Osons Le Rayonnement. Résumé de l'enquête 2008 du Conseil Régional de l' Eglise Réformée de France de la région parisienne

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    30-Nov-2014

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enqute sur les missions, les ressources, l'intgration dans les rseaux d'acteurs, les activits, les moyens de communication mises en oeuvre. commandit par l'ERF en rgion parisienne dans les paroisses. 44 parmi les 68 paroisses ont rpondu dans les dlais. texte distribu lors du Synode rgional 2008

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ADRESSE AUX FIDELES DES EGLISES LOCALES EN REGION PARISIENNE

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Osons le rayonnement. Clarifier, adapter, convertir.

O en sommes-nous ?

Rsum de l'enqute 2008 du Conseil Rgional auprs des Eglises locales de la rgion parisienne.

L'tude dcide par le Conseil rgional en janvier2008 visait tablir un tat des glises locales sur les projets de vie et inciter au partage des expriences. L'enqute couvrait les thmes suivants: les missions, les projets de vie et les activits des glises locales, les Conseils presbytraux et les quipes, les activits de la paroisse, la coopration avec les partenaires institutionnels, l'usage des moyens de communication. Enfin, les demandes et les offres lors des changes d'exprience ont t numres. 44 des 68 glises locales en rgion parisienne ont rpondu temps pour tre intgres dans le dpouillement. (Ce qui est un faible taux de participation selon les critres de la sociologie de lorganisation). Dans le rsum qui suit sont repris les rsultats globaux prsents dans les runions de consistoires en mai 2008.

Les missions.

Pour orienter le travail, il faut savoir vers o aller. Les missions d'une glise locale ne caractrisent donc pas ce qui est souhaitable, mais ce qu'une glise locale est en mesure de faire avec ses moyens. La transmission de l'vangile aux jeunes, son annonce au culte ainsi que l'dification personnelle forment le tronc commun des orientations dans toutes les paroisses. Cependant, cette orientation reste parfois vague: un quart des Eglises locales ayant rpondu juge toutes les missions importantes. En ce cas les missions ne peuvent plus orienter le travail du conseil presbytral. Une clarification des missions entre le souhaitable et le faisable serait utile.

Les projets de vie et l'volution des Eglises

43 des 44 Eglises locales ayant rpondu temps ont labor un projet de vie et 38 en ont parl lors de leurs assembles gnrales. Les projets sont donc bien connus. Pourtant leur mise en uvre reste quelquefois floue. Ainsi le lien entre les orientations, l'engagement de ressources et les activits n'est pas toujours vident dans les rponses. La question se pose si un projet de vie est vu plutt comme une dclaration de bonnes intentions ou comme un vritable programme d'action.

3 glises locales sur 10 caractrisent leur volution notamment par une ouverture et une visibilit accrue, une sur trois par une vie communautaire renforce et une sur trois par une orientation vers l'dification personnelle. Ce sont les petites Eglises locales, plus que les autres, qui observent davantage une ouverture et une visibilit accrues. Les manifestations culturelles et les rencontres cumniques favorisent le mieux une vie ouverte et visible. Il semble opportun de rflchir comment assurer la stabilit de la communaut en mme temps que sa croissance.

Les Conseils presbytraux et les quipes.

Les Conseils presbytraux sont les pices matresses pour la vie active d'une paroisse. La taille des conseils presbytraux varie entre six et 18 conseillers, la moiti disposant entre 10 et 12 conseillers. Elle est largement indpendante de la taille de l'glise locale. Il y a un certain renouvellement parmi les conseillers : 4 conseillers sur 10 exercent leur premier mandat et 3 sur 10 leur deuxime. Cependant il existe de petites glises locales avec un Conseil presbytral peu renouvel.

Les nombreuses quipes bnvoles sont un autre point fort des ressources. En moyenne une glise locale peut compter sur plus de 2,5 postes bnvoles en quivalent temps plein (si l'on recalcule le nombre d'animateurs en postes bnvoles), avec des fortes variations. Dans quelques thmatiques cls les quipes se font rares: les quipes de jeunes et les quipes de communication manquent dans deux glises locales sur trois. Un des moyens les plus srs pour dcoupler les capacits d'une paroisse, savoir une quipe bnvole de secrtariat afin de librer le pasteur du travail de secrtariat, n'existe que dans 3 glises locales.

Les activits.

