la présence d’auxiliaires à proximité du vignoble. Au niveau territorial, différents acteurs interviennent pour maintenir ou restaurer des milieux agricoles favorables à la biodiversité. Les chambres d’agriculture, tout d’abord, accompagnent individuellement ou collectivement les agriculteurs dans des projets de restauration ou d’aménagement des parcelles. Certaines ADASEA, comme celles du Lot et de l’Aveyron, mènent également des projets de restauration ou de maintien d’écosystèmes en proposant des mesures de gestion des zones humides, des pelouses sèches et des prairies naturelles, en restaurant des bocages et en pilotant des sites Natura 2000. Ces actions sont le plus souvent menées en partenariat avec d’autres acteurs territoriaux, notamment les gestionnaires d’espaces naturels.
  • 10. 13 5. Action de communication et de sensibilisation En matière de communication, la filière élevage promeut les liens entre l’élevage, le maintien des prairies et la biodiversité. Les études réalisées sur ces interactions devraient permettre de faire reconnaître le rôle positif de l’élevage pour les paysages, la diversité floristique et la biodiversité du sol. La filière céréalière réalise des opérations de communication grand public, avec les visites d’exploitations agricoles et les journées pour les écoles, et communique sur les espaces de biodiversité au sein des exploitations céréalières. D’autres opérations de communication plus spécifiques sont menées par les acteurs agricoles. Le concours national des prairies fleuries, par exemple, organisé par le réseau des Chambres d’agriculture, la fédération des parcs naturels régionaux et la fédération des parcs nationaux, promeut les pratiques agricoles des éleveurs favorables à la diversité floristique des prairies.
  • 11. 14 AGRICULTURE ET BIODIVERSITE : QUELLES PERSPECTIVES POUR DEMAIN ? Pourquoi s’intéresser à la biodiversité ? La question ne se pose plus parmi les acteurs agricoles et ruraux. La biodiversité fait désormais partie des enjeux économiques et environnementaux identifiés sur chaque exploitation agricole. Progressivement les agriculteurs prennent conscience que la biodiversité n’est plus seulement une contrainte réglementaire mais également un outil de production. Que ce soit pour augmenter la résilience des agro-systèmes aux aléas climatiques comme la sécheresse ou l’érosion des sols, aux maladies ou aux ravageurs ou pour préserver le patrimoine naturel propre à leurs terres agricoles, les agriculteurs souhaitent mieux connaitre, mieux comprendre et agir pour maintenir, voire restaurer la biodiversité de leurs exploitations agricoles. Les organisations agricoles et les autres acteurs ruraux ont pris conscience de ces attentes et identifient trois enjeux principaux pour l’agriculture : valoriser le rôle de l’agriculture pour la préservation de la biodiversité, utiliser les services écosystémiques pour optimiser la production agricole et développer des solutions innovantes pour répondre aux attentes des agriculteurs. 1. Valoriser le rôle de l’agriculture pour la préservation de la biodiversité Les acteurs agricoles et ruraux affirment qu’il est indispensable de mieux connaître les interactions entre l’agriculture et la biodiversité, et de valoriser le rôle de l’agriculture pour la préservation de la faune, de la flore et des milieux. Les agro-systèmes contribuent, chacun différemment, au maintien, voire à la restauration de la biodiversité selon les pratiques agricoles mises en œuvre. Ainsi, l’élevage, par la gestion des pâturages, participe pleinement au maintien de la biodiversité des prairies – faune et flore – et des paysages. Les filières semences et plants concourent à la préservation et à la gestion de la diversité génétique et de la biodiversité cultivée. Certaines cultures, plus spécifiques, comme le chanvre souhaitent faire valoir les avantages environnementaux d’introduire ce type de production dans les rotations des grandes cultures. La filière viticole promeut une viticulture durable favorisant la réintroduction d’éléments fixes du paysage pour accueillir une plus grande biodiversité dans les vignes. Par l’acquisition de connaissances sur les liens entre agriculture et biodiversité et par sa diffusion, les acteurs agricoles et ruraux souhaitent faire reconnaitre les services environnementaux rendus par les exploitations agricoles, et partager le savoir-faire des agriculteurs en matière de gestion de l’environnement et des milieux. 2. Utiliser les services écosystémiques pour optimiser la production agricole L’agriculture, et plus particulièrement les acteurs agricoles, s’intéresse depuis de nombreuses années aux services écosystémiques rendus par la nature : service de pollinisation, régulation des ravageurs et des maladies, lutte contre l’érosion des sols…
  • 12. 15 Ces différents services, une fois identifiés et analysés en termes d’impacts positifs ou négatifs, pourront être intégrés dans les systèmes de production comme facteurs de production à prendre en compte pour une agriculture durable et productive. En protégeant les sols contre l’érosion, les agriculteurs améliorent la qualité de leurs sols, notamment par l’accroissement en matière organique, et ainsi le rendement de leurs terres. Certaines filières s’intéressent plus particulièrement aux services écosystémiques indispensables à leurs productions. C’est le cas, par exemple, des filières fruits et légumes, qui développent des outils de gestion des infrastructures agro-écologiques favorables aux auxiliaires de culture pour optimiser la lutte contre les ravageurs et les maladies, et indirectement, pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires sur leurs productions. D’autres filières se préoccupent du service de pollinisation, comme les filières semences, puisque la productivité dépend de ce service rendu par les pollinisateurs. Ils cherchent, notamment, à évaluer la dépendance de ces productions à ce service écosystémique et à développer des outils pour l’optimiser. Pour la majorité des acteurs agricoles et ruraux, l’enjeu principal réside dans l’acquisition des connaissances sur ces services écosystémiques, leur fonctionnement et les leviers d’actions possibles (pratiques, aménagements à différentes échelles d’espace et de temps) pour les optimiser de concert. 3. Développer la recherche et le développement entre les filières Un des enjeux identifiés par les acteurs agricoles et ruraux est de développer la recherche en matière de biodiversité et de services écosystémiques pour acquérir des connaissances scientifiques sur les liens entre pratiques agricoles, milieux agricoles et écosystèmes. Ces connaissances permettront ensuite de mener des actions de maintien ou de restauration, de communiquer davantage sur les liens entre agriculture et biodiversité et de former les agriculteurs à sa préservation sans nuire au potentiel de production de leurs exploitations. La recherche peut également conduire à développer des solutions innovantes optimisant les services écosystémiques ou de nouvelles techniques permettant de concilier productivité et biodiversité sur une même parcelle. Certaines filières mènent d’ores et déjà différents programmes de recherche sur la protection biologique pour limiter l’utilisation des ressources non renouvelables.
  • 13. 16 PARTIE II AGIR EN RESEAU POUR LA BIODIVERSITE
  • 14. 17 ACTIONS DES FILIERES ELEVAGE CULTURES CULTURES SPECIALISEES VITICULTURE
  • 15. 18 ELEVAGE
  • 16. 19 CNIEL – FNPL Site Internet : - http://infos.cniel.com - http://www.fnpl.fr Contacts • CNIEL : Sophie BERTRAND • FNPL : Claire LE GRAND 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Ressources génétiques Infrastructures agro-écologiques Biodiversité du sol Assolement/ prairies Auxiliaires de culture Espèces nuisibles Espèces protégées Biodiversité domestique (races/ variétés) Faune sauvage Diversité floristique Pollinisateur Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 17. 20 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Participation à des travaux de recherche Indibio relatif à la biodiversité faunistique, floristique et à venir du sol – quantification et détermination des indicateurs. Ce projet mené par le Cniel, l’INRA et l’Idele depuis 2010, est basé sur des comptages de faune et flore et d’enregistrements d’infrastructures agroécologiques et de pratiques, sur un total de 36 fermes dans trois zones climatiques contrastées. Le traitement statistique de ces données a permis de construire un indicateur de prédiction de la biodiversité pour chacune des espèces, à partir des IAE présentes et des pratiques de l’éleveur, sur une exploitation laitière. Sans comptage fastidieux de faune et de flore, un simple enregistrement des pratiques de l’éleveur et des IAE présentes sur l’exploitation, permet ainsi de déduire une note biodiversité de l’exploitation sur une échelle de 1 à 10. L’indicateur a été construit de manière transparente et permet donc de remonter aux pratiques s’il y a besoin d’améliorer une note. La méthode intervient à l’échelle de la parcelle pour évaluer la diversité des espèces peu mobiles (lombrics, flore…). Elle intervient aussi à l’échelle du territoire pour évaluer la diversité des espèces mobiles (oiseaux, bourdons…). Des données sur l’assolement du territoire et les IAE présentes sont donc nécessaires pour expliquer une part de la biodiversité de l’exploitation. Cet outil va maintenant être utilisé sur différents types de systèmes, dans différentes régions de manière à produire des références et proposer des leviers d’action aux éleveurs pour améliorer le niveau de biodiversité de leur exploitation. Un travail complémentaire sur le sol va aussi être mené car dans l’outil INDIBIO, la biodiversité du sol est évaluée uniquement par la présence de lombrics. Il n’existe pas aujourd’hui d’indicateur de la diversité biologique des sols. La suite du travail va donc consister à construire un tel indicateur puis à l’ajouter à l’outil. Grâce à cette méthode, la filière laitière française va pouvoir mettre en avant sa contribution positive au maintien de la biodiversité au niveau national, sur la base de données chiffrées et validées scientifiquement. Cette méthode est la première au niveau international qui prend à la fois en compte l’effet des pratiques de l’éleveur et l’effet du paysage sur le niveau de biodiversité de l’exploitation agricole, tout en intégrant l’influence du territoire environnant. De nombreuses méthodes existent à l’échelle de la parcelle ou bien à l’échelle du territoire, analysant soit les pratiques, soit le paysage. Mais aucune méthode n’avait jusqu’à présent réussi à globaliser toutes ces variables ensemble à l’échelle de l’exploitation laitière. Or l’échelle de l’exploitation laitière est celle qui nous intéresse car c’est bien l’éleveur qui peut mettre en place des actions sur son exploitation. Les prairies : biodiversité et services éco-systémiques : Participation à la publication d’une analyse bibliographique de la composition, l’organisation et le rôle de la biodiversité des prairies permanentes en fonction de leur régime d’exploitation (Leslie Mauchamp et al, CNRS, UMR 6249 Chrono environnement INRA Participation au groupe de travail « services rendus par l’élevage » dans le cadre du GIS élevage demain. Définition d’une liste des services rendus par l’élevage au niveau national, définition des indicateurs correspondant à chaque service et première quantification à l’échelle nationale. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? CNIEL, Idele, INRA
  • 18. 21 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Fonds privés (interprofession) et fonds publics (casdar) 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? L’outil INDIBIO permet pour la première fois d’évaluer de manière chiffrée la contribution globale d’une exploitation laitière à la biodiversité. A partir du résultat obtenu, l’outil permet de remonter aux pratiques, de proposer des leviers d’action pour développer la biodiversité à l’échelle de l’exploitation. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? o Créer des indicateurs de suivi simple à l’échelle de l’exploitation o Communiquer positivement sur les actions des éleveurs. CNIEL
  • 19. 22 INTERBEV Contact : Caroline Guinot (Interprofession Bétail et Viandes) c.guinot@interbev.asso.fr Eric Chapelle (Fédération Nationale Bovine) : eric.chapelle@fnb.asso.fr Site Internet : www.interbev.fr / www.la-viande.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs (à terme) Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Financement ou cofinancement auprès de l’Institut de l’élevage d’études portant sur la quantification de la biodiversité liée à l’élevage au travers des infrastructures agroécologiques et des pratiques : projet Indibio multipartenaires, quantification de la contribution de l’élevage ovin viande au maintien de la biodiversité ordinaire et services écosystémiques rendus Participation au GIS Elevage Demain sur les services rendus par l’élevage. Participation au travers de l’Office International des Viandes au Partenariat pour l'évaluation et la performance environnementales de l'élevage (LEAP) de la FAO qui vise
  • 20. 23 notamment à élaborer une méthode d’évaluation de la biodiversité en productions animales. Diffusion d’un outil de sensibilisation à destination des publics enseignants et animateurs nature : un CD d’écoute de la biodiversité en élevage accompagné de matériaux pédagogiques (posters, livrets, diaporama). 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Idele, Cniel, Inra 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Fonds propres : Interbev En lien avec financements Casdar obtenus par l’Idele. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Le niveau global de biodiversité d’un élevage peut être évalué sur la base d’une quantification et d’une caractérisation des éléments agroécologiques (prairies, haies, mares, murets…) en lien avec l’intensité des pratiques agricoles. La diversité des surfaces cultivées (céréales, protéagineux, oléagineux…), associée à la répartition spatiale des éléments agroécologiques conduisent à une hétérogénéité paysagère qui maintient de nombreuses espèces floristiques et faunistiques. Les infrastructures agroécologiques jouent un rôle de zone tampon ou refuge lors de perturbations ponctuelles des milieux voisins (résilience du milieu). La biodiversité est reliée à un ensemble de services : intrants (stabilité structurale des sols, maintien de la fertilité), production (lait, viandes, herbe…), externalités positives pour la société : prévention des incendies, qualité de l’eau, des sols, stockage de carbone. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Reconnaissance et quantification de l’existant (aller au-delà du principe d’additionnalité pour valoriser les pratiques existantes) Reconnaissance politique et médiatiques des impacts positifs du travail des éleveurs sur la biodiversité et l’ensemble des services rendus par l’élevage sur les territoires. Publications : 3R 2013 – Evaluer les services rendus par l’élevage dans les territoires : une première quantification sur le cas français. RYSCHAWY J., DISENHAUS C., BERTRAND S., ALLAIRE G., AUBERT C., AZNAR O., GUINOT C., JOSIEN E., LASSEUR J., PERROT C., PLANTUREUX S., TCHAKERIAN E. et TICHIT, M. CD : la vache, le mouton et le grillon -. A l’écoute de la biodiversité des pâturages (CIV – Centre d’Information des Viandes).
  • 21. 24 ITAVIITAVIITAVIITAVI Site Internet : http://www.itavi.asso.fr/ Contact : Alicia Charpiot, Sophie Lubac. 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Les actions portant sur la biodiversité sont menées dans le cadre de 2 projets distincts : Projet 1 : Actions du Casdar Parcours de Volailles et du PEP-Région Rhône-Alpes : Etude des possibilités techniques pour favoriser la biodiversité faunistique (dont les insectes) et floristique sur les parcours de volailles. Evaluation théorique d’indicateurs de biodiversité appliqués à des parcours de volailles. Projet 2 : Actions du Casdar Biodiva et du PEP Région Rhône-Alpes : Accompagner le maintien des races avicoles à petits effectifs et mise en évidence de leurs spécificités génétiques. (Partenaires de ce projet : SYSAAF, INRA (Jouy en Josas), Centre de Sélection de Béchanne, ITAVI) Les informations fournies dans la suite de cette fiche ne concernent que le projet 1 cité ci-dessus.
  • 22. 25 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ Synthèse : Les parcours de volailles sont des éléments importants des modes d’élevage Label Rouge et Biologique (ou autre) qui peuvent apporter des intérêts forts pour l’environnement. Le type d’aménagements, de plantations réalisés pourront améliorer la répartition des volailles sur le parcours, participer à l’insertion paysagère des élevages, produire du bois (agroforesterie), participer à la présence de biodiversité à l’échelle de l’atelier avicole, que ce soit par exemple, par les essences végétales présentes dans les parcs, ou en favorisant certains pollinisateurs. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) Le projet CASDAR porte plus largement sur l’ « Evaluation environnementale et l’optimisation de la conduite des aménagements de parcours de volaille de chair Label Rouge et Biologiques. » Une partie du projet est consacrée à la biodiversité. Il s’agit de montrer l’intérêt que les zones des parcours peuvent apporter à la biodiversité, selon 3 angles de travail. 1/ Sur la base d’enquêtes réalisées sur des parcours de volailles, différents indicateurs de biodiversité sont calculés à l’échelle du parcours (et non de l’exploitation agricole). Cela devrait permettre de voir ce que peuvent apporter les parcours enquêtés en fonction de leurs aménagements vis-à-vis de ces indicateurs de biodiversité. 2/ Une synthèse, d’après la bibliographie et le retour d’expériences, a été réalisée en croisant les contraintes et les nécessités des productions de volailles sur parcours avec les aménagements et pratiques favorables à la biodiversité (d’après les travaux réalisés dans d’autres filières agricoles). Cela a abouti à la rédaction de fiches présentant des aménagements et pratiques théoriquement compatibles avec la production de volailles, favorisant la biodiversité faunistique et floristique. 3/Différents partenaires engagés dans le projet vont tester l’application des protocoles de l’Observatoire Agricole de la Biodiversité sur des parcours de volailles. Cette méthode de démonstration est appliquée à titre exploratoire. Les résultats des observations conduites devraient nous permettre d’adapter ces protocoles aux spécificités des parcours de volailles. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Oui. Les partenaires du projet CASDAR Parcours de Volailles sont : o Chambre d’Agriculture de la Sarthe o ITAVI o INRA de Nouzilly o Mission Bocage ITAVI
  • 23. 26 o INRA Poitou Charente (du Magneraud) o Arbre et Paysage 32 (AP32) o ITAB o Agroof développement o Association Française des Arbres et Haies Champêtres(AFAHC) o Chambre d’agriculture de la Drôme o Lycées agricoles : o Lycée Nature de la Roche sur Yon (Vendée) o Lycée de Bressuire (Deux-Sèvres) o Lycée d’Obernai (Bas-Rhin) o Lycée du Bourbonnais (Allier) L’ACTA nous aide via son expérience à avancer sur ce sujet. L’ITSAP nous a également apporté son appui autour des pollinisateurs. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? AAP CASDAR Partenariat Région Rhône-Alpes via le PEP Aviculture 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Le projet est en cours, les résultats finaux permettront de répondre à cette question. ITAVI
  • 24. 27 FEDERAFEDERAFEDERAFEDERATIONTIONTIONTION NATIONALE DU CHEVALNATIONALE DU CHEVALNATIONALE DU CHEVALNATIONALE DU CHEVAL Site Internet : www.fnc.fnsea.fr Contact : fncheval@fnsea.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 25. 28 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : • Sensibiliser des élus sur l’utilité du cheval pour concilier performance écologique et économique dans les territoires. • Valoriser du rôle du cheval dans les territoires et inciter les collectivités à utiliser les équidés pour des services d’intérêt général (transport, débardage, surveillance…) • Evaluer l’impact réel des équidés dans le développement durable (biodiversité, entretien, pastoralisme, complémentarité avec les autres productions…) • Accompagner les projets de méthanisation, compostage et photovoltaïque. • Inciter à la recherche vers des méthodes alternatives permettant de réduire les intrants et d’améliorer le bien-être animal • Expérimenter des démarches de progrès en terme d’agriculture durable. • Aider à maintenir les races menacées dans tous les territoires (recensement, caractérisation et valorisation). • Préserver le patrimoine génétique. • Démonstration de l’utilité du cheval dans le travail en zones difficiles (labour, entretien..). • Diffuser un outil pédagogique à destination des enseignants et des enfants. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Oui 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Partenariats privés – Fonds Propres 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Les premières références technico-économiques établies avec l’Idele et l’APCA permettent d’établir les marges de manœuvre et les actions à mener pour améliorer les pratiques. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Mesure de l’impact réel des équidés et reconnaissance de l’utilité des équidés dans la gestion de la biodiversité. Communiquer sur les actions menées et former les éleveurs à l’agronomie. FNC
  • 26. 29 Livre Officiel des Origines Félines Site Internet : www.loof.asso.fr Contact : Catherine Bastide (directrice) 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Gestion de races félines (mise en place de schémas de sélection par race dont 3 Françaises - Sacré de Birmanie, Chartreux et Sphynx -, sensibilisation des éleveurs, information du grand public) Politique de conservation et de promotion des races à petits effectifs. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre :
  • 27. 30 Synthèse : Utilisation de la mutualisation pour aider la gestion des races à petits effectifs. Seules 9 races de chats ont plus de 1000 naissances/an en France, sur un total de près de 70 races et variétés. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Recherche sur la myopathie du Sphynx et du Devon, programme de réintroduction de chats domestiques dans certaines races pour redonner de la variabilité génétique, promotion des petites races qui représentent des niches de biodiversité. Présence dans de nombreuses manifestations dédiées ou non (SIA par exemple), pour promouvoir les races félines et leur diversité. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Le programme Sphynx est conduit en partenariat avec l’ENVA et l’INRA. Le LOOF est membre du CPE-CRB-Anim et de Races de France. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Le LOOF est autofinancé, il ne reçoit pas de subvention. 8. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Recherche sur les maladies génétiques, gestion et promotion des races à petits effectifs. Publications : Fiches de races (plus de 30 000 distribuées chaque années), divers documents d’information à destination du grand public, référentiel de formation à destination des futurs éleveurs dans le cadre du Certificat d’Etudes Techniques Animal de Compagnie option chat, site Internet, application Smartphone etc… Christophe Hermeline Christophe Hermeline
  • 28. 31 Races de France UNCEIA - IDELE Site Internet Contact http://www.racesdefrance.fr/ Stéphane PATIN (stephane.patin@racesdefrance.fr) http://www.unceia.fr/ Stéphane DEVILLERS (stephane.devillers@unceia.fr) http://idele.fr/ Coralie DANCHIN (coralie.danchin@idele.fr) et Vincent MANNEVILLE « La biodiversité, par et pour les éleveurs, impliquant l’ensemble de la sphère d’influence (parties prenantes) » 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : veille juridique (ex : APA) 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 29. 32 5. Décrivez ce(s) projet(s) : S’agissant du maintien de la biodiversité in situ (sur le territoire) : • Mise en œuvre de programmes de conservation (races à petits effectifs) • Développement d’outils innovants de gestion de la variabilité génétique (toutes races : logiciel de plan d’accouplement : Activia, Genelis, PAM, Selectis…) • Mise en œuvre du Service universel de distribution et de mise en place de la semence des ruminants en monte publique (art L 653.5 du CRPM), afin de garantir sur l’ensemble du pays (1) la diversité génétique et (2) l’accès au progrès génétique quels que soient le lieu géographique d’implantation des éleveurs, le mode d’exploitation et le type d’élevage. S’agissant du maintien de la biodiversité ex situ : cryobanques (dont cryoaqua), s’appuyant sur la contribution des entreprises de sélection et de mise en place Recherche & Développement : • CRB Anim : fédérer et améliorer les Centres de Ressources Biologiques (CRB) qui stockent du matériel reproductif et génomique pour les espèces d’élevage françaises • VARUME : observatoire de la variabilité génétique des ruminants et des équidés • RGScope (Ecoscope) : portail national des bases de données génétiques, renforçant leur visibilité et facilitant l’accès aux données ainsi que leur valorisation • VARAPE : identifier les facteurs de réussite ou les obstacles à surmonter pour la valorisation des races à petits effectifs, en particulier lors de la création de filières courtes collectives • INDIBIO : identification et validation d’indicateurs pertinents relatifs aux pratiques agronomiques et aux infrastructures permettant d’évaluer la biodiversité dans les systèmes d’exploitation d’élevage et de polyculture-élevage • Diversité des Prairies permanentes ; Typologie des prairies permanentes et analyse des services écologiques produits. Communication : • Publications diverses • Salons (Salon International de l’Agriculture, Salon du Cheval, Sommet de l’Élevage, Space, TechOvins, Festival de la Brebis…) 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? France : œuvre collective impliquant les partenaires majeurs suivants : Instituts de Recherche (INRA), autres Instituts techniques (IFCE), Universités (Lorraine, Rennes1) FRB (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité), MNHN (Muséum National d'Histoire Naturelle), FNE (France Nature Environnement) Conservatoires régionaux (CRRG, CRAPAL…)
  • 30. 33 Europe : EFAB (forum européen représentant la reproduction des animaux d'élevage, les organisations de sélection (à la fois l'industrie et les coopératives agricoles) et les sociétés liées) ERFP (European Regional Focal Point de la FAO) 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Fonds Publics : Ministère chargé de l’Agriculture : Service Universel de distribution et de mise en place de la semence des ruminants en monte publique CASDAR : Organismes de Sélection, Institut de l’Elevage Collectivités locales Fonds privés : opérateurs impliqués : mutualisation raciale voire interespèces 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? « Intra agriculture » Diversité génétique (raciale) : recenser, caractériser, gérer, valoriser les 43 races bovines, 57 races ovines, 13 races caprines, 7 races porcines, 7 races asines, 9 races équines, et presque 400 races canines et félines… Suivi et gestion de la variabilité génétique (intraraciale) Biodiversité sauvage – agriculture / Service écosystémique de l’agriculture : Paysages, prairies : connaissances de la diversité des prairies permanentes Programme INDIBIO : mise en relation des effets des pratiques agricoles sur l’abondance et la richesse spécifique des espèces faunistiques et floristiques dénombrées ; analyse des effets des infrastructures agro-écologiques pour qualifier les interactions sur ces mêmes espèces. Vers un prototype d’indicateurs prédictifs des effets sur la biodiversité ordinaire (abondance et richesse spécifique) des pratiques agricoles. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? « Intra agriculture » Conserver une biodiversité par et pour les éleveurs impliquant l’ensemble de la sphère d’influence (« parties prenantes » au sens Responsabilité Sociétale des Entreprises). Poursuivre l’effort sur la variabilité génétique, avec entre autres les outils de la génomique. Maintenir et développer la richesse exceptionnelle que représente notre patrimoine génétique. Préserver, voire renforcer, dans certains territoires défavorisés, le processus vertueux de création de valeurs ajoutées sociétales : une race, des hommes, des produits, un territoire, un geyser d’emploi rural direct et induit. Investir dans l’innovation au service de la biodiversité.
  • 31. 34 Biodiversité sauvage – agriculture / Service éco-systémique de l’agriculture : Il faut parler de biodiversité ordinaire en systèmes d’élevage d’herbivores pour atténuer les effets négatifs de l’activité d’élevage sur le réchauffement climatique. Si effectivement les modèles actuels d’estimation des GES donnent une image négative des activités de productions de lait et viande, il est important de souligner les effets positifs joués par l’élevage sur la typicité paysagère du territoire français. Cette typicité paysagère induite par les infrastructures agro-écologiques limite la fragmentation des territoires et reste donc une zone d’accueil essentielle pour de nombreuses espèces. L’élevage de ruminants est une activité basée sur la valorisation des prairies et caractérisée par une diversité de productions. En tant que gestionnaire de surfaces, l’élevage bovin a ainsi des effets positifs forts à mettre en avant grâce au maintien des espaces ouverts, à l’entretien de la diversité des paysages et la préservation des éléments agro écologiques (des habitats et donc des écosystèmes). La stratégie de l’Institut de l’Elevage consiste donc à formaliser des méthodes d’appréciation de la biodiversité et à faire de la biodiversité un des indicateurs environnementaux pour l’évaluation des systèmes. Enfin, l’objectif est de promouvoir les modes de production favorables au maintien de cette biodiversité à l’échelle de la parcelle, de l’exploitation et du territoire.
  • 32. 35 SOCIETE CENTRALE CANINE Site Internet : www.scc.asso.fr Contact : André VARLET 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Communication sur la gestion de 335 races canines dont 54 races françaises 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 33. 36 Synthèse : Réalisation de documentaires sur l’utilisation éthique du chien de chasse. Présentation des races canines vulnérables, salons grand public (salons chiens/chats) et salons agricoles 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Réalisation de documentaires avec Interprochasse et la Fédération Nationale des Chasseurs – Formation technique à la diversification des éleveurs vers l’élevage des chiens de race 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Documentaires (films.web) avec Interprochasse et la Fédération Nationale des Chasseurs – Formation technique avec ACTA, RACES DE France, FNSEA, APCA 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Financement en interne et avec les organismes associés 8. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Sauvegarde et promotion des races françaises vulnérables Publications : Revue de la cynophilie 6 numéros/an – 32000 exemplaires envoyés aux éleveurs et vétérinaires praticiens
  • 34. 37 CULTURES
  • 35. 38 ARVALIS Institut du végétal Site Internet : http://www.arvalisinstitutduvegetal.fr Contact : Véronique Tosser –v.tosser@arvalisinstitutduvegetal.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Infrastructures agro-écologiques : construction d’un indicateur de biodiversité à partir de la quantification des IAE Auxiliaires de culture : dans quelle mesure peuvent-ils contribuer à la lutte biologique pour permettre la réduction de la consommation de produits phytosanitaires ? Pollinisateurs : comment concilier durabilité de l’agriculture et des abeilles ? Faune sauvage : Diagnostic sur quelques stations ARVALIS en cours 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 36. 39 Synthèse : Dans le cadre de la politique de réduction de la consommation des produits phytosanitaires, ARVALIS cherche à déterminer dans quelle mesure les auxiliaires des cultures peuvent contribuer à la lutte biologique. Les Infrastructures Agro-Ecologiques (IAE) sont des éléments du paysage ayant un effet bénéfique sur la biodiversité. ARVALIS travaille sur la quantification de ces IAE, pour pouvoir construire un indicateur de biodiversité. Il existe de plus une volonté d’inclure le paysage (parcellaire…) dans les projets futurs d’analyse de la biodiversité. Des diagnostics sur la faune sauvage présente sur certaines stations ARVALIS sont également en cours. Enfin, le travail sur les abeilles domestiques vise à étudier comment concilier la durabilité de l’agriculture et celle des abeilles. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Biodiversité « fonctionnelle » Suivi de la biodiversité fonctionnelle (faune épigée en particulier) sur les parcelles agricoles et leurs aménagements 1997–2007. Membre du Comité de pilotage CASDAR « Agroforesterie » 2009–2011. Chef de file du projet CASDAR « Les entomophages en grandes cultures : diversité, service rendu et potentialités des habitats 2009–2011. Partenaire du projet CASDAR AUXIMORE 2012–2014 : Optimisation du contrôle biologique des bioagresseurs en système de grandes cultures (connaissances, outils de suivi et de conseils à destination des agriculteurs) : évaluation de la faune auxiliaire par des outils de suivi simplifiés et proposition de protocoles pour l’évaluation des systèmes de cultures et des pratiques qui les caractérisent. Projets sur plateforme ARVALIS à venir sur les interactions entre paysage et biodiversité fonctionnelle. Biodiversité « ordinaire » Partenaire du projet CASDAR IBIS “intégrer la biodiversité dans les systèmes de cultures” 2008–2010. Membre du comité d’orientation scientifique de la Fondation pour la Recherche en Biodiversité (FRB) 2009–2011 Projet Interne d’évaluation de la biodiversité entomologique des parcelles agricoles, particulièrement des hyménoptères et lépidoptères (pollinisateurs) mais également des autres taxons. Création d’indicateur pour l’affichage environnemental 2011–2012 Les systèmes d’information géographique appliqués à la biodiversité 2013–2015 Evaluation des effets des pratiques culturales (rotation, travail du sol) sur les communautés microbiennes : caractérisation de l’abondance et de la biodiversité. Abeilles domestiques Partenaire de l’action de renforcement des actions en faveur de l'apiculture. 2009–2010 : Evaluation de l’influence des bandes fleuries sur le butinage des abeilles. Partenaire du projet CASDAR « POLLINOV » : Conception et évaluation de systèmes de cultures innovants conciliant enjeux de durabilité des abeilles et durabilité de l’agriculture 2010–2012.
  • 37. 40 Partenaire du projet CASDAR Interapi 2012–2014 : Influence de CIPAN produisant du nectar et du pollen en zone de grandes cultures sur la dynamique de colonies d’abeilles domestiques hivernantes. Transversal Membre du RMT « Biodiversité et agriculture » (dépôt : septembre 2013) 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Dans le cadre des différents projets, un partenariat large a pu être constitué : • Instituts techniques • Chambres d’agriculture (CRA Picardie, CRA Centre) • Organismes de recherche : INRA SAD-Paysage, UMR INRA/Agrocampus Rennes 1099 [BiO3P], UMR Nancy-Université-INRA Agronomie et Environnement Nancy-Colmar, UMR Avignon, INRA MSE Dijon • Associations : Fédérations de chasse (nationale et départementales) • Organismes publics : ONCFS, Muséum National d’Histoire Naturelle • Lycées agricoles • Bureaux d’études et associations entomologiques : Laboration d’éco-entomologie, Syrphys, Flor’insectes, Société pour le Muséum d’Orléans et les sciences 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Fonds propres et appel à projet CASDAR 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Suivant les projets : • Suivis des dynamiques de différents taxons à plusieurs échelles (parcellaire/paysagère) : abondance, richesse spécifique… • Dans ces mêmes parcelles/paysages où les taxons sont suivis : suivi des pratiques agricoles • Evaluation du service rendu • Relevés de la topographie 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Cohérence des approches méthodologiques Publications : • Nombreux articles (Perspectives agricoles, l’Entomologiste, Yvoir, etc.) • + Formation sur l’écologie et l’identification des Carabidae au catalogue de formation ARVALIS • + Posters de communication
  • 38. 41 CETIOM Site Internet : www.cetiom.fr Contact : flenet@cetiom.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Les actions du CETIOM portent sur les abeilles, la biodiversité microbienne des sols, les oiseaux et la biodiversité cultivée. Elles ont pour finalité de concevoir des indicateurs de biodiversité qui dépendent des pratiques dans les milieux agricoles et qui sont corrélés avec des services rendus aux cultures. Ces indicateurs seront utilisés pour diagnostiquer les pratiques des agriculteurs et mettre en place des plans d’amélioration. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : régulation du cycle N, régulation des bioagresseurs, services patrimoniaux Synthèse : Actions sur les abeilles : pollinisation Actions sur la biodiversité microbienne des sols : régulation des cycles C et N Actions sur les oiseaux : services patrimoniaux Actions sur la biodiversité cultivée : régulation des cycles C et N, régulation bioagresseurs
  • 39. 42 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Projet abeille : étudier l’effet des variétés de colza et de tournesol, et l’effet des pratiques culturales, sur la fréquentation des fleurs, la qualité du nectar et les traits de vie des abeilles. Projet biodiversité microbienne des sols : évaluer la faisabilité de mise en œuvre des différents indicateurs disponibles, et les informations fournies en termes de régulation des cycles C et N, puis sélectionner les plus pertinents pour élaborer un tableau de bord de suivi de la biodiversité microbienne des sols. Projet biodiversité aviaire : étudier l’effet de la présence du colza dans le paysage sur la biodiversité aviaire. Projet biodiversité cultivée : diversifier les cultures de rente, modifier leur ordre dans la rotation et introduire des plantes de service, en association avec les cultures de rente ou dans l’interculture, dans le but d’obtenir des services de régulation des bioagresseurs et de régulation du cycle C et N 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Oui, nombreux partenaires : INRA, CNRS, ESITPA, ACTA, ITSAP, ARVALIS et Museum National d’Histoire Naturelle. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Financement ONEMA sur la biodiversité cultivée. Dépôt d’une manifestation d’intérêt au CASDAR sur la biodiversité microbienne des sols. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Les études sont encore en cours, mais il y a déjà des résultats partiels qui restent à valider : • Effet des variétés de tournesol sur la fréquentation des abeilles • La réduction du travail du sol s’accompagne d’une modification de structure génétique des communautés de bactéries et de champignons du sol • Apport d’azote par des légumineuses gélives associées au colza et, dans certaines conditions, contribution à la régulation des adventices et des insectes d’automne. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Concevoir des indicateurs de biodiversité qui dépendent des pratiques agricoles et qui sont corrélés avec des services rendus aux cultures. De tels indicateurs permettraient de faire du diagnostic et ensuite d’envisager d’améliorer les pratiques.
  • 40. 43 FNAMS Site Internet : www.fnams.fr Contact : Anne GAYRAUD 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt)votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 41. 44 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Les actions de la FNAMS concernant les pollinisateurs sont menées en partenariat avec l’ITSAP et les apiculteurs : travaux expérimentaux visant à analyser la variabilité de l’activité pollinisatrice et son impact sur le rendement des cultures et la qualité des lots de semences, charte de bonnes pratiques, information réciproque apiculteurs/agriculteurs multiplicateurs, démarches visant à favoriser la mise en œuvre des contrats de pollinisation, diffusion de l’information règlementaire sur les conditions de traitement phytosanitaire en présence de pollinisateurs… La FNAMS a aussi acquis une compétence sur les pollinisateurs sauvages (action en cours visant à recenser les pollinisateurs sauvages en cultures potagères porte-graine (carottes) dont le maintien est essentiel pour certaines cultures porte-graine entomophiles, ainsi que sur de nombreuses espèces fourragères, potagères ou florales multipliées en France parfois sur de très faibles surfaces : ainsi, de par leur activité, les agriculteurs multiplicateurs sont un maillon essentiel dans la diffusion de la biodiversité cultivée. 6. Votre/vos action(s)est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Partenaires du secteur apicole : ITSAP, ADA 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Financement de quelques actions d’expérimentation via l’interprofession + programme spécifique CAP filière semences (expérimentation et animation) : FranceAgriMer, Région Centre 8. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Pouvoir financer un programme de recherche un peu ambitieux sur la problématique de la pollinisation (variabilité de l’activité pollinisatrice selon les types de cultures, attractivité des variétés, optimisation de la ruche…). Aujourd’hui, il y a peu de spécialistes de la question ; ils sont donc peu disponibles pour s’engager dans un travail de partenariat conséquent. FNAMS
  • 42. 45 GNIS Site Internet : www.gnis.fr ; www.fsov.fr ; www.jardinons-alecole.org ; www.semencemag.fr Contact : Delphine Guey 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : participation à des négociations internationales _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ 5. Décrivez ce(s) projet(s) : sur le plan de la recherche, le Gnis gère depuis 2001 les programmes FSOV dont la finalité est la sélection de variétés de blé tendre adaptées à une agriculture durable.
  • 43. 46 Le FSOV réalise des recherches sur les ressources génétiques et les variétés, essentielles pour la connaissance, la création et la valorisation de la biodiversité du blé tendre. En 12 ans, 52 programmes de recherche ont ainsi été financés. sur le plan de l’accompagnement des agriculteurs, le Gnis est co-animateur avec la chambre d’agriculture du Pas-de-Calais du programme « Tous autour de l’herbe » dans le parc Naturel Régional des Caps et marais d’Opale. En 2012, ce programme avait déjà permis d’accompagner plus de 700 agriculteurs. Le Gnis préside également sur le parc Scarpe-Escaut le jury « Prairies fleuries » qui examine et récompense la qualité et la biodiversité des prairies proposées par les agriculteurs. sur le plan de la communication, le Gnis : • organise des journées de la biodiversité cultivée. Depuis 2010, 6 grandes journées ont réuni sur des visites de terrain environ 500 participants des administrations, des médias et des élus, des collectivités locales, de l’enseignement et des associations. • sensibilise depuis 1985 enseignants et enfants par l’opération « jardinons à l’école » sur les notions de jardinage et de biodiversité. • présente sur le site grand public semencemag des vidéos, reportages et témoignages sur les actions menées en faveur de la biodiversité cultivée. • communique chaque année au SIA , sur les semences et la diversité variétale. • propose des jeux et des supports pédagogiques pour les écoles, les associations et tous les agriculteurs menant des actions de communication. sur le plan international, le Gnis accompagne les réseaux de ressources génétiques français pour que ces réseaux mettent leurs collections à disposition de tous. Ainsi, des collections blé et maïs ont été mises dans le système multilatéral du TIRPAA. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Les programmes de recherche FSOV regroupent les obtenteurs au sein de réseaux, les instituts techniques, le Geves, les universités et écoles d’ingénieurs, l’Inra, la Fnams et l’UFS. Les actions de sensibilisation et d’accompagnement des éleveurs rassemblent des experts agricoles, des botanistes, entomologistes et apiculteurs. Les actions de communication sont GNIS GNIS
  • 44. 47 souvent menées avec des partenaires : fédérations des chasseurs, réseau biodiversité pour les abeilles, Bleu–Blanc-Cœur, Associations de professeurs de biologie (APBG…), réseaux d’agriculteurs (Fermes ouvertes…) 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? La recherche variétale pour une agriculture durable, financée par le Fonds de Soutien aux Obtentions Végétales décidé dans le cadre de l’accord interprofessionnel CVO recherche blé tendre, est de 1,10 million d’euros en moyenne par an. Toutes les autres actions sont financées par les fonds propres du Gnis, le Gnis étant financé par l’ensemble des acteurs professionnels de la filière semencière française et notamment les agriculteurs-multiplicateurs. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Mis à part dans les programmes de recherche, il ne s’agit pas de données quantifiées, mais toutes les actions en partenariat ont abouti à des communications très concrètes et structurées. Ainsi plus de 50 posters « biodiversité » mettent en avant l’importance et l’enjeu de la biodiversité agricole et sont mis à la disposition de tous. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? que le rôle de la filière semences et plants dans la préservation et la gestion des ressources génétiques et de la biodiversité cultivée soit reconnu et soutenu par l’ensemble des acteurs du monde agricole. que les mesures prises par les pouvoirs publics encouragent les activités de création variétale essentielles à l’agriculture française. que la production de semences et plants sur le territoire français puisse être garantie par la prise en compte de ses spécificités lors de mesures réglementaires (zones protégées, usages mineurs…) que l’interprofession semences soit associée dans toutes les actions en faveur de la biodiversité agricole. GNIS
  • 45. 48 Interchanvre Site Internet Contact www.interchanvre.org Sylvestre Bertucelli, directeur, 06.80.23.33.52 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : action lobby Pac introduction du chanvre zéro phyto dans les SIE 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : zone de captage en excédent phyto 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : biodiversité des insectes 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Quantifier l’entomofaune protégée par l’introduction de cultures de chanvre dans les rotations, notion de « réservoir tournant de biodiversité »
  • 46. 49 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Non pour l’instant 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? aucun 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Nous avons une étude scientifique allemande de 2001 sur le sujet. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La reconnaissance de la plus-value environnementale du chanvre, sa quantification et sa monétarisation à travers la mise en place des Mae.
  • 47. 50 INSTITUT TECHNIQUE DE LA BETTERAVE (ITB) Site Internet : www.itbfr.org Contact : gouwie@itbfr.org 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Les actions de l’ITB portent sur la "gestion des bords de champs", "les entomophages en grande culture ; diversité, service rendu, et potentialité des habitats", "Auximore : Optimisation du contrôle biologique des bioagresseurs en systèmes de grandes cultures", l’action VIGIBET qui permet de suivre annuellement la présence de ravageurs et d'auxiliaires en culture betteravière, divers réseaux (Resobet Teignes, Resobet fongi) respectivement pour le suivi des teignes et des maladies du feuillage. L’ITB favorise l’introduction de gènes sauvages dans le matériel de sélection pour accroitre la diversité génétique. (Projet Aker). 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ Synthèse : • Maîtrise de la fertilisation azotée (économie d’énergie, qualité de l’eau, de l’air), • Réduction des utilisations de produits de protection des plantes, Inventaire des auxiliaires, Biodiversité génétique des variétés de betteraves
  • 48. 51 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : La première publication "Gestion des bords de champs en exploitation de grandes cultures" fruit d'une collaboration avec l'ONCFS et Syngenta comporte un important volet biodiversité et a été éditée en 2005 puis rééditée en 2009 avec cette fois la participation d'Arvalis et du Cetiom ainsi que de la Fédération Nationale des Chasseurs. Plus récemment, l'ITB a participé à l'action Cas DAR "Les entomophages en grande culture; diversité, service rendu, et potentialité des habitats" qui a pris fin en 2011. Il a abouti à proposer deux outils prototypes interactifs d'évaluation du potentiel entomophage des exploitations agricoles relatifs aux syrphes : "SyrphiX" et aux carabes : "CarabiX". Ces deux outils sont construits sur la base du logiciel d'évaluation multicritère "DEXi". L'action Cas DAR "Auximore : Optimisation du contrôle biologique des bioagresseurs en systèmes de grandes cultures" a démarré en 2012 et prendra fin en 2014. Elle vise à produire des connaissances, des outils de suivis et de conseils à destination des agriculteurs. L’ITB a mis en place en 2010 le réseau de parcelles VIGIBET qui permet de suivre de façon périodique la présence de ravageurs et d'auxiliaires en culture betteravière. Quarante cinq parcelles sont suivies par toutes les délégations régionales (5 par région). Le projet Aker (Investissements d’avenir) a pour objectif central d’accroître la diversité génétique des variétés cultivées. De nombreux projets visent à réduire l’impact de la culture sur l’environnement notamment la qualité de l’eau, l’économie d’énergie etc. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Toutes ces actions sont conduites en partenariat avec des acteurs très divers : Inra, autres instituts de grandes cultures (Arvalis, Cetiom, Unip), l’ACTA, Agrotransfert, etc. lycées agricoles, Chambres d’agriculture… 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Des financements du Casdar, d’Agences de l’Eau Seine Normandie, ONCFS 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Nous disposons de bases de données avec toutes les observations réalisées sur des parcelles repérées 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? • Evaluer la biodiversité et ses relations avec les pratiques agricoles • Le travail doit être conduit en réseau avec l’ensemble des partenaires des grandes cultures. • Valoriser la biodiversité fonctionnelle pour minimiser le recours aux solutions chimiques. • Développer des méthodologies partagées avec les partenaires
  • 49. 52 Syndicat des Riziculteurs de France et Filière et Centre Français du Riz Site Internet : www.rizdecamargue.com Contact : Bertrand MAZEL, Pdt et www.centrefrancaisduriz.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : La biodiversité en Camargue est le résultat d’une étroite liaison entre les organismes de défense de l’environnement (Parc Naturel régional, Réserve Nationale, Association La Tour du Valat) et les riziculteurs qui cultivent dans ce périmètre protégé. Les riziculteurs sont des contributeurs directs au maintien de la biodiversité. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 50. 53 Synthèse : Nos actions sont conjointement menées par le Syndicat des Riziculteurs de France et Filière et le Centre Français du Riz (Centre de recherche cofondateur d’ARVALIS) qui sont dans les mêmes locaux à Arles. Ces actions touchent principalement la qualité du milieu aquatique qui est évidemment incontournable dans la culture du riz. Par lien direct, le sol est également concerné par nos actions ainsi que les paysages. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Réalisation d’un inventaire de la flore des milieux rizicoles (2004-2006) Conservation et valorisation des ressources génétiques : maintien d’une large collection de variétés, base de la création variétale (programme en cours) Appui/collaboration à divers projets/actions : • Projet Diversité génétique des phytovirus CIRAD - Comparaison milieux cultivés et naturels en Camargue (2010-2011) • Journée Biodiversité GNIS « Le riz, une culture riche de promesses » (2012) 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche agronomique pour le développement) GNIS / GEVES PNRC (Parc Naturel Régional de Camargue) 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Nos actions de recherche et d’expérimentations bénéficient d’un soutien financier de FranceAgriMer, ainsi que de la Région PACA et du Département des Bouches-du-Rhône. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Inventaire de la flore des milieux rizicoles (incluant les rizières mais également les surfaces connexes (bordures de canaux, fossés, …) a permis de réaliser • une analyse des liens entre pratiques agricoles et diversité floristique • une analyse des liens entre caractéristiques des milieux et diversité floristique Réseaux d’expérimentation : adaptation des variétés aux conditions de milieux 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Améliorer les connaissances sur les liens entre pratiques agricoles et biodiversité afin de disposer d’éléments pouvant être valorisés par la filière rizicole Publications : • Plantes des rizières de Camargue (CFR – PNRC – CIRAD) – 2006 – 264 pages • Inscriptions variétales au Catalogue officie Syndicat des Riziculteurs
  • 51. 54 CULTURES SPECIALISEES
  • 52. 55 ASSOCIATION NATIONALE DES PRODUCTEURS DE LEGUMES DE CONSERVES Site Internet : www.unilet.fr et www.legumes-infos.com Contact : Delphine Pierron 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ Le travail est réalisé par l’Unilet, interprofession de la filière qui dispose d’un service technique et de moyens de communication (Comité technique, magasine Unilet infos, site internet).L’accompagnement des producteurs sur le terrain est réalisé par les techniciens de culture qui participent au comité technique de l’Unilet. 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Ressources génétiques Infrastructures agro-écologiques Biodiversité du sol Assolement/ prairies Auxiliaires de culture Espèces nuisibles Espèces protégées Biodiversité domestique (races/ variétés) Faune sauvage Diversité floristique Pollinisateur Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 53. 56 Indépendamment des actions, notre secteur de production a des spécificités qui constituent des atouts en termes de biodiversité : • Des cultures de saison cultivées en plein champ dans une rotation de grandes cultures : elles constituent une diversification des assolements pour les exploitations de grandes cultures et de polyculture-élevage. Les producteurs de légumes d’industrie ne sont jamais spécialisés dans la mesure où, en moyenne, seulement 10 à 15% de la SAU est consacrée aux légumes d’industrie. • Une diversité d’espèces et de variétés : pois (lisses, ridés et garden peas), haricots gousses verts et beurre (ronds et plats), haricots grains (flageolets, mogettes, pochas), fèves, épinards, carottes (jeunes, nantaises, grosses, jaunes), salsifis, betterave rouge, navets, céleri (branche et rave), chou-fleur, brocolis, autres choux (frisés, milan, rouge…), oignons, courgettes, potiron, potimarron, poireau, oseille, herbes aromatiques,…Les variétés utilisées pour chaque espèce sont nombreuses, voire très nombreuses en pois et haricots (légumes qui représentent plus de 80% des surfaces de légumes d’industrie). La variété la plus utilisée en pois en 2012 représentait 7% des surfaces. La variété la plus utilisée en haricots gousses en 2012 représentait 6% des surfaces. • L’essentiel des légumes d’industrie sont cultivés du printemps à l’automne. Ils fournissent une couverture des sols avec une végétation verte durant l’été et le début de l’automne (récolte des pois en juin-juillet, récolte des haricots de juillet à octobre) : impact sur le paysage, la faune, les insectes… • Les légumes à destination industrielle permettent de fournir aux consommateurs des légumes toute l’année, à une qualité et à un prix stable (accessibilité, contribution à la diversité de l’alimentation/5 fruits et légumes/jour) • Seuls les légumes sont exportés du champ : le reste de la plante (fanes, cosses…) est laissé sur place (biomasse) 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Diffusion d’un document sur les mesures alternatives aux produits phytosanitaires auprès de tous les producteurs. • Programme Biodivlég (terminé) : déterminer l’impact des abords de parcelles sur la mouche de la carotte et de la mouche du chou et ainsi que les insectes auxiliaires (brocolis, chou fleur, céleris branche et rave, carottes) • Programme sur la faune auxiliaire (nouveau) : obtenir des données sur la dynamique de développement des populations selon les conditions pédoclimatiques, observer l’impact de différents aphicides pour les auxiliaires, proposer et tester des stratégies de production visant à respecter les auxiliaires • Programme sur les résistances variétales : évaluation des capacités de résistance aux maladies et ravageurs de différentes variétés. • Réseau et observatoire : constitué par l’ensemble des techniciens de cultures au sein des structures adhérentes à l’Unilet qui font remonter, leurs observations de terrain (Participation aux BSV, surveillance des parcelles…)
  • 54. 57 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? • Biodiv Lég : dans le cadre du GIS Pic Lég, avec le CTIFL • Faune auxiliaire : Unilet seul • Résistances variétales : en collaboration avec les semenciers • Réseau : avec tous les opérateurs de la filière sur le terrain 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Financements interprofessionnels + FranceAgriMer ou CASDAR 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? BiodivLég : Meilleure connaissance des populations de prédateurs et/ou parasitoïdes potentiels de la mouche de la carotte et de la mouche du chou et de leurs interactions avec les populations de P. rosae et D. radicum. Effet neutre à défavorable de la présence d’IAE de forte densité au bord des cultures : dégâts occasionnés significativement plus importants en cas de forte pression. Autres programmes : démarrage en 2014 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Le programme portant la faune auxiliaire est une priorité.
  • 55. 58 CTIFL – Fruits Site Internet : Contact : 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : En arboriculture fruitière les travaux du Ctifl sur la Biodiversité sont axés sur l’étude de la fonctionnalité d’une communauté d’organismes vivants qualifiés d’auxiliaires et tout particulièrement les prédateurs généralistes. Les études portent également sur les aménagements agro-écologiques et leur relations avec les cultures (gîtes, fournitures de ressources, stimulation du contrôle biologique par exemple). Les taxons étudiés sont les vertébrés (chauve-souris, reptiles, rapaces) et les invertébrés (arthropodes principalement carabes et araignées). 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : contrôle biologique Synthèse : Les travaux portent sur la lutte biologique par conservation. Ils sont axés sur l’étude du contrôle biologique exercé par les ennemis naturels présents en verger et sur les moyens de les favoriser .On cherche donc à identifier les facteurs environnementaux (haies, paysage local) et
  • 56. 59 les pratiques culturales (pratiques phytosanitaires, entretien du sol…) pouvant expliquer l’abondance et la richesse en espèces des auxiliaires généralistes et leur activité de consommation des ravageurs des vergers. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Rôle des araignées dans la régulation du Puceron vert : il s’agit d’étudier la consommation sur le plan qualitatif et semi-quantitatif du puceron vert du pêcher (Myzus persicae) par les araignées (et les autres auxiliaires tels que forficule, syrphes). Prédateurs vertébrés du Campagnol provençal : il s’agit d’étudier la prédations du campagnol provençal par les différents vertébrés prédateurs (mammifères, rapaces, reptiles) et d’identifier les facteurs qui influencent la dynamique des populations de campagnols en vergers (paysage). Chauve-souris et régulation du Carpocapse et la tordeuse orientale en culture de pommier : il s’agit de quantifier la prédation des chauves-souris sur ces ravageurs, déterminer la chronologie de la prédation par rapport aux cycles de développement des ravageurs et identifier les variables paysagères qui jouent sur l’activité des chauve-souris dans les vergers. Projet RéPaRe : Régulation des ravageurs du pommier par les araignées Thèse de 3 ans en collaboration avec l’INRA portant sur la détermination des relations trophiques entre la communauté des araignées et les principaux insectes ravageurs et auxiliaires présents en verger de pommiers. L’étude porte également sur les pratiques impactant les communautés des araignées et sur le rôle des infrastructures agro- écologiques (IAE) en cherchant à déterminer l’influence des haies sur la répartition spatio-temporelle des araignées dans le verger et à déterminer parmi les taxons d’araignées prédateurs des ravageurs ciblés, ceux qui sont les mieux à même de recoloniser les vergers et les modes de déplacements associés. Co-animation d’un projet de RMT Biodiversité et agriculture : Le Ctifl est impliqué dans la co-animation d’un RMT qui devrait voir le jour en 2014 animé avec l’ACTA et l’INRA. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? o INRA Avignon : étude relation trophique entre ravageurs et prédateurs o CNRS Chizé : reptiles o CBGP (centre de Biologie et de Gestion des Populations) : campagnols o Station expérimentale du CEHM et Station expérimentale La Morinière 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? CASDAR 2014/2020 et fondation FRB pour le projet RéPaRe 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Les précédents travaux ont permis des avancées sur : • la régulation biologique de plusieurs ravageurs des vergers par les arthropodes (carabes et araignées) et les chauves-souris, notamment dans le cadre d’une thèse Ctifl/INRA/Université.Cardiff soutenue en février 2012. La consommation de ravageurs « in situ » a été prouvée (tordeuses et mouches par araignées, carabes et chauve-souris,
  • 57. 60 fondatrices de puceron par araignées) et le potentiel d’action et la complémentarité spatio- temporelle de ces auxiliaires décrits. Une approche « traits fonctionnels » a été initiée sur les araignées. L’impact des variables environnementales et des pratiques agricoles sur ces organismes ont commencé d’être étudiés. Dans ce cadre nous avons mis au point des amorces ADN de trois ravageurs du pommier (carpocapse, tordeuse orientale et puceron cendré et de la mouche de l’olive) utilisables en routine pour la suite des travaux sur l’analyse du service de régulation des ravageurs. • L’élaboration d’un indicateur de la qualité des infrastructures agro-écologique (calculateur, tests de sensibilité) et son extension pour une utilisation à l’échelle de l’exploitation. L’indicateur a été testé sur 5 exploitations de pommier dans le cadre d’une étude sur l’affichage environnemental ainsi que sur le centre Ctifl de Balandran. Ce travail permet de confirmer la capacité discriminante de l’indicateur quant à décrire des situations variées. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Une organisation plus poussée de la R&D entre filières. La création d’un Réseau Mixte Thématique voire la création d’UMT sur la biodiversité fonctionnelle inter-filières associant le monde de la recherche, de l’expérimentation, du développement et de l’enseignement est l’outil adéquat pour y parvenir en complément des outils de recherche partenariale filière, dont les Gis. Publications : • Sur la période 2009/2013, les travaux ont été publiés dans deux articles scientifiques alors que deux autres articles supplémentaires ont été soumis en 2013. Une rencontre technique (décembre 2012), un ouvrage technique de synthèse (Biodiversité et régulation des ravageurs en arboriculture 450p), 8 articles techniques de vulgarisation et 8 conférences ont permis également de valoriser ce travail. • Ricard J.M., Boreau de Roincé C., Mandrin J.F., Garcin A., Jay M., Lavigne C., Bouvier J.C., 2012. Le rôle des araignées de la frondaison dans le contrôle des pucerons du pommier (3ème partie). Infos-Ctifl n°285, octobre 2012. • Jay M., Boreau de Roincé C., Ricard J.M., Mandrin J.F., Garcin A., Lavigne C., Bouvier J.C., Tupinier Y., Puechmaille S., 2012. Biodiversité fonctionnelle en verger de pommier. Les chauves- souris consomment-elles des ravageurs ? (4ème partie). Infos-Ctifl n°286, novembre 2012. • Tronel C., Ricard J.M., 2012. Espaces non cultivés et biodiversité en verger. Vers une meilleure prise en compte. Infos-Ctifl n°286, novembre 2012. • Ricard J.M., Boreau de Roincé C., 2013. Biodiversité fonctionnelle en verger d'olivier - rôle des arthropodes contre la mouche. Info-Ctifl n°292, juin 2013, p25-31.
  • 58. 61 CTIFL – Légumes Site Internet : Contact : 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse Les systèmes de production maraîchers, de plein champ comme sous abri, sont concernés par de nombreuses évolutions réglementaires visant à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires ainsi que leur impact sur l’environnement. Ces évolutions réglementaires amènent les producteurs de légumes à repenser leur démarche de protection phytosanitaire en adoptant d’une part une approche plus globale et plus intégrative à l’échelle de la parcelle, de l’exploitation voire du paysage. Dans ce contexte, le Ctifl mène des actions valorisant les ressources propres des exploitations maraîchères, au premier rang desquelles se trouvent les insectes auxiliaires de cultures. Les actions menées sur le sujet par le Ctifl ont pour but de caractériser la faune auxiliaire (en particulier les ennemis naturels des ravageurs) dans différents types d’IAE et de mettre au point des dispositifs permettant d’une part de les attirer à proximité des cultures et d’autre part de favoriser leur action et leur diffusion en leur sein. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs)
  • 59. 62 Synthèse : Les actions mises en œuvre par le Ctifl visent à mettre à profit le service de régulation naturelle rendu par les prédateurs et/ou parasitoïdes des principaux ravageurs des cultures légumières. Si l’action de ces deux types d’auxiliaires peut difficilement, à elle seule, éradiquer les populations de ravageurs, elle peut en revanche limiter leur pullulation et par conséquent faciliter leur gestion à l’aide des moyens de protection chimiques, physiques et/ou biologiques traditionnellement mis en œuvre dans les cultures. Dans ce contexte, le Ctifl mène ou a mené plusieurs actions sur la lutte biologique par conservation des habitats (« biodiversité fonctionnelle ») en particulier dans le cadre de projets collaboratifs tels que les projets BIODIVLEG (caractérisation des populations d’ennemis naturels de mouches dans les cultures de brassiacées et d’apiacées et effet des abords parcellaires sur les processus de régulation naturelle) et AGATH (gestion agro-écologique des populations de pucerons en cultures de melon et de thrips en cultures de poireau). La finalité de ces actions est d’une part d’évaluer l’effet de ces IAE sur la régulation naturelle des populations de ravageurs dans les cultures légumières adjacentes et d’autre part de développer des méthodologies permettant d’évaluer précisément l’action des prédateurs et des parasitoïdes vis-à-vis des ravageurs et susceptibles d’être transférées auprès des producteurs sous la forme d’outils d’aide à la décision. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Projet BIODIVLEG (2009-2011) L’effet d’abords parcellaires potentiellement attractifs pour les auxiliaires (infrastructures agro-écologiques – IAE – de forte densité telles que les haies) sur le processus de colonisation des cultures de brassicacées par les mouches du genre Delia d’une part et des cultures d’apiacées par la mouche Psila rosae d’autre part ainsi que par leurs principaux ennemis naturels (staphylins du genre Aleochara et plusieurs espèces de sarabidés) a été étudié par le Ctifl dans le cadre du projet BIODIVLEG dont les travaux sur le terrain se sont terminés en décembre 2013. Porté par le Ctifl et labellisé par le GIS PICleg, ce projet a reçu le soutien du Ministère de l’agriculture et de la pêche (AAP Casdar) et impliqué de nombreux partenaires de la recherche, de l’expérimentation et du développement. A travers un dispositif original reposant sur la mise en place d'un réseau de parcelles appariées deux à deux et la multiplicité des observations, les travaux menés ont consisté à comparer différentes variables biologiques (abondance des pontes de mouches, activité des ennemis naturels ciblés, taux de parasitisme…) et agronomiques (niveau d’infestation des cultures par les larves et/ou les pupes de mouches, incidence et sévérité des dégâts de mouches…) entre des parcelles dont les abords étaient a priori jugés favorables au développement des auxiliaires ciblés (présence de haies par exemple) et des parcelles dont les abords l’étaient moins (bordure de sol nu par exemple). Les résultats obtenus ont permis de caractériser les populations d’ennemis naturels de mouches dans les cultures de brassicacées et d’apiacées de différents bassins de production français, d’étudier les interactions des populations de mouches avec celles de leurs principaux ennemis naturels et d’étudier l’effet des abords de parcelle sur ces interactions. Projet AGATH (2013-2015) Le puceron Aphis gossypii et le thrips Thrips tabaci sont deux insectes piqueurs-suceurs pouvant provoquer d’importants dégâts en cultures légumières (le premier en cultures de melon et le second en cultures de poireau). Pour protéger leurs cultures contre ces ravageurs, les producteurs ont essentiellement recours à la lutte chimique, pas toujours efficace et parfois difficile à mettre en œuvre dans un contexte règlementaire en pleine évolution. La recherche de méthodes de lutte alternatives et/ou complémentaires à la lutte chimique, permettant non seulement de limiter les dégâts directs (piqûres de nutrition) ou indirects (sécrétion de miellat, développement de champignons saprophytes, transmission de virus) tout en assurant la
  • 60. 63 durabilité des autres méthodes de lutte (notamment génétiques), constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour la production. Afin de limiter la pression exercée par A. gossypii dans les cultures de melon et par T. tabaci dans celles de poireau, et améliorer par conséquent l’efficacité des techniques de protection traditionnellement mises en œuvre, plusieurs pratiques agro-écologiques pourraient être intégrées dans les systèmes de production actuels. Dans cette optique, le projet Agath, soutenu par le CAS DAR et labellisé par le GIS PIClèg, se propose d’évaluer l’efficacité d’un ensemble de techniques perturbant d’une part la colonisation des cultures par les populations de ravageurs (en jouant par exemple sur les stimuli visuels et olfactifs ou sur les phénomènes de thigmotactisme intervenant dans le processus de reconnaissance de la plante-hôte) et favorisant d’autre part la régulation naturelle des populations installées (via la mise en place d’infrastructures agro-écologiques particulières en bordure de parcelle par exemple, ou en renforçant artificiellement les populations d’auxiliaires présentes dans l’environnement des cultures). Les résultats obtenus dans le cadre de ce projet porté par le Ctifl et associant plusieurs partenaires de la recherche, de l’expérimentation et/ou du développement devraient permettre aux producteurs biologiques ou conventionnels qui le souhaitent de faire évoluer leurs pratiques vers des systèmes de cultures à la fois économes en intrants et performants économiquement. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Le projet BIODIVLEG a été conduit en partenariat avec Agrocampus Ouest, l’Université de Rennes I, l’ACPEL, le SILEBAN, le CATE, le GRAB et la FREDON Nord-pas-de-Calais ainsi qu’avec les chambres d’Agriculture du Finistère, du Loiret et de Charente-Maritime. Le projet AGATH est conduit en partenariat avec l’INRA d’Avignon, le CEFEL, l’APREL, l’ACPEL, LCA, le SILEBAN et la FREDON Nord-pas-de-Calais. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Les projets BIODIVLEG et AGATH sont tous les deux soutenus par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche (CAS DAR). 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Projet BIODIVLEG (2009-2011) Les résultats du projet BIODIVLEG montrent que, en condition réelles de production, certains arthropodes exercent une action de prédation significative vis-à-vis des œufs de mouches du genre Delia ainsi que, mais en moindre mesure, vis-à-vis des œufs de la mouche de la carotte Psila rosae (staphylins et araignées en particulier). Certains prédateurs consommeraient ces œufs dès les premières pontes tandis que d’autres seraient beaucoup moins réactifs. Tous ces prédateurs d’œufs présentent un intérêt direct pour la production dans la mesure où les résultats du projet BIODIVLEG montrent également que la densité des pontes de mouches (qu’il s’agisse des mouches du genre Delia ou de la mouche P. rosae) est corrélée, de façon non linéaire, à l’incidence des galeries de mouches à la récolte. Certains arthropodes exercent également une action de prédation et/ou de parasitisme significative vis-à-vis des larves et/ou des pupes de mouches du genre Delia ainsi que, mais en moindre mesure, vis-à-vis des larves et/ou des CTIFL
  • 61. 64 pupes de P. rosae (staphylins et carabidés en particulier). Il est probable que le comportement de prédation des ennemis naturels retrouvés dans les cultures soit lié à leur taille, les plus petites espèces s’attaquant aux œufs de mouches et les plus grandes aux larves et/ou pupes. Les prédateurs et/ou parasitoïdes de mouches doivent être préservés dans la mesure où ils contribuent à réduire le potentiel d’infestation d’une année sur l’autre. Dans les cultures de brassicacées, la présence d’IAE de forte densité en bordure de parcelle favorise significativement les pontes de mouches du genre Delia dans les cultures, mais uniquement lorsque la pression du ravageur est forte. Elle y favorise également l’activité de certains ennemis naturels. Au final, l’incidence des galeries de mouches à la récolte est néanmoins équivalente entre les parcelles bordées par des IAE de forte densité et celles qui ne le sont pas. Il est probable que l’effet positif des IAE de forte densité sur l’activité des populations d’ennemis naturels soit atténué par leur effet sur les pontes de mouches, également positif. Dans les cultures d’apiacées, la présence d’IAE de forte densité en bordure de parcelles favorise significativement les pontes de P. rosae dans les cultures d’apiacées ainsi que, contrairement à ce qui est observé dans les cultures de brassicacées, l’incidence des galeries de mouche dans les racines des plantes. Certaines espèces de prédateurs et/ou parasitoïdes potentiels de larves et/ou de pupes de P. rosae sont également plus actives dans les parcelles d’apiacées bordées par des IAE de forte densité que dans celles qui ne le sont pas. Il est probable que les IAE de forte densité favorisent ce type d’auxiliaires, non pas de façon directe grâce à leurs qualités intrinsèques, mais parce qu’elles favorisent d’abord et avant tout l’infestation des cultures par P. rosae. Projet AGATH Le projet AGATH est actuellement en cours et aucun résultat n’est donc pour le moment disponible. Les résultats attendus de ce projet sont toutefois les suivants : o Identification des plantes phanérogammes (i.e. plantes à fleurs) répulsives vis-à-vis du thrips T. tabaci en cultures de poireau et du puceron Aphis gossypii en cultures de melon. o Identification des plantes phanérogammes (i.e. plantes à fleurs) attractives vis-à-vis des ennemis naturels de thrips T. tabaci en cultures de poireau et du puceron Aphis gossypii en cultures de melon. o Mise au point et évaluation d’un système de culture favorisant l’attraction, le développement et l’action des ennemis naturels de T. tabaci en cultures de poireau et d’A. gossypii en cultures de melon. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La priorité stratégique sur ce dossier, pour le Ctifl, est d’une part d’élaborer des méthodologies spécifiques pour caractériser les processus de régulation naturelle dans les cultures maraîchères, et d’autre part de concevoir des outils innovants et technologiques pour le suivi précis des populations d’ennemis naturels et caractériser leur action. Publications : Picault S., 2012. Biodiversité fonctionnelle en cultures de brassicacées : régulation naturelle des mouches du genre Delia. Infos-Ctifl n°285, p37-51. Picault S., 2013. Biodiversité fonctionnelle en cultures d’apiacées : régulation naturelle de la mouche de la carotte Psila rosae. Infos-Ctifl n°285, p37-51. Picault S., 2014. Le projet AGATH : l’agro-écologie pour gérer les populations de ravageurs (à venir).
  • 62. 65 FN3PT Fédération Nationale des Producteurs de Plants de Pomme de Terre Site Internet : www.plantdepommedeterre.org Contact : Bernard Quéré 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 63. 66 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Membre du Réseau français de conservation des ressources génétiques de la pomme de terre et apparentées, associant les partenaires publics et privés de la recherche, de la sélection variétale et de la production de plant (l’INRA, la FN3PT, l’ACVNPT, BRETAGNE-PLANTS, le COMITE NORD, le GROCEP et GERMICOPA,). Les membres du réseau participent au maintien et à l’évaluation de ressources génétiques patrimoniales et les diffusent à des fins de recherche, de sélection et de formation, conformément au Traité FAO. La Fédération maintient aussi la collection nationale sanitaire de variétés de pomme de terre (>300 variétés), à l’origine du schéma de production de plant. projet IdeAle de construction d’une base de données des empreintes génétiques (diversité moléculaire) des variétés de pomme de terre (projet 2008-2012, conduit avec le soutien du ministère de l’Agriculture en lien avec le CTPS, avec comme partenaires : FN3PT, EPR, INRA, SCL et GNIS/SOC). L’objectif principal du projet était d’améliorer la coordination entre les partenaires du réseau, au travers d’un outil informatique partagé et adapté à la gestion des profils moléculaires variétaux (base en 2013 de 939 variétés et 342 hybrides). projet de caractérisation des collections des obtenteurs, en lien avec l’INRA, pour mieux exploiter la diversité des ressources génétiques en création variétale régénération de vieilles variétés de pommes de terre (Bleue de la Manche, Vitelotte noire, Bonnotte de Noirmoutier…) par culture de méristème et thermothérapie pour le compte de groupements de producteurs et multiplication de plants de ces variétés de conservation caractérisation de la diversité phénotypique et génotypique du cortège parasitaire de la pomme de terre abordée dans le cadre de divers projets de recherche de la FN3PT et ses EPR. Travaux abordant en partie l’effet de pratiques agricoles (bandes enherbées, assolement, intercultures..) et conduits en lien avec les laboratoires de testage et de certification des plants (agréés par le SOC, la D.G.A.L. et accrédités COFRAC). Suivi de pratiques agricoles en plants de pommes de terre avec la mise en place par la FN3PT d’un outil informatique de traçabilité de l’ensemble des lots de plants et d’un suivi de pratiques agricoles, pour des producteurs volontaires, nommé « INFO PLANT » qui permet de suivre les résultats agronomiques et sanitaires de la production de plants. Participation aux journées Biodiversité organisées en région avec le GNIS pour mettre en avant les actions sur la sélection et l’enrichissement de la biodiversité en pomme de terre (http://www.semencemag.fr/pomme-de-terre-conservation-multiplication.html) 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? La FN3PT développe des partenariats avec différents acteurs notamment : techniques : les Organisations de Producteurs (Bretagne-Plants, Comité Nord, Comité Centre-et-Sud), le GNIS-SOC, les obtenteurs, le CTPS-GEVES des Chambres d’agriculture.. scientifiques : INRA, et en particulier avec le Centre de Ressources Biologiques BrACySol de l'INRA de Ploudaniel (https://www6.rennes.inra.fr/igepp/L-IGEPP/Plateformes/BrACySol)
  • 64. 67 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? A 90% le budget est assuré par des cotisations versées par les producteurs, le solde (10%) par des subventions du CASDAR par exemple ou de projets soumis auprès de diverses instances (dont un projet soumis à la FRB) 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Indicateurs de la diversité génotypique et phénotypique des variétés de pomme de terre et des bioagresseurs de la culture 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La FN3PT souhaite participer au choix, à la mise en place et au suivi des indicateurs pour suivre la diversité génétique en pommes de terre pour anticiper les futures contraintes réglementaires et mettre en avant l’importante diversité génétique pour cette culture.
  • 65. 68 FNPHP Site Internet : www.fnphp.com Contact : fnphp@fnphp.com 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Certification environnementale horticole 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Milieux Synthèse : Le producteur expose ses actions quant à la prise en compte de la biodiversité dans l’environnement de son entreprise (exemple : mise en place de dispositifs végétalisés, prise en compte des zones présentant un enjeu environnemental.), ainsi que sur l’évolution de ses gammes. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ Synthèse : Plante Bleue tend à promouvoir les savoir-faire pour des modes de production raisonnée. A partir d’un premier niveau d’exigence, la certification favorise ensuite l’amélioration continue vers des pratiques et des matériels plus économes en intrants (eau, fertilisants...), le
  • 66. 69 recours à des méthodes alternatives aux produits phytopharmaceutiques (protection biologique intégrée), la diminution de l’utilisation de ressources non renouvelables (énergie pour le chauffage des serres...)... 5. Décrivez ce(s) projet(s) : La certification Plante Bleue s’adresse aux exploitations de production de végétaux d’ornement : elle se base sur un référentiel technique national qui permet de valoriser les entreprises respectant des critères de bonnes pratiques environnementales pour les thématiques suivantes : irrigation, fertilisation, protection des cultures, maîtrise de l’énergie dans les serres, gestion des déchets, environnement de l’entreprise. Un organisme tiers indépendant assure enfin le contrôle du respect du référentiel dans les entreprises. Au sein de chaque thématique, le détail des exigences et leurs points de contrôle sont énoncés. Privilégiant l’amélioration continue, deux notions reviennent d’une thématique à l’autre : 1) le producteur évoque les actions déjà engagées visant à limiter les impacts et/ou à prévenir les risques sur l’environnement, et 2) les actions futures envisagées sont également citées. Dès lors qu’il y a utilisation d’intrants (eau, fertilisants, produits phytopharmaceutiques et énergie), un suivi quantitatif est mis en place dans l’objectif de mesurer, sur la base d’indicateurs, les performances des entreprises. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Initiée par la FNPHP, la certification Plante Bleue est aujourd’hui portée par l’interprofession Val’hor, et a été construite avec l’appui de l’institut technique Astredhor. Lancée en 2011, 93 entreprises de production sont aujourd’hui certifiées. Plante Bleue a été reconnue équivalente au titre du Niveau 2 de la certification environnementale des exploitations agricoles, en février 2012, par le Ministère en charge de l’agriculture. Un dispositif de formation à la certification a été mis en place avec un cabinet de conseil spécialisé et le partenariat de Vivéa et du Fafsea. Les actions de communication et de promotion de la certification sont réalisées avec une agence spécialisée. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Le projet de certification Plante Bleue a bénéficié d’un financement de l’interprofession Val’hor. Publications : Toutes les informations sur la certification Plante Bleue sont disponibles sur un site dédié : www.plantebleue.fr Chaque thématique du référentiel à fait l’objet d’un article détaillé dans la presse technique : MANCEAU, R., Certification Plante Bleue (1/7) : du bon arrosage..., Lien horticole, n° 786, 8 février 2012, p. 12-13 MANCEAU, R., Certification Plante Bleue (2/7) : des engrais, oui mais..., Lien horticole, n° 790, 7 mars 2012, p. 14-15 MANCEAU, R., Certification Plante Bleue (3/7) : savoir protéger..., Lien horticole, n° 794, 4 avril 2012, p. 10 MANCEAU, R., Certification Plante Bleue (4/7) : précieuses calories..., Lien horticole, n° 798, 2 mai 2012, p. 10-11 MANCEAU, R., Certification Plante Bleue (5/7) : la gestion des déchets..., Lien horticole, n° 802, 6 juin 2012, p. 10-11 MANCEAU, R., Certification Plante Bleue (6/7) : l'entreprise dans son environnement, Lien horticole, n° 805-806, 27 juin 2012, p. 10-11 BOIVIN, R., Certification Plante Bleue (7/7) : l’engagement social..., Lien horticole, n° 809, 29 août 2012, p. 10-11
  • 67. 70 Les Producteurs de Légumes de France Site Internet : www.legumesdefrance.fr Contact : Bruno Scherrer 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 68. 71 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Lancement en novembre 2007, sous le parrainage du ministre de l’Agriculture, du GIS PICleg, groupement d’intérêt scientifique pour la production intégrée en culture légumière, avec l’INRA et le Ctifl. Objectif : mobiliser l’ensemble des acteurs de la recherche et du développement pour proposer aux producteurs de légumes des systèmes de cultures respectueux de l’environnement et économiquement performants. Des projets de recherche ont depuis été mis en place dans le cadre de PICleg. Informations et résultats sont accessibles sur www.picleg.fr Légumes de France s’est également impliqué dans la mise en place du réseau de ferme DéphyEcophyto et a réalisé une exposition photo itinérante destinée au grand public, et mise à disposition notamment à l’occasion d’opérations de communication des producteurs de légumes comme « Les Légumes dans la Ville ». Cette exposition photo permet d’expliquer l’ensemble des pratiques et savoir-faire des producteurs de légumes pour cultiver des légumes tout en respectant environnement et biodiversité. Légumes de France organise aussi des conférences sur les résultats de la recherche issue de PICleg.… 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? INRA et Ctifl APCA Stations d’expérimentation régionales (Aprel, Sileban, etc) Cirad Unilet Interfel Ministère de l’Agriculture FranceAgriMer 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Onema DephyEcoPhyto 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Grande complexité d’interactions multi factorielles Des perspectives intéressantes à moyen/long terme Beaucoup d’études nécessaires pour mettre au point des méthodes techniquement fiables et économiquement viables. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La recherche et l’expérimentation.
  • 69. 72 Site Internet : www.multifolia.fr Contact :contact@multifolia.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : soutien à l apiculture 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Notre démarche a pour objectif de relancer la culture et l’utilisation du sainfoin en France et en Champagne Ardennes à des fins de le déshydrater et d’en exploiter toutes ses vertus en créant un lien terroir à terroir. Cette filière nouvelle qui réunit une dizaine de partenaires du champ à la fourchette anime toute la dimension environnementale et de biodiversité de cette légumineuse oubliée. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 70. 73 Synthèse : La teneur en tannins condensés du sainfoin lui confère des propriétés particulières dont des vertus antiparasitaires. Anti météorisante, la plante permet également de réduire les rejets de méthane des ruminants la consommant. Améliorant l’efficacité protéique des rations, la plante permet de meilleures performances économiques et sanitaires des animaux. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Multifolia redéveloppe la culture du sainfoin, légumineuse calcicole oubliée en France à des fins de le déshydrater et de créer ainsi une nouvelle matière première protéique non OGM pour l’Elevage français. La version en granulés de la plante permet d’envisager son transport, son stockage, sa caractérisation, sa conservation et son utilisation dans toute la France et à l’Export, là où la plante ne pousse pas et ainsi de favoriser ses propriétés agronomiques environnementales et nutritionnelles innovantes. Cette plante aux vertus multiples répond à la problématique du Grenelle de l’environnement et de la nécessité de préserver la biodiversité. Sa dimension environnementale comme culture à bas intrants et comme plante hautement mellifère et nectarifère est une aubaine pour les plaines champenoises. Notre filière s’appuie sur les recherches de scientifiques français (INRA Theix, Toulouse ENVT) et d’un projet européen Healthy Hay-Légume. En plus d’un groupe d’agriculteurs novateurs, d’un semencier de nos techniciens de GDA d’organismes agricoles, de coopératives de déshydratation, de fabricants d’aliments du bétail, d’éleveurs et de transformateurs, nous avons associé l’Abeille de France, pour intégrer la dimension nectarifère de la plante et favoriser aussi la pollinisation de nos porte-graines. Depuis 5 ans que nous développons pas à pas la filière, nous avons pu observer une dimension environnementale importante : rusticité de la plante, non réponse à l’engrais, présence d’une faune entomologique impressionnante, présence accrue des chevreuils et du petit gibier, retour d’espèces de papillons assez rares. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? La filière est née d’hommes et de femmes conscients que l’innovation pouvait être une réponse aux enjeux agro environnementaux d’aujourd’hui et surtout de demain Nous avons rassemblé de nombreux acteurs locaux et nationaux, intéressés par l’intelligence collective de la filière. Voici la liste des sociétés et organismes associés dans la démarche,
  • 71. 74 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? La filière est soutenue depuis 2011 par France AgriMer, le conseil régional de Champagne Ardennes et l’agence de l’innovation CARINNA. Multifolia est labellisé par le Pôle de compétitivité Agro Ressources Champagne Picardie depuis février 2014. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Notre filière ouvre actuellement plusieurs nouveaux partenariats dans l’étude des interactions de la culture du sainfoin en Champagne et son influence sur la biodiversité régionale. Nous avons réuni la Fédération de la Chasse, Agrifaune, la Chambre d’agriculture de l’Aube, et l’URCA sur plusieurs projets de suivi de population (abeilles, carabes, papillons, micromammifères, etc.), notamment sur l’intérêt antiparasitaire du sainfoin sur la faune sauvage. Pour illustrer l’intérêt d’une telle étude nous avons réuni deux parasitologues = l’un spécialiste des petits ruminants Herve Hoste INRA ENVT Toulouse et Hubert FERTE – URCA Reims, spécialiste de la faune sauvage. Nos deux parasitologues vont donc travailler en parallèle l’un pour continuer à mesurer l’impact du sainfoin déshydraté pour baisser la pression parasitaire des animaux domestiques l’autre sur les parasites des chevreuils de plaine consommant du sainfoin comparés à des chevreuils de plaine n’en consommant pas … Deux axes à ce partage de connaissance • Les parasites des cervidés sont-ils sensibles à l’action du sainfoin et dans quelles conditions ? • Une étude éthologique : le chevreuil est-il en mesure de se déparasiter en privilégiant le sainfoin dans son alimentation ? Une étude passionnante qui illustre combien la biodiversité s’intègre naturellement dans toutes les démarches d’innovation en agriculture. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Multifolia cherche actuellement à comprendre le fonctionnement de cette plante qui n’aime que les sols difficiles et pauvres, qui n’aime pas l’engrais ou l’intensivité dont les bêtes raffolent, qui présente des qualités nutritionnelles et antiparasitaires reconnues, et qui anime la curiosité de nombreux chercheurs en France, en Europe, mais aussi à l’International. La filière Multifolia, voudrait convaincre nos institutions régionales et les pouvoirs publics du bien fondé de ses travaux, et mobiliser de nouveaux acteurs dont des chercheurs sur la phénologie de la plante et son impact sur la biodiversité des sols
  • 72. 75 Nos idées pour une meilleure intégration de cette culture dans la politique biodiversité de la région • Une formation de nos agriculteurs à la reconnaissance de la faune sauvage et entomologique • Intégrer la culture dans les Surfaces d’intérêt Ecologique en tenant compte de son rôle nectarifère et mellifère et de son intérêt pour la faune sauvage • Intégrer le développement de la culture dans les politiques de la Trame verte &bleue • Motiver les agriculteurs à intégrer cette nouvelle culture dans leur assolement • Construire un Partenariat Scientifique transversal. Publications : www.sainfoin.eu Suivre notre actualité sur www.multifolia.fr
  • 73. 76 PPAM de France Site Internet : www.ppamdefrance.com Contact : Emilie Zamora 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Nous avons beaucoup participé à des actions grand public de sensibilisation aux règlements européens notamment, qui risquent de déstabiliser la production de plantes. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 74. 77 Synthèse : Nous travaillons en collaboration avec les apiculteurs de la région PACA principalement pour promouvoir le miel de lavande et donc l’entente entre apiculteurs et lavandiculteurs pour la préservation du ces produits et de cet écosystème (pollinisation- paysage,…) 5. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Nos actions sont principalement conduites avec les différents organismes de la filière (techniques et économiques). Les travaux de préservation de la lavande (recherches variétales, diversité des lavandes et lavandins) sur nos territoires de montagnes sèches et pleine sont présentés par les instituts techniques. Concernant les plantes aromatiques et médicinales, nos adhérents ont des modèles d’exploitations diversifiées exemplaires. En effet, la culture des plantes est bien souvent une diversification importante sur une exploitation, elle permet la rotation des cultures très bénéfiques pour la biodiversité. On admet de notoriété, plus de 150 plantes médicinales cultivées en France.
  • 75. 78 VITICULTURE
  • 76. 79 Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne Site Internet : www.champagne.fr Contact : A. Bonomelli 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : régulation des ravageurs 5. Décrivez ce(s) projet(s) : • recherches sur la vie des sols (biomasse microbienne et lombricienne) dans les parcelles viticoles • réalisation d’un inventaire de la flore du vignoble champenois • réalisation d’un inventaire des auxiliaires de la vigne (parcelles et haies environnantes) • expérimentation sur la plantation de haies et le semis de mélanges fleuris
  • 77. 80 • conseils auprès des vignerons en termes de développement de la viticulture durable (réduction des intrants, enherbement, meilleure mise en œuvre des produits de protection de la vigne) et d’aménagements paysagers (haies, fleurs) • participation à l’Observatoire Agricole de la Biodiversité depuis 2010 (animation du réseau auprès des vignerons champenois, et suivi des 4 protocoles sur notre domaine expérimental) • participation au programme européen Life + BioDiVine sur l’étude des relations entre aménagements paysagers et biodiversité (recherche de corrélations entre l’occupation des sols et la biodiversité des arthropodes) • participation au programme AGIR Unesco (développement de la viticulture durable et préservation/amélioration de la biodiversité et des paysages sur trois sites pilotes) 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? o Université de Rennes et INRA de Dijon o botaniste o entomologiste o pépiniériste et semencier o APCA et MNHN, et animateurs locaux de l’OAB en Champagne Ardenne o IFV, Vitinnov o association « Paysages du Champagne », parc naturel régional de la Montagne de Reims 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Fonds propres 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Liens entre pratiques d’entretien des sols, de fertilisation, et pratiques de protection de la vigne et vie des sols Liens entre pratiques d’entretien des sols et de fertilisation et flore des parcelles Liens entre produits de protection de la vigne et auxiliaires Liens entre la présence d’éléments semi-naturels (haies, fleurs) et les auxiliaires et pollinisateurs 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Actions individuelles et collectives en matière de développement de la viticulture durable et d’aménagements paysagers (préservation et restauration).
  • 78. 81 IFV INSTITUT FRANÇAIS DE LA VIGNE ET DU VIN Site Internet : www.vignevin.com Contact : benjamin.porte@vignevin.com 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : Biodiversité ordinaire au vignoble 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Régulation naturelle des ravageurs ; amélioration de la qualité biologique/fertilité des sols
  • 79. 82 5. Décrivez ce(s) projet(s) : • Les Phytoseiidae (Acari) des vignobles français. Synthèse de 8 années de recensement. (1985-1992) • La colonisation des parcelles de vigne par les acariens prédateurs Phytoseiidae (1996– 1999) • Les parasitoïdes larvaires des tordeuses Sparganothis pilleriana, Eupoecilia ambiguella, Lobesia botrana et Argyrotaenia pulchellana (2000–2003) • Les antagonistes naturels d’Empoasca vitis Göth en Bourgogne / Etude de faisabilité d’une lutte biologique par augmentation (2001–2004) • Les antagonistes naturels des cochenilles sur vigne (2000–2008) • Biodivine : Démonstration de la biodiversité dans les paysages viticoles (2011–2014) • Biocontrol : Biodiversité fonctionnelle - Effet de l’environnement paysager d’une parcelle de vigne sur le niveau de régulation naturelle de ses ravageurs (2011–2014) • SolAB : Etude des effets de différents modes innovants de gestion du sol en AB sur la fertilité et ses méthodes d'évaluation (2009-2011) • AgrInnov : Indicateurs Biologiques et Agronomiques de la Qualité des Sols Agricoles (2012-2014). 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? L’IFV conduit des programmes de recherche et de développement en partenariat avec les ITA, les CA, les Organismes de recherche, les Gestionnaires des espaces naturels et/ou viticoles (Conservatoires, Associations, …), les Universités/Ecoles, les établissements de l’Enseignement agricole (Lycées, CFA/CFPPA). 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Les travaux menés par l’IFV sont financés par : Fonds propres ; CASDAR ; France Agri- Mer ; CPER ; LIFE+. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Les actions entreprises par l’IFV ont permis d’acquérir des connaissances sur : • L’identification et le recensement des antagonistes des ravageurs de la vigne. • L’importance des infrastructures agro-écologiques pour le maintien de la biodiversité ordinaire au vignoble. • L’effet positif ou négatif des pratiques viticoles sur la biodiversité (y inclus la biodiversité du sol), à l’échelle de la parcelle ou de l’agrosystème. Les travaux menés sur l’équilibre auxiliaires/bioagresseurs de la vigne ont abouti à la rédaction d’un ouvrage intitulé « La faune auxiliaire des vignobles de France » (Sentenac et al., 2011).
  • 80. 83 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? • Améliorer les connaissances sur : 1) la relation entre la biodiversité et les pratiques agricoles/gestion de l’agrosystème 2) les dynamiques trophiques en milieu viticole avant de développer des pratiques innovantes au vignoble. • Améliorer les connaissances sur la relation entre les fonctions du sol assurées par les organismes vivants et le fonctionnement de l'agrosystème viticole. • Poursuivre les suivis expérimentaux destinés à préciser le lien entre infrastructures agro- écologiques et biodiversité utile à la production viticole (fonctionnelle). • Poursuivre les expérimentations combinant suivis de biodiversité et critères agronomiques en vue d’améliorer l’éco-efficience des exploitations sans impacter leur rentabilité. • Poursuivre l’effort de diffusion des pratiques durables existantes en vue d’une mise en place par le plus grand nombre. A l’image des résultats attendus du projet « Biocontrol », la poursuite de telles études permettra d’envisager des mesures d’aménagement paysager favorables à la régulation naturelle des ravageurs de la vigne.