Les activits et groupes d'une paroisse peuvent tre qualifis quant leur visibilit : certaines activits, dans les faits, ne sont frquentes que par les personnes de la communaut, d'autres voient aussi des participants venant de l'extrieur, et il existe aussi des activits qui ont t dlibrment conues pour rayonner vers l'extrieur. L'annonce de lEvangile au culte, tout comme les groupes KT et la formation biblique pour adultes sont essentiellement frquents par une communaut tablie: l'annonce de la Bonne Nouvelle s'adresse prioritairement aux paroissiens. Une recherche dlibre d'un public extrieur n'est effectue que lors des rencontres cumniques (5 sur 44 glises locales), lors des visites diaconales (3 sur 44 glises locales) et dans les groupes de scouts. Les actes pastoraux, mme si la grande majorit des pasteurs y rencontre des personnes extrieures la paroisse, ne sont pas perus comme une occasion pour rayonner vers l'extrieur.

C'est notamment parmi les petites glises locales en grande couronne que l'on trouve celles qui ont le plus de difficults organiser des activits qui visent un public extrieur.

Vu l'ouverture limite des activits sur la ralit de terrain, ce sont la vie communautaire et l'dification personnelle qui dominent la vie de paroisse.

Les cooprations institutionnelles.

Les cooprations institutionnelles dcrivent l'implantation dans un rseau institutionnel et le rayonnement vers un monde constitu, organis.

La moiti des glises locales est en relation avec 9 15 uvres et associations. Vu la prdominance de l'glise Romaine, le contact le plus rpandu est celui avec la paroisse catholique voisine. Les cooprations se limitent souvent au milieu religieux, ce qui restreint leur rayonnement. Nous observons une certaine hsitation face aux actions d'vanglisation avec le peu de contacts avec les institutions de missions que sont le DEFAP et la CEVAA. Rester prudent avec les contacts non religieux se traduit aussi dans le peu de contacts avec la presse, mme protestante. Les relations avec le monde conomique, politique, du sport, de la recherche ou de l'enseignement sont quasi inexistantes. Ainsi les glises locales restent cantonnes dans un cercle rform, ce qui empche un bon rayonnement dans notre socit d'information qui demande une parole forte pour tre coute dans la cacophonie de voix ambiante.

Les outils de communication.

Pour rendre la foi visible, il est indispensable de communiquer. Deux audiences principales existent: la communaut tablie et le public extrieur. Dans la majorit des paroisses, la communication qui vise les foyers connus prime, avec le bulletin paroissial, les annonces dans la Voix Protestante deux supports qui ne touchent en fait qu'un public d'abonns et la vitrine l'extrieur de l'glise ou du presbytre. Or l'Internet est aujourd'hui un outil d'une audience considrable, notamment dans les publics que nous voyons rarement dans nos cultes. 50% des Eglises locales ont un site Web; 43% dentre elles crent des pages spcifiques sur le site Internet rgional. L'affichage dans la Cit, la distribution des tracts, ou l'annonce par la radio Frquence Protestante, outils orients vers l'extrieur, restent confidentiels pour la grande majorit des glises de l'ERF en Rgion parisienne. Ce choix de moyens de communication nous parat comme discutable. Sans le vouloir la majorit des glises locales limite l'annonce en communiquant par des technologies qui ciblent les personnes d'un certain ge et la communaut tablie. Dans les faits ceci a pour incidence la difficult de toucher les couches plus jeunes, public tant recherch.

Le partage d'exprience.

Le partage d'exprience sert notamment puiser dans le trsor des expriences en regardant comment font les autres qui se trouvent dans une situation comparable. 19 parmi les 44 glises locales, qui ont rpondu au questionnaire, ont demand la possibilit d'apprendre des autres glises locales, soit en parlant de leurs propres expriences, soit en coutant les autres. Il faut noter qu'il existe plus de demandes de partage que d'offres. Le partage d'exprience demande une rflexion pralable sur les conditions de son propre travail et jeter un regard critique sur ses propres checs. Les sujets les plus demands sont l'animation des groupes de jeunes (12 glises locales), la fidlisation et l'accueil des nouveaux arrivants (12 respectivement 11 glises locales), et l'animation du site Web local (9 glises locales). Le recrutement de bnvoles n'est pas peru comme un problme urgent (demand par 4 glises locales).

Frank Thomas

Sociologue des nouveaux mdias

VIE REGIONALE: Clarifier, sadapter, convertir O en sommes-nous?

SYNODE REGIONAL 2008 DOURDAN 21/22/23 NOVEMBRE

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