  • 81. 84 FEDERATION DES IGP DE L’HERAULT Site Internet : Contact : Carole Sainglas 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Il s’agit de faire un état des lieux de la biodiversité sur 13 exploitations : 463 ha de viticulture ; cartographie de l’état de conservation qualitatif des abords de parcelles 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 82. 85 Synthèse : A partir d’un diagnostic d’exploitation – 13 viticulteurs des Côtes de Thongues ont testé la mise en place d’actions correctrices pour améliorer la biodiversité. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Diagnostic du conservatoire naturel du Languedoc 3500 m de linéaires de haies créées 45 arbres plantés et 3 ha de milieux ouverts restaurés 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? • Fédération des IGP de l’Hérault : porteur • Chambre d’agriculture • Syndicats des côtes de Thongues • Conservatoire 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? MAET Accès à des certifications 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Grâce à cette démarche, les vignerons accèdent à une vue d’ensemble de leurs exploitations et prennent conscience des services rendus par la biodiversité pour eux-mêmes et pour les citoyens. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? • Rendre la filière viticole durable sur le territoire. • Améliorer l’image de la viticulture. ViniSu ViniSud
  • 83. 86 Terra Vitis Loire Site Internet : ww.terravitis.com Contact : Sandrine Delobel 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Viticulture
  • 84. 87 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Recensement des zones de biodiversité chez 100 adhérents Terra Vitis Loire (engagement Terra Vitis) et les augmenter pour certains adhérents (fiche progrès ) Les Haies : supports de la Faune Auxiliaire – Etude avec l’association EDEN au « domaine de brizé » à Martigné Briand Implantation de Haies au domaine « Clos de l’Alma » à SAINT FLORENT LE VIEIL Implantation de Nichoir pour gérer les vers de la grappe en partenariat avec la société Schwegler Participation au programme AGRINNOV(projet Casdar 2011) tester les outils de mesure de l’impact des pratiques sur la qualité biologique des sols. Participation de 10 vignerons Terra Vitis Loire 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? L’association EDEN (Etude Des Equilibres Naturels) La Société Schwegler La Mission Bocage – Yves Gabory L’OFSV / INRA Dijon TerraVitisRM ViniSud
  • 85. 88 Terra Vitis Rhône Méditerranée Site Internet : www.terravitis.com Contact : Sandra TOURRIERE 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Nos actions ciblent la biodiversité faunistique et floristique et la beauté des paysages par l’obligation d’enherber les chemins, le maintien et l’entretien des haies, murets, … 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 86. 89 Synthèse : Nos actions portent : sur la qualité des eaux avec l’interdiction de désherber en plein, de désherber en hiver, … sur la qualité de l’air et des pollutions diffuses avec des obligations concernant l'utilisation de matériel de traitement aux normes, les interdictions de traiter dans des conditions climatiques défavorables, l’interdiction de traiter en absence de maladie, l’obligation de respecter des seuils de traitement, … sur le respect de la réglementation française avec l’obligation d’utiliser des produits phytosanitaires triés en fonction de leur éco-toxicité et d'être contrôlés chaque année, l’engagement de nos adhérents à préserver les paysages viticoles notamment par le tri et le recyclage de l'ensemble des déchets de l'exploitation (plastiques, huiles, effluents, ...) et par l'obligation d’entretenir les abords des exploitations ainsi que la biodiversité de celles- ci (les points d’eau, murets et bois, ...). 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Recensement des zones de biodiversité chez l’ensemble des adhérents Terra Vitis® Rhône Méditerranée par l’engagement du cahier des charges « identifier les Infrastructures Agro Ecologiques sur le plan de l’exploitation et les entretenir », Développement des zones de biodiversité chez les adhérents ayant choisi la fiche progrès « Favoriser la biodiversité au vignoble », Développement des zones de biodiversité chez les adhérents ayant choisi la fiche progrès « Limiter les pollutions diffuses » qui passe par l’aménagement des abords de parcelles et notamment de zones végétalisées, de haies, de murets, … Partenariat avec le Conservatoire des Espaces Naturels et la Fédération des IGP de l’Hérault chez plusieurs adhérents Terra Vitis® avec la mise en place de diagnostics agro-écologiques découlant sur des préconisations de gestion de la biodiversité. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Conservatoire des Espaces Naturels Fédération héraultaise des IGP 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Aucun financement pour Terra Vitis® TerraVitisRM
  • 87. 90 ACTIONS DES RESEAUX NATIONAUX
  • 88. 91 ACTA Site Internet : acta.asso.fr Contact : helene.gross@acta.asso.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : Animation d’un réseau d’acteurs (Réseau mixte technologique) autour de la thématique biodiversité et agriculture 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre______________________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) : Autre : Régulation des bioagresseurs
  • 89. 92 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : L’ACTA anime le RMT (Réseau Mixte Technologique) « Biodiversité et agriculture », avec l’INRA et le CTIFL en co-animateurs. Ce RMT vise à développer des travaux et projets autour de 3 thématiques : 1. La régulation des bioagresseurs ; 2. Le service de pollinisation et les insectes pollinisateurs ; 3. Les méthodes et indicateurs de suivi et d’évaluation de la biodiversité. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Le RMT « Biodiversité et agriculture » fédère une soixantaine de structures partenaires aux statuts et compétences très diverses : des instituts techniques agricoles, des chambres d’agriculture, des scientifiques, des lycées agricoles, des associations…. Au-delà de la complémentarité en termes d’enjeux, de compétences…ce partenariat large permet de disposer d’un réseau de sites expérimentaux suffisamment développé et varié en termes de climat, sol, système de cultures, environnement socio-économique…pour pouvoir mener des expérimentations multisites et discuter de la généricité des connaissances et méthodes produites. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? L’animation du RMT « Biodiversité et agriculture » et plus généralement les projets « Biodiversité » auxquels participent l’ACTA sont financés par le programme CASDAR du MAAF et par des fonds propres. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Le RMT « Biodiversité et agricultures » ayant été labellisé en mars 2014, il n’a pas encore produit de livrables. Dans les années à venir, les travaux devraient permettre de fournir : des synthèses, des articles scientifiques et techniques, des méthodes simplifiées et les outils (clés de détermination, références…) nécessaires à leur utilisation, des jeux de données, des guides et fiches techniques… Ces livrables seront diffusés sur le site internet du RMT. Un effort particulier sera mis sur la production d’outils pédagogiques pour la formation initiale et continue. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Promouvoir les synergies et favoriser les échanges autour de la question du suivi et de la gestion de la biodiversité dans les espaces agricoles et de l’optimisation des régulations naturelles qu’elle assure. Organiser un réseau de R&D capable d’identifier et de répondre aux enjeux actuels et à venir autour de la thématique « Biodiversité et agriculture ». Mutualiser, valoriser et transférer les connaissances produites par les différents partenaires et au sein du RMT.
  • 90. 93 Assemblée Permanente des Chambres d’agriculture Site Internet : http://www.chambres-agriculture.fr/thematiques/produire-durablement/biodiversite/ Contact : audrey.rimbaud@apca.chambagri.fr, yousri.hannachi@apca.chambagri.fr, nathalie.galiri@apca.chambagri.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : Accompagnement des conseillers biodiversité qui interviennent auprès des agriculteurs Synthèse : L’Assemblée Permanente des Chambres d’agriculture intervient en support des Chambres d’agriculture : son action d’information, de formation, d’animation et de communication permet donc d’améliorer les actions variées des Chambres d’agriculture départementales et régionales sur la biodiversité (projets de recherche, de communication, de sensibilisation et d’information des agriculteurs et du grand public, d’accompagnement individuel et collectif des agriculteurs, etc.). 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Milieux 4. FONCTIONS ET SERVICES - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Prévention des risques (inondation par exemple) Autre : Régulation des ravageurs/nuisibles
  • 91. 94 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : L’Assemblée Permanente des Chambres d’agriculture favorise et fédère les initiatives des Chambres d’agriculture dans la préservation et la gestion de la biodiversité et des paysages, et ceci, à travers plusieurs actions : La coordination de plusieurs réseaux de conseillers et d’agriculteurs moteurs sur les liens entre biodiversité et agriculture : • le réseau Agrifaune • le réseau de l’Observatoire Agricole de la biodiversité L’animation de groupes techniques d’une centaine de conseillers spécialisés sur la biodiversité et la forêt : • diffusion d’informations • animation de journée d’échanges thématiques • mise en place de formation (notamment via RESOLIA, l’organisme de formation des Chambres d’agriculture) La promotion des actions des Chambres à travers la tenue d’évènements de communication : • organisation et remise des prix du concours Prairies Fleuries • organisation et animation d’un stand Haies, Arbres et Biodiversité au salon Tech&Bio • organisation et animation de journées nationales Agrifaune et de journées nationales sur l’Observatoire Agricole de la Biodiversité FOCUS SUR LE RESEAU AGRIFAUNE Contexte et Objectifs : Le 30 mai 2006, l’ONCFS, l’APCA, la FNC et la FNSEA signent une convention « Agriculture, Faune sauvage, Chasse» dite « Agrifaune » qui a été renouvelée en 2011 pour cinq ans. Cette convention de partenariat a pour but de contribuer au développement de pratiques agricoles favorables à la petite faune de plaine et à la biodiversité en milieu rural, tout en prenant en compte la réalité économique des exploitations agricoles. Actions et moyens : Ce partenariat entre les structures nationales se décline aux échelles régionales et départementales (plus de 70 départements impliqués dans une convention de partenariat) : ainsi plus de 200 ingénieurs et techniciens des 4 réseaux travaillent ensemble sur des thématiques communes : impact des récoltes sur la faune, cultures fourragères, pastoralisme en montagne et galliformes, prévention des dégâts de lapins, retenues collinaires, etc. Agrifaune a développé son propre réseau de fermes (environ 300 aujourd’hui). Enfin, 4 groupes techniques sur le territoire français mettent en place des dispositifs expérimentaux et des plate-formes de démonstration, travaillent à la création de références accessibles au plus grand nombre d’agriculteurs : Groupes « cultures intermédiaires », « bords de champs », « viticulture », « machinisme agricole ». Résultats obtenus : Agrifaune dispose d’un intranet privé, et d’une base de données des fermes. Les différents groupes techniques publient les résultats de leurs travaux à travers des brochures et plaquettes : Dépliants : Bandes enherbées, Cultures intermédiaires, Haies, Impact machines, Performances, Tétras-lyre, pastoralisme, Haie et Viticulture Plaquette : Couverts végétaux labellisés Agrifaune Interculture Pour aller plus loin : Site des Chambres d’agriculture : http://www.chambres-agriculture.fr/thematiques/environnement/biodiversite/agrifaune/ Site de l’ONCFS : http://www.oncfs.gouv.fr/Depliants-download154
  • 92. 95 FOCUS SUR L’OBSERVATOIRE AGRICOLE DE LA BIODIVERSITE Contexte et Objectifs : L’Observatoire Agricole de la Biodiversité (OAB) est une initiative du Ministère en charge de l’Agriculture, qui propose depuis 2010 à des agriculteurs volontaires d’observer la biodiversité ordinaire de leurs parcelles à l’aide de protocoles standardisés. Il en a confié la maîtrise d’ouvrage au Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) et à l’APCA. 4 protocoles d’observation standardisés existent : abeilles solitaires, invertébrés terrestres (mollusques et carabes), papillons et vers de terre. L’OAB a plusieurs objectifs : - Réaffirmer les interactions entre agriculture et biodiversité pour favoriser le changement volontaire de pratiques - Donner aux acteurs locaux des outils de suivis de l’évolution de la biodiversité, - Contribuer à la mise en place d’un jeu de références nationales. Action et moyens : L’animation nationale est assurée par le MNHN et l’APCA. L’université de Rennes 1 apporte une expertise sur les vers de terre, le CNRS-LADYSS apporte un regard sur les dynamiques sociales autour de l’Observatoire. En 2013 : - 43 Chambres d’agriculture animent un réseau « OAB » - 54 départements impliqués en 2013 Résultats obtenus : - 2.200 observations en 2012, 400 agriculteurs impliqués, 500 parcelles suivies (51 % de grandes cultures, 73 % de conventionnel) - Tous les résultats sont recueillis dans une base de données nationales et traitées par le MNHN. Deux bilans ont été réalisés en 2011 et en 2012. Ces premiers résultats sont à consolider avec plus de données et sur plusieurs années pour s’affranchir notamment des facteurs climatiques. Ils reflètent certaines tendances qui pourront se confirmer ou non dans les années à venir. Pour aller plus loin : http://www.observatoire-agricole-biodiversite.fr/ FOCUS SUR LE CONCOURS NATIONAL PRAIRIES FLEURIES Contexte et Objectifs : Le concours général agricole sur les prairies fleuries organisé par les Parcs Naturels Régionaux de France (PNR), les Parcs Nationaux de France, et les Chambres d’agriculture, réunit chaque année des éleveurs qui concourent pour le meilleur équilibre agro- écologique de leurs parcelles. Il récompense les meilleures pratiques agricoles en prairies selon une grille co-construite par des agronomes, des écologues et des apiculteurs. En 2013, on assiste à une ouverture du concours à des territoires hors territoires de parcs. Actions et moyens : Le concours se déroule en deux étapes : une présélection locale, dans chaque territoire, suivie d’un jury national, présidé par un élu de l’APCA. Les Chambres d’agriculture s’impliquent de plus en plus dans l’organisation de ces concours : - 30 salariés ou élus ont participé aux jurys en tant qu’experts dans 26 Chambres d’agriculture (2012) - 9 Chambres d’agriculture ont co-organisé avec le Parc le concours (+ APCA pour le niveau national) (2012) - 2 Chambres d’agriculture ont cofinancé une partie du concours (2012) - En 2013, 45 territoires organisent le concours dont 4 portés ou co-portés par des Chambres d’agriculture. Résultats obtenus : Ce concours montre qu’il est possible de travailler sur l’excellence agri- écologique sur des territoires variés : 300 éleveurs candidats en 2013 sur 45 territoires. Il met en valeur la qualité du travail des éleveurs, tout en montrant que ces orientations sont économiquement intéressantes. Ce concours est l’occasion de croiser les regards sur la qualité et la souplesse de la prairie et de favoriser les échanges entre techniciens de plusieurs disciplines (agronomie, écologie, apiculture, paysage) et agriculteurs. Pour aller plus loin : http://www.prairies.fleuries.fr ou http://www.concours-agricole.com/
  • 93. 96 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Pour une gestion intégrée des milieux et des territoires incluant les enjeux relatifs à la biodiversité, l’Assemblée Permanente des Chambres d’agriculture engage de nombreux partenariats avec divers organismes : Organisations agricoles : organisations professionnelles agricoles (OPA), recherche (INRA), instituts techniques (ACTA), établissements d’enseignement agricole... Pouvoirs publics : ministères en charge de l'Agriculture et de l'Ecologie Acteurs de l’environnement : Fédération des Parcs naturels régionaux, Parcs nationaux de France, Fédération nationale des chasseurs, Office nationale de la chasse et de la faune sauvage, le Muséum national d’histoire naturelle, l’Union nationale des Centres permanents d’initiatives pour l’environnement,... 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? • Europe (FEADER) • Etat (ministère de l’Agriculture – ministère de l’Ecologie – DREAL – DRAAF) • Financements privés au cas par cas (dans le cas du Concours Prairies Fleuries par exemple). 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Références techniques nationales : OAB / Agrifaune / ENI Ecophyto Références techniques locales : diagnostics biodiversité à différentes échelles : exploitation / territoires Publications : Panorama d’actions des Chambres d’agriculture, 2010, Position Paper « Cultiver la Biodiversité », 2010 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? • Associer le monde agricole à l’élaboration des politiques de préservation de la biodiversité • Valoriser les services rendus par l’agriculture pour la biodiversité • Lutter contre l’artificialisation des terres agricoles • Encourager la recherche et accompagner les agriculteurs et les forestiers • Maintenir une importante biodiversité domestiquée pour l’agriculture et l’alimentation de demain. APCA
  • 94. 97 AAAASSOCIATION FRANÇAISESSOCIATION FRANÇAISESSOCIATION FRANÇAISESSOCIATION FRANÇAISE DDDD''''AGROFORESTERIEAGROFORESTERIEAGROFORESTERIEAGROFORESTERIE Site Internet : www.agroforestrie.fr Contact : Alain Canet 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : L'agroforesterie est une pratique qui consiste à associer des arbres avec des cultures ou de l'élevage dans le but d'optimiser la production agricole par surface, tout en favorisant la biodiversité. L'agroforesterie au sens large est souvent associée aux techniques de conservation des sols, les deux pratiques sont très complémentaires. Dès lors on parle d'agroforesterie de 3ième génération. Biodiversité génétique L’association française d’agroforesterie travaille sur la préservation de la biodiversité génétique en promouvant l’utilisation d’espèces et de variétés d’arbres locales, issues de graines prélevées sur le territoire de plantation, en créant des zones riches et diversifiées dans les endroits non utilisés des campagnes tels que les bords de route, de cours d’eau ou les bandes enherbées. En proposant de laisser la nature régénérer ces milieux en intervenant le moins possible, ces zones évoluent vers un climax écologique et donnent une place à des populations de plantes et d'animaux issue du territoire même.
  • 95. 98 Diversité du paysage L’arbre comme la haie introduit une verticalité dans la diversité du paysage. La composante arborée et arbustive champêtre apporte de la diversité d’autant plus qu’elle ne se cantonne pas aux friches et aux bois. Biodiversité du sol L’arbre agroforestier apporte une quantité importante de matière organique au sol. Que ce soit par les racines que l’arbre élague naturellement dans le sol, ou via le feuillage que l’arbre relargue à l’automne, il apporte un vrai « bol de carbone » à la faune du sol. Les bandes d’herbe qui se situent entre les arbres et bien souvent les pratiques de conservation des sols qui accompagnent l’agroforesterie soutiennent la biodiversité du sol, en lui fournissant un habitat et une alimentation riche, variée et continue. Biodiversité des insectes Un arbre, un sol peu ou pas travaillé, et une haie constituent un milieu idéal pour supporter la diversité des insectes. La richesse de matière première que l’on peut trouver dans un tel milieu permet à de nombreux insectes de trouver de quoi vivre. Les floraisons et fructifications successives des arbres, arbustes et herbacées permettent à chaque insecte et notamment les pollinisateurs de trouver un milieu propice à leur développement. Biodiversité faunistique En introduisant de la diversité et de multiples sources de matière végétale dans le paysage, on crée un milieu où la faune sauvage peut s’abriter, se dissimuler, se reproduire et s’alimenter. La diversité faunistique est donc appelée à se développer dans ces milieux accueillants. Biodiversité floristique Les bandes d’herbe entre les arbres et les zones en régénération naturelle garantissent une diversité floristique importante. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ Synthèse : L'agroforesterie est en lien avec l'agriculture en général. Elle permet d'optimiser l'utilisation des ressources pour la production d'alimentation ; en la développant, nous agissons sur ce type de services écosystémiques. De même, l'arbre agroforestier fixe du CO2, filtre l'eau du sol avec ses racines, propose aux pollinisateurs une ressource pollenifère hors des périodes de floraison des cultures, modifie le paysage, produit du bois et enrichit le cadre récréatif général. Enfin, par leurs actions sur l'eau et en abritant la faune sauvage, les aménagements agroforestiers que nous développons participent au maintien et au développement des services de chasse et de pêche. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : L'association française d'agroforesterie est un acteur du territoire, son objectif est de développer l'agroforesterie au travers d'actions d'animation, de vulgarisation, de conseil, de développement et de recherche. Elle fonctionne grâce à la mise en place de programmes territoriaux axés AFAF
  • 96. 99 autour de thématiques agricoles ou de l’aménagement du territoire qui concordent avec l'agroforesterie (ex : l’eau, le bois énergie, les pollinisateurs...) Un des programmes phare de l'association est le programme multi partenarial et transversal Agr'eau : AGR'EAU : programme de développement de la couverture végétale des sols en Adour Garonne La couverture végétale des sols au service de la ressource en eau Un double objectif : moins d’intrants, moins de travail du sol, moins de pollutions des eaux, mais aussi plus de végétal, plus de services rendus par l’agriculture à l’environnement. Pour l'atteindre, on fait appel à des techniques basées sur la préservation du « capital » sol : la couverture végétale herbacée et arborée permanente. Un projet avec, pour et par les agriculteurs Née de la volonté d’agriculteurs, cette opération pluriannuelle d’envergure propose une démarche transversale, multi-partenariale et durable de développement des techniques d’agroforesterie et de couverts végétaux réunissant tous les profils d’acteurs de l’agriculture, de l’environnement, ainsi que les gestionnaires du territoire. Ainsi, afin d’amplifier à grande échelle le mouvement existant et en s’appuyant sur la diversité des expériences menées, ce dispositif entend créer une dynamique de développement par la création en continu de références techniques et économiques fiables, la valorisation et la diffusion des connaissances techniques et dans laquelle les agriculteurs sont les acteurs-clés. L’opération d’animation territoriale Agr’eau accompagnée par l’Agence de l’eau Adour-Garonne s’est fixé des objectifs ambitieux : plantations agroforestières, conversion au semis direct sous couvert, la création de fiches techniques et des kits de formation des agriculteurs et la formation de techniciens relais. Partenaire(s) : Porté par l’Association Française d’Agroforesterie en partenariat avec Arbre & Paysage 32, Arbre & Agriculture d’Aquitaine, Institut d’Agriculture Durable, Association Occitane de Conservation des Sols, Sol & Eau en Ségala, Clé de Sol, APAD, GAIA Consulting, Agronomie Terroir, Fédération de Chasse Aquitaine, Fédération de Chasse Midi-Pyrénées, Agro d’Oc, Agence de l’Eau Adour-Garonne, Conseil Régional d’Aquitaine, Fondation de France, Région Midi-Pyrénées … Site : http://www.agroforesterie.fr/agreau.php AFAF
  • 97. 100 COOP DE FRANCE Site Internet : http://www.lacooperationagricole.coop/ Contact : marie.tobias@coopdefrance.coop 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON Coop de France est le représentant politique des 2400 coopératives et 11500 Cuma qui maillent le territoire français. En raison de leur lien privilégié avec leurs adhérents, leur activité de transformation et leur intégration au sein d’un territoire, les coopératives jouent un rôle essentiel en matière de biodiversité : elles favorisent le déploiement de pratiques vertueuses à grande échelle et valorisent les actions de leurs adhérents en commercialisant ces productions à forte valeur ajoutée valorisable auprès des consommateurs. Coop de France est le porte voix des coopératives auprès des pouvoirs publiques, en valorisant la richesse des actions existantes sur le territoire. 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ Les actions de la coopération agricole en matière de biodiversité sont très variées. Elles résultent de la volonté de leurs adhérents à s’impliquer sur cette question et peuvent ainsi aller de la recherche pure à l’accompagnement de l’adhérent dans la mise en place de projet sur son exploitation. 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 98. 101 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Zoom sur : EMC2, Agrial sont des coopératives impliquées dans l’observatoire national de la biodiversité en milieu agricole :http://www.observatoire-agricole-biodiversite.fr/, aux côtés du MNHN et des Chambres d’Agriculture. La coopérative agricole de Boisseaux, mène depuis plusieurs années, avec l’association Hommes et territoires, un projet sur la biodiversité locale et les continuités écologiques. L’idée étant, après un diagnostic des habitats et des corridors, de proposer des aménagements aux exploitants tout en les sensibilisant à l’importance de maintenir une richesse de biodiversité sur leur territoire. Vivescia collabore avec le réseau Biodiversité pour les abeilles et le syndicat apicole de l’Aube afin de travailler sur la contribution des jachères apicoles implantées sur son territoire. Une vingtaine de partenaires dont la SCAEL, Agrial, Lorca, Noriap, 110 Bourgogne, participent à l’opération « pollinisateurs » aux cotés de Syngenta, visant à restaurer les habitats naturels pour les pollinisateurs ainsi que leurs sources de nourriture InVivo anime un réseau de fermes Ecophyto dans lequel 34 coopératives et 316 de leurs adhérents sont engagées. InVivo coordonne les travaux et centralise les indicateurs multicritères de l'impact environnemental des pratiques agricoles, dans le cadre du Plan Ecophyto 2018. Outre les indicateurs de pratiques et économiques en lien avec la qualité de l'eau, InVivo a également mis au point des indicateurs biodiversité qu’elle suit sur les exploitations (quantification de l'offre alimentaire pour les pollinisateurs, dénombrement et identification de papillons, d'abeilles solitaires et de vers de terre dans le cadre de l'Observatoire Agricole de la Biodiversité). Voir la liste des coops impliquées : http://www.invivo- group.com/uploads/communique/111_communique.pdf InVivo s’implique également aux côtés de la CDC Biodiversité sur les questions de compensation écologique à l’exemple de l’Opération sur le Hamster d’Alsace (CDC Biodiversité et In Vivo). InVivo accompagne également de façon ponctuelle, certaines coopératives dans des études spécifiques, à l’exemple de la CAVAC,: une étude visant à déterminer la diversité offerte aux abeilles pour leur production de pollen et de nectar tout au long de l’année dans une commune du sud de la Vendée Noriap est impliquée dans la démarche « Lu Harmony », incitant ses adhérents à implanter des jachères fleuries en bordure de parcelles de blé destiné à Lu. Terrena développe son Agriculture Ecologiquement Intensive. Elle s’est ainsi fixée deux axes de travail en matière de biodiversité : • Cultiver la biodiversité : en réservant des espaces de refuge et d’alimentation à la faune auxiliaire en bordures de parcelles… • Apprivoiser la biodiversité au service de l’exploitation et de l’écosystème : en associant des cultures, en mélangeant des variétés et des espèces… Limagrain quant à elle, enrichit, conserve et partage la biodiversité, au travers, notamment, de son activité de sélection. Les sélectionneurs ont besoin pour créer de nouvelles variétés, de conserver les variétés anciennes cultivées ou sauvages et d’échanger des ressources génétiques. Limagrain contribue par ses activités, à enrichir et conserver la biodiversité. Il entend également préserver une culture du partage des connaissances. Les coopératives de luzerne (Luzéal, CAPDEA, Coopédom…) ont initié dès 2008, une réflexion collective, autour de la préservation et de la dynamisation de la biodiversité hébergée par cette légumineuse. À partir de 5 indicateurs définis par le Muséum (oiseaux, papillons, orthoptères,
  • 99. 102 chiroptères, abeilles domestiques), l’objectif est de mesurer la biodiversité ordinaire dans des parcelles de luzerne conduites de manière conventionnelle et dans des parcelles comportant des bandes de 7 mètres non fauchées alternativement. Le but est de démontrer qu’un changement de pratiques peut augmenter encore la biodiversité sans modifier substantiellement les équilibres économiques de la culture. 150 parcelles sur toute la France et environ 1000 hectares sont concernés par cette expérimentation. Pour plus de renseignements : http://www.biodiversite-luzerne.com/ La coopérative Cerepy s’engage quant à elle, dans la préservation des abeilles en implantant des jachères méllifères sur sa zone d’activité. Cette liste non exhaustive témoigne de la richesse des actions menées par les coopératives et de la volonté de leurs adhérents à préserver chaque jour, la richesse du milieu dans lequel ils évoluent. Pour plus de renseignements : http://www.lacooperationagricole.coop/ 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Les partenariats sont multiples : ils vont de l’association environnementale locale, désireuse de préserver l’environnement, aux organismes de recherche (MNHN, INRA…) en passant par de grandes entreprises (Bayer, Syngenta) et les instituts techniques (Arvalis,…). 7. Quels financements votre organisme a- t-il pu trouver ? Les financements de ces projets sont variables, à l’image des partenariats. Ils vont du déploiement d’actions volontaires à la mise en place d’actions soutenues par des conseils régionaux, par des associations d’utilisateurs de la nature (ex : chasseurs, …), par l’Europe… 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Certaines coopératives contribuent au recueil de données en matière de biodiversité, fonction de leurs participations à des observatoires ou autres 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Faire en sorte que les coopératives agricoles puissent contribuer pleinement aux actions de préservation de la biodiversité, cela grâce à une reconnaissance de leur rôle incontournable.
  • 100. 103 FARRE Site Internet : www.farre.org Contact : Claude Richard 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Dans le cadre du programme BiodiversID, sont réalisés des suivis sur le succès reproducteur des perdrix grises, rouges et faisans ainsi que des comptages d’insectes pollinisateurs. Sur des fermes expérimentales, ces données sont complétées par des suivis de rucher et des suivis des populations nicheuses et hivernantes des oiseaux de passage. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 101. 104 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : • De 2004 à 2010, la LPO, Farre, la Fnab et la FNCivam ont travaillé conjointement sur la biodiversité dans 16 départements avec pour objectifs : de préserver et d'améliorer la biodiversité sur les exploitations agricoles du réseau ; de valoriser et de vulgariser les enseignements issus de ce réseau pour une meilleure prise en compte de la biodiversité au sein des exploitations agricoles ; promouvoir des pratiques respectueuses de l'environnement en permettant une collaboration directe entre environnementalistes et agriculteurs. Pour se faire, dans chaque département, un animateur LPO a travaillé en collaboration avec les agriculteurs des 3 réseaux pour mettre en place un programme d'actions sur chaque exploitation à partir de diagnostics (global d’exploitation et environnementaux, Stoc). A l’issue du programme, ont été publiés un recueil d’expériences et 14 fiches : méthodologie, plan de gestion, diagnostic des éléments naturels et paysagers, suivi des peuplements d'oiseaux, localisation de la biodiversité sur une exploitation, les grandes cultures, les bandes enherbées, les jachères, les vignes et vergers, les prairies fauchées et pâturées, les pelouses sèches calcicoles, les haies, les fossés et cours d'eau, les mares, le patrimoine bâti. Le guide technique complet avec les fiches, "Agriculture et biodiversité : comment améliorer la biodiversité sur votre exploitation ?", est téléchargeable en page : http://www.farre.org/index.php?id=85. Par ailleurs, Farre a réalisé plusieurs vidéos de vulgarisation sur ce programme : http://www.farre.org/index.php?id=120. • Depuis 2012, Farre participe au programme national BiodiversID. A partir d’un double réseau de fermes (expérimentation et vulgarisation), un suivi d’indicateurs de biodiversité communs est réalisé. Les objectifs de ce programme sont les suivants : tester la pertinence d’indicateurs de biodiversité ; dresser un état des lieux de la biodiversité sur ces exploitations, des biotopes existants et des aménagements favorables ; proposer des pistes de travail aux exploitants et suivre avec eux l’évolution de leur exploitation ; relier ces données à des indicateurs socio-économiques de l’exploitation agricole. Pour cela, sont effectués : le suivi de 4 indicateurs de biodiversité (pollinisateurs domestiques et sauvages, flore butinée, perdrix, oiseaux), une évaluation de la qualité de la trame verte et bleue, le suivi de 50 indicateurs environnementaux répartis en 7 thématiques et l’analyse de la qualité des paysages, à partir de 88 indicateurs, au sein de 9 milieux diagnostiqués. Le suivi régulier des fermes engagées dans le programme s’appuie sur des outils de référence : le catalogue des bonnes pratiques agricoles ; des journées de formation ; une plateforme informatique pour centraliser les résultats ; un rapport personnalisé pour chaque exploitation ; un expert dédié à toutes les interrogations ; un kit BiodiversID avec des fiches techniques.
  • 102. 105 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? BiodiversID est mené par BASF Agro, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles et Farre. Dans le cadre de ce programme, des partenariats ont été mis en place avec un certain nombre d’organismes agricoles (coopératives, négoces, écoles, instituts techniques) mais aussi d’experts (ONCFS, FNC, LPO, Noé conservation, MNHN, Gnis, …). Afin d’être complémentaires d’autres programmes menés sur la biodiversité, des relations sont entretenues avec le ministère de l’Agriculture (pour l’OAB), l’ONCFS (pour le réseau Agrifaune) et le MNHN (pour l’OAB et Symbiose en Champagne-Ardenne). 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Recherche en cours 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Le travail est en cours. En 2013, le programme BiodiversID, c’est : • 43 exploitations engagées • Nombre d’indicateurs suivis : 206 • Une capacité nourricière moyenne de 4 050 personnes pour les grandes cultures, soit 17,9 personnes/ha Farre a réalisé deux vidéos sur ce programme : - http://www.youtube.com/watch?v=dPrYy5oa6HY - http://www.youtube.com/watch?v=0RWmYZkCNN8 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Prouver qu’agriculture moderne et biodiversité sont compatibles et montrer les bénéfices réciproques agriculture/biodiversité. Publications : http://www.agro.basf.fr/agroportal/fr/fr/actus_et_videos/actualites/agriculture_durable_enjeux_engage ments_actus/mai12_biodiversid.html FARRE
  • 103. 106 FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS Site Internet : www.chasseurdefrance.com Contact : Constance BOUQUET cbouquet@chasseurdefrance.com 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 104. 107 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Le partenariat Agrifaune constitue la principale action en matière de pratiques agricoles favorables à la biodiversité. La FNC est également associée à des semenciers et groupes coopératifs pour le développement et la commercialisation de cultures intermédiaires « faunistiques » sous la marque Agrifaune Intercultures. Elle participe à des réseaux d'observations et de suivi, (Réseau Biodiversité pour les Abeilles, BiodiversID) et suit les travaux de l'Observatoire Agricole de la Biodiversité du Ministère de l'Agriculture ainsi que ceux de l'Observatoire National de la Biodiversité. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Agrifaune est un partenariat national signé entre les instances du monde agricole (APCA et FNSEA) et celles de la chasse (FNC et ONCFS) le 30 mai 2006 et renouvelé en 2011 pour une nouvelle période de 5 ans. A noter que ce partenariat se décline à des échelles plus locales (région et département) afin que les membres du réseau puissent concrètement travailler sur les pratiques favorables à la petite faune sauvage dans le cadre d'une agriculture compétitive : culture intermédiaire, machinisme, viticulture, bocage, zone herbagère, pastoralisme, etc… La finalité du projet est de développer des références de terrain solides, pouvant servir à faire évoluer certaines pratiques agricoles. En 2012 on dénombre plus de 300 exploitations agricoles adhérentes et plus de 70 projets locaux. 4 groupes techniques thématiques permettent de coordonner et de mutualiser les expériences et les résultats. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Agrifaune est financé en grande partie par l’ONCFS qui subventionne les projets. Les fédérations des chasseurs et les chambres d'agriculture participent à travers de l'autofinancement. Le budget total est d'environ 2 millions d'euros. Parmi les projets locaux, 10% des fonds sont apportés par des organismes extérieurs (Europe, collectivités territoriales, agence de l'eau, coopératives…). 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Des suivis agronomiques, économiques et de biodiversité permettent de constituer une base de données de références mobilisable pour des études plus approfondies. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La priorité serait de coordonner l'ensemble des réseaux existants et de mettre en place une plateforme d'échanges des projets, études et résultats existants sur cette thématique. Il serait temps de passer à l'action concrète plutôt que de faire sans cesse des suivis. FNC FNC
  • 105. 108 FNSEA Site Internet : www.fnsea.fr Contact : kristell.labous@fnsea.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 106. 109 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Connaître la biodiversité : Pour promouvoir l’évaluation de la biodiversité agricole auprès des adhérents, la FNSEA a élaboré un livret « Biodiversité agricole : mieux évaluer votre exploitation agricole pour communiquer plus », qui sera diffusé à l’automne 2013 à l’ensemble du réseau FNSEA. Préserver la biodiversité : Depuis 2006, la FNSEA contribue au réseau Agrifaune piloté par l’ONCFS, qui a pour objet de permettre la création de références agronomiques, économiques, faunistiques et écologiques, consolidées par des études de terrain. Des expérimentations sur les aménagements et les pratiques agricoles favorables à la faune sauvage et à la biodiversité sont également menées. Former sur la biodiversité : La FNSEA a mis en place, en 2012, une formation sur la biodiversité auprès des collaborateurs du réseau FNSEA pour comprendre la biodiversité agricole, participer à l’élaboration des politiques locales et mener des actions favorables à la biodiversité. Communiquer sur l’agriculture et la biodiversité: Pour faire connaître la biodiversité agricole auprès du grand public, la FNSEA a élaboré une brochure : « La biodiversité dans l’exploitation agricole » en 2010. L’opération « Fermes ouvertes » est également l’occasion pour les agriculteurs de présenter leurs outils de production, mais également la biodiversité présente sur leurs exploitations. La FNSEA, la FDSEA de la Marne et différents acteurs du monde agricole ont organisé une journée thématique « Les agriculteurs, producteurs de biodiversité » le 22 mai 2013, en présence de Xavier Beulin. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Certaines actions ont été conduites avec des partenaires extérieurs comme : le partenariat Agrifaune avec l’ONCFS, l’APCA et la FNC la journée sur la biodiversité à laquelle ont participé la LPO, Humanité et Biodiversité, les chasseurs, FARRE, l’association pour l’agriculture écologiquement intensive (AEI) la formation des collaborateurs du réseau FNSEA avec l’intervention du Muséum national d’histoire naturelle, Humanité et Biodiversité, la Fédération des Parcs naturels régionaux, l’ONCFS 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Pas de financement extérieur. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Nos actions ont davantage pour objectif de diffuser les connaissances et les références acquises par les chercheurs ou les instituts agricoles auprès de notre réseau et des agriculteurs, plutôt que de collecter en propre des références ou des connaissances sur le lien agriculture et biodiversité. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Faire connaître et promouvoir la biodiversité « produite » par l’activité agricole : la faune sauvage, la faune auxiliaire, la biodiversité domestique, les éléments du paysage… Aider les agriculteurs à identifier la biodiversité présente sur leurs exploitations pour qu’ils puissent mieux appréhender le lien entre agriculture et biodiversité, et le faire connaître aux acteurs locaux, au grand public. Mieux évaluer les services environnementaux rendus par les agriculteurs pour pouvoir les valoriser économiquement : compensation écologique, trame verte et bleue, affichage environnemental… Publications : Brochure FNSEA « La biodiversité dans l’exploitation agricole ».
  • 107. 110 TRAME Site Internet : http://www.pardessuslahaie.net/trame Contact : b.detorcy@trame.org 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Trame accompagne des collectifs d’agriculteurs et de salariés dans leurs projets de remise en cause des itinéraires techniques en production animale ou végétale, visant à améliorer les performances économiques tout en préservant l’environnement. 4.FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : favoriser les processus de régulation naturels
  • 108. 111 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : L’opération « Notre Défi 213 : Construisons ensemble l’agriculture de demain », a permis d’identifier et d’accompagner 20 projets collectifs innovants, dont deux groupes sur l’Agriculture Ecologiquement Intensive notamment en Pays de la Loire, un groupe sur l’implantation de bandes enherbées mellifères en Rhône-Alpes, deux groupes sur des pratiques de médecine alternative et homéopathie vétérinaire Par ailleurs, des Geda affichent clairement la prise en compte de la biodiversité dans leurs conseils. Ex : sur le thème des carabes dans le Pas-de-Calais, la gestion des bordures de champs ou des bords de chemins dans la Marne, et l’Ille-et-Vilaine Les actions de communication sont nombreuses avec les journées « randofermes » organisées chaque année par des groupes du réseaux Fngeda dans plusieurs départements. Trame est engagé dans le projet VARAPE qui vise à valoriser les races à petits effectifs, aux côtés des Instituts techniques et de l’INRA 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Les partenaires de ces projets sont essentiellement les services techniques des Chambres d’agriculture, les chercheurs, mais aussi, selon les thèmes les collectivités locales qui s’investissent de plus en plus souvent dans ces actions aux côtés des agriculteurs. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Le financement de ces actions rentre généralement dans nos programmes avec nos financeurs habituels, essentiellement Casdar et Vivea pour les actions de formation. Localement, certains collectifs élaborent des partenariats avec les collectivités territoriales. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Plus que l’obtention de références techniques ou scientifiques, les projets menés par les collectifs de nos réseaux permettent généralement d’adapter et de diffuser des références et de préciser les conditions de leur mise en œuvre par les exploitants de leur territoire. Ils précisent localement l’impact organisationnel et économique des changements de pratiques en valorisant les dimensions collective et locale de ces projets. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Une meilleure reconnaissance du travail des agriculteurs dans ce domaine de la préservation de la biodiversité, de la part des financeurs, mais également davantage de collaboration avec la recherche fondamentale, afin de parfaire la mise en réseau des collectifs travaillant sur des thématiques semblables, la capitalisation et la diffusion de leurs travaux. Publications : Voir le site de Trame : http://www.pardessuslahaie.net/trame TRAME
  • 109. 112 ACTIONS DES RESEAUX TERRITORIAUX
  • 110. 113 Gestion des milieux ADASEA de L’Aveyron Site Internet : Contact : nicolas.cayssiols@adasea.net 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 111. 114 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Notre structure travaille sur la gestion agricole des zones humides, des pelouses sèches et des prairies naturelles (de fauche ou pâturées). En outre nous menons de nombreuses actions sur la gestion des haies qui sont les dénominateurs communs à toutes les formations naturelles et artificielles. Nos actions appellent un travail important d’inventaires de terrain sur des milieux naturels, et de fait un travail de restitution et de vulgarisation des conclusions de nos recherches. Ainsi, nous publions plusieurs bulletins d’information sur les milieux naturels, assurons des sorties pédagogiques tout public (professionnels, étudiants, scolaires, grand public…), participons à l’amélioration de la connaissance via le renseignement de bases de données locales ou nationales. Ces travaux sont menés dans le cadre de programme de type : • Natura 2000, • programme en lien avec l’agence de l’eau Adour-Garonne (Cellules d’Assistance Technique pour les Zones Humides pour le département de l’Aveyron, PAT, Atlas départemental des zones humides, information sur la réglementation en lien avec les zones humides), • volet environnement en lien avec des aménagements fonciers, • études CNPN, • études d’impacts, • pré-études environnementales, • volet environnement et trame verte et bleue de PLU, PLUi et Cartes Communales, • inventaire pour des Espaces Naturels Sensibles (ENS du Conseil Général de l’Aveyron). • organisation et participation au concours national de prairies fleuries. Nous assurons également la mise en place de programmes de restauration (réouverture de milieux fermés de type pelouses sèches ou milieux humides, de restauration de milieux lacustres de type mares ou étangs). La majorité de nos programmes appelle un accompagnement des agriculteurs via la mise en place de Mesures agro- environnementales ou l’élaboration de projets individuels ou collectifs avec des agriculteurs. Nous réalisons des suivis de faune et de flore qu’il s’agisse d’espèces protégées, cynégétiques, ou invasives (suivis annuels de stations floristiques remarquables, d’espèces de flore invasives, suivis d’espèces de faune protégées, nuisibles et ou cynégétiques (projet perdrix rouges et projet faisans avec la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aveyron), suivis des populations de ragondin). 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Profession agricole, Chambre d’Agriculture, FDSEA, DDT, LPO, FDC12, ONEMA, Conseil général, Agence de l’Eau, Contrat de Rivière, ONCFS, Conservatoire botanique, Bureau d’étude…
  • 112. 115 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Financements européens, Privés, Publics 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Gestion des prairies humides et des pelouses sèches par le pastoralisme, gestion de la prophylaxie en lien avec la protection des insectes coprophages. Gestion du parcellaire en lien avec des espèces de faune, gestion des haies et plantation de haies en lien avec les écoulements d’eau, mise en place d’abreuvoirs… 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Un travail de partenariat avec la Profession agricole pour assurer tout à la fois production économique et préservation des milieux naturels, en considérant l’environnement d’une manière holistique.
  • 113. 116 Protection et gestion du SENECON de Rodez ADASEA de l’Aveyron Site Internet : Contact : nicolas.cayssiols@adasea.net 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Nous travaillons sur un projet d’amélioration de la connaissance et de suivi d’une espèce de flore protégée nationalement et endémique du Causse Comtal : le Séneçon de Rodez (Senecio ruthenensis).
  • 114. 117 Cette plante ne se trouve que sur le Causse Comtal et évolue d’ordinaire sur des formations qualifiées d’ourlets. C’est-à-dire, des formations qui tendent à se fermer du fait d’une pression pastorale moindre et d’une diminution de la fréquence d’entretien (girobroyage d’entretien) de la parcelle. Toutefois, il arrive également, que cette plante apparaisse dans des parcelles cultivées ou des prairies temporaires. Dès lors, se pose la question de la gestion des parcelles concernées en présence d’une plante protégée. De même, lorsque des parcelles changent de propriétaire il importe d’informer le nouveau propriétaire ou le nouveau locataire de la présence de la plante et de voir avec lui comment composer au mieux. La présence de l’espèce ne pose aucun problème sur les parcelles gérées en parcours extensif. Cependant, il en est tout autre sur des terres labourables ou sur des terrains nouvellement constructibles. Dès lors nous rencontrons les agriculteurs et propriétaires concernés afin de trouver des compromis et d’avoir une réponse la plus proche de la réalité du terrain et du niveau de conservation de la plante. C’est pour cela qu’il est important de connaître la répartition et la représentativité de la plante sur son aire de répartition et de mener en parallèle des rencontres avec les agriculteurs pour dédramatiser une situation qui peut de prime abord interpeller. Nos travaux nous mènent également à rencontrer des vétérinaires pour évoquer et mesurer les risques d’empoisonnement liés à l’ingestion de la plante car le Séneçon est toxique. Nous sommes également amenés à communiquer et à faire un travail de vulgarisation important pour faire comprendre les modalités de développement de la plante, ses affinités écologiques et la responsabilité du département de l’Aveyron pour sa conservation. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Profession agricole, Chambre d’agriculture, FDSEA, DDT, ONCFS, Conservatoire botanique, Bureau d’études… 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? FEDER et Fonds Etat. Financements européens, privés, publics 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Nous travaillons régulièrement à l’amélioration de la connaissance sur la localisation de la plante (réalisation d’une BD en lien avec le Conservatoire Botanique National des Pyrénées et de Midi-Pyrénées.) 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Il s’agit de démystifier les contraintes liées à la présence d’une espèce protégée sur le parcellaire d’une exploitation. Beaucoup d’agriculteurs avaient remarqué la présence de cette « belle fleur jaune » sans jamais avoir rien fait pour la préserver et de fait sans s’être imposé de contraintes particulières non plus ! Par ailleurs ces rencontres nous permettent de prendre ou de reprendre contact, parfois même de mettre un nom sur un visage, d’apprendre de nouvelles localités pour la plante et d’évoquer des sujets en lien avec l’environnement comme la gestion des pelouses sèches et la nécessité de retrouver un jour le chemin des parcours communaux, un sujet qui tient à cœur à bon nombre d’agriculteurs.
  • 115. 118 Prairies fleuries ADASEA de l’AveyronSite Internet : http://www.adasea.net/ Contact : 05 65 73 76 76 Concours « Prairies Fleuries » 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : Organisation d’un Concours agricole des Prairies fleuries 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Valorisation
  • 116. 119 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Le Concours agricole des Prairies fleuries est organisé par la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France et les Parcs Nationaux de France depuis 2010. Cet évènement se déroule en deux étapes : un concours local et national. Cette année, l’ADASEA de l’Aveyron a été retenue par les organisateurs nationaux pour expérimenter l’organisation d’un concours « Hors- parcs ». Le concours des Prairies fleuries invite les agriculteurs à inscrire une prairie naturelle (permanente) de fauche et/ou de pâture. Ensuite, un jury composé d’experts en agronomie, écologie (botanique / faune sauvage),… évalue la prairie en suivant une fiche de notation nationale. Enfin, après délibération, l’agriculteur possédant le meilleur équilibre agri-écologique est invité a disputer le prix national face aux autres territoires de France. Plus d’informations disponibles sur le site internet national : www.prairiesfleuries.fr 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Ci-dessous les différents partenaires techniques ou financiers : • Association Mycologique et Botanique de l’Aveyron (AMBA) ; • Entreprise Braley ; • Mairie de Bozouls ; • Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de l’Aveyron (CAUE) ; • Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées ; • Fédération des Chasseurs de l’Aveyron; • Groupama ; • INRA de Toulouse ; • Alain ROZIERE (sculpteur sur bois) ; • Bureau d’étude Rural Concept ; • Entreprise SOBAC ; • Université du Mirail / Laboratoire GEODE de Toulouse. • G.A.P.U.L.M., ULM Bozouls • Centre Motoculture Aveyron (CMA) 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Faute de temps pour déposer des dossiers de demande de subventions, le concours est organisé grâce aux dons des différents partenaires et à un autofinancement de l’ADASEA. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Une réflexion au niveau national est en cours sur l’utilisation et la mise en relation des données collectées lors de la notation des prairies. Cela pourrait mettre en évidence le lien entre les pratiques agricoles et la biodiversité présente dans les prairies naturelles. Les fiches de notation et les relevés floristiques sont conservés. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Trouver de nouveaux financements pour les éditions futures
  • 117. 120 Natura 2000 ADASEA du Lot Site Internet : http://www.adasea.net/ Contact : samuel.belhamiti@adasea.net 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre :______________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : Espèce d’intérêt communautaire 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Biodiversité
  • 118. 121 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Chargée par l’État de l’élaboration de DOCOBs (plans de gestion) puis de l’animation de 6 sites Natura 2000, co-animant le volet agricole des 8 sites gérés par le PNR des Causses du Quercy et animant le volet terrestre du site géré par EPIDOR, l’adasea œuvre en concertation avec les acteurs locaux à la préservation de l’état de conservation des habitats et espèces d’intérêt communautaire. Cette mission se décline en de multiples actions : protection des habitats naturels par la contractualisation, sensibilisation du public, formation des professionnels, … 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? De nombreuses actions sont menées en partenariat avec le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy (PNRCQ) sur le territoire du Parc et la Chambre d’Agriculture du Lot. Des actions peuvent également être montées en partenariat avec EPIDOR (Etablissement Public Territorial du Bassin de la Dordogne) 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Les financements de l’animation Natura 2000 proviennent de l’Etat et de l’Europe (FEADER). 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Oui Lors de la réalisation des MAET Natura 2000, un diagnostic préalable est réalisé avant de finaliser les dossiers. Ce diagnostic préalable se divise en 3 parties. A savoir, une première partie appelée pré-diagnostic qui fait un bilan de l’exploitation et présente aux exploitants la démarche et le fonctionnement de Natura 2000. Ensuite un diagnostic pastoral et un diagnostic écologique sont réalisés sur le terrain concernant les parcelles en habitats d’intérêt communautaire. Ces diagnostics permettent ainsi de faire le lien entre les pratiques agricoles et la conservation des habitats naturels. L’ADASEA réalise actuellement une étude de suivi de 4 parcelles, au niveau agricole et écologique, afin de comparer différents types de gestion sur le site « Vallée de la Dordogne Quercynoise ». Ainsi, 2 parcelles de prairie de fauche et 2 pelouses sèches alluviales avec des modes de gestion différenciés sont observées : • deux parcelles à dominante « gestion par la fauche » (une prairie et une pelouse sèche) • deux parcelles à dominante « gestion par le pâturage » (une prairie et une pelouse sèche). L’observation consiste à noter, à l’aide de critères bien précis, l’évolution écologique et pastorale en simultané sur ces parcelles (observation de l’évolution floristique et faunistique en lien avec les pratiques pastorales). Cette étude permettra de constater quel type de gestion sera optimal pour ces habitats, qui constituent la majorité des surfaces protégées du site. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La priorité est de maintenir les crédits d’animation pour les sites Natura 2000, afin de continuer les actions de conservation qui sont actuellement menées. Deuxièmement, il faudrait mettre l’accent sur les actions permettant de soutenir la valorisation (l’entretien) des habitats d’intérêt communautaire.
  • 119. 122 Revalorisation des espaces ADASEA du Lot Site Internet : www.adasea46.net Contact : jean-maurice.diogo@adasea.net PROJET ESPACES EMBROUSSAILLES 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : Coordination avec des périmètres en Natura 2000 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 120. 123 5. Décrivez ce(s) projet(s) : L’ADASEA intervient dans le cadre du programme Espaces Embroussaillés du Conseil Général du Lot en tant qu’animateur référent dans le montage des Associations Foncières Pastorales (AFP). S'appuyant sur la mobilisation de tous les usagers de l'espace (propriétaires fonciers, éleveurs, chasseurs,…), autour du projet collectif d'AFP libre, l'objectif est de répondre à des enjeux d'intérêts généraux : prévenir le risque incendie, préserver la biodiversité, maintenir une mosaïque paysagère par la pérennisation d'une activité pastorale tout en valorisant une ressource fourragère renouvelable. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Oui De nombreux acteurs entrent en jeu. Tout d'abord les porteurs de projets, notamment des Elus, des propriétaires et gestionnaires de l'espace (éleveurs par exemple). Ensuite, il y a tout un volet partenarial avec la Chambre d'Agriculture du Lot (appui conseil ovin), le Parc naturel régional des Causses du Quercy (appui naturaliste) mais aussi le Conseil Général du Lot, porteur du programme (appui aux démarches administratives – financements). Sans oublier, à titre d'accompagnement et de sensibilisation, le Service Départemental d'Incendies et de Secours du Lot mais aussi diverses instances locales comme la Fédération des Chasseurs. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? En tant qu'animateur, le financement est entièrement pris en charge par le Conseil Général du Lot dans le cadre d'un accompagnement technique aux différents porteurs de projets. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Oui Tout d'abord, la réalisation des diagnostics écologiques et pastoraux nous permet d'établir un état des lieux ; la mise en œuvre du projet démontre les avantages apportés par la réouverture des milieux, suivie d’un entretien pastoral planifié dans le temps. Chaque projet nous permet d'observer la relation primordiale de l'action agricole (pastorale) sur un milieu à enjeux forts pour l’environnement (espèces végétales et animales spécifiques). 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Appuyer la création d'Associations Foncières Pastorales libres avec l'objectif d'installer des jeunes agriculteurs via la gestion pastorale des milieux à enjeux forts (Natura 2000, causses, espèces faune-flore remarquables, paysages emblématiques du Lot).
  • 121. 124 Zones humides ADASEA du Lot Site Internet : www.adasea46.net Contact : aelys.arnal@adasea.net 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Régulation de la quantité d’eau Biodiversité
  • 122. 125 5. Décrivez ce(s) projet(s) : L’adasea du Lot porte depuis 2010 la Cellule d’Assistance technique aux zones humides du département du Lot. C’est un service d’accompagnement à destination des gestionnaires de zones humides (agriculteurs, élus, particuliers...) afin de valoriser et promouvoir une gestion durable de ces milieux. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? OUI La Chambre d’agriculture du Lot, la CATZH du Célé, des naturalistes indépendants. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Il s'agit d'un cofinancement Agence de l’eau Adour-Garonne et Europe (FEADER). 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? OUI Des enquêtes concernant les pratiques agricoles en zones humides ont été menées conjointement avec la Chambre d’agriculture du Lot. Parallèlement, l’état écologique des zones humides concernées par l’enquête a été évalué, ce qui a conduit au recueil d’un ensemble de références concernant le lien biodiversité-agriculture. La mise en place de la MAEt « Maintien de l’équilibre agri-écologique d’une prairie naturelle en faveur des zones humides et de leurs services rendus » a également permis de recueillir des références technico-économiques que nous avons pu mettre en relation avec l’état écologique des zones humides engagées dans le dispositif. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Mettre l’accent sur les actions permettant de soutenir la valorisation (l’entretien) des milieux humides, que ce soit par l’agriculture (MAE) ou par les collectivités (restauration, valorisation pédagogique…).
  • 123. 126 ASSOCIATION HOMMES ET TERRITOIRES Site Internet : www.hommes-et-territoires.asso.fr Contact : Jérôme LESAGE – 06 12 26 83 53 – j.lesage@hommes-et-territoires.asso.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : Réseau Mixte Technologiques, CASDAR 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : L’Association « Hommes et Territoires » a pour objet de rechercher, de promouvoir et de mettre en place les solutions d’un développement durable pour l’agriculture et les territoires, assurant l’amélioration de la biodiversité sauvage (ordinaire ou remarquable) et de ses habitats en lien avec le développement économique des territoires. Elle vise également à développer la biodiversité dans un objectif de valorisation pour l’agriculture (ex : développement des auxiliaires des cultures dans un but de gestion des bioagresseurs et de réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires, amélioration du cadre de vie et des paysages…), pour la chasse (accroissement des populations des espèces gibiers…), pour la société (amélioration du cadre de vie, services rendus par la nature...). 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Auxilliaires _________________
  • 124. 127 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Nos actions vises notamment à: • Mettre en réseau différents acteurs (monde agricole, collectivités locales et territoriales, monde cynégétique, associations environnementales, acteurs de la recherche et de l’enseignement agricole…) autour d’un intérêt commun : la biodiversité et le développement durable des territoires. • Etudier et comprendre les relations entre la biodiversité et les pratiques agricoles et de gestion de l’espace rural, et acquérir des références technico-économiques et environnementales sur des pratiques innovantes. • Développer des outils (diagnostics, indicateurs…) pour faciliter la prise en compte de la biodiversité dans la gestion des territoires. • Informer et former les agriculteurs et les autres acteurs des territoires aux enjeux de la préservation de la biodiversité et sur les pratiques et modes de gestion favorables à sa préservation. • Agir concrètement sur les territoires (agricoles ou non) dans un objectif de préservation et de valorisation de la biodiversité. • Accompagner ses adhérents (agriculteurs et structures partenaires) à mieux prendre en compte la biodiversité dans le cadre de leurs activités. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Oui : acteurs du développement agricole, cynégétique, environnement, acteurs économiques agricoles et agroalimentaires, recherche, enseignement agricole, associations… 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Oui (plateformes d’essais AGRIFAUNE, COOP de Boisseaux, agriculteurs adhérents)
  • 125. 128 Chambre régionale d’agriculture de Picardie Site Internet : www.chambres-agriculture-picardie.fr Contact : Régis WARTELLE 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Protection intégrée, corridors écologiques
  • 126. 129 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : http://www.chambres-agriculture-picardie.fr/environnement/gestions-de-territoire.html 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? • Fédération nationale des Chasseurs • Conseil régional • Associations naturalistes • Association producteurs biologiques • forestiers 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? • Conseil régional • Agence de l’Eau • Europe • Etat (fonds agricole et environnementaux) 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Oui • Suivi d’espèces protégées ou rares, et espèces utiles • Mesurer le service écosystémique et son utilité à la production agricole 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? • Promouvoir l’adaptation au changement climatique et limiter les émissions de gaz à effets de serre • Accompagner la transition écologique de l’agriculture • Encourager, soutenir l’innovation sous toutes ses formes
  • 127. 130 FDSEA Maine-et-Loire Site Internet : www.agri49.fr Contact : m.calmejane@agri49.com 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Faune sauvage Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 128. 131 5. Décrivez ce(s) projet(s) : • série d’articles sur les pollinisateurs, leur rôle, comment les préserver (bonnes pratiques), entretien des haies… • sensibilisation grand public lors des évènements (festival de la terre, de l’élevage, balade agriculture et paysages) : utilisation de la plaquette FNSEA. • présentation des principaux auxiliaires de culture et leur utilisation lors des formations certiphyto. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Oui : articles avec la collaboration chambre d’agriculture et CPIE. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Aucun, interne 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Non. Plutôt orientées sur la diffusion. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Valoriser les trames vertes et bleues dans une démarche gagnant – gagnant entre agriculteurs, collectivités, Etat. Poursuivre la sensibilisation aux bonnes pratiques agricoles, accompagnement pour une bonne gestion des infrastructures favorables à la biodiversité, leur permettre de mieux la connaître et prendre en compte.
  • 129. 132 FNSEA NORD BASSIN PARISIEN Site Internet : http://www.lanuitverte.com/ Contact : frnbp@free.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : cf. tableau ci-dessous Synthèse : o la biodiversité domestique animale o la biodiversité domestique végétale o les infrastructures agro-écologiques o la biodiversité et la lutte biologique (les auxiliaires de cultures) o la biodiversité et le sol o la biodiversité et la pollinisation o Symbiose (association marnaise sur la biodiversité) o la biodiversité et l’alimentation humaine o la biodiversité et les nouvelles technologies o La biodiversité dans les milieux humides 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 130. 133 Synthèse : Pour l’instant, il n’a pas encore été décidé de parler des services écosystémiques de la biodiversité. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : La Nuit Verte est un événement pérenne qui a lieu tous les deux ans. Au cours de ce rendez-vous pédagogique et festif avec le grand public et les médias, la Nuit Verte rend compte de la situation de l’agriculture en France, en particulier dans le Nord Bassin Parisien, et dans le monde, en particulier en Afrique, en valorisant les actions positives et en débattant sur les chantiers à améliorer. La Nuit Verte contribue à donner une image plus juste de l'agriculture : nourricière, au cœur des enjeux environnementaux et à la pointe de l’innovation, dit autrement : moderne et responsable. La 1ère édition de la Nuit Verte qui s'est déroulée le 13 avril 2012 à Paris fut une réussite. Plusieurs milliers de visiteurs, 926 reprises média, 13 télés dont tous les JT de TF1, France TV et un documentaire sur ARTE… 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? De nombreux partenaires appuient et soutiennent Nuit Verte 2014 : Crédit Agricole, Groupama, CGB, Arefa Ile-de-France, AGPB, AGPM, FOP, Veolia, le Mali, UIPP, Fendt, Gnis, FNSafer, Campagnes TV, TV Agri, … 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Les financements sont apportés par les partenaires cités précédemment. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Le travail de recueil est en cours de réalisation. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La priorité est de communiquer vers le grand public sur les réalisations concrètes des agriculteurs, des organismes professionnels agricoles et des partenaires de Nuit Verte 2014, pour la biodiversité. Publications : http://www.lanuitverte.com/ http://www.lanuitverte.tv/
  • 131. 134 RESEAU DES CHAMBRES D’AGRICULTURE Site Internet : http://www.chambres-agriculture.fr/thematiques/produire- durablement/biodiversite/ Contact : audrey.rimbaud@apca.chambagri.fr, yousri.hannachi@apca.chambagri.fr, nathalie.galiri@apca.chambagri.fr Vigilance : Cette fiche présente des exemples d’actions diversifiées des Chambres d’agriculture sur le champ de la biodiversité, mais n’est pas exhaustive. Pour plus d’exemples, consulter le livret d’actions des Chambres d’agriculture sur la biodiversité : http://www.chambres- agriculture.fr/fileadmin/user_upload/thematiques/Produire_durablement/Environnement_biodi versite/MEP_livret_synthese.pdf 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Milieux 4. FONCTIONS ET SERVICES - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Prévention des risques (inondation par exemple) Autre : Régulation des ravageurs/nuisibles
  • 132. 135 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Depuis plusieurs années, les Chambres d’agriculture accompagnent les agriculteurs dans leurs travaux d’expérimentation de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Avec plus de 1200 conseillers environnement, les chambres d’agriculture les aident à concilier le double objectif de rentabilité économique et de préservation de la biodiversité sur leur exploitation. Avec l’appui des collectivités locales, les Chambres d’agriculture participent également à des programmes de protection d’espèces et de milieux, en collaboration avec les différents acteurs concernés : Parcs Naturels Régionaux, Conservatoire d’Espaces Naturels, etc. De manière générale, les Chambres d’agriculture s’investissent dans le champ de la biodiversité sur 4 types d’actions : • Recherche et Expérimentation : Observation de la biodiversité dans les parcelles agricoles, expérimentation de pratiques et aménagements favorables à la biodiversité : o Observatoire Agricole de la Biodiversité o Agrifaune o Auximore / Auxiprod o De nombreux projets pour le développement agricole et rural depuis 2010 (projets Casdar déposés par les Chambres d’agricultures) FOCUS SUR LE PROJET AUXIMORE EN PICARDIE ET POITOU-CHARENTES Contexte et objectifs : Le projet Auximore (Optimiser le contrôle biologique des bioagresseurs en système de grandes cultures) a été déposé par la Chambre régionale d’agriculture de Picardie puis sélectionné dans le cadre de l’appel à projet de développement agricole et rural de 2011 (financement du ministère de l’Agriculture). Il se déroule de janvier 2012 à décembre 2014 et vise à répondre à des objectifs identifiés comme prioritaires dans le cadre du plan Ecophyto : capitaliser les connaissances agroécologiques sur le contrôle biologique des bioagresseurs à l’échelle de la parcelle, de l’exploitation agricole et du paysage et les traduire en outils utilisables par le développement agricole et les agriculteurs. Actions et moyens : Ces objectifs seront atteints par un large partenariat entre recherche, développement, enseignement et agriculteurs comprenant une importante phase d’échanges et de transfert. 4 actions sont réalisées : - Action 1 : Capitaliser les connaissances sur les ravageurs et auxiliaires. Informer les agriculteurs et conseillers via différents supports. - Action 2 : Généraliser l’évaluation par des outils de suivis simplifiés via la mise au point de protocoles simplifiés de suivis des auxiliaires et des ravageurs en grandes cultures - Action 3 : Promouvoir des systèmes de culture innovants vis-à-vis des auxiliaires en proposant des formations aux conseillers et agriculteurs - Action 4 : Diffuser efficacement et durablement les outils Pour aller plus loin : - Des pages web : www.auximore.fr - Un blog d’information sur le suivi des auxiliaires et les actions du projet : www.bolg- auximore.fr
  • 133. 136 FOCUS SUR LA CONSTRUCTION D’UN REFERENTIEL SUR LA BIOLOGIE DES SOLS EN SAONE ET LOIRE Contexte et Objectifs : Un projet de référentiel sur la vie biologique des sols est en cours de construction en Saône-et-Loire dans le but d’être utilisé dans le conseil aux agriculteurs. Ce projet est le fruit d’un partenariat régional entre une unité de recherche en Agroécologie de l’INRA de Dijon, dont les compétences sont aujourd’hui réunies au sein de la plate-forme GENOSOL, et une structure de développement, la Chambre d’Agriculture de Saône et Loire. Ce travail exploratoire sur le département de Saône-et-Loire a vocation à être généralisé ensuite à l'échelle de la région Bourgogne. Actions et moyens : Ce projet a été initié en 2011 par un travail bibliographique et la construction de l’architecture du référentiel : - définition des situations présentes en Saône et Loire : 7 types de sols pour les prairies permanentes extensives et 14 types de situations en cultures, - concrétisation en 2012 par une première campagne d’analyses : 3 analyses par situation soit un total de 78 analyses. Résultats obtenus : Suite à la première campagne d’analyse et à l’interprétation des résultats, les premières bases du référentiel ont été obtenues. Toutefois, d’autres campagnes d’analyses doivent être menées pour renforcer la base de données.C’est donc un investissement à moyen terme. Perspectives en 2013: Il s'agit, via une seconde campagne d'analyses, d'être en capacité d'apporter de la robustesse aux résultats de 2012 en termes : - de quantité de biomasse, de champignons et de bactéries pour chaque situation identifiée en capitalisant un nombre de résultats plus conséquent par situation, - de mise en relation des résultats avec les caractéristiques physico-chimiques des sols, du RMQS France et Saône-et-Loire, de la biomasse moléculaire en fonction des modes d’usage des sols, des types de sol, des cultures et de la densité de bactéries et de champignons selon les types de sols, les modes d’usage, les cultures… Les résultats de 2012 nous conduisent à apporter quelques évolutions dans le choix des parcelles : 20 nouvelles pour une meilleure répartition spatiale des prairies permanentes et 3 conservées (valeur étalon), 3 parcelles en monoculture de maïs seront remplacées avec l'objectif de confirmer ou non l'effet dépressif, pour une meilleure représentativité des situations sableuses et du Val de Loire, 3 nouvelles parcelles seront introduites dans cette catégorie, 3 parcelles conduites en agriculture biologique seront analysées en plus pour une situation à définir, pour être en capacité de comparer à situation égale les 2 modes de conduite. Chaque nouvelle parcelle fera également l'objet d'une analyse physico-chimique. • Accompagnement individuel et collectif des agriculteurs : o Inventaires et diagnostics biodiversité à l’échelle de l’exploitation o Information sur la réglementation o Animation de réseau de fermes, et de groupes d’agriculteurs o Diagnostics et conseils individuels o Suivi des Effets Non Intentionnels des produits phytosanitaires o Formation des agriculteurs sur la biodiversité
  • 134. 137 FOCUS SUR LE SUIVI DES EFFETS NON INTENTIONNELS DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES EN BOURGOGNE Contexte et Objectifs : Dans le cadre du programme Ecophyto, des moyens importants sont consacrés à la surveillance des effets non intentionnels (ENI) des pratiques agricoles (dont l’usage des produits phytopharmaceutiques) sur les agrosystèmes depuis 2012. Dans les régions métropolitaines, trois protocoles ont été mis en œuvre en 2012 pour suivre la biodiversité (vers de terre, flore des bords de champs et coléoptères). Le protocole oiseaux, testé par quelques régions en 2012, sera étendu à toutes les régions en 2013. Le réseau des Chambres d’Agriculture a réalisé 44% des observations en 2012 (plus de 500 parcelles suivies en 2012). En Bourgogne, c’est la Chambre Régionale de la Bourgogne qui anime le suivi des effets non Intentionnels des produits phytosanitaires sur la biodiversité (ENI). Actions et moyens : En 2012, 24 parcelles ont été suivies - 9 en vigne, 9 en blé et 6 en maïs - par différents partenaires : Chambres d’Agricultures, Fredon, coopératives pour les protocoles vers de terre, flore et coléoptères et EPOB (Etude et protection des oiseaux en Bourgogne) pour le protocole oiseaux. L’appui de l’EPOB a été essentiel pour la réalisation du protocole oiseaux, de même que celui du MNHN de Dijon pour l’identification et la prise de photos des coléoptères. Perspectives : En 2013, en région Bourgogne comme sur l’ensemble du territoire, les efforts ont porté sur la pérennisation du dispositif avec des compléments de formation pour aider les observateurs dans leur travail. Des améliorations ont été apportées par le MNHN et la DGAl sur le vade-mecum, sur les périodes d’observation et les fichiers de saisies suite aux remontées du terrain. Enfin l’attention des différents acteurs devra porter sur la nécessaire valorisation des observations auprès des observateurs, des agriculteurs et de l’ensemble de la profession agricole. • Projets territoriaux : projet de restauration ou de maintien de la biodiversité, élaboration de Document d’objectifs Natura 2000 et d’animation de mesures agro-environnementales territorialisées, définition des territoires de la Stratégie de Création des Aires Protégées, implication dans la réalisation des Schémas Régionaux de Cohérence Ecologique, animation de mesures agro-environnementales « corridors écologiques », participation à la définition de mesures compensatoires, animation de chartes Zones Humides, etc. FOCUS SUR L’ANIMATION DE SITES NATURA 2000 EN CHAMPAGNE-ARDENNES Contexte et Objectifs : Le Marais de Villechétif, site Natura 2000, représente l’un des derniers marais tourbeux alcalin de l’Aube. Il renferme un ensemble unique de milieux humides, composés d’une végétation hygrophile spécifique des tourbières. Sur les 17 habitats naturels recensés lors de l’élaboration du Document d’Objectifs, 6 sont inscrits à l’annexe I de la Directive européenne « Habitats-Faune-Flore » et 2 sont considérés comme prioritaires. 3 espèces végétales sont protégées au niveau national. La faune abrite 35 espèces inscrites aux annexes de cette même directive. Le site, d’une superficie de 138 ha, est situé en périphérie de l’agglomération troyenne. Les limites du site coupent des parcelles agricoles en grandes cultures (9% de surface du site). Il n’y a pas de mesures agro-environnementales possibles. L’objectif principal du site est le maintien du niveau d’eau et la limitation des variations de nappes dans le marais pour favoriser le développement des Habitats d’intérêt communautaire. Partenaires : La Chambre d’agriculture a réalisé le document d’objectif qui a été validé en juin 2006. Elle a en charge l’animation du site depuis cette date, et du suivi administratif avec la DDT. Le travail se réalise avec de nombreux partenaires : le Conservatoire d’Espaces Naturels de Champagne Ardenne et le Centre Régional de la Propriété Forestière en tant que prestataires, mais également le service Rivières du Grand Troyes, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, l’une des communes du site, les chasseurs et le service eau et biodiversité de la Direction Départementale des Territoires de l’Aube, qui est le Maître d’Ouvrage.
  • 135. 138 Actions : - En 2010, mise en place de piézomètres dans le site et réalisation de relevés hebdomadaires sur 3 ans avec les différents partenaires (CA10, CENCA, Grand Troyes et ONCFS). - En 2013, suite à la demande du Comité de Pilotage, montage d’un dossier proposant 3 scenarii de modification du périmètre pour avoir une gestion hydraulique globale et cohérente (problématique d’inclusion de parcelles de grandes cultures dans le site pour la production de cultures énergétiques). - Suivi du développement des espèces invasives : mis en place d’une expérimentation avec le CRPF et le Grand Troyes pour limiter le développement des espèces invasives. - Réalisation d’un suivi de la qualité des eaux superficielles du marais par le service rivières du Grand Troyes. - Acquisitions foncières par la mairie de Creney (15 ha de marais) avec l’aide de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie et le Conseil Régional et gestion des parcelles par le CENCA - Travaux d’ouverture dans le marais réalisés par le CENCA sur l’une des parcelles acquises par la mairie. - 1 à 2 sorties découvertes sont organisées chaque année par le CENCA. Résultats obtenus : Ces relevés ont permis de corréler les variations de la nappe en fonction de la pluviométrie et du niveau d’eau de la Seine. En 2013-2014, la remise en état d’un micro- ouvrage hydraulique en aval du site devrait limiter les variations de la nappe. Cet ouvrage sera géré par le Grand Troyes puisqu’il est à l’extérieur du site. Les passages hebdomadaires sur le site, les sorties découvertes ont permis une meilleure acceptation de son classement en zone Natura 2000 par les acteurs locaux (agriculteurs, chasseurs, …). Avec une pression importante sur le Pterocarya, son développement est contenu dans le Parc voisin. L’acquisition de parcelles permettra de travailler sur des parcelles de taille correcte. Il existe une bonne dynamique sur ce site due à la forte implication de la mairie de Creney. Les partenariats mis en place, sont très forts et amènent des compétences complémentaires. Ils montrent bien l’importance de ce site (maintien de la biodiversité, rôle de zone humide en période de crue). FOCUS SUR LA MISE EN PLACE DE MESURES COMPENSATOIRES DANS LE CADRE DE LA CONTRUCTION DE LA LGV TOURS – BORDEAUX Contexte et Objectifs : La réalisation d'une nouvelle ligne à grande vitesse de 300 km entre St Avertin (sud-est de Tours) et Ambarès-et-Lagrave (nord de Bordeaux) entraîne la destruction de milieux naturels et semi-naturels. Certains d'entre eux abritaient des espèces d'intérêt communautaire ou des habitats de ces espèces. Leur disparition, afin de ne pas mettre en danger la pérennité des espèces concernées, doit être compensée par la recréation de conditions équivalentes hors de la zone d'emprise directe de l'ouvrage. L'objectif des mesures compensatoires est de proposer à des agriculteurs volontaires l'adoption de pratiques plus favorables pour ces espèces impactées en contrepartie d'indemnisations pour les pertes de rendement subséquentes et/ou les investissements temporels et/ou financiers consentis. Actions et moyens : La compensation se réalise à travers, entre autres, trois outils : l'acquisition de terrains par la société concessionnaire (puis gestion par le Conservatoire des espaces naturels d'Aquitaine), le conventionnement avec proposition de cahiers des charges, le bail emphytéotique pour la gestion de parcelles forestières. Un protocole a été établi afin de définir les rôles des différents acteurs intervenant sur le sujet. Sous l'égide de la société concessionnaire responsable de la compensation environnementale, travaillent : - le Conservatoire régional des espaces naturels d'Aquitaine pour l'identification des zones favorables à la compensation,
  • 136. 139 - la Chambre d'agriculture de Gironde pour la prospection foncière et la faisabilité agronomique et forestière des mesures proposées, - la Fédération départementale de pêche pour les aspects relatifs au milieu aquatique. Résultats obtenus : Les travaux de construction étant en cours, il s'agit seulement de l'initiation de cette démarche en Gironde. Jusqu'alors, la répartition des rôles a eu lieu. Le CREN Aquitaine réalise un diagnostic territorial sur des zones potentiellement intéressantes afin de déterminer leur éligibilité aux mesures compensatoires. La Chambre d'agriculture de Gironde communique autour de ce dossier afin de sensibiliser les agriculteurs qui seront concernés, aux offres qui pourront leur être faites. Pour aller plus loin : La région Poitou-Charentes, la plus impactée par ce projet est aussi la plus avancée. Des contrats ont été signés notamment pour compenser les destructions d'habitats de l'outarde canepetière. L'objectif de la Gironde est de travailler en cohérence avec les autres Chambres impliquées dans ce projet, d'où des échanges réguliers afin de comparer les expériences, tout en les adaptant aux enjeux territoriaux. Les premières mesures de conventionnement devraient voir le jour en 2014 en Gironde. FOCUS SUR LA PARTICIPATION A LA MISE EN PLACE DE TRAMES VERTES ET BLEUES EN PAYS DE LA LOIRE Contexte et Objectifs : La Chambre d'agriculture du Maine-et-Loire s'est investie auprès de partenaires pour proposer aux agriculteurs un programme d'actions pratique ayant pour but d’accompagner les agriculteurs du territoire dans la compréhension de l’enjeu biodiversité et la mise en place de réalisations concrètes répondant à la fois aux enjeux agricoles (auxiliaires, pollinisation, protection des sols...) et aux enjeux de territoires (continuités écologiques notamment). Dans le Pays des Mauges, la Chambre d’agriculture s’est donc associée au Centre Permanent d’Initiative pour l’environnement afin de mettre en place un programme d’action concernant les trames vertes et bleues. Actions et moyens : La Chambre d’agriculture et le CPIE des Mauges ont donc travaillé sur : - La définition des enjeux de continuités écologiques qui s’est traduite en cartes d’enjeux écologiques. - La mise en place d’un volet agricole : réalisation de diagnostics d’exploitations et mise en œuvre de travaux (aménagements naturels et restauration d’infrastructures agro-écologiques par voie contractuelle). Résultats obtenus : Suite à une phase de sensibilisation d’agriculteurs concernés par la Trame Verte et Bleue, 36 diagnostics d’exploitations dans l’hiver 2012-2013 ont été réalisés. Depuis l’été 2013, une phase travaux est initiée : réalisation de devis et paramétrage des travaux en vue d’une réalisation à suivre. Les travaux sont de plusieurs types : « création/restauration de mares et petits hydrauliques », « création/restauration de haies », « agroforesterie », réflexion sur les « couverts intercultures »… Ils sont plus particulièrement suivis par le CPIE et l’association Mission Bocage. Pour l’hiver 2013-2014, une nouvelle série de diagnostics est en cours de préparation dans le même objectif de mise en œuvre de travaux. Pour aller plus loin : Le programme TVB livre de nombreux enseignements sur la méthodologie de projet ; les résultats en matière de mise en place de travaux sur le terrain seront le meilleur indicateur de pertinence de la méthode. Le programme TVB Mauges est pilote et exploratoire en Pays de Loire. Le comité de pilotage – au sein duquel siègent DREAL, Conseil Régional, DDT… - est donc très attentif à la méthodologie de travail employée. Plus d’information sur le site Internet de la Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire.
  • 137. 140 • Communication, information et sensibilisation du grand public : o Concours Prairies Fleuries o Observatoire Agricole de la Biodiversité o Communiqués de presses, journées nationales et colloques o Présentation des actions Chambre dans des salons professionnels et grands publics FOCUS SUR LA REALISATION D’UN RECUEIL D’EXPERIENCE SUR LA BIODIVERSITE EN REGION CENTRE Contexte et objectifs : Le projet « Trouver des leviers pour accompagner les gestionnaires de l'espace dans la prise en compte de la biodiversité », piloté par la Chambre régionale entre octobre 2011 et mars 2013, dans le cadre du Réseau rural régional, a eu pour objectifs de : - Recenser les actions déjà menées sur la biodiversité au niveau régional et les valoriser, concernant les milieux agricoles, forestiers et ruraux, - Identifier les freins et leviers (économiques, techniques, réglementaires, sociologiques) à la prise en compte de la biodiversité, - Etre force de proposition sur les mesures à encourager et formuler des pistes de recommandations pour les pouvoirs publics. Actions et moyens : Cette étude a nécessité la mobilisation de très nombreux acteurs du monde agricole et forestier, de la chasse, de la recherche, de l'enseignement, de l'environnement et a bénéficié d'un accompagnement financier des collectivités locales, de l'État et de l'Europe. Pour aller plus loin : Cette publication permet de mieux informer sur les expériences déjà conduites mais contribue également à mieux identifier les freins et leviers concernant la prise en compte de la biodiversité. À partir du recensement et de l'analyse des expériences sur la biodiversité en région Centre, ce recueil va permettre d'élaborer des pistes de recommandations pour les pouvoirs publics sur les actions à encourager. Pour en savoir plus, consulter ce recueil sur le site de la Chambre régionale d'agriculture du Centre : http://www.centre.chambagri.fr/environnement/reseau-rural-biodiversite/recueil-experiences- rrr-biodiversite-centre.html?access=pfsuktxo • Un exemple d’action mixant recherche et expérimentations, communication et sensibilisation du grand public, et accompagnement individuel et collectif des agriculteurs : FOCUS SUR LES SYSTEMES AGROFORESTERIE EN DEVELOPPEMENT EN PAYS DE LA LOIRE Contexte et Objectifs : Depuis maintenant plus de 10 ans, l’intérêt des agriculteurs pour ces systèmes associant arbres et production agricole va grandissant. Si certains l’utilisent depuis longtemps en particulier pour les productions animales (volailles, bovins). Si le bocage appartient depuis toujours à leur environnement, l’arbre réapparaît maintenant au sein des cultures. Chaque projet est unique. Il fait l’objet d’une réflexion qui prend particulièrement en compte certains aspects tels la mécanisation, la circulation sur les parcelles, l’exposition au soleil, la qualité des sols et les objectifs de l’exploitant. L’agroforesterie intra-parcellaire est désormais en développement. Elle associe sur une même parcelle une production agricole annuelle et une production à plus long terme d’arbres. Cette pratique permet ainsi à l’exploitant agricole de diversifier ses activités et de répondre aux enjeux environnementaux actuels et à venir. Les systèmes agroforestiers sont multifonctionnels, ils produisent à la fois du bois et pour certains aussi des produits agricoles. Les lignes d’arbres au cœur de parcelles, les
  • 138. 141 maillages en périphérie créent une multitude d’habitats abritant de nombreux auxiliaires de cultures, améliorant la biodiversité. Les arbres jouent des rôles multiples : protection des cultures ou des animaux, effet brise-vent, abri du soleil, de la pluie, stimulation de la microfaune et de la microflore des sols. Les arbres limitent les risques d’altération de la qualité de l’eau par lessivage des éléments fertilisants, freinent l’érosion. Les arbres, les haies diversifient les paysages ruraux et enrichissent le patrimoine des exploitations agricoles. Les agroforesteries associées à d’autres pratiques agricoles contribuent ainsi à une meilleure qualité de l’environnement. La présence des arbres permet enfin un stockage du carbone plus important, dans le bois de l’arbre et dans la matière organique incorporée dans le sol. Actions : En Pays de la Loire (en lien avec de nombreux programmes nationaux : Casdar, GIEE…), les démarches engagées par les Chambres d’agriculture ont vocation à : · Mieux connaître l’interaction des arbres sur les milieux, les productions agricoles (cultures et élevages) · Elaborer des références et itinéraires techniques adaptés à notre région et qui intègrent les perspectives du changement climatique et ses conséquences. · Construire des systèmes agroforestiers viables techniquement, économiquement et environnementalement. · Mettre en place une gestion durable des systèmes agroforestiers notamment au travers de plans de gestion bien maîtrisés par les agriculteurs · Améliorer la valorisation économique du bois produit sur les exploitations agricoles (bois énergie, bois d’œuvre) en apportant par le biais d’une certification toutes les garanties de durabilité de la ressource. - Informer, former les agriculteurs sur l’intérêt, la construction la gestion de systèmes agroforestiers. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Pour une gestion intégrée des milieux et des territoires incluant les enjeux relatifs à la biodiversité, les Chambres d’agriculture engagent de nombreux partenariats avec divers organismes : • Organisations agricoles : organisations professionnelles agricoles (OPA), recherche (INRA), instituts techniques (ACTA), établissements d’enseignement agricoles,... • Pouvoirs publics : ministères en charge de l'Agriculture et de l'Ecologie • Acteurs de l’environnement : Parcs naturels régionaux, Parcs nationaux, Fédération de chasseurs, délégations de l’Office nationale de la chasse et de la faune sauvage, le Muséum national d’histoire naturelle, les Centres permanents d’initiatives pour l’environnement, Conservatoires des Espaces Naturels, associations naturalistes... 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? • Europe (FEADER) • Etat (ministère de l’Agriculture – ministère de l’Ecologie – DREAL – DRAAF) • Collectivités (Conseils régionaux, Conseils généraux, communautés de communes, etc.) • Etablissements publics (ONCFS, Agences de l’Eau) • Financements privés au cas par cas (dans le cas du Concours Prairies Fleuries par exemple)
  • 139. 142 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? • Références techniques nationales : OAB / Agrifaune / ENI Ecophyto • Références techniques locales : diagnostics biodiversité à différentes échelles : exploitation / territoires Publications : o Panorama d’actions des Chambres d’agriculture, 2010 o Position Paper « Cultiver la Biodiversité », 2010 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? • Associer le monde agricole à l’élaboration des politiques de préservation de la biodiversité • Valoriser les services rendus par l’agriculture pour la biodiversité • Lutter contre l’artificialisation des terres agricoles • Encourager la recherche et accompagner les agriculteurs et les forestiers • Maintenir une importante biodiversité domestiquée pour l’agriculture et l’alimentation de demain Prairies fleuries
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    Recueil des actions des partenaires agricoles et ruraux en faveur de la biodiversité

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    Le 17 avril 2014, la FNSEA et ses partenaires agricoles et ruraux organisent une réunion de lancement du recueil des actions des partenaires agricoles et ruraux en faveur de la biodiversité « Agriculture et biodiversité : une alliance féconde ». Cet évènement sera l’occasion pour les différents partenaires de présenter leurs programmes de recherche, leurs actions de maintien et de restauration de la biodiversité, leurs outils de gestion ou de communication de la biodiversité.
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    • 1. Recueil des actions des partenaires agricoles et ruraux en faveur de la biodiversité Edition 2014 Agriculture et biodiversité : une alliance féconde
  • 2. EDITO Agriculteurs, producteurs de biodiversité A l’heure des débats parlementaires sur la Loi d’Avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt et des prochaines discussions sur le projet de Loi Cadre pour la Biodiversité, les organisations professionnelles agricoles et leurs partenaires du monde rural et de la nature souhaitent rappeler, à travers ce recueil, leur intérêt et leur investissement auprès des agriculteurs pour préserver et valoriser la biodiversité, qu’elle soit ordinaire ou remarquable. Toutes filières confondues – arboriculture, élevage, grandes cultures, maraichage, horticulture, viticulture… –, les agriculteurs contribuent, en plus de la production alimentaire et non alimentaire, à la diversité des écosystèmes et des milieux, à la conservation de la biodiversité domestique, au maintien de la richesse faunistique et floristique et à l’entretien des paysages en France. Depuis 2010, l’ensemble de la profession agricole s’est fortement mobilisée pour faire reconnaitre ce rôle de l’agriculture, acquérir de nouvelles connaissances sur les interactions entre biodiversité et activité agricole et mieux comprendre les systèmes agro-écologiques et leurs fonctionnalités. Ce recueil illustre la diversité des actions menées par les différentes organisations professionnelles agricoles – les associations spécialisées, les coopératives agricoles, les chambres d’agriculture, le syndicalisme agricole et les instituts techniques – et les autres acteurs territoriaux. De nombreux programmes de recherche portent sur les liens entre pratiques agricoles et richesse de la biodiversité, sur les services écosystémiques comme la pollinisation, la diversité floristique des prairies ou les auxiliaires de culture et la productivité agricole, et sur les aménagements parcellaires favorables à la biodiversité. Les organisations professionnelles invitent également les agriculteurs à contribuer à l’acquisition de connaissances par les sciences participatives, notamment par l’implantation de l’Observatoire Agricole de la Biodiversité (OAB) dans la majorité des départements. Les connaissances acquises par ces différentes démarches sont ensuite transférées aux agriculteurs grâce aux formations continues sur le thème de la biodiversité, suivies de projets de restauration de milieux ou d’infrastructures agro-écologiques ou de maintien de certaines espèces floristiques ou faunistiques réalisés au niveau local. Ce recueil se veut un outil de dialogue autour de la biodiversité entre agriculteurs et société et ainsi permettre à la profession agricole et à ses partenaires d’innover, d’expérimenter et d’utiliser leur savoir-faire pour apporter des solutions pour respecter l’environnement et valoriser la biodiversité. Je tiens à remercier l’ensemble des organisations professionnelles agricoles et les nombreux partenaires du monde rural pour leur contribution à ce recueil et leur investissement continu en faveur d’une agriculture conciliant performance économique, sociale, environnementale et territoriale. Par notre diversité, nous avons su témoigner collectivement de notre engagement pour une alliance productive entre agriculture et biodiversité. Christiane Lambert Première Vice-présidente de la FNSEA
  • 3. 5 SOMMAIRE EDITOEDITOEDITOEDITO ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................ 3333 SOMMAIRESOMMAIRESOMMAIRESOMMAIRE........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................ 5555 PARTIE I BIODIVERSITPARTIE I BIODIVERSITPARTIE I BIODIVERSITPARTIE I BIODIVERSITE ET AGRICULTUREE ET AGRICULTUREE ET AGRICULTUREE ET AGRICULTURE : PANORAMA: PANORAMA: PANORAMA: PANORAMA .................................................................... 6666 LES « BIODIVERSITES » DES MILIEUX AGRICOLES........................................ 8 DES SERVICES ECOSYSTEMIQUES DIVERS ET COMPLEMENTAIRES...... 9 LES CONTRIBUTIONS MULTIPLES DE L’AGRICULTURE................................................. 11 AGRICULTURE ET BIODIVERSITE : QUELLES PERSPECTIVES POUR DEMAIN ?............. 14 PARTIE IIPARTIE IIPARTIE IIPARTIE II AGIR EN RESEAU POURAGIR EN RESEAU POURAGIR EN RESEAU POURAGIR EN RESEAU POUR LA BIODIVERSITELA BIODIVERSITELA BIODIVERSITELA BIODIVERSITE........................................................................................ 16161616 AAAACTIONS DES FILIERESCTIONS DES FILIERESCTIONS DES FILIERESCTIONS DES FILIERES .........................................................................................17 ELEVAGE......................................................................................................................... 18 CULTURES ...................................................................................................................... 37 CULTURES SPECIALISEES ............................................................................................... 54 VITICULTURE ................................................................................................................. 78 AAAACTIONS DES RESEAUX NCTIONS DES RESEAUX NCTIONS DES RESEAUX NCTIONS DES RESEAUX NATIONAUXATIONAUXATIONAUXATIONAUX....................................................................90 ACTA............................................................................................................................. 91 Assemblée Permanente des Chambres d’agriculture................................................... 93 ASSOCIATION FRANÇAISE D'AGROFORESTERIE ............................................................ 97 COOP DE FRANCE.................................................................................................. 100 FARRE......................................................................................................................... 103 FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS............................................................... 106 FNSEA ......................................................................................................................... 108 TRAME........................................................................................................................ 110 AAAACTIONS DES RESEAUX TCTIONS DES RESEAUX TCTIONS DES RESEAUX TCTIONS DES RESEAUX TERRITORIAUXERRITORIAUXERRITORIAUXERRITORIAUX .............................................................112 ADASEA de L’Aveyron.............................................................................................. 113 ADASEA du Lot ......................................................................................................... 120 ASSOCIATION HOMMES ET TERRITOIRES ................................................... 126 Chambre régionale d’agriculture de Picardie ............................................................ 128 FDSEA Maine-et-Loire ............................................................................................... 130 FNSEA NORD BASSIN PARISIEN................................................................................. 132 RESEAU DES CHAMBRES D’AGRICULTURE.................................................. 134
  • 4. 6 PARTIE I BIODIVERSITE ET AGRICULTURE : PANORAMA
  • 5. LES « BIODIVERSITES » DES MILIEUX AGRICOLES Ce recueil recense les actions des organisations professionnelles agricoles et rurales nationales ou territorialisées, en faveur de la biodiversité. Ces actions portent sur les trois niveaux d’organisation de la biodiversité : • le niveau écosystémique de la biodiversité, c'est-à-dire l’ensemble des interactions entre différentes espèces dans un même milieu, • le niveau spécifique de la biodiversité, soit la diversité entre les espèces, • et le niveau génétique, c'est-à-dire la diversité génétique entre les individus d’une même espèce, notamment pour la biodiversité domestique (espèces animales et végétales). 1. Les paysages et les milieux Les exploitations agricoles se situent sur des territoires et façonne le paysage. Par leur situation, elles peuvent soit contribuer à une mosaïque paysagère, par un assolement diversifié ou par l’entretien des haies du bocage, soit former une zone paysagère qui possède des caractéristiques spécifiques et homogènes sur l’ensemble de cette zone, comme par exemple certaines zones viticoles ou les paysages d’ « openfields »faisant de l’agriculteur un artisan du paysage. Le paysage est un facteur commun à tous les acteurs agricoles, ruraux et cynégétiques : l’élevage, les grandes cultures, les cultures spécialisées, la viticulture, les chasseurs, et les acteurs du monde rural illustrent systématiquement le lien entre agriculture et biodiversité par l’exemple du paysage. Concernant les écosystèmes, les actions des organisations agricoles portent sur différents types de milieux : les prairies, les coteaux, les espaces cultivés, les zones humides et les interfaces entre les espaces agricoles et forestiers. 2. Les espèces Sur l’exploitation agricole, l’agriculteur entretient différents espaces : des espaces cultivés, des pâturages, mais également des espaces non productifs comme les haies, les bois et bosquets, les chemins, les bandes enherbées, les cours d’eau… Ces infrastructures agro- écologiques constituent des abris, des espaces d’approvisionnement pour la faune et la flore, qui par leur richesse et leur diversité sur l’exploitation contribuent au maintien d’une diversité floristique et faunistique à l’échelle de l’exploitation et d’un territoire. Plusieurs actions des filières, des réseaux territoriaux et des chasseurs sont mises en œuvre et visent à étudier la diversité des espèces floristiques et faunistiques dans ces différents milieux. De nombreux programmes portent sur la diversité floristique des prairies et le lien entre pratiques agricoles et avifaune. D’autres actions sont menées sur la diversité des insectes et la biodiversité du sol. 3. La diversité génétique Concernant la diversité génétique, les agriculteurs jouent un rôle prépondérant pour le maintien des ressources génétiques domestiques animales et végétales. L’ensemble des acteurs agricoles a, par son travail de sélection, façonné la diversité génétique des espèces animales domestiques et des espèces cultivées. Aujourd’hui, il est nécessaire de veiller à ce patrimoine génétique pour garantir la durabilité des productions animales et végétales, et leur capacité d’adaptation aux changements climatiques et aux maladies émergentes. Les filières semences végétales et animales sont particulièrement préoccupées par la nécessité de préserver la diversité génétique des espèces cultivées et animales.
  • 6. 9 DES SERVICES ECOSYSTEMIQUES DIVERS ET COMPLEMENTAIRES Les organisations agricoles et les autres acteurs du monde rural ont, pour la plupart, évoqué dans leurs contributions les services agro-écosystémiques rendus par la biodiversité : alimentation humaine, organisation et décomposition des matières organiques, dégradation des matières polluantes, régulation climatique, régulation des ravageurs et des maladies, pollinisation, régulation de la qualité de l’eau, entretien de la structure, de la vie et de la fertilité des sols, paysage… Tous ces services sont essentiels pour une production agricole durable et ils doivent être préservés. 1. Les services d’approvisionnement Les services d’approvisionnement correspondent aux services écosystémiques les plus évidents pour l’agriculture. En effet, les agro-systèmes peuvent fournir plusieurs catégories de biens : l’alimentation humaine, l’alimentation animale, des plantes pour les médicaments et les parfums, des plantes d’ornements, des matériaux pour les textiles, la chimie verte ou la construction, du bois pour le chauffage, des énergies renouvelables… Tous les secteurs confondus étudient ces services d’approvisionnement. Certains secteurs innovent et développent de nouvelles solutions techniques pour valoriser l’ensemble de la biomasse produite sur les espaces agricoles. 2. Les services de régulation Les services de régulation sont nombreux – régulation climatique, qualité de l’eau, régulation des ravageurs…- et bénéficient indirectement aux sociétés humaines. La plupart de ces services sont fournis en partie par les écosystèmes agricoles. Afin de mieux comprendre l’interdépendance entre ces services et les pratiques agricoles, de nombreuses organisations agricoles les étudient et promeuvent des techniques pour optimiser ces services. Le service de régulation climatique, par exemple, comme le stockage du carbone, fait l’objet de nombreuses études actuellement, notamment dans le secteur de l’élevage, pour comptabiliser les stocks de carbone présents dans les prairies. Certaines cultures également, comme le chanvre, s’intéressent à ce service de régulation, via le stockage pérenne de CO2 dans les agro-matériaux à longue durée de vie pour la construction de bâtiments. D’autres types de services de régulation peuvent être rendus par l’agriculture : la lutte contre les incendies, la prévention des inondations et des avalanches… Le service de régulation de la qualité de l’eau est également le support de nombreux travaux pour comprendre l’impact positif de l’introduction de certaines cultures à faibles intrants dans les rotations sur la qualité de l’eau, sortie des parcelles agricoles. Un des services de régulation les plus étudiés est le service de régulation des ravageurs. Principale préoccupation des cultures spécialisées et des grandes cultures, la lutte contre les ravageurs et les maladies est au cœur des travaux de recherche des filières. L’objectif est de développer la lutte biologique pour protéger les vergers et les parcelles de grandes cultures et les parcelles maraîchères, permettant ainsi de diminuer le recours aux produits phytosanitaires.
  • 7. 10 3. Le service de pollinisation Les filières grandes cultures, fruits et légumes étudient de près le service de pollinisation rendu par les insectes pollinisateurs. Des recherches sont menées sur l’impact de la variabilité de l’activité pollinisatrice sur le rendement des cultures, notamment pour le secteur des semences, et sur le rôle des pollinisateurs sauvages et de l’apiculture par rapport aux cultures porte-graine. D’autres recherches sont en cours sur le lien entre aménagements parcellaires (infrastructures agro-écologiques) et pollinisateurs pour optimiser le service de pollinisation. 4. Les services culturels Pour l’ensemble des acteurs agricoles et ruraux, les services culturels, rendus par les exploitations agricoles, à l’échelle d’un territoire, comme le paysage, le patrimoine architectural et naturel, l’aménagement des espaces ruraux – chemins de randonnée, berges des cours d’eau, espaces verts, fleurissement – contribuent à la qualité du cadre de vie des habitants des espaces ruraux et au développement du tourisme rural. C’est également la valorisation des terroirs, de leurs produits, et de leur identité culturelle et paysagère. Parmi les services culturels, sont également prises en compte les activités cynégétiques, fortement liées aux espaces agricoles, et aux réservoirs de faune sauvage que peuvent constituer les infrastructures agro-écologiques. Ainsi, que ce soit les filières viticoles ou horticoles, les filières fruits et légumes, l’élevage ou les grandes cultures, les services culturels rendus par les agriculteurs sont systématiquement identifiés comme des leviers sociaux et économiques pour l’agriculture.
  • 8. 11 LES CONTRIBUTIONS MULTIPLES DE L’AGRICULTURE 1. Programmes de recherche et d’études Les filières de l’élevage investissent dans la recherche et le développement en matière de diversité génétique des espèces animales domestiques. Ils ont également mis en place des programmes de recherche sur le lien entre les pratiques agricoles des éleveurs et la biodiversité présente sur les exploitations. Les filières céréalières, et notamment les filières des semences végétales, mènent des programmes de recherche sur les ressources génétiques et les avantages environnementaux des variétés des espèces cultivées. Certaines filières spécialisées, comme la pomme de terre, développent des indicateurs sur la diversité génotypique et phénotypique des différentes variétés. Dans le secteur des fruits et légumes, la recherche reste plus avancée et structurée sur la thématique de la biodiversité fonctionnelle liée aux auxiliaires des cultures. La qualité biologique des sols est aussi une thématique à développer, mais nécessite un renforcement de l’adossement scientifique d’amont en multi-filières étant donnée la complexité des communautés biologiques telluriques concernant la biodiversité fonctionnelle. Plusieurs programmes de recherche visent à identifier les aménagements parcellaires favorables aux auxiliaires de culture, pour maximiser le service de régulation des ravageurs et des maladies, rendu par ces auxiliaires, et ainsi à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires sur ces cultures. Des études sont également entreprises pour créer des indicateurs de qualité des infrastructures agro-écologiques des exploitations agricoles en fonction de leur capacité d’accueil de la biodiversité faunistique. Dans la filière viticole, les programmes de recherche visent à étudier la vie des sols dans les parcelles viticoles, les ravageurs et les auxiliaires de la vigne. Des travaux sont également menés sur le lien entre biodiversité ordinaire ou fonctionnelle et les caractéristiques du paysage viticole. Les instituts techniques produisent également des connaissances sur la biodiversité et l’agriculture. Ils développent notamment des outils méthodologiques d’évaluation de la biodiversité selon les productions animales ou végétales. 2. Sciences participatives – diagnostic Les sciences participatives permettent à la fois d’acquérir des connaissances sur la biodiversité à grande échelle, et de sensibiliser les observateurs à la nécessité de préserver la biodiversité. Plusieurs projets d’observatoires participatifs ont émergé depuis quelques années : l’observatoire agricole de la biodiversité, le projet BiodiversID… L’observatoire agricole de la biodiversité permet aux agriculteurs volontaires de faire l’inventaire de certaines espèces présentes sur leurs exploitations. Les données collectées permettent de faire un suivi annuel de cette biodiversité pour analyser des premières tendances d’évolution de la biodiversité sur les parcelles agricoles.
  • 9. 12 D’autres outils d’observation de la biodiversité ont été créés, comme les diagnostics biodiversité des chambres d’agriculture, le livret biodiversité de la FNSEA, ou des diagnostics spécifiques aux filières. En complément des techniques classiques d’échantillonnage et d’identification, la filière viticole utilise des protocoles simplifiés ou développe des méthodologies adaptées afin de mener à bien les suivis floristiques et entomologiques réalisés dans les vignobles. 3. Formation et diffusion des connaissances De nombreuses formations sur la biodiversité sont proposées aux conseillers agricoles et aux agriculteurs, eux-mêmes, pour leur permettre d’adapter les pratiques agricoles aux milieux et à la nécessité de préserver la biodiversité. Des formations portent sur le paysage et les infrastructures agro-écologiques, sur les auxiliaires de culture et la lutte contre les ravageurs et les maladies, sur la faune et la flore. Le programme Agrifaune, mené avec plusieurs acteurs agricoles et cynégétiques, vise également à partager les connaissances acquises sur le terrain, par l’observation des relations entre la faune sauvage et les pratiques agricoles. S’appuyant sur un réseau d’exploitations agricoles et d’associations cynégétiques, le partenariat Agrifaune collecte des données et permet aux agriculteurs d’échanger sur leurs expériences. 4. Actions de restauration ou de maintien de la biodiversité Au sein des filières de l’élevage, ont été instaurés des programmes de conservation des races anciennes et menacées d’extinction génétique. Ces programmes doivent permettre de conserver la richesse du patrimoine génétique des animaux domestiques. D’autre part, elles ont mis en place un réseau de distribution des semences des ruminants. Les cultures spécialisées mènent des actions de réintroduction d’anciennes variétés (pommes de terre, légumes,…) et poursuivent des programmes de conservation des ressources génétiques. En fruits et légumes, les professionnels sont aussi engagés dans des chartes de production intégrée, déclinées par type de culture. La filière horticole a créé une certification environnementale spécifique à son secteur « Plante bleue » pour favoriser l’amélioration continue des pratiques agricoles et des matériels plus économes en intrants. Dans le secteur viticole, plusieurs projets de restauration de la biodiversité ont vu le jour depuis quelques années, notamment la réintroduction d’éléments topographiques dans le paysage viticole. L’installation d’inter-rangs enherbés ou la réintroduction de haies composites autour des parcelles sont des exemples d’aménagements réalisés en vue de favoriser la biodiversité ordinaire et potentiellement renforcer la présence d’auxiliaires à proximité du vignoble. Au niveau territorial, différents acteurs interviennent pour maintenir ou restaurer des milieux agricoles favorables à la biodiversité. Les chambres d’agriculture, tout d’abord, accompagnent individuellement ou collectivement les agriculteurs dans des projets de restauration ou d’aménagement des parcelles. Certaines ADASEA, comme celles du Lot et de l’Aveyron, mènent également des projets de restauration ou de maintien d’écosystèmes en proposant des mesures de gestion des zones humides, des pelouses sèches et des prairies naturelles, en restaurant des bocages et en pilotant des sites Natura 2000. Ces actions sont le plus souvent menées en partenariat avec d’autres acteurs territoriaux, notamment les gestionnaires d’espaces naturels.
  • 10. 13 5. Action de communication et de sensibilisation En matière de communication, la filière élevage promeut les liens entre l’élevage, le maintien des prairies et la biodiversité. Les études réalisées sur ces interactions devraient permettre de faire reconnaître le rôle positif de l’élevage pour les paysages, la diversité floristique et la biodiversité du sol. La filière céréalière réalise des opérations de communication grand public, avec les visites d’exploitations agricoles et les journées pour les écoles, et communique sur les espaces de biodiversité au sein des exploitations céréalières. D’autres opérations de communication plus spécifiques sont menées par les acteurs agricoles. Le concours national des prairies fleuries, par exemple, organisé par le réseau des Chambres d’agriculture, la fédération des parcs naturels régionaux et la fédération des parcs nationaux, promeut les pratiques agricoles des éleveurs favorables à la diversité floristique des prairies.
  • 11. 14 AGRICULTURE ET BIODIVERSITE : QUELLES PERSPECTIVES POUR DEMAIN ? Pourquoi s’intéresser à la biodiversité ? La question ne se pose plus parmi les acteurs agricoles et ruraux. La biodiversité fait désormais partie des enjeux économiques et environnementaux identifiés sur chaque exploitation agricole. Progressivement les agriculteurs prennent conscience que la biodiversité n’est plus seulement une contrainte réglementaire mais également un outil de production. Que ce soit pour augmenter la résilience des agro-systèmes aux aléas climatiques comme la sécheresse ou l’érosion des sols, aux maladies ou aux ravageurs ou pour préserver le patrimoine naturel propre à leurs terres agricoles, les agriculteurs souhaitent mieux connaitre, mieux comprendre et agir pour maintenir, voire restaurer la biodiversité de leurs exploitations agricoles. Les organisations agricoles et les autres acteurs ruraux ont pris conscience de ces attentes et identifient trois enjeux principaux pour l’agriculture : valoriser le rôle de l’agriculture pour la préservation de la biodiversité, utiliser les services écosystémiques pour optimiser la production agricole et développer des solutions innovantes pour répondre aux attentes des agriculteurs. 1. Valoriser le rôle de l’agriculture pour la préservation de la biodiversité Les acteurs agricoles et ruraux affirment qu’il est indispensable de mieux connaître les interactions entre l’agriculture et la biodiversité, et de valoriser le rôle de l’agriculture pour la préservation de la faune, de la flore et des milieux. Les agro-systèmes contribuent, chacun différemment, au maintien, voire à la restauration de la biodiversité selon les pratiques agricoles mises en œuvre. Ainsi, l’élevage, par la gestion des pâturages, participe pleinement au maintien de la biodiversité des prairies – faune et flore – et des paysages. Les filières semences et plants concourent à la préservation et à la gestion de la diversité génétique et de la biodiversité cultivée. Certaines cultures, plus spécifiques, comme le chanvre souhaitent faire valoir les avantages environnementaux d’introduire ce type de production dans les rotations des grandes cultures. La filière viticole promeut une viticulture durable favorisant la réintroduction d’éléments fixes du paysage pour accueillir une plus grande biodiversité dans les vignes. Par l’acquisition de connaissances sur les liens entre agriculture et biodiversité et par sa diffusion, les acteurs agricoles et ruraux souhaitent faire reconnaitre les services environnementaux rendus par les exploitations agricoles, et partager le savoir-faire des agriculteurs en matière de gestion de l’environnement et des milieux. 2. Utiliser les services écosystémiques pour optimiser la production agricole L’agriculture, et plus particulièrement les acteurs agricoles, s’intéresse depuis de nombreuses années aux services écosystémiques rendus par la nature : service de pollinisation, régulation des ravageurs et des maladies, lutte contre l’érosion des sols…
  • 12. 15 Ces différents services, une fois identifiés et analysés en termes d’impacts positifs ou négatifs, pourront être intégrés dans les systèmes de production comme facteurs de production à prendre en compte pour une agriculture durable et productive. En protégeant les sols contre l’érosion, les agriculteurs améliorent la qualité de leurs sols, notamment par l’accroissement en matière organique, et ainsi le rendement de leurs terres. Certaines filières s’intéressent plus particulièrement aux services écosystémiques indispensables à leurs productions. C’est le cas, par exemple, des filières fruits et légumes, qui développent des outils de gestion des infrastructures agro-écologiques favorables aux auxiliaires de culture pour optimiser la lutte contre les ravageurs et les maladies, et indirectement, pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires sur leurs productions. D’autres filières se préoccupent du service de pollinisation, comme les filières semences, puisque la productivité dépend de ce service rendu par les pollinisateurs. Ils cherchent, notamment, à évaluer la dépendance de ces productions à ce service écosystémique et à développer des outils pour l’optimiser. Pour la majorité des acteurs agricoles et ruraux, l’enjeu principal réside dans l’acquisition des connaissances sur ces services écosystémiques, leur fonctionnement et les leviers d’actions possibles (pratiques, aménagements à différentes échelles d’espace et de temps) pour les optimiser de concert. 3. Développer la recherche et le développement entre les filières Un des enjeux identifiés par les acteurs agricoles et ruraux est de développer la recherche en matière de biodiversité et de services écosystémiques pour acquérir des connaissances scientifiques sur les liens entre pratiques agricoles, milieux agricoles et écosystèmes. Ces connaissances permettront ensuite de mener des actions de maintien ou de restauration, de communiquer davantage sur les liens entre agriculture et biodiversité et de former les agriculteurs à sa préservation sans nuire au potentiel de production de leurs exploitations. La recherche peut également conduire à développer des solutions innovantes optimisant les services écosystémiques ou de nouvelles techniques permettant de concilier productivité et biodiversité sur une même parcelle. Certaines filières mènent d’ores et déjà différents programmes de recherche sur la protection biologique pour limiter l’utilisation des ressources non renouvelables.
  • 13. 16 PARTIE II AGIR EN RESEAU POUR LA BIODIVERSITE
  • 14. 17 ACTIONS DES FILIERES ELEVAGE CULTURES CULTURES SPECIALISEES VITICULTURE
  • 15. 18 ELEVAGE
  • 16. 19 CNIEL – FNPL Site Internet : - http://infos.cniel.com - http://www.fnpl.fr Contacts • CNIEL : Sophie BERTRAND • FNPL : Claire LE GRAND 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Ressources génétiques Infrastructures agro-écologiques Biodiversité du sol Assolement/ prairies Auxiliaires de culture Espèces nuisibles Espèces protégées Biodiversité domestique (races/ variétés) Faune sauvage Diversité floristique Pollinisateur Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 17. 20 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Participation à des travaux de recherche Indibio relatif à la biodiversité faunistique, floristique et à venir du sol – quantification et détermination des indicateurs. Ce projet mené par le Cniel, l’INRA et l’Idele depuis 2010, est basé sur des comptages de faune et flore et d’enregistrements d’infrastructures agroécologiques et de pratiques, sur un total de 36 fermes dans trois zones climatiques contrastées. Le traitement statistique de ces données a permis de construire un indicateur de prédiction de la biodiversité pour chacune des espèces, à partir des IAE présentes et des pratiques de l’éleveur, sur une exploitation laitière. Sans comptage fastidieux de faune et de flore, un simple enregistrement des pratiques de l’éleveur et des IAE présentes sur l’exploitation, permet ainsi de déduire une note biodiversité de l’exploitation sur une échelle de 1 à 10. L’indicateur a été construit de manière transparente et permet donc de remonter aux pratiques s’il y a besoin d’améliorer une note. La méthode intervient à l’échelle de la parcelle pour évaluer la diversité des espèces peu mobiles (lombrics, flore…). Elle intervient aussi à l’échelle du territoire pour évaluer la diversité des espèces mobiles (oiseaux, bourdons…). Des données sur l’assolement du territoire et les IAE présentes sont donc nécessaires pour expliquer une part de la biodiversité de l’exploitation. Cet outil va maintenant être utilisé sur différents types de systèmes, dans différentes régions de manière à produire des références et proposer des leviers d’action aux éleveurs pour améliorer le niveau de biodiversité de leur exploitation. Un travail complémentaire sur le sol va aussi être mené car dans l’outil INDIBIO, la biodiversité du sol est évaluée uniquement par la présence de lombrics. Il n’existe pas aujourd’hui d’indicateur de la diversité biologique des sols. La suite du travail va donc consister à construire un tel indicateur puis à l’ajouter à l’outil. Grâce à cette méthode, la filière laitière française va pouvoir mettre en avant sa contribution positive au maintien de la biodiversité au niveau national, sur la base de données chiffrées et validées scientifiquement. Cette méthode est la première au niveau international qui prend à la fois en compte l’effet des pratiques de l’éleveur et l’effet du paysage sur le niveau de biodiversité de l’exploitation agricole, tout en intégrant l’influence du territoire environnant. De nombreuses méthodes existent à l’échelle de la parcelle ou bien à l’échelle du territoire, analysant soit les pratiques, soit le paysage. Mais aucune méthode n’avait jusqu’à présent réussi à globaliser toutes ces variables ensemble à l’échelle de l’exploitation laitière. Or l’échelle de l’exploitation laitière est celle qui nous intéresse car c’est bien l’éleveur qui peut mettre en place des actions sur son exploitation. Les prairies : biodiversité et services éco-systémiques : Participation à la publication d’une analyse bibliographique de la composition, l’organisation et le rôle de la biodiversité des prairies permanentes en fonction de leur régime d’exploitation (Leslie Mauchamp et al, CNRS, UMR 6249 Chrono environnement INRA Participation au groupe de travail « services rendus par l’élevage » dans le cadre du GIS élevage demain. Définition d’une liste des services rendus par l’élevage au niveau national, définition des indicateurs correspondant à chaque service et première quantification à l’échelle nationale. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? CNIEL, Idele, INRA
  • 18. 21 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Fonds privés (interprofession) et fonds publics (casdar) 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? L’outil INDIBIO permet pour la première fois d’évaluer de manière chiffrée la contribution globale d’une exploitation laitière à la biodiversité. A partir du résultat obtenu, l’outil permet de remonter aux pratiques, de proposer des leviers d’action pour développer la biodiversité à l’échelle de l’exploitation. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? o Créer des indicateurs de suivi simple à l’échelle de l’exploitation o Communiquer positivement sur les actions des éleveurs. CNIEL
  • 19. 22 INTERBEV Contact : Caroline Guinot (Interprofession Bétail et Viandes) c.guinot@interbev.asso.fr Eric Chapelle (Fédération Nationale Bovine) : eric.chapelle@fnb.asso.fr Site Internet : www.interbev.fr / www.la-viande.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs (à terme) Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Financement ou cofinancement auprès de l’Institut de l’élevage d’études portant sur la quantification de la biodiversité liée à l’élevage au travers des infrastructures agroécologiques et des pratiques : projet Indibio multipartenaires, quantification de la contribution de l’élevage ovin viande au maintien de la biodiversité ordinaire et services écosystémiques rendus Participation au GIS Elevage Demain sur les services rendus par l’élevage. Participation au travers de l’Office International des Viandes au Partenariat pour l'évaluation et la performance environnementales de l'élevage (LEAP) de la FAO qui vise
  • 20. 23 notamment à élaborer une méthode d’évaluation de la biodiversité en productions animales. Diffusion d’un outil de sensibilisation à destination des publics enseignants et animateurs nature : un CD d’écoute de la biodiversité en élevage accompagné de matériaux pédagogiques (posters, livrets, diaporama). 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Idele, Cniel, Inra 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Fonds propres : Interbev En lien avec financements Casdar obtenus par l’Idele. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Le niveau global de biodiversité d’un élevage peut être évalué sur la base d’une quantification et d’une caractérisation des éléments agroécologiques (prairies, haies, mares, murets…) en lien avec l’intensité des pratiques agricoles. La diversité des surfaces cultivées (céréales, protéagineux, oléagineux…), associée à la répartition spatiale des éléments agroécologiques conduisent à une hétérogénéité paysagère qui maintient de nombreuses espèces floristiques et faunistiques. Les infrastructures agroécologiques jouent un rôle de zone tampon ou refuge lors de perturbations ponctuelles des milieux voisins (résilience du milieu). La biodiversité est reliée à un ensemble de services : intrants (stabilité structurale des sols, maintien de la fertilité), production (lait, viandes, herbe…), externalités positives pour la société : prévention des incendies, qualité de l’eau, des sols, stockage de carbone. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Reconnaissance et quantification de l’existant (aller au-delà du principe d’additionnalité pour valoriser les pratiques existantes) Reconnaissance politique et médiatiques des impacts positifs du travail des éleveurs sur la biodiversité et l’ensemble des services rendus par l’élevage sur les territoires. Publications : 3R 2013 – Evaluer les services rendus par l’élevage dans les territoires : une première quantification sur le cas français. RYSCHAWY J., DISENHAUS C., BERTRAND S., ALLAIRE G., AUBERT C., AZNAR O., GUINOT C., JOSIEN E., LASSEUR J., PERROT C., PLANTUREUX S., TCHAKERIAN E. et TICHIT, M. CD : la vache, le mouton et le grillon -. A l’écoute de la biodiversité des pâturages (CIV – Centre d’Information des Viandes).
  • 21. 24 ITAVIITAVIITAVIITAVI Site Internet : http://www.itavi.asso.fr/ Contact : Alicia Charpiot, Sophie Lubac. 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Les actions portant sur la biodiversité sont menées dans le cadre de 2 projets distincts : Projet 1 : Actions du Casdar Parcours de Volailles et du PEP-Région Rhône-Alpes : Etude des possibilités techniques pour favoriser la biodiversité faunistique (dont les insectes) et floristique sur les parcours de volailles. Evaluation théorique d’indicateurs de biodiversité appliqués à des parcours de volailles. Projet 2 : Actions du Casdar Biodiva et du PEP Région Rhône-Alpes : Accompagner le maintien des races avicoles à petits effectifs et mise en évidence de leurs spécificités génétiques. (Partenaires de ce projet : SYSAAF, INRA (Jouy en Josas), Centre de Sélection de Béchanne, ITAVI) Les informations fournies dans la suite de cette fiche ne concernent que le projet 1 cité ci-dessus.
  • 22. 25 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ Synthèse : Les parcours de volailles sont des éléments importants des modes d’élevage Label Rouge et Biologique (ou autre) qui peuvent apporter des intérêts forts pour l’environnement. Le type d’aménagements, de plantations réalisés pourront améliorer la répartition des volailles sur le parcours, participer à l’insertion paysagère des élevages, produire du bois (agroforesterie), participer à la présence de biodiversité à l’échelle de l’atelier avicole, que ce soit par exemple, par les essences végétales présentes dans les parcs, ou en favorisant certains pollinisateurs. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) Le projet CASDAR porte plus largement sur l’ « Evaluation environnementale et l’optimisation de la conduite des aménagements de parcours de volaille de chair Label Rouge et Biologiques. » Une partie du projet est consacrée à la biodiversité. Il s’agit de montrer l’intérêt que les zones des parcours peuvent apporter à la biodiversité, selon 3 angles de travail. 1/ Sur la base d’enquêtes réalisées sur des parcours de volailles, différents indicateurs de biodiversité sont calculés à l’échelle du parcours (et non de l’exploitation agricole). Cela devrait permettre de voir ce que peuvent apporter les parcours enquêtés en fonction de leurs aménagements vis-à-vis de ces indicateurs de biodiversité. 2/ Une synthèse, d’après la bibliographie et le retour d’expériences, a été réalisée en croisant les contraintes et les nécessités des productions de volailles sur parcours avec les aménagements et pratiques favorables à la biodiversité (d’après les travaux réalisés dans d’autres filières agricoles). Cela a abouti à la rédaction de fiches présentant des aménagements et pratiques théoriquement compatibles avec la production de volailles, favorisant la biodiversité faunistique et floristique. 3/Différents partenaires engagés dans le projet vont tester l’application des protocoles de l’Observatoire Agricole de la Biodiversité sur des parcours de volailles. Cette méthode de démonstration est appliquée à titre exploratoire. Les résultats des observations conduites devraient nous permettre d’adapter ces protocoles aux spécificités des parcours de volailles. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Oui. Les partenaires du projet CASDAR Parcours de Volailles sont : o Chambre d’Agriculture de la Sarthe o ITAVI o INRA de Nouzilly o Mission Bocage ITAVI
  • 23. 26 o INRA Poitou Charente (du Magneraud) o Arbre et Paysage 32 (AP32) o ITAB o Agroof développement o Association Française des Arbres et Haies Champêtres(AFAHC) o Chambre d’agriculture de la Drôme o Lycées agricoles : o Lycée Nature de la Roche sur Yon (Vendée) o Lycée de Bressuire (Deux-Sèvres) o Lycée d’Obernai (Bas-Rhin) o Lycée du Bourbonnais (Allier) L’ACTA nous aide via son expérience à avancer sur ce sujet. L’ITSAP nous a également apporté son appui autour des pollinisateurs. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? AAP CASDAR Partenariat Région Rhône-Alpes via le PEP Aviculture 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Le projet est en cours, les résultats finaux permettront de répondre à cette question. ITAVI
  • 24. 27 FEDERAFEDERAFEDERAFEDERATIONTIONTIONTION NATIONALE DU CHEVALNATIONALE DU CHEVALNATIONALE DU CHEVALNATIONALE DU CHEVAL Site Internet : www.fnc.fnsea.fr Contact : fncheval@fnsea.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 25. 28 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : • Sensibiliser des élus sur l’utilité du cheval pour concilier performance écologique et économique dans les territoires. • Valoriser du rôle du cheval dans les territoires et inciter les collectivités à utiliser les équidés pour des services d’intérêt général (transport, débardage, surveillance…) • Evaluer l’impact réel des équidés dans le développement durable (biodiversité, entretien, pastoralisme, complémentarité avec les autres productions…) • Accompagner les projets de méthanisation, compostage et photovoltaïque. • Inciter à la recherche vers des méthodes alternatives permettant de réduire les intrants et d’améliorer le bien-être animal • Expérimenter des démarches de progrès en terme d’agriculture durable. • Aider à maintenir les races menacées dans tous les territoires (recensement, caractérisation et valorisation). • Préserver le patrimoine génétique. • Démonstration de l’utilité du cheval dans le travail en zones difficiles (labour, entretien..). • Diffuser un outil pédagogique à destination des enseignants et des enfants. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Oui 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Partenariats privés – Fonds Propres 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Les premières références technico-économiques établies avec l’Idele et l’APCA permettent d’établir les marges de manœuvre et les actions à mener pour améliorer les pratiques. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Mesure de l’impact réel des équidés et reconnaissance de l’utilité des équidés dans la gestion de la biodiversité. Communiquer sur les actions menées et former les éleveurs à l’agronomie. FNC
  • 26. 29 Livre Officiel des Origines Félines Site Internet : www.loof.asso.fr Contact : Catherine Bastide (directrice) 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Gestion de races félines (mise en place de schémas de sélection par race dont 3 Françaises - Sacré de Birmanie, Chartreux et Sphynx -, sensibilisation des éleveurs, information du grand public) Politique de conservation et de promotion des races à petits effectifs. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre :
  • 27. 30 Synthèse : Utilisation de la mutualisation pour aider la gestion des races à petits effectifs. Seules 9 races de chats ont plus de 1000 naissances/an en France, sur un total de près de 70 races et variétés. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Recherche sur la myopathie du Sphynx et du Devon, programme de réintroduction de chats domestiques dans certaines races pour redonner de la variabilité génétique, promotion des petites races qui représentent des niches de biodiversité. Présence dans de nombreuses manifestations dédiées ou non (SIA par exemple), pour promouvoir les races félines et leur diversité. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Le programme Sphynx est conduit en partenariat avec l’ENVA et l’INRA. Le LOOF est membre du CPE-CRB-Anim et de Races de France. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Le LOOF est autofinancé, il ne reçoit pas de subvention. 8. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Recherche sur les maladies génétiques, gestion et promotion des races à petits effectifs. Publications : Fiches de races (plus de 30 000 distribuées chaque années), divers documents d’information à destination du grand public, référentiel de formation à destination des futurs éleveurs dans le cadre du Certificat d’Etudes Techniques Animal de Compagnie option chat, site Internet, application Smartphone etc… Christophe Hermeline Christophe Hermeline
  • 28. 31 Races de France UNCEIA - IDELE Site Internet Contact http://www.racesdefrance.fr/ Stéphane PATIN (stephane.patin@racesdefrance.fr) http://www.unceia.fr/ Stéphane DEVILLERS (stephane.devillers@unceia.fr) http://idele.fr/ Coralie DANCHIN (coralie.danchin@idele.fr) et Vincent MANNEVILLE « La biodiversité, par et pour les éleveurs, impliquant l’ensemble de la sphère d’influence (parties prenantes) » 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : veille juridique (ex : APA) 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 29. 32 5. Décrivez ce(s) projet(s) : S’agissant du maintien de la biodiversité in situ (sur le territoire) : • Mise en œuvre de programmes de conservation (races à petits effectifs) • Développement d’outils innovants de gestion de la variabilité génétique (toutes races : logiciel de plan d’accouplement : Activia, Genelis, PAM, Selectis…) • Mise en œuvre du Service universel de distribution et de mise en place de la semence des ruminants en monte publique (art L 653.5 du CRPM), afin de garantir sur l’ensemble du pays (1) la diversité génétique et (2) l’accès au progrès génétique quels que soient le lieu géographique d’implantation des éleveurs, le mode d’exploitation et le type d’élevage. S’agissant du maintien de la biodiversité ex situ : cryobanques (dont cryoaqua), s’appuyant sur la contribution des entreprises de sélection et de mise en place Recherche & Développement : • CRB Anim : fédérer et améliorer les Centres de Ressources Biologiques (CRB) qui stockent du matériel reproductif et génomique pour les espèces d’élevage françaises • VARUME : observatoire de la variabilité génétique des ruminants et des équidés • RGScope (Ecoscope) : portail national des bases de données génétiques, renforçant leur visibilité et facilitant l’accès aux données ainsi que leur valorisation • VARAPE : identifier les facteurs de réussite ou les obstacles à surmonter pour la valorisation des races à petits effectifs, en particulier lors de la création de filières courtes collectives • INDIBIO : identification et validation d’indicateurs pertinents relatifs aux pratiques agronomiques et aux infrastructures permettant d’évaluer la biodiversité dans les systèmes d’exploitation d’élevage et de polyculture-élevage • Diversité des Prairies permanentes ; Typologie des prairies permanentes et analyse des services écologiques produits. Communication : • Publications diverses • Salons (Salon International de l’Agriculture, Salon du Cheval, Sommet de l’Élevage, Space, TechOvins, Festival de la Brebis…) 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? France : œuvre collective impliquant les partenaires majeurs suivants : Instituts de Recherche (INRA), autres Instituts techniques (IFCE), Universités (Lorraine, Rennes1) FRB (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité), MNHN (Muséum National d'Histoire Naturelle), FNE (France Nature Environnement) Conservatoires régionaux (CRRG, CRAPAL…)
  • 30. 33 Europe : EFAB (forum européen représentant la reproduction des animaux d'élevage, les organisations de sélection (à la fois l'industrie et les coopératives agricoles) et les sociétés liées) ERFP (European Regional Focal Point de la FAO) 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Fonds Publics : Ministère chargé de l’Agriculture : Service Universel de distribution et de mise en place de la semence des ruminants en monte publique CASDAR : Organismes de Sélection, Institut de l’Elevage Collectivités locales Fonds privés : opérateurs impliqués : mutualisation raciale voire interespèces 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? « Intra agriculture » Diversité génétique (raciale) : recenser, caractériser, gérer, valoriser les 43 races bovines, 57 races ovines, 13 races caprines, 7 races porcines, 7 races asines, 9 races équines, et presque 400 races canines et félines… Suivi et gestion de la variabilité génétique (intraraciale) Biodiversité sauvage – agriculture / Service écosystémique de l’agriculture : Paysages, prairies : connaissances de la diversité des prairies permanentes Programme INDIBIO : mise en relation des effets des pratiques agricoles sur l’abondance et la richesse spécifique des espèces faunistiques et floristiques dénombrées ; analyse des effets des infrastructures agro-écologiques pour qualifier les interactions sur ces mêmes espèces. Vers un prototype d’indicateurs prédictifs des effets sur la biodiversité ordinaire (abondance et richesse spécifique) des pratiques agricoles. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? « Intra agriculture » Conserver une biodiversité par et pour les éleveurs impliquant l’ensemble de la sphère d’influence (« parties prenantes » au sens Responsabilité Sociétale des Entreprises). Poursuivre l’effort sur la variabilité génétique, avec entre autres les outils de la génomique. Maintenir et développer la richesse exceptionnelle que représente notre patrimoine génétique. Préserver, voire renforcer, dans certains territoires défavorisés, le processus vertueux de création de valeurs ajoutées sociétales : une race, des hommes, des produits, un territoire, un geyser d’emploi rural direct et induit. Investir dans l’innovation au service de la biodiversité.
  • 31. 34 Biodiversité sauvage – agriculture / Service éco-systémique de l’agriculture : Il faut parler de biodiversité ordinaire en systèmes d’élevage d’herbivores pour atténuer les effets négatifs de l’activité d’élevage sur le réchauffement climatique. Si effectivement les modèles actuels d’estimation des GES donnent une image négative des activités de productions de lait et viande, il est important de souligner les effets positifs joués par l’élevage sur la typicité paysagère du territoire français. Cette typicité paysagère induite par les infrastructures agro-écologiques limite la fragmentation des territoires et reste donc une zone d’accueil essentielle pour de nombreuses espèces. L’élevage de ruminants est une activité basée sur la valorisation des prairies et caractérisée par une diversité de productions. En tant que gestionnaire de surfaces, l’élevage bovin a ainsi des effets positifs forts à mettre en avant grâce au maintien des espaces ouverts, à l’entretien de la diversité des paysages et la préservation des éléments agro écologiques (des habitats et donc des écosystèmes). La stratégie de l’Institut de l’Elevage consiste donc à formaliser des méthodes d’appréciation de la biodiversité et à faire de la biodiversité un des indicateurs environnementaux pour l’évaluation des systèmes. Enfin, l’objectif est de promouvoir les modes de production favorables au maintien de cette biodiversité à l’échelle de la parcelle, de l’exploitation et du territoire.
  • 32. 35 SOCIETE CENTRALE CANINE Site Internet : www.scc.asso.fr Contact : André VARLET 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Communication sur la gestion de 335 races canines dont 54 races françaises 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 33. 36 Synthèse : Réalisation de documentaires sur l’utilisation éthique du chien de chasse. Présentation des races canines vulnérables, salons grand public (salons chiens/chats) et salons agricoles 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Réalisation de documentaires avec Interprochasse et la Fédération Nationale des Chasseurs – Formation technique à la diversification des éleveurs vers l’élevage des chiens de race 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Documentaires (films.web) avec Interprochasse et la Fédération Nationale des Chasseurs – Formation technique avec ACTA, RACES DE France, FNSEA, APCA 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Financement en interne et avec les organismes associés 8. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Sauvegarde et promotion des races françaises vulnérables Publications : Revue de la cynophilie 6 numéros/an – 32000 exemplaires envoyés aux éleveurs et vétérinaires praticiens
  • 34. 37 CULTURES
  • 35. 38 ARVALIS Institut du végétal Site Internet : http://www.arvalisinstitutduvegetal.fr Contact : Véronique Tosser –v.tosser@arvalisinstitutduvegetal.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Infrastructures agro-écologiques : construction d’un indicateur de biodiversité à partir de la quantification des IAE Auxiliaires de culture : dans quelle mesure peuvent-ils contribuer à la lutte biologique pour permettre la réduction de la consommation de produits phytosanitaires ? Pollinisateurs : comment concilier durabilité de l’agriculture et des abeilles ? Faune sauvage : Diagnostic sur quelques stations ARVALIS en cours 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 36. 39 Synthèse : Dans le cadre de la politique de réduction de la consommation des produits phytosanitaires, ARVALIS cherche à déterminer dans quelle mesure les auxiliaires des cultures peuvent contribuer à la lutte biologique. Les Infrastructures Agro-Ecologiques (IAE) sont des éléments du paysage ayant un effet bénéfique sur la biodiversité. ARVALIS travaille sur la quantification de ces IAE, pour pouvoir construire un indicateur de biodiversité. Il existe de plus une volonté d’inclure le paysage (parcellaire…) dans les projets futurs d’analyse de la biodiversité. Des diagnostics sur la faune sauvage présente sur certaines stations ARVALIS sont également en cours. Enfin, le travail sur les abeilles domestiques vise à étudier comment concilier la durabilité de l’agriculture et celle des abeilles. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Biodiversité « fonctionnelle » Suivi de la biodiversité fonctionnelle (faune épigée en particulier) sur les parcelles agricoles et leurs aménagements 1997–2007. Membre du Comité de pilotage CASDAR « Agroforesterie » 2009–2011. Chef de file du projet CASDAR « Les entomophages en grandes cultures : diversité, service rendu et potentialités des habitats 2009–2011. Partenaire du projet CASDAR AUXIMORE 2012–2014 : Optimisation du contrôle biologique des bioagresseurs en système de grandes cultures (connaissances, outils de suivi et de conseils à destination des agriculteurs) : évaluation de la faune auxiliaire par des outils de suivi simplifiés et proposition de protocoles pour l’évaluation des systèmes de cultures et des pratiques qui les caractérisent. Projets sur plateforme ARVALIS à venir sur les interactions entre paysage et biodiversité fonctionnelle. Biodiversité « ordinaire » Partenaire du projet CASDAR IBIS “intégrer la biodiversité dans les systèmes de cultures” 2008–2010. Membre du comité d’orientation scientifique de la Fondation pour la Recherche en Biodiversité (FRB) 2009–2011 Projet Interne d’évaluation de la biodiversité entomologique des parcelles agricoles, particulièrement des hyménoptères et lépidoptères (pollinisateurs) mais également des autres taxons. Création d’indicateur pour l’affichage environnemental 2011–2012 Les systèmes d’information géographique appliqués à la biodiversité 2013–2015 Evaluation des effets des pratiques culturales (rotation, travail du sol) sur les communautés microbiennes : caractérisation de l’abondance et de la biodiversité. Abeilles domestiques Partenaire de l’action de renforcement des actions en faveur de l'apiculture. 2009–2010 : Evaluation de l’influence des bandes fleuries sur le butinage des abeilles. Partenaire du projet CASDAR « POLLINOV » : Conception et évaluation de systèmes de cultures innovants conciliant enjeux de durabilité des abeilles et durabilité de l’agriculture 2010–2012.
  • 37. 40 Partenaire du projet CASDAR Interapi 2012–2014 : Influence de CIPAN produisant du nectar et du pollen en zone de grandes cultures sur la dynamique de colonies d’abeilles domestiques hivernantes. Transversal Membre du RMT « Biodiversité et agriculture » (dépôt : septembre 2013) 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Dans le cadre des différents projets, un partenariat large a pu être constitué : • Instituts techniques • Chambres d’agriculture (CRA Picardie, CRA Centre) • Organismes de recherche : INRA SAD-Paysage, UMR INRA/Agrocampus Rennes 1099 [BiO3P], UMR Nancy-Université-INRA Agronomie et Environnement Nancy-Colmar, UMR Avignon, INRA MSE Dijon • Associations : Fédérations de chasse (nationale et départementales) • Organismes publics : ONCFS, Muséum National d’Histoire Naturelle • Lycées agricoles • Bureaux d’études et associations entomologiques : Laboration d’éco-entomologie, Syrphys, Flor’insectes, Société pour le Muséum d’Orléans et les sciences 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Fonds propres et appel à projet CASDAR 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Suivant les projets : • Suivis des dynamiques de différents taxons à plusieurs échelles (parcellaire/paysagère) : abondance, richesse spécifique… • Dans ces mêmes parcelles/paysages où les taxons sont suivis : suivi des pratiques agricoles • Evaluation du service rendu • Relevés de la topographie 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Cohérence des approches méthodologiques Publications : • Nombreux articles (Perspectives agricoles, l’Entomologiste, Yvoir, etc.) • + Formation sur l’écologie et l’identification des Carabidae au catalogue de formation ARVALIS • + Posters de communication
  • 38. 41 CETIOM Site Internet : www.cetiom.fr Contact : flenet@cetiom.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Les actions du CETIOM portent sur les abeilles, la biodiversité microbienne des sols, les oiseaux et la biodiversité cultivée. Elles ont pour finalité de concevoir des indicateurs de biodiversité qui dépendent des pratiques dans les milieux agricoles et qui sont corrélés avec des services rendus aux cultures. Ces indicateurs seront utilisés pour diagnostiquer les pratiques des agriculteurs et mettre en place des plans d’amélioration. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : régulation du cycle N, régulation des bioagresseurs, services patrimoniaux Synthèse : Actions sur les abeilles : pollinisation Actions sur la biodiversité microbienne des sols : régulation des cycles C et N Actions sur les oiseaux : services patrimoniaux Actions sur la biodiversité cultivée : régulation des cycles C et N, régulation bioagresseurs
  • 39. 42 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Projet abeille : étudier l’effet des variétés de colza et de tournesol, et l’effet des pratiques culturales, sur la fréquentation des fleurs, la qualité du nectar et les traits de vie des abeilles. Projet biodiversité microbienne des sols : évaluer la faisabilité de mise en œuvre des différents indicateurs disponibles, et les informations fournies en termes de régulation des cycles C et N, puis sélectionner les plus pertinents pour élaborer un tableau de bord de suivi de la biodiversité microbienne des sols. Projet biodiversité aviaire : étudier l’effet de la présence du colza dans le paysage sur la biodiversité aviaire. Projet biodiversité cultivée : diversifier les cultures de rente, modifier leur ordre dans la rotation et introduire des plantes de service, en association avec les cultures de rente ou dans l’interculture, dans le but d’obtenir des services de régulation des bioagresseurs et de régulation du cycle C et N 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Oui, nombreux partenaires : INRA, CNRS, ESITPA, ACTA, ITSAP, ARVALIS et Museum National d’Histoire Naturelle. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Financement ONEMA sur la biodiversité cultivée. Dépôt d’une manifestation d’intérêt au CASDAR sur la biodiversité microbienne des sols. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Les études sont encore en cours, mais il y a déjà des résultats partiels qui restent à valider : • Effet des variétés de tournesol sur la fréquentation des abeilles • La réduction du travail du sol s’accompagne d’une modification de structure génétique des communautés de bactéries et de champignons du sol • Apport d’azote par des légumineuses gélives associées au colza et, dans certaines conditions, contribution à la régulation des adventices et des insectes d’automne. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Concevoir des indicateurs de biodiversité qui dépendent des pratiques agricoles et qui sont corrélés avec des services rendus aux cultures. De tels indicateurs permettraient de faire du diagnostic et ensuite d’envisager d’améliorer les pratiques.
  • 40. 43 FNAMS Site Internet : www.fnams.fr Contact : Anne GAYRAUD 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt)votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 41. 44 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Les actions de la FNAMS concernant les pollinisateurs sont menées en partenariat avec l’ITSAP et les apiculteurs : travaux expérimentaux visant à analyser la variabilité de l’activité pollinisatrice et son impact sur le rendement des cultures et la qualité des lots de semences, charte de bonnes pratiques, information réciproque apiculteurs/agriculteurs multiplicateurs, démarches visant à favoriser la mise en œuvre des contrats de pollinisation, diffusion de l’information règlementaire sur les conditions de traitement phytosanitaire en présence de pollinisateurs… La FNAMS a aussi acquis une compétence sur les pollinisateurs sauvages (action en cours visant à recenser les pollinisateurs sauvages en cultures potagères porte-graine (carottes) dont le maintien est essentiel pour certaines cultures porte-graine entomophiles, ainsi que sur de nombreuses espèces fourragères, potagères ou florales multipliées en France parfois sur de très faibles surfaces : ainsi, de par leur activité, les agriculteurs multiplicateurs sont un maillon essentiel dans la diffusion de la biodiversité cultivée. 6. Votre/vos action(s)est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Partenaires du secteur apicole : ITSAP, ADA 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Financement de quelques actions d’expérimentation via l’interprofession + programme spécifique CAP filière semences (expérimentation et animation) : FranceAgriMer, Région Centre 8. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Pouvoir financer un programme de recherche un peu ambitieux sur la problématique de la pollinisation (variabilité de l’activité pollinisatrice selon les types de cultures, attractivité des variétés, optimisation de la ruche…). Aujourd’hui, il y a peu de spécialistes de la question ; ils sont donc peu disponibles pour s’engager dans un travail de partenariat conséquent. FNAMS
  • 42. 45 GNIS Site Internet : www.gnis.fr ; www.fsov.fr ; www.jardinons-alecole.org ; www.semencemag.fr Contact : Delphine Guey 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : participation à des négociations internationales _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ 5. Décrivez ce(s) projet(s) : sur le plan de la recherche, le Gnis gère depuis 2001 les programmes FSOV dont la finalité est la sélection de variétés de blé tendre adaptées à une agriculture durable.
  • 43. 46 Le FSOV réalise des recherches sur les ressources génétiques et les variétés, essentielles pour la connaissance, la création et la valorisation de la biodiversité du blé tendre. En 12 ans, 52 programmes de recherche ont ainsi été financés. sur le plan de l’accompagnement des agriculteurs, le Gnis est co-animateur avec la chambre d’agriculture du Pas-de-Calais du programme « Tous autour de l’herbe » dans le parc Naturel Régional des Caps et marais d’Opale. En 2012, ce programme avait déjà permis d’accompagner plus de 700 agriculteurs. Le Gnis préside également sur le parc Scarpe-Escaut le jury « Prairies fleuries » qui examine et récompense la qualité et la biodiversité des prairies proposées par les agriculteurs. sur le plan de la communication, le Gnis : • organise des journées de la biodiversité cultivée. Depuis 2010, 6 grandes journées ont réuni sur des visites de terrain environ 500 participants des administrations, des médias et des élus, des collectivités locales, de l’enseignement et des associations. • sensibilise depuis 1985 enseignants et enfants par l’opération « jardinons à l’école » sur les notions de jardinage et de biodiversité. • présente sur le site grand public semencemag des vidéos, reportages et témoignages sur les actions menées en faveur de la biodiversité cultivée. • communique chaque année au SIA , sur les semences et la diversité variétale. • propose des jeux et des supports pédagogiques pour les écoles, les associations et tous les agriculteurs menant des actions de communication. sur le plan international, le Gnis accompagne les réseaux de ressources génétiques français pour que ces réseaux mettent leurs collections à disposition de tous. Ainsi, des collections blé et maïs ont été mises dans le système multilatéral du TIRPAA. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Les programmes de recherche FSOV regroupent les obtenteurs au sein de réseaux, les instituts techniques, le Geves, les universités et écoles d’ingénieurs, l’Inra, la Fnams et l’UFS. Les actions de sensibilisation et d’accompagnement des éleveurs rassemblent des experts agricoles, des botanistes, entomologistes et apiculteurs. Les actions de communication sont GNIS GNIS
  • 44. 47 souvent menées avec des partenaires : fédérations des chasseurs, réseau biodiversité pour les abeilles, Bleu–Blanc-Cœur, Associations de professeurs de biologie (APBG…), réseaux d’agriculteurs (Fermes ouvertes…) 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? La recherche variétale pour une agriculture durable, financée par le Fonds de Soutien aux Obtentions Végétales décidé dans le cadre de l’accord interprofessionnel CVO recherche blé tendre, est de 1,10 million d’euros en moyenne par an. Toutes les autres actions sont financées par les fonds propres du Gnis, le Gnis étant financé par l’ensemble des acteurs professionnels de la filière semencière française et notamment les agriculteurs-multiplicateurs. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Mis à part dans les programmes de recherche, il ne s’agit pas de données quantifiées, mais toutes les actions en partenariat ont abouti à des communications très concrètes et structurées. Ainsi plus de 50 posters « biodiversité » mettent en avant l’importance et l’enjeu de la biodiversité agricole et sont mis à la disposition de tous. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? que le rôle de la filière semences et plants dans la préservation et la gestion des ressources génétiques et de la biodiversité cultivée soit reconnu et soutenu par l’ensemble des acteurs du monde agricole. que les mesures prises par les pouvoirs publics encouragent les activités de création variétale essentielles à l’agriculture française. que la production de semences et plants sur le territoire français puisse être garantie par la prise en compte de ses spécificités lors de mesures réglementaires (zones protégées, usages mineurs…) que l’interprofession semences soit associée dans toutes les actions en faveur de la biodiversité agricole. GNIS
  • 45. 48 Interchanvre Site Internet Contact www.interchanvre.org Sylvestre Bertucelli, directeur, 06.80.23.33.52 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : action lobby Pac introduction du chanvre zéro phyto dans les SIE 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : zone de captage en excédent phyto 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : biodiversité des insectes 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Quantifier l’entomofaune protégée par l’introduction de cultures de chanvre dans les rotations, notion de « réservoir tournant de biodiversité »
  • 46. 49 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Non pour l’instant 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? aucun 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Nous avons une étude scientifique allemande de 2001 sur le sujet. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La reconnaissance de la plus-value environnementale du chanvre, sa quantification et sa monétarisation à travers la mise en place des Mae.
  • 47. 50 INSTITUT TECHNIQUE DE LA BETTERAVE (ITB) Site Internet : www.itbfr.org Contact : gouwie@itbfr.org 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Les actions de l’ITB portent sur la "gestion des bords de champs", "les entomophages en grande culture ; diversité, service rendu, et potentialité des habitats", "Auximore : Optimisation du contrôle biologique des bioagresseurs en systèmes de grandes cultures", l’action VIGIBET qui permet de suivre annuellement la présence de ravageurs et d'auxiliaires en culture betteravière, divers réseaux (Resobet Teignes, Resobet fongi) respectivement pour le suivi des teignes et des maladies du feuillage. L’ITB favorise l’introduction de gènes sauvages dans le matériel de sélection pour accroitre la diversité génétique. (Projet Aker). 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ Synthèse : • Maîtrise de la fertilisation azotée (économie d’énergie, qualité de l’eau, de l’air), • Réduction des utilisations de produits de protection des plantes, Inventaire des auxiliaires, Biodiversité génétique des variétés de betteraves
  • 48. 51 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : La première publication "Gestion des bords de champs en exploitation de grandes cultures" fruit d'une collaboration avec l'ONCFS et Syngenta comporte un important volet biodiversité et a été éditée en 2005 puis rééditée en 2009 avec cette fois la participation d'Arvalis et du Cetiom ainsi que de la Fédération Nationale des Chasseurs. Plus récemment, l'ITB a participé à l'action Cas DAR "Les entomophages en grande culture; diversité, service rendu, et potentialité des habitats" qui a pris fin en 2011. Il a abouti à proposer deux outils prototypes interactifs d'évaluation du potentiel entomophage des exploitations agricoles relatifs aux syrphes : "SyrphiX" et aux carabes : "CarabiX". Ces deux outils sont construits sur la base du logiciel d'évaluation multicritère "DEXi". L'action Cas DAR "Auximore : Optimisation du contrôle biologique des bioagresseurs en systèmes de grandes cultures" a démarré en 2012 et prendra fin en 2014. Elle vise à produire des connaissances, des outils de suivis et de conseils à destination des agriculteurs. L’ITB a mis en place en 2010 le réseau de parcelles VIGIBET qui permet de suivre de façon périodique la présence de ravageurs et d'auxiliaires en culture betteravière. Quarante cinq parcelles sont suivies par toutes les délégations régionales (5 par région). Le projet Aker (Investissements d’avenir) a pour objectif central d’accroître la diversité génétique des variétés cultivées. De nombreux projets visent à réduire l’impact de la culture sur l’environnement notamment la qualité de l’eau, l’économie d’énergie etc. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Toutes ces actions sont conduites en partenariat avec des acteurs très divers : Inra, autres instituts de grandes cultures (Arvalis, Cetiom, Unip), l’ACTA, Agrotransfert, etc. lycées agricoles, Chambres d’agriculture… 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Des financements du Casdar, d’Agences de l’Eau Seine Normandie, ONCFS 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Nous disposons de bases de données avec toutes les observations réalisées sur des parcelles repérées 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? • Evaluer la biodiversité et ses relations avec les pratiques agricoles • Le travail doit être conduit en réseau avec l’ensemble des partenaires des grandes cultures. • Valoriser la biodiversité fonctionnelle pour minimiser le recours aux solutions chimiques. • Développer des méthodologies partagées avec les partenaires
  • 49. 52 Syndicat des Riziculteurs de France et Filière et Centre Français du Riz Site Internet : www.rizdecamargue.com Contact : Bertrand MAZEL, Pdt et www.centrefrancaisduriz.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : La biodiversité en Camargue est le résultat d’une étroite liaison entre les organismes de défense de l’environnement (Parc Naturel régional, Réserve Nationale, Association La Tour du Valat) et les riziculteurs qui cultivent dans ce périmètre protégé. Les riziculteurs sont des contributeurs directs au maintien de la biodiversité. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 50. 53 Synthèse : Nos actions sont conjointement menées par le Syndicat des Riziculteurs de France et Filière et le Centre Français du Riz (Centre de recherche cofondateur d’ARVALIS) qui sont dans les mêmes locaux à Arles. Ces actions touchent principalement la qualité du milieu aquatique qui est évidemment incontournable dans la culture du riz. Par lien direct, le sol est également concerné par nos actions ainsi que les paysages. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Réalisation d’un inventaire de la flore des milieux rizicoles (2004-2006) Conservation et valorisation des ressources génétiques : maintien d’une large collection de variétés, base de la création variétale (programme en cours) Appui/collaboration à divers projets/actions : • Projet Diversité génétique des phytovirus CIRAD - Comparaison milieux cultivés et naturels en Camargue (2010-2011) • Journée Biodiversité GNIS « Le riz, une culture riche de promesses » (2012) 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche agronomique pour le développement) GNIS / GEVES PNRC (Parc Naturel Régional de Camargue) 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Nos actions de recherche et d’expérimentations bénéficient d’un soutien financier de FranceAgriMer, ainsi que de la Région PACA et du Département des Bouches-du-Rhône. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Inventaire de la flore des milieux rizicoles (incluant les rizières mais également les surfaces connexes (bordures de canaux, fossés, …) a permis de réaliser • une analyse des liens entre pratiques agricoles et diversité floristique • une analyse des liens entre caractéristiques des milieux et diversité floristique Réseaux d’expérimentation : adaptation des variétés aux conditions de milieux 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Améliorer les connaissances sur les liens entre pratiques agricoles et biodiversité afin de disposer d’éléments pouvant être valorisés par la filière rizicole Publications : • Plantes des rizières de Camargue (CFR – PNRC – CIRAD) – 2006 – 264 pages • Inscriptions variétales au Catalogue officie Syndicat des Riziculteurs
  • 51. 54 CULTURES SPECIALISEES
  • 52. 55 ASSOCIATION NATIONALE DES PRODUCTEURS DE LEGUMES DE CONSERVES Site Internet : www.unilet.fr et www.legumes-infos.com Contact : Delphine Pierron 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ Le travail est réalisé par l’Unilet, interprofession de la filière qui dispose d’un service technique et de moyens de communication (Comité technique, magasine Unilet infos, site internet).L’accompagnement des producteurs sur le terrain est réalisé par les techniciens de culture qui participent au comité technique de l’Unilet. 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Ressources génétiques Infrastructures agro-écologiques Biodiversité du sol Assolement/ prairies Auxiliaires de culture Espèces nuisibles Espèces protégées Biodiversité domestique (races/ variétés) Faune sauvage Diversité floristique Pollinisateur Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 53. 56 Indépendamment des actions, notre secteur de production a des spécificités qui constituent des atouts en termes de biodiversité : • Des cultures de saison cultivées en plein champ dans une rotation de grandes cultures : elles constituent une diversification des assolements pour les exploitations de grandes cultures et de polyculture-élevage. Les producteurs de légumes d’industrie ne sont jamais spécialisés dans la mesure où, en moyenne, seulement 10 à 15% de la SAU est consacrée aux légumes d’industrie. • Une diversité d’espèces et de variétés : pois (lisses, ridés et garden peas), haricots gousses verts et beurre (ronds et plats), haricots grains (flageolets, mogettes, pochas), fèves, épinards, carottes (jeunes, nantaises, grosses, jaunes), salsifis, betterave rouge, navets, céleri (branche et rave), chou-fleur, brocolis, autres choux (frisés, milan, rouge…), oignons, courgettes, potiron, potimarron, poireau, oseille, herbes aromatiques,…Les variétés utilisées pour chaque espèce sont nombreuses, voire très nombreuses en pois et haricots (légumes qui représentent plus de 80% des surfaces de légumes d’industrie). La variété la plus utilisée en pois en 2012 représentait 7% des surfaces. La variété la plus utilisée en haricots gousses en 2012 représentait 6% des surfaces. • L’essentiel des légumes d’industrie sont cultivés du printemps à l’automne. Ils fournissent une couverture des sols avec une végétation verte durant l’été et le début de l’automne (récolte des pois en juin-juillet, récolte des haricots de juillet à octobre) : impact sur le paysage, la faune, les insectes… • Les légumes à destination industrielle permettent de fournir aux consommateurs des légumes toute l’année, à une qualité et à un prix stable (accessibilité, contribution à la diversité de l’alimentation/5 fruits et légumes/jour) • Seuls les légumes sont exportés du champ : le reste de la plante (fanes, cosses…) est laissé sur place (biomasse) 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Diffusion d’un document sur les mesures alternatives aux produits phytosanitaires auprès de tous les producteurs. • Programme Biodivlég (terminé) : déterminer l’impact des abords de parcelles sur la mouche de la carotte et de la mouche du chou et ainsi que les insectes auxiliaires (brocolis, chou fleur, céleris branche et rave, carottes) • Programme sur la faune auxiliaire (nouveau) : obtenir des données sur la dynamique de développement des populations selon les conditions pédoclimatiques, observer l’impact de différents aphicides pour les auxiliaires, proposer et tester des stratégies de production visant à respecter les auxiliaires • Programme sur les résistances variétales : évaluation des capacités de résistance aux maladies et ravageurs de différentes variétés. • Réseau et observatoire : constitué par l’ensemble des techniciens de cultures au sein des structures adhérentes à l’Unilet qui font remonter, leurs observations de terrain (Participation aux BSV, surveillance des parcelles…)
  • 54. 57 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? • Biodiv Lég : dans le cadre du GIS Pic Lég, avec le CTIFL • Faune auxiliaire : Unilet seul • Résistances variétales : en collaboration avec les semenciers • Réseau : avec tous les opérateurs de la filière sur le terrain 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Financements interprofessionnels + FranceAgriMer ou CASDAR 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? BiodivLég : Meilleure connaissance des populations de prédateurs et/ou parasitoïdes potentiels de la mouche de la carotte et de la mouche du chou et de leurs interactions avec les populations de P. rosae et D. radicum. Effet neutre à défavorable de la présence d’IAE de forte densité au bord des cultures : dégâts occasionnés significativement plus importants en cas de forte pression. Autres programmes : démarrage en 2014 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Le programme portant la faune auxiliaire est une priorité.
  • 55. 58 CTIFL – Fruits Site Internet : Contact : 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : En arboriculture fruitière les travaux du Ctifl sur la Biodiversité sont axés sur l’étude de la fonctionnalité d’une communauté d’organismes vivants qualifiés d’auxiliaires et tout particulièrement les prédateurs généralistes. Les études portent également sur les aménagements agro-écologiques et leur relations avec les cultures (gîtes, fournitures de ressources, stimulation du contrôle biologique par exemple). Les taxons étudiés sont les vertébrés (chauve-souris, reptiles, rapaces) et les invertébrés (arthropodes principalement carabes et araignées). 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : contrôle biologique Synthèse : Les travaux portent sur la lutte biologique par conservation. Ils sont axés sur l’étude du contrôle biologique exercé par les ennemis naturels présents en verger et sur les moyens de les favoriser .On cherche donc à identifier les facteurs environnementaux (haies, paysage local) et
  • 56. 59 les pratiques culturales (pratiques phytosanitaires, entretien du sol…) pouvant expliquer l’abondance et la richesse en espèces des auxiliaires généralistes et leur activité de consommation des ravageurs des vergers. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Rôle des araignées dans la régulation du Puceron vert : il s’agit d’étudier la consommation sur le plan qualitatif et semi-quantitatif du puceron vert du pêcher (Myzus persicae) par les araignées (et les autres auxiliaires tels que forficule, syrphes). Prédateurs vertébrés du Campagnol provençal : il s’agit d’étudier la prédations du campagnol provençal par les différents vertébrés prédateurs (mammifères, rapaces, reptiles) et d’identifier les facteurs qui influencent la dynamique des populations de campagnols en vergers (paysage). Chauve-souris et régulation du Carpocapse et la tordeuse orientale en culture de pommier : il s’agit de quantifier la prédation des chauves-souris sur ces ravageurs, déterminer la chronologie de la prédation par rapport aux cycles de développement des ravageurs et identifier les variables paysagères qui jouent sur l’activité des chauve-souris dans les vergers. Projet RéPaRe : Régulation des ravageurs du pommier par les araignées Thèse de 3 ans en collaboration avec l’INRA portant sur la détermination des relations trophiques entre la communauté des araignées et les principaux insectes ravageurs et auxiliaires présents en verger de pommiers. L’étude porte également sur les pratiques impactant les communautés des araignées et sur le rôle des infrastructures agro- écologiques (IAE) en cherchant à déterminer l’influence des haies sur la répartition spatio-temporelle des araignées dans le verger et à déterminer parmi les taxons d’araignées prédateurs des ravageurs ciblés, ceux qui sont les mieux à même de recoloniser les vergers et les modes de déplacements associés. Co-animation d’un projet de RMT Biodiversité et agriculture : Le Ctifl est impliqué dans la co-animation d’un RMT qui devrait voir le jour en 2014 animé avec l’ACTA et l’INRA. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? o INRA Avignon : étude relation trophique entre ravageurs et prédateurs o CNRS Chizé : reptiles o CBGP (centre de Biologie et de Gestion des Populations) : campagnols o Station expérimentale du CEHM et Station expérimentale La Morinière 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? CASDAR 2014/2020 et fondation FRB pour le projet RéPaRe 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Les précédents travaux ont permis des avancées sur : • la régulation biologique de plusieurs ravageurs des vergers par les arthropodes (carabes et araignées) et les chauves-souris, notamment dans le cadre d’une thèse Ctifl/INRA/Université.Cardiff soutenue en février 2012. La consommation de ravageurs « in situ » a été prouvée (tordeuses et mouches par araignées, carabes et chauve-souris,
  • 57. 60 fondatrices de puceron par araignées) et le potentiel d’action et la complémentarité spatio- temporelle de ces auxiliaires décrits. Une approche « traits fonctionnels » a été initiée sur les araignées. L’impact des variables environnementales et des pratiques agricoles sur ces organismes ont commencé d’être étudiés. Dans ce cadre nous avons mis au point des amorces ADN de trois ravageurs du pommier (carpocapse, tordeuse orientale et puceron cendré et de la mouche de l’olive) utilisables en routine pour la suite des travaux sur l’analyse du service de régulation des ravageurs. • L’élaboration d’un indicateur de la qualité des infrastructures agro-écologique (calculateur, tests de sensibilité) et son extension pour une utilisation à l’échelle de l’exploitation. L’indicateur a été testé sur 5 exploitations de pommier dans le cadre d’une étude sur l’affichage environnemental ainsi que sur le centre Ctifl de Balandran. Ce travail permet de confirmer la capacité discriminante de l’indicateur quant à décrire des situations variées. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Une organisation plus poussée de la R&D entre filières. La création d’un Réseau Mixte Thématique voire la création d’UMT sur la biodiversité fonctionnelle inter-filières associant le monde de la recherche, de l’expérimentation, du développement et de l’enseignement est l’outil adéquat pour y parvenir en complément des outils de recherche partenariale filière, dont les Gis. Publications : • Sur la période 2009/2013, les travaux ont été publiés dans deux articles scientifiques alors que deux autres articles supplémentaires ont été soumis en 2013. Une rencontre technique (décembre 2012), un ouvrage technique de synthèse (Biodiversité et régulation des ravageurs en arboriculture 450p), 8 articles techniques de vulgarisation et 8 conférences ont permis également de valoriser ce travail. • Ricard J.M., Boreau de Roincé C., Mandrin J.F., Garcin A., Jay M., Lavigne C., Bouvier J.C., 2012. Le rôle des araignées de la frondaison dans le contrôle des pucerons du pommier (3ème partie). Infos-Ctifl n°285, octobre 2012. • Jay M., Boreau de Roincé C., Ricard J.M., Mandrin J.F., Garcin A., Lavigne C., Bouvier J.C., Tupinier Y., Puechmaille S., 2012. Biodiversité fonctionnelle en verger de pommier. Les chauves- souris consomment-elles des ravageurs ? (4ème partie). Infos-Ctifl n°286, novembre 2012. • Tronel C., Ricard J.M., 2012. Espaces non cultivés et biodiversité en verger. Vers une meilleure prise en compte. Infos-Ctifl n°286, novembre 2012. • Ricard J.M., Boreau de Roincé C., 2013. Biodiversité fonctionnelle en verger d'olivier - rôle des arthropodes contre la mouche. Info-Ctifl n°292, juin 2013, p25-31.
  • 58. 61 CTIFL – Légumes Site Internet : Contact : 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse Les systèmes de production maraîchers, de plein champ comme sous abri, sont concernés par de nombreuses évolutions réglementaires visant à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires ainsi que leur impact sur l’environnement. Ces évolutions réglementaires amènent les producteurs de légumes à repenser leur démarche de protection phytosanitaire en adoptant d’une part une approche plus globale et plus intégrative à l’échelle de la parcelle, de l’exploitation voire du paysage. Dans ce contexte, le Ctifl mène des actions valorisant les ressources propres des exploitations maraîchères, au premier rang desquelles se trouvent les insectes auxiliaires de cultures. Les actions menées sur le sujet par le Ctifl ont pour but de caractériser la faune auxiliaire (en particulier les ennemis naturels des ravageurs) dans différents types d’IAE et de mettre au point des dispositifs permettant d’une part de les attirer à proximité des cultures et d’autre part de favoriser leur action et leur diffusion en leur sein. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs)
  • 59. 62 Synthèse : Les actions mises en œuvre par le Ctifl visent à mettre à profit le service de régulation naturelle rendu par les prédateurs et/ou parasitoïdes des principaux ravageurs des cultures légumières. Si l’action de ces deux types d’auxiliaires peut difficilement, à elle seule, éradiquer les populations de ravageurs, elle peut en revanche limiter leur pullulation et par conséquent faciliter leur gestion à l’aide des moyens de protection chimiques, physiques et/ou biologiques traditionnellement mis en œuvre dans les cultures. Dans ce contexte, le Ctifl mène ou a mené plusieurs actions sur la lutte biologique par conservation des habitats (« biodiversité fonctionnelle ») en particulier dans le cadre de projets collaboratifs tels que les projets BIODIVLEG (caractérisation des populations d’ennemis naturels de mouches dans les cultures de brassiacées et d’apiacées et effet des abords parcellaires sur les processus de régulation naturelle) et AGATH (gestion agro-écologique des populations de pucerons en cultures de melon et de thrips en cultures de poireau). La finalité de ces actions est d’une part d’évaluer l’effet de ces IAE sur la régulation naturelle des populations de ravageurs dans les cultures légumières adjacentes et d’autre part de développer des méthodologies permettant d’évaluer précisément l’action des prédateurs et des parasitoïdes vis-à-vis des ravageurs et susceptibles d’être transférées auprès des producteurs sous la forme d’outils d’aide à la décision. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Projet BIODIVLEG (2009-2011) L’effet d’abords parcellaires potentiellement attractifs pour les auxiliaires (infrastructures agro-écologiques – IAE – de forte densité telles que les haies) sur le processus de colonisation des cultures de brassicacées par les mouches du genre Delia d’une part et des cultures d’apiacées par la mouche Psila rosae d’autre part ainsi que par leurs principaux ennemis naturels (staphylins du genre Aleochara et plusieurs espèces de sarabidés) a été étudié par le Ctifl dans le cadre du projet BIODIVLEG dont les travaux sur le terrain se sont terminés en décembre 2013. Porté par le Ctifl et labellisé par le GIS PICleg, ce projet a reçu le soutien du Ministère de l’agriculture et de la pêche (AAP Casdar) et impliqué de nombreux partenaires de la recherche, de l’expérimentation et du développement. A travers un dispositif original reposant sur la mise en place d'un réseau de parcelles appariées deux à deux et la multiplicité des observations, les travaux menés ont consisté à comparer différentes variables biologiques (abondance des pontes de mouches, activité des ennemis naturels ciblés, taux de parasitisme…) et agronomiques (niveau d’infestation des cultures par les larves et/ou les pupes de mouches, incidence et sévérité des dégâts de mouches…) entre des parcelles dont les abords étaient a priori jugés favorables au développement des auxiliaires ciblés (présence de haies par exemple) et des parcelles dont les abords l’étaient moins (bordure de sol nu par exemple). Les résultats obtenus ont permis de caractériser les populations d’ennemis naturels de mouches dans les cultures de brassicacées et d’apiacées de différents bassins de production français, d’étudier les interactions des populations de mouches avec celles de leurs principaux ennemis naturels et d’étudier l’effet des abords de parcelle sur ces interactions. Projet AGATH (2013-2015) Le puceron Aphis gossypii et le thrips Thrips tabaci sont deux insectes piqueurs-suceurs pouvant provoquer d’importants dégâts en cultures légumières (le premier en cultures de melon et le second en cultures de poireau). Pour protéger leurs cultures contre ces ravageurs, les producteurs ont essentiellement recours à la lutte chimique, pas toujours efficace et parfois difficile à mettre en œuvre dans un contexte règlementaire en pleine évolution. La recherche de méthodes de lutte alternatives et/ou complémentaires à la lutte chimique, permettant non seulement de limiter les dégâts directs (piqûres de nutrition) ou indirects (sécrétion de miellat, développement de champignons saprophytes, transmission de virus) tout en assurant la
  • 60. 63 durabilité des autres méthodes de lutte (notamment génétiques), constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour la production. Afin de limiter la pression exercée par A. gossypii dans les cultures de melon et par T. tabaci dans celles de poireau, et améliorer par conséquent l’efficacité des techniques de protection traditionnellement mises en œuvre, plusieurs pratiques agro-écologiques pourraient être intégrées dans les systèmes de production actuels. Dans cette optique, le projet Agath, soutenu par le CAS DAR et labellisé par le GIS PIClèg, se propose d’évaluer l’efficacité d’un ensemble de techniques perturbant d’une part la colonisation des cultures par les populations de ravageurs (en jouant par exemple sur les stimuli visuels et olfactifs ou sur les phénomènes de thigmotactisme intervenant dans le processus de reconnaissance de la plante-hôte) et favorisant d’autre part la régulation naturelle des populations installées (via la mise en place d’infrastructures agro-écologiques particulières en bordure de parcelle par exemple, ou en renforçant artificiellement les populations d’auxiliaires présentes dans l’environnement des cultures). Les résultats obtenus dans le cadre de ce projet porté par le Ctifl et associant plusieurs partenaires de la recherche, de l’expérimentation et/ou du développement devraient permettre aux producteurs biologiques ou conventionnels qui le souhaitent de faire évoluer leurs pratiques vers des systèmes de cultures à la fois économes en intrants et performants économiquement. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Le projet BIODIVLEG a été conduit en partenariat avec Agrocampus Ouest, l’Université de Rennes I, l’ACPEL, le SILEBAN, le CATE, le GRAB et la FREDON Nord-pas-de-Calais ainsi qu’avec les chambres d’Agriculture du Finistère, du Loiret et de Charente-Maritime. Le projet AGATH est conduit en partenariat avec l’INRA d’Avignon, le CEFEL, l’APREL, l’ACPEL, LCA, le SILEBAN et la FREDON Nord-pas-de-Calais. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Les projets BIODIVLEG et AGATH sont tous les deux soutenus par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche (CAS DAR). 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Projet BIODIVLEG (2009-2011) Les résultats du projet BIODIVLEG montrent que, en condition réelles de production, certains arthropodes exercent une action de prédation significative vis-à-vis des œufs de mouches du genre Delia ainsi que, mais en moindre mesure, vis-à-vis des œufs de la mouche de la carotte Psila rosae (staphylins et araignées en particulier). Certains prédateurs consommeraient ces œufs dès les premières pontes tandis que d’autres seraient beaucoup moins réactifs. Tous ces prédateurs d’œufs présentent un intérêt direct pour la production dans la mesure où les résultats du projet BIODIVLEG montrent également que la densité des pontes de mouches (qu’il s’agisse des mouches du genre Delia ou de la mouche P. rosae) est corrélée, de façon non linéaire, à l’incidence des galeries de mouches à la récolte. Certains arthropodes exercent également une action de prédation et/ou de parasitisme significative vis-à-vis des larves et/ou des pupes de mouches du genre Delia ainsi que, mais en moindre mesure, vis-à-vis des larves et/ou des CTIFL
  • 61. 64 pupes de P. rosae (staphylins et carabidés en particulier). Il est probable que le comportement de prédation des ennemis naturels retrouvés dans les cultures soit lié à leur taille, les plus petites espèces s’attaquant aux œufs de mouches et les plus grandes aux larves et/ou pupes. Les prédateurs et/ou parasitoïdes de mouches doivent être préservés dans la mesure où ils contribuent à réduire le potentiel d’infestation d’une année sur l’autre. Dans les cultures de brassicacées, la présence d’IAE de forte densité en bordure de parcelle favorise significativement les pontes de mouches du genre Delia dans les cultures, mais uniquement lorsque la pression du ravageur est forte. Elle y favorise également l’activité de certains ennemis naturels. Au final, l’incidence des galeries de mouches à la récolte est néanmoins équivalente entre les parcelles bordées par des IAE de forte densité et celles qui ne le sont pas. Il est probable que l’effet positif des IAE de forte densité sur l’activité des populations d’ennemis naturels soit atténué par leur effet sur les pontes de mouches, également positif. Dans les cultures d’apiacées, la présence d’IAE de forte densité en bordure de parcelles favorise significativement les pontes de P. rosae dans les cultures d’apiacées ainsi que, contrairement à ce qui est observé dans les cultures de brassicacées, l’incidence des galeries de mouche dans les racines des plantes. Certaines espèces de prédateurs et/ou parasitoïdes potentiels de larves et/ou de pupes de P. rosae sont également plus actives dans les parcelles d’apiacées bordées par des IAE de forte densité que dans celles qui ne le sont pas. Il est probable que les IAE de forte densité favorisent ce type d’auxiliaires, non pas de façon directe grâce à leurs qualités intrinsèques, mais parce qu’elles favorisent d’abord et avant tout l’infestation des cultures par P. rosae. Projet AGATH Le projet AGATH est actuellement en cours et aucun résultat n’est donc pour le moment disponible. Les résultats attendus de ce projet sont toutefois les suivants : o Identification des plantes phanérogammes (i.e. plantes à fleurs) répulsives vis-à-vis du thrips T. tabaci en cultures de poireau et du puceron Aphis gossypii en cultures de melon. o Identification des plantes phanérogammes (i.e. plantes à fleurs) attractives vis-à-vis des ennemis naturels de thrips T. tabaci en cultures de poireau et du puceron Aphis gossypii en cultures de melon. o Mise au point et évaluation d’un système de culture favorisant l’attraction, le développement et l’action des ennemis naturels de T. tabaci en cultures de poireau et d’A. gossypii en cultures de melon. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La priorité stratégique sur ce dossier, pour le Ctifl, est d’une part d’élaborer des méthodologies spécifiques pour caractériser les processus de régulation naturelle dans les cultures maraîchères, et d’autre part de concevoir des outils innovants et technologiques pour le suivi précis des populations d’ennemis naturels et caractériser leur action. Publications : Picault S., 2012. Biodiversité fonctionnelle en cultures de brassicacées : régulation naturelle des mouches du genre Delia. Infos-Ctifl n°285, p37-51. Picault S., 2013. Biodiversité fonctionnelle en cultures d’apiacées : régulation naturelle de la mouche de la carotte Psila rosae. Infos-Ctifl n°285, p37-51. Picault S., 2014. Le projet AGATH : l’agro-écologie pour gérer les populations de ravageurs (à venir).
  • 62. 65 FN3PT Fédération Nationale des Producteurs de Plants de Pomme de Terre Site Internet : www.plantdepommedeterre.org Contact : Bernard Quéré 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 63. 66 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Membre du Réseau français de conservation des ressources génétiques de la pomme de terre et apparentées, associant les partenaires publics et privés de la recherche, de la sélection variétale et de la production de plant (l’INRA, la FN3PT, l’ACVNPT, BRETAGNE-PLANTS, le COMITE NORD, le GROCEP et GERMICOPA,). Les membres du réseau participent au maintien et à l’évaluation de ressources génétiques patrimoniales et les diffusent à des fins de recherche, de sélection et de formation, conformément au Traité FAO. La Fédération maintient aussi la collection nationale sanitaire de variétés de pomme de terre (>300 variétés), à l’origine du schéma de production de plant. projet IdeAle de construction d’une base de données des empreintes génétiques (diversité moléculaire) des variétés de pomme de terre (projet 2008-2012, conduit avec le soutien du ministère de l’Agriculture en lien avec le CTPS, avec comme partenaires : FN3PT, EPR, INRA, SCL et GNIS/SOC). L’objectif principal du projet était d’améliorer la coordination entre les partenaires du réseau, au travers d’un outil informatique partagé et adapté à la gestion des profils moléculaires variétaux (base en 2013 de 939 variétés et 342 hybrides). projet de caractérisation des collections des obtenteurs, en lien avec l’INRA, pour mieux exploiter la diversité des ressources génétiques en création variétale régénération de vieilles variétés de pommes de terre (Bleue de la Manche, Vitelotte noire, Bonnotte de Noirmoutier…) par culture de méristème et thermothérapie pour le compte de groupements de producteurs et multiplication de plants de ces variétés de conservation caractérisation de la diversité phénotypique et génotypique du cortège parasitaire de la pomme de terre abordée dans le cadre de divers projets de recherche de la FN3PT et ses EPR. Travaux abordant en partie l’effet de pratiques agricoles (bandes enherbées, assolement, intercultures..) et conduits en lien avec les laboratoires de testage et de certification des plants (agréés par le SOC, la D.G.A.L. et accrédités COFRAC). Suivi de pratiques agricoles en plants de pommes de terre avec la mise en place par la FN3PT d’un outil informatique de traçabilité de l’ensemble des lots de plants et d’un suivi de pratiques agricoles, pour des producteurs volontaires, nommé « INFO PLANT » qui permet de suivre les résultats agronomiques et sanitaires de la production de plants. Participation aux journées Biodiversité organisées en région avec le GNIS pour mettre en avant les actions sur la sélection et l’enrichissement de la biodiversité en pomme de terre (http://www.semencemag.fr/pomme-de-terre-conservation-multiplication.html) 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? La FN3PT développe des partenariats avec différents acteurs notamment : techniques : les Organisations de Producteurs (Bretagne-Plants, Comité Nord, Comité Centre-et-Sud), le GNIS-SOC, les obtenteurs, le CTPS-GEVES des Chambres d’agriculture.. scientifiques : INRA, et en particulier avec le Centre de Ressources Biologiques BrACySol de l'INRA de Ploudaniel (https://www6.rennes.inra.fr/igepp/L-IGEPP/Plateformes/BrACySol)
  • 64. 67 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? A 90% le budget est assuré par des cotisations versées par les producteurs, le solde (10%) par des subventions du CASDAR par exemple ou de projets soumis auprès de diverses instances (dont un projet soumis à la FRB) 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Indicateurs de la diversité génotypique et phénotypique des variétés de pomme de terre et des bioagresseurs de la culture 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La FN3PT souhaite participer au choix, à la mise en place et au suivi des indicateurs pour suivre la diversité génétique en pommes de terre pour anticiper les futures contraintes réglementaires et mettre en avant l’importante diversité génétique pour cette culture.
  • 65. 68 FNPHP Site Internet : www.fnphp.com Contact : fnphp@fnphp.com 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Certification environnementale horticole 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Milieux Synthèse : Le producteur expose ses actions quant à la prise en compte de la biodiversité dans l’environnement de son entreprise (exemple : mise en place de dispositifs végétalisés, prise en compte des zones présentant un enjeu environnemental.), ainsi que sur l’évolution de ses gammes. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ Synthèse : Plante Bleue tend à promouvoir les savoir-faire pour des modes de production raisonnée. A partir d’un premier niveau d’exigence, la certification favorise ensuite l’amélioration continue vers des pratiques et des matériels plus économes en intrants (eau, fertilisants...), le
  • 66. 69 recours à des méthodes alternatives aux produits phytopharmaceutiques (protection biologique intégrée), la diminution de l’utilisation de ressources non renouvelables (énergie pour le chauffage des serres...)... 5. Décrivez ce(s) projet(s) : La certification Plante Bleue s’adresse aux exploitations de production de végétaux d’ornement : elle se base sur un référentiel technique national qui permet de valoriser les entreprises respectant des critères de bonnes pratiques environnementales pour les thématiques suivantes : irrigation, fertilisation, protection des cultures, maîtrise de l’énergie dans les serres, gestion des déchets, environnement de l’entreprise. Un organisme tiers indépendant assure enfin le contrôle du respect du référentiel dans les entreprises. Au sein de chaque thématique, le détail des exigences et leurs points de contrôle sont énoncés. Privilégiant l’amélioration continue, deux notions reviennent d’une thématique à l’autre : 1) le producteur évoque les actions déjà engagées visant à limiter les impacts et/ou à prévenir les risques sur l’environnement, et 2) les actions futures envisagées sont également citées. Dès lors qu’il y a utilisation d’intrants (eau, fertilisants, produits phytopharmaceutiques et énergie), un suivi quantitatif est mis en place dans l’objectif de mesurer, sur la base d’indicateurs, les performances des entreprises. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Initiée par la FNPHP, la certification Plante Bleue est aujourd’hui portée par l’interprofession Val’hor, et a été construite avec l’appui de l’institut technique Astredhor. Lancée en 2011, 93 entreprises de production sont aujourd’hui certifiées. Plante Bleue a été reconnue équivalente au titre du Niveau 2 de la certification environnementale des exploitations agricoles, en février 2012, par le Ministère en charge de l’agriculture. Un dispositif de formation à la certification a été mis en place avec un cabinet de conseil spécialisé et le partenariat de Vivéa et du Fafsea. Les actions de communication et de promotion de la certification sont réalisées avec une agence spécialisée. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Le projet de certification Plante Bleue a bénéficié d’un financement de l’interprofession Val’hor. Publications : Toutes les informations sur la certification Plante Bleue sont disponibles sur un site dédié : www.plantebleue.fr Chaque thématique du référentiel à fait l’objet d’un article détaillé dans la presse technique : MANCEAU, R., Certification Plante Bleue (1/7) : du bon arrosage..., Lien horticole, n° 786, 8 février 2012, p. 12-13 MANCEAU, R., Certification Plante Bleue (2/7) : des engrais, oui mais..., Lien horticole, n° 790, 7 mars 2012, p. 14-15 MANCEAU, R., Certification Plante Bleue (3/7) : savoir protéger..., Lien horticole, n° 794, 4 avril 2012, p. 10 MANCEAU, R., Certification Plante Bleue (4/7) : précieuses calories..., Lien horticole, n° 798, 2 mai 2012, p. 10-11 MANCEAU, R., Certification Plante Bleue (5/7) : la gestion des déchets..., Lien horticole, n° 802, 6 juin 2012, p. 10-11 MANCEAU, R., Certification Plante Bleue (6/7) : l'entreprise dans son environnement, Lien horticole, n° 805-806, 27 juin 2012, p. 10-11 BOIVIN, R., Certification Plante Bleue (7/7) : l’engagement social..., Lien horticole, n° 809, 29 août 2012, p. 10-11
  • 67. 70 Les Producteurs de Légumes de France Site Internet : www.legumesdefrance.fr Contact : Bruno Scherrer 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 68. 71 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Lancement en novembre 2007, sous le parrainage du ministre de l’Agriculture, du GIS PICleg, groupement d’intérêt scientifique pour la production intégrée en culture légumière, avec l’INRA et le Ctifl. Objectif : mobiliser l’ensemble des acteurs de la recherche et du développement pour proposer aux producteurs de légumes des systèmes de cultures respectueux de l’environnement et économiquement performants. Des projets de recherche ont depuis été mis en place dans le cadre de PICleg. Informations et résultats sont accessibles sur www.picleg.fr Légumes de France s’est également impliqué dans la mise en place du réseau de ferme DéphyEcophyto et a réalisé une exposition photo itinérante destinée au grand public, et mise à disposition notamment à l’occasion d’opérations de communication des producteurs de légumes comme « Les Légumes dans la Ville ». Cette exposition photo permet d’expliquer l’ensemble des pratiques et savoir-faire des producteurs de légumes pour cultiver des légumes tout en respectant environnement et biodiversité. Légumes de France organise aussi des conférences sur les résultats de la recherche issue de PICleg.… 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? INRA et Ctifl APCA Stations d’expérimentation régionales (Aprel, Sileban, etc) Cirad Unilet Interfel Ministère de l’Agriculture FranceAgriMer 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Onema DephyEcoPhyto 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Grande complexité d’interactions multi factorielles Des perspectives intéressantes à moyen/long terme Beaucoup d’études nécessaires pour mettre au point des méthodes techniquement fiables et économiquement viables. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La recherche et l’expérimentation.
  • 69. 72 Site Internet : www.multifolia.fr Contact :contact@multifolia.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : soutien à l apiculture 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Notre démarche a pour objectif de relancer la culture et l’utilisation du sainfoin en France et en Champagne Ardennes à des fins de le déshydrater et d’en exploiter toutes ses vertus en créant un lien terroir à terroir. Cette filière nouvelle qui réunit une dizaine de partenaires du champ à la fourchette anime toute la dimension environnementale et de biodiversité de cette légumineuse oubliée. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 70. 73 Synthèse : La teneur en tannins condensés du sainfoin lui confère des propriétés particulières dont des vertus antiparasitaires. Anti météorisante, la plante permet également de réduire les rejets de méthane des ruminants la consommant. Améliorant l’efficacité protéique des rations, la plante permet de meilleures performances économiques et sanitaires des animaux. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Multifolia redéveloppe la culture du sainfoin, légumineuse calcicole oubliée en France à des fins de le déshydrater et de créer ainsi une nouvelle matière première protéique non OGM pour l’Elevage français. La version en granulés de la plante permet d’envisager son transport, son stockage, sa caractérisation, sa conservation et son utilisation dans toute la France et à l’Export, là où la plante ne pousse pas et ainsi de favoriser ses propriétés agronomiques environnementales et nutritionnelles innovantes. Cette plante aux vertus multiples répond à la problématique du Grenelle de l’environnement et de la nécessité de préserver la biodiversité. Sa dimension environnementale comme culture à bas intrants et comme plante hautement mellifère et nectarifère est une aubaine pour les plaines champenoises. Notre filière s’appuie sur les recherches de scientifiques français (INRA Theix, Toulouse ENVT) et d’un projet européen Healthy Hay-Légume. En plus d’un groupe d’agriculteurs novateurs, d’un semencier de nos techniciens de GDA d’organismes agricoles, de coopératives de déshydratation, de fabricants d’aliments du bétail, d’éleveurs et de transformateurs, nous avons associé l’Abeille de France, pour intégrer la dimension nectarifère de la plante et favoriser aussi la pollinisation de nos porte-graines. Depuis 5 ans que nous développons pas à pas la filière, nous avons pu observer une dimension environnementale importante : rusticité de la plante, non réponse à l’engrais, présence d’une faune entomologique impressionnante, présence accrue des chevreuils et du petit gibier, retour d’espèces de papillons assez rares. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? La filière est née d’hommes et de femmes conscients que l’innovation pouvait être une réponse aux enjeux agro environnementaux d’aujourd’hui et surtout de demain Nous avons rassemblé de nombreux acteurs locaux et nationaux, intéressés par l’intelligence collective de la filière. Voici la liste des sociétés et organismes associés dans la démarche,
  • 71. 74 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? La filière est soutenue depuis 2011 par France AgriMer, le conseil régional de Champagne Ardennes et l’agence de l’innovation CARINNA. Multifolia est labellisé par le Pôle de compétitivité Agro Ressources Champagne Picardie depuis février 2014. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Notre filière ouvre actuellement plusieurs nouveaux partenariats dans l’étude des interactions de la culture du sainfoin en Champagne et son influence sur la biodiversité régionale. Nous avons réuni la Fédération de la Chasse, Agrifaune, la Chambre d’agriculture de l’Aube, et l’URCA sur plusieurs projets de suivi de population (abeilles, carabes, papillons, micromammifères, etc.), notamment sur l’intérêt antiparasitaire du sainfoin sur la faune sauvage. Pour illustrer l’intérêt d’une telle étude nous avons réuni deux parasitologues = l’un spécialiste des petits ruminants Herve Hoste INRA ENVT Toulouse et Hubert FERTE – URCA Reims, spécialiste de la faune sauvage. Nos deux parasitologues vont donc travailler en parallèle l’un pour continuer à mesurer l’impact du sainfoin déshydraté pour baisser la pression parasitaire des animaux domestiques l’autre sur les parasites des chevreuils de plaine consommant du sainfoin comparés à des chevreuils de plaine n’en consommant pas … Deux axes à ce partage de connaissance • Les parasites des cervidés sont-ils sensibles à l’action du sainfoin et dans quelles conditions ? • Une étude éthologique : le chevreuil est-il en mesure de se déparasiter en privilégiant le sainfoin dans son alimentation ? Une étude passionnante qui illustre combien la biodiversité s’intègre naturellement dans toutes les démarches d’innovation en agriculture. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Multifolia cherche actuellement à comprendre le fonctionnement de cette plante qui n’aime que les sols difficiles et pauvres, qui n’aime pas l’engrais ou l’intensivité dont les bêtes raffolent, qui présente des qualités nutritionnelles et antiparasitaires reconnues, et qui anime la curiosité de nombreux chercheurs en France, en Europe, mais aussi à l’International. La filière Multifolia, voudrait convaincre nos institutions régionales et les pouvoirs publics du bien fondé de ses travaux, et mobiliser de nouveaux acteurs dont des chercheurs sur la phénologie de la plante et son impact sur la biodiversité des sols
  • 72. 75 Nos idées pour une meilleure intégration de cette culture dans la politique biodiversité de la région • Une formation de nos agriculteurs à la reconnaissance de la faune sauvage et entomologique • Intégrer la culture dans les Surfaces d’intérêt Ecologique en tenant compte de son rôle nectarifère et mellifère et de son intérêt pour la faune sauvage • Intégrer le développement de la culture dans les politiques de la Trame verte &bleue • Motiver les agriculteurs à intégrer cette nouvelle culture dans leur assolement • Construire un Partenariat Scientifique transversal. Publications : www.sainfoin.eu Suivre notre actualité sur www.multifolia.fr
  • 73. 76 PPAM de France Site Internet : www.ppamdefrance.com Contact : Emilie Zamora 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Nous avons beaucoup participé à des actions grand public de sensibilisation aux règlements européens notamment, qui risquent de déstabiliser la production de plantes. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 74. 77 Synthèse : Nous travaillons en collaboration avec les apiculteurs de la région PACA principalement pour promouvoir le miel de lavande et donc l’entente entre apiculteurs et lavandiculteurs pour la préservation du ces produits et de cet écosystème (pollinisation- paysage,…) 5. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Nos actions sont principalement conduites avec les différents organismes de la filière (techniques et économiques). Les travaux de préservation de la lavande (recherches variétales, diversité des lavandes et lavandins) sur nos territoires de montagnes sèches et pleine sont présentés par les instituts techniques. Concernant les plantes aromatiques et médicinales, nos adhérents ont des modèles d’exploitations diversifiées exemplaires. En effet, la culture des plantes est bien souvent une diversification importante sur une exploitation, elle permet la rotation des cultures très bénéfiques pour la biodiversité. On admet de notoriété, plus de 150 plantes médicinales cultivées en France.
  • 75. 78 VITICULTURE
  • 76. 79 Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne Site Internet : www.champagne.fr Contact : A. Bonomelli 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : régulation des ravageurs 5. Décrivez ce(s) projet(s) : • recherches sur la vie des sols (biomasse microbienne et lombricienne) dans les parcelles viticoles • réalisation d’un inventaire de la flore du vignoble champenois • réalisation d’un inventaire des auxiliaires de la vigne (parcelles et haies environnantes) • expérimentation sur la plantation de haies et le semis de mélanges fleuris
  • 77. 80 • conseils auprès des vignerons en termes de développement de la viticulture durable (réduction des intrants, enherbement, meilleure mise en œuvre des produits de protection de la vigne) et d’aménagements paysagers (haies, fleurs) • participation à l’Observatoire Agricole de la Biodiversité depuis 2010 (animation du réseau auprès des vignerons champenois, et suivi des 4 protocoles sur notre domaine expérimental) • participation au programme européen Life + BioDiVine sur l’étude des relations entre aménagements paysagers et biodiversité (recherche de corrélations entre l’occupation des sols et la biodiversité des arthropodes) • participation au programme AGIR Unesco (développement de la viticulture durable et préservation/amélioration de la biodiversité et des paysages sur trois sites pilotes) 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? o Université de Rennes et INRA de Dijon o botaniste o entomologiste o pépiniériste et semencier o APCA et MNHN, et animateurs locaux de l’OAB en Champagne Ardenne o IFV, Vitinnov o association « Paysages du Champagne », parc naturel régional de la Montagne de Reims 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Fonds propres 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Liens entre pratiques d’entretien des sols, de fertilisation, et pratiques de protection de la vigne et vie des sols Liens entre pratiques d’entretien des sols et de fertilisation et flore des parcelles Liens entre produits de protection de la vigne et auxiliaires Liens entre la présence d’éléments semi-naturels (haies, fleurs) et les auxiliaires et pollinisateurs 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Actions individuelles et collectives en matière de développement de la viticulture durable et d’aménagements paysagers (préservation et restauration).
  • 78. 81 IFV INSTITUT FRANÇAIS DE LA VIGNE ET DU VIN Site Internet : www.vignevin.com Contact : benjamin.porte@vignevin.com 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : Biodiversité ordinaire au vignoble 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Régulation naturelle des ravageurs ; amélioration de la qualité biologique/fertilité des sols
  • 79. 82 5. Décrivez ce(s) projet(s) : • Les Phytoseiidae (Acari) des vignobles français. Synthèse de 8 années de recensement. (1985-1992) • La colonisation des parcelles de vigne par les acariens prédateurs Phytoseiidae (1996– 1999) • Les parasitoïdes larvaires des tordeuses Sparganothis pilleriana, Eupoecilia ambiguella, Lobesia botrana et Argyrotaenia pulchellana (2000–2003) • Les antagonistes naturels d’Empoasca vitis Göth en Bourgogne / Etude de faisabilité d’une lutte biologique par augmentation (2001–2004) • Les antagonistes naturels des cochenilles sur vigne (2000–2008) • Biodivine : Démonstration de la biodiversité dans les paysages viticoles (2011–2014) • Biocontrol : Biodiversité fonctionnelle - Effet de l’environnement paysager d’une parcelle de vigne sur le niveau de régulation naturelle de ses ravageurs (2011–2014) • SolAB : Etude des effets de différents modes innovants de gestion du sol en AB sur la fertilité et ses méthodes d'évaluation (2009-2011) • AgrInnov : Indicateurs Biologiques et Agronomiques de la Qualité des Sols Agricoles (2012-2014). 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? L’IFV conduit des programmes de recherche et de développement en partenariat avec les ITA, les CA, les Organismes de recherche, les Gestionnaires des espaces naturels et/ou viticoles (Conservatoires, Associations, …), les Universités/Ecoles, les établissements de l’Enseignement agricole (Lycées, CFA/CFPPA). 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Les travaux menés par l’IFV sont financés par : Fonds propres ; CASDAR ; France Agri- Mer ; CPER ; LIFE+. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Les actions entreprises par l’IFV ont permis d’acquérir des connaissances sur : • L’identification et le recensement des antagonistes des ravageurs de la vigne. • L’importance des infrastructures agro-écologiques pour le maintien de la biodiversité ordinaire au vignoble. • L’effet positif ou négatif des pratiques viticoles sur la biodiversité (y inclus la biodiversité du sol), à l’échelle de la parcelle ou de l’agrosystème. Les travaux menés sur l’équilibre auxiliaires/bioagresseurs de la vigne ont abouti à la rédaction d’un ouvrage intitulé « La faune auxiliaire des vignobles de France » (Sentenac et al., 2011).
  • 80. 83 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? • Améliorer les connaissances sur : 1) la relation entre la biodiversité et les pratiques agricoles/gestion de l’agrosystème 2) les dynamiques trophiques en milieu viticole avant de développer des pratiques innovantes au vignoble. • Améliorer les connaissances sur la relation entre les fonctions du sol assurées par les organismes vivants et le fonctionnement de l'agrosystème viticole. • Poursuivre les suivis expérimentaux destinés à préciser le lien entre infrastructures agro- écologiques et biodiversité utile à la production viticole (fonctionnelle). • Poursuivre les expérimentations combinant suivis de biodiversité et critères agronomiques en vue d’améliorer l’éco-efficience des exploitations sans impacter leur rentabilité. • Poursuivre l’effort de diffusion des pratiques durables existantes en vue d’une mise en place par le plus grand nombre. A l’image des résultats attendus du projet « Biocontrol », la poursuite de telles études permettra d’envisager des mesures d’aménagement paysager favorables à la régulation naturelle des ravageurs de la vigne.
  • 81. 84 FEDERATION DES IGP DE L’HERAULT Site Internet : Contact : Carole Sainglas 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Il s’agit de faire un état des lieux de la biodiversité sur 13 exploitations : 463 ha de viticulture ; cartographie de l’état de conservation qualitatif des abords de parcelles 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 82. 85 Synthèse : A partir d’un diagnostic d’exploitation – 13 viticulteurs des Côtes de Thongues ont testé la mise en place d’actions correctrices pour améliorer la biodiversité. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Diagnostic du conservatoire naturel du Languedoc 3500 m de linéaires de haies créées 45 arbres plantés et 3 ha de milieux ouverts restaurés 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? • Fédération des IGP de l’Hérault : porteur • Chambre d’agriculture • Syndicats des côtes de Thongues • Conservatoire 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? MAET Accès à des certifications 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Grâce à cette démarche, les vignerons accèdent à une vue d’ensemble de leurs exploitations et prennent conscience des services rendus par la biodiversité pour eux-mêmes et pour les citoyens. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? • Rendre la filière viticole durable sur le territoire. • Améliorer l’image de la viticulture. ViniSu ViniSud
  • 83. 86 Terra Vitis Loire Site Internet : ww.terravitis.com Contact : Sandrine Delobel 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Viticulture
  • 84. 87 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Recensement des zones de biodiversité chez 100 adhérents Terra Vitis Loire (engagement Terra Vitis) et les augmenter pour certains adhérents (fiche progrès ) Les Haies : supports de la Faune Auxiliaire – Etude avec l’association EDEN au « domaine de brizé » à Martigné Briand Implantation de Haies au domaine « Clos de l’Alma » à SAINT FLORENT LE VIEIL Implantation de Nichoir pour gérer les vers de la grappe en partenariat avec la société Schwegler Participation au programme AGRINNOV(projet Casdar 2011) tester les outils de mesure de l’impact des pratiques sur la qualité biologique des sols. Participation de 10 vignerons Terra Vitis Loire 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? L’association EDEN (Etude Des Equilibres Naturels) La Société Schwegler La Mission Bocage – Yves Gabory L’OFSV / INRA Dijon TerraVitisRM ViniSud
  • 85. 88 Terra Vitis Rhône Méditerranée Site Internet : www.terravitis.com Contact : Sandra TOURRIERE 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Nos actions ciblent la biodiversité faunistique et floristique et la beauté des paysages par l’obligation d’enherber les chemins, le maintien et l’entretien des haies, murets, … 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 86. 89 Synthèse : Nos actions portent : sur la qualité des eaux avec l’interdiction de désherber en plein, de désherber en hiver, … sur la qualité de l’air et des pollutions diffuses avec des obligations concernant l'utilisation de matériel de traitement aux normes, les interdictions de traiter dans des conditions climatiques défavorables, l’interdiction de traiter en absence de maladie, l’obligation de respecter des seuils de traitement, … sur le respect de la réglementation française avec l’obligation d’utiliser des produits phytosanitaires triés en fonction de leur éco-toxicité et d'être contrôlés chaque année, l’engagement de nos adhérents à préserver les paysages viticoles notamment par le tri et le recyclage de l'ensemble des déchets de l'exploitation (plastiques, huiles, effluents, ...) et par l'obligation d’entretenir les abords des exploitations ainsi que la biodiversité de celles- ci (les points d’eau, murets et bois, ...). 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Recensement des zones de biodiversité chez l’ensemble des adhérents Terra Vitis® Rhône Méditerranée par l’engagement du cahier des charges « identifier les Infrastructures Agro Ecologiques sur le plan de l’exploitation et les entretenir », Développement des zones de biodiversité chez les adhérents ayant choisi la fiche progrès « Favoriser la biodiversité au vignoble », Développement des zones de biodiversité chez les adhérents ayant choisi la fiche progrès « Limiter les pollutions diffuses » qui passe par l’aménagement des abords de parcelles et notamment de zones végétalisées, de haies, de murets, … Partenariat avec le Conservatoire des Espaces Naturels et la Fédération des IGP de l’Hérault chez plusieurs adhérents Terra Vitis® avec la mise en place de diagnostics agro-écologiques découlant sur des préconisations de gestion de la biodiversité. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Conservatoire des Espaces Naturels Fédération héraultaise des IGP 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Aucun financement pour Terra Vitis® TerraVitisRM
  • 87. 90 ACTIONS DES RESEAUX NATIONAUX
  • 88. 91 ACTA Site Internet : acta.asso.fr Contact : helene.gross@acta.asso.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : Animation d’un réseau d’acteurs (Réseau mixte technologique) autour de la thématique biodiversité et agriculture 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre______________________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) : Autre : Régulation des bioagresseurs
  • 89. 92 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : L’ACTA anime le RMT (Réseau Mixte Technologique) « Biodiversité et agriculture », avec l’INRA et le CTIFL en co-animateurs. Ce RMT vise à développer des travaux et projets autour de 3 thématiques : 1. La régulation des bioagresseurs ; 2. Le service de pollinisation et les insectes pollinisateurs ; 3. Les méthodes et indicateurs de suivi et d’évaluation de la biodiversité. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Le RMT « Biodiversité et agriculture » fédère une soixantaine de structures partenaires aux statuts et compétences très diverses : des instituts techniques agricoles, des chambres d’agriculture, des scientifiques, des lycées agricoles, des associations…. Au-delà de la complémentarité en termes d’enjeux, de compétences…ce partenariat large permet de disposer d’un réseau de sites expérimentaux suffisamment développé et varié en termes de climat, sol, système de cultures, environnement socio-économique…pour pouvoir mener des expérimentations multisites et discuter de la généricité des connaissances et méthodes produites. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? L’animation du RMT « Biodiversité et agriculture » et plus généralement les projets « Biodiversité » auxquels participent l’ACTA sont financés par le programme CASDAR du MAAF et par des fonds propres. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Le RMT « Biodiversité et agricultures » ayant été labellisé en mars 2014, il n’a pas encore produit de livrables. Dans les années à venir, les travaux devraient permettre de fournir : des synthèses, des articles scientifiques et techniques, des méthodes simplifiées et les outils (clés de détermination, références…) nécessaires à leur utilisation, des jeux de données, des guides et fiches techniques… Ces livrables seront diffusés sur le site internet du RMT. Un effort particulier sera mis sur la production d’outils pédagogiques pour la formation initiale et continue. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Promouvoir les synergies et favoriser les échanges autour de la question du suivi et de la gestion de la biodiversité dans les espaces agricoles et de l’optimisation des régulations naturelles qu’elle assure. Organiser un réseau de R&D capable d’identifier et de répondre aux enjeux actuels et à venir autour de la thématique « Biodiversité et agriculture ». Mutualiser, valoriser et transférer les connaissances produites par les différents partenaires et au sein du RMT.
  • 90. 93 Assemblée Permanente des Chambres d’agriculture Site Internet : http://www.chambres-agriculture.fr/thematiques/produire-durablement/biodiversite/ Contact : audrey.rimbaud@apca.chambagri.fr, yousri.hannachi@apca.chambagri.fr, nathalie.galiri@apca.chambagri.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : Accompagnement des conseillers biodiversité qui interviennent auprès des agriculteurs Synthèse : L’Assemblée Permanente des Chambres d’agriculture intervient en support des Chambres d’agriculture : son action d’information, de formation, d’animation et de communication permet donc d’améliorer les actions variées des Chambres d’agriculture départementales et régionales sur la biodiversité (projets de recherche, de communication, de sensibilisation et d’information des agriculteurs et du grand public, d’accompagnement individuel et collectif des agriculteurs, etc.). 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Milieux 4. FONCTIONS ET SERVICES - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Prévention des risques (inondation par exemple) Autre : Régulation des ravageurs/nuisibles
  • 91. 94 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : L’Assemblée Permanente des Chambres d’agriculture favorise et fédère les initiatives des Chambres d’agriculture dans la préservation et la gestion de la biodiversité et des paysages, et ceci, à travers plusieurs actions : La coordination de plusieurs réseaux de conseillers et d’agriculteurs moteurs sur les liens entre biodiversité et agriculture : • le réseau Agrifaune • le réseau de l’Observatoire Agricole de la biodiversité L’animation de groupes techniques d’une centaine de conseillers spécialisés sur la biodiversité et la forêt : • diffusion d’informations • animation de journée d’échanges thématiques • mise en place de formation (notamment via RESOLIA, l’organisme de formation des Chambres d’agriculture) La promotion des actions des Chambres à travers la tenue d’évènements de communication : • organisation et remise des prix du concours Prairies Fleuries • organisation et animation d’un stand Haies, Arbres et Biodiversité au salon Tech&Bio • organisation et animation de journées nationales Agrifaune et de journées nationales sur l’Observatoire Agricole de la Biodiversité FOCUS SUR LE RESEAU AGRIFAUNE Contexte et Objectifs : Le 30 mai 2006, l’ONCFS, l’APCA, la FNC et la FNSEA signent une convention « Agriculture, Faune sauvage, Chasse» dite « Agrifaune » qui a été renouvelée en 2011 pour cinq ans. Cette convention de partenariat a pour but de contribuer au développement de pratiques agricoles favorables à la petite faune de plaine et à la biodiversité en milieu rural, tout en prenant en compte la réalité économique des exploitations agricoles. Actions et moyens : Ce partenariat entre les structures nationales se décline aux échelles régionales et départementales (plus de 70 départements impliqués dans une convention de partenariat) : ainsi plus de 200 ingénieurs et techniciens des 4 réseaux travaillent ensemble sur des thématiques communes : impact des récoltes sur la faune, cultures fourragères, pastoralisme en montagne et galliformes, prévention des dégâts de lapins, retenues collinaires, etc. Agrifaune a développé son propre réseau de fermes (environ 300 aujourd’hui). Enfin, 4 groupes techniques sur le territoire français mettent en place des dispositifs expérimentaux et des plate-formes de démonstration, travaillent à la création de références accessibles au plus grand nombre d’agriculteurs : Groupes « cultures intermédiaires », « bords de champs », « viticulture », « machinisme agricole ». Résultats obtenus : Agrifaune dispose d’un intranet privé, et d’une base de données des fermes. Les différents groupes techniques publient les résultats de leurs travaux à travers des brochures et plaquettes : Dépliants : Bandes enherbées, Cultures intermédiaires, Haies, Impact machines, Performances, Tétras-lyre, pastoralisme, Haie et Viticulture Plaquette : Couverts végétaux labellisés Agrifaune Interculture Pour aller plus loin : Site des Chambres d’agriculture : http://www.chambres-agriculture.fr/thematiques/environnement/biodiversite/agrifaune/ Site de l’ONCFS : http://www.oncfs.gouv.fr/Depliants-download154
  • 92. 95 FOCUS SUR L’OBSERVATOIRE AGRICOLE DE LA BIODIVERSITE Contexte et Objectifs : L’Observatoire Agricole de la Biodiversité (OAB) est une initiative du Ministère en charge de l’Agriculture, qui propose depuis 2010 à des agriculteurs volontaires d’observer la biodiversité ordinaire de leurs parcelles à l’aide de protocoles standardisés. Il en a confié la maîtrise d’ouvrage au Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) et à l’APCA. 4 protocoles d’observation standardisés existent : abeilles solitaires, invertébrés terrestres (mollusques et carabes), papillons et vers de terre. L’OAB a plusieurs objectifs : - Réaffirmer les interactions entre agriculture et biodiversité pour favoriser le changement volontaire de pratiques - Donner aux acteurs locaux des outils de suivis de l’évolution de la biodiversité, - Contribuer à la mise en place d’un jeu de références nationales. Action et moyens : L’animation nationale est assurée par le MNHN et l’APCA. L’université de Rennes 1 apporte une expertise sur les vers de terre, le CNRS-LADYSS apporte un regard sur les dynamiques sociales autour de l’Observatoire. En 2013 : - 43 Chambres d’agriculture animent un réseau « OAB » - 54 départements impliqués en 2013 Résultats obtenus : - 2.200 observations en 2012, 400 agriculteurs impliqués, 500 parcelles suivies (51 % de grandes cultures, 73 % de conventionnel) - Tous les résultats sont recueillis dans une base de données nationales et traitées par le MNHN. Deux bilans ont été réalisés en 2011 et en 2012. Ces premiers résultats sont à consolider avec plus de données et sur plusieurs années pour s’affranchir notamment des facteurs climatiques. Ils reflètent certaines tendances qui pourront se confirmer ou non dans les années à venir. Pour aller plus loin : http://www.observatoire-agricole-biodiversite.fr/ FOCUS SUR LE CONCOURS NATIONAL PRAIRIES FLEURIES Contexte et Objectifs : Le concours général agricole sur les prairies fleuries organisé par les Parcs Naturels Régionaux de France (PNR), les Parcs Nationaux de France, et les Chambres d’agriculture, réunit chaque année des éleveurs qui concourent pour le meilleur équilibre agro- écologique de leurs parcelles. Il récompense les meilleures pratiques agricoles en prairies selon une grille co-construite par des agronomes, des écologues et des apiculteurs. En 2013, on assiste à une ouverture du concours à des territoires hors territoires de parcs. Actions et moyens : Le concours se déroule en deux étapes : une présélection locale, dans chaque territoire, suivie d’un jury national, présidé par un élu de l’APCA. Les Chambres d’agriculture s’impliquent de plus en plus dans l’organisation de ces concours : - 30 salariés ou élus ont participé aux jurys en tant qu’experts dans 26 Chambres d’agriculture (2012) - 9 Chambres d’agriculture ont co-organisé avec le Parc le concours (+ APCA pour le niveau national) (2012) - 2 Chambres d’agriculture ont cofinancé une partie du concours (2012) - En 2013, 45 territoires organisent le concours dont 4 portés ou co-portés par des Chambres d’agriculture. Résultats obtenus : Ce concours montre qu’il est possible de travailler sur l’excellence agri- écologique sur des territoires variés : 300 éleveurs candidats en 2013 sur 45 territoires. Il met en valeur la qualité du travail des éleveurs, tout en montrant que ces orientations sont économiquement intéressantes. Ce concours est l’occasion de croiser les regards sur la qualité et la souplesse de la prairie et de favoriser les échanges entre techniciens de plusieurs disciplines (agronomie, écologie, apiculture, paysage) et agriculteurs. Pour aller plus loin : http://www.prairies.fleuries.fr ou http://www.concours-agricole.com/
  • 93. 96 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Pour une gestion intégrée des milieux et des territoires incluant les enjeux relatifs à la biodiversité, l’Assemblée Permanente des Chambres d’agriculture engage de nombreux partenariats avec divers organismes : Organisations agricoles : organisations professionnelles agricoles (OPA), recherche (INRA), instituts techniques (ACTA), établissements d’enseignement agricole... Pouvoirs publics : ministères en charge de l'Agriculture et de l'Ecologie Acteurs de l’environnement : Fédération des Parcs naturels régionaux, Parcs nationaux de France, Fédération nationale des chasseurs, Office nationale de la chasse et de la faune sauvage, le Muséum national d’histoire naturelle, l’Union nationale des Centres permanents d’initiatives pour l’environnement,... 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? • Europe (FEADER) • Etat (ministère de l’Agriculture – ministère de l’Ecologie – DREAL – DRAAF) • Financements privés au cas par cas (dans le cas du Concours Prairies Fleuries par exemple). 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Références techniques nationales : OAB / Agrifaune / ENI Ecophyto Références techniques locales : diagnostics biodiversité à différentes échelles : exploitation / territoires Publications : Panorama d’actions des Chambres d’agriculture, 2010, Position Paper « Cultiver la Biodiversité », 2010 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? • Associer le monde agricole à l’élaboration des politiques de préservation de la biodiversité • Valoriser les services rendus par l’agriculture pour la biodiversité • Lutter contre l’artificialisation des terres agricoles • Encourager la recherche et accompagner les agriculteurs et les forestiers • Maintenir une importante biodiversité domestiquée pour l’agriculture et l’alimentation de demain. APCA
  • 94. 97 AAAASSOCIATION FRANÇAISESSOCIATION FRANÇAISESSOCIATION FRANÇAISESSOCIATION FRANÇAISE DDDD''''AGROFORESTERIEAGROFORESTERIEAGROFORESTERIEAGROFORESTERIE Site Internet : www.agroforestrie.fr Contact : Alain Canet 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : L'agroforesterie est une pratique qui consiste à associer des arbres avec des cultures ou de l'élevage dans le but d'optimiser la production agricole par surface, tout en favorisant la biodiversité. L'agroforesterie au sens large est souvent associée aux techniques de conservation des sols, les deux pratiques sont très complémentaires. Dès lors on parle d'agroforesterie de 3ième génération. Biodiversité génétique L’association française d’agroforesterie travaille sur la préservation de la biodiversité génétique en promouvant l’utilisation d’espèces et de variétés d’arbres locales, issues de graines prélevées sur le territoire de plantation, en créant des zones riches et diversifiées dans les endroits non utilisés des campagnes tels que les bords de route, de cours d’eau ou les bandes enherbées. En proposant de laisser la nature régénérer ces milieux en intervenant le moins possible, ces zones évoluent vers un climax écologique et donnent une place à des populations de plantes et d'animaux issue du territoire même.
  • 95. 98 Diversité du paysage L’arbre comme la haie introduit une verticalité dans la diversité du paysage. La composante arborée et arbustive champêtre apporte de la diversité d’autant plus qu’elle ne se cantonne pas aux friches et aux bois. Biodiversité du sol L’arbre agroforestier apporte une quantité importante de matière organique au sol. Que ce soit par les racines que l’arbre élague naturellement dans le sol, ou via le feuillage que l’arbre relargue à l’automne, il apporte un vrai « bol de carbone » à la faune du sol. Les bandes d’herbe qui se situent entre les arbres et bien souvent les pratiques de conservation des sols qui accompagnent l’agroforesterie soutiennent la biodiversité du sol, en lui fournissant un habitat et une alimentation riche, variée et continue. Biodiversité des insectes Un arbre, un sol peu ou pas travaillé, et une haie constituent un milieu idéal pour supporter la diversité des insectes. La richesse de matière première que l’on peut trouver dans un tel milieu permet à de nombreux insectes de trouver de quoi vivre. Les floraisons et fructifications successives des arbres, arbustes et herbacées permettent à chaque insecte et notamment les pollinisateurs de trouver un milieu propice à leur développement. Biodiversité faunistique En introduisant de la diversité et de multiples sources de matière végétale dans le paysage, on crée un milieu où la faune sauvage peut s’abriter, se dissimuler, se reproduire et s’alimenter. La diversité faunistique est donc appelée à se développer dans ces milieux accueillants. Biodiversité floristique Les bandes d’herbe entre les arbres et les zones en régénération naturelle garantissent une diversité floristique importante. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ Synthèse : L'agroforesterie est en lien avec l'agriculture en général. Elle permet d'optimiser l'utilisation des ressources pour la production d'alimentation ; en la développant, nous agissons sur ce type de services écosystémiques. De même, l'arbre agroforestier fixe du CO2, filtre l'eau du sol avec ses racines, propose aux pollinisateurs une ressource pollenifère hors des périodes de floraison des cultures, modifie le paysage, produit du bois et enrichit le cadre récréatif général. Enfin, par leurs actions sur l'eau et en abritant la faune sauvage, les aménagements agroforestiers que nous développons participent au maintien et au développement des services de chasse et de pêche. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : L'association française d'agroforesterie est un acteur du territoire, son objectif est de développer l'agroforesterie au travers d'actions d'animation, de vulgarisation, de conseil, de développement et de recherche. Elle fonctionne grâce à la mise en place de programmes territoriaux axés AFAF
  • 96. 99 autour de thématiques agricoles ou de l’aménagement du territoire qui concordent avec l'agroforesterie (ex : l’eau, le bois énergie, les pollinisateurs...) Un des programmes phare de l'association est le programme multi partenarial et transversal Agr'eau : AGR'EAU : programme de développement de la couverture végétale des sols en Adour Garonne La couverture végétale des sols au service de la ressource en eau Un double objectif : moins d’intrants, moins de travail du sol, moins de pollutions des eaux, mais aussi plus de végétal, plus de services rendus par l’agriculture à l’environnement. Pour l'atteindre, on fait appel à des techniques basées sur la préservation du « capital » sol : la couverture végétale herbacée et arborée permanente. Un projet avec, pour et par les agriculteurs Née de la volonté d’agriculteurs, cette opération pluriannuelle d’envergure propose une démarche transversale, multi-partenariale et durable de développement des techniques d’agroforesterie et de couverts végétaux réunissant tous les profils d’acteurs de l’agriculture, de l’environnement, ainsi que les gestionnaires du territoire. Ainsi, afin d’amplifier à grande échelle le mouvement existant et en s’appuyant sur la diversité des expériences menées, ce dispositif entend créer une dynamique de développement par la création en continu de références techniques et économiques fiables, la valorisation et la diffusion des connaissances techniques et dans laquelle les agriculteurs sont les acteurs-clés. L’opération d’animation territoriale Agr’eau accompagnée par l’Agence de l’eau Adour-Garonne s’est fixé des objectifs ambitieux : plantations agroforestières, conversion au semis direct sous couvert, la création de fiches techniques et des kits de formation des agriculteurs et la formation de techniciens relais. Partenaire(s) : Porté par l’Association Française d’Agroforesterie en partenariat avec Arbre & Paysage 32, Arbre & Agriculture d’Aquitaine, Institut d’Agriculture Durable, Association Occitane de Conservation des Sols, Sol & Eau en Ségala, Clé de Sol, APAD, GAIA Consulting, Agronomie Terroir, Fédération de Chasse Aquitaine, Fédération de Chasse Midi-Pyrénées, Agro d’Oc, Agence de l’Eau Adour-Garonne, Conseil Régional d’Aquitaine, Fondation de France, Région Midi-Pyrénées … Site : http://www.agroforesterie.fr/agreau.php AFAF
  • 97. 100 COOP DE FRANCE Site Internet : http://www.lacooperationagricole.coop/ Contact : marie.tobias@coopdefrance.coop 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON Coop de France est le représentant politique des 2400 coopératives et 11500 Cuma qui maillent le territoire français. En raison de leur lien privilégié avec leurs adhérents, leur activité de transformation et leur intégration au sein d’un territoire, les coopératives jouent un rôle essentiel en matière de biodiversité : elles favorisent le déploiement de pratiques vertueuses à grande échelle et valorisent les actions de leurs adhérents en commercialisant ces productions à forte valeur ajoutée valorisable auprès des consommateurs. Coop de France est le porte voix des coopératives auprès des pouvoirs publiques, en valorisant la richesse des actions existantes sur le territoire. 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ Les actions de la coopération agricole en matière de biodiversité sont très variées. Elles résultent de la volonté de leurs adhérents à s’impliquer sur cette question et peuvent ainsi aller de la recherche pure à l’accompagnement de l’adhérent dans la mise en place de projet sur son exploitation. 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 98. 101 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Zoom sur : EMC2, Agrial sont des coopératives impliquées dans l’observatoire national de la biodiversité en milieu agricole :http://www.observatoire-agricole-biodiversite.fr/, aux côtés du MNHN et des Chambres d’Agriculture. La coopérative agricole de Boisseaux, mène depuis plusieurs années, avec l’association Hommes et territoires, un projet sur la biodiversité locale et les continuités écologiques. L’idée étant, après un diagnostic des habitats et des corridors, de proposer des aménagements aux exploitants tout en les sensibilisant à l’importance de maintenir une richesse de biodiversité sur leur territoire. Vivescia collabore avec le réseau Biodiversité pour les abeilles et le syndicat apicole de l’Aube afin de travailler sur la contribution des jachères apicoles implantées sur son territoire. Une vingtaine de partenaires dont la SCAEL, Agrial, Lorca, Noriap, 110 Bourgogne, participent à l’opération « pollinisateurs » aux cotés de Syngenta, visant à restaurer les habitats naturels pour les pollinisateurs ainsi que leurs sources de nourriture InVivo anime un réseau de fermes Ecophyto dans lequel 34 coopératives et 316 de leurs adhérents sont engagées. InVivo coordonne les travaux et centralise les indicateurs multicritères de l'impact environnemental des pratiques agricoles, dans le cadre du Plan Ecophyto 2018. Outre les indicateurs de pratiques et économiques en lien avec la qualité de l'eau, InVivo a également mis au point des indicateurs biodiversité qu’elle suit sur les exploitations (quantification de l'offre alimentaire pour les pollinisateurs, dénombrement et identification de papillons, d'abeilles solitaires et de vers de terre dans le cadre de l'Observatoire Agricole de la Biodiversité). Voir la liste des coops impliquées : http://www.invivo- group.com/uploads/communique/111_communique.pdf InVivo s’implique également aux côtés de la CDC Biodiversité sur les questions de compensation écologique à l’exemple de l’Opération sur le Hamster d’Alsace (CDC Biodiversité et In Vivo). InVivo accompagne également de façon ponctuelle, certaines coopératives dans des études spécifiques, à l’exemple de la CAVAC,: une étude visant à déterminer la diversité offerte aux abeilles pour leur production de pollen et de nectar tout au long de l’année dans une commune du sud de la Vendée Noriap est impliquée dans la démarche « Lu Harmony », incitant ses adhérents à implanter des jachères fleuries en bordure de parcelles de blé destiné à Lu. Terrena développe son Agriculture Ecologiquement Intensive. Elle s’est ainsi fixée deux axes de travail en matière de biodiversité : • Cultiver la biodiversité : en réservant des espaces de refuge et d’alimentation à la faune auxiliaire en bordures de parcelles… • Apprivoiser la biodiversité au service de l’exploitation et de l’écosystème : en associant des cultures, en mélangeant des variétés et des espèces… Limagrain quant à elle, enrichit, conserve et partage la biodiversité, au travers, notamment, de son activité de sélection. Les sélectionneurs ont besoin pour créer de nouvelles variétés, de conserver les variétés anciennes cultivées ou sauvages et d’échanger des ressources génétiques. Limagrain contribue par ses activités, à enrichir et conserver la biodiversité. Il entend également préserver une culture du partage des connaissances. Les coopératives de luzerne (Luzéal, CAPDEA, Coopédom…) ont initié dès 2008, une réflexion collective, autour de la préservation et de la dynamisation de la biodiversité hébergée par cette légumineuse. À partir de 5 indicateurs définis par le Muséum (oiseaux, papillons, orthoptères,
  • 99. 102 chiroptères, abeilles domestiques), l’objectif est de mesurer la biodiversité ordinaire dans des parcelles de luzerne conduites de manière conventionnelle et dans des parcelles comportant des bandes de 7 mètres non fauchées alternativement. Le but est de démontrer qu’un changement de pratiques peut augmenter encore la biodiversité sans modifier substantiellement les équilibres économiques de la culture. 150 parcelles sur toute la France et environ 1000 hectares sont concernés par cette expérimentation. Pour plus de renseignements : http://www.biodiversite-luzerne.com/ La coopérative Cerepy s’engage quant à elle, dans la préservation des abeilles en implantant des jachères méllifères sur sa zone d’activité. Cette liste non exhaustive témoigne de la richesse des actions menées par les coopératives et de la volonté de leurs adhérents à préserver chaque jour, la richesse du milieu dans lequel ils évoluent. Pour plus de renseignements : http://www.lacooperationagricole.coop/ 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Les partenariats sont multiples : ils vont de l’association environnementale locale, désireuse de préserver l’environnement, aux organismes de recherche (MNHN, INRA…) en passant par de grandes entreprises (Bayer, Syngenta) et les instituts techniques (Arvalis,…). 7. Quels financements votre organisme a- t-il pu trouver ? Les financements de ces projets sont variables, à l’image des partenariats. Ils vont du déploiement d’actions volontaires à la mise en place d’actions soutenues par des conseils régionaux, par des associations d’utilisateurs de la nature (ex : chasseurs, …), par l’Europe… 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Certaines coopératives contribuent au recueil de données en matière de biodiversité, fonction de leurs participations à des observatoires ou autres 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Faire en sorte que les coopératives agricoles puissent contribuer pleinement aux actions de préservation de la biodiversité, cela grâce à une reconnaissance de leur rôle incontournable.
  • 100. 103 FARRE Site Internet : www.farre.org Contact : Claude Richard 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Dans le cadre du programme BiodiversID, sont réalisés des suivis sur le succès reproducteur des perdrix grises, rouges et faisans ainsi que des comptages d’insectes pollinisateurs. Sur des fermes expérimentales, ces données sont complétées par des suivis de rucher et des suivis des populations nicheuses et hivernantes des oiseaux de passage. 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 101. 104 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : • De 2004 à 2010, la LPO, Farre, la Fnab et la FNCivam ont travaillé conjointement sur la biodiversité dans 16 départements avec pour objectifs : de préserver et d'améliorer la biodiversité sur les exploitations agricoles du réseau ; de valoriser et de vulgariser les enseignements issus de ce réseau pour une meilleure prise en compte de la biodiversité au sein des exploitations agricoles ; promouvoir des pratiques respectueuses de l'environnement en permettant une collaboration directe entre environnementalistes et agriculteurs. Pour se faire, dans chaque département, un animateur LPO a travaillé en collaboration avec les agriculteurs des 3 réseaux pour mettre en place un programme d'actions sur chaque exploitation à partir de diagnostics (global d’exploitation et environnementaux, Stoc). A l’issue du programme, ont été publiés un recueil d’expériences et 14 fiches : méthodologie, plan de gestion, diagnostic des éléments naturels et paysagers, suivi des peuplements d'oiseaux, localisation de la biodiversité sur une exploitation, les grandes cultures, les bandes enherbées, les jachères, les vignes et vergers, les prairies fauchées et pâturées, les pelouses sèches calcicoles, les haies, les fossés et cours d'eau, les mares, le patrimoine bâti. Le guide technique complet avec les fiches, "Agriculture et biodiversité : comment améliorer la biodiversité sur votre exploitation ?", est téléchargeable en page : http://www.farre.org/index.php?id=85. Par ailleurs, Farre a réalisé plusieurs vidéos de vulgarisation sur ce programme : http://www.farre.org/index.php?id=120. • Depuis 2012, Farre participe au programme national BiodiversID. A partir d’un double réseau de fermes (expérimentation et vulgarisation), un suivi d’indicateurs de biodiversité communs est réalisé. Les objectifs de ce programme sont les suivants : tester la pertinence d’indicateurs de biodiversité ; dresser un état des lieux de la biodiversité sur ces exploitations, des biotopes existants et des aménagements favorables ; proposer des pistes de travail aux exploitants et suivre avec eux l’évolution de leur exploitation ; relier ces données à des indicateurs socio-économiques de l’exploitation agricole. Pour cela, sont effectués : le suivi de 4 indicateurs de biodiversité (pollinisateurs domestiques et sauvages, flore butinée, perdrix, oiseaux), une évaluation de la qualité de la trame verte et bleue, le suivi de 50 indicateurs environnementaux répartis en 7 thématiques et l’analyse de la qualité des paysages, à partir de 88 indicateurs, au sein de 9 milieux diagnostiqués. Le suivi régulier des fermes engagées dans le programme s’appuie sur des outils de référence : le catalogue des bonnes pratiques agricoles ; des journées de formation ; une plateforme informatique pour centraliser les résultats ; un rapport personnalisé pour chaque exploitation ; un expert dédié à toutes les interrogations ; un kit BiodiversID avec des fiches techniques.
  • 102. 105 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? BiodiversID est mené par BASF Agro, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles et Farre. Dans le cadre de ce programme, des partenariats ont été mis en place avec un certain nombre d’organismes agricoles (coopératives, négoces, écoles, instituts techniques) mais aussi d’experts (ONCFS, FNC, LPO, Noé conservation, MNHN, Gnis, …). Afin d’être complémentaires d’autres programmes menés sur la biodiversité, des relations sont entretenues avec le ministère de l’Agriculture (pour l’OAB), l’ONCFS (pour le réseau Agrifaune) et le MNHN (pour l’OAB et Symbiose en Champagne-Ardenne). 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Recherche en cours 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Le travail est en cours. En 2013, le programme BiodiversID, c’est : • 43 exploitations engagées • Nombre d’indicateurs suivis : 206 • Une capacité nourricière moyenne de 4 050 personnes pour les grandes cultures, soit 17,9 personnes/ha Farre a réalisé deux vidéos sur ce programme : - http://www.youtube.com/watch?v=dPrYy5oa6HY - http://www.youtube.com/watch?v=0RWmYZkCNN8 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Prouver qu’agriculture moderne et biodiversité sont compatibles et montrer les bénéfices réciproques agriculture/biodiversité. Publications : http://www.agro.basf.fr/agroportal/fr/fr/actus_et_videos/actualites/agriculture_durable_enjeux_engage ments_actus/mai12_biodiversid.html FARRE
  • 103. 106 FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS Site Internet : www.chasseurdefrance.com Contact : Constance BOUQUET cbouquet@chasseurdefrance.com 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 104. 107 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Le partenariat Agrifaune constitue la principale action en matière de pratiques agricoles favorables à la biodiversité. La FNC est également associée à des semenciers et groupes coopératifs pour le développement et la commercialisation de cultures intermédiaires « faunistiques » sous la marque Agrifaune Intercultures. Elle participe à des réseaux d'observations et de suivi, (Réseau Biodiversité pour les Abeilles, BiodiversID) et suit les travaux de l'Observatoire Agricole de la Biodiversité du Ministère de l'Agriculture ainsi que ceux de l'Observatoire National de la Biodiversité. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Agrifaune est un partenariat national signé entre les instances du monde agricole (APCA et FNSEA) et celles de la chasse (FNC et ONCFS) le 30 mai 2006 et renouvelé en 2011 pour une nouvelle période de 5 ans. A noter que ce partenariat se décline à des échelles plus locales (région et département) afin que les membres du réseau puissent concrètement travailler sur les pratiques favorables à la petite faune sauvage dans le cadre d'une agriculture compétitive : culture intermédiaire, machinisme, viticulture, bocage, zone herbagère, pastoralisme, etc… La finalité du projet est de développer des références de terrain solides, pouvant servir à faire évoluer certaines pratiques agricoles. En 2012 on dénombre plus de 300 exploitations agricoles adhérentes et plus de 70 projets locaux. 4 groupes techniques thématiques permettent de coordonner et de mutualiser les expériences et les résultats. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Agrifaune est financé en grande partie par l’ONCFS qui subventionne les projets. Les fédérations des chasseurs et les chambres d'agriculture participent à travers de l'autofinancement. Le budget total est d'environ 2 millions d'euros. Parmi les projets locaux, 10% des fonds sont apportés par des organismes extérieurs (Europe, collectivités territoriales, agence de l'eau, coopératives…). 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Des suivis agronomiques, économiques et de biodiversité permettent de constituer une base de données de références mobilisable pour des études plus approfondies. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La priorité serait de coordonner l'ensemble des réseaux existants et de mettre en place une plateforme d'échanges des projets, études et résultats existants sur cette thématique. Il serait temps de passer à l'action concrète plutôt que de faire sans cesse des suivis. FNC FNC
  • 105. 108 FNSEA Site Internet : www.fnsea.fr Contact : kristell.labous@fnsea.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 106. 109 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Connaître la biodiversité : Pour promouvoir l’évaluation de la biodiversité agricole auprès des adhérents, la FNSEA a élaboré un livret « Biodiversité agricole : mieux évaluer votre exploitation agricole pour communiquer plus », qui sera diffusé à l’automne 2013 à l’ensemble du réseau FNSEA. Préserver la biodiversité : Depuis 2006, la FNSEA contribue au réseau Agrifaune piloté par l’ONCFS, qui a pour objet de permettre la création de références agronomiques, économiques, faunistiques et écologiques, consolidées par des études de terrain. Des expérimentations sur les aménagements et les pratiques agricoles favorables à la faune sauvage et à la biodiversité sont également menées. Former sur la biodiversité : La FNSEA a mis en place, en 2012, une formation sur la biodiversité auprès des collaborateurs du réseau FNSEA pour comprendre la biodiversité agricole, participer à l’élaboration des politiques locales et mener des actions favorables à la biodiversité. Communiquer sur l’agriculture et la biodiversité: Pour faire connaître la biodiversité agricole auprès du grand public, la FNSEA a élaboré une brochure : « La biodiversité dans l’exploitation agricole » en 2010. L’opération « Fermes ouvertes » est également l’occasion pour les agriculteurs de présenter leurs outils de production, mais également la biodiversité présente sur leurs exploitations. La FNSEA, la FDSEA de la Marne et différents acteurs du monde agricole ont organisé une journée thématique « Les agriculteurs, producteurs de biodiversité » le 22 mai 2013, en présence de Xavier Beulin. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Certaines actions ont été conduites avec des partenaires extérieurs comme : le partenariat Agrifaune avec l’ONCFS, l’APCA et la FNC la journée sur la biodiversité à laquelle ont participé la LPO, Humanité et Biodiversité, les chasseurs, FARRE, l’association pour l’agriculture écologiquement intensive (AEI) la formation des collaborateurs du réseau FNSEA avec l’intervention du Muséum national d’histoire naturelle, Humanité et Biodiversité, la Fédération des Parcs naturels régionaux, l’ONCFS 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Pas de financement extérieur. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Nos actions ont davantage pour objectif de diffuser les connaissances et les références acquises par les chercheurs ou les instituts agricoles auprès de notre réseau et des agriculteurs, plutôt que de collecter en propre des références ou des connaissances sur le lien agriculture et biodiversité. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Faire connaître et promouvoir la biodiversité « produite » par l’activité agricole : la faune sauvage, la faune auxiliaire, la biodiversité domestique, les éléments du paysage… Aider les agriculteurs à identifier la biodiversité présente sur leurs exploitations pour qu’ils puissent mieux appréhender le lien entre agriculture et biodiversité, et le faire connaître aux acteurs locaux, au grand public. Mieux évaluer les services environnementaux rendus par les agriculteurs pour pouvoir les valoriser économiquement : compensation écologique, trame verte et bleue, affichage environnemental… Publications : Brochure FNSEA « La biodiversité dans l’exploitation agricole ».
  • 107. 110 TRAME Site Internet : http://www.pardessuslahaie.net/trame Contact : b.detorcy@trame.org 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : Trame accompagne des collectifs d’agriculteurs et de salariés dans leurs projets de remise en cause des itinéraires techniques en production animale ou végétale, visant à améliorer les performances économiques tout en préservant l’environnement. 4.FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : favoriser les processus de régulation naturels
  • 108. 111 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : L’opération « Notre Défi 213 : Construisons ensemble l’agriculture de demain », a permis d’identifier et d’accompagner 20 projets collectifs innovants, dont deux groupes sur l’Agriculture Ecologiquement Intensive notamment en Pays de la Loire, un groupe sur l’implantation de bandes enherbées mellifères en Rhône-Alpes, deux groupes sur des pratiques de médecine alternative et homéopathie vétérinaire Par ailleurs, des Geda affichent clairement la prise en compte de la biodiversité dans leurs conseils. Ex : sur le thème des carabes dans le Pas-de-Calais, la gestion des bordures de champs ou des bords de chemins dans la Marne, et l’Ille-et-Vilaine Les actions de communication sont nombreuses avec les journées « randofermes » organisées chaque année par des groupes du réseaux Fngeda dans plusieurs départements. Trame est engagé dans le projet VARAPE qui vise à valoriser les races à petits effectifs, aux côtés des Instituts techniques et de l’INRA 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Les partenaires de ces projets sont essentiellement les services techniques des Chambres d’agriculture, les chercheurs, mais aussi, selon les thèmes les collectivités locales qui s’investissent de plus en plus souvent dans ces actions aux côtés des agriculteurs. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Le financement de ces actions rentre généralement dans nos programmes avec nos financeurs habituels, essentiellement Casdar et Vivea pour les actions de formation. Localement, certains collectifs élaborent des partenariats avec les collectivités territoriales. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Plus que l’obtention de références techniques ou scientifiques, les projets menés par les collectifs de nos réseaux permettent généralement d’adapter et de diffuser des références et de préciser les conditions de leur mise en œuvre par les exploitants de leur territoire. Ils précisent localement l’impact organisationnel et économique des changements de pratiques en valorisant les dimensions collective et locale de ces projets. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Une meilleure reconnaissance du travail des agriculteurs dans ce domaine de la préservation de la biodiversité, de la part des financeurs, mais également davantage de collaboration avec la recherche fondamentale, afin de parfaire la mise en réseau des collectifs travaillant sur des thématiques semblables, la capitalisation et la diffusion de leurs travaux. Publications : Voir le site de Trame : http://www.pardessuslahaie.net/trame TRAME
  • 109. 112 ACTIONS DES RESEAUX TERRITORIAUX
  • 110. 113 Gestion des milieux ADASEA de L’Aveyron Site Internet : Contact : nicolas.cayssiols@adasea.net 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 111. 114 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Notre structure travaille sur la gestion agricole des zones humides, des pelouses sèches et des prairies naturelles (de fauche ou pâturées). En outre nous menons de nombreuses actions sur la gestion des haies qui sont les dénominateurs communs à toutes les formations naturelles et artificielles. Nos actions appellent un travail important d’inventaires de terrain sur des milieux naturels, et de fait un travail de restitution et de vulgarisation des conclusions de nos recherches. Ainsi, nous publions plusieurs bulletins d’information sur les milieux naturels, assurons des sorties pédagogiques tout public (professionnels, étudiants, scolaires, grand public…), participons à l’amélioration de la connaissance via le renseignement de bases de données locales ou nationales. Ces travaux sont menés dans le cadre de programme de type : • Natura 2000, • programme en lien avec l’agence de l’eau Adour-Garonne (Cellules d’Assistance Technique pour les Zones Humides pour le département de l’Aveyron, PAT, Atlas départemental des zones humides, information sur la réglementation en lien avec les zones humides), • volet environnement en lien avec des aménagements fonciers, • études CNPN, • études d’impacts, • pré-études environnementales, • volet environnement et trame verte et bleue de PLU, PLUi et Cartes Communales, • inventaire pour des Espaces Naturels Sensibles (ENS du Conseil Général de l’Aveyron). • organisation et participation au concours national de prairies fleuries. Nous assurons également la mise en place de programmes de restauration (réouverture de milieux fermés de type pelouses sèches ou milieux humides, de restauration de milieux lacustres de type mares ou étangs). La majorité de nos programmes appelle un accompagnement des agriculteurs via la mise en place de Mesures agro- environnementales ou l’élaboration de projets individuels ou collectifs avec des agriculteurs. Nous réalisons des suivis de faune et de flore qu’il s’agisse d’espèces protégées, cynégétiques, ou invasives (suivis annuels de stations floristiques remarquables, d’espèces de flore invasives, suivis d’espèces de faune protégées, nuisibles et ou cynégétiques (projet perdrix rouges et projet faisans avec la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aveyron), suivis des populations de ragondin). 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Profession agricole, Chambre d’Agriculture, FDSEA, DDT, LPO, FDC12, ONEMA, Conseil général, Agence de l’Eau, Contrat de Rivière, ONCFS, Conservatoire botanique, Bureau d’étude…
  • 112. 115 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Financements européens, Privés, Publics 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Gestion des prairies humides et des pelouses sèches par le pastoralisme, gestion de la prophylaxie en lien avec la protection des insectes coprophages. Gestion du parcellaire en lien avec des espèces de faune, gestion des haies et plantation de haies en lien avec les écoulements d’eau, mise en place d’abreuvoirs… 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Un travail de partenariat avec la Profession agricole pour assurer tout à la fois production économique et préservation des milieux naturels, en considérant l’environnement d’une manière holistique.
  • 113. 116 Protection et gestion du SENECON de Rodez ADASEA de l’Aveyron Site Internet : Contact : nicolas.cayssiols@adasea.net 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________ 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Nous travaillons sur un projet d’amélioration de la connaissance et de suivi d’une espèce de flore protégée nationalement et endémique du Causse Comtal : le Séneçon de Rodez (Senecio ruthenensis).
  • 114. 117 Cette plante ne se trouve que sur le Causse Comtal et évolue d’ordinaire sur des formations qualifiées d’ourlets. C’est-à-dire, des formations qui tendent à se fermer du fait d’une pression pastorale moindre et d’une diminution de la fréquence d’entretien (girobroyage d’entretien) de la parcelle. Toutefois, il arrive également, que cette plante apparaisse dans des parcelles cultivées ou des prairies temporaires. Dès lors, se pose la question de la gestion des parcelles concernées en présence d’une plante protégée. De même, lorsque des parcelles changent de propriétaire il importe d’informer le nouveau propriétaire ou le nouveau locataire de la présence de la plante et de voir avec lui comment composer au mieux. La présence de l’espèce ne pose aucun problème sur les parcelles gérées en parcours extensif. Cependant, il en est tout autre sur des terres labourables ou sur des terrains nouvellement constructibles. Dès lors nous rencontrons les agriculteurs et propriétaires concernés afin de trouver des compromis et d’avoir une réponse la plus proche de la réalité du terrain et du niveau de conservation de la plante. C’est pour cela qu’il est important de connaître la répartition et la représentativité de la plante sur son aire de répartition et de mener en parallèle des rencontres avec les agriculteurs pour dédramatiser une situation qui peut de prime abord interpeller. Nos travaux nous mènent également à rencontrer des vétérinaires pour évoquer et mesurer les risques d’empoisonnement liés à l’ingestion de la plante car le Séneçon est toxique. Nous sommes également amenés à communiquer et à faire un travail de vulgarisation important pour faire comprendre les modalités de développement de la plante, ses affinités écologiques et la responsabilité du département de l’Aveyron pour sa conservation. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Profession agricole, Chambre d’agriculture, FDSEA, DDT, ONCFS, Conservatoire botanique, Bureau d’études… 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? FEDER et Fonds Etat. Financements européens, privés, publics 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Nous travaillons régulièrement à l’amélioration de la connaissance sur la localisation de la plante (réalisation d’une BD en lien avec le Conservatoire Botanique National des Pyrénées et de Midi-Pyrénées.) 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Il s’agit de démystifier les contraintes liées à la présence d’une espèce protégée sur le parcellaire d’une exploitation. Beaucoup d’agriculteurs avaient remarqué la présence de cette « belle fleur jaune » sans jamais avoir rien fait pour la préserver et de fait sans s’être imposé de contraintes particulières non plus ! Par ailleurs ces rencontres nous permettent de prendre ou de reprendre contact, parfois même de mettre un nom sur un visage, d’apprendre de nouvelles localités pour la plante et d’évoquer des sujets en lien avec l’environnement comme la gestion des pelouses sèches et la nécessité de retrouver un jour le chemin des parcours communaux, un sujet qui tient à cœur à bon nombre d’agriculteurs.
  • 115. 118 Prairies fleuries ADASEA de l’AveyronSite Internet : http://www.adasea.net/ Contact : 05 65 73 76 76 Concours « Prairies Fleuries » 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : Organisation d’un Concours agricole des Prairies fleuries 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Valorisation
  • 116. 119 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Le Concours agricole des Prairies fleuries est organisé par la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France et les Parcs Nationaux de France depuis 2010. Cet évènement se déroule en deux étapes : un concours local et national. Cette année, l’ADASEA de l’Aveyron a été retenue par les organisateurs nationaux pour expérimenter l’organisation d’un concours « Hors- parcs ». Le concours des Prairies fleuries invite les agriculteurs à inscrire une prairie naturelle (permanente) de fauche et/ou de pâture. Ensuite, un jury composé d’experts en agronomie, écologie (botanique / faune sauvage),… évalue la prairie en suivant une fiche de notation nationale. Enfin, après délibération, l’agriculteur possédant le meilleur équilibre agri-écologique est invité a disputer le prix national face aux autres territoires de France. Plus d’informations disponibles sur le site internet national : www.prairiesfleuries.fr 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Ci-dessous les différents partenaires techniques ou financiers : • Association Mycologique et Botanique de l’Aveyron (AMBA) ; • Entreprise Braley ; • Mairie de Bozouls ; • Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de l’Aveyron (CAUE) ; • Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées ; • Fédération des Chasseurs de l’Aveyron; • Groupama ; • INRA de Toulouse ; • Alain ROZIERE (sculpteur sur bois) ; • Bureau d’étude Rural Concept ; • Entreprise SOBAC ; • Université du Mirail / Laboratoire GEODE de Toulouse. • G.A.P.U.L.M., ULM Bozouls • Centre Motoculture Aveyron (CMA) 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Faute de temps pour déposer des dossiers de demande de subventions, le concours est organisé grâce aux dons des différents partenaires et à un autofinancement de l’ADASEA. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Une réflexion au niveau national est en cours sur l’utilisation et la mise en relation des données collectées lors de la notation des prairies. Cela pourrait mettre en évidence le lien entre les pratiques agricoles et la biodiversité présente dans les prairies naturelles. Les fiches de notation et les relevés floristiques sont conservés. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Trouver de nouveaux financements pour les éditions futures
  • 117. 120 Natura 2000 ADASEA du Lot Site Internet : http://www.adasea.net/ Contact : samuel.belhamiti@adasea.net 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre :______________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : Espèce d’intérêt communautaire 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Biodiversité
  • 118. 121 5. Décrivez ce(s) projet(s) : Chargée par l’État de l’élaboration de DOCOBs (plans de gestion) puis de l’animation de 6 sites Natura 2000, co-animant le volet agricole des 8 sites gérés par le PNR des Causses du Quercy et animant le volet terrestre du site géré par EPIDOR, l’adasea œuvre en concertation avec les acteurs locaux à la préservation de l’état de conservation des habitats et espèces d’intérêt communautaire. Cette mission se décline en de multiples actions : protection des habitats naturels par la contractualisation, sensibilisation du public, formation des professionnels, … 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? De nombreuses actions sont menées en partenariat avec le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy (PNRCQ) sur le territoire du Parc et la Chambre d’Agriculture du Lot. Des actions peuvent également être montées en partenariat avec EPIDOR (Etablissement Public Territorial du Bassin de la Dordogne) 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Les financements de l’animation Natura 2000 proviennent de l’Etat et de l’Europe (FEADER). 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Oui Lors de la réalisation des MAET Natura 2000, un diagnostic préalable est réalisé avant de finaliser les dossiers. Ce diagnostic préalable se divise en 3 parties. A savoir, une première partie appelée pré-diagnostic qui fait un bilan de l’exploitation et présente aux exploitants la démarche et le fonctionnement de Natura 2000. Ensuite un diagnostic pastoral et un diagnostic écologique sont réalisés sur le terrain concernant les parcelles en habitats d’intérêt communautaire. Ces diagnostics permettent ainsi de faire le lien entre les pratiques agricoles et la conservation des habitats naturels. L’ADASEA réalise actuellement une étude de suivi de 4 parcelles, au niveau agricole et écologique, afin de comparer différents types de gestion sur le site « Vallée de la Dordogne Quercynoise ». Ainsi, 2 parcelles de prairie de fauche et 2 pelouses sèches alluviales avec des modes de gestion différenciés sont observées : • deux parcelles à dominante « gestion par la fauche » (une prairie et une pelouse sèche) • deux parcelles à dominante « gestion par le pâturage » (une prairie et une pelouse sèche). L’observation consiste à noter, à l’aide de critères bien précis, l’évolution écologique et pastorale en simultané sur ces parcelles (observation de l’évolution floristique et faunistique en lien avec les pratiques pastorales). Cette étude permettra de constater quel type de gestion sera optimal pour ces habitats, qui constituent la majorité des surfaces protégées du site. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La priorité est de maintenir les crédits d’animation pour les sites Natura 2000, afin de continuer les actions de conservation qui sont actuellement menées. Deuxièmement, il faudrait mettre l’accent sur les actions permettant de soutenir la valorisation (l’entretien) des habitats d’intérêt communautaire.
  • 119. 122 Revalorisation des espaces ADASEA du Lot Site Internet : www.adasea46.net Contact : jean-maurice.diogo@adasea.net PROJET ESPACES EMBROUSSAILLES 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : Coordination avec des périmètres en Natura 2000 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 120. 123 5. Décrivez ce(s) projet(s) : L’ADASEA intervient dans le cadre du programme Espaces Embroussaillés du Conseil Général du Lot en tant qu’animateur référent dans le montage des Associations Foncières Pastorales (AFP). S'appuyant sur la mobilisation de tous les usagers de l'espace (propriétaires fonciers, éleveurs, chasseurs,…), autour du projet collectif d'AFP libre, l'objectif est de répondre à des enjeux d'intérêts généraux : prévenir le risque incendie, préserver la biodiversité, maintenir une mosaïque paysagère par la pérennisation d'une activité pastorale tout en valorisant une ressource fourragère renouvelable. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Oui De nombreux acteurs entrent en jeu. Tout d'abord les porteurs de projets, notamment des Elus, des propriétaires et gestionnaires de l'espace (éleveurs par exemple). Ensuite, il y a tout un volet partenarial avec la Chambre d'Agriculture du Lot (appui conseil ovin), le Parc naturel régional des Causses du Quercy (appui naturaliste) mais aussi le Conseil Général du Lot, porteur du programme (appui aux démarches administratives – financements). Sans oublier, à titre d'accompagnement et de sensibilisation, le Service Départemental d'Incendies et de Secours du Lot mais aussi diverses instances locales comme la Fédération des Chasseurs. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? En tant qu'animateur, le financement est entièrement pris en charge par le Conseil Général du Lot dans le cadre d'un accompagnement technique aux différents porteurs de projets. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Oui Tout d'abord, la réalisation des diagnostics écologiques et pastoraux nous permet d'établir un état des lieux ; la mise en œuvre du projet démontre les avantages apportés par la réouverture des milieux, suivie d’un entretien pastoral planifié dans le temps. Chaque projet nous permet d'observer la relation primordiale de l'action agricole (pastorale) sur un milieu à enjeux forts pour l’environnement (espèces végétales et animales spécifiques). 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Appuyer la création d'Associations Foncières Pastorales libres avec l'objectif d'installer des jeunes agriculteurs via la gestion pastorale des milieux à enjeux forts (Natura 2000, causses, espèces faune-flore remarquables, paysages emblématiques du Lot).
  • 121. 124 Zones humides ADASEA du Lot Site Internet : www.adasea46.net Contact : aelys.arnal@adasea.net 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Régulation de la quantité d’eau Biodiversité
  • 122. 125 5. Décrivez ce(s) projet(s) : L’adasea du Lot porte depuis 2010 la Cellule d’Assistance technique aux zones humides du département du Lot. C’est un service d’accompagnement à destination des gestionnaires de zones humides (agriculteurs, élus, particuliers...) afin de valoriser et promouvoir une gestion durable de ces milieux. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? OUI La Chambre d’agriculture du Lot, la CATZH du Célé, des naturalistes indépendants. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Il s'agit d'un cofinancement Agence de l’eau Adour-Garonne et Europe (FEADER). 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? OUI Des enquêtes concernant les pratiques agricoles en zones humides ont été menées conjointement avec la Chambre d’agriculture du Lot. Parallèlement, l’état écologique des zones humides concernées par l’enquête a été évalué, ce qui a conduit au recueil d’un ensemble de références concernant le lien biodiversité-agriculture. La mise en place de la MAEt « Maintien de l’équilibre agri-écologique d’une prairie naturelle en faveur des zones humides et de leurs services rendus » a également permis de recueillir des références technico-économiques que nous avons pu mettre en relation avec l’état écologique des zones humides engagées dans le dispositif. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Mettre l’accent sur les actions permettant de soutenir la valorisation (l’entretien) des milieux humides, que ce soit par l’agriculture (MAE) ou par les collectivités (restauration, valorisation pédagogique…).
  • 123. 126 ASSOCIATION HOMMES ET TERRITOIRES Site Internet : www.hommes-et-territoires.asso.fr Contact : Jérôme LESAGE – 06 12 26 83 53 – j.lesage@hommes-et-territoires.asso.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : Réseau Mixte Technologiques, CASDAR 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ Synthèse : L’Association « Hommes et Territoires » a pour objet de rechercher, de promouvoir et de mettre en place les solutions d’un développement durable pour l’agriculture et les territoires, assurant l’amélioration de la biodiversité sauvage (ordinaire ou remarquable) et de ses habitats en lien avec le développement économique des territoires. Elle vise également à développer la biodiversité dans un objectif de valorisation pour l’agriculture (ex : développement des auxiliaires des cultures dans un but de gestion des bioagresseurs et de réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires, amélioration du cadre de vie et des paysages…), pour la chasse (accroissement des populations des espèces gibiers…), pour la société (amélioration du cadre de vie, services rendus par la nature...). 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Auxilliaires _________________
  • 124. 127 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Nos actions vises notamment à: • Mettre en réseau différents acteurs (monde agricole, collectivités locales et territoriales, monde cynégétique, associations environnementales, acteurs de la recherche et de l’enseignement agricole…) autour d’un intérêt commun : la biodiversité et le développement durable des territoires. • Etudier et comprendre les relations entre la biodiversité et les pratiques agricoles et de gestion de l’espace rural, et acquérir des références technico-économiques et environnementales sur des pratiques innovantes. • Développer des outils (diagnostics, indicateurs…) pour faciliter la prise en compte de la biodiversité dans la gestion des territoires. • Informer et former les agriculteurs et les autres acteurs des territoires aux enjeux de la préservation de la biodiversité et sur les pratiques et modes de gestion favorables à sa préservation. • Agir concrètement sur les territoires (agricoles ou non) dans un objectif de préservation et de valorisation de la biodiversité. • Accompagner ses adhérents (agriculteurs et structures partenaires) à mieux prendre en compte la biodiversité dans le cadre de leurs activités. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Oui : acteurs du développement agricole, cynégétique, environnement, acteurs économiques agricoles et agroalimentaires, recherche, enseignement agricole, associations… 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Oui (plateformes d’essais AGRIFAUNE, COOP de Boisseaux, agriculteurs adhérents)
  • 125. 128 Chambre régionale d’agriculture de Picardie Site Internet : www.chambres-agriculture-picardie.fr Contact : Régis WARTELLE 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : _________________ 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Protection intégrée, corridors écologiques
  • 126. 129 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : http://www.chambres-agriculture-picardie.fr/environnement/gestions-de-territoire.html 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? • Fédération nationale des Chasseurs • Conseil régional • Associations naturalistes • Association producteurs biologiques • forestiers 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? • Conseil régional • Agence de l’Eau • Europe • Etat (fonds agricole et environnementaux) 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Oui • Suivi d’espèces protégées ou rares, et espèces utiles • Mesurer le service écosystémique et son utilité à la production agricole 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? • Promouvoir l’adaptation au changement climatique et limiter les émissions de gaz à effets de serre • Accompagner la transition écologique de l’agriculture • Encourager, soutenir l’innovation sous toutes ses formes
  • 127. 130 FDSEA Maine-et-Loire Site Internet : www.agri49.fr Contact : m.calmejane@agri49.com 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Faune sauvage Diversité floristique Autre : _________________ 4. Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 128. 131 5. Décrivez ce(s) projet(s) : • série d’articles sur les pollinisateurs, leur rôle, comment les préserver (bonnes pratiques), entretien des haies… • sensibilisation grand public lors des évènements (festival de la terre, de l’élevage, balade agriculture et paysages) : utilisation de la plaquette FNSEA. • présentation des principaux auxiliaires de culture et leur utilisation lors des formations certiphyto. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Oui : articles avec la collaboration chambre d’agriculture et CPIE. 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Aucun, interne 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des données ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Non. Plutôt orientées sur la diffusion. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? Valoriser les trames vertes et bleues dans une démarche gagnant – gagnant entre agriculteurs, collectivités, Etat. Poursuivre la sensibilisation aux bonnes pratiques agricoles, accompagnement pour une bonne gestion des infrastructures favorables à la biodiversité, leur permettre de mieux la connaître et prendre en compte.
  • 129. 132 FNSEA NORD BASSIN PARISIEN Site Internet : http://www.lanuitverte.com/ Contact : frnbp@free.fr 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol (à terme) Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Autre : cf. tableau ci-dessous Synthèse : o la biodiversité domestique animale o la biodiversité domestique végétale o les infrastructures agro-écologiques o la biodiversité et la lutte biologique (les auxiliaires de cultures) o la biodiversité et le sol o la biodiversité et la pollinisation o Symbiose (association marnaise sur la biodiversité) o la biodiversité et l’alimentation humaine o la biodiversité et les nouvelles technologies o La biodiversité dans les milieux humides 4. FONCTIONS - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : _________________
  • 130. 133 Synthèse : Pour l’instant, il n’a pas encore été décidé de parler des services écosystémiques de la biodiversité. 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : La Nuit Verte est un événement pérenne qui a lieu tous les deux ans. Au cours de ce rendez-vous pédagogique et festif avec le grand public et les médias, la Nuit Verte rend compte de la situation de l’agriculture en France, en particulier dans le Nord Bassin Parisien, et dans le monde, en particulier en Afrique, en valorisant les actions positives et en débattant sur les chantiers à améliorer. La Nuit Verte contribue à donner une image plus juste de l'agriculture : nourricière, au cœur des enjeux environnementaux et à la pointe de l’innovation, dit autrement : moderne et responsable. La 1ère édition de la Nuit Verte qui s'est déroulée le 13 avril 2012 à Paris fut une réussite. Plusieurs milliers de visiteurs, 926 reprises média, 13 télés dont tous les JT de TF1, France TV et un documentaire sur ARTE… 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? De nombreux partenaires appuient et soutiennent Nuit Verte 2014 : Crédit Agricole, Groupama, CGB, Arefa Ile-de-France, AGPB, AGPM, FOP, Veolia, le Mali, UIPP, Fendt, Gnis, FNSafer, Campagnes TV, TV Agri, … 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? Les financements sont apportés par les partenaires cités précédemment. 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? Le travail de recueil est en cours de réalisation. 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? La priorité est de communiquer vers le grand public sur les réalisations concrètes des agriculteurs, des organismes professionnels agricoles et des partenaires de Nuit Verte 2014, pour la biodiversité. Publications : http://www.lanuitverte.com/ http://www.lanuitverte.tv/
  • 131. 134 RESEAU DES CHAMBRES D’AGRICULTURE Site Internet : http://www.chambres-agriculture.fr/thematiques/produire- durablement/biodiversite/ Contact : audrey.rimbaud@apca.chambagri.fr, yousri.hannachi@apca.chambagri.fr, nathalie.galiri@apca.chambagri.fr Vigilance : Cette fiche présente des exemples d’actions diversifiées des Chambres d’agriculture sur le champ de la biodiversité, mais n’est pas exhaustive. Pour plus d’exemples, consulter le livret d’actions des Chambres d’agriculture sur la biodiversité : http://www.chambres- agriculture.fr/fileadmin/user_upload/thematiques/Produire_durablement/Environnement_biodi versite/MEP_livret_synthese.pdf 1. Votre organisme mène-t-il ou a-t-il mené une ou plusieurs action(s) sur le lien entre agriculture et biodiversité ? OUI NON 2. Si oui, lesquels ? Projet de recherche Communication Action de sensibilisation Grand Public Information sur la réglementation Formation Observatoire – Inventaire - Diagnostic Projet de restauration ou de maintien de la biodiversité Accompagnement des agriculteurs sur des projets individuels ou collectifs Autre : _________________ _________________________ 3. OBJET - Sur quel(s) type(s) de biodiversité porte(nt) votre/ vos action(s) ? Biodiversité génétique Diversité des paysages Biodiversité du sol Diversité des insectes Biodiversité domestique (races/ variétés) Diversité faunistique Diversité floristique Milieux 4. FONCTIONS ET SERVICES - Sur quel(s) type(s) de service écosystémique porte(nt) votre/vos action(s) ? Alimentation humaine Alimentation animale Régulation climatique Régulation de la qualité de l’eau Pollinisation Chasse - pêche Paysage Production de bois Services récréatifs (tourisme, loisirs) Autre : Prévention des risques (inondation par exemple) Autre : Régulation des ravageurs/nuisibles
  • 132. 135 5. ACTIONS - Décrivez ce(s) projet(s) : Depuis plusieurs années, les Chambres d’agriculture accompagnent les agriculteurs dans leurs travaux d’expérimentation de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Avec plus de 1200 conseillers environnement, les chambres d’agriculture les aident à concilier le double objectif de rentabilité économique et de préservation de la biodiversité sur leur exploitation. Avec l’appui des collectivités locales, les Chambres d’agriculture participent également à des programmes de protection d’espèces et de milieux, en collaboration avec les différents acteurs concernés : Parcs Naturels Régionaux, Conservatoire d’Espaces Naturels, etc. De manière générale, les Chambres d’agriculture s’investissent dans le champ de la biodiversité sur 4 types d’actions : • Recherche et Expérimentation : Observation de la biodiversité dans les parcelles agricoles, expérimentation de pratiques et aménagements favorables à la biodiversité : o Observatoire Agricole de la Biodiversité o Agrifaune o Auximore / Auxiprod o De nombreux projets pour le développement agricole et rural depuis 2010 (projets Casdar déposés par les Chambres d’agricultures) FOCUS SUR LE PROJET AUXIMORE EN PICARDIE ET POITOU-CHARENTES Contexte et objectifs : Le projet Auximore (Optimiser le contrôle biologique des bioagresseurs en système de grandes cultures) a été déposé par la Chambre régionale d’agriculture de Picardie puis sélectionné dans le cadre de l’appel à projet de développement agricole et rural de 2011 (financement du ministère de l’Agriculture). Il se déroule de janvier 2012 à décembre 2014 et vise à répondre à des objectifs identifiés comme prioritaires dans le cadre du plan Ecophyto : capitaliser les connaissances agroécologiques sur le contrôle biologique des bioagresseurs à l’échelle de la parcelle, de l’exploitation agricole et du paysage et les traduire en outils utilisables par le développement agricole et les agriculteurs. Actions et moyens : Ces objectifs seront atteints par un large partenariat entre recherche, développement, enseignement et agriculteurs comprenant une importante phase d’échanges et de transfert. 4 actions sont réalisées : - Action 1 : Capitaliser les connaissances sur les ravageurs et auxiliaires. Informer les agriculteurs et conseillers via différents supports. - Action 2 : Généraliser l’évaluation par des outils de suivis simplifiés via la mise au point de protocoles simplifiés de suivis des auxiliaires et des ravageurs en grandes cultures - Action 3 : Promouvoir des systèmes de culture innovants vis-à-vis des auxiliaires en proposant des formations aux conseillers et agriculteurs - Action 4 : Diffuser efficacement et durablement les outils Pour aller plus loin : - Des pages web : www.auximore.fr - Un blog d’information sur le suivi des auxiliaires et les actions du projet : www.bolg- auximore.fr
  • 133. 136 FOCUS SUR LA CONSTRUCTION D’UN REFERENTIEL SUR LA BIOLOGIE DES SOLS EN SAONE ET LOIRE Contexte et Objectifs : Un projet de référentiel sur la vie biologique des sols est en cours de construction en Saône-et-Loire dans le but d’être utilisé dans le conseil aux agriculteurs. Ce projet est le fruit d’un partenariat régional entre une unité de recherche en Agroécologie de l’INRA de Dijon, dont les compétences sont aujourd’hui réunies au sein de la plate-forme GENOSOL, et une structure de développement, la Chambre d’Agriculture de Saône et Loire. Ce travail exploratoire sur le département de Saône-et-Loire a vocation à être généralisé ensuite à l'échelle de la région Bourgogne. Actions et moyens : Ce projet a été initié en 2011 par un travail bibliographique et la construction de l’architecture du référentiel : - définition des situations présentes en Saône et Loire : 7 types de sols pour les prairies permanentes extensives et 14 types de situations en cultures, - concrétisation en 2012 par une première campagne d’analyses : 3 analyses par situation soit un total de 78 analyses. Résultats obtenus : Suite à la première campagne d’analyse et à l’interprétation des résultats, les premières bases du référentiel ont été obtenues. Toutefois, d’autres campagnes d’analyses doivent être menées pour renforcer la base de données.C’est donc un investissement à moyen terme. Perspectives en 2013: Il s'agit, via une seconde campagne d'analyses, d'être en capacité d'apporter de la robustesse aux résultats de 2012 en termes : - de quantité de biomasse, de champignons et de bactéries pour chaque situation identifiée en capitalisant un nombre de résultats plus conséquent par situation, - de mise en relation des résultats avec les caractéristiques physico-chimiques des sols, du RMQS France et Saône-et-Loire, de la biomasse moléculaire en fonction des modes d’usage des sols, des types de sol, des cultures et de la densité de bactéries et de champignons selon les types de sols, les modes d’usage, les cultures… Les résultats de 2012 nous conduisent à apporter quelques évolutions dans le choix des parcelles : 20 nouvelles pour une meilleure répartition spatiale des prairies permanentes et 3 conservées (valeur étalon), 3 parcelles en monoculture de maïs seront remplacées avec l'objectif de confirmer ou non l'effet dépressif, pour une meilleure représentativité des situations sableuses et du Val de Loire, 3 nouvelles parcelles seront introduites dans cette catégorie, 3 parcelles conduites en agriculture biologique seront analysées en plus pour une situation à définir, pour être en capacité de comparer à situation égale les 2 modes de conduite. Chaque nouvelle parcelle fera également l'objet d'une analyse physico-chimique. • Accompagnement individuel et collectif des agriculteurs : o Inventaires et diagnostics biodiversité à l’échelle de l’exploitation o Information sur la réglementation o Animation de réseau de fermes, et de groupes d’agriculteurs o Diagnostics et conseils individuels o Suivi des Effets Non Intentionnels des produits phytosanitaires o Formation des agriculteurs sur la biodiversité
  • 134. 137 FOCUS SUR LE SUIVI DES EFFETS NON INTENTIONNELS DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES EN BOURGOGNE Contexte et Objectifs : Dans le cadre du programme Ecophyto, des moyens importants sont consacrés à la surveillance des effets non intentionnels (ENI) des pratiques agricoles (dont l’usage des produits phytopharmaceutiques) sur les agrosystèmes depuis 2012. Dans les régions métropolitaines, trois protocoles ont été mis en œuvre en 2012 pour suivre la biodiversité (vers de terre, flore des bords de champs et coléoptères). Le protocole oiseaux, testé par quelques régions en 2012, sera étendu à toutes les régions en 2013. Le réseau des Chambres d’Agriculture a réalisé 44% des observations en 2012 (plus de 500 parcelles suivies en 2012). En Bourgogne, c’est la Chambre Régionale de la Bourgogne qui anime le suivi des effets non Intentionnels des produits phytosanitaires sur la biodiversité (ENI). Actions et moyens : En 2012, 24 parcelles ont été suivies - 9 en vigne, 9 en blé et 6 en maïs - par différents partenaires : Chambres d’Agricultures, Fredon, coopératives pour les protocoles vers de terre, flore et coléoptères et EPOB (Etude et protection des oiseaux en Bourgogne) pour le protocole oiseaux. L’appui de l’EPOB a été essentiel pour la réalisation du protocole oiseaux, de même que celui du MNHN de Dijon pour l’identification et la prise de photos des coléoptères. Perspectives : En 2013, en région Bourgogne comme sur l’ensemble du territoire, les efforts ont porté sur la pérennisation du dispositif avec des compléments de formation pour aider les observateurs dans leur travail. Des améliorations ont été apportées par le MNHN et la DGAl sur le vade-mecum, sur les périodes d’observation et les fichiers de saisies suite aux remontées du terrain. Enfin l’attention des différents acteurs devra porter sur la nécessaire valorisation des observations auprès des observateurs, des agriculteurs et de l’ensemble de la profession agricole. • Projets territoriaux : projet de restauration ou de maintien de la biodiversité, élaboration de Document d’objectifs Natura 2000 et d’animation de mesures agro-environnementales territorialisées, définition des territoires de la Stratégie de Création des Aires Protégées, implication dans la réalisation des Schémas Régionaux de Cohérence Ecologique, animation de mesures agro-environnementales « corridors écologiques », participation à la définition de mesures compensatoires, animation de chartes Zones Humides, etc. FOCUS SUR L’ANIMATION DE SITES NATURA 2000 EN CHAMPAGNE-ARDENNES Contexte et Objectifs : Le Marais de Villechétif, site Natura 2000, représente l’un des derniers marais tourbeux alcalin de l’Aube. Il renferme un ensemble unique de milieux humides, composés d’une végétation hygrophile spécifique des tourbières. Sur les 17 habitats naturels recensés lors de l’élaboration du Document d’Objectifs, 6 sont inscrits à l’annexe I de la Directive européenne « Habitats-Faune-Flore » et 2 sont considérés comme prioritaires. 3 espèces végétales sont protégées au niveau national. La faune abrite 35 espèces inscrites aux annexes de cette même directive. Le site, d’une superficie de 138 ha, est situé en périphérie de l’agglomération troyenne. Les limites du site coupent des parcelles agricoles en grandes cultures (9% de surface du site). Il n’y a pas de mesures agro-environnementales possibles. L’objectif principal du site est le maintien du niveau d’eau et la limitation des variations de nappes dans le marais pour favoriser le développement des Habitats d’intérêt communautaire. Partenaires : La Chambre d’agriculture a réalisé le document d’objectif qui a été validé en juin 2006. Elle a en charge l’animation du site depuis cette date, et du suivi administratif avec la DDT. Le travail se réalise avec de nombreux partenaires : le Conservatoire d’Espaces Naturels de Champagne Ardenne et le Centre Régional de la Propriété Forestière en tant que prestataires, mais également le service Rivières du Grand Troyes, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, l’une des communes du site, les chasseurs et le service eau et biodiversité de la Direction Départementale des Territoires de l’Aube, qui est le Maître d’Ouvrage.
  • 135. 138 Actions : - En 2010, mise en place de piézomètres dans le site et réalisation de relevés hebdomadaires sur 3 ans avec les différents partenaires (CA10, CENCA, Grand Troyes et ONCFS). - En 2013, suite à la demande du Comité de Pilotage, montage d’un dossier proposant 3 scenarii de modification du périmètre pour avoir une gestion hydraulique globale et cohérente (problématique d’inclusion de parcelles de grandes cultures dans le site pour la production de cultures énergétiques). - Suivi du développement des espèces invasives : mis en place d’une expérimentation avec le CRPF et le Grand Troyes pour limiter le développement des espèces invasives. - Réalisation d’un suivi de la qualité des eaux superficielles du marais par le service rivières du Grand Troyes. - Acquisitions foncières par la mairie de Creney (15 ha de marais) avec l’aide de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie et le Conseil Régional et gestion des parcelles par le CENCA - Travaux d’ouverture dans le marais réalisés par le CENCA sur l’une des parcelles acquises par la mairie. - 1 à 2 sorties découvertes sont organisées chaque année par le CENCA. Résultats obtenus : Ces relevés ont permis de corréler les variations de la nappe en fonction de la pluviométrie et du niveau d’eau de la Seine. En 2013-2014, la remise en état d’un micro- ouvrage hydraulique en aval du site devrait limiter les variations de la nappe. Cet ouvrage sera géré par le Grand Troyes puisqu’il est à l’extérieur du site. Les passages hebdomadaires sur le site, les sorties découvertes ont permis une meilleure acceptation de son classement en zone Natura 2000 par les acteurs locaux (agriculteurs, chasseurs, …). Avec une pression importante sur le Pterocarya, son développement est contenu dans le Parc voisin. L’acquisition de parcelles permettra de travailler sur des parcelles de taille correcte. Il existe une bonne dynamique sur ce site due à la forte implication de la mairie de Creney. Les partenariats mis en place, sont très forts et amènent des compétences complémentaires. Ils montrent bien l’importance de ce site (maintien de la biodiversité, rôle de zone humide en période de crue). FOCUS SUR LA MISE EN PLACE DE MESURES COMPENSATOIRES DANS LE CADRE DE LA CONTRUCTION DE LA LGV TOURS – BORDEAUX Contexte et Objectifs : La réalisation d'une nouvelle ligne à grande vitesse de 300 km entre St Avertin (sud-est de Tours) et Ambarès-et-Lagrave (nord de Bordeaux) entraîne la destruction de milieux naturels et semi-naturels. Certains d'entre eux abritaient des espèces d'intérêt communautaire ou des habitats de ces espèces. Leur disparition, afin de ne pas mettre en danger la pérennité des espèces concernées, doit être compensée par la recréation de conditions équivalentes hors de la zone d'emprise directe de l'ouvrage. L'objectif des mesures compensatoires est de proposer à des agriculteurs volontaires l'adoption de pratiques plus favorables pour ces espèces impactées en contrepartie d'indemnisations pour les pertes de rendement subséquentes et/ou les investissements temporels et/ou financiers consentis. Actions et moyens : La compensation se réalise à travers, entre autres, trois outils : l'acquisition de terrains par la société concessionnaire (puis gestion par le Conservatoire des espaces naturels d'Aquitaine), le conventionnement avec proposition de cahiers des charges, le bail emphytéotique pour la gestion de parcelles forestières. Un protocole a été établi afin de définir les rôles des différents acteurs intervenant sur le sujet. Sous l'égide de la société concessionnaire responsable de la compensation environnementale, travaillent : - le Conservatoire régional des espaces naturels d'Aquitaine pour l'identification des zones favorables à la compensation,
  • 136. 139 - la Chambre d'agriculture de Gironde pour la prospection foncière et la faisabilité agronomique et forestière des mesures proposées, - la Fédération départementale de pêche pour les aspects relatifs au milieu aquatique. Résultats obtenus : Les travaux de construction étant en cours, il s'agit seulement de l'initiation de cette démarche en Gironde. Jusqu'alors, la répartition des rôles a eu lieu. Le CREN Aquitaine réalise un diagnostic territorial sur des zones potentiellement intéressantes afin de déterminer leur éligibilité aux mesures compensatoires. La Chambre d'agriculture de Gironde communique autour de ce dossier afin de sensibiliser les agriculteurs qui seront concernés, aux offres qui pourront leur être faites. Pour aller plus loin : La région Poitou-Charentes, la plus impactée par ce projet est aussi la plus avancée. Des contrats ont été signés notamment pour compenser les destructions d'habitats de l'outarde canepetière. L'objectif de la Gironde est de travailler en cohérence avec les autres Chambres impliquées dans ce projet, d'où des échanges réguliers afin de comparer les expériences, tout en les adaptant aux enjeux territoriaux. Les premières mesures de conventionnement devraient voir le jour en 2014 en Gironde. FOCUS SUR LA PARTICIPATION A LA MISE EN PLACE DE TRAMES VERTES ET BLEUES EN PAYS DE LA LOIRE Contexte et Objectifs : La Chambre d'agriculture du Maine-et-Loire s'est investie auprès de partenaires pour proposer aux agriculteurs un programme d'actions pratique ayant pour but d’accompagner les agriculteurs du territoire dans la compréhension de l’enjeu biodiversité et la mise en place de réalisations concrètes répondant à la fois aux enjeux agricoles (auxiliaires, pollinisation, protection des sols...) et aux enjeux de territoires (continuités écologiques notamment). Dans le Pays des Mauges, la Chambre d’agriculture s’est donc associée au Centre Permanent d’Initiative pour l’environnement afin de mettre en place un programme d’action concernant les trames vertes et bleues. Actions et moyens : La Chambre d’agriculture et le CPIE des Mauges ont donc travaillé sur : - La définition des enjeux de continuités écologiques qui s’est traduite en cartes d’enjeux écologiques. - La mise en place d’un volet agricole : réalisation de diagnostics d’exploitations et mise en œuvre de travaux (aménagements naturels et restauration d’infrastructures agro-écologiques par voie contractuelle). Résultats obtenus : Suite à une phase de sensibilisation d’agriculteurs concernés par la Trame Verte et Bleue, 36 diagnostics d’exploitations dans l’hiver 2012-2013 ont été réalisés. Depuis l’été 2013, une phase travaux est initiée : réalisation de devis et paramétrage des travaux en vue d’une réalisation à suivre. Les travaux sont de plusieurs types : « création/restauration de mares et petits hydrauliques », « création/restauration de haies », « agroforesterie », réflexion sur les « couverts intercultures »… Ils sont plus particulièrement suivis par le CPIE et l’association Mission Bocage. Pour l’hiver 2013-2014, une nouvelle série de diagnostics est en cours de préparation dans le même objectif de mise en œuvre de travaux. Pour aller plus loin : Le programme TVB livre de nombreux enseignements sur la méthodologie de projet ; les résultats en matière de mise en place de travaux sur le terrain seront le meilleur indicateur de pertinence de la méthode. Le programme TVB Mauges est pilote et exploratoire en Pays de Loire. Le comité de pilotage – au sein duquel siègent DREAL, Conseil Régional, DDT… - est donc très attentif à la méthodologie de travail employée. Plus d’information sur le site Internet de la Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire.
  • 137. 140 • Communication, information et sensibilisation du grand public : o Concours Prairies Fleuries o Observatoire Agricole de la Biodiversité o Communiqués de presses, journées nationales et colloques o Présentation des actions Chambre dans des salons professionnels et grands publics FOCUS SUR LA REALISATION D’UN RECUEIL D’EXPERIENCE SUR LA BIODIVERSITE EN REGION CENTRE Contexte et objectifs : Le projet « Trouver des leviers pour accompagner les gestionnaires de l'espace dans la prise en compte de la biodiversité », piloté par la Chambre régionale entre octobre 2011 et mars 2013, dans le cadre du Réseau rural régional, a eu pour objectifs de : - Recenser les actions déjà menées sur la biodiversité au niveau régional et les valoriser, concernant les milieux agricoles, forestiers et ruraux, - Identifier les freins et leviers (économiques, techniques, réglementaires, sociologiques) à la prise en compte de la biodiversité, - Etre force de proposition sur les mesures à encourager et formuler des pistes de recommandations pour les pouvoirs publics. Actions et moyens : Cette étude a nécessité la mobilisation de très nombreux acteurs du monde agricole et forestier, de la chasse, de la recherche, de l'enseignement, de l'environnement et a bénéficié d'un accompagnement financier des collectivités locales, de l'État et de l'Europe. Pour aller plus loin : Cette publication permet de mieux informer sur les expériences déjà conduites mais contribue également à mieux identifier les freins et leviers concernant la prise en compte de la biodiversité. À partir du recensement et de l'analyse des expériences sur la biodiversité en région Centre, ce recueil va permettre d'élaborer des pistes de recommandations pour les pouvoirs publics sur les actions à encourager. Pour en savoir plus, consulter ce recueil sur le site de la Chambre régionale d'agriculture du Centre : http://www.centre.chambagri.fr/environnement/reseau-rural-biodiversite/recueil-experiences- rrr-biodiversite-centre.html?access=pfsuktxo • Un exemple d’action mixant recherche et expérimentations, communication et sensibilisation du grand public, et accompagnement individuel et collectif des agriculteurs : FOCUS SUR LES SYSTEMES AGROFORESTERIE EN DEVELOPPEMENT EN PAYS DE LA LOIRE Contexte et Objectifs : Depuis maintenant plus de 10 ans, l’intérêt des agriculteurs pour ces systèmes associant arbres et production agricole va grandissant. Si certains l’utilisent depuis longtemps en particulier pour les productions animales (volailles, bovins). Si le bocage appartient depuis toujours à leur environnement, l’arbre réapparaît maintenant au sein des cultures. Chaque projet est unique. Il fait l’objet d’une réflexion qui prend particulièrement en compte certains aspects tels la mécanisation, la circulation sur les parcelles, l’exposition au soleil, la qualité des sols et les objectifs de l’exploitant. L’agroforesterie intra-parcellaire est désormais en développement. Elle associe sur une même parcelle une production agricole annuelle et une production à plus long terme d’arbres. Cette pratique permet ainsi à l’exploitant agricole de diversifier ses activités et de répondre aux enjeux environnementaux actuels et à venir. Les systèmes agroforestiers sont multifonctionnels, ils produisent à la fois du bois et pour certains aussi des produits agricoles. Les lignes d’arbres au cœur de parcelles, les
  • 138. 141 maillages en périphérie créent une multitude d’habitats abritant de nombreux auxiliaires de cultures, améliorant la biodiversité. Les arbres jouent des rôles multiples : protection des cultures ou des animaux, effet brise-vent, abri du soleil, de la pluie, stimulation de la microfaune et de la microflore des sols. Les arbres limitent les risques d’altération de la qualité de l’eau par lessivage des éléments fertilisants, freinent l’érosion. Les arbres, les haies diversifient les paysages ruraux et enrichissent le patrimoine des exploitations agricoles. Les agroforesteries associées à d’autres pratiques agricoles contribuent ainsi à une meilleure qualité de l’environnement. La présence des arbres permet enfin un stockage du carbone plus important, dans le bois de l’arbre et dans la matière organique incorporée dans le sol. Actions : En Pays de la Loire (en lien avec de nombreux programmes nationaux : Casdar, GIEE…), les démarches engagées par les Chambres d’agriculture ont vocation à : · Mieux connaître l’interaction des arbres sur les milieux, les productions agricoles (cultures et élevages) · Elaborer des références et itinéraires techniques adaptés à notre région et qui intègrent les perspectives du changement climatique et ses conséquences. · Construire des systèmes agroforestiers viables techniquement, économiquement et environnementalement. · Mettre en place une gestion durable des systèmes agroforestiers notamment au travers de plans de gestion bien maîtrisés par les agriculteurs · Améliorer la valorisation économique du bois produit sur les exploitations agricoles (bois énergie, bois d’œuvre) en apportant par le biais d’une certification toutes les garanties de durabilité de la ressource. - Informer, former les agriculteurs sur l’intérêt, la construction la gestion de systèmes agroforestiers. 6. Votre/vos action(s) est (sont)-elle (s) conduite(s) en partenariat avec d’autres acteurs? Pour une gestion intégrée des milieux et des territoires incluant les enjeux relatifs à la biodiversité, les Chambres d’agriculture engagent de nombreux partenariats avec divers organismes : • Organisations agricoles : organisations professionnelles agricoles (OPA), recherche (INRA), instituts techniques (ACTA), établissements d’enseignement agricoles,... • Pouvoirs publics : ministères en charge de l'Agriculture et de l'Ecologie • Acteurs de l’environnement : Parcs naturels régionaux, Parcs nationaux, Fédération de chasseurs, délégations de l’Office nationale de la chasse et de la faune sauvage, le Muséum national d’histoire naturelle, les Centres permanents d’initiatives pour l’environnement, Conservatoires des Espaces Naturels, associations naturalistes... 7. Quels financements votre organisme a-t-il pu trouver ? • Europe (FEADER) • Etat (ministère de l’Agriculture – ministère de l’Ecologie – DREAL – DRAAF) • Collectivités (Conseils régionaux, Conseils généraux, communautés de communes, etc.) • Etablissements publics (ONCFS, Agences de l’Eau) • Financements privés au cas par cas (dans le cas du Concours Prairies Fleuries par exemple)
  • 139. 142 8. Votre/vos action(s) a-t-elle (ont-elles) permis de recueillir des références ou des connaissances sur le lien biodiversité – agriculture ? Si oui, lesquelles ? • Références techniques nationales : OAB / Agrifaune / ENI Ecophyto • Références techniques locales : diagnostics biodiversité à différentes échelles : exploitation / territoires Publications : o Panorama d’actions des Chambres d’agriculture, 2010 o Position Paper « Cultiver la Biodiversité », 2010 9. Pour votre organisme, quelles seraient les priorités stratégiques sur ce dossier biodiversité ? • Associer le monde agricole à l’élaboration des politiques de préservation de la biodiversité • Valoriser les services rendus par l’agriculture pour la biodiversité • Lutter contre l’artificialisation des terres agricoles • Encourager la recherche et accompagner les agriculteurs et les forestiers • Maintenir une importante biodiversité domestiquée pour l’agriculture et l’alimentation de demain Prairies fleuries
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